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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Grâce à une première mi-temps parfaite, le club francilien s’impose (27-22) et retrouvera une autre équipe irlandais en finale, le Leinster.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Luxembourgeois de la Quick-Step a remporté la Doyenne des classiques. Romain Bardet termine 3ème devant Julian Alaphilippe.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.
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Rugby : à Bordeaux, la « Red Army » du Munster comme à la maison

Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h23
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Francis Jackson cache de sa main la bonne réponse : « Vous savez que la France a même eu un président d’origine irlandaise ? » Le patron du Connemara Irish Pub, à Bordeaux, pose la question devant une affiche accrochée à l’étage. Son document retrace l’histoire du maréchal de Mac Mahon, chef de l’Etat à la fin du XIXe siècle. Mais aussi celles de Jean-Baptiste Lynch et de David Johnston, deux anciens maires de la ville.
Sans remonter aussi loin, les supporteurs du Munster ont raison de se sentir comme chez eux à Bordeaux. Côté tribunes, la demi-finale de Coupe d’Europe s’annonce déséquilibrée au stade Chaban-Delmas, dimanche 22 avril (à partir de 16 h 15). D’un côté, au moins 5 000 membres de la « Red Army » pour encourager la province irlandaise. De l’autre, à peine 2 000 soutiens revendiqués pour son adversaire français, le Racing.

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En réalité, les supporteurs du Munster se sentent comme chez eux un peu partout. Il faut les voir, à chaque match, ces bataillons de maillots rouges chantant pour le « Mun-ster ! Mun-ster ! » « Dès que je vois quelqu’un du Munster, je l’aime, il fait partie de ma famille », insiste Darragh Duggan, verre en plastique à la main. Le jeune homme a fait le déplacement avec son père, livreur, dont les mollets font grand effet : le logo de l’équipe tatoué sur une jambe, une mention de la « Red Army » sur l’autre. 
18 h 30, veille de match, quelques bières pour patienter. Aveu de Duggan junior, debout en terrasse : « Honnêtement, à choisir, je préfère un titre en Coupe d’Europe pour le Munster plutôt qu’un grand chelem au Tournoi des six nations pour l’Irlande ! L’équipe nationale joue ses matchs à Dublin, elle. » Sous-entendu : pas dans le sud-ouest de l’île, où le Munster représente un peu plus d’un million d’habitants.
La classe ouvrière aussi
Une terre de passionnés, bien plus que les provinces du Leinster (à Dublin), de l’Ulster (à Belfast) et du Connacht (à Galway) : « Au Munster, tout le monde regarde le rugby, tout le monde va au match, la classe ouvrière aussi. Alors qu’au Leinster, par exemple, le public a un côté beaucoup plus élitiste, beaucoup plus riche », remarque Jonathan Hill, « fils de fermier », lunettes de soleil et espadrille pour profiter de la météo.
Acquiescement de son camarade, John Flynn :
« Nous, on dit souvent qu’il y a trois endroits où la classe ouvrière joue au rugby : au pays de Galles, en Nouvelle-Zélande et… à Limerick ! »
Ah, Limerick et son Thomond Park : 25 000 places, pour une agglomération d’environ 100 000 habitants. Une source de fierté pour cette ville que certains médias surnomment plutôt « Stab City », la ville des « coups de couteaux », pour y stigmatiser la criminalité. La localité accueille tous les matchs à domicile du Munster, en alternance avec Cork, capitale de la province.
Limerick et Cork : deux sociologies différentes mais un passé partagé, écrit l’historien Philip Dine, enseignant à l’université de Galway, contacté par Le Monde : 
« L’histoire irlandaise associe Cork et Limerick dans leur résistance au colonialisme britannique. Le siège de Limerick, en 1690, est encore régulièrement commémoré. Cork, pour sa part, est toujours connu aujourd’hui comme le “comté rebelle”. » 
« Ici, ici, c’est Montferrand ! »
A Bordeaux, le prix du déplacement peut largement dissuader les foyers les plus modestes. Pour ce match, l’hébergement le week-end et l’aller-retour, comptez environ « 500 euros », selon Aine Gleeson, avocate partie depuis Dublin (« avec une correspondance à l’aéroport de Birmingham », en Angleterre).
Soudain, clameur : « Ici, ici, c’est Montferrand ! », s’exclame la « Red Army », en français dans le texte. Les Irlandais saluent là les quelques supporteurs de Clermont, alias la « Yellow Army », selon un surnom trouvé par la presse irlandaise lors d’un match entre Munstermen et Clermontois. L’amitié entre les deux clubs repose sur une ferveur commune, selon Julien Chalendard, responsable de l’association des Jaunards à Bordeaux : « A Clermont comme au Munster, il y a des gens qui sacrifient leurs vacances pour suivre leur équipe. »
Cette année encore, Clermont et Munster ont failli se retrouver. Las, le Racing a éliminé les Auvergnats en quarts de finale. Alors Julien Chalendard porte sur lui un tee-shirt rouge avec son nouveau mot d’ordre, celui du Munster : « Stand up and fight » (Debout et combat).
D’autres, dans le bar, arborent un badge rouge en hommage à Anthony Foley : l’ancien numéro 8 de l’équipe est mort dans son sommeil en octobre 2016, à Suresnes (Hauts-de-Seine), alors qu’il s’apprêtait à entraîner le Munster contre le Racing pour un match de Coupe d’Europe. Il avait 42 ans et nul ne l’a oublié parmi la Red Army.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.
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Ligue des champions : chez les femmes, l’Angleterre s’arme aussi

Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Et si après avoir mis fin à la suprématie des clubs allemands, l’Olympique lyonnais féminin tombait sous les assauts des clubs anglais ? Vainqueur des deux dernières éditions de la Ligue des champions, l’OL devra potentiellement battre deux d’entre eux pour conserver son titre.
Dimanche 22 avril, les Lyonnaises disputent leur demi-finale aller à Manchester, face à City. La saison dernière, la même confrontation avait tourné à l’avantage du club français, qui s’était imposé 3-1 avant de s’incliner 1-0, sans conséquence, au retour. Si Lyon passe l’obstacle mancunien, il pourrait retrouver un autre club anglais en finale puisque l’autre demi-finale oppose Chelsea à Wolfsburg.
Au palmarès de la compétition, née lors de la saison 2001-2002, les clubs anglais sont pour le moment toujours loin de leurs homologues allemands (neuf titres) ou français (quatre titres pour l’OL) et sont même devancés par les clubs suédois (deux victoires). Seule la section féminine d’Arsenal a remporté le trophée en 2007. Néanmoins, sur les sept dernières éditions, quatre clubs anglais ont atteint au moins une fois les demi-finales : Birmingham (2014), Arsenal (2012 et 2013), Manchester City (2017 et 2018), Chelsea (2018).
Des droits télé de Premier League reversés aux clubs féminins ?
Cette tranquille montée en puissance coïncide avec la création de la Women’s super league en 2011. Inspirée du système professionnel aux États-Unis, eldorado du football féminin, la refonte du championnat a entraîné un regain d’intérêt de la part du public et des investisseurs. « Après un passage à vide, la Fédération anglaise et les clubs se sont remis en question. Ils ont beaucoup observé ce qui fonctionnait aux États-Unis mais aussi en Allemagne et en France, explique l’ex-internationale française Sonia Bompastor, Ils ont mis en place une ligue avec huit clubs, puis dix. Ils sont essentiellement professionnels. Cela permet de conserver leurs meilleures joueuses en les répartissant dans les trois ou quatre meilleurs clubs. »
La plupart des formations de la nouvelle Women’s super league sont des émanations de clubs de Premier league, le championnat le plus riche au monde. Preuve de l’ambition anglaise, une partie des droits télé faramineux de la Premier league pourrait être reversée pour développer et accélérer le football féminin en Angleterre. Elle sera certainement infime mais largement suffisante pour constituer des équipes compétitives. En retard sur son temps, Manchester United a annoncé récemment son intention de créer son équipe féminine. « Chelsea, Arsenal, City et bientôt United, si ces clubs puissants chez les hommes utilisent leur savoir faire et investissent, ça peut devenir de redoutables rivaux », prédit Sonia Bompastor, directrice du centre de formation de l’OL féminin.

Il n’y a pas que le football de clubs qui progresse : la sélection anglaise est en plein renouveau. Finaliste du premier Euro en 1984, l’Angleterre s’est hissé en demi-finale du Mondial 2015 et de l’Euro 2017. Lors de ce tournoi remporté par les Pays-Bas, les Anglaises ont éliminé la France en quart. Elles sont désormais classées à la deuxième place du classement FIFA, derrière les États-Unis mais devant l’Allemagne, le Canada et la France.
Une Anglaise chipée par l’OL
Internationale entre 1994 et 2007, Marinette Pichon a souvent affronté les footballeuses anglaises : « Elles nous posaient déjà des problèmes, notamment dans le secteur athlétique. C’était des oppositions intéressantes. Je me souviens par exemple de Kelly Smith, championne d’Europe avec Arsenal, avec qui j’avais joué aux États-Unis. » La meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (81 buts) n’a donc pas été surprise par le parcours de l’équipe d’Angleterre lors du dernier Euro. « Leur entame avait été impressionnante avec six buts inscrits contre l’Écosse. Il y avait une vraie facilité, avec des talents dans chaque ligne comme Jodie Taylor en attaque, Jordan Nobbs au milieu ou Lucy Bronze en défense », précise-t-elle.
La latérale anglaise, ex-joueuse de City, a tellement impressionné que l’OL de Jean-Michel Aulas l’a recrutée à l’intersaison. Une preuve que Lyon continue pour le moment de régner sur le football féminin. « C’est à nous de rester sportivement attractif. Il y a deux ans, Wendie Renard (capitaine de l’OL et ex capitaine des Bleues) était en contact très avancé avec Chelsea. L’OL avait réussi à la conserver et même à la resigner », affirme Sonia Bompastor pour qui Lyon « possède encore une petite marge ».
Ultra-dominatrices en France, où elles ont remporté les onze derniers championnats et les six dernières coupes, les Lyonnaises sont en passe de remporter un douzième titre puisqu’elles survolent encore la Division 1 avec 18 victoires en 18 matches, 88 buts marqués et seulement 4 encaissés.
En Ligue des champions au tour précédent, les joueuses de l’ancien Nantais Reynald Pedros, nouvel entraîneur, ont pourtant éprouvé quelques difficultés. « Je pense que cela ne sera pas si évident que ça contre City, avertit Marinette Pichon. Lyon a eu du mal à trouver la faille face au FC Barcelone (2-1, 1-0). On n’a pas vu une équipe aussi facile que d’habitude. » A Lyon de résister aux ambitions anglaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.
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Slips moulants et bottes à lacets sur le ring de Vendôme


                      Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h42
    |

            Frédéric Potet








   


Ramdam à Vendôme : Flesh Gordon et ses lutteurs sont de retour en ville. Tous les deux ans depuis le milieu des années 1990, la figure tutélaire du catch français fait le show, avec sa troupe, dans un gymnase de la ville du Loir-et-Cher. Le gala était jusque-là commandé par l’Amicale des sapeurs-pompiers. Il l’est, depuis cette année, par une association, Vendôme Sport Organisation, dont l’unique vocation est d’organiser cet événement. Plus de 90 commerçants et artisans ont déboursé de 50 à 300 euros au titre du sponsoring. Huit cents spectateurs, de tous âges, garnissent la salle.
Bacchantes tombantes à la Tarass Boulba, Flesh Gordon, 64 ans, porte un costume noir qui le fait ressembler à un représentant de commerce ukrainien. Victime d’une vilaine blessure, l’ancien videur des Sables-d’Olonne a définitivement rangé sa combinaison en Lycra floquée d’un éclair. Le patron de la Catch Wrestling Stars – « la première fédération européenne de catch », dixit son site Internet – joue désormais au Monsieur Loyal, micro en main.

   


Voltige et pedigrees exotiques
Sur le ring, la crème du catch amateur s’ébroue bientôt, au fil d’un spectacle relevant plus de la voltige que de la compétition. Slips moulants et bottes à lacets remontant jusqu’aux genoux, les cascadeurs déclinent des pedigrees exotiques qui évoquent leurs origines. Viendront se caresser les côtelettes, ce soir-là, Caïman Colorado Junior, « arrivé directement de Jamaïque » ; Master Kong, qui « s’entraîne dans la jungle de son pays [la République démocratique du Congo] » ; le « marquis du Pakistan », Baadshah ­Pehalwan Khan ; l’« Apollon portugais », Tyson Dos Santos ; le « tourbillon équatorien », le général Hugo Perez… « Dans le sport comme dans tout, il n’y a rien de tel que le mélange des cultures », assure Flesh Gordon – Gérard Hervé de son vrai nom.
« Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane le « Prince d’Orient ».
Deux femmes viendront s’immiscer dans cet épanchement de testostérone : la furieuse Pauline et la peu commode Angel’s Bombita. Une « légende » du catch hexagonal complète, enfin, le casting : l’arbitre « M. Jacky », alias Jacky Richard, 73 ans, qui combattit aux côtés de l’Ange blanc et du Bourreau de Béthune, à la grande époque des galas organisés à l’Elysée-Montmartre.
Lire aussi : Pas si kitsch , le catch !
Creuset d’un manichéisme assumé, le catch vaut surtout pour la bêtise crasse de ses « méchants ». Le premier des sept combats programmés donne le ton. Débarqué du département voisin d’Indre-et-Loire, Tony d’Anjou harangue la foule : « Eh, le Loir-et-Cher, vous n’êtes que des paysans ! Vous ne savez pas conduire ! » Tonnerre de sifflets dans les gradins. Ce fourbe d’Anjou rapidement knock-out, arrive le deuxième duel. « Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane à son tour le « Prince d’Orient » Eddy ­Karaoui. Re-barouf de lazzis.

   


Une autre règle immuable au catch résume à ceci le scénario de tout combat : le gentil commence à dominer son vis-à-vis, avant de subir les perfidies de celui, puis de le terrasser au prix d’efforts herculéens. Le reste n’est que ramponneaux (portés mais peu appuyés), esquives, sauts de cabri, clés de bras, étranglements, écrasements de nez avec la semelle… Cette pantomime plus technique qu’il n’y paraît peut tourner à l’hystérie collective quand, comme au bien nommé gymnase Ampère, treize lutteurs se retrouvent sur le ring pour une électrique « bataille royale ».
Tous les coups, ou presque, sont alors permis, l’arbitre ne pouvant tout voir. Seul lutteur à ne pas avoir été projeté par les autres au-dessus des cordes, Yacine Osmani, alias l’« Etoile de ­Kabylie », 105 kg, gueule d’ange et caleçon mauve, est déclaré vainqueur de la bataille de Vendôme, façon struggle for life.

   



   



   



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La deuxième place de Monaco est en danger après cette défaite contre Guingamp. Toulouse a gagné et s’éloigne de la zone rouge, Amiens assure presque son maintien.
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Ligue 1 : Monaco s’effondre, Toulouse se donne de l’air

La deuxième place de Monaco est en danger après cette défaite contre Guingamp. Toulouse a gagné et s’éloigne de la zone rouge, Amiens assure presque son maintien.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 22h23
   





                        


Guingamp 3 - 1 Monaco

   


Monaco était peut-être encore sonné. Une semaine après la claque 7-1 reçue contre le PSG, les joueurs de Leonardo Jardim n’ont pas su relever la tête, bien au contraire. Alors que leur deuxième place était menacée par les victoires de Lyon et Marseille, les Monégasques ont été battus 3-1 par Guingamp. Pire, l’ASM a été complètement dominé par les Bretons, à 11 contre 11 d’abord puis rapidement en infériorité numérique après l’expulsion de Jemerson, coupable d’une main dans la surface. Jimmy Briand sur Penalty, Etienne Didot d’une magnifique reprise puis Marcus Thuram d’une frappe placée ont permis à Guingamp d’assommer leurs adversaires du soir, privés de Falcao blessé à l’échauffement. Toujours deuxième, Monaco n’a plus qu’un point d’avance sur les deux olympiques.
Amiens 3 - 1 Strasbourg

   


La bataille des promus a tourné à l’avantage du mieux classé des deux : Amiens l’emporte 3-1 face à Strasbourg et prend le large par rapport à la zone rouge. Les Picards ont désormais onze points d’avance sur le 18e, un matelas confortable. C’est plus compliqué pour Strasbourg, qui n’a pas gagné depuis le mois de février. Thomas Monconduit a ouvert le score en fin de première période pour Amiens sur une action confuse qui a vu Serge Gakpé, K-O après un choc avec le gardien, sortir sur civière. Manzala et Kakuta ont alourdi le score en fin de match. Saadi inscira un but anecdotique pour le Racing dans les arrêts de jeu. Amiens est presque assuré de rester en Ligue 1.
Metz 1 - 1 Caen

   


Pendant deux minutes, Metz a bien cru relancer complètement la course au maintien en revenant à un point du 19e. Mais deux minutes après un but contre son camp de Damien Da Silva, le jeune Jessy Deminguet a ramené Caen à égalité en inscrivant son premier but en Ligue 1, un magnifique ciseau. Metz a clairement dominé cette rencontre, mais n’a pas pu concrétiser. Le gardien Kawashima a même sauvé le point du nul en gagnant son duel face à Frederic Guilbert. Le match contre Lille lors de la prochaine journée ressemblera à une finale pour le maintien, entre la lanterne rouge et le dix-neuvième.
Toulouse 2 - 0 Angers

   


Toulouse réalise la bonne opération de la soirée, en battant Angers 2-0. Cette victoire, acquise grâce à des buts de Sanogo et Gradel (sur penalty) permet aux Toulousains de revenir à un point de la seizième place. Dominateur, le TFC n’a jamais vraiment été inquiété par Angers. Surtout, les joueurs de Mickaël Débève ont désormais quatre points d’avance sur Troyes, le barragiste, et un match en retard (à disputer à Caen, le mercredi 25 avril).

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Conséquences au classement, @AS_Monaco ne possède plus qu'une longueur d'avance sur @OL & @OM_Officiel.… https://t.co/VJK8Z4k9bc— infosportplus (@INFOSPORT+)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.
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Fed Cup : Kristina Mladenovic ramène la France à égalité avec les Etats-Unis

La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h44
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 13h08
   





                        



   


Kristina Mladenovic ne se présentait pas vraiment en confiance sur le court de terre battue d’Aix-en-Provence. Victime de douleurs au dos et contrainte à l’abandon la semaine dernière, la 20e mondiale a tenu son rang dans cette demi-finale de Fed Cup. Leadeuse de l’équipe de France pour cette demi-finale face aux ultras favorites, qui alignent trois joueuses membres du top 20 mondial, Mladenovic n’a pas tremblé. Elle a disposé en trois sets de l’Américaine Coco Vandeweghe, 1-6, 6-3, 6-2 et s’est rassurée avant son match du dimanche. Après un premier set complètement raté, la Française a petit à petit pris l’ascendant sur son adversaire et a réussi, en variant son jeu, à mettre en difficulté l’Américaine.
Un peu plus tôt dans la journée, Pauline Parmentier a produit un bon match mais a été battue en deux sets par Sloane Stephens (7-6, 7-5). La 122e joueuse mondiale a plutôt bien joué mais n’a pas pu concrétiser ses occasions pour l’emporter. Lors du premier set, elle a notamment eu cinq balles de set, toutes gâchées, avant de perdre la manche au tie-break. Après le match, la Nordiste nourrissait quelques regrets : « J’ai eu beaucoup d’occasions. Ce qu’il me manque, c’est de jouer plus de matches comme ça dans la saison. Avec un peu plus de confiance, je pense que j’aurais converti certaines occasions. » 
Dimanche, Kristina Mladenovic affrontera la numéro 1 américaine Sloane Stephens, neuvième mondiale et vainqueure de son premier tournoi du Grand Chelem, l’US Open, cette année. La Française de 24 ans pourrait, en cas de victoire, donner l’avantage aux Bleues dans cette demi-finale. Dans l’autre partie du tableau, la République tchèque mène 2-0 face à l’Allemagne après la première journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.
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Ligue 1 : Surclassé à Marseille, Lille s’enfonce dans la crise

L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h31
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 21h56
   





                        



   


« On fait un match de touristes ». Les mots sont durs mais choisis. Ils sortent de la bouche de Yassine Benzia, capitaine du Losc, à la mi-temps. Les Lillois sont alors menés 4-0 au stade Vélodrome dans un match de la 34e journée de Ligue 1 déjà décisif dans la lutte pour le maintien. Sauf que cette équipe n’a jamais donné l’impression de jouer sa survie en Ligue 1.
Face à la faiblesse et au manque d’investissement de l’opposition, les Marseillais n’ont pas eu à forcer leur talent. Très éphémère ancien joueur du Losc, Florian Thauvin ouvre la marque d’une belle tête plongeante (12e) sur un centre de Sarr. L’international transforme ensuite un penalty que Dimitri Payet (30e) lui a laissé tirer.
Démissionnaire en défense, les Lillois sombrent en l’espace de huit minutes avec un doublé du Grec Kostas Mitroglou (35e, 38e) qui avait attendu la 20e minute avant de toucher son premier ballon du match. Au retour des vestiaires, Yassine Benzia tente bien de sonner la révolte d’une belle frappe du pied gauche (54e). Un feu de paille. Lucas Ocampos profite d’une nouvelle absence de la défense du Losc (68e) pour inscrire le but du 5-1.

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Grâce à cette victoire, les Marseillais reviennent à la haute de Lyon à la 3e place avec 69 points et préparent de la meilleure des façons sa demi-finale aller en Ligue Europa contre Salzbourg, jeudi au Vélodrome. De son côté, Lille glisse à la 19e place mais le plus inquiétant est ailleurs en attendant les matchs de ses concurrents directs pour le maintien (Troyes, Toulouse, Metz). Les hommes de Christophe Galtier ont surtout donné l’impression d’une équipe à la dérive et sans envie de se battre pour sa survie en Ligue 1. Inquiétant pour un club qui connaît bien d’autres problèmes par ailleurs (le Losc est sous le coup d’une rétrogradation administrative à titre conservatoire).
Galtier va « faire des choix »
« Lorsque vous êtes mauvais dans les deux surfaces, vous ne pouvez rien espérer », a estimé Christophe Galtier en conférence presse. L’entraîneur lillois regrettait l’individualisme d’une équipe dont la jeunesse est avancée défaite après défaite en guise d’explication un peu facile. « Chacun a voulu jouer sa partition, sans garder l’équilibre de l’équipe. On reproduit souvent les mêmes erreurs. Ce qui m’interpelle, c’est que nos joueurs manquent de sacrifice pour le partenaire. Beaucoup trop de joueurs s’effacent parce qu’on pense que le football n’est que lorsqu’on a le ballon dans les pieds, à son rythme et à sa manière. » 
Lors de la prochaine journée, la réception de Metz (un concurrent direct pour le maintien) s’annonce déjà comme le match à ne pas perdre. Reste à savoir avec quelle équipe. Après cette faillite collective et individuelle, Christophe Galtier envisage d’écarter certains joueurs : « Il y aura des choix à faire. Je les ferai dans l’intérêt de l’équipe et du club. Il faudra être fort mentalement. »
Capitaine du jour en l’absence d’Ibrahim Amadou, Yassine Benzia a tenté de positiver tant bien que mal malgré cette position de relégable. « On reste à égalité avec le 18e (Troyes qui se déplace à Saint-Etienne dimanche, N.D.L.R.), on ne veut rien lâcher tant que mathématiquement on peut, on va y croire. Il reste quatre batailles. » Il est temps. Avec la victoire de Toulouse contre Angers (2-0), le Losc pointe désormais à quatre points de la 17e place et du maintien.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’OM a surclassé le Losc (5-1) dans ce match de la 34e journée de Ligue 1 et revient à hauteur de Lyon à la 3e place.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).
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Ligue 1 : Lyon talonne Monaco, Nantes et Rennes au coude-à-coude

L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).



Le Monde
 |    21.04.2018 à 03h06
   





                        



   


Lyon a mis la pression à la fois sur Marseille pour la troisième place et sur Monaco pour la deuxième en s’imposant sur le terrain de Dijon (5-2), vendredi 20 avril, lors de la 34e journée de Ligue 1. L’OL reste sur six victoires de suite et égale son record de buts inscrits sur une saison datant de 2016-2017 (77). Il possède trois points d’avance avec une meilleure différence (+39 contre + 27) sur l’OM qui joue samedi contre Lille. Les Lyonnais, qui ont réussi à marquer cinq buts à l’extérieur pour la cinquième fois cette saison, sont aussi revenus à une longueur des Monégasques, sur lesquels la différence est un peu meilleure (+2), et qui se déplacent à Guingamp samedi.

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Pourtant, les Rhodaniens, toujours en 4-4-2 avec le retour de Nabil Fekir comme titulaire au poste de meneur de jeu, n’ont pas livré une grande performance, notamment sur le plan défensif face à une valeureuse formation dijonnaise et ce, jusqu’au but libérateur de Bertrand Traoré, servi par Maxwel Cornet (4-2, 77e). Ce dernier ajoutait même un cinquième but pour Lyon en fin de partie après une action menée par Aouar et Traoré (5-2, 83e) qui donne une allure très flatteuse à la victoire de l’OL.
Les Lyonnais sont retombés dans leurs travers, manque de concentration et de rigueur, d’impact dans les duels, qui leur ont fait perdre seize points cette saison contre des équipes de la seconde moitié du classement telles Dijon (12e, 42 points) qui avait d’ailleurs obtenu le résultat nul à l’aller (3-3). Cela a failli encore leur coûter cher cette fois-ci.
Nantes et Rennes inséparables

   


Nantes et Rennes n’ont pu se départager vendredi (1-1) au terme d’un match tendu où l’expulsion de Sala au tout début de la seconde période aura certainement été un tournant. Rennes reste 5e avec 48 points, mais menacé par Nice (6e, 47) et Montpellier (7e, 46) qui s’affrontent dimanche, et même par Saint-Étienne (9e, 46) qui reçoit Troyes le même jour.
Nantes est lui intercalé à la 8e place avec 46 unités, mais les Girondins de Bordeaux, 10e avec 43 points, rejoindraient les hommes de Claudio Ranieri s’ils réussissaient l’exploit de battre le PSG.

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« Ce n’est pas un derby qui restera dans les annales », a déploré l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi après le match. Ni par son contenu, ni par ses conséquences quasi-inexistantes dans la course à l’Europe. Un derby qui ne laissera que des frustrés.
Nantes reverra avec incrédulité cette 64e minute où Jules Iloki, Prejuce Nakoulma et Abdoulaye Touré ont tour à tour raté le but du break. Pour Rennes, la tête de Diafra Sakho a frôlé la transversale. Celle, quelques secondes plus tard, de Wahbi Khazri, a miraculeusement été détournée sur le poteau par Ciprian Tatarusanu, encore bien présent sur une tête de Joris Gnagnon, le tout dans les cinq dernières minutes.
Les Canaris pourront aussi se mordre les doigts de cet excès d’engagement d’Emiliano Sala, averti en première période pour un coup de coude et expulsé dès la 46e pour une intervention maladroite sur James Léa-Siliki. « Je pense que l’arbitre a été un peu sévère avec nous. En France, les joueurs font toujours ça, à chaque tacle : ils font “aaaaah” comme s’ils allaient mourir et l’arbitre donne le carton jaune », s’est plaint le coach des Canaris, Claudio Ranieri.

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Dans un match tendu, disputé par une chaleur inhabituelle pour un soir de fin avril, ce jeu en infériorité numérique a sans doute coûté cher aux Nantais, permettant aux Rennais de rester invaincus à la Beaujoire depuis janvier 2005.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le club valide le titre de champion de Ligue 2. La fête a cependant été gâchée par la grave blessure de deux supporters tombés des tribunes en voulant aller sur la pelouse.
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Football : Reims valide son retour en Ligue 1 en battant l’AC Ajaccio (1-0)

Le club valide le titre de champion de Ligue 2. La fête a cependant été gâchée par la grave blessure de deux supporters tombés des tribunes en voulant aller sur la pelouse.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 02h35
   





                        



   


Leader depuis mi-septembre, Reims retrouve l’élite en Ligue 1 grâce à sa victoire, vendredi 20 avril au soir, face à l’AC Ajaccio (1-0), alors qu’il s’était donné trois ans pour atteindre cet objectif. Le club champenois a survolé la saison de Ligue 2 : vainqueur de son match inaugural à Nîmes (1-0), il s’est définitivement installé en tête du championnat dès la 8e journée, pour ne jamais lâcher les commandes. Ce n’est que son deuxième titre de champion de L2, après celui de 1966.
Les Rémois, longtemps stériles face à la défense compacte des visiteurs, ont triomphé sur un but de Grejohn Kyei, 22 ans, à la 76e minute. Ils totalisent 78 points, soit 13 d’avance sur le deuxième, Nîmes, et 15 sur le troisième, l’AC Ajaccio, qui n’ont plus que quatre journées à disputer (et 12 points au maximum à marquer).
Alors qu’on pensait que la fête allait être reportée, il aura fallu attendre le dernier quart d’heure de la rencontre pour voir le stade Auguste-Delaune rugir de plaisir. Tout juste entré en jeu, Kyei a libéré ses coéquipiers suite à une action collective : servi en retrait par Chavarria, Da Cruz a frappé fort devant le but et l’attaquant des Bleuets a coupé la trajectoire. Leca, qui a touché le ballon, n’a pas pu empêcher le ballon de franchir la ligne (1-0). Cela suffisait largement au bonheur des Marnais et de tout un stade, qui pouvait alors scander comme un seul homme : « On est en Ligue 1, on est en Ligue 1 ! ».
Une profusion de joie qui fait deux blessés
Une certitude, l’AC Ajaccio n’était pas venue jusqu’à Reims pour jouer un match d’attente. Dans un stade Auguste-Delaune où régnait l’ambiance des grands soirs, les deux formations ont attaqué la rencontre pied au plancher.
Siebatcheu, bien lancé par Métanire dans la profondeur, tombait sur Leca (10e). La première période, rythmée, voyait les Ajacciens jouer sans complexe et poser des problèmes aux hommes de David Guion, mais sans parvenir à trouver l’ouverture.
À la pause (0-0), l’entraîneur rémois opérait un ajustement en sortant Ndom et en faisant rentrer Diego. Puis un nouveau choix de coaching allait faire la différence en faveur du Stade de Reims, le but de la victoire et de la montée étant signé Kyei. Malgré cette courte défaite, les Corses ont montré qu’il faudrait compter avec eux jusqu’au terme de la saison, pour la course à la montée. Le Stade de Reims, qui y était déjà virtuellement depuis plusieurs semaines, peut se préparer à reprendre l’ascenseur.
La plupart des 15 945 spectateurs du stade Auguste-Delaune est alors descendue sur la pelouse pour communier avec ses héros du soir. Deux personnes se sont gravement blessées en tombant des tribunes, selon les sapeurs-pompiers qui leur ont apporté les premiers soins avant de les transporter au CHU de Reims.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Si l’entraîneur alsacien était très respecté, la colère s’intensifiait dans les tribunes face au manque de résultats du club anglais.
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Football : après le départ d’Arsène Wenger, le soulagement des supporteurs d’Arsenal

Si l’entraîneur alsacien était très respecté, la colère s’intensifiait dans les tribunes face au manque de résultats du club anglais.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h38
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


« On est venus pour célébrer ! » La réponse d’Oliver Charlton fuse, sans appel. Supporteur d’Arsenal de père en fils, le jeune homme de 21 ans ne cache pas son bonheur de voir Arsène Wenger enfin quitter le club. En ce vendredi 20 avril ensoleillé, il est venu devant le stade Emirates, avec son maillot de l’équipe sur le dos, pour fêter ce départ. « J’ai vraiment cru qu’il ne partirait jamais », renchérit son ami Harry Burden.
Après l’annonce de la démission de l’entraîneur français, les hommages des professionnels du football se sont enchaînés, à commencer par celui de son ancien rival, le mythique entraîneur de Manchester united Alex Ferguson ; ce dernier a estimé que Wenger était « l’un des plus grands de la Premier League [le championnat élite de football anglais] ».
Mais autour du stade du club, situé dans le Nord de Londres, le soulagement dominait. Si les supporteurs saluent, bien entendu, la première décennie d’Arsène Wenger – le manager collectionnait alors les trophées –, les dernières saisons ont été trop difficiles et trop acrimonieuses pour que ce sentiment s’efface d’un coup.
Unis contre leur ancien héros
« Cette saison, l’atmosphère dans le stade était horrible, personne ne quittait le lieu avec le sourire », raconte Harry Burden. Depuis quelques mois, les Gunners (surnom de l’équipe d’Arsenal et donc de ses fans) boudaient les matchs et les tribunes de l’Emirates se vidaient. A chaque rencontre, les supporteurs appelaient au départ du technicien alsacien, désormais quasiment tous unis contre leur ancien héros.
« Le même problème revenait, saison après saison, commente Mo Rizwan, 35 ans, qui préférait ne plus aller au stade, faute d’espoir. A chaque fois, on s’enfonce un peu plus dans le classement. On devrait être une équipe qui se bat pour le titre, on a les moyens pour ça, mais on n’y arrive pas. »
Arsenal est actuellement sixième de la Premier League. La saison passée, l’équipe a fini en cinquième position, ne se qualifiant pas pour la Ligue des champions pour la première fois en deux décennies. Pire encore, pour ses supporteurs, l’équipe voisine, Tottenham Hotspur, éternelle grande rivale, leur est passée devant lors des deux derniers championnats.
Même ceux qui ont de la mémoire estiment qu’Arsène Wenger avait fait son temps. Au Drayton Park, un pub situé juste en face du stade, Cliff sirote sa pinte de bière. Chez lui, il a conservé les enregistrements de tous les matchs de l’incroyable saison des « Invincibles », quand Arsenal a remporté la Premier League en 2003-2004 sans perdre une seule rencontre : « De temps en temps, je les regarde encore. Cette équipe a joué le meilleur football de toute l’histoire de la Premier League. » Mais l’artiste qui était alors à la manœuvre, Arsène Wenger, n’arrive plus à suivre. « En arrivant, il a tout changé : la façon de jouer, l’alimentation des joueurs, ce qu’ils boivent… C’était révolutionnaire. Mais il n’a pas su s’adapter ces dernières années, face à un football qui a évolué. Aujourd’hui, on n’a plus que des joueurs médiocres. »
Un bilan spectaculaire
Bien sûr, tous les supporteurs veulent maintenant un départ honorable pour Arsène Wenger. Avec trois titres de champions d’Angleterre et sept coupes d’Angleterre en vingt-deux ans, la construction d’un nouveau stade et une équipe dont la solidité financière ne dépend pas du bon vouloir d’un milliardaire, l’Alsacien possède un bilan spectaculaire.
Beaucoup souhaitent qu’une statue lui soit construite, pour accompagner notamment celles de Thierry Henry et de Dennis Bergkamp, deux des meilleurs joueurs qu’il a dirigés. Mais cela fait déjà quelques années que les Gunners voulaient ranger leur entraîneur dans les cartons de l’histoire et passer à autre chose.
« Cela fait dix ans qu’il aurait dû partir », s’agace Runc Bergseth, un Norvégien qui a fait le déplacement à Londres pour le match de ce dimanche contre West Ham.
Pour oublier le goût amer de ces dernières années, les supporteurs rêvent maintenant d’un départ en fanfare. Jeudi 26 avril, Arsenal reçoit l’Atletico de Madrid en demi-finales de la Ligue Europa. Une victoire, et l’équipe aurait un pied en finale – à Lyon le 16 mai. La saison anglaise serait alors finie et ce serait le tout dernier match d’Arsène Wenger. Pour une fin en forme d’apothéose ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ D’abord bâtie sur une forte ossature britannique, l’équipe des Gunners a construit ses succès avec un effectif international. Avant d’être battue par plus riche qu’elle.
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D’« Arsène who ? » à « Wenger out », les quatre moments de l’ère Wenger à Arsenal

D’abord bâtie sur une forte ossature britannique, l’équipe des Gunners a construit ses succès avec un effectif international. Avant d’être battue par plus riche qu’elle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h57
   





                        


1996-1999 : la transformation à petites touches

   


« Il n’a aucune expérience du football anglais, il vient du Japon » : le tacle, les deux pieds décollés du sol, vient d’Alex Ferguson, pas encore « sir », déjà brut de décoffrage. Il résume l’opinion générale en Angleterre lorsqu’Arsenal annonce l’arrivée d’un inconnu nommé Arsène Wenger. « Arsène who ? », demande l’Evening Standard, rapidement copié par le reste de la presse londonienne. Les lunettes rondes et le costume mal taillé – nous sommes dans les années 1990 – n’aident pas et, pourtant, Arsène Wenger, moqué par le vestiaire d’Arsenal, ramène vite les joueurs à ses opinions. En matière de jeu comme de diététique.
Wenger conserve le « back four » 100 % britannique qui fait la force d’Arsenal, mais bannit la culture de la bière, les écarts caloriques et les relances loin devant. Il finit troisième dès la première année. Un tour de force, tant l’équipe a peu changé. Patrick Vieira, jeune milieu de terrain arrivé à l’intersaison, et Dennis Bergkamp, déjà au club, sont les seuls étrangers titulaires. L’année suivante, avec une équipe plus à son image – Emmanuel Petit, Marc Overmars, Nicolas Anelka –, Wenger réussit le doublé Coupe-championnat.
1999-2004 : les « Invincibles » d’outre-Manche

   


Arsenal prend une teinte franchement internationale et particulièrement française, avec le renfort de Thierry Henry. Pas une semaine sans que Téléfoot ne mette les pieds à Highbury, où brillent aussi Vieira, Petit, Gilles Grimandi puis Robert Pirès et Sylvain Wiltord. Nouveau doublé national en 2002. Outre Sol Campbell en patron de la défense, Ljungberg, Bergkamp et Nwanko Kanu apportent aussi leur écot à une succession de campagnes réussies, qui culminera en 2003-2004 avec la saison des « Invincibles », jamais battus en Premier League toute la saison.
Mais les difficultés européennes sont déjà là : une défaite inattendue en finale de la Coupe de l’UEFA en 2000, contre Galatasaray, et aucune présence dans le dernier carré de la Ligue des champions.
2005-2012 : à la diète

   


Lorsque Arsenal remporte la Coupe d’Angleterre contre Manchester United en 2005, peu imagine que les Gunners ne lèveront plus de trophée pendant neuf ans. Et pourtant : Arsenal est en fin de cycle et la finale perdue au Stade de France contre le FC Barcelone, en 2006, n’est qu’une illusion. Pour la première fois cette saison-là, Arsène Wenger ne finit pas dans les deux premiers du championnat.
Thierry Henry quitte le club l’année suivante – comme le vice-président David Dein, allié de Wenger à la direction – et Arsenal n’a plus les moyens de lutter pour acheter les meilleurs attaquants du monde : les finances du club sont grevées par la construction de l’Emirates Stadium, qui sort de terre en 2006 pour remplacer Highbury. Wenger s’en remet à de jeunes joueurs (Fabregas, Van Persie) et tente de faire des coups sur le marché des transferts, certains réussis (Nasri, Adebayor), d’autres ratés (Arshavine, Chamakh).
Lassées de ne pas gagner, ses vedettes quittent généralement le navire pour la concurrence, qui les paye d’autant mieux que l’argent russe et émirati a inondé Chelsea et Manchester City. Wenger, lui, s’émeut régulièrement des montants investis par ses adversaires pour recruter.
2013-2018 : le dernier baroud

   


C’est l’heure des premiers doutes dans les tribunes d’Arsenal, où la statue du commandeur ne semble plus indéboulonnable. Wenger perd certaines de ses prérogatives au sein du club, au moment où il a à nouveau les coudées franches financièrement pour recruter. Il mise gros sur des joueurs offensifs comme Mesut Özil ou Alexis Sanchez, sans jamais se résoudre à recruter une mégastar qui mettrait l’équilibre de l’équipe en péril.
Le jeu, pourtant, n’est plus si flamboyant. Quelques défaites humiliantes, dont un 6-0 à Chelsea pour son 1 000e match à Arsenal, déstabilisent l’Alsacien. Il se console dans les Coupes nationales et avec une qualification chaque année en Ligue des champions, qui garantit son maintien en poste, mais l’écart avec le haut niveau européen est chaque année plus flagrant encore, jusqu’à une claque 10-2 en match aller-retour face au Bayern Munich, l’an dernier, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Paradoxalement, Wenger pourrait finir sa carrière à Arsenal sur un premier titre européen au terme de la plus laborieuse de ses 22 saisons : il affrontera l’Atletico Madrid en demi-finales de la Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.
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Emmanuel Petit : « Arsène Wenger a révolutionné le football anglais »

L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 18h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Ancien milieu d’Arsenal (1997-2000), Emmanuel Petit a connu les premières heures de gloire de l’ère Arsène Wenger à Arsenal. L’ex-international français a notamment remporté le fameux doublé (championnat et Coupe d’Angleterre) de 1998 avec son compatriote, nommé sur le banc des Gunners deux ans plus tôt. Consultant RMC et SFR Sport, le champion du monde 1998 réagit pour Le Monde à l’annonce du départ, à la fin de la saison, d’Arsène Wenger d’Arsenal après un règne inédit de vingt-deux ans (1996-2018).

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Que retiendra-t-on du règne de vingt-deux années d’Arsène Wenger à Arsenal ?
Pour moi, il n’y a qu’une seule comparaison possible : Arsène est à l’image d’Alex Ferguson [manageur historique de Manchester United pendant vingt-sept ans, de 1986 à 2013] même si ses titres sont moins ronflants [trois titres de Premier League] que ceux de son ex-confrère [13 titres de Premier League, deux Ligues des champions]. Comme Ferguson, il a révolutionné le foot anglais et la Premier League. Il a été un précurseur et a ouvert la porte du championnat anglais aux manageurs étrangers et aux joueurs français. On a vu avec Arsène un exode massif de footballeurs venus de l’Hexagone.

   


Etait-il davantage un bâtisseur qu’un entraîneur ?
Arsène Wenger, c’est une marque reconnue. En dehors de la construction de l’Emirates Stadium [inauguré en 2006] et du centre d’entraînement d’Arsenal, il s’est distingué par ses diplômes d’économiste. C’est un formidable gestionnaire sur le terrain et aussi en coulisses. Il a su vendre des joueurs.

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Comment expliquez-vous sa longévité à Arsenal ?
Il a réussi à construire des fondations solides. Il a eu ensuite le luxe de disposer d’un crédit pour mettre en place ses idées qui s’inscrivent dans le temps long, dans un environnement où tout va très vite. Loin de l’impératif des résultats à court terme, il a amené sa patte sur plusieurs années. Il a aussi eu une relation très amicale avec David Dein, le patron du club [vice-président de 1983 à 2007]. J’ai connu « l’Arsène who ? » [question posée à ses débuts par la presse anglaise] et l’incrédulité des gens. Mais après le doublé championnat-Coupe de 1998, il a entretenu une relation très forte avec les actionnaires. Ce fut une véritable histoire d’amour entre le club et lui.
« Lui qui était très “old school” n’avait pas les mêmes codes et valeurs que la nouvelle génération »Sur les deux, trois dernières années, il a été fatigué mentalement par les critiques accumulées. Il était cerné de toutes parts. Cela a eu un impact sur l’homme, sa relation avec les joueurs. A mon sens, son dilemme était de pouvoir s’adapter aux codes de la nouvelle génération après avoir partagé ceux des joueurs avec lesquels il a gagné des titres. Lui qui était très « old school » n’avait pas les mêmes codes et valeurs que ceux de la nouvelle génération.
Certes, il n’a remporté que trois Coupes d’Angleterre ces dernières années (2014, 2015, 2017). Mais pour juger son bilan avec honnêteté, il faut le regarder du début à la fin, sur et en dehors du terrain. C’est un manageur intègre, qui a laissé une trace par sa relation avec les joueurs et les salariés du club. A Arsenal, il était respecté, aimé en tant qu’homme.
Comment voyez-vous son avenir ?
Il a un jour dit, lors d’un entretien, qu’il aurait le sentiment de mourir s’il prenait sa retraite. Quand je vois maintenant Ferguson en tribunes, cela paraît très bizarre. Alors pour Arsène… Je ne sais pas quelles seront ses intentions. J’espère qu’il va rester au contact du foot.
Cela me paraît impossible qu’il entraîne un autre club anglais, mais il peut devenir, pourquoi pas, patron d’une sélection nationale. Ce serait dommage de se passer de son expérience, sa vision, sa droiture, son professionnalisme, son intelligence. Il pourrait rendre des services à la gouvernance du football, surtout par les temps qui courent. Par sa probité, il a su gagner le respect unanime du monde du foot. Ce serait un énorme gâchis qu’il ne reste pas au contact du foot.

Nicolas Anelka, ex-attaquant d’Arsenal (1997-1999) : « C’est un grand monsieur »
« C’est un grand monsieur. Il a révolutionné le foot anglais et Arsenal. J’ai appris la nouvelle avec une grande tristesse par quelqu’un dans la rue. Cela fait mal. C’est une grande surprise. Arsène Wenger est un homme extraordinaire qui a fait beaucoup pour le club. Même s’il a été très décrié, je pense que les supporteurs, ceux qui l’accablent actuellement, regretteront leurs critiques. La nouvelle génération de supporteurs n’a pas vécu les titres d’Arsenal. Arsène Wenger m’a fait confiance, il venait alors du Japon et m’a donné un statut différent. Je ne l’oublierai jamais. 
C’était quelqu’un de très intelligent, qui a compris le foot moderne. Il n’avait pas besoin de faire d’énormes dépenses pour gagner des titres. Il a formé, sorti de grands joueurs. Il était très bon avec les jeunes. Il a construit le club sans faire des achats aussi importants que ceux de ses concurrents. Il s’est qualifié pendant dix-huit ans pour la Ligue des champions : c’est qu’il a été bon dans sa méthode. Arsenal a été le seul club qui gagnait de l’argent et c’est compliqué dans le football moderne. Le club n’était jamais en déficit. Il fait partie des entraîneurs qui m’ont marqué.
J’aurais aimé qu’il gagne le titre en Premier League avant de partir… Afin que les supporteurs le respectent. A la fin, il n’a pas eu droit au respect qu’il méritait. Mais cela fait partie du foot moderne. Il a fait vingt ans dans un club : cela ne sert à rien de parler. Qui l’a fait à part Ferguson ? Je ne sais pas ce qu’il fera à l’avenir, quelle est sa décision. Il maîtrise toujours aussi bien le football. Mais, à la fin, il méritait autre chose. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ En plus de vingt ans de règne, l’entraîneur français a eu de grands joueurs sous ses ordres à Arsenal. Voici ce qui pourrait être son équipe idéale.
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Football : le onze type de l’ère Wenger

En plus de vingt ans de règne, l’entraîneur français a eu de grands joueurs sous ses ordres à Arsenal. Voici ce qui pourrait être son équipe idéale.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h30
    |

            Anthony Hernandez








                        


La longue histoire d’amour, riche et tumultueuse, entre Arsenal et Arsène Wenger prendra fin dans un mois. L’occasion de revenir sur les grands joueurs que le manageur français a entraînés au sein des Gunners, avec lesquels il a notamment remporté trois titres de champion et sept coupes d’Angleterre.

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Le Monde propose son onze type de l’ère Wenger, un 4-3-3 forcément subjectif.
Gardien de but : David Seaman (564 matchs avec Arsenal)

   


Déjà installé depuis six ans dans les cages londoniennes lorsque Wenger arrive, le célèbre gardien au catogan et à la moustache, en avance sur son temps, a été l’un des piliers des succès de l’Alsacien. Il a joué 253 matchs sous ses ordres et remporté deux titres de champions et trois coupes. Portier au style typiquement british, Seaman a également disputé une finale de coupe de l’UEFA perdue en 2000 face à Galatasaray.
Latéral droit : Lee Dixon (616 matchs)

   


Autre grognard des Gunners, Dixon évoluait depuis 1987 à Arsenal, du temps où l’équipe était surnommée « Boring Arsenal ». A son arrivée, Wenger s’est appuyé sur ce latéral infatigable et à l’état d’esprit irréprochable (233 matchs). Pas de quoi développer un amour fou du côté du défenseur anglais, qui s’est payé son ancien coach dans la presse en mars : « Si Ashley Cole est devenu l’un des meilleurs arrière gauche au monde, le mérite revient entièrement à Tony Adams qui s’est comporté comme un entraîneur pour lui. »
Latéral gauche : Ashley Cole (228 matchs)

   


Ashley Cole, justement, est sans conteste le meilleur latéral gauche ayant joué sous les ordres du technicien français. Cole a arpenté inlassablement son couloir gauche, prototype du latéral moderne, rapide et ultra-offensif. Finaliste malheureux de la Ligue des champions en 2006 avec le club de ses débuts, il remportera la prestigieuse compétition en 2012 avec… Chelsea, rival qu’il avait rejoint six ans plus tôt.
Défenseur central : Sol Campbell (211 matchs)

Son arrivée en 2001 en provenance de Tottenham, considéré comme le rival historique d’Arsenal, fait se lever une tempête. Il devient un traître aux yeux des Spurs, d’autant qu’il participe grandement aux belles années des Gunners. Il remporte deux titres de champion et une Cup. Il est même le buteur d’Arsenal lors de la finale perdue de Ligue des champions face à Barcelone en 2006.
Défenseur central : Martin Keown (444 matchs)

   


On aurait pu – dû ? – sélectionner l’emblématique Tony Adams pour épauler Sol Campbell mais on a choisi de mettre en valeur son fidèle partenaire, Martin Keown. Les deux hommes ont sans doute formé la meilleure charnière centrale de l’histoire d’Arsenal. Keown aura été un titulaire indiscutable, à l’exception de sa dernière saison en 2003-2004 où le jeune Kolo Touré le supplante. Mais il dispute quand même trois matchs et participe à la saison des records, celle où Arsenal demeure invaincue en Premier League. Il est le dernier joueur de l’ère George Graham, le prédécesseur de Wenger, à quitter le club.
Milieu de terrain : Patrick Vieira (406 matchs)

Patrick Vieira est l’une des premières recrues de Wenger à Arsenal. Il symbolise l’inflexion française que l’Alsacien a donnée à ce club du nord de Londres. Les recrues tricolores seront nombreuses, avec plus ou moins de réussite : de Guillaume Warmuz au dernier en date, Alexandre Lacazette. Vieira, parti trop jeune au Milan AC, s’impose immédiatement à Arsenal dont il est nommé capitaine. De 1996 à 2005, il est incontournable au milieu de terrain et ses duels avec l’Irlandais de Manchester United Roy Keane sont devenus mythiques. Il pourrait bien être le successeur de son mentor sur le banc d’Arsenal.
Milieu de terrain : Fredrik Ljungberg (318 matchs)

   


Le Suédois a évolué neuf ans à Arsenal. Très offensif, il a inscrit 72 buts durant sa carrière chez les Gunners. Lors de la saison du doublé championnat-Cup, en 2001-2002, Ljungberg est élu joueur de l’année en Premier League. A son départ en 2007, à l’âge de 30 ans, sa carrière déclinera avec des passages aux Etats-Unis (Seattle et Chicago), au Japon et même en Inde.
Milieu de terrain : Ray Parlour (464 matchs)

   


Le palmarès a fait pencher la balance au bénéfice de Ray Parlour, au détriment de Cesc Fabregas. Le premier, qui a disputé 327 rencontres avec Wenger, est un pur produit des Gunners. A l’inverse de l’Espagnol, formé au Barça et qui n’a gagné qu’une Cup avec les Gunners, ce milieu de terrain anglais a notamment participé aux titres de 1998, 2002 et 2004. Les supporteurs lensois se souviennent de son altercation avec Cyril Rool en Ligue des champions en 1998. Parlour avait été exclu.
Attaquant : Thierry Henry (370 matchs)

Plus qu’un autre, « Titi » a symbolisé l’Arsenal de Wenger. Pendant son passage chez les Gunners, il a battu tous les records. Devant Ian Wright et ses 185 buts (deux saisons avec Wenger), il est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club grâce à ses 228 buts. Il a été à quatre reprises meilleur buteur de Premier League. Un seul regret pour lui : comme d’autres joueurs emblématiques, Thierry Henry n’a jamais gagné la Ligue des champions avec Arsenal. Il a dû attendre son départ à Barcelone pour ajouter ce trophée à son palmarès.
Attaquant : Dennis Bergkamp (423 matchs)

Le génial attaquant néerlandais a débarqué dans la capitale anglaise un an avant la prise de pouvoir d’Arsène Wenger. Cela n’a pas empêché l’entraîneur français d’en faire l’un de ses hommes de base pendant dix saisons. Très élégant, capable d’inscrire des buts fantastiques, Bergkamp est peut-être le joueur le plus fin et le plus doué de l’histoire d’Arsenal.
Attaquant : Robert Pirès (370 matchs)

   


En six saisons à Arsenal, Pirès a marqué l’histoire du club. Sa barbichette, alliée à sa virtuosité, lui ont valu en Angleterre le surnom de « Mousquetaire ». En compagnie, de Vieira, d’Henry, mais aussi de son compère Sylvain Wiltord, il a grandement participé aux belles campagnes des années Wenger : deux titres de champion et deux coupes. Sa présence aux côtés des incontournables Thierry Henry et Dennis Bergkamp n’est donc pas usurpée, même si la lutte a été rude avec des joueurs comme Robin van Persie, Nwankwo Kanu ou Marc Overmars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Le Français, ancien joueur et ex-entraîneur de Monaco, aura passé vingt-deux saisons sur le banc des « Gunners ».
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Huit chiffres sur la fin de l’ère Arsène Wenger, entraîneur du club anglais Arsenal

EN UN GRAPHIQUE – Le Français, ancien joueur et ex-entraîneur de Monaco, aura passé vingt-deux saisons sur le banc des « Gunners ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h36
    |

            Alexandre Pouchard








                        


Premier entraîneur étranger du club londonien d’Arsenal, le Français Arsène Wenger aura marqué l’histoire des « Gunners », dont il a annoncé, vendredi 20 avril, son départ à la fin de la saison. Sa longévité détonne-t-elle outre-Manche ? Oui. Dans le championnat d’Angleterre, les entraîneurs changent très régulièrement — au bout de quatorze mois, en moyenne.

   



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          Football : Arsène Wenger dit au revoir à Arsenal






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Dimanche, les Franciliens affrontent à Bordeaux les Irlandais du Munster en demi-finales de Coupe d’Europe. Ils compteront sur un soutien tout relatif des tribunes.
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Racing 92 : grand club de rugby cherche public et ferveur

Dimanche, les Franciliens affrontent à Bordeaux les Irlandais du Munster en demi-finales de Coupe d’Europe. Ils compteront sur un soutien tout relatif des tribunes.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h22
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Jean-Pierre Chivrac lance le pari : « Si, un jour, j’arrive à lancer un clapping au stade, je descends les Champs-Elysées tout nu. » Mais le président de Génération Yves du Manoir, principal groupe de supporteurs du Racing 92, rassure très vite les pudibonds : « Cela n’arrivera jamais, je ne prends pas trop de risques ! » 
Après presque trente ans à pousser derrière son équipe, il s’est fait une raison : « On a un public de spectateurs, pas de supporteurs, déplore-t-il. On a quelques jeunes qui se démènent en tribune pour faire chanter les gens, mais ça ne prend pas. C’est comme ça ! »

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                Rugby : à Bordeaux, la « Red Army » du Munster comme à la maison



Dan Carter et ses coéquipiers auraient pourtant bien besoin d’un 16e homme pour défier le redoutable Munster à Bordeaux, dimanche 22 avril, en demi-finales de Coupe d’Europe. La « Red Army » (le surnom des supporteurs de la franchise irlandaise) risque de monter le volume sonore au stade Chaban-Delmas, avec ses deux mille soldats attendus. Côté Racing, on table aussi sur deux mille personnes. Encore faut-il arriver à destination. « J’espère que nos supporteurs ne seront pas trop impactés par la grève des trains, s’inquiète l’entraîneur, Laurent Travers. Les Irlandais ont, eux, la chance d’être bien desservis par l’avion. » Merci le low-cost aérien, autre grande spécialité irlandaise.
« Il faut arrêter de dire que nous n’avons pas de public ! Nos supporteurs sont de plus en plus en nombreux, et nous sommes fiers d’eux », Laurent Travers, entraîneur du Racing
Grève ou pas, le Racing 92 ne charrie pas une ferveur populaire comparable à celle de ses rivaux nationaux, comme Clermont, Toulon ou Toulouse. Quand on avance ce constat à Laurent Travers, une tempête sous un crâne chauve menace d’éclater. « Il faut arrêter de dire que nous n’avons pas de public ! Nos supporteurs sont de plus en plus en nombreux, et nous sommes fiers d’eux. Regardez plutôt les affluences de nos derniers matchs. Il y avait vingt mille personnes à l’Arena 92 face à Clermont. » Mais la communauté auvergnate d’Ile-de-France avait bien aidé à gonfler l’affluence ce soir-là.
A mi-chemin entre le stade et la salle de concert, l’Arena 92 est le grand projet de Jacky Lorenzetti. En 2006, le fondateur du groupe Foncia devient le président et mécène du Racing Club de France, bel endormi du rugby français, qui végète alors en deuxième division. Depuis, le club a été rebaptisé Racing 92 (pour souligner son attachement aux Hauts-de-Seine), a remporté un titre de champion de France en 2016 et déménagé du vétuste stade Yves-du-Manoir de Colombes pour l’Arena 92, où Beyoncé et Jay-Z roderont bientôt leur tournée mondiale, obligeant à délocaliser la réception d’Agen le 5 mai à… Vannes, en Bretagne.
Le club « mal aimé »
Une réussite incontestable sur le papier, en dépit de ce désagrément géographique. Mais pourquoi, malgré les résultats et les stars ramenées par Jacky Lorenzetti (Chabal, Steyn, Sexton, Carter), le Racing 92 reste-t-il cet objet froid, souvent caricaturé comme le grand méchant club professionnel ? Quand les champions de France 2016 promènent le bouclier de Brennus devant un petit millier de personnes dans les rues du Plessis-Robinson (commune où est implanté le centre d’entraînement du club), les réseaux sociaux ironisent sur cet AS Monaco du rugby.

Pour la Boucherie Ovalie, le site parodique qui moque les turpitudes du rugby français, le Racing est une source d’inspiration presque inépuisable. « Au départ, on n’avait rien contre, mais la personnalité de Lorenzetti a bien déteint sur le club, explique Ovale Masqué, l’un des rédacteurs du site. Il raconte dans ses interviews qu’il est surtout venu pour monter un projet immobilier autour de l’Arena 92. C’est son choix. Mais le club élitiste avec son grand gymnase à la Défense pour ramener un public VIP, les stands qui proposent de manger des pizzas à la truffe — je n’invente pas, ça existe —, ça ne correspond pas vraiment à l’esprit rugby, pour nous. »

Ça va on va pas s'offusquer pour la délocalisation du Racing à cause d'un concert.
— BoucherieOvalie (@Boucherie Ovalie)


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Il n’a pas encore prévu de le chanter, mais Jacky Lorenzetti assume parfaitement d’être le président d’un club « mal aimé », comme il le revendiquait, en 2014, juste avant une demi-finale de Top 14 contre Toulon. « Au Racing, on est pudiques et respectueux, et plutôt du genre laborieux », expliquait-il pour prendre le contre-pied de son homologue du RCT, le volubile Mourad Boudjellal. Dans les Hauts-de-Seine, l’époque n’est plus à la folie douce de la bande du show-biz des années 1980-1990, quand les Mesnel, Lafond, Blanc ou Guillard pouvaient porter le béret pendant un match contre Bayonne, oser le nœud papillon en finale du championnat en 1990 avec champagne à la mi-temps pour se désaltérer.
« Une histoire ne se décrète pas, elle se construit dans le temps », Thomas Lombard
Avant de rejoindre le Stade français, Thomas Lombard a fait ses classes chez cette bande de joyeux drilles. « Il n’y avait pas grand monde à Colombes pour nous voir jouer, se souvient-il. Son président a voulu tourner la page de l’époque du show-biz pour créer une nouvelle histoire, et c’est louable, poursuit l’ancien international, qui a terminé sa carrière au début de l’ère Lorenzetti. Une histoire ne se décrète pas, elle se construit dans le temps. Au niveau de la popularité, le club n’a pas fait la bascule après le titre de 2016. »
Quand Antoine Blondin défendait le Racing
Pour l’actuel consultant de Canal+, l’Arena 92 donne « déjà une attractivité nouvelle au club », mais une enceinte, aussi moderne et climatisée soit-elle, ne fait pas tout. « Il manque un marqueur pour mieux identifier le Racing. Quand vous parlez du Stade toulousain, vous pensez au beau jeu, Toulon ça sera la ferveur. Même le Stade français garde encore cette image du club avec les maillots roses, le calendrier. Si vous demandez aux gens pour le Racing, c’est plus compliqué. Déjà, ce n’est pas le club d’une ville, mais d’un département. »
Un premier trophée européen, le 12 mai à Bilbao (Espagne), aiderait à gagner davantage les cœurs. Mais avant, il s’agit déjà de se confronter au Munster. Et Laurent Travers compte bien sur le soutien des autres spectateurs. « Nous sommes le dernier club français encore qualifié, et j’ose espérer que les Français présents au stade seront derrière nous. » Jean-Pierre Chivrac, lui, en « doute un peu ». Il connaît la réputation de son équipe loin de l’Ile-de-France : « On a toujours eu cette image de club bourgeois. Il suffisait juste de dire “Racing Club de France” pour voir la réaction des mecs dans le Sud-Ouest. »
Et si tout le charme et l’identité du Racing se trouvaient là ? Le jeune Antoine Blondin écrivait, en 1936, du haut de ses 16 ans, ces quelques mots dans une lettre :
« Le Racing est en butte aux sarcasmes et l’animosité de la foule. C’est pourquoi je serai toujours un fidèle supporteur dans les mauvais comme dans les bons moments. »
Jacky Lorenzetti cite souvent les mots de l’écrivain. Mieux, il a même fait encadrer sa lettre dans l’un des salons du centre d’entraînement du Plessis-Robinson. Les tweets de Boucherie Ovalie attendront encore un peu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.
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Football : Wenger le bâtisseur quitte sa maison d’Arsenal

L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 20h48
    |

            Clément Guillou








                        



   


A l’humiliation d’un licenciement, Arsène Wenger, entraîneur légendaire et orgueilleux, a préféré un départ à la première personne :
« Après mûre réflexion et après des discussions avec le club, j’estime qu’il est temps pour moi de démissionner à la fin de la saison. Je suis reconnaissant d’avoir eu le privilège de servir le club durant tant d’années mémorables. J’ai dirigé le club avec un engagement et une intégrité absolus. »
Ainsi l’obstiné Arsène Wenger a-t-il mis un terme, sous pression de la direction d’Arsenal et à un an de la fin de son contrat, à son aventure hors norme à la tête du club anglais. Arrivé en parfait inconnu (« Arsène who ? », titrait le perfide Evening Standard au lendemain de sa nomination en septembre 1996), l’Alsacien au regard sévère aura passé vingt-deux saisons sur le banc du club londonien. Depuis la retraite de son meilleur ennemi, sir Alex Ferguson (Manchester United), en 2013, cette longévité en faisait un cas à part dans le football de haut niveau. En Angleterre, la durée de vie d’un manageur est de quatorze mois.

#MerciArsène https://t.co/bjP0wLMgee— Arsenal (@Arsenal FC)


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Ce dénouement était espéré par la majorité des supporteurs d’Arsenal, qui le préfèrent désormais en statue devant l’Emirates Stadium que sur le banc. Le slogan « Wenger out », affiché de toutes les manières possibles dans les tribunes et jusque dans le ciel londonien, tracté par un avion, divisait les fans jusqu’à la saison en cours. Au fil des défaites de 2018, les supporteurs se sont mis d’accord : la seule issue était une séparation. Dans quelques semaines, Arsenal ratera pour la deuxième année de suite la qualification en Ligue des champions. Les Gunners, sixièmes de Premier League, sont en route vers leur pire classement sous l’ère Wenger.
La Premier League lui doit tant
Le chiffre dit un peu de ce que l’Alsacien de 68 ans a apporté au club – une stabilité remarquable dans les hauteurs du football anglais –, mais il ne raconte pas tout : le jeu rapide et léché, qui n’existait pas en Angleterre avant lui, la saison d’invincibilité en 2003-2004 (série de 49 matchs sans défaite, le record tient toujours), l’ouverture sur le monde et le goût de la post-formation de jeunes joueurs. L’amour de la Premier League pour la France vient de lui, et les Bleus lui doivent Henry, Vieira, Wiltord, Pirès, Petit, Anelka, Gallas, Nasri ou Koscielny.
« Il était très élégant, et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. » David Dein, vice-président d’Arsenal, sur leur première rencontre.
Il avait beau être fils de bistrotiers, l’ascétisme de l’ancien joueur de Strasbourg collait mal avec l’image d’Arsenal, ses défenseurs britishs portés sur le houblon et son système de jeu consistant le plus souvent à balancer le ballon devant. David Dein, le vice-président d’Arsenal qui le recruta, avait observé lors de leur première rencontre dans une loge d’Highbury en 1989 : « Il était très élégant et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. (…) J’ai pensé que ce type avait la classe. Il est différent. Arsène parlait cinq langues, avait un diplôme d’économie, avait étudié la médecine et n’était clairement pas la caricature du joueur devenu entraîneur. »
Le coup de l’entraîneur polyglotte avait bien fait rire sir Alex Ferguson – « j’ai un joueur ivoirien de 15 ans qui parle aussi cinq langues » –, qui ne riait plus au bout de quelques mois, quand Wenger imposait déjà sa patte à Arsenal. L’intellectuel de Duttlenheim (Alsace) laissera dans l’armoire à trophées des Gunners trois titres de champion et sept Coupes d’Angleterre. C’est beaucoup moins que le prolétaire de Glasgow, mais au concours de celui ayant le plus contribué à faire de la Premier League le meilleur championnat du monde, Wenger sort vainqueur.
L’Europe s’est refusée à lui : rarement gâté par le tirage au sort dans les derniers tours de Ligue des champions, il s’est souvent arrêté en huitièmes de finale et n’a disputé qu’une fois le titre, battu (2-1) par le FC Barcelone de Ronaldinho au Stade de France en 2006. La Ligue Europa, dont Arsenal disputera les demi-finales face à l’Atlético Madrid le 26 avril et le 3 mai, peut encore lui offrir une sortie par le haut.
Insuffisant, estiment les supporteurs, qui commençaient à déserter l’Emirates Stadium ces dernières semaines – un fardeau financier qui aura fini de faire céder le propriétaire américain Stan Kroenke. Soutien indéfectible de Wenger malgré les pressions de la presse et des tribunes, celui-ci a rendu hommage au technicien français vendredi :
« C’est l’un des jours les plus douloureux de toutes nos années passées dans le monde du sport. L’une des raisons principales pour lesquelles nous avons investi dans Arsenal était l’apport d’Arsène dans ce club, sur le terrain et en dehors. (…) La classe d’Arsène est inégalée et nous lui sommes redevables à tout jamais. (…) Il a transformé l’identité de notre jeu et du football anglais par sa vision du jeu. »

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Précurseur
De fait, arrivé du Japon sous les regards moqueurs, le Français à la dégaine de prof d’histoire se révéla précurseur : premier entraîneur non britannique sacré champion d’Angleterre, dès son deuxième exercice (1998), premier entraîneur à aligner en Premier League une équipe sans joueurs anglais – remplaçants compris.
« Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. »
Le succès de sa première décennie au club n’a rien fait pour éroder sa confiance en lui. Arsène knows best (Arsène sait), disait-on dans les cercles des supporteurs d’Arsenal, et c’était pour une fois au premier degré. L’intéressé semblait parfois évoluer hors sol, rétif à toute remise en cause personnelle et semblant croire que son talent lui permettrait de surmonter le décalage financier avec ses adversaires. C’est parce que sa relation avec le club était fusionnelle, au point que les rouge et blanc soient rebaptisés « Arsènal ».
Toujours un œil sur les finances de son club et sur l’évolution du football mondial, Wenger déplorait l’inflation du coût des transferts et le recours permanent au mercato comme moyen de faire progresser une équipe. Il avait, jusqu’à peu, gardé comme credo de ne pas payer un joueur au-delà d’un certain montant hebdomadaire ; il pensait que ses vedettes – Nasri, Fabregas – n’oseraient pas le quitter. Désireuses de gagner plus de livres et de trophées, elles partaient évidemment.
Lui-même avait cédé à la folle course aux dépenses, ces dernières années, mais avec l’Alsacien, les finances de l’actionnaire étaient sous bonne garde : sans dépenses somptuaires, Wenger garantissait chaque saison (jusqu’en 2017) une qualification pour la lucrative Ligue des champions et il avait accompagné, après la fermeture d’Highbury, le défi de la construction du nouveau stade avec les économies du club.
C’est cette contrainte économique, dès 2006, qui avait signé le basculement de la carrière du Français à Arsenal. Lui se satisfaisait de faire les meilleurs résultats possibles dans un cadre financier contraint, les supporteurs ne voulaient plus retourner aux saucisses après avoir mangé tant de caviar, pour reprendre sa métaphore culinaire. Dans quelques semaines, sauf victoire en Ligue Europa, Arsenal ratera pour la deuxieme année de suite la qualification en Ligue des champions.
Stan Kroenke lui offrait l’un des meilleurs salaires de Premier League pour un entraîneur et Wenger, sollicité par exemple par le Paris-Saint-Germain version qatarie, n’avait jamais poussé bien loin les négociations pour un départ. Il envisageait de finir sa carrière dans le club du nord de Londres. Dans son communiqué de départ, il n’évoque pas la suite.
Régulièrement poussé à la retraite par la presse anglaise, Wenger avait eu l’occasion d’affiner ses formules sur la question. En 2009 : « Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. Je sais que ça arrivera un jour. Mais vous ne pouvez vivre en vous disant que vous allez mourir. Vous vivez en sachant que vous voulez vivre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Menacé de relégation sportive et de sanction administrative, le club lillois, criblé de dettes, avait pourtant obtenu il y a dix mois le feu vert de la DNCG pour recruter.
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Le LOSC vers une « catastrophe industrielle »

Menacé de relégation sportive et de sanction administrative, le club lillois, criblé de dettes, avait pourtant obtenu il y a dix mois le feu vert de la DNCG pour recruter.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h09
    |

            Clément Martel et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le « gendarme financier » du football français a-t-il fait preuve de laxisme à l’égard du Lille olympique sporting club (LOSC) ? Dix mois seulement après que le club a été autorisé à recruter sans limite par la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), la situation sportive et financière du club nordiste fait craindre « la plus grande catastrophe industrielle du football français », selon les mots d’un dirigeant de Ligue 1 bien informé. Elle pose la question du bien-fondé de la décision, en juin 2017, de laisser le nouveau propriétaire du club, Gérard Lopez, acheter pour quelque 70 millions d’euros de joueurs – sans compter leurs salaires – grâce à des emprunts obtenus auprès d’Elliott Management, un fonds américain d’investissement spéculatif.

En janvier 2017, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois rachetait en grande pompe ce fleuron du football français par l’entremise de Victory Soccer, une holding britannique contrôlée par des sociétés offshore. Dans un premier temps, la DNCG n’avait pas validé le budget lillois pour la saison actuelle. Mais après avoir requis et obtenu des « des éléments complémentaires », le gendarme financier avait laissé les mains libres à l’ancien patron de l’écurie de formule 1 Lotus.
La DNCG « a laissé passer le dossier LOSC en juin 2017 sans demander toutes les garanties », en dépit d’un « certain nombre d’interrogations posées », déplore un influent président de club. Il met en cause la Ligue de football professionnel (LFP), laquelle « n’a pas les fesses propres dans cette affaire ». Selon lui, c’est « sur intervention de la LFP » que la DNCG a agi. Cette dernière est officiellement indépendante mais « hébergée » par la Ligue.
« Psychose »
Appâtée par le clinquant du projet lillois et l’aura du nom de Marcelo Bielsa, l’entraîneur star attaché au projet, la LFP n’aurait « pas demandé les garanties financières qu’elle a par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.
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Le supplice chinois du Milan AC

Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h08
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quel est le point commun entre le LOSC de Gérard Lopez et le Milan AC de l’homme d’affaires chinois Li Yonghong ? La réponse tient en sept lettres : Elliott, un fonds américain d’investissement spéculatif. A l’instar du dirigeant de Lille, le patron du groupe Rossoneri Sport Investment Lux a obtenu un prêt de 303 millions d’euros d’Elliott Management pour acheter la formation milanaise, en avril 2017, à Silvio Berlusconi, propriétaire du club depuis 1986. Grâce à son créancier, Li Yonghong a dépensé 740 millions pour prendre les rênes de l’institution lombarde, alors criblée de dettes (220 millions d’euros) et à bout de souffle sur le plan sportif.

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Mais Elliott Management, qualifié généralement de « fonds vautour » et plus connu pour posséder des dettes souveraines que pour ses investissements dans le sport, a prêté à un taux très élevé : 11 % pour le Milan AC. Et le fonds n’est pas connu pour laisser ses débiteurs tranquilles.
Depuis cette acquisition très médiatisée, le septuple vainqueur de la Ligue des champions tente de revenir sur le devant de la scène italienne. Les nouveaux propriétaires chinois se sont engagés à injecter 350 millions d’euros en trois ans, afin de « ramener le Milan tout en haut ». Plus de la moitié de la somme a déjà été investie sur le marché des transferts, mais le Milan AC stagne à la sixième place de la Serie A. A neuf points de son rival historique, l’Inter Milan, racheté en 2016 par un autre groupe chinois, Suning.
« Transactions douteuses »
Arrivé sur le banc en novembre 2017 en remplacement de Vincenzo Montella, l’entraîneur Gennaro Gattuso (ex-milieu du Milan AC de 1999 à 2012, sous contrat jusqu’en 2021) « a montré qu’il était capable de changer la situation », assure au Monde Marco Fassone, l’administrateur délégué et « patron exécutif » du Milan AC. Qualifié pour la finale de la Coupe d’Italie, le club s’accroche à cette dernière place qualificative pour la Ligue Europa, dont il a été éliminé en huitièmes de finale cette saison.
Davantage que ses performances sportives, le club rossonero se distingue actuellement par ses difficultés financières. Pour boucler les comptes de la fin de saison, Li Yonghong est en train de procéder à une augmentation progressive du capital de 37,4 millions d’euros. Quant à ses créanciers, les dirigeants d’Elliott, ceux-ci trépignent d’impatience : le propriétaire du Milan AC doit rembourser la somme due d’ici au mois d’octobre… sous peine de devoir donner les rênes au fonds américain.
« Le président est sur la bonne voie pour honorer tous ses engagements », assure Marco Fassone. Pourtant, la solvabilité de Li Yonghong est mise en cause.
Selon La Gazzetta dello Sport, la justice italienne a ouvert une enquête relative à la vente du Milan AC, à la suite de signalements de « transactions douteuses » faits par la Banque d’Italie à la police financière. La justice sportive se mêle aussi des finances du septuple champion d’Europe : l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA a engagé une procédure dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme en vertu duquel les équipes européennes ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent, sous peine de sanction.
Contactée par Le Monde, une source proche de l’enquête de l’ICFC émet des doutes sur la « solidité financière » du propriétaire du Milan AC et sur le montage de la vente réalisée grâce au prêt d’Elliott. « Je ne vois aucune raison justifiant un tel scepticisme, réplique M. Fassone. Autant que je sache, l’achat de notre société s’est fait dans la plus grande transparence, sous la supervision de conseillers juridiques et financiers internationaux. »
Le Milan AC est déjà assuré d’être sanctionné puisque l’ICFC a rejeté, en décembre 2017, la demande d’« accord volontaire » du club, qui souhaitait pouvoir sortir des clous du fair-play financier à condition de présenter un plan fiable de retour à l’équilibre dans les quatre ans.
« Nous allons revenir dans l’élite »
« Malheureusement, nous nous attendions à une telle résolution. L’UEFA avait demandé aux actionnaires des garanties bancaires si élevées qu’il était impossible de les obtenir, reconnaît Marco Fassone. Il aussi vrai que le Milan AC, au cours des trois années précédant notre gestion, n’a malheureusement pas respecté les règles du FPF [255 millions de pertes]. Par conséquent, l’ICFC devra juger quelles sanctions nous imposer. » 
Ces sanctions, déjà imposées par le passé à des clubs comme le Paris-Saint-Germain ou l’AS Monaco, peuvent aller d’une simple amende à l’exclusion des compétitions européennes. La rencontre, vendredi 20 avril, au siège de l’UEFA, entre Marco Fassone et les experts du fair-play financier devait être décisive : le directeur exécutif du club devait y présenter son plan de retour progressif à l’équilibre financier – qui pourrait passer par la vente de son gardien prodige, Gianluigi Donnarumma – et des garanties de la solidité financière du propriétaire chinois.
Le patron « exécutif » du club promet de respecter le FPF à l’avenir et table sur une participation en Ligue Europa, la saison prochaine, plutôt qu’en Ligue des champions. « Nous allons grandir et revenir dans l’élite du football international », jure toutefois le dirigeant milanais. Si tant est que le fonds Elliott lui en laisse le temps.



                            


                        

                        

