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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.
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Allemagne : Andrea Nahles, une politique « caméléon » à la tête des sociaux-démocrates

Elue avec un score décevant à la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, elle n’aura pas la tâche facile.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h13
    |

            Thomas Wieder (Wiesbaden, envoyé spécial)








                        



   


Pour la première fois depuis sa fondation, en 1875, le parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) va être dirigé par une femme. Andrea Nahles, la présidente du groupe SPD au Bundestag, a été élue à la tête du parti, dimanche 22 avril, lors d’un congrès extraordinaire, à Wiesbaden (Hesse).
Sans surprise, elle l’a emporté face à la seule autre candidate, Simone Lange, maire de la petite ville de Flensburg (Schleswig-Holstein), une inconnue du grand public qui entendait porter la voix de la base contre l’appareil, dans un parti en pleine crise existentielle après quatre défaites successives aux élections législatives.
La surprise, en réalité, vient du résultat obtenu par Mme Nahles : 66 % des voix seulement. Dans l’histoire du SPD, seul Oskar Lafontaine a fait moins bien : 62,6 % en 1995. Avant le congrès de dimanche, les spécialistes des arcanes du parti estimaient qu’un score inférieur à 75 % serait, pour Mme Nahles, un signal décevant.
Un avertissement plus qu’un adoubement
Lors de la proclamation des résultats, dimanche après-midi, les applaudissements ont d’ailleurs été assez mesurés, et la nouvelle présidente, qui est connue pour son caractère « éruptif », comme elle l’a confié dans une récente interview à la Süddeutsche Zeitung, s’est, pour l’occasion, montrée d’une discrétion inhabituelle, comme sonnée par un résultat qui, pour elle, sonne plus comme un avertissement que comme un adoubement.
Agée de 47 ans, Andrea Nahles en a deux de plus que n’en avait Angela Merkel quand elle fut élue présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), en avril 2000. Connaîtra-t-elle un jour le même destin, elle qui, tout juste bachelière, avait confié vouloir être « femme au foyer ou chancelière » ? La question est largement prématurée. Le 24 septembre 2017, le SPD n’a recueilli que 20,5 % des voix aux législatives, le score le plus faible de son histoire.
En cas de nouvelles élections, il pourrait encore reculer. Selon les derniers sondages, il n’obtiendrait qu’environ 17-18 %, soit seulement deux ou trois points de plus que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Pour le SPD, l’enjeu n’est pas de conquérir la chancellerie, mais tout simplement d’assurer sa survie.

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De l’opposition à l’accord de coalition
Pour relever un tel défi, Mme Nahles a au moins une qualité : la combativité. Trois jours après la débâcle de son parti aux législatives et alors qu’elle venait d’être élu présidente du groupe SPD au Bundestag, un journaliste lui avait demandé comment elle se sentait. « Un peu mélancolique », avait-elle répondu, avant d’ajouter : « Mais à partir de demain, ils vont s’en prendre plein la gueule ! »
Le « ils » désignait les conservateurs de la CDU-CSU. Ceux-ci étaient prévenus : après avoir siégé pendant quatre ans au gouvernement à leurs côtés en tant que ministre du travail et des affaires sociales, Mme Nahles promettait désormais de les combattre avec la plus extrême vigueur.
Depuis, le contexte a changé du tout au tout. Après avoir échoué à former un gouvernement avec les libéraux et les écologistes, le 19 novembre 2017, Mme Merkel s’est retournée vers les sociaux-démocrates pour tenter de former une « grande coalition », ce qu’elle est parvenue à faire après de laborieuses négociations en se faisant réélire chancelière pour un quatrième mandat, mi-mars.
« Le SPD a été renvoyé dans l’opposition, point final », claironnait Mme Nahles en septembre. Depuis, elle a mis la même passion à convaincre ses « camarades » de la nécessité de participer à nouveau au gouvernement qu’elle avait mis de fougue à défendre la position contraire. Dans cette campagne interne, qui s’est achevée par un vote des deux tiers des adhérents du SPD en faveur d’une nouvelle « grande coalition », elle aura eu comme principal adversaire, Kevin Kühnert, le chef des « Jusos », les jeunes socialistes.

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Positionnement à la gauche du parti
Andrea Nahles face aux « Jusos ». Le face-à-face de ces dernières semaines ne manque pas de piquant quand on se souvient que c’est précisément comme présidente des jeunes socialistes que la nouvelle patronne du SPD a fait ses premières armes. C’était entre 1995 et 1999. A l’époque, cette fille de maçon née près de Coblence (Rhénanie-Palatinat) et élevée dans une famille très catholique avait été qualifiée de « cadeau des dieux » par Oskar Lafontaine, alors président du SPD.
Elue député en 1998, l’année de l’accession de Gerhard Schröder à la chancellerie, Andrea Nahles sera dans les années suivantes l’une des figures de l’aile gauche du parti. Elle n’ira toutefois pas jusqu’à la rupture, à la différence d’un Lafontaine qui claquera la porte en 2005 pour fonder, deux ans plus tard, le parti de gauche Die Linke.
Dès cette époque, toutefois, son positionnement à la gauche du parti semblait davantage obéir à des considérations tactiques qu’à des convictions inébranlables, comme en témoigne ce qu’elle déclara de l’« agenda 2010 », la réforme controversée du marché du travail mise en œuvre par M. Schröder. « S’agissant de l’“agenda”, nous aurons peut-être un jour un prix d’honneur pour réformes sincères, mais ce n’est pas avec ça que nous gagnerons les élections », affirma-t-elle ainsi, en juin 2005, six mois avant le départ de M. Schröder de la chancellerie et l’élection de Mme Merkel.
« Les “un point, c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »
Elue secrétaire générale du SPD en 2009, au lendemain – déjà – d’une sévère défaite aux législatives (23 % des voix), poste qu’elle inaugura avec un discours qui marqua les esprits (« Les “un point c’est tout” et la testostérone, on en a eu assez ces dernières années ! »), Mme Nahles n’est pas seulement une « boxeuse », comme l’a récemment qualifiée le quotidien de gauche Tageszeitung. En tant que ministre de Mme Merkel, elle sut aussi travailler en bonne intelligence avec les conservateurs pour faire adopter la retraite à 63 ans ou la loi sur le salaire minimum, deux réformes emblématiques de la « grande coalition » sortante, portées par le SPD.
Un élu du SPD berlinois l’analyse ainsi :
« Andrea est un vrai caméléon. La même qui, dans l’opposition, attaqua un jour Merkel et ses amis en parodiant le générique de Fifi Brindacier à la tribune du Bundestag, est celle qui, une fois au gouvernement, a peut-être été la meilleure alliée des conservateurs. Cela en fait une femme politique accomplie, extrêmement talentueuse, mais c’est peut-être aussi sa limite. Parfois, cela se voit un peu trop qu’elle fait de la politique. »
Une mission compliquée
A la tête d’un parti électoralement anémié, idéologiquement désorienté et stratégiquement déboussolé, Mme Nahles n’aura pas la tâche facile. Sa mission sera d’autant plus compliquée qu’il s’agit, pour elle, de préparer les conditions d’une victoire sur les conservateurs tout en présidant un parti qui continue de gouverner avec eux.
Dimanche, à Wiesbaden, elle s’en est tenue à des propos très généraux, insistant sur la nécessité de mettre la « solidarité » au cœur du projet social-démocrate. « La solidarité, est-ce qui manque le plus dans ce monde globalisé, néo-libéral et ultra-numérisé », a-t-elle ainsi affirmé, avant d’afficher sa détermination à enrayer la montée de l’AfD, estimant qu’il s’agissait d’une bataille « pour rien de moins que de préserver la démocratie ».
Pour le reste, Mme Nahles s’est surtout attiré les applaudissements de la salle avec des effets de tribune et des formules à l’emporte-pièce, dont elle a le secret.
« Mme Merkel a dit : “Wir schaffen das” [nous allons y arriver]. Eh bien, moi, je dis : “Wir packen das” [nous allons prendre les choses à bras-le-corps]. C’est ma promesse. » 
Sa victoire, sans appel mais sans éclat, lui a rappelé quelques minutes plus tard qu’il lui reste beaucoup à faire pour espérer exaucer un jour son vœu de bachelière.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’ONG met en cause les « avancées insuffisantes » du gouvernement sur l’éthique et la transparence de la vie publique.
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Transparency International dresse un bilan d’un an de présidence d’Emmanuel Macron

L’ONG met en cause les « avancées insuffisantes » du gouvernement sur l’éthique et la transparence de la vie publique.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h56
   





                        



   


Un an après le premier tour d’une élection présidentielle de 2017, Marc-André Feffer, président de Transparency International appelle, dans le rapport publié dimanche 22 avril, à ne pas se contenter de la loi de confiance dans la vie politique et à « replacer ces questions en haut de l’agenda politique ». L’ONG évoque notamment « un chantier au point mort » sur le financement de la vie politique, « parent pauvre » des réformes sur la transparence.
Si elle salue la suppression de la réserve parlementaire et l’encadrement des frais de mandats, Transparency appelle à « renforcer les dispositifs de contrôle et d’audit interne à l’Assemblée nationale et au Sénat » et à « inclure des membres indépendants dans les commissions chargées d’apurer les comptes ».
Des bons points et des retours en arrière
Concernant l’indépendance de la justice, l’ONG loue des projets de réforme qui « vont dans le bon sens », notamment la suppression de la cour de justice de la République ou l’alignement des règles de nomination des magistrats du parquet sur celles des magistrats du siège. Mais « seule une réforme complète de l’indépendance du parquet (…) est de nature à lever de matière pérenne les soupçons d’interférence politique dans les dossiers judiciaires », prévient-elle.
L’ONG voit, en revanche, « un retour en arrière » sur les questions de lobbying, critiquant la décision du gouvernement « d’exclure les associations cultuelles du registre des représentants d’intérêts », à travers l’article 38 de son projet de loi sur le droit à l’erreur. « Tous les acteurs publics comme privés – qu’il s’agisse d’associations, d’entreprises, d’ONG, ou de syndicats – doivent y être inclus », plaide-t-elle.
Autre grief de Transparency International : l’incertitude autour des contours de la limitation à trois mandats identiques dans le temps que le gouvernement souhaite introduire via la réforme des institutions. L’ONG préconise que la mesure prenne en compte les « mandats déjà effectués », lors de son application, et regrette que les maires des communes de moins de « 9 000 habitants » puissent ne pas être concernés, ce qui « limiterait considérablement la portée du dispositif ».
Enfin concernant l’« intégrité » des responsables publics, le rapport salue certaines avancées : « la loi a effectivement renforcé l’encadrement des activités annexes des parlementaires », note-t-il. L’ONG déplore, en revanche, que la nécessité d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection ne soit pas entérinée.
La France se classe 23e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption, publié par Transparency International, derrière certains de ses voisins européens comme la Belgique (16e), l’Allemagne (12e) ou le Royaume-Uni (8e).

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.
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Arménie : le chef de la contestation et des centaines de manifestants interpellés

Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche, par la police, peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h30
   





                        


Au dixième jour de la contestation, le bras de fer se durçit en Arménie. Le meneur de l’opposition Nikol Pachinian a été arrêté, dimanche 22 avril, par la police peu après une rencontre télévisée avec le premier ministre Serge Sarkissian qui a tourné court. « Le peuple doit libérer Nikol [Pachinian] », a déclaré à la presse le député Sassoun Mikaelian, avant d’être lui-même arrêté.
Des centaines de protestataires ont également été interpellés en marge des manifestations émaillées de heurts avec la police. Deux députés d’opposition « ont été interpellés au moment où ils commettaient des actes dangereux pour la société », a annoncé le parquet général arménien, sans préciser où le chef de la contestation se trouvait actuellement.
Le parquet a accusé les trois opposants d’« avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations, en organisant des défilés et des meetings illégaux et en appelant à bloquer les routes et paralyser le fonctionnement des établissements publics ».
« Vous ne comprenez pas la situation en Arménie »
Une rencontre télévisée entre le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, et le chef de la contestation Nikol Pachinian a tourné court dimanche, le chef du gouvernement se retirant rapidement en dénonçant un « chantage ». « Je suis venu pour parler de votre démission », a déclaré le député Nikol Pachinian à son interlocuteur, devant les caméras.
« Ce n’est pas un dialogue, c’est du chantage », a répondu ce dernier avant de quitter la salle du grand hôtel d’Erevan où la rencontre avait lieu. « Je ne peux que vous conseiller de revenir dans un cadre légal, sinon vous porterez la responsabilité » de ce qui peut arriver, a-t-il ajouté.

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L’échange acrimonieux s’est poursuivi. « Vous ne comprenez pas la situation en Arménie, le pouvoir est maintenant entre les mains du peuple », a déclaré M. Pachinian. Ce à quoi le premier ministre a répliqué qu’« un parti qui a enregistré un score de 8 % aux élections (législatives) ne peut pas parler au nom du peuple ». Il a ensuite quitté la pièce.
Immunité
La police arménienne a déclaré, plus tôt dans la journée, avoir « évacué de force » Nikol Pachinian, lors d’une nouvelle manifestation de l’opposition, organisée dans la capitale Erevan, dimanche, et dispersée par les forces de l’ordre. Bénéficiant d’une immunité parlementaire en tant que député, M. Pachinian ne peut, cependant, être arrêté qu’avec l’accord du Parlement.
Après l’interpellation de M. Pachinian, des milliers de protestataires se sont réunis sur la place de la République, près du siège du gouvernement arménien en plein centre d’Erevan, où d’importants effectifs de la police ont été déployés.
La police a annoncé avoir interpellé des centaines de manifestants, alors que sept protestataires ont demandé une assistance médicale, selon le ministère arménien de la santé. Pour sa part, le ministère de l’intérieur arménien a déclaré dans un communiqué avoir pris la décision de « disperser les manifestants, y compris ceux réunis sur la place de la République à Erevan ».
Pauvreté et corruption
Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait dix morts.
Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d’achever son deuxième mandat présidentiel, de s’accrocher au pouvoir en se faisant élire premier ministre par les députés. Alors que la Constitution interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au Premier ministre.
Au-delà des manœuvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d’une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays.
Le taux de pauvreté de l’Arménie était de 29,8 % en 2016 contre 27,6 % en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».
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Plus de 200 parlementaires de différents bords politiques pour « un plan vélo ambitieux »

Des parlementaires de différentes sensibilités, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili estiment que « nous avons vingt ans de retard ».



Le Monde
 |    22.04.2018 à 17h48
   





                        



   


Ils dénoncent « vingt ans de retard ». Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans Le Journal du dimanche une tribune appelant le gouvernement « à mener un grand plan vélo ».
« Nous avons vingt ans de retard par rapport à d’autres pays européens », déplorent les signataires qui appellent « le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités ».
« Les collectivités locales prennent aujourd’hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national », estiment-ils, soulignant qu’en France « plus des deux tiers des déplacements domicile-travail de moins de cinq kilomètres sont encore faits en voiture ».

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« Impasse » du tout-voiture
« Le tout-voiture est aujourd’hui dans une impasse », affirment-ils, jugeant qu’« une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l’usage du vélo ». Les signataires réclament, en particulier, « le développement de liaisons dites “autoroutes vélo” entre différents pôles de vie sur un même territoire ».
Rappelant que le conseil d’orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d’un plan vélo de 350 millions sur quatre ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait « un engagement fort à retranscrire dans la future loi d’orientation des mobilités ».

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Les signataires plaident en faveur de l’encouragement du vélo à assistance électrique, ainsi que de la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo « pour tous les employeurs privés et publics ».
« Ce plan vélo doit être complet et s’accompagner de mesures de sécurité routière », soulignent-ils encore, rappelant que l’Assemblée nationale vient d’être endeuillée par l’accident mortel d’une collaboratrice, renversée à vélo.
Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Macron-Trump, des amis sans affinités

Alors que tout les éloigne dans leurs convictions et leurs parcours, les deux présidents affichent une entente personnelle qu’ils mettront en scène pendant trois jours à partir de lundi.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 07h12
    |

            Marc Semo, 
Solenn de Royer et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La nuit est tombée depuis longtemps sur l’Elysée. Mais le premier étage du palais est resté éclairé. Dimanche 8 avril, Emmanuel Macron a convoqué sa garde rapprochée, dont son conseiller diplomatique, Philippe Etienne, et son chef d’état-major particulier, l’amiral Bernard Rogel, pour une réunion d’urgence dans son bureau. Les services de renseignement français ont fait état la veille de deux possibles attaques chimiques à Douma, en Syrie. Dans l’après-midi, Emmanuel Macron a demandé à la cellule diplomatique de l’Elysée d’organiser un appel téléphonique avec le président américain, Donald Trump.
La communication est établie peu avant minuit depuis la ligne sécurisée utilisée pour les appels classifiés. « Hello Donald, how have you been ? [“Bonsoir Donald, comment vas-tu ?”], commence M. Macron. – Emmaaanoueeel, what’s up ? [“Emmanuel, quoi de neuf ?”] », lance M. Trump, comme à l’accoutumée.
Pendant la semaine qui suit, MM. Macron et Trump se parleront tous les soirs, jusqu’aux frappes conjointes sur des sites liés au programme chimique de Damas, dans la nuit du 13 au 14 avril. « Dans la première partie de la semaine, Donald Trump était un peu dans l’exaltation, il a fait des tweets, il voulait réfléchir à plusieurs options, raconte un diplomate français. Puis, à partir du moment où l’opération a été décidée, il a compris qu’il fallait être beaucoup plus discret. Au téléphone, il est donc soudain devenu plus prudent, parlant par ellipses, presque de manière codée. Il y a toujours chez lui une part de théâtre. » Le président américain a été, ajoute cette source, pendant toute la durée de la crise, un partenaire d’une grande « fiabilité ».
Moment de vérité
Aussi bien pour le locataire de l’Elysée que pour celui de la Maison Blanche, cette opération militaire a été un moment de vérité pour la relation, à la fois personnelle et politique, qui s’est nouée entre eux depuis un an. Une relation forte...




                        

                        


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Aide aux migrants : l’Assemblée assouplit les règles du « délit de solidarité »

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Le Monde
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22.04.2018 à 17h24
   





                        



   


L’Assemblée a assoupli, dimanche 22 avril, à une très large majorité le « délit de solidarité » pour certaines personnes venant en aide aux migrants, un des points sensibles du projet de loi Collomb, y compris pour certains élus de la majorité.
Les exemptions au « délit de solidarité »
Au septième jour des débats sur le texte asile et immigration, les députés ont adopté par 133 voix contre 21 (et deux abstentions) un amendement du gouvernement, similaire à des amendement MoDem et La République en marche (LREM), qui prévoit des « exemptions » à ce délit. La grande majorité des groupes ont affiché leur soutien, à l’exception des Républicains (LR) et du Front national (FN).
Ce sera notamment « lorsque l’acte reproché a consisté à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux, destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger. »
L’exemption vise aussi « toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci, ou bien tout transport directement lié à l’une de ces exceptions, sauf si l’acte a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte ou a été accompli dans un but lucratif ».
Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a expliqué qu’il s’agissait de définir « plus strictement » ce délit, tout en sanctionnant toujours « toutes celles et tous ceux qui voudraient détourner la volonté de l’Etat de contrôler ses frontières ».
Le doublement de la durée de rétention à 90 jours
La veille, les députés ont donné leur feu vert à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, l’une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration qui vient d’être voté à l’Assemblée. Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des LREM, il a obtenu des suffrages UDI-Agir mais « sans gaieté de cœur ».
Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l’article s’est heurté à l’opposition de certains élus de la majorité. Neuf LREM ont voté contre : Delphine Bagarry, Jean-Michel Clément, Stella Dupont, Florence Granjus, Sonia Krimi, François Michel-Lambert, Sandrine Mörch, Nathalie Sarles, Martine Wonner. Cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre (Nadia Essayan), 11 abstentions. Les LR se sont majoritairement abstenus (24 abstentions et 3 contre), comme les FN.

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                Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires



Le ministre a défendu un article « totalement fondamental », dépeignant la rétention comme « un ultime moyen » mais qui « reste nécessaire ». Il a notamment promis que les centres de rétention (CRA) seront aménagés pour que les conditions « puissent être effectivement acceptables », notamment pour les familles.
« Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l’autre comme curseur. »
Défendant « un point d’équilibre », la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a affirmé que la rétention « est un moyen pour faire respecter les mesures d’éloignement », soulignant notamment que le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire est de 15 %.

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                Allonger la durée maximale de la rétention administrative, « une idée inutile et inefficace »



La gauche est montée au créneau contre cet article qui « concentre les critiques, l’opposition, la réprobation d’un grand nombre d’associations » (Danièle Obono, LFI) et « vient considérablement durcir les conditions de rétention » (Elsa Faucillon, PCF).
« Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l’autre comme curseur », a dénoncé l’élue communiste, exprimant son « émotion » dans « ce moment grave ». Disant sa « tristesse », Marietta Karamanli (PS) a rappelé que la durée de rétention n’avait cessé d’augmenter (7 jours en 1981), ne voyant qu’une raison à cet « acharnement » : « faire sentir aux étrangers qu’ils sont à la merci de l’Etat ».
Tous les groupes de gauche et les radicaux non inscrits ont défendu vainement des amendements pour interdire le placement de mineurs en rétention, rejoints par le MoDem Erwan Balanant. « Des enfants derrière les grillages des CRA, moi, j’ai du mal à le supporter », a-t-il lancé. Ces amendements, auxquels des LREM et MoDem ont joint leurs suffrages, ont été rejetés par quelque 100 voix contre 20. D’autres amendements de gauche, notamment pour revenir à 45 jours, ont subi le même sort.

Asile : interminable guerre de tranchées à l’Assemblée
Pilonnage Les Républicains (LR) et Front national (FN), offensive à gauche sur la rétention : les débats sur le projet de loi asile et immigration ont tourné, samedi 21 avril, à la guerre de tranchées à l’Assemblée, avant un vote, au mieux dimanche soir, sur lequel la majorité espère limiter les suffrages de sa frange contestataire.
A la suspension à 1 h 30, les députés – toujours autour de 150 – avaient encore 375 amendements à étudier et finissaient une sixième soirée consécutive dans l’hémicycle et plus de 50 heures de débats. En cause, la très forte mobilisation des différentes oppositions, notamment des LR, mais aussi du FN, et de la gauche (« insoumis », communistes, socialistes), qui défendent, pied à pied, chacun de leurs amendements, sans rien lâcher. « Ce n’est pas de l’obstruction, nous faisons notre job », se défend le président du groupe LR, Christian Jacob.
Après avoir hésité à se lancer dans une nuit blanche samedi soir, qui risquait de mal se passer, vu la fatigue générale, les députés pourraient y avoir, cependant, droit dimanche soir. « On ira jusqu’au bout et on votera tôt ou tard », selon le chef de file La République en marche (LREM), Richard Ferrand, alors que les différentes oppositions ont demandé le report du vote au 9 mai après les vacances de Pâques. Certains dans la majorité ne cachaient pas leur exaspération, comme le député de Haute-Saône Christophe Lejeune, pour lequel « les LR n’ont comme seule stratégie que de faire durer les débats en posant la même question à plus de 200 reprises » sur un « plan caché » de régularisations du gouvernement.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A l’issue de sa visite à Paris, le premier ministre du Canada s’est confié sur son itinéraire, les doutes rencontrés et les ressorts qui l’animent.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Justin Trudeau : « Je suis féministe et fier de l’être ! »

A l’issue de sa visite à Paris, le premier ministre du Canada s’est confié sur son itinéraire, les doutes rencontrés et les ressorts qui l’animent.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 18h07
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            

En visite en France cette semaine, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a rencontré le président Macron et prononcé un discours devant l’Assemblée nationale. Le fils de Pierre Elliott Trudeau, qui a dirigé le gouvernement canadien pendant quinze ans (1968-1979 et 1980-1984) sous la bannière du Parti libéral et demeure la figure politique canadienne la plus importante de la seconde moitié du XXe siècle, a plaidé pour un monde « plus progressiste, plus diversifié, plus vert, plus inclusif, plus ouvert, plus démocratique… ». Une occasion pour ce politicien décontracté, âgé de 46 ans, élevé dans l’ombre de son père et sous les projecteurs à la manière des Kennedy, d’affirmer ses valeurs et un féminisme militant, qui transparaît jusque dans le dernier budget de son gouvernement et qu’il impose au prochain G7.
Je ne serais pas arrivé là si…
Si je n’avais pas d’abord choisi d’être enseignant. Cette piste, je vous assure, a été déterminante. Je me souviens de cette professeure de math, dans le secondaire qui, voyant mon énervement devant la cinquantaine d’exercices absolument identiques que nous devions faire en cours, m’a proposé : « Fais uniquement les derniers de la série, et viens me voir ». Ce que j’ai fait. « OK, m’a-t- elle dit alors. Je vois que tu comprends. Tu vas donc passer le reste du cours à aider les élèves qui peinent sur l’exercice. » Eh bien, je n’oublierai jamais ce sentiment d’être soudainement utile et la satisfaction d’aider mes camarades de classe à comprendre. Oui, c’est bien le choix de l’enseignement, que j’ai fait vers 22 ans, qui m’a amené là où je suis.
Ce choix de vous éloigner de la voie paternelle a-t-il été bien perçu par votre famille ?
Ni mon père ni ma mère ne m’ont jamais dicté ce que je devais faire. Mon père répétait simplement : « Il faut que tu contribues à améliorer le monde. A toi de choisir comment. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Grâce à une première mi-temps parfaite, le club francilien s’impose (27-22) et retrouvera une autre équipe irlandais en finale, le Leinster.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le Luxembourgeois de la Quick-Step a remporté la Doyenne des classiques. Romain Bardet termine 3ème devant Julian Alaphilippe.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La police de Nashville est à la poursuite du tireur, qui a été identifié après avoir été désarmé par un client du restaurant.
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Un tireur nu tue quatre personnes dans un restaurant du Tennessee

La police de Nashville est à la poursuite du tireur, qui a été identifié après avoir été désarmé par un client du restaurant.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 16h38
   





                        



   


Un homme nu, portant seulement une veste verte, a abattu quatre personnes, dimanche 22 avril, dans un restaurant de gaufres ouvert 24 heures sur 24 à Antioch, au sud-est de Nashville dans le Tennessee, rapporte la police. La fusillade a éclaté à 3 h 25, heure locale (10 h 25 à Paris).
Le tireur, qui était équipé d’un fusil d’assaut de type AR-15, est entré dans le restaurant et a ouvert le feu sur la clientèle. « Un client a affronté le tireur et lui a enlevé son arme. Il était nu et s’est enfui en courant. Il s’agit d’un homme blanc aux cheveux courts », a déclaré la police dans un communiqué.

BREAKING: 3 persons fatally shot & 4 others wounded at the Waffle House, 3571 Murfreesboro Pike.  Gunman opened fir… https://t.co/7UHYnDEpvR— MNPDNashville (@Metro Nashville PD)


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Tueur identifié
La police de Nashville n’a pas encore arrêté le tireur mais l’a identifié ; il s’agit d’un homme de 29 ans, du nom Travis Reinking, domicilié dans la ville de Morton, dans l’Illinois, située à environ 725 kilomètres plus au nord.

BREAKING: Travis Reinking, 29, of Morton, IL, is person of interest in Waffle House shooting.  Vehicle the gunman a… https://t.co/nfUPDsCdAy— MNPDNashville (@Metro Nashville PD)


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Le fusil d’assaut AR-15 est une arme couramment employée dans les tueries de masse aux Etats-Unis, notamment pour celles qui avaient fait 58 morts à Las Vegas en octobre et 17 morts dans un lycée de Parkland, en Floride, en février dernier.

        Lire aussi :
         

                Confessions de l’AR-15, l’arme préférée des tueurs de masse américains



La multiplication des tueries a engendré aux Etats-Unis un vaste mouvement exigeant un plus strict contrôle des armes à feu dans le pays. La violence par armes à feu est un fléau national, avec 96 morts en moyenne par jour, selon l’association anti-armes Everytown for Gun Safety.

        Lire aussi :
         

                Comment la législation sur les armes à feu a évolué aux Etats-Unis







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Paludisme, la guerre d’usure (7/10). Les scientifiques étudient la possibilité d’administrer à toute une population une molécule qui tue les anophèles.
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Décryptage

Contre le paludisme, rendre le sang humain toxique pour les moustiques

Paludisme, la guerre d’usure (7/10). Les scientifiques étudient la possibilité d’administrer à toute une population une molécule qui tue les anophèles.

Par                                            Florence Rosier




LE MONDE
              datetime="2018-04-22T17:30:28+02:00"

        Le 22.04.2018 à 17h30






    
Un anophèle, l’espèce de moustique responsable de la transmission du paludisme.
Crédits : Handout . / REUTERS


Pourrait-on recourir à un « traitement de masse », dans certaines régions, pour enrayer la transmission du paludisme ? La stratégie consiste à administrer à toute une population un médicament contenant une molécule toxique pour l’anophèle, le moustique qui transmet le parasite Plasmodium falciparum, responsable de cette maladie. Lorsqu’il pique une personne dont le sang recèle cette molécule, il meurt avant d’avoir pu transmettre le parasite à quelqu’un d’autre.
« Il s’agit d’un traitement à visée altruiste, relève le docteur Marc Thellier, du Centre national de référence du paludisme en France. Les personnes traitées ne sont pas personnellement protégées. En revanche, ce traitement de masse a un effet globalement protecteur sur la population : il réduit la transmission du moustique à l’homme dans toute une région. » 

        Présentation de notre série
         

          Paludisme, la guerre d’usure



Cette stratégie est explorée avec un médicament, l’ivermectine, utilisé depuis plus de trente ans dans la prise en charge de deux affections parasitaires répandues : la filariose lymphatique et l’onchocercose, ou « cécité des rivières ». L’ivermectine est aussi indiquée dans le traitement des poux ou de la gale.
« En 1989, une équipe russe a découvert que cette molécule, diluée dans du sang, pouvait tuer une espèce d’anophèle », raconte Marc Thellier. Quand un moustique piquait un lapin traité par l’ivermectine, il mourait au bout de quelques jours.
Le bétail aussi
La piste est un peu tombée dans l’oubli jusqu’à ce qu’on redécouvre cet effet sur le terrain. En 2011, une étude a ainsi montré, dans le sud-est du Sénégal, que le taux d’infection par Plasmodium falciparum chutait au sein des populations qui avaient reçu de l’ivermectine contre la cécité des rivières. Cet effet concernait le paludisme transmis par l’espèce Anopheles gambiae. Ce médicament « pourrait être un outil puissant et synergique pour réduire la transmission du paludisme dans les régions épidémiques », concluaient les auteurs, issus de l’université du Colorado et du ministère sénégalais de la santé.
En 2014, cet effet a été confirmé dans des villages du Sénégal, du Liberia et du Burkina Faso. Mais les questions posées restaient nombreuses. L’ivermectine serait-elle efficace contre les principales espèces de moustiques qui transmettent le parasite, différentes selon les régions du monde ? Quelles seraient, par ailleurs, les régions qui en bénéficieraient le plus ? Et selon quelles modalités d’administration : à quelle dose traiter les populations, combien de fois et à quel rythme ?

        Episode 5
         

          Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants



Selon les dernières études, parues en 2017, « il semblerait qu’il faille traiter régulièrement les gens pour limiter durablement la transmission, car la molécule est très efficace dans la première semaine qui suit la prise puis l’effet s’estompe et disparaît au bout de quelques semaines », précise Marc Thellier.
Pour l’heure, il est trop tôt pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande ce traitement de masse. « Certains experts pensent que c’est une stratégie intéressante. Il pourrait être utile de l’appliquer aussi au bétail ciblé par certaines espèces de moustiques », indique Marc Thellier.
Questions éthiques
Un autre traitement de masse contre le paludisme, à base de primaquine, est déjà recommandé par l’OMS. La primaquine est indiquée dans le traitement des « accès de reviviscence » (une résurgence de la maladie à partir de cellules infectées dormantes) de certaines espèces de paludisme : elle détruit les cellules dormantes du parasite, réfugié dans le foie des sujets infectés. « Mais en plus de cette action, on s’est aperçu que la primaquine pouvait bloquer le développement de Plasmodium falciparum chez le moustique en empêchant la fusion de ses gamètes », explique Marc Thellier.
L’OMS recommande son utilisation en administration unique, faiblement dosée, chez tous les gens qui font un accès de paludisme. « C’est en Asie du Sud-Est que ce traitement est le plus utilisé, parce que l’enjeu est crucial : il s’agit de limiter la diffusion du parasite dans une région où Plasmodium falciparum développe des résistances aux traitements actuels. » En Amérique du Sud aussi, cette recommandation est plus ou moins bien suivie. En Afrique, elle est plus compliquée à mettre en œuvre.

        Episode 6
         

          L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments



Ces stratégies soulèvent aussi des questions éthiques. On donne un médicament à des personnes qui n’en ont pas directement besoin pour leur propre santé : il faut donc s’assurer de son innocuité. Concernant la primaquine, ce médicament peut entraîner des anémies parfois sévères chez les personnes génétiquement déficitaires en une enzyme, la G6PD. Mais l’OMS juge ce risque peu élevé au vu des faibles doses de primaquine administrées.
L’ivermectine, de son côté, semble avoir très peu d’effets indésirables. Elle agit en bloquant certaines voies nerveuses et musculaires des invertébrés, entraînant une paralysie neuromusculaire qui tue les moustiques et d’autres parasites. Mais elle épargne ces systèmes chez les mammifères – donc chez l’homme. Plus de trente ans d’utilisation en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud ont confirmé sa bonne tolérance.
Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Roll Back Malaria (RBM).

Sommaire de notre série : Paludisme, la guerre d’usure
Dans une série en dix épisodes, Le Monde Afrique détaille les enjeux de la lutte contre cette maladie parasitaire qui a provoqué 445 000 décès dans le monde en 2016.

        Présentation de notre série
         

          Paludisme, la guerre d’usure




        Episode 2
         

          Le paludisme, tueur au quotidien




        Episode 3
         

          Les nouvelles armes de la lutte contre le paludisme




        Episode 4
         

          Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme




        Episode 5
         

          Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants




        Episode 6
         

          L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments







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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril.
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Afghanistan : un attentat anti-électoral revendiqué par l’EI fait plus de cinquante morts à Kaboul

C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h29
   





                        



   


Le bilan de l’attentat-suicide revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) qui a visé, dimanche matin, un centre d’enregistrement pour les élections législatives à Kaboul n’a cessé de s’alourdir. L’attaque a fait 57 morts et 119 blessés, chiites pour la plupart, selon un dernier décompte officiel, confirmant les risques de violence, redoutés à l’occasion du scrutin prévu en octobre.
Un kamikaze s’est fait exploser parmi une foule dense à l’entrée du centre où les électeurs récupèrent leur pièce d’identité avant de s’inscrire sur les registres électoraux. Ce bilan, qui compte des femmes et des enfants selon la police, a été confirmé par les ministères de la santé et de l’intérieur.
« Nous savons maintenant que le gouvernement est incapable de nous protéger », hurle un homme, face au désastre, insultant crûment le président Ashraf Ghani, avant d’être coupé par la télévision (privée) Tolo News. « Mort au gouvernement », « mort aux talibans », crie la foule autour de lui, désignant les papiers et photos d’identité ensanglantés sur le sol.
Cependant, les talibans ont fait savoir rapidement via leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, que « nos moudjahidin n’ont rien à voir avec l’attaque d’aujourd’hui », rejetant implicitement la responsabilité sur l’EI qui a revendiqué l’attaque via son organe de propagande, Amaq.
L’attentat s’est produit en début de matinée dans l’ouest de la capitale afghane, dans le quartier majoritairement chiite de Dasht-e-Barchi. La minorité chiite est régulièrement visée par l’organisation Etat islamique (EI) depuis 2016. « Les gens étaient rassemblés pour récupérer leur tazkira [carte d’identité], l’explosion s’est produite à l’entrée. C’était un kamikaze », a déclaré le chef de la police de Kaboul, Dawood Amin. « Il est arrivé à pied et a déclenché sa charge au milieu de la foule. »

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                Afghanistan : à Kaboul, « on sent nos vies rétrécir, on s’emmure »



L’insécurité, première menace sur les élections
C’est la première attaque enregistrée à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales pour les législatives du 20 octobre depuis le début des inscriptions, le 14 avril. Mais deux autres centres d’inscription ont été pris pour cible en province au cours de la semaine écoulée.
Vendredi, une roquette en a frappé un dans la province de Badghis (nord), faisant un mort et un blessé parmi les policiers qui le gardaient, selon le vice-gouverneur provincial, Faiz Mohammad Moizada joint par l’AFP qui a accusé les talibans. Mardi, trois employés de la commission électorale (IEC) et deux policiers avaient été enlevés dans la province de Ghor (centre) et libérés quarante-huit heures plus tard après intervention des anciens. Les responsables locaux avaient accusé les talibans.
Pour les responsables de l’IEC, l’insécurité est la principale menace pesant sur l’organisation des élections. Ces législatives sont les premières depuis 2010 et ce scrutin, le premier depuis la présidentielle de 2014. Beaucoup d’Afghans souhaitent se débarrasser d’un Parlement (249 députés) jugé paresseux et corrompu, dont le mandat a expiré depuis trois ans. Mais ils redoutent plus encore un scrutin pour rien, confisqué par la fraude et qui les exposera à un regain de violence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La sylvothérapie, venue du Japon, est une médecine préventive qui prescrit balades dans les bois, câlins d’arbres et goûter d’écorce. Le but ? Eveiller ses sens et reprendre contact avec son moi profond.
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Le « bain de forêt » comme thérapie


                      La sylvothérapie, venue du Japon, est une médecine préventive qui prescrit balades dans les bois, câlins d’arbres et goûter d’écorce. Le but ? Eveiller ses sens et reprendre contact avec son moi profond.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h42
    |

            Marlène Duretz








   


Pas besoin d’avoir le pied marin pour faire un « bain de forêt ». La sylvothérapie, nommée shinrin-yoku au Japon, est reconnue depuis 1982 comme une médecine préventive dans ce pays, où il existe une soixantaine de sites où la pratiquer. En France, on lui préfère la balnéothérapie et la thalassothérapie.
Le docteur Qing Li, qui vient de publier Shinrin Yoku, l’art et la science du bain de forêt (First, 320 p., 17,95 €), fait état de ses recherches scientifiques, effectuées entre 2004 et 2012 : outre un système immunitaire renforcé pour les « baigneurs » qui font le plein de phytoncides, molécules rejetées par les arbres, il a constaté une réduction de la pression artérielle, une baisse du taux de glycémie, une amélioration de la concentration et de la mémoire, mais aussi de la santé cardio-vasculaire et métabolique. « Vous allez marcher lentement sans aucun but pendant deux heures. (…) Laissez-vous guider par votre corps. Ecoutez où il souhaite vous emmener, écrit le médecin immunologiste Qing Li. Peu importe si vous n’arrivez nulle part. Vous n’allez nulle part. »
Choisir un arbre, le saluer…
Conscients de ces sylvestres atouts psychophysiques sur l’homme, une poignée de naturopathes, sylvothérapeutes, ou thérapeutes des bois, dispensent en France l’art de se ressourcer au contact des arbres. « Je ne vais pas vous apprendre à vous promener. Tout le monde sait le faire. L’idée n’est plus d’entrer dans une forêt, mais de laisser la forêt entrer en vous », avance Jean-Marie Defossez, auteur de Sylvothérapie, le pouvoir bienfaisant des arbres (Jouvence, 144 p., 15,90 €). « Je ne suis pas sylvothérapeute, c’est la forêt qui est thérapeutique, insiste ce docteur en biologie animale, fondateur de l’Ecole buissonnière de sylvothérapie en 2013. Il n’y a aucun délire de l’esprit dans cette approche, ni ésotérique ni magique. La “sylvique attitude” est un apprentissage, une philosophie de vie… »

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                Le bonheur est dans la forêt



La naturopathe Laurence Monce, auteure de Ces arbres qui nous veulent du bien (Dunod, 240 p., 16,90 €), distingue deux types de « bains » : l’un tonifiant, de préférence dans des forêts de conifères ; l’autre relaxant, au contact de feuillus (bouleau, peuplier, tremble). Jean-Marie Defossez comme Laurence Monce ou encore Eric Brisbare (Un bain de forêt, Marabout, 224 p. 15,90 €) invitent leurs stagiaires à faire corps avec les arbres pour se ressourcer : choisir un arbre, le saluer, accoler son buste et ses jambes à son tronc, l’explorer et le caresser, le regarder au plus près, écouter le bruit de l’écorce au passage de sa main, le respirer et même le goûter.
« Oui, j’ai enlacé ces arbres avec tendresse et j’ai imaginé qu’ils me prenaient à leur tour dans leurs bras » Claude Faber, écrivain
« Les arbres ne sont pas des distributeurs de sensations pour autant. Celui qui ne voit qu’un arbre ne rencontrera qu’un tronc et des branches. Mais vous pouvez aussi renouer et prendre soin de l’être enraciné en chacun de nous », explique Jean-Marie Defossez. « Soyons clairs, les arbres ne me parlent pas, et je n’entends pas de voix d’arbres, prévient l’écrivain Claude Faber, stagiaire en sylvothérapie à l’automne dernier en forêt de Fontainebleau. C’est une réelle opportunité d’éveiller véritablement ses sens. Pendant ces deux jours, je me suis détaché du superflu, je me suis recueilli et apaisé au contact des arbres. Ils ont une énergie indéniable. J’ai posé mes mains sur eux et j’ai ressenti un contact émouvant. Oui, j’ai enlacé ces arbres avec tendresse et j’ai imaginé qu’ils me prenaient à leur tour dans leurs bras. » Pour Jean-Marie Defossez, « même si les arbres n’agissent que par l’effet placebo, la démarche mérite largement un petit détour en forêt ». « Et n’oubliez pas… d’oublier votre téléphone portable », conclut-il.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le président Daniel Ortega est sorti de son silence, samedi, pour assurer que son gouvernement allait renouer le dialogue.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Nicaragua : des manifestations contre une réforme des retraites font plus de vingt morts

Le président Daniel Ortega est sorti de son silence, samedi, pour assurer que son gouvernement allait renouer le dialogue.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 17h09
   





                        



   


De violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait plus de vingt morts au Nicaragua, jeudi 19 et vendredi 20 avril, a affirmé dimanche l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh). Ces manifestations rassemblent des opposants à une réforme du gouvernement du président Daniel Ortega visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5 % le montant des retraites.
Qualifiées d’« émeutes » organisées par des individus cherchant « à briser la paix et l’harmonie » par la vice-présidente Rosario Murillo, les protestations commencées mercredi se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d’autres villes du pays.

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Un cameraman nicaraguayen, Miguel Ángel Gahona, est décédé samedi dans la ville de Bluefields (est), après avoir été touché par des balles alors qu’il tournait des images d’affrontements entre manifestants et policiers, ont rapporté des sources syndicales.
Une centaine de personnes ont également été blessées dans ces manifestations, les plus violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega, il y a onze ans. Jeudi, le gouvernement a empêché quatre chaînes de télévision indépendantes de couvrir les événements. Au moins neuf reporters ont été blessés dans les défilés, selon le comité pour la protection des journalistes, sis à New York.
« Le dialogue reste ouvert »
Comme l’avait annoncé la vice-présidente Rosario Murillo, le président Daniel Ortega est sorti de son silence samedi. « Le gouvernement est totalement d’accord pour reprendre le dialogue pour la paix, pour la stabilité, pour le travail afin que notre pays ne soit pas confronté à la terreur que nous vivons en ces moments », a-t-il déclaré à la télévision nationale, sans annoncer de date pour l’ouverture de discussions sur la proposition d’augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système des retraites, à l’origine de la vague de protestation.

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Il a toutefois affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisations extrémistes des Etats-Unis, sans toutefois les identifier. Leur but est de « semer la terreur, semer l’insécurité », « détruire l’image du Nicaragua » après « onze ans de paix » afin de « prendre le pouvoir », a-t-il martelé. Après le discours du président, des centaines de jeunes ont à nouveau violemment affronté les forces de l’ordre dans la capitale.
Cette mobilisation semble avoir pris par surprise le gouvernement, qui jusqu’ici était parvenu à contenir les mécontentements grâce à l’influence du parti au pouvoir dans les sphères publique et militaire. « C’est une protestation qui vient de la base, pas d’un parti politique » et « je crois que le gouvernement n’a pas anticipé cette réaction », a déclaré Oscar René Vargas, un expert en politique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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édition abonné


Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Avant son voyage aux Etats-Unis, le président de la République a défendu sa politique et exposé son point de vue sur la Russie et le nucléaire iranien.
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Sur Fox News, Emmanuel Macron exclut tout recul dans le train des réformes

Avant son voyage aux Etats-Unis, le président de la République a défendu sa politique et exposé son point de vue sur la Russie et le nucléaire iranien.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 18h10
   





                        



   


Dans une interview diffusée dimanche 22 avril sur la chaîne Fox News, Emmanuel Macron exclut tout recul dans le train des réformes qu’il mène depuis près d’un an en France, malgré la contestation sociale de ces dernières semaines. Dans cet entretien, en anglais, accordé vendredi à l’Elysée, le chef de l’Etat déclare notamment :
« Mon programme de réformes vise à moderniser le pays (…) et nous poursuivrons ce programme de modernisation jusqu’à la fin. Je veux que ce pays soit à la fois plus fort et complètement adapté aux nouveaux défis, comme l’économie digitale et verte. »
« Aucune chance » de recul de sa part
A la question de savoir s’il y avait une possibilité qu’il recule sur ces réformes face aux récentes manifestations, Emmanuel Macron répond :
« Aucune chance. J’ai dit aux Français avant l’élection que je voulais traiter les racines profondes de nos problèmes. Cela prendra parfois du temps. Nous allons devoir prendre des décisions audacieuses, mais nous devons régler la situation en profondeur. »
« Nous allons donc le faire. Et je n’ai pas d’autres choix parce que si j’arrête ici à cause de certaines protestations – et elles sont légitimes, mais elles sont une partie minoritaire du pays –, si j’arrête, comment pensez-vous que je serai en mesure de moderniser le pays ? »
« Je vais donc le faire parce que c’est mon devoir et parce que je m’y suis engagé. Si vous suivez les sondages, vous ne réformez jamais. Vous ne transformez jamais. (…) J’ai été élu sur une base très claire et un mandat très clair. Je vais l’appliquer et je regarderai les sondages en temps voulu, pas maintenant. »
« Je suis ici pour servir mon peuple et mon pays et “make it great again” [lui rendre sa grandeur] comme quelqu’un que je connais très bien pourrait le dire », poursuit-il en souriant, en référence au slogan de campagne de Donald Trump, qui l’accueillera lundi à Washington pour une visite d’Etat de trois jours.

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Ne pas se montrer faible face à Poutine
Emmanuel Macron qualifie aussi le président russe Vladimir Poutine d’« homme très fort », devant lequel « nous ne devrions jamais nous montrer faibles », au moment où les tensions entre les Occidentaux et Moscou sont à un niveau inédit.
« Il est fort et intelligent, mais il n’est pas naïf », poursuit Emmanuel Macron, jugeant son homologue russe « obsédé par les ingérences dans nos démocraties ».
« Il intervient partout, je veux dire en Europe et aux Etats-Unis, pour fragiliser nos démocraties. Parce qu’il pense que c’est bon pour son pays. Il veut une grande Russie. Les gens sont fiers de sa politique. Il est extrêmement dur avec les minorités et avec ses adversaires, avec une idée de la démocratie, qui n’est pas la mienne », a-t-il poursuivi, assurant, cependant, « entretenir des échanges permanents avec lui ». « Je le respecte. Je le connais. Je suis lucide », a conclu M. Macron.

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Pas de plan B sur l’Iran
Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’avait « pas de plan B » si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace de sortir de l’accord nucléaire signé en 2015 avec l’Iran.
L’accord signé en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) est jugé trop laxiste par Donald Trump qui menace de rétablir les sanctions contre l’Iran et de se retirer du texte si les signataires européens ne le durcissent pas avant le 12 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les amants dévoués veulent s’offrir le Rapport Sexuel Parfait, avec orgasmes simultanés à la clé. Mais nos ambitions de premier de la classe sont souvent contre-productives, dit la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette.
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Au lit, les bonnes intentions mènent rarement au nirvana sexuel


                      Les amants dévoués veulent s’offrir le Rapport Sexuel Parfait, avec orgasmes simultanés à la clé. Mais nos ambitions de premier de la classe sont souvent contre-productives, dit la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h43
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Le mieux est l’ennemi du bien ! C’est peut-être un cliché, mais, au lit comme ailleurs, l’enfer se pave d’excellentes intentions – laissant les amants dévoués se casser les dents sur l’idée du Rapport Sexuel Parfait.
De quoi parle-t-on exactement ? Avant tout, de l’orgasme. Si un des partenaires ne l’atteint pas, les Nations unies débarquent : ne pas faire jouir constitue comme chacun sait une offense grave et révèle un esprit égoïste (« c’est sans doute un pervers narcissique »). Mêmes attentes de l’autre côté du lit : ne pas récompenser les efforts du partenaire par une jouissance validée en laboratoire marque la mesquinerie, l’absence de générosité, voire une défaillance profonde (« clairement, son père ne lui a pas donné assez d’amour »).
Cette exigence d’orgasme se double d’une vision comptable de la réciprocité : j’ai eu un orgasme, tu dois avoir un orgasme, sinon la balance cosmique se brise et nous courons au divorce. La politesse se transforme en fardeau : il faut « rendre » les orgasmes aussi rapidement que possible, même si on préférerait roupiller.
Et parce qu’il serait trop simple de faire preuve de flexibilité, il faut rendre le plaisir sous une forme équivalente : un orgasme ne peut pas être troqué contre une vaisselle ou une invitation au restaurant. Pour les amants à faible libido, c’est double peine ! Non seulement ils ont dû se motiver pour soulager la tension sexuelle de leur partenaire, mais après ça, il faudrait encore les soulager de leur propre tension – pourtant plate comme une carte postale du Cap d’Agde.
Tenir son érection comme on tient une tranchée
L’exigence d’orgasmes simultanés repose sur la même logique : les individus chimiquement compatibles (comme nous le sommes tous, n’est-ce pas) sont supposés atteindre le point de fusion nucléaire à la même seconde, en dépit des différences de sexe, de désir, d’efficacité technique ou de concentration.
Le Rapport Sexuel Parfait nous vend cet événement improbable comme le fruit d’une concertation toute bête – l’homme retarde un peu ses ardeurs, la femme enclenche le mode cuisson rapide. Sauf que si la bonne volonté suffisait, les sexologues seraient au chômage.
Du côté des bonnes intentions masculines, on citera également le mantra « ladies come first » (« les femmes d’abord »). Il faut tenir son érection comme on tient une tranchée ! Quitte à oublier les statistiques de l’orgasme vaginal (tenir ne sert pas à grand-chose). Le mâle soucieux de bien faire s’obligera en outre à transformer le rapport sexuel en divertissement son et lumière : changement de position toutes les trois secondes, répertoire sexuel déroulé dans son intégralité façon menu-dégustation (« ah non, pas question de rater le cunnilingus, c’est ma spécialité »), fête des sens, mots doux, n’en jetez plus.
Les bonnes intentions féminines tableront sur une sexualité multitâche, open-bar, prête à tout essayer « par amour », y compris quand il faut avoir la tête en bas. A quoi s’ajouteront des exigences de beauté absurdes, transformant la relation en performance décorative (en attendant d’accrocher son missionnaire sur les murs du Centre Beaubourg). Cette sexualité forcément cosmétique entrave la spontanéité des rapports… ou l’existence même des rapports, tant il devient inconcevable de coucher sans être parfaitement épilée.
Un tiers des Françaises simulent régulièrement l’orgasme
On pourrait continuer longtemps cette liste des bonnes intentions contre-productives : le surinvestissement amoureux qui idéalise l’autre au point de le rendre intouchable, l’utilisation du sexe comme pansement pour les conflits (si ça marchait, les casques bleus ne porteraient rien d’autre que leur couvre-chef), l’hygiénisation forcenée, la quantification du plaisir, la « bonne » expression orgasmique (un râle comme au cinéma), etc.
Quelles sont les conséquences de nos ambitions de premiers de la classe ? Evidemment, si la sexualité devient une activité qui se « réussit » comme on réussit un soufflé au fromage, la pression grimpe. Pour l’érection masculine, on peut difficilement faire pire. Les compétences demandées sont bien plus techniques qu’on ne voudrait le faire croire : tout le monde ne peut pas retarder son éjaculation. Tout le monde n’a pas un corps parfait.
Le constat est identique du côté des jouissances féminines : parce qu’il faut jouir à tout prix, un tiers des Françaises simulent régulièrement l’orgasme (IFOP/Cam4, 2015). Il s’agit neuf fois sur dix de préserver la confiance de leur partenaire (Archives of Sexual Behavior, 2010) – car oui, l’immense majorité de ces mensonges reposent sur une bonne intention ! Les enjeux pèsent lourd dans cette décision : la sexualité étant supposée valider l’amour, on ne peut pas « rater » son orgasme sans menacer la santé émotionnelle du couple.
Mais au fait, d’où viennent toutes ces exigences ? On pourrait faire remonter l’association de l’amour et de la fusion sexuelle à nos racines mythologiques : une jouissance en décalé contredit l’idée que l’homme™ et la femme™ soient les deux moitiés d’une même âme. Le cinéma grand public et le cinéma pornographique jouent également leur rôle dans l’idéalisation des rapports (quoique selon des standards drastiquement opposés l’un à l’autre). Ne limitons cependant pas nos bonnes intentions à des influences du passé ou à des écrans : elles correspondent à l’esprit du temps.
Une exigence irréaliste de perfection
En effet, on ne peut pas ignorer notre souhait collectif d’inventer des rapports sexuels bienveillants, inscrits dans le cadre de rapports bienveillants en général. Cette exigence n’est pas réservée aux femmes. En anglais, l’excellent Good Men Project fêtera bientôt ses 10 ans, et fournit à ses lecteurs une quantité remarquable de ressources destinées à devenir un Homo ethicus. En français, le podcast The Boys Club donne la parole à des hommes explorant des masculinités non toxiques. Le journaliste Jérémy Patinier vient de sortir chez Textuel un Petit guide du féminisme pour les hommes.
L’actualité récente, post-#metoo, rend concret et urgent notre désir de bien faire. Un optimisme qui n’a pas toujours été de mise : le modèle freudien considérait l’acceptation d’une sexualité inégalitaire comme marque de maturité, et mettait l’accent sur le potentiel destructeur et dramatique de nos pulsions. Aujourd’hui, au contraire, c’est la sexualité malveillante qui devient immature !
Ce qui laisse une question ouverte : pourquoi nos bonnes intentions sont-elles si compliquées à mettre en œuvre, et si déconcertantes dans leurs résultats ? Notre embarras repose sur deux éléments. D’abord, une exigence irréaliste de perfection : zéro faute, c’est zéro risque, et ça ne fonctionne pas. Ensuite, la persistance du tabou sexuel : pour bien faire, encore faudrait-il savoir comment faire – nous sommes en plein renversement des valeurs, en pleine phase de tests. Nous ignorons encore quelle sexualité nous conviendra, et évidemment, elle se décline au pluriel ! D’où des bonnes intentions qui sont parfois, paradoxalement, de mauvaises bonnes intentions. Lesquelles nourrissent nos petits fiascos du quotidien.
Ne nous décourageons cependant pas : ces malentendus sont cent fois plus gratifiants, et mille fois moins blessants, que la stagnation… ou pire, le retour à une sexualité qui se fiche de bien faire. Ici, la question dépasse de loin le cadre sexuel : est-ce l’intention qui compte ? Oui, ça compte. Mais sans bonne direction, ça ne suffit pas.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Inéligible jusqu’en 2019, l’ancien patron du territoire a placé son lieutenant, qui lui cédera la place en cas de victoire aux territoriales, dont le premier tour est dimanche.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Election en Polynésie : Gaston Flosse en embuscade

Inéligible jusqu’en 2019, l’ancien patron du territoire a placé son lieutenant, qui lui cédera la place en cas de victoire aux territoriales, dont le premier tour est dimanche.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 10h18
    |

                            Mike Leyral (Papeete, Polynésie française, correspondance)








                        



   


Les électeurs de la Polynésie française doivent se rendre aux urnes, dimanche 22 avril, pour le premier tour des élections territoriales. Les Polynésiens vont élire leurs 57 représentants à l’Assemblée du territoire. La liste arrivée en tête bénéficiera d’une forte prime majoritaire pour éviter l’instabilité qui a perturbé la collectivité entre 2004 et 2012. C’est en son sein que sera élu le futur président du gouvernement.
Sept listes sont en présence, dont se détachent trois favorites. Celles du président sortant, Edouard Fritch, et des deux immuables adversaires des quatre dernières décennies : l’indépendantiste Oscar Temaru et l’impérissable Gaston Flosse qui, à défaut de pouvoir se présenter, a placé en tête de liste son premier lieutenant, Geffry Salmon.

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                En Polynésie française, Gaston Flosse veut faire son retour



L’ancien président de la Polynésie française, qui a dirigé le territoire pendant quinze ans – toutes périodes cumulées, entre 1984 et 2014 – est inéligible jusqu’en juillet 2019. Il aura alors 88 ans et compte bien retrouver le pouvoir. Si M. Salmon regagnait la présidence, il quitterait son siège quatorze mois plus tard pour laisser la place au « Vieux Lion ». Malgré ses multiples condamnations, M. Flosse reste populaire. Lors de la campagne, il a proposé douze mesures, essentiellement à destination des plus modestes, comme la cantine scolaire gratuite, de fortes baisses des abonnements Internet ou des transports en commun. Il promet aussi de maintenir l’âge de la retraite à 60 ans, alors que l’actuel gouvernement compte le porter à 62 ans pour résorber le déficit de la caisse de retraites.
« Plan d’urgence social »
M. Fritch, ex-gendre et longtemps ministre puis vice-président de M. Flosse, part néanmoins favori. Réélu en 2013, M. Flosse a perdu l’ensemble de ses mandats locaux en septembre 2014 après avoir été condamné dans une affaire d’emplois fictifs. Adoubé par son mentor en politique, M. Fritch lui a succédé mais les deux hommes n’ont pas tardé à se brouiller. Le président en exercice a créé son propre parti, le Tapura Huiraatira, et entraîné avec lui de nombreux cadres du Tahoeraa Huiraatira, la formation fondée en 1977 par M. Flosse. Aujourd’hui, le Tapura contrôle le gouvernement local, la majorité à l’Assemblée de la Polynésie française et la plupart des mairies.
Pour M. Fritch, la Polynésie est « sur la voie du redressement » après plus d’une décennie de crise économique. Il propose des mesures moins spectaculaires, centrées sur les forces économiques polynésiennes que sont le tourisme et l’économie bleue, mais prévoit aussi un « plan d’urgence social » pour les plus fragiles.
Sur le plan idéologique, les formations de MM. Fritch et Flosse sont proches : toutes deux sont autonomistes et souhaitent le maintien de la Polynésie au sein de la République française, au contraire de leur adversaire indépendantiste Oscar Temaru, dont le parti, le Tavini Huiraatira, pourrait profiter de leurs dissensions. Comme cela s’est passé aux législatives de juin 2017, qui ont permis au Tavini de gagner un des trois sièges du territoire. Moetai Brotherson, gendre de M. Temaru, est ainsi devenu le premier député indépendantiste de Polynésie française.
Chance infime
Si le Tavini remportait les élections territoriales, M. Temaru évoque la possibilité de laisser la présidence à son cadet. « C’est pour laisser la place aux jeunes et, être de nouveau président dans le statut actuel, il en a vu les limites. Ce qui l’intéresse, c’est le processus de décolonisation », confie M. Brotherson au Monde.

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Ce processus a été engagé en 2013 avec la réinscription de la Polynésie française sur la liste onusienne des territoires non autonomes à décoloniser. A terme, M. Temaru souhaite un référendum pour que les Polynésiens puissent s’exprimer sur leur avenir statutaire, comme en Nouvelle-Calédonie. Son parti demande aussi à l’Etat de payer les conséquences sanitaires des essais nucléaires et d’indemniser les familles des vétérans du Centre d’expérimentation du Pacifique décédés de maladies radio-induites.
Trois autres candidats vont tenter de perturber cette lutte entre les principales listes. Le président de l’Assemblée locale, Marcel Tuihani, ancien proche de M. Flosse, s’essaie à une carrière en solo. Tout comme Tauhiti Nena, longtemps allié de M. Temaru. Jérôme Gasior, enfin, est le candidat de l’UPR. Tous trois ont une chance infime d’atteindre les 12,5 % qui leur permettraient de se qualifier pour le second tour, le 6 mai.
Le troisième tour se jouera à l’Assemblée. En 2008, M. Flosse avait été largement battu dans les urnes par M. Temaru et une coalition autonomiste qui avait manqué de peu la majorité absolue. « Metua » (le « père » en tahitien), un autre de ses surnoms, s’était alors allié à son adversaire de toujours, et l’Assemblée l’avait élu président. Un scénario qui n’est jamais à exclure.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Près de 15 % des étudiants inscrits à l’université en formation continue sont des retraités. Cette population cherche à se former pour rester en forme, se socialiser, mais aussi pour pouvoir cumuler emploi et retraite. Le phénomène débute et devrait s’accroître.
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Les retraités plébiscitent la formation continue

Près de 15 % des étudiants inscrits à l’université en formation continue sont des retraités. Cette population cherche à se former pour rester en forme, se socialiser, mais aussi pour pouvoir cumuler emploi et retraite. Le phénomène débute et devrait s’accroître.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 09h00
    |

                            Gwenole Guiomard








                        



   


La formation pour les retraités ? « La demande est forte. L’ensemble de nos clubs ­dispensent déjà des cursus d’informatique ou de langues. » Pierre Erbs, président de la Confédération française des retraités, est un homme heureux. A la tête d’une structure regroupant 1,5 million de membres sur les 17 millions de retraités français, il représente une ­population en fort développement.
Selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statis­tiques (Drees) du ministère des solidarités et de la santé, les retraités français étaient 12 millions en 2000 et atteindront les 19 millions à l’horizon 2030, selon le Conseil d’orientation des retraites. Une population jeune – ceux qui arrivent à la retraite sont nés en 1955 – et en pleine forme. Et qui entend le rester. La formation fait partie de ce bain de jouvence. Tant et si bien que ces anciens constituent de « 13 % à 14 % des ­effectifs de la formation continue universitaire », précise la Conférence des ­directeurs des services universitaires de formation continue. Soit quelque 60 000 stagiaires chaque année.
Dénommés « public inter-âge » par l’administration, ces plus de 60 ans ­intègrent l’enseignement supérieur dans des filières en général non sélectives constituées de cours magistraux. Leur coût tourne autour de 300 euros pour un cursus qualifiant de trente heures. Ce peut être des for­mations « universitaires » de type histoire, philosophie, langues étrangères mais aussi des cours liés au bénévolat.
Nouveau projet de vie
« Beaucoup de nos membres se forment pour représenter les personnes âgées par exemple au conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, ou en tant que RU ­[représentant d’usagers] des cliniques et des ­hôpitaux », explique Philippe Serre, ­président de la Fédération nationale des ­associations de retraités, qui comptent 100 500 adhérents.
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), l’un des leadeurs de la formation continue en France, par­ticipe aussi à ce développement. Les retraités et préretraités de plus de 60 ans représentent ainsi de 15 % à 20 % des inscrits aux différents MOOC de l’école. Ces anciens « suivent des cours de mathéma­tiques, d’informatique – avec notre MOOC “écrivez votre premier program­me avec Java”. Nous avons autant de retraités ­inscrits que de jeunes de moins de 20 ans », commente Isabelle Gonon, la respon­sable des MOOC du CNAM.
Les motivations de ce public « inter-âge » sont en lien avec ce que Dominique Thierry, auteur de Soyez un retraité heureux (ESF Editeur, 2014), considère être les quatre piliers d’une retraite ­réussie. « Pour les 60 ans et plus, il est essentiel de structurer un nouveau projet de vie autour de l’entretien de son ca­pital santé, de ses ressources intellectuelles, ­affectives et des liens sociaux », précise ce coach certifié en transition professionnelle, qui réalise des formations ­financées par les employeurs (1 300 euros la journée) sur la préparation à la retraite.
« Comme vous pouvez le remarquer, les trois derniers piliers sont directement en lien avec l’inscription en université », souligne cet ancien DRH qui fut dirigeant d’un organisme de formation. La formation est alors vécue comme un moyen de se faire plaisir pour des salariés n’ayant pas exercé un métier qui leur plaisait. La motivation est aussi portée par la volonté de ­s’investir dans le monde associatif en professionnalisant sa démarche.
De faibles pensions, qui favorisent le cumul emploi-retraite
« Enfin, ces retraités décrochent des ­formations diplômantes dans le cadre du cumul emploi-retraite », poursuit Anna Dubreuil, coauteure de Préparer et bien vivre sa retraite (Prat Edition, 2017). L’idée est « qu’ils puissent refaire un petit bout de chemin professionnel en se formant. Tout cela est lié à la baisse de revenu occasionnée par l’entrée en ­retraite. Il faut alors travailler pour maintenir son niveau de vie ou réaliser de nouveaux projets ».
Car la pension moyenne du retraité est peu élevée. ­Selon la Drees, en 2015, elle s’élevait à 1 728 euros par mois pour les hommes et à 1 050 euros pour les femmes (1 283 euros net en moyenne).
Le nombre de retraités du régime général qui travaillent a augmenté de 50% entre 2009 et 2016.
La formation est donc soutenue par un fort développement du cumul ­emploi-retraite. Le nombre de retraités du régime général qui travaillent (cette caisse représentant 68 % des actifs) est, aujourd’hui, estimé à 368 504 (chiffre 2016). « Soit une augmentation de près de 50 % entre 2009 et 2016 », précise la branche statistiques, recherches et prospective de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. D’autres chiffres englobant les autres régimes annoncent même 700 000 retraités ­cumulant ­emploi et retraite en 2017.
Se financer, comment et combien ?
Cette hausse s’explique avant tout par un changement de politique. « Nous étions dans une logique d’exclusion des seniors du marché du travail. C’est fini. On bascule vers une logique d’inclusion », explique Arnaud Chéron, directeur du pôle de recherche en économie de l’Edhec et l’un des auteurs de l’étude « Maintenir la formation continue pour les seniors : pourquoi, comment, combien ? », réalisée au sein de l’école de commerce, sur les dispositifs de soutien à la formation continue en faveur des salariés de plus de 50 ans.
Pour assurer ce financement de leur formation, les retraités peuvent utiliser leur compte personnel de formation (CPF) et le congé individuel de formation (CIF). Mais il faut le faire avant de partir à la retraite.
Cela a été la stratégie de Laurence Zanna, 58 ans, en retraite depuis deux ans. Cadre à la SNCF, cette spécialiste des ressources humaines a, en 2015, postulé auprès de l’Unagecif (l’organisme paritaire collecteur agréé pour les industries électriques et gazières, de transports et de services) pour ­financer un cursus de 1 080 heures (16 000 euros) de formatrice en arts plastiques de niveau bac + 2.
« J’ai déposé mon dossier en 2015 sans vraiment y croire. Je voulais éviter une mise à l’écart liée à des réorganisations, raconte-t-elle. Je savais que je pouvais me faire financer ce cursus, non pas pour une question de fin de carrière mais du fait de mon engagement associatif. Mon employeur a joué le jeu. » Son ­dossier a été accepté, moyennant 2 000 euros « payés de ma poche », précise-t-elle : « J’ai fini mon parcours à la SNCF par ce cursus. Cela a ­arrangé tout le monde. J’ai formé mon remplaçant. J’assure aujourd’hui des cours à raison d’un jour par semaine de façon ­bénévole dans une association liée à la SNCF. »
Reste que les employeurs demeurent, en général, réticents à financer des cursus diplômants pour leurs salariés les plus anciens. Même si les choses évoluent. De nombreuses manifestations se développent un peu partout en France. A chaque fois, le thème est le même : gérer la rupture créée par le passage d’une vie professionnelle accaparante à une retraite moins stressante. Avec comme conseil de se former pour développer son réseau, se maintenir en forme intellectuelle, voire trouver une nouvelle âme sœur.

Découvrez notre dossier spécial formation continue diplômante
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 12 avril, un supplément dédié à la formation continue dipômante. Car le projet de loi « avenir professionnel », qui sera présenté le 27 avril en conseil des ministres, impose une nouvelle philosophie, celle de salariés en mouvement « tout au long de leur vie », pour qui les diplômes et certifications seront une garantie d’emploi.
Les différents articles du supplément sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Formation des cadres et Le Monde.fr Economie, rubrique Emploi/Formation.

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Le Monde
 |
                  20.04.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 01h31


Des ONG ont fleuri en France pour soutenir les chrétiens d’Orient victimes de l’État islamique et de la guerre civile syrienne. Mais la défense de ces « frères arabes » n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques.

Par                             Dominique Perrin





                     
Tout le monde l’attend. Dans le petit centre-ville, il y a des affiches de l’événement partout et presque autant de policiers en civil. La nuit tombe, il fait environ zéro degré. Avec les minutes qui défilent et la bise, le ressenti est de moins quinze. Quatre motos, un gyrophare, le voilà. La tête d’Edouard Philippe dépasse d’une foule de 150 personnes, massées au Musée des beaux-arts. Ce 22 février, à Tourcoing (Nord), le premier ministre inaugure en grande pompe l’exposition « Chrétiens d’Orient, deux mille ans d’histoire ». Icônes syriennes, manuscrits arméniens, première fresque représentant Jésus…
Après son succès à l’Institut du monde arabe (IMA), avec 155 000 visiteurs, l’exposition migre dans la ville du Nord jusqu’au 11 juin. Autour du chef de gouvernement, c’est la cohue des grands jours. Jack Lang, président de l’IMA, l’a perdu du regard. Un homme barbu en longue robe noire, ceinturée de fuchsia, serre des mains : voilà monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de L’œuvre d’Orient et partenaire de l’exposition.
Une « tradition » française
Un peu plus tard, dans l’hôtel de ville bondé (même Miss Tourcoing est là), Edouard Philippe commence son discours. « Qui sait aujourd’hui, interroge-t-il, que c’est en vertu d’un accord signé dans la première moitié du XVIe siècle entre François Ier et Soliman le Magnifique que la France est de droit, de tradition en tout cas, protectrice des chrétiens d’Orient ? » 
Le 25 septembre, Emmanuel Macron avait déjà inauguré cette même exposition à Paris avec son homologue libanais Michel Aoun, chrétien maronite. Le président avait lui aussi insisté sur le poids d’une histoire commune : « Défendre les chrétiens d’Orient, c’est être à la hauteur de l’exigence historique qui est la nôtre. » L’événement a donc été salué deux fois au plus haut niveau de l’État. Un geste politique rare. Et forcément signifiant.

Coptes, chaldéens,...





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Article sélectionné dans La Matinale du 21/04/2018
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Accord nucléaire : l’Iran répond par la menace à l’ultimatum de Trump

Si les Etats-Unis décidaient de se retirer du traité, le 12 mai, l’Iran promet de reprendre « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 05h46
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 11h48
   





                        



   


« L’Amérique n’aurait jamais dû craindre que l’Iran produise une bombe nucléaire, mais nous poursuivrons vigoureusement notre enrichissement d’uranium », a mis en garde, samedi 21 avril, le ministre iranien des affaires étrangères, Javad Zarif.
Auprès de journalistes, à New York, il a annoncé que la réponse « probable » de Téhéran à un retrait américain de l’accord nucléaire serait une reprise de la production de cet élément clé dans la fabrication de l’arme atomique.

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Les commentaires du chef de la diplomatie iranienne marquent un nouvel épisode dans l’escalade de la rhétorique sur ce dossier, le président iranien Hassan Rohani ayant affirmé, il y a deux semaines, que les Etats-Unis allaient « regretter » un éventuel retrait de l’accord et que l’Iran réagirait « en une semaine », dans une telle situation.
Un ultimatum américain
Donald Trump veut « remédier aux terribles lacunes », selon lui, du texte de l’accord. Il réclame notamment davantage d’inspections et, surtout, la suppression des limitations dans le temps imposées à Téhéran sur son activité nucléaire, censées expirer en 2025 et 2030.
Pour cela, il a posé la date du 12 mai comme ultimatum pour décider s’il rompt, ou non, l’engagement de son pays à soutenir ce texte conclu en 2015 avec Téhéran par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), en plus de l’Allemagne, au terme de treize ans de crise.

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Mais, c’est sans compter sur les trois signataires européens qui vont tenter de convaincre le président américain de préserver ce texte, qu’ils jugent crucial, en invoquant notamment le fait qu’ils seraient davantage exposés que les Américains à un éventuel tir de missile iranien.
Pour cela, le président français Emmanuel Macron (en visite d’Etat à Washington à partir de lundi), la chancelière allemande Angela Merkel, et la première ministre britannique Theresa May, devraient se rendre successivement à Washington avant la fin du mois, porteurs d’un mandat de leurs partenaires.
« Mesures drastiques »
Le ministre iranien des affaires étrangères estime que les dirigeants européens doivent faire pression sur Donald Trump pour que ce dernier maintienne l’accord si les Etats-Unis « entendent conserver leur crédibilité au sein de la communauté internationale » et respecter le traité « plutôt que d’exiger davantage » de conditions.
« Essayer d’apaiser le président, je pense, serait un exercice futile », a-t-il estimé. Si les Etats-Unis enterrent l’accord, il est « fort improbable » que l’Iran continue de le respecter avec les autres signataires. « Pour l’Iran, il est important de recevoir les bénéfices de l’accord et en aucun cas l’Iran acceptera de l’appliquer unilatéralement », a-t-il encore ajouté, assurant, sans autre précision, que son pays allait adopter des « mesures drastiques ».



                            


                        

                        

