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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».
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Plus de 200 parlementaires de différents bords politiques pour « un plan vélo ambitieux »

Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».



Le Monde
 |    22.04.2018 à 17h48
   





                        



   


Ils dénoncent « vingt ans de retard ». Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans Le Journal du dimanche une tribune appelant le gouvernement « à mener un grand plan vélo ».
« Nous avons vingt ans de retard par rapport à d’autres pays européens », déplorent les signataires qui appellent « le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités ».
« Les collectivités locales prennent aujourd’hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national », estiment-ils, soulignant qu’en France « plus des deux tiers des déplacements domicile-travail de moins de cinq kilomètres sont encore faits en voiture ».

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« Impasse » du tout-voiture
« Le tout-voiture est aujourd’hui dans une impasse », affirment-ils, jugeant qu’« une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l’usage du vélo ». Les signataires réclament, en particulier, « le développement de liaisons dites “autoroutes vélo” entre différents pôles de vie sur un même territoire ».
Rappelant que le conseil d’orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d’un plan vélo de 350 millions sur quatre ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait « un engagement fort à retranscrire dans la future loi d’orientation des mobilités ».

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Les signataires plaident en faveur de l’encouragement du vélo à assistance électrique, ainsi que de la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo « pour tous les employeurs privés et publics ».
« Ce plan vélo doit être complet et s’accompagner de mesures de sécurité routière », soulignent-ils encore, rappelant que l’Assemblée nationale vient d’être endeuillée par l’accident mortel d’une collaboratrice, renversée à vélo.
Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Rapport d’étonnement. La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. Dès 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons. Est-il encore temps de réagir ?
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La plastification du monde serait irréversible

Rapport d’étonnement. La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. Dès 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons. Est-il encore temps de réagir ?



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 12h53
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
La passion d’une époque peut devenir le drame de la suivante. Dans les années 1950, les industriels produisent en série de nouveaux objets légers et résistants, fabriqués avec une substance chimique facilement modelable : le plastique. Dans ses Mythologies (1957), Roland Barthes décrit l’enthousiasme pour cette « substance alchimique » bon marché, qui nous offre des meubles multicolores et des téléphones en bakélite, des cuisines en formica et des sacs souples imprimés. « Pour la première fois, écrit le philosophe, l’artifice vise au commun, non au rare (…). Le monde entier peut-être plastifié. »
Données alarmantes
Le monde artificiel que prédisait Barthes s’est réalisé : une étude américaine publiée dans Science Advances en juillet 2017 estime qu’entre 1950 et 2015, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Conséquence, les mers et les océans, grandes poubelles du monde, ont commencé à se plastifier. Le clip de la campagne « Plastic Ocean », lancée le 10 avril par l’ONG Sea ­Shepherd, nous le rappelle. Réalisé par l’agence de communication FF New York, le film montre des raies, des tortues, des dauphins et des requins étouffant dans des vagues de plastique scintillant : il est sur YouTube et il fait peur.

Un panel de données alarmantes accompagne ces images. D’après le site Planétoscope, qui compile statistiques et données sur l’environnement, 6,5 à 8 millions de tonnes de déchets en plastique sont rejetées chaque année en mer. L’ONG Expéditions Méditerranée en danger, qui lutte contre cette pollution, estimait en 2010 que 250 milliards de microfragments flottaient au large des côtes françaises, italiennes et espagnoles. Le résultat est fatal : d’après Sea Shepherd, 36 % des espèces d’oiseaux de mer et 43 % des mammifères marins sont affectées par ces déchets – et pour longtemps : les polymères mettent mille ans à se dégrader entièrement.
C’est au printemps 1997, quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier. Une véritable déconfiture liée à l’obésité des stocks, explique la journaliste du « Monde », Laurence Girard, dans sa chronique.
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« Les cours du sucre n’ont cessé de fondre »

A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier. Une véritable déconfiture liée à l’obésité des stocks, explique la journaliste du « Monde », Laurence Girard, dans sa chronique.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h27
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique « Matières premières ». Quand le temps est pourri, l’agriculteur reste à l’abri. Cela aurait pu être le dicton du début de l’année dans une grande partie de la France. En particulier dans le nord. Les semoirs ont été mis sous l’éteignoir. Retour du grand soleil et tout s’éveille. L’activité bat son plein dans les champs. Dans quelques jours, les semis de betterave seront achevés. Enfin.
« Nous avons trois semaines de retard par rapport à une année normale », affirme Timothé Masson, de la Confédération générale des planteurs de betteraves. Même si rien n’est joué, Dame Météo ayant les dés en main, cela peut être dommageable. « La probabilité d’un très bon rendement est plus faible », ajoute-t-il. Verdict à l’automne.
Ce retard à l’allumage n’est pas le seul souci des agriculteurs. Le climat n’est guère plus radieux en Bourse. Les cours du sucre n’ont cessé de fondre. A New York, les spéculateurs ont fait perdre près de 20 % de sa valeur à la poudre blanche depuis janvier, signant ainsi l’une des moins bonnes performances du marché des matières premières. Or, elle avait déjà été dépréciée d’autant en 2017. Résultat, elle tutoie la barre des 12 cents la livre. Vendredi 20 avril, elle se négociait à 11,87 cents la livre.
Une véritable déconfiture pour le sucre. Il souffre de l’obésité de ses stocks. En Inde, en Thaïlande comme au Brésil, les récoltes ont été nourries. Au moment même où l’Europe ouvrait les vannes, avec la fin des quotas sucriers, décrétée le 1er octobre 2017.

« Le prix est à la cave »
Les grands sucriers européens, les coopératives françaises Tereos et Cristal Union comme les allemands Südzucker et Nordzucker, ont incité les agriculteurs à planter à tour de bras. En France, les champs de betteraves se sont étendus de 20 %.
Ajoutez un rendement quasi historique et vous obtenez une production record : 21 millions de tonnes de sucre en Europe, dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Analyse. Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne, rappelle la journaliste du « Monde » Audrey Garric.
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La société face au « paradoxe de la viande »

Analyse. Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne, rappelle la journaliste du « Monde » Audrey Garric.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 12h27
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Analyse. Que savons-nous des conditions de vie des animaux d’élevage, ou plutôt, que voulons-nous savoir ? La question se pose à la lecture d’une tribune publiée par Libération le 18 mars, intitulée « Pourquoi les végans ont tout faux ». Les trois auteurs, le politologue Paul Ariès, le journaliste Frédéric Denhez et la sociologue et directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) Jocelyne Porcher, pourfendent les individus qui excluent de leur quotidien tout produit d’origine animale (viande, poisson, œufs, lait, fromage, laine, cuir, cosmétiques, etc.).
Non, clament-ils, les végans ne vont sauver ni les animaux, ni les humains de la famine, ni l’agriculture, non plus l’écologie, notre alimentation ou notre santé. Le véganisme est dépeint comme « un monde terrifiant », « dangereux », qui « menace de nous faire perdre notre humanité », de « dépendre d’une alimentation industrielle 4.0 » et « d’uniformiser nos paysages ».
Parmi les arguments développés par les signataires en figure un cher aux amateurs de viande : l’intérêt des animaux. « Nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés », assurent les auteurs. « Ainsi est-il probable, tempèrent-ils à peine, qu’ils ne demandent pas à être libérés (…). Les animaux demandent à vivre avec nous, et nous avec eux, ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne. »
Mon steak n’est pas un animal
Bien habile celui qui peut dire ce que veulent les animaux domestiques quand même l’éthologie, malgré ses progrès, n’a toujours pas réussi à le déterminer. Rien n’indique qu’ils acceptent les conditions de vie qu’on leur réserve dans les exploitations industrielles – une situation que dénoncent par ailleurs les auteurs de la tribune.
En France, 69 % des poules pondeuses sont enfermées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les occupants de la ZAD ont déposé en préfecture quarante dossiers. La préfète Nicole Klein a salué « des avancées concrètes » et « une prise de conscience positive ».
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A Notre-Dame-des-Landes, les zadistes font un grand pas vers une possible régularisation

Les occupants de la ZAD ont déposé en préfecture quarante dossiers. La préfète Nicole Klein a salué « des avancées concrètes » et « une prise de conscience positive ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 06h43
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

Y aura-t-il une nouvelle opération des forces de l’ordre dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) en début de semaine prochaine ? Logiquement, la réponse devrait être négative. Vendredi 20 avril, les habitants de la ZAD, « zone à défendre », ont fait un grand pas en avant pour sauver les projets de vie alternatifs qu’ils expérimentent sur la zone depuis une décennie, période correspondant à la lutte contre l’ex-projet d’aéroport. Une ultime réunion était organisée à Nantes entre les zadistes et la préfète de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, Nicole Klein.
Répondant « aux injonctions de l’Etat », les occupants de ce territoire ont déposé en préfecture « une quarantaine de dossiers nominatifs décrivant les projets agricoles, artisanaux, culturels » qu’ils portent ou souhaitent cultiver sur cet espace. Ces dossiers sont le préalable à toute signature de baux précaires. L’Etat a exigé qu’ils soient individuels et déposés avant le 23 avril. Certaines fiches, ont-ils précisé, comportent la signature de plusieurs personnes du fait de la dimension coopérative des projets. Des dossiers complémentaires pourraient être transmis au cours du week-end.

Les projets remis, notent les porte-parole du mouvement, « couvrent environ 280 hectares » sur les 1 425 hectares qui sont aujourd’hui la propriété de l’Etat, et « touchent la quasi-totalité des lieux de vie, habitations et activités de la ZAD », afin de les protéger. « Tous ces projets sont interdépendants », fait valoir la délégation, qui aspire à une reconnaissance du « caractère collectif et solidaire » de la zone et refuse toute « sélection ».
Il est trop tôt pour certifier qu’il s’agit là d’une sortie de crise durable, mais selon la préfète elle-même, « c’est une ouverture, une possibilité ». Mme Klein a reconnu que ses interlocuteurs avaient accompli « un gros travail »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.
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Gironde : 170 hectares de pinède brûlés dans un incendie

Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 09h19
   





                        


Plus de 170 hectares de pinède ont été ravagés par les flammes vendredi soir dans le sud-est de la Gironde, a-t-on appris auprès des pompiers qui considéraient le feu comme « fixé » samedi matin mais surveillaient toujours « un risque de reprise important ».
Le feu, qui s’est déclaré autour de 18 heures sur la commune de Saint-Michel-de-Castelnau, à 90 km au sud-est de Bordeaux, dans une « zone non urbanisée » à la limite du département des Landes, a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules, selon le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) de la Gironde.
Dans la soirée, un bombardier d’eau a effectué deux largages au-dessus des flammes, en appui aux pompiers qui sont finalement parvenus à « fixer » le feu, c’est-à-dire à faire en sorte qu’il arrête de se propager.
« Risque de reprise important »
Samedi matin, les moyens sur place ont été réduits à une soixantaine de pompiers et une douzaine de véhicules, selon le commandant Philippe Carrière, du Codis girondin. « Le feu est fixé, mais pas totalement maîtrisé. Il y a un risque de reprise important. Des opérations de noyage vont être nécessaires », a-t-il expliqué.
La température a dépassé les 26 degrés vendredi dans le département. Depuis mercredi, avec des températures largement au-dessus des normales de saison, la France vit « une séquence estivale précoce remarquable », selon Météo France. Cette séquence doit se prolonger jusqu’à dimanche avant l’arrivée d’un front instable qui devrait faire baisser nettement les températures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Malgré la volonté de Donald Trump d’ouvrir largement les côtes américaines aux compagnies pétrolières, celles-ci sont restées très timides.
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Aux Etats-Unis, les forages offshore peinent à trouver preneur

Malgré la volonté de Donald Trump d’ouvrir largement les côtes américaines aux compagnies pétrolières, celles-ci sont restées très timides.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 08h29
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Qui veut du pétrole offshore américain ? Les enchères du mois de mars pour des millions d’hectares offshore dans le golfe du Mexique devaient illustrer le soutien actif de Donald Trump à l’industrie pétrolière. L’administration américaine s’attendait à voir les compagnies multiplier les projets, permettant ainsi d’augmenter encore la production des Etats-Unis. Selon le secrétaire d’Etat à l’intérieur, Ryan Zinke, cela devait être le « baromètre » de la « domination énergétique » américaine théorisée par le président américain. Las, selon une étude minutieuse menée par l’agence Reuters, seul 1 % des 31 millions d’hectares ouverts aux forages potentiels a trouvé preneur.
Début janvier, M. Trump annonçait son intention d’ouvrir la quasi-totalité du littoral des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, y compris au large de la Californie, de la Floride et de l’Arctique. Une mesure qui revenait à annuler un certain nombre de dispositions de protection de l’environnement prises par Barack Obama et qui avait suscité les inquiétudes des écologistes.

Même si le processus de cette enchère avait commencé avant l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, elle était présentée par l’administration américaine comme une première étape, un signe que les compagnies américaines étaient prêtes à investir massivement dans l’exploitation offshore. Mais les pétroliers sont restés timides : sur les 9 088 blocs maritimes ouverts à l’exploration, seuls 105 ont reçu des offres. Plus encore, la quasi-totalité concerne des extensions d’opérations déjà existantes.
Explosion du pétrole de schiste

Alors que la production américaine a atteint un record de 10 millions de barils par jour fin 2017, les investissements se concentrent davantage sur terre qu’en mer. Et pour cause : la croissance de la production pétrolière américaine provient principalement de l’explosion du pétrole de schiste, particulièrement au Texas, où les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/04/2018
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Pourquoi faudrait-il être végan  ?

Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h09
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Le véganisme, à la fois pratique alimentaire excluant la consommation de produits d’origine animale et mouvement de défense des animaux qui connaît un développement important en France, commence à être remis en cause.
Le Monde a proposé à l’une des signataires de cet article, la sociologue Jocelyne Porcher, auteure de Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), d’échanger avec le journaliste Aymeric Caron, figure du mouvement antispéciste en France et auteur de l’ouvrage Antispéciste (Don Quichotte, 2016).
Mme Porcher, vous dénoncez les arguments avancés par le mouvement végan. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous estimez que les végans sont dans l’erreur ?
Jocelyne Porcher : Les végans font fausse route parce qu’ils méconnaissent la manière dont ont émergé les relations de domestication. Elles ne sont pas seulement le fruit de la volonté humaine, mais aussi de celle des animaux. La plupart des espèces domestiques sont des proies et elles ont, dans la nature, une espérance de vie assez courte.
On peut penser que les relations de domestication ont rencontré l’intérêt de certaines espèces parce qu’elles leur apportent protection et sécurité alimentaire. La domestication n’est donc pas un rapport de domination et d’exploitation. C’est au contraire fondamentalement un rapport de pacification et de communication, l’inverse des rapports de prédation auxquels veulent nous ramener certains « libérateurs » des animaux.
« La collaboration entre humains et animaux nous permet de partager un monde commun beaucoup plus riche en affects et en expériences que nos mondes séparés. »
Il faut encore évoquer un point qui fonde cette relation, qui est pour moi le plus important et que j’étudie maintenant depuis une dizaine d’années, ce sont les relations de travail entre humains et animaux. La collaboration entre humains et animaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.
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Notre-Dame-des-Landes : les occupants acceptent de « répondre aux injonctions du gouvernement »

Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h40
   





                        



   


Cette décision augure d’une sortie de crise dans le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement aux occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Une délégation de zadistes a annoncé, vendredi 20 avril, au sortir d’une réunion à la préfecture à Nantes, qu’ils acceptaient de déposer des projets nominatifs comme le demande le gouvernement.
« Nous décidons aujourd’hui de répondre aux injonctions du gouvernement. Nous voulons stopper l’escalade de la tension sur la zone et obtenir enfin le temps nécessaire au dialogue et à la construction du projet que nous défendons », ont-ils déclaré devant la presse.

#NDDL la délégation #zad a fait "un pas vers l'Etat et déposé une quarantaine de dossiers nominatifs qui représente… https://t.co/nNwCRjF6zC— yangauchard (@Yan Gauchard)


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C’est « un geste très concret de dialogue pour sortir de ce cycle infernal », ont-ils dit, en précisant avoir déposé quarante projets nominatifs, parmi lesquels certains individuels et certains collectifs.

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                Notre-Dame-des-Landes : Hulot implore les zadistes « de ne pas rater la dernière marche »



Un « signe de bonne volonté » salué par la préfète
A l’issue d’une réunion de plus de deux heures, la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué devant les journalistes le travail réalisé :
« Ils ont fait un gros travail, il faut le reconnaître, et ils ont amené une vingtaine de projets nominatifs, donc le nom, une adresse, un projet qu’on va bien sûr examiner de près d’ici à lundi soir. »
Les zadistes ont déposé vingt-huit projets agricoles, et douze projets artisanaux et de distribution, détaille Mme Klein.

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                Reprise du dialogue à Notre-Dame-des-Landes



« C’est un signe de bonne volonté », a dit la représentante de l’Etat, « car ils avaient jusqu’à aujourd’hui refusé de donner des projets nominatifs », et maintenant « ils ont donné des projets nominatifs ». « Ils ont répondu en partie à la demande qui était de déposer des projets nominatifs (…) Je pense qu’à peu près tous les lieux ont déposé des projets agricoles », a précisé Mme Klein.
L’Etat avait demandé aux occupants de remplir d’ici à lundi soir des formulaires individuels, comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole.

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                A Notre-Dame-des-Landes : « On a l’impression d’être dans une région en guerre »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h55
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.
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Energies renouvelables : Engie concentre ses efforts sur l’« hydrogène vert »

Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h42
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            
Tout pour les renouvelables et l’hydrogène ? Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie, ne manque pas une occasion d’affirmer qu’elle souhaite tourner le dos aux énergies fossiles, même si l’essentiel des revenus de son groupe provient encore du gaz naturel.
La direction d’Engie croit dur comme fer à l’« hydrogène vert », ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne. « D’où notre soutien à Energy Observer [un catamaran laboratoire des énergies renouvelables, et qui teste notamment l’hydrogène pour le stockage, parti le 28 mars pour une tournée en Méditerannée], note Thierry Lepercq, directeur général adjoint, le patron de l’innovation d’Engie. Nous avons tout à disposition aujourd’hui pour nous lancer à des prix compétitifs : des champs de panneaux solaires, des terminaux gaziers, qui accueillent autant le gaz que l’hydrogène, et des capacités de stockage. Demain, nous offrirons de l’hydrogène vert sur tous les continents à des prix attractifs. » 
Transports et industries
Selon une étude du cabinet McKinsey, la demande et la production d’hydrogène devraient décupler dans les trente-cinq ans qui viennent, passant de 9 exajoules (soit l’équivalent de 1,5 milliard de barils de pétrole) à 78 exajoules (13,2 milliards de barils de pétrole) en 2050.
« Aujourd’hui, nous sommes toujours en train d’identifier et recenser toutes les applications possibles », précise Michèle Azalbert, la directrice de la nouvelle branche « hydrogène vert » chez Engie, qui identifie deux secteurs prometteurs : les transports et l’industrie.
Selon l’Hydrogen Council, le lobby de soutien à cette énergie, 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions dans le monde pourraient être alimentés à l’hydrogène à l’horizon 2030. Une avancée considérable, mais une goutte d’eau dans une flotte mondiale de près de 1,3 milliard de véhicules en 2015, selon l’Organisation internationale des constructeurs automobiles.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.
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« Energy Observer », le laboratoire des énergies du futur à l’assaut des mers

Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h31
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Dans le Vieux-Port, on ne voit que lui. Avec ses lumières bleues et son faux air de vaisseau spatial, l’Energy Observer brille dans la belle nuit marseillaise de cette fin de mars. Après un tour de France des principaux ports en 2017, ce catamaran d’un nouveau genre a commencé, mercredi 28 mars, une tournée de la Méditerranée de sept mois, avant de se lancer à l’assaut des mers du nord de l’Europe en 2019, puis dans un périple vers les mers d’Asie et des Amériques d’ici à 2020.
La particularité de l’Energy Observer ? Il ne possède ni mât pour hisser la grand-voile ni moteur thermique. « Tout ici fonctionne à base d’énergies renouvelables, détaille Victorien Erussard, le charismatique capitaine du navire et instigateur du projet. Nous voulons essayer, tester, étalonner, améliorer tous les systèmes de production d’énergie décarbonée afin de vivre en toute autonomie. Bref, nous sommes un démonstrateur à taille réelle des énergies de l’avenir et de leur gestion en écosystème. Comme le dit le premier ministre Edouard Philippe, nous cherchons à atteindre le “cercle vertueux de l’énergie”. » 

Pour créer ladite énergie, il y a d’abord les systèmes visibles sur l’embarcation : différents types de panneaux photovoltaïques, courbés, à plat ou bifaces, couvrent 140 mètres carrés de coque. Des éoliennes à axe vertical captent en parallèle la brise. Enfin, un circuit de géothermie, non visible, permet de produire l’eau chaude sanitaire nécessaire à la vie des huit membres de l’équipage.
De l’hydrogène pour le stockage
« Nous testons aussi une aile volante de traction, qui tire le bâtiment et permet au moteur électrique, non plus de consommer, mais de produire de l’électricité en devenant hydrogénérateur. Pour l’instant, nous sommes encore en phase de réglage », précise Jérôme Delafosse, le chef d’expédition du bâtiment. Les premiers tests sont mitigés. Demain, l’Energy Observer expérimentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.
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A Sao Paulo, le dérisoire combat du street art contre le barrage de Belo Monte

Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h56
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            LETTRE DE SAO PAULO

Caroline Cristina da Silva s’est plusieurs fois arrêtée sur le chemin. Elle a trouvé « jolie » cette peinture murale qu’elle aperçoit chaque matin en allant à ses cours de droit à l’université Mackenzie de Sao Paulo. Mais la jeune femme de 18 ans reconnaît avec une pointe de culpabilité que les discussions avec ses amis sont toujours restées « superficielles » sur le sujet. Elle ignore à quoi fait référence l’œuvre et ne sait pas où se situe Altamira, cet endroit perdu au fin fond de l’Amazonie, dans l’Etat du Para, mentionné sur le dessin et devenu il y a quelques années le sujet de débats passionnés entre les défenseurs de l’environnement et les porte-parole du « progrès ».
« Le street art est un exercice éphémère », souffle Eduardo Kobra, auteur de l’œuvre qui semble avoir basculé dans l’indifférence, ou pire encore, dans l’oubli. Monumentale, criarde, posée là sur le bord de la rua da Consolaçao, au cœur de l’empire du béton, au beau milieu de la frénésie automobile, la peinture de près de dix mètres de haut a pourtant tout pour déranger. La fresque représente, sur fond de jungle, un enfant indigène, hilare, le visage cerclé par la mire d’un fusil, entouré de lettres rouge sang : Alta Mira, Belo Monte. Une référence au barrage décrié de Belo Monte, construit dans la ville d’Altamira (« Alta Mira » signifiant littéralement « haute mire ») dans la forêt amazonienne, qui a conduit à l’inondation de plus de 500 kilomètres carrés de terres et à la déviation des eaux du fleuve Xingu, bouleversant la vie des peuples indigènes de la région.
Un enjeu de l’écologie mondiale
« Le Brésil traite l’Amazonie comme une colonie. Le gouvernement devra comprendre que ces peuples ont le droit d’exister. En perturbant leur vie, leur culture, ils sont menacés d’extinction », enrage Danicley de Aguiar, spécialiste de l’Amazonie chez Greenpeace. « Le gouvernement présente les projets d’usines hydroélectriques comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.
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En Gironde, impasse judiciaire pour les copropriétaires de l’immeuble Le Signal

Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h00
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Bruno est « au bord du gouffre ». A 50 ans, ce père de famille qui ne parvient plus à joindre les deux bouts confie sa tentation d’en « finir ». Tout comme les 74 autres copropriétaires expropriés du Signal - un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde) menacé d’être englouti par l’océan Atlantique et devenu symbole de l’érosion du littoral sableux français –, il comptait sur le Conseil constitutionnel pour les extraire de l’impasse judiciaire dans laquelle ils se trouvent depuis quatre ans. Las, le 6 avril, les Sages les ont déboutés.
Au nom de l’égalité entre citoyens et par l’entremise du Conseil d’Etat, Bruno et ses voisins leur avaient soumis une question prioritaire de constitutionnalité, QPC, fin janvier. Ils contestaient la conformité à la Constitution de l’article L561-1 du code de l’environnement qui liste les conditions de la déclaration d’utilité publique de l’expropriation : mouvements de terrain, avalanches, submersion marine, etc. Sans jamais citer l’érosion dunaire. Un vide qui prive les copropriétaires du Signal d’accéder au fonds Barnier, spécifiquement créé en 1996 pour les cas d’expropriations pour « risques naturels majeurs ». 
Pour les Sages, le législateur a institué ce dispositif de solidarité, non « pour tous les propriétaires d’un bien exposé à un risque naturel, mais uniquement [pour] permettre d’exproprier, contre indemnisation, ceux exposés à certains risques naturels » dont l’érosion côtière est exclue. Le Conseil d’Etat statuera donc sur le cas du Signal dans les mois à venir, mais la déroute de ses anciens habitants fait peu de doute.
Aujourd’hui tagué et éventré, le bâtiment de quatre étages posé à 9 m du bord de la dune est promis au naufrage
Son premier CDI de responsable de village vacances à Soulac en poche, Bruno avait souscrit un emprunt sur vingt-cinq ans pour acquérir en résidence principale un trois pièces de 70 m2 avec vue sur l’océan dans la...




                        

                        


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Un moine dans la ZAD : décryptage d’une image

Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h06
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il semble tout droit sorti du jeu ­vidéo ­Assassin’s Creed, avec ses combattants au visage masqué traversant l’histoire. Il rappelle un moine soldat du Moyen Age, templier ou chevalier de Malte chargé de protéger les croisés en Terre sainte. Ou peut-être participe-t-il à un jeu de rôle médiéval inspiré de Game of Thrones ? Mais non. Nous sommes mercredi 11 avril, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, près de la fameuse « route des chicanes », la D281, où les forces de l’ordre ont pris position.
Toute la journée, elles se sont affrontées avec les zadistes, envoyant des grenades lacrymogènes à ceux qui résistaient pied à pied. Stéphane Mahé, le photographe de ­Reuters qui a pris cette image, raconte. « Soudain, ce personnage est sorti des sous-bois. Il s’est posté face aux ­policiers dans cette posture, brandissant un tonfa. Il les a ­défiés, malgré le grenadage, puis il est reparti. »
Qui est-il ? Stéphane Mahé l’ignore. Mais il dit l’avoir vu plusieurs fois immobile au milieu des manifestants, dans cette robe de moine, le visage invisible, la matraque dressée. « Il apparaît de temps en temps, ­prend cette pose, montre son trophée. Parfois il crie quelque chose, je n’ai ­jamais compris quoi. Et puis, il disparaît. »
« Un acte de résistance »
D’après des témoignages publiés sur le site de Reporterre, c’est ce 11 avril, à 8 h 30, que le manifestant en robe de bure a récupéré le tonfa. Embusqué avec d’autres dans un champ, il a lancé trois seaux d’eau sur un groupe de gendarmes, leur criant : « Un baptême au nom de la ZAD ! » Les militaires ont riposté avec leurs bombes lacrymo­gènes, puis se sont éloignés préci­pitamment. L’un d’eux a alors perdu sa ­matraque, que le zadiste moine a récupérée au milieu des vivats.
Depuis, il provoque les policiers et se laisse photographier. Que veut-il symboliser avec cette tenue de moine ? « Cela reste un mystère pour moi, répond le photographe....




                        

                        


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Les coraux menacés d’extinction autour de 2050

EN UN GRAPHIQUE - Les coraux, habitats essentiels à la biodiversité marine, connaissent un déclin catastrophique dû au réchauffement climatique.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h05
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Une étude publiée, mercredi 18 avril, dans la revue Nature montre qu’environ 30 % de la Grande Barrière de corail, au large de l’Australie, aurait disparu pendant la vague de chaleur de l’été 2016. Une dégradation très inquiétante dont l’ampleur est inédite au sein de cette structure géante qui abrite une biodiversité très importante. Au niveau mondial, les coraux ne couvrent « que » 284 000 km² de surface (selon les Nations unies) mais abritent au moins 25 % des espèces marines connues.

        Lire l’article :
         

          Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne



L’étendue des dégâts n’est hélas pas une surprise. En mai 2017, deux conseillers scientifiques ont déclaré « inatteignable » l’objectif du gouvernement australien de sauver la Grande Barrière, après que des estimations similaires des destructions en 2016 ont été publiées.
Dans un rapport daté de 2011, le World Resource Institute (WRI) estimait que plus de 60 % des récifs coraliens sont directement menacés par les activités humaines (surpêche, pollution, bétonnage des côtes) et qu’environ trois quarts de ceux-ci sont menacés à la fois par l’activité de l’humanité et le réchauffement des eaux. Le déclin global des coraux est une manifestation parmi les plus spectaculaires et inquiétantes du changement climatique. Ce dernier, en réchauffant les eaux et en les acidifiant légèrement, fragilise les coraux, qui sont extrêmement sensibles aux changements de paramètres de leur environnement.
Depuis la première édition du rapport du WRI sur la question, en 1998, un corail sur trois connaît un risque accru de disparaître. On estime que d’ici à 2050, les coraux de la planète dans leur quasi-intégralité seront menacés de disparition.


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En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître
Part des coraux groupés par sévérité de menace

Source : Reefs at risk, 2011, WRI



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        Lire aussi :
         

                Coraux : les épisodes de blanchissement ont été multipliés par dix depuis les années 1980






                            


                        

                        


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Un an à la découverte de la planète bio

La journaliste Anne-Louise Sautreuil s’attache à nous faire découvrir cette planète bio qui promet de « vivre mieux, plus vieux et en meilleure santé ». Ou comment elle a mené une guerre sans merci contre les perturbateurs endocriniens et traumatisé son entourage en leur cuisinant des graines de chia et des spaghettis au kombu.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 16h27
    |

                            Léa Delage








                        



                                


                            

Le livre. Vivre à Paris, être maman de deux jeunes enfants, mariée à un  »viandard », aimer fumer et boire de temps en temps, tout en étant hypocondriaque à plein-temps, et voir la vie en bio, est-ce possible ? Tel est le défi de la journaliste Anne-Louise Sautreuil. Et la réponse à cette question se trouve dans le titre : « Chronique d’une année (PRESQUE) 100 % bio ». Tout le livre repose sur cette prédication qui n’atteint pas son but même s’il s’en approche de près. Anne-Louise Sautreuil aura eu le courage et la ténacité d’essayer.
Cette journaliste et baroudeuse des temps modernes (son premier titre, « RER, mon amour » aux Editions Fayard, retrace une année passée sur les rails d’Ile-de-France) s’attache dans ce second ouvrage à nous faire découvrir cette planète bio qui promet de « vivre mieux, plus vieux et en meilleure santé ». Ou comment elle a mené une guerre sans merci contre les perturbateurs endocriniens et traumatisé son entourage en leur cuisinant des graines de chia et des spaghettis au kombu. Sans jamais faire la morale, l’auteure s’attelle à expérimenter un monde nouveau afin de devenir, et non ce n’est pas une insulte, la parfaite bobo, bio, écolo d’aujourd’hui.
Un chemin compliqué
Les convertis y verront une Bible de plus, les hypocondriaques d’autres nouvelles sources de maladies inexpliquées, les sceptiques se laisseront-ils tenter ? Au risque de tout plaquer pour une cabane au fin fond du Morvan pour respirer l’air pur et « faire une overdose de pommes », il faut commencer ce livre comme une histoire d’amour : oublier qu’on n’a aucune chance et foncer.

Car Anne-Louise Sautreuil sait que le chemin vers le « Saint-Bio » va être compliqué. Elle donne pourtant du sens à son engagement quand elle gagne la bataille contre la gastro d’hiver à coups d’huiles essentielles, et donne envie avec ses recettes vegan. Le tout en gérant les railleries des amis proches et...




                        

                        

