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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La ligne de front entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses sépare en deux la bourgade de Marinka, située à moins de vingt kilomètres de Donetsk.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Mahmoud Abou Zeid, alias Shawkan, a été arrêté en 2013 alors qu’il couvrait la dispersion d’un sit-in antigouvernemental par les forces de l’ordre.
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Compte rendu

Un photographe égyptien emprisonné reçoit le prix de l’Unesco pour la liberté de la presse

Mahmoud Abou Zeid, alias Shawkan, a été arrêté en 2013 alors qu’il couvrait la dispersion d’un sit-in antigouvernemental par les forces de l’ordre.


Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-04-23T17:20:34+02:00"

        Le 23.04.2018 à 17h20

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        Mis à jour le 23.04.2018 à 17h35






    
Le photographe égyptien Mahmoud Abou Zeid, alias Shawkan, durant son procès au Caire, le 9 août 2016.
Crédits : KHALED DESOUKI / AFP


Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abou Zeid, connu également sous le nom de Shawkan, a obtenu, lundi 23 avril, le Prix mondial de la liberté de la presse 2018 décerné par l’Unesco, un choix critiqué par les autorités du Caire. Shawkan est emprisonné depuis son arrestation, le 14 août 2013, alors qu’il couvrait la dispersion d’un sit-in antigouvernemental par les forces de l’ordre. Des centaines de manifestants et plusieurs membres des forces de sécurité avaient trouvé la mort.
Le photographe de 31 ans est poursuivi pour de multiples chefs d’accusation, dont ceux d’appartenance aux Frères musulmans, mouvement aujourd’hui illégal en Egypte, de possession d’armes à feu et de meurtre. Il risque la peine de mort. Shawkan, qui nie toutes les charges à son encontre, comparaîtra mardi pour une audience devant un tribunal, mais aucun verdict n’est attendu.

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                Egypte : le photojournaliste Shawkan, emprisonné depuis 2013, est menacé d’exécution



Son emprisonnement est régulièrement dénoncé par des organisations comme Amnesty International ou le Comité pour la protection des journalistes, qui estiment qu’il a été arrêté alors qu’il faisait simplement son travail. Les organisations de défense des droits humains dénoncent plus généralement la répression menée par le gouvernement du président Abdel Fatah Al-Sissi depuis le renversement, en juillet 2013, de l’islamiste Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu de l’histoire égyptienne.
« Engagement en faveur de la liberté d’expression »
En lui décernant son prix, l’Unesco a déclaré que l’arrestation et la détention et Shawkan étaient « contraires aux droits et libertés garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ». « Le choix de Mahmoud Abou Zeid rend hommage à son courage, à sa résistance et à son engagement en faveur de la liberté d’expression », a déclaré Maria Ressa, présidente du jury de l’Unesco, dans un communiqué.

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                En Egypte, un président tout-puissant



Le ministère égyptien des affaires étrangères a estimé dimanche que la nomination du photographe avait été « pilotée par un certain nombre d’organisations non gouvernementales, parmi lesquelles des organisations dominées par l’Etat du Qatar, qui est connu pour son soutien et de sa défense permanente du groupe terroriste des Frères musulmans ».
Le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano, qui distingue une personne, une organisation ou une institution ayant « contribué d’une manière remarquable à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse », sera attribué officiellement le 2 mai.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La Russie installe peu à peu sa présence depuis qu’un accord militaire a été conclu entre Moscou et Bangui en décembre 2017.
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Reportage

Soldats, mercenaires et conseillers russes se multiplient dans la capitale centrafricaine

La Russie installe peu à peu sa présence depuis qu’un accord militaire a été conclu entre Moscou et Bangui en décembre 2017.

Rémy Ourdan (Bangui, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-23T16:10:17+02:00"

        Le 23.04.2018 à 16h10

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          datetime="2018-04-23T17:49:02+02:00"

        Mis à jour le 23.04.2018 à 17h49






                        

Crédits : FLORENT VERGNES/AFP


                    

A Bangui, on parle presque autant d’eux que des rebelles qui se regroupent dans l’arrière-pays et menacent d’avancer vers la capitale centrafricaine. Ils alimentent la machine à spéculations et à fantasmes, tant on s’interroge sur l’étendue de leur influence. Eux, ce sont les Russes : militaires, mercenaires, hommes d’affaires ou conseillers de l’ombre.
Les faits sont connus. Après une rencontre à Sotchi, en octobre 2017, entre le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, et le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Moscou a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU une dérogation à l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique afin de faire un don de matériel militaire au gouvernement et de lancer un programme d’entraînement des Forces armées centrafricaines (FACA). L’autorisation fut obtenue en décembre et un Iliouchine II-76 de l’armée russe a effectué le 26 janvier une première livraison à l’aéroport de Bangui.

L’accord entre Bangui et Moscou prévoit la fourniture de lance-roquettes, mitrailleuses, fusils automatiques et pistolets, ainsi que l’entraînement au maniement de ces armes de deux bataillons des FACA, soit 1 300 hommes. Une cérémonie pour la fin de la formation d’un premier contingent de 200 hommes s’est tenue le 31 mars en présence du président Touadéra. Voilà pour l’histoire officielle. Mais les surprises se sont enchaînées.
Bokassa « ne repose plus en paix »
Il y a tout d’abord eu la mise à disposition du palais de Bérengo aux envoyés de Moscou. Cette bâtisse à l’abandon, à 60 km à l’ouest de Bangui, était la demeure de Jean-Bedel Bokassa, au pouvoir de 1966 à 1979, enterré dans le domaine. Cette révélation a lancé une vive polémique entre le gouvernement et la famille Bokassa, qui n’avait pas été prévenue de la transformation du palais et des 40 hectares de terrain en camp militaire.
Les héritiers Bokassa ont indiqué, dans un communiqué, « avoir appris avec émoi et...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Des milliers de personnes protestaient depuis des jours contre le maintien au pouvoir de M. Sarkissian, qui fut président du pays de 2008 à 2018.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Arménie : démission du premier ministre, Serge Sarkissian

Des milliers de personnes protestaient depuis des jours contre le maintien au pouvoir de M. Sarkissian, qui fut président du pays de 2008 à 2018.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h28
   





                        



   


Après plus de dix jours de contestation, le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, a démissionné, lundi 23 avril. « Je quitte le poste de dirigeant du pays », a-t-il déclaré selon son service de presse, cité par l’agence de presse officielle arménienne Armenpress.
Cette annonce surprise a eu lieu quelques heures après la libération du chef de la contestation et député Nikol Pachinian, interpellé la veille lors d’une manifestation de l’opposition. Le parlementaire a aussitôt rejoint les protestataires dans les rues d’Erevan, en lançant : « Tout le monde a déjà compris que nous avons gagné ! » « Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé », a ajouté le premier ministre démissionnaire.
Peu après l’annonce, des milliers de manifestants se sont réunis sur la place de la République, en plein centre de la capitale arménienne, où est situé le siège du gouvernement. La foule a accueilli par des cris de joie et des applaudissements la nouvelle de la démission du premier ministre. Dans la matinée, des militaires en tenue avaient, pour la première fois, rejoint les rangs des manifestants, témoignant d’une situation de plus en plus critique pour les autorités.

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                En Arménie, la contestation contre le pouvoir s’amplifie



« Deux réalités aux antipodes »
Les manifestations étaient devenues quasi quotidiennes depuis le 13 avril contre le maintien au pouvoir de M. Sarkissian, qui fut président du pays de 2008 à 2018. Elu premier ministre le 17 avril, alors qu’il venait d’achever son second et dernier mandat présidentiel, M. Sarkissian a cristallisé la colère populaire, qui l’accuse de se maintenir au pouvoir sans avoir réussi à améliorer la vie quotidienne de ses compatriotes.
Le taux de pauvreté en Arménie a augmenté ces dernières années : il était de 29,8 % en 2016 et de 27,6 % en 2008, selon les données de la Banque mondiale, tandis que le revenu national brut (RNB) par habitant stagne à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans. La corruption est également un problème majeur dans la société arménienne.
« La majorité de la population n’a plus confiance envers les autorités, ni envers le système politique du pays en général », constate l’analyste Iouri Navoïan, qui préside l’ONG russo-arménienne Dialogue, sise à Moscou. Il affirme notamment que « les autorités et le peuple constituent deux réalités aux antipodes » en Arménie, soulignant que « les protestations en Arménie ont révélé des problèmes socio-économiques et politiques qui se sont accumulés depuis des années ».
C’est aussi une certaine forme de trahison de Serge Sarkissian qu’ont dénoncé les manifestants. Alors que la Constitution d’Arménie interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, le président, à la tête du pays depuis 2008, avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au premier ministre, les fonctions du président devenant largement protocolaires. Il avait alors assuré qu’il n’entendait pas présenter sa candidature au poste de chef du gouvernement. Avant de changer d’avis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Il s’agit du troisième enfant du couple princier, après George, en 2013, et Charlotte, en 2015.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Royaume-Uni : Kate Middleton, épouse du prince William, a donné naissance à un garçon

Il s’agit du troisième enfant du couple princier, après George, en 2013, et Charlotte, en 2015.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 14h55
   





                        



   


Après George et Charlotte, Kate Middleton, épouse du prince William, a donné naissance à leur troisième enfant, lundi 23 avril. Il s’agit d’un garçon a annoncé dans un communiqué le palais de Kensington, précisant que la maman et le bébé vont bien. L’enfant, dont le nom sera annoncé « en temps voulu », pèse 3,8 kilos.
« La reine, le duc d’Edimbourg, le prince de Galles, la duchesse de Cornouailles, le prince Harry et les membres des deux familles ont été informés et sont enchantés de la nouvelle », rapporte le palais de Kensington. La duchesse de Cambridge avait été admise lundi matin à la maternité de l’hôpital St Mary, dans l’ouest de Londres, où ses deux autres enfants, George, en 2013, et Charlotte, en 2015, sont aussi nés.
Conformément à la tradition, la naissance sera annoncée par une proclamation signée des médecins royaux, installée sur un chevalet doré placé pour le public dans la cour du palais de Buckingham.
Cinquième dans l’ordre de succession
Cet enfant dispose du titre d’altesse royale, et comme son grand frère, de celui de prince de Cambridge. Il est cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique, après son grand-père Charles, le prince de Galles, son père, le prince William, son grand frère, le prince George, et sa grande sœur, la princesse Charlotte.
Pour la première fois de l’histoire de la monarchie britannique, ce prince né lundi ne supplante pas sa sœur aînée dans l’ordre de succession, à la suite d’une réforme souhaitée par la reine Elizabeth II, qui met fin au droit de primogéniture masculine : c’est désormais l’enfant le plus âgé du souverain en titre qui hérite du trône, quel que soit son sexe, et non le garçon le plus âgé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les troubles ont commencé mercredi 18 avril pour protester contre la réforme des retraites qui se traduisait notamment par une baisse de 5 % du montant des retraites.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’objectif du texte que la Commission européenne présentera cette semaine est d’introduire des obligations de transparence pour les Google, App Store, Facebook.
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édition abonné


Bruxelles s’attaque à la régulation des plates-formes du Web

L’objectif du texte que la Commission européenne présentera cette semaine est d’introduire des obligations de transparence pour les Google, App Store, Facebook.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après avoir longtemps tergiversé, Bruxelles s’en prend frontalement aux géants du Web. Cette semaine, la Commission européenne devrait proposer une régulation des plates-formes numériques – les Google, App Store, Facebook et autres Booking –, devenues de véritables portes d’entrées du Web (ou de l’univers des smartphones). Sans leur intermédiaire, pas d’existence possible en ligne pour les start-up, les PME, mais aussi une grande partie des multinationales.
L’objectif de ce texte, qu’a pu consulter Le Monde, consiste à introduire des obligations de transparence pour les plates-formes et à mettre en place des voies de recours efficaces pour leurs clients, s’ils s’estiment lésés. Une première mouture, moins ambitieuse, avait été retoquée en interne, en décembre 2017. D’après le site Politico, Margrethe Vestager a insisté pour que le champ de la réglementation soit élargi aux moteurs de recherche.
Il faut dire que la commissaire à la concurrence connaît bien ces sujets. En juin 2017, elle avait condamné Google à payer une amende record de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante. Le géant californien était accusé d’avoir promu sur son moteur son offre Google Shopping aux dépens de celles de ses concurrents, grâce à son algorithme de référencement, largement opaque. Les services de la commissaire danoise ont encore deux enquêtes ouvertes en cours contre Google : l’une concerne son offre publicitaire, l’autre son système d’exploitation, Android.

Le projet de réglementation impose aux plates-formes de présenter leurs conditions d’utilisation de la manière la plus claire possible et leur interdit d’en changer sans prévenir leurs utilisateurs. Ces derniers doivent disposer d’au moins 15 jours pour s’adapter en cas de modification. En outre, une plate-forme qui déciderait de priver un utilisateur de ses services est tenue de justifier cette décision. Une disposition importante dans le cas des applications...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Celle-ci est souvent accusée par les autorités américaines de collaborer avec les services de renseignement russes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’entreprise russe d’antivirus Kaspersky Lab privée de publicités sur Twitter

Celle-ci est souvent accusée par les autorités américaines de collaborer avec les services de renseignement russes.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h04
   





                        



   


Twitter aurait pris en janvier la décision de ne plus relayer les publicités de l’entreprise de sécurité informatique Kaspersky Lab, célèbre pour ses antivirus. En cause, selon un courrier reçu à ce moment-là par l’entreprise russe : le modèle économique de Kaspersky Lab, qui contreviendrait aux pratiques commerciales de Twitter Ads.
C’est, dans une lettre ouverte, ce qu’a, en tout cas, déclaré vendredi 20 avril Eugene Kaspersky, le fondateur et PDG de l’entreprise, qui se défend d’opérer différemment de ses concurrents.
« Notre modèle économique est le même que celui de toute l’industrie de la cybersécurité, s’est défendu M. Kaspersky. Nous proposons des produits et des services aux utilisateurs, qui nous payent pour cela. (…) Nous vendons des protections contre les menaces en ligne, et c’est tout. Nous ne contrevenons pas aux pratiques publicitaires de Twitter ! »
M. Kaspersky demande aujourd’hui une explication officielle de Twitter : selon lui, un courrier envoyé en février, et dans lequel la division britannique de Kaspersky demandait à Twitter de justifier voire de revenir sur sa décision, n’aurait reçu pour seule réponse que le même courrier « passe-partout » déjà reçu en janvier.
Selon M. Kaspersky, sa société avait dépensé 75 000 euros en publicité sur Twitter en 2017 : une somme qu’Eugene Kaspersky s’engage à verser, à la place, à l’Electronic Frontier Foundation, une ONG de protection des libertés sur Internet.
Kaspersky accusé de collaborer avec le renseignement russe
Interrogé par le site Cyberscoop, Twitter justifie sa décision en renvoyant vers l’avis du ministère américain de la sécurité intérieure. Le 13 septembre 2017, celui-ci ordonnait aux agences fédérales de désinstaller les logiciels de Kaspersky de leurs réseaux, au titre qu’il existerait des liens entre « certains dirigeants de Kaspersky et l’espionnage russe ».
En octobre de la même année, la presse américaine révélait que, dès 2015, les services de renseignement israéliens avaient découvert des preuves de l’utilisation de l’antivirus de Kaspersky par les Russes pour rechercher des documents appartenant à la NSA, l’agence de renseignement américaine.
Les autorités américaines accusent régulièrement et plus ou moins ouvertement l’éditeur de collaborer, de plein gré ou sous la contrainte, avec les services russes, ou d’avoir été infiltré par des agents russes. Kaspersky a, de son côté, toujours nié toute collaboration avec le gouvernement russe et tout autre gouvernement dans des opérations d’espionnage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Selon l’ONG, l’opération antiterroriste lancée en février « met en péril la circulation des biens essentiels à des centaines de milliers de civils ».
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Compte rendu

Egypte : Human Rights Watch s’alarme d’une « crise humanitaire imminente » au Sinaï

Selon l’ONG, l’opération antiterroriste lancée en février « met en péril la circulation des biens essentiels à des centaines de milliers de civils ».


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 23.04.2018 à 11h37

     •
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        Mis à jour le 23.04.2018 à 12h02






    
A Ismaïlia, le 27 février 2017, un enfant ayant fui avec sa famille l’escalade de la violence à Al-Arich, dans le nord du Sinaï.
Crédits : Amr Dalsh / REUTERS


Human Rights Watch (HRW) craint une « crise humanitaire imminente » dans le nord du Sinaï, où l’armée égyptienne mène une vaste opération contre le groupe Etat islamique (EI), a indiqué l’ONG lundi 23 avril. Lancée le 9 février, l’opération « Sinaï 2018 » a conduit « jusqu’à 420 000 habitants de quatre villes du nord-est dans un besoin urgent d’aide humanitaire », a estimé HRW dans un communiqué.

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                Egypte : attaque meurtrière d’un camp militaire dans le Sinaï



L’opération « Sinaï 2018 » s’est accompagnée d’« une diminution marquée des réserves de nourriture, de médicaments, de gaz de cuisson et d’autres biens commerciaux essentiels », déplore l’ONG américaine, qui se fonde sur des témoignages de journalistes locaux et de résidents, des articles de presse et des images d’amateurs. HRW évoque également des restrictions dans la vente ou l’utilisation d’essence, les services de télécommunication, voire l’accès à l’eau et à l’électricité dans certaines zones.
Plus de 100 djihadistes tués
« Une opération antiterroriste qui met en péril la circulation des biens essentiels à destination de centaines de milliers de civils est illégale et ne saurait endiguer la violence », a estimé Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

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                Poursuite des opérations de l’armée égyptienne contre des djihadistes dans le Sinaï



Depuis le lancement de « Sinaï 2018 », l’armée égyptienne affirme, images à l’appui, qu’elle fournit une assistance humanitaire et distribue des vivres à la population. Selon elle, les citoyens soutiennent l’opération et y participent activement en délivrant des informations aux forces de sécurité.
Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi à l’été 2013, les forces de sécurité affrontent des groupes djihadistes, dont l’EI qui se livre à une véritable insurrection dans le nord de la péninsule du Sinaï. Au total, plus de 100 jihadistes et au moins 30 soldats ont été tués depuis le lancement de « Sinaï 2018 », selon des chiffres officiels.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le corps de l’opposant historique, mort le 1er février 2017 à l’âge de 84 ans, attend toujours en Belgique son rapatriement à Kinshasa.
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Compte rendu

En RDC, mise en place d’une commission pour les funérailles d’Etienne Tshisekedi

Le corps de l’opposant historique, mort le 1er février 2017 à l’âge de 84 ans, attend toujours en Belgique son rapatriement à Kinshasa.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-23T10:59:14+02:00"

        Le 23.04.2018 à 10h59

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        Mis à jour le 23.04.2018 à 14h57






    
Lors des funérailles de l’opposant congolais Etienne Tshisekedi à Bruxelles, le 9 février 2017.
Crédits : NICOLAS MAETERLINCK / AFP


Le gouvernement, le parti de l’opposant historique défunt Etienne Tshisekedi et sa famille ont mis en place, samedi 21 avril, une commission pour organiser ses funérailles en République démocratique du Congo (RDC), quatorze mois après sa mort à Bruxelles, selon un communiqué conjoint.
« Une commission spéciale [de neuf personnes] chargée de l’organisation des funérailles est mise en place », présidée par le ministre congolais de l’intérieur, assisté d’un représentant de la famille et de celui de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lit-on sur le communiqué conjoint signé à Kinshasa par les trois parties. Mais aucune date n’a pour l’instant été avancée pour les funérailles.

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Le gouvernement était représenté par le ministre de l’intérieur, Henri Mova Sakanyi, et par le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta Yango ; l’UDPS par Jean-Marc Kabund, son secrétaire général ; et la famille de M. Tshisekedi par son frère, Mgr Gérard Mulumba.
« Trêve politique »
Un avion spécial sera dépêché à Bruxelles pour ramener la dépouille accompagnée des membres de sa famille. Le Palais du peuple, siège du Parlement congolais, a été retenu comme lieu d’exposition du « Sphinx de Limete » pour les hommages officiels et populaires, dont la durée est fixée à « environ quarante-huit heures ».

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Les trois parties ont décidé que le corps d’Etienne Tshisekedi sera enterré « dans la concession familiale » située dans la commune de Nsele, en périphérie de Kinshasa, le parti et la famille ayant renoncé à leur exigence de l’inhumer à Limete, dans le centre de la capitale. Elles ont enfin convenu d’observer « une trêve politique » pendant la période du deuil. Chaque partie est invitée à éviter « toute récupération politique ».
Plus de quatorze mois après sa mort à Bruxelles, le 1er février 2017, le corps de M. Tshisekedi attend toujours en Belgique son rapatriement et son inhumation en RDC, où son fils, Félix, lui a succédé à la tête du parti. Le gouvernement, la famille et le parti ne s’accordaient pas jusque-là sur le lieu de l’enterrement de l’opposant historique mort à l’âge de 84 ans.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Visé par les sanctions américaines, le magnat de l’aluminium cherche de nouveaux débouchés pour écouler sa production.
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En Russie, l’oligarque Oleg Deripaska met un genou à terre

Visé par les sanctions américaines, le magnat de l’aluminium cherche de nouveaux débouchés pour écouler sa production.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h44
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Oleg Deripaska a un genou à terre. Désormais interdit d’accès au marché américain, après les sanctions prises par Washington le 6 avril, qui ont visé en particulier son entreprise, Rusal, un géant de l’aluminium, l’oligarque russe cherche désespérément de nouveaux débouchés pour écouler sa production.
Des négociations ont été ouvertes avec la Chine, mais dans l’immédiat, chaque jour qui passe contraint le milliardaire à trouver où stocker des tonnes de métal, les deux grands opérateurs du marché, le London Metal Exchange (LME) et le Comex, à New York, ayant décidé de lui fermer les portes de leurs entrepôts.

La valeur du groupe, deuxième producteur mondial d’aluminium coté à Hongkong, s’est effondrée. Quatre membres du conseil d’administration de Rusal, tous étrangers, ont claqué la porte, dont le patron de Glencore, l’un de ses actionnaires et principaux clients, qui a invoqué la clause de « force majeure ».
Scénarios catastrophe esquissés
La déroute d’Oleg Deripaska n’est pas seulement un séisme qui a provoqué une flambée des prix de l’aluminium. Elle a aussi, en partie, entraîné une baisse du rouble, déconnectée des cours du pétrole, et soulève, par ricochet, de vives inquiétudes en Russie du fait de ses effets sur l’économie et l’emploi.
A elle seule, l’entreprise Rusal emploie 61 000 salariés – russes à une très large majorité –, sans compter les sous-traitants. Plusieurs villes mono-industrielles dépendent entièrement de son activité et, déjà, des scénarios catastrophe sont esquissés.

« Des sources proches de Rusal indiquent une possible réduction des effectifs de 10 % à 15 % dans les usines de Bratsk et d’Irkoutsk si l’entreprise ne parvient pas à vendre en Chine la part perdue dans les autres marchés », rapportait, vendredi 20 avril, l’agence Interfax. La ville de Bratsk, sise à 470 kilomètres au nord d’Irkoutsk, en Sibérie, possède sur son territoire l’une des usines les plus anciennes...




                        

                        


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édition abonné


En Colombie, le processus de paix à un stade critique

Perdant confiance, d’anciens guérilleros des FARC reprennent les armes.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h40
    |

            Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



                                


                            

La paix est-elle vouée à l’échec en Colombie ? Quinze mois après la signature de l’accord de paix avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), les difficultés s’accumulent. Dans les ministères, à Bogota, comme dans les régions périphériques du pays, le pessimisme s’est installé. La réinsertion des guérilleros démobilisés a pris du retard. Les projets de développement rural n’ont pas encore vu le jour. Mauvaise gestion, lourdeurs bureaucratiques ou corruption ? Les fonds pour financer l’après-conflit n’ont été que très partiellement débloqués.
Au cours de la première quinzaine d’avril, l’arrestation d’un ancien chef guérillero demandé par les Etats-Unis et l’assassinat d’une équipe équatorienne de journalistes ont contribué à renforcer le défaitisme ambiant. Dans le sud du pays comme ailleurs, l’armée colombienne n’a pas réussi à reprendre le contrôle de régions longtemps dominées par les FARC, ni à mettre fin au trafic de cocaïne. Le 11 avril, huit policiers ont été tués dans le nord-ouest. Depuis cinq jours, la région du Catatumbo (nord-est) est complètement paralysée par les groupes armés qui s’en disputent le contrôle.
« Dissidents » des FARC
Jeudi 19 avril, en présentant à New York son rapport trimestriel au Conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la mission onusienne locale, le Français Jean Arnault, a demandé au gouvernement colombien de « réaliser un effort soutenu pour accélérer la réintégration des ex-guérilleros », faute de quoi « le risque de les voir rejoindre les groupes criminels ne pourra qu’augmenter ». L’inquiétude est d’autant plus vive que plus de quarante guérilleros démobilisés ont déjà été assassinés. Les défenseurs des droits de l’homme et les leadeurs paysans – notamment ceux qui militent pour la restitution des terres aux agriculteurs ou l’arrachage des cultures illicites – sont également exposés : 121 ont été tués en 2017, selon l’ONU. Et le rythme n’a pas diminué en 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ A la tête d’un mouvement qui réclame le départ du dirigeant Serge Sarkissian, au pouvoir depuis plus de dix ans, le député Nikol Pachinian a été interpellé.
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En Arménie, la contestation contre le pouvoir s’amplifie

A la tête d’un mouvement qui réclame le départ du dirigeant Serge Sarkissian, au pouvoir depuis plus de dix ans, le député Nikol Pachinian a été interpellé.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 11h46
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La police a interpellé trois figures de l’opposition et plus de 200 manifestants, dimanche 22 avril, à Erevan, la capitale arménienne, après une série de rassemblements qui ébranlent depuis une dizaine de jours cette petite république du Caucase de 2,9 millions d’habitants. Le lendemain, lundi matin, des militaires en tenue ont, pour la première fois, rejoint les rangs des manifestants, témoignant, au milieu des cris et des applaudissements, d’une situation de plus en plus critique pour les autorités.
Des milliers de personnes protestent toujours contre le maintien au pouvoir de Serge Sarkissian, président pendant dix ans, de 2008 à 2018. La Constitution arménienne limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, M. Sarkissian, 63 ans, est devenu, le 17 avril, premier ministre au terme d’une loi controversée qui lui a transféré l’essentiel des pouvoirs.
La manœuvre du dirigeant arménien réputé prorusse, qui n’est pas sans rappeler celle de Vladimir Poutine échangeant les rôles, de 2008 à 2012, avec son premier ministre Dmitri Medvedev, provoque la colère d’une partie de la population. Les protestataires réclament son départ et dénoncent la corruption endémique, le chômage et la pauvreté. Dimanche, la tension est montée d’un cran après la brève entrevue organisée, le matin, dans un grand hôtel d’Erevan, sous l’œil des caméras, entre M. Sarkissian et le chef de file de l’opposition, Nikol Pachinian, 42 ans, un ancien journaliste aujourd’hui député. Les deux adversaires se connaissent de longue date.
« Langage de menaces »
La discussion a tourné court. Casquette sur la tête, en tee-shirt militaire, M. Pachinian, la main droite bandée, a pris le temps de s’installer sur son siège avant d’exposer les raisons de sa présence. « Je suis venu ici pour discuter des termes de votre démission et des conditions d’une transition pacifique et sans heurt du pouvoir », a-t-il expliqué. « Les enseignements du 1er mars n’ont pas été tirés », a répliqué le premier ministre, dans une référence aux événements de 2008 qui en a fait sursauter plus d’un en Arménie. Cette année-là, en effet, au moment où M. Sarkissian parvenait au pouvoir dès le premier tour de la présidentielle, dix personnes avaient été tuées lors de violents affrontements avec la police. M. Pachinian avait alors séjourné quelques jours en prison.
« Personne n’a osé et n’osera nous tenir un langage de menaces. Je vous le dis : vous ne comprenez pas la situation qui règne dans le pays. Elle est différente de celle que vous connaissiez il y a 15-20 jours (…). Le pouvoir est passé entre les mains du peuple », a riposté l’opposant, qui prône « une révolution de velours » en Arménie. « Ce n’est pas un dialogue, c’est un chantage », s’est exclamé M. Sarkissian en quittant la salle. Quelques instants plus tard, M. Pachinian était « sorti de force » par la police du cortège qu’il avait rejoint. Dans la soirée, les manifestants faisaient toujours face à d’importants effectifs policiers déployés au cœur d’Erevan. Le ministère de l’intérieur a fait savoir, dans un communiqué, que les forces anti-émeutes étaient autorisées « à recourir à la force ».

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                Arménie : une rencontre entre le premier ministre et le chef de la contestation tourne court



« Immédiatement après les menaces (…), le régime de Serge Sarkissian a violemment, impudemment et illégalement arrêté trois députés qui bénéficient de l’immunité [parlementaire] », a réagi Serj Tankian. Le très populaire chanteur du groupe de rock américain System of a Down, d’origine arménienne et résidant à l’étranger, a très vite apporté son soutien aux protestataires. Le 18 avril, M. Pachinian avait lancé un appel aux célébrités de la diaspora arménienne. L’ambassade des Etats-Unis à Erevan et la délégation de l’Union européenne en Arménie ont chacune exprimé leur « préoccupation » face à l’aggravation de la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Des sources concordantes font état de plusieurs blessés lors d’une attaque à Lewoh, dans la région du Sud-Ouest.
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Compte rendu

Le convoi d’un gouverneur pris pour cible au Cameroun anglophone

Des sources concordantes font état de plusieurs blessés lors d’une attaque à Lewoh, dans la région du Sud-Ouest.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 23.04.2018 à 10h20

     •
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        Mis à jour le 23.04.2018 à 11h18






    
Le convoi du gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, a été attéqué alors qu’il se rendait à Menji, chef-lieu du Lebialem.
Crédits : Google Maps


Le convoi du gouverneur de la région anglophone du Sud-Ouest, au Cameroun, a été attaqué par des hommes armés à Lewoh, a-t-on appris, dimanche 22 avril, de sources concordantes. « Nous avons subi une attaque armée » vendredi à Lewoh, a indiqué à l’AFP un journaliste présent sur place. L’information a été confirmée par une source sécuritaire camerounaise.
Selon les médias camerounais, le gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, se rendait à Menji, chef-lieu du Lebialem, pour la cérémonie d’installation du nouveau préfet du département. Des tirs ont visé son convoi au niveau de Lewoh, selon ces sources concordantes, qui font état de plusieurs blessés dans le convoi. Aucun bilan officiel n’a été publié dimanche dans les médias camerounais.

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Pendant la cérémonie d’installation du nouveau préfet, diffusée par les médias locaux, le gouverneur du Sud-Ouest portait un gilet pare-balles.
Conflit armé de basse intensité
Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest regroupent les habitants anglophones du Cameroun, soit 20 % de la population. Elles sont secouées depuis plus d’un an par une profonde crise socio-politique qui s’est peu à peu muée en un conflit armé de basse intensité. Les séparatistes, en lutte pour l’indépendance du Cameroun anglophone, ont demandé aux représentants de Yaoundé ainsi qu’aux forces de sécurité de quitter leur territoire, les qualifiant de « forces d’occupation ».

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Depuis trois mois, les groupes séparatistes armés multiplient les actions violentes contre des symboles de l’Etat (attaques de gendarmerie, enlèvements de fonctionnaires, accrochages avec l’armée). A mesure que la crise évolue, de nouveaux groupes séparatistes apparaissent, arborant sur les réseaux sociaux armes et drapeau de l’« Ambazonie », du nom de l’Etat qu’ils veulent créer.
Prises entre deux feux, les populations des deux régions anglophones du Cameroun font face à des besoins humanitaires grandissants dans des zones très difficiles d’accès pour les ONG.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Editorial. Alors que la chancelière allemande ne semble pas en mesure d’imposer à son camp conservateur certaines réformes, la balle est désormais dans le camp des sociaux-démocrates pour redonner un « nouvel élan » à l ’Europe.
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Europe : le SPD allemand « merkélisé »

Editorial. Alors que la chancelière allemande ne semble pas en mesure d’imposer à son camp conservateur certaines réformes, la balle est désormais dans le camp des sociaux-démocrates pour redonner un « nouvel élan » à l ’Europe.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h15
   





                        



   


Pendant six mois, l’Allemagne a été silencieuse. Tout occupée à former un gouvernement, Angela Merkel n’a retrouvé de la voix qu’à la mi-mars, quand le Bundestag l’a réélue chancelière à la tête d’une grande coalition rassemblant ses amis conservateurs (CDU-CSU) et ses alliés sociaux-démocrates (SPD). Depuis, l’Allemagne n’est plus inaudible, mais sa politique est difficilement lisible.
C’est tout particulièrement le cas sur le front européen. Jamais un gouvernement allemand n’avait autant mis l’Europe au cœur de ses priorités. Intitulé « Un nouveau sursaut pour l’Europe », le contrat de coalition signé entre la CDU-CSU et le SPD est un vibrant plaidoyer pour une Europe de la « solidarité » et de la « justice ». En le ­lisant, les contempteurs de l’austérité pouvaient être rassurés, à commencer par Emmanuel Macron. Après des mois d’attente, le président français paraissait enfin trouver, en Allemagne, une réponse positive à son projet de « refondation européenne » exposé à la Sorbonne.
« Noyer le poisson »
Depuis, les portes se sont refermées. En recevant M. Macron à Berlin, jeudi 19 avril, Mme Merkel s’est contentée de propos très généraux sur la nécessité de « faire des compromis ». Et rien de concret sur la réforme de la zone euro chère au président français, qui souhaite doter celle-ci d’un budget et d’un ministre des finances. Comme l’a déploré une partie de la presse allemande, la chancelière a une fois de plus « merkélisé », un verbe entré dans le langage courant, outre-Rhin, et que l’on peut traduire par « noyer le poisson ».

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Un mois après son entrée en fonctions, le nouveau gouvernement allemand a-t-il déjà renoncé à tout volontarisme sur la scène européenne ? Un homme, en tout cas, semble le redouter très fort. Il s’agit de Martin Schulz. Dimanche 22 avril, l’ancien candidat malheureux du SPD à la chancellerie est brièvement monté à la tribune à la fin du congrès de son parti, à Wiesbaden (Hesse).
Donner des gages à la droite
Saluant la victoire d’Andrea Nahles, première femme élue présidente du SPD, il en a profité pour lancer une vibrante mise en garde. « Nous n’avons pas fait ces propositions pour l’Europe dans le contrat de coalition pour que les conservateurs s’assoient dessus quelques semaines après. (…) Or, sans une Europe forte, les populistes gagneront. Et, s’ils gagnent, alors nous aurons la guerre, la torture et la mort », a-t-il martelé, salué par une ovation debout.

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                Allemagne : Andrea Nahles, un « caméléon » à la tête des sociaux-démocrates



M. Schulz s’est contenté de cibler les conservateurs. Mais chacun a compris qu’il s’adressait aussi à ses camarades, en particulier à Olaf Scholz, le nouveau ministre des finances. Depuis sa prise de fonctions, l’ancien maire SPD de Hambourg ne cesse de donner des gages à la droite allemande, en maintenant notamment à leurs postes les principaux collaborateurs de son prédécesseur, Wolfgang Schäuble, pourtant la bête noire des sociaux-démocrates.
Comment l’Allemagne entend-elle redonner un « nouvel élan » à l’Europe ? Politiquement fragilisée, Mme Merkel ne semble pas en mesure d’imposer à son camp des réformes contre lesquelles les conservateurs ont toujours regimbé. La balle est désormais dans le camp des sociaux-démocrates. Si eux-mêmes s’alignent sur les dogmes de la droite allemande, ce n’est pas seulement leur parti qui risque de sombrer un peu plus, mais c’est le projet d’une Europe forte et solidaire qui pourrait être définitivement enterré. Par leur faute.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le nombre de manifestants tués est porté à quarante depuis le 30 mars, début du mouvement appelé « la marche du retour ».
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Gaza : mort de deux Palestiniens blessés par des tirs de soldats israéliens

Le nombre de manifestants tués est porté à quarante depuis le 30 mars, début du mouvement appelé « la marche du retour ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h23
   





                        


Deux Palestiniens ont succombé à leurs blessures après avoir été atteints par des tirs de soldats israéliens dans le cadre du mouvement de protestation le long de la frontière, a annoncé lundi 23 avril le ministère de la santé dans la bande de Gaza.
Ces décès portent à quarante le nombre de Palestiniens tués par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, du mouvement de protestation appelé la « marche du retour », selon un décompte de l’Agence France-Presse à partir des informations fournies par les autorités sanitaires gazaouies. Des centaines de Palestiniens ont été blessés, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.

        Lire :
         

          « Marche du retour » : non, les Palestiniens de Gaza ne sont pas des jouets du Hamas



Demandes d’enquêtes indépendantes
Des milliers de Palestiniens manifestent depuis quatre vendredi consécutifs. Certains lancent des pierres ou des pneus enflammés vers les soldats israéliens qui ripostent à balles réelles, ce qui a fait l’objet de critiques émanant d’organisations de défense des droits de l’homme et suscité des demandes d’enquêtes indépendantes de la part de l’ONU et de l’Union européenne.
Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire situé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars auprès de la frontière, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création de l’Etat d’Israël, en 1948.
Il s’agit aussi de dénoncer le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël pour contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige le territoire et auquel il a livré trois guerres depuis 2008. L’armée dit n’ouvrir le feu que lorsque c’est nécessaire, pour protéger ses soldats ou la barrière de sécurité. Aucun blessé n’a été signalé dans ses rangs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi, évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
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Terrorisme, Iran, commerce... Les enjeux de la visite de Macron à Washington

Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi, évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h54
    |

            Marc Semo








                        



   


La visite d’Etat d’Emmanuel Macron, lundi 23 avril à Washington, est la première d’un dirigeant étranger depuis l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a ainsi voulu souligner l’importance qu’il accorde à sa relation avec son « ami » Emmanuel Macron. Ce dernier l’avait reçu avec faste pour le défilé du 14-Juillet et il ne veut pas être en reste.
Les trois jours de la visite d’Emmanuel Macron et de sa femme se dérouleront en grande pompe. Entretien dans le bureau Ovale à la Maison Blanche, dîner à Mount Vernon, la maison de George Washington, adresse au Congrès comme pour tous ses prédécesseurs de la Ve République, à l’exception de François Hollande. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976, il s’exprimera en anglais pendant une trentaine de minutes. Un discours pour « rappeler les valeurs communes et la volonté de continuer à écrire l’histoire ensemble », souligne l’Elysée. Il a accordé également un grand entretien, diffusé dimanche, à Fox News, la chaîne réactionnaire qu’affectionne Donald Trump. Le président français, accompagné lors de cette visite par Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Florence Parly (armées) et Bruno Le Maire (économie) abordera dans ses entretiens avec son homologue tous les grands sujets internationaux.

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Terrorisme
Il y a une évidente convergence dans le caractère prioritaire de la lutte contre le terrorisme, y compris contre ses financements, alors que se tiendra à Paris une conférence internationale sur le sujet les 25 et 26 avril. La France comme les Etats-Unis veulent finir d’éradiquer l’organisation Etat islamique (EI) de son ancrage territorial syro-irakien, mais Emmanuel Macron espère aussi convaincre son interlocuteur de maintenir les quelque 2 000 hommes, notamment des forces spéciales, déployés au nord-est de la Syrie dans le territoire contrôlé par les FDS (Forces démocratiques syriennes) à dominante kurde. Soumis à la pression de son électorat et fidèle à ses promesses de campagne, Donald Trump voudrait au contraire pouvoir rapatrier les « boys » dès que possible.
Ils parleront aussi du Sahel. L’intervention au Mali, en 2013, a convaincu le Pentagone de la détermination française, et la présence, aux côtés d’Emmanuel Macron, de Jean-Yves Le Drian, passé de la défense aux affaires étrangères, est un atout. D’où le soutien américain, désormais affirmé, à la force militaire du G5 Sahel, initiée par la France et réunissant le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.
L’Iran
La lutte contre la prolifération nucléaire et chimique sera aussi au cœur des discussions et notamment le dossier du nucléaire iranien sur lequel Paris et Washington ont de sérieuses divergences d’approche, malgré des préoccupations communes, notamment sur le programme balistique développé par Téhéran. Donald Trump n’a jamais caché son hostilité « à l’horrible accord » de juillet 2015 entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, et Téhéran), gelant pour dix ans le programme nucléaire iranien.
Le 13 octobre, le président américain avait refusé de certifier, comme la loi américaine le lui demande, que l’accord avec l’Iran est conforme aux intérêts américains, et de proroger la levée des sanctions contre Téhéran. Donald Trump a posé la date du 12 mai comme ultimatum à ses alliés européens pour qu’ils s’entendent avec l’Iran, afin de « remédier aux terribles lacunes » du texte. Il réclame davantage d’inspections et, surtout, des gages pour l’après alors que l’accord limitant l’activité nucléaire de Téhéran est censé expirer entre 2025 et 2030.
La France s’emploie, avec les autres signataires européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni, à le compléter avec des « recommandations fortes », y compris la menace de nouvelles sanctions à propos des missiles balistiques, afin d’augmenter la pression sur Téhéran et de donner des gages au président américain. Le retrait des Etats-Unis donnerait en effet le coup de grâce à l’accord de 2015, même si les autres signataires, à commencer par les Européens, continueraient à en respecter les termes.
Le limogeage du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et son remplacement par « le faucon » Mike Pompeo, combinés à la nomination de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, sont perçus comme un durcissement de la politique américaine de mauvais augure pour l’accord iranien. « Même si le président américain n’a pas encore arrêté sa décision, les signaux reçus ne sont guère encourageants », reconnaît l’Elysée.
Les négociations commerciales
C’est, avec le climat, l’autre grande pomme de discorde, depuis que, le 8 mars, l’administration Trump a relevé de 25 % les taxes douanières sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, tout en épargnant – seulement provisoirement – les intérêts des Européens. Ceux-ci ont jusqu’au 1er mai pour négocier des exemptions permanentes. « On espère que cette visite va être utile pour mieux expliquer nos positions, mais on n’espère pas de “deal”, on ne prévoit pas d’engranger d’accord lors de ces trois jours », explique l’Elysée, soulignant que « ce n’est pas vraiment l’objet de cette visite, c’est une visite très politique ».
Ces sujets seront aussi abordés deux jours plus tard par la chancelière allemande qui arrive à Washington le 27 avril. Mais ses relations avec Donald Trump sont très mauvaises depuis le début. Le président américain s’en est pris, avant et après son élection, à l’Allemagne en général et à la chancelière en particulier pour dénoncer les excédents commerciaux du pays, menacer le secteur de l’automobile de droits de douanes accrus et critiquer l’accueil des réfugiés depuis 2015.
« Pour les Etats-Unis, le numéro de téléphone de l’Europe, sa figure de référence, était Angela Merkel. Désormais, c’est Emmanuel Macron », relève Yves Bertoncini, président du Mouvement européen France. Un constat partagé par Célia Belin, chercheuse à la Brookings Institution qui, dans Foreign Affairs, relève que « la France, désormais, est le meilleur interprète des intérêts européens aux Etats-Unis ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Un cadre du cimentier, lequel est accusé d’avoir financé l’organisation Etat islamique, a expliqué à la justice avoir « donné toutes les informations » à la DGSE.
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Financement du terrorisme par Lafarge : que savait l’Etat ?

Un cadre du cimentier, lequel est accusé d’avoir financé l’organisation Etat islamique, a expliqué à la justice avoir « donné toutes les informations » à la DGSE.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h01
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Au cours de l’été 2014, le piège de la guerre syrienne se referme sur Lafarge. L’organisation Etat islamique (EI) a pris le contrôle des routes d’accès à son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et le cimentier a préféré négocier la poursuite de ses activités avec le groupe terroriste plutôt que d’abandonner le site. Il a mandaté pour ce faire un intermédiaire syrien, Firas Tlass, chargé de monnayer le passage des salariés et des marchandises aux checkpoints.

Quelques semaines plus tard, le 13 septembre, Jean-Claude Veillard, directeur sûreté de Lafarge, envoie un courriel à une adresse énigmatique : grosmarmotte@gmail.com. « Bonjour, écrit-il, nous allons stopper les ventes car nos distributeurs sont obligés de traiter avec les djihadistes et cela risque de mettre tout le monde en difficulté. » Six jours plus tard, les difficultés arrivent en effet : les troupes de l’EI prennent d’assaut la cimenterie.
Deux mois après l’attaque, le 17 novembre 2014, alors que les djihadistes ont pris possession de l’outil, Jean-Claude Veillard prend de nouveau contact avec son mystérieux interlocuteur : « Toujours concernant nos activités en Syrie, je vous informe de l’évolution de Firas Tlass qui souhaite mettre un terme à nos relations, et la réapparition de monsieur Amro Taleb [un fournisseur de Lafarge, proche de l’EI] qui a recontacté le nouveau patron de pays afin de relancer l’usine sous le contrôle d’hommes “d’affaires” de Daech. »

« Qui est Gros Marmotte ? »
Ces courriels, parmi des dizaines d’autres, ont été versés dans l’enquête pour « financement du terrorisme » ouverte en juin 2017 contre Lafarge, dont sept cadres ont été mis en examen. Leur destinataire est longtemps resté un mystère. Sur un procès-verbal d’octobre 2017, les douanes judiciaires, chargées de l’enquête, s’interrogeaient : « Qui est grosmarmotte@gmail.com ? », avant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Entre étonnement, comparaison, ironie ou admiration de Macron, les médias européens se font l’écho des conflits sociaux qui traversent l’Hexagone.
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La « gréviculture » française vue de l’étranger

Entre étonnement, comparaison, ironie ou admiration de Macron, les médias européens se font l’écho des conflits sociaux qui traversent l’Hexagone.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 09h43
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance), 
Eric Albert (Londres, correspondance), 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen), 
                                Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Les conflits sociaux en France ont été abondamment traités par la presse européenne. Alors que la grève en pointillé reprend à la SNCF, lundi 23 et mardi 24 avril, et que le président du groupe ferroviaire Guillaume Pepy a fait état dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro d’une mobilisation qui « s’érode lentement », la presse britannique résume l’interrogation générale en se demandant si Emmanuel Macron sera le président qui fera capituler les syndicats.
1. L’Allemagne attentive
La presse allemande, très attentive à ce qui se passe en France, a largement couvert les grèves en France. Les commentateurs saluent en général le processus de réformes engagé par Emmanuel Macron qui, selon le quotidien conservateur Die Welt, « veut rattraper en quelques mois des décennies de stagnation sociale et donne le vertige à certains » ; 
D’autres commentateurs s’inquiètent de l’effet de ces grèves sur les autres réformes nécessaires. « L’échec de l’école française à compenser les inégalités sociales, le manque de personnel qualifié, les impôts élevés pour les entreprises sont des problèmes plus urgents [que la SNCF] », écrit le correspondant de la Süddeutsche Zeitung. Le Handelsblatt s’alarme du rythme des réformes et du manque d’explications les accompagnant. « Souvent le gouvernement se borne à dire qu’il a un mandat pour moderniser le pays. C’est vrai, mais cela ne dispense pas d’expliquer précisément chacune des réformes », souligne le correspondant à Paris du quotidien économique. L’hebdomadaire de gauche Der Freitag rappelle, lui, que le droit de grève en France est bien moins encadré qu’en Allemagne. Et souligne le risque de ce long conflit pour les syndicats et pour leurs adhérents.
2. La Belgique tentée par des comparaisons
En Belgique, où le gouvernement du libéral Charles Michel tente de nombreuses réformes qui entraînent, depuis quatre ans, une mobilisation des syndicats (de la fonction publique surtout), on établit de nombreux parallèles avec la situation française. « Le président français attaque sur tous les fronts sociaux, avec des ambitions aussi larges que celles qu’a affichées chez nous Charles Michel », écrit, par exemple, le quotidien économique L’Echo. 
Ira-t-il jusqu’au bout dans son souhait de bousculer la France ? Il est, en tout cas, seul aux commandes, analysait récemment Le Soir, sur plusieurs pages. Avec le risque d’être, à l’instar du premier ministre belge, le dirigeant le plus contesté depuis une vingtaine d’années. M. Michel entend réformer la politique salariale, la fiscalité, le système des retraites… et la SNCB.
3. Les Pays-Bas entre étonnement et incertitude
Aux Pays-Bas, où un autre libéral, Mark Rutte, a imposé une forte cure d’austérité qui a entraîné un retour de la croissance et un surplus budgétaire, le monde politique et les commentateurs sont partagés entre l’étonnement face à l’ampleur des réformes engagées en France (« enfin », soulignent beaucoup d’entre eux) et l’incertitude quant aux résultats finaux.
C’est la situation de la compagnie nationale KLM – fusionnée avec Air France – qui inquiète particulièrement. « Air France-KLM reste loin derrière ses concurrents depuis douze mois », relève le Het Financieel Dagblad. « Malgré cela, les syndicats exigent 6 % d’augmentation », insiste le quotidien populaire De Telegraaf. Il relaye l’opinion du syndicat des pilotes NVL, qui juge les revendications de ses homologues excessives. Le site Nieuwsuur de la chaîne publique NOS se demande, lui, si Emmanuel Macron ira jusqu’au bout de ses projets. « Oui », répond l’économiste Mathijs Bouman. « S’il n’y arrive pas, d’ailleurs, qui le fera ? », s’interroge-t-il.
4. Le Royaume-Uni se demande si la France a trouvé son « Thatcher »
La caricature présente M. Macron portant à la place des cheveux la permanente bouclée de Margaret Thatcher, et donnant un violent coup de sac à main à un groupe de manifestants de la CGT. Au-dessus, le titre est sans ambiguïté : « Est-ce que la France a trouvé son Thatcher ? ». Le dessin, en « une » de l’hebdomadaire The Week, résume l’interrogation dominante de la presse britannique : le président français réussira-t-il à mater les manifestants ? Depuis des années, la presse d’outre-Manche cherche la personne qui réformera la France comme l’a fait la Dame de fer au Royaume-Uni dans les années 1980. Elle pensait l’avoir trouvée il y a une décennie avec Nicolas Sarkozy. Et, à quelques rares exceptions près, elle espère que ce sera finalement le cas avec M. Macron.
« Ça passe ou ça casse », estimait le Guardian dans un éditorial au début des manifestations. Le Times pense que « cette fois-ci, c’est différent » des grèves contre Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le président français « pourrait peut-être arriver » à gagner face aux syndicats, veut croire le quotidien de centre droit. Christian May, le rédacteur en chef du très libéral City A.M., un quotidien économique gratuit, pense qu’un succès contre les syndicats est nécessaire : « S’il ne réussit pas à libéraliser et à ouvrir l’économie française, son ambition de faire de son pays l’endroit naturel pour accueillir les nouvelles technologies restera un simple rêve. »
5. L’Espagne pro-Macron
En Espagne, où les grands médias commentent avec un mélange d’envie, d’admiration et de bienveillance toutes les décisions politiques de l’européiste Emmanuel Macron, les grèves françaises ne font que peu parler d’elles, si ce n’est pour prodiguer un soutien éditorial aux réformes de la France.
Le 9 avril, le quotidien El Pais a ainsi publié un éditorial intitulé « Le train réformiste français » estimant que « le fait que l’économie française accélère sa croissance et réduit le chômage » est une « grande opportunité pour que Macron puisse mener à bien les réformes tant de fois repoussées et dont la France a tant besoin pour gagner le futur ».
Les grèves en soi n’ont pas provoqué de commentaires des opérateurs touristiques et des chefs d’entreprise, pour qui la France est de toute façon un pays de grévistes et de manifestations musclées. Chose qui suscite souvent l’admiration d’une part de la gauche et des syndicats en Espagne, qui ont du mal à mobiliser dans la durée et sont soumis à des services minimums très importants. Seule note différente : dans un texte du 20 avril, le correspondant du journal El Mundo, Enric Gonzalez, observe que personne ne semble satisfait dans l’Hexagone. « Le printemps est arrivé en France », écrit-il.
6. La Scandinavie ironique
Quand on leur parle des grèves en France, les Scandinaves ricanent : n’y a-t-il pas, dans ce pays, toujours un mouvement social en cours ? Et chacun de relater son expérience personnelle. Un train raté, un avion annulé… Début avril, le quotidien danois Politiken publiait un article intitulé « Comment la grève peut-elle vous affecter ». En marge d’un reportage auprès des usagers, la télé suédoise SVT indiquait que « la France est le pays le plus gréviste du monde », se référant au rapport de la fondation allemande Hans Böckler, selon lequel l’Hexagone aurait connu 132 jours de grève pour 1 000 salariés en 2017 contre… 5 pour la Suède !
La presse scandinave a profité de l’occasion pour revenir sur les réformes entreprises par le président Emmanuel Macron. L’enthousiasme suscité dans la région par son élection, il y a près d’un an, semble cependant s’être légèrement terni ces derniers mois.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180423"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180423"><AAMMJJHH="2018042318">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La ligne de front entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass divise en deux la bourgade, symbole d’un conflit qui s’éternise.
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Rue Lénine, Marinka : plongée dans la guerre sans fin du Donbass

La ligne de front entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass divise en deux la bourgade, symbole d’un conflit qui s’éternise.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h48
    |

            Benoît Vitkine (Marinka (Ukraine), envoyé spécial)








                        



                                


                            

A l’entrée de la rue Lénine, en partant de la place du même nom, les brûlures de l’histoire ukrainienne s’étalent en une succession de monuments aux morts. Chacun raconte un pan du destin tourmenté de Marinka, petite commune du Donbass située en plein cœur de ces steppes de l’est de l’Europe que l’historien américain Timothy Snyder désigne, dans son ouvrage du même nom, comme les « terres de sang ».
Le monument, massif, consacré aux morts de la seconde guerre mondiale, affiche 325 noms, uniquement ceux des soldats tués ayant obtenu une décoration. En tout, entre 1941 et 1945, 5 075 hommes du district de Marinka tombèrent au front, auxquels s’ajoutent les centaines de civils tués dans le conflit. Quelques pas plus loin, le mémorial consacré aux « liquidateurs » de Tchernobyl – 153 morts, un chiffre démesuré qui s’explique par la prédominance des mineurs de fond parmi les hommes envoyés, en 1986, recouvrir les décombres de la centrale nucléaire accidentée. Plus loin, une stèle modeste rend hommage aux six soldats morts durant la guerre en Afghanistan (1979-1989).
Depuis quatre ans, c’est à Marinka même que la guerre s’est installée. Les chiffres ne sont plus ceux du XXe siècle cannibale, mais la petite commune de 10 000 habitants (en temps de paix ; environ 6 000 aujourd’hui) a payé son écot à ce conflit sans fin : depuis 2014, 90 habitants du district de Marinka ont été tués par des bombardements, des balles perdues ou l’explosion de mines. Pour eux, aucun monument n’a encore été érigé. Indifférence de Kiev ? Plus probablement le signe que, malgré les accords de paix successifs, nul ne s’attend à voir ce bilan s’arrêter.
La rouille s’installe sur les obus
Le monceau de ferraille sommairement entassée dans un recoin du jardin d’Andreï Gnitsevitch, au 112 de la rue Lénine, est sans doute ce qui se rapproche le plus, dans toute la ville, d’un mémorial dédié au calvaire de Marinka. Là, on voit : quatre obus...




                        

                        

