<FILE-date="2018/04/23/18">

<article-nb="2018/04/23/18-1">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ 
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

L’Autorité de la concurrence autorise TF1 à racheter Aufeminin





Le Monde
 |    23.04.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h16
   





                        


L’Autorité de la concurrence a annoncé, lundi 23 avril, avoir donné son feu vert au rachat de l’éditeur de sites internet Aufeminin par TF1. « L’opération ne pose pas de problème de concurrence sur les marchés de la vente d’espaces publicitaires » notamment du fait de « la présence de concurrents puissants, tels que Google et Facebook » sur ce marché, a estimé l’autorité dans un communiqué.
TF1 doit désormais attendre la décision de l’Autorité de la concurrence autrichienne avant de finaliser le rachat d’Aufeminin, pour l’heure détenu par le groupe de médias allemand Axel Springer. Dans un second temps, le groupe lancera son offre publique d’achat (OPA) afin de prendre le contrôle du capital restant.

        Lire aussi :
         

                TF1 rachète aufeminin.com pour un montant de 365 millions d’euros



L’objectif de cette opération de 365 millions d’euros, annoncée mi-décembre, serait de permettre au groupe de diversifier son activité en se renforçant dans les médias en ligne, le commerce électronique et aussi à l’international. Aufeminin, qui est coté en Bourse sur Euronext, est présent dans plus de 20 pays, en Europe, au Maghreb, en Amérique du Nord et en Amérique latine avec une forte présence sur les réseaux sociaux.
Le groupe, qui compte 470 collaborateurs, a réalisé en 2016 un bénéfice net de 11 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 107,3 millions d’euros. Il revendique 129 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 20 millions en France.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-2">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le PDG de « Corse-Matin » assure qu’il n’a « rien à voir » avec les activités de la bande criminelle ajacienne du « Petit Bar ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Antony Perrino : « Je n’ai rien à me reprocher »

Dans un entretien au « Monde », le PDG de « Corse-Matin » assure qu’il n’a « rien à voir » avec les activités de la bande criminelle ajacienne du « Petit Bar ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h55
    |

            Yves Bordenave (propos recueillis)








                        



                                


                            
Depuis novembre 2017, la justice enquête sur les relations entre Antony Perrino, désigné PDG de Corse-Matin, et la bande criminelle ajaccienne du « Petit Bar », dont plusieurs membres ont été condamnés et restent soupçonnés dans des affaires de meurtre.

Vous venez d’être nommé à la tête de « Corse-Matin ». Parallèlement, la justice s’interroge sur vos relations avec la bande du « Petit Bar », une équipe de voyous connus sur l’île. Quels sont vos liens avec ce groupe ?
J’ai grandi à Ajaccio. J’ai fréquenté les écoles publiques de la ville. L’école primaire d’abord, puis le lycée Fesch, avant d’aller à la faculté d’Aix-en-Provence. Comme beaucoup de jeunes Ajacciens, j’ai été élevé dans la mixité sociale. A 10 ans, j’étais en classe avec Jacques Santoni [l’une des principales figures de la bande du « Petit Bar », devenue tétraplégique après un accident de moto survenu en 2003]. Ensuite, nous faisions de la moto ensemble. Pareil avec Mika Ettori [une autre figure de la bande], qui est un ami. Nous avons fait du sport ensemble, et plus tard, nous avons fréquenté les mêmes boîtes. Le lien entre eux et moi remonte à l’enfance, mais je n’ai rien à voir avec leurs activités.
Dans quelles conditions, Pascal Porri, figure du « Petit Bar », plusieurs fois condamné par la justice, occupe-t-il un logement de grand standing qui vous appartient boulevard Albert Ier à Ajaccio, alors qu’il ne dispose d’aucun revenu connu ?
Par amitié, je lui loue cet appartement à un prix légèrement inférieur à ceux pratiqués dans cet ensemble. Je suis prêt à m’en expliquer devant la justice quand elle me convoquera. Je le dis et le répète, il n’y a aucune relation contraignante entre moi et Pascal Porri. En Corse, tout le monde connaît tout le monde et, souvent, les amis d’enfance restent liés quand ils deviennent adultes, même lorsque leurs parcours peuvent les éloigner.
La...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-3">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A Prague, une guerre d’oligarques par médias interposés

Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h39
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


La démarche du milliardaire Daniel Kretinsky en France ne constitue-t-elle qu’une nouvelle étape dans la guerre que se livrent les oligarques de son pays, par médias interposés ? En 2017, la République tchèque était classée à une très honorable 23e place au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse (RSF). Mais elle risque de dégringoler dans le tableau que l’association compte dévoiler ces prochains jours, car la concentration des médias y atteint des seuils critiques.
Avant la crise, les journaux étaient détenus à 80 % par des investisseurs étrangers. Mais depuis 2008, de nouveaux oligarques se livrent à une bataille d’influence, à laquelle participe, à sa manière feutrée, M. Kretinsky. Le marché tchèque, à l’image d’une tendance que l’on peut observer dans tous les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004, se partage désormais entre quelques hommes d’affaires devant leurs fortunes aux privatisations des années 1990.

        Lire aussi :
         

                Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest



La fin d’une parenthèse enchantée
Parmi eux, on trouve le premier ministre Andrej Babis, qui possède plusieurs quotidiens très prescripteurs (Mlada fronta DNES, Lidové noviny et Metro), un hebdomadaire, des sites Internet et la radio Impuls.
Egalement dans le paysage, un certain Zdenek Bakala, ancien propriétaire d’un complexe minier, qui s’est offert un quotidien économique, un hebdomadaire et un site d’information il y a dix ans. Quant à Marek Dospiva, il domine le secteur de la presse régionale depuis 2015, alors que Jaromir Soukup a acheté une chaîne de télévision et deux hebdomadaires.
En 2016, RSF évoquait des oligarques se servant de la presse pour « réduire au silence leurs adversaires » et dénonçait une « confiscation des pouvoirs économique, politique et médiatique » dans une zone géographique en transition démocratique, encore marquée par des décennies de régime communiste et où la culture de l’indépendance journalistique n’est pas vraiment la même qu’en Europe occidentale. La parenthèse enchantée des décennies 1990 et 2000, qui fut marquée par une liberté de ton inédite, semble en tout cas bel et bien refermée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-4">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Ce quadragénaire est en négociations pour racheter « Elle », « Télé 7 Jours » et « Marianne ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest

Ce quadragénaire est en négociations pour racheter « Elle », « Télé 7 Jours » et « Marianne ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h38
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Faut-il y voir un signe du destin ? Le milliardaire tchèque qui veut racheter quelques-uns des fleurons de la presse française gère à Prague ses colossales affaires depuis la « rue de Paris ». Inconnu en France, Daniel Kretinsky n’est autre que la cinquième fortune de République tchèque. A 43 ans cette année, il a bâti tout son empire – comme souvent dans cette partie de l’Europe – grâce au très rentable secteur énergétique.
Né à Brno, la deuxième ville du pays, en 1975, il a « fait son droit » et étudié les sciences politiques, avant de travailler pour le cabinet d’avocats Gottweis & Partner. Son activité commence à décoller lorsqu’il rejoint le groupe financier J & T à Prague en 2003.
En six ans seulement, il parvient à s’émanciper progressivement pour prendre seul son envol, jusqu’à fonder, en 2009, Energetic and Industrial Holding (EPH), l’un des groupes énergétiques les plus importants d’Europe centrale, fort d’un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements de 1,5 milliard euros en 2017.
Aujourd’hui, ce personnage souriant à l’allure de jeune premier et aux lunettes à monture noire rectangulaire, emploie 25 000 salariés, dans plusieurs pays du Vieux Continent. Il exploite de florissantes installations gazières et produit de l’électricité pour des centaines de milliers d’Européens, le tout en occupant les tribunes VIP du Sparta Prague – le club de football de la capitale, dont il est également propriétaire – et en pesant de tout son poids sur le marché de la presse locale.
« Cost-killer »
Depuis 2013, il est le premier actionnaire, avec 50 % du capital, de Czech Media Invest (CMI), le premier groupe de médias de ce pays d’Europe centrale, qui compte 10,5 millions d’habitants. Il revendique 3,25 millions de lecteurs en République tchèque, soit 37 % de la population âgée de 12 à 79 ans.
Ses cinq salles de rédaction, installées dans un bâtiment design du quartier praguois...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-5">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Corse-Matin » change de mains

La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 22h15
    |

            Yves Bordenave (Ajaccio et Bastia -envoyé spécial)








                        



                                


                            
L’arrière-salle du Grand Café Napoléon, à Ajaccio, est comble. Ce lundi 9 avril, les nouveaux patrons de Corse-Matin ont convié le personnel du journal – journalistes et employés – à un petit déjeuner, dans cet établissement un peu chic qui fait face à la préfecture sur le Cours Napoléon, en plein centre-ville. A deux pas du siège du quotidien. La cinquantaine de convives – sur la soixantaine de journalistes salariés – se pressent autour du buffet : croissants chauds, café et jus de fruit. Il n’y a pas à dire, les nouveaux actionnaires ont bien fait les choses.
A la tribune, Thomas Brunelli, la soixantaine, cheveux grisonnants. Ce journaliste chevronné, connu du Tout-Ajaccio, à peine débauché de Radio Corse Frequenza Mora (RCFM), prend ce jour-là les rênes du quotidien. Il devient directeur de la publication et directeur des rédactions. A ses côtés, Antony Perrino, pas encore quadragénaire, arbore une barbe de trois jours bien soignée. Visage rond, il sourit à tous et salue chacun.
Patron de l’entreprise de BTP du même nom héritée de son père – l’une des plus importantes de Corse-du-Sud –, promoteur immobilier et actionnaire d’une kyrielle de sociétés, il compte parmi les acteurs-clés de CM Holding, le consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, en mars. Désigné PDG du quotidien, il présente son projet au personnel.
Un sésame d’entrée sur le terrain médiatique
Quoiqu’un peu formel, le discours se veut à la fois novateur et rassurant. La Corse change, explique-t-il en substance à son auditoire. Et, selon lui, Corse-Matin doit devenir une vitrine de cette Corse en mouvement, pour ne pas dire en marche. Thomas Brunelli est plus précis : il veut faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure », comme il l’a confié au Monde, dans une île en plein développement...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-6">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donné son aval après la prise par SFR de nouveaux engagements en faveur de la diversité.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Le CSA agrée la prise de contrôle de NextRadioTV par SFR

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donné son aval après la prise par SFR de nouveaux engagements en faveur de la diversité.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 18h12
   





                        



   


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a annoncé, vendredi 20 avril, avoir donné son agrément à la prise de contrôle exclusif de NextRadioTV par SFR (groupe Altice), qui a pris de nouveaux engagements en faveur de la diversité pour la chaîne Numéro 23.

Le CSA a pris sa décision à l’issue d’une procédure qui a notamment comporté une étude d’impact sur les effets du rachat de Numéro 23 par NextRadioTV.
« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a agréé, ce jour, la prise de contrôle exclusif par le groupe SFR de la société Groupe News Participations, actionnaire majoritaire du groupe NextRadioTV », écrit-il dans un communiqué.
« Cet agrément de modification de contrôle se traduira par des avenants aux conventions des services de NextRadioTV. Ceux-ci tiendront compte du changement de répartition du capital et des nouveaux engagements en faveur de la diversité pris par SFR pour la chaîne Numéro 23. »
Une intégration déjà validée par l’autorité de la concurrence
L’Autorité de la concurrence avait donné son feu vert début 2017 à cette intégration de NextRadioTV – qui détient aussi les chaînes de télévision BFM-TV et RMC Découverte et les stations de radio RMC et BFM Business – en estimant qu’elle n’était pas de nature à porter atteinte à la concurrence sur ces marchés de la télévision, notamment vis-à-vis du groupe Canal+, filiale de Vivendi.

        Lire aussi :
         

                SFR fait le pari du mariage des médias et des télécoms






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-7">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Netflix se veut plus global qu’américain

Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h21
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Netflix est-il touché par les critiques qui visent Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica et, plus largement, par la défiance croissante à l’égard des géants du numérique comme Google, Amazon ou Apple ?
« La polémique est centrée sur les entreprises dont le cœur d’activité est la publicité, comme Facebook ou YouTube. Or, nous ne faisons pas de publicité », répond Reed Hastings, le PDG du leadeur mondial de la vidéo à la demande par abonnement, qui avait invité la presse européenne pour une présentation à Rome, le 19 avril. Contrairement à Facebook, accusé d’avoir laissé un prestataire utiliser les profils de millions d’usagers au profit de la campagne de Donald Trump, « Netflix ne partage pas et ne collecte pas de données : nous avons seulement votre nom et votre historique de visionnage, qui nous permet de vous proposer les séries et films les plus adaptés », poursuit le fondateur.
Si Netflix peut se tenir à distance des débats sur la vie privée, il essuie des reproches dans d’autres domaines : la plate-forme, forte de 125 millions d’abonnés dans le monde, est accusée de ne pas respecter les régulations des pays dans lesquels elle se déploie. En France, par exemple, Netflix ne sort pas ses films en salles car la chronologie des médias lui imposerait d’attendre trois ans avant de les mettre en ligne sur son service.

Netflix veut montrer qu’il investit dans le contenu local
Signe de ces tensions, le festival de Cannes a privé de sélection les films de Netflix, qui l’a boycotté en retour. M. Hastings se garde pourtant de critiquer le système français, « unique et positif », qui « par ses aides permet à la France de produire plus de films par habitant et d’avoir plus de salles » que les autres pays. Le groupe américain n’a pour autant aucune intention de demander des aménagements de la chronologie des médias. « Nous n’entrons pas dans ce débat », explique M. Hastings, arguant...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-8">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le groupe tchèque est déjà en négociations pour acquérir les magazines français de Lagardère, dont « Elle » et « Télé 7 Jours ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

« Marianne » en passe d’être racheté par Czech Media Invest

Le groupe tchèque est déjà en négociations pour acquérir les magazines français de Lagardère, dont « Elle » et « Télé 7 Jours ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 13h46
   





                        


Le groupe tchèque Czech Media Invest, déjà en négociations avec Lagardère pour acquérir ses magazines français, dont Elle et Télé 7 Jours, a fait une offre de rachat à l’hebdomadaire Marianne, annonce le magazine, jeudi 19 avril.
« Czech Media Invest vient d’adresser à Marianne une proposition ferme d’acquisition de 91 % du capital de cette dernière », affirme dans un communiqué l’hebdomadaire. Le magazine, qui compte 46 salariés, s’était déclaré en cessation de paiement et avait été placé début janvier en redressement judiciaire.

        Lire aussi :
         

                Czech Media Invest, numéro un de la presse en République tchèque



L’opération est « subordonnée à la mise en œuvre de la procédure d’information et consultation des instances représentatives des salariés et à l’approbation du tribunal de commerce de Paris dans le cadre du plan de continuation dont bénéficie le journal », ajoute Marianne. 
« Pilier de sa stratégie d’expansion internationale »
Le groupe Czech Media Invest, cofondé et dirigé par le milliardaire Daniel Kretinsky a été très actif en France ces derniers jours, pays dont il souhaite faire le « pilier de sa stratégie d’expansion internationale ».
Il a racheté à Lagardère ses radios en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie pour 73 millions d’euros, puis a annoncé être en négociations pour acquérir ses magazines français (Elle, Version Femina, Art & Décoration, Télé 7 Jours, France Dimanche, Ici Paris et Public).

        Lire aussi :
         

                Lagardère négocie la vente de sa presse magazine, dont « Elle » et « Télé 7 jours », à un groupe tchèque



Inquiets de ces annonces, les syndicats de la branche médias de Lagardère ont souligné que Daniel Kretinsky, un des plus jeunes milliardaires tchèques, avait été épinglé dans l’enquête des « Panama Papers », car il possède la société Wonderful Yacht Holdings, basée aux îles Vierges britanniques.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-9">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La ministre de la culture Françoise Nyssen envisage cette mesure pour lutter contre le piratage des films sur Internet.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Vers une liste noire des sites illégaux de streaming en France

La ministre de la culture Françoise Nyssen envisage cette mesure pour lutter contre le piratage des films sur Internet.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h57
    |

            Nicole Vulser








                        


Du billard à trois bandes. Dans le cadre de la difficile réforme de la chronologie des médias (l’ordre et les délais dans lesquels un film peut être diffusé à la télévision, en vidéo ou en vidéo à la demande après sa sortie en salle), treize organisations du septième art, représentant la totalité de la filière cinéma, ainsi que trois chaînes de télévision (Canal+, M6 et TF1) avaient demandé en urgence à Françoise Nyssen, la ministre de la culture, des mesures concrètes contre le piratage des films. Une pratique qui représenterait 1,3 milliard d’euros de manque à gagner annuel en France pour toute la filière.
Ces professionnels ont été entendus. Mercredi 18 avril, la ministre a annoncé qu’elle réfléchit à des « listes noires » de sites illégaux de streaming, qui seraient établies par la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). Ces listes mises à jour régulièrement devraient permettre aux fournisseurs d’accès, aux moteurs de recherches et aux annonceurs de bloquer l’accès à ces sites et de supprimer leur référencement.
« Placer la priorité sur la lutte contre les sites pirates »
Selon Mme Nyssen, « l’essentiel de notre arsenal porte sur le téléchargement pair à pair, aujourd’hui, alors que le piratage se fait dans 80 % des cas en streaming ou en téléchargement direct ». Signe que la Hadopi, créée en 2009 pour envoyer des avertissements aux internautes fraudeurs, n’est plus adaptée aux pratiques actuelles des pirates.
La ministre reconnaît donc qu’il faut faire « évoluer le mécanisme de riposte graduée, en plaçant la priorité sur la lutte contre les sites pirates pour les assécher (…) et les faire disparaître ».
Ces propositions interviennent alors que plusieurs organisations représentant le cinéma indépendant menaçaient de boycotter mercredi une réception au ministère si aucune mesure anti-piratage n’était annoncée.
Un système obsolète
Quant à la chronologie des médias, la ministre a affirmé qu’« elle n’est plus adaptée, qu’elle est décalée par rapport aux usages » et « à l’évolution du paysage audiovisuel ». Malgré la médiation qu’elle a engagée pour réformer cet accord, « les discussions ne parviennent pas à aboutir », a-t-elle constaté.
« J’ai décidé de reprendre la main », a-t-elle dit, avec l’ambition d’avancer courant mai. Elle compte repartir sur la base des recommandations des médiateurs. Quitte à légiférer sans doute si aucun accord interprofessionnel n’a pu être signé.
Le système actuel est jugé totalement obsolète, en raison à la fois du piratage des films mais aussi de l’essor de plates-formes comme Netflix, qui finance désormais de façon importante la production cinématographique. Or, si un long-métrage financé par Netflix était projeté en salles en France, il devrait attendre… trois ans avant de pouvoir être mis en ligne sur sa propre plate-forme.

        Lire aussi :
         

                Netflix et cinéma : la ministre de la culture veut sortir du « blocage »



Une concurrence « inéquitable »
La chronologie des médias reste une exception française : ailleurs, des contrats ad hoc lient les détenteurs des films aux exploitants de salles, aux télévisions, aux éditeurs vidéo ou aux plates-formes de services de vidéo à la demande par abonnement (SVoD), comme Amazon ou Netflix. Sans que personne n’y trouve à redire.
Toujours dans un souci d’éviter une concurrence qu’elle juge « inéquitable », la ministre souhaite imposer, dans le cadre de la révision de la directive européenne sur les Services de médias audiovisuels, les mêmes obligations de financement dans la création aux chaînes et plates-formes vidéos établies hors de l’Hexagone que celles auxquelles doivent se plier les acteurs français. Dans la même veine, elle espère imposer « un quota d’œuvres européennes sur les plates-formes de vidéo à la demande ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-10">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ En hausse pour la troisième année consécutive, la station réalise la meilleure part d’audience radiophonique française depuis 10 ans.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Audiences radio : RTL conforte sa première place

En hausse pour la troisième année consécutive, la station réalise la meilleure part d’audience radiophonique française depuis 10 ans.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h14
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


« Nos efforts sont récompensés. » A la direction de RTL, l’heure est à la satisfaction. Selon les chiffres publiés par Médiamétrie jeudi 19 avril, la radio généraliste conserve sa place de leadeur avec 13,2 % de part d’audience lors de la vague allant de janvier à mars 2018. En progression régulière depuis quelques années, la station fondée en 1933 enregistre le meilleur résultat pour une station depuis dix ans.
« La force de RTL est sa capacité à maintenir un équilibre entre l’information et le reste de la grille, renouvelée à 90 % ces dernières années, puisque tous nos programmes sont en progression », se félicite Christopher Baldelli, président de la station.
Chaque jour, la radio du groupe M6 attire près de 6,64 millions d’auditeurs, son plus haut niveau depuis quinze ans. RTL réussit même l’exploit de faire mieux que l’année précédente à la même période, dans un contexte marqué par la campagne pour l’élection présidentielle.

        Lire aussi :
         

                A RTL, l’heure du départ de la rue Bayard a sonné



Stabilité à Radio France
Radio France tire pour sa part son épingle du jeu, malgré une ambiance troublée par la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet et son départ de la Maison ronde. France Inter affiche des résultats stables par rapport à la vague précédente, avec 11,3 % d’audiences cumulées. La station perd 0,3 points par rapport à la même période de l’année précédente mais demeure leadeur sur « l’ensemble des carrefours d’information » et conserve son titre de matinale la plus écoutée de France.

        Lire aussi :
         

                Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France



« Ces chiffres sont une validation de nos choix par les auditeurs. Ils valident également une ligne dont les marqueurs forts sont l’information, le débat d’idées et une grande variété d’invités à l’antenne », explique Catherine Nayl, directrice de l’information à France Inter.
Après avoir plafonné à 8,5 % d’audiences cumulées lors de la vague de novembre à décembre 2017, Franceinfo reste relativement stable, avec 8,3 % en audiences cumulées et 4,5 millions d’auditeurs chaque jour, malgré une actualité moins forte. « Pour une radio dont l’audience est fortement corrélée à l’actualité, nous considérons que c’est une performance », déclare Vincent Giret, directeur de Franceinfo. Autre motif de satisfaction, chaque matin, l’interview politique de Jean-Michel Aphatie et Bruce Toussaint rassemble 753 000 auditeurs, soit une hausse de 54 000 auditeurs sur un an.
En légère baisse par rapport à la vague d’audiences précédente, France Culture « maintient un niveau d’audiences élevé » (2,2 % d’audiences cumulées), explique Sandrine Treiner sa directrice. La direction de la station met en avant de très bons résultats en termes d’audience numérique : « Nous observons une réelle transformation de l’audience, avec une forte accélération sur nos supports numériques », affirme sa directrice. Un exemple : pour le seul mois de mars, plus de 23 millions de podcasts ont été téléchargés.
Disposant d’un maillage territorial fort de 44 antennes, France Bleu (7,1 % d’audiences cumulées), le réseau local du service public, conforte sa sixième position et confirme également les bons résultats des nouveaux rendez-vous de sa matinale.

        Lire aussi :
         

                Audiences radio : Europe 1 n’aperçoit pas le bout du tunnel



RMC creuse l’écart avec Europe 1
A l’image de ses consœurs généralistes, RMC est en légère baisse (7,5 %, – 0,4 point sur un an en audiences cumulées). Néanmoins, la station est en hausse par rapport à la même période d’il y a deux ans, une année sans campagne présidentielle.
« La station s’installe durablement à la troisième place et reste première généraliste sur les moins de 50 ans, affirme sa présidente Cécilia Ragueneau. Nous sommes globalement satisfaits de la dynamique qui est actuellement à l’œuvre. » Portée par une grille assez stable, RMC creuse l’écart avec Europe 1, sa concurrente directe.
Cécilia Ragueneau met toutefois l’accent sur l’importance de ne pas se contenter des audiences radio : « Nous prêtons une grande attention aux audiences numériques. A l’heure où elle porte ses fruits, nous souhaitons poursuivre notre stratégie plurimédias. »
De son côté, Europe 1 ne parvient pas à redresser significativement ses résultats. La station du groupe Lagardère affiche de janvier à mars une audience cumulée de 6,8 %, quittant de peu son plus bas historique atteint en novembre-décembre 2017 (6,6 %), mais perdant 0,9 point sur un an. Avec près de 3,7 millions d’auditeurs chaque jour en moyenne, la grande radio généraliste reste toujours devancée par RMC et France Bleu.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-11">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ En très légère hausse, à 6,8 % pour la période janvier-mars, les audiences de la station du groupe Lagardère ne lui permettent pas de sauver les meubles, et relancent les rumeurs de vente de la radio.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Audiences radio : Europe 1 n’aperçoit pas le bout du tunnel

En très légère hausse, à 6,8 % pour la période janvier-mars, les audiences de la station du groupe Lagardère ne lui permettent pas de sauver les meubles, et relancent les rumeurs de vente de la radio.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h30
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Au plus bas dans les audiences, Europe 1 ne sort pas du marasme. Malgré un énième ajustement de la grille, marqué par les départs de Thomas Sotto et de Natacha Polony notamment, et l’arrivée d’une nouvelle équipe à l’été 2017, emmenée par Frédéric Schlesinger, et l’ex-matinalier de France Inter, Patrick Cohen, les résultats ne suivent pas. Avec 6,8 % d’audience cumulée pour la période janvier-mars (en hausse de 0,2 point par rapport à la dernière vague d’audience), selon Médiametrie jeudi 19 avril, contre 7,7 % sur la même période en 2017, la baisse des audiences de la station du groupe Lagardère sur un an demeure significative.
En interne, la situation est difficile à vivre, et la rédaction s’attend à de nouveaux changements. Déçu par les résultats de la station et les pertes qui pourraient avoisiner 20 millions d’euros en 2017, Arnaud Lagardère a récemment fait des déclarations qui ont été interprétées comme un prélude à des bouleversements. « Nous ne pouvons pas nous permettre de rater la rentrée 2018-2019 », a-t-il prévenu, lors du conseil d’entreprise européen du groupe Lagardère, début avril.
L’enjeu est important pour M. Lagardère, qui a décidé, en 2017, de dessaisir Denis Olivennes, le patron de Lagardère Active, du dossier Europe 1, pour en assurer lui-même la présidence. C’est lui qui a débauché Frédéric Schlesinger et Patrick Cohen à Radio France. Un choix qui fait grincer quelques dents au sein de la rédaction. « Malgré son professionnalisme, le choix de Patrick Cohen, catalogué à gauche, pose question pour une radio dont le public est plutôt à droite », remarque-t-on en interne. Certains journalistes de la station s’inquiètent de connaître une nouvelle vague d’instabilité. « Arnaud Lagardère avait promis de laisser trois ans à l’équipe dirigeante. Ce serait dommage de changer de nouveau la grille », pense l’un d’eux.
Recentrage de la ligne éditoriale sur les questions sociétales
Selon...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-12">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ L’inscription aux monuments historiques, qui a un objectif de protection, concerne, entre autres, le hall, la galerie Seine et le fameux studio 104.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La Maison de la radio inscrite aux monuments historiques

L’inscription aux monuments historiques, qui a un objectif de protection, concerne, entre autres, le hall, la galerie Seine et le fameux studio 104.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 07h15
   





                        



   


La Maison de la radio, le siège de Radio France situé en bord de Seine dans le sud-ouest de Paris, vient d’être inscrite aux monuments historiques, a déclaré le groupe public mercredi 18 avril.
La « maison ronde », inaugurée par le général de Gaulle en 1963, est un bâtiment de 100 000 mètres carrés – des dimensions hors norme pour l’époque – qui abritait le siège de la radio-télévision publique. En forme de « camembert », emblématique de l’architecture des années 1960, elle a été conçue par l’architecte Henry Bernard, également architecte du Palais de l’Europe à Strasbourg.
« Cette inscription reconnaît aussi la singularité de la conception de la Maison de la radio, qui a permis son adaptation à toutes les évolutions technologiques de l’audiovisuel et de l’acoustique », a souligné dans un communiqué la direction de Radio France, qui avait demandé ce classement au ministère de la culture.

        Lire aussi :
         

                Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France



432 millions d’euros de travaux
D’énormes travaux sont en cours pour rénover le bâtiment dans le cadre d’un projet imaginé par le cabinet Architecture-Studio (auteur du Parlement européen à Strasbourg et de l’Institut du monde arabe, avec Jean Nouvel). Ces travaux devraient entrer dans leur dernière phase à l’été 2019, dix ans après leur début, pour un coût final estimé à 432,1 millions d’euros en 2017.
Le siège de Radio France a été rouvert au public depuis 2014, avec un programme ambitieux d’émissions en public, de débats, concerts, salons et d’expositions, qui ont rassemblé près de 300 000 personnes en 2017, ainsi que l’ouverture d’un bar et d’un restaurant.
L’inscription aux monuments historiques, publiée à la fin de mars par la direction générale des affaires culturelles d’Ile-de-France, comprend l’emprise au sol de l’édifice, les façades et toitures, le hall et la galerie Seine, avec les œuvres du sculpteur François Stahly, le fameux studio 104 où sont enregistrées les grandes émissions en public, ou encore l’ensemble du décor du bureau de la présidence.
Le classement, pour les sites les plus importants, ou l’inscription aux monuments historiques, a un objectif de protection. En 2015, 43 600 immeubles étaient protégés au titre des monuments historiques en France (14 100 classés et 29 500 inscrits), selon le site du ministère de la culture.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-13">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Cet épisode clôt une période d’instabilité pour l’audiovisuel public alors que se profile une vaste réforme du secteur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

France Médias Monde retrouve sa dirigeante Marie-Christine Saragosse

Cet épisode clôt une période d’instabilité pour l’audiovisuel public alors que se profile une vaste réforme du secteur.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h21
   





                        


Privé de PDG depuis deux mois à cause d’un imbroglio administratif, France Médias Monde (France 24, RFI) va retrouver sa dirigeante Marie-Christine Saragosse, reconduite sans surprise, mercredi 18 avril, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), au terme d’une nouvelle procédure.
Son mandat durera cinq ans à compter de lundi 23 avril, fait savoir le CSA, qui précise avoir « apprécié l’expérience et la compétence de Mme Saragosse qu’attestent tant son parcours professionnel que les actions qu’elle a engagées depuis son premier mandat à la tête de l’entreprise ».
Cet épisode clôt une période d’instabilité pour l’audiovisuel public alors que se profile une vaste réforme du secteur : Radio France et France Médias Monde avaient perdu leur dirigeant pour des raisons différentes à quelques jours d’intervalle.

        Lire aussi :
         

                Françoise Nyssen veut une présidence commune à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde



Marie-Christine Saragosse, 58 ans, à la tête de France Médias Monde depuis 2012, avait été reconduite en 2017 pour un mandat de cinq ans. Pour ce nouveau mandat, qui a démarré le 5 octobre, elle aurait dû faire parvenir dans un délai de deux mois à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique une déclaration de situation patrimoniale de fin de fonctions ainsi qu’une nouvelle déclaration d’intérêts.
Sauf qu’elle ne l’a pas fait à temps, faute, selon ses explications, d’avoir été avertie d’un changement des modalités de déclaration ; ce qui a fait automatiquement tomber son mandat.

        Lire aussi :
         

                France Médias Monde : Saragosse n’est plus présidente à cause d’un oubli administratif



Le CSA a alors décidé de relancer une procédure classique de nomination, pour laquelle ne s’est manifesté qu’un seul autre candidat face à la favorite, Mme Saragosse.
Hausse de l’audience ces dernières années
« Peu de pays ont la chance de disposer d’un opérateur audiovisuel mondial et multilingue », un « outil de statut international », qui permet à la France de « porter sa vision singulière dans la bataille des idées qui se joue », a estimé Mme Saragosse lors de son audition.
Se félicitant de la hausse de l’audience ces dernières années, elle a salué le fait que « face à une concurrence violente », « dans laquelle le plus modeste de nos compétiteurs a 50 millions d’euros de budget de plus que nous », « France Médias Monde a tenu son rang et a joué dans la cour des grands ».

        Lire aussi :
         

                Audiovisuel public : le gouvernement demande d’importantes économies supplémentaires



Détaillant son projet, qu’elle avait déjà présenté l’année dernière, elle a insisté sur la nécessité de renforcer la présence du groupe dans le monde, avec le « développement de langues étrangères-clés ».
Elle a rappelé que France Médias Monde était « une jeune entreprise dont la création remonte à 2012 », au sein de laquelle il fallait « mieux travailler ensemble » et poursuivre « l’harmonisation sociale », évoquant notamment des « départs ciblés » prévus pour cette année.
Marie-Christine Saragosse avait été nommée directrice générale chargée de la stratégie à France Médias Monde après l’annulation de son mandat, afin d’« éviter toute rupture » dans les activités du groupe. C’est le doyen des administrateurs du groupe, Francis Huss, qui assurait l’intérim de la présidence.
France Médias Monde, qui regroupe France 24, RFI et la radio française en langue arabe Monte Carlo Doualiya, est présent dans 180 pays. L’Etat a récemment annoncé qu’il aiderait le groupe à porter son audience à 150 millions de personnes par jour, contre 135 millions actuellement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-14">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Facebook est un média au même titre que les autres éditeurs »

En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h00
    |

Zoé Vilain (Avocate en droit des nouvelles technologies)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de son audition devant le Congrès, le 11 avril, Mark Zuckerberg a déclaré : « Je suis d’accord sur le fait que nous sommes responsables du contenu. » Par cette réponse claire et univoque à l’une des questions qui lui étaient posées par les parlementaires américains, le PDG de Facebook a-t-il durablement ébranlé le statut des plates-formes d’hébergement en ligne ? Depuis fin 2014, le réseau social permet à ses utilisateurs de publier des vidéos et est devenu une des plates-formes les plus consultées au monde, avec plus de 4 milliards de contenus mis en ligne par jour.
La question de savoir si Facebook est responsable des contenus (photos, vidéos, écrits) est cruciale pour les ayants droit. Le nombre d’usagers qui mettent en ligne des vidéos dont ils ne détiennent pas les droits de propriété intellectuelle est très important et représente une perte de revenus non négligeable pour l’industrie audiovisuelle et musicale.
Rassurer le grand public
Jusqu’à présent, Facebook se présentait comme une plate-forme technologique, ce qui lui permet de bénéficier de facto du statut d’hébergeur et ainsi de ne pas être responsable pour les contenus publiés par ses utilisateurs.
Par ce statut prévu par la loi américaine (proche de celui de la loi française de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique), un site Internet qui a le statut d’hébergeur n’est pas responsable des contenus générés par les utilisateurs, à moins que le côté illicite du contenu ait été porté à sa connaissance.

La demande de retrait, qui ne peut être effectuée que par les ayants droit ou leurs mandataires, doit répondre à un certain formalisme. Pour certaines sociétés qui ont de grands catalogues de films, musiques, et séries, cela représente des équipes entières dévolues aux demandes de retrait sur YouTube ou Facebook.
Alors pourquoi ce revirement ? Dans une très mauvaise passe depuis le scandale Cambridge Analytica,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-15">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le groupe est entré en négociations exclusives avec Lagardère pour racheter ses magazines en France et reprendre ses radios dans plusieurs pays de l’est de l’Europe.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Czech Media Invest, numéro un de la presse en République tchèque

Le groupe est entré en négociations exclusives avec Lagardère pour racheter ses magazines en France et reprendre ses radios dans plusieurs pays de l’est de l’Europe.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 12h17
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Czech Media Invest (CMI), avec lequel le groupe Lagardère a annoncé, mercredi 18 avril, être entré en négociations exclusives pour lui céder ses magazines en France, dont Elle, domine le marché de la presse en République tchèque.
Son actionnaire majoritaire est un jeune milliardaire, Daniel Kretinsky, qui dirige l’un des groupes énergétiques les plus importants du pays, EPH. Il possède 50 % des parts et avait déjà racheté plusieurs journaux autrefois détenus par la joint-venture des groupes suisse Ringier et allemand Axel Springer, selon un rapport de Reporters sans frontières. Il détient aussi le plus gros club de football, l’AC Sparta Prague.

        Lire aussi :
         

                Lagardère négocie la vente de sa presse magazine, dont « Elle » et « Télé 7 jours », à un groupe tchèque



Un pluralité fragilisée
Le financier slovaque Patrik Tkac (40 %) et l’homme d’affaires Roman Korbacka (10 %) se sont associés à lui et leur branche presse regroupe quatre quotidiens, dont l’influent tabloïd Blesk, mais aussi Aha ! et Sport, ainsi que des dizaines de magazines et de sites Internet. CMI compte aussi racheter les radios de Lagardère en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie, ce qui ferait de lui le leadeur de la bande FM en Pologne et en République tchèque. Il est en tête dans l’édition et la distribution de livres à Prague.
Ce rachat annoncé fragilise encore la pluralité dans les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004 et qui subissent actuellement un processus de concentration très rapide, consécutif au départ massif des grands groupes d’Europe occidentale. Il y a quelques années, la presse en République tchèque était contrôlée à 80 % par des investisseurs étrangers, essentiellement allemands. Elle est désormais détenue par plusieurs oligarques, dont Andrej Babis, un populiste qui a gagné les législatives en octobre et qui tente depuis de former un gouvernement, en coalition avec les sociaux-démocrates.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-16">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le groupe a récemment réorganisé sa branche médias en cinq pôles autonomes, en vue d’en céder certains. Le pôle News, qui comprend Europe 1, « Paris Match », « Le Journal du dimanche », n’est pas concerné par cette opération.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Lagardère négocie la vente de sa presse magazine, dont « Elle » et « Télé 7 jours », à un groupe tchèque

Le groupe a récemment réorganisé sa branche médias en cinq pôles autonomes, en vue d’en céder certains. Le pôle News, qui comprend Europe 1, « Paris Match », « Le Journal du dimanche », n’est pas concerné par cette opération.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 13h16
    |

            Alexandre Piquard et 
Nicole Vulser








                        



   


Le démantèlement du pôle média de Lagardère se poursuit. Le groupe a annoncé, mercredi 18 avril, être entré « en négociations exclusives » avec Czech Media Invest pour lui céder ses titres de presse magazine en France. Soit Elle et ses déclinaisons, y compris les sites Internet de Elle dans l’Hexagone, mais aussi Version Femina, Art & Décoration, Télé 7 Jours et ses déclinaisons, France Dimanche, Ici Paris et Public.
Arnaud Lagardère lâche donc des titres historiques et se résout à vendre Elle, l’hebdomadaire féminin fondé en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair, dont il juge la rentabilité trop faible (2 %), pour redessiner le périmètre de son groupe. Le magazine Elle a incarné un fort renouveau de ce type de presse dans les années 1960, en mettant à l’honneur la mode, les fiches cuisine, l’horoscope… En confiant au photographe Peter Knapp la direction artistique de l’hebdomadaire pendant vingt ans. Le magazine a fait exploser ses ventes en mai 2003, en mettant à sa « une » Emmanuelle Béart posant nue, sa chevelure blonde attachée avec son string.
« Le produit de la vente des magazines, comme celui des radios étrangères [elles aussi cédées pour 73 millions d’euros à Czech Media Invest mardi 17 avril] sera prioritairement affecté à l’investissement et au développement de Lagardère Publishing, Lagardère Travel Retail et à la production de contenus », affirme le groupe.
Inquiétudes
Dans les médias, Lagardère conserve essentiellement trois actifs importants pour son image, auxquels son père, Jean-Luc Lagardère, était attaché : Paris Match et Le Journal du dimanche ainsi qu’Europe 1 – même si la radio reste fortement déficitaire à hauteur de 19 millions d’euros en 2017 et si son audience a atteint son plus bas historique (6,6 % en novembre-décembre 2017). Le groupe garde aussi la marque Elle et l’ensemble des licences  internationales de ce magazine, louées chèrement aux nombreux éditeurs qui publient des versions locales dans le monde. La très rentable chaîne de télévision pour enfants Gulli est aussi à vendre. Presque tous les acteurs de l’audiovisuel ont été cités comme acquéreurs potentiels : TF1, M6, Altice, Mediawan…

        Lire aussi :
         

                Europe 1 poursuit sa dégringolade



Avant de vendre ces magazines à Czech Media pour un montant qui n’a pas été révélé, Lagardère a discuté pendant plusieurs mois avec d’autres acheteurs potentiels, dont Mondadori. Ce dernier avait proposé de créer une société commune avec Marie Claire. Un schéma qui n’a pas été retenu car il se serait sans doute soldé par des compressions de personnel.
En interne, la cession et le profil de Czech Media Invest semblent nourrir des inquiétudes. Son PDG, Daniel Kretinsky, un des plus jeunes milliardaires tchèques, propriétaire du groupe Energetic and Industrial Holding (EPH) est copropriétaire du groupe de médias tchèque New Center, qui produit deux des plus grands tabloïds tchèques, Blesk et Aha !.

        Lire aussi :
         

                Magazines en France : remue-ménage en vue



Daniel Kretinsky épinglé dans l’enquête des « Panama Papers »
Dans l’enquête des « Panama Papers », Daniel Kretinsky s’est fait épingler, car il possède la société Wonderful Yacht Holdings, basée aux îles Vierges britanniques. « Nous ne le connaissons pas du tout », déclare un salarié. Les syndicats de Lagardere Active devaient organiser une assemblée générale mercredi. La finalisation de cette transaction, qui devrait être signée dans les prochaines semaines, reste en effet soumise à la consultation des instances représentatives du personnel et à l’approbation, le cas échéant, des autorités de la concurrence. Un autre salarié, malgré la surprise du nom du repreneur, cherche à philosopher : « Si nous avons enfin un actionnaire qui a des projets de développement clairs pour nos titres, cela peut être un mieux. »

        Lire aussi :
         

                Czech Media Invest, numéro un de la presse en République tchèque



Arnaud Lagardère poursuit de longue date son désinvestissement dans les médias. Dès 2011, l’américain Hearst avait racheté cent deux magazines internationaux du groupe au prix fort avant qu’en 2014 Lagardère Active ne se sépare de nouveau d’une dizaine de titres. Recul du chiffre d’affaires, suppressions de postes, restructurations se sont succédé. L’activité de la presse s’est ainsi étiolée de 509 millions d’euros à 340 millions entre 2012 et 2017, même si sa rentabilité est restée à peu près stable.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-17">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012, une cinquantaine d’autocritiques télévisées ont été diffusées.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Confessions forcées » : la télé chinoise accusée de complicité

Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012, une cinquantaine d’autocritiques télévisées ont été diffusées.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 06h33
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le numéro un chinois, Xi Jinping, a remis au goût du jour les autocritiques en vigueur à l’époque maoïste. Seule différence : ces « confessions forcées » de Chinois, mais aussi d’étrangers, sont diffusées aux heures de grande écoute par la télévision publique CCTV. Dans un rapport publié le 10 avril, l’ONG Safeguard Defenders, qui s’est penchée sur les coulisses d’une dizaine d’entre elles entre 2013 et 2018, accuse CCTV d’« atteinte à l’éthique journalistique » et de « complicité ».
Quatre autres médias situés à Hongkong, dont Phoenix TV et le quotidien South China Morning Post, et ayant des liens avec la Chine ou considérés comme pro-Pékin, sont également épinglés. Le recours à ces médias a semblé répondre à un souci des autorités chinoises de « relégitimer » un procédé cousu de fil blanc quand il s’agit de CCTV.
« Notre recherche montre que ces médias ont un rôle de collaboration très actif (…). Ils envoient d’abord des journalistes et de l’équipement pour les réaliser, puis se livrent à une postproduction complexe, qui demande une collaboration étroite avec les services de police, affirme Michael Caster, cofondateur de Safeguard Defenders. En outre, la manière dont ces confessions forcées sont conçues prouve qu’elles répondent à des ordres du gouvernement central ou du ministère des affaires étrangères, car on y retrouve point par point leur argumentaire. »
Le procédé appartient à l’ère Xi Jinping, même si des suspects de droit commun étaient auparavant régulièrement « paradés » à la télévision : le rapport comptabilise 45 confessions télévisées forcées de personnalités réalisées entre 2013 et 2018, dont 60 % concernent soit des personnes liées aux médias (journalistes, blogueurs ou éditeurs), soit des défenseurs des droits de l’homme (militants d’ONG ou avocats) chinois ou étrangers.

Ces confessions forcées...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-18">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Les journalistes Rémi Bouton et Emmanuel Legrand estiment, dans une tribune au « Monde », que le modèle économique du streaming qui s’impose est positif, même si la question de la rémunération des artistes demeure entière.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’abonnement ouvre une nouvelle ère où les revenus des industries culturelles vont croître significativement »

Les journalistes Rémi Bouton et Emmanuel Legrand estiment, dans une tribune au « Monde », que le modèle économique du streaming qui s’impose est positif, même si la question de la rémunération des artistes demeure entière.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 16h08
    |

Rémi Bouton et Emmanuel Legrand (Journalistes)







                        



                                


                            

Tribune. Patrick Zelnik a été un grand créateur d’entreprises culturelles – et un disrupteur –, tant avec la maison de disques Virgin qu’avec les Megastores ou encore Naïve. Mais le modèle des industries culturelles qu’il décrit dans sa tribune (Le Monde daté du 31 mars) est celui d’une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre.

Effectivement, nous sommes passés de l’ère de l’acquisition de produits culturels à celui de l’accès à ces produits sous forme numérique. On peut le regretter, comme le fait Patrick Zelnik, mais le fait est là : la musique s’écoute en streaming (même le téléchargement s’effondre), la télévision est délinéarisée et se regarde en replay, les films sont sur Netflix ou des plates-formes de vidéo à la demande (VOD), le journal (si on peut encore parler de journal) ou, disons, les informations, se consomment sur une tablette ou smartphone, et les livres, certes, on les achète encore majoritairement dans les librairies, mais nous ne sommes pas loin de la bibliothèque mondiale en ligne !
Nouveaux investissements
C’est cela la nouvelle donne. Il y a eu destruction de valeur ces quinze dernières années dans la musique et, dans une bien moindre mesure, dans l’audiovisuel et le livre. Mais, dans la musique, le curseur est enfin reparti à la hausse. Pourquoi ? Parce qu’après les ravages du [partage] pair à pair, la musique est enfin de nouveau commercialisée de façon plus vertueuse grâce au streaming. Dans le cinéma et l’audiovisuel, de nouveaux acteurs – Netflix, Amazon, Hulu et d’autres – investissent dans la production de contenus. Même Google s’y met. Il y a donc une dynamique qui semble profitable aux industries culturelles.

Le modèle économique devrait s’affiner dans les années à venir avec ce que les Anglo-Saxons appellent « scale », c’est-à-dire l’accès à une masse critique. Netflix est profitable. Spotify ne l’est pas encore, car il doit toujours financer sa...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-19">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Publié sur le Web et sur papier, Red/accion se veut une réponse à l’« infoxication », cet excès d’information dont le public est abreuvé.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un nouveau média argentin s’inspire de l’hebdomadaire français « Le 1 »

Publié sur le Web et sur papier, Red/accion se veut une réponse à l’« infoxication », cet excès d’information dont le public est abreuvé.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 15h00
    |

            Angeline Montoya








                        



                                


                            

Le paysage journalistique argentin s’est doté, lundi 16 avril, d’un nouveau média, au format inédit dans le pays, Red/accion – un jeu de mots entre réseau (red en espagnol) et action. Publié à la fois sur le Web et sur papier, il se veut une réponse à l’« infoxication », mot-valise qui renvoie à l’excès d’information dont le public est abreuvé.
« Les principaux médias de Buenos Aires publient quelque 1 000 informations par jour, constate Chani Guyot, directeur et PDG de Red/accion. Nous proposons un site Web avec entre trois et cinq sujets par jour, répondant aux critères du journalisme de solutions, c’est-à-dire faisant état des initiatives – réussies ou ratées – pour résoudre un problème. »
Une newsletter vespérale, appelée « GPS », qui s’inspire d’expériences américaines comme Vox Sentences, « donnera accès à une sélection d’articles d’autres médias, perdus dans la masse d’informations, et qui permettent d’expliquer les grandes problématiques », explique M. Guyot, ancien secrétaire général de la rédaction du quotidien La Nacion.
Enfin, une édition papier mensuelle, Mono, s’inspire de l’hebdomadaire français Le 1 : un seul sujet traité en profondeur et sous plusieurs angles sur une feuille grand format pliée en huit. Chani Guyot dit avoir apprécié « l’idée d’une seule information, qui va droit au but. C’est une manière de respecter les temps de lecture, à laquelle la variété des formats donne un aspect presque ludique ». Pour recevoir le mensuel, il faudra débourser 150 pesos (6 euros) par mois.
Vocation citoyenne
Les membres auront la possibilité de donner leur avis ou de proposer des sujets. Red/accion, intégré par une équipe de onze personnes, dont huit journalistes, se veut aussi, à terme, une plate-forme de participation citoyenne, à la façon du site Action Button, qui permet de faire un don, de signer une pétition...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-20">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Les producteurs et les diffuseurs de la deuxième économie mondiale veulent exporter leurs émissions de divertissement avec l’aide de l’Etat.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les ambitions à l’international de la télévision chinoise

Les producteurs et les diffuseurs de la deuxième économie mondiale veulent exporter leurs émissions de divertissement avec l’aide de l’Etat.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 13h21
    |

            Mustapha Kessous (Cannes, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« La Chine devient un pays sexy. Ces dernières décennies, les télévisions chinoises ont acheté presque tous les formats qui pouvaient exister sur le marché, nous n’avons su qu’importer, explique Shirley Shihui Cheng, vice-présidente de 3C Media, une société de production basée à Pékin. Mais depuis quatre ans, nous créons de nouveaux concepts. » Des émissions que les producteurs comptent bien vendre au reste du monde. Le Marché international des programmes de télévision (MipTV), qui s’est achevé la semaine dernière, illustre bien cette ambition. Durant la manifestation les représentants des plus importantes chaînes, sociétés de production et plates-formes SVOD de Chine (tels que CCTV, Hunan TV, Dragon TV, Tencent…) ont dévoilé leurs dernières créations audiovisuelles qu’ils souhaitent exporter.
Cette présentation inédite baptisée « Sagesse chinoise, la terre des nouveaux formats » – en partie financée par le pouvoir communiste de Xi Jinping désireux d’imposer sa vision sur la scène internationale et de contrecarrer l’influence occidentale –, n’est pas passée inaperçue du côté des professionnels.
Rien de polémique, rien de politique, les programmes proposés à la vente sont des divertissements purement culturels à l’image de « The Nation’s Greatest Treasures » (« Les plus grands trésors de la nation »), une compétition entre musées pour savoir lequel d’entre eux possède la plus belle œuvre…
« Nous avons beaucoup appris des formats qui venaient du monde entier. Désormais, notre culture nous permet de lancer de nouvelles tendances », avance Minglu Zhu, directrice de Purity Media, une société de production installée à Shanghaï. Cette francophone souhaite exporter « Hello again » (« Rebonjour ») où l’on voit une célébrité retrouver des personnes sur une vieille photo et tenter de les convaincre de reprendre le même cliché au même endroit.

« D’importants...



                        

                        

