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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Licencié, ce responsable des services généraux a accusé son ex-employeur de l’avoir poussé au « bore-out ». Interparfums vient d’être condamnée pour « harcèlement moral ».
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« Bore-out » : Frédéric Desnard fait condamner Interparfums pour « harcèlement moral »

Licencié, ce responsable des services généraux a accusé son ex-employeur de l’avoir poussé au « bore-out ». Interparfums vient d’être condamnée pour « harcèlement moral ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h18
    |

Léonor Lumineau, avec Anne Rodier







                        



                                


                            

En mars 2014, Frédéric Desnard, 44 ans, est au volant de sa voiture lorsqu’il fait une crise d’épilepsie, provoquant un accident. Aujourd’hui, il en est persuadé : « J’ai fait un bore-out à cause de mes conditions de travail. » Il poursuit son ex-employeur aux prud’hommes, dans ce qu’il voudrait être le « premier procès du bore-out en France » (épuisement par l’ennui).
Une allégation formellement contestée par son ex-entreprise, qui a finalement été condamnée le 16 mars 2018 pour « harcèlement moral » par le juge départiteur du conseil de prud’hommes de Paris. Une affaire est jugée en « départage », lorsque les prud’hommes n’ont pu la trancher autrement. Le juge départiteur convoque alors à nouveau les parties et l’affaire est replaidée en audience spéciale.
Pour bien comprendre, un retour en arrière s’impose. Frédéric Desnard travaillait pour l’entreprise française Interparfums, spécialisée dans la conception et la distribution de parfums sous licence, comme responsable des services généraux. « J’étais M. Solutions, de la réparation de la lampe grillée à la supervision de certains contrats ou des dépenses de voyage », explique-t-il. En 2010, la plus grande marque du portefeuille annonce qu’elle va mettre fin à son contrat avec l’entreprise, « ce qui a généré des crispations et inquiétudes », assure Frédéric Desnard.
« J’ai eu beaucoup moins de tâches à faire car les assistantes de direction qui me confiaient auparavant des missions ont commencé à préférer les faire elles-mêmes. Chacun essayait de justifier l’importance de son poste. » Frédéric Desnard serait alors passé de journées bien remplies à « entre 20 et 40 minutes de boulot effectif par jour ».
Arrêt maladie durant six mois
Une situation qui l’aurait plongé dans un état de « lassitude extrême ». « Je n’avais plus l’énergie de rien. Je ressentais un sentiment de culpabilité et de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La journée s’annonce perturbée. Les secteurs ferroviaire et aéronautique sont agités par une mobilisation sociale d’ampleur, qui tombe pour la première fois de manière concomitante.
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Grève à la SNCF et à Air France : les prévisions de trafic mardi 24 avril

La journée s’annonce perturbée. Les secteurs ferroviaire et aéronautique sont agités par une mobilisation sociale d’ampleur, qui tombe pour la première fois de manière concomitante.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h57
   





                        



   


Onzième jour de grève dans le ciel, dixième sur les rails. La journée de mardi 24 avril s’annonce perturbée dans les transports français, dont les secteurs ferroviaire et aéronautique sont agités par une mobilisation sociale d’ampleur, qui tombe pour la première fois de manière concomitante.
SNCF : un TGV sur trois, deux TER sur cinq
La nouvelle journée de mobilisation à la SNCF, dont le calendrier d’action syndicale court jusqu’à la fin du mois de juin, devrait à nouveau perturber le trafic. Selon la direction, les prévisions sont les suivantes :
Un TGV sur troisDeux TER sur cinqUn Intercités sur troisDeux Transilien sur cinqUn train international sur deuxUn Ouigo sur quatre
La situation reste très contrastée d’une ligne à l’autre. En région parisienne, la moitié des RER A et B circuleront tandis que seul un RER C et E sur trois est annoncé, comme lundi. Il y aura deux trains sur cinq sur la ligne D.
Sur le réseau TGV, les perturbations seront ainsi plus fortes sur l’axe Atlantique. En revanche, les Ouigo circuleront moins dans l’Est (3 sur 5), le Nord et le Sud-Est (2 sur 5). Légèrement plus perturbé que lundi sur les TGV, la trafic sera ainsi quasiment similaire à celui de la veille sur les trains du quotidien et les Intercités. A l’international, en moyenne un train sur deux devrait circuler, comme lundi, selon les prévisions de la SNCF.
Les perturbations restent donc « toujours compliquées », selon la SNCF, qui affichait lundi un taux de 17,45 %, mais avec une mobilisation toujours forte des conducteurs, grévistes à 62,6 %.
Le patron du groupe,  Guillaume Pepy, avait pourtant assuré dimanche au cours du « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro » que « le trafic sera[it] en amélioration » et que « la grève s’érod[ait] lentement ». De son côté, l’intersyndicale envisage pourtant de prolonger la grève à l’été. Un scénario inenvisageable pour le patron de la SNCF, convaincu qu’« il n’y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables ».
Air France, trois avions sur quatre
Durant cette nouvelle journée de grève, « près de 75 % » des vols seront assurés, selon la direction d’Air France. 70 % des vols long-courriers, 65 % des moyen-courriers au départ et vers Roissy, et 80 % des court-courriers à Orly et en régions seront maintenus.
Le taux de grévistes, estimé à partir des déclarations préalables en vertu de la loi Diard, est de 27,2 % pour les pilotes, de 19,9 % pour le personnel navigant commercial (PNC, hôtesses et stewards) et de 15,6 % pour les agents au sol. En revanche, seuls 4,4 % des agents au sol étaient en grève lundi, a précisé un porte-parole du groupe aéronautique. Un chiffre faible que les syndicats imputent au mode de calcul de la direction.

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Depuis sept semaines, l’intersyndicale réclame toujours un « rattrapage » de 6 % sur les salaires, une demande revue à la baisse à 5,1 % la semaine dernière, tous métiers confondus (pilotes, PNC, agents au sol), afin de couvrir le gel de la grille salariale, et donc l’inflation, depuis 2011. Un projet d’accord de la direction qui prévoyait une augmentation immédiate de 2 % et une hausse de 5 % sur la période 2019-2021 a été refusé, jeudi, par les syndicats.
Le PDG d’Air France, Jean-Marc Janaillac, a ouvert une consultation auprès des salariés, alors que l’intersyndicale doit se réunir, jeudi 26 avril, pour planifier de nouvelles dates de grève au mois de mai. Du 26 avril au début de mai, les salariés devront ainsi donner leur avis sur la proposition salariale de la direction. En cas de refus, le président a annoncé qu’il quitterait ses fonctions.

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                Air France : M. Janaillac lance un référendum sur les salaires






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Comment les villes de demain pourront-elles combler les inégalités sociales, territoriales, générationnelles ou de genre qui les traversent ? Venez en débattre avec « Le Monde », jeudi 17 mai, à l’hôtel de ville de Lyon.
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Les « villes intelligentes » réduiront-elles les inégalités ? Une conférence du « Monde » à Lyon le 17 mai

Comment les villes de demain pourront-elles combler les inégalités sociales, territoriales, générationnelles ou de genre qui les traversent ? Venez en débattre avec « Le Monde », jeudi 17 mai, à l’hôtel de ville de Lyon.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 16h37
   





                        



   


A l’heure où l’espace urbain connaît de profonds bouleversements issus de la révolution numérique, et où les façons de se déplacer, d’habiter, de travailler ou de participer évoluent rapidement, nos villes se trouvent à un tournant. Quelles règles du jeu voulons-nous ?
Quelles innovations sociales, politiques ou technologiques pourront résoudre les fractures qui traversent nos cités, apporter plus de cohésion sociale et de responsabilité environnementale ? Comment pouvons-nous tirer parti de ces mutations pour inventer des modèles de développement qui contribuent à réduire les inégalités sociales, territoriales, générationnelles ou de genre ?
Venez en débattre avec les journalistes du « Monde » et leurs invités lors d’une conférence organisée, le jeudi 17 mai 2018, à l’hôtel de ville de Lyon.
Cette conférence sera aussi l’occasion de remettre aux équipes gagnantes les prix européens de l’innovation urbaine Le Monde Smart Cities 2018.
Inscriptions en ligne ici (gratuit)
Programme : 
Matin
9 heures « Les liens entre nouvelles technologies et inégalités : enjeux globaux et urbains » Discours d’ouverture de Patricia Crifo (directrice du programme « Smart cities and urban policy » Ecole Polytechnique).
9 h 30 « Comment la ville intelligente peut-elle embarquer tous les territoires ? » Avec Philippe Vidal (université du Havre), Guy-Pierre Sachot (La Poste), Lethicia Rancurel (Tuba Lyon).
9 h 50 « Les tiers lieux, nouveaux outils d’intégration territoriale ? » Avec Stéphanie Torrilhon (Melchior) et Lucie Verchère (Métropole de Lyon).
10 h 05 « Mobilité : le big data peut-il désenclaver les quartiers délaissés ? » Avec Eric Chareyron (Keolis).
Pause
10 h 45 « La smart city permettra-t-elle de réduire la fracture énergétique ? » Avec Bertrand Lapostolet (Solinergy).
11 h 10 « La ville intelligente pour tous : comment former tous les citoyens aux nouvelles compétences requises par la smart city ? » Avec Orianne Ledroit (Agence du numérique), Jean Hornain (Citeo) et Caroline Galumbo (Cyberbase de Bron)
11 h 40 « Comment bien faire vieillir les villes intelligentes sans renforcer ou créer de nouvelles inégalités ? » Avec David Kimelfeld (Métropole de Lyon) et Antoine Picon (Harvard University)
12 h 15 Remise des prix européens de l’innovation urbaine Le Monde Smart Cities.
Après-midi
14 heures « Villes intelligentes, villes solidaires : comment bâtir une vraie ville intergénérationnelle ? » Avec Florence Gilbert (France Silver Economie) et Carmen Santana (Archicubik)
14 h 30 Des projets pour intégrer les plus fragiles dans la ville. Rencontre avec trois start-up.
14 h 45 « Les villes européennes face au défi de l’accueil des migrants. Quelles stratégies innovantes ? » Avec Cécile Maisonneuve (La Fabrique de la cité) et Esaïe Saighi (Singa Lyon)
15 h 30 « Vienne, un modèle de ville intelligente et inclusive ? » Avec Ursula Bauer (ville de Vienne, Autriche).
Pause
16 heures « Logement, aménagement, équipements… Comment les villes de demain peuvent-elles apporter plus d’égalité entre les hommes et les femmes dans l’espace public ? » Avec Yves Raibaud (CNRS), Thérèse Rabatel (ville de Lyon), et Isabelle Guégen (Perfégal).
16 h 35 « Lyon, une ville intelligente pour tous et toutes ? » Avec Karine Dognin-Sauze (Métropole de Lyon).
16 h 45 Conclusion. « Qu’est-ce qu’une vraie ville intelligente ? » Avec Michel Lussault (école urbaine de Lyon).
17 heures : Fin.
Cette conférence est organisée avec le soutien de la ville et de la Métropole de Lyon, et des partenaires des prix de l’innovation urbaine Le Monde Smart cities 2018 : La Poste, EDF, Enedis, Citeo. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Cinq ans après le drame du Rana Plaza, au Bangladesh, qui a fait plus de mille victimes, la styliste Sakina M’Sa explique dans une tribune au « Monde » que si le système de la mode était un langage emblématique de notre temps, elle pourrait aujourd’hui tenir en trois mots : désincarnation, élitisme et malfringue.
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Il faut « redonner du sens à la mode et défendre les valeurs d’une mode responsable, durable et désirable »

Cinq ans après le drame du Rana Plaza, au Bangladesh, qui a fait plus de mille victimes, la styliste Sakina M’Sa explique dans une tribune au « Monde » que si le système de la mode était un langage emblématique de notre temps, elle pourrait aujourd’hui tenir en trois mots : désincarnation, élitisme et malfringue.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 16h07
    |

Sakina M’Sa (Styliste)







                        



                                


                            

Tribune. C’était il y a cinq ans, jour pour jour. Le 24 avril 2013, à Savar au Bangladesh, plusieurs milliers d’ouvriers de l’industrie textile étaient ensevelis sous les décombres d’ateliers de grandes marques internationales. La tristement célèbre tragédie du Rana Plaza faisait plus de 1 100 morts et 2 500 blessés, dont une majorité de femmes, dans un accident d’une ampleur inédite et aux réactions multiples. D’Angela Merkel au sommet du G7 aux grands magasins, le monde prenait conscience des conséquences dramatiques de la « Fast Fashion », cette industrie qui produit et vend dans des temps record des collections sans cesse renouvelées.
Animés par une même exigence de transparence et de respect sur les conditions de fabrication de leurs tee-shirts préférés, des consom’acteurs, emmenés par les célèbres créatrices de mode Carry Somers et Orsola de Castro, ont fait naître un mouvement fort et humaniste dès 2014 en Grande-Bretagne : la « Fashion Revolution », ou l’affirmation d’un combat pour montrer qu’une autre mode est possible.
Dans plus de 95 pays à travers le monde, la Fashion Revolution entend, pour la quatrième année consécutive, sensibiliser le grand public quant à l’impact humain et environnemental de la production de masse de prêt-à-porter, avec des questions comme « Who made my clothes ? » (« Qui a fabriqué mes vêtements ? ») et le hashtag #fashionrev sur Twitter. Ensemble, nous menons ce combat indispensable pour la transparence et l’éthique, dont je souhaite aujourd’hui rappeler la raison d’être.
Depuis 2013, de nombreux créateurs et entrepreneurs de la mode se sont mis en ordre de marche, déterminés à suivre un certain nombre de bonnes pratiques : matières respectant l’environnement, cycles de conception et de production durables, respect du travail humain. Des conditions essentielles qui guident mon travail depuis vingt ans en tant que styliste et comme responsable de la première entreprise d’insertion dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ 39 % des actifs déclarent que le prix est le premier frein à la formation continue. Mais selon notre blogueur Jean-Claude Lewandowski, c’est surtout le manque d’appétence pour de tels cursus qui fait obstacle...
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’association Plus de trains, qui regroupe des usagers des transports en commun de l’ouest parisien, délivre chaque jour des informations circonstanciées sur l’état des perturbations.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’objectif du texte que la Commission européenne présentera cette semaine est d’introduire des obligations de transparence pour les Google, App Store, Facebook.
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Bruxelles s’attaque à la régulation des plates-formes du Web

L’objectif du texte que la Commission européenne présentera cette semaine est d’introduire des obligations de transparence pour les Google, App Store, Facebook.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après avoir longtemps tergiversé, Bruxelles s’en prend frontalement aux géants du Web. Cette semaine, la Commission européenne devrait proposer une régulation des plates-formes numériques – les Google, App Store, Facebook et autres Booking –, devenues de véritables portes d’entrées du Web (ou de l’univers des smartphones). Sans leur intermédiaire, pas d’existence possible en ligne pour les start-up, les PME, mais aussi une grande partie des multinationales.
L’objectif de ce texte, qu’a pu consulter Le Monde, consiste à introduire des obligations de transparence pour les plates-formes et à mettre en place des voies de recours efficaces pour leurs clients, s’ils s’estiment lésés. Une première mouture, moins ambitieuse, avait été retoquée en interne, en décembre 2017. D’après le site Politico, Margrethe Vestager a insisté pour que le champ de la réglementation soit élargi aux moteurs de recherche.
Il faut dire que la commissaire à la concurrence connaît bien ces sujets. En juin 2017, elle avait condamné Google à payer une amende record de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante. Le géant californien était accusé d’avoir promu sur son moteur son offre Google Shopping aux dépens de celles de ses concurrents, grâce à son algorithme de référencement, largement opaque. Les services de la commissaire danoise ont encore deux enquêtes ouvertes en cours contre Google : l’une concerne son offre publicitaire, l’autre son système d’exploitation, Android.

Le projet de réglementation impose aux plates-formes de présenter leurs conditions d’utilisation de la manière la plus claire possible et leur interdit d’en changer sans prévenir leurs utilisateurs. Ces derniers doivent disposer d’au moins 15 jours pour s’adapter en cas de modification. En outre, une plate-forme qui déciderait de priver un utilisateur de ses services est tenue de justifier cette décision. Une disposition importante dans le cas des applications...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le 31 octobre 2001, Jacqueline Y, magistrate, achète pour une bouchée de pain un appartement à Katharina, dont les facultés mentales sont altérées. Le notaire ne prodigue aucun conseil à cette dernière. Et pour cause…
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<article-nb="2018/04/23/18-10">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La comparaison entre la reprise actuelle et celle du début des années 2000 permet de constater que la configuration présente favorise une préférence pour le redressement de l’emploi et la réduction du chômage, au lieu d’une préférence pour la hausse du pouvoir d’achat des salariés en place, estime l’économiste Patrick Artus.
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« Qui profite de la reprise économique ? »

La comparaison entre la reprise actuelle et celle du début des années 2000 permet de constater que la configuration présente favorise une préférence pour le redressement de l’emploi et la réduction du chômage, au lieu d’une préférence pour la hausse du pouvoir d’achat des salariés en place, estime l’économiste Patrick Artus.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h15
    |

                            Patrick Artus (Chef économiste de la banque Natixis)








                        



                                


                            

Marchés. La croissance française est passée, en rythme annuel, de 0 % début 2013 à 2,5 % fin 2017. Qui a profité de cette reprise économique ?
Le revenu supplémentaire généré par une reprise peut aller à différents acteurs : l’Etat, s’il réduit ses déficits publics ; les entreprises, si leurs profits s’accroissent ; les salariés qui ont conservé un emploi pendant la récession, si les salaires augmentent ; les chômeurs, si le taux de chômage baisse rapidement ; les personnes demeurées jusque-là hors du marché du travail, si le taux de participation à ce marché augmente (c’est-à-dire la proportion de personnes en âge de travailler, les 20-64 ans, présentes sur le marché du travail).
Débattre de l’évolution du pouvoir d’achat « par tête » ne suffit pas, car il faut en réalité distinguer celui des salariés qui ont conservé leur emploi (c’est celui qu’on mesure d’habitude), celui des chômeurs et celui des inactifs qui reviennent à l’emploi.
Pas d’accélération du pouvoir d’achat
La comparaison entre la reprise actuelle et celle du début des années 2000 est riche d’enseignements. La reprise qui a eu lieu de 2003 à 2006 a été utilisée pour près de la moitié à la réduction du déficit public (passé de 4 % à 2,3 % du PIB), pour près de l’autre moitié à faire passer le rythme annuel d’augmentation du pouvoir d’achat de quasi 0 % à près de 2 % par an. Le solde, très faible, est allé à l’accroissement des profits. En revanche, le taux de chômage n’a pas baissé – il était de 8,5 % en 2006 comme en 2003 –, et le taux de participation n’a pas augmenté.
Le partage est nettement différent depuis 2014. Le supplément de revenu a, à nouveau, permis de réduire le déficit public (de 4,3 % du PIB en 2013 à 2,6 % en 2017), de redresser les profits des entreprises (de 10,7 % à 12,3 % du PIB), de réduire le taux de chômage (de 10,1 % à 8,6 % en France métropolitaine) et d’augmenter le taux de participation au marché du travail (de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’endettement public de la zone euro est tombé à 86,7 % du produit intérieur brut l’an passé, selon Eurostat, contre 89 % en 2016.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La dette publique de la zone euro a baissé en 2017

L’endettement public de la zone euro est tombé à 86,7 % du produit intérieur brut l’an passé, selon Eurostat, contre 89 % en 2016.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h55
    |

            Marie Charrel








                        



   


C’est un peu mieux. En 2017, la dette publique s’est établie à 86,7 % du produit intérieur brut (PIB) dans la zone euro et à 81,6 % dans l’Union européenne, selon les chiffres publiés, lundi 23 avril, par Eurostat. C’est moins qu’en 2016, où elles étaient respectivement à 89 % et 83,3 % du PIB.
L’endettement de l’union monétaire poursuit sa lente décrue. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte où la dette publique et privée dans le monde – hors secteur financier – atteint des niveaux sans précédent, à 225 % du PIB mondial, selon les derniers chiffres du Fonds monétaire international (FMI).
Le ratio de déficit public a également baissé. Il est ainsi tombé de 1,5 % à 0,9 % du PIB en zone euro entre 2016 et 2017, et de 1,6 % à 1 % dans l’Union européenne.

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La Grèce détient toujours la palme de la dette publique la plus élevée
Sans surprise, la Grèce enregistrait toujours la dette publique la plus élevée en 2017, à 178,6 % du PIB, suivie par l’Italie (131,8 %), le Portugal (125,7 %), la Belgique (103,1 %) et l’Espagne (98,3 %). A l’inverse, les plus faibles ratios de dette publique ont été relevés en Estonie (9,0 %), au Luxembourg (23,0 %), en Bulgarie (25,4 %), en République tchèque (34,6 %), en Roumanie (35,0 %) et au Danemark (36,4 %), note Eurostat.
12 pays enregistrent un excédent budgétaire
Fait marquant : seuls deux Etats membres affichaient encore un déficit supérieur ou égal à 3 % du PIB en 2017 : l’Espagne (– 3,1 %) et le Portugal (– 3,0 %). Avec un déficit public de l’ordre 2,6 % du PIB, la France fait plutôt partie des élèves médiocres, au regard, par exemple, de la Finlande, dont le déficit est ressorti à 0,6 % du PIB seulement.
Et surtout, des douze pays qui affichent un excédent budgétaire : Malte (+ 3,9 %), Chypre (+ 1,8 %), la République tchèque (+ 1,6 %), le Luxembourg (+ 1,5 %), la Suède et l’Allemagne (+ 1,3 % chacune), les Pays-Bas (+ 1,1 %), le Danemark (+ 1,0 %), la Bulgarie (+ 0,9 %), la Grèce et la Croatie (+ 0,8 % chacune) ainsi que la Lituanie (+0,5 %).

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                Déficit public : la France sous les 3 % pour la première fois depuis 2007



L’inquiétante hausse de la dette privée en France
La baisse des dettes publiques ne doit néanmoins pas masquer un autre phénomène, tout aussi inquiétant : la hausse de la dette privée. Notamment en France, le seul des grands pays européens où elle continue d’augmenter à un rythme soutenu. En septembre 2017, la dette privée hexagonale était ainsi de 129,6 % du PIB (contre 120,3 % en zone euro), en hausse de 30 points sur dix ans, selon la Banque de France. Elle frôle désormais le niveau espagnol (131,5 %), qui dépassait les 190 % du PIB au plus fort de la crise.
Dans le détail, la dette des ménages français s’élevait à 58 % du PIB l’an passé, et celles des entreprises non financières, à 71,6 % du PIB. « La croissance française est très intensive en dette privée », explique Ludovic Subran, directeur de la recherche macroéconomique du groupe Allianz. Selon ses calculs, la dette privée a progressé de 4,80 euros pour 1 euro de hausse du PIB entre fin 2016 et fin 2017. C’est plus qu’aux Etats-Unis (1,60 euro) ou en Chine (3,10 euros). Et cela signifie que les emprunts des entreprises tricolores, parfois mal utilisés, échouent à financer suffisamment la croissance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’Etat va consacrer quelque 200 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2019 afin de compenser les suppressions.
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L’exécutif va s’attaquer aux « petites taxes »

L’Etat va consacrer quelque 200 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2019 afin de compenser les suppressions.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h49
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Haro sur les « petites taxes ». Le gouvernement envisage de supprimer une partie de ces impôts dont la particularité est de rapporter peu, voire très peu. La mesure devrait faire partie des préconisations du Comité action publique 2022, qui planche sur des idées de réformes pour rendre l’Etat plus efficace. Un moratoire pourrait également être édicté afin d’empêcher que le stock ne se reconstitue peu à peu.
Pour compenser ces suppressions, l’exécutif devrait inclure 200 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2019. Car chaque disparition créera des mécontents. Certaines de ces taxes permettent en effet à divers organismes de se financer. Par exemple, la taxe pour « le développement de l’industrie de la transformation des corps gras végétaux et animaux » a rapporté 709 000 euros à l’Institut des corps gras en 2018. Celle sur « les passagers maritimes embarqués à destination d’espaces naturels protégés » a permis au Conservatoire du littoral de recevoir 3 millions d’euros.
La « petite taxe » est une spécialité française. Il en existe presque autant que de fromages. En 2014, l’Inspection générale des finances (IGF) en avait recensé 192 dont le rendement était inférieur à 150 millions d’euros. C’est, au bas mot, « deux à quatre fois supérieur au nombre qui peut être observé chez nos principaux partenaires européens », selon l’IGF.
Taxe « abri de jardin »
Dans leur catégorie, la taxe à l’essieu et la taxe sur les farines, semoules et gruaux de blé tendre sont des vedettes. Très fréquemment citées, « elles constituent des exemples parmi les plus patents d’impôts de création ancienne, à faible rendement et aujourd’hui inadaptés », écrivait la Cour des comptes dans son rapport annuel, en janvier. Mais il en existe bien d’autres aussi pittoresques : taxe de balayage, taxe funéraire, taxe sur les éoliennes maritimes (qui ne rapporte pas un centime, faute de redevable), taxe sur l’or de Guyane, taxe sur le sucre, etc. Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La révision du traité commercial de 1997 devrait permettre d’éliminer des droits de douane résiduels.
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Union européenne-Mexique : accord sur un traité de libre-échange

La révision du traité commercial de 1997 devrait permettre d’éliminer des droits de douane résiduels.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Confrontée à une politique commerciale américaine brouillonne et imprévisible, l’Union européenne (UE) continue à pousser son avantage. Après avoir annoncé mercredi 18 avril la conclusion définitive de deux accords considérables de libre-échange, avec Singapour et surtout avec le Japon, Bruxelles s’est félicitée, samedi 21 avril, d’être parvenue à un accord de principe avec Mexico, portant sur la révision d’un traité commercial datant de 1997.

« Avec cet accord, le Mexique et l’Union européenne envoient un message fort sur l’importance du maintien des marchés ouverts », ont déclaré dans un communiqué commun, publié samedi, les ministères mexicains de l’économie et des affaires étrangères. L’enjeu est de taille pour le Mexique, qui cherche à diversifier ses échanges et à défendre le libre-échange face aux politiques protectionnistes du président américain, Donald Trump.
S’il est ratifié par le Conseil européen (les Etats membres), puis par le Parlement de Strasbourg et par les députés mexicains (la totalité de ce processus peut prendre jusqu’à deux ans), ce nouveau traité éliminera nombre de droits de douanes résiduels, notamment dans les produits agroalimentaires (le chocolat, les pâtes), et prévoit des quotas d’exportation de lait en poudre substantiels (50 000 tonnes, cinq ans après l’entrée en vigueur de l’accord).
Objectif économique et politique
Les Européens ont aussi obtenu la reconnaissance de 340 indications géographiques (le Comté, le Szegedi szalámi, un saucisson hongrois, etc). C’est plus de deux fois le nombre d’indications reconnues par Toronto dans le cadre de l’accord CETA avec le Canada. Les Européens se ménagent aussi un accès privilégié au marché des télécommunications ou des transports mexicains. Les entreprises européennes et mexicaines devraient avoir un accès équivalent aux marchés publics des deux parties.

Plus symbolique : Bruxelles a réussi à imposer son nouveau système de règlement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Après une polémique et plusieurs procédures, Facebook avait désactivé cette fonctionnalité en 2012 pour les utilisateurs européens. Elle est de retour depuis quelques jours.
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Facebook incite les utilisateurs européens à accepter la reconnaissance faciale

Après une polémique et plusieurs procédures, Facebook avait désactivé cette fonctionnalité en 2012 pour les utilisateurs européens. Elle est de retour depuis quelques jours.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h21
   





                        


Six ans après sa disparition en Europe, la reconnaissance faciale est de retour sur Facebook. En citant sa mise en conformité avec le nouveau règlement européen sur les données personnelles (RGPD), qui doit entrer en vigueur le 25 mai, le réseau social en profite pour réintroduire cette fonctionnalité controversée.
Concrètement, depuis quelques jours, les utilisateurs européens voient apparaître en se connectant à Facebook une pop-up intitulée « révisions importantes et paramètres à vérifier ». Parmi les différents éléments à « vérifier », une option « pour activer la reconnaissance faciale ».

   


L’utilisateur pressé serait tenté de cliquer à répétition sur le bouton « accepter et continuer », afin d’accéder plus rapidement au réseau social. Il activerait dans ce cas cette nouvelle fonctionnalité. Son utilité ? « Comprendre quand est-ce que vous apparaissez sur des photos, des vidéos et dans l’appareil photo », explique Facebook. Mais aussi :
« Cela nous permet de vous protéger contre l’utilisation de votre photo par des personnes que vous ne connaissez pas, de trouver et de vous montrer des photos sur lesquelles vous êtes, mais où vous n’avez pas été identifié[e], de dire aux personnes malvoyantes qui se trouve sur une photo ou une vidéo et de vous suggérer des personnes à identifier. »
Des procédures en Europe
Cette réintroduction, peu avant l’arrivée du RGPD censé renforcer la protection des données personnelles, peut surprendre. En 2012, Facebook avait supprimé sa fonctionnalité de reconnaissance faciale en Europe, après une polémique et plusieurs procédures lancées auprès d’organismes européens de protection des données, qui craignaient pour le respect de la vie privée des utilisateurs. La notion du consentement de ces derniers était notamment mise en cause.

   


Le consentement est d’ailleurs l’un des piliers du RGPD. Avec cette pop-up, assortie d’un texte relativement court et simple, Facebook estime l’obtenir. A ceci près que, même s’il ne s’agit pas de valider d’interminables conditions d’utilisation, nombre d’utilisateurs vont certainement accepter, sans les lire, ces pop-ups, pour s’en débarrasser et accéder rapidement à Facebook.
Les utilisateurs plus attentifs seront aussi tentés de les accepter, tant Facebook insiste sur la protection que cela est censé apporter à l’internaute. « Nous traitons ces données afin de pouvoir vous protéger contre l’usurpation de votre identité », explique ainsi Facebook si l’utilisateur, au lieu d’accepter, choisit de cliquer sur « gérer les paramètres de données ». Il lui faudra pas moins de cinq clics, et plusieurs rappels sur l’usurpation d’identité, pour demander à Facebook de ne pas activer cette fonctionnalité.
Comment désactiver la reconnaissance faciale
Si vous ne souhaitez pas cette fonctionnalité, mais que vous l’avez activée par mégarde, il est possible de la désactiver.
Sur le site, suivez ce lien, cliquez sur « modifier » puis choisissez « non ». Sur l’application mobile, cliquez sur l’icône « menu » (représentée par trois barres horizontales), choisissez « paramètres et confidentialité » tout en bas, puis « paramètres » et « reconnaissance faciale ». Enfin, cliquez sur la question et répondez « non ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les ventes mondiales de smartphones ont reculé en 2017, celles d’Apple déclinent depuis le début de l’année. Un retournement conjoncturel qui inquiète les investisseurs et aussi le FMI, qui anticipe la fin d’un cycle, analyse l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande.
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La planète smartphone broie du noir

Les ventes mondiales de smartphones ont reculé en 2017, celles d’Apple déclinent depuis le début de l’année. Un retournement conjoncturel qui inquiète les investisseurs et aussi le FMI, qui anticipe la fin d’un cycle, analyse l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h21
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Un long, très long cycle économique est en train de se retourner. Il ne s’agit pas de celui de l’économie mondiale ou du pétrole, mais de celui des smartphones. L’objet technologique le plus vendu dans le monde est à l’apogée de sa gloire et les signaux se multiplient, renforçant l’inquiétude des investisseurs. En deux jours, jeudi 19 et vendredi 20 avril, Apple a perdu près de 60 milliards de dollars (49 milliards d’euros) de capitalisation boursière sur la simple annonce d’un ralentissement des ventes de ses iPhone au début de l’année. Tout au long de la semaine dernière, les nouvelles se sont enchaînées pour pointer la réalité d’un retournement historique.
La première salve a été tirée par le Fonds monétaire international (FMI). Dans son dernier rapport sur l’économie mondiale, l’institution relève que les ventes mondiales de smartphones ont reculé en 2017 pour la première fois de leur histoire. Un événement qui n’est pas sans conséquences. Le marché mondial des technologies et services mobiles est évalué à 3 600 milliards de dollars, soit à lui seul 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. L’an dernier, un habitant de la planète sur cinq a acheté un nouveau smartphone. Ce petit objet représente à lui seul 5,7 % des exportations totales de la Chine.
La bombe de Huawei
Après l’alerte du FMI, est venue celle beaucoup plus concrète du fabricant taïwanais de puces TSMC, le numéro un mondial de la spécialité, qui a annoncé que ses ventes seraient touchées par une demande plus faible que prévu dans le domaine de la téléphonie mobile, et notamment de la part de son premier client, Apple.
Ce retournement conjoncturel n’est pas une surprise. Les ventes de smartphones dans le monde stagnent en fait depuis 2016. Mais la firme à la pomme s’en était toujours sortie par ses nouveaux modèles toujours plus chers et le développement de services, comme son magasin d’applications, la musique, la vidéo, etc. Cette stratégie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Nommée en 2016 par François Hollande, la première femme à diriger le Trésor, l’une des instances les plus puissantes du ministère des finances, est une européenne convaincue et une personnalité consensuelle.
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Odile Renaud-Basso, la discrète féministe du Trésor

Nommée en 2016 par François Hollande, la première femme à diriger le Trésor, l’une des instances les plus puissantes du ministère des finances, est une européenne convaincue et une personnalité consensuelle.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h06
    |

            Audrey Tonnelier et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

Elle reçoit dans son grand bureau du bâtiment Colbert, vaisseau de verre sans vue sur la Seine, sis en plein cœur de la « forteresse » de Bercy, à Paris. Sur les murs, des peintures abstraites. Près des fenêtres, des statuettes asiatiques. Mais rien qu’elle n’ait apporté ou choisi elle-même. « Tout était déjà là du temps de mon prédécesseur », s’excuse-t-elle dans un sourire. La pièce est à l’image d’Odile Renaud-Basso, la directrice générale du Trésor : dénuée de toute mise en scène.
Coupe courte, lunettes sombres, la quinquagénaire cultive la discrétion. A un détail près : ses éternels gros colliers – ce matin-là, des volutes en ressort cuivré. C’est sans chercher à se faire valoir que cette forte en thème a mené sa carrière, pour devenir la première femme à la tête de la plus puissante administration de Bercy. Férue de Proust, Balzac et Stendhal, elle songe d’abord à un parcours littéraire, puis bifurque, « par envie d’être dans la réalité ». Ce sera Sciences Po, puis l’Ecole nationale d’administration (ENA).
« Ce n’était pas le rêve de ma vie ! Durant ma scolarité, j’aimais faire du théâtre, de la musique… J’étais une élève moyenne. J’ai d’ailleurs eu le bac ric-rac. C’est en prépa que je me suis mise à travailler. » Née d’une mère professeure de fran­çais et d’un père ingénieur, elle a habité pendant sept ans en Algérie, à Annaba, ville frontalière de la Tunisie, durant son enfance. Elle en conserve une relation étroite avec les pays en développement.
Elle n’échappe pas à l’image de « techno » qui colle à la prestigieuse institution qu’est le Trésor
Inconnue du grand public, elle occupe l’un des postes-clés de la haute fonction publique, aux côtés du ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire. C’est au Trésor que s’élaborent la politique fiscale et les prévisions économiques du gouvernement, que les ministres viennent puiser les éléments techniques leur permettant de défendre leur budget, que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Visé par les sanctions américaines, le magnat de l’aluminium cherche de nouveaux débouchés pour écouler sa production.
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En Russie, l’oligarque Oleg Deripaska met un genou à terre

Visé par les sanctions américaines, le magnat de l’aluminium cherche de nouveaux débouchés pour écouler sa production.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h44
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Oleg Deripaska a un genou à terre. Désormais interdit d’accès au marché américain, après les sanctions prises par Washington le 6 avril, qui ont visé en particulier son entreprise, Rusal, un géant de l’aluminium, l’oligarque russe cherche désespérément de nouveaux débouchés pour écouler sa production.
Des négociations ont été ouvertes avec la Chine, mais dans l’immédiat, chaque jour qui passe contraint le milliardaire à trouver où stocker des tonnes de métal, les deux grands opérateurs du marché, le London Metal Exchange (LME) et le Comex, à New York, ayant décidé de lui fermer les portes de leurs entrepôts.

La valeur du groupe, deuxième producteur mondial d’aluminium coté à Hongkong, s’est effondrée. Quatre membres du conseil d’administration de Rusal, tous étrangers, ont claqué la porte, dont le patron de Glencore, l’un de ses actionnaires et principaux clients, qui a invoqué la clause de « force majeure ».
Scénarios catastrophe esquissés
La déroute d’Oleg Deripaska n’est pas seulement un séisme qui a provoqué une flambée des prix de l’aluminium. Elle a aussi, en partie, entraîné une baisse du rouble, déconnectée des cours du pétrole, et soulève, par ricochet, de vives inquiétudes en Russie du fait de ses effets sur l’économie et l’emploi.
A elle seule, l’entreprise Rusal emploie 61 000 salariés – russes à une très large majorité –, sans compter les sous-traitants. Plusieurs villes mono-industrielles dépendent entièrement de son activité et, déjà, des scénarios catastrophe sont esquissés.

« Des sources proches de Rusal indiquent une possible réduction des effectifs de 10 % à 15 % dans les usines de Bratsk et d’Irkoutsk si l’entreprise ne parvient pas à vendre en Chine la part perdue dans les autres marchés », rapportait, vendredi 20 avril, l’agence Interfax. La ville de Bratsk, sise à 470 kilomètres au nord d’Irkoutsk, en Sibérie, possède sur son territoire l’une des usines les plus anciennes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pour être bien couvert et au bon prix, un décryptage des garanties et une analyse de vos besoins s’imposent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Quatre questions à se poser avant de souscrire l’assurance de son crédit immobilier

Pour être bien couvert et au bon prix, un décryptage des garanties et une analyse de vos besoins s’imposent.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h15
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Vous avez âprement négocié le prix de votre maison et décroché un taux avantageux pour votre prêt. Bien joué ! Mais ce n’est pas (encore) le moment de vous reposer sur vos lauriers. Il reste à choisir l’assurance emprunteur qui collera à votre situation personnelle et vous couvrira au mieux en cas de pépin… sans trop gonfler le coût du crédit.

        Lire aussi :
         

                Crédit immobilier : quel profil faut-il présenter pour obtenir le meilleur taux ?



Le contexte est propice. Une nouvelle loi permettant à la concurrence de jouer enfin pleinement sur ce marché, les vendeurs historiques, les banques et les « délégations d’assurance » sont sur le qui-vive. De quoi trouver des conditions tarifaires intéressantes si vous prenez le temps de comparer les offres. Pas simple toutefois, le sujet est technique. Un exercice d’introspection s’impose pour déterminer vos besoins ; un autre de décryptage, pour comprendre les contrats.
A vous de dire si tout cela est acceptable dans votre cas. Si ça ne l’est pas, vous pouvez chercher un assureur adapté à votre situation
Vous pouvez choisir votre assureur mais, pour accorder le crédit, la banque exigera que vous soyez couvert contre certains risques. « Pour un investissement locatif sont demandées les garanties DC/PRIA », qui couvrent le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie, indique Antoine Fruchard, fondateur de Reassurez-moi.fr.
Si vous achetez un bien pour y vivre, il faut en sus être protégé en cas d’arrêt de travail (ITT, incapacité temporaire totale) et d’invalidité permanente totale (IPT). D’autres garanties sont optionnelles, comme l’invalidité permanente partielle (IPP), que nous recommandons. Avant de choisir votre contrat, quatre questions fondamentales doivent être posées.
1. Quelles sont les exclusions de garanties, les situations non couvertes ?
« La pratique d’un sport à risque, la conduite de deux-roues de plus de 85 cm3 et certaines professions peuvent être exclues », explique Maël Bernier, la porte-parole de Meilleurtaux.com. « En cas de problème de santé, l’assureur peut aussi vous fixer des exclusions », ajoute Antoine Fruchard. Certains contrats excluent en outre les séjours à l’étranger. A vous de dire si tout cela est acceptable dans votre cas.
Si ça ne l’est pas, vous pouvez chercher un assureur adapté à votre situation. Ou même, si besoin, « racheter » l’exclusion, donc payer plus cher pour être couvert, par exemple pour les pathologies psychologiques et dorsales. Les couvertures cessant au-delà d’un certain âge, variable selon les assureurs et les garanties, pensez à vérifier également ces limites et à les prendre en compte dans votre choix.
Outre les exclusions, renseignez-vous sur les franchises – délais avant le déclenchement de l’assurance. C’est par exemple souvent 90 jours pour un arrêt de travail. Un délai plus court coûte plus cher, et inversement. « Une franchise de 180 jours, qui diminue sensiblement la prime, peut être intéressante si votre contrat de prévoyance entreprise vous garantit un maintien de salaire de six mois ou plus en cas d’arrêt de travail », note Sylvain Lefèvre, de la Centrale de financement.
2. Faut-il souscrire la garantie perte d’emploi, optionnelle ?
« Je ne la conseille pas formellement, répond Maël Bernier, elle est encore trop coûteuse par rapport à ce qu’elle couvre. » Souvent, elle ne concerne en effet que les salariés en CDI licenciés, et elle n’est déclenchée qu’après plusieurs mois de chômage, à condition d’être assuré depuis un certain temps. De plus, elle ne couvrira pas toute la période de recherche d’emploi si elle est longue. Restrictif !
3. Quelles quotités fixer pour chaque garantie ?
Question clé si vous empruntez à deux. C’est la part du prêt assurée pour chaque membre du couple. Vous pouvez par exemple couvrir les deux à hauteur de 100 % du crédit, ou de 50 %. La fixation des quotités est à prendre au sérieux, en fonction de vos situations financières, professionnelles et familiales, car les impacts sont lourds en termes de tarif et de couverture. Ainsi, quand les emprunteurs sont chacun assurés sur la totalité du crédit pour le décès, le capital est intégralement remboursé par l’assureur si l’un meurt. Mais il restera au survivant à régler la moitié des mensualités si le défunt n’était assuré qu’à 50 %.
4. Faut-il préférer des mensualités fixes (calculées sur le capital total emprunté) ou dégressives (calculées sur le capital restant dû) ?
Il n’est certes pas commode de devoir payer plus en début de prêt, mais le calcul dégressif permet généralement d’économiser plus de 10 % du coût total du prêt. « Mais attention, déménagements et remboursements anticipés font que les emprunteurs allant au terme d’un emprunt sont rares », rappelle Arroger Mainguy, président d’April santé prévoyance.
Il reste à lire les petites lignes du contrat. Certaines subtilités peuvent être lourdes de conséquences
« Il faut donc estimer l’espérance de vie du crédit et comparer le coût de l’assurance avec différentes durées. » Et pas seulement le coût global au terme initialement choisi.

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Ces questions réglées, il reste, comme toujours, à lire les petites lignes du contrat. Certaines subtilités peuvent être lourdes de conséquences. Ainsi, pour l’invalidité permanente totale, vérifiez que vous serez couvert si vous vous retrouvez dans l’impossibilité d’exercer « votre » profession, et non « toute » profession. Un détail qui n’en est pas un…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », quinze présidents de région de droite comme de gauche appellent le président de la République à tourner la page du jacobinisme et à s’appuyer sur les territoires pour transformer la France au lieu de laisser l’Etat décider seul.
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« Nous voulons un pacte girondin entre l’Etat et nos territoires »

Dans une tribune au « Monde », quinze présidents de région de droite comme de gauche appellent le président de la République à tourner la page du jacobinisme et à s’appuyer sur les territoires pour transformer la France au lieu de laisser l’Etat décider seul.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 13h56
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Il y a une contradiction totale entre le discours girondin ouvert aux libertés locales et à la différenciation des territoires du président de la République et de son gouvernement, et leur comportement centralisateur.
Le président de la République doit comprendre les territoires. En effet, après son élection, les élus locaux, dans leur immense majorité, ont adopté une attitude bienveillante et constructive. Ils veulent que la France réussisse ; ils veulent que leur territoire se développe. Mais après plusieurs mois de discussions sans fin, tout laisse à penser que l’Etat veut décider seul. Or, cette politique recentralisatrice, sans précédent depuis 1982 et le vote des premières lois de décentralisation, ne peut réussir.

L’Etat, dont personne ne conteste le rôle sur ses missions régaliennes classiques (police, justice, diplomatie) ou sur le régalien économique (droit du travail, fiscalité…) n’a plus l’agilité ni la capacité d’innovation des collectivités locales pour agir au quotidien au service de nos concitoyens. La lourdeur du processus de décision interministérielle et la disparition – inévitable – de son expertise territoriale l’ont rendu de fait bien souvent impuissant.
Vieilles recettes
L’Etat central continue pour autant de donner des leçons de bonne gestion aux collectivités locales et ne cesse de leur imposer des carcans financiers et réglementaires. Pourtant, les chiffres sont sans appel : sur les 67 milliards d’euros d’augmentation de la dépense publique depuis 2013, 3 milliards seulement sont imputables aux collectivités territoriales alors que leurs budgets doivent supporter les conséquences des décisions unilatérales des exécutifs nationaux.
Les comptes des collectivités sont excédentaires en 2017 alors que le déficit de l’Etat approche des 70 milliards d’euros
Les comptes des collectivités sont excédentaires en 2017 alors que le déficit de l’Etat approche des 70 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dans les entreprises de la Silicon Valley, la tentation du chacun pour soi semble plus forte que l’unité face à l’ennemi commun. Les tensions entre leurs PDG semblent exacerbées par la pression médiatique et politique des dernières semaines.
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Dans la tourmente, Apple, Google ou Netflix sont peu solidaires de Facebook

Dans les entreprises de la Silicon Valley, la tentation du chacun pour soi semble plus forte que l’unité face à l’ennemi commun. Les tensions entre leurs PDG semblent exacerbées par la pression médiatique et politique des dernières semaines.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h38
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Eu égard au scandale qui touche Facebook, les autres géants du numérique ne paraissent guère enclins à faire front pour éviter que les responsables politiques imposent des régulations au secteur. Dans la Silicon Valley (Californie), la tentation du chacun pour soi semble plus forte que l’unité face à l’ennemi commun, alors que l’entreprise de Mark Zuckerberg est empêtrée depuis plusieurs semaines dans l’affaire Cambridge Analytica, ce prestataire de la campagne de Donald Trump qui a indûment récupéré les données de millions de profils du réseau social.
Tim Cook, le PDG d’Apple, a rapidement fait fi des convenances : « Nous pourrions gagner un paquet d’argent si nous monétisions notre client, si notre client était notre produit. Nous avons choisi de ne pas le faire », a-t-il déclaré en réponse à une question sur Facebook, lors d’une émission spéciale organisée en public par le site spécialisé Recode et la chaîne MSNBC. La tirade, déclamée le 27 mars, soit dix jours après la révélation de l’affaire Cambridge Analytica, a déclenché des applaudissements nourris. Le patron du constructeur des iPhone et des MacBook ne s’est pas arrêté là. Il a longuement développé les raisons pour lesquelles les « profils détaillés de gens » contenant « des informations intimement personnelles » ne « devraient pas exister ». 
« Nous n’allons pas faire commerce de votre vie personnelle. C’est une invasion de votre vie privée », qui est un « droit humain » et même une « liberté civile », a professé M. Cook. Après lui avoir fait remarquer qu’il était un peu « cynique » dans la mesure où une régulation du secteur des données personnelles pénaliserait moins Apple que Facebook ou Google, la grande prêtresse du journalisme « tech », Kara Swisher, lui a demandé ce qu’il ferait s’il était à la place de Mark Zuckerberg. 
« Tout le monde doit bien comprendre que la Silicon...




                        

                        

