<FILE-date="2018/04/22/18">

<article-nb="2018/04/22/18-1">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ En 1978, la comédienne avait été enlevée par le régime nord-coréen pour améliorer la qualité des films de propagande. Choi Eun-hee est décédée le 16 avril à l’âge de 91 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La mort de l’actrice sud-coréenne Choi Eun-hee, ancienne otage de la Corée du Nord

En 1978, la comédienne avait été enlevée par le régime nord-coréen pour améliorer la qualité des films de propagande. Choi Eun-hee est décédée le 16 avril à l’âge de 91 ans.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 16h54
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

L’existence de la grande star de cinéma sud-coréenne Choi Eun-hee n’avait déjà rien d’ordinaire, mais elle prit un tour encore plus singulier un jour de janvier 1978 sur la plage de Repulse Bay, à Hongkong, selon le récit que fera plus tard l’actrice, décédée lundi 16 avril.
La comédienne s’était rendue dans la colonie britannique pour rencontrer le prétendu directeur d’un studio local qui disait donner également des cours d’art dramatique et lui proposait un partenariat, peut-être aussi de réaliser une production locale. Cela faisait un moment que Choi, l’une des plus grandes célébrités du cinéma de l’après guerre de Corée, était dans une phase de creux et son école d’art dramatique était au bord de la banqueroute. L’offre était de nature à changer la donne.
La villa du producteur, lui expliqua sa guide, était de l’autre côté de la baie. Quoi qu’interloquée, Choi embarqua sur l’esquif à moteur vers laquelle on la dirigeait. Elle fut ainsi enlevée et transférée sur un cargo. Destination : le régime ennemi de son pays en pleine guerre froide, la Corée du Nord.
Admirée par Kim Jong-il
Là-bas, un fan de cinéma nourrissait un dessein ambitieux. Kim Jong-il avait été chargé du département d’agit-prop du régime de son père. Il avait développé une passion pour le septième art et déplorait la piètre qualité des films de propagande nord-coréens en comparaison aux œuvres du Sud. Ce kidnapping devait contribuer à relever le niveau.
Kim Jong-il était visiblement admiratif d’elle et tente à certaines occasions de lui remonter le moral, quoi qu’étant le commanditaire de son enlèvement. « J’étais au désespoir et il a tenté de me changer les idées, en disant : “Regardez-moi, Mme Choi. N’ai-je pas l’air d’un nain petit et gros ?” Je n’ai pas pu m’empêcher de rire », racontera-t-elle ensuite dans un entretien. Elle sera hébergée dans de luxueuses villas à Pyongyang et parfois maintenue dans des résidences de...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-2">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Allemagne : Andrea Nahles, une politique « caméléon » à la tête des sociaux-démocrates

Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h13
    |

            Thomas Wieder (Wiesbaden, envoyé spécial)








                        



   


Pour la première fois depuis sa fondation, en 1875, le parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) va être dirigé par une femme. Andrea Nahles, la présidente du groupe SPD au Bundestag, a été élue à la tête du parti, dimanche 22 avril, lors d’un congrès extraordinaire, à Wiesbaden (Hesse).
Sans surprise, elle l’a emporté face à la seule autre candidate, Simone Lange, maire de la petite ville de Flensburg (Schleswig-Holstein), une inconnue du grand public qui entendait porter la voix de la base contre l’appareil, dans un parti en pleine crise existentielle après quatre défaites successives aux élections législatives.
La surprise, en réalité, vient du résultat obtenu par Mme Nahles : 66 % des voix seulement. Dans l’histoire du SPD, seul Oskar Lafontaine a fait moins bien : 62,6 % en 1995. Avant le congrès de dimanche, les spécialistes des arcanes du parti estimaient qu’un score inférieur à 75 % serait, pour Mme Nahles, un signal décevant.
Un avertissement plus qu’un adoubement
Lors de la proclamation des résultats, dimanche après-midi, les applaudissements ont d’ailleurs été assez mesurés, et la nouvelle présidente, qui est connue pour son caractère « éruptif », comme elle l’a confié dans une récente interview à la Süddeutsche Zeitung, s’est, pour l’occasion, montrée d’une discrétion inhabituelle, comme sonnée par un résultat qui, pour elle, sonne plus comme un avertissement que comme un adoubement.
Agée de 47 ans, Andrea Nahles en a deux de plus que n’en avait Angela Merkel quand elle fut élue présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), en avril 2000. Connaîtra-t-elle un jour le même destin, elle qui, tout juste bachelière, avait confié vouloir être « femme au foyer ou chancelière » ? La question est largement prématurée. Le 24 septembre 2017, le SPD n’a recueilli que 20,5 % des voix aux législatives, le score le plus faible de son histoire.
En cas de nouvelles élections, il pourrait encore reculer. Selon les derniers sondages, il n’obtiendrait qu’environ 17-18 %, soit seulement deux ou trois points de plus que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Pour le SPD, l’enjeu n’est pas de conquérir la chancellerie, mais tout simplement d’assurer sa survie.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : SPD, le grand désarroi



De l’opposition à l’accord de coalition
Pour relever un tel défi, Mme Nahles a au moins une qualité : la combativité. Trois jours après la débâcle de son parti aux législatives et alors qu’elle venait d’être élu présidente du groupe SPD au Bundestag, un journaliste lui avait demandé comment elle se sentait. « Un peu mélancolique », avait-elle répondu, avant d’ajouter : « Mais à partir de demain, ils vont s’en prendre plein la gueule ! »
Le « ils » désignait les conservateurs de la CDU-CSU. Ceux-ci étaient prévenus : après avoir siégé pendant quatre ans au gouvernement à leurs côtés en tant que ministre du travail et des affaires sociales, Mme Nahles promettait désormais de les combattre avec la plus extrême vigueur.
Depuis, le contexte a changé du tout au tout. Après avoir échoué à former un gouvernement avec les libéraux et les écologistes, le 19 novembre 2017, Mme Merkel s’est retournée vers les sociaux-démocrates pour tenter de former une « grande coalition », ce qu’elle est parvenue à faire après de laborieuses négociations en se faisant réélire chancelière pour un quatrième mandat, mi-mars.
« Le SPD a été renvoyé dans l’opposition, point final », claironnait Mme Nahles en septembre. Depuis, elle a mis la même passion à convaincre ses « camarades » de la nécessité de participer à nouveau au gouvernement qu’elle avait mis de fougue à défendre la position contraire. Dans cette campagne interne, qui s’est achevée par un vote des deux tiers des adhérents du SPD en faveur d’une nouvelle « grande coalition », elle aura eu comme principal adversaire, Kevin Kühnert, le chef des « Jusos », les jeunes socialistes.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : le SPD approuve l’accord de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel




        Lire aussi :
         

          La tribune de Kevin Kühnert : « La social-démocratie doit renoncer au néolibéralisme »



Positionnement à la gauche du parti
Andrea Nahles face aux « Jusos ». Le face-à-face de ces dernières semaines ne manque pas de piquant quand on se souvient que c’est précisément comme présidente des jeunes socialistes que la nouvelle patronne du SPD a fait ses premières armes. C’était entre 1995 et 1999. A l’époque, cette fille de maçon née près de Coblence (Rhénanie-Palatinat) et élevée dans une famille très catholique avait été qualifiée de « cadeau des dieux » par Oskar Lafontaine, alors président du SPD.
Elue député en 1998, l’année de l’accession de Gerhard Schröder à la chancellerie, Andrea Nahles sera dans les années suivantes l’une des figures de l’aile gauche du parti. Elle n’ira toutefois pas jusqu’à la rupture, à la différence d’un Lafontaine qui claquera la porte en 2005 pour fonder, deux ans plus tard, le parti de gauche Die Linke.
Dès cette époque, toutefois, son positionnement à la gauche du parti semblait davantage obéir à des considérations tactiques qu’à des convictions inébranlables, comme en témoigne ce qu’elle déclara de l’« agenda 2010 », la réforme controversée du marché du travail mise en œuvre par M. Schröder. « S’agissant de l’“agenda”, nous aurons peut-être un jour un prix d’honneur pour réformes sincères, mais ce n’est pas avec ça que nous gagnerons les élections », affirma-t-elle ainsi, en juin 2005, six mois avant le départ de M. Schröder de la chancellerie et l’élection de Mme Merkel.
« Les “un point, c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »
Elue secrétaire générale du SPD en 2009, au lendemain – déjà – d’une sévère défaite aux législatives (23 % des voix), poste qu’elle inaugura avec un discours qui marqua les esprits (« Les “un point c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »), Mme Nahles n’est pas seulement une « boxeuse », comme l’a récemment qualifiée le quotidien de gauche Tageszeitung. En tant que ministre de Mme Merkel, elle sut aussi travailler en bonne intelligence avec les conservateurs pour faire adopter la retraite à 63 ans ou la loi sur le salaire minimum, deux réformes emblématiques de la « grande coalition » sortante, portées par le SPD.
Un élu du SPD berlinois l’analyse ainsi :
« Andrea est un vrai caméléon. La même qui, dans l’opposition, attaqua un jour Merkel et ses amis en parodiant le générique de Fifi Brindacier à la tribune du Bundestag, est celle qui, une fois au gouvernement, a peut-être été la meilleure alliée des conservateurs. Cela en fait une femme politique accomplie, extrêmement talentueuse, mais c’est peut-être aussi sa limite. Parfois, cela se voit un peu trop qu’elle fait de la politique. »
Une mission compliquée
A la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, Mme Nahles n’aura pas la tâche facile. Sa mission sera d’autant plus compliquée qu’il s’agit, pour elle, de préparer les conditions d’une victoire sur les conservateurs tout en présidant un parti qui continue de gouverner avec eux.
Dimanche, à Wiesbaden, elle s’en est tenue à des propos très généraux, insistant sur la nécessité de mettre la « solidarité » au cœur du projet social-démocrate. « La solidarité, est-ce qui manque le plus dans ce monde globalisé, néo-libéral et ultra-numérisé », a-t-elle ainsi affirmé, avant d’afficher sa détermination à enrayer la montée de l’AfD, estimant qu’il s’agissait d’une bataille « pour rien de moins que de préserver la démocratie ».
Pour le reste, Mme Nahles s’est surtout attiré les applaudissements de la salle avec des effets de tribune et des formules à l’emporte-pièce, dont elle a le secret.
« Mme Merkel a dit : “Wir schaffen das” [nous allons y arriver]. Eh bien, moi, je dis : “Wir packen das” [nous allons prendre les choses à bras-le-corps]. C’est ma promesse. » 
Sa victoire, sans appel mais sans éclat, lui a rappelé quelques minutes plus tard qu’il lui reste beaucoup à faire pour espérer exaucer un jour son vœu de bachelière.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : le SPD dévoile la liste de ses ministres






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-3">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Départ des militants d’extrême droite qui bloquaient le col de l’Echelle

Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 15h31
   





                        



   


Les derniers militants de Génération Identitaire (GI) qui bloquaient, depuis samedi, le col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, ont annoncé, dimanche 22 avril, qu’ils quittaient les lieux en début d’après-midi.
Romain Espino, un porte-parole de ce groupuscule d’extrême droite a précisé que « depuis son installation », le groupe n’a « pas été en contact avec des migrants ». Toutefois, se félicite-t-il, « la mission est une réussite, nous avons réussi à attirer l’attention médiatique et politique sur le col de l’Echelle ».

        Lire aussi :
         

                Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants



Actions à venir
Les militants, approvisionnés « en eau et en nourriture » par « une quinzaine d’habitants de la vallée » n’entendent pas en rester là : « Nous avons prévu cet après-midi un survol avec un avion pour repérer là où il y a une activité de clandestins ou de passeurs », a déclaré M. Espino.
Ils prévoient également de « continuer à patrouiller » dans la semaine « autour du Briançonnais, sur les différentes routes connues pour être des passages de clandestins ».
Cette opération a fait réagir, samedi, sur les bancs de la gauche, dans l’hémicycle de l’Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile et immigration.

        Lire aussi :
         

                Regroupement ou réunification familiale : que prévoit le projet de loi asile et immigration ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-4">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La police de Nashville est à la poursuite du tireur, qui a été identifié après avoir été désarmé par un client du restaurant.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Un tireur nu tue quatre personnes dans un restaurant du Tennessee

La police de Nashville est à la poursuite du tireur, qui a été identifié après avoir été désarmé par un client du restaurant.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 16h38
   





                        



   


Un homme nu, portant seulement une veste verte, a abattu quatre personnes, dimanche 22 avril, dans un restaurant de gaufres ouvert 24 heures sur 24 à Antioch, au sud-est de Nashville dans le Tennessee, rapporte la police. La fusillade a éclaté à 3 h 25, heure locale (10 h 25 à Paris).
Le tireur, qui était équipé d’un fusil d’assaut de type AR-15, est entré dans le restaurant et a ouvert le feu sur la clientèle. « Un client a affronté le tireur et lui a enlevé son arme. Il était nu et s’est enfui en courant. Il s’agit d’un homme blanc aux cheveux courts », a déclaré la police dans un communiqué.

BREAKING: 3 persons fatally shot & 4 others wounded at the Waffle House, 3571 Murfreesboro Pike.  Gunman opened fir… https://t.co/7UHYnDEpvR— MNPDNashville (@Metro Nashville PD)


require(["twitter/widgets"]);

Tueur identifié
La police de Nashville n’a pas encore arrêté le tireur mais l’a identifié ; il s’agit d’un homme de 29 ans, du nom Travis Reinking, domicilié dans la ville de Morton, dans l’Illinois, située à environ 725 kilomètres plus au nord.

BREAKING: Travis Reinking, 29, of Morton, IL, is person of interest in Waffle House shooting.  Vehicle the gunman a… https://t.co/nfUPDsCdAy— MNPDNashville (@Metro Nashville PD)


require(["twitter/widgets"]);

Le fusil d’assaut AR-15 est une arme couramment employée dans les tueries de masse aux Etats-Unis, notamment pour celles qui avaient fait 58 morts à Las Vegas en octobre et 17 morts dans un lycée de Parkland, en Floride, en février dernier.

        Lire aussi :
         

                Confessions de l’AR-15, l’arme préférée des tueurs de masse américains



La multiplication des tueries a engendré aux Etats-Unis un vaste mouvement exigeant un plus strict contrôle des armes à feu dans le pays. La violence par armes à feu est un fléau national, avec 96 morts en moyenne par jour, selon l’association anti-armes Everytown for Gun Safety.

        Lire aussi :
         

                Comment la législation sur les armes à feu a évolué aux Etats-Unis







                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-5">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Premier Noir champion du monde de boxe en catégorie poids lourds en 1908, Jack Johnson avait été condamné en vertu des lois racistes de l’Amérique ségregationniste.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Donald Trump envisage la grâce posthume du boxeur Jack Johnson

Premier Noir champion du monde de boxe en catégorie poids lourds en 1908, Jack Johnson avait été condamné en vertu des lois racistes de l’Amérique ségregationniste.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h09
   





                        



   


Après une série d’attaques contre le New York Times, puis James Comey, et après les funérailles de Barbara Bush, c’est un tweet de Donald Trump qui n’est pas passé inaperçu, samedi 21 avril, il a écrit : 
« Sylvester Stallone [que le président apprécie] m’a appelé pour me parler de l’histoire du champion de boxe poids lourds Jack Johnson. Les épreuves et les tribulations qu’il a traversées sont incroyables, sa vie complexe et controversée. Au fil des années, d’autres se sont penchés sur cette question, la plupart pensaient que cela se ferait, mais oui, j’envisage un Pardon Complet ! »

Sylvester Stallone called me with the story of heavyweight boxing champion Jack Johnson. His trials and tribulation… https://t.co/kQCWb2UOpH— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


require(["twitter/widgets"]);

Premier Noir champion du monde en catégorie poids lourds
Jack Johnson (1878-1946) a été le premier Noir champion du monde de boxe en catégorie poids lourds. Le 4 juillet 1910 devant 25 000 spectateurs réunis à Reno, dans le Nevada, il écrase l’ancien champion James Jeffries. Un traumatisme pour l’Amérique blanche et ségrégationniste d’alors.
Pendant le combat, le public, majoritairement blanc, crie : « Tuez le nègre ! » Au bout de quinze reprises, pourtant, Jeffries, que les propagandistes de la suprématie blanche avaient fait sortir de sa retraite, doit s’avouer vaincu. A l’issue du combat, retransmis en direct par les téléscripteurs, dans plusieurs grandes villes telles que New York et Chicago, des groupes racistes s’attaquent à des Noirs, pris au hasard. Il y eut des dizaines de morts.

Jack Johnson était né en 1878 à Galveston, au Texas. Anciens esclaves, ses parents étaient libres mais extrêmement pauvres. Pour échapper à sa condition, Jack Johnson se lance dans la boxe. A cette époque, les Noirs pouvaient affronter des adversaires blancs dans toutes les catégories, sauf celle des poids lourds. Johnson brise ce tabou en 1908 et devient champion du monde.
Contexte de la ségrégation raciale
Mais cette victoire est contestée par les tenants de la suprématie blanche, qui poussent l’ancien champion James Jeffries, qui avait pris sa retraite et quarante kilos, à remonter sur le ring, lors du combat de Reno, en 1910. Les actualités filmées montrant la victoire incontestable de Johnson sont interdites dans certains Etats américains. L’idée que le nouveau champion du monde soit noir était insupportable à beaucoup.
Johnson aggrave son cas en épousant, en décembre 1912, Lucille Cameron, une femme blanche, ce qui était alors interdit par le Mann Act de 1910, loi qui criminalise le fait de transporter des femmes ou des jeunes filles d’un Etat à un autre « dans un quelconque but immoral » (any other immoral purpose) et permet aux autorités de poursuivre des célébrités jugées « dangereuses ».
Condamné à un an de prison, il quitte les Etats-Unis et arrive à Paris. Le 27 juin 1914, il se bat, au Vél’ d’Hiv’, contre Frank Moran un adversaire blanc venu de Pittsburgh, qu’il écrase. Mais la première guerre mondiale éclate quelques jours plus tard, et Johnson doit quitter l’Europe. Il perd son titre en 1915 à La Havane face à Jess Willard et préfère rentrer aux Etats-Unis purger sa peine, en 1920. Il meurt à 68 ans, le 10 juin 1946 dans un accident de la route.

Dans la culture populaire, la pièce de théâtre d’Howard Sackler, The Great White Hope (L’insurgé, en 1967), raconte sa carrière. Jack Johnson a inspiré Miles Davis qui enregistre l’album A Tribute to Jack Johnson en 1971. En 2004, le documentariste de Ken Burns réalise Jack Johnson. Le champion qui divisa l’Amérique (Unforgivable Blackness : The Rise and Fall avril Jack Johnson).
Contexte de l’enquête russe
Cette annonce intervient après que Donald Trump a accordé, vendredi 13 avril, une grâce présidentielle à Lewis « Scooter » Libby, ancien conseiller de la présidence George W. Bush condamné dans l’affaire Valerie Plame, une espionne de la CIA démasquée en pleine controverse sur l’intervention en Irak. Cette décision est dénoncée comme un message à ses proches impliqués dans l’enquête russe.
En vertu de l’article II, section II de la Constitution des Etats-Unis, « le président (…) aura le pouvoir d’accorder des sursis et des grâces pour crimes contre les Etats-Unis, sauf dans les cas d’impeachment ».
Mais le département de la justice n’accorde généralement pas de pardon posthume, parce qu’il préfère consacrer du temps aux cas de personnes en vie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-6">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Arménie : le chef de la contestation et des centaines de manifestants interpellés

Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h30
   





                        


Au dixième jour de la contestation, le bras de fer se durçit en Arménie. Le meneur de l’opposition Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche 22 avril, par la police peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court. « Le peuple doit libérer Nikol [Pachinian] », a déclaré à la presse le député Sassoun Mikaelian, avant d’être lui-même arrêté.
Des centaines de protestataires ont également été interpellés en marge des manifestations émaillées de heurts avec la police. Deux députés d’opposition « ont été interpellés au moment où ils commettaient des actes dangereux pour la société », a annoncé le parquet général arménien, sans préciser où le chef de la contestation se trouvait actuellement.
Le parquet a accusé les trois opposants d’« avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations, en organisant des défilés et des meetings illégaux et en appelant à bloquer les routes et paralyser le fonctionnement des établissements publics ».
« Vous ne comprenez pas la situation en Arménie »
Une rencontre télévisée entre le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, et le chef de la contestation Nikol Pachinian a tourné court dimanche, le chef du gouvernement se retirant rapidement en dénonçant un « chantage ». « Je suis venu pour parler de votre démission », a déclaré le député Nikol Pachinian à son interlocuteur, devant les caméras.
« Ce n’est pas un dialogue, c’est du chantage », a répondu ce dernier avant de quitter la salle du grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu. « Je ne peux que vous conseiller de revenir dans un cadre légal, sinon vous porterez la responsabilité » de ce qui peut arriver, a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Arménie : une rencontre entre le premier ministre et le chef de la contestation tourne court



L’échange acrimonieux s’est poursuivi. « Vous ne comprenez pas la situation en Arménie, le pouvoir est maintenant entre les mains du peuple », a déclaré M. Pachinian. Ce à quoi le premier ministre a répliqué qu’« un parti qui a enregistré un score de 8 % aux élections (législatives) ne peut pas parler au nom du peuple ». Il a ensuite quitté la pièce.
Immunité
La police arménienne a déclaré, plus tôt dans la journée, avoir « évacué de force » Nikol Pachinian, lors d’une nouvelle manifestation de l’opposition, organisée dans la capitale Erevan, dimanche, et dispersée par les forces de l’ordre. Bénéficiant d’une immunité parlementaire en tant que député, M. Pachinian ne peut, cependant, être arrêté qu’avec l’accord du Parlement.
Après l’interpellation de M. Pachinian, des milliers de protestataires se sont réunis sur la place de la République, près du siège du gouvernement arménien en plein centre d’Erevan, où d’importants effectifs de la police ont été déployés.
La police a annoncé avoir interpellé des centaines de manifestants, alors que sept protestataires ont demandé une assistance médicale, selon le ministère arménien de la santé. Pour sa part, le ministère de l’intérieur arménien a déclaré dans un communiqué avoir pris la décision de « disperser les manifestants, y compris ceux réunis sur la place de la République à Erevan ».
Pauvreté et corruption
Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait dix morts.
Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d’achever son deuxième mandat présidentiel, de s’accrocher au pouvoir en se faisant élire premier ministre par les députés. Alors que la Constitution interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au Premier ministre.
Au-delà des manœuvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d’une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays.
Le taux de pauvreté de l’Arménie était de 29,8 % en 2016 contre 27,6 % en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-7">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Afghanistan : un attentat anti-électoral revendiqué par l’EI fait plus de cinquante morts à Kaboul

C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h29
   





                        



   


Le bilan de l’attentat-suicide revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) qui a visé, dimanche matin, un centre d’enregistrement pour les élections législatives à Kaboul n’a cessé de s’alourdir. L’attaque a fait 57 morts et 119 blessés, chiites pour la plupart, selon un dernier décompte officiel, confirmant les risques de violence, redoutés à l’occasion du scrutin prévu en octobre.
Un kamikaze s’est fait exploser parmi une foule dense à l’entrée du centre où les électeurs récupèrent leur pièce d’identité avant de s’inscrire sur les registres électoraux. Ce bilan, qui compte des femmes et des enfants selon la police, a été confirmé par les ministères de la santé et de l’intérieur.
« Nous savons maintenant que le gouvernement est incapable de nous protéger », hurle un homme, face au désastre, insultant crûment le président Ashraf Ghani, avant d’être coupé par la télévision (privée) Tolo News. « Mort au gouvernement », « mort aux talibans », crie la foule autour de lui, désignant les papiers et photos d’identité ensanglantés sur le sol.
Cependant, les talibans ont fait savoir rapidement via leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, que « nos moudjahidin n’ont rien à voir avec l’attaque d’aujourd’hui », rejetant implicitement la responsabilité sur l’EI qui a revendiqué l’attaque via son organe de propagande, Amaq.
L’attentat s’est produit en début de matinée dans l’ouest de la capitale afghane, dans le quartier majoritairement chiite de Dasht-e-Barchi. La minorité chiite est régulièrement visée par l’organisation Etat islamique (EI) depuis 2016. « Les gens étaient rassemblés pour récupérer leur tazkira [carte d’identité], l’explosion s’est produite à l’entrée. C’était un kamikaze », a déclaré le chef de la police de Kaboul, Dawood Amin. « Il est arrivé à pied et a déclenché sa charge au milieu de la foule. »

        Lire aussi :
         

                Afghanistan : à Kaboul, « on sent nos vies rétrécir, on s’emmure »



L’insécurité, première menace sur les élections
C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril. Mais deux autres centres d’inscription ont été pris pour cible en province au cours de la semaine écoulée.
Vendredi, une roquette en a frappé un dans la province de Badghis (nord), faisant un mort et un blessé parmi les policiers qui le gardaient, selon le vice-gouverneur provincial, Faiz Mohammad Moizada joint par l’AFP qui a accusé les talibans. Mardi, trois employés de la commission électorale (IEC) et deux policiers avaient été enlevés dans la province de Ghor (centre) et libérés quarante-huit heures plus tard après intervention des anciens. Les responsables locaux avaient accusé les talibans.
Pour les responsables de l’IEC, l’insécurité est la principale menace pesant sur l’organisation des élections. Ces législatives sont les premières depuis 2010 et ce scrutin, le premier depuis la présidentielle de 2014. Beaucoup d’Afghans souhaitent se débarrasser d’un Parlement (249 députés) jugé paresseux et corrompu, dont le mandat a expiré depuis trois ans. Mais ils redoutent plus encore un scrutin pour rien, confisqué par la fraude et qui les exposera à un regain de violence.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-8">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La mobilisation pacifiste de la « marche du retour » à Gaza s’est imposée au Hamas, qui s’y est rallié pour ne pas être débordé par ce mouvement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/04/22/18-9">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ A l’issue de sa visite à Paris, le premier ministre du Canada s’est confié sur son itinéraire, les doutes rencontrés et les ressorts qui l’animent.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Justin Trudeau : « Je suis féministe et fier de l’être ! »

A l’issue de sa visite à Paris, le premier ministre du Canada s’est confié sur son itinéraire, les doutes rencontrés et les ressorts qui l’animent.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 18h07
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            

En visite en France cette semaine, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a rencontré le président Macron et prononcé un discours devant l’Assemblée nationale. Le fils de Pierre Elliott Trudeau, qui a dirigé le gouvernement canadien pendant quinze ans (1968-1979 et 1980-1984) sous la bannière du Parti libéral et demeure la figure politique canadienne la plus importante de la seconde moitié du XXe siècle, a plaidé pour un monde « plus progressiste, plus diversifié, plus vert, plus inclusif, plus ouvert, plus démocratique… ». Une occasion pour ce politicien décontracté, âgé de 46 ans, élevé dans l’ombre de son père et sous les projecteurs à la manière des Kennedy, d’affirmer ses valeurs et un féminisme militant, qui transparaît jusque dans le dernier budget de son gouvernement et qu’il impose au prochain G7.
Je ne serais pas arrivé là si…
Si je n’avais pas d’abord choisi d’être enseignant. Cette piste, je vous assure, a été déterminante. Je me souviens de cette professeure de math, dans le secondaire qui, voyant mon énervement devant la cinquantaine d’exercices absolument identiques que nous devions faire en cours, m’a proposé : « Fais uniquement les derniers de la série, et viens me voir ». Ce que j’ai fait. « OK, m’a-t- elle dit alors. Je vois que tu comprends. Tu vas donc passer le reste du cours à aider les élèves qui peinent sur l’exercice. » Eh bien, je n’oublierai jamais ce sentiment d’être soudainement utile et la satisfaction d’aider mes camarades de classe à comprendre. Oui, c’est bien le choix de l’enseignement, que j’ai fait vers 22 ans, qui m’a amené là où je suis.
Ce choix de vous éloigner de la voie paternelle a-t-il été bien perçu par votre famille ?
Ni mon père ni ma mère ne m’ont jamais dicté ce que je devais faire. Mon père répétait simplement : « Il faut que tu contribues à améliorer le monde. A toi de choisir comment. »...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-10">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Macron-Trump, des amis sans affinités

Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 07h12
    |

            Marc Semo, 
Solenn de Royer et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La nuit est tombée depuis longtemps sur l’Elysée. Mais le premier étage du palais est resté éclairé. Dimanche 8 avril, Emmanuel Macron a convoqué sa garde rapprochée, dont son conseiller diplomatique, Philippe Etienne, et son chef d’état-major particulier, l’amiral Bernard Rogel, pour une réunion d’urgence dans son bureau. Les services de renseignement français ont fait état la veille de deux possibles attaques chimiques à Douma, en Syrie. Dans l’après-midi, Emmanuel Macron a demandé à la cellule diplomatique de l’Elysée d’organiser un appel téléphonique avec le président américain, Donald Trump.
La communication est établie peu avant minuit depuis la ligne sécurisée utilisée pour les appels classifiés. « Hello Donald, how have you been ? [“Bonsoir Donald, comment vas-tu ?”], commence M. Macron. – Emmaaanoueeel, what’s up ? [“Emmanuel, quoi de neuf ?”] », lance M. Trump, comme à l’accoutumée.
Pendant la semaine qui suit, MM. Macron et Trump se parleront tous les soirs, jusqu’aux frappes conjointes sur des sites liés au programme chimique de Damas, dans la nuit du 13 au 14 avril. « Dans la première partie de la semaine, Donald Trump était un peu dans l’exaltation, il a fait des tweets, il voulait réfléchir à plusieurs options, raconte un diplomate français. Puis, à partir du moment où l’opération a été décidée, il a compris qu’il fallait être beaucoup plus discret. Au téléphone, il est donc soudain devenu plus prudent, parlant par ellipses, presque de manière codée. Il y a toujours chez lui une part de théâtre. » Le président américain a été, ajoute cette source, pendant toute la durée de la crise, un partenaire d’une grande « fiabilité ».
Moment de vérité
Aussi bien pour le locataire de l’Elysée que pour celui de la Maison Blanche, cette opération militaire a été un moment de vérité pour la relation, à la fois personnelle et politique, qui s’est nouée entre eux depuis un an. Une relation forte...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-11">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Si les Etats-Unis décidaient de se retirer du traité, le 12 mai, l’Iran promet de reprendre « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                        

Accord nucléaire : l’Iran répond par la menace à l’ultimatum de Trump

Si les Etats-Unis décidaient de se retirer du traité, le 12 mai, l’Iran promet de reprendre « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 05h46
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 11h48
   





                        



   


« L’Amérique n’aurait jamais dû craindre que l’Iran produise une bombe nucléaire, mais nous poursuivrons vigoureusement notre enrichissement d’uranium », a mis en garde, samedi 21 avril, le ministre iranien des affaires étrangères, Javad Zarif.
Auprès de journalistes, à New York, il a annoncé que la réponse « probable » de Téhéran à un retrait américain de l’accord nucléaire serait une reprise de la production de cet élément clé dans la fabrication de l’arme atomique.

        Lire aussi :
         

                L’Iran veut protéger ses missiles des foudres de Donald Trump



Les commentaires du chef de la diplomatie iranienne marquent un nouvel épisode dans l’escalade de la rhétorique sur ce dossier, le président iranien Hassan Rohani ayant affirmé, il y a deux semaines, que les Etats-Unis allaient « regretter » un éventuel retrait de l’accord et que l’Iran réagirait « en une semaine », dans une telle situation.
Un ultimatum américain
Donald Trump veut « remédier aux terribles lacunes », selon lui, du texte de l’accord. Il réclame notamment davantage d’inspections et, surtout, la suppression des limitations dans le temps imposées à Téhéran sur son activité nucléaire, censées expirer en 2025 et 2030.
Pour cela, il a posé la date du 12 mai comme ultimatum pour décider s’il rompt, ou non, l’engagement de son pays à soutenir ce texte conclu en 2015 avec Téhéran par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), en plus de l’Allemagne, au terme de treize ans de crise.

        Lire aussi :
         

                Des parlementaires européens à leurs homologues américains : « Soutenons ensemble l’accord avec l’Iran »



Mais, c’est sans compter sur les trois signataires européens qui vont tenter de convaincre le président américain de préserver ce texte, qu’ils jugent crucial, en invoquant notamment le fait qu’ils seraient davantage exposés que les Américains à un éventuel tir de missile iranien.
Pour cela, le président français Emmanuel Macron (en visite d’Etat à Washington à partir de lundi), la chancelière allemande Angela Merkel, et la première ministre britannique Theresa May, devraient se rendre successivement à Washington avant la fin du mois, porteurs d’un mandat de leurs partenaires.
« Mesures drastiques »
Le ministre iranien des affaires étrangères estime que les dirigeants européens doivent faire pression sur Donald Trump pour que ce dernier maintienne l’accord si les Etats-Unis « entendent conserver leur crédibilité au sein de la communauté internationale » et respecter le traité « plutôt que d’exiger davantage » de conditions.
« Essayer d’apaiser le président, je pense, serait un exercice futile », a-t-il estimé. Si les Etats-Unis enterrent l’accord, il est « fort improbable » que l’Iran continue de le respecter avec les autres signataires. « Pour l’Iran, il est important de recevoir les bénéfices de l’accord et en aucun cas l’Iran acceptera de l’appliquer unilatéralement », a-t-il encore ajouté, assurant, sans autre précision, que son pays allait adopter des « mesures drastiques ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-12">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Elue lors du congrès du SPD, dimanche, Andrea Nahles devra présider une formation qui gouverne avec ses adversaires, les conservateurs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                        

Les sociaux-démocrates allemands élisent pour la première fois une femme présidente

Elue lors du congrès du SPD, dimanche, Andrea Nahles devra présider une formation qui gouverne avec ses adversaires, les conservateurs.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h43
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Un de plus… Pour la cinquième fois en un an, le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) se réunit en congrès, dimanche 22 avril. Cette fois, le rendez-vous a lieu à Wiesbaden (Hesse), près de Francfort. L’ordre du jour comporte un seul point : l’élection du nouveau président de la formation, ou plutôt de sa nouvelle présidente, puisque seules deux femmes se disputent le poste : Andrea Nahles, 47 ans, chef de file du groupe SPD au Bundestag, et Simone Lange, 41 ans, maire de Flensburg (Schleswig-Holstein), petite ville du nord de l’Allemagne située à la frontière avec le Danemark.
Comme attendue, Andrea Nahles, favorite, a été élue à la tête du parti, devenant ainsi la première femme à présider la plus vieille formation politique du pays. Mais avec 66,3 % des voix, elle établit un score qui pourrait s’apparenter à un revers ; en 2015, après sept années à la tête du SPD, Sigmar Gabriel, alors ministre de l’économie, avait été réélu avec 74,3 % des voix. Ce résultat décevant l’avait affaibli au point qu’il dut se résigner, un an plus tard, à passer la main à Martin Schulz.
Pour autant, Andrea Nahles savait aussi qu’un score à l’albanaise n’aurait pas forcément été de très bon augure. Tout le monde se souvient, en effet, qu’il y a un an, le 19 mars 2017, M. Schulz avait été élu président du SPD avec 100 % des voix, du jamais-vu. Or, cela ne l’a pas empêché, le 24 septembre, d’essuyer la pire débâcle jamais subie par le SPD à des élections législatives (20,5 %). Puis de démissionner, en février, après onze mois seulement à la tête du parti.
Suivez le congrès en direct avec notre correspondant en Allemagne :

Tweets by ThomasWieder 


        Lire aussi :
         

                Allemagne : Martin Schulz démissionne de la direction du SPD, Olaf Scholz assure l’intérim



Le SPD continue de plonger dans les sondages
Première femme à présider le SPD, Andrea Nahles sera-t-elle la première chancelière sociale-démocrate de l’histoire de l’Allemagne ? Ses ambitions sont connues depuis longtemps. Etudiante, cette fille de maçon née en 1970 près de Coblence (Rhénanie-Palatinat), disait déjà qu’elle se voyait « femme au foyer ou chancelière ».
Depuis, son parcours ressemble à une longue marche vers les sommets du pouvoir : présidente des Jusos (Jeunes Socialistes) de 1995 à 1999, députée presque sans interruption depuis 1998, secrétaire générale du SPD de 2009 à 2013, ministre du travail de 2013 à 2017, présidente du groupe SPD au Bundestag depuis six mois, elle pourrait donc être, dimanche soir, à la tête de son parti. Un CV qui en fait une candidate solide pour la chancellerie.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : SPD, le grand désarroi



Mais elle n’en est pas encore là. Pour espérer succéder un jour à Angela Merkel, avec qui elle s’est plutôt bien entendue quand elle fut sa ministre, Andrea Nahles doit, en effet, d’abord reconstruire un SPD électoralement affaibli et idéologiquement anémié.
Dans les derniers sondages, celui-ci continue de plonger. En cas de nouvelles élections législatives, le SPD n’obtiendrait ainsi que 17 % à 18 % des voix, soit à peine trois points de plus que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Loin, très loin derrière les conservateurs de la CDU-CSU qui, de leur côté, recueilleraient 32 % des voix, ce qui leur permettrait de conserver la chancellerie.
Volte-face
Pour redonner des couleurs au SPD, Andrea Nahles ne manque pas d’atouts : en plus de son expérience, elle peut miser sur son éloquence. De l’avis général, elle est aussi l’une des meilleures oratrices du parti. Si la subtilité n’est pas la première de ses qualités, chacun lui reconnaît ainsi la capacité de réveiller les auditoires les plus alanguis.
Elle en avait fait la démonstration au congrès de Bonn, le 21 janvier. De l’avis général, le discours qu’elle prononça ce jour-là a joué un rôle important – sinon décisif – dans le choix des délégués qui, à une courte majorité, se sont finalement décidés à voter pour la reconduction d’une « grande coalition » entre le SPD et la CDU-CSU.
Mais ces qualités suffiront-elles ? Rien n’est moins sûr, car la crise du SPD est plus structurelle que personnelle. Or, de ce point de vue, Andrea Nahles en incarne toutes les contradictions. Après la débâcle du parti aux législatives, et alors que M. Schulz avait assuré que le SPD retournerait dans l’opposition, elle avait prévenu Angela Merkel et ses amis qu’elle leur « en mettrait plein la gueule ».

        Lire aussi :
         

                Kevin Kühnert : « La social-démocratie doit renoncer au néolibéralisme »



Après avoir été ministre pendant quatre ans dans un cabinet dominé par les conservateurs, elle semblait alors avoir retrouvé la fougue de sa jeunesse, quand elle incarnait l’aile gauche du SPD, prête à fulminer à la moindre occasion contre Gerhard Schröder, chancelier de 1998 à 2005, coupable à ses yeux de conduire une politique trop libérale.
Cette radicalité retrouvée ne dura que quelques semaines. Deux mois après les élections, la CDU-CSU échoua à former une coalition avec les libéraux et les écologistes. Contrairement à ce qu’il avait promis, M. Schulz se résolut à négocier le retour du SPD au gouvernement. Et Andrea Nahles fut la première à le suivre dans cette volte-face.
Schizophrénie
Or, à la tête du SPD, elle restera empêtrée dans de telles contradictions. En effet, personne n’imagine qu’elle se positionne en opposante d’un gouvernement auquel participe la formation qu’elle préside. D’un autre côté, les résultats des dernières élections ont montré que les sociaux-démocrates n’avaient rien à gagner en se montrant trop proches de la CDU-CSU et en siégeant au gouvernement à leur côté.
A la différence de M. Gabriel, Andrea Nahles ne cumulera pas les fonctions de ministre et de présidente du parti. Sa schizophrénie sera donc moindre. Il n’empêche. Sa mission n’en reste pas moins compliquée puisqu’il s’agit, pour elle, de préparer les conditions d’une victoire sur les conservateurs tout en présidant un parti qui continue de gouverner avec eux.
De ce point de vue, sa relation avec Olaf Scholz, vice-chancelier et ministre des finances, sera décisive. Jusque-là, ils se sont assez bien entendus, l’ancien maire de Hambourg, taiseux et distant par rapport à la base du parti, formant un alliage assez complémentaire avec l’ex-chef des « Jusos », femme d’appareil au caractère éruptif.
Mais le nouveau numéro deux du gouvernement d’Angela Merkel acceptera-t-il facilement de voir Andrea Nahles lui passer devant et, le jour venu, briguer elle-même la succession de la chancelière ? La question n’est pas à l’ordre du jour du congrès de dimanche à Wiesbaden. Mais, compte tenu de ce que furent les guerres de chefs au SPD depuis une dizaine d’années, ne pas se la poser serait un signe de naïveté.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-13">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Plus de quatre millions d’électeurs sont appelés à départager le candidat du parti Colorado (au pouvoir) et le libéral Efrain Alegre (coalition de centre gauche), dimanche.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                        

Le conservateur Mario Abdo Benitez, grand favori de la présidentielle au Paraguay

Plus de quatre millions d’électeurs sont appelés à départager le candidat du parti Colorado (au pouvoir) et le libéral Efrain Alegre (coalition de centre gauche), dimanche.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 03h33
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h17
   





                        



   


Au pouvoir au Paraguay quasiment sans relâche depuis 1947, le parti conservateur Colorado semble s’acheminer vers une nouvelle victoire. Malgré les liens de son père avec la dictature (1954-1989), son candidat Mario Abdo Benitez, est le grand favori du scrutin présidentiel de dimanche 22 avril. « J’ai gagné mes références démocratiques au cours de ma carrière politique », s’est-il justifié dimanche après avoir voté dans la matinée à Asuncion.
Dans ce pays gangrené par la corruption et le trafic de drogue, 4,2 millions d’électeurs sont appelés à élire leur nouveau président lors d’un scrutin à un tour et à renouveler leur Parlement pour cinq ans. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures (13 heures à Paris) et ils fermeront à 16 heures (22 heures à Paris), les premières tendances étant attendues une heure plus tard.

        Lire aussi :
         

                Paraguay : le président renonce au projet controversé de réélection présidentielle



Les deux candidats étaient parmi les premiers à exercer leur suffrage après l’ouverture des bureaux de vote dans une ambiance peu entousiaste. A 46 ans, Mario Abdo Benitez, surnommé « Marito », est largement en tête dans les sondages, avec jusqu’à 20 points d’avance sur son adversaire Efrain Alegre, 55 ans, candidat de la coalition de centre gauche Ganar.
Un handicap familial surmonté
Diplômé en marketing aux Etats-Unis, « Marito » avait réussi l’exploit d’être désigné candidat du parti Colorado, face au poulain choisi par le président sortant Horacio Cartes.
Son objectif : poursuivre la politique économique du président qui ne pouvait pas se représenter. Celle-ci est axée sur le développement des exportations. Le Paraguay est le quatrième producteur mondial de soja, compte un grand cheptel bovin et un secteur hydroélectrique bien développé. L’économie du pays a crû de 4 % en moyenne chaque année depuis dix ans, ce qui en fait un des champions de la région.
Mario Abdo Benitez veut aussi réformer la justice qu’il accuse d’être corrompue, dans ce pays classé 135e sur 180 en 2017 par Transparency International.
Sa popularité montre qu’il a réussi à surmonter son handicap familial : « Marito » est, en effet, le fils de Mario Abdo, secrétaire personnel d’Alfredo Stroessner, qui a dirigé le Paraguay d’une main de fer de 1954 à 1989. Entre 1 000 et 3 000 personnes sont mortes ou ont été portées disparues pendant cette dictature, selon les organisations de défense des droits de l’homme.
Le candidat a alors pris soin d’afficher ses distances par rapport à son héritage. « Je suis fier que des victimes qui ont souffert de mauvais traitements et de tortures à cette époque [de la dictature] travaillent aujourd’hui avec moi. C’était un autre temps. Si je leur suscitais du rejet, elles ne seraient pas avec moi », assure le candidat.
Le passé de son père devrait finalement peu influencer les électeurs. « Cette année, 43 % de l’électorat aura entre 18 et 34 ans, la plupart d’entre eux n’ont pas connu les années de dictature », souligne l’analyste Elizabeth Gonzalez dans une note publiée par le conseil des Amériques, un think tank de Washington.
Le manque de charisme d’Alegre, un frein
Face au puissant parti Colorado, l’avocat Efrain Alegre espère rééditer l’exploit de Fernando Lugo, qui était devenu, en 2008, le premier président à ne pas être issu de cette formation de droite traditionnelle… même s’il a ensuite été destitué, en 2012, par le Sénat qui l’accusait d’avoir « mal rempli ses fonctions ».
Pour cela, Efrain Alegre, opposant dans sa jeunesse à la dictature de Stroessner, a rassemblé autour de lui la même coalition de centre gauche qui avait porté la victoire de Lugo.
Mais il n’a ni son charisme ni sa force d’attraction, soulignent les analystes. Déjà candidat en 2013 sous la seule bannière de son parti, il n’avait récolté que 39 % des voix face à Cartes. « Alegre appartient à une branche puissante du parti Liberal, mais il n’est pas un leader indiscutable », explique à l’Agence France-Presse (AFP) Magdalena Lopez, coordinatrice du groupe d’études sociales sur le Paraguay de l’université de Buenos Aires.
Elle rappelle que « les libéraux ont fait partie du mouvement qui a destitué Lugo de la présidence, mais on voit que, cette fois-ci, ils se sont dit que s’ils n’allaient pas [à l’élection] avec une coalition, ils seraient largement distancés par Aldo Benitez. »
Préoccupé par un taux de pauvreté qui stagne à 26,4 % (selon les chiffres officiels de 2017), Efrain Alegre a proposé, au cours de sa campagne, de rendre la santé gratuite pour les plus démunis et de réduire fortement la facture d’électricité. Car, dans ce pays avec une grande communauté d’Indiens guaranis, dont la langue est reconnue comme officielle au côté de l’espagnol, les inégalités restent criantes : selon Magdalena Lopez, 10 % des propriétaires terriens possèdent 92 % des surfaces agricoles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-14">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Jusque-là opposé à toute augmentation, Washington a finalement changé de position et a obtenu des concessions, dont un meilleur contrôle des dépenses de la Banque mondiale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

La Banque mondiale augmente son capital de 10,5 milliards d’euros

Jusque-là opposé à toute augmentation, Washington a finalement changé de position et a obtenu des concessions, dont un meilleur contrôle des dépenses de la Banque mondiale.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 01h14
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 12h53
   





                        



   


Un revirement des Etats-Unis, qui étaient jusqu’à présent opposés à une augmentation du financement des pays les plus pauvres, a changé la donne. Les pays membres de la Banque mondiale ont ainsi approuvé, samedi 21 avril, un accroissement de capital de 13 milliards de dollars (10, 5 milliards d’euros). Au terme des réunions de printemps avec le Fonds monétaire international (FMI) à Washington, le Comité de développement, qui regroupe les membres de l’institution, s’est « félicité » de l’approbation de cette mesure défendue depuis plus d’une année par le président Jim Yong-kim, pour faire face à la concurrence de nouveaux acteurs du développement.
Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, dont le pays est le principal actionnaire de la Banque mondiale et dont le feu vert est nécessaire pour toute décision, a apporté le soutien de son pays à l’augmentation de capital, saluant une mesure qui « permettra d’orienter les prêts vers les clients les plus pauvres ». En octobre, lors de la réunion annuelle de l’institution à Washington, le ministre des finances américain avait pourtant écarté fermement cette augmentation, exigeant « un changement important dans l’attribution des financements afin de soutenir des pays qui ont le plus besoin de financer leur développement ».

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis disposés à soutenir une augmentation de capital de la Banque mondiale



Steven Mnuchin s’était alors plaint que la banque ait encore des programmes avec la Chine, la deuxième économie mondiale, estimant qu’elle ne devait plus bénéficier du soutien financier de la Banque mondiale.
Des concessions faites pour les Etats-Unis
L’administration Trump a manifestement obtenu des concessions. Dans son communiqué, le comité de développement s’est engagé à ce que « les ressources de la Banque mondiale soient orientées vers les régions qui ont le plus besoin de financements », comme l’exigeait Washington. En outre, il a aussi accepté que les budgets et les salaires de la direction de l’institution soient « examinés par les organes compétents afin de définir éventuellement des mesures additionnelles de réduction des coûts », une décision qui devrait ravir M. Mnuchin qui avait déjà souhaité à l’automne un meilleur contrôle des dépenses.

        Lire aussi :
         

                La Banque mondiale ne financera plus les industries gazière et pétrolière après 2019



Le vice-ministre des finances chinois Guangyao Zhu s’est également félicité de cette augmentation. « Des fondements solides sont une garantie importante pour que la Banque mondiale (…) atteigne ses propres objectifs de développement », a-t-il expliqué devant le comité de développement. « Cette augmentation de capital est une mesure fondamentale pour que la Banque mondiale devienne plus grande, mais aussi une décision concrète de soutien au multilatéralisme », a-t-il réagi, dans une allusion à peine voilée aux tensions commerciales actuelles entre Washington et Pékin.

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis au centre de l’attention du FMI et de la Banque mondiale



Le ministre français des finances, Bruno Le Maire, a également salué cette décision : « Cela prouve que, au moins sur certains aspects, l’approche multilatérale fonctionne », a-t-il affirmé, en référence à l’unilatéralisme américain sur les sujets commerciaux. Avec cette augmentation de capital, la France demande à la Banque mondiale « une plus grande implication dans les projets de lutte contre les changements climatiques » et un soutien aux pays les plus pauvres, notamment dans la région du Sahel.
Pendant l’année fiscale 2016-2017, qui s’est terminée en juin, les prêts de la Banque mondiale ont atteint 58,8 milliards de dollars. L’année précédente, ils s’étaient élevés à 61,3 milliards.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-15">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement de ce dirigeant de 54 ans est accusé de museler les médias en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Des dizaines de milliers de Hongrois défilent à nouveau contre Orban

Le gouvernement de ce dirigeant de 54 ans est accusé de museler les médias en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 21h18
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 22h55
   





                        



   


Des dizaines de milliers de Hongrois ont défilé pour le deuxième samedi de suite à Budapest afin de protester contre la réélection du premier ministre Viktor Orban. Alors qu’ils étaient près de 100 000 au précédent rassemblement, cette fois, au moins 30 000 personnes ont défilé, samedi 21 avril, à travers la capitale pour rejoindre un meeting où les orateurs ont exigé des médias publics non partisans.
Le premier ministre conservateur, au pouvoir depuis 2010, a décroché le 8 avril un troisième mandat consécutif, son parti Fidesz ayant remporté près de la moitié des suffrages, ce qui devrait lui assurer une majorité des deux tiers au Parlement. Le gouvernement de ce dirigeant de 54 ans est régulièrement accusé de museler les médias en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit et en favorisant l’achat de médias indépendants par des hommes d’affaires alliés du pouvoir.
Les organisateurs du rassemblement de samedi ont indiqué que la prochaine manifestation se tiendrait le 8 mai devant le siège du parlement.

        Lire aussi :
         

                Des dizaines de milliers de Hongrois dans la rue pour « défendre la démocratie »



« Démocratie ! »
Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont estimé dans un rapport que si les opérations de vote s’étaient déroulées dans des conditions satisfaisantes, la capacité des électeurs à voter en connaissance de cause avait en revanche été entravée par la « rhétorique xénophobe » ambiante et la « partialité des médias ».
De nombreux manifestants, jeunes pour la plupart, scandaient « démocratie » en brandissant des drapeaux hongrois et européens.
L’un des organisateurs, Viktor Gyetvai, 20 ans, a déclaré que la manifestation « n’allait pas changer le système du jour au lendemain », mais visait à créer « un mouvement civique » pour défier M. Orban. Le jeune homme y voit « un signe que beaucoup de Hongrois veulent vivre dans une démocratie, avec des institutions indépendantes et des médias libres ».

        Lire aussi :
         

                Hongrie : un hebdomadaire publie une liste de 200 « spéculateurs » supposés au service de Soros



M. Orban a apporté son soutien vendredi à la publication de « listes » recensant les « réseaux Soros » en Hongrie par un hebdomadaire progouvernemental. Y figuraient quelque 200 noms d’employés d’ONG, d’enseignants et de journalistes présentés comme affiliés au milliardaire George Soros, dont M. Orban a fait son bouc émissaire.
M. Orban accuse le financier américain d’origine hongroise de 87 ans de vouloir favoriser une immigration de masse vers l’Europe. Le haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU avait critiqué dans un tweet la publication d’une liste « d’ennemis gouvernementaux » qui « s’attaque à l’espace de plus en plus restreint de la société civile ».
M. Orban avait annoncé avant le scrutin vouloir faire prochainement adopter une batterie de lois intitulée « Stop Soros » et ciblant notamment certaines ONG.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-16">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre et ex-président, Serge Sarkissian, a quitté le grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu avec le chef de la contestation Nikol Machinian, dénonçant « un chantage ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Arménie : une rencontre entre le premier ministre et le chef de la contestation tourne court

Le premier ministre et ex-président, Serge Sarkissian, a quitté le grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu avec le chef de la contestation Nikol Machinian, dénonçant « un chantage ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 09h24
   





                        



   


Alors que l’Arménie traverse son dixième jour de contestation antigouvernementale, une rencontre télévisée entre le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, et le chef de la contestation Nikol Machinian a tourné court dimanche, le chef du gouvernement se retirant rapidement en dénonçant un « chantage ». « Je suis venu pour parler de votre démission », a déclaré le député Nikol Pachinian à son interlocuteur, devant les caméras. « Ce n’est pas un dialogue, c’est du chantage », a répondu ce dernier avant de quitter la salle du grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu. « Je ne peux que vous conseiller de revenir dans un cadre légal, sinon vous porterez la responsabilité » de ce qui peut arriver, a-t-il ajouté.
L’échange acrimonieux s’est poursuivi. « Vous ne comprenez pas la situation en Arménie, le pouvoir est maintenant entre les mains du peuple », a déclaré M. Pachinian. Ce à quoi le premier ministre a répliqué qu’« un parti qui a enregistré un score de 8 % aux élections (législatives) ne peut pas parler au nom du peuple ». Il a ensuite quitté la pièce.
Nikol Pachinian, le chef de l’opposition, avait annoncé dans un message vidéo sur sa page Facebook, qu’il allait rencontrer le premier ministre dimanche. « Je vais rencontrer Serge Sarkissian [ex-président d’Arménie] pour discuter des conditions de sa démission et de la passation pacifique du pouvoir », avait-il affirmé, en précisant que la rencontre aurait lieu à 10 heures, heure locale (8 heures, heure de Paris à Paris) dans le luxueux hôtel Marriott, en plein centre de la capitale Erevan.
Apaisement
Plus tôt samedi, M. Pachinian s’était entretenu avec le nouveau président arménien, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur et qui avait prêté serment la semaine dernière. Dans un objectif d’apaisement, le président de cette ex-république soviétique du Caucase s’est rendu samedi dans la soirée, sur la place de la République à Erevan, pour rencontrer M. Pachinian.
Accompagné de ses gardes du corps, le président arménien a serré la main au député et leader de l’opposition avant que les deux hommes n’entament une discussion qui a duré une dizaine de minutes. Il n’était pas possible d’entendre cette discussion, lors de laquelle Nikol Pachinian a visiblement présenté à Armen Sarkissian une liste des demandes formulées envers les autorités par les manifestants.
Cette nouvelle manifestation de l’opposition contre Serge Sarkissian, récemment nommé chef du gouvernement, a été organisée par M. Pachinian après qu’il a rejeté plus tôt dans la journée un appel de ce dernier au « dialogue ». « Afin d’éviter des conséquences irréversibles, j’appelle le député Nikol Pachinian à s’asseoir à la table du dialogue politique et de la négociation », avait notamment proposé Serge Sarkissian. M. Pachinian avait alors répondu qu’il était prêt à discuter, mais « seulement pour parler des conditions du départ » de son adversaire, selon des agences de presse.
Interpellations
Dans la journée, des manifestants brandissant des drapeaux arméniens bloquaient des rues à Erevan, en perturbant fortement le trafic dans la ville. La police a annoncé avoir procédé à 84 interpellations samedi à la suite de ces protestations. Quelque 30 000 personnes, selon des journalistes sur place, avaient manifesté vendredi à Erevan où la police a procédé à plus de 230 interpellations.

        Lire aussi :
         

                Des milliers de manifestants en Arménie contre le nouveau premier ministre



Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait dix morts.
Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d’achever son deuxième mandat présidentiel, de s’accrocher au pouvoir en se faisant élire premier ministre par les députés. Alors que la Constitution interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au Premier ministre.
Pauvreté et corruption
Au-delà des manœuvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d’une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays.
Le taux de pauvreté de l’Arménie était de 29,8 % en 2016 contre 27,6 % en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans.
Jusqu’à présent, la manifestation la plus importante a eu lieu mardi dernier, avec quelque 40 000 personnes à Erevan. Il s’agissait du plus grand rassemblement de l’opposition de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-17">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                        

Les inspecteurs de l’OIAC sont allés sur les lieux de l’attaque chimique présumée à Douma

Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 06h42
   





                        



   


Les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se sont rendus, samedi 21 avril, dans la ville syrienne de Douma, théâtre, le 7 avril, d’une attaque chimique présumée. Ses experts y ont prélevé des échantillons. Une « autre visite pourrait être effectuée à Douma », a déclaré l’OIAC dans un communiqué.
L’équipe de l’OIAC était arrivée en Syrie le 14 avril. Son retard pour commencer son travail d’inspection a été notamment expliqué par des raisons de sécurité. « La sécurité du personnel a été garantie non seulement par la partie syrienne, mais aussi par le commandement du contingent russe en Syrie », a affirmé le ministère russe des affaires étrangères.

        Lire aussi :
         

                Syrie : les difficultés de l’OIAC pour inspecter le site de Douma



Attaque imputée aux forces gouvernementales syriennes
Les inspecteurs de l’OIAC ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés, mais ils n’ont toujours pas pu accéder au site, contrôlé par les forces du président syrien Bachar Al-Assad depuis que les rebelles ont évacué la ville.
L’attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma le 7 avril a fait au moins 40 morts, selon des secouristes.
Cette attaque aux « gaz toxiques » imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques.

        Lire aussi :
         

                Attaque chimique à Douma : le « faisceau de preuves » qui accusent le régime syrien



La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d’entraver l’accès des inspecteurs de l’OIAC à Douma, des accusations qu’elle a rejetées avec véhémence en les qualifiant de « sans fondement ».

Dominique de Villepin met en garde sur un « effet boomerang » après les frappes en Syrie

   


« Ces frappes [menées par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne le 14 avril en Syrie] sont le fruit d’un compromis entre une exigence morale et un impératif de réalisme, d’autant plus difficile que le président de la République [français] avait fixé une ligne rouge qui l’obligeait à agir. » Interrogé par Le Parisien, dimanche 22 avril, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac craint un « effet boomerang » avec un « engrenage militaire en Syrie » après les frappes internationales. « Il faut se mobiliser d’autant plus pour trouver une solution politique », assène l’homme du « non » à la guerre en Irak en 2003, qui s’inquiète notamment des « menaces croissantes d’escalade entre grandes puissances, avec les interventions de la Turquie, de l’Iran ou d’Israël ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-18">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-19">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Un scientifique membre du Hamas assassiné à Kuala Lumpur

Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h44
   





                        



   


Le docteur Fadi El-Batch, un scientifique palestinien spécialisé dans l’énergie et membre du Hamas a été assassiné samedi 21 avril, à Kuala Lumpur en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza. Selon les médias israéliens, il travaillait aussi au développement de drones pour le Hamas.
Le mouvement palestinien n’a pas désigné de responsable de l’assassinat, alors qu’il accuse souvent Israël, son ennemi juré. Mais la famille El-Batch, dans la bande de Gaza accuse le Mossad, le service de renseignement israélien, dans un communiqué.
« Le Mossad est derrière l’assassinat de Fadi El-Batch, 35 ans », affirme-t-elle en appelant les autorités malaisiennes à « trouver les suspects avant qu’ils ne prennent la fuite » et à faciliter le transfert de sa dépouille à Jabaliya, dans la bande de Gaza, afin qu’il y soit inhumé. Israël n’a fait aucun commentaire.
Deux hommes à moto
Le vice-premier ministre malaisien, Ahmed Zahid Hamidi, a déclaré à l’agence de presse officielle Bernama que Fadi El-Batch était un enseignant en ingénierie électrique, spécialiste en fabrication de roquettes, et qu’il avait des liens avec les services de renseignement d’un « pays considéré comme un ennemi d’Israël ».
« L’un des deux suspects a tiré 10 balles, dont quatre ont atteint la tête et le corps du professeur, qui est mort sur le coup », a précisé le chef de la police de Kuala Lumpur, Datuk Seri Mazlan Lazim, cité par l’agence.
Le professeur était également un imam à la mosquée près de son lieu de résidence. Il était marié et avait trois enfants, a-t-il ajouté.
Selon des images enregistrées par des caméras de vidéosurveillance, les deux assaillants ont attendu pendant vingt minutes qu’il sorte de chez lui. L’ambassadeur de Palestine en Malaisie, Anouar El-Agha, a déclaré que des témoins de la scène lui avaient dit que les tueurs avaient une « apparence européenne ».
Tensions persistantes à la frontière de la bande de Gaza
Vendredi, des milliers de Palestiniens ont encore manifesté dans la bande de Gaza le long de la frontière israélienne pour le quatrième vendredi de suite d’une mobilisation de masse qui a fait quatre nouveaux morts.
Trente-huit Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, du mouvement appelé la « marche du retour ». Des centaines ont été blessés, dont encore plus de 440 vendredi, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/22/18-20">
<filnamedate="20180422"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180422"><AAMMJJHH="2018042218">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
Découvrir l’application


                        

Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants

Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 07h11
   





                        



   


L’action d’une centaine de militants de Génération identitaire (GI), samedi 21 avril, au col de l’Echelle (Hautes-Alpes), s’est invitée dans les débats sur la loi asile et immigration à l’Assemblée nationale. Alors que des membres du mouvement d’extrême droite bloquaient ce point de passage de migrants, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France », Jean-Luc Mélenchon a interpellé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Le chef de file de La France insoumise a demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que dorénavant les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». L’intervention des militants de GI a suscité une vague de réactions indignées de la part de plusieurs politiques.

        Lire aussi :
         

                Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires



Ce col, qui culmine à 1 762 mètres et est situé à six kilomètres de la frontière, est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, a fait valoir un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières. »
Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands.
« Frontière symbolique »
Après une ascension commencée après 9 heures, en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une « frontière symbolique » à l’aide de grillage en plastique de chantier et prévoient de passer la nuit au col. Il s’agit d’« expliquer aux migrants éventuels que ce qui n’est pas humain, c’est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C’est faux », a déclaré Romain Espino. « Ils ne vont pas trouver l’Eldorado, c’est immoral. Ceux qui en paient les frais, ce sont les Français », a-t-il ajouté.
Selon la préfecture des Hautes-Alpes, l’opération s’est « jusqu’à présent déroulée dans le calme » et une « partie » des militants avaient « déjà quitté le site » en début de soirée. « La préfecture et les forces de l’ordre continuent de suivre avec attention et vigilance la poursuite de cette opération, afin de prévenir tout trouble à l’ordre public et de garantir le respect du droit », souligne-t-elle dans un communiqué. Sur place, aucune force de l’ordre n’était visible samedi après-midi.

        Lire aussi :
         

                Dans les Alpes, auprès des migrants, « on va redescendre des cadavres, un de ces jours »



« Sale climat »
Au délà des bancs de l’Assemblée nationale, de nombreux politiques, principalement de gauche, ont dénoncé l’intervention des militants d’extrême droite. La sénatrice socialiste de l’Oise et ancienne ministre des familles Laurence Rossignol a évoqué un « sale climat » dans un tweet. La sénatrice (Europe Ecologie-Les Verts) de Paris Esther Benbassa a elle aussi fait un parralèle entre les étudiants occupants leur université et qui sont délogés et « la milice partant à la chasse aux migrants », pour qui « c’est ok ? », dénoncant un Etat de droit à deux vitesses. La secrétaire nationale du Parti de Gauche, Laurence Pache interpelle Gérard Collomb, qu’elle accuse de « laisser faire la chasse au migrants ».

Cette semaine, l’UNI a organisé tranquillement la mobilisation des étudiants anti-bloquage et aujourd’hui des jeune… https://t.co/go9c54bU8N— laurossignol (@Laurence Rossignol)


require(["twitter/widgets"]);


   


Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris dénonce « un déni de saloperie », qui ne serait pas autant condamné que « le délit de solidarité ». Nathalie Goulet, sénatrice (Union des démocrates et indépendants (UDI) de l’Orne déplore « des pratiques ignobles et indignes ». Le député (LRM) des Bouches du Rhône, François-Michel Lambert parle, lui, « d’une bande de connards ». La ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que « les services de l’Etat [étaient] pleinement mobilisés pour assurer l’ordre public au col de l’Echelle ».

Alerte 🚨 
— fm_lambert (@FM LAMBERT)


require(["twitter/widgets"]);

La pression migratoire reste « forte »
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle d’arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d’Ivoire (pourtant première puissance économique d’Afrique de l’Ouest). Ces nationalités arrivent loin devant celles des autres migrants, très majoritairement ouest-africains. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.
La pression migratoire reste « forte » à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017.
« Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois », a-t-il ajouté devant les députés lors des débats du projet de loi asile immigration, texte très controversé qualifié à la fois de « petite loi » par Les Républicains et d’« inhumaine » par la gauche.

        Lire aussi :
         

                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Fondé en 2012, GI avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne « Defend Europe » en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l’opération avait pris fin le 17 août. Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la fabrication d’un mur devant un futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l’hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abri, destinées uniquement aux « Français de souche ».
Asile : l’Assemblée nationale vote le doublement de la durée de rétention à 90 jours L’une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration vient d’être voté à l’Assemblée nationale. Les députés ont donné leur feu vert, samedi 21 avril, à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion. Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des députés La République en marche, il a obtenu des suffrages du groupe UDI-Agir mais « sans gaieté de cœur ». Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l’article s’est heurté à l’opposition de certains élus de la majorité. Neuf députés LRM ont voté contre, cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre, onze abstentions. Les élus Les Républicains se sont majoritairement abstenus (vingt-quatre abstentions et trois contre), comme leurs collègues du Front national.



                            


                        

                        

