<FILE-date="2018/04/23/18">

<article-nb="2018/04/23/18-1">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Licencié, ce responsable des services généraux a accusé son ex-employeur de l’avoir poussé au « bore-out ». Interparfums vient d’être condamnée pour « harcèlement moral ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Bore-out » : Frédéric Desnard fait condamner Interparfums pour « harcèlement moral »

Licencié, ce responsable des services généraux a accusé son ex-employeur de l’avoir poussé au « bore-out ». Interparfums vient d’être condamnée pour « harcèlement moral ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h18
    |

Léonor Lumineau, avec Anne Rodier







                        



                                


                            

En mars 2014, Frédéric Desnard, 44 ans, est au volant de sa voiture lorsqu’il fait une crise d’épilepsie, provoquant un accident. Aujourd’hui, il en est persuadé : « J’ai fait un bore-out à cause de mes conditions de travail. » Il poursuit son ex-employeur aux prud’hommes, dans ce qu’il voudrait être le « premier procès du bore-out en France » (épuisement par l’ennui).
Une allégation formellement contestée par son ex-entreprise, qui a finalement été condamnée le 16 mars 2018 pour « harcèlement moral » par le juge départiteur du conseil de prud’hommes de Paris. Une affaire est jugée en « départage », lorsque les prud’hommes n’ont pu la trancher autrement. Le juge départiteur convoque alors à nouveau les parties et l’affaire est replaidée en audience spéciale.
Pour bien comprendre, un retour en arrière s’impose. Frédéric Desnard travaillait pour l’entreprise française Interparfums, spécialisée dans la conception et la distribution de parfums sous licence, comme responsable des services généraux. « J’étais M. Solutions, de la réparation de la lampe grillée à la supervision de certains contrats ou des dépenses de voyage », explique-t-il. En 2010, la plus grande marque du portefeuille annonce qu’elle va mettre fin à son contrat avec l’entreprise, « ce qui a généré des crispations et inquiétudes », assure Frédéric Desnard.
« J’ai eu beaucoup moins de tâches à faire car les assistantes de direction qui me confiaient auparavant des missions ont commencé à préférer les faire elles-mêmes. Chacun essayait de justifier l’importance de son poste. » Frédéric Desnard serait alors passé de journées bien remplies à « entre 20 et 40 minutes de boulot effectif par jour ».
Arrêt maladie durant six mois
Une situation qui l’aurait plongé dans un état de « lassitude extrême ». « Je n’avais plus l’énergie de rien. Je ressentais un sentiment de culpabilité et de...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-2">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Maryline Baumard, journaliste chargée du suivi de l’immigration au « Monde », a répondu aux questions d’internautes à la suite du vote du projet de loi en première lecture à l’Assemblée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« La loi asile et immigration veut dissuader de venir en France mais elle n’empêchera pas plus d’y entrer »

Maryline Baumard, journaliste chargée du suivi de l’immigration au « Monde », a répondu aux questions d’internautes à la suite du vote du projet de loi en première lecture à l’Assemblée.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h38
   





                        


Maryline Baumard, journaliste chargée du suivi de l’immigration au Monde, a répondu aux questions d’internautes sur le projet de loi asile et immigration, qui a été adopté en première lecture, dimanche 22 avril, à l’Assemblée nationale.

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : l’Assemblée nationale adopte le texte en première lecture



Effrayant : Sait-on ce qui a poussé Gérard Collomb à envoyer des gendarmes contrôler la frontière avec l’Italie, au lendemain de l’opération de Génération identitaire ?
Maryline Baumard : Le ministre de l’intérieur, interrogé samedi 21 avril sur cette opération déjà en cours, avait répondu de façon assez molle. Entre samedi et dimanche, le débat a monté, les critiques ont été nombreuses, et M. Collomb ne pouvait laisser ce groupe d’extrême droite gérer un des cols en lieu et place de la police aux frontières qui surveille cette zone.
Francette : Qu’est-ce qui, dans cette loi, permettra à la France d’empêcher l’arrivée de clandestins notamment dans les Hautes-Alpes ? Les passeurs Italiens, tels que ceux qui ont forcé le barrage de police dimanche, pourront-ils être sanctionnés ?
J’ai envie de vous dire : rien. La loi veut « dissuader » de venir et permettre de renvoyer plus facilement, mais elle n’empêche pas plus d’entrer en France. Beaucoup d’opposants à ce texte pensent qu’il ne changera pas grand-chose dans les zones frontières. C’était d’ailleurs le sens des interventions multiples du député Pierre-Henri Dumont, du Calaisis. Ce jeune député Les Républicains a beaucoup interrogé le ministre de l’intérieur sur ce point, sans obtenir vraiment de réponse. Eric Ciotti a fait la même chose avec les Alpes-Maritimes.

        Lire aussi :
         

                Migrants dans les Alpes : opération « Defend Europe » par des militants d’extrême droite



Citoyen européen : D’après Emmanuel Macron, sa politique migratoire devait à la fois être plus ferme avec l’immigration illégale mais apporter des choses positives pour les demandeurs d’asile. Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est ?
Le chef de l’Etat et le gouvernement ont communiqué sur ce double vocabulaire, qui globalement reprend les termes de « fermeté » et d’« humanité ». En dépit de cette communication, répétée par un grand nombre de ministres, le projet de loi n’est pas équilibré. Je le résumerais volontiers en quatre points. Il a d’abord pour mission première de réduire la durée d’instruction de la demande d’asile. C’est un objectif humanitaire car il est important de protéger rapidement les gens qui en ont besoin, mais c’est aussi pour pouvoir renvoyer plus facilement les déboutés (aujourd’hui seuls 4 % sont directement renvoyés).
Le deuxième but de ce projet de loi est d’expulser plus facilement. C’est pour cela que la rétention passe de 45 à 90 jours. Je dirais que son troisième but, inavoué, est de dissuader de venir en France. Il y a un effet « anti-appel d’air » qui veut signifier aux migrants que la France, ce n’est pas facile. Et le quatrième point, lui, est composé d’une petite série de mesures qui adoucissent la vie des réfugiés en France et favorisent leur intégration. Ainsi, un détenteur de la protection subsidiaire aura-t-il d’emblée un titre de séjour de quatre ans au lieu de un an actuellement, les frères et sœurs des enfants réfugiés pourront venir…
Théophile Deleau : Cette loi est trop à gauche pour la droite, trop à droite pour la gauche. Est-ce à dire qu’elle est équilibrée ?
Le gouvernement s’est servi de cette double critique pour faire croire à l’équilibre de son texte. Mais je ne pense pas que cela signifie quoi que ce soit. En fait, elle a été unanimement critiquée. Inopérante pour les uns, inhumaine pour les autres, bien trop « molle » pour la droite et l’extrême droite…

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : une semaine de convergence des idées entre LR et FN



Mathilde : Les députés ont voté en faveur de l’exemption du délit de solidarité pour toute une série d’actions. Le citoyen français qui héberge un migrant n’aura plus à s’inquiéter de risquer d’aller en prison ?
Je crains fort que cet amendement, gagné de haute lutte sur le ministère de l’intérieur — qui n’en voulait pas — ne soit que de la poudre aux yeux. Je vous invite à relire l’article que nous avons publié samedi [29 avril] sur LeMonde.fr à propos des multiples poursuites que connaît aujourd’hui une association comme L’Auberge des migrants à Calais. Vous y verrez que les personnes ne sont pas poursuivies au nom de cet article du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, mais pour d’autres chefs d’inculpation.

        Lire aussi :
         

                Aide aux migrants : le délit de solidarité pourrait être « adapté »



Nous verrons une fois que la loi sera appliquée, mais je ne pense pas que le changement sera important. On est dans de l’affichage politique. Un petit groupe de députés voulaient ce changement, Gérard Collomb peut se prévaloir de les avoir entendus sur ce point.
Une agitatrice professionnelle : La distinction (artificielle) entre personnes demandeuses d’asile et migrant·e·s dit·e·s « économiques » a-t-elle été évoquée durant les débats parlementaires ou n’est-elle plus remise en question ?
Pour la troisième fois seulement dans l’histoire récente du pays, nous avons un texte de loi qui mêle l’asile et la politique migratoire. Ce n’est pas anodin. Je vous rappelle que la dernière loi sur l’asile datait de 2015 et la dernière loi migration de 2016… Traiter ces deux sujets ensemble crée un amalgame dans les esprits alors que l’opinion publique française fait déjà peu le distinguo entre un réfugié et un migrant économique.
Un apprenti juriste : Le texte de loi prévoit un allongement du séjour en centre de rétention. N’y a-t-il pas un risque de condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme ?
Je ne pense pas, parce que la France avait des durées d’enfermement inférieures à bien d’autres pays européens et qu’on reste à l’intérieur du cadre fixé par les directives. En revanche, notre problème porte sur l’enfermement des enfants. La France a déjà été condamnée au moins six fois par la Cour européenne des droits de l’homme.
A. Blrd : De quelle influence concrète disposent des autorités indépendantes telles que le Défenseur des droits ou la CNCDH sur les textes présentés ?
L’influence du Défenseur des droits et celle de la Commission nationale consultative des droits de l’homme se font à travers les médias et l’opinion publique. Si nous parlons de leurs avis, ils existent. Si nous n’en parlons pas, alors ils n’existent pas vraiment, puisque, finalement, l’administration ne se sent pas liée aux conclusions de ces deux instances.
Mélanie : Comment réduire la durée d’instruction de la demande d’asile ?
Aujourd’hui, l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides] répond en un peu plus de trois mois, et la CNDA [Cour nationale du droit d’asile] en un peu plus de cinq mois. Les opposants à cette loi lui reprochent justement de compresser les délais de ces instances, alors que les vrais temps morts sont ailleurs. Ainsi, le ministère de l’intérieur a-t-il expliqué dans l’étude d’impact qui accompagne sa loi qu’il faut en général attendre vingt et un jours avant de passer devant une association, qui elle-même fixe un rendez-vous en préfecture.
Pour agir sur cette première période, il suffit de donner plus de moyens aux préfectures, afin qu’elles enregistrent plus rapidement les demandes. Or, cent cinquante postes ont bien été créés au budget 2018, mais comme les préfectures doivent renvoyer plus, elles ont pour beaucoup affecté ces moyens nouveaux ailleurs qu’aux enregistrements…
Ge-meunier : Comment interprétez-vous la non-participation au vote d’une centaine de députés La République en marche ?
Une partie des députés ne voulaient pas voter cette loi, mais ils ne voulaient pas non plus afficher cette réticence. Tous savaient que leur vote serait regardé à la loupe. A partir de là, s’abstenir, comme ils ont été dix-sept à le faire était un acte de résistance, alors qu’être absent était beaucoup plus discret. L’absence d’un tiers des députés de la majorité est un signe qui a été sous-analysé. Il ne faut pas oublier que Richard Ferrand, le président du groupe La République en marche, leur avait signifié qu’il ne voulait voir qu’une seule tête, et qu’eux-mêmes sont pour beaucoup des débutants, à leur premier mandat.

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : une petite partie des députés LRM se désolidarise du texte de Collomb



Pouvez-vous nous en dire plus sur l’équipe du « Monde » chargée de l’immigration et son fonctionnement ? Comment faites-vous en tant que journaliste pour prendre du recul sur ces questions clivantes d’immigration ?
Nous avons la chance au Monde d’être un certain nombre à travailler sur ce sujet. Notre réseau de correspondants suit de près le thème sur leurs terrains respectifs. Au Monde.fr, Anne Guillard fait des séjours réguliers à Calais depuis plus d’un an. Au service Politique, mais aussi au service Planète, le sujet est aussi suivi.
Pour ce qui concerne mon traitement, je me fixe la ligne du reportage, considérant que rien de mieux que le terrain ne permet de raconter le quotidien des migrants en France. J’interroge le ministère de l’intérieur sur les sujets plus théoriques, ou les préfets sur les sujets en région. Mais je considère que je ne ferais pas mon travail si je ne déconstruisais pas les éléments de langage, savamment montés pour expliquer que tout va bien.
Les associations font partie de mes informateurs, et sont plus présentes que le ministère de l’intérieur, d’abord parce qu’elles répondent aux questions, ensuite parce qu’elles sont plus présentes sur le terrain.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-3">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ De nombreuses adolescentes font part des remarques qu’elles subissent dans leurs lycées pour des tenues considérées comme « inadaptées ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Au lycée, couvrez ces jambes, ces épaules ou ces seins que l’on ne saurait voir

De nombreuses adolescentes font part des remarques qu’elles subissent dans leurs lycées pour des tenues considérées comme « inadaptées ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h16
    |

                            Claire Courbet








                        


Les beaux jours reviennent, annonçant une vague de shorts et de gambettes à l’air. Enfin, pas pour tout le monde. Dans un lycée du Var, à Brignoles, un groupe de lycéens apprenait la semaien dernière que la direction empêchait les filles de se présenter en short ou les épaules nues, rapporte le quotidien Var matin et la chaîne de télévision France 3 régions. Selon des lycéennes, qui ont manifesté devant les grilles de leur établissement jeudi 19 avril au matin, « on vérifie ce que nous portons sous nos vestes, ou si nos sous-vêtements ne sont pas visibles sous nos jupes ». 
La direction du lycée a démenti avoir procédé à ces vérifications : « Aucune personne du lycée n’a demandé à une élève de se baisser pour vérifier que sa culotte n’était pas apparente. » Mais a confirmé qu’une élève avait dû porter une blouse pour masquer un short « inadapté ».
C’est loin d’être la première fois que des lycéennes disent être soumises à des injonctions vestimentaires de la part de la direction de leur établissement, auxquelles les garçons échappent. Les réseaux sociaux fourmillent de messages de jeunes filles à qui on a reproché une tenue indécente ou une jupe trop courte.

bjr twitter voici la tenue pr laquelle j'ai été qualifié de fille indécente cmatin devant mon lycée par la proviseu… https://t.co/PrGgwm8wWJ— jumcileta (@babayaga)


require(["twitter/widgets"]);


@Bouzamax L’infirmière du lycée a quand même dit à une nana en short que le lycée n’était pas « un endroit pour exh… https://t.co/gTaIU1TiVs— charline_bnz (@Columbine)


require(["twitter/widgets"]);


Maintenant dans mon lycée les garçons ont le droit aux shorts mais pas les filles, ok 😤👏— TiffanyBarrois (@Jet Lag)


require(["twitter/widgets"]);

En janvier, la page Facebook Paye ton bahut a même été lancée par une élève de terminale pour compiler les remarques sexistes entendues au lycée, au-delà des consignes de l’administration.
Un phénomène mondial
Ces faits ne sont pas propres à la France. Au début de la semaine du 16 au 22 avril, des lycéennes américaines ont ainsi participé à un « bracott », un terme issu de la contraction de « bra » (« soutien-gorge »), et de « boycott ». Elles sont allées au lycée sans soutien-gorge et avec des tee-shirts à slogan.

support the #bracott 💛 https://t.co/HI0i9vDF60— lizzymartineez (@liz)


require(["twitter/widgets"]);

L’initiative a été lancée par Lizzy Martinez, une élève du lycée Braden River, à Bradenton (Floride). Après un week-end passé à nager et à bronzer, l’adolescente de 17 ans se rend compte le lendemain qu’elle a des coups de soleil qui lui font mal, raconte le New York Times. Elle enfile donc un tee-shirt ample noir et se passe de soutien-gorge, serrant et donc douloureux sur sa peau brûlée. Quinze minutes après le début de son premier cours, la voilà appelée à sortir de la salle. Deux membres de la direction de son lycée lui demandent alors pourquoi elle ne porte pas de soutien-gorge et lui disent que cela est contraire au règlement du lycée.
Une affirmation fausse : le règlement, consulté en ligne, ne fait nullement mention d’obligation du port du soutien-gorge. Il lui est ensuite demandé de mettre un marcel sous son tee-shirt parce que les garçons la regardent et se moquent d’elle. L’adolescente dira plus tard que personne ne lui avait fait de remarque, mais elle obéit. La doyenne de l’école lui dit ensuite que ses tétons sont toujours visibles — sous le marcel et l’ample tee-shirt noir — et lui demande de les cacher avec des pansements. Lizzy Martineez s’exécute, puis les retire aux toilettes, en pleurs, quarante-cinq minutes plus tard.
Dans la soirée, elle raconte l’événement sur Twitter. Son message est relayé plus de 14 000 fois et « aimé » plus de 50 000 fois.

I decided not to wear a bra today and got pulled out of class bc one of my teachers complained that it was a “distr… https://t.co/nGlkGc2kzc— lizzymartineez (@liz)


require(["twitter/widgets"]);

« J’ai décidé de ne pas porter de soutien-gorge aujourd’hui et j’ai quitté la classe parce qu’un de mes professeurs se plaignait que c’était une “distraction” pour les garçons de ma classe. Mon école m’a dit en gros que l’éducation des garçons était plus importante que la mienne. et que je devrais avoir honte de mon corps. »
De l’hypersexualisation au « slut-shaming »
Dans les discussions qui entourent ces sujets, le terme d’« hypersexualisation », qui consiste à donner un caractère sexuel à un comportement qui n’en a pas, est régulièrement employé. Interrogée sur Twitter, une élève du lycée de Brignoles rapporte ainsi que « les représentants des lycéens nous ont dit que la proviseure souhaite interdire les shorts, jupes et débardeurs, sous prétexte que cela pouvait perturber les garçons. On parle d’hypersexualisation à ce stade. »
Meredith Harbach, professeur à l’université de Richmond, dans le Tennessee, a travaillé sur « la sexualisation, discrimination basée sur le sexe, et le code vestimentaire des lycées ». Elle explique au New York Times que les problèmes se posent quand les écoles imposent des exigences fondées sur les stéréotypes sexuels. « Dans le cas de Lizzy Martineez, par exemple, l’école fonde cette notion que “les seins libres sont sexuels et susceptibles de causer des perturbations, de distraire les autres élèves” », explique-t-elle. Un hashtag est d’ailleurs utilisé depuis des mois sur les réseaux sociaux par des filles qui ne veulent plus être vues comme des distractions — #ImNotADistraction (« je ne suis pas une distraction »).
« Non au slut-shaming » brandissait encore une lycéenne de Brignoles, jeudi matin, reprenant un terme qui apparaît, lui aussi, régulièrement lors d’événements semblables. Contraction de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »), ce terme désigne le fait de rabaisser ou de culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel. L’un des leviers du slut-shaming est de considérer que parce qu’une femme porte tel ou tel vêtement, c’est une « salope ».
Selon Mme Harbach : « Ce genre de messages qui cible les jeunes femmes — votre jupe est trop courte, vous semblez trop sexy, vous distrayez les garçons — détourne toute conversation » sur le comportement mutuellement respectueux que doivent avoir les filles et les garçons à l’école.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-4">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le recteur de la grande mosquée de Paris a réagi, lundi, au texte publié dimanche dans « Le Parisien ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Tribune contre « l’antisémitisme musulman » : Dalil Boubakeur dénonce un « procès injuste et délirant »

Le recteur de la grande mosquée de Paris a réagi, lundi, au texte publié dimanche dans « Le Parisien ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 15h43
   





                        



   


Un « procès injuste et délirant ». Dans un communiqué, diffusé lundi 23 avril, le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a rejeté les affirmations d’un manifeste contre « le nouvel antisémitisme », signé par près de trois cents personnalités. Le texte, publié dimanche dans Le Parisien, dénonce « l’antisémitisme musulman » qui provoquerait « une épuration ethnique à bas bruit ».
Signé notamment par Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Laurent Wauquiez, Charles Aznavour ou encore Gérard Depardieu, le texte appelle à ce que « soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques » musulmanes « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants », « afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ».

        Sur le manifeste :
         

          Des centaines de personnes dénoncent « un nouvel antisémitisme » dans un manifeste



Mais pour M. Boubakeur, « cette tribune présente le risque patent de dresser les communautés religieuses entre elles ». 
« Les citoyens français de confession musulmane majoritairement attachés aux valeurs républicaines n’ont pas attendu [cette] tribune (…) pour dénoncer et combattre depuis des décennies l’antisémitisme et le racisme antimusulman sous toutes ses formes. »
Le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekira, a condamné un débat « nauséabond et funeste » sur l’islam et a appelé les signataires à cesser « d’accabler l’islam et les musulmans ». Le président du Conseil du culte musulman, Ahmet Ogras, estime que « cette tribune est un non-sens, un hors-sujet. La seule chose à laquelle on adhère, c’est qu’on doit tous être ensemble contre l’antisémitisme ».
« Dire que le Coran appelle au meurtre, c’est très violent et c’est une ineptie ! », dit Tareq Oubrou, imam de la grande mosquée de Bordeaux.
« Le Coran est, à l’origine, en arabe. Je pense que ceux qui ont signé la tribune ont lu une traduction, une interprétation. Ça montre un manque de culture religieuse. N’importe quel texte sacré est violent, même l’Evangile ! »

        Lire aussi :
         

                L’antisémitisme, une réalité difficile à mesurer précisément



« Cette tribune est révélatrice d’une inquiétude »
Invité de France Inter lundi matin, l’essayiste Pascal Bruckner, qui a signé cette tribune, s’est défendu de toute stigmatisation des musulmans. « Nous n’appelons pas à la stigmatisation, mais à l’insurrection des bonnes volontés et, dans ces bonnes volontés, les musulmans réformateurs, les musulmans libéraux, les musulmans éclairés sont évidemment d’accord, a-t-il expliqué. Non seulement nous ne stigmatisons pas, mais nous avons un certain nombre d’imams qui ont signé avec nous et qui sont eux-mêmes horrifiés par ce qui se passe. »
M. Bruckner fait notamment référence à l’imam de Nantes Mohamed Guerroumi et à l’ancien imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi. Dimanche, sur Franceinfo, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a déclaré qu’il fallait « tout faire pour éviter une guerre des communautés ». « Cette tribune est révélatrice d’une inquiétude. (…) Il faut y répondre par une volonté de cohésion », a-t-elle poursuivi.
Cette tribune est publiée un mois après l’assassinat de Mireille Knoll, une octogénaire retrouvée morte à la fin du mois de mars dans son appartement à Paris, après avoir été frappée de coups de couteau. Plusieurs milliers de personnes avaient participé à une marche blanche contre l’antisémitisme en réaction à ce meurtre, pour lequel le parquet de Paris a retenu le caractère antisémite.

        Lire aussi :
         

                Dans l’immeuble de Mireille Knoll, les fantômes de la tranquillité perdue






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-5">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’association Plus de trains, qui regroupe des usagers des transports en commun de l’ouest parisien, délivre chaque jour des informations circonstanciées sur l’état des perturbations.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/04/23/18-6">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les deux hommes faisaient partie de la centaine de militants français et italiens qui ont franchi, dimanche, la frontière au col de Montgenèvre avec une trentaine de migrants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Hautes-Alpes : deux militants interpellés après l’entrée de migrants venant d’Italie dimanche

Les deux hommes faisaient partie de la centaine de militants français et italiens qui ont franchi, dimanche, la frontière au col de Montgenèvre avec une trentaine de migrants.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 13h49
   





                        


Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans les Hautes-Alpes après avoir pris part, dimanche après-midi, à l’entrée en France d’une trentaine de migrants venant d’Italie, a-t-on appris, lundi 23 avril, de sources concordantes.
Cette action a elle-même été organisée après que des militants d’extrême droite de Génération identitaire eurent bloqué, de samedi à dimanche matin, le col de l’Echelle, situé à six kilomètres de la frontière et qu’ils considèrent comme un « point stratégique de passage des clandestins ». Ils y avaient matérialisé une « frontière symbolique » avec du grillage de chantier et déployé une banderole à flanc de montagne, relayant le message en anglais : « no way » (accès fermé).

        Lire :
         

          Opération « Defend Europe » par des militants d’extrême droite



Selon une source proche de l’enquête, les deux hommes arrêtés, dont un ressortissant étranger, « ont participé activement aux débordements survenus au col de Montgenèvre », quand une centaine de militants français et italiens ont franchi, dimanche, la frontière avec quelque trente migrants. Empruntant les pistes de la station de ski de Montgenèvre, militants et migrants se sont brièvement heurtés aux forces de l’ordre, avant de rejoindre Briançon par la route, encadrés par la gendarmerie.
Le parquet de Gap a confirmé « plusieurs interpellations », en précisant que les mis en cause étaient en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national et en bande organisée ».
« Actions inacceptables »
Dimanche, le ministre de l’intérieur a renvoyé dos à dos « ultra-droite » et « ultra-gauche » pour leurs « actions inacceptables », quelques heures avant l’adoption du projet de loi asile-immigration à l’Assemblée au terme de sept jours de débats passionnés. Gérard Collomb a également annoncé l’envoi de renforts pour faire respecter le contrôle des frontières dans les Hautes-Alpes.
Lundi, le calme était revenu dans les rues de Briançon où circulaient quelques gendarmes mobiles, selon un correspondant de l’AFP. « Pour nous, l’enjeu doit rester le respect des droits fondamentaux des migrants, dont les demandeurs d’asile. Et les pratiques des associations comme de la population doivent rester la fraternité, non la violence », a déclaré Michel Rousseau, trésorier de l’association Tous migrants. « Les manifestations, ça nous inquiète. Ça nous fait peur », a confié, pour sa part, Mamoud, accueilli au Refuge solidaire à Briançon, entré en France par le col de l’Echelle, le 7 avril avec « une dizaine de garçons ».
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-7">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Après le vote du projet de loi dimanche, Maryline Baumard, journaliste au « Monde » chargée du suivi de l’immigration, a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/04/23/18-8">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le 31 octobre 2001, Jacqueline Y, magistrate, achète pour une bouchée de pain un appartement à Katharina, dont les facultés mentales sont altérées. Le notaire ne prodigue aucun conseil à cette dernière. Et pour cause…
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/04/23/18-9">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Entre « hôpital et directeurs bashings », ces hauts fonctionnaires déplorent le manque de soutien de leur ministre, Agnès Buzyn, ancienne praticienne hospitalière.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le grand blues des directeurs d’hôpital

Entre « hôpital et directeurs bashings », ces hauts fonctionnaires déplorent le manque de soutien de leur ministre, Agnès Buzyn, ancienne praticienne hospitalière.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 15h12
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Lassés de se voir sans cesse attribuer la responsabilité du malaise à l’hôpital public et d’être continuellement présentés comme des « cost killers » maltraitants, les directeurs d’hôpital se rebiffent. Sans nier que leurs établissements se trouvent « sous tension » après des années de restrictions budgétaires, ils dénoncent les présentations « catastrophistes », « caricaturales » et souvent « à charge » faites par les médias. Alors qu’une importante réforme du système de santé doit être annoncée avant l’été, Jérémie Sécher, le président du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS), estime que « les directeurs sont en train de devenir le bouc émissaire d’un système dont tout le monde sait qu’il doit changer ». 
Ces derniers mois, de nombreux médias se sont intéressés aux difficultés des hôpitaux. Diffusion d’un reportage d’Envoyé spécial sur France 2 titré « Hôpital public, la loi du marché », médiatisation du rapport d’Edouard Couty sur la situation de crise au CHU de Grenoble, succès du hashtag #balancetonhosto sur les réseaux sociaux, publication du livre Hôpitaux en détresse, patients en danger (Flammarion, 304 p., 19,90 euros), ou encore divulgation, début avril, par le site Mediacités, de plus de 26 000 fiches d’événements indésirables au CHU de Toulouse…
Situation « intenable »
« Le tableau décrit dans les médias est très noir. Il y a un phénomène boule de neige, où tout va mal et où il est impossible de dire à quel point, en dépit de toutes nos difficultés, on a un système hospitalier formidable. Pour les médias, ce n’est pas intéressant de parler des endroits où ça fonctionne », regrette Frédéric Boiron, directeur général du CHU de Lille et président de l’Association des directrices et directeurs d’hôpital (ADH), qui représente près de la moitié des 3 025 directeurs en exercice.
Le 12 avril, le haut fonctionnaire a été reçu au ministère de la santé pour...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-10">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le texte appelle les autorités théologiques musulmanes à frapper d’obsolescence des versets du Coran.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Des centaines de personnes dénoncent « un nouvel antisémitisme » dans un manifeste

Le texte appelle les autorités théologiques musulmanes à frapper d’obsolescence des versets du Coran.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h36
    |

            Cécile Chambraud








                        


Plusieurs centaines de personnalités dénoncent « l’antisémitisme musulman », un « nouvel antisémitisme » qui provoquerait « une épuration ethnique à bas bruit » dans certaines zones d’Ile-de-France à l’encontre des familles juives, dans une tribune publiée par Le Parisien-Aujourd’hui, dimanche 22 avril. Ce texte, qui veut sonner l’alarme contre la propagation de la haine antisémite dans une partie de la population, appelle à ce que « soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques » musulmanes « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants », « afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ».
Il est signé par des personnalités d’horizons très divers, parmi lesquels des politiques (dont Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Jean-Pierre Raffarin, Bernard Cazeneuve, Bertrand Delanoë, Laurent Wauquiez), des écrivains (Eric-Emmanuel Schmitt, Boualem Sansal, Antoine Compagnon), des intellectuels, des représentants du monde du spectacle (Charles Aznavour, Gérard Depardieu). Il vient appuyer la publication d’un livre collectif intitulé Le Nouvel Antisémitisme en France (Albin Michel, 213 pages, 15 euros).

        Lire aussi :
         

                Antisémitisme : plus de 300 personnalités dénoncent « une épuration ethnique »



Dix personnes tuées en dix ans
Cette tribune est publiée un mois après l’assassinat de Mireille Knoll, une octogénaire retrouvée morte le 23 mars dans son appartement du 11e arrondissement de Paris, son corps frappé de coups de couteau. Plusieurs milliers de personnes avaient participé à une marche blanche contre l’antisémitisme après ce meurtre, pour lequel le parquet de Paris a retenu le caractère antisémite. Avant elle, depuis l’assassinat d’Ilan Halimi, atrocement torturé en 2006, jusqu’à celui de Sarah Halimi, en 2017, dix personnes ont été tuées en France en raison de leur confession juive, « par des islamistes radicaux », précisent les signataires de la tribune. Parmi elles figurent les quatre victimes de l’école Ozar Hatorah de Toulouse, en 2012, et les quatre autres de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, en 2015.
Si les actes antisémites déclarés ont reculé en 2017, les faits les plus graves ont augmenté de 26 %
Si les actes antisémites déclarés ont légèrement reculé en 2017 (– 7 %), selon les données du ministère de l’intérieur, les faits les plus graves (violences, incendies, dégradations, tentatives d’homicide…) ont augmenté de 26 %. Les Français de confession juive, qui constituent moins de 1 % de la population, sont la cible d’un tiers des faits de haine recensés. Le texte établit ouvertement une comparaison avec les faits racistes subis par les musulmans en France. « Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans », affirment les signataires.
« On ne peut pas fermer les yeux »
Sollicité pour cosigner cette tribune, Anouar Kbibech, le vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a refusé. « Non pas sur le principe, car il est louable et, lors de la marche blanche pour Mireille Knoll, j’ai pu mesurer l’inquiétude et la colère des Français de confession juive », explique ce dirigeant de l’instance de représentation du culte musulman. Mais parce que plusieurs points du texte le « révoltent ». Le premier est la « mise en concurrence » entre l’antisémitisme et les actes antimusulmans établie par la tribune et la comparaison entre le poids supposé du vote juif et celui du vote musulman. « Je suis abasourdi de cette comparaison de la part de ceux qui sont les premiers à dénoncer le communautarisme et qui, en procédant ainsi, sont en train de l’institutionnaliser », déclare-t-il.

        Lire aussi :
         

                L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme



Il déplore aussi qu’un « amalgame » soit fait entre les islamistes radicaux et les musulmans dans leur ensemble : « On insinue que le musulman est potentiellement antisémite, jusqu’à preuve du contraire. Or, contre l’islamisme radical, pointer du doigt tous les musulmans est contreproductif. » Enfin, il rappelle que les versets du Coran, révélation divine, s’ils peuvent être interprétés, ne peuvent être abrogés.
C’est d’ailleurs sur ce dernier point que Haïm Korsia, qui a signé cette tribune, a obtenu qu’elle parle d’interprétation du texte sacré plutôt que de sa modification. Pour le grand rabbin de France, si quelques formulations du texte publié dans Le Parisien peuvent prêter à discussion, il a le mérite de « dire les choses » et d’être un « cri d’alarme » signé très largement. « Il montre qu’il y a quand même des gens qui voient qu’il se passe quelque chose d’insupportable. On ne peut pas fermer les yeux », ajoute Haïm Korsia.

« Un autre antisémitisme » pour Merkel
La chancelière Angela Merkel a dénoncé l’émergence, en Allemagne, d’une « autre forme d’antisémitisme » issue de certains réfugiés « d’origine arabe », dans un entretien à la télévision israélienne « 10 », diffusé dimanche 22 avril. Ces propos ont été tenus alors qu’une attaque antisémite présumée, mardi, à Berlin a suscité une vive émotion en Allemagne. Selon le quotidien Bild, l’agresseur principal qui s’est livré à la police est un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants près de Berlin.  





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-11">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé une relaxe quasi générale le 12 avril de huit militants anticapitalistes, dix ans après le début de la procédure.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Le parquet de Paris renonce à faire appel dans l’affaire de Tarnac

Le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé une relaxe quasi générale le 12 avril de huit militants anticapitalistes, dix ans après le début de la procédure.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h17
   





                        



   


Clap de fin pour l’affaire de Tarnac. Le parquet de Paris a annoncé, lundi 23 avril, qu’il renonçait à faire appel du jugement du tribunal correctionnel qui avait décidé la relaxe quasi générale de huit militants anticapitalistes.
Les deux principaux prévenus, Julien Coupat et son ancienne compagne Yildune Lévy, accusés d’avoir saboté la caténaire d’une ligne TGV en novembre 2008, avaient été relaxés faute de preuves le 12 avril. Ils avaient toujours nié être les auteurs de cette dégradation.

        Lire aussi :
         

                L’affaire de Tarnac résumée en 5 épisodes



Il y a dix ans, tous avaient été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ». Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait alors estimé qu’ils appartenaient à « une structure appelée “cellule invisible” qui avait pour objet la lutte armée ». Mais, dans un jugement longuement motivé après trois semaines d’audience, Corinne Goetzmann, président de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait affirmé que le « “groupe de Tarnac” était une fiction ».
Procès de l’antiterrorisme
Le procès avait également été celui des services antiterroristes, dont Mme Goetzmann a souligné les errances, voire la « déloyauté » sur un point précis : le témoignage anonyme du témoin « T42 », très à charge contre Julien Coupat, que ce même témoin dédouanait dans un second témoignage recueilli, celui-là sous sa véritable identité. Crédibilité nulle, selon le tribunal.

        Lire aussi : l’éditorial du Monde
         

          Tarnac : les leçons d’un naufrage



« Le château de cartes politique et policier vient de s’écrouler, dix années de procédure ont été balayées en trois semaines d’audience », s’était notamment félicité Me Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy. En renonçant à faire appel, après plus de dix ans de procédure, le parquet de Paris met un point final à l’affaire Tarnac.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-12">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Bruxelles l’a reconnu, ainsi que son complice Sofiane Ayari, coupable de « tentative d’assassinat à caractère terroriste ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Salah Abdeslam condamné à vingt ans de prison pour sa participation à une fusillade à Bruxelles

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Bruxelles l’a reconnu, ainsi que son complice Sofiane Ayari, coupable de « tentative d’assassinat à caractère terroriste ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h16
   





                        



   


Le Français Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando responsable des attentats du 13 novembre 2015 en France, a été condamné, lundi 23 avril, à vingt ans de prison pour sa participation à une fusillade en Belgique, trois jours avant son arrestation, en mars 2016. Son complice, le Tunisien Sofiane Ayari, a été condamné à la même peine.
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Bruxelles les a reconnus coupables de « tentative d’assassinat à caractère terroriste ». « Leur ancrage dans le radicalisme ne fait aucun doute », a notamment relevé le jugement. Salah Abdeslam, incarcéré en région parisienne depuis deux ans, était absent pour la lecture du jugement, tout comme Sofiane Ayari.
Dans la foulée de l’annonce de la condamnation, l’avocat de M. Abdeslam, Sven Mary, a fait savoir qu’il attendait de voir son client avant de décider s’ils allaient faire appel ou pas. Il a également estimé que la France restait « prioritaire » pour la détention de Salah Abdeslam, malgré sa condamnation en Belgique.
Islamiste convaincu
Lors du procès qui s’est tenu au début de février, où les deux prévenus répondaient notamment de « tentative d’assassinat sur plusieurs policiers dans un contexte terroriste », aucun d’eux n’avait voulu s’expliquer sur les faits. Et Salah Abdeslam avait assumé, pour sa première apparition publique depuis son arrestation, un profil d’islamiste convaincu en défiant la justice dès l’ouverture des débats.

        Lire :
         

          Salah Abdeslam s’exprime pour la première fois



Ce Français d’origine marocaine de 28 ans, ancien petit délinquant de la commune bruxelloise de Molenbeek, avait refusé de répondre aux questions, affirmant « placer [sa] confiance en Allah et c’est tout ». Il n’était pas revenu le second jour, laissant Sofiane Ayari seul face aux juges.

        Lire aussi :
         

                A Bruxelles, l’avocat de Salah Abdeslam minimise le rôle de son client



Homme le plus recherché d’Europe
Le 15 mars 2016, c’est lors d’une perquisition de routine dans un logement supposé vide, dans le cadre de l’enquête sur le 13 novembre, que des policiers belges et français avaient été visés par des tirs d’armes automatiques au 60 rue du Dries, à Forest.
Quatre d’entre eux avaient été blessés, et un djihadiste algérien de 35 ans, tué fusil en mains alors qu’il couvrait la fuite d’Ayari et d’Abdeslam – dont les enquêteurs retrouveront rapidement une empreinte ADN sur les lieux. Ce raid policier avait précipité la fin de la cavale de celui qui était alors l’homme le plus recherché d’Europe. Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek avec Sofiane Ayari.
Au procès, accusation et parties civiles ont rappelé le contexte de la fusillade, survenue dans une des multiples planques belges de la cellule djihadiste à l’origine des attaques du 13 novembre. Un groupe dont d’autres membres allaient commettre une semaine plus tard, le 22 mars 2016, les attentats-suicides de Bruxelles qui ont fait 32 morts et ont également été revendiqués par l’organisation Etat islamique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-13">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le projet de loi asile-immigration, adopté dimanche en première lecture, soulève la question du rapport entre la loi et la gestion des étrangers.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Immigration : la loi, l’Etat et le juge administratif

Le projet de loi asile-immigration, adopté dimanche en première lecture, soulève la question du rapport entre la loi et la gestion des étrangers.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 11h19
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Analyse. Au-delà des interrogations sur son utilité, la loi asile-immigration, en discussion depuis le 16 avril à l’Assemblée nationale, soulève une autre question : celle du rapport entre la loi et la gestion des étrangers. Il est, en effet, manifeste que les préfets, au nom du maintien de l’ordre, interprètent et appliquent assez librement les textes en vigueur.

Ces derniers temps, les décisions de justice à l’encontre des pratiques des préfectures se multiplient. Dans les Alpes-Maritimes, le préfet a été condamné en 2017 (le 31 mars et le 4 septembre) pour avoir interdit l’entrée en France à des demandeurs d’asile adultes, puis le 23 février pour avoir refoulé 19 mineurs.
La préfecture de Seine-Saint-Denis, de son côté, a perdu au tribunal administratif le 20 février, parce que la dématérialisation de ses procédures empêche de nombreux étrangers d’accéder à leurs droits. L’année précédente, le préfet de Paris avait cumulé 135 condamnations en deux semaines pour non-respect de l’enregistrement des demandes d’asile dans le délai imposé par la loi de 2015.
Non-respect de la loi érigé en système
Même lorsque la France est pointée du doigt par la Cour européenne des droits de l’homme, il ne se passe rien. Ainsi, en 2016, Paris a été condamné six fois par la CEDH pour le placement d’enfants en rétention (et pourtant le ministère de l’intérieur a refusé d’inscrire cette interdiction dans le projet de loi en discussion). Il est vrai, comme le regrette Gérard Sadik, responsable asile à la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués), que « ces condamnations ne changent pas grand-chose aux pratiques ».
Sur « les 100 000 requêtes annuelles devant le tribunal administratif, quelque 10 % à 15 % sont justement déposées pour contester les illégalités commises par l’administration », observe Serge Slama, professeur de droit public à l’université de Grenoble. Preuve à ses yeux que le non-respect...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-14">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Il est soupçonné d’être l’auteur de propos menaçants envers les policiers et les gendarmes, qui avaient entraîné la fermeture temporaire du site, dimanche matin.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Evacuation du Mont-Saint-Michel : un homme interpellé

Il est soupçonné d’être l’auteur de propos menaçants envers les policiers et les gendarmes, qui avaient entraîné la fermeture temporaire du site, dimanche matin.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h13
   





                        



   


Soupçonné d’avoir proféré des menaces contre des forces de l’ordre qui ont entraîné l’évacuation du Mont-Saint-Michel, dimanche 22 avril, un homme de 36 ans a été interpellé à Caen, a appris, lundi 23 avril, l’Agence France-Presse auprès d’une source proche de l’enquête.
Cet homme, connu des services de police pour trafics de stupéfiants et conduite sans permis, a été arrêté dimanche soir puis mis en garde à vue. Il avait été repéré dans une station-essence de l’autoroute à Caen « où il se vantait d’être l’auteur des menaces », a précisé la même source.
Cette personne avait été suivie sur le site touristique grâce à la vidéosurveillance de la police municipale, avant d’être perdue de vue.
L’un des sites touristiques les plus visités de France, le Mont-Saint-Michel avait été évacué puis fermé toute la matinée dimanche, avant de rouvrir à 14 heures.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-15">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le mariage pour tous était adopté il y a cinq ans. Depuis, plus de 40 000 couples se sont mariés, soit 3,5 % de l’ensemble des mariages.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

En cinq ans, 40 000 couples homosexuels se sont mariés

Le mariage pour tous était adopté il y a cinq ans. Depuis, plus de 40 000 couples se sont mariés, soit 3,5 % de l’ensemble des mariages.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h46
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h17
    |

                            Baptiste Decharme








                        



   


Le 23 avril 2013, la loi autorisant le mariage pour les personnes de même sexe était adoptée par l’Assemblée nationale, après des semaines d’intenses manifestations. Depuis cinq ans, les couples homosexuels peuvent donc se marier et adopter des enfants.
En 2017, 7 000 mariages entre couples de même sexe ont été célébrés. Depuis 2013, plus de 40 000 couples d’hommes ou de femmes se sont mariés, selon l’Insee. Après un pic en 2014, le nombre de mariages homosexuels semble se stabiliser. Pour autant, les mariages homosexuels ne sont pas venus remplacer les pactes civils de solidarité (pacs), dont le nombre est même reparti à la hausse depuis 2012.


	#container_15241520931{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15241520931{
		height:500px;
	}
	#container_15241520931 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15241520931 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15241520931.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15241520931.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15241520931 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le mariage homosexuel ne remplace pas le pacs pour les couples de même sexe


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15241520931",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#0386c3","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Mariages ",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        7367
      ],
      [
        "",
        10522
      ],
      [
        "",
        7751
      ],
      [
        "",
        7113
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Pacs ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        2600
      ],
      [
        "",
        5412
      ],
      [
        "",
        3323
      ],
      [
        "",
        3622
      ],
      [
        "",
        4294
      ],
      [
        "",
        5023
      ],
      [
        "",
        4865
      ],
      [
        "",
        5071
      ],
      [
        "",
        6206
      ],
      [
        "",
        8194
      ],
      [
        "",
        8437
      ],
      [
        "",
        9145
      ],
      [
        "",
        7499
      ],
      [
        "",
        6975
      ],
      [
        "",
        6083
      ],
      [
        "",
        6262
      ],
      [
        "",
        7017
      ],
      [
        "",
        7112
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les mariages de couples de même sexe ne représentent que 3 % du total des mariages en France. Ils ne sont d’ailleurs pas assez nombreux pour enrayer la dégringolade du nombre d’unions matrimoniales depuis 2000.


	#container_15241435748{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15241435748{
		height:500px;
	}
	#container_15241435748 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15241435748 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15241435748.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15241435748.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15241435748 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le nombre de mariages diminue en France depuis 1994


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15241435748",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "area",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017","2018"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: 2,
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "mariage entre personnes du même sexe ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        7367
      ],
      [
        "",
        10518
      ],
      [
        "",
        10522
      ],
      [
        "",
        7751
      ],
      [
        "",
        7113
      ],
      [
        "",
        7000
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "mariage entre personnes de sexe différent ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        260866
      ],
      [
        "",
        261813
      ],
      [
        "",
        287144
      ],
      [
        "",
        291163
      ],
      [
        "",
        278525
      ],
      [
        "",
        293544
      ],
      [
        "",
        305234
      ],
      [
        "",
        295720
      ],
      [
        "",
        286169
      ],
      [
        "",
        282756
      ],
      [
        "",
        278439
      ],
      [
        "",
        283036
      ],
      [
        "",
        273914
      ],
      [
        "",
        273669
      ],
      [
        "",
        265404
      ],
      [
        "",
        251478
      ],
      [
        "",
        251654
      ],
      [
        "",
        236826
      ],
      [
        "",
        245930
      ],
      [
        "",
        231225
      ],
      [
        "",
        230307
      ],
      [
        "",
        230770
      ],
      [
        "",
        228565
      ],
      [
        "",
        225612
      ],
      [
        "",
        221000
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Davantage de mariages homosexuels dans l’Ouest
Par ailleurs, tous les départements ne marient pas autant de personnes de même sexe, au prorata de leur population. Ainsi, à l’exception du pourtour méditerranéen, les couples homosexuels se marient proportionnellement plus dans l’ouest que dans l’est de la France.
Les départements ruraux d’Auvergne - Rhône-Alpes, des Hauts-de-France, de Bourgogne et du Grand-Est sont aussi ceux où les couples de même sexe se marient le moins par rapport à la population. Paris, où les mariages entre personnes de même sexe représentent 9,7 % des mariages, figure en tête des départements. A l’inverse, les départements d’outre-mer sont les territoires où les homosexuels se marient le moins (0,58 % des mariages à Mayotte, par exemple).
Une différence marquée, qu’aucune étude n’explique encore. Si l’Insee révèle que les mariages, hétérosexuels comme homosexuels, sont plus nombreux dans l’Est, il est impossible de dresser un lien de causalité entre le nombre de mariages total et la proportion d’unions entre personnes du même sexe.

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15241461556{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15241461556 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15241461556{font-size:12px;text-align:right;}


Dans les départements de l'Ouest et du pourtour méditerranéen, les couples homosexuels sont proportionnellement plus nombreux à se marier




Source : Insee




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15241461556").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15241461556").append("svg").attr("id", "mapSVG15241461556").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15241461556");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15241461556");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15241461556");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["num","Département","Part des mariages homosexuels"],["Ain","Ain",2.78],["Aisne","Aisne",2.52],["Allier","Allier",2.99],["Alpes-de-Haute-Provence","Alpes-de-Haute-Provence",4.63],["Alpes-Maritimes","Alpes-Maritimes",4.52],["Ardèche","Ardèche",2.78],["Ardennes","Ardennes",1.84],["Ariège","Ariège",1.54],["Aube","Aube",2.44],["Aude","Aude",3.95],["Aveyron","Aveyron",2.72],["Bas-Rhin","Bas-Rhin",2.65],["Bouches-du-Rhône","Bouches-du-Rhône",3.02],["Calvados","Calvados",5.62],["Cantal","Cantal",1.81],["Charente","Charente",3.59],["Charente-Maritime","Charente-Maritime",5.39],["Cher","Cher",2.6],["Corrèze","Corrèze",2.94],["Corse-du-Sud","Corse-du-Sud",1.62],["Côte-d'Or","Côte-d'Or",3.06],["Côtes-d'Armor","Côtes-d'Armor",2.71],["Creuse","Creuse",3.19],["Deux-Sèvres","Deux-Sèvres",3.19],["Dordogne","Dordogne",2.58],["Doubs","Doubs",1.89],["Drôme","Drôme",2.62],["Essonne","Essonne",2.5],["Eure","Eure",3.55],["Eure-et-Loir","Eure-et-Loir",3.28],["Finistère","Finistère",2.79],["Gard","Gard",3.33],["Gers","Gers",3],["Gironde","Gironde",3.84],["Guadeloupe","Guadeloupe ",0.34],["Guyane","Guyane",1.02],["Haut-Rhin","Haut-Rhin",2.17],["Haute-Corse","Haute-Corse",1.1],["Haute-Garonne","Haute-Garonne",3.59],["Haute-Loire","Haute-Loire",2.37],["Haute-Marne","Haute-Marne",1.74],["Haute-Saône","Haute-Saône",2.08],["Haute-Savoie","Haute-Savoie",3.74],["Haute-Vienne","Haute-Vienne",2.96],["Hautes-Alpes","Hautes-Alpes",2.59],["Hautes-Pyrénées","Hautes-Pyrénées",1.71],["Hauts-de-Seine","Hauts-de-Seine",2.64],["Hérault","Hérault",5.13],["Ille-et-Vilaine","Ille-et-Vilaine",3.27],["Indre","Indre",3.57],["Indre-et-Loire","Indre-et-Loire",3.65],["Isère","Isère",3.02],["Jura","Jura",1.73],["La Réunion","La Réunion",1.17],["Landes","Landes",3.74],["Loir-et-Cher","Loir-et-Cher",3.21],["Loire","Loire",2.24],["Loire-Atlantique","Loire-Atlantique",3.97],["Loiret","Loiret",3.35],["Lot","Lot",4.35],["Lot-et-Garonne","Lot-et-Garonne",2.21],["Lozère","Lozère",1.67],["Maine-et-Loire","Maine-et-Loire",3.78],["Manche","Manche",2.9],["Marne","Marne",2.45],["Martinique","Martinique ",0.59],["Mayenne","Mayenne",2.76],["Mayotte","Mayotte",0.58],["Meurthe-et-Moselle","Meurthe-et-Moselle",3.67],["Meuse","Meuse",1.85],["Morbihan","Morbihan",3.18],["Moselle","Moselle",2.71],["Nièvre","Nièvre",4.06],["Nord","Nord",2.72],["Oise","Oise",2.84],["Orne","Orne",4.83],["Paris","Paris",9.7],["Pas-de-Calais","Pas-de-Calais",2.54],["Puy-de-Dôme","Puy-de-Dôme",2.85],["Pyrénées-Atlantiques","Pyrénées-Atlantiques",3.25],["Pyrénées-Orientales","Pyrénées-Orientales",4.33],["Rhône","Rhône",3.71],["Saône-et-Loire","Saône-et-Loire",2.71],["Sarthe","Sarthe",3.41],["Savoie","Savoie",2.49],["Seine-et-Marne","Seine-et-Marne",2.59],["Seine-Maritime","Seine-Maritime",3.09],["Seine-Saint-Denis","Seine-Saint-Denis",1.98],["Somme","Somme",3.15],["Tarn","Tarn",2.58],["Tarn-et-Garonne","Tarn-et-Garonne",2.7],["Territoire de Belfort","Territoire de Belfort",3.22],["Val-d'Oise","Val-d'Oise",1.63],["Val-de-Marne","Val-de-Marne",2.85],["Var","Var",3.83],["Vaucluse","Vaucluse",3.29],["Vendée","Vendée",3.75],["Vienne","Vienne",3.09],["Vosges","Vosges",2.31],["Yonne","Yonne",3.72],["Yvelines","Yvelines",2.08]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [0.34,1.98,3.06,4.06,5.62,9.7];
var color=["#fee5d9","#fcae91","#fb6a4a","#de2d26","#a50f15"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([1.98,3.06,4.06,5.62])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.fr_dept).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[2])
} else {
return "#ffffff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + ""});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("");
var rect = document.getElementById("legende15241461556").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15241461556").width();
var h = $("#dcdr_map15241461556").height();
var x = w * 4 / 100, y = h * 70 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [2], data_modif_title = ["num","Département","Part des mariages homosexuels"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15241461556").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Département}}";
var content = "{{Part des mariages homosexuels}} % de mariages homosexuels";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15241461556 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Concernant les divorces, aucune statistique n’a encore été rendue publique par le ministère de la justice.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-16">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Un cadre du cimentier, lequel est accusé d’avoir financé l’organisation Etat islamique, a expliqué à la justice avoir « donné toutes les informations » à la DGSE.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Financement du terrorisme par Lafarge : que savait l’Etat ?

Un cadre du cimentier, lequel est accusé d’avoir financé l’organisation Etat islamique, a expliqué à la justice avoir « donné toutes les informations » à la DGSE.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h01
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Au cours de l’été 2014, le piège de la guerre syrienne se referme sur Lafarge. L’organisation Etat islamique (EI) a pris le contrôle des routes d’accès à son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et le cimentier a préféré négocier la poursuite de ses activités avec le groupe terroriste plutôt que d’abandonner le site. Il a mandaté pour ce faire un intermédiaire syrien, Firas Tlass, chargé de monnayer le passage des salariés et des marchandises aux checkpoints.

Quelques semaines plus tard, le 13 septembre, Jean-Claude Veillard, directeur sûreté de Lafarge, envoie un courriel à une adresse énigmatique : grosmarmotte@gmail.com. « Bonjour, écrit-il, nous allons stopper les ventes car nos distributeurs sont obligés de traiter avec les djihadistes et cela risque de mettre tout le monde en difficulté. » Six jours plus tard, les difficultés arrivent en effet : les troupes de l’EI prennent d’assaut la cimenterie.
Deux mois après l’attaque, le 17 novembre 2014, alors que les djihadistes ont pris possession de l’outil, Jean-Claude Veillard prend de nouveau contact avec son mystérieux interlocuteur : « Toujours concernant nos activités en Syrie, je vous informe de l’évolution de Firas Tlass qui souhaite mettre un terme à nos relations, et la réapparition de monsieur Amro Taleb [un fournisseur de Lafarge, proche de l’EI] qui a recontacté le nouveau patron de pays afin de relancer l’usine sous le contrôle d’hommes “d’affaires” de Daech. »

« Qui est Gros Marmotte ? »
Ces courriels, parmi des dizaines d’autres, ont été versés dans l’enquête pour « financement du terrorisme » ouverte en juin 2017 contre Lafarge, dont sept cadres ont été mis en examen. Leur destinataire est longtemps resté un mystère. Sur un procès-verbal d’octobre 2017, les douanes judiciaires, chargées de l’enquête, s’interrogeaient : « Qui est grosmarmotte@gmail.com ? », avant...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-17">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La sociologue Irène Théry, spécialiste du droit et de la famille, revient sur les mobilisations de 2013 et considère que la loi est aujourd’hui « intégrée par tous ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
Découvrir l’application


                        

« La loi sur le mariage pour tous a été un facteur extrêmement puissant d’intégration »

La sociologue Irène Théry, spécialiste du droit et de la famille, revient sur les mobilisations de 2013 et considère que la loi est aujourd’hui « intégrée par tous ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 09h48
    |

                            Eléa Pommiers








                        


C’était il y a cinq ans, le 23 avril 2013. L’Hémicycle du Palais-Bourbon résonnait au son du mot « égalité » scandé par les députés de la gauche. L’Assemblée nationale venait d’adopter le projet de loi ouvrant le droit au mariage et à l’adoption aux couples de même sexe, après d’âpres et longs débats et une importante mobilisation de la droite, notamment catholique, opposée à l’adoption du texte.
Selon Irène Théry, sociologue du droit et de la famille, malgré cette violente opposition, il est désormais « admis que les couples homosexuels ont exactement les mêmes droits que les autres ».

        Chronologie :
         

          Le "mariage pour tous", de la promesse à la loi



Cinq ans après son adoption, le droit au mariage pour tous est-il pleinement entré dans les mœurs françaises ?
Irène Théry : Oui, incontestablement. Le droit au mariage pour tous incarne l’aboutissement d’une évolution majeure du rapport de la société à l’homosexualité. Autrefois, elle était considérée comme une transgression et une pathologie, et nous sommes peu à peu passés à l’idée qu’elle était une orientation sexuelle parfaitement normale, à laquelle il fallait faire sa place. La loi sur le pacs de 1998 avait déjà été une grande avancée : elle avait permis de redéfinir le couple en droit civil, instituant pour la première fois dans notre histoire le couple de même sexe.
La loi sur le mariage pour tous est allée encore plus loin en reconnaissant que la relation homosexuelle pouvait, en tant que relation de couple, s’intégrer à notre système familial et à notre conception de la parentalité. Elle a été un facteur extrêmement puissant d’intégration.
La légitimité des couples de même sexe, mariés ou non, est aujourd’hui beaucoup plus importante qu’avant cette loi. On voit des hommes politiques s’afficher, des célébrités… Il y a une plus grande visibilité de ces couples, qui existaient déjà, mais que la loi a rendus officiels. Aujourd’hui, qu’on choisisse l’union libre, le pacs, le mariage, il est admis que les couples homosexuels ont exactement les mêmes droits que les autres.

        Lire aussi :
         

                En cinq ans, 40 000 couples homosexuels se sont mariés



Le droit au mariage pour les couples homosexuels a pourtant été très combattu en 2013…
En effet, et c’est un paradoxe terrible pour les homosexuels : ils ont le sentiment que l’année de leur triomphe matrimonial et de leur intégration au cœur du pacte républicain a aussi été la pire de leur vie. Ce qu’on a vu se réveiller en 2013, c’est un secteur familialiste, traditionaliste, très religieux, qui s’était opposé de la même manière à toutes les grandes réformes des années 1970 : l’autorité parentale conjointe en 1970, l’égalité entre les enfants légitimes et naturels [hors mariage] en 1972, le divorce par consentement mutuel en 1975… A l’époque, ils hurlaient déjà à la fin de la civilisation.

        Lire aussi :
         

                Des conférences catholiques sur « l’accompagnement » des homosexuels indignent des associations LGBT



Au moment du mariage pour tous, on s’est rendu compte que cette partie de l’opinion, qui ne s’était plus manifestée depuis le vote du pacs, n’avait jamais accepté toutes ces évolutions et était capable de se mobiliser de manière très organisée et puissante. En 2013, cette contestation à la loi a suscité une très nette flambée de l’homophobie, et il est difficile de savoir ce qu’il en est aujourd’hui.

   


Qu’est-ce qui explique la force qu’a eue cette mobilisation ?
La loi de 2013 allait bien au-delà du pacs, puisqu’elle touchait à une institution, le mariage, qui a un écho dans toutes les religions du Livre. Toutes allaient être amenées à se poser la question du lien entre le nouveau mariage civil et le mariage religieux, considéré comme étant par définition l’union d’un homme et d’une femme.
Cela a suscité beaucoup d’inquiétude dans ces milieux, où l’on s’est demandé si les fondements de l’union religieuse n’allaient pas être fragilisés par un mariage civil de même sexe. Sans compter que le mouvement a réussi à mobiliser au-delà de la sphère d’influence religieuse traditionnelle, car beaucoup de personnes, même chez les progressistes, ont eu peur d’un effacement de la distinction entre les sexes. Avec le temps, ils se sont aperçus que la loi n’avait fait qu’ajouter et n’avait rien supprimé.
Mais même si on a eu l’impression que la France était divisée en deux, je n’ai jamais cru à cette version. A l’époque, les enquêtes donnaient une grande majorité de Français favorables au mariage pour tous, et l’opposition a été, je crois, largement surévaluée.

        Lire aussi :
         

                Mariage, union civile : quels sont les droits des personnes homosexuelles en Europe ?



Le problème, c’est que la mobilisation des soutiens n’a pas été aussi conséquente. Et il y a eu un vrai déficit de pédagogie chez les responsables politiques sur le projet de loi : ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault [alors premier ministre] n’ont pris la parole entre l’été 2012 et l’ouverture des débats en 2013 ! François Hollande avait même dit aux maires qui ne voulaient pas célébrer les mariages qu’ils pourraient exercer leur « liberté de conscience », avant de se rétracter très vite. Il a, finalement, fallu attendre le grand discours de Christiane Taubira devant l’Assemblée [à l’ouverture des débats en janvier 2013] pour que soient réellement expliqués le sens et la portée de cette loi.

        Lire le compte-rendu de tchat :
         

          « Taubira est sortie de ces débats avec une certaine aura »



Malgré cette opposition virulente, la loi est désormais largement acceptée, comment l’expliquez-vous ?
Le mariage n’est pas simplement un droit, c’est aussi une noce, une célébration. Beaucoup de personnes, y compris des opposants, ont connu des mariages de personnes de même sexe autour d’eux. Ce rite qui rassemble des familles et des amis autour d’un couple a puissamment renforcé la portée symbolique de la loi.
Et surtout, le changement a paru brutal en 2013, mais il avait, en réalité, des racines très profondes et s’inscrivait dans l’évolution longue de la conception du mariage et du couple en France. Tel qu’il existait jusque dans les années 1970, le mariage rendait impossible l’idée même d’une union entre deux personnes de même sexe puisque son sens premier était la « présomption de paternité » : sa raison d’être était de donner un père aux enfants mis au monde par les femmes.
« Le mariage est devenu l’institution d’un lien de couple »
Mais en 1972, la loi a établi que les enfants nés hors mariage auraient les mêmes droits que les enfants dits légitimes. La question de la filiation a cessé d’être le cœur du mariage, qui est devenu l’institution d’un lien de couple. Avec la reconnaissance, en 1998, du fait que deux personnes de même sexe pouvaient légalement former un couple, en 2013, le droit et la société étaient tout à fait prêts à accepter que les couples homosexuels aient le même droit au mariage que les couples hétérosexuels. C’est aussi ce qui fait que cette loi est si solide aujourd’hui.
L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes n’a pourtant pas été adoptée en 2013 et continue de faire débat. La contestation s’est-elle déplacée sur ce sujet ?
La question de la filiation était et reste « le » sujet de discorde, sur lequel l’opposition la plus traditionaliste n’a pas désarmé. Pourtant, la loi sur le mariage pour tous a franchi un pas symbolique majeur en ouvrant l’adoption aux couples homosexuels et donc en considérant qu’un enfant pouvait avoir deux pères ou deux mères. Ça a été fondamental dans la légitimation de l’homoparentalité.
Mais il existe un secteur de l’opinion, très déterminé, qui fait tout pour reproduire le climat de violence que l’on a vécu en 2013. Par exemple, les militants de la Manif pour tous rejouent en ce moment dans les états généraux de la bioéthique les mêmes batailles qu’en 2013, qui montrent que leur rejet de l’homoparentalité n’a pas diminué, et qui laissent présager que les débats à venir sur la PMA vont être difficiles.

        Lire aussi :
         

                L’ouverture de la PMA à toutes les femmes continue de diviser






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-18">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le dispositif va être testé dans quatre départements pendant trois ans.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Le remboursement des consultations chez le psychologue est expérimenté

Le dispositif va être testé dans quatre départements pendant trois ans.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 11h43
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
C’est un premier pas vers ce qui pourrait être une évolution majeure dans la prise en charge des psychothérapies. Pour la première fois, des séances chez des psychologues libéraux agréés vont être entièrement financées par la Sécurité sociale. Le dispositif, réservé aux patients de 18 à 60 ans présentant des troubles en santé mentale « d’intensité légère à modérée », va être expérimenté pendant trois ans dans quatre départements. Lancé en février dans le Morbihan, il doit démarrer en mai dans les Bouches-du-Rhône et en Haute-Garonne et cet automne dans les Landes. Une éventuelle généralisation au reste du territoire ne sera décidée qu’à l’issue de l’expérimentation.
Objectif pour la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) : améliorer la prise en charge des patients et permettre une baisse du recours aux antidépresseurs et aux anxiolytiques. Dans un rapport de 2015, la CNAM jugeait possible que ces médicaments, qui représentaient une dépense de 560 millions d’euros en 2012, « ne soient pas toujours prescrits de façon efficiente du fait d’un diagnostic et/ou d’un suivi insuffisant ». Or, constatait-elle également, « des publications semblent montrer que pour les dépressions les moins sévères, ces médicaments ne font pas mieux que le placebo ».
Aujourd’hui, pour être pris en charge pour une psychothérapie, les patients peuvent se tourner vers les centres médico-psychologiques, pour lesquels il y a généralement plusieurs semaines d’attente. Et seules les personnes en mesure de débourser en moyenne entre 50 et 60 euros par séance (ou de se faire rembourser cette somme par leur complémentaire santé) peuvent s’adresser à des libéraux.
Dans le dispositif expérimental, un médecin traitant pourra prescrire dix séances (théoriquement de trente minutes) chez un psychologue, puis, si besoin, une deuxième série de dix séances (théoriquement de quarante-cinq minutes). Financé en tiers payant, sans dépassement d’honoraire...




                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-19">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’ancien socialiste, qui a voté contre le texte adopté en première lecture à l’Assemblée dimanche, a ainsi anticipé sa probable exclusion par le président du groupe.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Asile-immigration : le député Jean-Michel Clément quitte le groupe LRM

L’ancien socialiste, qui a voté contre le texte adopté en première lecture à l’Assemblée dimanche, a ainsi anticipé sa probable exclusion par le président du groupe.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 23h39
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 07h35
   





                        


Aussitôt le texte adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, dimanche 22 avril au soir, le député La République en marche (LRM) Jean-Michel Clément a annoncé qu’il quittait le groupe après avoir voté contre le projet de loi asile-immigration.

        Lire :
         

          L’Assemblée nationale adopte le texte asile-immigration en première lecture



« Afin d’éviter que mon vote nourrisse quelques interprétations ambiguës ou farfelues, d’où qu’elles viennent, j’ai décidé de me mettre en congé du groupe parlementaire La République en marche à compter de ce jour », a déclaré M. Clément (ex-Parti socialiste) anticipant ainsi sa probable exclusion par le président du groupe à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.
« Sur ce sujet, comme pour d’autres à venir, lois bioéthiques ou fin de vie, je pense n’avoir fait ici qu’en appeler à ma conscience pour fonder mon vote. Mon engagement politique s’est toujours inscrit dans un collectif. Acceptant les compromis, sans pour autant renoncer à ma liberté. Une liberté encore plus précieuse quand elle touche à ma conscience. »

Finalement cette loi «  asile et immigration  » aura été une formidable tribune pour le Front National. C’est lui q… https://t.co/dUI7J1obIt— jmclement86 (@Jean-Michel Clément)


require(["twitter/widgets"]);

S’agissant de ce projet de loi, « je ne suis pas sûr que nous envoyions aux citoyens du monde le message universaliste qui a toujours été le nôtre », a ajouté l’élu de la Vienne. Sur Twitter, il a regretté que cette loi ait offert une « tribune au Front national ». M. Clément « pensai[t] sincèrement que la complexité de ce sujet impliquait que chaque parlementaire [du] groupe soit libre dans son expression et dans son vote ». « Cela n’a pu être le cas, et je le regrette. »
Dans une lettre de réponse, Richard Ferrand le remercie pour son courrier qui « constate qu’il enfreint nos règles et en tire les conséquences ». « J’accepte votre mise en congé du groupe La République en marche à compter de ce jour, conscient par ailleurs que votre soutien aux choix de la majorité n’avait jusqu’à ce jour jamais fait défaut », souligne M. Ferrand, qui « ne doute pas » que le député de la Vienne « continuera à porter l’essentiel des orientations du président de la République ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/23/18-20">
<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Défendu par le ministre de l’intérieur, il prévoit de réduire les délais pour les demandes d’asile et d’améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
Découvrir l’application


                        

Loi asile-immigration : l’Assemblée nationale adopte le texte en première lecture

Défendu par le ministre de l’intérieur, il prévoit de réduire les délais pour les demandes d’asile et d’améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 23h08
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h32
    |

            Manon Rescan








                        


Après des dizaines d’heures de débats répartis sur sept jours, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi asile-immigration, dimanche 22 avril. Du jamais vu, hors période budgétaire, depuis la loi Macron de 2014 ou l’homérique bataille du « mariage pour tous », il y a cinq ans jour pour jour.
Le texte, défendu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, entend principalement réduire les délais de traitement des demandes d’asile et améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés. Toute la semaine, les discussions ont surtout donné lieu à un affrontement entre deux visions de l’immigration et de l’accueil en France, dans une ambiance souvent tendue et polémique.

        Lire aussi :
         

                Aide aux migrants : l’Assemblée assouplit les règles du « délit de solidarité »



Une droite au diapason de l’extrême-droite
Dans ce débat il y a d’abord eu l’écume : une constante bataille contre le temps. Pour l’opposition, il s’agissait de jouer la montre, afin d’être sûrs que leur voix porte dans les discussions, mais aussi pour contester un agenda législatif qu’ils n’estimaient pas adapté à l’importance du texte. A ce jeu, Les Républicains (LR) n’ont pas voulu céder une milliseconde de temps de parole, revenant continuellement à la charge sur une liste de questions auxquelles ils considéraient que le ministre de l’intérieur ne leur avait pas répondu.

        Lire aussi :
         

                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



C’est ainsi que la droite a pris l’ascendant sur ces débats, défendant le fait que la France puisse « choisir qui elle accueille sur son territoire » comme l’a déclaré le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti en ouverture des débats. « Nous souhaitons que chaque année, le Parlement fixe, en fonction de l’intérêt national, des plafonds d’accueil d’étrangers par catégorie de motif de séjour » a-t-il plaidé.
Les députés LR, au diapason de ceux d’extrême droite, n’ont eu de cesse de dénoncer un système d’asile dont ils jugent qu’il est détourné de son objet principal. « Etes-vous capables de reconnaître que certaines personnes essaient de dévoyer les procédures pour transformer une immigration économique en droit d’asile ? » a ainsi lancé le député LR Fabien di Filippo (Moselle). 
« Vous organisez l’immigration », a encore dénoncé Marine Le Pen (Pas-de-Calais) face aux propositions du gouvernement et de la majorité sur l’hébergement des aspirants à l’asile. Selon la patronne du Front national (FN), cette proposition aurait pour but de « permettre aux clandestins de bénéficier de l’hébergement que vous refusez à nos propres compatriotes les plus modestes, qui n’ont pas accès au logement et se retrouvent dans la rue ».
La gauche contre des mesures jugées « déshumanisantes »
Face à la surenchère des droites, la majorité – qui est divisée sur ce texte – s’est trouvée unie avec la gauche pour lutter contre ce qu’ils jugent être un discours de « fantasmes » qui « alimente les peurs ». « Les confusions et les amalgames vont bon train », a ainsi lancé la députée La République en marche (LRM) Coralie Dubost (Hérault), dénonçant « la confusion entre demandeurs d’asile, réfugiés et prétendus terroristes ». 

        Lire aussi :
         

                Projet de loi asile : un texte qui fait quasiment l’unanimité contre lui



Ces longs échanges sur les trois premiers articles du texte ont failli escamoter le cœur, plus contesté, du projet de loi et l’ouverture de deux journées de débats supplémentaire a été nécessaire. A partir de jeudi ce fut au tour de la gauche de batailler contre des dispositions dont elle estime, comme de nombreuses associations ou encore le Défenseur des droits, qu’elles réduisent les possibilités pour les demandeurs d’asile de faire valoir leurs droits. Les députés « insoumis », communistes et socialistes n’ont eu de cesse de combattre des mesures jugées « déshumanisantes » tel l’allongement de la durée maximale de séjour en centre de rétention, le recours facilité à la vidéo-audience à différents points de la procédure et la réduction du délai pour faire appel après le rejet d’une demande d’asile.
Des arguments également sensibles dans la majorité. « Je crains que la dissuasion soit au premier plan » de ce texte, s’est ainsi inquiété le député MoDem Brahim Hammouche (Moselle), contestant la réduction de quatre à trois mois le délai au-delà duquel une demande d’asile est examinée en procédure accélérée.

        Lire aussi :
         

                Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires



Le gouvernement entre deux pôles d’opposition
Samedi, l’opposition de gauche a très vivement contesté le refus du gouvernement d’interdire le placement de mineurs en rétention, une « solution barbare » selon le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon (Bouches-du-Rhône). Des députés LRM défendaient également cette interdiction et, s’ils n’ont pas réussi à faire plier le ministre, ils ont obtenu la création d’un groupe de travail en vue du dépôt d’une proposition de loi à ce sujet d’ici à la fin de l’année.
Autre mesure très contestée, l’allongement de la durée maximale de séjour en centre de rétention de 45 à 90 jours a également été adopté, conformément au vœu formulé par Matignon dès le mois de septembre, malgré l’opposition unanime de la gauche et de neuf députés LRM.
Au milieu d’un tir nourri de critiques venant de droite et de gauche, la majorité et le gouvernement ont tenu à se poser en garant d’un « équilibre » entre ces deux pôles d’opposition. Face aux députés socialistes et « insoumis », Gérard Collomb a utilisé l’argument de l’opinion publique, généralement brandi par la droite. « Imaginez que cet amendement soit adopté et que vos propositions soient mises en œuvre dans votre territoire… Je ne pense pas qu’elles recueillent l’assentiment d’une majorité de nos concitoyens », a-t-il ainsi répondu au député socialiste Régis Juanico (Loire) qui proposait d’élargir les motifs de régularisation pour des personnes sans-papiers.

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : Gérard Collomb défend son texte et tente d’amadouer sa majorité



Critiqué pour avoir évoqué des régions « submergées » par la crise migratoire, le ministre de l’intérieur s’est bien gardé de reprendre un vocabulaire abondamment utilisé par l’extrême droite pendant ces débats. Mais les députés socialistes ont poursuivi leurs attaques sur son supposé penchant à droite, en tenant pour preuve le fait que les députés du FN ont voté pour l’un des articles du projet de loi.
A sa majorité qui penche à gauche, Gérard Collomb a envoyé quelques signaux d’ouverture. Ils ont ainsi obtenu en commission que le délai maximal de rétention ne puisse pas excéder 90 jours, quand le gouvernement proposait d’aller jusqu’à 135. Dans l’Hémicycle, ils ont adopté un aménagement du délit de solidarité, avec un amendement prévoyant des « exemptions » à ce délit, mais aussi la possibilité pour les demandeurs d’asile de travailler dès six mois après le début de leurs démarches, une disposition issue du rapport du député LRM Aurélien Taché sur l’intégration des immigrés en France.
En février, la remise de ce document au gouvernement avait été largement scénarisée pour montrer que la fermeté ne primerait pas dans l’approche de cette question. Mais d’intégration il a été bien peu question et c’est précisément ce que des députés LRM, et pas seulement les contestataires affichés du texte, craignaient.
Un seul député LRM vote contre
Au final, le projet de loi a été adopté par 228 voix contre 139 et 24 abstentions. Il a été approuvé par la majorité LRM-MoDem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche – socialistes, communistes et « insoumis » – ont voté contre, tout comme les députés frontistes. Un député de la majorité, l’ancien socialiste Jean-Michel Clément, a voté contre. Il a fait savoir, dans la foulée, qu’il quittait le groupe LRM. Richard Ferrand, patron du groupe LRM avait annoncé que ceux qui s’opposeraient au texte étaient menacés d’expulsion du groupe.
Une incertitude demeurera néanmoins : combien de députés LRM étaient véritablement en phase avec le texte ? Contrairement à l’usage, il n’y a pas eu de « vote solennel » en première lecture sur ce texte, qui se tient en général le mardi après-midi suivant la fin de l’examen, quand un maximum de députés sont présents dans l’Hémicycle. Officiellement parce que les vacances parlementaires commencent lundi. Mais pour l’opposition, c’est également une façon de rendre service à des députés de la majorité en leur permettant de ne pas avoir à prendre position dans un vote solennel de toute la représentation nationale.




                            


                        

                        

