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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ En cent cinquante ans, la France a construit l’un des systèmes ferroviaires les plus denses et les plus performants au monde.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Lors des débats sur le texte asile-immigration, les macronistes critiques se sont exprimés. Sans infléchir la ligne.
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Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires

Lors des débats sur le texte asile-immigration, les macronistes critiques se sont exprimés. Sans infléchir la ligne.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 15h11
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Ne surtout pas manquer le scrutin. Il est presque 22 heures jeudi 19 avril et la députée La République en marche (LRM) du Bas-Rhin, Martine Wonner, rejoint à petites foulées son siège en haut de l’Hémicycle. L’Assemblée nationale vote alors l’un des amendements au projet de loi asile et immigration déposé par le groupe socialiste. La députée « marcheuse » pressera le bouton « pour », contrairement à ses collègues de la majorité.
Soutenir l’opposition sur certains votes est devenu l’une des dernières voies d’expression des députés LRM réfractaires au texte. Les débats sur ce projet de loi, qui a pour vocation principale de réduire les délais de traitement des demandes d’asile, se sont largement prolongés cette semaine. Dans ce contexte, une frange de macronistes qui s’opposent au texte a mené un combat discret, noyé dans les excès d’un débat principalement animé par la droite et l’extrême droite.
Loin d’une fronde systématique, ils ont avancé sur une ligne de crête, entre opposition franche et volonté de ne pas attaquer frontalement la majorité à laquelle ils appartiennent. Pas question pour eux de multiplier les prises de parole, comme l’ont fait leurs collègues du groupe Les Républicains (LR). « Allonger le débat pour quoi faire ?, balaye le député de la Vienne, Jean-Michel Clément. Mes idées on les connaît, je n’ai pas besoin d’en rajouter une couche. » Pour ne pas trop entraver l’examen de ce texte, les opposants se sont organisés. Ils ont réduit de moitié le nombre d’amendements déposés. Parfois, ils ont même renoncé à prendre la parole.

« On a joué le jeu »
Jeudi soir, quatre d’entre eux ont accepté de ne pas s’exprimer lors de la discussion sur l’un des points les plus contestés du texte : la réduction des délais de recours après un refus de demande d’asile. Les débats s’éternisaient et il avait été demandé aux groupes de limiter le nombre de leurs orateurs. Les « marcheurs » se sont exécutés, avant de tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les étudiants de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ont rassemblé plusieurs vérifications de paroles politiques de ces derniers jours.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Asile, Tolbiac, Syrie, SNCF, Daphne : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h31
   





                        


Réforme de l’université : Tolbiac évacué

Une centaine de personnes qui occupaient depuis le 26 mars la faculté parisienne de Paris-I pour protester contre la réforme de l’université a été délogée par la police vendredi 20 avril au petit matin. Le mouvement destiné à empêcher la sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur a suscité des perturbations dans une quinzaine d’universités, et le blocage de quatre d’entre eux.
Entre mardi et vendredi, des élèves de Sciences Po Paris ont rejoint le mouvement, dénonçant la « fabrique des élites », suivi par plusieurs autres instituts d’études politiques.
Si les protestataires ont donné de la voix, de nombreux étudiants commencent aussi à se faire entendre, car ils craignent que les blocages perturbent l’organisation des examens à Nanterre, Rennes, Montpellier ou Toulouse.

        Visualiser  :
         

          La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants



SNCF : malgré la grève, la réforme se précise
Les cheminots ont poursuivi leur mouvement de grève intermittente : ils étaient près d’un sur cinq à cesser le travail les mercredi 18 et jeudi 19 avril, pour protester contre la réforme de la SNCF. Ils ont aussi largement participé à une journée interprofessionnelle d’action, jeudi, à l’appel de la CGT, qui a réuni entre 119 000 et 300 000 manifestants appelant à la « convergence des luttes ».

        L’analyse :
         

          Eparpillé, le mouvement social cherche sa voie



Pourtant, le gouvernement reste inflexible. Lundi, les députés ont voté à une large majorité la première lecture du projet de loi qui prévoit de transformer l’entreprise ferroviaire en société anonyme à capitaux publics et à cesser d’embaucher les nouveaux salariés avec le statut de cheminot. La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a d’ailleurs annoncé que ces deux réformes devraient être effectives au 1er janvier 2020.
Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, les usagers montrent des signes de lassitude et réclament un remboursement de leurs abonnements de transport.
Asile et immigration : débat houleux au palais Bourbon

L’examen du projet de loi sur l’asile et l’immigration – il a commencé lundi soir à l’Assemblée nationale – se déroule dans une ambiance électrique. Le texte porté par Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a pour ambition de réduire le délai de traitement des demandes d’asile, de faciliter les reconduites à la frontière de ceux qui en sont déboutés, mais aussi d’améliorer les protections et l’accueil des personnes qui obtiennent l’asile. Il contient des dispositions controversées.

        Lire aussi :
         

                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Questions et critiques après les frappes en Syrie
Pas de consensus entre les parlementaires français sur la question des frappes conjointes en Syrie de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, samedi 14 avril. Lors de deux débats simultanés – et sans vote –, à l’Assemblée nationale et au Sénat, lundi, les deux hémicycles se sont fait l’écho des nombreuses critiques entendues durant le week-end, face à des représentants de la majorité et du gouvernement, qui ont assumé l’intervention militaire. Pour la majorité, la « France agit pour une Syrie libre », alors que l’opposition dénonce des frappes menées en dehors de tout cadre légal international.

        Lire aussi :
         

                Intervention militaire en Syrie : pourquoi un débat sans vote au Parlement ?



Daphne : poursuivre l’enquête de la journaliste assassinée
Dix-huit médias internationaux, dont Le Monde, se sont regroupés pour poursuivre l’enquête de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, qui a été assassinée à Malte en octobre 2017, alors qu’elle traquait la corruption dans l’île.
Pendant cinq mois, quarante-cinq journalistes ont travaillé ensemble, dans le secret, et ont enquêté sur place. D’abord sur la mort de Daphne, dont les exécutants ont été arrêtés, mais pas encore le commanditaire. Puis sur les pratiques d’optimisation fiscale que dénonçait la journaliste − déjà évoqués dans le cadre des Panama Papers et des Paradise Papers −, et sur le lucratif business de la vente de passeports maltais.

        L’éditorial :
         

          Projet Daphne : s’unir pour traquer la vérité




        L’enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Et aussi
NDDL. Les personnes expulsées de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont jusqu’au 23 avril pour déclarer leur projet d’activité individuel sur la zone. Un « ultimatum » dénoncé par les zadistes.Cuba. Depuis la désignation du nouveau président, Miguel Diaz-Canel, l’île n’est plus dirigée par un membre de la famille Castro, pour la première fois en cinquante-neuf ans, mais le changement s’opère dans la continuité idéologique.

Corée. Donald Trump a confirmé qu’il avait envoyé le patron de la CIA pour discuter avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Ce dernier devrait rencontrer son homologue sud-coréen le 27 avril, alors qu’un « téléphone rouge » a été ouvert entre les deux pays.Etats-Unis. Les fusillades dans les écoles américaines, en « augmentation constante », ont fait davantage de morts depuis l’an 2000 que tout au long du XXe siècle, selon une étude.NASA. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite, un télescope spatial, a été lancé dans l’espace, à la recherche d’exoplanètes.ETA. Après quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque a demandé pardon aux victimes de ses violences.Déshonneur. Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu sa Légion d’honneur à la France, après des démarches menées par l’Elysée.Livret A. Le taux du produit d’épargne préféré des Français n’aura plus pour obligation de couvrir l’inflation à partir de 2020.Justice (1). Les premières audiences se sont tenues lundi dans le nouveau tribunal de Paris, qui a quitté l’île de la Cité pour le nord-est de la capitale.Justice (2). Le vaste projet de loi sur la réforme de la justice, contesté par les magistrats, a été présenté vendredi en conseil des ministres.Electricité. Le pétrolier Total a signé un accord pour acquérir Direct Energie, le premier concurrent français d’EDF, qui compte 2,7 millions de clients.Allergies. Avec le printemps, une grande partie de la France est classée en alerte rouge pour les pollens.Pollution. Les coraux sont menacés d’extinction d’ici à 2050, selon une étude publiée dans Nature.Football. L’entraîneur français Arsène Wenger, âgé de 68 ans, a annoncé vendredi son départ du club anglais d’Arsenal, après vingt-deux saisons.Dopage. L’ancien champion cycliste Lance Armstrong a accepté de payer 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour mettre fin à des poursuites pour fraude.
Disparitions
Ronald Lee Ermey. L’acteur, qui joue le sergent instructeur dans Full Metal Jacket, est mort à 74 ans.Barbara Bush. L’épouse de l’ancien président américain George H. W. Bush et mère du président George W. Bush est morte mardi à Houston (Texas) à 92 ans.Joël Santoni. Le réalisateur d’« Une famille formidable » est mort à 74 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu son titre de grand-croix dont il avait été décoré en 2001.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Cinq questions sur la Légion d’honneur

Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu son titre de grand-croix dont il avait été décoré en 2001.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h17
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 18h10
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


La présidence syrienne a annoncé, jeudi 19 avril, avoir rendu la Légion d’honneur attribuée par la France en 2001 à Bachar Al-Assad. L’entourage du président français, Emmanuel Macron, avait annoncé lundi que la France avait engagé une procédure de retrait de la Légion d’honneur au président Assad, deux jours après la participation de Paris à des frappes contre des sites du régime syrien.
Cette décoration française, créée par Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle, récompense toutes sortes de personnalités qui se sont distinguées dans leur domaine. Mais elle est parfois critiquée. Emmanuel Macron avait annoncé en novembre qu’il allait réduire de 50 % le nombre de décorés civils et de 25 % les remises à des personnalités étrangères pour « redonner du sens » à cette distinction.
Doit-on demander la Légion d’honneur pour l’obtenir ?
Non. Comme l’expliquait déjà Rue89 en 2009, il est impossible de se porter candidat à un grade de la légion d’honneur. C’est une tierce personne qui doit proposer votre nom :
soit un ministre, qui reçoit généralement des propositions des préfets, des élus ou des associations ;soit 50 citoyens, grâce à la procédure d’initiative citoyenne introduite en 2008.
Par le biais de ces deux procédures, près de 4 000 dossiers sont constitués chaque année puis étudiés par le conseil de l’ordre de la Légion d’honneur, qui sélectionne ensuite 3 000 lauréats, avant l’approbation définitive du président de la République, qui signe de sa main les décrets.
Peut-on refuser la Légion d’honneur ?
Oui. Plusieurs personnalités ont choisi de bouder la décoration : Hector Berlioz, Pierre et Marie Curie, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, Marcel Aymé, Bourvil, Philippe Séguin…
En général, pour éviter un incident diplomatique, les potentiels décorés sont avertis en amont. Dans tous les cas, on ne peut pas être honoré à son corps défendant. Pour entrer officiellement dans l’ordre de la Légion d’honneur, il faut en effet se faire remettre physiquement la décoration.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le compositeur Hector Berlioz, ici célébré par des artistes russes en 1953, à Moscou, à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, a refusé la Légion d'honneur en 1864. Celui auquel l'Etat désargenté entendait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis s'était alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Pierre et Marie Curie ont été plus sobres dans leur manière de repousser la prestigieuse distinction : « En sciences, nous devons nous intéresser aux choses, non aux personnes », justifiait Marie Curie. « Je n'en vois pas la nécessité », avait pour sa part commenté Pierre Curie. Le couple n'a toutefois pas échappé à l'hommage post-mortem, puisqu'il repose dans le sanctuaire du Panthéon."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La romancière George Sand a usé d'humour pour refuser l'insigne au ministre qui le lui proposait : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l'air d'une vieille cantinière ! »"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les écrivains et philosophes Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, ci-dessus sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en 1960, ont aussi dit non à la Légion d'honneur. En 1945, Jean-Paul Sartre argue de la liberté : « L'écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution, même si cela a lieu sous les formes les plus honorables, comme c'est le cas. » Il refusera également le prix Nobel de littérature en 1964."
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            data-slide-description="L'écrivain et dramaturge Marcel Aymé a adopté une posture plus directe. A ceux qui la lui proposaient, il répondit en 1949, dans un article, qu'ils pouvaient « se la carrer dans le train »."
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            data-slide-description="L'acteur Bourvil, ici avec Annie Cordy en 1966 à Paris, avait refusé par modestie cette distinction que le général de Gaulle se proposait pourtant de lui remettre en personne."
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            data-slide-description="« Ce petit hochet à la boutonnière/Vous le condamne à de bonnes manières/Car ça la fout mal avec la rosette/De tâter, flatter, des filles les appas… ». Le chanteur-compositeur Georges Brassens, ici en 1972, a consacré une satire à la Légion d'honneur, dans laquelle il dénonce « le fatal insigne qui ne pardonne pas »."
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            data-slide-description="Léo Ferré, ici lors de la première de son tour de chant au Théâtre Dejazet, à Paris, le 25 avril 1988, a chanté et décrit la Légion d'honneur dans Il n'y a plus rien : « Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage. »"
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            data-slide-description="Le comédien et humoriste Coluche avait prévenu : « Si on voulait me donner la Légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre. »"
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            data-slide-description="Philippe Séguin, ministre puis président de la Cour des comptes, ici devant une photo du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises, avait refusé la Légion d'honneur, car son père, Robert Séguin, mort au combat en 1944, ne l'avait pas reçue."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="C'est pour dénoncer l'« indifférence » qui touche la santé au travail et l'impunité des « crimes industriels » que la spécialiste des cancers professionnels Annie Thébaud-Mony a refusé la Légion d'honneur que lui avait décernée la ministre du logement Cécile Duflot à l'été 2012."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="En 2013, l'auteur et dessinateur de bande dessinée Jacques Tardi expliquait ainsi son refus : « Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n'ai jamais rien demandé. On n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas. »"
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Le compositeur Hector Berlioz, ici célébré par des artistes russes en 1953, à Moscou, à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, a refusé la Légion d'honneur en 1864. Celui auquel l'Etat désargenté entendait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis s'était alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »


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Sur quel critère peut-on l’obtenir ?
L’ordre de la Légion précise dans son code que la décoration récompense « des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes », tout en reconnaissant qu’il n’existe pas de définition stricte ou de liste exhaustive desdits mérites. « C’est la mission du conseil de l’ordre de juger, à partir des éléments de carrière qui lui sont donnés et selon la jurisprudence de l’ordre », précise l’institution.
Pour être décoré, il vaut mieux en tout cas posséder la nationalité française (les étrangers peuvent être distingués s’ils ont rendu des services à la France ou occupent des fonctions importantes, mais ne sont pas membres de plein droit de l’institution), cumuler au moins vingt ans d’activité (sauf cas exceptionnel, comme un exploit sportif ou militaire), avoir un casier judiciaire vierge et « une bonne moralité » (une enquête est diligentée sur ce plan avant chaque attribution).
Contrairement aux idées reçues, il y a moins de légionnaires qu’avant. Créé par Napoléon en 1802, l’ordre a vu le nombre de ses membres exploser avec les grands conflits militaires du XXe siècle. Il a ainsi connu jusqu’à 300 000 membres en 1962. Comme le racontait en 2012 la revue Charles, le général De Gaulle a alors décidé d’agir pour éviter que la décoration ne se galvaude. Un quota de 125 000 légionnaires vivants est alors fixé, et une nouvelle décoration (l’ordre national du mérite) est créée comme lot de consolation.
Quels avantages confère-t-elle ?
Tout d’abord, on peut bien sûr porter la décoration au ruban rouge à la boutonnière, comme les 93 000 autres décorés, et faire apparaître son grade après sa signature dans les papiers officiels.
Ensuite, on peut adhérer à la société des membres de la Légion d’honneur, un réseau de 55 000 sociétaires qui se donne pour mission de « concourir au prestige de l’ordre national de la Légion d’honneur et contribuer au rayonnement des valeurs et de la culture de la France sur le territoire national comme à l’étranger ».
Contrairement à certaines rumeurs, la Légion d’honneur ne rapporte pas d’argent, au contraire. Comme le rappelle Francetvinfo, les décorés doivent s’acquitter depuis 2003 de droits de chancellerie (de 20,28 euros pour un simple chevalier à 101,38 euros pour les grand-croix) pour l’expédition de leur diplôme. Ils doivent en outre acheter leur décoration auprès d’un joaillier spécialisé ou de la monnaie de Paris (75 euros pour le modèle réduit, 180 euros pour la décoration standard et jusqu’à 990 euros pour la plaque de grand-croix).

   


De quoi engouffrer rapidement le maigre traitement que propose l’institution à ses membres. La « somme symbolique héritage de l’histoire » – entre 6,10 euros par an pour les chevaliers et 36,59 euros pour les grand-croix – n’est souvent même pas réclamée par les décorés.
Entrer dans la famille de la Légion d’honneur ouvre également le droit à votre descendance féminine, jusqu’aux arrière-petites-filles, de candidater dans les prestigieuses maisons d’éducation de l’institution : Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour le collège, puis Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour le lycée et le post-bac. Mais l’acceptation n’est pas systématique. En 2011, seules 55 places étaient disponibles au lycée de Saint-Denis, pour près de 400 demandes, comme le rapportait L’Etudiant.fr.
En revanche, il est formellement interdit aux membres de votre entourage d’arborer votre étoile à cinq branches : le port illégal de décoration est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Peut-on la perdre ?
Oui. Un titulaire de la légion d’honneur peut être déchu de sa décoration en cas de condamnation pénale, de déchéance de la nationalité française ou s’il « a commis des actes contraires à l’honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France ».
C’est ce qui est arrivé à Maurice Papon, déchu en 1999 de l’ordre de commandant de la Légion d’honneur après sa condamnation définitive pour crime contre l’humanité, en raison de son implication dans la déportation de Juifs sous le régime de Vichy. Malgré les protestations, l’ancien ministre a toutefois continué d’arborer la décoration à sa boutonnière jusque dans sa dernière demeure, puisqu’il a été enterré avec sa Légion d’honneur.
Ce type de mesure reste extrêmement rare. L’une des dernières en date est l’exclusion, en janvier 2013, de l’ordre Jean-François Collin, un ancien membre de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), décoré deux ans plus tôt comme mutilé de guerre en Algérie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La décision de présenter un dossier de candidature relève du ministère de la culture qui ne peut en présenter qu’un seul tous les deux ans. Et beaucoup sont en lice.
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Les bouquinistes de Paris se verraient bien au patrimoine culturel de l’Unesco

La décision de présenter un dossier de candidature relève du ministère de la culture qui ne peut en présenter qu’un seul tous les deux ans. Et beaucoup sont en lice.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 22h35
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Sur les quais de la Seine, chaque jour, flâneurs et visiteurs de la capitale peuvent s’attarder devant les quelque 300 000 livres d’occasion, gravures, revues vendus chez les 210 bouquinistes de Paris. Les bords du fleuve sont les seuls au monde à offrir cette librairie à ciel ouvert. Mais depuis longtemps, les porte-clés, tours Eiffel et autres souvenirs touristiques disputent la place aux ouvrages anciens dans les coffres en bois vert wagon.
La Ville de Paris dresse des procès-verbaux aux marchands qui déballent trop de babioles sur leurs étals. Les contrôles ne suffisent pas à enrayer un commerce attrape-touristes.
« Ces objets sont un mal nécessaire pour nous permettre de vivre, même si chacun d’entre nous ne devrait consacrer qu’une boîte sur quatre à la petite brocante, en vertu du règlement municipal », rappelle Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris. 
Pour freiner cette dérive, ce passionné de littérature pense avoir la parade. M. Callais milite pour l’inscription des bouquinistes à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’humanité établi par l’Unesco. « Le dernier petit métier de Paris » mériterait de figurer au registre des arts et traditions populaires de l’Organisation des nations unies pour l’éducation et la culture, plaide-t-il. Au même titre que la dentelle d’Alençon, le repas gastronomique français ou le fest-noz breton déjà répertoriés. Selon lui, une consécration par l’Unesco dissuaderait les bouquinistes de vendre trop de cadenas d’amour.
« La liste des dossiers éligibles est longue »
Pour Florence Berthout, maire (Les Républicains) du 5e arrondissement, l’idée de M. Callais n’a rien d’une lubie. L’élue dont l’arrondissement compte le plus fort contingent de bouquinistes du Quartier latin défend le projet avec force. « Une inscription au patrimoine de l’Unesco donnerait un coup de projecteur sur une activité qui fait l’identité intellectuelle de Paris et participe de l’exception culturelle française », s’enthousiasme-t-elle.
Présidente du groupe LR de la capitale, Mme Berthout compte interpeller Anne Hidalgo lors du Conseil de Paris qui s’ouvre le 2 mai. La maire de Paris se verra soumettre par la droite parisienne un « vœu » lui demandant de relayer auprès de l’Unesco la demande d’inscription des bouquinistes au PCI. L’idée fédère les maires LR du 1er, 6e et 7e et celui (PS) du 4e qui comptent tous des bouquinistes sur leurs quais.
Mais la bataille est loin d’être gagnée. La décision de présenter un dossier de candidature au PCI de l’Unesco relève du ministère de la culture rappelle, Olivia Polski, adjointe chargée du commerce. Mme Polski a écrit, le 30 mars, à Françoise Nyssen pour demander « avis et soutien » à ce projet.
« La richesse du patrimoine culturel immatériel français met paradoxalement la France dans une situation délicate, explique au Monde le ministère de la culture. La liste des dossiers éligibles est longue. Ce qui suppose une instruction minutieuse des candidatures pour que les chances de succès de la procédure d’inscription soient maximales. »
La France ne peut déposer qu’une seule candidature au PCI de l’Unesco tous les deux ans. Sous réserve que la ministre de la culture sélectionne ce dossier parmi beaucoup d’autres, il n’est pas certain qu’il soit retenu par l’organisation internationale. « Le projet est intéressant mais la porte sera très étroite », prévient Laurent Stefanini, ambassadeur de France auprès de l’Unesco.
« Trésor extraordinaire »
L’activité des bouquinistes devra être, au préalable, inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel. L’instruction prend entre huit mois et deux ans. Ce qui renverrait la possibilité d’un éventuel dépôt de leur dossier à l’Unesco au plus tôt en 2021, voire 2023. « Nous soutiendrons la démarche des bouquinistes, promet Véronique Levieux, adjointe chargée du patrimoine au sein de l’exécutif parisien. Mais les obstacles sont très nombreux. »
« L’important, c’est qu’on nous fasse un peu de communication », se rassure M. Callais. Le marchand de livres compte sur les auteurs qu’il connaît pour participer à un comité de soutien. La romancière Anna Gavalda est la première à lui avoir donné son accord.
« L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway.
M. Callais a prévu de solliciter l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston et l’historien Jean Tulard. Il a également contacté deux dessinateurs et amis, Wiaz et Sempé. Il s’apprête à envoyer un petit mot à Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France. La vénérable institution est à deux pas de ses coffres, quai Conti. Un quai truffé de bouquinistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’avant-projet de réforme constitutionnelle rédigé par l’exécutif constitue, pour les présidents des deux assemblées, un recul pour les pouvoirs du Parlement.
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Réforme constitutionnelle : pourquoi le Parlement craint-il une réduction de ses pouvoirs ?

L’avant-projet de réforme constitutionnelle rédigé par l’exécutif constitue, pour les présidents des deux assemblées, un recul pour les pouvoirs du Parlement.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h47
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un front commun inattendu. Après la baisse du nombre de parlementaires et le non-cumul des mandats, c’est désormais la place du Parlement dans l’avant-projet de réforme constitutionnelle qui hérisse le président du Sénat, Gérard Larcher, rejoint sur ce point par son homologue de l’Assemblée nationale, François de Rugy.

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Le premier a fustigé, mardi 17 avril, « une vraie réduction des pouvoirs du Parlement », quand François de Rugy, moins vindicatif en tant que membre de la majorité, a concédé mercredi 18 avril que « la majorité » ne pouvait pas « s’y retrouver » en l’état.

Qu’en est-il dans l’actuelle Constitution ?
La Constitution de la Ve République comporte déjà plusieurs dispositions qui contournent, voire limitent, le pouvoir législatif. Par exemple :
Le texte de 1958 a défini pour la première fois un « domaine de la loi », qui, bien que très étendu, sous-entend que tout n’entre pas dans les prérogatives du Parlement.L’article 40 rend irrecevable tout amendement ou proposition de loi du Parlement qui aurait pour conséquence la diminution des ressources publiques, la création ou l’aggravation d’une charge publique, que seul le gouvernement peut décider.L’article 38 autorise le gouvernement à prendre par ordonnance, « pendant un délai limité », des mesures qui sont normalement du ressort du Parlement… sans passer par le Parlement au préalable.L’article 49, alinéa 3 (49.3), permet au gouvernement de faire adopter une loi sans vote de l’Assemblée nationale, à moins que celle-ci ne vote une « motion de censure » qui renverse le gouvernement (ce qui n’est arrivé qu’une seule fois sous la Ve République, en 1962).

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Même si le Parlement peut, théoriquement, toujours avoir le dernier mot, dans la pratique, la prépondérance de l’exécutif est manifeste.


L’encadrement du pouvoir du Parlement est une critique récurrente depuis l’adoption de la Constitution, en 1958. En 2008, la dernière révision constitutionnelle avait permis de rééquilibrer le rapport de force entre exécutif et législatif. Que changerait celle d’Emmanuel Macron ?
Le gouvernement réduit-il le droit d’amendement ?
Oui, et pour une raison explicite : éviter le dépôt de milliers d’amendements qui « alourdissent » et « ralentissent » le vote des lois, selon l’exécutif.
Si ce point est dénoncé par Gérard Larcher et plusieurs parlementaires, c’est parce que, dans les faits, l’amendement est l’un des principaux moyens, pour les parlementaires, de peser sur la rédaction de la loi. Car s’ils partagent l’initiative de la loi avec le gouvernement et peuvent rédiger des propositions de loi, l’écrasante majorité des textes adoptés émanent du gouvernement (projets de loi).


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Entre 2012 et 2017, les projets de loi représentents les trois quarts des textes adoptés mais seulement 13 % des textes déposés
Nombre de projets et de propositions de loi déposés et adoptés pendant la XIVe législature

Source : Assemblée nationale



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Sans compter que le droit d’amendement est déjà encadré dans l’actuelle Constitution. Aucun amendement créant une charge publique n’est accepté, et le gouvernement peut s’opposer à l’examen en séance de tout amendement qui n’a pas été soumis à la commission parlementaire qui a préalablement examiné le texte. Aucune restriction de ce type n’existe pour le gouvernement.
Avec la réforme seront désormais irrecevables les « propositions ou amendements qui ne sont pas du domaine de la loi », qui sont « sans lien direct avec le texte » ou sont « dépourvus de portée normative ». En réalité, le gouvernement peut déjà opposer l’irrecevabilité d’un amendement ou d’une proposition de loi qui ne relève pas du domaine de la loi (ce qui est très peu fait en pratique). Mais tout amendement « dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé » est recevable.

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Quant à la notion de « normativité », dont la définition est débattue (elle caractérise schématiquement l’énoncé de règles précises et contraignantes), elle est absente de la Constitution. Elle ne fonde pas l’irrecevabilité, et encore moins exclusivement pour le Parlement.
Le Conseil constitutionnel censure déjà des dispositions législatives trop générales et incantatoires, comme « l’objectif de l’école est la réussite de tous les élèves ». Mais en donnant la possibilité au gouvernement de refuser des textes en amont sur ce motif précairement défini, « la voie serait ouverte à l’arbitraire pur et simple », assure Bruno Daugeron, professeur de droit constitutionnel.
En cas de désaccord entre gouvernement et assemblées, le Conseil constitutionnel aura trois jours (et plus huit) pour trancher.
Pourquoi les sénateurs dénoncent-ils une « confiscation de l’ordre du jour par l’exécutif » ?
L’ordre du jour des assemblées est un vecteur de pouvoir essentiel puisqu’il établit la liste des textes qui doivent être examinés et votés par les parlementaires, et l’ordre dans lequel ils doivent l’être. Dans l’avant-projet, il est prévu que le gouvernement puisse « inscrire plus facilement à l’ordre du jour des assemblées certains projets de loi jugés prioritaires », dans les domaines économique, social ou environnemental, si les conférences des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ne s’y opposent pas.
Initialement, le gouvernement contrôlait quasi intégralement cet ordre du jour. La réforme constitutionnelle de 2008 a partagé cette prérogative. Deux semaines sur quatre maximum ont été préservées au bénéfice exclusif du gouvernement, mais l’ordre du jour des deux semaines restantes est désormais fixé par les assemblées.
Seule exception à ce principe jusqu’alors : les projets de loi de finances (PLF) et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui peuvent être inscrits en priorité à l’ordre du jour par le gouvernement, y compris sur les semaines réservées aux textes choisis par le Parlement. Si la réforme constitutionnelle était adoptée en l’état, le champ des textes potentiellement prioritaires serait assez large pour porter préjudice à cette égalité de répartition.

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Pourquoi les sénateurs parlent-ils de « fin du bicamérisme » ?
Véritable ligne rouge pour Gérard Larcher, l’exécutif souhaite qu’en cas d’échec de la commission mixte paritaire (qui examine les textes quand les deux assemblées ne parviennent pas à un accord), « le gouvernement [puisse] demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement », en examinant « la dernière version du texte votée par elle ».
Le gouvernement peut déjà demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement en cas d’échec de la commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, et réunie après deux passages du texte devant chaque assemblée sans qu’elles ne tombent d’accord (une seule fois si le gouvernement décide d’une procédure accélérée).
Si le gouvernement émet cette demande, après une nouvelle lecture devant chaque chambre, l’Assemblée effectue la relecture définitive soit sur le texte de la commission mixte paritaire, soit sur le dernier texte qu’elle a voté.
Avec la réforme constitutionnelle, cette dernière lecture se ferait forcément sur le dernier texte voté par l’Assemblée – généralement acquise à la majorité. Le bénéfice de la conciliation avec les sénateurs serait mis de côté. Or, leur contribution, en tant qu’élus peu liés au gouvernement, voire, souvent, de l’opposition, est indispensable à la « qualité des lois », estime Bruno Daugeron.

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Le Parlement aura-t-il moins de pouvoir sur les projets de loi de finance ?
Il aura, en tout cas, moins de temps pour les travailler. Dans le projet de révision, le délai d’examen du PLF est réduit à cinquante jours au lieu de soixante-dix actuellement. Quant au renforcement du contrôle des parlementaires sur le PLF, envisagé par le gouvernement, il ne figure tout simplement pas dans le texte.
Le PLF est déjà une exception constitutionnelle : les parlementaires ont un pouvoir très circonscrit sur ce texte. Il est l’un des seuls sur lequel l’usage de l’article 49.3 de la Constitution par le gouvernement est, par exemple, illimité.
Il est aussi, avec le PLFSS, le texte pour lequel la Constitution impose un délai maximum d’examen au Parlement (au-delà duquel le gouvernement peut recourir aux ordonnances sans passer par le vote des parlementaires), alors qu’elle fixe des délais minimums pour tous les autres, afin de laisser aux commissions le temps de les étudier et de les amender.

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Réduire encore de délai répond à l’ambition du gouvernement de gagner en « efficacité » et en « rapidité » sur un texte crucial pour la mise en œuvre de sa politique. Mais, selon M. Daugeron, cette rationalisation sera préjudiciable à la qualité du travail des parlementaires, qui ont « besoin de temps pour bien légiférer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En refusant de voter la loi asile-immigration de Gérard Collomb, le député LRM du Maine-et-Loire participe au premier vrai vent de contestation parlementaire de l’ère Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                
                                    

Matthieu Orphelin, député macroniste dans la bourrasque anti-Macron


                      En refusant de voter la loi asile-immigration de Gérard Collomb, le député LRM du Maine-et-Loire participe au premier vrai vent de contestation parlementaire de l’ère Macron.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 15h10
    |

                            Laurent Telo








   


Après avoir tenté d’adoucir le projet de loi asile-immigration, Matthieu Orphelin ne votera « pas pour » le texte en cours de discussion à l’Assemblée nationale.

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Frondeur passif-agressif
Le député marcheur de Maine-et-Loire a décidé de ne pas voter la loi asile-immigration portée par le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, qu’il estime trop répressive. Et ce, malgré les menaces de Richard Ferrand, le chef des élus LRM à l’Assemblée, qui appelle à une stricte discipline de groupe. « C’est tout sauf un début de fronde, relativise Matthieu Orphelin. (…) Je m’exprimerai peu pendant les débats en Hémicycle. »

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Vert marcheur
Cet ancien d’Europe écologie-Les Verts avait prévu d’abandonner la politique quand, fin 2016, il décide de rejoindre En Marche ! afin d’« éviter le scénario catastrophe d’un second tour Fillon-Le Pen ». Il envoie un SMS à Emmanuel Macron pour se mettre à sa disposition et travaille sur les aspects écologistes de son programme. Il est élu à l’Assemblée nationale dans la foulée.

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                Matthieu Orphelin, un écologiste derrière Macron



Ami d’Hulot et du vélo
Ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, l’Angevin a participé à la campagne de Nicolas Hulot lors de la primaire écologiste de 2011. Ce proche a avoué qu’il avait poussé l’ex-homme de télé à devenir ministre. Matthieu Orphelin promeut les mobilités douces et a remis, en décembre 2017, un rapport sur la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo à la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne.
Docteur énergie
Ingénieur, titulaire d’un doctorat de l’Ecole des mines, il a fait carrière au sein de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), où il est devenu directeur de cabinet de Chantal Jouanno, qui en était alors présidente. Politiquement, il a fait ses armes chez les Verts, est plutôt de gauche, mais a connu quelques tentations centristes.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Vendredi 20 avril, à 5 heures du matin, entre 100 et 200 CRS ont pénétré dans ce le lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Des ONG ont fleuri en France pour soutenir les chrétiens d’Orient victimes de l’État islamique et de la guerre civile syrienne. Mais la défense de ces « frères arabes » n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤             
Querelles de chapelle autour des chrétiens d’Orient 
                  
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Le Monde
 |
                  20.04.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h26


Des ONG ont fleuri en France pour soutenir les chrétiens d’Orient victimes de l’État islamique et de la guerre civile syrienne. Mais la défense de ces « frères arabes » n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques.

Par                             Dominique Perrin





                     
Tout le monde l’attend. Dans le petit centre-ville, il y a des affiches de l’événement partout et presque autant de policiers en civil. La nuit tombe, il fait environ zéro degré. Avec les minutes qui défilent et la bise, le ressenti est de moins quinze. Quatre motos, un gyrophare, le voilà. La tête d’Édouard Philippe dépasse d’une foule de 150 personnes, massées au Musée des beaux-arts. Ce 22 février, à Tourcoing (Nord), le premier ministre inaugure en grande pompe l’exposition « Chrétiens d’Orient, deux mille ans d’histoire ». Icônes syriennes, manuscrits arméniens, première fresque représentant Jésus…
Après son succès à l’Institut du monde arabe (IMA), avec 155 000 visiteurs, l’exposition migre dans la ville du Nord jusqu’au 11 juin. Autour du chef de gouvernement, c’est la cohue des grands jours. Jack Lang, président de l’IMA, l’a perdu du regard. Un homme barbu en longue robe noire, ceinturée de fuchsia, serre des mains : voilà monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de L’œuvre d’Orient et partenaire de l’exposition.
Une « tradition » française
Un peu plus tard, dans l’hôtel de ville bondé (même Miss Tourcoing est là), Édouard Philippe commence son discours. « Qui sait aujourd’hui, interroge-t-il, que c’est en vertu d’un accord signé dans la première moitié du XVIe siècle entre François Ier et Soliman le Magnifique que la France est de droit, de tradition en tout cas, protectrice des chrétiens d’Orient ? » 
Le 25 septembre, Emmanuel Macron avait déjà inauguré cette même exposition à Paris avec son homologue libanais Michel Aoun, chrétien maronite. Le président avait lui aussi insisté sur le poids d’une histoire commune : « Défendre les chrétiens d’Orient, c’est être à la hauteur de l’exigence historique qui est la nôtre. » L’événement a donc été salué deux fois au plus haut niveau de l’État. Un geste politique rare. Et forcément signifiant.

Coptes, chaldéens,...





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée avait pour vocation d’encourager l’épargne populaire. Le développement des Caisses d’épargne conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique, explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.
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Les Caisses d’épargne, des « entreprises à mission »

A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée avait pour vocation d’encourager l’épargne populaire. Le développement des Caisses d’épargne conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique, explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h29
    |

                            Pierre-Yves Gomez (Economiste et professeur de stratégie à l’EM Lyon)








                        



                                


                            

Entreprises. Il y a deux siècles, en mai 1818, des hommes d’affaires philanthropes fondaient la première Caisse d’épargne. A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée se donnait une mission sociale : encourager l’épargne populaire. Il s’agissait de proposer des livrets d’épargne, mais aussi d’éduquer le peuple à l’économie et de lui donner le goût et les moyens de constituer un patrimoine, pour éviter la misère en cas de coup dur. Sur le modèle parisien, des initiatives privées, soutenues par les pouvoirs publics locaux, créèrent des caisses identiques dans toute la France.
Leur développement conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique. Ce statut inscrivait dans le droit que la logique économique était soumise à une mission sociale, déterminant l’orientation stratégique de l’entreprise. C’était en 1835.
D’abord simples collectrices d’épargne, les caisses furent autorisées en 1895 à financer les logements sociaux, les infrastructures d’aides aux personnes en difficulté et à soutenir pécuniairement des œuvres d’intérêt général. En 1950, leur activité fut étendue au crédit aux collectivités. L’objet social restait en résonance avec l’activité économique de proximité et de développement local, dont les Caisses d’épargne ont été les leadeuses pendant plus d’un siècle, tout en demeurant des sociétés privées.
En 1999, elles changent de statut pour devenir des banques coopératives. Les parts sociales sont détenues par les clients sociétaires. Gouvernée par un conseil d’administration et un directeur, chaque caisse reste autonome quant à la collecte des dépôts et à l’investissement des résultats. Les administrateurs des sociétés d’épargne locales composent l’assemblée générale des caisses régionales, elles aussi autonomes et gérées par un directoire, nommé par un comité d’orientation élu par l’assemblée générale. La même logique...




                        

                        


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SNCF : le flou du gouvernement sur la dette agace les députés

Le montant qui sera repris par l’Etat n’est pas précisé dans le programme de stabilité 2018-2022 qui doit être envoyé à Bruxelles, critiquent les députés de l’opposition.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h18
    |

            Philippe Jacqué et 
Benoît Floc'h








                        



   


La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat à partir de 2020, comme l’a confirmé le président de la République dimanche 15 avril à la télévision, menace-t-elle la réduction du déficit de la France ? Cet engagement a provoqué une passe d’armes entre le gouvernement et l’opposition au Parlement, mercredi.

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Car il est venu percuter l’examen par les députés, puis par les sénateurs, du programme de stabilité 2018-2022 du pays. Ce document, qui actualise les données du budget 2018, doit être envoyé à Bruxelles en fin de mois.
Mercredi matin à l’Assemblée nationale, les hauts fonctionnaires venus répondre aux députés en commission des finances ont reçu un accueil plutôt musclé. « C’est du gloubi-boulga ! », s’est agacée Valérie Rabault, nouvelle présidente du groupe Nouvelle Gauche, après les explications données par les représentants de Bercy. « Nous ne sommes pas là pour discuter avec vous des méthodes comptables, a-t-elle grondé. On est là pour que vous nous disiez quel montant de la dette [de la SNCF] sera inclus dans la dette [de la France]. »
« Un Parlement humilié »
A droite, le ton n’était pas plus conciliant. Très énervé, Charles de Courson (Les Républicains) a évoqué « un Parlement humilié ». « Mesdames et Messieurs les hauts fonctionnaires de l’Etat, pouvez-vous répondre aux représentants du peuple français ? », a-t-il lancé dans une colère froide à peine contenue.
La discussion a pris la tournure d’un dialogue de sourds. « Il n’y a aucune volonté de masquer quoi que ce soit, a plaidé Martin Vial, commissaire aux participations de l’Etat. La question, c’est : “Combien vous allez reprendre ?’’ La réponse à cette question n’est pas possible aujourd’hui. » Car, a-t-il argumenté, tout dépendra de la situation de la SNCF en 2020, après la réforme.

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Les hostilités ont repris l’après-midi dans l’hémicycle, en présence des ministres Bruno Le Maire (économie) et Gérald Darmanin (comptes publics). « Le programme de stabilité ne fait pas mention de la reprise de la dette de la SNCF, a pointé Christine Pires Beaune (Nouvelle Gauche). Si la reprise est décidée, elle doit apparaître dans votre programme. Cet oubli signifie, soit que l’Etat n’envisage pas de reprendre la dette, contrairement aux annonces, soit que les données que vous envoyez à Bruxelles pour le pacte de stabilité sont insincères. »
« Deux points de PIB »
Rapporteur général, Joël Giraud, député La République en marche, s’est voulu conciliant : « Dans le scénario le plus défavorable, le déficit pourrait être accru de deux points de PIB l’année de reprise. Mais la question ne se posera qu’à partir de 2020. Et il semble que cette reprise de dette ne devrait être que partielle dans un premier temps. Ce qui permet d’être rassuré. » 
Bruno Le Maire a tenté de clore le débat. La dette que l’Etat devra reprendre, a-t-il dit, « c’est 50 à 55 milliards d’euros fin 2020 », dont 11 sont déjà intégrés dans la dette publique depuis 2014. Le ministre a justifié que cette question ne figure pas dans le programme de stabilité. « On ne va pas intégrer immédiatement la reprise de la dette tant qu’on ne sait pas si la SNCF a retrouvé sa compétitivité, a-t-il expliqué. Reprendre la dette progressivement à partir de 2020, oui, mais à condition et à condition seulement que la transformation de la SNCF soit achevée et qu’elle puisse retrouver les bénéfices. »
Ce que ne dit pas Bruno le Maire, c’est qu’une rude négociation est en cours entre SNCF Réseau et Bercy sur le montant de la dette qui sera reprise et les modalités. Selon nos informations, la direction du gestionnaire d’infrastructures souhaiterait que l’Etat récupère une quarantaine de milliards d’euros, pour que son endettement représente au maximum 5 à 6 fois son excédent brut d’exploitation.
Bercy, lui, estime que le groupe peut soutenir une dette représentant jusqu’à 10 fois son résultat d’exploitation. Ce qui implique une reprise moindre.



                            


                        

                        


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Un plan de « rattrapage » pour l’île de Mayotte

Pour sortir de la longue crise, le gouvernement a dévoilé, jeudi, des mesures qui seront présentées aux Mahorais aux alentours du 15 mai.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 10h31
    |

            Patrick Roger








                        



   


Ce n’était qu’un point d’étape mais il pourrait contribuer à faire évoluer la situation à Mayotte de façon décisive. Jeudi 19 avril, la rencontre qui s’est tenue à Matignon entre Edouard Philippe et une délégation d’élus mahorais a marqué, enfin, la volonté du gouvernement d’apporter des réponses durables à la crise que connaît ce département.
Le premier ministre était accompagné de quatre de ses ministres, Annick Girardin (outre-mer), Jean-Michel Blanquer (éducation), Agnès Buzyn (santé), Elisabeth Borne (transports), les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères étant représentés par leurs directeurs du cabinet. Preuve de la volonté de l’Etat d’aborder les problèmes dans leur globalité.
Preuve, aussi, que le gouvernement a pris la mesure de la « profonde détresse » et de la « réelle désespérance », comme l’a exprimé M. Philippe, de la population mahoraise. Le mouvement qui a paralysé le territoire pendant plus de six semaines en a été l’expression la plus visible. Après de multiples rendez-vous manqués et des incompréhensions réciproques, la nomination, fin mars, d’un nouveau préfet, Dominique Sorain, accompagné d’une délégation interministérielle, ayant pour mission de renouer le dialogue avec l’ensemble des acteurs locaux, a été décisive.

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                Mayotte : chronique d’une île en « sous-France »



C’est sur la base du travail effectué par cette mission que le premier ministre a pu, jeudi, dévoiler les grands axes du « plan de rattrapage et de développement de Mayotte ». Le plan définitif sera finalisé autour de la mi-mai. Avant cela, il a rappelé les mesures d’urgence déjà prises et mises en œuvre, tant en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine qu’en ce qui concerne le soutien aux entreprises – essentiellement constituées d’un tissu de petites et très petites entreprises –, fragilisées par ces six semaines de mouvement.
Développement des infrastructures
L’Etat et ses opérateurs, tout d’abord, vont se réorganiser et se redéployer à Mayotte, pour permettre une réelle déconcentration des décisions et répondre aux besoins spécifiques du département. Vont ainsi être posées les bases d’une Agence régionale de santé de Mayotte (la mission est actuellement exercée par l’Agence de santé océan Indien pour La Réunion et Mayotte). Un rectorat de plein exercice va être créé. La direction de Pôle emploi à Mayotte va également bénéficier d’une autonomie renforcée.
D’autres mesures étaient attendues. Parmi celles-ci, l’annonce de l’exonération du ticket modérateur pour les assurés sociaux, qui préfigure l’instauration de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), toujours pas applicable à Mayotte. Le premier ministre a aussi annoncé l’allocation de moyens supplémentaires pour le centre hospitalier de Mayotte, sans entrer dans le détail. Pas plus de précisions non plus en ce qui concerne le plan d’accélération du rythme de constructions de classes et d’équipements scolaires qui va être mis en œuvre. « En ayant bien conscience que nous partons de très loin », a admis le premier ministre.
Le gouvernement a promis de s’engager dans un programme de développement des infrastructures à Mayotte. Parmi les chantiers qui vont être ouverts, M. Philippe a cité « un transport en commun en site propre sur la Grande Terre » et la réalisation du contournement de Mamoudzou, la préfecture, point d’engorgement routier quotidien puisque la ville est traversée par la nationale reliant le sud au nord de l’île. L’Etat va aussi engager à Mayotte « une opération d’intérêt national », non définie, qui permettra, sur une zone d’aménagement de grande ampleur, de mettre en commun les moyens de l’Etat et ceux des collectivités.
« Des adaptations lorsque la situation l’exige »
La question des relations avec les Comores voisines ne pouvait pas être éludée, tant en ce qui concerne l’immigration mais aussi le développement et la coopération. M. Philippe a souligné « l’importance de l’insertion de Mayotte, département français de l’océan Indien, dans son environnement régional ». En mettant l’accent sur le fait qu’il n’était pas question de toucher au statut du département mais en insistant aussi sur « la responsabilité de chacun dans l’exercice plein et entier de ses compétences ». Il n’a toutefois pas exclu « des adaptations lorsque la situation l’exige », mais « à la demande des élus ».
L’ensemble de ces axes de travail doit à présent être mis en forme et finalisé. Le préfet et la mission interministérielle repartent à Mayotte. La prochaine étape devrait déboucher sur un document, « qui nous engagera collectivement », a indiqué M. Philippe, que Mme Girardin, la ministre des outre-mer, ira présenter aux Mahorais aux alentours du 15 mai.
« Dans la bonne direction »
Ces premières annonces ont été plutôt bien accueillies. Le député (LR) Mansour Kamardine y voit « de réelles avancées, des éléments qui vont dans la bonne direction ». « J’espère que, le 15 mai, les Mahorais verront qu’ils ont été bien entendus », ajoute-t-il. Du côté des acteurs du mouvement, toutefois, la prudence reste de mise, tant ils ont eu l’habitude des promesses déçues. « En 2014, déjà, le président Hollande nous avait annoncé la CMU-C et nous attendons toujours sa mise en place, le contournement de Mamoudzou nous a déjà été promis mais jamais concrétisé », rappelle Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT, interrogé par Le Journal de Mayotte.
A leur retour à Mayotte, les élus devraient rencontrer les représentants de l’intersyndicale et des collectifs de citoyens pour leur faire un compte-rendu. A ce stade, certains regrettent que les sujets importants – comme celui du port de Longoni, par exemple – n’aient pas été abordés et déplorent le flou du calendrier. Ils attendent également plus de précisions sur les moyens réels qui vont être débloqués.

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                A Mayotte, l’exorbitant train de vie du conseil départemental



Le chef du gouvernement a assuré vouloir « restaurer la confiance en la parole de l’Etat ». Les attentes de la part des Mahorais sont grandes mais il reste fort à faire pour parvenir à rétablir cette confiance, mise à mal pas des années d’engagements non tenus.



                            


                        

                        


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Eparpillé, le mouvement social cherche sa voie

Si les conflits sont nombreux (SNCF, Air France, NDDL...), la journée du 19  avril n’a pas débouché sur une « convergence des luttes ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h19
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Une multitude de foyers épars mais pas d’embrasement généralisé. Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation, la situation sur le front social semble bloquée entre un exécutif qui affiche sa fermeté et des organisations de salariés mobilisées sur plusieurs conflits. Jeudi 19 avril, à l’appel de la CGT et de Solidaires, près de 120 000, selon le ministère de l’intérieur, ont défilé dans toute la France pour dénoncer la politique du gouvernement.
Même si la centrale de Philippe Martinez avance des chiffres plus élevés (près de 300 000), cette « action interprofessionnelle », destinée à faire « converger les luttes », n’a pas rencontré le succès espéré par ses initiateurs. Surtout si on la compare aux manifestations de fonctionnaires et de cheminots du 22 mars : ce jour-là, quelque 300 000 personnes avaient battu le pavé, d’après la police (500 000, selon la CGT).

Rien d’étonnant à cela : les autres confédérations représentatives avaient refusé de s’associer à l’opération de jeudi, décidée, sans concertation préalable, par le secrétaire général de la CGT. « Ce mode d’action n’apporte pas de réponses aux personnes qui ont des problèmes dans leur travail, a estimé, jeudi soir, sur Canal +, Véronique Descacq, la numéro deux de la CFDT. Aujourd’hui, on est dans un mouvement politique. Derrière la convergence des luttes, il y a l’idée d’agréger tous les mécontentements (…) pour essayer de déstabiliser le gouvernement. » Ce n’est pas « [notre] rôle », a-t-elle ajouté.
« Faire sauter le verrou »
Grèves à la SNCF contre la réforme ferroviaire, revendications salariales chez Air France, blocages d’universités, résistance à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, colère des fonctionnaires… La liste des conflits en cours est longue. Mais chacun d’eux vit selon une dynamique qui lui est propre, sans qu’il y ait « coagulation » : « Je ne suis pas certain que l’on...




                        

                        


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Justice : le pari d’une réforme tout-en-un

L’ambition affichée par le gouvernement se heurte à de vives oppositions tant de la part des magistrats, que des greffiers et des avocats.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h01
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’était une annonce du premier ministre, Edouard Philippe, dans son discours de politique générale, le 4 juillet 2017. Garantir dans la durée l’effort budgétaire de la nation pour la justice en manque chronique de moyens à l’aide d’une loi de programmation et l’accompagner d’une profonde modernisation. Sur le papier, l’engagement est respecté avec le vaste projet de réforme que la garde des sceaux, Nicole Belloubet, devait présenter en conseil des ministres vendredi matin 20 avril.
Mais l’ambition affichée par le gouvernement se heurte à de vives oppositions tant de la part des magistrats, que des greffiers et des avocats. Ils y voient une régression de l’accès à la justice, une logique gestionnaire, un risque de privatisation et une atteinte aux libertés en matière de procédure pénale. Marie-Aimée Peyron, bâtonnière de Paris, dénonce même un texte « tout droit sorti de la place Beauvau ».
Sur la méthode, le gouvernement se trouve pris à son propre piège d’avoir fait le pari d’une « réforme tout-en-un ». Plutôt que d’égrener sur le quinquennat une loi de programmation budgétaire et de modernisation des outils, une réforme de la procédure pénale, une autre de la procédure civile, une loi sur le sens de la peine, une réorganisation de la carte judiciaire et une loi pénitentiaire qui chacune aurait justifié un grand débat pour une grande réforme, il a décidé de tout faire entrer dans un seul projet.
Un choix pertinent alors que tout est lié dans la machine judiciaire. Bouger les briques les unes après les autres risquait de faire perdre en cohérence.
Un investissement sans précédent
Cette méthode prend néanmoins le risque de multiplier les opposants, en agrégeant des personnes pourtant favorables à certains pans du projet et aux intérêts parfois divergents comme les magistrats et les avocats. C’est aussi le cas de l’Union syndicale des magistrats (majoritaire) et du Syndicat de la magistrature (gauche), qui ont mis de côté...




                        

                        


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Un moine dans la ZAD : décryptage d’une image

Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h06
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il semble tout droit sorti du jeu ­vidéo ­Assassin’s Creed, avec ses combattants au visage masqué traversant l’histoire. Il rappelle un moine soldat du Moyen Age, templier ou chevalier de Malte chargé de protéger les croisés en Terre sainte. Ou peut-être participe-t-il à un jeu de rôle médiéval inspiré de Game of Thrones ? Mais non. Nous sommes mercredi 11 avril, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, près de la fameuse « route des chicanes », la D281, où les forces de l’ordre ont pris position.
Toute la journée, elles se sont affrontées avec les zadistes, envoyant des grenades lacrymogènes à ceux qui résistaient pied à pied. Stéphane Mahé, le photographe de ­Reuters qui a pris cette image, raconte. « Soudain, ce personnage est sorti des sous-bois. Il s’est posté face aux ­policiers dans cette posture, brandissant un tonfa. Il les a ­défiés, malgré le grenadage, puis il est reparti. »
Qui est-il ? Stéphane Mahé l’ignore. Mais il dit l’avoir vu plusieurs fois immobile au milieu des manifestants, dans cette robe de moine, le visage invisible, la matraque dressée. « Il apparaît de temps en temps, ­prend cette pose, montre son trophée. Parfois il crie quelque chose, je n’ai ­jamais compris quoi. Et puis, il disparaît. »
« Un acte de résistance »
D’après des témoignages publiés sur le site de Reporterre, c’est ce 11 avril, à 8 h 30, que le manifestant en robe de bure a récupéré le tonfa. Embusqué avec d’autres dans un champ, il a lancé trois seaux d’eau sur un groupe de gendarmes, leur criant : « Un baptême au nom de la ZAD ! » Les militaires ont riposté avec leurs bombes lacrymo­gènes, puis se sont éloignés préci­pitamment. L’un d’eux a alors perdu sa ­matraque, que le zadiste moine a récupérée au milieu des vivats.
Depuis, il provoque les policiers et se laisse photographier. Que veut-il symboliser avec cette tenue de moine ? « Cela reste un mystère pour moi, répond le photographe....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le plan d’aide à la Grèce doit prendre fin le 20 août.
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Pour Pierre Moscovici, « pas question » de prolonger le plan d’aide à la Grèce

Le plan d’aide à la Grèce doit prendre fin le 20 août.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 22h42
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 22h47
   





                        


Le commissaire européen, Pierre Moscovici, a rejeté avec force jeudi 19 avril une éventuelle prolongation du plan d’aide à la Grèce, comme le suggérait la presse allemande, appelant à ne pas laisser « planer des doutes et des incertitudes » sur la conclusion du programme.
« La date du 20 [août] est totalement maintenue », a affirmé le commissaire dans un entretien à l’Agence France-Presse en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international à Washington, après les informations du journal allemand Süddeutsche Zeitung, révélant que les créditeurs du pays méditerranéen envisageraient de prolonger le programme.
Interrogé sur la possibilité de prolonger le plan d’aide au-delà de cette échéance, M. Moscovici a répondu : « Il n’en est pas question (…). C’est la seule date que l’on doit avoir en tête, la seule qui mobilise », a-t-il souligné.
« J’ajoute que je la crois crédible, réaliste et que pour moi, il n’y a pas d’autre scénario que cette sortie réussie et à temps du programme grec », a ajouté M. Moscovici. « Ne laissons pas planer des incertitudes ou des doutes qui n’ont vraiment pas lieu d’être », a-t-il conseillé.
« Un symbole que nous avons mis la crise derrière nous »
Pour le commissaire européen, la fin du plan d’aide à la Grèce aurait aussi une valeur symbolique pour l’ensemble de la zone euro.
« Finir le programme grec serait un symbole que nous avons mis la crise derrière nous. Et puis, surtout pour les Grecs, ce sera la bonne nouvelle que ce pays est lui aussi sorti de sa crise et est capable de créer de la croissance et de l’emploi. »
La veille, le premier ministre, Alexis Tsipras, avait affirmé que son pays se trouve dans « la dernière ligne droite » pour sortir de « la tutelle » de ses créanciers en août.
300 milliards de prêts depuis 2010
Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d’euros au total ainsi que d’une restructuration importante de sa dette privée. L’ensemble a été assorti d’une stricte austérité ayant entraîné une récession inédite et l’explosion du chômage, qui reste encore le plus élevé de la zone euro (21 %).
Ce n’est qu’en 2017 que le pays a renoué avec la croissance (1,4 %) après avoir perdu un quart de son produit intérieur brut (PIB).
Le programme d’aide du troisième prêt international accordé au pays en juillet 2015, six mois après l’arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, doit prendre fin en août. Mais il reste encore l’adoption d’un dernier volet de réformes réclamées par les créanciers.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Des députés issus de tous les groupes parlementaires parmi lesquels Eric Woerth, Valérie Rabault, Eric Coquerel ou Amélie de Montchalin demandent, dans une tribune au « Monde », la création d’un office d’évaluation des politiques publiques, dans le cadre de la réforme constitutionnelle.
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« Pour un débat budgétaire responsable et libéré de l’arbitraire »

Des députés issus de tous les groupes parlementaires parmi lesquels Eric Woerth, Valérie Rabault, Eric Coquerel ou Amélie de Montchalin demandent, dans une tribune au « Monde », la création d’un office d’évaluation des politiques publiques, dans le cadre de la réforme constitutionnelle.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 08h56
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » Députés, membres de la commission des finances et des affaires sociales de l’Assemblée nationale, notre premier devoir constitutionnel devant les Français est de faire vivre cette vigilance citoyenne sur le budget de l’Etat. A chaque projet de loi de finances, pourtant, la promesse de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 est déçue.
Nous partageons tous le constat, quelle que soit notre appartenance politique, du déficit criant de moyens d’évaluation économique et financière du Parlement, qu’il s’agisse tant des textes budgétaires qui lui sont soumis par le gouvernement que de ses propres propositions législatives.
Loin d’être un débat technique, c’est un combat démocratique. Nos concitoyens seraient en effet surpris de constater le décalage entre les pouvoirs constitutionnels qui nous sont confiés dans les textes et les moyens concrets mis à notre disposition. Pour voter en pleine conscience, nous devons aux Français de disposer de mesures sérieuses, chiffrées et applicables, forgées sur la base d’un avis indépendant des administrations et des groupes d’intérêts.

Il est temps de nous mettre au niveau des démocraties les plus avancées, qui ont fait de leurs Parlements des lieux de décision et de responsabilité. Cela passe par un contrat de transparence réciproque entre les administrations et les parlementaires sur les données économiques et budgétaires. Car c’est aux Français qu’appartiennent ces données brutes conservées jalousement par les ministères.
Une vision claire de la répartition des revenus
Ceux qui légifèrent en leur nom doivent avoir une vision claire de la répartition des revenus dans notre pays, de l’impact de notre fiscalité sur leurs vies, des prévisions de recettes et de dépenses du gouvernement. Le brouillard sur ces données crée un climat de défiance institutionnelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Lors de leur rencontre, jeudi 19 avril, la chancelière allemande et le président français ont évoqué leurs « points de départs différents » sur les chantiers européens.
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A Berlin, Angela Merkel prépare Emmanuel Macron aux compromis

Lors de leur rencontre, jeudi 19 avril, la chancelière allemande et le président français ont évoqué leurs « points de départs différents » sur les chantiers européens.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 19h45
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 06h38
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A la conférence de presse donnée par Emmanuel Macron et Angela Merkel à Berlin, jeudi 19 avril, il ne fallait pas s’appuyer sur les murs, sous peine de couvrir ses vêtements d’une fine poussière blanche.
Pour recevoir le président français, Mme Merkel avait choisi non pas la chancellerie mais un bâtiment encore en construction, le Humboldt Forum. Un lieu qui sera bientôt le lieu symbolique de la culture et de la science au cœur de la capitale allemande, a précisé la chancelière. « C’est un projet très européen. Nous espérons que sa construction sera terminée d’ici à la fin de l’année. »

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En chantier. C’est bien l’image qu’il faut retenir de l’état actuel des négociations franco-allemandes après la rencontre entre les deux dirigeants. Le projet est bien là, mais nul ne sait si les parties s’entendront sur les détails.
Face aux ardeurs réformatrices de son homologue, Angela Merkel a opposé des termes extrêmement prudents. « Nous ne pouvons imposer nos valeurs et nos intérêts dans le monde que si nous travaillons ensemble à l’échelle européenne », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il y avait des « points de départs différents » et qu’il fallait « des débats ouverts » et « la capacité de faire des compromis ».

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Résister aux « vents mauvais »
Aucune annonce officielle n’a été formulée jeudi, les deux partenaires ayant renvoyé au prochain sommet franco-allemand du 19 juin et au Conseil européen du 29 juin. Huit petites semaines pour trouver des points de convergence sur des sujets pourtant évoqués depuis septembre 2017 côté français.
M. Macron n’a pas relâché la pression sur son homologue, en rappelant l’urgence du moment. « Nous vivons à un moment de l’aventure européenne sans doute unique », a-t-il expliqué, en appelant à résister aux « vents mauvais » qui menacent « la souveraineté commune », à la fois à l’extérieur (en matière de sécurité, de commerce, de technologie et d’environnement), et en son propre sein, avec la montée des extrêmes et des idées nationalistes.
Interrogée sur la question de savoir si le « charme », qu’elle avait évoqué lors de sa première rencontre avec le président français, en citant l’écrivain Hermann Hesse, opérait toujours, Angela Merkel a répondu qu’à ce moment-là, elle ne se doutait pas que « les négociations pour former un gouvernement dureraient si longtemps ».
Les conservateurs allemands contre Macron
Un moment d’aveu pour évoquer la situation délicate dans laquelle elle se trouve : depuis plusieurs jours, les conservateurs de son parti (démocratie-chrétienne, CDU) font bloc contre les propositions du président français sur la réforme de la zone euro. Ils voient dans la création d’un budget de l’union monétaire le risque d’une perte de souveraineté.
Et ils se sont fortement distanciés du projet de transformer le mécanisme européen de stabilité (MES) en « Fonds monétaire européen », capable de soutenir les pays en crise sans dépendre du Fonds monétaire international (FMI), bien qu’il ait été proposé à l’origine par l’ancien ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble.

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Et il ne faut pas attendre beaucoup de soutien du Parti social-démocrate (SPD), partenaire de coalition des conservateurs. Très affaibli par des mois de tergiversations autour de sa participation au gouvernement, le SPD a perdu ses ardeurs européennes d’antan. Leur meilleur avocat, Martin Schulz, a quitté le parti et ne siège pas au gouvernement. C’était lui qui avait insisté pour que la première partie du contrat de coalition soit consacrée à l’Europe.
« Mieux articuler responsabilité et solidarité »
Le ministère des finances est bien dirigé par un social-démocrate, Olaf Scholz, mais celui-ci s’est empressé de donner des gages aux conservateurs : il a réaffirmé dès son arrivée que le « zéro noir », l’équilibre budgétaire, serait assuré.
Selon le quotidien économique Handelsblatt, les principaux collaborateurs de son prédécesseur, Wolfgang Schäuble, seront maintenus en poste. C’est le cas en particulier de l’économiste Ludger Schuknecht, qui défend depuis des années l’idée que la politique ne peut rien faire pour lutter contre les excédents allemands.
Angela Merkel s’est dit néanmoins confiante d’arriver à trouver des solutions « adéquates ». Pour rester sur une ligne commune avec la chancelière, M. Macron a déclaré que, quel que soit l’instrument, la nécessité était de « mieux articuler responsabilité et solidarité » en Europe.
Un principe qu’il a habilement utilisé pour évoquer la réforme de la zone euro et celle de la politique vis-à-vis des réfugiés, priorité d’Angela Merkel. Des concessions sur l’un pourront-elles servir de monnaie d’échange pour obtenir des avancées sur l’autre ? Pour le grand projet réformateur européen macroniste, l’heure est aux compromis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Des étudiants de différentes universités et d’écoles ont défilé aux côtés des syndicats lors de la manifestation interprofessionnelle parisienne, jeudi.
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Dans la manifestation parisienne : « Il y a même des présidents d’université qui refusent de sélectionner »

Des étudiants de différentes universités et d’écoles ont défilé aux côtés des syndicats lors de la manifestation interprofessionnelle parisienne, jeudi.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 20h19
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Plusieurs centaines d’étudiants se sont joints à la manifestation syndicale parisienne, jeudi 19 avril, pour dire leur refus de la sélection à l’université et leur opposition à la politique du gouvernement, aux cris notamment de « Grève générale jusqu’au retrait total ! ». Des pancartes signalaient la présence d’étudiants des universités Paris-VIII et Nanterre et du campus de Tolbiac de Paris-I, où les blocages se poursuivent, ainsi que d’écoles telles que Sciences Po, l’EHESS ou l’Inalco.
« La sélection mise en place dans cette réforme ne marchera pas. Il y a même des présidents d’université qui refusent de sélectionner, car ils n’ont pas les moyens d’appliquer la réforme », explique Marika, étudiante en lettres modernes sur le site de Clignancourt de l’université Pari-IV, en distribuant des barres de chocolat recouvertes d’un papier « partiel » : les propos du chef de l’Etat au « 13 Heures » de TF1, selon lesquels il n’y aurait pas d’« examens en chocolat » ont inspiré les manifestants. « Des examens en chocolat ! Et des frites à la cantine ! », ironisait une pancarte. « Politistes, maîtres chocolatiers depuis 1968 », annonçait une autre.

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Des étudiantes de Paris IV ironisent sur les "diplômes en chocolat" https://t.co/l80lV0bKBe— lemonde_campus (@Le Monde Campus)


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Dans le cortège, un ballon orange « Sciences Po en lutte » servait de ralliement à plusieurs dizaines d’élèves de l’école de la rue Saint-Guillaume, bloquée depuis mardi soir. Parmi les slogans : « Macron, t’es foutu, même Sciences Po est dans la rue ! » « Parce qu’on est dans une école sélective, on sait ce que ça fait », explique Charlotte, étudiante en master, en évoquant la hausse des frais de scolarité qui « pénalise les élèves des classes moyennes » ou le soutien aux enseignants vacataires payés à la fin du semestre, et la situation des doctorants et des jeunes docteurs « qui attendent 35 ans pour avoir un poste ».
« On se bat pour les autres aussi, pour leurs conditions d’études et contre une politique qui fragilise les plus faibles, les services publics et l’enseignement supérieur et la recherche », ajoute-elle. Son collègue Victor défend « la convergence avec les salariés : en 2006, ce sont les étudiants qui ont contesté le CPE ». « So, so, solidarité avec les cheminots et les hospitaliers ! », clament les jeunes autour.

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« Ce n’est pas notre première manifestation, expliquent deux étudiantes de Paris-III. On ne sait pas si l’Assemblée générale décidera la reprise des cours lundi. Nous n’avons pas d’inquiétude, il doit y avoir un moyen de valider l’année puisque nous avons eu des notes toute l’année… » « On ne peut pas reporter les examens, car nous, cet été, on doit travailler. Mais il ne faut pas penser qu’à soi. Si la mobilisation peut améliorer les choses… », disent-elles.
« Malgré les vacances des universités et des lycéens, la participation se maintient au même niveau qu’aux manifestations précédentes. Emmanuel Macron a montré son mépris à plusieurs occasions en refusant de discuter avec la jeunesse ou en déclarant que des personnes plus âgées étaient à l’origine de la mobilisation. Or, on a vu ensuite que la présence des étudiants était massive en AG [assemblée générale] à Nanterre », réagit Abdoulaye Diarra, vice-président de l’UNEF, appelant le chef de l’Etat à « ouvrir les discussions pour un autre projet de loi ».

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