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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les expulsions visaient une partie des 42 000 migrants d’origine érythréenne et soudanaise vivant actuellement illégalement en Israël.
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Le gouvernement israélien annule son plan d’expulsion de migrants africains

Les expulsions visaient une partie des 42 000 migrants d’origine érythréenne et soudanaise vivant actuellement illégalement en Israël.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h04
   





                        



   


Le gouvernement israélien a annoncé mardi 24 avril avoir renoncé à son plan d’expulsion de migrants africains entrés illégalement dans le pays, faute d’avoir trouvé un pays tiers acceptant de les accueillir.
Les expulsions visaient une partie des 42 000 migrants d’origine érythréenne et soudanaise vivant actuellement illégalement en Israël. Les services du conseiller légal du gouvernement ont informé la Cour suprême de l’abandon du plan. Saisie par des organisations de défense des migrants, la Cour suprême israélienne avait déjà gelé le programme à la mi-mars, donnant à l’Etat jusqu’à cette date pour fournir l’argumentaire légal détaillé sur lequel reposait le plan.
3 500 dollars et un billet d’avion
Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou entendait expulser des milliers d’Erythréens et de Soudanais entrés illégalement en Israël et qui n’ont pas de demande d’asile en cours d’instruction. Il leur donnait le choix suivant : partir d’ici à début avril – soit pour leur pays d’origine, soit pour un pays tiers – ou aller en prison indéfiniment. Le gouvernement proposait 3 500 dollars et un billet d’avion pour gagner un pays africain jugé « sûr ». Selon les médias israéliens, il s’agissait du Rwanda.

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Le plan avait suscité de nombreuses critiques, notamment de la part du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU mais aussi, en Israël même, de certains survivants de la Shoah.
Le gouvernement israélien avait tenté de rassurer début avril, annonçant avoir conclu un accord avec le Haut Commissariat des nations unies pour les réfugiés. Selon cet accord, « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie » avaient accepté d’accueillir une partie des migrants concernés. Mais l’Allemagne et l’Italie avaient aussitôt répondu « ne pas avoir connaissance d’une demande concrète concernant une prise en charge de réfugiés vivant en Israël, en particulier originaires de pays africains ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.
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Dublin et Apple signent un accord pour collecter 13 milliards d’euros d’« avantages fiscaux indus »

Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h44
   





                        


Le gouvernement irlandais a annoncé mardi 24 avril la signature avec Apple d’un accord permettant le versement, sur un compte bloqué, de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.
Cet accord, dont la signature formelle était prévue pour la fin de la journée mardi, permet la mise en place d’un compte sous séquestre vers lequel seront virés les capitaux correspondant aux « avantages fiscaux indus » perçus par Apple, selon l’exécutif européen.

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Bruxelles estime en effet que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays, qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. L’Irlande abrite le siège européen d’Apple qui y enregistre tous les bénéfices réalisés dans cette zone géographique ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.
Dublin et Apple contestent
Les 13 milliards d’euros devraient être transférés sur le compte bloqué d’ici à la fin du troisième trimestre, a expliqué le ministre des finances irlandais, Paschal Donohoe, dans un communiqué. Le ministre a néanmoins réaffirmé que Dublin « contest [ait] l’arbitrage » de la Commission européenne, jugeant tout à fait légales les conditions fiscales entourant l’activité de la marque à la pomme en Irlande. En tant qu’Etat membre, l’Irlande entend toutefois « bien se conformer à ses obligations légales ».
Le gouvernement irlandais va donc placer les sommes en jeu sur ce compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin.
En attendant d’être fixé sur le fond, M. Donohoe a justifié le temps pris pour la collecte par la complexité et l’ampleur de la procédure, « la plus importante de ce type » jamais réalisée, a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement roumain et le président tchèque ont suscité la controverse en proposant d’imiter la décision prise par Donald Trump en décembre 2017, contre la ligne de conduite fixée au sein des pays de l’UE.
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édition abonné


Roumanie et République tchèque débattent du déménagement de leur ambassade à Jérusalem

Le gouvernement roumain et le président tchèque ont suscité la controverse en proposant d’imiter la décision prise par Donald Trump en décembre 2017, contre la ligne de conduite fixée au sein des pays de l’UE.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h14
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant), 
                                Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après les divisions sur la relation avec Moscou, sur d’éventuelles sanctions contre l’Iran ou sur l’attitude à adopter face au régime syrien, voilà la diplomatie européenne confrontée à de nouvelles divergences. Elles portent, cette fois, sur l’éventuelle implantation d’ambassades de pays membres à Jérusalem.
Prenant le contre-pied de la position officielle des Vingt-Huit, certaines capitales semblent, en effet, vouloir imiter la décision prise, en décembre 2017, par Donald Trump. Le président américain avait, à l’époque, reconnu la Ville sainte comme la capitale d’Israël et décidé d’y installer l’ambassade de son pays, en lieu et place de Tel-Aviv. Une décision rapidement condamnée, au nom de l’UE, par la haute représentante, Federica Mogherini.
En Roumanie, la question du déménagement de l’ambassade divise et fait désormais l’objet d’une rude bataille politique. Le 20 avril, le gouvernement social-démocrate a confirmé son intention d’organiser le transfert vers Jérusalem. « Nous sommes responsables, nous ferons preuve de discernement et nous discuterons avec toutes les institutions », a déclaré la première ministre, Viorica Dancila, qui doit effectuer une visite officielle à Jérusalem, les 25 et 26 avril. Le président libéral Klaus Iohannis, qui cohabite difficilement avec des gouvernements sociaux-démocrates depuis 2016, a aussitôt réagi. « Selon la Constitution, cette décision appartient au président, mais je n’ai été ni informé ni consulté à ce sujet, a-t-il affirmé. Un transfert de l’ambassade représenterait une violation du droit international. »
Les sociaux-démocrates ont pris leurs distances avec l’UE et l’homme fort du pays, Liviu Dragnea, chef de file des sociaux-démocrates, espère en fait gagner le soutien des Etats-Unis – critiques à l’égard d’un projet de réforme de la justice – en suivant Washington sur la question du déménagement de l’ambassade.

En République tchèque, le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ En 2017, plus de 6 000 Tunisiens ont débarqué illégalement en Italie. Parmi eux, 700 jeunes du village minier de Redeyef, dans l’intérieur du pays.
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Reportage

La détresse sociale en Tunisie à l’origine d’une nouvelle vague d’émigration

En 2017, plus de 6 000 Tunisiens ont débarqué illégalement en Italie. Parmi eux, 700 jeunes du village minier de Redeyef, dans l’intérieur du pays.

Frédéric Bobin (Redeyef, Tunisie, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-24T18:01:24+02:00"

        Le 24.04.2018 à 18h01

     •
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        Mis à jour le 24.04.2018 à 18h34






                        

Crédits : Zoubeir Souissi/REUTERS


                    

Hedi Labet rêvait du grand large, de l’Italie, de la France, de l’Europe. Partir loin de cette steppe caillouteuse de la Tunisie intérieure, son pays à lui, qui, dit-il, « tue l’ambition ». S’évader de son bourg de Redeyef, tout près de la frontière algérienne, où l’industrie vieillissante du phosphate ne suffit plus à nourrir son monde, attisant la détresse sociale dans toute la région minière de Gafsa. « Rien ne m’encourage à rester ici », grince le jeune homme qui, comme tant d’autres, a songé à partir – avant d’abandonner.

Il est gringalet, Hedi, si frêle dans son jean, si gauche en apparence avec ses grosses lunettes sur le nez, mais la traversée de la Méditerranée ne l’effrayait pas. Pourquoi pas lui ? Tant de ses amis, ces jeunes désœuvrés de Redeyef, ont déjà tenté l’aventure et l’ont parfois réussie. Le phénomène est troublant : l’émigration clandestine des jeunes vers l’Italie, porte d’entrée de l’Europe, a littéralement explosé en 2017. Le nombre de Tunisiens arrivés illégalement sur la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. Si les routes maritimes peuvent varier – certains Tunisiens partent de Libye –, ces migrants sont arrivés pour l’essentiel de Tunisie même, d’où ont embarqué 5 900 illégaux ayant accosté en Italie. Parmi eux s’est glissée une petite minorité (moins de 10 %) d’Africains subsahariens.
« Les larmes de ma mère »
Partir, fuir. En arabe, on dit « haraga » : brûler. Prendre le bateau, c’est « brûler » les frontières, « brûler » aussi ses papiers en mer pour brouiller les pistes, compliquer un éventuel futur refoulement. A Redeyef, les jeunes ne parlent que de ça, la haraga, brûler les limites. « Ici, je ne connais personne qui n’y pense pas », lâche Hedi. Lui s’était même fort bien préparé à l’odyssée.
Electricien de formation, il avait travaillé sur les chantiers de Redeyef de quoi gagner le pécule nécessaire : 2 800 dinars...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Un garçon de 16 ans a été tué par la police à Taung, où des protestataires exigent la démission du premier ministre de la province du Nord-Ouest.
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Compte rendu

En Afrique du Sud, un mort lors de violences opposant manifestants et forces de l’ordre

Un garçon de 16 ans a été tué par la police à Taung, où des protestataires exigent la démission du premier ministre de la province du Nord-Ouest.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-24T17:51:32+02:00"

        Le 24.04.2018 à 17h51






    
Lors d’une manifestation à Mahikeng, en Afrique du Sud, le 20 avril 2018.
Crédits : Siphiwe Sibeko / REUTERS


La police sud-africaine a tué par balle un adolescent, lundi 23 avril au soir, lors de nouvelles manifestations violentes après celles qui avaient provoqué, la semaine dernière, le retour précipité au pays du président Cyril Ramaphosa, a indiqué la police mardi.
Un garçon de 16 ans « a été tué par balles par la police », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la « police des polices », Moses Dlamini, précisant que ses services enquêtaient sur les circonstances du drame. Le jeune homme « a été retrouvé mort pendant les manifestations violentes hier soir [lundi] à Taung », a précisé Sabata Mokgwabone, porte-parole local de la police.

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Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans la province sud-africaine du Nord-Ouest pour protester contre le manque de services publics et dénoncer la corruption. Les protestataires exigent la démission du premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, un allié de l’ancien président Jacob Zuma, contraint de démissionner en février sur fond de scandales.
Magasins pillés, bâtiments incendiés
Des affrontements ont opposé la semaine dernière manifestants et forces de l’ordre dans la ville de Mahikeng, chef-lieu du Nord-Ouest, obligeant Cyril Ramaphosa à écourter sa participation à un sommet du Commonwealth à Londres. Le président s’est rendu sur place vendredi et a promis d’« agir aussi vite que possible pour apporter une réponse à tous les problèmes ». Il a aussi exigé de la police qu’elle fasse preuve « de la plus grande retenue » dans l’exercice de ses fonctions, alors que plusieurs personnes ont affirmé dans la presse locale, photos à l’appui, avoir été blessées par les forces de l’ordre.

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Le week-end a été calme à Mahikeng, mais la colère s’est propagée lundi à une autre ville de la province, Taung, située à près de 300 km plus au sud. Des violences y ont opposé des manifestants et la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, selon les médias locaux. Des magasins ont été pillés et des bâtiments incendiés. Mardi, des manifestants ont de nouveau barré une route nationale, selon Sabata Mokgwabone.
Les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d’« émeutes pour l’amélioration des services publics », sont quotidiennes ou presque en Afrique du Sud. Mais le déplacement d’un président pour ce genre d’incidents reste exceptionnel.
Une société extrêmement inégalitaire
« Notre jeune démocratie a été prise en otage par une clique égoïste déterminée à accumuler le plus de richesses possible, tandis que la majorité de la population est sans emploi », a dénoncé mardi le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA). Les accusations contre Supra Mahumapelo sont « multiples », a-t-il ajouté, citant l’attribution récente d’une bourse universitaire de 1 million de rands (près de 70 000 euros) au fils du premier ministre de la province, « l’effondrement du système de santé » et l’achat de bétail destiné à Jacob Zuma pour 1 million de rands.

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Près d’un quart de siècle après la fin officielle du régime d’apartheid, la société sud-africaine reste extrêmement inégalitaire. Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau et à l’électricité reste rare, et les logements précaires. Le pays se débat avec un taux de chômage record de près de 28 %.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.
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Allemagne : la principale autorité de la communauté juive « déconseille » de porter la kippa dans la rue

Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h43
   





                        



   


Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne a « déconseillé » mardi 24 avril à ses coreligionnaires de porter la kippa dans les rues des grandes villes, après une agression survenue en plein Berlin qui a choqué le pays.
« Porter (la kippa) avec un air de défi serait en principe la bonne chose à faire », a déclaré Joseph Schuster dans un entretien à la radio RBB. Mais « malgré tout, je dois en réalité déconseiller à des personnes seules de se montrer dans le centre des grandes villes d’Allemagne avec une kippa ».

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Agression à Berlin
Les propos du président du Conseil central, la plus grande organisation fédérant les communautés et associations juives d’Allemagne, interviennent dans un contexte de crainte d’une résurgence de l’antisémitisme dans le pays. La semaine dernière, l’agression de deux jeunes portant une kippa dans un quartier branché de Berlin a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.
L’une des victimes, qui n’est pas juive mais un Arabe israélien, avait expliqué avoir été hélé et insulté par un groupe de personnes et avoir décidé à ce moment-là de filmer la scène avec son téléphone portable. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent son agresseur en train de le fouetter avec sa ceinture en criant « yahoud » (« juif » en arabe) et « trou du cul ». L’un des agresseurs présumés s’est rendu de lui-même à la police jeudi. Selon la presse, il s’agirait d’un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants.

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Rassemblement solidaire mercredi
Angela Merkel avait vivement dénoncé cet « incident terrible » et promis de « réagir ». « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », avait-elle ajouté.
La Communauté juive de Berlin a par ailleurs appelé les Berlinois à un rassemblement de solidarité mercredi et a invité juifs et non juifs à porter une kippa. Une manifestation qui n’est pas sans rappeler la marche blanche organisée en mars à Paris, en hommage à Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien « parce qu’elle était juive », selon Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.
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« Projet Daphne » : la Commission européenne refuse d’enquêter sur l’Etat de droit à Malte

D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h10
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La discrétion était de mise ces derniers jours à Bruxelles à la suite des révélations du « Projet Daphne », dont Le Monde est partenaire. Initié par le réseau Forbidden Stories, ce projet vise à poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre 2017.

        Lire notre enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Vente abusive de passeports « en or » à des non-citoyens de l’Union européenne (UE), recherche d’un éventuel mobile politique dans le meurtre de Mme Galizia, attitude de la justice maltaise ? Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a certes eu des paroles fortes, lundi 23 avril, en salle de presse de l’institution, promettant que « tout ce que le projet Daphne révèle sera examiné par la Commission et si elle pense qu’elle peut agir elle le fera. Nous continuerons à mettre la pression sur les autorités maltaises. »

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                « Projet Daphne » : Malte, l’île des passeports en or



Pour l’ex-ministre néerlandais des affaires étrangères, chargé par ailleurs des relations – très tendues – avec le gouvernement polonais (ouvertement anti-Bruxelles), « nous devons savoir ce qu’il s’est passé et nous n’aurons pas peur, même s’il y a des conséquences pour les autorités maltaises. » Mais quelques jours plus tôt, le chef des porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, avait écarté l’éventuelle poursuite de Malte, plus petit Etat de l’Union, pour violation de l’Etat de droit : « Si la question est : y a t-il une infraction à l’Etat de droit à Malte ? La réponse est non. »
Pour l’heure, Malte ne fait l’objet que de deux procédures d’infraction de la part de la Commission, l’une concernant la transposition de la quatrième directive antiblanchiment de 2015 (comme 19 autres pays de l’Union). Bruxelles a par ailleurs lancé, en mars 2018, suite aux révélations des « Paradise Papers », une lettre de mise en demeure à Malte (mais aussi à Chypre et à la Grèce), concernant des soupçons de fraude à la TVA de grande ampleur dans le secteur des yachts. « Cette procédure suit son cours. Des progrès ont été réalisés mais ils ne sont pas suffisants », indique une source bruxelloise à propos de cette deuxième procédure d’infraction.
Jeux partisans
Par ailleurs, la commissaire à la justice, Vera Jourova, s’est contentée de confirmer, lundi, qu’un rapport interne portant sur ces « passeports en or », délivrés par certains Etats de l’Union à des gros investisseurs étrangers moyennant finances, serait rendu public « avant la fin de cette année ». Elle a aussi annoncé, lundi, une visite « en juin » à Malte, pour faire le point avec les autorités locales.
La Commission refuse-t-elle d’entrer dans une procédure risquée de violation de l’Etat de droit, telle celle qu’elle a lancée fin 2017 contre le gouvernement polonais, pour ne pas alimenter le sentiment anti-Bruxelles à un an des élections européennes ? Les jeux partisans, au Parlement européen, polluent également le débat sur Malte. Jusqu’à présent, le groupe des sociaux-démocrates n’a pas osé s’en prendre ouvertement au gouvernement travailliste de Joseph Muscat, le premier ministre maltais.

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A l’automne 2017, les élus sociaux-démocrates s’étaient dissociés d’une résolution parlementaire sur l’Etat de droit à Malte, pourtant soutenue par tous les autres partis, y compris l’extrême gauche et les Verts. A contrario, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), pourtant très compréhensifs à l’égard des dérives antimigrants du premier ministre hongrois Viktor Orban, ne ratent pas une occasion de condamner la situation maltaise. Celle-ci est telle qu’elle « justifie le lancement immédiat d’un dialogue sur l’Etat de droit avec les autorités maltaises », soulignait lundi Manfred Weber, le président du groupe PPE à Strasbourg.
Pour l’heure, la seule conséquence au niveau européen du « Projet Daphne », est la nomination, lundi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’un rapporteur spécial sur le meurtre de la journaliste maltaise, le néerlandais Pieter Omtzigt. Une initiative qui n’a, de fait, rien à voir avec les instances de l’Union européenne.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les présidents français et américain répondent aux questions de journalistes à l’occasion de la visite d’Etat de M. Macron aux Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’accord, que le président américain veut rompre s’il n’est pas durci contre Téhéran, est un des principaux sujets abordés lors de la visite du président français aux Etats-Unis.
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Accord sur le nucléaire iranien : Donald Trump et Emmanuel Macron à l’épreuve de leurs désaccords

L’accord, que le président américain veut rompre s’il n’est pas durci contre Téhéran, est un des principaux sujets abordés lors de la visite du président français aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h18
    |

            Marc Semo (Washington, envoyé spécial)








                        



   


Les divergences d’approche sur la question du nucléaire iranien sont apparues d’entrée de jeu, mardi 24 avril, au second jour de la visite d’Emmanuel Macron à Washington.
Dans le bureau ovale de la Maison Blanche, côte à côte sur un grand canapé blanc, les deux présidents – tout en prenant la pose devant les photographes avec une longue poignée de main – ont répondu à quelques questions. Et aussitôt Donald Trump s’est enflammé, pourfendant l’accord de juillet de 2015 gelant le programme nucléaire iranien. « Un désastre », a-t-il martelé. Interrogé sur les menaces iraniennes de relancer leur programme si les Américains sortent de l’accord, Donald Trump s’est même montré menaçant, affirmant que « si l’Iran recommence son programme, le pays aura des problèmes comme jamais il n’en a eu ».
Emmanuel Macron n’a guère apprécié cette passe d’arme qui a énervé Donald Trump avant même que ne commence l’entretien. « Il faut intégrer le problème de l’Iran dans l’ensemble des défis régionaux, dont notamment la Syrie ; il faut éviter une escalade et la prolifération nucléaire ; toute la question est de trouver le meilleur chemin pour y arriver », a nuancé le président français.

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Test de leur « excellente relation »
Avec ces entretiens politiques commence l’étape la plus difficile. Donald Trump et Emmanuel Macron vont tester leur « excellente relation personnelle », affichée dès l’arrivée du président français et constamment rappelée par le président américain – « il fait du bon travail et ce sera un grand président » –, avec les sujets qui divisent.
En tout premier lieu donc, les deux chefs d’Etat devront trouver un terrain d’entente sur le devenir de l’accord sur le nucléaire iranien, que le président américain veut rompre s’il n’est pas durci contre Téhéran et ses ingérences dans la région. Une équipe du département d’Etat américain animée par Brian Hook, un de ses plus hauts responsables, discute avec les Français, les Britanniques et les Allemands – les autres européens signataires de l’accord – des moyens de le compléter. Cela pourrait notamment passer par des mesures prorogeant au-delà de dix ans ses dispositions, et en y ajoutant un autre accord à propos du programme balistique iranien.
Ces deux derniers jours, la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne ont plaidé pour son maintien. Donald Trump a publiquement promis à son électorat de « déchirer » l’accord. Il ne faut pas espérer en deux jours « une percée diplomatique », selon Paris où l’on rappelle néanmoins que les positions ne sont pas incompatibles. Il y a urgence : c’est le 12 mai que Donald Trump annoncera s’il maintient ou non la levée provisoire des sanctions contre Téhéran scellant le destin de l’accord.
« La fière nation française »
La cérémonie d’accueil à la Maison Blanche dans la matinée du 24 avril a célébré avec force drapeaux américains et français, fanfares et piquet d’honneur militaire sur la grande pelouse l’amitié franco-américaine. Un hommage à « la fière nation française, le plus ancien allié des Etats-Unis » a insisté Donald Trump.

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L’exercice est largement encadré : le décorum était déjà plus ou moins le même pour tous les prédécesseurs d’Emmanuel Macron. Mais cette fois, en raison du lien personnel entre les deux hommes et d’un contexte international tendu, les discours faisaient sens. A propos des défis communs à la France et aux Etats-Unis, notamment le terrorisme, le chef d’Etat américain a longuement salué la figure du colonel Arnaud Beltrame, le gendarme tué par un djihadiste près de Carcassonne après avoir pris la place d’un otage dans un supermarché. « Il a regardé le mal dans les yeux et il n’a pas vacillé : ce fils de la France a rappelé au monde la véritable dimension de notre force ».
Le président français a insisté sur ces mêmes thèmes et le rendez-vous avec l’histoire. « Nous sommes porteurs d’un multilatéralisme fondé sur la défense d’un pluralisme fort et de la démocratie alors que des vents mauvais se lèvent », a lancé Emmanuel Macron, évoquant notamment la montée des « nationalismes agressifs ». Et de clamer : « L’histoire nous appelle et impose à nos peuples de retrouver la force d’âme qui nous a inspirés dans les moments les plus durs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » établit un parallèle avec le concile Vatican II, mais l’islam ne dispose pas d’une autorité unique reconnue par tous.
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Antisémitisme : pourquoi il est difficile d’en appeler aux « autorités théologiques » de l’islam

Le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » établit un parallèle avec le concile Vatican II, mais l’islam ne dispose pas d’une autorité unique reconnue par tous.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h28
    |

            Samuel Laurent, 
Alexandre Pouchard et 
Maxime Vaudano








                        



   


Face à ce qu’ils dénoncent comme une « épuration ethnique à bas bruit » en France, plus de 250 personnalités d’horizons divers (politiques, écrivains, intellectuels, etc.) ont publié un « manifeste contre le nouvel antisémitisme », dimanche 22 avril dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. Rappelant que « dans notre histoire récente, onze juifs ont été assassinés — et certains torturés — parce que juifs, par des islamistes radicaux », elles affirment que « l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIe siècle et sur le monde de paix et de liberté ». Par conséquent, les signataires émettent une demande :
« Que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime. »
Un équivalent de Vatican II dans l’islam est-il possible ?
Les signataires font un parallèle avec le concile œcuménique Vatican II, convoqué par le pape Jean XXIII en 1961. Durant trois ans, les évêques catholiques ont alors réfléchi à l’évolution de leur religion et ont abouti à une série de textes (quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations) réformant le culte catholique.
Parmi les déclarations, Nostra Ætate met au clair le dialogue avec les autres religions, et notamment les juifs, longtemps stigmatisés par la liturgie comme « peuple déicide » (Jésus a été condamné par une assemblée juive).
Nostra Ætate ne revient pas sur ce fait, mais l’excuse, et refuse l’amalgame avec l’ensemble des juifs :
« Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Eglise est le Nouveau Peuple de Dieu, les juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture. »
Peut-on imaginer l’équivalent d’un Vatican II dans l’islam ? La demande des signataires de la pétition a soulevé la perplexité des spécialistes. Qui rappellent que, contrairement à l’Eglise catholique, l’islam (sunnite en tout cas) ne possède pas un clergé hiérarchisé et donc pas d’autorité unique et reconnue par tous, qui serait à même de faire ce type de modification.
L’islam sunnite n’a pas d’autorité tutélaire
L’islam sunnite, le plus pratiqué en France, est plutôt à comparer avec la religion protestante, avec des autorités décentralisées et autonomes : l’imam est celui qui dirige la prière, mais il n’a pas de pouvoir comme peut en avoir un prêtre catholique (qui peut absoudre les pêchés ou prononcer l’extrême-onction, par exemple). Et là où ce dernier est représentant une hiérarchie stricte et d’une organisation territoriale, l’imam n’est qu’élu en France par ses fidèles.
Il existe des autorités théologiques en islam, mais elles sont multiples et n’obéissent pas à une hiérarchie claire : les oulémas sont des théologiens, qui font des recherches dans le Coran et la tradition. Les muftis, parfois élus par des conseils d’oulémas selon les pays musulmans, sont habilités à émettre des avis juridiques (fatwas). Il existe souvent une hiérarchie entre eux avec un « grand mufti » par pays, qui joue le rôle de cette haute autorité religieuse. Mais ces muftis n’ont pas de hiérarchie entre eux, là encore contrairement au clergé catholique, qui obéit à une règle claire, avec le pape comme autorité suprême.
Il serait donc extrêmement difficile d’organiser l’équivalent d’un conclave catholique dans l’islam sunnite. Et même à imaginer que les grands muftis de plusieurs pays se réunissent et se mettent d’accord sur une réécriture, celle-ci ne s’imposerait pas pour autant à tous les croyants. C’est pourquoi ce parallèle est problématique.

Sunnites, chiites : quelle différence ?
Il s’agit des deux branches principales de l’islam, qui se sont constituées après la mort du prophète Mahomet.
Les chiites considèrent l’imam, descendant de la famille de Mahomet, comme un guide indispensable de la communauté, tirant directement son autorité de Dieu. Leur clergé est donc très hiérarchisé.
Les sunnites, ultra-majoritaires parmi les musulmans français, refusent l’idée d’un intermédiaire entre Dieu et les croyants. Ils réfutent donc toute autorité centrale à l’imam. Comme le rappelle Antoine Sfeir, le directeur des Cahiers de l’Orient, on pouvait voir dans le calife ottoman une forme d’autorité centrale, puisqu’il était chargé, en tant que commandeur des croyants, de nommer les interprètes religieux (muftis) et les juges (cadis). Mais depuis l’abolition du Califat, en 1924, « personne ne peut plus parler au nom de l’islam sunnite dans son ensemble ».


En France, il existe une organisation de l’islam, le Conseil français du culte musulman (CFCM). Mais son rôle est administratif : il a un statut d’association, et un rôle de représentation des musulmans. Mais il n’a ni le pouvoir ni la légitimité de se prononcer sur le texte coranique lui-même.
Dans une tribune au Monde, publiée mardi 24 avril, des imams français déplorent la « tentation mortifère » de certains « théoriciens d’une géopolitique du chaos », qui abusent « d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée ». Ils appellent les imams à lutter contre « des lectures et des pratiques subversives de l’islam », par « un discours d’apaisement [et] de sérénité », et « les intellectuels et les politiques à faire preuve de plus de discernement » sur l’interprétation du Coran.

        Lire la tribune :
         

          « Nous, imams indignés sommes prêts à nous mettre au service de notre pays »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.
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Arménie : les autorités commémorent le génocide après dix jours de crise politique

Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h28
   





                        



   


Une parenthèse d’union nationale après dix jours de crise politique. Les autorités arméniennes ont célébré l’unité du pays, mardi 24 avril, lors des commémorations du génocide arménien (1915-1917). Ces cérémonies se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.

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Le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, et les autorités religieuses du pays se sont notamment rendus au mémorial dédié aux victimes des massacres perpétrés au début du XXe siècle sous l’Empire ottoman qui a fait 1,5 million de morts, selon l’Arménie. Alors que la Turquie considère qu’il s’agissait d’une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts, autant du côté turc qu’arménien.
Rappelant la tragédie ayant frappé les Arméniens, M. Karapetian a déclaré dans un communiqué que « nous traversons aujourd’hui une autre étape très difficile de notre histoire. Nous montrons au monde aujourd’hui que, malgré les difficultés et nos problèmes internes non résolus, nous restons ensemble et unis ». Le premier ministre par interim doit rencontrer mercredi Nikol Pachinian, le député d’opposition qui a mené pendant onze jours la contestation contre Serge Sarkissian.
Un vote à l’Assemblée dans la semaine
N’ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat de président, ce dernier avait fait modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs du premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, son successeur comme président n’ayant plus que des pouvoirs honorifiques. Mais face à la contestation de la rue, M. Sarkissian a été contraint de démissionner lundi.
Dans la foulée, M. Pachinian s’est prononcé pour la tenue d’élections législatives anticipées :
« Notre révolution de velours a gagné mais ce n’est que le premier pas. Notre révolution ne peut pas s’arrêter à mi-chemin et j’espère que vous allez continuer jusqu’à la victoire finale. »
Mais en attendant, un vote à l’Assemblée, largement dominée par le Parti républicain d’Arménie de Serge Sarkissian, est prévu dans un délai de sept jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Alors que le mandat de la Minurso doit être renouvelé pour un an, le Conseil de sécurité appelle le Maroc et le Front Polisario à des « négociations de bonne foi ».
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Décryptage

L’ONU en quête d’un compromis « juste et durable » au Sahara occidental

Alors que le mandat de la Minurso doit être renouvelé pour un an, le Conseil de sécurité appelle le Maroc et le Front Polisario à des « négociations de bonne foi ».

Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)
    



LE MONDE
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        Le 24.04.2018 à 14h59

     •
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        Mis à jour le 24.04.2018 à 15h27






    
Un combattant du Front Polisario au camp de réfugiés de Boujdour, près de Tindouf, en Algérie, le 17 octobre 2017.
Crédits : RYAD KRAMDI/AFP


Depuis quelques mois, le climat semblait propice à une avancée sur le dossier du Sahara occidental : l’ONU s’était dotée de trois personnalités engagées à donner « un nouvel élan » au processus politique pour mettre un terme à ce conflit gelé depuis quarante-trois ans. Antonio Guterres avait succédé à la tête des Nations unies à Ban Ki-moon, qui entretenait des relations exécrables avec le Maroc ; Horst Köhler, l’ex-président allemand, avait été nommé envoyé spécial en remplacement de l’Américain Christopher Ross, accusé d’être trop proche des Algériens et des Sahraouis ; et le Canadien Colin Stewart avait pris la tête de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).

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Il restait à obtenir un appui fort du Conseil de sécurité, où siègent des soutiens historiques du Maroc, dont la France et les Etats-Unis. Ce devrait être chose faite, mercredi 25 avril, avec le vote de la résolution qui renouvelle pour un an le mandat de la Minurso. Le langage utilisé est une première indication de la volonté du Conseil de sécurité de jouer un rôle dans la recherche d’un compromis « qui doit faire preuve de réalisme » et d’accélérer la dynamique en cours pour une reprise des pourparlers de paix « dans le courant de l’année 2018 ». Un diplomate avoue même « une certaine lassitude sur ce vieux conflit » après des années de négociations informelles infructueuses.
« Casus belli »
Le texte – encore provisoire – réaffirme la volonté du Conseil d’« aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Mais, cette année, le document, rédigé traditionnellement par les Américains, intime aussi de « reprendre des négociations sans préconditions et de bonne foi », alors que les dernières négociations directes entre les parties datent de 2008.
Changement de stratégie aussi avec la prise en compte de toute la région pour aboutir à une sortie de crise : « Toutes les parties et les Etats voisins doivent coopérer et accentuer leur implication pour aboutir à une solution politique. » Un message directement adressé à l’Algérie, qui soutient le Front Polisario mais refuse de rejoindre la table des négociations, comme le lui demande le Maroc, reconnaissant « accueillir des réfugiés mais ne pas faire partie de ce conflit ».
Ancienne colonie espagnole, le territoire du Sahara occidental fait l’objet d’une dispute entre les indépendantistes du Front Polisario – soutenus par l’Algérie – et le Maroc, qui contrôle 80 % du territoire sahraoui depuis 1975. Le Polisario réclame la tenue d’un référendum d’autodétermination, comme fixé par les Nations unies, tandis que Rabat, considérant que la zone fait partie intégrante de son territoire, propose un statut d’autonomie. Un cessez-le-feu et une zone tampon ont été décidés depuis 1991.

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Or, régulièrement, les deux parties s’accusent de violer ce cessez-le-feu, les tensions s’accentuant chaque année au mois d’avril, à l’approche du renouvellement du mandat de la Minurso. Cette année, c’est Rabat qui a écrit au Conseil de sécurité pour dénoncer des « incursions gravissimes du Front Polisario » dans la zone tampon et menacer d’une « riposte militaire » face à ce « casus belli ». Un diplomate occidental estime qu’il s’agit d’« agacements saisonniers qui ne doivent pas être surinterprétés ».
Le texte de la résolution appelle cependant les parties à « ne pas commettre d’actions susceptibles de modifier le statu quo » et demande à Antonio Guterres de s’entretenir avec les parties « pour mieux comprendre ces problèmes ». Fin mars déjà, dans son rapport remis au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU estimait que « le conflit sur le Sahara occidental n’a que trop duré ; il faut y mettre un terme, dans l’intérêt de la population, afin qu’elle puisse vivre dans la dignité ». Il semble prêt à jouer un rôle plus actif.
« Ecran de fumée »
De son côté, Rabat s’attache depuis plusieurs mois à envoyer des signaux plus positifs. L’ambassadeur marocain aux Nations unies, Omar Hilale, explique que le royaume est « pleinement engagé dans le processus politique ». S’appuyant sur l’exemple du succès diplomatique qui avait abouti à la signature de l’accord sur le nucléaire iranien, il estime que le Sahara occidental pourrait bénéficier d’un même élan international, assurant que « le mur psychologique doit être brisé ». Selon une source marocaine, « l’autonomie n’est pas à prendre ou à laisser, elle est négociable et on prendra notre temps pour arriver à un résultat gagnant-gagnant ».

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Le Front Polisario, lui, ne cache pas son agacement, estimant que Rabat joue les bons élèves pour éviter toute concession. « Les Marocains créent un écran de fumée pour masquer le fait qu’ils veulent perturber les efforts de M. Köhler et ne pas aller de l’avant dans le processus de reprise des pourparlers de paix », pointe l’un de ses représentants, pour qui les Marocains sont arcboutés sur leur proposition d’autonomie « alors que c’est la souveraineté du Sahara occidental qui est en jeu » : « Il n’y a plus rien à négocier si on discute uniquement de l’autonomie. »
Ces ultimes dissensions expliquent sans doute les précautions de langage de M. Köhler, qui a témoigné de son « optimisme circonspect », assurant avoir constaté « un certain désir » d’aboutir à une solution. Il devrait entreprendre une nouvelle tournée régionale sous peu pour mieux mesurer l’intensité de ce « désir ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les premiers pas de Macron aux Etats-Unis marqués par les symboles

Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h44
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale) et 
Marc Semo (Washington, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’hélicoptère descend lentement dans un ciel gris strié de blanc. Emmanuel Macron et Donald Trump, suivis de leurs épouses, s’extirpent de l’appareil et foulent la pelouse impeccablement tondue de la propriété du premier président américain, George Washington, à Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale. C’est dans ce manoir du XVIIIe siècle surplombant le fleuve Potomac, considéré comme « la demeure historique la plus importante d’Amérique », selon l’Elysée, que M. Trump a voulu recevoir son hôte pour un dîner privé, lundi 23 avril, au premier soir d’une visite d’Etat qui doit durer trois jours.

En 2014, Barack Obama avait accueilli François Hollande à Monticello (Virginie), la demeure du plus francophile des Pères fondateurs américains, Thomas Jefferson. Pour M. Macron, Donald Trump a préféré la maison de Washington, où est encore conservée une clé de la forteresse de la Bastille, offerte par le marquis de La Fayette au premier président des Etats-Unis. « Cette clé est le trait d’union entre nos révolutions », souligne un conseiller du président français, qui devait évoquer ce symbole mardi 24 avril à la Maison Blanche.
Les deux couples ont brièvement admiré la vue sur le fleuve depuis la terrasse à colonnades, avant d’aller dîner. Autour de la table ronde, les deux hommes ont échangé sur la situation politique de leurs pays, notamment les sondages du président américain et la préparation des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, prévues en novembre. Ils ont également évoqué la régulation d’Internet et la lutte contre la radicalisation. Sur le commerce, la Syrie et la lutte contre le terrorisme, Trump et Macron ont fait part de leur souhait de bâtir un « agenda commun », précise-t-on à l’Elysée.
Auparavant, les deux présidents avaient planté un jeune chêne dans le jardin de la Maison Blanche. L’arbre – offert par le président français – vient du bois Belleau, dans l’Aisne, près de Château-Thierry,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Au moins 26 personnes sont mortes dans des manifestations contre le projet de réforme des retraites souhaitée par le gouvernement nicaraguayen.
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Nicaragua : manifestations contre le gouvernement, l’ONU réclame une enquête sur de possibles « exécutions »

Au moins 26 personnes sont mortes dans des manifestations contre le projet de réforme des retraites souhaitée par le gouvernement nicaraguayen.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h16
   





                        



La situation continue de se tendre au Nicaragua. Des milliers de personnes ont manifesté lundi 23 avril pour protester contre la violente répression du mouvement lancé ces derniers jours contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Alors que le texte a été retiré par le président Daniel Ortega, le Centre nicaraguayen des droits de l’homme a affirmé que 26 manifestants avaient été tués par les forces de l’ordre. Un policier serait également mort, selon le gouvernement.
Dans la foulée, l’Organisation des nations unies (ONU) a demandé des « enquêtes rapides, indépendantes et transparentes » sur ces victimes des manifestations, déplorant notamment de possibles « exécutions illégales ». « Il est essentiel » qu’il y ait une enquête sur « les allégations d’utilisation excessive de la force par la police et d’autres forces de sécurité », a déclaré mardi Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.
« Assassins ! »

   


Mardi, dans les rues de la capitale Managua, des milliers de personnes – salariés, étudiants, paysans ou entrepreneurs –, ont brandi des drapeaux blancs et bleus, aux couleurs du pays, à l’occasion d’une « marche pour la paix et le dialogue ». Des rassemblements similaires ont eu lieu à Esteli et Matagalpa.
« Assassins ! », ont crié les manifestants en passant devant les locaux de la police nationale, tandis que les noms de certaines des victimes de la récente répression étaient affichés sur des banderoles.
« Nous n’allons pas entamer un quelconque dialogue [avec le gouvernement] tant que tous les prisonniers ne sont pas libérés, tant que ne cesse la répression, et tant que les conditions ne sont pas réunies pour dialoguer », a affirmé Michael Healy, président de l’Union des producteurs agricoles du Nicaragua. L’appel à manifester avait été maintenu bien que le président Ortega ait annoncé dimanche le retrait de sa réforme des retraites.
Cette réforme prévoyait d’une part d’augmenter les contributions sociales des salariés et des employeurs afin de réduire le déficit de la Sécurité sociale, et d’autre part de réduire de 5 % le montant des pensions, comme le recommandait le Fonds monétaire international. L’annonce de ces mesures avait entraîné une révolte des étudiants qui s’était rapidement propagée au reste de la population.

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Turquie : l’opposition se met en ordre de bataille contre le président Erdogan

L’alliance entre les kémalistes et les ultranationalistes du Bon Parti contrarie le chef de l’Etat avant les élections générales du 24 juin.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 12h04
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Décrite comme faible et divisée, l’opposition au président turc, Recep Tayyip Erdogan, tente de faire front commun en vue des élections anticipées – législatives et présidentielle – convoquées en catastrophe pour le 24 juin. Dans un geste inattendu, le Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), principale formation de l’opposition, s’est porté au secours du Bon Parti, un petit mouvement anti-Erdogan créé à l’automne 2017. Quinze députés du CHP ont rejoint officiellement ses rangs, dimanche 22 avril, lui permettant ainsi d’avoir les vingt représentants nécessaires pour déclarer son propre groupe parlementaire et entrer dans la course.

Selon la loi électorale, pour qu’un parti soit éligible, il faut que six mois se soient écoulés entre son congrès fondateur et la date des élections, ou que le parti en question dispose d’un groupe parlementaire, soit vingt députés. « Il s’agissait de repousser les pièges tendus à la démocratie », a expliqué Bülent Tezcan, le porte-parole du CHP.
C’est une mauvaise nouvelle pour M. Erdogan. Sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), aux commandes du pays depuis 2002, s’était alliée au Parti de l’action nationaliste (MHP) en vue des élections. Or, le noyau dur du Bon Parti est constitué de cadres ultranationalistes issus du MHP. D’autres pourraient suivre.
En obtenant de sa majorité la tenue du scrutin seize mois avant la date prévue, le président Erdogan comptait bien écarter cet adversaire gênant de la course. Il fallait couper l’herbe sous le pied de la redoutable Meral Aksener, la présidente du Bon Parti, ancienne ministre de l’intérieur et figure du nationalisme turc qui promet à l’envi de « faire tomber le ciel sur la tête » des islamo-conservateurs.
« Une catastrophe »
Le rapprochement tactique des deux formations de l’opposition a fortement contrarié le président Erdogan. « Que le Parlement soit dans un tel état est une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Face aux Google, Apple, Facebook ou Amazon, l’Europe se dote d’outils afin de juguler une puissance américaine qu’on croyait incoercible.
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La Commission européenne attaque sur tous les fronts les GAFA

Editorial. Face aux Google, Apple, Facebook ou Amazon, l’Europe se dote d’outils afin de juguler une puissance américaine qu’on croyait incoercible.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h48
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le danger vient parfois d’où on ne l’attend pas. C’est sans doute la conclusion à laquelle sont en train d’arriver les géants américains du numérique. Alors que l’Europe reste un nain du high-tech, incapable de faire émerger de nouveaux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), la Commission européenne, à force de persévérance, se dote peu à peu d’outils juridiques et normatifs susceptibles de juguler une puissance américaine qu’on croyait jusqu’ici incoercible.
Bruxelles met ainsi la dernière main à un nouveau projet de régulation des plates-formes en ligne. Il s’agit par exemple d’obliger Facebook ou l’App Store d’Apple à garantir des protections juridiques aux PME utilisatrices de leurs services. En outre, Google devra se justifier sur la façon dont le moteur de recherche hiérarchise les sites Web, une exigence de transparence censée rétablir l’équité dans la visibilité et donc l’accessibilité de ces derniers. Enfin, les GAFA devront mettre en place des instances de règlement des litiges, tandis que les ONG et les administrations publiques pourront saisir la justice au nom des utilisateurs.
Avantages indus
Cette nouvelle initiative de Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, s’ajoute à une liste qui ne cesse de s’allonger. Fiscalité, concurrence, données personnelles : l’Union européenne attaque sur tous les fronts. Apple et Amazon doivent rembourser des avantages fiscaux indus. Google a été condamné pour abus de position dominante.
Fin 2017, la Cour de justice de l’Union européenne décidait qu’Uber n’était pas une simple plate-forme numérique, mais un opérateur de transport à part entière, devant, de ce fait, se plier aux mêmes règles que les taxis. L’idée d’une taxe numérique sur le chiffre d’affaires des géants du Web fait son chemin.

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Enfin, le 25 mai, entrera en vigueur le Règlement général pour la protection des données (RGPD), constituant la première réponse juridique au scandale Cambridge Analytica, qui a déstabilisé Facebook ces dernières semaines.

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Lorsqu’elle a été lancée, cette offensive a fait sourire, tant il était peu probable que la bureaucratie européenne soit capable de faire plier ces nouveaux maîtres de l’innovation. Puis, voyant que Bruxelles était résolue à poursuivre sa croisade, on a reproché à l’Europe de se recroqueviller sur une position défensive, faut de pouvoir développer ses propres champions dans ce domaine. Mais entre-temps, chacun a pris conscience, y compris aux Etats-Unis, du fait que les géants du Net ont joué aux apprentis sorciers en mettant au point des innovations certes fort utiles, mais sans aucune prise en compte de leurs conséquences sociétales.

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Le mouvement est d’autant plus inquiétant que ces nouveaux empires engrangent des profits colossaux et captent une part toujours plus grande d’écosystèmes vitaux pour l’économie. Les bénéfices de 9,4 milliards de dollars (environ 7,7 milliards d’euros) réalisés par Alphabet, la maison mère de Google, au premier trimestre ne sont qu’une illustration de ce constat.
On sait désormais que l’autorégulation n’est qu’une illusion et que seule une intervention des Etats pourra remettre de l’ordre. Si l’Europe peine à émerger comme un troisième pôle d’innovation face aux Etats-Unis et à la Chine, elle reste encore le premier marché du monde pour ces technologies. Cette position doit nous servir à imposer nos principes juridiques et nos valeurs pour répondre aux défis lancés par ces nouveaux géants en attendant de pouvoir les concurrencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.
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Italie : Roberto Fico chargé d’explorer les contours d’une coalition entre le M5S et la gauche

Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Comme il n’y a pas d’issue à droite, pourquoi ne pas tenter à gauche ? Plus de cinquante jours après les élections législatives italiennes du 4 mars, qui ont vu s’effondrer les deux grandes forces politiques qui se partagent le pouvoir depuis un quart de siècle, Forza Italia à droite et le Parti démocrate (PD) à gauche, sans pour autant dégager de majorité claire, le président de la République, Sergio Mattarella, a confié au président de la Chambre des députés, Roberto Fico, le soin d’explorer la possibilité d’une entente entre le Mouvement 5 étoiles (M5S), fort de ses 32 % des voix, et le PD.
Moins d’une semaine après l’échec du mandat exploratoire confiée à la présidente du Sénat, qui avait mis en lumière l’impossibilité du scénario d’une alliance entre la totalité de la coalition de droite et le M5S, Luigi Di Maio refusant de traiter avec l’ancien président du Conseil et chef de file de Forza Italia, Silvio Berlusconi, – et réciproquement –, il s’agit donc, cette fois-ci, d’examiner une deuxième option. Comme aucune hypothèse ne se dessine clairement, Sergio Mattarella semble avoir choisi de procéder par élimination.

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Dans le monde des M5S, Roberto Fico jouit d’une aura particulière. Celle du fidèle de la première heure, créateur, en 2005, sur Internet, d’un réseau napolitain d’amis de Beppe Grillo, ce qui lui confère une certaine liberté de parole. Garant de l’âme progressiste et environnementaliste de ce mouvement – ce qui n’a pas manqué de provoquer par le passé des tensions avec la tendance plus conservatrice incarnée par l’actuel chef de file de M5S, Luigi Di Maio –, M. Fico est tout indiqué pour mener des discussions avec la gauche.
Une coalition Ligue-M5S, un épouvantail pour l’Europe
Mais sa popularité suffira-t-elle pour décider le Parti démocrate, sorti laminé des élections et en proie à de terribles luttes internes, à franchir le pas ? L’actuel dirigeant par intérim du parti, Maurizio Martina, semble ouvert à la discussion, afin d’éviter la constitution d’une coalition Ligue-M5S qui fait figure d’épouvantail pour l’Europe entière. Des figures du parti, comme l’actuel ministre de la culture, Dario Franceschini, plaident pour le dialogue, arguant qu’« on ne peut pas se contenter de dire non ».
Mais l’ancien secrétaire du PD, Matteo Renzi, forcé de laisser la main en raison de l’ampleur de la défaite du 4 mars, garde le contrôle d’une bonne part de l’appareil du parti, et entend vendre chèrement l’éventuelle participation de son parti à une coalition « anti-Ligue ».
Pour l’heure, la principale cible de cette tentative de marginalisation, Matteo Salvini, ne cherche pas à dramatiser. Le chef de file de la Ligue affirme que toute manœuvre pour le contourner, alors qu’il est le leader incontesté de la coalition ayant obtenu le plus de voix, serait un déni de démocratie. Lundi soir, alors qu’il tenait une réunion politique sur la place centrale de la petite ville de Codroipo, dans le cadre de la campagne pour l’élection régionale de Frioul-Vénétie julienne, dimanche 29, dont la Ligue attend beaucoup, il s’est borné à lancer, presque badin :
« Ce soir, quand vous rentrerez chez vous, vous apprendrez sans doute, à la télévision, que Sergio Mattarella a confié un mandat exploratoire à Roberto Fico… Ce n’est pas un problème, le président fait son travail. Ce que je sais en revanche, c’est que si le vote du 4 mars veut dire quelque chose, alors les seuls qui ne peuvent pas aller au gouvernement, ce sont la gauche. » 
Avant de mettre en garde :
« S’ils veulent vraiment essayer ça… alors il faudra que nous allions faire, ensemble, une petite promenade à Rome ! »

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les dons sont destinés aux Syriens dans le besoin, déplacés au sein de leur pays ou réfugiés à l’étranger. En 2017, 5,6 milliards d’euros avaient été récoltés.
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Etats, associations et ONU se réunissent pour apporter une aide humanitaire aux Syriens

Les dons sont destinés aux Syriens dans le besoin, déplacés au sein de leur pays ou réfugiés à l’étranger. En 2017, 5,6 milliards d’euros avaient été récoltés.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h49
   





                        



   


La communauté internationale se réunit mardi 24 et mercredi 25 avril à Bruxelles pour une nouvelle conférence des donateurs à destination des Syriens dans le besoin, qu’ils soient restés dans leur pays ou réfugiés à l’étranger. Il s’agit de la septième conférence annuelle sur l’avenir de la Syrie, mobilisant pays donateurs, ONG humanitaires et agences de l’ONU.
« Les promesses de dons seront un indicateur de l’engagement international », ont souligné les responsables de l’Union européenne, qui copréside cette réunion avec les Nations unies. Elles avaient « totalisé 5,6 milliards d’euros, dont 3,7 milliards d’euros accordés par l’UE, lors de la sixième conférence en 2017. Nous espérons faire mieux en 2018 », ont expliqué ces diplomates européens.
Quelque 85 délégations sont attendues à cette conférence, mais les regards seront tournés vers les représentants de la Russie et de l’Iran, les deux soutiens politique et militaire du régime syrien.
Treize millions de personnes dans le besoin
« Nous avons vu la situation se détériorer considérablement depuis le début de l’année. Nous avons eu en Syrie quelque 700 000 personnes déplacées » en quatre mois, a précisé une haut-fonctionnaire de l’UE impliquée dans l’organisation de la conférence de Bruxelles. Quelque 6,1 millions de personnes sont maintenant déplacées à l’intérieur de la Syrie. Plus de cinq millions de Syriens ont fui leur pays et 13 millions de personnes ont besoin d’aide, souligne l’UE.
Pour la directrice générale de l’ONG Save the Children International, Helle Thorning-Schmidt, ancienne première ministre du Danemark, les donateurs doivent se concentrer sur l’éducation. Un tiers des jeunes Syriens ne vont pas à l’école et un tiers des écoles syriennes sont inutilisables à cause de la guerre, a-t-elle déclaré à l’AFP. Selon l’Unicef, quelque 2,8 millions d’enfants syriens n’ont pas eu accès à l’éducation et, dans certaines régions du pays, le simple fait d’aller à l’école « est parfois devenu une question de vie ou de mort ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.
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La chute de Serge Sarkissian, en Arménie, est un mauvais signal pour Vladimir Poutine

Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h04
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce n’est pas une révolution de couleur, mais plutôt « de velours ». Ce message de l’opposant Nikol Pachinian, beaucoup d’Arméniens, qui réclamaient dans la rue le départ du premier ministre Serge Sarkissian, n’ont cessé de le répéter. La contestation n’est guidée « ni par les intérêts des Etats-Unis, ni par ceux de l’Union européenne, ni par ceux de la Russie », a soutenu le député, reprenant une rhétorique, souvent employée à Moscou, d’une implication occidentale dans les soulèvements dans l’espace post-soviétique. Aucun débat n’a divisé les Arméniens entre pro-occidentaux ou prorusses, comme en Ukraine en 2014. Mais la démission de M. Sarkissian, après seulement onze jours de manifestations dans ce petit pays du Caucase, allié de la Russie, a tout d’une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine.
Les événements en Arménie ne pouvaient pas tomber plus mal, à quelques jours à peine de l’investiture officielle, le 7 mai, pour un nouveau mandat de six ans, du chef de l’Etat russe. Président pendant dix ans, de 2008 à 2018, M. Sarkissian a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre, contournant ainsi la limite de deux mandats présidentiels fixée par la Constitution arménienne – un peu comme en Russie, lorsque M. Poutine avait échangé les rôles avec son premier ministre Dmitri Medvedev.
« Je me suis trompé »
Ce modèle s’est effondré. Et dans quels termes ! « Nikol Pachinian avait raison, et moi je me suis trompé », a déclaré le dirigeant arménien en annonçant lundi sa démission. « Cela n’affectera en aucune façon le pouvoir russe, Sarkissian sera perçu comme un homme politique faible qui s’est rendu », relativise Andreï Kolesnikov, politologue du centre de réflexion Carnegie Russie. « Mais cette fois, ajoute-t-il, le Kremlin aura du mal à incriminer le département d’Etat américain. »

« Je félicite les citoyens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les Groenlandais votent mardi. La question de l’affranchissement de la tutelle du Danemark a été au cœur de la campagne législative. Pour financer leur souveraineté, les indépendantistes misent sur les richesses minérales, qui intéressent la Chine au premier chef.
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