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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les chercheurs du BRGM testent de nouveaux procédés pour récupérer et recycler les métaux des déchets d’ordinateurs et de téléviseurs.
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Economie circulaire : le gisement des cartes électroniques usagées

Les chercheurs du BRGM testent de nouveaux procédés pour récupérer et recycler les métaux des déchets d’ordinateurs et de téléviseurs.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h46
    |

                            Nathalie Picard








                        



                                


                            

A Orléans, derrière les murs métalliques d’un vieux hangar, une petite révolution se prépare. La halle technologique du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) va accueillir une plateforme consacrée aux écotechnologies et à l’économie circulaire. L’enjeu : optimiser le traitement des ressources minérales et des déchets grâce à des procédés rentables, moins énergivores et plus respectueux de l’environnement. Les travaux devraient s’achever en 2019, mais déjà, les scientifiques travaillent sur le sujet.

En ce jour de printemps, certains s’affairent devant leur paillasse, dans un espace consacré aux biotechnologies. A l’intérieur d’un réacteur en verre, une solution vert-de-gris renferme des débris de cartes électroniques, débarrassées de leur plastique après un traitement par pyrolyse. Il s’agit d’élaborer un nouveau procédé pour recycler les métaux de ces cartes d’ordinateurs, télévisions et autres pièces de même nature. « Ces déchets d’équipements électriques et électroniques sont un véritable gisement, indique Francis Garrido, directeur adjoint eau, environnement et écotechnologies au BRGM. Réinjecter leurs métaux dans les filières permet d’économiser les ressources primaires. » Ils font partie de la « mine urbaine », hétérogène et difficile à exploiter, composée de nos déchets.
La demande mondiale augmente
Muni de gants orange et de lunettes de protection, Simon Chapron prélève un échantillon de potion verte à l’aide d’une pipette. « Nous suivons la vitesse à laquelle les métaux se dissolvent en mesurant la concentration en cuivre à intervalles réguliers », explique l’ingénieur en génie des procédés. Du cuivre, mais aussi du fer, du zinc, du nickel, du cobalt…
Comment les cartes électroniques libèrent-elles leurs précieux métaux ? C’est toute l’ingéniosité du procédé, qui n’utilise quasiment rien d’autre que les déchets générés par l’extraction du charbon dans des mines polonaises : de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent,  la taille moyenne des animaux s’effondre. Une équipe américaine a analysé ces exterminations qui durent depuis plus de  125 000 ans.
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L’homme, tueur en série des grands mammifères

L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent,  la taille moyenne des animaux s’effondre. Une équipe américaine a analysé ces exterminations qui durent depuis plus de  125 000 ans.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h25
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

C’était il y a quelque 14 000 ans. Le continent américain abritait une faune à nulle autre pareille. En Alaska et dans les terres du Yukon, des mammouths de 10 tonnes et de 5 mètres au garrot avalaient tranquillement herbes et autres carex. Un peu plus au sud s’étendaient les terres de l’impressionnant rhinocéros laineux (2 mètres au garrot pour 3 tonnes) et, jusqu’aux tropiques, celles du terrible tigre à dents de sabre (450 kilogrammes, 3,5 mètres de long). Ce qui n’empêchait pas les gigantesques paresseux terrestres de traîner leurs 4 tonnes (et jusqu’à 6 mètres de la tête à la queue) en relative sécurité.
Et puis, en quelques siècles, 3 000 ans tout au plus, ces géants ont disparu. Eradiqués. La cause ? Longtemps les scientifiques se sont opposés sur le sujet. Une météorite, comme lors de la disparition des dinosaures, il y a 66 millions d’années ? Un changement brutal du climat ? Ou encore l’homme, chasseur habile et sans scrupule ? Dans un article publié dans la revue Science, vendredi 20 avril, une équipe américaine vient appuyer cette dernière hypothèse. Elle n’accuse pas seulement les conquérants du Nouveau Monde, probablement arrivés par le détroit de Behring, d’avoir éradiqué quelques espèces imposantes. Elle nous juge responsables de « la baisse de la taille des mammifères à travers le quaternaire tardif », comme l’indique sobrement le titre de la publication. En d’autres termes, nous serions coupables de la disparition générale des plus grands mammifères sur les cinq continents, et cela depuis au moins 125 000 ans.
Arrivée de l’homme en Alaska
Les indices en ce sens étaient déjà graves et concordants. En 2007, la Britannique Caitlin Buck (université de Sheffield) et le Français Edouard Bard (Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, Collège de France) avaient profité des dernières techniques de datation au carbone 14 et de méthodes d’analyses statistiques plus rigoureuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, justifie le plan du gouvernement en faveur de l’économie circulaire.
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« Il faudrait cinq planètes pour subvenir à nos besoins »

Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, justifie le plan du gouvernement en faveur de l’économie circulaire.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h19
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Brune Poirson est secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. Elle est chargée du dossier de l’économie circulaire.
Quelle est l’ambition de la feuille de route sur l’économie circulaire ?
Les ressources de la planète s’amenuisent de plus en plus vite. Si le monde entier venait à consommer comme les Occidentaux, il faudrait cinq planètes pour subvenir à nos besoins. Nos modes de consommation doivent évoluer.
Il faut aussi bien sûr modifier en parallèle notre production. Notre économie reste trop linéaire. On est dominé par le tout-jetable. Et la France n’est pas bonne élève, même si la prise de conscience est réelle. Le président de la République et le premier ministre ont fixé des objectifs ambitieux, comme une trajectoire vers 100 % de plastiques recyclables ou la réduction de moitié de la mise en décharge des déchets d’ici à 2025.
Mais l’économie circulaire dépasse la seule question des déchets…
En effet, il faut changer l’ensemble du système économique et la politique industrielle doit aussi évoluer. Trois cent mille emplois sont en jeu en France. La question de la valorisation énergétique est importante mais le recyclage est plus positif, plus économe pour la planète.
Grâce à cette feuille de route, les Français pourront connaître le niveau de réparabilité des produits électroménagers qu’ils achètent. C’est une mesure sociale, car les Français les plus modestes achètent les appareils de meilleur marché et les moins solides. L’obsolescence programmée est une double arnaque pour la planète et le pouvoir d’achat.

Quelles mesures sont susceptibles de changer les comportements ?
Il s’agit d’un paquet de mesures qui constituent un tout et qui concernent aussi bien l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises que les consommateurs. Pour ces derniers, il faut faciliter les gestes de tri en les uniformisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Baisse de taxe sur la valorisation des déchets, meilleure information sur la réparabilité des équipements… Cinquante mesures doivent encourager l’économie circulaire.
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Le gouvernement présente son plan pour sortir de l’ère du « tout-jetable »

Baisse de taxe sur la valorisation des déchets, meilleure information sur la réparabilité des équipements… Cinquante mesures doivent encourager l’économie circulaire.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 15h25
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Il faut sans doute y voir une attention particulière du gouvernement à l’égard de l’économie circulaire : c’est le premier ministre en personne, Edouard Philippe, accompagné de Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, qui a présenté, lundi 23 avril dans les locaux de l’usine SEB à Mayenne, la feuille de route de ce modèle économique qui veut rompre avec l’ère du « fabriquer, consommer, jeter ».
En annonçant cinquante mesures destinées à promouvoir une meilleure gestion des déchets, une politique de recyclage systématique tout autant que la lutte contre le gaspillage et l’obsolescence programmée de certains produits, le premier ministre répond à plusieurs objectifs déjà évoqués par le chef de l’Etat et le ministre Nicolas Hulot.
« La première manière de moins jeter, c’est d’acheter robuste, c’est-à-dire souvent français, voire européen (...) Une autre façon, c’est de consommer un peu moins (...), c’est la sobriété heureuse chère à Pierre Rabhi », a lancé M. Philippe lundi, en référence au célèbre essayiste écologiste et agriculteur bio.
Cette ambition se situe dans la droite ligne des engagements des gouvernements précédents, qui se targuaient de promouvoir ce nouveau système économique. Ainsi, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 installait légalement l’économie circulaire. Elle proposait la définition suivante : « La transition vers une économie circulaire vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer, consommer et jeter en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, par ordre de priorité, à la prévention de la production de déchets, notamment par le réemploi des produits, et, suivant la hiérarchie des modes de traitement des déchets, à une réutilisation, à un recyclage ou, à défaut, à une valorisation des déchets. »
Les objectifs fixés par le gouvernement reprennent pour certains les anciens, telle la réduction de 50 % des quantités de déchets non dangereux mis en décharge en 2025 par rapport à 2010. Le pays doit aussi « tendre vers 100 % de plastiques recyclés en 2025 », réduire de 30 % la consommation de ressources – calculée par rapport au PIB – d’ici à 2030, ou encore créer jusqu’à « 300 000 emplois supplémentaires » dans l’économie circulaire – leur nombre actuel est évalué à 800 000.

        Lire aussi l’entretien avec Brune Poirson :
         

          « Notre économie reste trop linéaire »



Si des progrès ont été réalisés, notamment du fait de l’augmentation du prix des matières premières et de l’urgence climatique et environnementale, « la France a de larges marges de progrès en matière d’économie circulaire », lit-on dans le dossier de présentation de la « Feuille de route pour une économie circulaire » que Le Monde a pu consulter.
Ainsi, le taux de valorisation des déchets ménagers et assimilés n’était en 2014 que de 39 %, quand il atteignait 65 % chez les Allemands ou 50 % chez les Belges. Sur le plastique, les taux de collecte plafonnent à 20 % alors que la moyenne européenne est de 30 %. Et les bouteilles en plastique sont collectées à hauteur de 55 %, contre 90 % dans les pays nordiques.
Pour accélérer la mutation, cinquante propositions ont été élaborées, au cours de six mois de consultations et d’ateliers.
Production
Le premier enjeu consiste à garantir une meilleure performance environnementale des produits, à user de moins de ressources non renouvelables et donc à utiliser plus de matières premières recyclées. Le gouvernement veut susciter, d’ici à cet été, des « engagements volontaires » visant à accroître les « volumes d’intégration de matière plastique issue de déchets » dans les filières de l’automobile, de l’emballage, du bâtiment ou des équipements électriques et électroniques. Le dispositif de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), intitulé « TPE & PME gagnantes sur tous les coûts ! », devrait être proposé à 2 000 entreprises volontaires afin qu’elles rationalisent leur consommation de ressources et réduisent leur production de déchets.
Consommation
Une meilleure information, un allongement de la durée de vie des produits, la lutte contre le gaspillage alimentaire sont les objectifs. Sont ainsi proposés un renforcement des « obligations des fabricants et des distributeurs en matière d’information sur la disponibilité des pièces détachées pour les équipements électriques et électroniques et les éléments d’ameublement ». A partir du 1er janvier 2020, une information sur la réparabilité des équipements électriques et électroniques et du matériel de bricolage sera obligatoire.
Le dépôt de plainte par les consommateurs sera facilité d’ici à 2019, « en matière de garantie légale de conformité pour les produits de consommation courante ». L’Ademe devra effectuer, d’ici à la fin 2018, une revue des labels environnementaux. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la feuille de route propose d’étendre aux opérateurs de la restauration collective et aux acteurs du secteur agroalimentaire l’obligation faite aux grandes surfaces de « proposer des conventions de dons à des associations caritatives ».
Gestion des déchets
Le gouvernement veut simplifier et unifier les règles de tri sur tout le territoire, notamment en prévoyant l’harmonisation des poubelles d’ici à 2022. « La France affiche un taux de valorisation des déchets municipaux de l’ordre de 40%, plus bas que beaucoup de nos voisins européens », aregretté lundi à Mayenne le premier ministre.
Des dispositifs de « consigne solidaire » devraient ainsi susciter une incitation au retour, où chaque bouteille ou cannette collectée « contribuerait au financement d’une grande cause environnementale, de santé ou de solidarité ».
Un des leviers consisterait à rendre la valorisation des déchets moins chère que leur élimination. La TVA sera réduite à 5,5 % « pour la prévention, la collecte séparée, le tri et la valorisation des déchets ». L’augmentation des tarifs de la composante « déchets » de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) reste l’objectif, même si le gouvernement dit vouloir prendre le temps de la concertation. En revanche, pour les résidus que la réglementation impose d’éliminer – résultant d’activités de soins à risques infectieux ou contenant des substances polluantes organiques persistantes –, il y aura exonération de cette taxe.
Basées sur le principe du pollueur payeur, les filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) impliquent que les acteurs mettant sur le marché des produits prennent en charge tout ou partie de la gestion de leurs déchets. De nouvelles filières vont être constituées notamment dans les secteurs des loisirs, des articles de bricolage et de jardin. La construction, responsable de 70 % des déchets en France, est dans le collimateur : une lutte accrue contre la mise en décharge et la promotion du tri des matériaux est annoncée. Les contraintes pour les autorités chargées de la police des déchets seront simplifiées avec une adaptation du code pénal pour les infractions les plus courantes, tels les dépôts sauvages.

        Lire aussi :
         

                Une mer de déchets sauvages dans les Yvelines



Le gouvernement veut intensifier les contrôles des éco-organismes, ces sociétés agréées par l’Etat et financées par des taxes payées par les fabricants et importateurs de produits ou d’emballages afin d’en organiser la collecte, le tri et le recyclage. S’ils n’atteignent pas les objectifs réglementaires, ils seront sanctionnés financièrement et pourraient même perdre leur agrément.
Mobilisation
La commande publique, de même que le dispositif « Administration exemplaire », doivent être des leviers pour développer l’économie circulaire. Entre autres mesures, l’Etat, ses opérateurs ainsi que les collectivités devront consommer au moins 50 % de papier recyclé à compter du 1er janvier 2022. De même, d’ici à la fin 2018, ils devront utiliser des téléphones issus du réemploi, et des pneumatiques rechapés pour les flottes des administrations d’ici à 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’ONG, financée à plus de 60 % par la générosité du public, a reçu en 2016 12,9 millions d’euros de dons et de legs.
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Le WWF doit mieux informer ses donateurs, selon la Cour des comptes

L’ONG, financée à plus de 60 % par la générosité du public, a reçu en 2016 12,9 millions d’euros de dons et de legs.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 11h42
    |

            Simon Roger








                        



   


Après avoir examiné, dans un rapport publié le 18 avril, les dispositifs de soutien public aux énergies renouvelables, la Cour des comptes s’intéresse à l’un des acteurs majeurs du combat pour la défense de l’environnement, le World Wildlife Fund (Fonds mondial pour la nature) de France, plus connu sous son acronyme de WWF France et surtout par son logo à l’effigie d’un panda.
Lundi 23 avril devait être rendu public le document de synthèse sur l’état des comptes de l’association, qui figure parmi les ONG les plus influentes dans le champ de la protection de l’environnement grâce à son réseau, fort d’une centaine de bureaux nationaux et de nombreux donateurs – la seule antenne française en compte 220 000 (Greenpeace France en dénombrait 195 000 fin 2017).
L’examen des exercices 2011-2012 à 2015-2016 du WWF France – dont Le Monde s’est procuré une copie – relève des missions ordinaires de la Cour des comptes. Depuis 1991, la loi lui attribue la compétence de contrôler les « organismes bénéficiant de la générosité publique ». Il y a quelques années, les magistrats s’étaient penchés sur les finances d’autres grandes structures associatives, notamment la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et Greenpeace France.
Pas plus que pour ces deux ONG, ils ne relèvent d’irrégularité dans le fonctionnement du WWF France. Les experts de la Cour considèrent que les dépenses sont globalement conformes aux objectifs poursuivis et saluent même les efforts de redressement financier de l’association, déficitaire pour les exercices 2011-2014 mais bénéficiaire à partir de 2014-2015.
Confiance
Pour autant, l’ONG n’est pas exempte de toute critique. La Cour l’invite à renforcer sa gouvernance et à améliorer la transparence des informations transmises aux donateurs, constatant que « les appels à dons sont centrés sur la protection d’espèces emblématiques mais ne mentionnent pas explicitement que le don peut être utilisé pour des actions de sensibilisation, qui représentent 40 % des emplois en missions sociales ». Autrement dit, les campagnes de souscription, souvent focalisées sur les espèces animales menacées, manquent de clarté, puisque les collectes ne vont pas exclusivement à la cause défendue.
L’organisme de contrôle se déclare, par ailleurs, « dans l’incapacité de se prononcer sur l’emploi des fonds représentant environ 16 % des ressources collectées auprès du public, versés à WWF International et aux autres WWF ».
Dans un contexte marqué par les révélations de harcèlement ou d’abus sexuels qui secouent des réseaux internationaux tels que Oxfam ou MSF, le WWF France sait que le risque existe d’altérer le lien de confiance avec ses donateurs. L’ONG, qui tire plus de 60 % de ses ressources de l’appel à la générosité publique, évolue pour le moment sur une courbe ascendante de dons et de legs : de l’ordre de 10,7 millions d’euros en 2011-2012, ils ont grimpé à 12,9 millions en 2015-2016, soit une hausse de 20 %.
Au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), où le WWF France a son siège depuis août 2017, les reproches de la Cour des comptes sont par conséquent pris au sérieux. Depuis le contrôle, « certaines améliorations ont été faites, notamment par la création d’un comité d’audit, l’une des recommandations de la Cour », souligne la présidente du bureau France, Isabelle Autissier. En matière de gouvernance, par exemple, l’ONG examine désormais tous les mandats des membres de son conseil d’administration pour éviter tout risque de conflit d’intérêts.
« Dans les bulletins “Sur les traces du panda” [la lettre d’information envoyée aux donateurs], on insiste davantage sur les campagnes de sensibilisation qui font partie de nos missions sociales », ajoute Isabelle Autissier. La présidente du WWF France admet que des efforts de transparence restent à accomplir et reconnaît par ailleurs que l’appartenance à un réseau international complique la donne.
L’ONG ne conteste pas la difficulté des magistrats à suivre les versements au profit du réseau international mais explique, dans la réponse annexée au rapport, que « le fonctionnement d’une organisation présente dans plus de cent pays ne facilite pas le contrôle au regard des règles appliquées par une entité nationale comme la Cour des comptes ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les zadistes doivent remplir des formulaires individuels comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires.
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Notre-Dame-des-Landes : nouvel ultimatum fixé à lundi minuit

Les zadistes doivent remplir des formulaires individuels comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h15
   





                        


« La situation est calme, vraiment calme sur la ZAD [“zone à défendre”] », a assuré dimanche la gendarmerie, qui a mobilisé quelque 2 500 militaires depuis le début des opérations d’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, le 9 avril. La préfecture a donné jusqu’à lundi 23 avril minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires sur le site de 1 650 hectares dont 270 ha doivent être attribués par l’Etat.
Après une semaine sous haute tension, cette « accalmie » s’inscrit dans un contexte de main tendue des zadistes, après le dépôt collectif d’une quarantaine de dossiers de projets agricoles ou artisanaux nominatifs. Ils avaient répondu à l’appel pressant mercredi du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, opposant à l’ancien projet d’aéroport, qui les avait exhortés à « ne pas rentrer dans une spirale de confrontation, de violence » et à saisir « la main du gouvernement ». 

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : Hulot implore les zadistes « de ne pas rater la dernière marche »



« Le problème n’est pas de donner des noms, on voulait un projet collectif », a expliqué « Camille », l’un des porte-parole de la ZAD.
« On a fait le geste qui était demandé par le gouvernement. Pour nous ce geste doit être entendu, que le dialogue reprenne, qu’on sorte du cycle infernal de la menace imminente de nouvelle expulsion. La balle est dans le camp du gouvernement. »
Crainte d’une nouvelle évacuation
La crainte d’une nouvelle opération d’évacuation plane parmi les zadistes après « le traumatisme » de la destruction de 29 squats la semaine dernière, que les zadistes considèrent comme leur lieu de vie. Il reste une soixantaine d’habitats précaires sur les 97 recensés.
Si la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a souligné le « gros travail » des zadistes, la décision d’évacuation revient au chef du gouvernement. Or Edouard Philippe a répété devant l’Assemblée nationale que « les occupants illégaux » qui ne régulariseront pas rapidement leur situation « quitteront les lieux » à Notre-Dame-des-Landes car « force doit rester à la loi ».

        Lire aussi :
         

          L’ultimatum du 23 avril, nouveau « compte à rebours infernal »



Un dossier test
Particulièrement délicat, car hérité des décisions des quinquennats passés, le dossier de Notre-Dame-des-Landes est un des tests de la capacité du président Emmanuel Macron et du gouvernement à résoudre pacifiquement les conflits alors que les fronts sociaux se multiplient.
Plusieurs associations ou collectifs qui étaient opposés au projet d’aéroport avaient pressé les occupants à se régulariser et accepter de négocier avec le gouvernement. La répétition des barricades enlevées et aussitôt remontées dans un nuage de gaz lacrymogènes avait fini par lasser les riverains et même certains zadistes qui jugeaient la méthode « contre-productive » au moment de se remettre à la table des discussions.
Les 28 projets agricoles déposés à la préfecture vont être évalués lundi à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Mais ces projets ne créent « aucun droit », avait rappelé vendredi Mme Klein à l’issue d’une réunion technique avec des occupants de la ZAD. Sans aucune assurance, les zadistes appellent « à la vigilance ». « On est prêt à se mobiliser si le gouvernement n’entend pas ce geste de dialogue », a affirmé l’un des porte-parole des zadistes qui n’exclut pas « une grande mobilisation » dimanche prochain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La fondatrice de l’association Bloom doit recevoir lundi à San Francisco le prix Goldman, la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
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Claire Nouvian, l’écolo-gagnante

La fondatrice de l’association Bloom doit recevoir lundi à San Francisco le prix Goldman, la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h07
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Dans le petit monde des défenseurs de la nature, les militants de l’océan ne forment qu’un îlot minuscule mais on y compte au moins une star : Claire Nouvian. Chouchoute des médias, elle attire à elle micros et distinctions pour son engagement sans faille en faveur de la sauvegarde de la faune marine. Lundi 23 avril, à 44 ans, la fondatrice de l’association Bloom doit recevoir à San Francisco le prix Goldman, considéré comme la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement.
Lauréate pour le continent européen, elle est la deuxième Française à recevoir cette consécration depuis sa création par un couple de philanthropes américains en 1989. Seule Christine Jean, une biologiste qui a coordonné la lutte contre des projets de barrages au sein du comité Loire Vivante, financé par le WWF France, l’a précédée en 1992. Le prix Goldman est doté de 200 000 dollars (160 000 euros).
Distinguée, entre autres, en tant que Femme en or de l’environnement en 2012 ; de l’ordre national du Mérite l’année suivante ; puis Prix de l’océan décerné pour son sens politique par une fondation américaine, si la madone des poissons se fait autant remarquer, ce n’est en réalité pas tant pour sa combativité, pour sa capacité du travail hors norme ou pour rigueur dans l’expertise scientifique. Non, si Claire Nouvian récolte autant de lauriers, c’est surtout parce qu’elle remporte les campagnes qu’elle mène. Et sur le terrain de la lutte en faveur de l’environnement, il s’agit hélas d’un fait rare. « Je donne des cours sur les stratégies de défense de la nature à l’AgroParisTech », confie-t-elle.
Croisade contre la pêche destructrice
Nul ne le conteste, l’interdiction de la pêche profonde en dessous de 800 mètres décrétée par l’Union européenne en 2016 après moult hésitations et rebondissements, est très largement à mettre à son crédit. Une bataille livrée sans grands moyens, avec sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur.
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Nord et Pas-de-Calais : alerte à la pollution aux particules fines

Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 20h45
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 06h27
   





                        


Les départements du Nord et du Pas-de-Calais étaient dimanche 22 avril après-midi en vigilance orange pour un épisode persistant de pollution aux particules fines PM10, a annoncé l’organisme régional de surveillance de la qualité de l’air.
La préfecture du Nord a publié un arrêté réduisant les vitesses maximales autorisées sur les routes et autoroutes à 110 et à 90 km/h au lieu de 130 et 110 km/h. Des contrôles de vitesse seront mis en place afin d’assurer le respect de cette mesure.

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                Tout comprendre à la pollution de l'air aux particules fines



« Cet [te] pollution s’explique par une augmentation progressive des concentrations en particules depuis quelques jours en lien avec des mauvaises conditions de dispersion (anticyclone, vent faible, températures élevées) », explique l’antenne régionale de la Fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air ATMO Hauts-de-France, dans un communiqué.
Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation en raison de l’arrivée du vent, voire d’orages. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur, et pour les personnes vulnérables d’éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.
La France poursuivie
Les particules fines sont présentes naturellement dans l’environnement du fait de l’érosion provoquée par le vent, de tempêtes ou d’éruptions volcaniques. Mais les activités humaines ont considérablement augmenté leur concentration atmosphérique.
Elles sont dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu, mais elles peuvent entraîner des maladies graves. Si la qualité de l’air s’est globalement améliorée en France depuis dix ans, les particules fines, n’en demeurent pas moins préoccupantes pour la santé.
Le seuil d’alerte est déclenché à partir d’une concentration de 80 microgrammes de PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) par mètre cube d’air. La France dépasse chaque année les normes européennes en matière de pollution atmosphérique, au point d’être poursuivie devant la Cour de justice de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».
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Plus de 200 parlementaires de différents bords politiques pour « un plan vélo ambitieux »

Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».



Le Monde
 |    22.04.2018 à 17h48
   





                        



   


Ils dénoncent « vingt ans de retard ». Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans Le Journal du dimanche une tribune appelant le gouvernement « à mener un grand plan vélo ».
« Nous avons vingt ans de retard par rapport à d’autres pays européens », déplorent les signataires qui appellent « le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités ».
« Les collectivités locales prennent aujourd’hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national », estiment-ils, soulignant qu’en France « plus des deux tiers des déplacements domicile-travail de moins de cinq kilomètres sont encore faits en voiture ».

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« Impasse » du tout-voiture
« Le tout-voiture est aujourd’hui dans une impasse », affirment-ils, jugeant qu’« une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l’usage du vélo ». Les signataires réclament, en particulier, « le développement de liaisons dites “autoroutes vélo” entre différents pôles de vie sur un même territoire ».
Rappelant que le conseil d’orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d’un plan vélo de 350 millions sur quatre ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait « un engagement fort à retranscrire dans la future loi d’orientation des mobilités ».

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Les signataires plaident en faveur de l’encouragement du vélo à assistance électrique, ainsi que de la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo « pour tous les employeurs privés et publics ».
« Ce plan vélo doit être complet et s’accompagner de mesures de sécurité routière », soulignent-ils encore, rappelant que l’Assemblée nationale vient d’être endeuillée par l’accident mortel d’une collaboratrice, renversée à vélo.
Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Rapport d’étonnement. La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. Dès 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons. Est-il encore temps de réagir ?
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La plastification du monde serait irréversible

Rapport d’étonnement. La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. Dès 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons. Est-il encore temps de réagir ?



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 12h53
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
La passion d’une époque peut devenir le drame de la suivante. Dans les années 1950, les industriels produisent en série de nouveaux objets légers et résistants, fabriqués avec une substance chimique facilement modelable : le plastique. Dans ses Mythologies (1957), Roland Barthes décrit l’enthousiasme pour cette « substance alchimique » bon marché, qui nous offre des meubles multicolores et des téléphones en bakélite, des cuisines en formica et des sacs souples imprimés. « Pour la première fois, écrit le philosophe, l’artifice vise au commun, non au rare (…). Le monde entier peut-être plastifié. »
Données alarmantes
Le monde artificiel que prédisait Barthes s’est réalisé : une étude américaine publiée dans Science Advances en juillet 2017 estime qu’entre 1950 et 2015, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Conséquence, les mers et les océans, grandes poubelles du monde, ont commencé à se plastifier. Le clip de la campagne « Plastic Ocean », lancée le 10 avril par l’ONG Sea ­Shepherd, nous le rappelle. Réalisé par l’agence de communication FF New York, le film montre des raies, des tortues, des dauphins et des requins étouffant dans des vagues de plastique scintillant : il est sur YouTube et il fait peur.

Un panel de données alarmantes accompagne ces images. D’après le site Planétoscope, qui compile statistiques et données sur l’environnement, 6,5 à 8 millions de tonnes de déchets en plastique sont rejetées chaque année en mer. L’ONG Expéditions Méditerranée en danger, qui lutte contre cette pollution, estimait en 2010 que 250 milliards de microfragments flottaient au large des côtes françaises, italiennes et espagnoles. Le résultat est fatal : d’après Sea Shepherd, 36 % des espèces d’oiseaux de mer et 43 % des mammifères marins sont affectées par ces déchets – et pour longtemps : les polymères mettent mille ans à se dégrader entièrement.
C’est au printemps 1997, quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier. Une véritable déconfiture liée à l’obésité des stocks, explique la journaliste du « Monde », Laurence Girard, dans sa chronique.
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« Les cours du sucre n’ont cessé de fondre »

A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier. Une véritable déconfiture liée à l’obésité des stocks, explique la journaliste du « Monde », Laurence Girard, dans sa chronique.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h27
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique « Matières premières ». Quand le temps est pourri, l’agriculteur reste à l’abri. Cela aurait pu être le dicton du début de l’année dans une grande partie de la France. En particulier dans le nord. Les semoirs ont été mis sous l’éteignoir. Retour du grand soleil et tout s’éveille. L’activité bat son plein dans les champs. Dans quelques jours, les semis de betterave seront achevés. Enfin.
« Nous avons trois semaines de retard par rapport à une année normale », affirme Timothé Masson, de la Confédération générale des planteurs de betteraves. Même si rien n’est joué, Dame Météo ayant les dés en main, cela peut être dommageable. « La probabilité d’un très bon rendement est plus faible », ajoute-t-il. Verdict à l’automne.
Ce retard à l’allumage n’est pas le seul souci des agriculteurs. Le climat n’est guère plus radieux en Bourse. Les cours du sucre n’ont cessé de fondre. A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier, signant ainsi l’une des moins bonnes performances du marché des matières premières. Or, elle avait déjà été dépréciée d’autant en 2017. Résultat, elle tutoie la barre des 12 cents la livre. Vendredi 20 avril, elle se négociait à 11,87 cents la livre.
Une véritable déconfiture pour le sucre. Il souffre de l’obésité de ses stocks. En Inde, en Thaïlande comme au Brésil, les récoltes ont été nourries. Au moment même où l’Europe ouvrait les vannes, avec la fin des quotas sucriers, décrétée le 1er octobre 2017.

« Le prix est à la cave »
Les grands sucriers européens, les coopératives françaises Tereos et Cristal Union comme les allemands Südzucker et Nordzucker, ont incité les agriculteurs à planter à tour de bras. En France, les champs de betteraves se sont étendus de 20 %.
Ajoutez un rendement quasi historique et vous obtenez une production record : 21 millions de tonnes de sucre en Europe, dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Analyse. Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne, rappelle la journaliste du « Monde » Audrey Garric.
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La société face au « paradoxe de la viande »

Analyse. Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne, rappelle la journaliste du « Monde » Audrey Garric.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 12h27
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Analyse. Que savons-nous des conditions de vie des animaux d’élevage, ou plutôt, que voulons-nous savoir ? La question se pose à la lecture d’une tribune publiée par Libération le 18 mars, intitulée « Pourquoi les végans ont tout faux ». Les trois auteurs, le politologue Paul Ariès, le journaliste Frédéric Denhez et la sociologue et directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) Jocelyne Porcher, pourfendent les individus qui excluent de leur quotidien tout produit d’origine animale (viande, poisson, œufs, lait, fromage, laine, cuir, cosmétiques, etc.).
Non, clament-ils, les végans ne vont sauver ni les animaux, ni les humains de la famine, ni l’agriculture, non plus l’écologie, notre alimentation ou notre santé. Le véganisme est dépeint comme « un monde terrifiant », « dangereux », qui « menace de nous faire perdre notre humanité », de « dépendre d’une alimentation industrielle 4.0 » et « d’uniformiser nos paysages ».
Parmi les arguments développés par les signataires en figure un cher aux amateurs de viande : l’intérêt des animaux. « Nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés », assurent les auteurs. « Ainsi est-il probable, tempèrent-ils à peine, qu’ils ne demandent pas à être libérés (…). Les animaux demandent à vivre avec nous, et nous avec eux, ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne. »
Mon steak n’est pas un animal
Bien habile celui qui peut dire ce que veulent les animaux domestiques quand même l’éthologie, malgré ses progrès, n’a toujours pas réussi à le déterminer. Rien n’indique qu’ils acceptent les conditions de vie qu’on leur réserve dans les exploitations industrielles – une situation que dénoncent par ailleurs les auteurs de la tribune.
En France, 69 % des poules pondeuses sont enfermées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les occupants de la ZAD ont déposé en préfecture quarante dossiers. La préfète Nicole Klein a salué « des avancées concrètes » et « une prise de conscience positive ».
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A Notre-Dame-des-Landes, les zadistes font un grand pas vers une possible régularisation

Les occupants de la ZAD ont déposé en préfecture quarante dossiers. La préfète Nicole Klein a salué « des avancées concrètes » et « une prise de conscience positive ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 06h43
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

Y aura-t-il une nouvelle opération des forces de l’ordre dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) en début de semaine prochaine ? Logiquement, la réponse devrait être négative. Vendredi 20 avril, les habitants de la ZAD, « zone à défendre », ont fait un grand pas en avant pour sauver les projets de vie alternatifs qu’ils expérimentent sur la zone depuis une décennie, période correspondant à la lutte contre l’ex-projet d’aéroport. Une ultime réunion était organisée à Nantes entre les zadistes et la préfète de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, Nicole Klein.
Répondant « aux injonctions de l’Etat », les occupants de ce territoire ont déposé en préfecture « une quarantaine de dossiers nominatifs décrivant les projets agricoles, artisanaux, culturels » qu’ils portent ou souhaitent cultiver sur cet espace. Ces dossiers sont le préalable à toute signature de baux précaires. L’Etat a exigé qu’ils soient individuels et déposés avant le 23 avril. Certaines fiches, ont-ils précisé, comportent la signature de plusieurs personnes du fait de la dimension coopérative des projets. Des dossiers complémentaires pourraient être transmis au cours du week-end.

Les projets remis, notent les porte-parole du mouvement, « couvrent environ 280 hectares » sur les 1 425 hectares qui sont aujourd’hui la propriété de l’Etat, et « touchent la quasi-totalité des lieux de vie, habitations et activités de la ZAD », afin de les protéger. « Tous ces projets sont interdépendants », fait valoir la délégation, qui aspire à une reconnaissance du « caractère collectif et solidaire » de la zone et refuse toute « sélection ».
Il est trop tôt pour certifier qu’il s’agit là d’une sortie de crise durable, mais selon la préfète elle-même, « c’est une ouverture, une possibilité ». Mme Klein a reconnu que ses interlocuteurs avaient accompli « un gros travail »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.
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Gironde : 170 hectares de pinède brûlés dans un incendie

Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 09h19
   





                        


Plus de 170 hectares de pinède ont été ravagés par les flammes vendredi soir dans le sud-est de la Gironde, a-t-on appris auprès des pompiers qui considéraient le feu comme « fixé » samedi matin mais surveillaient toujours « un risque de reprise important ».
Le feu, qui s’est déclaré autour de 18 heures sur la commune de Saint-Michel-de-Castelnau, à 90 km au sud-est de Bordeaux, dans une « zone non urbanisée » à la limite du département des Landes, a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules, selon le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) de la Gironde.
Dans la soirée, un bombardier d’eau a effectué deux largages au-dessus des flammes, en appui aux pompiers qui sont finalement parvenus à « fixer » le feu, c’est-à-dire à faire en sorte qu’il arrête de se propager.
« Risque de reprise important »
Samedi matin, les moyens sur place ont été réduits à une soixantaine de pompiers et une douzaine de véhicules, selon le commandant Philippe Carrière, du Codis girondin. « Le feu est fixé, mais pas totalement maîtrisé. Il y a un risque de reprise important. Des opérations de noyage vont être nécessaires », a-t-il expliqué.
La température a dépassé les 26 degrés vendredi dans le département. Depuis mercredi, avec des températures largement au-dessus des normales de saison, la France vit « une séquence estivale précoce remarquable », selon Météo France. Cette séquence doit se prolonger jusqu’à dimanche avant l’arrivée d’un front instable qui devrait faire baisser nettement les températures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Malgré la volonté de Donald Trump d’ouvrir largement les côtes américaines aux compagnies pétrolières, celles-ci sont restées très timides.
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Aux Etats-Unis, les forages offshore peinent à trouver preneur

Malgré la volonté de Donald Trump d’ouvrir largement les côtes américaines aux compagnies pétrolières, celles-ci sont restées très timides.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 08h29
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Qui veut du pétrole offshore américain ? Les enchères du mois de mars pour des millions d’hectares offshore dans le golfe du Mexique devaient illustrer le soutien actif de Donald Trump à l’industrie pétrolière. L’administration américaine s’attendait à voir les compagnies multiplier les projets, permettant ainsi d’augmenter encore la production des Etats-Unis. Selon le secrétaire d’Etat à l’intérieur, Ryan Zinke, cela devait être le « baromètre » de la « domination énergétique » américaine théorisée par le président américain. Las, selon une étude minutieuse menée par l’agence Reuters, seul 1 % des 31 millions d’hectares ouverts aux forages potentiels a trouvé preneur.
Début janvier, M. Trump annonçait son intention d’ouvrir la quasi-totalité du littoral des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, y compris au large de la Californie, de la Floride et de l’Arctique. Une mesure qui revenait à annuler un certain nombre de dispositions de protection de l’environnement prises par Barack Obama et qui avait suscité les inquiétudes des écologistes.

Même si le processus de cette enchère avait commencé avant l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, elle était présentée par l’administration américaine comme une première étape, un signe que les compagnies américaines étaient prêtes à investir massivement dans l’exploitation offshore. Mais les pétroliers sont restés timides : sur les 9 088 blocs maritimes ouverts à l’exploration, seuls 105 ont reçu des offres. Plus encore, la quasi-totalité concerne des extensions d’opérations déjà existantes.
Explosion du pétrole de schiste

Alors que la production américaine a atteint un record de 10 millions de barils par jour fin 2017, les investissements se concentrent davantage sur terre qu’en mer. Et pour cause : la croissance de la production pétrolière américaine provient principalement de l’explosion du pétrole de schiste, particulièrement au Texas, où les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/04/2018
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Pourquoi faudrait-il être végan  ?

Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h09
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Le véganisme, à la fois pratique alimentaire excluant la consommation de produits d’origine animale et mouvement de défense des animaux qui connaît un développement important en France, commence à être remis en cause.
Le Monde a proposé à l’une des signataires de cet article, la sociologue Jocelyne Porcher, auteure de Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), d’échanger avec le journaliste Aymeric Caron, figure du mouvement antispéciste en France et auteur de l’ouvrage Antispéciste (Don Quichotte, 2016).
Mme Porcher, vous dénoncez les arguments avancés par le mouvement végan. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous estimez que les végans sont dans l’erreur ?
Jocelyne Porcher : Les végans font fausse route parce qu’ils méconnaissent la manière dont ont émergé les relations de domestication. Elles ne sont pas seulement le fruit de la volonté humaine, mais aussi de celle des animaux. La plupart des espèces domestiques sont des proies et elles ont, dans la nature, une espérance de vie assez courte.
On peut penser que les relations de domestication ont rencontré l’intérêt de certaines espèces parce qu’elles leur apportent protection et sécurité alimentaire. La domestication n’est donc pas un rapport de domination et d’exploitation. C’est au contraire fondamentalement un rapport de pacification et de communication, l’inverse des rapports de prédation auxquels veulent nous ramener certains « libérateurs » des animaux.
« La collaboration entre humains et animaux nous permet de partager un monde commun beaucoup plus riche en affects et en expériences que nos mondes séparés. »
Il faut encore évoquer un point qui fonde cette relation, qui est pour moi le plus important et que j’étudie maintenant depuis une dizaine d’années, ce sont les relations de travail entre humains et animaux. La collaboration entre humains et animaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.
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Notre-Dame-des-Landes : les occupants acceptent de « répondre aux injonctions du gouvernement »

Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h40
   





                        



   


Cette décision augure d’une sortie de crise dans le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement aux occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Une délégation de zadistes a annoncé, vendredi 20 avril, au sortir d’une réunion à la préfecture à Nantes, qu’ils acceptaient de déposer des projets nominatifs comme le demande le gouvernement.
« Nous décidons aujourd’hui de répondre aux injonctions du gouvernement. Nous voulons stopper l’escalade de la tension sur la zone et obtenir enfin le temps nécessaire au dialogue et à la construction du projet que nous défendons », ont-ils déclaré devant la presse.

#NDDL la délégation #zad a fait "un pas vers l'Etat et déposé une quarantaine de dossiers nominatifs qui représente… https://t.co/nNwCRjF6zC— yangauchard (@Yan Gauchard)


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C’est « un geste très concret de dialogue pour sortir de ce cycle infernal », ont-ils dit, en précisant avoir déposé quarante projets nominatifs, parmi lesquels certains individuels et certains collectifs.

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                Notre-Dame-des-Landes : Hulot implore les zadistes « de ne pas rater la dernière marche »



Un « signe de bonne volonté » salué par la préfète
A l’issue d’une réunion de plus de deux heures, la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué devant les journalistes le travail réalisé :
« Ils ont fait un gros travail, il faut le reconnaître, et ils ont amené une vingtaine de projets nominatifs, donc le nom, une adresse, un projet qu’on va bien sûr examiner de près d’ici à lundi soir. »
Les zadistes ont déposé vingt-huit projets agricoles, et douze projets artisanaux et de distribution, détaille Mme Klein.

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                Reprise du dialogue à Notre-Dame-des-Landes



« C’est un signe de bonne volonté », a dit la représentante de l’Etat, « car ils avaient jusqu’à aujourd’hui refusé de donner des projets nominatifs », et maintenant « ils ont donné des projets nominatifs ». « Ils ont répondu en partie à la demande qui était de déposer des projets nominatifs (…) Je pense qu’à peu près tous les lieux ont déposé des projets agricoles », a précisé Mme Klein.
L’Etat avait demandé aux occupants de remplir d’ici à lundi soir des formulaires individuels, comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h55
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        

