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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.
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Le « peanut butter and jelly » : le sandwich qui a rendu la NBA accro

Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h20
   





                        



   


L’anecdote s’est perdue au fil du temps ; seuls les vétérans des vestiaires de la NBA ont peut-être encore entendu parler de cette légende au moment de l’arrivée de Kevin Garnett aux Celtics de Boston. En décembre 2007, six mois après son transfert des Minnesota Timberwolves, le meilleur ailier-fort de la Ligue s’apprête à révolutionner bien plus que la défense des Celtics.
Pris d’une petite faim d’avant-match, un coéquipier lui propose un « PB & J », ou un peanut butter and jelly sandwich, populaire encas américain fait de beurre de cacahouètes et de confiture, serré dans deux tranches de paie de mie. Ce soir-là, Garnett joue plutôt bien, puis très bien. A peine sortie du terrain, le joueur tranche : « il va nous falloir des PB & J avant chaque match », déclare-t-il solennellement au préparateur physique de l’équipe. Quatre mois plus tard, les Celtics remportent le titre NBA pour la première fois depuis vingt-deux ans.
« Les Celtics se sont mis à faire des sandwichs en masse, bien avant les autres équipes, ils sont les précurseurs du PB & J », assure Tim DiFrancesco, préparateur physique des Lakers à l’occasion d’un article d’ESPN. Vite, la rumeur d’une nouvelle potion magique se répand au sein de la NBA. « Chaque match à Boston entraînait des “les Celtics ont des PB & J, on peut en avoir aussi ?” », se souvient DiFrancesco, lui-même rapidement contraint d’en confectionner pour ses Lakers. Puis la diaspora des Celtics accélère le phénomène : Garnett et Paul Pierce migrent vers les Nets de Brooklyn, Tony Allen chez les Grizzlies de Memphis, leur coach Doc Rivers rejoint les Clippers en Californie. Tous avec leurs PB & J préférés.
Un chef sandwich à Milwaukee
Et le choix a son importance. Si le précurseur Garnett a consommé uniquement des PB & J à la confiture de fraise pendant les dix saisons suivant sa révélation, le jeune Brandon Ingram des Lakers, très tatillon sur l’esthétique de son sandwich, préfère la gelée de raisin. Evan Fournier, le Français des Orlando Magics, se souvient : « la première fois que j’ai vu un PB & J, c’était à l’aéroport, quelqu’un mangeait ça et je me suis dit que ça avait l’air franchement pas bon. Eh bien, j’avais bien tort ! » Si Fournier n’est encore qu’un amateur occasionnel, son ami et coéquipier Nikola Vucevic « en mange systématiquement tous les jours de match ! »
Quant à Kevin Durant, il prouvera son allégeance en dédiant une paire de Nike au PB & J : jaune cacahouète et rouge confiture. Mais aujourd’hui ce sont peut-être les Bucks de Milwaukee qui en sont les plus gros consommateurs avec 20 à 30 par match, des ingrédients clés disséminés dans les vestiaires, les avions, les hôtels et un chef cuisinier dédié qui confectionne à la chaîne des « gaufres au PB & J », des « pancakes au PB & J », et même des « milk-shakes de récupération au PB & J ».

The PB&J sandwich is the @NBA's pre-game recipe for success. 
— NSFoodsMemo (@Victor Martino)


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Du côté de Cleveland, mieux vaut se méfier des PB & J des Cavaliers : si l’équipe locale se fait servir une pile de sandwichs à la confiture maison ou agrémentés de bananes, ils ne proposent à leurs adversaires que de vulgaires PB & J décongelés – que la plupart des coaches interdisent à leurs joueurs de manger.
Mais pourquoi les joueurs de basket aiment-ils tant ce goûter d’enfant américain ? « C’est réconfortant, pose le docteur Meg Mangano, diététicienne du sport et nutritionniste des LA Clippers pendant sept ans. C’est un snack facile, familier et, pour beaucoup d’entre eux, c’était un encas classique de quand ils étaient petits. On en a servi aux Clippers pendant toute la période où j’ai travaillé avec eux. »
Avec du sucre, des graisses, des protéines et du sel, le PB & J est, en fait, un nid à récepteurs pour le centre de gratification du cerveau humain, qui libère alors des endorphines. « Le glucide du pain et de petites doses de gras et de protéine constituent un mélange optimal pour provoquer un regain d’énergie », précise le Dr Mangano. « Comme tout, il ne faut pas en abuser, mais ça n’a jamais posé un problème aux Clippers. On leur proposait aussi du beurre d’amande et des fruits frais dedans… »
Le PB & J de la discorde chez les Warriors
Mais pour les Golden State Warriors, tout a bien failli s’effondrer en octobre 2015. A cette date, le club d’Oakland recrute Lachlan Penfold, préparateur physique et médecin du sport australien, plus habitué aux joueurs de rugby d’Océanie qu’aux basketteurs d’Amérique. Quand Penfold débarque, il n’a qu’un but : réduire la consommation de sucre des joueurs. Moins de bonbons, moins de soda, moins de cookies. Et surtout : plus de PB & J.
Quatre mois avant, les Warriors ont remporté le championnat et comptent bien recommencer : comment affronter cette nouvelle saison sans PB & J ? La rébellion gronde dans les rangs, mais malgré les plaintes de plusieurs joueurs, des coaches et même du general manager Bob Myers – qui raconte à qui veut qu’il apporterait un PB & J sur une île déserte –, l’interdiction durera des mois. Jusqu’à la mystérieuse réapparition : sans qu’aucune explication ne fût donnée. « Quelqu’un de haut placé a dû décrocher son téléphone », murmure Shaun Livingston au Wall Street Journal.

Son principal suspect : Stephen Curry. La star des Warriors est un amateur revendiqué de confiture de fraise de la marque Smucker, couplé avec du beurre de cacahouètes Skippy – et rien d’autre. Trop tard ? En avril 2016, les Warriors perdent 109-106 face aux Celtics, mettant alors fin à une série de 54 matchs gagnés à domicile. En finale en juin, les Golden State Warriors perdent face aux Cleveland Cavaliers. Lachlan Penfold, lui, est remercié.
Par Hélène Coutard



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le manager a dessiné à Londres un football à sa guise, empreint d’une douce élégance, porté par des joueurs dont le style correspondait à une vision fluide et un certain sens du spectacle.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.
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Mo Farah, le retour du Mans et des adieux émouvants, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h02
    |

                            Alexandre Pedro et 
                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le Racing s’est qualifié pour la finale de la Coupe d’Europe en dominant le Munster. Et on a même repris des nouvelles de Teddy Thomas.

   


Oui, un coureur de la Quick-Step a encore gagné. Bob Jungels a remporté Liège-Bastogne-Liège avec la complicité de Julian Alaphilippe.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Pour ton deuxième marathon un record tu battras

   


Le marathon de Londres proposait ce week-end un plateau de choix, avec le meilleur du monde sur la distance Eliud Kipchoge ou la légende Kenenisa Bekele. Mais dans les rues de la capitale, sous un soleil de plomb, c’est un autre concurrent qui avait les faveurs du public. Mo Farah, la légende de l’athlétisme britannique, quadruple champion olympique sur 5 000 et 10 000 m, disputait le deuxième marathon de sa carrière. Le début d’une reconversion vers la route pour celui qui a dit adieu à la piste et à son entraîneur controversé Alberto Salazar. Désormais encadré par l’ancien coach de Paula Radcliffe, la Britannique dont le record du monde féminin obtenu en 2003 tient toujours, Farah est monté sur le podium de ce marathon de Londres.
Il a bouclé les 42,195 km en 2 h 06 min 21 s, soit deux minutes de mieux que sa meilleure (et seule) performance, qui date de 2014. Au passage, Farah, 35 ans, s’est offert le luxe de battre le record de Grande Bretagne de la distance, qui datait de 1985. De bonne augure pour l’opération reconversion de celui qui vise une médaille en 2020 aux Jeux olympiques de Tokyo. Dimanche, Mo Farah a devancé une autre légende de la piste passée sur la route. Kenenisa Bekele, auteur de la deuxième meilleure performance de tous les temps à Berlin en 2016, n’a terminé que sixième.

It's @BlackFerns in front at half-time 12-7 thanks to this cracking try from Theresa Fitzpatrick #Kitakyushu7s 

— WorldRugby7s (@World Rugby Sevens)


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Tu perdras en finale, mais tu pourras être fière de toi
Vous connaissiez « les Experts » du handball, « les braqueuses » du basket, la « team Yavbou » pour le volley , « les Bleus » au foot (oui, ça manque un peu d’imagination), on vous présente « les enragées » le surnom que les joueuses de l’équipe de France de rugby à 7 se sont données. À Kitakyushu au Japon, l’équipe entraînée par David Courteix a obtenu le meilleur résultat de son histoire sur le circuit mondial en atteignant la finale.
Seule la Nouvelle-Zélande (vice-championne olympique en titre) est venue à bout des Françaises 24-12 à l’issue d’une finale longtemps indécise 12-12 à la mi-temps. Pour arriver à ce stade, « les enragées » avaient battu la Russie en quarts (29-5) puis l’Espagne en demi-finale (21-0).
Sur un trophée et des larmes tu partiras (peut-être)

   


Les meilleures choses ont une fin, les plus délicates et discrètes aussi. À 34 ans, Andres Iniesta a prévu de quitter son club de toujours, le FC Barcelone, pour une préretraite qu’on imagine dorée du côté du championnat chinois. Samedi soir, le milieu de terrain a peut-être offert un dernier récital en finale de la Coupe du Roi contre le FC Séville. Une démonstration 5-0, au stade Metropolitano de Madrid, à laquelle le milieu de terrain va participer avec des gestes de classe et un but à la 52e minute sur un tir à angle fermé. Remplacé en fin de match, il a reçu l’ovation du public et a lâché quelques larmes, lui pourtant d’un naturel pudique.
« Iniesta ne pars pas » suppliait en une le quotidien AS, pourtant connu pour être pro Real Madrid. Mais voilà, Andres Iniesta dépasse tous les clivages régionaux, toutes les rivalités. À Barcelone, Mundo Deportivo voit en lui un « champion éternel ». S’il ne décide pas de décaler d’une saison son départ en Chine après de telles déclarations d’amour…
L’équipe du week-end : Le Mans
Il y a quelques années, écrire ces lignes aurait fait sourire. Ce week-end, Le Mans a validé sa promotion en National (3e division), avec un match nul arraché en toute fin de match contre Limoges. Rien d’incroyable certes, mais un joli symbole pour ce club rétrogradé administrativement en division d’honneur en 2013 après une liquidation judiciaire.
C’est la troisième promotion en cinq ans pour ce club qui avait disputé six saisons en Ligue 1 dans les années 2000 avant de sombrer, sportivement puis financièrement. Le club poursuit donc sa remontée et va jouer la saison prochaine en troisième division. De quoi espérer attirer un peu plus de monde dans son stade de 25 000 places inauguré en 2011, juste avant les déboires du club.
Le chiffre qui en dit long : 36

   


C’est le nombre de sets remportés consécutivement sur terre battue par Rafael Nadal, série en cours. Il n’a plus perdu une manche depuis sa défaite en quart de finale à Rome, l’an dernier face à Dominic Thiem. L’Espagnol a remporté ce week-end pour la onzième fois (oui, onzième) le Masters 1000 de Monte Carlo, en battant en finale Kei Nishikori (6-3, 6-2). Impérial toute la semaine, ne laissant en route que 16 petits jeux sur la route de la finale. Une route pourtant pas simple à première vue, puisque Nadal a dû battre consécutivement Thiem (tête de série numéro 5) et Dimitrov (numéro 4) avant d’arriver en finale. Surprenant vainqueur de Zverev en demi-finale, Nishikori, qui revient d’une longue blessure, n’a rien pu faire pour gêner le maître des lieux. Désormais recordman du nombre de titres en Masters 1000 (31 avec celui-ci), Rafael Nadal a lancé parfaitement sa saison sur terre battue. Et déjà affirmé son statut d’ultra-favori pour Roland-Garros au mois de mai. Comme d’habitude.
Les wikis du week-end
Facile
A seulement 26 ans, j’ai déjà bien voyagé dans ma carrière. Ce week-end, j’ai participé à la victoire de mon club, qui est presque certain de se maintenir en Ligue 1.

   


Difficile
Héros de mon club ce week-end, j’ai inscrit un doublé après être entré en jeu, pour lui offrir la victoire.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.
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Rugby : Teddy Thomas, de retour au premier plan et en finale de la Coupe d’Europe

Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 06h35
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Teddy Thomas porte des chaussures orange fluo. Teddy Thomas se coiffe de dreadlocks. Teddy Thomas, surtout, est un excellent joueur de rugby. L’homme au double « T » l’a rappelé au moment opportun : sa performance haut de gamme vient d’envoyer le Racing 92 en finale de la Coupe d’Europe après cette victoire (27-22) en demies, dimanche 22 avril à Bordeaux, sur les Irlandais du Munster.
Il fallait le voir, jubilant après son premier essai, envoyer le ballon au public ! Sur le terrain, l’ailier droit « racingman » a procédé dans son style caractéristique : à toute allure. D’abord deux essais (6e et 18e minutes), sur des services de Virimi Vakatawa. Ensuite une passe décisive vers son demi de mêlée Maxime Machenaud (22e), conclusion fort généreuse d’une nouvelle percée.
Score à la mi-temps : 24-3. Match plié, n’en déplaise aux supporteurs du Munster, une « Red Army » en très nette supériorité numérique et acoustique dans les tribunes du stade Chaban-Delmas. Voire dans les rues du centre-ville. 

        Lire aussi :
         

          le Racing 92 domine le Munster et file en finale



Ce sens du crochet, ce sens de la course en bout de ligne, l’international français avait eu peu l’occasion de l’exprimer cette saison en Coupe d’Europe : à peine un petit essai en cinq matchs jusque-là.
La performance du n° 14 confirme son potentiel et, surtout, son retour au premier plan. Elle succède à une autre bonne nouvelle : mi-avril, le joueur a appris qu’il réintégrerait le XV de France lors du mini-stage prévu du 7 au 9 mai en vue de la tournée de juin en Nouvelle-Zélande.
Soirée d’Edimbourg
Le « fêtard » d’Edimbourg revient d’une longue gueule de bois, lui qui a loupé les trois derniers matchs du Tournoi des six nations avec le XV de France. En février, le sélectionneur Jacques Brunel le suspendait à titre provisoire pour avoir trop arrosé la défaite en Ecosse, avec sept autres coéquipiers.
Une soirée chaotique : au lendemain de ce dimanche 11 février, la police locale auditionnait les noceurs comme témoins potentiels après le signalement d’une plainte pour « agression sexuelle ». Les agents écossais ont finalement conclu qu’« aucun crime » n’avait « été commis ». Sans pour autant lever le mystère sur le déroulé de la soirée.
Teddy Thomas, 24 ans, s’était jusque-là imposé cette année comme l’élément clé du XV de France : un essai lors de la courte défaite contre l’Irlande, puis deux autres lors de celle contre l’Ecosse.
Au Racing aussi, cette virée écossaise a tiré à conséquence. Dans la foulée, le club des Hauts-de-Seine infligeait à son joueur une simple sanction financière… tout en le maintenant bien dans son effectif.

« Il a montré tout son talent »
On aurait volontiers interrogé aujourd’hui l’ex-Biarrot sur son retour en force. Peine perdue. Insaisissable sur le terrain de Bordeaux, Teddy Thomas a ensuite disparu sans transiter par la zone des médias.
Son coéquipier Yannick Nyanga parle pour lui : « Le rôle d’un ailier est de conclure les situations créées par l’équipe. Teddy l’a bien fait aujourd’hui, il a montré tout son talent. » Le troisième-ligne, fort de son expérience, rappelle l’importance du collectif : « Dès que Teddy a reçu moins de ballons, on l’a moins vu en seconde période ». 
Malgré une fin de match plus discrète où s’est surtout illustrée la défense francilienne, Laurent Travers retient les débuts tonitruants de son ailier : « Quand il est comme ça, il est difficilement arrêtable. On en redemande tous les week-ends. » Manière, aussi, d’inviter le vif-argent à davantage de régularité. Dans une semaine, le trois-quarts aile reviendra en Gironde, cette fois pour y affronter l’Union Bordeaux-Bègles et conforter la qualification de son club pour la phase finale du championnat de France.
Avant d’aller encore plus au Sud, direction Bilbao et l’Espagne, quêter avec le Racing un titre historique en Coupe d’Europe : c’est en effet la ville basque qui accueillera la finale de la compétition continentale face à d’autres Irlandais, ceux du Leinster, le 12 mai, deux ans après celle perdue contre les Anglais des Saracens. Ce jour-là, Thomas avait regardé le match depuis les tribunes en raison d’une blessure aux ischio-jambiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Français a terminé 4e de la Doyenne des classiques. Tout sauf une défaite pour celui qui a favorisé la victoire de son coéquipier, le Luxembourgeois Bob Jungels.
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Liège-Bastogne-Liège : Julian Alaphilippe gagne par procuration

Le Français a terminé 4e de la Doyenne des classiques. Tout sauf une défaite pour celui qui a favorisé la victoire de son coéquipier, le Luxembourgeois Bob Jungels.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 20h57
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Julian Alaphilippe est un garçon déconcertant. Mercredi, l’Auvergnat tirait une gueule d’enterrement au moment de franchir la ligne d’arrivée en vainqueur sur la Flèche Wallonne, persuadé d’avoir échoué derrière Vincenzo Nibali. Maudite oreillette... Quatre jours plus tard, le Français levait les bras au ciel après sa 4e place sur cette 104e édition de Liège-Bastogne-Liège dont il était le favori. Alaphilippe avait surtout le bonheur collectif et célébrait la victoire de son coéquipier de chez Quick-Step, le Luxembourgeois Bob Jungels.

        Lire aussi :
         

          Bob Jungels remporte Liège-Bastogne-Liège en attaquant



Alaphilippe connaît la régle du jeu. Chez Quick-Step, un leader est parfois appelé à sacrifier ses ambitions personnelles si l’un des ses coéquipiers se retrouve mieux placé que lui. Au départ de Liège, Bob Jungels était l’option numéro trois de l’équipe de Patrick Lefefevre derrière Alaphilippe et un Philippe Gilbert sur ses routes d’entraînement. Dans un premier temps, l’équipe belge a cherché à favoriser les ambitions de son Français en menant un train soutenu pour le déposer au pied de la montée d’Ans où il n’aurait plus qu’à faire parler son punch.
Et puis Jungels a contré une attaque franche du Colombien Sergio Henao au sommet de la cote de la Roche aux Faucons. « Julian était le leader après ce qu’il a fait mercredi, j’ai essayé d’anticiper, de partir à l’avant pour le mettre en bonne position et personne n’est revenu », a expliqué le champion du Luxembourg.
Avec encore 20km à parcourir, Jungels partait en éclaireur et Alaphilippe jouait les chiens de garde, contrôlant les différentes attaques d’Alejandro Valverde et Dan Martin. La situation était idéale pour lui en cas de regroupement. Sauf que le Luxembourgeois n’est pas le dernier des rouleurs et creusait un écart conséquent, jusqu’à 50 secondes au pied de la côte de Saint-Nicolas, à 5 km de l’arrivée.
« La meute des loups »
Jungels a bien un peu calé dans la montée de Saint-Nicolas, mais pas assez pour permettre le retour du Belge Jelle Vandendert. Alaphilippe filtrait alors les différentes attaques, laissant ainsi filer le Canadien Michael Woods et un excellent Romain Bardet. Le vainqueur de la Flèche Wallonne était peut-être le plus fort, en atteste son démarrage foudroyant pour prendre la 4e place derrière Woods et Bardet, 39 secondes après l’arrivée de Jungels.
Julian Alaphilippe n’avait pas le début d’un regret à l’arrivée et saluer la victoire de son équipier.
« Je suis très heureux que Bob gagne aujourd’hui. On s’est retrouvé deux dans le final et on a réussit à jouer avec nos adversaires. Quand il a attaqué c’était exactement le bon moment, après il fallait avoir les jambes pour aller au bout ».

Le Top 10 de Liège-Bastogne-Liège. A noter le 1er Top 10 d'un coureur de la Sky sur les ardennaises de cette année.… https://t.co/W5WmVvBkPu— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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« Je n’y ai pas cru jusqu’au moment où j’ai franchi la ligne », a commenté le coureur de 25 ans déjà 6e et 8e du Giro et qui abordera le prochain Tour de France dans la peau du leader de la Quick-Step. A l’arrivée, Julian Alaphilippe est tombé dans les bras de son coéquipier. Sur son compte Twitter, la Quick-Step saluait l’état cet état d’esprit sous le hashtage #theWolpack.
Mais que vient faire cette « meute des loups » derrière cette insolente réussite (27 victoires depuis le début de la saison) ? « Cela a commencé comme une blague mais c’est devenu de plus en plus sérieux » , racontait Patrick Lefevere pour le site de RTBF. « On sait que les loups chassent toujours en groupe, poursuivait le Français Florian Sénéchal, transfuge de chez Cofidis en début de saison. Leur force c’est leur collectif. Chez nous c’est pareil, notre force première c’est notre collectif. On gagne toujours de cette façon-là, on roule toujours de cette façon-là. C’est notre devise : toujours être ensemble et gagner en collectif. »

Love these guys, love this superb team spirit!
#WayToRide #LBL
— quickstepteam (@Quick-Step Cycling)


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Et vendre ensemble aussi. Quick-Step vient de lancer une série de produits dérivés « The Wolfpack ». Julian Alaphilippe et Bob Jungels en font même la promotion dans une vidéo. Pour l’instant, la concurrence n’a plus qu’aller se rhabiller.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Grâce à une première mi-temps parfaite, le club francilien s’impose (27-22) et retrouvera une autre équipe irlandais en finale, le Leinster.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le Luxembourgeois de la Quick-Step a remporté la Doyenne des classiques. Romain Bardet termine 3ème devant Julian Alaphilippe.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.
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Rugby : à Bordeaux, la « Red Army » du Munster comme à la maison

Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h23
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Francis Jackson cache de sa main la bonne réponse : « Vous savez que la France a même eu un président d’origine irlandaise ? » Le patron du Connemara Irish Pub, à Bordeaux, pose la question devant une affiche accrochée à l’étage. Son document retrace l’histoire du maréchal de Mac Mahon, chef de l’Etat à la fin du XIXe siècle. Mais aussi celles de Jean-Baptiste Lynch et de David Johnston, deux anciens maires de la ville.
Sans remonter aussi loin, les supporteurs du Munster ont raison de se sentir comme chez eux à Bordeaux. Côté tribunes, la demi-finale de Coupe d’Europe s’annonce déséquilibrée au stade Chaban-Delmas, dimanche 22 avril (à partir de 16 h 15). D’un côté, au moins 5 000 membres de la « Red Army » pour encourager la province irlandaise. De l’autre, à peine 2 000 soutiens revendiqués pour son adversaire français, le Racing.

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En réalité, les supporteurs du Munster se sentent comme chez eux un peu partout. Il faut les voir, à chaque match, ces bataillons de maillots rouges chantant pour le « Mun-ster ! Mun-ster ! » « Dès que je vois quelqu’un du Munster, je l’aime, il fait partie de ma famille », insiste Darragh Duggan, verre en plastique à la main. Le jeune homme a fait le déplacement avec son père, livreur, dont les mollets font grand effet : le logo de l’équipe tatoué sur une jambe, une mention de la « Red Army » sur l’autre. 
18 h 30, veille de match, quelques bières pour patienter. Aveu de Duggan junior, debout en terrasse : « Honnêtement, à choisir, je préfère un titre en Coupe d’Europe pour le Munster plutôt qu’un grand chelem au Tournoi des six nations pour l’Irlande ! L’équipe nationale joue ses matchs à Dublin, elle. » Sous-entendu : pas dans le sud-ouest de l’île, où le Munster représente un peu plus d’un million d’habitants.
La classe ouvrière aussi
Une terre de passionnés, bien plus que les provinces du Leinster (à Dublin), de l’Ulster (à Belfast) et du Connacht (à Galway) : « Au Munster, tout le monde regarde le rugby, tout le monde va au match, la classe ouvrière aussi. Alors qu’au Leinster, par exemple, le public a un côté beaucoup plus élitiste, beaucoup plus riche », remarque Jonathan Hill, « fils de fermier », lunettes de soleil et espadrille pour profiter de la météo.
Acquiescement de son camarade, John Flynn :
« Nous, on dit souvent qu’il y a trois endroits où la classe ouvrière joue au rugby : au pays de Galles, en Nouvelle-Zélande et… à Limerick ! »
Ah, Limerick et son Thomond Park : 25 000 places, pour une agglomération d’environ 100 000 habitants. Une source de fierté pour cette ville que certains médias surnomment plutôt « Stab City », la ville des « coups de couteaux », pour y stigmatiser la criminalité. La localité accueille tous les matchs à domicile du Munster, en alternance avec Cork, capitale de la province.
Limerick et Cork : deux sociologies différentes mais un passé partagé, écrit l’historien Philip Dine, enseignant à l’université de Galway, contacté par Le Monde : 
« L’histoire irlandaise associe Cork et Limerick dans leur résistance au colonialisme britannique. Le siège de Limerick, en 1690, est encore régulièrement commémoré. Cork, pour sa part, est toujours connu aujourd’hui comme le “comté rebelle”. » 
« Ici, ici, c’est Montferrand ! »
A Bordeaux, le prix du déplacement peut largement dissuader les foyers les plus modestes. Pour ce match, l’hébergement le week-end et l’aller-retour, comptez environ « 500 euros », selon Aine Gleeson, avocate partie depuis Dublin (« avec une correspondance à l’aéroport de Birmingham », en Angleterre).
Soudain, clameur : « Ici, ici, c’est Montferrand ! », s’exclame la « Red Army », en français dans le texte. Les Irlandais saluent là les quelques supporteurs de Clermont, alias la « Yellow Army », selon un surnom trouvé par la presse irlandaise lors d’un match entre Munstermen et Clermontois. L’amitié entre les deux clubs repose sur une ferveur commune, selon Julien Chalendard, responsable de l’association des Jaunards à Bordeaux : « A Clermont comme au Munster, il y a des gens qui sacrifient leurs vacances pour suivre leur équipe. »
Cette année encore, Clermont et Munster ont failli se retrouver. Las, le Racing a éliminé les Auvergnats en quarts de finale. Alors Julien Chalendard porte sur lui un tee-shirt rouge avec son nouveau mot d’ordre, celui du Munster : « Stand up and fight » (Debout et combat).
D’autres, dans le bar, arborent un badge rouge en hommage à Anthony Foley : l’ancien numéro 8 de l’équipe est mort dans son sommeil en octobre 2016, à Suresnes (Hauts-de-Seine), alors qu’il s’apprêtait à entraîner le Munster contre le Racing pour un match de Coupe d’Europe. Il avait 42 ans et nul ne l’a oublié parmi la Red Army.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.
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Ligue des champions : chez les femmes, l’Angleterre s’arme aussi

Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Et si après avoir mis fin à la suprématie des clubs allemands, l’Olympique lyonnais féminin tombait sous les assauts des clubs anglais ? Vainqueur des deux dernières éditions de la Ligue des champions, l’OL devra potentiellement battre deux d’entre eux pour conserver son titre.
Dimanche 22 avril, les Lyonnaises disputent leur demi-finale aller à Manchester, face à City. La saison dernière, la même confrontation avait tourné à l’avantage du club français, qui s’était imposé 3-1 avant de s’incliner 1-0, sans conséquence, au retour. Si Lyon passe l’obstacle mancunien, il pourrait retrouver un autre club anglais en finale puisque l’autre demi-finale oppose Chelsea à Wolfsburg.
Au palmarès de la compétition, née lors de la saison 2001-2002, les clubs anglais sont pour le moment toujours loin de leurs homologues allemands (neuf titres) ou français (quatre titres pour l’OL) et sont même devancés par les clubs suédois (deux victoires). Seule la section féminine d’Arsenal a remporté le trophée en 2007. Néanmoins, sur les sept dernières éditions, quatre clubs anglais ont atteint au moins une fois les demi-finales : Birmingham (2014), Arsenal (2012 et 2013), Manchester City (2017 et 2018), Chelsea (2018).
Des droits télé de Premier League reversés aux clubs féminins ?
Cette tranquille montée en puissance coïncide avec la création de la Women’s super league en 2011. Inspirée du système professionnel aux États-Unis, eldorado du football féminin, la refonte du championnat a entraîné un regain d’intérêt de la part du public et des investisseurs. « Après un passage à vide, la Fédération anglaise et les clubs se sont remis en question. Ils ont beaucoup observé ce qui fonctionnait aux États-Unis mais aussi en Allemagne et en France, explique l’ex-internationale française Sonia Bompastor, Ils ont mis en place une ligue avec huit clubs, puis dix. Ils sont essentiellement professionnels. Cela permet de conserver leurs meilleures joueuses en les répartissant dans les trois ou quatre meilleurs clubs. »
La plupart des formations de la nouvelle Women’s super league sont des émanations de clubs de Premier league, le championnat le plus riche au monde. Preuve de l’ambition anglaise, une partie des droits télé faramineux de la Premier league pourrait être reversée pour développer et accélérer le football féminin en Angleterre. Elle sera certainement infime mais largement suffisante pour constituer des équipes compétitives. En retard sur son temps, Manchester United a annoncé récemment son intention de créer son équipe féminine. « Chelsea, Arsenal, City et bientôt United, si ces clubs puissants chez les hommes utilisent leur savoir faire et investissent, ça peut devenir de redoutables rivaux », prédit Sonia Bompastor, directrice du centre de formation de l’OL féminin.

Il n’y a pas que le football de clubs qui progresse : la sélection anglaise est en plein renouveau. Finaliste du premier Euro en 1984, l’Angleterre s’est hissé en demi-finale du Mondial 2015 et de l’Euro 2017. Lors de ce tournoi remporté par les Pays-Bas, les Anglaises ont éliminé la France en quart. Elles sont désormais classées à la deuxième place du classement FIFA, derrière les États-Unis mais devant l’Allemagne, le Canada et la France.
Une Anglaise chipée par l’OL
Internationale entre 1994 et 2007, Marinette Pichon a souvent affronté les footballeuses anglaises : « Elles nous posaient déjà des problèmes, notamment dans le secteur athlétique. C’était des oppositions intéressantes. Je me souviens par exemple de Kelly Smith, championne d’Europe avec Arsenal, avec qui j’avais joué aux États-Unis. » La meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (81 buts) n’a donc pas été surprise par le parcours de l’équipe d’Angleterre lors du dernier Euro. « Leur entame avait été impressionnante avec six buts inscrits contre l’Écosse. Il y avait une vraie facilité, avec des talents dans chaque ligne comme Jodie Taylor en attaque, Jordan Nobbs au milieu ou Lucy Bronze en défense », précise-t-elle.
La latérale anglaise, ex-joueuse de City, a tellement impressionné que l’OL de Jean-Michel Aulas l’a recrutée à l’intersaison. Une preuve que Lyon continue pour le moment de régner sur le football féminin. « C’est à nous de rester sportivement attractif. Il y a deux ans, Wendie Renard (capitaine de l’OL et ex capitaine des Bleues) était en contact très avancé avec Chelsea. L’OL avait réussi à la conserver et même à la resigner », affirme Sonia Bompastor pour qui Lyon « possède encore une petite marge ».
Ultra-dominatrices en France, où elles ont remporté les onze derniers championnats et les six dernières coupes, les Lyonnaises sont en passe de remporter un douzième titre puisqu’elles survolent encore la Division 1 avec 18 victoires en 18 matches, 88 buts marqués et seulement 4 encaissés.
En Ligue des champions au tour précédent, les joueuses de l’ancien Nantais Reynald Pedros, nouvel entraîneur, ont pourtant éprouvé quelques difficultés. « Je pense que cela ne sera pas si évident que ça contre City, avertit Marinette Pichon. Lyon a eu du mal à trouver la faille face au FC Barcelone (2-1, 1-0). On n’a pas vu une équipe aussi facile que d’habitude. » A Lyon de résister aux ambitions anglaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.
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Slips moulants et bottes à lacets sur le ring de Vendôme


                      Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h42
    |

            Frédéric Potet








   


Ramdam à Vendôme : Flesh Gordon et ses lutteurs sont de retour en ville. Tous les deux ans depuis le milieu des années 1990, la figure tutélaire du catch français fait le show, avec sa troupe, dans un gymnase de la ville du Loir-et-Cher. Le gala était jusque-là commandé par l’Amicale des sapeurs-pompiers. Il l’est, depuis cette année, par une association, Vendôme Sport Organisation, dont l’unique vocation est d’organiser cet événement. Plus de 90 commerçants et artisans ont déboursé de 50 à 300 euros au titre du sponsoring. Huit cents spectateurs, de tous âges, garnissent la salle.
Bacchantes tombantes à la Tarass Boulba, Flesh Gordon, 64 ans, porte un costume noir qui le fait ressembler à un représentant de commerce ukrainien. Victime d’une vilaine blessure, l’ancien videur des Sables-d’Olonne a définitivement rangé sa combinaison en Lycra floquée d’un éclair. Le patron de la Catch Wrestling Stars – « la première fédération européenne de catch », dixit son site Internet – joue désormais au Monsieur Loyal, micro en main.

   


Voltige et pedigrees exotiques
Sur le ring, la crème du catch amateur s’ébroue bientôt, au fil d’un spectacle relevant plus de la voltige que de la compétition. Slips moulants et bottes à lacets remontant jusqu’aux genoux, les cascadeurs déclinent des pedigrees exotiques qui évoquent leurs origines. Viendront se caresser les côtelettes, ce soir-là, Caïman Colorado Junior, « arrivé directement de Jamaïque » ; Master Kong, qui « s’entraîne dans la jungle de son pays [la République démocratique du Congo] » ; le « marquis du Pakistan », Baadshah ­Pehalwan Khan ; l’« Apollon portugais », Tyson Dos Santos ; le « tourbillon équatorien », le général Hugo Perez… « Dans le sport comme dans tout, il n’y a rien de tel que le mélange des cultures », assure Flesh Gordon – Gérard Hervé de son vrai nom.
« Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane le « Prince d’Orient ».
Deux femmes viendront s’immiscer dans cet épanchement de testostérone : la furieuse Pauline et la peu commode Angel’s Bombita. Une « légende » du catch hexagonal complète, enfin, le casting : l’arbitre « M. Jacky », alias Jacky Richard, 73 ans, qui combattit aux côtés de l’Ange blanc et du Bourreau de Béthune, à la grande époque des galas organisés à l’Elysée-Montmartre.
Lire aussi : Pas si kitsch , le catch !
Creuset d’un manichéisme assumé, le catch vaut surtout pour la bêtise crasse de ses « méchants ». Le premier des sept combats programmés donne le ton. Débarqué du département voisin d’Indre-et-Loire, Tony d’Anjou harangue la foule : « Eh, le Loir-et-Cher, vous n’êtes que des paysans ! Vous ne savez pas conduire ! » Tonnerre de sifflets dans les gradins. Ce fourbe d’Anjou rapidement knock-out, arrive le deuxième duel. « Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane à son tour le « Prince d’Orient » Eddy ­Karaoui. Re-barouf de lazzis.

   


Une autre règle immuable au catch résume à ceci le scénario de tout combat : le gentil commence à dominer son vis-à-vis, avant de subir les perfidies de celui, puis de le terrasser au prix d’efforts herculéens. Le reste n’est que ramponneaux (portés mais peu appuyés), esquives, sauts de cabri, clés de bras, étranglements, écrasements de nez avec la semelle… Cette pantomime plus technique qu’il n’y paraît peut tourner à l’hystérie collective quand, comme au bien nommé gymnase Ampère, treize lutteurs se retrouvent sur le ring pour une électrique « bataille royale ».
Tous les coups, ou presque, sont alors permis, l’arbitre ne pouvant tout voir. Seul lutteur à ne pas avoir été projeté par les autres au-dessus des cordes, Yacine Osmani, alias l’« Etoile de ­Kabylie », 105 kg, gueule d’ange et caleçon mauve, est déclaré vainqueur de la bataille de Vendôme, façon struggle for life.

   



   



   



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le PSG a longtemps subi avant de surprendre Bordeaux. Saint-Etienne et Nice ont gagné, et continuent leur course à l’Europe.
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Ligue 1 : le PSG ronronne mais gagne, Saint-Etienne garde le rythme

Le PSG a longtemps subi avant de surprendre Bordeaux. Saint-Etienne et Nice ont gagné, et continuent leur course à l’Europe.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 22h56
   





                        


Bordeaux 0 - 1 Paris
Puisqu’il faut bien trouver un intérêt à cette fin de saison côté parisien, le PSG est lancé à la poursuite des 100 points en championnat. Vu la prestation livrée à Bordeaux, il faut croire que ça ne motive que très peu les Parisiens. Face à des Girondins entreprenants, le PSG n’a pas proposé grand-chose. Surtout, il a beaucoup subi, ne devant son salut qu’au très bon match d’Alphonse Areola,seul parisien qui a semblé concerné par ce match. Le Parisien a réalisé huit arrêts, ce qui n’étais pas arrivé à un gardien du PSG depuis 2011. En face, Kamano et Malcom ont donné le tournis à une défense endormie, sans jamais trouver la faille.
A la 75e minute finalement, Giovanni Lo Celso a offert la victoire au PSG, d’une frappe lointaine après un corner repoussé. C’était seulement le deuxième tir cadré du match pour les joueurs d’Unai Emery, qui avaient décidément la tête ailleurs. Bloqués à la onzième place, les Bordelais peuvent nourrir quelques regrets
Saint-Etienne 2 -1 Troyes

   


Longtemps les Troyens ont cru pouvoir se donner de l’air en bas de tableau. Les joueurs de Jean-Louis Garcia ont pris les commandes du match dès la huitième minute du match grâce à un but de Niane, et ont tenu le score. Mais Robert Beric est passé par là. En six minutes, l’attaquant stéphanois entré en jeu à la pause a inscrit deux buts. De quoi offrir aux Verts une quatrième victoire en cinq matchs, qui leur permet poursuivre leur marche en avant : les Stéphanois sont désormais sixièmes de Ligue 1. Un spectaculaire changement de rythme, puisque Saint-Etienne pointait, à la mi-saison, à une bien triste seizième place. Troyes est toujours 18e et en position de barragiste mais à désormais quatre points de retard sur Toulouse 4e.
Nice 1 - 0 Montpellier
Face à un surprenant concurrent direct pour les places européennes, Nice n’a pas tremblé. Vainqueur 1-0 d’un Montpellier qui aime embêter les grosses équipes, les Aiglons confortent leur cinquième place au classement. Pierre Lees Melou a inscrit le seul but du match, d’une belle frappe lointaine. Toujours menacés par Saint-Etienne et Rennes, les joueurs de Lucien Favre restent en bonne position pour jouer l’Europe la saison prochaine. ce sera sûrement sans Mario Balotelli, qui publiait samedi un message on ne peut plus explicite sur son compte Instagram : « ça a été deux années merveilleuses, merci pour tout. »
Guingamp 3 - 1 Monaco

   


Monaco était peut-être encore sonné. Une semaine après la claque 7-1 reçue contre le PSG, les joueurs de Leonardo Jardim n’ont pas su relever la tête, bien au contraire. Alors que leur deuxième place était menacée par les victoires de Lyon et Marseille, les Monégasques ont été battus 3-1 par Guingamp. Pire, l’ASM a été complètement dominé par les Bretons, à 11 contre 11 d’abord puis rapidement en infériorité numérique après l’expulsion de Jemerson, coupable d’une main dans la surface. Jimmy Briand sur Penalty, Etienne Didot d’une magnifique reprise puis Marcus Thuram d’une frappe placée ont permis à Guingamp d’assommer leurs adversaires du soir, privés de Falcao blessé à l’échauffement. Toujours deuxième, Monaco n’a plus qu’un point d’avance sur les deux olympiques.
Amiens 3 - 1 Strasbourg

   


La bataille des promus a tourné à l’avantage du mieux classé des deux : Amiens l’emporte 3-1 face à Strasbourg et prend le large par rapport à la zone rouge. Les Picards ont désormais onze points d’avance sur le 18e, un matelas confortable. C’est plus compliqué pour Strasbourg, qui n’a pas gagné depuis le mois de février. Thomas Monconduit a ouvert le score en fin de première période pour Amiens sur une action confuse qui a vu Serge Gakpé, K-O après un choc avec le gardien, sortir sur civière. Manzala et Kakuta ont alourdi le score en fin de match. Saadi inscrira un but anecdotique pour le Racing dans les arrêts de jeu. Amiens est presque assuré de rester en Ligue 1.
Metz 1 - 1 Caen

   


Pendant deux minutes, Metz a bien cru relancer complètement la course au maintien en revenant à un point du 19e. Mais deux minutes après un but contre son camp de Damien Da Silva, le jeune Jessy Deminguet a ramené Caen à égalité en inscrivant son premier but en Ligue 1, un magnifique ciseau. Metz a clairement dominé cette rencontre, mais n’a pas pu concrétiser. Le gardien Kawashima a même sauvé le point du nul en gagnant son duel face à Frederic Guilbert. Le match contre Lille lors de la prochaine journée ressemblera à une finale pour le maintien, entre la lanterne rouge et le dix-neuvième.
Toulouse 2 - 0 Angers

   


Toulouse réalise la bonne opération de la soirée, en battant Angers 2-0. Cette victoire, acquise grâce à des buts de Sanogo et Gradel (sur penalty) permet aux Toulousains de revenir à un point de la seizième place. Dominateur, le TFC n’a jamais vraiment été inquiété par Angers. Surtout, les joueurs de Mickaël Débève ont désormais quatre points d’avance sur Troyes, le barragiste, et un match en retard (à disputer à Caen, le mercredi 25 avril).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.
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Fed Cup : Kristina Mladenovic ramène la France à égalité avec les Etats-Unis

La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h44
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 13h08
   





                        



   


Kristina Mladenovic ne se présentait pas vraiment en confiance sur le court de terre battue d’Aix-en-Provence. Victime de douleurs au dos et contrainte à l’abandon la semaine dernière, la 20e mondiale a tenu son rang dans cette demi-finale de Fed Cup. Leadeuse de l’équipe de France pour cette demi-finale face aux ultras favorites, qui alignent trois joueuses membres du top 20 mondial, Mladenovic n’a pas tremblé. Elle a disposé en trois sets de l’Américaine Coco Vandeweghe, 1-6, 6-3, 6-2 et s’est rassurée avant son match du dimanche. Après un premier set complètement raté, la Française a petit à petit pris l’ascendant sur son adversaire et a réussi, en variant son jeu, à mettre en difficulté l’Américaine.
Un peu plus tôt dans la journée, Pauline Parmentier a produit un bon match mais a été battue en deux sets par Sloane Stephens (7-6, 7-5). La 122e joueuse mondiale a plutôt bien joué mais n’a pas pu concrétiser ses occasions pour l’emporter. Lors du premier set, elle a notamment eu cinq balles de set, toutes gâchées, avant de perdre la manche au tie-break. Après le match, la Nordiste nourrissait quelques regrets : « J’ai eu beaucoup d’occasions. Ce qu’il me manque, c’est de jouer plus de matches comme ça dans la saison. Avec un peu plus de confiance, je pense que j’aurais converti certaines occasions. » 
Dimanche, Kristina Mladenovic affrontera la numéro 1 américaine Sloane Stephens, neuvième mondiale et vainqueure de son premier tournoi du Grand Chelem, l’US Open, cette année. La Française de 24 ans pourrait, en cas de victoire, donner l’avantage aux Bleues dans cette demi-finale. Dans l’autre partie du tableau, la République tchèque mène 2-0 face à l’Allemagne après la première journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.
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Ligue 1 : Surclassé à Marseille, Lille s’enfonce dans la crise

L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h31
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 21h56
   





                        



   


« On fait un match de touristes ». Les mots sont durs mais choisis. Ils sortent de la bouche de Yassine Benzia, capitaine du Losc, à la mi-temps. Les Lillois sont alors menés 4-0 au stade Vélodrome dans un match de la 34e journée de Ligue 1 déjà décisif dans la lutte pour le maintien. Sauf que cette équipe n’a jamais donné l’impression de jouer sa survie en Ligue 1.
Face à la faiblesse et au manque d’investissement de l’opposition, les Marseillais n’ont pas eu à forcer leur talent. Très éphémère ancien joueur du Losc, Florian Thauvin ouvre la marque d’une belle tête plongeante (12e) sur un centre de Sarr. L’international transforme ensuite un penalty que Dimitri Payet (30e) lui a laissé tirer.
Démissionnaire en défense, les Lillois sombrent en l’espace de huit minutes avec un doublé du Grec Kostas Mitroglou (35e, 38e) qui avait attendu la 20e minute avant de toucher son premier ballon du match. Au retour des vestiaires, Yassine Benzia tente bien de sonner la révolte d’une belle frappe du pied gauche (54e). Un feu de paille. Lucas Ocampos profite d’une nouvelle absence de la défense du Losc (68e) pour inscrire le but du 5-1.

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Grâce à cette victoire, les Marseillais reviennent à la haute de Lyon à la 3e place avec 69 points et préparent de la meilleure des façons sa demi-finale aller en Ligue Europa contre Salzbourg, jeudi au Vélodrome. De son côté, Lille glisse à la 19e place mais le plus inquiétant est ailleurs en attendant les matchs de ses concurrents directs pour le maintien (Troyes, Toulouse, Metz). Les hommes de Christophe Galtier ont surtout donné l’impression d’une équipe à la dérive et sans envie de se battre pour sa survie en Ligue 1. Inquiétant pour un club qui connaît bien d’autres problèmes par ailleurs (le Losc est sous le coup d’une rétrogradation administrative à titre conservatoire).
Galtier va « faire des choix »
« Lorsque vous êtes mauvais dans les deux surfaces, vous ne pouvez rien espérer », a estimé Christophe Galtier en conférence presse. L’entraîneur lillois regrettait l’individualisme d’une équipe dont la jeunesse est avancée défaite après défaite en guise d’explication un peu facile. « Chacun a voulu jouer sa partition, sans garder l’équilibre de l’équipe. On reproduit souvent les mêmes erreurs. Ce qui m’interpelle, c’est que nos joueurs manquent de sacrifice pour le partenaire. Beaucoup trop de joueurs s’effacent parce qu’on pense que le football n’est que lorsqu’on a le ballon dans les pieds, à son rythme et à sa manière. » 
Lors de la prochaine journée, la réception de Metz (un concurrent direct pour le maintien) s’annonce déjà comme le match à ne pas perdre. Reste à savoir avec quelle équipe. Après cette faillite collective et individuelle, Christophe Galtier envisage d’écarter certains joueurs : « Il y aura des choix à faire. Je les ferai dans l’intérêt de l’équipe et du club. Il faudra être fort mentalement. »
Capitaine du jour en l’absence d’Ibrahim Amadou, Yassine Benzia a tenté de positiver tant bien que mal malgré cette position de relégable. « On reste à égalité avec le 18e (Troyes qui se déplace à Saint-Etienne dimanche, N.D.L.R.), on ne veut rien lâcher tant que mathématiquement on peut, on va y croire. Il reste quatre batailles. » Il est temps. Avec la victoire de Toulouse contre Angers (2-0), le Losc pointe désormais à quatre points de la 17e place et du maintien.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’OM a surclassé le Losc (5-1) dans ce match de la 34e journée de Ligue 1 et revient à hauteur de Lyon à la 3e place.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).
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Ligue 1 : Lyon talonne Monaco, Nantes et Rennes au coude-à-coude

L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).



Le Monde
 |    21.04.2018 à 03h06
   





                        



   


Lyon a mis la pression à la fois sur Marseille pour la troisième place et sur Monaco pour la deuxième en s’imposant sur le terrain de Dijon (5-2), vendredi 20 avril, lors de la 34e journée de Ligue 1. L’OL reste sur six victoires de suite et égale son record de buts inscrits sur une saison datant de 2016-2017 (77). Il possède trois points d’avance avec une meilleure différence (+39 contre + 27) sur l’OM qui joue samedi contre Lille. Les Lyonnais, qui ont réussi à marquer cinq buts à l’extérieur pour la cinquième fois cette saison, sont aussi revenus à une longueur des Monégasques, sur lesquels la différence est un peu meilleure (+2), et qui se déplacent à Guingamp samedi.

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Pourtant, les Rhodaniens, toujours en 4-4-2 avec le retour de Nabil Fekir comme titulaire au poste de meneur de jeu, n’ont pas livré une grande performance, notamment sur le plan défensif face à une valeureuse formation dijonnaise et ce, jusqu’au but libérateur de Bertrand Traoré, servi par Maxwel Cornet (4-2, 77e). Ce dernier ajoutait même un cinquième but pour Lyon en fin de partie après une action menée par Aouar et Traoré (5-2, 83e) qui donne une allure très flatteuse à la victoire de l’OL.
Les Lyonnais sont retombés dans leurs travers, manque de concentration et de rigueur, d’impact dans les duels, qui leur ont fait perdre seize points cette saison contre des équipes de la seconde moitié du classement telles Dijon (12e, 42 points) qui avait d’ailleurs obtenu le résultat nul à l’aller (3-3). Cela a failli encore leur coûter cher cette fois-ci.
Nantes et Rennes inséparables

   


Nantes et Rennes n’ont pu se départager vendredi (1-1) au terme d’un match tendu où l’expulsion de Sala au tout début de la seconde période aura certainement été un tournant. Rennes reste 5e avec 48 points, mais menacé par Nice (6e, 47) et Montpellier (7e, 46) qui s’affrontent dimanche, et même par Saint-Étienne (9e, 46) qui reçoit Troyes le même jour.
Nantes est lui intercalé à la 8e place avec 46 unités, mais les Girondins de Bordeaux, 10e avec 43 points, rejoindraient les hommes de Claudio Ranieri s’ils réussissaient l’exploit de battre le PSG.

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« Ce n’est pas un derby qui restera dans les annales », a déploré l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi après le match. Ni par son contenu, ni par ses conséquences quasi-inexistantes dans la course à l’Europe. Un derby qui ne laissera que des frustrés.
Nantes reverra avec incrédulité cette 64e minute où Jules Iloki, Prejuce Nakoulma et Abdoulaye Touré ont tour à tour raté le but du break. Pour Rennes, la tête de Diafra Sakho a frôlé la transversale. Celle, quelques secondes plus tard, de Wahbi Khazri, a miraculeusement été détournée sur le poteau par Ciprian Tatarusanu, encore bien présent sur une tête de Joris Gnagnon, le tout dans les cinq dernières minutes.
Les Canaris pourront aussi se mordre les doigts de cet excès d’engagement d’Emiliano Sala, averti en première période pour un coup de coude et expulsé dès la 46e pour une intervention maladroite sur James Léa-Siliki. « Je pense que l’arbitre a été un peu sévère avec nous. En France, les joueurs font toujours ça, à chaque tacle : ils font “aaaaah” comme s’ils allaient mourir et l’arbitre donne le carton jaune », s’est plaint le coach des Canaris, Claudio Ranieri.

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Dans un match tendu, disputé par une chaleur inhabituelle pour un soir de fin avril, ce jeu en infériorité numérique a sans doute coûté cher aux Nantais, permettant aux Rennais de rester invaincus à la Beaujoire depuis janvier 2005.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le club valide le titre de champion de Ligue 2. La fête a cependant été gâchée par la grave blessure de deux supporters tombés des tribunes en voulant aller sur la pelouse.
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Football : Reims valide son retour en Ligue 1 en battant l’AC Ajaccio (1-0)

Le club valide le titre de champion de Ligue 2. La fête a cependant été gâchée par la grave blessure de deux supporters tombés des tribunes en voulant aller sur la pelouse.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 02h35
   





                        



   


Leader depuis mi-septembre, Reims retrouve l’élite en Ligue 1 grâce à sa victoire, vendredi 20 avril au soir, face à l’AC Ajaccio (1-0), alors qu’il s’était donné trois ans pour atteindre cet objectif. Le club champenois a survolé la saison de Ligue 2 : vainqueur de son match inaugural à Nîmes (1-0), il s’est définitivement installé en tête du championnat dès la 8e journée, pour ne jamais lâcher les commandes. Ce n’est que son deuxième titre de champion de L2, après celui de 1966.
Les Rémois, longtemps stériles face à la défense compacte des visiteurs, ont triomphé sur un but de Grejohn Kyei, 22 ans, à la 76e minute. Ils totalisent 78 points, soit 13 d’avance sur le deuxième, Nîmes, et 15 sur le troisième, l’AC Ajaccio, qui n’ont plus que quatre journées à disputer (et 12 points au maximum à marquer).
Alors qu’on pensait que la fête allait être reportée, il aura fallu attendre le dernier quart d’heure de la rencontre pour voir le stade Auguste-Delaune rugir de plaisir. Tout juste entré en jeu, Kyei a libéré ses coéquipiers suite à une action collective : servi en retrait par Chavarria, Da Cruz a frappé fort devant le but et l’attaquant des Bleuets a coupé la trajectoire. Leca, qui a touché le ballon, n’a pas pu empêcher le ballon de franchir la ligne (1-0). Cela suffisait largement au bonheur des Marnais et de tout un stade, qui pouvait alors scander comme un seul homme : « On est en Ligue 1, on est en Ligue 1 ! ».
Une profusion de joie qui fait deux blessés
Une certitude, l’AC Ajaccio n’était pas venue jusqu’à Reims pour jouer un match d’attente. Dans un stade Auguste-Delaune où régnait l’ambiance des grands soirs, les deux formations ont attaqué la rencontre pied au plancher.
Siebatcheu, bien lancé par Métanire dans la profondeur, tombait sur Leca (10e). La première période, rythmée, voyait les Ajacciens jouer sans complexe et poser des problèmes aux hommes de David Guion, mais sans parvenir à trouver l’ouverture.
À la pause (0-0), l’entraîneur rémois opérait un ajustement en sortant Ndom et en faisant rentrer Diego. Puis un nouveau choix de coaching allait faire la différence en faveur du Stade de Reims, le but de la victoire et de la montée étant signé Kyei. Malgré cette courte défaite, les Corses ont montré qu’il faudrait compter avec eux jusqu’au terme de la saison, pour la course à la montée. Le Stade de Reims, qui y était déjà virtuellement depuis plusieurs semaines, peut se préparer à reprendre l’ascenseur.
La plupart des 15 945 spectateurs du stade Auguste-Delaune est alors descendue sur la pelouse pour communier avec ses héros du soir. Deux personnes se sont gravement blessées en tombant des tribunes, selon les sapeurs-pompiers qui leur ont apporté les premiers soins avant de les transporter au CHU de Reims.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Si l’entraîneur alsacien était très respecté, la colère s’intensifiait dans les tribunes face au manque de résultats du club anglais.
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Football : après le départ d’Arsène Wenger, le soulagement des supporteurs d’Arsenal

Si l’entraîneur alsacien était très respecté, la colère s’intensifiait dans les tribunes face au manque de résultats du club anglais.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h38
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


« On est venus pour célébrer ! » La réponse d’Oliver Charlton fuse, sans appel. Supporteur d’Arsenal de père en fils, le jeune homme de 21 ans ne cache pas son bonheur de voir Arsène Wenger enfin quitter le club. En ce vendredi 20 avril ensoleillé, il est venu devant le stade Emirates, avec son maillot de l’équipe sur le dos, pour fêter ce départ. « J’ai vraiment cru qu’il ne partirait jamais », renchérit son ami Harry Burden.
Après l’annonce de la démission de l’entraîneur français, les hommages des professionnels du football se sont enchaînés, à commencer par celui de son ancien rival, le mythique entraîneur de Manchester united Alex Ferguson ; ce dernier a estimé que Wenger était « l’un des plus grands de la Premier League [le championnat élite de football anglais] ».
Mais autour du stade du club, situé dans le Nord de Londres, le soulagement dominait. Si les supporteurs saluent, bien entendu, la première décennie d’Arsène Wenger – le manager collectionnait alors les trophées –, les dernières saisons ont été trop difficiles et trop acrimonieuses pour que ce sentiment s’efface d’un coup.
Unis contre leur ancien héros
« Cette saison, l’atmosphère dans le stade était horrible, personne ne quittait le lieu avec le sourire », raconte Harry Burden. Depuis quelques mois, les Gunners (surnom de l’équipe d’Arsenal et donc de ses fans) boudaient les matchs et les tribunes de l’Emirates se vidaient. A chaque rencontre, les supporteurs appelaient au départ du technicien alsacien, désormais quasiment tous unis contre leur ancien héros.
« Le même problème revenait, saison après saison, commente Mo Rizwan, 35 ans, qui préférait ne plus aller au stade, faute d’espoir. A chaque fois, on s’enfonce un peu plus dans le classement. On devrait être une équipe qui se bat pour le titre, on a les moyens pour ça, mais on n’y arrive pas. »
Arsenal est actuellement sixième de la Premier League. La saison passée, l’équipe a fini en cinquième position, ne se qualifiant pas pour la Ligue des champions pour la première fois en deux décennies. Pire encore, pour ses supporteurs, l’équipe voisine, Tottenham Hotspur, éternelle grande rivale, leur est passée devant lors des deux derniers championnats.
Même ceux qui ont de la mémoire estiment qu’Arsène Wenger avait fait son temps. Au Drayton Park, un pub situé juste en face du stade, Cliff sirote sa pinte de bière. Chez lui, il a conservé les enregistrements de tous les matchs de l’incroyable saison des « Invincibles », quand Arsenal a remporté la Premier League en 2003-2004 sans perdre une seule rencontre : « De temps en temps, je les regarde encore. Cette équipe a joué le meilleur football de toute l’histoire de la Premier League. » Mais l’artiste qui était alors à la manœuvre, Arsène Wenger, n’arrive plus à suivre. « En arrivant, il a tout changé : la façon de jouer, l’alimentation des joueurs, ce qu’ils boivent… C’était révolutionnaire. Mais il n’a pas su s’adapter ces dernières années, face à un football qui a évolué. Aujourd’hui, on n’a plus que des joueurs médiocres. »
Un bilan spectaculaire
Bien sûr, tous les supporteurs veulent maintenant un départ honorable pour Arsène Wenger. Avec trois titres de champions d’Angleterre et sept coupes d’Angleterre en vingt-deux ans, la construction d’un nouveau stade et une équipe dont la solidité financière ne dépend pas du bon vouloir d’un milliardaire, l’Alsacien possède un bilan spectaculaire.
Beaucoup souhaitent qu’une statue lui soit construite, pour accompagner notamment celles de Thierry Henry et de Dennis Bergkamp, deux des meilleurs joueurs qu’il a dirigés. Mais cela fait déjà quelques années que les Gunners voulaient ranger leur entraîneur dans les cartons de l’histoire et passer à autre chose.
« Cela fait dix ans qu’il aurait dû partir », s’agace Runc Bergseth, un Norvégien qui a fait le déplacement à Londres pour le match de ce dimanche contre West Ham.
Pour oublier le goût amer de ces dernières années, les supporteurs rêvent maintenant d’un départ en fanfare. Jeudi 26 avril, Arsenal reçoit l’Atletico de Madrid en demi-finales de la Ligue Europa. Une victoire, et l’équipe aurait un pied en finale – à Lyon le 16 mai. La saison anglaise serait alors finie et ce serait le tout dernier match d’Arsène Wenger. Pour une fin en forme d’apothéose ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ D’abord bâtie sur une forte ossature britannique, l’équipe des Gunners a construit ses succès avec un effectif international. Avant d’être battue par plus riche qu’elle.
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D’« Arsène who ? » à « Wenger out », les quatre moments de l’ère Wenger à Arsenal

D’abord bâtie sur une forte ossature britannique, l’équipe des Gunners a construit ses succès avec un effectif international. Avant d’être battue par plus riche qu’elle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h57
   





                        


1996-1999 : la transformation à petites touches

   


« Il n’a aucune expérience du football anglais, il vient du Japon » : le tacle, les deux pieds décollés du sol, vient d’Alex Ferguson, pas encore « sir », déjà brut de décoffrage. Il résume l’opinion générale en Angleterre lorsqu’Arsenal annonce l’arrivée d’un inconnu nommé Arsène Wenger. « Arsène who ? », demande l’Evening Standard, rapidement copié par le reste de la presse londonienne. Les lunettes rondes et le costume mal taillé – nous sommes dans les années 1990 – n’aident pas et, pourtant, Arsène Wenger, moqué par le vestiaire d’Arsenal, ramène vite les joueurs à ses opinions. En matière de jeu comme de diététique.
Wenger conserve le « back four » 100 % britannique qui fait la force d’Arsenal, mais bannit la culture de la bière, les écarts caloriques et les relances loin devant. Il finit troisième dès la première année. Un tour de force, tant l’équipe a peu changé. Patrick Vieira, jeune milieu de terrain arrivé à l’intersaison, et Dennis Bergkamp, déjà au club, sont les seuls étrangers titulaires. L’année suivante, avec une équipe plus à son image – Emmanuel Petit, Marc Overmars, Nicolas Anelka –, Wenger réussit le doublé Coupe-championnat.
1999-2004 : les « Invincibles » d’outre-Manche

   


Arsenal prend une teinte franchement internationale et particulièrement française, avec le renfort de Thierry Henry. Pas une semaine sans que Téléfoot ne mette les pieds à Highbury, où brillent aussi Vieira, Petit, Gilles Grimandi puis Robert Pirès et Sylvain Wiltord. Nouveau doublé national en 2002. Outre Sol Campbell en patron de la défense, Ljungberg, Bergkamp et Nwanko Kanu apportent aussi leur écot à une succession de campagnes réussies, qui culminera en 2003-2004 avec la saison des « Invincibles », jamais battus en Premier League toute la saison.
Mais les difficultés européennes sont déjà là : une défaite inattendue en finale de la Coupe de l’UEFA en 2000, contre Galatasaray, et aucune présence dans le dernier carré de la Ligue des champions.
2005-2012 : à la diète

   


Lorsque Arsenal remporte la Coupe d’Angleterre contre Manchester United en 2005, peu imagine que les Gunners ne lèveront plus de trophée pendant neuf ans. Et pourtant : Arsenal est en fin de cycle et la finale perdue au Stade de France contre le FC Barcelone, en 2006, n’est qu’une illusion. Pour la première fois cette saison-là, Arsène Wenger ne finit pas dans les deux premiers du championnat.
Thierry Henry quitte le club l’année suivante – comme le vice-président David Dein, allié de Wenger à la direction – et Arsenal n’a plus les moyens de lutter pour acheter les meilleurs attaquants du monde : les finances du club sont grevées par la construction de l’Emirates Stadium, qui sort de terre en 2006 pour remplacer Highbury. Wenger s’en remet à de jeunes joueurs (Fabregas, Van Persie) et tente de faire des coups sur le marché des transferts, certains réussis (Nasri, Adebayor), d’autres ratés (Arshavine, Chamakh).
Lassées de ne pas gagner, ses vedettes quittent généralement le navire pour la concurrence, qui les paye d’autant mieux que l’argent russe et émirati a inondé Chelsea et Manchester City. Wenger, lui, s’émeut régulièrement des montants investis par ses adversaires pour recruter.
2013-2018 : le dernier baroud

   


C’est l’heure des premiers doutes dans les tribunes d’Arsenal, où la statue du commandeur ne semble plus indéboulonnable. Wenger perd certaines de ses prérogatives au sein du club, au moment où il a à nouveau les coudées franches financièrement pour recruter. Il mise gros sur des joueurs offensifs comme Mesut Özil ou Alexis Sanchez, sans jamais se résoudre à recruter une mégastar qui mettrait l’équilibre de l’équipe en péril.
Le jeu, pourtant, n’est plus si flamboyant. Quelques défaites humiliantes, dont un 6-0 à Chelsea pour son 1 000e match à Arsenal, déstabilisent l’Alsacien. Il se console dans les Coupes nationales et avec une qualification chaque année en Ligue des champions, qui garantit son maintien en poste, mais l’écart avec le haut niveau européen est chaque année plus flagrant encore, jusqu’à une claque 10-2 en match aller-retour face au Bayern Munich, l’an dernier, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Paradoxalement, Wenger pourrait finir sa carrière à Arsenal sur un premier titre européen au terme de la plus laborieuse de ses 22 saisons : il affrontera l’Atletico Madrid en demi-finales de la Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.
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Emmanuel Petit : « Arsène Wenger a révolutionné le football anglais »

L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 18h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Ancien milieu d’Arsenal (1997-2000), Emmanuel Petit a connu les premières heures de gloire de l’ère Arsène Wenger à Arsenal. L’ex-international français a notamment remporté le fameux doublé (championnat et Coupe d’Angleterre) de 1998 avec son compatriote, nommé sur le banc des Gunners deux ans plus tôt. Consultant RMC et SFR Sport, le champion du monde 1998 réagit pour Le Monde à l’annonce du départ, à la fin de la saison, d’Arsène Wenger d’Arsenal après un règne inédit de vingt-deux ans (1996-2018).

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                Football : Wenger le bâtisseur quitte sa maison d’Arsenal



Que retiendra-t-on du règne de vingt-deux années d’Arsène Wenger à Arsenal ?
Pour moi, il n’y a qu’une seule comparaison possible : Arsène est à l’image d’Alex Ferguson [manageur historique de Manchester United pendant vingt-sept ans, de 1986 à 2013] même si ses titres sont moins ronflants [trois titres de Premier League] que ceux de son ex-confrère [13 titres de Premier League, deux Ligues des champions]. Comme Ferguson, il a révolutionné le foot anglais et la Premier League. Il a été un précurseur et a ouvert la porte du championnat anglais aux manageurs étrangers et aux joueurs français. On a vu avec Arsène un exode massif de footballeurs venus de l’Hexagone.

   


Etait-il davantage un bâtisseur qu’un entraîneur ?
Arsène Wenger, c’est une marque reconnue. En dehors de la construction de l’Emirates Stadium [inauguré en 2006] et du centre d’entraînement d’Arsenal, il s’est distingué par ses diplômes d’économiste. C’est un formidable gestionnaire sur le terrain et aussi en coulisses. Il a su vendre des joueurs.

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Comment expliquez-vous sa longévité à Arsenal ?
Il a réussi à construire des fondations solides. Il a eu ensuite le luxe de disposer d’un crédit pour mettre en place ses idées qui s’inscrivent dans le temps long, dans un environnement où tout va très vite. Loin de l’impératif des résultats à court terme, il a amené sa patte sur plusieurs années. Il a aussi eu une relation très amicale avec David Dein, le patron du club [vice-président de 1983 à 2007]. J’ai connu « l’Arsène who ? » [question posée à ses débuts par la presse anglaise] et l’incrédulité des gens. Mais après le doublé championnat-Coupe de 1998, il a entretenu une relation très forte avec les actionnaires. Ce fut une véritable histoire d’amour entre le club et lui.
« Lui qui était très “old school” n’avait pas les mêmes codes et valeurs que la nouvelle génération »Sur les deux, trois dernières années, il a été fatigué mentalement par les critiques accumulées. Il était cerné de toutes parts. Cela a eu un impact sur l’homme, sa relation avec les joueurs. A mon sens, son dilemme était de pouvoir s’adapter aux codes de la nouvelle génération après avoir partagé ceux des joueurs avec lesquels il a gagné des titres. Lui qui était très « old school » n’avait pas les mêmes codes et valeurs que ceux de la nouvelle génération.
Certes, il n’a remporté que trois Coupes d’Angleterre ces dernières années (2014, 2015, 2017). Mais pour juger son bilan avec honnêteté, il faut le regarder du début à la fin, sur et en dehors du terrain. C’est un manageur intègre, qui a laissé une trace par sa relation avec les joueurs et les salariés du club. A Arsenal, il était respecté, aimé en tant qu’homme.
Comment voyez-vous son avenir ?
Il a un jour dit, lors d’un entretien, qu’il aurait le sentiment de mourir s’il prenait sa retraite. Quand je vois maintenant Ferguson en tribunes, cela paraît très bizarre. Alors pour Arsène… Je ne sais pas quelles seront ses intentions. J’espère qu’il va rester au contact du foot.
Cela me paraît impossible qu’il entraîne un autre club anglais, mais il peut devenir, pourquoi pas, patron d’une sélection nationale. Ce serait dommage de se passer de son expérience, sa vision, sa droiture, son professionnalisme, son intelligence. Il pourrait rendre des services à la gouvernance du football, surtout par les temps qui courent. Par sa probité, il a su gagner le respect unanime du monde du foot. Ce serait un énorme gâchis qu’il ne reste pas au contact du foot.

Nicolas Anelka, ex-attaquant d’Arsenal (1997-1999) : « C’est un grand monsieur »
« C’est un grand monsieur. Il a révolutionné le foot anglais et Arsenal. J’ai appris la nouvelle avec une grande tristesse par quelqu’un dans la rue. Cela fait mal. C’est une grande surprise. Arsène Wenger est un homme extraordinaire qui a fait beaucoup pour le club. Même s’il a été très décrié, je pense que les supporteurs, ceux qui l’accablent actuellement, regretteront leurs critiques. La nouvelle génération de supporteurs n’a pas vécu les titres d’Arsenal. Arsène Wenger m’a fait confiance, il venait alors du Japon et m’a donné un statut différent. Je ne l’oublierai jamais. 
C’était quelqu’un de très intelligent, qui a compris le foot moderne. Il n’avait pas besoin de faire d’énormes dépenses pour gagner des titres. Il a formé, sorti de grands joueurs. Il était très bon avec les jeunes. Il a construit le club sans faire des achats aussi importants que ceux de ses concurrents. Il s’est qualifié pendant dix-huit ans pour la Ligue des champions : c’est qu’il a été bon dans sa méthode. Arsenal a été le seul club qui gagnait de l’argent et c’est compliqué dans le football moderne. Le club n’était jamais en déficit. Il fait partie des entraîneurs qui m’ont marqué.
J’aurais aimé qu’il gagne le titre en Premier League avant de partir… Afin que les supporteurs le respectent. A la fin, il n’a pas eu droit au respect qu’il méritait. Mais cela fait partie du foot moderne. Il a fait vingt ans dans un club : cela ne sert à rien de parler. Qui l’a fait à part Ferguson ? Je ne sais pas ce qu’il fera à l’avenir, quelle est sa décision. Il maîtrise toujours aussi bien le football. Mais, à la fin, il méritait autre chose. »





                            


                        

                        


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Football : le onze type de l’ère Wenger

En plus de vingt ans de règne, l’entraîneur français a eu de grands joueurs sous ses ordres à Arsenal. Voici ce qui pourrait être son équipe idéale.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h30
    |

            Anthony Hernandez








                        


La longue histoire d’amour, riche et tumultueuse, entre Arsenal et Arsène Wenger prendra fin dans un mois. L’occasion de revenir sur les grands joueurs que le manageur français a entraînés au sein des Gunners, avec lesquels il a notamment remporté trois titres de champion et sept coupes d’Angleterre.

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Le Monde propose son onze type de l’ère Wenger, un 4-3-3 forcément subjectif.
Gardien de but : David Seaman (564 matchs avec Arsenal)

   


Déjà installé depuis six ans dans les cages londoniennes lorsque Wenger arrive, le célèbre gardien au catogan et à la moustache, en avance sur son temps, a été l’un des piliers des succès de l’Alsacien. Il a joué 253 matchs sous ses ordres et remporté deux titres de champions et trois coupes. Portier au style typiquement british, Seaman a également disputé une finale de coupe de l’UEFA perdue en 2000 face à Galatasaray.
Latéral droit : Lee Dixon (616 matchs)

   


Autre grognard des Gunners, Dixon évoluait depuis 1987 à Arsenal, du temps où l’équipe était surnommée « Boring Arsenal ». A son arrivée, Wenger s’est appuyé sur ce latéral infatigable et à l’état d’esprit irréprochable (233 matchs). Pas de quoi développer un amour fou du côté du défenseur anglais, qui s’est payé son ancien coach dans la presse en mars : « Si Ashley Cole est devenu l’un des meilleurs arrière gauche au monde, le mérite revient entièrement à Tony Adams qui s’est comporté comme un entraîneur pour lui. »
Latéral gauche : Ashley Cole (228 matchs)

   


Ashley Cole, justement, est sans conteste le meilleur latéral gauche ayant joué sous les ordres du technicien français. Cole a arpenté inlassablement son couloir gauche, prototype du latéral moderne, rapide et ultra-offensif. Finaliste malheureux de la Ligue des champions en 2006 avec le club de ses débuts, il remportera la prestigieuse compétition en 2012 avec… Chelsea, rival qu’il avait rejoint six ans plus tôt.
Défenseur central : Sol Campbell (211 matchs)

Son arrivée en 2001 en provenance de Tottenham, considéré comme le rival historique d’Arsenal, fait se lever une tempête. Il devient un traître aux yeux des Spurs, d’autant qu’il participe grandement aux belles années des Gunners. Il remporte deux titres de champion et une Cup. Il est même le buteur d’Arsenal lors de la finale perdue de Ligue des champions face à Barcelone en 2006.
Défenseur central : Martin Keown (444 matchs)

   


On aurait pu – dû ? – sélectionner l’emblématique Tony Adams pour épauler Sol Campbell mais on a choisi de mettre en valeur son fidèle partenaire, Martin Keown. Les deux hommes ont sans doute formé la meilleure charnière centrale de l’histoire d’Arsenal. Keown aura été un titulaire indiscutable, à l’exception de sa dernière saison en 2003-2004 où le jeune Kolo Touré le supplante. Mais il dispute quand même trois matchs et participe à la saison des records, celle où Arsenal demeure invaincue en Premier League. Il est le dernier joueur de l’ère George Graham, le prédécesseur de Wenger, à quitter le club.
Milieu de terrain : Patrick Vieira (406 matchs)

Patrick Vieira est l’une des premières recrues de Wenger à Arsenal. Il symbolise l’inflexion française que l’Alsacien a donnée à ce club du nord de Londres. Les recrues tricolores seront nombreuses, avec plus ou moins de réussite : de Guillaume Warmuz au dernier en date, Alexandre Lacazette. Vieira, parti trop jeune au Milan AC, s’impose immédiatement à Arsenal dont il est nommé capitaine. De 1996 à 2005, il est incontournable au milieu de terrain et ses duels avec l’Irlandais de Manchester United Roy Keane sont devenus mythiques. Il pourrait bien être le successeur de son mentor sur le banc d’Arsenal.
Milieu de terrain : Fredrik Ljungberg (318 matchs)

   


Le Suédois a évolué neuf ans à Arsenal. Très offensif, il a inscrit 72 buts durant sa carrière chez les Gunners. Lors de la saison du doublé championnat-Cup, en 2001-2002, Ljungberg est élu joueur de l’année en Premier League. A son départ en 2007, à l’âge de 30 ans, sa carrière déclinera avec des passages aux Etats-Unis (Seattle et Chicago), au Japon et même en Inde.
Milieu de terrain : Ray Parlour (464 matchs)

   


Le palmarès a fait pencher la balance au bénéfice de Ray Parlour, au détriment de Cesc Fabregas. Le premier, qui a disputé 327 rencontres avec Wenger, est un pur produit des Gunners. A l’inverse de l’Espagnol, formé au Barça et qui n’a gagné qu’une Cup avec les Gunners, ce milieu de terrain anglais a notamment participé aux titres de 1998, 2002 et 2004. Les supporteurs lensois se souviennent de son altercation avec Cyril Rool en Ligue des champions en 1998. Parlour avait été exclu.
Attaquant : Thierry Henry (370 matchs)

Plus qu’un autre, « Titi » a symbolisé l’Arsenal de Wenger. Pendant son passage chez les Gunners, il a battu tous les records. Devant Ian Wright et ses 185 buts (deux saisons avec Wenger), il est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club grâce à ses 228 buts. Il a été à quatre reprises meilleur buteur de Premier League. Un seul regret pour lui : comme d’autres joueurs emblématiques, Thierry Henry n’a jamais gagné la Ligue des champions avec Arsenal. Il a dû attendre son départ à Barcelone pour ajouter ce trophée à son palmarès.
Attaquant : Dennis Bergkamp (423 matchs)

Le génial attaquant néerlandais a débarqué dans la capitale anglaise un an avant la prise de pouvoir d’Arsène Wenger. Cela n’a pas empêché l’entraîneur français d’en faire l’un de ses hommes de base pendant dix saisons. Très élégant, capable d’inscrire des buts fantastiques, Bergkamp est peut-être le joueur le plus fin et le plus doué de l’histoire d’Arsenal.
Attaquant : Robert Pirès (370 matchs)

   


En six saisons à Arsenal, Pirès a marqué l’histoire du club. Sa barbichette, alliée à sa virtuosité, lui ont valu en Angleterre le surnom de « Mousquetaire ». En compagnie, de Vieira, d’Henry, mais aussi de son compère Sylvain Wiltord, il a grandement participé aux belles campagnes des années Wenger : deux titres de champion et deux coupes. Sa présence aux côtés des incontournables Thierry Henry et Dennis Bergkamp n’est donc pas usurpée, même si la lutte a été rude avec des joueurs comme Robin van Persie, Nwankwo Kanu ou Marc Overmars.



                            


                        

                        

