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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Exposition. A la Cité des sciences, une exposition ludique raconte l’histoire de la maîtrise du feu par l’homme.
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De la flamme au foyer

Exposition. A la Cité des sciences, une exposition ludique raconte l’histoire de la maîtrise du feu par l’homme.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h31
    |

                            Anne Mellier








                        



                                


                            

D’abord, des monstres flamboyants, dont les tentacules orangés se dressent vers le ciel avant de dévorer la brousse. Et de lointains ancêtres, spectateurs de ces brasiers, fascinés ou effrayés certainement, comme nous le sommes aujourd’hui parfois devant la puissance du feu. De ces ogres sauvages, les premiers hommes ont tiré des outils, un mode de vie : le moyen de s’extraire de la ­nature. Puis ils ont cherché à le comprendre, à le décortiquer, pour mieux le maîtriser.
Cette maîtrise du feu par l’homme, et ses ­limites, c’est l’histoire que raconte « Feu », la nouvelle exposition, ouverte depuis le 10 avril, de la Cité des sciences. Trois espaces sont dévolus aux différentes facettes de la relation que nous entretenons avec cet élément. Le premier raconte la manière dont l’homme s’est approprié le feu, sans savoir que ses flammes forgeraient l’humanité telle qu’on la connaît aujourd’hui. D’abord en le recueillant, puis en l’entretenant, avant d’être à même de le produire avec différents outils. Les vitrines circulaires de ce premier espace rappellent aussi le rôle social du foyer : il favorise la communication, les ­récits, le développement de l’artisanat, d’une culture. Il engendre des mythes et des rites dont l’exposition donne un riche aperçu.
Mécanismes de la combustion
Autre ambiance, plus industrielle, dans la deuxième partie. « C’est un espace consacré à la maîtrise et à l’étude du feu, expliquent Julia Maciel et Christelle Guiraud, co-commissaires de l’exposition. Ici, le feu est mis en boîte. » Et disséqué. On y apprend les mécanismes de la combustion, et la manière dont l’homme les a découverts. Ce que nos sociétés « thermo-industrielles » lui doivent aussi. Car, si discret soit-il au quotidien, le feu permet par exemple aux voitures de rouler.
Et puis le feu qui s’affranchit de l’homme et le menace. La dernière partie de l’exposition est consacrée aux incendies. Une pièce pleine de fumée et de véritables...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Géologie. Une météorite contiendrait des indices issus des profondeurs d’un astre n’ayant pas survécu à la naissance du Système solaire.
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Des diamants, éternels vestiges d’une planète disparue

Géologie. Une météorite contiendrait des indices issus des profondeurs d’un astre n’ayant pas survécu à la naissance du Système solaire.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h58
    |

                            François Mange (« Le Temps »)








                        



                                


                            

Le 7 octobre 2008, une météorite d’un diamètre de plus de deux mètres, nommée « Almahata Sitta », frappait la Terre à la frontière du Soudan et de l’Egypte. C’est la première fois qu’une météorite a pu être identifiée et suivie avant sa collision avec la Terre. « On a eu de la chance, elle est tombée précisément où il fallait ! Dans l’eau ou en dehors d’un désert, il aurait été quasiment impossible d’en récupérer des fragments et de les analyser », indique Cécile Hébert, professeure à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et coauteure d’une nouvelle étude sur Almahata Sitta parue dans Nature Communications. Cela aurait été dommage : « des diamants contenus dans la météorite nous indiquent qu’elle aurait pu appartenir à une planète de la taille de Mercure ou de Mars », se réjouit Cécile Hébert. Inutile de sortir votre attirail de chercheur de pierres précieuses, ces diamants venus du ciel, qui ne sont par ailleurs pas si rares, ont une taille d’environ 0,01 mm. Ces ­micro-joyaux valent cependant leur pesant d’or. Pourquoi ?
Des inclusions informatives
Philippe Gillet, professeur à l’EPFL et coauteur de l’étude, ­explique qu’il avait déjà étudié « le caillou » et constaté la présence des diamants avec un groupe de chercheurs japonais. Mais c’est un doctorant, Farhang Nabiei, premier auteur de la nouvelle étude, qui va trouver un ­détail- clé qui leur avait échappé à l’époque : des inclusions. Ces corps solides, liquides ou ­gazeux, piégés dans le diamant au moment de sa formation, renferment des informations sur la provenance de la météorite. Si, chez un diamantaire, ces impuretés diminuent la valeur de la gemme, pour le géophysicien qu’est Philippe Gillet, il s’agit au contraire d’imperfections très précieuses : « Leur formation au sein d’un corps céleste est très largement débattue et ces inclusions nous permettent de mieux comprendre dans quelles conditions ces diamants ont été créés. »
Un diamant...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent,  la taille moyenne des animaux s’effondre. Une équipe américaine a analysé ces exterminations qui durent depuis plus de  125 000 ans.
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L’homme, tueur en série des grands mammifères

L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent,  la taille moyenne des animaux s’effondre. Une équipe américaine a analysé ces exterminations qui durent depuis plus de  125 000 ans.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h25
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

C’était il y a quelque 14 000 ans. Le continent américain abritait une faune à nulle autre pareille. En Alaska et dans les terres du Yukon, des mammouths de 10 tonnes et de 5 mètres au garrot avalaient tranquillement herbes et autres carex. Un peu plus au sud s’étendaient les terres de l’impressionnant rhinocéros laineux (2 mètres au garrot pour 3 tonnes) et, jusqu’aux tropiques, celles du terrible tigre à dents de sabre (450 kilogrammes, 3,5 mètres de long). Ce qui n’empêchait pas les gigantesques paresseux terrestres de traîner leurs 4 tonnes (et jusqu’à 6 mètres de la tête à la queue) en relative sécurité.
Et puis, en quelques siècles, 3 000 ans tout au plus, ces géants ont disparu. Eradiqués. La cause ? Longtemps les scientifiques se sont opposés sur le sujet. Une météorite, comme lors de la disparition des dinosaures, il y a 66 millions d’années ? Un changement brutal du climat ? Ou encore l’homme, chasseur habile et sans scrupule ? Dans un article publié dans la revue Science, vendredi 20 avril, une équipe américaine vient appuyer cette dernière hypothèse. Elle n’accuse pas seulement les conquérants du Nouveau Monde, probablement arrivés par le détroit de Behring, d’avoir éradiqué quelques espèces imposantes. Elle nous juge responsables de « la baisse de la taille des mammifères à travers le quaternaire tardif », comme l’indique sobrement le titre de la publication. En d’autres termes, nous serions coupables de la disparition générale des plus grands mammifères sur les cinq continents, et cela depuis au moins 125 000 ans.
Arrivée de l’homme en Alaska
Les indices en ce sens étaient déjà graves et concordants. En 2007, la Britannique Caitlin Buck (université de Sheffield) et le Français Edouard Bard (Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, Collège de France) avaient profité des dernières techniques de datation au carbone 14 et de méthodes d’analyses statistiques plus rigoureuses...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Grâce à l’artémie, des chercheurs américains ont montré que le zooplancton pouvait générer des tourbillons et ainsi mélanger les strates océaniques.
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Ces crevettes qui brassent les océans

Grâce à l’artémie, des chercheurs américains ont montré que le zooplancton pouvait générer des tourbillons et ainsi mélanger les strates océaniques.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 18h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Ne cherchez pas d’artémies chez votre poissonnier. Jusqu’à preuve du contraire, cette petite crevette des lagunes et marais salants, dépassant rarement les 12 mm, ne présente aucun intérêt pour nous autres humains. Sur le plan directement gastronomique, du moins. Les scientifiques, en revanche, apprécient quelques-unes de ses étranges propriétés. Ainsi, dès que les conditions extérieures deviennent périlleuses, le crustacé produit des cystes. Dissimulé dans une enveloppe solide, la larve peut ainsi séjourner de longues semaines, résister à des températures polaires comme aux plus fortes chaleurs. Que les conditions s’améliorent et la larve reprend son cycle de vie, prête à grandir… ou à se faire dévorer par les poissons et autres oiseaux des marais. Cette résistance et la facilité de stockage qui l’accompagne font de l’artémie une des ressources favorites des aquariophiles amateurs.
John Dabiri, lui, n’est pas aquariophile, encore moins amateur. Professeur d’ingénierie mécanique à l’université Stanford, il se passionne pour les systèmes de propulsion. Il a ainsi consacré de nombreuses années de recherche aux mouvements des méduses, s’en inspirant pour développer des éoliennes mais aussi des engins sous-marins. En jetant son dévolu sur les artémies, le chercheur entendait modéliser les mouvements des krills, copépodes et autres formes de zooplancton, qui pullulent dans nos mers. « Le consensus dominant voulait que ces animaux, les plus abondants de l’océan, étaient trop petits pour avoir un impact dynamique », se souvient-il. Dans un article publié dans la prestigieuse revue Nature, il vient de prouver le contraire.

Sa démonstration semble presque élémentaire. Au laboratoire, une grande cuve est remplie d’eau salée, avec deux couches bien séparées de concentration en sel différentes. Les crevettes sont alors introduites et attirées vers le fond par une lumière verte. Au bout de dix minutes, une LED bleue...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Paludisme, la guerre d’usure (7/10). Les scientifiques étudient la possibilité d’administrer à toute une population une molécule qui tue les anophèles.
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Décryptage

Contre le paludisme, rendre le sang humain toxique pour les moustiques

Paludisme, la guerre d’usure (7/10). Les scientifiques étudient la possibilité d’administrer à toute une population une molécule qui tue les anophèles.

Par                                            Florence Rosier




LE MONDE
              datetime="2018-04-22T17:30:28+02:00"

        Le 22.04.2018 à 17h30






    
Un anophèle, l’espèce de moustique responsable de la transmission du paludisme.
Crédits : Handout . / REUTERS


Pourrait-on recourir à un « traitement de masse », dans certaines régions, pour enrayer la transmission du paludisme ? La stratégie consiste à administrer à toute une population un médicament contenant une molécule toxique pour l’anophèle, le moustique qui transmet le parasite Plasmodium falciparum, responsable de cette maladie. Lorsqu’il pique une personne dont le sang recèle cette molécule, il meurt avant d’avoir pu transmettre le parasite à quelqu’un d’autre.
« Il s’agit d’un traitement à visée altruiste, relève le docteur Marc Thellier, du Centre national de référence du paludisme en France. Les personnes traitées ne sont pas personnellement protégées. En revanche, ce traitement de masse a un effet globalement protecteur sur la population : il réduit la transmission du moustique à l’homme dans toute une région. » 

        Présentation de notre série
         

          Paludisme, la guerre d’usure



Cette stratégie est explorée avec un médicament, l’ivermectine, utilisé depuis plus de trente ans dans la prise en charge de deux affections parasitaires répandues : la filariose lymphatique et l’onchocercose, ou « cécité des rivières ». L’ivermectine est aussi indiquée dans le traitement des poux ou de la gale.
« En 1989, une équipe russe a découvert que cette molécule, diluée dans du sang, pouvait tuer une espèce d’anophèle », raconte Marc Thellier. Quand un moustique piquait un lapin traité par l’ivermectine, il mourait au bout de quelques jours.
Le bétail aussi
La piste est un peu tombée dans l’oubli jusqu’à ce qu’on redécouvre cet effet sur le terrain. En 2011, une étude a ainsi montré, dans le sud-est du Sénégal, que le taux d’infection par Plasmodium falciparum chutait au sein des populations qui avaient reçu de l’ivermectine contre la cécité des rivières. Cet effet concernait le paludisme transmis par l’espèce Anopheles gambiae. Ce médicament « pourrait être un outil puissant et synergique pour réduire la transmission du paludisme dans les régions épidémiques », concluaient les auteurs, issus de l’université du Colorado et du ministère sénégalais de la santé.
En 2014, cet effet a été confirmé dans des villages du Sénégal, du Liberia et du Burkina Faso. Mais les questions posées restaient nombreuses. L’ivermectine serait-elle efficace contre les principales espèces de moustiques qui transmettent le parasite, différentes selon les régions du monde ? Quelles seraient, par ailleurs, les régions qui en bénéficieraient le plus ? Et selon quelles modalités d’administration : à quelle dose traiter les populations, combien de fois et à quel rythme ?

        Episode 5
         

          Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants



Selon les dernières études, parues en 2017, « il semblerait qu’il faille traiter régulièrement les gens pour limiter durablement la transmission, car la molécule est très efficace dans la première semaine qui suit la prise puis l’effet s’estompe et disparaît au bout de quelques semaines », précise Marc Thellier.
Pour l’heure, il est trop tôt pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande ce traitement de masse. « Certains experts pensent que c’est une stratégie intéressante. Il pourrait être utile de l’appliquer aussi au bétail ciblé par certaines espèces de moustiques », indique Marc Thellier.
Questions éthiques
Un autre traitement de masse contre le paludisme, à base de primaquine, est déjà recommandé par l’OMS. La primaquine est indiquée dans le traitement des « accès de reviviscence » (une résurgence de la maladie à partir de cellules infectées dormantes) de certaines espèces de paludisme : elle détruit les cellules dormantes du parasite, réfugié dans le foie des sujets infectés. « Mais en plus de cette action, on s’est aperçu que la primaquine pouvait bloquer le développement de Plasmodium falciparum chez le moustique en empêchant la fusion de ses gamètes », explique Marc Thellier.
L’OMS recommande son utilisation en administration unique, faiblement dosée, chez tous les gens qui font un accès de paludisme. « C’est en Asie du Sud-Est que ce traitement est le plus utilisé, parce que l’enjeu est crucial : il s’agit de limiter la diffusion du parasite dans une région où Plasmodium falciparum développe des résistances aux traitements actuels. » En Amérique du Sud aussi, cette recommandation est plus ou moins bien suivie. En Afrique, elle est plus compliquée à mettre en œuvre.

        Episode 6
         

          L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments



Ces stratégies soulèvent aussi des questions éthiques. On donne un médicament à des personnes qui n’en ont pas directement besoin pour leur propre santé : il faut donc s’assurer de son innocuité. Concernant la primaquine, ce médicament peut entraîner des anémies parfois sévères chez les personnes génétiquement déficitaires en une enzyme, la G6PD. Mais l’OMS juge ce risque peu élevé au vu des faibles doses de primaquine administrées.
L’ivermectine, de son côté, semble avoir très peu d’effets indésirables. Elle agit en bloquant certaines voies nerveuses et musculaires des invertébrés, entraînant une paralysie neuromusculaire qui tue les moustiques et d’autres parasites. Mais elle épargne ces systèmes chez les mammifères – donc chez l’homme. Plus de trente ans d’utilisation en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud ont confirmé sa bonne tolérance.
Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Roll Back Malaria (RBM).

Sommaire de notre série Paludisme, la guerre d’usure
Dans une série en dix épisodes, Le Monde Afrique détaille les enjeux de la lutte contre cette maladie parasitaire qui a provoqué 445 000 décès dans le monde en 2016.

        Episode 8
         

          Au Mali, « plus aucun enfant ne meurt du paludisme dans les villages où nous intervenons »




        Episode 7
         

          Contre le paludisme, rendre le sang humain toxique pour les moustiques




        Episode 6
         

          L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments




        Episode 5
         

          Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants




        Episode 4
         

          Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme




        Episode 3
         

          Les nouvelles armes de la lutte contre le paludisme




        Episode 2
         

          Le paludisme, tueur au quotidien




        Présentation de notre série
         

          Paludisme, la guerre d’usure







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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le neurobiologiste Pierre-Marie LLedo explique que le changement est une véritable fontaine de jouvence et la production de neurones cesse seulement lorsque l’on arrête d’apprendre.
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« Le cerveau se nourrit du changement »

Le neurobiologiste Pierre-Marie LLedo explique que le changement est une véritable fontaine de jouvence et la production de neurones cesse seulement lorsque l’on arrête d’apprendre.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 08h53
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Pierre-Marie Lledo est neurobiologiste et dirige le département neurosciences de l’Institut Pasteur. Le monde du travail s’intéresse à ses travaux sur l’épanouissement du cerveau, repris dans Le Cerveau, la machine et l’humain (Odile Jacob, 2017).
Vous restez optimiste pour l’homme, malgré les menaces que font peser les technologies numériques sur son travail. Pourquoi ?
L’homme, on le sait, a commencé à s’épanouir lorsqu’il a été confronté à l’inconnu, à de nouveaux obstacles. Le cerveau se nourrit du changement, c’est une véritable fontaine de jouvence et la production de neurones cesse seulement lorsque l’on arrête d’apprendre ; ce n’est une question ni d’âge, ni de métier, ni de milieu social. Nous permettre de nous adapter à des ruptures est tout simplement sa raison d’être. C’est le cas avec les technologies numériques, comme à l’apparition de tout nouvel outil.
Nos capacités en seront-elles transformées ?
On le voit à travers l’évolution des processus de mémorisation. En évoquant l’invention de l’écriture par les Egyptiens, Socrate mettait en garde ses contemporains contre cette mémoire artificielle qui allait leur faire perdre la mémoire véritable. C’est vrai que cette capacité est devenue moins nécessaire à l’homme.
D’ici dix ans, je pense que la communication passera essentiellement par la voix, pour nous libérer du goulot d’étranglement dans la transmission de nos idées qu’est l’écriture
Les stratégies sont à nouveau en train de changer : si vous demandez à un millenial ce que lui inspire la date 1515, il va tout de suite faire appel à son smartphone et trouver en cinq minutes François 1er et la bataille de Marignan. Si vous lui reposez la question un mois plus tard, il aura oublié les réponses. En revanche, il saura retrouver le cheminement pour parvenir à ces informations. Il aura donc développé une mémoire du « process » plutôt qu’une mémoire sémantique.





                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Ce physicien qui fait surfer les électrons dans le sillage des faisceaux lasers  se prépare à partir en Israël, à l’Institut Weizmann, où on lui donne carte blanche.
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Victor Malka,  maestro des rayons lasers

Ce physicien qui fait surfer les électrons dans le sillage des faisceaux lasers  se prépare à partir en Israël, à l’Institut Weizmann, où on lui donne carte blanche.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 16h00
    |

                            Florence Rosier (Rehovot, Institut Weizmann, Israël)








                        



                                


                            
Mais où est passé le « compresseur à laser » de Victor Malka ? Le 21 mars, sur le campus de l’Institut Weizmann, en Israël, la question tracassait le physicien. Plus d’une tonne et ­demie de matériel, volatilisée durant son vol entre Paris (France) et Tel-Aviv (Israël) ! Pour Victor Malka, le problème est bien plus trivial que l’accélération des particules d’un plasma – son hobby de chercheur. « Il y a dix-huit ans, la communauté scientifique était très sceptique sur notre capacité à accélérer des électrons par des impulsions lasers. Aujourd’hui, nous parvenons à manipuler collectivement ces particules sur de courtes distances, se réjouit-il. C’est une nouvelle façon, plus compacte et moins chère, de produire des faisceaux d’électrons et de rayons X. »
La veille, il venait de réceptionner 25 des 26 conteneurs abritant l’une des pièces du puzzle de son futur super-laser. Religieusement usinées par la société Thales Optronique, à Elancourt (Yvelines), elles avaient été acheminées par avion depuis Roissy, pour être montées et installées ici, au « Weizmann ». En mai 2019, Victor Malka rejoindra à temps plein cet institut israélien, qui figure parmi les 150 meilleures universités au monde du ­classement de Shanghaï. Pour l’heure, il est ­encore au Laboratoire d’optique appliquée (LOA), une unité mixte entre l’Ecole polytechnique, le CNRS et l’ENSTA, à Palaiseau (Essonne).
Tohu-bohu feutré, dans le petit monde de la physique : comment la France pouvait-elle « perdre » ce virtuose des lasers ? « Je suis tombé amoureux de ce campus. Ici, chaque ­arbre a son numéro et son histoire », confie-t-il. Mais le charme du lieu, on s’en doute, ne pouvait suffire à l’attirer.
Chercheur très en pointe
« Victor Malka est un chercheur d’exception, ­estime Jacques Biot, président de l’Ecole polytechnique. Il incarne le scientifique que nous cherchons à accueillir à l’X : à la fois très libre dans le choix de ses sujets de recherche,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Epreuve douloureuse, la maladie peut devenir l’occasion de se reconvertir dans l’éducation thérapeutique. Des diplômes universitaires existent pour les patients et les soignants qui veulent se tourner vers ces nouveaux métiers.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Faire de l’expérience de la maladie son métier

Epreuve douloureuse, la maladie peut devenir l’occasion de se reconvertir dans l’éducation thérapeutique. Des diplômes universitaires existent pour les patients et les soignants qui veulent se tourner vers ces nouveaux métiers.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 11h15
    |

            Martine Jacot








                        



                                


                            

Des cours peu ordinaires se déroulent au troisième étage d’un bâtiment de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, dans le cadre de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie (Sorbonne Université). Au programme de cette matinée de mars : « techniques de préservation de la fertilité après un cancer », « prise en charge de la douleur », « sexualité et cancer ».
Les 26 étudiants – jamais avares de questions, de remarques ou de plaisanteries devant les intervenants spécialisés – ne sont ni des internes ni des soignants, à l’exception d’un médecin : ce sont des patients, toujours en traitement ou en rémission d’un cancer. Leur âge varie entre la trentaine et la soixantaine. Venus d’horizons professionnels divers, ils se forment à l’écoute active, au partage de l’expérience de leur maladie et de leurs traitements, en vue d’agir en tant qu’intermédiaires entre le corps médical et les malades, notamment. Ils suivent le cursus d’un diplôme universitaire (DU) pour exercer, à temps plein ou partiel, de nouveaux métiers : « patient expert », « patient partenaire » ou « patient enseignant ».
Accompagner les salariés malades
Sandrine Doczekalski, 38 ans, était styliste chez Sonia Rykiel lorsqu’on lui a diagnostiqué un lymphome de Hodgkin, une forme de cancer du système lymphatique. « J’ai abandonné mon métier pour me soigner et parce que toutes mes priorités ont été remises en question », dit-elle. Elle s’est formée en sophrologie et entend aller plus loin dans l’aide aux autres. Carole David, 47 ans, guérie d’un cancer du sein, a repris son ancien travail chez Axa, mais voudrait créer, au sein de son entreprise, une unité pour accompagner les salariés souffrant d’un cancer ou d’une autre pathologie lourde. Naïma Françoise, 53 ans, doit suivre un traitement de chimiothérapie à vie. Juriste dans un cabinet de consultants, elle s’est arrêtée de travailler neuf mois. « Je veux faire quelque chose des épreuves que je continue de vivre, dit-elle....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Historien du socialisme, le nouveau président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui a conseillé François Hollande, souhaite que la recherche nourrisse le débat public.
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Christophe Prochasson : comprendre le monde sans le fuir

Historien du socialisme, le nouveau président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui a conseillé François Hollande, souhaite que la recherche nourrisse le débat public.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 12h16
    |

                            Catherine Portevin








                        



                                


                            

« Vous contemplerez la plus belle vue de Paris ! », avait-il promis, comme s’il voulait d’abord nous faire sentir le génie du lieu. Certes, depuis son bureau présidentiel, au dernier étage de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), la vue est imprenable sur les toits du 6e arrondissement de Paris. Mais plus remarquables encore sont les deux affiches placardées au mur, que l’historien Christophe Prochasson ne se lasse pas de commenter.
La première date de 1948 et donne le programme de la toute nouvelle VIe section « Sciences économiques et sociales » de l’Ecole pratique des hautes études. Avec les cours de Lucien Febvre, président – le fondateur, avec Marc Bloch, de la revue Annales –, Fernand Braudel, André Leroi-Gourhan, Claude Lévi-Strauss, Ernest Labrousse…
La seconde donne celui de l’année universitaire 1975-1976, qui inaugure l’Ecole des hautes études en sciences sociales, créée par l’autonomie de cette VIe section, avec les séminaires de Jacques Le Goff, président, François Furet, Marc Augé, Raymond Aron, Pierre Bourdieu, Françoise Héritier, Nicole ­Loraux, Pierre Vidal-Naquet… Tous les grands noms des sciences humaines françaises du XXe siècle, reconnus dans le monde : la voilà, la plus belle vue de Paris, voilà le génie du lieu. Le nouveau président, élu en novembre 2017 par l’assemblée générale de ses pairs, n’en est que l’hôte. S’il aime recevoir « au 54 » (du boulevard Raspail), c’est en se situant d’emblée dans un arbre généalogique plus grand que lui.
A ce sens de l’histoire, Christophe Prochasson ajoute un lien intime : « Je dois tout à cette maison, jusqu’aux recoins de ma vie personnelle, confie-t-il. L’EHESS, c’est pour moi le lieu par excellence de la liberté intellectuelle. » Normalien, il y est entré en 1991, son doctorat d’histoire contemporaine en poche sur, déjà, le rôle des intellectuels dans le socialisme de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ La revue en ligne « BMJ Case Reports » rapporte le cas clinique d’une femme dont l’emplacement du rein droit varie de 6 cm selon qu’elle est debout ou couchée.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                

Un morceau de SpaceX retrouvé en Bretagne

Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h14
   





                        



   


Un couple de trentenaires, seuls habitants de l’île de Quéménès, au large de la Bretagne, ont retrouvé un morceau d’engin spatial SpaceX, qu’ils ont soigneusement conservé dans leur ferme en attendant l’arrivée d’un expert de l’entreprise américaine.
Le morceau a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, entraîné par les courants, sur le rivage de cette petite île de 30 hectares située en mer d’Iroise (Finistère).
« L’objet comporte trois plaques avec le logo SpaceX », a expliqué Amélie Goossens, actuelle locataire de l’île, qui appartient au Conservatoire du littoral.
« On a envoyé un mail et contacté SpaceX via Twitter », a confié la jeune agricultrice qui, avec son compagnon, a été sélectionnée en novembre pour ramener la vie dans cet îlot désert, long de 1,3 km pour une largeur maximale de près de 400 m.
L’objet retrouvé, ressemblant à une baignoire, correspondrait « au-dessus d’une capsule spatiale », selon Didier Olivry, délégué du Conservatoire du littoral de Bretagne.
« La compagnie a été contactée par les locataires de l’île et nous attendons la venue d’un expert de l’entreprise pour confirmer son origine et déterminer sa destination », a-t-il dit.
 
110 tonnes de satellites envoyés dans l’espace en 2017
Si le cœur des ambitions de l’entreprise fondée par Elon Musk réside dans la présence humaine dans l’espace (le milliardaire américain parlant même de coloniser la planète Rouge), l’entreprise s’est jusqu’ici positionnée principalement sur le lancement de satellites commerciaux. Avec un certain succès, eu égard à la jeunesse de SpaceX, fondée en 2002.

        Lire aussi :
         

                Comment SpaceX s’est fait une place dans l’aérospatiale



Débutée en 2009 avec le premier lancement réussi d’un satellite, cette activité est devenue plus régulière à partir de 2013 avec la Falcon 9, que l’entreprise a fait évoluer vers plus de puissance et de capacité d’emport pour répondre aux besoins du marché. L’activité a ensuite régulièrement crû, atteignant 110 tonnes envoyées en orbite en 2017. Soit près de deux fois plus qu’Arianespace (59 tonnes envoyées en 2017), numéro 1 depuis des années.
En matière de coûts, l’entreprise figure parmi les plus compétitives. Alors que le prix d’un lancement est en moyenne de 92 millions de dollars chez ses concurrents, la facture s’élève à 61,2 millions de dollars chez SpaceX pour sa fusée Falcon 9, selon un rapport de la FAA, l’Agence fédérale américaine de l’aviation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ James Bridenstine a bénéficié des voix des sénateurs du parti Républicain (50 contre 49 démocrates) pour prendre la tête de l’Agence spatiale américaine. Une nomination très politique, estime Sylvestre Huet.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le bio-informaticien Frédéric Cazals s’inquiète dans une tribune au « Monde » de l’absence des acteurs français dans les grands congrès scientifiques et de ses conséquences, notamment sur les performances économiques.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Recherche et développement : les entreprises françaises n’ont pas de vision

Le bio-informaticien Frédéric Cazals s’inquiète dans une tribune au « Monde » de l’absence des acteurs français dans les grands congrès scientifiques et de ses conséquences, notamment sur les performances économiques.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h05
    |

Frédéric Cazals (Directeur de recherche, Inria Sophia Antipolis Méditerranée, professeur associé à Centrale-Supélec)







                        



                                


                            

Tribune. En examinant la participation d’entreprises françaises à certains événements académiques de premier plan, dans deux registres très différents, on constate que le niveau de culture R&D (recherche & développement) au sein des entreprises françaises peut être anormalement bas et obère la compétitivité du pays. J’en prendrai deux exemples.
Dans le domaine de l’Intelligence artificielle et de la société digitale, tout d’abord. Chacun sait à quel point les sciences et techniques du numérique ont bouleversé notre quotidien. Divertissement, véhicules autonomes, santé, ingénierie, finance sont en effet autant de domaines pour lesquels ordinateurs et algorithmes jouent un rôle sans cesse croissant. La recherche d’aujourd’hui augurant des innovations de demain, un examen des tendances perceptibles lors de la conférence de référence de l’intelligence artificielle (IA) est instructif.
Avec 8 000 participants en 2017, « Neural Information Processing Systems » (« NIPS ») est à la fois une conférence académique sur les fondements mathématiques et algorithmiques de l’IA, et une exhibition technologique de premier plan. Alors que la diversité des domaines abordés n’a d’égal que celle des pays représentés, voici la statistique qui alerte : 85 sponsors d’origine variée avec un fort biais anglo-saxon et asiatique ; du côté européen, présence allemande et anglaise marquée ; cependant, une seule entreprise française.
Des algorithmes sophistiqués
On notera que l’engouement pour l’IA au sens large est attesté par la fréquentation de cette conférence, multipliée par 8 en dix ans (l’édition 2017 était la 31e). Nombre d’entreprises accordent une importance particulière au salon, critique pour la visibilité et le recrutement, la matière grise faisant l’objet de la convoitise que chacun sait. Les sponsors déboursent entre 5 000 et 80 000 dollars en fonction du statut convoité.
Pour comprendre à quel point...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Ce télescope est conçu pour rechercher des planètes d’une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d’abriter la vie.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Dans certains cas, vacciner des personnes qui n’avaient pas été exposées auparavant à la dengue augmente leur risque de développer une forme grave de la maladie. L’Etat philippin soupçonne qu’une dizaine d’enfants en soient morts.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                

Dengue : l’OMS recommande de tester les patients avant de les vacciner

Dans certains cas, vacciner des personnes qui n’avaient pas été exposées auparavant à la dengue augmente leur risque de développer une forme grave de la maladie. L’Etat philippin soupçonne qu’une dizaine d’enfants en soient morts.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 20h02
   





                        


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé jeudi 19 avril de tester les patients individuellement avant de leur injecter le vaccin contre la dengue de Sanofi, afin de vérifier s’ils ont pu être exposés plus tôt à cette infection.
A l’issue d’une réunion de deux jours consacrée à ce vaccin, au siège de l’OMS à Genève, des experts de l’agence des Nations unies ont estimé que le produit devait être administré « avec plus de précaution ».
« Nous avons maintenant une documentation claire nous informant que le vaccin doit être administré avec plus de précaution en l’injectant uniquement à des personnes déjà infectées », a déclaré par téléphone à des journalistes Alejandro Cravioto, président du groupe d’experts (SAGE) sur l’immunisation.
Sanofi sur le gril
Après une nouvelle analyse des données, Sanofi avait fait savoir en novembre 2017 que le vaccin pouvait augmenter le risque de développer une forme grave de la dengue dans certains cas sur des personnes vaccinées qui n’avaient pas été exposées auparavant à la maladie.
Le groupe, dans une déclaration faisant suite à la réunion d’experts à l’OMS, a assuré que le Dengvaxia était sût et s’est montré confiant « dans son potentiel prouvé pour réduire le nombre de cas de dengue dans les pays où la maladie est endémique ».

        Lire aussi :
         

                Vaccination contre la dengue : le fiasco de Sanofi



A l’origine de cette polémique, il y a la mort de 14 personnes aux Philippines. L’Etat philippin, qui soupçonne que ces décès soient liés à la prise du vaccin, a engagé des poursuites contre Sanofi, lundi 5 février, et a également demandé au groupe français de rembourser l’intégralité du coût, de quelque 60 millions d’euros, du programme de vaccination contre la dengue lancé en 2015 auprès de 870 000 enfants.
Dans un communiqué, Sanofi a fermement rejeté les accusations des autorités philippines, rappelant que l’hôpital général du pays avait assuré qu’il n’y avait « aucune preuve liant directement la prise du Dengvaxia à la mort de 14 personnes. En dix ans d’essais cliniques, et près d’un million de doses injectées, aucune mort liée au vaccin n’a été observée. Au contraire, l’administration du vaccin a réduit les risques liés à la prévalence de la dengue dans le pays. » Chaque année, entre 500 et 1 000 Philippins meurent des suites de la dengue.
Ce vaccin n’est pas autorisé en outre-mer
Si la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe sont aussi touchées par la maladie, possiblement mortelle, le vaccin du laboratoire Sanofi n’y est cependant pas autorisé.
Le Dengvaxia n’a en effet toujours pas d’autorisation de mise sur le marché en Europe, la demande n’ayant été déposée qu’en avril 2016. Une stratégie assumée par Sanofi : « C’était important avant toute chose de rendre ce vaccin disponible dans les pays qui souffrent le plus de la maladie. Nous avons donc décidé de nous concentrer en premier lieu sur l’Asie et l’Amérique latine », déclarait au Monde en mars Thomas Triomphe, vice-président de la région Asie-Pacifique chez Sanofi Pasteur.
Mais aujourd’hui, le dossier semble coincer à l’Agence européenne du médicament (EMA) : alors qu’il faut en général deux cent soixante-dix-sept jours pour obtenir une autorisation, le Dengvaxia est toujours en cours d’évaluation près de sept cents jours plus tard. Interrogée en mars par Le Monde, l’EMA n’a pas donné les raisons de ce délai, expliquant seulement que l’évaluation était suspendue chaque fois que de nouvelles informations étaient demandées aux fabricants.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer







                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ La surmortalité constatée par l’organisme public Santé publique France touche surtout les personnes de plus de 65 ans.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                

La grippe a engendré une surmortalité estimée à 13 000 morts pendant l’hiver 2017-2018

La surmortalité constatée par l’organisme public Santé publique France touche surtout les personnes de plus de 65 ans.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h55
    |

                            Baptiste Decharme








                        



   


Santé publique France, le nouveau nom de l’Institut de veille sanitaire (InVS), vient d’annoncer la fin de l’épidémie de grippe en France. L’organisme annonce cette année 13 000 décès liés à la grippe. Pour autant, bien que ce chiffre puisse paraître élevé, il reste plus bas que celui de l’année dernière, où 14 348 personnes seraient décédées des suites de la grippe.
Selon les estimations de Santé publique France, 93 % des décès concernaient des personnes âgées de 65 ans et plus. Deux pics de mortalité ont été observés cette année : le premier entre le 1er et le 7 janvier et le deuxième entre le 5 et le 11 mars.
Comment ces chiffres sont-ils calculés ?
Pour calculer ces chiffres, l’organisme évalue le nombre de décès sur un échantillon de 3 000 communes représentant 80 % de la population et l’extrapole sur l’ensemble de la population française. Il calcule ensuite le nombre de décès supplémentaires à ce qui était attendu à travers des données statistiques. Cependant, la grippe ne représentant pas la totalité des décès supplémentaires, Santé publique France estime une proportion qui est liée à la grippe.


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Environ 13 000 décès liés à la grippe pour la saison 2017-2018


Source : Santé publique France



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		},
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        "",
        1919
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        15173
      ],
      [
        "",
        319
      ],
      [
        "",
        5715
      ],
      [
        "",
        10440
      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
        18317
      ],
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        "",
        167
      ],
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        "",
        14358
      ],
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      ]
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 100) {
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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		}	
	}

});


La mortalité liée au virus grippal varie sensiblement selon les années, selon la virulence du virus et la protection apportée par la vaccination. Par exemple, la saison 2015-2016 a connu une saison très peu mortifère. Cela s’explique notamment parce que le virus grippal mute continuellement et que certaines souches sont particulièrement redoutables : l’organisme n’est peu ou pas préparé à un virus nouveau et plus mortel, et le vaccin est moins adapté.
Au cours de l’histoire, certaines souches de la grippe ont ainsi provoqué des millions de morts. La célèbre grippe espagnole aurait ainsi fait 200 000 morts en France en 1918-1919, et, selon les dernières estimations, jusqu’à 100 millions de morts dans le monde − soit bien plus que le conflit mondial qui l’a précédée. Plus proche de nous, la grippe de « Hongkong » a provoqué le décès d’environ 32 000 personnes en France, en 1968-1969. Aujourd’hui, les pandémies reviennent régulièrement, mais la couverture médicale et la possibilité de se faire vacciner protègent mieux la population.
Un taux d’incidence variable mais plus faible que dans les années 1980
L’incidence du virus Influenza, responsable de la grippe saisonnière, semble diminuer légèrement depuis 1984, date à laquelle le réseau Sentinelles, en France, a commencé à étudier l’épidémiologie de la grippe. Elle est calculée grâce au « taux d’incidence », une donnée statistique qui permet de calculer le nombre de personnes qui consultent un médecin pour un syndrome grippal, ramené à 100 000 habitants.


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Le taux d'incidence de la grippe diminue légèrement depuis 1984


Source : Réseau sentinelle



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	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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		}
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		},
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	}],
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		type: "linear",
		 categories:["1984-1985","1985-1986","1986-1987","1987-1988","1988-1989","1989-1990","1990-1991","1991-1992","1992-1993","1993-1994","1994-1995","1995-1996","1996-1997","1997-1998","1998-1999","1999-2000","2000-2001","2001-2002","2002-2003","2003-2004","2004-2005","2005-2006","2006-2007","2007-2008","2008-2009","2009-2010","2010-2011","2011-2012","2012-2013","2013-2014","2014-2015","2015-2016","2016-2017"],
		title: {
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		},
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		},
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				useHTML: false,
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				y: 15
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		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
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		verticalAlign:"bottom", 
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    "data": [
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        8227
      ],
      [
        "",
        8207
      ],
      [
        "",
        1386
      ],
      [
        "",
        3542
      ],
      [
        "",
        3268
      ],
      [
        "",
        5402
      ],
      [
        "",
        1925
      ],
      [
        "",
        4818
      ],
      [
        "",
        5175
      ],
      [
        "",
        4178
      ],
      [
        "",
        5581
      ],
      [
        "",
        5593
      ],
      [
        "",
        2629
      ],
      [
        "",
        3893
      ],
      [
        "",
        2533
      ],
      [
        "",
        4667
      ],
      [
        "",
        5106
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
        3398
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        4459
      ],
      [
        "",
        5515
      ],
      [
        "",
        3491
      ],
      [
        "",
        2276
      ],
      [
        "",
        5531
      ],
      [
        "",
        1284
      ],
      [
        "",
        4413
      ],
      [
        "",
        3465
      ],
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        "",
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      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le vaccin a commencé à être remboursé par l’Assurance-maladie aux personnes de plus de 75 ans en 1985. Cet âge a diminué progressivement : aujourd’hui, le vaccin est totalement remboursé pour les personnes de plus de 65 ans, chez qui le risque de complications liées à la grippe saisonnière est plus élevé. Pourtant, le niveau de couverture vaccinale de la population de plus de 65 ans diminue depuis quelques années : de 65 % de couverture en 2000, ce taux est passé à 50,8 en 2015, selon l’OCDE.


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	}



Le taux de vaccination des plus de 65 ans diminue depuis 2008


Source : OCDE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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		}
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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	},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
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	},
	yAxis:[{
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		title: {
			text:"Taux de vaccination des personnes de plus de 65 ans"
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
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		},
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	xAxis: {
		type: "linear",
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		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Sur son blog, le journaliste Sylvestre Huet, pointe un chiffre : 121 milliards d’euros. C’est le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤ 
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<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Pour le mathématicien Etienne Ghys, ces suites d’instructions qui régissent en partie nos destins devraient être plus transparentes et accessibles.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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Les algorithmes devraient-ils livrer leurs secrets ?

Pour le mathématicien Etienne Ghys, ces suites d’instructions qui régissent en partie nos destins devraient être plus transparentes et accessibles.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 17h32
    |

                            Etienne Ghys (Mathématicien, directeur de recherche au CNRS à l'Ecole normale supérieure de Lyon)








                        



                                


                            
Carte blanche. Ces derniers temps, on voit fleurir le mot algorithme un peu partout dans la presse, souvent avec des orthographes fantaisistes. Son étymologie est un ­mélange intéressant. « Algo » vient d’Al-Khwarizmi, le nom arabe d’un mathématicien qui travaillait à Bagdad au IXe siècle. « Rithme » vient quant à lui du grec arithmos – « nombre » –, qu’on retrouve bien sûr dans « arithmétique ». Il n’a pas fallu attendre ­l’intelligence artificielle pour qu’on invente des algorithmes, souvent sans le savoir.
Un algorithme n’est rien d’autre qu’une liste d’instructions destinées à réaliser une opération. Cela peut être par exemple une recette de cuisine qui permet de transformer des ingrédients en un plat savoureux, ou la notice de montage d’une étagère suédoise. L’addition qu’on apprend à l’école primaire est un autre exemple. Quand je calcule 38 + 14, je chantonne « 8 et 4 font 12, je pose 2 et je ­retiens 1 », etc. : j’applique un algorithme qui me donne à coup sûr la réponse 52.
On parle beaucoup en ce moment de l’algorithme « Parcoursup », qui remplace « APB » (Admission post bac). Les bacheliers se portent candidats dans un certain nombre de formations universitaires qui affichent leurs fameux « attendus ». Comment faire pour décider des affectations des étudiants ? La question n’est pas facile et il y a certainement beaucoup de méthodes possibles.
Prenez l’exemple de deux employeurs, A et B, qui veulent recruter deux personnes, 1 et 2. Supposez que A préfère 1 et B préfère 2 maisque 1 préférerait travailler pour B et 2 pour A. Faut-il satisfaire les employeurs ou les employés ? S’il y a déjà un problème pour deux personnes, on peut concevoir la complexité pour 900 000 étudiants. L’algorithme Parcour­sup va-t-il, par exemple, privilégier les étudiants ou les universités ?
Noms inappropriés
Le problème des « mariages stables » est proche de celui des affectations d’étudiants. Imaginez un certain...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ TESS a été propulsé dans l’espace à 18 h 51 par une fusée Falcon 9 de SpaceX, depuis Cap Canaveral, en Floride.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/04/2018
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La NASA lance son télescope en quête d’exoplanètes

TESS a été propulsé dans l’espace à 18 h 51 par une fusée Falcon 9 de SpaceX, depuis Cap Canaveral, en Floride.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 01h34
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 07h33
   





                        



   


La NASA a lancé dans l’espace, mercredi 18 avril, un télescope de 337 millions de dollars (272 millions d’euros). Il est conçu pour rechercher des planètes d’une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d’abriter la vie.
Le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) a été propulsé dans l’espace à 18 h 51 (0 h 51 jeudi, heure française) par une fusée Falcon 9 de SpaceX depuis Cap Canaveral, en Floride « Déploiement réussi de @NASA_TESS sur une orbite fortement elliptique confirmée », a pour sa part fait savoir la société américaine sur Twitter.

Successful deployment of @NASA_TESS to a highly elliptical orbit confirmed. https://t.co/y9CS82cj9N— SpaceX (@SpaceX)


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SpaceX avait renoncé, lundi, à lancer l’engin, environ deux heures avant l’heure prévue du décollage, pour le repousser à mercredi.
Scanner les étoiles
Cet engin, de la taille d’une machine à laver, aura pour mission de scanner les étoiles les plus proches de la Terre et les plus brillantes à la recherche d’exoplanètes dans leur orbite.
Comme Kepler, premier télescope du genre lancé en 2009 par la NASA, TESS utilise la méthode des transits qui détecte les planètes quand elles passent devant leur étoile et estompent ainsi momentanément la lumière de cette dernière. Selon l’agence spatiale, TESS pourrait découvrir 20 000 exoplanètes, dont une cinquantaine de la taille de la Terre et près de 500 qui seraient deux fois plus grandes que notre planète.

        Lire aussi :
         

                La chasse aux exoplanètes entre dans l’ère industrielle



Ses découvertes seront ensuite étudiées par des télescopes terrestres et spatiaux qui chercheront des signes d’habitabilité, comme un terrain rocheux et une distance par rapport à leur soleil – pas trop proche, pas trop éloignée – rendant possible une température permettant l’existence d’eau à l’état liquide.
La mission Kepler a déjà permis de découvrir 2 300 exoplanètes, confirmées par d’autres télescopes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Des patients atteints de bêta-thalassémie, un type d’anémie, peuvent vivre sans transfusion. Les résultats de cette étude internationale à laquelle a participé la France viennent d’être publiés.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
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Thérapie génique : succès contre une maladie du sang

Des patients atteints de bêta-thalassémie, un type d’anémie, peuvent vivre sans transfusion. Les résultats de cette étude internationale à laquelle a participé la France viennent d’être publiés.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 23h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Ne plus se rendre à l’hôpital chaque mois pour une transfusion sanguine ; ne plus ressentir la fatigue et l’essoufflement dus à l’anémie… Bref, découvrir une nouvelle vie, une existence normale de jeune adulte qui se consacre à ses études, à des activités sportives. C’est ce dont témoignent deux patients traités en France par une thérapie génique, dans le cadre d’ un essai international dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine daté du 19 avril.
Menée aux Etats-Unis, en Australie, en Thaïlande et en France, l’étude a inclus un nombre de volontaires significatif pour ce type d’essai, 22 au total, âgés de 12 à 35 ans, atteints d’une forme héréditaire d’anémie, la bêta-thalassémie. L’article est signé par 47 auteurs dont les Français Philippe Leboulch, inventeur du vecteur de cette thérapie génique (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, CEA), et Marina Cavazzana (Institut Imagine, Inserm, hôpital Necker, AP-HP) qui est l’investigateur principal du volet hexagonal de l’essai, portant sur quatre patients.
Maladie génétique parmi les plus fréquentes, la bêta-thalassémie touche près de 300 000 personnes dans le monde, avec 60 000 nouveaux cas chaque année. Elle atteint surtout les individus originaires d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient ou du pourtour méditerranéen.
La bêta-thalassémie est due à une mutation sur le gène de la bêta-globine (plus de 200 ont été décrites), ce qui perturbe la production de l’hémoglobine, la molécule de transport de l’oxygène dans les globules rouges sanguins. Il en résulte une anémie plus ou moins sévère. Dans les formes majeures, des transfusions mensuelles sont nécessaires, auxquelles il faut ajouter un traitement, dit chélateur, pour lutter contre la surcharge en fer de l’organisme induite par les transfusions répétées.
Taux d’hémoglobine normalisé
Jusqu’à récemment, la seule option pour guérir de cette maladie handicapante était une allogreffe...




                        

                        

