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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.
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Départ des militants d’extrême droite qui bloquaient le col de l’Echelle

Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 15h31
   





                        



   


Les derniers militants de Génération Identitaire (GI) qui bloquaient, depuis samedi, le col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, ont annoncé, dimanche 22 avril, qu’ils quittaient les lieux en début d’après-midi.
Romain Espino, un porte-parole de ce groupuscule d’extrême droite a précisé que « depuis son installation », le groupe n’a « pas été en contact avec des migrants ». Toutefois, se félicite-t-il, « la mission est une réussite, nous avons réussi à attirer l’attention médiatique et politique sur le col de l’Echelle ».

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Actions à venir
Les militants, approvisionnés « en eau et en nourriture » par « une quinzaine d’habitants de la vallée » n’entendent pas en rester là : « Nous avons prévu cet après-midi un survol avec un avion pour repérer là où il y a une activité de clandestins ou de passeurs », a déclaré M. Espino.
Ils prévoient également de « continuer à patrouiller » dans la semaine « autour du Briançonnais, sur les différentes routes connues pour être des passages de clandestins ».
Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Chaque avancée du droit des femmes a été suivie d’une offensive réactionnaire, démontrait en 1991 la féministe américaine Susan Faludi dans « Backlash ». Son essai est plus que jamais d’actualité.
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Après #metoo, gare au retour de bâton

Chaque avancée du droit des femmes a été suivie d’une offensive réactionnaire, démontrait en 1991 la féministe américaine Susan Faludi dans « Backlash ». Son essai est plus que jamais d’actualité.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 12h30
    |

                            Clémentine Gallot








                        



                                


                            
« Rien n’abîme davantage les pétales masculins que la plus légère ondée féministe » :à chaque progrès vers la justice sociale correspondrait une revanche, souvent brutale, des dominants, lit-on dans Backlash. La guerre froide contre les femmes. Cet essai reten­tissant de Susan Faludi, publié en 1991 et traduit en français en 1993 (éditions Des Femmes), interroge en effet une « excessive réactivité des hommes aux victoires les plus microscopiques des femmes ». Ses sept cents pages posent ainsi un regard rétrospectif sur les deux décennies précédant leur écriture, aussi riches en avancées pour les droits des femmes qu’en régressions. Car si les années 1970, aux Etats-Unis, ont vu fleurir des progrès sur les fronts de l’emploi féminin et du contrôle des naissances, les représailles ne se sont pas fait attendre : elles se sont traduites, dans les années 1980, par des mesures concrètes, comme le vote de réglementations draconiennes sur l’emploi des femmes ou l’interruption de la recherche sur la contraception.
Dans son ouvrage, l’ancienne journaliste du Wall Street Journal, récipiendaire du prix Pulitzer, compare le parcours des droits des femmes à une « valse-hésitation », tant ceux-ci sont constamment freinés par des mécanismes insidieux. Ainsi, détaille-t-elle, la société se servirait des avancées des femmes contre elles, en tenant le féminisme pour responsable de tous les maux. Il s’agit là d’un « prix énorme que la société leur fait payer pour leur avoir accordé quelques maigres faveurs ». En effet, durant les années 1980, des études scientifiques bâclées ou mal interprétées serviront de socle à la propagation de mythes pernicieux : fausses couches, enfants mort-nés ou prématurés, voilà ce qui attendrait les femmes actives, des « arrivistes » aux « ambitions égoïstes ». De plus, les femmes célibataires et émancipées seraient davantage sujettes à la maladie mentale et à l’infertilité. Autant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Epreuve douloureuse, la maladie peut devenir l’occasion de se reconvertir dans l’éducation thérapeutique. Des diplômes universitaires existent pour les patients et les soignants qui veulent se tourner vers ces nouveaux métiers.
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Faire de l’expérience de la maladie son métier

Epreuve douloureuse, la maladie peut devenir l’occasion de se reconvertir dans l’éducation thérapeutique. Des diplômes universitaires existent pour les patients et les soignants qui veulent se tourner vers ces nouveaux métiers.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 11h15
    |

            Martine Jacot








                        



                                


                            

Des cours peu ordinaires se déroulent au troisième étage d’un bâtiment de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, dans le cadre de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie (Sorbonne Université). Au programme de cette matinée de mars : « techniques de préservation de la fertilité après un cancer », « prise en charge de la douleur », « sexualité et cancer ».
Les 26 étudiants – jamais avares de questions, de remarques ou de plaisanteries devant les intervenants spécialisés – ne sont ni des internes ni des soignants, à l’exception d’un médecin : ce sont des patients, toujours en traitement ou en rémission d’un cancer. Leur âge varie entre la trentaine et la soixantaine. Venus d’horizons professionnels divers, ils se forment à l’écoute active, au partage de l’expérience de leur maladie et de leurs traitements, en vue d’agir en tant qu’intermédiaires entre le corps médical et les malades, notamment. Ils suivent le cursus d’un diplôme universitaire (DU) pour exercer, à temps plein ou partiel, de nouveaux métiers : « patient expert », « patient partenaire » ou « patient enseignant ».
Accompagner les salariés malades
Sandrine Doczekalski, 38 ans, était styliste chez Sonia Rykiel lorsqu’on lui a diagnostiqué un lymphome de Hodgkin, une forme de cancer du système lymphatique. « J’ai abandonné mon métier pour me soigner et parce que toutes mes priorités ont été remises en question », dit-elle. Elle s’est formée en sophrologie et entend aller plus loin dans l’aide aux autres. Carole David, 47 ans, guérie d’un cancer du sein, a repris son ancien travail chez Axa, mais voudrait créer, au sein de son entreprise, une unité pour accompagner les salariés souffrant d’un cancer ou d’une autre pathologie lourde. Naïma Françoise, 53 ans, doit suivre un traitement de chimiothérapie à vie. Juriste dans un cabinet de consultants, elle s’est arrêtée de travailler neuf mois. « Je veux faire quelque chose des épreuves que je continue de vivre, dit-elle....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’un des sites touristiques les plus fréquentés de France a été évacué, dimanche matin, en raison de la présence d’un individu suspect.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Le Mont-Saint-Michel rouvre, après avoir été évacué « par précaution »

L’un des sites touristiques les plus fréquentés de France a été évacué, dimanche matin, en raison de la présence d’un individu suspect.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 15h05
   





                        



   


Le Mont-Saint-Michel a réouvert ses portes au public, dimanche 22 avril à 14 heures, après avoir été évacué quelques heures dans la matinée de ses touristes et habitants en raison de la présence d’un individu suspect qui menaçait de s’en prendre aux forces de l’ordre. « Le site est dégagé de tout risque pour une réouverture », a déclaré Jean-Marc Sabathé, préfet de la Manche.

Fin de l'opération au #MontSaintMichel. Le site est dégagé de tout risque pour une ouverture sous 1 heure. https://t.co/eKAl64XsOG— Prefecture50 (@Préfet de la Manche)


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Plusieurs témoins avaient signalé cette personne alors qu’elle rentrait sur le site touristique, l’un des plus visités de France, a annoncé la gendarmerie.
Vers 7 h 45, sur une navette-bus menant au Mont-Saint-Michel, un guide touristique a prévenu la gendarmerie qu’un homme avait tenu, durant le transport, des propos menaçants et inquiétants envers les policiers et gendarmes. Cette personne a été suivie sur le site touristique grâce à la vidéosurveillance de la police municipale avant d’être perdue de vue, précise la source proche du dossier.
Le flux de touristes bloqué
Le flux de touristes entrant a été bloqué. Les piétons séjournant dans les hôtels ont été évacués dans le calme et sans incident. L’abbaye a été fermée par mesure de précaution. Un hélicoptère de la gendarmerie survole le site et la section de recherche de Caen a été saisie.
« Par souci de sécurité et pour lever le doute, puisqu’on ne connaît pas ses intentions, j’ai décidé, d’une part, de fermer l’abbaye par précaution (…) et de faire évacuer le Mont », a expliqué le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé. « Je fais ratisser maison par maison pour vérifier si cet individu n’est pas encore dans le Mont-Saint-Michel. Il est possible qu’il l’ait quitté dans le flot des touristes », a encore dit le préfet.
« Nous étions à l’hôtel et on nous a demandé d’évacuer le Mont-Saint-Michel », raconte à Franceinfo un jeune touriste, Arthur Le Rolland, présent sur place. « J’ai pu voir que les commerces étaient fermés, tout le monde évacue. Là, j’attends la navette pour retourner à la voiture et évacuer le Mont complètement. Les gens partent à pied depuis l’entrée principale. La plupart sont sur la passerelle en train d’évacuer. Les gens sont très calmes, car les forces de l’ordre le sont également », poursuit le touriste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les signataires de ce « manifeste contre le nouvel antisémitisme » en France, publié dimanche 22 avril dans « Le Parisien », évoquent notamment un « silence médiatique ».
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Antisémitisme : plus de 300 personnalités dénoncent « une épuration ethnique »

Les signataires de ce « manifeste contre le nouvel antisémitisme » en France, publié dimanche 22 avril dans « Le Parisien », évoquent notamment un « silence médiatique ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 22h26
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 06h41
   





                        



   


Plus de 300 personnalités ont signé un « manifeste contre le nouvel antisémitisme » en France, dénonçant un « silence médiatique » et une « épuration ethnique à bas bruit au pays d’Emile Zola et de Georges Clemenceau » dans certains quartiers, dans Le Parisien à paraître dimanche 22 avril.
« Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France », lit-on dans ce texte.
Il a été signé par des politiques de droite comme de gauche – l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, l’ex-premier ministre Manuel Valls, l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, le président des Républicains Laurent Wauquiez... –, et par des artistes (Gérard Depardieu, Charles Aznavour, Françoise Hardy...). Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Levy, Elisabeth Badinter et Luc Ferry sont aussi au nombre des signataires, tout comme des responsables religieux, dont des imams.
« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs par des islamistes radicaux », écrivent-ils, en référence à l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006, à la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, à l’attaque de l’Hyper Cacher en 2015, à la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, récemment, au meurtre d’une octogénaire dans la capitale, Mireille Knoll.
« Nouvel antisémitisme »
« Les Français juifs ont vingt-cinq fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans », lit-on dans ce manifeste.
« Dix pour cent des citoyens juifs d’Ile de France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. »

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                L’antisémitisme, une réalité difficile à mesurer précisément



Ciblant principalement ce « nouvel antisémitisme », les signataires demandent « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par [le concile] Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ». « Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie », écrivent-ils.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La veille, les députés ont voté le doublement de la durée de rétention à quatre-vingt-dix jours, vivement critiqué par la gauche.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Aide aux migrants : l’Assemblée assouplit les règles du « délit de solidarité »

La veille, les députés ont voté le doublement de la durée de rétention à quatre-vingt-dix jours, vivement critiqué par la gauche.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 20h07
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h24
   





                        



   


L’Assemblée a assoupli, dimanche 22 avril, à une très large majorité le « délit de solidarité » pour certaines personnes venant en aide aux migrants, un des points sensibles du projet de loi Collomb, y compris pour certains élus de la majorité.
Les exemptions au « délit de solidarité »
Au septième jour des débats sur le texte asile et immigration, les députés ont adopté par 133 voix contre 21 (et deux abstentions) un amendement du gouvernement, similaire à des amendement MoDem et La République en marche (LREM), qui prévoit des « exemptions » à ce délit. La grande majorité des groupes ont affiché leur soutien, à l’exception des Républicains (LR) et du Front national (FN).
Ce sera notamment « lorsque l’acte reproché a consisté à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux, destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger. »
L’exemption vise aussi « toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci, ou bien tout transport directement lié à l’une de ces exceptions, sauf si l’acte a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte ou a été accompli dans un but lucratif ».
Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a expliqué qu’il s’agissait de définir « plus strictement » ce délit, tout en sanctionnant toujours « toutes celles et tous ceux qui voudraient détourner la volonté de l’Etat de contrôler ses frontières ».
Le doublement de la durée de rétention à 90 jours
La veille, les députés ont donné leur feu vert à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, l’une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration qui vient d’être voté à l’Assemblée. Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des LREM, il a obtenu des suffrages UDI-Agir mais « sans gaieté de cœur ».
Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l’article s’est heurté à l’opposition de certains élus de la majorité. Neuf LREM ont voté contre : Delphine Bagarry, Jean-Michel Clément, Stella Dupont, Florence Granjus, Sonia Krimi, François Michel-Lambert, Sandrine Mörch, Nathalie Sarles, Martine Wonner. Cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre (Nadia Essayan), 11 abstentions. Les LR se sont majoritairement abstenus (24 abstentions et 3 contre), comme les FN.

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Le ministre a défendu un article « totalement fondamental », dépeignant la rétention comme « un ultime moyen » mais qui « reste nécessaire ». Il a notamment promis que les centres de rétention (CRA) seront aménagés pour que les conditions « puissent être effectivement acceptables », notamment pour les familles.
« Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l’autre comme curseur. »
Défendant « un point d’équilibre », la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a affirmé que la rétention « est un moyen pour faire respecter les mesures d’éloignement », soulignant notamment que le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire est de 15 %.

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La gauche est montée au créneau contre cet article qui « concentre les critiques, l’opposition, la réprobation d’un grand nombre d’associations » (Danièle Obono, LFI) et « vient considérablement durcir les conditions de rétention » (Elsa Faucillon, PCF).
« Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l’autre comme curseur », a dénoncé l’élue communiste, exprimant son « émotion » dans « ce moment grave ». Disant sa « tristesse », Marietta Karamanli (PS) a rappelé que la durée de rétention n’avait cessé d’augmenter (7 jours en 1981), ne voyant qu’une raison à cet « acharnement » : « faire sentir aux étrangers qu’ils sont à la merci de l’Etat ».
Tous les groupes de gauche et les radicaux non inscrits ont défendu vainement des amendements pour interdire le placement de mineurs en rétention, rejoints par le MoDem Erwan Balanant. « Des enfants derrière les grillages des CRA, moi, j’ai du mal à le supporter », a-t-il lancé. Ces amendements, auxquels des LREM et MoDem ont joint leurs suffrages, ont été rejetés par quelque 100 voix contre 20. D’autres amendements de gauche, notamment pour revenir à 45 jours, ont subi le même sort.

Asile : interminable guerre de tranchées à l’Assemblée
Pilonnage Les Républicains (LR) et Front national (FN), offensive à gauche sur la rétention : les débats sur le projet de loi asile et immigration ont tourné, samedi 21 avril, à la guerre de tranchées à l’Assemblée, avant un vote, au mieux dimanche soir, sur lequel la majorité espère limiter les suffrages de sa frange contestataire.
A la suspension à 1 h 30, les députés – toujours autour de 150 – avaient encore 375 amendements à étudier et finissaient une sixième soirée consécutive dans l’hémicycle et plus de 50 heures de débats. En cause, la très forte mobilisation des différentes oppositions, notamment des LR, mais aussi du FN, et de la gauche (« insoumis », communistes, socialistes), qui défendent, pied à pied, chacun de leurs amendements, sans rien lâcher. « Ce n’est pas de l’obstruction, nous faisons notre job », se défend le président du groupe LR, Christian Jacob.
Après avoir hésité à se lancer dans une nuit blanche samedi soir, qui risquait de mal se passer, vu la fatigue générale, les députés pourraient y avoir, cependant, droit dimanche soir. « On ira jusqu’au bout et on votera tôt ou tard », selon le chef de file La République en marche (LREM), Richard Ferrand, alors que les différentes oppositions ont demandé le report du vote au 9 mai après les vacances de Pâques. Certains dans la majorité ne cachaient pas leur exaspération, comme le député de Haute-Saône Christophe Lejeune, pour lequel « les LR n’ont comme seule stratégie que de faire durer les débats en posant la même question à plus de 200 reprises » sur un « plan caché » de régularisations du gouvernement.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Après la publication d’une lettre de détenus affirmant que Jaouad, 27 ans, avait été battu à mort par des surveillants, le ministère se réserve le droit de donner des suites.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La Chancellerie condamne les « allégations » sur la mort d’un détenu à Toulouse

Après la publication d’une lettre de détenus affirmant que Jaouad, 27 ans, avait été battu à mort par des surveillants, le ministère se réserve le droit de donner des suites.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 18h06
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Dans un communiqué publié samedi 21 avril, le ministère de la justice condamne « les allégations circulant sur les réseaux sociaux » après la mort le 14 avril de Jaouad, un détenu de 27 ans retrouvé pendu dans une cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Seysses, en banlieue toulousaine.
Selon la Chancellerie, aucun élément ne permet d’avancer que sa mort est due à des « violences volontaires » :
« Une enquête judiciaire est actuellement en cours. Aux termes des informations communiquées par le procureur de la République, rien ne permet d’alléguer que la mort de cette personne détenue puisse être due à des violences volontaires, a fortiori imputables à des agents du service public pénitentiaire. Ainsi, l’autopsie réalisée le 16 avril a conclu à un décès par asphyxie. »
Le ministère a par ailleurs annoncé qu’il se réservait le droit de donner toute suite à l’encontre des auteurs, ou relais, de ces allégations. Celles-ci ont pris la forme d’un courrier écrit par des prisonniers de la maison d’arrêt de Seysses, publié vendredi sur le site de L’Envolée, un journal trimestriel qui s’adresse aux prisonniers et à leurs familles.
« Encore un mort au mitard »
Intitulé « Encore un mort au mitard », le long texte évoque la mort du jeune détenu. Selon les auteurs, Jaouad aurait été « battu par cinq ou six surveillants, pendant plus d’une demi-heure », « parce qu’il tapait dans une porte ».
« Puis il y a eu un grand silence, et les surveillants se sont mis à discuter entre eux, à estimer son poids et sa taille pour s’accorder sur une version des faits. Puis ça a été l’heure de la gamelle et, quand sa cellule a été rouverte, ils ont fait mine de le découvrir pendu. »
« C’est une honte d’avancer de telles choses sur nos personnels. »
De son côté, Jérôme Combelles, surveillant à la prison de Seysses et délégué syndical UISP-FO réfutait ces accusations dès vendredi, auprès du Monde :
« J’affirme catégoriquement que Jaouad n’a été ni battu ni assassiné, c’est une honte d’avancer de telles choses sur nos personnels. Perdre un gamin de cet âge, c’est aussi un drame pour nous tous. »
Selon M. Combelles, « après le parloir, Jaouad a voulu partir en promenade, ce qui lui a été refusé. Il a pris à partie des surveillants et a été envoyé au mitard. C’est là qu’il s’est pendu avec son pyjama. Toutes les mesures de sécurité habituelles avaient été prises auparavant ».
Ce décès serait, entre autres causes, à l’origine des affrontements qui se sont déroulés trois soirs durant dans le quartier du Grand Mirail à Toulouse, d’où le jeune homme était originaire. A la maison d’arrêt de Seyssees, environ 200 détenus avaient dans le même refusé de réintégrer leur cellule deux soirs durant, après la promenade. Cela avait nécessité l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité, le corps d’élite des prisons.

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                Des tensions persistent à Toulouse après des heurts violents entre des jeunes et la police



Samedi 21 avril, le calme était revenu à Seysses selon M. Combelles. Dès jeudi, après une marche blanche organisée dans le quartier des Izards par la famille de Jaouad, son grand frère avait demandé de « faire attention aux rumeurs et aux ragots », avant d’appeler à un retour au calme dans les quartiers de Toulouse.
1120 détenus pour 600 places
La maison d’arrêt de Seysses, ouverte en 2003, accueille aujourd’hui 1120 détenus pour 600 places, la plupart en détention provisoire ou attente de jugement. Les conditions de détention avaient déjà été dénoncées par le personnel pénitentiaire en janvier au cours d’un mouvement de grève.

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                Vers la fin du conflit avec les surveillants, pas du problème des prisons



Selon Jérôme Combelles, « il y a environ un surveillant pour gérer 100 détenus » et « la plupart du personnel fait plus de 50 heures supplémentaires par mois » ; « il faut absolument que l’administration nous envoie du personnel, c’est urgent ».
En septembre 2017, après une visite de l’établissement, la députée (LRM) Elisabeth Toutut-Picard décrivait une prison « qui reçoit 252 arrivants par mois soit 10 à 12 arrivants journaliers, chiffres qui excèdent notoirement sa capacité d’accueil. Nombreuses sont les cellules de 9 m2 qui hébergent trois détenus (deux lits superposés et un matelas au sol). »
Il avait été indiqué à la députée qu’en janvier 2017 l’établissement recensait au total 134 matelas posés sur le sol. Selon les chiffres de l’année 2015 du ministère de la Justice, pas moins de 115 personnes se sont suicidées en prison. À titre de comparaison, ils étaient 93 en 2014. Depuis la mise en place d’un plan anti-suicide il y a six ans, le nombre de décès a baissé, après le triste “record” de 1998 et ses 138 suicides.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La rumeur évoque tantôt un étudiant, tantôt un migrant grièvement blessé à la tête dans une chute, voire plongé dans le coma, lors de l’évacuation.
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Aucun « blessé grave » dans les hôpitaux de Paris après l’évacuation de Tolbiac, affirme l’AP-HP

La rumeur évoque tantôt un étudiant, tantôt un migrant grièvement blessé à la tête dans une chute, voire plongé dans le coma, lors de l’évacuation.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h13
   





                        



L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’institution qui gère 35 hôpitaux en Ile-de-France, a déclaré, samedi 21 avril sur Twitter, qu’aucun « blessé grave » n’a été conduit dans ses services après l’évacuation par la police du site universitaire de Tolbiac vendredi matin.

L’AP-HP dément fermement les rumeurs selon lesquelles un blessé grave aurait été conduit dans l’un des services de… https://t.co/9qaXRNPOTR— APHP (@AP-HP)


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La préfecture de police avait déjà assuré vendredi dans un communiqué « qu’aucun blessé grave qui puisse être en lien avec cette opération d’évacuation n’a été hospitalisé dans les services de réanimation ».
Mais la rumeur, évoquant tantôt un étudiant ou un migrant grièvement blessé à la tête à cause d’une chute, voire plongé dans le coma, a continué de se répandre sur les réseaux sociaux, où circule désormais un appel à rassemblement. Environ 70 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital Cochin (14e arrondissement), où la victime présumée aurait été admise en début d’après-midi pour réclamer la « vérité ».

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                Devant Tolbiac évacué : « Notre bastion est tombé, maintenant il faut agir »



Une source hospitalière a toutefois certifié qu’aucun patient correspondant au profil décrit – un jeune homme blessé à la tête – n’avait été hospitalisé aux urgences ou en réanimation dans cet établissement vendredi.
Le syndicat SUD Santé AP-HP a, pour sa part, fait état samedi dans un communiqué d’un patient « proposé à la grande garde de neurochirurgie », qui était assurée à ce moment par l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Mais ce cas, dont le lien avec Tolbiac n’est pas établi, a été « refusé parce que ne relevant pas de la chirurgie et transféré dans un autre établissement », selon SUD.

        Voir aussi :
         

          La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.
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« Payer ses achats ou ses factures dans toute la zone euro comme dans son propre son pays »

Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h19
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Depuis le 1er août 2014, le consommateur européen est censé bénéficier du SEPA, l’espace unique de paiements en euros (Single Euro Payments Area), qui comprend 34 pays : il doit notamment pouvoir payer ses achats ou ses factures dans l’ensemble de la zone euro aussi facilement que dans son propre pays.
A cette fin, les identifiants des comptes bancaires et des banques ont été harmonisés. Les numéros des comptes sont désormais représentés sous la forme d’un IBAN (International Bank Account Number) et les banques sont identifiées par un code BIC (Business Identifier Code).
Les entreprises de la zone SEPA qui se font régler par prélèvement ou par virement ne doivent donc plus exiger de leurs clients que leur compte soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, faute de quoi elles se trouveraient en infraction avec le texte communautaire qui régit ces dispositions (règlement 260/2012).
Or, c’est encore souvent le cas, déplore le Centre européen des consommateurs France, basé à Kehl, en Allemagne, sur la rive droite du Rhin. « Nous recevons énormément de réclamations contre des professionnels qui refusent d’enregistrer les coordonnées bancaires d’autres pays de la zone SEPA », souligne ainsi Bianca Schulz, sa responsable.
Tel Français, possédant une résidence secondaire au Portugal, se plaint ainsi de ne pouvoir payer son fournisseur d’eau portugais par prélèvement automatique sur son compte en France. Tel citoyen belge, propriétaire d’une maison en France, regrette de ne pouvoir s’acquitter, par prélèvement sur son compte belge, des mensualités de son assurance multirisque habitation.
« Peur des frais exorbitants »
Le centre de Kehl a aussi été contacté par de modestes clients, établis en France, de la banque mobile allemande N26, comme Mehdi, ancien cariste dans l’agroalimentaire, ou Enrique, ancien installateur de canapés. Le premier, dont nous avons évoqué l’histoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Après l’évacuation de Tolbiac par les CRS vendredi 20 avril, le mouvement de contestation contre la loi Vidal espère rallier les lycéens.
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La mobilisation dans les universités en quête d’un second souffle

Après l’évacuation de Tolbiac par les CRS vendredi 20 avril, le mouvement de contestation contre la loi Vidal espère rallier les lycéens.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 06h42
    |

            Séverin Graveleau, 
Soazig Le Nevé et 
Eric Nunès








                        



                                


                            

« Il est plus dangereux d’intervenir à Tolbiac que de ne pas intervenir » : la citation du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, est inscrite en noir, à la bombe de peinture, sur le bas d’un mur de l’annexe de l’université Paris-I. Une phrase que le président de la République a prononcée lors de son interview, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, et que les occupants portaient comme un trophée.
Vendredi 20 avril, dans la journée, quelques heures après l’évacuation du site par les forces de l’ordre, environ 200 manifestants ne bloquent plus que le trottoir jouxtant l’université. « Ne plus tenir Tolbiac, c’est une perte, reconnaît Léo, étudiant en philosophie, mais est-ce que c’est la fin du mouvement ? Je ne pense pas. » « En Mai 68, c’est lorsqu’ils ont fait intervenir les flics dans les facs qu’a démarré le mouvement », avance également une étudiante.

Bien loin de mettre un coup dur à leur mobilisation, les étudiants qui occupaient le site espèrent donc que cette intervention policière, après d’autres à Strasbourg, Nanterre ou encore à la Sorbonne, sera à même de la relancer. Un mouvement dont l’ampleur n’a, de fait, pas beaucoup évolué depuis quelques semaines. Jeudi 19 avril, la manifestation parisienne contre la politique gouvernementale, à laquelle participaient les étudiants au côté des cheminots ou encore des soignants des hôpitaux, a réuni seulement 15 300 personnes.
La contestation ne faiblit pas mais elle n’a jamais vraiment pris non plus. Les violences à Montpellier avaient servi de catalyseur à une action jusque-là sous-jacente. Depuis le début du mois d’avril, 10 à 15 universités (la France en compte près de 70), qui ne sont pas toujours les mêmes, voient leur fonctionnement perturbé par des blocages. Avec quatre places fortes, traditionnellement en pointe des mobilisations étudiantes : Toulouse Jean-Jaurès, Paris-VIII, Montpellier-III-Paul-Valéry et Rennes-II, qui sont, elles, totalement bloquées....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ De plus en plus souvent, la justice choisit des motifs détournés pour poursuivre les personnes qui viennent en aide aux migrants.
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Aide aux migrants : le délit de solidarité pourrait être « adapté »

De plus en plus souvent, la justice choisit des motifs détournés pour poursuivre les personnes qui viennent en aide aux migrants.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h59
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

La solidarité est-elle un délit ? Le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène au gré des interpellations ou des condamnations. Quelques « délinquants solidaires », comme ils se sont rebaptisés, sont même devenus emblématiques. Cédric Herrou, le paysan de la Roya, placé de multiples fois en garde à vue au nom de l’article L. 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), en est la meilleure illustration. Rebaptisé « délit de solidarité », ce texte stipule que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ».

Dimanche 15 avril, lors de son entretien télévisé, le chef de l’Etat a souhaité voir modifier ce texte, lors de la discussion en cours de la loi asile et migration à l’Assemblée. Ce point doit être débattu ce week-end dans l’Hémicycle. Emmanuel Macron estime qu’« il y a des femmes et des hommes qui parfois sauvent des vies », « qui font preuve d’humanité » et dans leur cas. il se dit favorable à l’idée de « l’adapter » pour tenir compte de « ce geste d’humanité ». Il n’est pas le premier, puisque si l’article a subi bien des réécritures depuis son entrée dans l’arsenal législatif en mai 1938, sa dernière version datée de décembre 2012 a été élaborée dans cet état d’esprit. A l’époque, le législateur souhaitait déjà que les poursuites soient limitées à ceux qui demandent une contrepartie à leur aide. Les restrictions ajoutées n’ont pourtant pas empêché la multiplication de l’usage de ce texte depuis 2014 à l’encontre d’associatifs et de personnes n’ayant pas bénéficié de contreparties. Sans compter qu’en plus, la justice choisit de plus en plus souvent des motifs détournés pour poursuivre ces soutiens.
« Climat d’intimidation »
L’Auberge des migrants,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le nombre de futurs bacheliers et étudiants en réorientation à avoir effectué et confirmé des vœux progresse par rapport à l’an dernier. Plus de deux demandes sur trois concernent des filières sélectives.
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Parcoursup : 810 000 candidats ont validé des vœux d’études supérieures pour la rentrée 2018

Le nombre de futurs bacheliers et étudiants en réorientation à avoir effectué et confirmé des vœux progresse par rapport à l’an dernier. Plus de deux demandes sur trois concernent des filières sélectives.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h00
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a fait un « point d’étape » concernant les vœux émis par les candidats (futurs bacheliers et étudiants en réorientation) sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’admission post-bac. Ceux-ci avaient, en effet, jusqu’au 31 mars pour confirmer leurs vœux. Voici les principaux résultats :
Un nombre record de candidats
810 000
C’est le nombre de candidats qui ont finalement confirmé un ou plusieurs vœux sur Parcoursup, alors que 887 681 y avaient formulé au moins un vœu d’orientation lors de la précédente étape, qui s’était achevée le 13 mars. Comparé à l’année dernière, la hausse est nette et dépasse l’effet de la seule démographie : 853 262 s’étaient inscrits et avaient demandé au moins une formation sur Admission post-bac (APB), parmi lesquels seuls 761 659 candidats avaient en définitive confirmé leurs vœux.
Ces chiffres traduisent une « envie d’enseignement supérieur », selon la ministre : « C’est vrai pour les bacheliers issus de chacune des voies existant dans l’enseignement secondaire, qu’il s’agisse des bacheliers généraux, technologiques ou professionnels. Il n’y a donc pas eu d’effet d’autocensure, au contraire », précise-t-elle. Face à cette demande, 19 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur à la prochaine rentrée ont « été d’ores et déjà financées », selon la ministre (avec un objectif d’arriver à 22 000).
Près de huit vœux en moyenne
7,7 
C’est le nombre de vœux exprimés en moyenne par chaque candidat pour un maximum de dix autorisés. C’est un peu plus que l’an dernier sur APB, où la moyenne avait atteint 7,1 vœux, alors que le nombre de vœux autorisés était plus élevé.
Les filières sélectives sont plébiscitées
68 % 
C’est la part des vœux portant sur des filières sélectives, ce qui confirme « leur attractivité », selon la ministre. Elle souligne notamment la hausse du nombre de candidatures en IUT (Instituts universitaires de technologie : + 26 %) et en STS (sections de techniciens supérieurs, qui mènent au BTS : + 15,5 %). Mme Vidal précise, néanmoins, que cette hausse est en grande partie due aux différences de procédure, d’une année sur l’autre, entre APB et Parcoursup :
« Si les filières non sélectives représentent 32 % des vœux en 2018, c’est (…) que nous avons supprimé l’obligation de candidater dans au moins une filière non sélective – ces fameuses pastilles vertes qui ont laissé de très mauvais souvenirs aux bacheliers et à leurs familles. Cela veut donc dire, mécaniquement, que de nombreux vœux faits en licence l’année dernière ne correspondaient, en réalité, à aucun projet ou à aucune envie. Ces “vœux contraints” disparaissent avec Parcoursup. Et c’est une excellente chose. »

        Lire aussi :
         

                Parcoursup : gare à l’« overbooking » des formations sélectives



A l’université, l’engouement continue pour les Staps
+ 17 % 
C’est la hausse des demandes d’entrée en filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à la prochaine rentrée universitaire. « La constante, c’est l’attractivité des formations en droit, psychologie, Staps et Paces [première année commune aux études de santé, qui mène notamment aux études de médecine] », a expliqué la ministre : les filières les plus demandées à l’université restent en grande partie les mêmes puisque les candidatures en psychologie et en Paces progressent de leur côté de 2 %. Celles en droit reculent néanmoins de 18 %.
Mais pour la ministre, « on peut faire l’hypothèse » que le droit était sur APB une des filières demandées lorsqu’il fallait au moins en choisir une par défaut, ce qui expliquerait le recul constaté cette année. Avec la fin de la « hiérarchisation des vœux » (obligation de formuler un vœu numéro un, deux, etc.), la hausse des demandes dans les filières ne permet pas finalement, selon elle, de déterminer quelles seront les filières « en tension » cette année, puisque, avec Parcoursup, « le décalage entre le nombre de candidats et de places ne se constate qu’en fin de procédure une fois toutes les places pourvues ».

        Lire aussi :
         

                Parcoursup : comment les universités vont-elles classer les candidats ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Lors des débats sur le texte asile-immigration, les macronistes critiques se sont exprimés. Sans infléchir la ligne.
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Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires

Lors des débats sur le texte asile-immigration, les macronistes critiques se sont exprimés. Sans infléchir la ligne.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 15h11
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Ne surtout pas manquer le scrutin. Il est presque 22 heures jeudi 19 avril et la députée La République en marche (LRM) du Bas-Rhin, Martine Wonner, rejoint à petites foulées son siège en haut de l’Hémicycle. L’Assemblée nationale vote alors l’un des amendements au projet de loi asile et immigration déposé par le groupe socialiste. La députée « marcheuse » pressera le bouton « pour », contrairement à ses collègues de la majorité.
Soutenir l’opposition sur certains votes est devenu l’une des dernières voies d’expression des députés LRM réfractaires au texte. Les débats sur ce projet de loi, qui a pour vocation principale de réduire les délais de traitement des demandes d’asile, se sont largement prolongés cette semaine. Dans ce contexte, une frange de macronistes qui s’opposent au texte a mené un combat discret, noyé dans les excès d’un débat principalement animé par la droite et l’extrême droite.
Loin d’une fronde systématique, ils ont avancé sur une ligne de crête, entre opposition franche et volonté de ne pas attaquer frontalement la majorité à laquelle ils appartiennent. Pas question pour eux de multiplier les prises de parole, comme l’ont fait leurs collègues du groupe Les Républicains (LR). « Allonger le débat pour quoi faire ?, balaye le député de la Vienne, Jean-Michel Clément. Mes idées on les connaît, je n’ai pas besoin d’en rajouter une couche. » Pour ne pas trop entraver l’examen de ce texte, les opposants se sont organisés. Ils ont réduit de moitié le nombre d’amendements déposés. Parfois, ils ont même renoncé à prendre la parole.

« On a joué le jeu »
Jeudi soir, quatre d’entre eux ont accepté de ne pas s’exprimer lors de la discussion sur l’un des points les plus contestés du texte : la réduction des délais de recours après un refus de demande d’asile. Les débats s’éternisaient et il avait été demandé aux groupes de limiter le nombre de leurs orateurs. Les « marcheurs » se sont exécutés, avant de tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ « Le Monde » Campus publie, chaque samedi, une recette sélectionnée dans un livre de cuisine étudiante. Aujourd’hui, pour notre dernière recette, un bon plan pour impressionner les invités.
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La cuisine des étudiants (9/9) : le cheescake au coulis de framboise

« Le Monde » Campus publie, chaque samedi, une recette sélectionnée dans un livre de cuisine étudiante. Aujourd’hui, pour notre dernière recette, un bon plan pour impressionner les invités.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h00
   





                        



   


Parce qu’il est important de se nourrir correctement quand on est étudiant, nous partageons une série de recettes de cuisine simples et appétissantes, réalisables dans une kitchenette avec peu d’ustensiles et à petits prix.
Voici la recette du cheesecake au coulis de framboise. Elle est extraite de l’ouvrage La Cuisine des étudiants pour les nullissimes, d’Emilie Laraison (Editions First, 2017, 5,95 euros), qui s’est fixé pour objectif que chaque recette soit réalisable en quatre étapes au maximum.
Pour 8 personnes Préparation : 20 minutes. Cuisson : 30 minutes.
Réfrigération : 4 heures.
Ingrédients :
600 g de fromage à tartiner ;
3 œufs ;
175 g de sucre ;
50 g de beurre mou ;
15 petits-beurre ;
30 cl de coulis de framboise.
1. Préchauffez le four à 160 °C (thermostats 5-6). Mixez les petits-beurre avec le beurre mou. Tapissez le fond d’un moule à charnière avec la préparation et placez au réfrigérateur pendant que vous préparez le reste.
2. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Dans un grand saladier, mélangez les jaunes et le reste des ingrédients.
3. Dans un saladier, battez les blancs en neige et mélangez-les délicatement à la préparation. Sortez le fond de pâte du réfrigérateur et versez la préparation, puis enfournez pour trente minutes.
4. Placez quatre heures au frais, puis nappez de coulis de framboise.
N’hésitez pas à commenter et à améliorer cette recette sur notre page Facebook Le Monde Campus.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.
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Pourquoi faudrait-il être végan  ?

Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h09
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Le véganisme, à la fois pratique alimentaire excluant la consommation de produits d’origine animale et mouvement de défense des animaux qui connaît un développement important en France, commence à être remis en cause.
Le Monde a proposé à l’une des signataires de cet article, la sociologue Jocelyne Porcher, auteure de Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte, 2011), d’échanger avec le journaliste Aymeric Caron, figure du mouvement antispéciste en France et auteur de l’ouvrage Antispéciste (Don Quichotte, 2016).
Mme Porcher, vous dénoncez les arguments avancés par le mouvement végan. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous estimez que les végans sont dans l’erreur ?
Jocelyne Porcher : Les végans font fausse route parce qu’ils méconnaissent la manière dont ont émergé les relations de domestication. Elles ne sont pas seulement le fruit de la volonté humaine, mais aussi de celle des animaux. La plupart des espèces domestiques sont des proies et elles ont, dans la nature, une espérance de vie assez courte.
On peut penser que les relations de domestication ont rencontré l’intérêt de certaines espèces parce qu’elles leur apportent protection et sécurité alimentaire. La domestication n’est donc pas un rapport de domination et d’exploitation. C’est au contraire fondamentalement un rapport de pacification et de communication, l’inverse des rapports de prédation auxquels veulent nous ramener certains « libérateurs » des animaux.
« La collaboration entre humains et animaux nous permet de partager un monde commun beaucoup plus riche en affects et en expériences que nos mondes séparés. »
Il faut encore évoquer un point qui fonde cette relation, qui est pour moi le plus important et que j’étudie maintenant depuis une dizaine d’années, ce sont les relations de travail entre humains et animaux. La collaboration entre humains et animaux...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-16">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans toute la France, des élus tentent de redynamiser leur territoire. Les résultats sont contrastés.
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Mairie cherche famille contre terrain à 1 euro le mètre carré

Dans toute la France, des élus tentent de redynamiser leur territoire. Les résultats sont contrastés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h46
    |

            Solène Lhénoret et 
Solène Cordier








                        



                                


                            

A l’entrée du terrain, un grand panneau présente le futur lotissement de l’ancienne forge : un joli quartier pavillonnaire arboré, avec dix maisons toutes neuves. C’est, en tout cas, ce qu’avait en tête la mairie de Berrien (Finistère), en juillet 2015. A l’époque, le village de 997 habitants est en émoi, menacé par une fermeture de classe qui risque, à terme, de provoquer la fermeture de l’école. Il faut agir, vite.
Dans les locaux fraîchement rénovés de la mairie, l’édile Paul Quéméner, ancien patron à la retraite de l’entreprise de taxis, d’ambulances et de pompes funèbres du village, se souvient : « Nous avions appris en mars que l’école était en sursis. Après quatre mois de lutte, les parents s’essoufflaient, nous n’étions pas entendus par l’éducation nationale. » L’un des élus a alors l’idée de brader ces terrains appartenant à la municipalité qui ne trouvaient pas d’acquéreur depuis six mois, malgré une mise en vente à 9 euros le mètre carré.
L’engouement est immédiat. « Lorsque les médias ont relayé l’initiative, on s’est retrouvés sous une avalanche d’appels, se rappelle amusé le maire, en poste depuis 2014. Le premier mois, on a reçu 2 000 à 3 000 appels de toute la France, puis des Etats-Unis, des Philippines, d’Australie… Même la chaîne de télévision Al-Jazira s’est déplacée. Après la diffusion de leur reportage, on a encore reçu une centaine d’appels. »
L’équipe municipale retient huit candidats, auxquels ils donnent trois ans pour faire construire leur maison. Durant l’été 2015, cinq familles s’installent à Berrien en location. A la rentrée de septembre, l’école compte neuf nouveaux élèves. L’école est sauvée, la municipalité souffle.

Les enfants de Francky et Inès Duperray font partie de ces nouveaux élèves. Le jeune couple, originaire de l’Aube, a comme d’autres entendu parler du projet de terrains à 1 euro à la télévision. A l’époque,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-17">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Des maires ont décidé de vendre des terrains municipaux pour redynamiser leur territoire. Reportage dans deux communes bretonnes, Berrien et Guiscriff, qui ont fait ce pari.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/04/22/18-18">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Asile, Tolbiac, Syrie, SNCF, Daphne : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h31
   





                        


Réforme de l’université : Tolbiac évacué

Une centaine de personnes qui occupaient depuis le 26 mars la faculté parisienne de Paris-I pour protester contre la réforme de l’université a été délogée par la police vendredi 20 avril au petit matin. Le mouvement destiné à empêcher la sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur a suscité des perturbations dans une quinzaine d’universités, et le blocage de quatre d’entre eux.
Entre mardi et vendredi, des élèves de Sciences Po Paris ont rejoint le mouvement, dénonçant la « fabrique des élites », suivi par plusieurs autres instituts d’études politiques.
Si les protestataires ont donné de la voix, de nombreux étudiants commencent aussi à se faire entendre, car ils craignent que les blocages perturbent l’organisation des examens à Nanterre, Rennes, Montpellier ou Toulouse.

        Visualiser  :
         

          La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants



SNCF : malgré la grève, la réforme se précise
Les cheminots ont poursuivi leur mouvement de grève intermittente : ils étaient près d’un sur cinq à cesser le travail les mercredi 18 et jeudi 19 avril, pour protester contre la réforme de la SNCF. Ils ont aussi largement participé à une journée interprofessionnelle d’action, jeudi, à l’appel de la CGT, qui a réuni entre 119 000 et 300 000 manifestants appelant à la « convergence des luttes ».

        L’analyse :
         

          Eparpillé, le mouvement social cherche sa voie



Pourtant, le gouvernement reste inflexible. Lundi, les députés ont voté à une large majorité la première lecture du projet de loi qui prévoit de transformer l’entreprise ferroviaire en société anonyme à capitaux publics et à cesser d’embaucher les nouveaux salariés avec le statut de cheminot. La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a d’ailleurs annoncé que ces deux réformes devraient être effectives au 1er janvier 2020.
Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, les usagers montrent des signes de lassitude et réclament un remboursement de leurs abonnements de transport.
Asile et immigration : débat houleux au palais Bourbon

L’examen du projet de loi sur l’asile et l’immigration – il a commencé lundi soir à l’Assemblée nationale – se déroule dans une ambiance électrique. Le texte porté par Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a pour ambition de réduire le délai de traitement des demandes d’asile, de faciliter les reconduites à la frontière de ceux qui en sont déboutés, mais aussi d’améliorer les protections et l’accueil des personnes qui obtiennent l’asile. Il contient des dispositions controversées.

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                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Questions et critiques après les frappes en Syrie
Pas de consensus entre les parlementaires français sur la question des frappes conjointes en Syrie de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, samedi 14 avril. Lors de deux débats simultanés – et sans vote –, à l’Assemblée nationale et au Sénat, lundi, les deux hémicycles se sont fait l’écho des nombreuses critiques entendues durant le week-end, face à des représentants de la majorité et du gouvernement, qui ont assumé l’intervention militaire. Pour la majorité, la « France agit pour une Syrie libre », alors que l’opposition dénonce des frappes menées en dehors de tout cadre légal international.

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                Intervention militaire en Syrie : pourquoi un débat sans vote au Parlement ?



Daphne : poursuivre l’enquête de la journaliste assassinée
Dix-huit médias internationaux, dont Le Monde, se sont regroupés pour poursuivre l’enquête de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, qui a été assassinée à Malte en octobre 2017, alors qu’elle traquait la corruption dans l’île.
Pendant cinq mois, quarante-cinq journalistes ont travaillé ensemble, dans le secret, et ont enquêté sur place. D’abord sur la mort de Daphne, dont les exécutants ont été arrêtés, mais pas encore le commanditaire. Puis sur les pratiques d’optimisation fiscale que dénonçait la journaliste − déjà évoqués dans le cadre des Panama Papers et des Paradise Papers −, et sur le lucratif business de la vente de passeports maltais.

        L’éditorial :
         

          Projet Daphne : s’unir pour traquer la vérité




        L’enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Et aussi
NDDL. Les personnes expulsées de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont jusqu’au 23 avril pour déclarer leur projet d’activité individuel sur la zone. Un « ultimatum » dénoncé par les zadistes.Cuba. Depuis la désignation du nouveau président, Miguel Diaz-Canel, l’île n’est plus dirigée par un membre de la famille Castro, pour la première fois en cinquante-neuf ans, mais le changement s’opère dans la continuité idéologique.

Corée. Donald Trump a confirmé qu’il avait envoyé le patron de la CIA pour discuter avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Ce dernier devrait rencontrer son homologue sud-coréen le 27 avril, alors qu’un « téléphone rouge » a été ouvert entre les deux pays.Etats-Unis. Les fusillades dans les écoles américaines, en « augmentation constante », ont fait davantage de morts depuis l’an 2000 que tout au long du XXe siècle, selon une étude.NASA. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite, un télescope spatial, a été lancé dans l’espace, à la recherche d’exoplanètes.ETA. Après quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque a demandé pardon aux victimes de ses violences.Déshonneur. Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu sa Légion d’honneur à la France, après des démarches menées par l’Elysée.Livret A. Le taux du produit d’épargne préféré des Français n’aura plus pour obligation de couvrir l’inflation à partir de 2020.Justice (1). Les premières audiences se sont tenues lundi dans le nouveau tribunal de Paris, qui a quitté l’île de la Cité pour le nord-est de la capitale.Justice (2). Le vaste projet de loi sur la réforme de la justice, contesté par les magistrats, a été présenté vendredi en conseil des ministres.Electricité. Le pétrolier Total a signé un accord pour acquérir Direct Energie, le premier concurrent français d’EDF, qui compte 2,7 millions de clients.Allergies. Avec le printemps, une grande partie de la France est classée en alerte rouge pour les pollens.Pollution. Les coraux sont menacés d’extinction d’ici à 2050, selon une étude publiée dans Nature.Football. L’entraîneur français Arsène Wenger, âgé de 68 ans, a annoncé vendredi son départ du club anglais d’Arsenal, après vingt-deux saisons.Dopage. L’ancien champion cycliste Lance Armstrong a accepté de payer 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour mettre fin à des poursuites pour fraude.
Disparitions
Ronald Lee Ermey. L’acteur, qui joue le sergent instructeur dans Full Metal Jacket, est mort à 74 ans.Barbara Bush. L’épouse de l’ancien président américain George H. W. Bush et mère du président George W. Bush est morte mardi à Houston (Texas) à 92 ans.Joël Santoni. Le réalisateur d’« Une famille formidable » est mort à 74 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les juges ont estimé « nécessaire » cette étape avant de se prononcer « définitivement » sur l’arrêt des soins décidé par le CHU de Reims le 9 avril et contesté par les parents du patient.
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Affaire Vincent Lambert : le tribunal administratif ordonne une nouvelle expertise médicale

Les juges ont estimé « nécessaire » cette étape avant de se prononcer « définitivement » sur l’arrêt des soins décidé par le CHU de Reims le 9 avril et contesté par les parents du patient.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 20h24
   





                        


C’est une nouvelle étape dans un feuilleton qui en a déjà connu beaucoup. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a ordonné, vendredi 20 avril, une nouvelle expertise pour « déterminer le tableau clinique » de Vincent Lambert, 41 ans, hospitalisé dans un état végétatif depuis un accident de la circulation en septembre 2008.
Dans un communiqué, les juges ont estimé « nécessaire » cette étape avant de se prononcer « définitivement » sur l’arrêt des soins décidé par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims le 9 avril et contesté par les parents du patient. Cette expertise « devra déterminer si le tableau clinique que présente Vincent Lambert a évolué depuis 2014, date de la dernière expertise réalisée par le Conseil d’Etat », ont-ils déclaré.

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                Le CHU de Reims de nouveau favorable à un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert



Des médecins ont pourtant fait « le constat du caractère incurable des lésions », de « l’altération de l’état de santé général » et de « la totale dépendance à l’alimentation et à l’hydratation artificielles » du patient, avait rappelé Me Pierre Desmarais, l’avocat du CHU, jeudi à l’audience devant le tribunal administratif, saisi en référé par les parents de Vincent Lambert.
« Obstination déraisonnable »
Au terme d’une nouvelle procédure collégiale – la quatrième en cinq ans – le docteur Vincent Sanchez avait décidé de l’arrêt des traitements, alertant sur « l’obstination déraisonnable » faite au patient, devenu « un corps souffrant » selon lui.
Ses parents, catholiques fermement opposés à l’euthanasie passive, ainsi que certains membres de sa famille, sont convaincus qu’il peut être rééduqué car il est capable d’émettre des vocalises, de déglutir et de communiquer avec les siens, assurent-ils, vidéos à l’appui.
« Mon fils n’a pas mérité d’être affamé et déshydraté (…) Vincent est handicapé mais il est vivant », a ainsi écrit Viviane Lambert dans une tribune adressée au président de la République.
La nouvelle expertise sera réalisée par « un collège de trois médecins » qui devront se prononcer « de façon indépendante et collégiale » sur l’état du patient, a précisé le tribunal.
Malgré les décisions judiciaires successives favorables à l’arrêt des traitements, jusqu’à celle de la Cour européenne des droits de l’homme en juillet 2015, son applicabilité a toujours été entravée par des recours en justice successifs et des pressions sur l’équipe médicale : trois procédures collégiales avortées et deux médecins écartés en cinq ans.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.
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Notre-Dame-des-Landes : les occupants acceptent de « répondre aux injonctions du gouvernement »

Une délégation de zadistes a annoncé qu’ils avaient déposé des projets nominatifs comme le demandait l’exécutif. Une décision saluée par la préfète de la région.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h40
   





                        



   


Cette décision augure d’une sortie de crise dans le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement aux occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Une délégation de zadistes a annoncé, vendredi 20 avril, au sortir d’une réunion à la préfecture à Nantes, qu’ils acceptaient de déposer des projets nominatifs comme le demande le gouvernement.
« Nous décidons aujourd’hui de répondre aux injonctions du gouvernement. Nous voulons stopper l’escalade de la tension sur la zone et obtenir enfin le temps nécessaire au dialogue et à la construction du projet que nous défendons », ont-ils déclaré devant la presse.

#NDDL la délégation #zad a fait "un pas vers l'Etat et déposé une quarantaine de dossiers nominatifs qui représente… https://t.co/nNwCRjF6zC— yangauchard (@Yan Gauchard)


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C’est « un geste très concret de dialogue pour sortir de ce cycle infernal », ont-ils dit, en précisant avoir déposé quarante projets nominatifs, parmi lesquels certains individuels et certains collectifs.

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Un « signe de bonne volonté » salué par la préfète
A l’issue d’une réunion de plus de deux heures, la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué devant les journalistes le travail réalisé :
« Ils ont fait un gros travail, il faut le reconnaître, et ils ont amené une vingtaine de projets nominatifs, donc le nom, une adresse, un projet qu’on va bien sûr examiner de près d’ici à lundi soir. »
Les zadistes ont déposé vingt-huit projets agricoles, et douze projets artisanaux et de distribution, détaille Mme Klein.

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                Reprise du dialogue à Notre-Dame-des-Landes



« C’est un signe de bonne volonté », a dit la représentante de l’Etat, « car ils avaient jusqu’à aujourd’hui refusé de donner des projets nominatifs », et maintenant « ils ont donné des projets nominatifs ». « Ils ont répondu en partie à la demande qui était de déposer des projets nominatifs (…) Je pense qu’à peu près tous les lieux ont déposé des projets agricoles », a précisé Mme Klein.
L’Etat avait demandé aux occupants de remplir d’ici à lundi soir des formulaires individuels, comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole.

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