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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les présidents français et américain répondent aux questions de journalistes à l’occasion de la visite d’Etat de M. Macron aux Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.
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« Projet Daphne » : la Commission européenne refuse d’enquêter sur l’Etat de droit à Malte

D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h10
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La discrétion était de mise ces derniers jours à Bruxelles à la suite des révélations du « Projet Daphne », dont Le Monde est partenaire. Initié par le réseau Forbidden Stories, ce projet vise à poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre 2017.

        Lire notre enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Vente abusive de passeports « en or » à des non-citoyens de l’Union européenne (UE), recherche d’un éventuel mobile politique dans le meurtre de Mme Galizia, attitude de la justice maltaise ? Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a certes eu des paroles fortes, lundi 23 avril, en salle de presse de l’institution, promettant que « tout ce que le projet Daphne révèle sera examiné par la Commission et si elle pense qu’elle peut agir elle le fera. Nous continuerons à mettre la pression sur les autorités maltaises. »

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                « Projet Daphne » : Malte, l’île des passeports en or



Pour l’ex-ministre néerlandais des affaires étrangères, chargé par ailleurs des relations – très tendues – avec le gouvernement polonais (ouvertement anti-Bruxelles), « nous devons savoir ce qu’il s’est passé et nous n’aurons pas peur, même s’il y a des conséquences pour les autorités maltaises. » Mais quelques jours plus tôt, le chef des porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, avait écarté l’éventuelle poursuite de Malte, plus petit Etat de l’Union, pour violation de l’Etat de droit : « Si la question est : y a t-il une infraction à l’Etat de droit à Malte ? La réponse est non. »
Pour l’heure, Malte ne fait l’objet que de deux procédures d’infraction de la part de la Commission, l’une concernant la transposition de la quatrième directive antiblanchiment de 2015 (comme 19 autres pays de l’Union). Bruxelles a par ailleurs lancé, en mars 2018, suite aux révélations des « Paradise Papers », une lettre de mise en demeure à Malte (mais aussi à Chypre et à la Grèce), concernant des soupçons de fraude à la TVA de grande ampleur dans le secteur des yachts. « Cette procédure suit son cours. Des progrès ont été réalisés mais ils ne sont pas suffisants », indique une source bruxelloise à propos de cette deuxième procédure d’infraction.
Jeux partisans
Par ailleurs, la commissaire à la justice, Vera Jourova, s’est contentée de confirmer, lundi, qu’un rapport interne portant sur ces « passeports en or », délivrés par certains Etats de l’Union à des gros investisseurs étrangers moyennant finances, serait rendu public « avant la fin de cette année ». Elle a aussi annoncé, lundi, une visite « en juin » à Malte, pour faire le point avec les autorités locales.
La Commission refuse-t-elle d’entrer dans une procédure risquée de violation de l’Etat de droit, telle celle qu’elle a lancée fin 2017 contre le gouvernement polonais, pour ne pas alimenter le sentiment anti-Bruxelles à un an des élections européennes ? Les jeux partisans, au Parlement européen, polluent également le débat sur Malte. Jusqu’à présent, le groupe des sociaux-démocrates n’a pas osé s’en prendre ouvertement au gouvernement travailliste de Joseph Muscat, le premier ministre maltais.

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                Bruxelles et Varsovie jouent la détente sur l’Etat de droit



A l’automne 2017, les élus sociaux-démocrates s’étaient dissociés d’une résolution parlementaire sur l’Etat de droit à Malte, pourtant soutenue par tous les autres partis, y compris l’extrême gauche et les Verts. A contrario, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), pourtant très compréhensifs à l’égard des dérives antimigrants du premier ministre hongrois Viktor Orban, ne ratent pas une occasion de condamner la situation maltaise. Celle-ci est telle qu’elle « justifie le lancement immédiat d’un dialogue sur l’Etat de droit avec les autorités maltaises », soulignait lundi Manfred Weber, le président du groupe PPE à Strasbourg.
Pour l’heure, la seule conséquence au niveau européen du « Projet Daphne », est la nomination, lundi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’un rapporteur spécial sur le meurtre de la journaliste maltaise, le néerlandais Pieter Omtzigt. Une initiative qui n’a, de fait, rien à voir avec les instances de l’Union européenne.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’intersyndicale avait suspendu sa participation à la concertation avec la ministre des transports, le 19 avril, exigeant d’être reçue par le premier ministre.
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SNCF : les syndicats obtiennent une rencontre avec Edouard Philippe le 7 mai

L’intersyndicale avait suspendu sa participation à la concertation avec la ministre des transports, le 19 avril, exigeant d’être reçue par le premier ministre.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h46
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Dans une lettre adressée, mardi 24 avril, aux quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, UNSA, SUD, CFDT), le premier ministre, Edouard Philippe, propose de rencontrer chacune des confédérations, lundi 7 mai, afin de prolonger les discussions sur la réforme ferroviaire contestée par les syndicats et votée par l’Assemblée nationale, le 17 avril dernier.
Il s’agit de la réponse à un précédent courrier signé des quatre organisations et qui interpellait, le 20 avril, le premier ministre sur la méthode de concertation et leur refus de participer aux discussions avec la ministre des transports, Elisabeth Borne. Les propos d’Edouard Philippe ne satisferont sans doute pas les syndicats, ces derniers réclamaient une rencontre tripartite incluant les représentants du patronat des transports.
Une double négociation commence
Si le premier ministre « regrette » que les syndicats aient « choisi de poursuivre un mouvement de grève qui gêne considérablement les Français et l’activité économique », ainsi que leur « décision de ne plus participer aux concertations en cours, alors qu’elles étaient presque arrivées à leur terme et avaient porté leurs fruits », Edouard Philippe donne surtout le coup d’envoi à l’acte II de la réforme.
Les concertations de la première phase prenant fin mercredi 25 avril, M. Philippe rappelle qu’une double négociation va désormais commencer. D’une part, une discussion avec la SNCF pour finaliser le projet stratégique de l’entreprise et son pacte social. D’autre part, l’intensification de la négociation sur la convention collective de branche qui doit être finalisée d’ici au 1er janvier 2020.

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« Efforts supplémentaires des contribuables »
Avant que le texte de la réforme ne soit porté devant le Sénat (le 23 mai en commission, le 29 mai en séance), Edouard Philippe précisera quels seront « les grands équilibres économiques à venir du système ferroviaire ».
Il rappelle au passage que la reprise de la dette se fera de manière progressive, à compter du 1er janvier 2020, conformément aux annonces du président de la République. « Cela demandera un effort supplémentaire des contribuables qui apportent déjà chaque année plusieurs milliards d’euros au financement du système ferroviaire (…), souligne M. Philippe. J’y vois la marque de l’attachement de l’ensemble de la nation au service public ferroviaire. »
Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d’une grève qui perturbe encore fortement le trafic, pour débattre de la stratégie à adopter face à un gouvernement inflexible.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Selon les informations du « Monde », le milliardaire est entendu dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Vincent Bolloré placé en garde à vue dans l’affaire des concessions portuaires en Afrique

Selon les informations du « Monde », le milliardaire est entendu dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h35
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



   


Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, ce mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré était attendu.
Selon les informations du Monde, le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée.
Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées. Et ce, dans un seul objectif : obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.
Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue ce mardi : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas. Selon Challenges, Francis Perez, dirigeant du groupe Pefaco a lui aussi été placé en garde à vue. Proche de Jean-Philippe Dorent, il est à la tête d’une entreprise qui développe des casinos et des hôtels en Afrique et notamment à Lomé. Les enquêteurs cherchent à savoir pour quelle raison il a versé plusieurs centaines de milliers d’euros à M. Dorent. « Un prêt pour une maison », avait-il assuré au Monde en 2016.
Recours judiciaires
M. Dorent s’est ainsi occupé d’une partie de la campagne présidentielle guinéenne en 2010 pour le compte du candidat Alpha Condé, rentré de son long exil parisien au cours duquel il s’était lié d’amitié avec Vincent Bolloré. Cette même année 2010, M. Dorent a aussi eu la charge d’une partie de la communication du jeune président togolais, Faure Gnassingbé, toujours au pouvoir aujourd’hui. Le fils de Gnassingbé Eyadema, resté plus de trente-sept ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest, était alors candidat à sa propre réélection.

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                Bolloré : la saga du port maudit de Conakry



Les conseils de M. Dorent et de son groupe Havas pour ces campagnes électorales ont-ils facilité l’octroi à Bolloré Africa Logistics des concessions portuaires de Conakry obtenues quelques mois après l’élection de M. Condé, et de Lomé l’année précédente ? Interrogé il y a plusieurs mois, le président guinéen Alpha Condé ne semblait guère inquiet des suspicions pesant sur l’obtention en 2011 de la concession du port de Conakry par le groupe Bolloré. « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appels d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ? », disait-il au Monde au printemps 2016.
En novembre 2010, Alpha Condé accède à la magistrature suprême à la suite de la première élection libre du pays, qui sort de cinquante-deux ans de régime autoritaire. Une élection omineuse pour le groupe français Necotrans, spécialisé dans la logistique portuaire en Afrique. Dès mars 2011 en effet, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, octroyée en 2008 pour une durée de vingt-cinq ans à sa filiale Getma, est rompue. Alpha Condé confie la gestion du port à son « ami » Vincent Bolloré. Une bataille judiciaire est alors engagée en France par son rival Necotrans, qui finira en redressement judiciaire et dont une partie des actifs seront rachetés pour une bouchée de pain par Bolloré à l’été 2017.
« C’est un fantasme que de penser qu’un coup de main à la campagne d’un candidat à la présidentielle qui faisait figure d’outsider comme Alpha Condé permettrait l’obtention d’un port », balayait il y a plusieurs mois M. Dorent, interrogé par Le Monde.
Au Togo, le groupe Bolloré a remporté en 2009 – quelques mois avant la réélection de M. Gnassingbé l’année suivante – la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de trente-cinq ans. Une décision elle aussi contestée, cette fois par un autre concurrent. Jacques Dupuydauby, ancien associé de Bolloré au Togo, a multiplié les recours judiciaires pour dénoncer les conditions dans lesquelles il considère avoir été évincé.
Sous-facturation
Selon les informations du Monde, la police a saisi de nombreux documents à l’occasion de perquisitions réalisées en avril 2016 au siège du groupe Bolloré à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ceux-ci laissent apparaître les pratiques du groupe Bolloré au Togo et en Guinée et corroborent l’hypothèse d’une sous-facturation des prestations d’Havas au bénéfice des dirigeants de ces deux pays.

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                Necotrans, le naufrage d’un empire français en Afrique



La garde à vue de M. Bolloré intervient une semaine à peine après que l’industriel breton a créé la surprise en cédant la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à son fils Yannick, patron du groupe de publicité Havas.
Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré « dément formellement que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence ».
Alors que le magazine Challenges évoquait il y a deux semaines la convocation à venir de M. Bolloré et plusieurs dirigeants du groupe, l’avocat de ce dernier, Olivier Baratelli, avait affirmé dans un communiqué que « face à une concurrence exacerbée, c’est la seule expérience du groupe Bolloré, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de 30 ans, sa position de leadeur sur le continent africain et les investissements très importants qu’il y réalise (plus de 2 milliards d’euros sur les huit dernières années) (…) qui lui permet de se voir attribuer, seul ou en partenariat, des concessions portuaires ».
L’annonce de la garde à vue de M. Bolloré a fait plonger l’action du groupe à la Bourse de Paris : le titre perdait près de 8 % peu après midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La perquisition au siège de la holding GBL et l’audition de ses dirigeants révèlent des dysfonctionnements majeurs du cimentier, accusé de financement du terrorisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/04/2018
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Lafarge en Syrie : le rôle des actionnaires en question

La perquisition au siège de la holding GBL et l’audition de ses dirigeants révèlent des dysfonctionnements majeurs du cimentier, accusé de financement du terrorisme.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h54
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Le commentaire est sibyllin, mais il suffit à instiller un doute. Le 9 décembre 2017, un ancien cadre de Lafarge, Christian Herrault, discute au téléphone. Mis en examen la veille pour « financement du terrorisme », l’ex-directeur général en charge du Moyen-Orient a été placé sur écoute. Il s’offusque d’un entretien accordé quelques jours plus tôt au Figaro par le président du conseil d’administration de LafargeHolcim, né en 2015 de la fusion avec le groupe suisse, dédouanant l’ancien PDG Bruno Lafont de toute responsabilité dans le naufrage syrien.
«  Non, mais c’est parce que ça se rapproche d’eux, interprète son interlocuteur. Plus on admet la faute en haut, plus ils vont être menacés. Donc il faut qu’il la tienne le plus bas possible.
– Oui voilà, répond Herrault. Alors qu’en plus toute cette affaire, elle était…
– … Elle vient des actionnaires, c’est ça le fond du truc, le coupe son interlocuteur. Bruno [Lafont] avait, de toute façon, une volonté assez faible et pas tellement de libre arbitre en la matière. Il a fait ce qu’on lui a dit, maintenant ils essayent de le protéger. »
Depuis l’ouverture de l’enquête sur des soupçons de financement de groupes terroristes par Lafarge en Syrie, sept cadres du cimentier, dont le PDG Bruno Lafont, ont été mis en examen. Mais la justice se demande si ces agissements n’ont pas été cautionnés par l’actionnaire principal, le Groupe Bruxelles Lambert (GBL), qui détenait 20 % des parts du cimentier à l’époque des faits et jouait un rôle actif dans la fusion en préparation avec le suisse Holcim. Un soupçon entretenu par ce commentaire peu amène sur le « libre arbitre » tout relatif de l’ancien PDG.
Approche strictement « financière »
Un mois après avoir mené une perquisition au siège de GBL, la police belge a entendu quatre de ses responsables, le 13 décembre 2017 : Gérald Frère, président du conseil d’administration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une camionnette a foncé sur des piétons, lundi, faisant au moins dix morts. Les autorités privilégient la thèse d’un acte isolé ne visant pas la « sécurité nationale ».
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Toronto : ce que l’on sait de l’attaque à la voiture-bélier

Une camionnette a foncé sur des piétons, lundi, faisant au moins dix morts. Les autorités privilégient la thèse d’un acte isolé ne visant pas la « sécurité nationale ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 20h04
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h49
   





                        



   


Un homme de 25 ans, au volant d’une camionnette blanche, a fauché des dizaines de personnes, lundi 23 avril sur les trottoirs de Toronto, faisant 10 morts et 15 blessés au centre de la plus grande métropole canadienne. Les motivations du suspect ne sont pas connues, mais les autorités privilégient la thèse d’un acte isolé ne visant pas la « sécurité nationale ». 
Le suspect, présenté par la police comme un jeune étudiant canadien du nom d’Alek Minassian, a été formellement inculpé mardi 24 avril au tribunal de dix meurtres avec préméditation. Debout dans le box des accusés, la tête rasée, Alek Minassian s’est également vu signifier treize chefs d’inculpation de tentative de meurtre sur autant de blessés graves.

        Lire :
         

          Après l’attaque à la voiture-bélier à Toronto, la thèse d’un acte solitaire émerge



Le déroulé des faits
C’est vers 13 h 26 locales que la police a été avertie qu’une camionnette blanche renversait des piétons en fonçant sur les trottoirs de la rue Yonge, en plein centre de Toronto, et sous un soleil printanier. Le véhicule, une camionnette de location, parcourt environ un kilomètre sur l’artère commerçante, « l’une des plus fréquentée du pays », avant d’être immobilisé, l’avant de la carrosserie endommagé. Le conducteur a été arrêté vingt-six minutes après l’alerte donnée à la police.
Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un homme corpulent apparaître, debout, au côté du véhicule, faisant face avec agressivité à un policier armé. Le chauffeur semble alors pointer quelque chose vers le gardien de la paix avant de s’en débarrasser et de se faire menotter. Il n’était pas armé, a précisé Mark Saunders, le chef de la police de Toronto lors d’une conférence de presse.
Des ambulances et des véhicules de police ont rapidement été déployés et le secteur a été bouclé par les forces de l’ordre. Cette partie de la capitale économique canadienne « va être fermée pour plusieurs jours [car] l’enquête sera longue avec plusieurs témoins à entendre et beaucoup d’images de caméras de surveillance à regarder », a averti Peter Yuen, chef adjoint de la police de Toronto.
Le bilan
Après avoir annoncé que 8 à 10 piétons avaient été fauchés par la camionnette, la police diffusait en fin de journée, lundi, un lourd bilan de 10 morts et 15 blessés, dont quatre dans un état critique et deux dans un état grave.
Les corps des victimes, recouverts d’une couverture orange, étaient dispersés sur plusieurs centaines de mètres. La police poursuivait son travail d’identification tard lundi soir.
Deux Sud-Coréens figurent parmi les personnes tuées, a indiqué à l’AFP un responsable du ministère sud-coréen des affaires étrangères.

   


Le suspect
Rapidement arrêté, le conducteur a été identifié comme étant Alek Minassian. Agé de 25 ans, il est originaire de Richmond Hills, en banlieue nord de Toronto. L’homme était inconnu des services de police.
Alek Minassian était depuis 2011 étudiant au College Seneca, selon son profil sur le réseau social LinkedIn. « Socialement mal à l’aise », souffrant de trouble obsessionnel compulsif (TOC) en se frottant la tête ou les mains, Alek Minassian se tenait la plupart du temps en retrait dans les groupes d’étudiants ou restait seul à la cafeteria de l’école, selon les témoignages recueillis par la presse canadienne.
Sur Facebook, selon un profil qui semble appartenir à l’auteur (cette appartenance n’ayant pas encore été officiellement confirmée), l’individu se présente comme un « incel », involuntarily celibate ou célibataire involontaire, selon la chaîne de télévision Radio-Canada. Il aurait ainsi écrit sur le réseau social : « La rébellion incel a déjà débuté ! Nous allons renverser les Chads et les Stacys ! Tous saluent le Supreme GentlemanElliot Rodger ! » Alek Minassian fait ici référence à l’auteur de la tuerie d’Isla Vista, en Californie, en 2014, lequel se qualifiait lui-même de Supreme Gentleman.
La piste d’un acte isolé 
« J’ai été profondément attristé d’apprendre l’attentat tragique et insensé survenu à Toronto », a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, lundi soir, dans un communiqué. Le terme « attentat » employé en français par le chef du gouvernement ne suggère pas « une connexion terroriste de nature à menacer la sécurité nationale », a précisé son cabinet.
« Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale », a pour sa part déclaré le ministre de la sécurité publique Ralph Goodale, en laissant entendre qu’il s’agissait d’un acte isolé. Il a insisté que cette conclusion était partagée par les différentes agences de sécurité et de renseignement du Canada.
« Ce tragique événement ne représente pas qui nous sommes (…) et mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés », a déclaré le maire de Toronto John Tory.
Le contexte
Cette attaque a été perpétrée alors que Toronto accueille jusqu’à mardi une réunion des ministres de la sécurité publique du G7, après avoir reçu, dimanche et lundi, la rencontre des ministres des affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada).
Ces faits rappellent les modes opératoires d’attaques à la voiture-bélier dans plusieurs grandes villes comme New York, Barcelone, Londres, Nice, Paris, Berlin ou Stockholm.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les allocations octroyées à tort aux demandeurs d’emploi ont progressé de 36 % entre janvier 2015 et décembre 2017.
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Chômage : l’Unédic a versé un milliard d’euros à tort en 2017

Les allocations octroyées à tort aux demandeurs d’emploi ont progressé de 36 % entre janvier 2015 et décembre 2017.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h22
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le phénomène ne date pas d’hier mais son ampleur semble s’être accrue depuis quelques années. En 2017, les allocations octroyées à tort aux demandeurs d’emploi ont franchi – de peu – la barre du milliard d’euros. Les montants en jeu apparaissent, de prime abord, spectaculaires, tout comme leur progression : + 36 % entre janvier 2015 et décembre 2017. Des mesures de prévention sont à l’étude. Elles doivent être examinées, mercredi 25 avril, par le bureau de l’Unédic, l’association copilotée par les partenaires sociaux qui gère l’assurance-chômage.
Les prestations allouées en trop aux chômeurs ont déjà fait l’objet d’un rapport spécifique du médiateur national de Pôle emploi, en 2013. Un « exercice périlleux », écrivait, à l’époque, Jean-Louis Walter, car il conduit à se pencher sur une problématique complexe, politiquement sensible, qui recouvre plusieurs dimensions : « La fraude », mais aussi des situations de détresse sociale où « la nécessité contraint à (…) dissimuler une activité pour conserver [l’]indemnisation ». « Et puis il y a aussi les erreurs et les omissions par manque d’information », complétait M. Walter.
Origines diverses
Face à l’augmentation des trop-perçus observée sur la période récente, une « mission d’audit et de diagnostic » a été réalisée, en 2017, au siège de Pôle emploi et dans deux régions. Plusieurs enseignements s’en dégagent. D’abord, « plus de 80 % des indus » sont concentrés sur des allocataires occupant un poste – et qui cumulent, du même coup, une rémunération et l’assurance-chômage. Au sein de cette catégorie, ils sont une minorité (38 %) à prétendre ne pas avoir travaillé alors que c’était le cas, en réalité. La majorité (62 %, donc) indique avoir exercé un métier mais les intéressés ne déclarent pas ou ne justifient pas « tous les salaires perçus ».
De tels accrocs ont des origines diverses. Un exemple, parmi d’autres :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Renvoyé de l’équipe de France en 1998, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.
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Football : les années africaines d’Henri Michel

Renvoyé de l’équipe de France en 1998, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h33
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Henri Michel, mort mardi 24 avril à l’âge de 70 ans, a connu ses plus grandes heures de gloire sous le maillot et sur le banc de l’équipe de France : une Coupe du monde (1978) et 58 sélections entre 1967 et 1980 en tant que joueur ; une médaille d’or olympique (1984), une Coupe intercontinentale (1985), une troisième place en Coupe du monde (1986) et cette mythique victoire contre le Brésil en tant qu’entraîneur qui n’a même pas 40 ans.
Mais après son éviction à la tête des Bleus en 1988, et une courte pige au Paris-Saint-Germain, il passera la plus grande partie du reste de sa carrière en Afrique et au Proche-Orient, alternant les postes d’entraîneur à la tête de clubs à sauver et de sélectionneur pour des nations en quête de qualifications pour les grandes compétitions internationales.

   


Lions et Elephants
La première fut le Cameroun, qu’il emmène à la Coupe du monde en 1994. Quatre ans plus tard, il récidive avec le Maroc. C’est dans ce pays qu’il connaîtra sa plus longue et fructueuse expérience d’entraîneur. Il restera cinq ans à la tête des Lions de l’Atlas (1995-2000) et un peu plus d’un an (février 2003- mars 2004) à celle du club marocain du Raja Casablanca, avec lequel il remportera le championnat et la Coupe de la Confédération africaine.
Renvoyé de la sélection pour avoir raté la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2000, Henri Michel y reviendra en 2007. Le deuxième passage sera plus court et, forcément, bien moins concluant. Il y restera six mois et sera congédié après, là encore, une élimination précoce en CAN. Ses prises de parole sur le « problème structurel » du football marocain, que les instances locales n’avaient pas apprécié, ont définitivement scellé son sort. Le scénario sera identique au Raja, où il revient en 2010, auréolé des bons résultats de son premier passage, mais ne restera que cinq petits matchs avant de repartir.
Ces retours ratés n’ont pas remis en cause la place d’Henri Michel dans le panthéon footballistique marocain. La Fédération marocaine a salué « un grand homme qui a tant donné au ballon rond national » et l’actuel sélectionneur, Hervé Renard, a décrit son prédécesseur comme le « meilleur entraîneur national que le Maroc ait eu ».
Quatre qualifications en Coupe du monde avec quatre pays

   


Avec le Cameroun et le Maroc, l’autre terre de succès d’Henri Michel sera la Côte d’Ivoire. Entre 2004 et 2006, Henri Michel aidera la génération de Drogba et des frères Touré à atteindre la finale de la CAN en 2006 et à se qualifier pour sa première Coupe du monde. L’ancien joueur du PSG Bonaventure Kalou était de l’épopée et se souvient « d’un bon vivant, quelqu’un d’une grande sagesse » qui a su faire exprimer le potentiel des joueurs sur et en dehors du terrain. « Il a su gérer les ego en sélection, où il y avait de fortes têtes », dit-il à l’AFP. Henri Michel deviendra, à titre personnel, le seul entraîneur à avoir qualifié quatre pays différents pour la phase finale du tournoi.
D’autres lignes viendront allonger son CV, mais le contenu n’aura plus jamais le degré de réussite et la longévité du début des années 2000 : des passages de moins d’un an dans des clubs de seconde zone (Aris Salonique en Grèce, Al-Arabi au Qatar, Zamalek en Egypte et Mamelodi Sundowns en Afrique du Sud) ou dans des sélections (Emirats arabes unis, Tunisie, Guinée équatoriale, Kenya), dont il sera renvoyé, faute de résultats, où dont il démissionnera, faute d’accord avec les dirigeants.
En 2012, il jette définitivement l’éponge. Il quitte le poste de sélectionneur du Kenya après deux matchs par un communiqué de presse alambiqué, où il explique n’avoir « pas trouvé d’arrangement à l’amiable à temps concernant ma mise en conformité avec plusieurs clauses de mon contrat ». On pensait alors qu’à 65 ans, il n’aurait pas de mal à trouver un nouveau poste dans ce continent, où il avait tant œuvré. La maladie en décidera autrement, puisque ce fut son dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.
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Dublin et Apple signent un accord pour collecter 13 milliards d’euros d’« avantages fiscaux indus »

Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h44
   





                        


Le gouvernement irlandais a annoncé mardi 24 avril la signature avec Apple d’un accord permettant le versement, sur un compte bloqué, de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.
Cet accord, dont la signature formelle était prévue pour la fin de la journée mardi, permet la mise en place d’un compte sous séquestre vers lequel seront virés les capitaux correspondant aux « avantages fiscaux indus » perçus par Apple, selon l’exécutif européen.

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Bruxelles estime en effet que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays, qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. L’Irlande abrite le siège européen d’Apple qui y enregistre tous les bénéfices réalisés dans cette zone géographique ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.
Dublin et Apple contestent
Les 13 milliards d’euros devraient être transférés sur le compte bloqué d’ici à la fin du troisième trimestre, a expliqué le ministre des finances irlandais, Paschal Donohoe, dans un communiqué. Le ministre a néanmoins réaffirmé que Dublin « contest [ait] l’arbitrage » de la Commission européenne, jugeant tout à fait légales les conditions fiscales entourant l’activité de la marque à la pomme en Irlande. En tant qu’Etat membre, l’Irlande entend toutefois « bien se conformer à ses obligations légales ».
Le gouvernement irlandais va donc placer les sommes en jeu sur ce compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin.
En attendant d’être fixé sur le fond, M. Donohoe a justifié le temps pris pour la collecte par la complexité et l’ampleur de la procédure, « la plus importante de ce type » jamais réalisée, a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.
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Arménie : les autorités commémorent le génocide après dix jours de crise politique

Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h28
   





                        



   


Une parenthèse d’union nationale après dix jours de crise politique. Les autorités arméniennes ont célébré l’unité du pays, mardi 24 avril, lors des commémorations du génocide arménien (1915-1917). Ces cérémonies se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.

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                La démission du premier ministre ne met pas fin à la crise politique en Arménie



Le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, et les autorités religieuses du pays se sont notamment rendus au mémorial dédié aux victimes des massacres perpétrés au début du XXe siècle sous l’Empire ottoman qui a fait 1,5 million de morts, selon l’Arménie. Alors que la Turquie considère qu’il s’agissait d’une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts, autant du côté turc qu’arménien.
Rappelant la tragédie ayant frappé les Arméniens, M. Karapetian a déclaré dans un communiqué que « nous traversons aujourd’hui une autre étape très difficile de notre histoire. Nous montrons au monde aujourd’hui que, malgré les difficultés et nos problèmes internes non résolus, nous restons ensemble et unis ». Le premier ministre par interim doit rencontrer mercredi Nikol Pachinian, le député d’opposition qui a mené pendant onze jours la contestation contre Serge Sarkissian.
Un vote à l’Assemblée dans la semaine
N’ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat de président, ce dernier avait fait modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs du premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, son successeur comme président n’ayant plus que des pouvoirs honorifiques. Mais face à la contestation de la rue, M. Sarkissian a été contraint de démissionner lundi.
Dans la foulée, M. Pachinian s’est prononcé pour la tenue d’élections législatives anticipées :
« Notre révolution de velours a gagné mais ce n’est que le premier pas. Notre révolution ne peut pas s’arrêter à mi-chemin et j’espère que vous allez continuer jusqu’à la victoire finale. »
Mais en attendant, un vote à l’Assemblée, largement dominée par le Parti républicain d’Arménie de Serge Sarkissian, est prévu dans un délai de sept jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’UNI et quatre étudiants à titre individuel ont demandé la levée du blocage de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours sont suspendus depuis le 6 mars.
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Recours en justice pour demander le déblocage de l’université Toulouse-II

L’UNI et quatre étudiants à titre individuel ont demandé la levée du blocage de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours sont suspendus depuis le 6 mars.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h05
   





                        


Le syndicat UNI (Union nationale inter-universitaire) et quatre étudiants à titre individuel ont déposé lundi 23 avril devant le tribunal administratif de Toulouse un « référé mesures utiles » pour obtenir le déblocage de l’université de Toulouse-II-Jean-Jaurès, bloquée depuis le 6 mars, a indiqué mardi leur avocat. La date de l’audience devant le tribunal administratif de Toulouse a été fixée à jeudi 10 heures, a indiqué leur avocat, Guillaume Brouquières.

L'UNI Toulouse dépose un référé et manifeste son soutien à la communauté universitaire paralysée par ces agissement… https://t.co/a2qz8HWUYa— UNItoulouse (@UNI Toulouse)


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« Le texte demande au juge des référés d’enjoindre [à] l’administrateur provisoire de l’université d’utiliser les pouvoirs de police qui lui sont conférés par la loi pour permettre de retrouver la sécurité et d’obtenir la liberté d’aller et venir sur le campus », a expliqué M. Brouquières. Pour le syndicat, il s’agit de retrouver « un fonctionnement normal » de cette université, a précisé Marie Glinel, responsable de l’UNI à Toulouse. L’administrateur provisoire de l’université, M. Richard Laganier, n’a pu être joint par l’Agence France-Presse.
« Intervention pas opportune »
Cependant, selon Richard Laganier, le « référé n’est pas recevable » et « l’intervention des forces de l’ordre n’est pas opportune » à Toulouse, qui se trouve « dans un contexte différent » de celui de Tolbiac à Paris ou de Montpellier, où la police est intervenue.
« Le campus de l’université Jean-Jaurès est ouvert sur 23 hectares et comprend des douzaines de bâtiments. S’il y a une intervention pour débloquer ponctuellement, on aura ensuite beaucoup de difficultés pour maintenir les accès libres sur la durée », a fait valoir M. Laganier, soulignant qu’il n’y avait « pas d’urgence » car les « examens vont être délocalisés ou organisés à distance ».

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Une action similaire à Nancy
L’université de Toulouse-Jean-Jaurès était toujours bloquée mardi matin, alors que les étudiants ont entamé lundi leur seconde semaine de vacances de printemps. Deux bâtiments de l’université restaient occupés par des étudiants qui se relaient et proposent des « cours alternatifs ».
Les cours sont suspendus depuis le 6 mars dans cette université, à la fois mobilisée contre la loi qui réforme l’accès à l’université et contre le projet de fusion avec une autre université et des écoles d’ingénieurs toulousaines. La dernière assemblée générale a reconduit le blocage à une écrasante majorité jusqu’à lundi 30 avril, date de la rentrée et d’une prochaine AG.
Une action similaire a déjà été menée à l’université de Nancy : trois étudiants ont saisi le 17 avril la justice pour obtenir le déblocage du campus. Mercredi, le tribunal administratif de Montpellier avait,lui, ordonné aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis mi-février dans le cadre du mouvement contre la loi réformant l’accès à la fac, de « libérer les lieux sans délai ». A la suite de cette décision, la police est intervenue lundi sur ce campus, quasi désert du fait des vacances.

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La mobilisation continue dans certaines universités
A Paris, où le site de Tolbiac, occupé depuis le 26 mars, a été évacué vendredi 21 avril, 2 000 personnes se sont réunies lundi 23 avril à Paris-III Censier pour une assemblée générale et ont voté la reconduction du blocage jusqu’au 2 mai. Selon Mathilde Noury, vice-présidente étudiante (UNEF), la bibliothèque universitaire ainsi qu’un bâtiment du site de Censier ont rouvert, mais le reste demeurait bloqué.
A Nancy, le campus de lettres et sciences humaines de Nancy reste occupé pendant les vacances, qui viennent de débuter. Des activités sont organisées et se poursuivront jusqu’à la prochaine AG, le 9 mai, selon le comité de mobilisation. « La fermeture administrative est toujours en cours à Nancy », rappelle l’UL, conformément à la décision prise par la présidence le 10 avril, en raison de problèmes sanitaires, de sécurité et aussi de dégradations.
A Strasbourg, tous les bâtiments ont désormais rouvert en ce début de vacances universitaires. Certains examens et concours se tiennent cette semaine.
A Limoges, l’occupation de la faculté de lettres et sciences humaines est reconduite jusqu’au 7 mai suite à une AG où étaient présents entre 700 et 1 000 participants, mais les partiels sont par ailleurs maintenus. L’AG a toutefois décidé de permettre l’accès à la faculté aux agents Biatss afin que ceux-ci puissent travailler dans leurs bureaux ; ces personnels avaient été délocalisés sur d’autres sites lors des quinze premiers jours du blocage.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le maire de Nice condamne l’organisation du meeting du FN le 1er mai à Nice, dans une tribune au « Monde » signée par plus de 370 personnalités dont Jean-Jacques Aillagon, Charles Berling et Joann Sfar.
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Christian Estrosi : « Le FN et ses alliés européens ne sont pas chez eux à Nice »

Le maire de Nice condamne l’organisation du meeting du FN le 1er mai à Nice, dans une tribune au « Monde » signée par plus de 370 personnalités dont Jean-Jacques Aillagon, Charles Berling et Joann Sfar.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h56
   





                        



                                


                            
Tribune. Le Front national a choisi d’organiser à Nice cette année son meeting national le 1er mai prochain. Il s’agit d’une première, puisque le Front national a invité à Nice ses amis européens : les Flamands du Vlaams Belang, un parti héritier d’une formation condamnée pour racisme en 2004 et dont les cadres honoraient régulièrement les soldats ayant servi aux côtés des SS ; les Italiens de la Ligue du Nord dont l’actuel leadeur s’est déclaré favorable à des wagons séparés pour les Milanais dits « de souche » dans le métro ; les Polonais du Congrès de la nouvelle droite (KNP), dont le leadeur a déclaré que les femmes sont plus faibles et moins intelligentes que les hommes. D’autres groupes tout aussi peu recommandables ont également été conviés.
Ainsi, dans notre pays, à Nice, autour des vociférations des populistes français, résonnera la voix de ceux dont les propos fleurent aujourd’hui l’entre-deux-guerres.
Fête défigurée
Nous qui aimons la France et son message, nous qui aimons Nice et son histoire, nous ne voulons pas voir le sens vrai du 1er-Mai dénaturé par le Front national et ses sulfureux amis. Nous disons non à une fête défigurée ! Car le Front national saccage à double titre l’héritage et la tradition du 1er-Mai.
D’abord, parce que le 1er-Mai honore tous ceux qui vivent de leur travail. Cette fête rend hommage à tous les travailleurs, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, indépendamment de leurs origines, religion ou convictions. C’est une fête de la solidarité et de la fraternité des hommes. Ensuite, il salit la mémoire de Nice, car le 1er mai est le premier jour d’une très ancienne fête traditionnelle, Les Mai, fête de la joie du printemps revenu, fête familiale et paisible, qui occupera nos parcs et jardins chaque dimanche du mois. De tout cela, le Front national se moque.
er-Mai, à la vraie âme de...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».
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Une « marche solidaire » aux migrants partira fin avril de Vintimille pour Calais

De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h20
   





                        



   


De Vintimille à Calais, 1 400 kilomètres et soixante étapes. Une « marche citoyenne et solidaire » s’élancera le 30 avril de la frontière franco-italienne pour rejoindre la frontière franco-britannique, afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité », a annoncé, mardi 24 avril, François Guennoc, président de L’Auberge des migrants.
« Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape » avec des « moments forts » à Marseille, Lyon ou Paris, a ajouté M. Guennoc en espérant un « effet boule de neige ». Des personnalités telles que l’eurodéputé José Bové et Mgr Jacques Gaillot ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents au départ du cortège.

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« Le contexte actuel n’est pas encourageant »
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. « Le lien est évident », a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’« il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’Etat » mais qu’« elle existe par ailleurs, sous la forme des Justes qui accueillent les migrants, des associations… »
Avec le vote de la loi asile et immigration ou le rassemblement, samedi, d’une centaine de militants d’extrême droite qui ont bloqué un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants, « le contexte actuel n’est pas encourageant », a affirmé M. Guennoc. Mais l’idée est de « montrer qu’en France il n’y a pas que des gens racistes, il y en a aussi qui aident au quotidien », a-t-il ajouté, promettant une manifestation « gaie » et festive.

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La marche, qui s’accompagnera de débats, projections, repas et concerts, sera aussi « l’occasion de recueillir les bonnes pratiques et de lancer une pétition », a ajouté Yann Manzi, d’Utopia 56, une autre association d’aide aux migrants participant à la marche.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.
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Allemagne : la principale autorité de la communauté juive « déconseille » de porter la kippa dans la rue

Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h43
   





                        



   


Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne a « déconseillé » mardi 24 avril à ses coreligionnaires de porter la kippa dans les rues des grandes villes, après une agression survenue en plein Berlin qui a choqué le pays.
« Porter (la kippa) avec un air de défi serait en principe la bonne chose à faire », a déclaré Joseph Schuster dans un entretien à la radio RBB. Mais « malgré tout, je dois en réalité déconseiller à des personnes seules de se montrer dans le centre des grandes villes d’Allemagne avec une kippa ».

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Agression à Berlin
Les propos du président du Conseil central, la plus grande organisation fédérant les communautés et associations juives d’Allemagne, interviennent dans un contexte de crainte d’une résurgence de l’antisémitisme dans le pays. La semaine dernière, l’agression de deux jeunes portant une kippa dans un quartier branché de Berlin a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.
L’une des victimes, qui n’est pas juive mais un Arabe israélien, avait expliqué avoir été hélé et insulté par un groupe de personnes et avoir décidé à ce moment-là de filmer la scène avec son téléphone portable. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent son agresseur en train de le fouetter avec sa ceinture en criant « yahoud » (« juif » en arabe) et « trou du cul ». L’un des agresseurs présumés s’est rendu de lui-même à la police jeudi. Selon la presse, il s’agirait d’un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants.

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Rassemblement solidaire mercredi
Angela Merkel avait vivement dénoncé cet « incident terrible » et promis de « réagir ». « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », avait-elle ajouté.
La Communauté juive de Berlin a par ailleurs appelé les Berlinois à un rassemblement de solidarité mercredi et a invité juifs et non juifs à porter une kippa. Une manifestation qui n’est pas sans rappeler la marche blanche organisée en mars à Paris, en hommage à Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien « parce qu’elle était juive », selon Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le parquet a interjeté appel de la seule relaxe prononcée le 13 avril lors du procès, tandis qu’un des condamnés a fait appel de sa peine de prison de sept ans.
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Procès de la filière djihadiste de Lunel : le parquet et un condamné font appel du jugement

Le parquet a interjeté appel de la seule relaxe prononcée le 13 avril lors du procès, tandis qu’un des condamnés a fait appel de sa peine de prison de sept ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h01
   





                        


Deux appels, l’un du parquet et l’autre d’un condamné, ont été interjetés contre le jugement dans le procès de la filière djihadiste de Lunel, une petite ville de l’Hérault, d’où étaient partis une vingtaine de jeunes pour la Syrie en 2013 et 2014.
Pour avoir « encouragé les départs » en Syrie ou être partis eux-mêmes, quatre hommes ont été condamnés le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris à des peines de cinq à sept ans de prison. Un cinquième prévenu, Saad Belfilalia, poursuivi pour avoir accompagné sa belle-sœur à l’aéroport alors qu’elle repartait en Syrie et lui avoir transmis 190 euros, avait, lui, été relaxé.

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Interrogé mardi 24 avril par l’Agence France-Presse, le parquet a déclaré avoir interjeté appel de cette relaxe. Une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis et mise à l’épreuve, avait été requise contre lui.
Un seul condamné a fait appel
Sur les quatre condamnés, un seul a fait appel : Ali Abdoumi, 47 ans, condamné à sept ans de prison avec deux tiers de sûreté. Il était accusé d’être un « revenant » de Syrie, mais, durant le procès, il a nié ces accusations, affirmant n’être allé qu’en Turquie. Devant les dénégations persistantes de cet homme, qui était alors éloigné de l’islam radical mais en conflit avec l’administration française, le tribunal s’est interrogé sur « son devenir et sa dangerosité ».
Le procès, qui a duré cinq jours début avril, s’est déroulé en l’absence de la plupart des jeunes de la ville partis en Syrie : une dizaine de personnes sont présumées mortes, sur une quinzaine toujours visés par des mandats d’arrêt.
Au cours du procès s’étaient esquissés des éléments d’explication à cette « émulation djihadiste collective », comme l’avaient décrite les juges d’instruction. Les thèses de l’organisation Etat islamique (EI) avaient prospéré à Lunel sur fond de chômage massif, de sentiment de rejet chez certains enfants d’immigrés et de complaisance religieuse, la mosquée s’abstenant de condamner explicitement les départs.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le numéro un mondial du luxe a inauguré sa première usine de lunettes, à Longarone, en Vénétie, en partenariat avec l’italien Marcolin.
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LVMH décuple ses capacités de production de lunettes

Le numéro un mondial du luxe a inauguré sa première usine de lunettes, à Longarone, en Vénétie, en partenariat avec l’italien Marcolin.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h19
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


LVMH a inauguré, mardi 24 avril, sa première usine de fabrication de lunettes de soleil à Longarone, dans la province de Belluno, en Vénétie. Monté en un an de temps, ce site de 8 000 m² est né de la création de Thélios, joint-venture montée avec l’italien Marcolin, numéro trois mondial de la lunetterie.
Un an après avoir inauguré une usine Bulgari, à Valenza, dans le Piémont, le groupe français aux 42,6 milliards d’euros poursuit ainsi ses investissements en Italie, en se dotant d’un 23e site de production dans le pays. « Sur les cinq dernières années, LVMH a investi 600 millions d’euros en Italie et multiplié par deux ses effectifs, les portant à 9 500 personnes », a fait valoir Antonio Belloni, directeur général délégué du groupe LVMH, lors d’une conférence de presse.
L’usine de Longarone emploie aujourd’hui 245 salariés. Elle pourrait être agrandie de « 10 000 m² supplémentaires, pour porter sa capacité de production à 4 millions de paires par an [contre 1 million aujourd’hui] », a précisé Giovanni Zoppas, PDG de Thélios.
« Une paire est devenue un accessoire de mode »

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Le numéro un mondial du luxe veut aller vite. Il le faut. Evalué à 90 milliards d’euros, le marché des lunettes est bousculé par de nouveaux comportements d’achat fort prometteurs. « Une paire est devenue un accessoire de mode », observe Jean-Baptiste Voisin, directeur de la stratégie du groupe. C’est notamment le cas sur le segment des lunettes de soleil de luxe, dont les ventes sont évaluées à 13 milliards d’euros dans le monde.
Les perspectives du marché sont jugées alléchantes. Pour les plus jeunes consommateurs, s’acheter une paire Dior ou Gucci est souvent leur premier achat de produit de luxe. « Tout comme l’est l’achat d’un rouge-à-lèvres », estime M. Voisin. Et les populations asiatiques, qui, pour l’heure, se protègent des rayons ultraviolets à l’aide d’ombrelles et de visières, restent à convertir au port des lunettes solaires, fussent-elles vendues à plus de 300 euros.
Production en interne
Dès lors, tous les groupes de luxe revoient leur mode de fabrication, en abandonnant les contrats de licences qu’ils accordaient à des fabricants, pour leur préférer une production en interne, répondre à la demande, contrôler la distribution et s’accorder ainsi des marges plus confortables. En 2014, Kering, rival de LVMH, avait donné le la, en créant sa filiale Kering Eyewear à Padoue en Vénétie. Elle est aujourd’hui chargée de la fabrication des modèles d’une quinzaine de marques.
L’usine de LVMH et Marcolin devrait probablement produire, à terme, les collections Dior, Fendi et Marc Jacobs, dont les licences accordées à l’italien Safilo arrivent à échéance respectivement d’ici à 2020, 2021 et 2024. Les lignes de production sont, pour l’heure, consacrées à Céline, avant Fred, à la fin de 2018, et Loewe, en 2019.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Sur le terrain, la différence d’appréciation de l’action du président entre les catégories populaires et les cadres supérieurs est très sensible.
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édition abonné


Le fossé se creuse au sein  de l’électorat au sujet d’Emmanuel Macron

Sur le terrain, la différence d’appréciation de l’action du président entre les catégories populaires et les cadres supérieurs est très sensible.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h20
    |

            Sylvia Zappi (Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) et Orsay (Essonne), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Un an est passé et l’image d’Emmanuel Macron semble subir une polarisation inédite entre les différentes catégories sociales. Alors que sa cote de confiance plonge chez les classes moyennes et populaires, elle bondit auprès des cadres supérieurs. Ces penchants divergents sont flagrants sur le terrain. La petite musique entendue à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), auprès d’électeurs ouvriers, retraités et fonctionnaires modestes, a peu en commun avec celle recueillie à Orsay (Essonne) auprès de directeurs commerciaux, artistes ou scientifiques.
La première impression des électeurs normands rencontrés, au lendemain des interventions télévisées du chef de l’Etat sur TF1 puis BFM-TV, est celle du mépris ressenti. Sur cette rive gauche de la Seine, les usines ont ancré un condensé de traditions ouvrières (cheminots, papetiers, métallos, chimistes) doublé d’une forte implantation de fonctionnaires avec plusieurs hôpitaux. Saint-Etienne-du-Rouvray est une terre ouvrière de gauche et un fief du PCF ; elle avait placé Jean-Luc Mélenchon à 36 % au premier tour. C’est peu de dire que la personnalité du président de la République comme sa politique passent mal.
« Mépris des travailleurs »
« Il est comme le roi entouré de ses courtisans, complètement déconnecté, assure Armand Torremocha, ancien outilleur à la retraite. Quand on l’entend avec son air de se foutre de la gueule du monde, c’est “je décide” ! Il ne s’occupe pas si les gens sont malheureux ou pas. » Stéphanie Giard dit elle aussi d’emblée qu’elle « a beaucoup de mal avec son attitude arrogante ». Cette cadre B dans la fonction territoriale se souvient encore de sa déclaration sur « les gens qui réussissent et ceux qui n’ont rien » : « Il va bien au-delà de ce que la droite pouvait exprimer comme mépris des travailleurs. »

La critique que le président et sa majorité mènent une politique de droite est ici récurrente. « Il ne prend pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Un garçon de 16 ans a été tué par la police à Taung, où des protestataires exigent la démission du premier ministre de la province du Nord-Ouest.
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Compte rendu

En Afrique du Sud, un mort lors de violences opposant manifestants et forces de l’ordre

Un garçon de 16 ans a été tué par la police à Taung, où des protestataires exigent la démission du premier ministre de la province du Nord-Ouest.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-24T17:51:32+02:00"

        Le 24.04.2018 à 17h51






    
Lors d’une manifestation à Mahikeng, en Afrique du Sud, le 20 avril 2018.
Crédits : Siphiwe Sibeko / REUTERS


La police sud-africaine a tué par balle un adolescent, lundi 23 avril au soir, lors de nouvelles manifestations violentes après celles qui avaient provoqué, la semaine dernière, le retour précipité au pays du président Cyril Ramaphosa, a indiqué la police mardi.
Un garçon de 16 ans « a été tué par balles par la police », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la « police des polices », Moses Dlamini, précisant que ses services enquêtaient sur les circonstances du drame. Le jeune homme « a été retrouvé mort pendant les manifestations violentes hier soir [lundi] à Taung », a précisé Sabata Mokgwabone, porte-parole local de la police.

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Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans la province sud-africaine du Nord-Ouest pour protester contre le manque de services publics et dénoncer la corruption. Les protestataires exigent la démission du premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, un allié de l’ancien président Jacob Zuma, contraint de démissionner en février sur fond de scandales.
Magasins pillés, bâtiments incendiés
Des affrontements ont opposé la semaine dernière manifestants et forces de l’ordre dans la ville de Mahikeng, chef-lieu du Nord-Ouest, obligeant Cyril Ramaphosa à écourter sa participation à un sommet du Commonwealth à Londres. Le président s’est rendu sur place vendredi et a promis d’« agir aussi vite que possible pour apporter une réponse à tous les problèmes ». Il a aussi exigé de la police qu’elle fasse preuve « de la plus grande retenue » dans l’exercice de ses fonctions, alors que plusieurs personnes ont affirmé dans la presse locale, photos à l’appui, avoir été blessées par les forces de l’ordre.

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Le week-end a été calme à Mahikeng, mais la colère s’est propagée lundi à une autre ville de la province, Taung, située à près de 300 km plus au sud. Des violences y ont opposé des manifestants et la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, selon les médias locaux. Des magasins ont été pillés et des bâtiments incendiés. Mardi, des manifestants ont de nouveau barré une route nationale, selon Sabata Mokgwabone.
Les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d’« émeutes pour l’amélioration des services publics », sont quotidiennes ou presque en Afrique du Sud. Mais le déplacement d’un président pour ce genre d’incidents reste exceptionnel.
Une société extrêmement inégalitaire
« Notre jeune démocratie a été prise en otage par une clique égoïste déterminée à accumuler le plus de richesses possible, tandis que la majorité de la population est sans emploi », a dénoncé mardi le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA). Les accusations contre Supra Mahumapelo sont « multiples », a-t-il ajouté, citant l’attribution récente d’une bourse universitaire de 1 million de rands (près de 70 000 euros) au fils du premier ministre de la province, « l’effondrement du système de santé » et l’achat de bétail destiné à Jacob Zuma pour 1 million de rands.

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Près d’un quart de siècle après la fin officielle du régime d’apartheid, la société sud-africaine reste extrêmement inégalitaire. Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau et à l’électricité reste rare, et les logements précaires. Le pays se débat avec un taux de chômage record de près de 28 %.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.
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Premiers signes de ralentissement sur le marché immobilier

Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h07
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Après une année 2017 record, une accalmie se dessine sur le marché immobilier, suggèrent les notaires dans leur dernière note de conjoncture. Après avoir atteint un pic de 969 000 ventes sur douze mois à fin janvier 2018, le rythme des transactions a légèrement ralenti à fin février, à 965 000 ventes. Un petit ralentissement qui laisse espérer un assagissement des prix dans les prochains mois.
Aux yeux des notaires, deux signaux étayent ce scénario : la diminution des flux de nouveaux crédits au logement des ménages et le fait que 42 % des banques déclarent une baisse de la demande de crédits à l’habitat. Les notaires anticipent un atterrissage en douceur, « laissant présager des volumes plus raisonnables en 2018, l’effet de rattrapage des prix en province globalement plus raisonnables qu’en région parisienne étant sans doute atteint ».

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Au quatrième trimestre 2017, la hausse des prix se poursuivait toujours : +3,4 % en rythme annuel, après +3,3 % au troisième trimestre 2017. Mais la hausse ralentit puisque les prix n’ont augmenté que de 0,5 % au quatrième trimestre, après une progression de 0,9 % au troisième.
Baisse des prix à Saint-Etienne
Cette croissance est plus marquée en Ile-de-France avec une augmentation des prix de 5,1 % sur un an au quatrième trimestre 2017. En province, les prix de l’ancien ont crû de 2,7 % entre les quatrièmes trimestres 2016 et 2017.

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Dans les grandes villes de province, les prix étaient stables ou orientés à la hausse au quatrième trimestre 2017. Seule exception, Saint-Étienne (Loire) qui affiche des prix en baisse de 4 % sur an. A Grenoble (Isère), Dijon (Côte-d’Or), Nice (Alpes-Maritimes), Montpellier (Hérault) et Tours (Indre-et-Loire), les prix sont stables.
Bordeaux (Gironde) caracole toujours en tête avec une hausse de 16 % sur un an et un prix au m² médian de 3 930 euros. À Nantes (Loire-Atlantique), Annecy (Haute-Savoie), Lyon (Rhône), Lille (Nord) et Toulouse (Haute-Garonne), le prix médian augmente également significativement, entre 5 % et 8 %. Dans les autres grandes villes, la hausse est plus modérée, entre 2 % et 5 %.

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La projection des indices de prix à fin mai 2018, à partir des avant-contrats permet d’anticiper une poursuite de la hausse, que ce soit pour les appartements anciens (+4 % sur un an) ou les maisons anciennes (+2,2 %). A Paris, la tendance haussière est appelée à se prolonger au moins jusqu’en avril 2018, où l’on attend un prix au m² aux alentours de 9 300 euros, en hausse de 9 % sur un an.
En province, l’augmentation des prix se tasserait. A fin avril 2018, les évolutions sur un an seraient de +2,3 % pour les appartements anciens et de +1,9 % pour les maisons anciennes. D’une manière générale, les notaires constatent une accalmie sur le volume des transactions au début de 2018 avec des prix qui se maintiennent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.
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Notre-Dame-des-Landes : premières normalisations pour quatre agriculteurs

Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h56
   





                        



   


Elles avaient été annoncées peu après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : l’Etat a officialisé grâce à la signature de baux précaires, mardi 24 avril, la normalisation de la situation de quatre agriculteurs « historiques » – des baux qui courent jusqu’au 31 décembre 2018. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué une « nouvelle avancée vers le retour à l’Etat de droit » sur la ZAD, deux semaines après le début des opérations sur le site, qui mobilisent 2 500 gendarmes mobiles.
Les agriculteurs se sont également réjouis de cette régularisation. « On a enfin un statut légal », a déclaré Sylvain Fresneau, éleveur laitier, qui s’était opposé à son expropriation. « On était squatteurs chez nous, dans notre maison qu’on a achetée, qu’on a payée, on payait les ramassages d’ordures, l’eau, et on était quand même squatteurs », a-t-il déploré devant la presse.

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« Sur zone, on espère un retour à une certaine sérénité, avec petit à petit le départ des forces de l’ordre dès qu’elles pourront le faire, et j’espère que ce sera le plus rapidement possible », a ajouté Sylvie Thébault, autre agricultrice « historique », installée avec sa famille à l’ouest de la ZAD depuis 1999.
Ces quatre conventions d’occupation précaire (COP) courent jusqu’à fin 2018 et portent sur une surface d’environ 300 hectares. Avec leur signature, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation dans un cadre légal – 600 autres faisant déjà l’objet d’une COP avec des paysans n’habitant pas la ZAD.
270 hectares constitués de parcelles doivent encore être attribués. C’est dans ce périmètre que les zadistes ont déposé des projets. Le reste de la ZAD est composé d’hectares de bois, de routes, etc.
Réunion mercredi à Matignon
La préfecture des Pays de la Loire avait donné jusqu’à lundi minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires pour les personnes résidant sur le site de 1 650 hectares.
Le premier ministre, Edouard Philippe, doit présider, mercredi après-midi à Matignon, une réunion avec les « ministres concernés » sur ce dossier et la suite à donner aux opérations d’expulsion des zadistes ne souhaitant pas se régulariser, a annoncé la préfète Nicole Klein. « On me demandera comment je vois les choses, mais c’est le gouvernement qui tranchera », a affirmé la représentante de l’Etat, rappelant « l’engagement » pris de « mettre fin aux occupations illégales » sur la ZAD.
« La ligne, elle est constante, ceux qui ont un projet agricole, qui ont respecté l’Etat républicain, qui se sont intégrés dans le cadre que l’Etat a proposé (…), ceux-là ont leur place, les autres n’ont pas leur place et ils seront évacués », a encore rappelé mardi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
De la place « pour à peu près tout le monde »
Pour la préfète, le dépôt vendredi de quarante dossiers nominatifs par les zadistes, dont 28 purement agricoles, constitue « un grand pas vers l’apaisement ». Elle souligne :
« J’ai toujours pensé qu’on arriverait à obtenir des projets nominatifs. C’est la première fois depuis des années qu’on sait à peu près qui habite là et qui fait quoi. Je pense que c’est un très grand pas. »

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Aucun des 28 projets agricoles déposés n’a été « rejeté » et une quinzaine d’entre eux sont « relativement aboutis », a-t-elle affirmé. Ils seront expertisés et « consolidés », avec l’aide de la Direction départementale des territoires et de la mer, chargée par l’Etat d’une mission sur la répartition du foncier de l’ex-emprise aéroportuaire.
Cependant, les déclarations de projets « ne créent pas de droits », a rappelé la préfète, précisant toutefois qu’il y avait « de la place pour à peu près tout le monde qui souhaite faire de l’agriculture » dans la zone.
Malgré un retour au calme, les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », a dit la préfète de région, pour empêcher toute reconstruction d’habitats détruits et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes. « Je reste optimiste, je pense qu’on va pouvoir un jour circuler sur ces routes », a déclaré le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.



                            


                        

                        


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