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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.
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Allemagne : Andrea Nahles, une politique « caméléon » à la tête des sociaux-démocrates

Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h13
    |

            Thomas Wieder (Wiesbaden, envoyé spécial)








                        



   


Pour la première fois depuis sa fondation, en 1875, le parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) va être dirigé par une femme. Andrea Nahles, la présidente du groupe SPD au Bundestag, a été élue à la tête du parti, dimanche 22 avril, lors d’un congrès extraordinaire, à Wiesbaden (Hesse).
Sans surprise, elle l’a emporté face à la seule autre candidate, Simone Lange, maire de la petite ville de Flensburg (Schleswig-Holstein), une inconnue du grand public qui entendait porter la voix de la base contre l’appareil, dans un parti en pleine crise existentielle après quatre défaites successives aux élections législatives.
La surprise, en réalité, vient du résultat obtenu par Mme Nahles : 66 % des voix seulement. Dans l’histoire du SPD, seul Oskar Lafontaine a fait moins bien : 62,6 % en 1995. Avant le congrès de dimanche, les spécialistes des arcanes du parti estimaient qu’un score inférieur à 75 % serait, pour Mme Nahles, un signal décevant.
Un avertissement plus qu’un adoubement
Lors de la proclamation des résultats, dimanche après-midi, les applaudissements ont d’ailleurs été assez mesurés, et la nouvelle présidente, qui est connue pour son caractère « éruptif », comme elle l’a confié dans une récente interview à la Süddeutsche Zeitung, s’est, pour l’occasion, montrée d’une discrétion inhabituelle, comme sonnée par un résultat qui, pour elle, sonne plus comme un avertissement que comme un adoubement.
Agée de 47 ans, Andrea Nahles en a deux de plus que n’en avait Angela Merkel quand elle fut élue présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), en avril 2000. Connaîtra-t-elle un jour le même destin, elle qui, tout juste bachelière, avait confié vouloir être « femme au foyer ou chancelière » ? La question est largement prématurée. Le 24 septembre 2017, le SPD n’a recueilli que 20,5 % des voix aux législatives, le score le plus faible de son histoire.
En cas de nouvelles élections, il pourrait encore reculer. Selon les derniers sondages, il n’obtiendrait qu’environ 17-18 %, soit seulement deux ou trois points de plus que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Pour le SPD, l’enjeu n’est pas de conquérir la chancellerie, mais tout simplement d’assurer sa survie.

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De l’opposition à l’accord de coalition
Pour relever un tel défi, Mme Nahles a au moins une qualité : la combativité. Trois jours après la débâcle de son parti aux législatives et alors qu’elle venait d’être élu présidente du groupe SPD au Bundestag, un journaliste lui avait demandé comment elle se sentait. « Un peu mélancolique », avait-elle répondu, avant d’ajouter : « Mais à partir de demain, ils vont s’en prendre plein la gueule ! »
Le « ils » désignait les conservateurs de la CDU-CSU. Ceux-ci étaient prévenus : après avoir siégé pendant quatre ans au gouvernement à leurs côtés en tant que ministre du travail et des affaires sociales, Mme Nahles promettait désormais de les combattre avec la plus extrême vigueur.
Depuis, le contexte a changé du tout au tout. Après avoir échoué à former un gouvernement avec les libéraux et les écologistes, le 19 novembre 2017, Mme Merkel s’est retournée vers les sociaux-démocrates pour tenter de former une « grande coalition », ce qu’elle est parvenue à faire après de laborieuses négociations en se faisant réélire chancelière pour un quatrième mandat, mi-mars.
« Le SPD a été renvoyé dans l’opposition, point final », claironnait Mme Nahles en septembre. Depuis, elle a mis la même passion à convaincre ses « camarades » de la nécessité de participer à nouveau au gouvernement qu’elle avait mis de fougue à défendre la position contraire. Dans cette campagne interne, qui s’est achevée par un vote des deux tiers des adhérents du SPD en faveur d’une nouvelle « grande coalition », elle aura eu comme principal adversaire, Kevin Kühnert, le chef des « Jusos », les jeunes socialistes.

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Positionnement à la gauche du parti
Andrea Nahles face aux « Jusos ». Le face-à-face de ces dernières semaines ne manque pas de piquant quand on se souvient que c’est précisément comme présidente des jeunes socialistes que la nouvelle patronne du SPD a fait ses premières armes. C’était entre 1995 et 1999. A l’époque, cette fille de maçon née près de Coblence (Rhénanie-Palatinat) et élevée dans une famille très catholique avait été qualifiée de « cadeau des dieux » par Oskar Lafontaine, alors président du SPD.
Elue député en 1998, l’année de l’accession de Gerhard Schröder à la chancellerie, Andrea Nahles sera dans les années suivantes l’une des figures de l’aile gauche du parti. Elle n’ira toutefois pas jusqu’à la rupture, à la différence d’un Lafontaine qui claquera la porte en 2005 pour fonder, deux ans plus tard, le parti de gauche Die Linke.
Dès cette époque, toutefois, son positionnement à la gauche du parti semblait davantage obéir à des considérations tactiques qu’à des convictions inébranlables, comme en témoigne ce qu’elle déclara de l’« agenda 2010 », la réforme controversée du marché du travail mise en œuvre par M. Schröder. « S’agissant de l’“agenda”, nous aurons peut-être un jour un prix d’honneur pour réformes sincères, mais ce n’est pas avec ça que nous gagnerons les élections », affirma-t-elle ainsi, en juin 2005, six mois avant le départ de M. Schröder de la chancellerie et l’élection de Mme Merkel.
« Les “un point, c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »
Elue secrétaire générale du SPD en 2009, au lendemain – déjà – d’une sévère défaite aux législatives (23 % des voix), poste qu’elle inaugura avec un discours qui marqua les esprits (« Les “un point c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »), Mme Nahles n’est pas seulement une « boxeuse », comme l’a récemment qualifiée le quotidien de gauche Tageszeitung. En tant que ministre de Mme Merkel, elle sut aussi travailler en bonne intelligence avec les conservateurs pour faire adopter la retraite à 63 ans ou la loi sur le salaire minimum, deux réformes emblématiques de la « grande coalition » sortante, portées par le SPD.
Un élu du SPD berlinois l’analyse ainsi :
« Andrea est un vrai caméléon. La même qui, dans l’opposition, attaqua un jour Merkel et ses amis en parodiant le générique de Fifi Brindacier à la tribune du Bundestag, est celle qui, une fois au gouvernement, a peut-être été la meilleure alliée des conservateurs. Cela en fait une femme politique accomplie, extrêmement talentueuse, mais c’est peut-être aussi sa limite. Parfois, cela se voit un peu trop qu’elle fait de la politique. »
Une mission compliquée
A la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, Mme Nahles n’aura pas la tâche facile. Sa mission sera d’autant plus compliquée qu’il s’agit, pour elle, de préparer les conditions d’une victoire sur les conservateurs tout en présidant un parti qui continue de gouverner avec eux.
Dimanche, à Wiesbaden, elle s’en est tenue à des propos très généraux, insistant sur la nécessité de mettre la « solidarité » au cœur du projet social-démocrate. « La solidarité, est-ce qui manque le plus dans ce monde globalisé, néo-libéral et ultra-numérisé », a-t-elle ainsi affirmé, avant d’afficher sa détermination à enrayer la montée de l’AfD, estimant qu’il s’agissait d’une bataille « pour rien de moins que de préserver la démocratie ».
Pour le reste, Mme Nahles s’est surtout attiré les applaudissements de la salle avec des effets de tribune et des formules à l’emporte-pièce, dont elle a le secret.
« Mme Merkel a dit : “Wir schaffen das” [nous allons y arriver]. Eh bien, moi, je dis : “Wir packen das” [nous allons prendre les choses à bras-le-corps]. C’est ma promesse. » 
Sa victoire, sans appel mais sans éclat, lui a rappelé quelques minutes plus tard qu’il lui reste beaucoup à faire pour espérer exaucer un jour son vœu de bachelière.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.
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Départ des militants d’extrême droite qui bloquaient le col de l’Echelle

Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 15h31
   





                        



   


Les derniers militants de Génération Identitaire (GI) qui bloquaient, depuis samedi, le col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, ont annoncé, dimanche 22 avril, qu’ils quittaient les lieux en début d’après-midi.
Romain Espino, un porte-parole de ce groupuscule d’extrême droite a précisé que « depuis son installation », le groupe n’a « pas été en contact avec des migrants ». Toutefois, se félicite-t-il, « la mission est une réussite, nous avons réussi à attirer l’attention médiatique et politique sur le col de l’Echelle ».

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Actions à venir
Les militants, approvisionnés « en eau et en nourriture » par « une quinzaine d’habitants de la vallée » n’entendent pas en rester là : « Nous avons prévu cet après-midi un survol avec un avion pour repérer là où il y a une activité de clandestins ou de passeurs », a déclaré M. Espino.
Ils prévoient également de « continuer à patrouiller » dans la semaine « autour du Briançonnais, sur les différentes routes connues pour être des passages de clandestins ».
Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.
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Arménie : le chef de la contestation et des centaines de manifestants interpellés

Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h30
   





                        


Au dixième jour de la contestation, le bras de fer se durçit en Arménie. Le meneur de l’opposition Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche 22 avril, par la police peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court. « Le peuple doit libérer Nikol [Pachinian] », a déclaré à la presse le député Sassoun Mikaelian, avant d’être lui-même arrêté.
Des centaines de protestataires ont également été interpellés en marge des manifestations émaillées de heurts avec la police. Deux députés d’opposition « ont été interpellés au moment où ils commettaient des actes dangereux pour la société », a annoncé le parquet général arménien, sans préciser où le chef de la contestation se trouvait actuellement.
Le parquet a accusé les trois opposants d’« avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations, en organisant des défilés et des meetings illégaux et en appelant à bloquer les routes et paralyser le fonctionnement des établissements publics ».
« Vous ne comprenez pas la situation en Arménie »
Une rencontre télévisée entre le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, et le chef de la contestation Nikol Pachinian a tourné court dimanche, le chef du gouvernement se retirant rapidement en dénonçant un « chantage ». « Je suis venu pour parler de votre démission », a déclaré le député Nikol Pachinian à son interlocuteur, devant les caméras.
« Ce n’est pas un dialogue, c’est du chantage », a répondu ce dernier avant de quitter la salle du grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu. « Je ne peux que vous conseiller de revenir dans un cadre légal, sinon vous porterez la responsabilité » de ce qui peut arriver, a-t-il ajouté.

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L’échange acrimonieux s’est poursuivi. « Vous ne comprenez pas la situation en Arménie, le pouvoir est maintenant entre les mains du peuple », a déclaré M. Pachinian. Ce à quoi le premier ministre a répliqué qu’« un parti qui a enregistré un score de 8 % aux élections (législatives) ne peut pas parler au nom du peuple ». Il a ensuite quitté la pièce.
Immunité
La police arménienne a déclaré, plus tôt dans la journée, avoir « évacué de force » Nikol Pachinian, lors d’une nouvelle manifestation de l’opposition, organisée dans la capitale Erevan, dimanche, et dispersée par les forces de l’ordre. Bénéficiant d’une immunité parlementaire en tant que député, M. Pachinian ne peut, cependant, être arrêté qu’avec l’accord du Parlement.
Après l’interpellation de M. Pachinian, des milliers de protestataires se sont réunis sur la place de la République, près du siège du gouvernement arménien en plein centre d’Erevan, où d’importants effectifs de la police ont été déployés.
La police a annoncé avoir interpellé des centaines de manifestants, alors que sept protestataires ont demandé une assistance médicale, selon le ministère arménien de la santé. Pour sa part, le ministère de l’intérieur arménien a déclaré dans un communiqué avoir pris la décision de « disperser les manifestants, y compris ceux réunis sur la place de la République à Erevan ».
Pauvreté et corruption
Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait dix morts.
Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d’achever son deuxième mandat présidentiel, de s’accrocher au pouvoir en se faisant élire premier ministre par les députés. Alors que la Constitution interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au Premier ministre.
Au-delà des manœuvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d’une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays.
Le taux de pauvreté de l’Arménie était de 29,8 % en 2016 contre 27,6 % en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.
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Macron-Trump, des amis sans affinités

Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 07h12
    |

            Marc Semo, 
Solenn de Royer et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La nuit est tombée depuis longtemps sur l’Elysée. Mais le premier étage du palais est resté éclairé. Dimanche 8 avril, Emmanuel Macron a convoqué sa garde rapprochée, dont son conseiller diplomatique, Philippe Etienne, et son chef d’état-major particulier, l’amiral Bernard Rogel, pour une réunion d’urgence dans son bureau. Les services de renseignement français ont fait état la veille de deux possibles attaques chimiques à Douma, en Syrie. Dans l’après-midi, Emmanuel Macron a demandé à la cellule diplomatique de l’Elysée d’organiser un appel téléphonique avec le président américain, Donald Trump.
La communication est établie peu avant minuit depuis la ligne sécurisée utilisée pour les appels classifiés. « Hello Donald, how have you been ? [“Bonsoir Donald, comment vas-tu ?”], commence M. Macron. – Emmaaanoueeel, what’s up ? [“Emmanuel, quoi de neuf ?”] », lance M. Trump, comme à l’accoutumée.
Pendant la semaine qui suit, MM. Macron et Trump se parleront tous les soirs, jusqu’aux frappes conjointes sur des sites liés au programme chimique de Damas, dans la nuit du 13 au 14 avril. « Dans la première partie de la semaine, Donald Trump était un peu dans l’exaltation, il a fait des tweets, il voulait réfléchir à plusieurs options, raconte un diplomate français. Puis, à partir du moment où l’opération a été décidée, il a compris qu’il fallait être beaucoup plus discret. Au téléphone, il est donc soudain devenu plus prudent, parlant par ellipses, presque de manière codée. Il y a toujours chez lui une part de théâtre. » Le président américain a été, ajoute cette source, pendant toute la durée de la crise, un partenaire d’une grande « fiabilité ».
Moment de vérité
Aussi bien pour le locataire de l’Elysée que pour celui de la Maison Blanche, cette opération militaire a été un moment de vérité pour la relation, à la fois personnelle et politique, qui s’est nouée entre eux depuis un an. Une relation forte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Elue lors du congrès du SPD, dimanche, Andrea Nahles devra présider une formation qui gouverne avec ses adversaires, les conservateurs.
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Les sociaux-démocrates allemands élisent pour la première fois une femme présidente

Elue lors du congrès du SPD, dimanche, Andrea Nahles devra présider une formation qui gouverne avec ses adversaires, les conservateurs.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h43
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Un de plus… Pour la cinquième fois en un an, le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) se réunit en congrès, dimanche 22 avril. Cette fois, le rendez-vous a lieu à Wiesbaden (Hesse), près de Francfort. L’ordre du jour comporte un seul point : l’élection du nouveau président de la formation, ou plutôt de sa nouvelle présidente, puisque seules deux femmes se disputent le poste : Andrea Nahles, 47 ans, chef de file du groupe SPD au Bundestag, et Simone Lange, 41 ans, maire de Flensburg (Schleswig-Holstein), petite ville du nord de l’Allemagne située à la frontière avec le Danemark.
Comme attendue, Andrea Nahles, favorite, a été élue à la tête du parti, devenant ainsi la première femme à présider la plus vieille formation politique du pays. Mais avec 66,3 % des voix, elle établit un score qui pourrait s’apparenter à un revers ; en 2015, après sept années à la tête du SPD, Sigmar Gabriel, alors ministre de l’économie, avait été réélu avec 74,3 % des voix. Ce résultat décevant l’avait affaibli au point qu’il dut se résigner, un an plus tard, à passer la main à Martin Schulz.
Pour autant, Andrea Nahles savait aussi qu’un score à l’albanaise n’aurait pas forcément été de très bon augure. Tout le monde se souvient, en effet, qu’il y a un an, le 19 mars 2017, M. Schulz avait été élu président du SPD avec 100 % des voix, du jamais-vu. Or, cela ne l’a pas empêché, le 24 septembre, d’essuyer la pire débâcle jamais subie par le SPD à des élections législatives (20,5 %). Puis de démissionner, en février, après onze mois seulement à la tête du parti.
Suivez le congrès en direct avec notre correspondant en Allemagne :

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Le SPD continue de plonger dans les sondages
Première femme à présider le SPD, Andrea Nahles sera-t-elle la première chancelière sociale-démocrate de l’histoire de l’Allemagne ? Ses ambitions sont connues depuis longtemps. Etudiante, cette fille de maçon née en 1970 près de Coblence (Rhénanie-Palatinat), disait déjà qu’elle se voyait « femme au foyer ou chancelière ».
Depuis, son parcours ressemble à une longue marche vers les sommets du pouvoir : présidente des Jusos (Jeunes Socialistes) de 1995 à 1999, députée presque sans interruption depuis 1998, secrétaire générale du SPD de 2009 à 2013, ministre du travail de 2013 à 2017, présidente du groupe SPD au Bundestag depuis six mois, elle pourrait donc être, dimanche soir, à la tête de son parti. Un CV qui en fait une candidate solide pour la chancellerie.

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Mais elle n’en est pas encore là. Pour espérer succéder un jour à Angela Merkel, avec qui elle s’est plutôt bien entendue quand elle fut sa ministre, Andrea Nahles doit, en effet, d’abord reconstruire un SPD électoralement affaibli et idéologiquement anémié.
Dans les derniers sondages, celui-ci continue de plonger. En cas de nouvelles élections législatives, le SPD n’obtiendrait ainsi que 17 % à 18 % des voix, soit à peine trois points de plus que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Loin, très loin derrière les conservateurs de la CDU-CSU qui, de leur côté, recueilleraient 32 % des voix, ce qui leur permettrait de conserver la chancellerie.
Volte-face
Pour redonner des couleurs au SPD, Andrea Nahles ne manque pas d’atouts : en plus de son expérience, elle peut miser sur son éloquence. De l’avis général, elle est aussi l’une des meilleures oratrices du parti. Si la subtilité n’est pas la première de ses qualités, chacun lui reconnaît ainsi la capacité de réveiller les auditoires les plus alanguis.
Elle en avait fait la démonstration au congrès de Bonn, le 21 janvier. De l’avis général, le discours qu’elle prononça ce jour-là a joué un rôle important – sinon décisif – dans le choix des délégués qui, à une courte majorité, se sont finalement décidés à voter pour la reconduction d’une « grande coalition » entre le SPD et la CDU-CSU.
Mais ces qualités suffiront-elles ? Rien n’est moins sûr, car la crise du SPD est plus structurelle que personnelle. Or, de ce point de vue, Andrea Nahles en incarne toutes les contradictions. Après la débâcle du parti aux législatives, et alors que M. Schulz avait assuré que le SPD retournerait dans l’opposition, elle avait prévenu Angela Merkel et ses amis qu’elle leur « en mettrait plein la gueule ».

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Après avoir été ministre pendant quatre ans dans un cabinet dominé par les conservateurs, elle semblait alors avoir retrouvé la fougue de sa jeunesse, quand elle incarnait l’aile gauche du SPD, prête à fulminer à la moindre occasion contre Gerhard Schröder, chancelier de 1998 à 2005, coupable à ses yeux de conduire une politique trop libérale.
Cette radicalité retrouvée ne dura que quelques semaines. Deux mois après les élections, la CDU-CSU échoua à former une coalition avec les libéraux et les écologistes. Contrairement à ce qu’il avait promis, M. Schulz se résolut à négocier le retour du SPD au gouvernement. Et Andrea Nahles fut la première à le suivre dans cette volte-face.
Schizophrénie
Or, à la tête du SPD, elle restera empêtrée dans de telles contradictions. En effet, personne n’imagine qu’elle se positionne en opposante d’un gouvernement auquel participe la formation qu’elle préside. D’un autre côté, les résultats des dernières élections ont montré que les sociaux-démocrates n’avaient rien à gagner en se montrant trop proches de la CDU-CSU et en siégeant au gouvernement à leur côté.
A la différence de M. Gabriel, Andrea Nahles ne cumulera pas les fonctions de ministre et de présidente du parti. Sa schizophrénie sera donc moindre. Il n’empêche. Sa mission n’en reste pas moins compliquée puisqu’il s’agit, pour elle, de préparer les conditions d’une victoire sur les conservateurs tout en présidant un parti qui continue de gouverner avec eux.
De ce point de vue, sa relation avec Olaf Scholz, vice-chancelier et ministre des finances, sera décisive. Jusque-là, ils se sont assez bien entendus, l’ancien maire de Hambourg, taiseux et distant par rapport à la base du parti, formant un alliage assez complémentaire avec l’ex-chef des « Jusos », femme d’appareil au caractère éruptif.
Mais le nouveau numéro deux du gouvernement d’Angela Merkel acceptera-t-il facilement de voir Andrea Nahles lui passer devant et, le jour venu, briguer elle-même la succession de la chancelière ? La question n’est pas à l’ordre du jour du congrès de dimanche à Wiesbaden. Mais, compte tenu de ce que furent les guerres de chefs au SPD depuis une dizaine d’années, ne pas se la poser serait un signe de naïveté.



                            


                        

                        


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Des dizaines de milliers de Hongrois défilent à nouveau contre Orban

Le gouvernement de ce dirigeant de 54 ans est accusé de museler les médias en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 21h18
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 22h55
   





                        



   


Des dizaines de milliers de Hongrois ont défilé pour le deuxième samedi de suite à Budapest afin de protester contre la réélection du premier ministre Viktor Orban. Alors qu’ils étaient près de 100 000 au précédent rassemblement, cette fois, au moins 30 000 personnes ont défilé, samedi 21 avril, à travers la capitale pour rejoindre un meeting où les orateurs ont exigé des médias publics non partisans.
Le premier ministre conservateur, au pouvoir depuis 2010, a décroché le 8 avril un troisième mandat consécutif, son parti Fidesz ayant remporté près de la moitié des suffrages, ce qui devrait lui assurer une majorité des deux tiers au Parlement. Le gouvernement de ce dirigeant de 54 ans est régulièrement accusé de museler les médias en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit et en favorisant l’achat de médias indépendants par des hommes d’affaires alliés du pouvoir.
Les organisateurs du rassemblement de samedi ont indiqué que la prochaine manifestation se tiendrait le 8 mai devant le siège du parlement.

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« Démocratie ! »
Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont estimé dans un rapport que si les opérations de vote s’étaient déroulées dans des conditions satisfaisantes, la capacité des électeurs à voter en connaissance de cause avait en revanche été entravée par la « rhétorique xénophobe » ambiante et la « partialité des médias ».
De nombreux manifestants, jeunes pour la plupart, scandaient « démocratie » en brandissant des drapeaux hongrois et européens.
L’un des organisateurs, Viktor Gyetvai, 20 ans, a déclaré que la manifestation « n’allait pas changer le système du jour au lendemain », mais visait à créer « un mouvement civique » pour défier M. Orban. Le jeune homme y voit « un signe que beaucoup de Hongrois veulent vivre dans une démocratie, avec des institutions indépendantes et des médias libres ».

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M. Orban a apporté son soutien vendredi à la publication de « listes » recensant les « réseaux Soros » en Hongrie par un hebdomadaire progouvernemental. Y figuraient quelque 200 noms d’employés d’ONG, d’enseignants et de journalistes présentés comme affiliés au milliardaire George Soros, dont M. Orban a fait son bouc émissaire.
M. Orban accuse le financier américain d’origine hongroise de 87 ans de vouloir favoriser une immigration de masse vers l’Europe. Le haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU avait critiqué dans un tweet la publication d’une liste « d’ennemis gouvernementaux » qui « s’attaque à l’espace de plus en plus restreint de la société civile ».
M. Orban avait annoncé avant le scrutin vouloir faire prochainement adopter une batterie de lois intitulée « Stop Soros » et ciblant notamment certaines ONG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le premier ministre et ex-président, Serge Sarkissian, a quitté le grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu avec le chef de la contestation Nikol Machinian, dénonçant « un chantage ».
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Arménie : une rencontre entre le premier ministre et le chef de la contestation tourne court

Le premier ministre et ex-président, Serge Sarkissian, a quitté le grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu avec le chef de la contestation Nikol Machinian, dénonçant « un chantage ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 09h24
   





                        



   


Alors que l’Arménie traverse son dixième jour de contestation antigouvernementale, une rencontre télévisée entre le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, et le chef de la contestation Nikol Machinian a tourné court dimanche, le chef du gouvernement se retirant rapidement en dénonçant un « chantage ». « Je suis venu pour parler de votre démission », a déclaré le député Nikol Pachinian à son interlocuteur, devant les caméras. « Ce n’est pas un dialogue, c’est du chantage », a répondu ce dernier avant de quitter la salle du grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu. « Je ne peux que vous conseiller de revenir dans un cadre légal, sinon vous porterez la responsabilité » de ce qui peut arriver, a-t-il ajouté.
L’échange acrimonieux s’est poursuivi. « Vous ne comprenez pas la situation en Arménie, le pouvoir est maintenant entre les mains du peuple », a déclaré M. Pachinian. Ce à quoi le premier ministre a répliqué qu’« un parti qui a enregistré un score de 8 % aux élections (législatives) ne peut pas parler au nom du peuple ». Il a ensuite quitté la pièce.
Nikol Pachinian, le chef de l’opposition, avait annoncé dans un message vidéo sur sa page Facebook, qu’il allait rencontrer le premier ministre dimanche. « Je vais rencontrer Serge Sarkissian [ex-président d’Arménie] pour discuter des conditions de sa démission et de la passation pacifique du pouvoir », avait-il affirmé, en précisant que la rencontre aurait lieu à 10 heures, heure locale (8 heures, heure de Paris à Paris) dans le luxueux hôtel Marriott, en plein centre de la capitale Erevan.
Apaisement
Plus tôt samedi, M. Pachinian s’était entretenu avec le nouveau président arménien, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur et qui avait prêté serment la semaine dernière. Dans un objectif d’apaisement, le président de cette ex-république soviétique du Caucase s’est rendu samedi dans la soirée, sur la place de la République à Erevan, pour rencontrer M. Pachinian.
Accompagné de ses gardes du corps, le président arménien a serré la main au député et leader de l’opposition avant que les deux hommes n’entament une discussion qui a duré une dizaine de minutes. Il n’était pas possible d’entendre cette discussion, lors de laquelle Nikol Pachinian a visiblement présenté à Armen Sarkissian une liste des demandes formulées envers les autorités par les manifestants.
Cette nouvelle manifestation de l’opposition contre Serge Sarkissian, récemment nommé chef du gouvernement, a été organisée par M. Pachinian après qu’il a rejeté plus tôt dans la journée un appel de ce dernier au « dialogue ». « Afin d’éviter des conséquences irréversibles, j’appelle le député Nikol Pachinian à s’asseoir à la table du dialogue politique et de la négociation », avait notamment proposé Serge Sarkissian. M. Pachinian avait alors répondu qu’il était prêt à discuter, mais « seulement pour parler des conditions du départ » de son adversaire, selon des agences de presse.
Interpellations
Dans la journée, des manifestants brandissant des drapeaux arméniens bloquaient des rues à Erevan, en perturbant fortement le trafic dans la ville. La police a annoncé avoir procédé à 84 interpellations samedi à la suite de ces protestations. Quelque 30 000 personnes, selon des journalistes sur place, avaient manifesté vendredi à Erevan où la police a procédé à plus de 230 interpellations.

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Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait dix morts.
Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d’achever son deuxième mandat présidentiel, de s’accrocher au pouvoir en se faisant élire premier ministre par les députés. Alors que la Constitution interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au Premier ministre.
Pauvreté et corruption
Au-delà des manœuvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d’une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays.
Le taux de pauvreté de l’Arménie était de 29,8 % en 2016 contre 27,6 % en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans.
Jusqu’à présent, la manifestation la plus importante a eu lieu mardi dernier, avec quelque 40 000 personnes à Erevan. Il s’agissait du plus grand rassemblement de l’opposition de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants

Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 07h11
   





                        



   


L’action d’une centaine de militants de Génération identitaire (GI), samedi 21 avril, au col de l’Echelle (Hautes-Alpes), s’est invitée dans les débats sur la loi asile et immigration à l’Assemblée nationale. Alors que des membres du mouvement d’extrême droite bloquaient ce point de passage de migrants, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France », Jean-Luc Mélenchon a interpellé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Le chef de file de La France insoumise a demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que dorénavant les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». L’intervention des militants de GI a suscité une vague de réactions indignées de la part de plusieurs politiques.

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Ce col, qui culmine à 1 762 mètres et est situé à six kilomètres de la frontière, est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, a fait valoir un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières. »
Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands.
« Frontière symbolique »
Après une ascension commencée après 9 heures, en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une « frontière symbolique » à l’aide de grillage en plastique de chantier et prévoient de passer la nuit au col. Il s’agit d’« expliquer aux migrants éventuels que ce qui n’est pas humain, c’est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C’est faux », a déclaré Romain Espino. « Ils ne vont pas trouver l’Eldorado, c’est immoral. Ceux qui en paient les frais, ce sont les Français », a-t-il ajouté.
Selon la préfecture des Hautes-Alpes, l’opération s’est « jusqu’à présent déroulée dans le calme » et une « partie » des militants avaient « déjà quitté le site » en début de soirée. « La préfecture et les forces de l’ordre continuent de suivre avec attention et vigilance la poursuite de cette opération, afin de prévenir tout trouble à l’ordre public et de garantir le respect du droit », souligne-t-elle dans un communiqué. Sur place, aucune force de l’ordre n’était visible samedi après-midi.

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« Sale climat »
Au délà des bancs de l’Assemblée nationale, de nombreux politiques, principalement de gauche, ont dénoncé l’intervention des militants d’extrême droite. La sénatrice socialiste de l’Oise et ancienne ministre des familles Laurence Rossignol a évoqué un « sale climat » dans un tweet. La sénatrice (Europe Ecologie-Les Verts) de Paris Esther Benbassa a elle aussi fait un parralèle entre les étudiants occupants leur université et qui sont délogés et « la milice partant à la chasse aux migrants », pour qui « c’est ok ? », dénoncant un Etat de droit à deux vitesses. La secrétaire nationale du Parti de Gauche, Laurence Pache interpelle Gérard Collomb, qu’elle accuse de « laisser faire la chasse au migrants ».

Cette semaine, l’UNI a organisé tranquillement la mobilisation des étudiants anti-bloquage et aujourd’hui des jeune… https://t.co/go9c54bU8N— laurossignol (@Laurence Rossignol)


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Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris dénonce « un déni de saloperie », qui ne serait pas autant condamné que « le délit de solidarité ». Nathalie Goulet, sénatrice (Union des démocrates et indépendants (UDI) de l’Orne déplore « des pratiques ignobles et indignes ». Le député (LRM) des Bouches du Rhône, François-Michel Lambert parle, lui, « d’une bande de connards ». La ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que « les services de l’Etat [étaient] pleinement mobilisés pour assurer l’ordre public au col de l’Echelle ».

Alerte 🚨 
— fm_lambert (@FM LAMBERT)


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La pression migratoire reste « forte »
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle d’arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d’Ivoire (pourtant première puissance économique d’Afrique de l’Ouest). Ces nationalités arrivent loin devant celles des autres migrants, très majoritairement ouest-africains. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.
La pression migratoire reste « forte » à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017.
« Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois », a-t-il ajouté devant les députés lors des débats du projet de loi asile immigration, texte très controversé qualifié à la fois de « petite loi » par Les Républicains et d’« inhumaine » par la gauche.

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Fondé en 2012, GI avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne « Defend Europe » en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l’opération avait pris fin le 17 août. Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la fabrication d’un mur devant un futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l’hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abri, destinées uniquement aux « Français de souche ».
Asile : l’Assemblée nationale vote le doublement de la durée de rétention à 90 jours L’une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration vient d’être voté à l’Assemblée nationale. Les députés ont donné leur feu vert, samedi 21 avril, à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion. Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des députés La République en marche, il a obtenu des suffrages du groupe UDI-Agir mais « sans gaieté de cœur ». Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l’article s’est heurté à l’opposition de certains élus de la majorité. Neuf députés LRM ont voté contre, cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre, onze abstentions. Les élus Les Républicains se sont majoritairement abstenus (vingt-quatre abstentions et trois contre), comme leurs collègues du Front national.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».
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L’honneur perdu des sociaux-démocrates danois

L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h30
   





                        



                                


                            
Tribune. Pour l’instant, tout ne va pas si mal pour le Parti social-démocrate danois, mieux en tout cas que pour un grand nombre d’autres formations sociales-démocrates en Europe. Le parti des travailleurs existe toujours. Certes, il ne représente plus un tiers des électeurs comme au temps de sa splendeur. Désormais, il doit se contenter d’un quart mais, au sein d’un corps électoral toujours plus fragmenté, il demeure le plus important parti du Danemark. Et si l’on demande aux sociaux-démocrates la recette de ce succès, ils répondent sans hésiter : ils ont choisi d’assumer la politique la plus à droite possible concernant les réfugiés et l’intégration. Par ailleurs, pour eux, l’alliance avec le populisme n’a rien d’un vilain petit secret. Il s’agit d’une stratégie officielle, qu’ils revendiquent haut et fort.
Déconnectés des réalités
Pendant quatre ans, le Parti social-démocrate a gouverné le pays avec un petit parti centriste social-libéral, et sa défaite aux élections législatives de 2015, contre une coalition entre des partis bourgeois et le populiste Parti du peuple danois, fut comme le crash d’un ovni. Pendant quatre ans, ses dirigeants, en manageurs froids et déconnectés des réalités, avaient mené une prétendue « politique de la nécessité », imposant dans la foulée de la crise financière de 2008 des coupes claires dans le budget de l’Etat. Ils avaient entrepris de démanteler ce modèle danois si fameux à l’étranger, garant pendant de longues années de la stabilité et du bien-être social du pays. Ils ont compris trop tard que le parti était en train de se couper de ses racines populaires et, quand la défaite est venue, les deux figures-clés du parti, la première ministre et le ministre des finances, ont abandonné la politique danoise au profit de postes lucratifs à l’étranger.
Les hommes et les femmes de la défaite ont pris acte. L’éminence grise du parti, Henrik Sass Larsen, est un ­populiste-né, antimondialisation,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.
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« Payer ses achats ou ses factures dans toute la zone euro comme dans son propre son pays »

Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h19
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Depuis le 1er août 2014, le consommateur européen est censé bénéficier du SEPA, l’espace unique de paiements en euros (Single Euro Payments Area), qui comprend 34 pays : il doit notamment pouvoir payer ses achats ou ses factures dans l’ensemble de la zone euro aussi facilement que dans son propre pays.
A cette fin, les identifiants des comptes bancaires et des banques ont été harmonisés. Les numéros des comptes sont désormais représentés sous la forme d’un IBAN (International Bank Account Number) et les banques sont identifiées par un code BIC (Business Identifier Code).
Les entreprises de la zone SEPA qui se font régler par prélèvement ou par virement ne doivent donc plus exiger de leurs clients que leur compte soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, faute de quoi elles se trouveraient en infraction avec le texte communautaire qui régit ces dispositions (règlement 260/2012).
Or, c’est encore souvent le cas, déplore le Centre européen des consommateurs France, basé à Kehl, en Allemagne, sur la rive droite du Rhin. « Nous recevons énormément de réclamations contre des professionnels qui refusent d’enregistrer les coordonnées bancaires d’autres pays de la zone SEPA », souligne ainsi Bianca Schulz, sa responsable.
Tel Français, possédant une résidence secondaire au Portugal, se plaint ainsi de ne pouvoir payer son fournisseur d’eau portugais par prélèvement automatique sur son compte en France. Tel citoyen belge, propriétaire d’une maison en France, regrette de ne pouvoir s’acquitter, par prélèvement sur son compte belge, des mensualités de son assurance multirisque habitation.
« Peur des frais exorbitants »
Le centre de Kehl a aussi été contacté par de modestes clients, établis en France, de la banque mobile allemande N26, comme Mehdi, ancien cariste dans l’agroalimentaire, ou Enrique, ancien installateur de canapés. Le premier, dont nous avons évoqué l’histoire...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-12">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Polyvalente et irrévérente, joueuse et partageuse, la jeune scène belge est l’attraction de la 42e édition du festival berruyer, d’Angèle à Damso, d’Hamza à JeanJass & Caballero.
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Les Diables rouges défient le Printemps de Bourges

Polyvalente et irrévérente, joueuse et partageuse, la jeune scène belge est l’attraction de la 42e édition du festival berruyer, d’Angèle à Damso, d’Hamza à JeanJass & Caballero.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 16h20
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

Dans une autre vie, Henri était chauffeur de bus. A 82 ans, le voilà chauffeur de salle : « Allez gégèèèèle ! » Quand il ne donne pas de la voix, Henri joue des mains : voyez-le filmant, smartphone en pogne, les prouesses vocales d’Angèle Van Laeken, sa petite-fille, sinon de sang, du moins de cœur. A son bras, sa femme épousée en secondes noces, Cornélie – Nelly pour les intimes ; Angèle, elle, l’appelle « mamie Pilou ». En « septante-neuf ans d’existence », comme elle dit avec son accent made in Molenbeek, l’étalagiste retraitée est restée fidèle à ce quartier populaire de la capitale belge. Alors, si Henri et Cornélie ont bravé, en ce 17 avril, la trentaine de kilomètres qui séparent Bruxelles de Louvain-la-Neuve, une ville universitaire de périphérie, c’est que le jeu en vaut la chandelle : ce soir, c’est soir de premières.
Première fois qu’Angèle présente en Belgique le tour de chant qu’elle donnera, le 26 avril, au palais d’Auron, l’une des scènes principales du Printemps de Bourges. Première fois, surtout, qu’Henri et Cornélie se rendent à un « vrai » spectacle de celle qui, de mémoire de mamie, a toujours chanté, « même quand elle était haute comme trois pommes ». Depuis, la gamine a grandi. Jusqu’à rassembler, du haut de ses 22 ans et sur la foi de deux hits (La Loi de Murphy et Je veux tes yeux), plusieurs centaines d’ados dans une grosse grange incongrue, La Ferme du Biéreau, dont les boiseries jurent avec l’architecture impersonnelle de Louvain-la-Neuve.

De fait, papy et mamie ne sont pas les seuls anciens à se trémousser dans la salle ; Marka et Laurence, alias papa et maman, vibrionnent à leurs côtés. Lui aussi est chanteur ; elle, humoriste. Dans la famille Van Laeken, ne manque que le frérot-rappeur, Roméo Elvis, 25 ans au compteur : « Il est sur la route, d’ailleurs sa tournée passera par La Ferme dans moins d’un mois !, plastronne papa Marka....




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-13">
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A Prague, une guerre d’oligarques par médias interposés

Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h39
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


La démarche du milliardaire Daniel Kretinsky en France ne constitue-t-elle qu’une nouvelle étape dans la guerre que se livrent les oligarques de son pays, par médias interposés ? En 2017, la République tchèque était classée à une très honorable 23e place au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse (RSF). Mais elle risque de dégringoler dans le tableau que l’association compte dévoiler ces prochains jours, car la concentration des médias y atteint des seuils critiques.
Avant la crise, les journaux étaient détenus à 80 % par des investisseurs étrangers. Mais depuis 2008, de nouveaux oligarques se livrent à une bataille d’influence, à laquelle participe, à sa manière feutrée, M. Kretinsky. Le marché tchèque, à l’image d’une tendance que l’on peut observer dans tous les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004, se partage désormais entre quelques hommes d’affaires devant leurs fortunes aux privatisations des années 1990.

        Lire aussi :
         

                Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest



La fin d’une parenthèse enchantée
Parmi eux, on trouve le premier ministre Andrej Babis, qui possède plusieurs quotidiens très prescripteurs (Mlada fronta DNES, Lidové noviny et Metro), un hebdomadaire, des sites Internet et la radio Impuls.
Egalement dans le paysage, un certain Zdenek Bakala, ancien propriétaire d’un complexe minier, qui s’est offert un quotidien économique, un hebdomadaire et un site d’information il y a dix ans. Quant à Marek Dospiva, il domine le secteur de la presse régionale depuis 2015, alors que Jaromir Soukup a acheté une chaîne de télévision et deux hebdomadaires.
En 2016, RSF évoquait des oligarques se servant de la presse pour « réduire au silence leurs adversaires » et dénonçait une « confiscation des pouvoirs économique, politique et médiatique » dans une zone géographique en transition démocratique, encore marquée par des décennies de régime communiste et où la culture de l’indépendance journalistique n’est pas vraiment la même qu’en Europe occidentale. La parenthèse enchantée des décennies 1990 et 2000, qui fut marquée par une liberté de ton inédite, semble en tout cas bel et bien refermée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-14">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.
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Assumer l’ouverture de la SNCF à la concurrence, un pari osé

Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h14
    |

David Spector (Economiste)







                        



                                


                            
« Cela fait vingt ans que toutes les majorités confondues ont décidé que l’on devait ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose. La concurrence permet de mieux faire fonctionner les choses, même si ce n’est pas un but en soi. » Ces remarques d’Emmanuel ­Macron en réponse à une question sur la réforme de la SNCF, jeudi 12 avril sur TF1, comprennent une part de continuité et une part de nouveauté.
Rigueur budgétaire
La continuité tient à ce que, comme c’est souvent le cas depuis vingt-cinq ans, une réforme est présentée comme une adaptation nécessaire à un contexte résultant de choix effectués au niveau européen. La part de nouveauté tient à ce que, contrairement à ce qui était devenu une figure de style dans les discours des gouvernements successifs, le président ne feint pas de regretter une contrainte européenne dans laquelle la France n’aurait aucune part.
Depuis le traité de Maastricht en 1992, on invoque les règles européennes plutôt qu’un souci de bonne gestion pour justifier une relative rigueur budgétaire. Aux chefs d’entreprise qui quémandent des subventions, les ministres des finances répondent qu’à leur grand regret, le droit communautaire interdit les aides d’Etat. A ceux qui réclament des mesures protectionnistes ou la préférence nationale pour les commandes publiques, on oppose les règles du marché unique et le monopole de la Commission européenne sur les négociations commerciales.
Cette rhétorique est fallacieuse, parce que toutes les règles européennes trouvent leur source dans des traités et directives adoptés à l’unanimité des Etats membres, donc avec l’accord de la France. Elle est hypocrite, parce que ceux qui feignent de déplorer la contrainte extérieure l’utilisent en réalité souvent pour justifier des mesures impopulaires qu’ils jugent fondées en elles-mêmes, ce qui contribue depuis longtemps à la perception du projet européen comme antidémocratique.
Cheval de...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le chef de file de Forza Italia prône une alliance avec les petits partis et le Parti démocrate. Mais Matteo Salvini, à la tête de la coalition, exclut tout accord avec la gauche.
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Berlusconi rejette toute alliance avec le M5S, « un danger pour l’Italie »

Le chef de file de Forza Italia prône une alliance avec les petits partis et le Parti démocrate. Mais Matteo Salvini, à la tête de la coalition, exclut tout accord avec la gauche.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 00h32
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h24
   





                        



   


La tentative d’alliance gouvernementale entre la coalition de droite-extrême droite et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) est officiellement un échec. Silvio Berlusconi (Forza Italia) a déclaré, vendredi 20 avril, que ce parti était « un danger pour l’Italie ». Un rejet partagé par le chef de file de M5S, Luigi Di Maio, qui s’est dit prêt à discuter uniquement avec Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), excluant tout accord avec le milliardaire.
Le M5S est « un mouvement qui prêche la haine sociale, un mouvement de chômeurs, qui veut le pouvoir pour prendre à ceux qui ont (…). Ce n’est pas un parti démocratique », a fustigé M. Berlusconi. « Les Italiens ont mal voté [lors des législatives du 4 mars], a-t-il réagi. Et maintenant, ça va de mal en pis. » Ces élections du 4 mars ont donné deux vainqueurs sans majorité : Luigi Di Maio avec plus de 32 % des voix, et Matteo Salvini, chef de file de la coalition de droite, arrivée en tête avec 37 % des voix.

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                En Italie, la paralysie politique persiste



Selon M. Berlusconi, cette dernière devrait plutôt chercher une alliance avec les petits partis représentés au Parlement « et avec des membres du Parti démocrate [PD, centre gauche] qui, du point de vue de la responsabilité et de la démocratie, a des années-lumière d’avance sur le M5S ». Un « rêve » inatteignable, pour des élus du parti du gouvernement sortant de centre gauche, qui refusent de s’allier à des partis de droite et d’extrême droite.
Le chef de Ligue pense à partir seul
Sans compter que Matteo Salvini, à la tête de la coalition de droite, a toujours rejeté toute idée d’alliance avec le PD, répétant que son objectif restait de défaire la politique menée par le centre gauche, au pouvoir ces dernières années.

        Lire aussi :
         

                En Italie, M5S et Ligue se jaugent pour le pouvoir



Il a laissé percer une frustration grandissante à l’égard de Berlusconi. « Ma patience a des limites. Jusqu’à hier, l’alliance [de centre droit] était unie. Si quelqu’un décide de s’en retirer en utilisant des insultes et en regardant à gauche, cela n’engage que lui. »
Depuis jeudi soir, le chef de la Ligue multiplie les déclarations sur sa volonté d’y aller tout seul : « Plutôt que de ramener le PD au gouvernement, je préfère m’avancer, moi. Je suis disponible, directement et personnellement », a-t-il déclaré, sans préciser quels pourraient alors être ses appuis pour obtenir une majorité.

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                Italie : le président de la République, Sergio Mattarella, déplore l’impasse politique



La présidente du Sénat, Maria Casellati, membre de Forza Italia, chargée par le président italien, Sergio Mattarella, de consulter les partis politiques pour trouver une issue à la crise post-électorale, lui a rendu compte vendredi des retours de sa mission exploratoire.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia (« allez l’Italie ») lors d’un discours au siège de son parti à la suite de sondages le donnant gagnant des élections générales, le 29 mars 1994. L’entrepreneur est entré en politique à peine deux mois plus tôt, le 18 janvier 1994, avec l’annonce de la création de son parti."
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            data-slide-description="Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia vote, le 28 mars 1994, à Rome. Il est élu avec 47,4 % des voix, après une campgne-éclair de deux mois."
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            data-slide-description="Campagne n° 1 : cohue des photographes de presse, au quartier général de Forza Italia, le 29 mars. Silvio Berlusconi accède ainsi à la présidence du conseil en mai 1994."
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            data-slide-description="Campagne n° 2 : les cinq principaux chefs de partis de la campagne électorale italienne se rencontrent lors d’un débat télévisé de deux heures et demie, le 9 avril 1996. Huit mois seulement après son entrée en fonctions, la coalition s’effrite et l’assemblée est dissoute. De nouvelles élections sont organisées."
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            data-slide-description="Campagne n° 2 : affiches électorales montrant le magnat des médias et ancien premier ministre Silvio Berlusconi, chef du bloc de l’Alliance de centre droit, le 18 avril, trois jours avant les élections générales. Forza Italia perd les élections derrière le Parti démocrate de la gauche."
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            data-slide-description="Campagne n° 3 : Silvio Berlusconi lors d’un entretien avec Associated Press, à Rome, jeudi 10 mai 2001. Après plusieurs années dans l’opposition, Berlusconi se présente contre le candidat de centre-gauche Francesco Rutelli aux élections du 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n° 3 : Silvio Berlusconi salue ses partisans dans la ville de Tarente, dans le sud de l’Italie, le 5 mai, avant les élections du 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n°3 : le « Cavaliere » met son bulletin dans l’urne, le 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : à Rome, le 15 février 2006. Les élections générales sont prévues les 9 et 10 avril."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : dans un supermarché, à Milan, le 3 avril 2006. Les télévisions diffusent le débat télévisé entre le dirigeant de la coalition de centre-gauche Romano Prodi et le candidat de centre-droit Silvio Berlusconi."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : Silvio Berlusconi vote pour les élections générales italiennes, dimanche 9 avril 2006 à Milan."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : le premier ministre italien Silvio Berlusconi quitte la conférence de presse au palais Chigi, à Rome, le 11 avril 2006. Il conteste les résultats des élections, dont il est perdant, avançant des irrégularités dans le déroulement du scrutin."
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            data-slide-description="Campagne n° 5 : lors d’un meeting, à Naples, le 4 avril 2008. Quelques jours avant les élections générales."
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            data-slide-description="Campagne n° 5 : Silvio Berlusconi salue des enfants après avoir voté, à Milan, le 13 avril 2008. Il remporte ces élections, avec 46,81 % des voix."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : Berlusconi, toujours leader de Forza Italia, essuie le visage du chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, pendant un meeting, à Rome, le 1er mars 2018."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : l’ancien premier ministre est salué par des centaines de personnes, à Rome, le 21 février 2018."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : le « Cavaliere » avant l’enregistrement de l’émission télévisée « 8 e Mezzo » (8 et demi) à Rome, en Italie, le 21 février 2018. Cette fois inéligible, Berlusconi fait campagne pour son poulain, Antonio Tajani."
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Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia (« allez l’Italie ») lors d’un discours au siège de son parti à la suite de sondages le donnant gagnant des élections générales, le 29 mars 1994. L’entrepreneur est entré en politique à peine deux mois plus tôt, le 18 janvier 1994, avec l’annonce de la création de son parti.

Paul Hanna / Reuters
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.
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Une Foire de Bruxelles au parfum de Cologne

Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h58
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            Harry Bellet (Bruxelles)








                        



                                


                            

Bruxelles, ou Cologne ? Ah, que voilà bien des problèmes d’amateurs d’art ! Les deux plus anciennes foires d’art contemporain du monde (Art Cologne a été fondé en 1967, Art Brussels fête ses 50 ans) ouvrent cette année la même semaine. Les plus acharnés feront les deux, un Thalys relie les deux villes. Pour les autres, laquelle choisir ? Disons pour faire simple que les gros calibres sont allés à la pêche aux riches collectionneurs allemands : on trouve à Cologne 200 galeries venues de 31 pays montrer de l’art contemporain, mais aussi de l’art moderne, dont Kamel Mennour, Lelong, Lisson, David Zwirner, Hauser & Wirth, Thaddaeus Ropac, White Cube et l’inévitable Gagosian.
Inévitable ? Mais non, il suffit de choisir Bruxelles ! Les galeries présentes (147 issues de 32 pays) n’ont pas moins de mérite et montrent des artistes moins attendus. C’est qu’elles s’adressent aux mythiques collectionneurs belges qui ne sont pas moins argentés que leurs confrères du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, mais n’aiment rien tant que la nouveauté.
Un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017
Ce n’est pas ici qu’on aurait pu inventer, comme en Allemagne, le « Kunstkompass » (« La Boussole de l’art »), ce classement annuel qui conseille les acheteurs en évaluant la notoriété d’un artiste : le Belge achète avec les yeux plus qu’avec les oreilles. Et les yeux étaient gâtés pour ce jubilé, même si la concurrence de Cologne avait dissuadé quelques grandes enseignes étrangères de venir : un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017. « Il faut bien constater que les années fastes, avec la venue de galeries prestigieuses de Londres ou de New York, sont passées, et l’on ne compte plus que quinze galeries non européennes… » remarque, avec regret, Le Soir de Bruxelles. Certes, mais parmi lesquelles HdM, basée à Pékin, venue avec tout plein d’artistes chinois passionnants, dont l’étonnant Yang Yongliang, et un intrus sympathique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.
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Brexit : plus de 3 000 Français ont demandé à devenir sujets de Sa Majesté en 2017

Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h56
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                            Arthur Carpentier








                        



   


Dès le lendemain du vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, la France et d’autres pays européens ont enregistré une forte croissance des demandes d’acquisition de leur nationalité par des citoyens britanniques. Mais cette tendance a son pendant sur le continent : le nombre d’Européens – et surtout de Français – prétendant à la citoyenneté britannique a considérablement augmenté.
En 2017, 3 474 Français ont déposé un dossier pour acquérir la citoyenneté britannique, contre seulement 920 en 2015 et 1265 en 2016. Au total, 2 862 procédures ont abouti l’année dernière, soit près de quatre fois plus que deux ans auparavant.
Sur les talons des Français, 3 129 Allemands ont demandé la nationalité au Royaume-Uni en 2017, alors qu’ils n’étaient que 757 en 2015. La progression la plus importante vient des pays scandinaves : en 2017, huit fois plus de Danois et cinq fois plus de Finlandais ont obtenu la double nationalité qu’au cours de l’année 2015.
« Bon caractère ».
Presque deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, les négociations sur les modalités de cette sortie n’avancent que très péniblement. L’incertitude est de mise, et inquiète tant les Britanniques que les Européens ayant des attaches outre-Manche. Ces derniers misent sur la double nationalité.
La décision de naturaliser un étranger reste entièrement à la discrétion du Home Office. Le requérant doit avoir séjourné cinq ans sur le territoire avant sa demande (trois s’il est marié à un citoyen britannique), parler l’une des langues officielles du Royaume-Uni, connaître ses us et coutumes et être « de bon caractère ».
Tout comme le Royaume-Uni a ouvert les bras à quantité de Français, l’Hexagone a reçu de très nombreux dossiers de demande de naturalisation. « Avant le Brexit, nous n’avions jamais reçu de demandes de Britanniques, se souvient Fiona Mougenot, directrice d’un cabinet de conseil qui accompagne les étrangers désireux d’être naturalisés. Puis ça a soudainement explosé, et la tendance ne faiblit pas. »
« Bonnes mœurs »
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 3 173 Britanniques ont déposé une requête auprès de la France en 2017, alors qu’ils n’étaient que 386 en 2015. Pour que leur demande aboutisse, les sujets de Sa Majesté doivent avoir résidé cinq ans de nôtre côté de la Manche, être capables de subvenir à leurs besoins, adhérer aux valeurs de la République, parler français et être « de bonnes vie et mœurs ». L’année dernière, 1 518 postulants ont obtenu la double nationalité.
Plus encore que la Manche, c’est la mer d’Irlande que de nombreux Britanniques ont traversée à la suite du Brexit. D’après les chiffres obtenus par le quotidien The Guardian, l’île d’Emeraude a reçu de ses voisins insulaires le plus important nombre de dossiers de naturalisation au niveau européen. Durant les douze mois qui ont suivi le référendum du Brexit, 8 911 demandes ont été formulées – dont seulement 10 % par des Britanniques résidant en Irlande – contre 793 en 2015.
Au total, 17 000 Britanniques ont sollicité la citoyenneté d’un autre pays européen entre juillet 2016 et juin 2017. « Je distingue deux catégories de demandeurs, note Mme Mougenot. Il y a d’une part ceux que j’appelle “les anciens”, qui se sentent très européens, qui ont connu les débuts de l’union, et qui veulent conserver cette identité, et d’autre part les moins de 35 ans, qui y trouvent un intérêt plus pratique, en termes de déplacements, de travail. »



                            


                        

                        


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Qu’est-ce que le Commonwealth ?

A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h02
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            Pierre Breteau








                        



   


Une réunion des chefs de gouvernement tous les deux ans — comme en avril à Londres —, des Jeux organisés tous les quatre ans…, le Commonwealth, ou dans sa forme longue « Commonwealth of Nations », est une organisation relativement peu connue de ce côté de la Manche.
Les cinquante-trois pays membres de cette organisation intergouvernementale, rassemblés formellement en 1949, n’ont aucune obligation les uns envers les autres, mais ils adhèrent tous à la charte du Commonwealth, qui énonce une série de « valeurs fondatrices » telles que la démocratie, les droits humains, la non-discrimination, la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, etc. La charte reconnaît noir sur blanc les spécificités des « petits Etats » et des « Etats vulnérables », qu’il convient d’aider, d’assister dans leur développement et de soutenir en cas de danger.

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Basé sur le travail de Mike Bostock et de Derek Watkins : https://github.com/dwtkns/d3_dymaxion




Cinquante-trois pays du Commonwealth
Cette carte représente la majeure partie des pays du Commonwealth, certaines nations insulaires sont trop petites pour être représentées.


Quel régime politique ?
République
Monarchie (Elizabeth II est reine)
Monachie (souverain local)



de Buckminster Fuller, Antarctique exclue


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                "sz": { "etat": "Swaziland", "adhesion": "‍6 septembre 1968", "continent": "Afrique", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monlocal", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 1119375, "Remarque": "" },
                "to": { "etat": "Tonga", "adhesion": "‍4 juin 1970", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monarchie", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 103252, "Remarque": "" },
                "ag": { "etat": "Antigua-et-Barbuda", "adhesion": "‍1er novembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 86295, "Remarque": "" },
                "au": { "etat": "Australie", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 23795300, "Remarque": "Dominion depuis le 1er janvier 1901, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1942 (avec effet rétroactif à 1939), abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "bs": { "etat": "Bahamas", "adhesion": "‍10 juillet 1973", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 368390, "Remarque": "" },
                "bb": { "etat": "Barbade", "adhesion": "‍30 novembre 1966", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 285000, "Remarque": "" },
                "bz": { "etat": "Belize", "adhesion": "‍21 septembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 358899, "Remarque": "" },
                "ca": { "etat": "Canada", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 35702707, "Remarque": "Dominion depuis le 1er juillet 1867, statut de Westminster en 1931, absorbe Terre-Neuve-et-Labrador en 1949, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1982" },
                "gd": { "etat": "Grenade", "adhesion": "‍7 février 1974", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 103328, "Remarque": "" },
                "jm": { "etat": "Jamaïque", "adhesion": "‍6 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 2717991, "Remarque": "" },
                "nz": { "etat": "Nouvelle-Zélande", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 4572100, "Remarque": "Dominion depuis le 26 septembre 1907, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1947, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "pg": { "etat": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "adhesion": "‍16 septembre 1975", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 7398500, "Remarque": "Indépendance de l'Australie" },
                "gb": { "etat": "Royaume-Uni", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Europe", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 64511000, "Remarque": "Le Parlement britannique adopte le statut de Westminster en 1931" },
                "kn": { "etat": "Saint-Christophe-et-Niévès", "adhesion": "‍19 septembre 1983", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 55000, "Remarque": "" },
                "lc": { "etat": "Sainte-Lucie", "adhesion": "‍22 février 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 185000, "Remarque": "" },
                "vc": { "etat": "Saint-Vincent-et-les Grenadines", "adhesion": "‍27 octobre 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 109000, "Remarque": "Membre spécial de 1979 à 1985" },
                "sb": { "etat": "Salomon", "adhesion": "‍7 juillet 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 581344, "Remarque": "" },
                "tv": { "etat": "Tuvalu", "adhesion": "‍1er octobre 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 11323, "Remarque": "Membre spécial de 1978 à 2000" },
                "za": { "etat": "Afrique du Sud", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 54956900, "Remarque": "Dominion depuis le 31 mai 1910, bénéficie du statut de Westminster de 1931, quitte le Commonwealth en 1961, retour en 1994" },
                "bd": { "etat": "Bangladesh", "adhesion": "‍18 avril 1972", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 158088000, "Remarque": "Déclare son indépendance du Pakistan en 1971" },
                "bw": { "etat": "Botswana", "adhesion": "‍30 septembre 1966", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2024904, "Remarque": "" },
                "cm": { "etat": "Cameroun", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 21143237, "Remarque": "Territoire sous mandat principalement français Indépendance de la partie française en 1960, union avec la partie britannique à son indépendance en 1961" },
                "cy": { "etat": "Chypre", "adhesion": "‍13 mars 1961", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 858000, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni en 1960" },
                "dm": { "etat": "Dominique", "adhesion": "‍3 novembre 1978", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 71293, "Remarque": "" },
                "fj": { "etat": "Fidji", "adhesion": "‍10 octobre 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 859178, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1987, retour en 1997, suspendu de 2000 à 2001 et de 2006 à 2014" },
                "gm": { "etat": "Gambie", "adhesion": "‍18 février 1965", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2038501, "Remarque": "Retrait volontaire le 3 octobre 2013" },
                "gh": { "etat": "Ghana", "adhesion": "‍6 mars 1957", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 27043093, "Remarque": "" },
                "gy": { "etat": "Guyana", "adhesion": "‍26 mai 1966", "continent": "Amérique du Sud", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 746900, "Remarque": "" },
                "in": { "etat": "Inde", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1269090000, "Remarque": "Absorbe l'Inde française entre 1950 et 1954, l'Inde portugaise en 1961 et le Sikkim en 1975" },
                "ke": { "etat": "Kenya", "adhesion": "‍12 décembre 1963", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 46749000, "Remarque": "" },
                "ki": { "etat": "Kiribati", "adhesion": "‍12 juillet 1979", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 106461, "Remarque": "" },
                "mw": { "etat": "Malawi", "adhesion": "‍6 juillet 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 16310431, "Remarque": "" },
                "mt": { "etat": "Malte", "adhesion": "‍21 septembre 1964", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 425384, "Remarque": "" },
                "mu": { "etat": "Maurice", "adhesion": "‍12 mars 1968", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1261208, "Remarque": "" },
                "mz": { "etat": "Mozambique", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 25727911, "Remarque": "Indépendance du Portugal en 1975, premier pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "na": { "etat": "Namibie", "adhesion": "‍21 mars 1990", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2113077, "Remarque": "Indépendance de l'Afrique du Sud en 1960" },
                "nr": { "etat": "Nauru", "adhesion": "‍1er novembre 1968", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10084, "Remarque": "Indépendance en 1968 d'une tutelle conjointe de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni membre spécial de 1968 à 1999 et de nouveau de 2006 à 2011" },
                "ng": { "etat": "Nigéria", "adhesion": "‍1er octobre 1960", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 183523000, "Remarque": "Suspendu de 1995 à 1999" },
                "ug": { "etat": "Ouganda", "adhesion": "‍9 octobre 1962", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 34858813, "Remarque": "" },
                "pk": { "etat": "Pakistan", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 189388000, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1972, retour en 1989, suspendu de 1999 à 2004 et de 2007" },
                "rw": { "etat": "Rwanda", "adhesion": "‍29 novembre 2009", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10966891, "Remarque": "Indépendance de la Belgique en 1962, second pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "ws": { "etat": "Samoa", "adhesion": "‍28 août 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 187820, "Remarque": "Indépendance de la Nouvelle-Zélande en 1962 sous le nom de Samoa occidentales" },
                "sc": { "etat": "Seychelles", "adhesion": "‍29 juin 1976", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 89949, "Remarque": "" },
                "sl": { "etat": "Sierra Leone", "adhesion": "‍27 avril 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 6319000, "Remarque": "" },
                "sg": { "etat": "Singapour", "adhesion": "‍9 août 1966", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 5469700, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni et rejoint la Malaisie en 1963, indépendance de la Malaisie en 1965" },
                "lk": { "etat": "Sri Lanka", "adhesion": "‍4 février 1948", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 20675000, "Remarque": "Joint le Commonwealth en tant que Dominion de Ceylan, devient une république en 1972" },
                "tz": { "etat": "Tanzanie", "adhesion": "‍9 décembre 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 47421786, "Remarque": "Précédemment Tanganyika et Zanzibar, fusionnés en 1964" },
                "tt": { "etat": "Trinité-et-Tobago", "adhesion": "‍31 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1328019, "Remarque": "" },
                "vu": { "etat": "Vanuatu", "adhesion": "‍30 juillet 1980", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 264652, "Remarque": "Indépendance de la France et du Royaume-Uni" },
                "zm": { "etat": "Zambie", "adhesion": "‍24 octobre 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 15473905, "Remarque": "" }
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            payschoisis = [{ "x": width / 2.45, "y": height / 2.38, "pays": "Royaume-Uni" },
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                { "x": width / 3.5, "y": height / 1.81, "pays": "Nigéria" }
            ];

        var projection = d3.geo.dymaxion()
            .translate([width / 2.2, height / 6])
            .scale(width / 2.7);

        var path = d3.geo.path()
            .projection(projection);

        var graticule = d3.geo.graticule();

        var svg = d3.select("#bfi").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
        var g = svg.append("g")
            .attr("id", "groupe")
            .attr('transform', tourner);

        var etiquettes = svg.append("g")
            .attr("id", "etiquettes");

        /* L'astuce pour faire passer un pays devant les autres*/
        d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
            return this.each(function() {
                this.parentNode.appendChild(this);
            });
        };

        d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/monde.geojson", function(error, collection) {

            g.selectAll("path")
                .data(collection.features)
                .enter().insert("path")
                .attr("class", function(d) {
                    if (commonwealth[dico[d.properties.fr]]) return "land " + dico[d.properties.fr]
                    else return "non"
                })
                .attr("title", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {
" + e.etat + " "
" + String(pop(e.Population)).replace(".", ",") + "habitants"

"
Régime : " + e.regime.replace("République", "république indépendante") + ""
Adhésion le " + e.adhesion.replace("1er", "1er") + ""
                        return html
                    }
                })
                .attr("fill", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {

                        return couleur[e.typo]
                    }
                })
                .attr("d", path)
                .on("mouseover", function() {
                    var sel = d3.select(this);
                    sel.moveToFront();
                });
        });

        function pop(d) {
 1000000000) return (d / 1000000000).toFixed(2) + " milliard d'"
 1000000 && d  2000000) ? "s" : "") + " d'"
            else return d.toLocaleString() + " "
        }

        etiquettes.selectAll("text")
            .data(payschoisis)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("class", "noms passelect")
            .text(function(d) {
                return d.pays;
            })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pays == "Royaume-Uni" || d.pays == "Australie" || d.pays == "Canada") return "end"
                return "middle"
            })
            .attr("x", function(d) {
                return d.x;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return d.y;
            });

        /* Flèche pour la France */

        var flecheData = [{
                x: width / 2.4,
                y: (height / 2.4)
            }, {
                x: width / 2.18,
                y: (height / 2.36)
            }, {
                x: width / 2.17,
                y: (height / 2.16)
            }],
            ligneFleche = d3.svg.line()
            .interpolate("basis")
            .x(function(d) {
                return d.x;
            })
            .y(function(d) {
                return d.y;
            });

        etiquettes.append("defs").append("marker")
            .attr("viewBox", "0 -5 10 10")
            .attr("refX", 8)
            .attr("refY", 0)
            .attr("markerWidth", 8)
            .attr("markerHeight", 8)
            .attr("orient", "auto")
            .attr("id", "t")
            .attr("class", "fleche")
            .attr("fill", "#a1a6aa")
            .append("path")
            .attr("d", "M0,-5L10,0L0,5");


        etiquettes.append("path")
            .attr("d", ligneFleche(flecheData))
            .style("stroke-width", 1.4)
            .style("stroke", "#a1a6aa")
            .style("fill", "none")
            .style('marker-end', "url(#t)");

        /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#dymaxion").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "path.land",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });
        $("#dymaxion a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

    });
});


Quel est le poids démographique des pays de l’organisation ?
Avec près de 2,4 milliards d’habitants, le Commonwealth compose le tiers de l’humanité. La plupart d’entre eux vivent dans le sous-continent indien, l’Inde (1,3 milliard d’habitants), le Bangladesh (158 millions d’habitants) et le Pakistan (190 millions) représentant 80 % de la population du Commonwealth.


	#container_15242182550{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		height:350px;
	}
	#container_15242182550 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15242182550 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	#container_15242182550 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



2,4 milliards d'habitants sur cinq continents
Ce graphique représente la répartition de la population du Commonwealth par continent, en millions d'habitants.

Source : Commonwealth



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		text: ""
	},
	plotOptions: {
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				}
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				}
			}
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		type:"linear",
		title: {
			text:"millions d'habitants"
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
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				useHTML: false,
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				align: "left",
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			to: "",
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		}]
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		},
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			format: "{value} ",
			zIndex: -1
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	xAxis: {
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			text: ""
		},
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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    "data": [
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
        65.794384
      ],
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      ],
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	function findLength(str) {
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Afrique, avec dix-neuf membres, forme le plus gros contingent de pays mais se trouve en deuxième position s’agissant de la population : les dix-sept républiques et deux monarchies émargent à 501 millions d’habitants.
Enfin, en Europe, seuls deux autres pays — tous deux membres de l’Union européenne — sont membres du Commonwealth, portant la population à 65,79 millions d’habitants : ce sont Malte et Chypre.
Comment y adhérer ?
Les critères pour rejoindre le Commonwealth sont clairement établis, il faut :
accepter les principes énoncés dans la charte ;être un Etat souverain ;reconnaître la reine Elizabeth II comme cheffe du Commonwealth ;accepter l’anglais comme langue du Commonwealth ;respecter les vœux de la population d’adhésion ou non ;avoir eu un lien historique avec un Etat déjà membre.
De ce fait, certains pays pourraient proposer leur adhésion, car ils ont été des « protectorats » ou des colonies de la Couronne : l’Egypte, l’Irak, l’Irlande, la Jordanie, Israël, le Yémen et même les Etats-Unis, entre autres.
Il est aussi possible de quitter l’organisation, et de manière plus aisée que pour un Brexit. C’est ce que firent, par exemple, l’Irlande et Terre-Neuve en 1949 ou les Maldives en 2016. Il y a aussi l’exemple du Zimbabwe, suspendu des réunions ministérielles en 2002 à cause de l’élection de Robert Mugabe en mars de la même année dans des conditions contestées. En 2003, le pays a définitivement quitté l’organisation. Le Royaume-Uni soutient aujourd’hui sa réintégration après le départ du pouvoir de M. Mugabe, en novembre.
Qui est le dirigeant ou la dirigeante ?
A la tête de cette organisation d’Etats partenaires « libres et égaux » — pour la plupart d’anciens territoires coloniaux —, le chef désigné est le souverain britannique, en l’occurrence Elizabeth II actuellement. Elle est par ailleurs cheffe d’Etat de dix-sept monarchies parlementaires, à commencer par le Royaume-Uni, bien sûr, mais aussi le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et des « petites » nations comme les monarchies insulaires de Sainte-Lucie, la Jamaïque, Grenade, les Bahamas, etc. Cela ne lui donne aucun pouvoir effectif.
Quatre pays membres sont des monarchies dont le souverain est « local » : Brunei, le Lesotho, la Malaisie et le Swaziland. Enfin, trente-deux sont des républiques, pour la plupart situées sur le continent africain ; à elles seules, ces républiques africaines représentent 500 millions de personnes.
Quels avantages à l’international ?
Les citoyens de ces cinquante-trois pays ne se considèrent pas comme étrangers les uns aux autres, de ce fait et sur le plan diplomatique, les Etats membres ne s’envoient pas d’ambassadeurs mais des « hauts-commissaires » — qui représentent le gouvernement et non pas le chef d’Etat (qui est souvent la reine par ailleurs). De la même manière, si un citoyen du Commonwealth se trouve dans un pays où il n’a pas de représentation diplomatique, il peut s’adresser à l’assistance consulaire britannique, s’il y en a une.
Par ailleurs, grâce au Commonwealth, les citoyens australiens, néo-zélandais ou canadiens peuvent demander un « working holiday visa » qui — à l’image du visa travail vacances entre la France et le Canada — permet aux personnes de 18 à 30 ans de travailler au Royaume-Uni. Seuls les ressortissants de ces pays y ont droit pour le moment car cet accord nécessite la réciprocité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-20">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                
                                       
édition abonné


Au Danemark, l’affaire du « Nautilus » résolue grâce à un chien suédois


                      Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h38
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

Ben n’a pas le pied marin. Un comble pour un chien renifleur, spécialisé dans la détection aquatique. Et pourtant, à l’automne 2017, le springer anglais de 8 ans – six ans de service dans la police – s’est laissé accrocher à la proue d’un bateau à moteur, qui l’a promené des semaines entières, en baie de Koge, au sud de Copenhague.
Malgré les vagues de plusieurs mètres, les rafales de vent glacé et l’épais brouillard certains jours, il n’a pas lâché, humant l’air, en quête de cette odeur si particulière de la cadavérine, produite par un corps en décomposition, qu’il est capable de déceler, même en infime quantité, à la surface de l’eau.
Le springer anglais a ainsi joué un rôle crucial dans une des affaires criminelles les plus spectaculaires de ces dernières années, en Scandinavie : le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue le 10 août 2017, à bord du sous-marin le Nautilus. « Sans les chiens, l’enquête n’aurait probablement jamais abouti, malgré la détermination incroyable des enquêteurs danois », affirme le commissaire Mattias Sigfridsson, chargé de coordonner l’opération côté suédois. L’ingénieur excentrique Peter Madsen aurait pu, sans être contredit, continuer à défendre la thèse de l’accident, comme il l’a fait depuis le début de son procès, dont le verdict est attendu le 25 avril.
Parmi les quinze chiens renifleurs de la brigade cynophile suédoise, trois seulement sont formés à la détection de cadavres, y compris en milieu aquatique.
En Suède, Ben et ses collègues sont considérés comme des héros. La direction nationale de la police leur a d’ailleurs promis un nouveau bateau. Et les candidats se pressent pour succéder à son maître, Johan Esbjörnsson, quand il partira à la retraite, avec son chien, l’an prochain. « Pourtant, il y a cinq ans, quand nous avons commencé à nous spécialiser dans la détection de cadavres, les collègues trouvaient cela dégoûtant », se souvient...



