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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.
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Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants

Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h49
   





                        



   


L’action d’une centaine de militants de Génération identitaire (GI), samedi 21 avril, au le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), s’est invitée dans les débats sur la loi asile et immigration à l’Assemblée nationale. Alors que des membres du mouvement d’extrême droite bloquaient ce point de passage de migrants, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France », Jean-Luc Mélenchon a interpellé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Le président de la France insoumise a demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que dorenavant les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». L’intervention des militants de Génération identitaire a suscité une vague de réactions indignées de la part de plusieurs politiques.

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                Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires



Ce col, qui culmine à 1 762 mètres et est situé à six kilomètres de la frontière, est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, a fait valoir un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières. »
Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands.
« Frontière symbolique »

   


Après une ascension commencée après 9 heures, en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une « frontière symbolique » à l’aide de grillage en plastique de chantier et prévoient de passer la nuit au col. Il s’agit d’« expliquer aux migrants éventuels que ce qui n’est pas humain, c’est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C’est faux », a déclaré Romain Espino. « Ils ne vont pas trouver l’Eldorado, c’est immoral. Ceux qui en paient les frais, ce sont les Français », a-t-il ajouté.
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle d’arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d’Ivoire (pourtant première puissance économique d’Afrique de l’Ouest). Ces nationalités arrivent loin devant celles des autres migrants, très majoritairement ouest-africains. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.

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                Dans les Alpes, auprès des migrants, « on va redescendre des cadavres, un de ces jours »



« Sale climat »
Au délà des bancs de l’Assemblée, de nombreux politiques, principalement de gauche, ont dénoncé l’intervention des militants d’extrême droite. La sénatrice socialiste de l’Oise et ancienne ministre des familles a évoqué un « sale climat » dans un tweet. La sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa a elle aussi fait un parralèle entre les étudiants occupants leur université et qui sont délogés et « la milice partant à la chasse aux migrants », pour qui « c’est ok ? », dénoncant un Etat de droit à deux vitesses. La secrétaire nationale du Parti de Gauche, Laurence Pache interpelle Gérard Collomb, qu’elle accuse de « laisser faire la chasse au migrants ».

Cette semaine, l’UNI a organisé tranquillement la mobilisation des étudiants anti-bloquage et aujourd’hui des jeune… https://t.co/go9c54bU8N— laurossignol (@Laurence Rossignol)


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Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris dénonce « un déni de saloperie », qui ne serait pas autant condamné que « le délit de solidarité ». Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne déplore « des pratiques ignobles et indignes ». Le député LREM des Bouches du Rhône, François-Michel Lambert parle, lui, « d’une bande de connards ».

Alerte 🚨 
— fm_lambert (@FM LAMBERT)


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La pression migratoire reste « forte »
La pression migratoire reste « forte » à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017. « Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois », a-t-il ajouté devant les députés lors des débats du projet de loi asile immigration, texte très controversé qualifié à la fois de « petite loi » par Les Républicains et d’« inhumaine » par la gauche.

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                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne « Defend Europe » en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l’opération avait pris fin le 17 août. Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la fabrication d’un mur devant un futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l’hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abri, destinées uniquement aux « Français de souche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».
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L’honneur perdu des sociaux-démocrates danois

L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h30
   





                        



                                


                            
Tribune. Pour l’instant, tout ne va pas si mal pour le Parti social-démocrate danois, mieux en tout cas que pour un grand nombre d’autres formations sociales-démocrates en Europe. Le parti des travailleurs existe toujours. Certes, il ne représente plus un tiers des électeurs comme au temps de sa splendeur. Désormais, il doit se contenter d’un quart mais, au sein d’un corps électoral toujours plus fragmenté, il demeure le plus important parti du Danemark. Et si l’on demande aux sociaux-démocrates la recette de ce succès, ils répondent sans hésiter : ils ont choisi d’assumer la politique la plus à droite possible concernant les réfugiés et l’intégration. Par ailleurs, pour eux, l’alliance avec le populisme n’a rien d’un vilain petit secret. Il s’agit d’une stratégie officielle, qu’ils revendiquent haut et fort.
Déconnectés des réalités
Pendant quatre ans, le Parti social-démocrate a gouverné le pays avec un petit parti centriste social-libéral, et sa défaite aux élections législatives de 2015, contre une coalition entre des partis bourgeois et le populiste Parti du peuple danois, fut comme le crash d’un ovni. Pendant quatre ans, ses dirigeants, en manageurs froids et déconnectés des réalités, avaient mené une prétendue « politique de la nécessité », imposant dans la foulée de la crise financière de 2008 des coupes claires dans le budget de l’Etat. Ils avaient entrepris de démanteler ce modèle danois si fameux à l’étranger, garant pendant de longues années de la stabilité et du bien-être social du pays. Ils ont compris trop tard que le parti était en train de se couper de ses racines populaires et, quand la défaite est venue, les deux figures-clés du parti, la première ministre et le ministre des finances, ont abandonné la politique danoise au profit de postes lucratifs à l’étranger.
Les hommes et les femmes de la défaite ont pris acte. L’éminence grise du parti, Henrik Sass Larsen, est un ­populiste-né, antimondialisation,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.
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« Payer ses achats ou ses factures dans toute la zone euro comme dans son propre son pays »

Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h19
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Depuis le 1er août 2014, le consommateur européen est censé bénéficier du SEPA, l’espace unique de paiements en euros (Single Euro Payments Area), qui comprend 34 pays : il doit notamment pouvoir payer ses achats ou ses factures dans l’ensemble de la zone euro aussi facilement que dans son propre pays.
A cette fin, les identifiants des comptes bancaires et des banques ont été harmonisés. Les numéros des comptes sont désormais représentés sous la forme d’un IBAN (International Bank Account Number) et les banques sont identifiées par un code BIC (Business Identifier Code).
Les entreprises de la zone SEPA qui se font régler par prélèvement ou par virement ne doivent donc plus exiger de leurs clients que leur compte soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, faute de quoi elles se trouveraient en infraction avec le texte communautaire qui régit ces dispositions (règlement 260/2012).
Or, c’est encore souvent le cas, déplore le Centre européen des consommateurs France, basé à Kehl, en Allemagne, sur la rive droite du Rhin. « Nous recevons énormément de réclamations contre des professionnels qui refusent d’enregistrer les coordonnées bancaires d’autres pays de la zone SEPA », souligne ainsi Bianca Schulz, sa responsable.
Tel Français, possédant une résidence secondaire au Portugal, se plaint ainsi de ne pouvoir payer son fournisseur d’eau portugais par prélèvement automatique sur son compte en France. Tel citoyen belge, propriétaire d’une maison en France, regrette de ne pouvoir s’acquitter, par prélèvement sur son compte belge, des mensualités de son assurance multirisque habitation.
« Peur des frais exorbitants »
Le centre de Kehl a aussi été contacté par de modestes clients, établis en France, de la banque mobile allemande N26, comme Mehdi, ancien cariste dans l’agroalimentaire, ou Enrique, ancien installateur de canapés. Le premier, dont nous avons évoqué l’histoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Polyvalente et irrévérente, joueuse et partageuse, la jeune scène belge est l’attraction de la 42e édition du festival berruyer, d’Angèle à Damso, d’Hamza à JeanJass & Caballero.
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Les Diables rouges du Printemps de Bourges

Polyvalente et irrévérente, joueuse et partageuse, la jeune scène belge est l’attraction de la 42e édition du festival berruyer, d’Angèle à Damso, d’Hamza à JeanJass & Caballero.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h48
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

Dans une autre vie, Henri était chauffeur de bus. A 82 ans, le voilà chauffeur de salle : « Allez gégèèèèle ! » Quand il ne donne pas de la voix, Henri joue des mains : voyez-le filmant, smartphone en pogne, les prouesses vocales d’Angèle Van Laeken, sa petite-fille, sinon de sang, du moins de cœur. A son bras, sa femme épousée en secondes noces, Cornélie ; Angèle, elle, l’appelle « mamie Pilou ». En « septante-neuf ans d’existence », comme elle dit avec son accent made in Molenbeek, l’étalagiste retraitée est restée fidèle à ce quartier populaire de la capitale belge. Alors, si Henri et Cornélie ont bravé, en ce 17 avril, la trentaine de kilomètres qui séparent Bruxelles de Louvain-la-Neuve, c’est que le jeu en vaut la chandelle : ce soir, c’est soir de premières.
Première fois qu’Angèle présente en Belgique le tour de chant qu’elle donnera, le 26 avril, au palais d’Auron, l’une des scènes principales du Printemps de Bourges. Première fois, surtout, qu’Henri et Cornélie se rendent à un « vrai » spectacle de celle qui, de mémoire de mamie, a toujours chanté, « même quand elle était haute comme trois pommes ». Depuis, la gamine a grandi. Jusqu’à rassembler, du haut de ses 22 ans et sur la foi de deux hits (La Loi de Murphy et Je veux tes yeux), plusieurs centaines d’ados dans une grosse grange incongrue, La Ferme du Biéreau.
De fait, papy et mamie ne sont pas les seuls anciens à se trémousser dans la salle ; Marka et Laurence, alias papa et maman, vibrionnent à leurs côtés. Lui aussi est chanteur ; elle, humoriste. Dans la famille Van Laeken, ne manque que le frérot-rappeur, Roméo Elvis, 25 ans au compteur : « Il est sur la route, d’ailleurs sa tournée passera par La Ferme dans moins d’un mois !, plastronne papa Marka. Quant à moi, j’ai joué ici il y a un an, avec Angèle aux claviers… » Sous ses airs de coq en cuir, le rockeur est un vrai papa poule : un an durant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.
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A Prague, une guerre d’oligarques par médias interposés

Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h39
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


La démarche du milliardaire Daniel Kretinsky en France ne constitue-t-elle qu’une nouvelle étape dans la guerre que se livrent les oligarques de son pays, par médias interposés ? En 2017, la République tchèque était classée à une très honorable 23e place au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse (RSF). Mais elle risque de dégringoler dans le tableau que l’association compte dévoiler ces prochains jours, car la concentration des médias y atteint des seuils critiques.
Avant la crise, les journaux étaient détenus à 80 % par des investisseurs étrangers. Mais depuis 2008, de nouveaux oligarques se livrent à une bataille d’influence, à laquelle participe, à sa manière feutrée, M. Kretinsky. Le marché tchèque, à l’image d’une tendance que l’on peut observer dans tous les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004, se partage désormais entre quelques hommes d’affaires devant leurs fortunes aux privatisations des années 1990.

        Lire aussi :
         

                Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest



La fin d’une parenthèse enchantée
Parmi eux, on trouve le premier ministre Andrej Babis, qui possède plusieurs quotidiens très prescripteurs (Mlada fronta DNES, Lidové noviny et Metro), un hebdomadaire, des sites Internet et la radio Impuls.
Egalement dans le paysage, un certain Zdenek Bakala, ancien propriétaire d’un complexe minier, qui s’est offert un quotidien économique, un hebdomadaire et un site d’information il y a dix ans. Quant à Marek Dospiva, il domine le secteur de la presse régionale depuis 2015, alors que Jaromir Soukup a acheté une chaîne de télévision et deux hebdomadaires.
En 2016, RSF évoquait des oligarques se servant de la presse pour « réduire au silence leurs adversaires » et dénonçait une « confiscation des pouvoirs économique, politique et médiatique » dans une zone géographique en transition démocratique, encore marquée par des décennies de régime communiste et où la culture de l’indépendance journalistique n’est pas vraiment la même qu’en Europe occidentale. La parenthèse enchantée des décennies 1990 et 2000, qui fut marquée par une liberté de ton inédite, semble en tout cas bel et bien refermée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.
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Assumer l’ouverture de la SNCF à la concurrence, un pari osé

Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h14
    |

David Spector (Economiste)







                        



                                


                            
« Cela fait vingt ans que toutes les majorités confondues ont décidé que l’on devait ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose. La concurrence permet de mieux faire fonctionner les choses, même si ce n’est pas un but en soi. » Ces remarques d’Emmanuel ­Macron en réponse à une question sur la réforme de la SNCF, jeudi 12 avril sur TF1, comprennent une part de continuité et une part de nouveauté.
Rigueur budgétaire
La continuité tient à ce que, comme c’est souvent le cas depuis vingt-cinq ans, une réforme est présentée comme une adaptation nécessaire à un contexte résultant de choix effectués au niveau européen. La part de nouveauté tient à ce que, contrairement à ce qui était devenu une figure de style dans les discours des gouvernements successifs, le président ne feint pas de regretter une contrainte européenne dans laquelle la France n’aurait aucune part.
Depuis le traité de Maastricht en 1992, on invoque les règles européennes plutôt qu’un souci de bonne gestion pour justifier une relative rigueur budgétaire. Aux chefs d’entreprise qui quémandent des subventions, les ministres des finances répondent qu’à leur grand regret, le droit communautaire interdit les aides d’Etat. A ceux qui réclament des mesures protectionnistes ou la préférence nationale pour les commandes publiques, on oppose les règles du marché unique et le monopole de la Commission européenne sur les négociations commerciales.
Cette rhétorique est fallacieuse, parce que toutes les règles européennes trouvent leur source dans des traités et directives adoptés à l’unanimité des Etats membres, donc avec l’accord de la France. Elle est hypocrite, parce que ceux qui feignent de déplorer la contrainte extérieure l’utilisent en réalité souvent pour justifier des mesures impopulaires qu’ils jugent fondées en elles-mêmes, ce qui contribue depuis longtemps à la perception du projet européen comme antidémocratique.
Cheval de...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le chef de file de Forza Italia prône une alliance avec les petits partis et le Parti démocrate. Mais Matteo Salvini, à la tête de la coalition, exclut tout accord avec la gauche.
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Berlusconi rejette toute alliance avec le M5S, « un danger pour l’Italie »

Le chef de file de Forza Italia prône une alliance avec les petits partis et le Parti démocrate. Mais Matteo Salvini, à la tête de la coalition, exclut tout accord avec la gauche.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 00h32
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h24
   





                        



   


La tentative d’alliance gouvernementale entre la coalition de droite-extrême droite et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) est officiellement un échec. Silvio Berlusconi (Forza Italia) a déclaré, vendredi 20 avril, que ce parti était « un danger pour l’Italie ». Un rejet partagé par le chef de file de M5S, Luigi Di Maio, qui s’est dit prêt à discuter uniquement avec Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), excluant tout accord avec le milliardaire.
Le M5S est « un mouvement qui prêche la haine sociale, un mouvement de chômeurs, qui veut le pouvoir pour prendre à ceux qui ont (…). Ce n’est pas un parti démocratique », a fustigé M. Berlusconi. « Les Italiens ont mal voté [lors des législatives du 4 mars], a-t-il réagi. Et maintenant, ça va de mal en pis. » Ces élections du 4 mars ont donné deux vainqueurs sans majorité : Luigi Di Maio avec plus de 32 % des voix, et Matteo Salvini, chef de file de la coalition de droite, arrivée en tête avec 37 % des voix.

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Selon M. Berlusconi, cette dernière devrait plutôt chercher une alliance avec les petits partis représentés au Parlement « et avec des membres du Parti démocrate [PD, centre gauche] qui, du point de vue de la responsabilité et de la démocratie, a des années-lumière d’avance sur le M5S ». Un « rêve » inatteignable, pour des élus du parti du gouvernement sortant de centre gauche, qui refusent de s’allier à des partis de droite et d’extrême droite.
Le chef de Ligue pense à partir seul
Sans compter que Matteo Salvini, à la tête de la coalition de droite, a toujours rejeté toute idée d’alliance avec le PD, répétant que son objectif restait de défaire la politique menée par le centre gauche, au pouvoir ces dernières années.

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Il a laissé percer une frustration grandissante à l’égard de Berlusconi. « Ma patience a des limites. Jusqu’à hier, l’alliance [de centre droit] était unie. Si quelqu’un décide de s’en retirer en utilisant des insultes et en regardant à gauche, cela n’engage que lui. »
Depuis jeudi soir, le chef de la Ligue multiplie les déclarations sur sa volonté d’y aller tout seul : « Plutôt que de ramener le PD au gouvernement, je préfère m’avancer, moi. Je suis disponible, directement et personnellement », a-t-il déclaré, sans préciser quels pourraient alors être ses appuis pour obtenir une majorité.

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La présidente du Sénat, Maria Casellati, membre de Forza Italia, chargée par le président italien, Sergio Mattarella, de consulter les partis politiques pour trouver une issue à la crise post-électorale, lui a rendu compte vendredi des retours de sa mission exploratoire.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia (« allez l’Italie ») lors d’un discours au siège de son parti à la suite de sondages le donnant gagnant des élections générales, le 29 mars 1994. L’entrepreneur est entré en politique à peine deux mois plus tôt, le 18 janvier 1994, avec l’annonce de la création de son parti."
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            data-slide-description="Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia vote, le 28 mars 1994, à Rome. Il est élu avec 47,4 % des voix, après une campgne-éclair de deux mois."
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            data-slide-description="Campagne n° 1 : cohue des photographes de presse, au quartier général de Forza Italia, le 29 mars. Silvio Berlusconi accède ainsi à la présidence du conseil en mai 1994."
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            data-slide-description="Campagne n° 2 : les cinq principaux chefs de partis de la campagne électorale italienne se rencontrent lors d’un débat télévisé de deux heures et demie, le 9 avril 1996. Huit mois seulement après son entrée en fonctions, la coalition s’effrite et l’assemblée est dissoute. De nouvelles élections sont organisées."
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            data-slide-description="Campagne n° 2 : affiches électorales montrant le magnat des médias et ancien premier ministre Silvio Berlusconi, chef du bloc de l’Alliance de centre droit, le 18 avril, trois jours avant les élections générales. Forza Italia perd les élections derrière le Parti démocrate de la gauche."
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            data-slide-description="Campagne n° 3 : Silvio Berlusconi lors d’un entretien avec Associated Press, à Rome, jeudi 10 mai 2001. Après plusieurs années dans l’opposition, Berlusconi se présente contre le candidat de centre-gauche Francesco Rutelli aux élections du 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n° 3 : Silvio Berlusconi salue ses partisans dans la ville de Tarente, dans le sud de l’Italie, le 5 mai, avant les élections du 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n°3 : le « Cavaliere » met son bulletin dans l’urne, le 13 mai 2001."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : à Rome, le 15 février 2006. Les élections générales sont prévues les 9 et 10 avril."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : dans un supermarché, à Milan, le 3 avril 2006. Les télévisions diffusent le débat télévisé entre le dirigeant de la coalition de centre-gauche Romano Prodi et le candidat de centre-droit Silvio Berlusconi."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : Silvio Berlusconi vote pour les élections générales italiennes, dimanche 9 avril 2006 à Milan."
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            data-slide-description="Campagne n° 4 : le premier ministre italien Silvio Berlusconi quitte la conférence de presse au palais Chigi, à Rome, le 11 avril 2006. Il conteste les résultats des élections, dont il est perdant, avançant des irrégularités dans le déroulement du scrutin."
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            data-slide-description="Campagne n° 5 : lors d’un meeting, à Naples, le 4 avril 2008. Quelques jours avant les élections générales."
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            data-slide-description="Campagne n° 5 : Silvio Berlusconi salue des enfants après avoir voté, à Milan, le 13 avril 2008. Il remporte ces élections, avec 46,81 % des voix."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : Berlusconi, toujours leader de Forza Italia, essuie le visage du chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, pendant un meeting, à Rome, le 1er mars 2018."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : l’ancien premier ministre est salué par des centaines de personnes, à Rome, le 21 février 2018."
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            data-slide-description="Campagne n° 6 : le « Cavaliere » avant l’enregistrement de l’émission télévisée « 8 e Mezzo » (8 et demi) à Rome, en Italie, le 21 février 2018. Cette fois inéligible, Berlusconi fait campagne pour son poulain, Antonio Tajani."
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Campagne n° 1 : le leader de Forza Italia (« allez l’Italie ») lors d’un discours au siège de son parti à la suite de sondages le donnant gagnant des élections générales, le 29 mars 1994. L’entrepreneur est entré en politique à peine deux mois plus tôt, le 18 janvier 1994, avec l’annonce de la création de son parti.

Paul Hanna / Reuters
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.
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Une Foire de Bruxelles au parfum de Cologne

Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h58
    |

            Harry Bellet (Bruxelles)








                        



                                


                            

Bruxelles, ou Cologne ? Ah, que voilà bien des problèmes d’amateurs d’art ! Les deux plus anciennes foires d’art contemporain du monde (Art Cologne a été fondé en 1967, Art Brussels fête ses 50 ans) ouvrent cette année la même semaine. Les plus acharnés feront les deux, un Thalys relie les deux villes. Pour les autres, laquelle choisir ? Disons pour faire simple que les gros calibres sont allés à la pêche aux riches collectionneurs allemands : on trouve à Cologne 200 galeries venues de 31 pays montrer de l’art contemporain, mais aussi de l’art moderne, dont Kamel Mennour, Lelong, Lisson, David Zwirner, Hauser & Wirth, Thaddaeus Ropac, White Cube et l’inévitable Gagosian.
Inévitable ? Mais non, il suffit de choisir Bruxelles ! Les galeries présentes (147 issues de 32 pays) n’ont pas moins de mérite et montrent des artistes moins attendus. C’est qu’elles s’adressent aux mythiques collectionneurs belges qui ne sont pas moins argentés que leurs confrères du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, mais n’aiment rien tant que la nouveauté.
Un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017
Ce n’est pas ici qu’on aurait pu inventer, comme en Allemagne, le « Kunstkompass » (« La Boussole de l’art »), ce classement annuel qui conseille les acheteurs en évaluant la notoriété d’un artiste : le Belge achète avec les yeux plus qu’avec les oreilles. Et les yeux étaient gâtés pour ce jubilé, même si la concurrence de Cologne avait dissuadé quelques grandes enseignes étrangères de venir : un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017. « Il faut bien constater que les années fastes, avec la venue de galeries prestigieuses de Londres ou de New York, sont passées, et l’on ne compte plus que quinze galeries non européennes… » remarque, avec regret, Le Soir de Bruxelles. Certes, mais parmi lesquelles HdM, basée à Pékin, venue avec tout plein d’artistes chinois passionnants, dont l’étonnant Yang Yongliang, et un intrus sympathique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.
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Brexit : plus de 3 000 Français ont demandé à devenir sujets de Sa Majesté en 2017

Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h56
    |

                            Arthur Carpentier








                        



   


Dès le lendemain du vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, la France et d’autres pays européens ont enregistré une forte croissance des demandes d’acquisition de leur nationalité par des citoyens britanniques. Mais cette tendance a son pendant sur le continent : le nombre d’Européens – et surtout de Français – prétendant à la citoyenneté britannique a considérablement augmenté.
En 2017, 3 474 Français ont déposé un dossier pour acquérir la citoyenneté britannique, contre seulement 920 en 2015 et 1265 en 2016. Au total, 2 862 procédures ont abouti l’année dernière, soit près de quatre fois plus que deux ans auparavant.
Sur les talons des Français, 3 129 Allemands ont demandé la nationalité au Royaume-Uni en 2017, alors qu’ils n’étaient que 757 en 2015. La progression la plus importante vient des pays scandinaves : en 2017, huit fois plus de Danois et cinq fois plus de Finlandais ont obtenu la double nationalité qu’au cours de l’année 2015.
« Bon caractère ».
Presque deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, les négociations sur les modalités de cette sortie n’avancent que très péniblement. L’incertitude est de mise, et inquiète tant les Britanniques que les Européens ayant des attaches outre-Manche. Ces derniers misent sur la double nationalité.
La décision de naturaliser un étranger reste entièrement à la discrétion du Home Office. Le requérant doit avoir séjourné cinq ans sur le territoire avant sa demande (trois s’il est marié à un citoyen britannique), parler l’une des langues officielles du Royaume-Uni, connaître ses us et coutumes et être « de bon caractère ».
Tout comme le Royaume-Uni a ouvert les bras à quantité de Français, l’Hexagone a reçu de très nombreux dossiers de demande de naturalisation. « Avant le Brexit, nous n’avions jamais reçu de demandes de Britanniques, se souvient Fiona Mougenot, directrice d’un cabinet de conseil qui accompagne les étrangers désireux d’être naturalisés. Puis ça a soudainement explosé, et la tendance ne faiblit pas. »
« Bonnes mœurs »
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 3 173 Britanniques ont déposé une requête auprès de la France en 2017, alors qu’ils n’étaient que 386 en 2015. Pour que leur demande aboutisse, les sujets de Sa Majesté doivent avoir résidé cinq ans de nôtre côté de la Manche, être capables de subvenir à leurs besoins, adhérer aux valeurs de la République, parler français et être « de bonnes vie et mœurs ». L’année dernière, 1 518 postulants ont obtenu la double nationalité.
Plus encore que la Manche, c’est la mer d’Irlande que de nombreux Britanniques ont traversée à la suite du Brexit. D’après les chiffres obtenus par le quotidien The Guardian, l’île d’Emeraude a reçu de ses voisins insulaires le plus important nombre de dossiers de naturalisation au niveau européen. Durant les douze mois qui ont suivi le référendum du Brexit, 8 911 demandes ont été formulées – dont seulement 10 % par des Britanniques résidant en Irlande – contre 793 en 2015.
Au total, 17 000 Britanniques ont sollicité la citoyenneté d’un autre pays européen entre juillet 2016 et juin 2017. « Je distingue deux catégories de demandeurs, note Mme Mougenot. Il y a d’une part ceux que j’appelle “les anciens”, qui se sentent très européens, qui ont connu les débuts de l’union, et qui veulent conserver cette identité, et d’autre part les moins de 35 ans, qui y trouvent un intérêt plus pratique, en termes de déplacements, de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que le Commonwealth ?

A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h02
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Une réunion des chefs de gouvernement tous les deux ans — comme en avril à Londres —, des Jeux organisés tous les quatre ans…, le Commonwealth, ou dans sa forme longue « Commonwealth of Nations », est une organisation relativement peu connue de ce côté de la Manche.
Les cinquante-trois pays membres de cette organisation intergouvernementale, rassemblés formellement en 1949, n’ont aucune obligation les uns envers les autres, mais ils adhèrent tous à la charte du Commonwealth, qui énonce une série de « valeurs fondatrices » telles que la démocratie, les droits humains, la non-discrimination, la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, etc. La charte reconnaît noir sur blanc les spécificités des « petits Etats » et des « Etats vulnérables », qu’il convient d’aider, d’assister dans leur développement et de soutenir en cas de danger.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


Basé sur le travail de Mike Bostock et de Derek Watkins : https://github.com/dwtkns/d3_dymaxion




Cinquante-trois pays du Commonwealth
Cette carte représente la majeure partie des pays du Commonwealth, certaines nations insulaires sont trop petites pour être représentées.


Quel régime politique ?
République
Monarchie (Elizabeth II est reine)
Monachie (souverain local)



de Buckminster Fuller, Antarctique exclue


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    /* obligé de faire un second require pour être sûr que D3 est bien défini */
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                "sz": { "etat": "Swaziland", "adhesion": "‍6 septembre 1968", "continent": "Afrique", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monlocal", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 1119375, "Remarque": "" },
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                "au": { "etat": "Australie", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 23795300, "Remarque": "Dominion depuis le 1er janvier 1901, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1942 (avec effet rétroactif à 1939), abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "bs": { "etat": "Bahamas", "adhesion": "‍10 juillet 1973", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 368390, "Remarque": "" },
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                "gb": { "etat": "Royaume-Uni", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Europe", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 64511000, "Remarque": "Le Parlement britannique adopte le statut de Westminster en 1931" },
                "kn": { "etat": "Saint-Christophe-et-Niévès", "adhesion": "‍19 septembre 1983", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 55000, "Remarque": "" },
                "lc": { "etat": "Sainte-Lucie", "adhesion": "‍22 février 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 185000, "Remarque": "" },
                "vc": { "etat": "Saint-Vincent-et-les Grenadines", "adhesion": "‍27 octobre 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 109000, "Remarque": "Membre spécial de 1979 à 1985" },
                "sb": { "etat": "Salomon", "adhesion": "‍7 juillet 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 581344, "Remarque": "" },
                "tv": { "etat": "Tuvalu", "adhesion": "‍1er octobre 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 11323, "Remarque": "Membre spécial de 1978 à 2000" },
                "za": { "etat": "Afrique du Sud", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 54956900, "Remarque": "Dominion depuis le 31 mai 1910, bénéficie du statut de Westminster de 1931, quitte le Commonwealth en 1961, retour en 1994" },
                "bd": { "etat": "Bangladesh", "adhesion": "‍18 avril 1972", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 158088000, "Remarque": "Déclare son indépendance du Pakistan en 1971" },
                "bw": { "etat": "Botswana", "adhesion": "‍30 septembre 1966", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2024904, "Remarque": "" },
                "cm": { "etat": "Cameroun", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 21143237, "Remarque": "Territoire sous mandat principalement français Indépendance de la partie française en 1960, union avec la partie britannique à son indépendance en 1961" },
                "cy": { "etat": "Chypre", "adhesion": "‍13 mars 1961", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 858000, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni en 1960" },
                "dm": { "etat": "Dominique", "adhesion": "‍3 novembre 1978", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 71293, "Remarque": "" },
                "fj": { "etat": "Fidji", "adhesion": "‍10 octobre 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 859178, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1987, retour en 1997, suspendu de 2000 à 2001 et de 2006 à 2014" },
                "gm": { "etat": "Gambie", "adhesion": "‍18 février 1965", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2038501, "Remarque": "Retrait volontaire le 3 octobre 2013" },
                "gh": { "etat": "Ghana", "adhesion": "‍6 mars 1957", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 27043093, "Remarque": "" },
                "gy": { "etat": "Guyana", "adhesion": "‍26 mai 1966", "continent": "Amérique du Sud", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 746900, "Remarque": "" },
                "in": { "etat": "Inde", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1269090000, "Remarque": "Absorbe l'Inde française entre 1950 et 1954, l'Inde portugaise en 1961 et le Sikkim en 1975" },
                "ke": { "etat": "Kenya", "adhesion": "‍12 décembre 1963", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 46749000, "Remarque": "" },
                "ki": { "etat": "Kiribati", "adhesion": "‍12 juillet 1979", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 106461, "Remarque": "" },
                "mw": { "etat": "Malawi", "adhesion": "‍6 juillet 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 16310431, "Remarque": "" },
                "mt": { "etat": "Malte", "adhesion": "‍21 septembre 1964", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 425384, "Remarque": "" },
                "mu": { "etat": "Maurice", "adhesion": "‍12 mars 1968", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1261208, "Remarque": "" },
                "mz": { "etat": "Mozambique", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 25727911, "Remarque": "Indépendance du Portugal en 1975, premier pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "na": { "etat": "Namibie", "adhesion": "‍21 mars 1990", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2113077, "Remarque": "Indépendance de l'Afrique du Sud en 1960" },
                "nr": { "etat": "Nauru", "adhesion": "‍1er novembre 1968", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10084, "Remarque": "Indépendance en 1968 d'une tutelle conjointe de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni membre spécial de 1968 à 1999 et de nouveau de 2006 à 2011" },
                "ng": { "etat": "Nigéria", "adhesion": "‍1er octobre 1960", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 183523000, "Remarque": "Suspendu de 1995 à 1999" },
                "ug": { "etat": "Ouganda", "adhesion": "‍9 octobre 1962", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 34858813, "Remarque": "" },
                "pk": { "etat": "Pakistan", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 189388000, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1972, retour en 1989, suspendu de 1999 à 2004 et de 2007" },
                "rw": { "etat": "Rwanda", "adhesion": "‍29 novembre 2009", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10966891, "Remarque": "Indépendance de la Belgique en 1962, second pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "ws": { "etat": "Samoa", "adhesion": "‍28 août 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 187820, "Remarque": "Indépendance de la Nouvelle-Zélande en 1962 sous le nom de Samoa occidentales" },
                "sc": { "etat": "Seychelles", "adhesion": "‍29 juin 1976", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 89949, "Remarque": "" },
                "sl": { "etat": "Sierra Leone", "adhesion": "‍27 avril 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 6319000, "Remarque": "" },
                "sg": { "etat": "Singapour", "adhesion": "‍9 août 1966", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 5469700, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni et rejoint la Malaisie en 1963, indépendance de la Malaisie en 1965" },
                "lk": { "etat": "Sri Lanka", "adhesion": "‍4 février 1948", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 20675000, "Remarque": "Joint le Commonwealth en tant que Dominion de Ceylan, devient une république en 1972" },
                "tz": { "etat": "Tanzanie", "adhesion": "‍9 décembre 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 47421786, "Remarque": "Précédemment Tanganyika et Zanzibar, fusionnés en 1964" },
                "tt": { "etat": "Trinité-et-Tobago", "adhesion": "‍31 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1328019, "Remarque": "" },
                "vu": { "etat": "Vanuatu", "adhesion": "‍30 juillet 1980", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 264652, "Remarque": "Indépendance de la France et du Royaume-Uni" },
                "zm": { "etat": "Zambie", "adhesion": "‍24 octobre 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 15473905, "Remarque": "" }
            },
            couleur = {
                "monlocal": "#a6cee3",
                "monarchie": "#1f78b4",
                "rep": "#b2df8a"
            };

        var tourner = 'rotate(-70) translate(-' + width * 1.2 + ',' + height / 8 + ')',
            payschoisis = [{ "x": width / 2.45, "y": height / 2.38, "pays": "Royaume-Uni" },
                { "x": width / 2, "y": height / 1.55, "pays": "Pakistan" },
                { "x": width / 1.55, "y": height / 2.6, "pays": "Canada" },
                { "x": width / 1.38, "y": height / 5.1, "pays": "Guyana" },
                { "x": width / 1.8, "y": height / 1.45, "pays": "Inde" },
                { "x": width / 1.29, "y": height / 1.29, "pays": "Malaisie" },
                { "x": width / 1.55, "y": height / 1.12, "pays": "Australie" },
                { "x": width / 2.9, "y": height / 1.52, "pays": "Kenya" },
                { "x": width / 3.5, "y": height / 1.81, "pays": "Nigéria" }
            ];

        var projection = d3.geo.dymaxion()
            .translate([width / 2.2, height / 6])
            .scale(width / 2.7);

        var path = d3.geo.path()
            .projection(projection);

        var graticule = d3.geo.graticule();

        var svg = d3.select("#bfi").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
        var g = svg.append("g")
            .attr("id", "groupe")
            .attr('transform', tourner);

        var etiquettes = svg.append("g")
            .attr("id", "etiquettes");

        /* L'astuce pour faire passer un pays devant les autres*/
        d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
            return this.each(function() {
                this.parentNode.appendChild(this);
            });
        };

        d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/monde.geojson", function(error, collection) {

            g.selectAll("path")
                .data(collection.features)
                .enter().insert("path")
                .attr("class", function(d) {
                    if (commonwealth[dico[d.properties.fr]]) return "land " + dico[d.properties.fr]
                    else return "non"
                })
                .attr("title", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {
" + e.etat + " "
" + String(pop(e.Population)).replace(".", ",") + "habitants"

"
Régime : " + e.regime.replace("République", "république indépendante") + ""
Adhésion le " + e.adhesion.replace("1er", "1er") + ""
                        return html
                    }
                })
                .attr("fill", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {

                        return couleur[e.typo]
                    }
                })
                .attr("d", path)
                .on("mouseover", function() {
                    var sel = d3.select(this);
                    sel.moveToFront();
                });
        });

        function pop(d) {
 1000000000) return (d / 1000000000).toFixed(2) + " milliard d'"
 1000000 && d  2000000) ? "s" : "") + " d'"
            else return d.toLocaleString() + " "
        }

        etiquettes.selectAll("text")
            .data(payschoisis)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("class", "noms passelect")
            .text(function(d) {
                return d.pays;
            })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pays == "Royaume-Uni" || d.pays == "Australie" || d.pays == "Canada") return "end"
                return "middle"
            })
            .attr("x", function(d) {
                return d.x;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return d.y;
            });

        /* Flèche pour la France */

        var flecheData = [{
                x: width / 2.4,
                y: (height / 2.4)
            }, {
                x: width / 2.18,
                y: (height / 2.36)
            }, {
                x: width / 2.17,
                y: (height / 2.16)
            }],
            ligneFleche = d3.svg.line()
            .interpolate("basis")
            .x(function(d) {
                return d.x;
            })
            .y(function(d) {
                return d.y;
            });

        etiquettes.append("defs").append("marker")
            .attr("viewBox", "0 -5 10 10")
            .attr("refX", 8)
            .attr("refY", 0)
            .attr("markerWidth", 8)
            .attr("markerHeight", 8)
            .attr("orient", "auto")
            .attr("id", "t")
            .attr("class", "fleche")
            .attr("fill", "#a1a6aa")
            .append("path")
            .attr("d", "M0,-5L10,0L0,5");


        etiquettes.append("path")
            .attr("d", ligneFleche(flecheData))
            .style("stroke-width", 1.4)
            .style("stroke", "#a1a6aa")
            .style("fill", "none")
            .style('marker-end', "url(#t)");

        /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#dymaxion").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "path.land",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });
        $("#dymaxion a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

    });
});


Quel est le poids démographique des pays de l’organisation ?
Avec près de 2,4 milliards d’habitants, le Commonwealth compose le tiers de l’humanité. La plupart d’entre eux vivent dans le sous-continent indien, l’Inde (1,3 milliard d’habitants), le Bangladesh (158 millions d’habitants) et le Pakistan (190 millions) représentant 80 % de la population du Commonwealth.


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2,4 milliards d'habitants sur cinq continents
Ce graphique représente la répartition de la population du Commonwealth par continent, en millions d'habitants.

Source : Commonwealth



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L’Afrique, avec dix-neuf membres, forme le plus gros contingent de pays mais se trouve en deuxième position s’agissant de la population : les dix-sept républiques et deux monarchies émargent à 501 millions d’habitants.
Enfin, en Europe, seuls deux autres pays — tous deux membres de l’Union européenne — sont membres du Commonwealth, portant la population à 65,79 millions d’habitants : ce sont Malte et Chypre.
Comment y adhérer ?
Les critères pour rejoindre le Commonwealth sont clairement établis, il faut :
accepter les principes énoncés dans la charte ;être un Etat souverain ;reconnaître la reine Elizabeth II comme cheffe du Commonwealth ;accepter l’anglais comme langue du Commonwealth ;respecter les vœux de la population d’adhésion ou non ;avoir eu un lien historique avec un Etat déjà membre.
De ce fait, certains pays pourraient proposer leur adhésion, car ils ont été des « protectorats » ou des colonies de la Couronne : l’Egypte, l’Irak, l’Irlande, la Jordanie, Israël, le Yémen et même les Etats-Unis, entre autres.
Il est aussi possible de quitter l’organisation, et de manière plus aisée que pour un Brexit. C’est ce que firent, par exemple, l’Irlande et Terre-Neuve en 1949 ou les Maldives en 2016. Il y a aussi l’exemple du Zimbabwe, suspendu des réunions ministérielles en 2002 à cause de l’élection de Robert Mugabe en mars de la même année dans des conditions contestées. En 2003, le pays a définitivement quitté l’organisation. Le Royaume-Uni soutient aujourd’hui sa réintégration après le départ du pouvoir de M. Mugabe, en novembre.
Qui est le dirigeant ou la dirigeante ?
A la tête de cette organisation d’Etats partenaires « libres et égaux » — pour la plupart d’anciens territoires coloniaux —, le chef désigné est le souverain britannique, en l’occurrence Elizabeth II actuellement. Elle est par ailleurs cheffe d’Etat de dix-sept monarchies parlementaires, à commencer par le Royaume-Uni, bien sûr, mais aussi le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et des « petites » nations comme les monarchies insulaires de Sainte-Lucie, la Jamaïque, Grenade, les Bahamas, etc. Cela ne lui donne aucun pouvoir effectif.
Quatre pays membres sont des monarchies dont le souverain est « local » : Brunei, le Lesotho, la Malaisie et le Swaziland. Enfin, trente-deux sont des républiques, pour la plupart situées sur le continent africain ; à elles seules, ces républiques africaines représentent 500 millions de personnes.
Quels avantages à l’international ?
Les citoyens de ces cinquante-trois pays ne se considèrent pas comme étrangers les uns aux autres, de ce fait et sur le plan diplomatique, les Etats membres ne s’envoient pas d’ambassadeurs mais des « hauts-commissaires » — qui représentent le gouvernement et non pas le chef d’Etat (qui est souvent la reine par ailleurs). De la même manière, si un citoyen du Commonwealth se trouve dans un pays où il n’a pas de représentation diplomatique, il peut s’adresser à l’assistance consulaire britannique, s’il y en a une.
Par ailleurs, grâce au Commonwealth, les citoyens australiens, néo-zélandais ou canadiens peuvent demander un « working holiday visa » qui — à l’image du visa travail vacances entre la France et le Canada — permet aux personnes de 18 à 30 ans de travailler au Royaume-Uni. Seuls les ressortissants de ces pays y ont droit pour le moment car cet accord nécessite la réciprocité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                
                                       
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Au Danemark, l’affaire du « Nautilus » résolue grâce à un chien suédois


                      Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h38
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

Ben n’a pas le pied marin. Un comble pour un chien renifleur, spécialisé dans la détection aquatique. Et pourtant, à l’automne 2017, le springer anglais de 8 ans – six ans de service dans la police – s’est laissé accrocher à la proue d’un bateau à moteur, qui l’a promené des semaines entières, en baie de Koge, au sud de Copenhague.
Malgré les vagues de plusieurs mètres, les rafales de vent glacé et l’épais brouillard certains jours, il n’a pas lâché, humant l’air, en quête de cette odeur si particulière de la cadavérine, produite par un corps en décomposition, qu’il est capable de déceler, même en infime quantité, à la surface de l’eau.
Le springer anglais a ainsi joué un rôle crucial dans une des affaires criminelles les plus spectaculaires de ces dernières années, en Scandinavie : le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue le 10 août 2017, à bord du sous-marin le Nautilus. « Sans les chiens, l’enquête n’aurait probablement jamais abouti, malgré la détermination incroyable des enquêteurs danois », affirme le commissaire Mattias Sigfridsson, chargé de coordonner l’opération côté suédois. L’ingénieur excentrique Peter Madsen aurait pu, sans être contredit, continuer à défendre la thèse de l’accident, comme il l’a fait depuis le début de son procès, dont le verdict est attendu le 25 avril.
Parmi les quinze chiens renifleurs de la brigade cynophile suédoise, trois seulement sont formés à la détection de cadavres, y compris en milieu aquatique.
En Suède, Ben et ses collègues sont considérés comme des héros. La direction nationale de la police leur a d’ailleurs promis un nouveau bateau. Et les candidats se pressent pour succéder à son maître, Johan Esbjörnsson, quand il partira à la retraite, avec son chien, l’an prochain. « Pourtant, il y a cinq ans, quand nous avons commencé à nous spécialiser dans la détection de cadavres, les collègues trouvaient cela dégoûtant », se souvient...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h55
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.
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L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme

Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h48
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Pas une semaine ne passe, en Allemagne, sans que l’antisémitisme ne fasse les gros titres de l’actualité. Il arrive même qu’il soit évoqué plusieurs fois dans la même journée. Mercredi 18 avril, trois affaires ont retenu l’attention de la presse allemande. L’une concerne l’agression, au cœur de Berlin, d’un Israélien de 19 ans qui portait une kippa et a été frappé par un autre jeune homme avec une ceinture.
L’attaque, qui a eu lieu dans le quartier bourgeois de Prenzlauer Berg, a eu d’autant plus de retentissement qu’elle a été filmée par la victime et diffusée sur les réseaux sociaux. Depuis, le jeune Israélien a révélé qu’il n’était pas juif mais d’origine arabe et athée, et qu’il avait voulu montrer « combien il est horrible, ces temps-ci, de se montrer comme juif dans les rues de Berlin ». Quant à son agresseur présumé, il a été arrêté, a annoncé la police, jeudi soir, précisant qu’il s’agissait d’un Syrien.
Deuxième affaire : la remise d’un prix Echo, l’équivalent des Victoires de la musique outre-Rhin, aux rappeurs Kollegah et Farid Band. Dans l’une de leurs chansons, ces derniers font un parallèle entre leurs corps et ceux des « prisonniers d’Auschwitz ». Depuis que la récompense leur a été décernée, le 12 avril, plusieurs lauréats ont rendu la leur, en signe de protestation. Mercredi, le président du Conseil allemand de la musique, qui représente les professionnels du secteur, a annoncé à son tour sa démission du comité d’éthique du prix Echo.
Mise en garde contre l’instrumentalisation des chiffres
La troisième affaire, enfin, concerne une création théâtrale intitulée Mein Kampf et dont la première devait avoir lieu à Constance (Bade-Wurtemberg), vendredi, jour anniversaire de la naissance d’Hitler. Présentée comme une farce sur la jeunesse du futur maître du IIIe Reich, cette pièce fait scandale avant même d’avoir été vue.
Mercredi, la presse a relayé les critiques ayant visé la direction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Berlin : évacuation massive pour désamorcer une bombe britannique

Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h30
   





                        



   


Une des plus importantes évacuations qu’ait connues le centre de Berlin depuis 1945 était en cours, vendredi 20 avril, pour permettre le désamorçage d’une bombe britannique de 500 kg datant de la seconde guerre mondiale.
Trouvé par des ouvriers sur un chantier au cœur de la capitale allemande, près de la gare principale, l’engin est qualifié de « sûr » par la police. Les autorités ont néanmoins décidé d’une évacuation de « tous les bâtiments dans un périmètre de 800 mètres » autour du lieu de la découverte. A 9 heures, la police locale effectuait du porte-à-porte pour s’assurer que les occupants quittaient les bâtiments avant que le déminage ne commence aux alentours de midi. Selon la police, quelque 10 000 personnes seraient concernées par cette évacuation.
Transports perturbés

   


Même loin de cette zone, les Berlinois doivent s’adapter. Les transports dans, depuis et vers la capitale sont très perturbés car la principale gare de la ville, Hauptbahnhof, utilisée par 300 000 voyageurs quotidiens, est à l’intérieur du périmètre d’évacuation. Depuis le matin, les trains ne s’y arrêtent plus et des policiers en interdisent l’accès à l’aide de bandes rouge et blanc. Le trafic devait être totalement bloqué jusqu’à au moins 13 heures. De nombreuses stations de tram, bus, métro, de trains de banlieue étaient également fermées jusqu’à 14 heures.
A côté de la gare, de nombreux bâtiments publics sont dans la zone rouge, à commencer par les ministères de l’économie et des transports, un hôpital militaire, le gigantesque complexe en travaux des services de renseignements (BND), le musée d’art contemporain Hamburger Bahnhof et celui de médecine.
« La bombe de 500 kg, qui n’a pas explosé à l’époque, fait environ 110 cm sur 45, c’est donc un objet assez imposant qui pourrait potentiellement faire beaucoup de dégâts dans la ville. Nous sommes donc très prudents avec des professionnels hautement qualifiés », a expliqué un porte-parole de la police berlinoise, Winfrid Wenzel. Berlin a connu pendant la guerre une campagne d’intenses bombardements, en particulier au printemps 1945, avec un tiers des habitations de la ville détruites et des dizaines de milliers de morts. Des milliers d’engins ayant fait long feu ont été découverts depuis et quelque 3 000 autres resteraient dans le sous-sol berlinois, selon les experts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.
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Antisémitisme : l’extrême droite autrichienne toujours embarrassée par des scandales

Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h33
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Cela fait à peine quatre mois que le FPÖ (parti autrichien de la liberté) est revenu au pouvoir en coalition avec les conservateurs (ÖVP). Mais il est déjà rattrapé par plusieurs scandales. Un agent diplomatique en poste à Tel-Aviv a été rappelé, après avoir porté un tee-shirt nazi. Un élu local a été suspendu, pour avoir partagé sur WhatsApp des citations d’Adolf Hitler. Et un candidat à une élection régionale, Udo Landbauer, a été poussé à la démission, après la découverte de livrets de chants faisant l’apologie du IIIe Reich, dans la corporation pangermaniste dont il était un dirigeant.

L’allié autrichien de Marine Le Pen ne ménage pourtant pas sa peine pour convaincre que le FPÖ a évolué depuis sa création après-guerre par d’anciens nazis. « Nous avons aujourd’hui et pour les générations futures un devoir de responsabilité face à la mémoire des victimes de l’Holocauste », a affirmé Heinz-Christian Strache, le vice-chancelier et chef de file de cette famille politique, en janvier. « Si quelqu’un voit les choses autrement, qu’il se lève et qu’il s’en aille. Il n’est pas le bienvenu chez nous. »
Refus de délivrer « un certificat casher »
Ce discours ne semble pas convaincre les 15 000 membres de la communauté juive d’Autriche, rassemblée au sein d’un conseil national nommé IKG (« Israelitische Kultusgemeinde »), de la sincérité du FPÖ. Son président, Oskar Deutsch, a expliqué qu’il refusait toujours de « délivrer un certificat casher » à l’extrême droite. Opposition politique, associations antiracistes, historiens, rescapés du camp de Mauthausen se montrent aussi sceptiques. Même le jeune chancelier Sebastian Kurz, qui gouverne avec M. Strache, n’hésite pas à critiquer son partenaire de coalition sur ce point très précis. Car les faits sont là. Alexander Pollak, de l’association SOS Mitmensch, l’affirme :
« Nous avons effectué des recherches qui démontrent un financement systématique par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.
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Jean-Yves Camus : « Il y a une convergence entre les stéréotypes antisémites »

Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h57
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Le politologue Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques (Fondation Jean-Jaurès), détaille les évolutions de l’antisémitisme en Europe.
A-t-on raison de distinguer un antisémitisme de l’Ouest et un antisémitisme de l’Est ?
Il y a d’une manière générale une grande convergence entre les stéréotypes antisémites, d’où qu’ils viennent. Un certain nombre d’études ont montré que les clichés utilisés dans les milieux issus de l’immigration ou par les jeunes musulmans rejoignent ceux de l’antisémitisme occidental « classique » : les juifs et l’argent, les juifs et le pouvoir, le mythe de la domination et du complot… Cela rend la distinction entre un ancien et un nouvel antisémitisme difficile à établir.
Toutefois, les sources ne sont pas les mêmes, ni culturellement ni religieusement. Les sources religieuses émanent de textes différents, ou de la déformation de textes différents. L’antijudaïsme professé par l’Eglise catholique avant Vatican II et certains passages du Coran produisent les mêmes clichés mais sont issus de constructions intellectuelles différentes.

Les modalités, elles aussi, divergent. En Europe occidentale, l’antisémitisme dit traditionnel n’est plus responsable que d’une petite minorité des actes violents. Les attentats ou les agressions graves que l’on a connus en France ne sont pas le fait de l’extrême droite, même si une partie de celle-ci reste antisémite et continue de se faire entendre sur le sujet. C’est pour cela qu’un certain nombre de juifs se demandent s’il faut continuer à mettre le Front national au premier rang des formations ou idéologies à ostraciser.
Ces antisémitismes – ancien et nouveau – se nourrissent-ils l’un l’autre ?
La question se pose plutôt avec l’extrême gauche. A une certaine époque, une partie de la gauche a considéré que les populations d’origine immigrée allaient devenir le nouveau prolétariat, et le fer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendantistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.
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Manuel Valls « étudie » une candidature à la mairie de Barcelone

L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendantistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 06h37
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Si la candidature de Manuel Valls pour prendre la tête de la mairie de Barcelone, sous les couleurs du parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« Citoyens ») se confirme, ce serait un coup de maître de son président Albert Rivera. L’ancien premier ministre français, né dans la capitale catalane, a reconnu, vendredi 20 avril, qu’il « étudiait » la possibilité de participer aux élections municipales avec Ciudadanos.
« Continuer à participer au débat sur l’indépendantisme m’intéresse, et je vais étudier cette possibilité », a répondu Manuel Valls durant l’interview qu’il a accordée sur la chaîne TVE.
L’ancien premier ministre socialiste français est devenu l’une des voix européennes à s’élever avec le plus de force contre l’indépendantisme catalan et à défendre « la démocratie espagnole », s’exprimant régulièrement en faveur de la remise à l’Espagne de l’ancien président catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat européen pour « rébellion », et demandant que les décisions de la justice espagnole soient « respectées » en Europe.
Des prises de position fortes, claires et sans nuances qui lui ont valu d’être courtisé aussi bien par la droite que par la gauche, de participer à un meeting de Ciudadanos à Barcelone lors de la campagne pour les élections régionales du 21 décembre 2017, et de devenir le chouchou des médias espagnols.
« Le projet séparatiste est mort »
« Le projet séparatiste est mort avec la réponse du roi et de l’Europe, mais les idées indépendantistes vont perdurer et le processus sera long, car la société est très divisée », a déclaré l’ancien chef du gouvernement français durant l’interview, tout en se disant convaincu qu’à terme, la société catalane « dépasserait » ces divisions.
Espagnol de naissance, Manuel Valls a été naturalisé Français à l’âge de 20 ans. Depuis le traité de Maastricht, en 1992, les citoyens de l’Union européenne (UE) résidant dans un autre Etat membre que leur pays d’origine peuvent voter et présenter leur candidature aux élections municipales et européennes dans les mêmes conditions que les nationaux.
Ciudadanos, formation née en 2006 en Catalogne contre le nationalisme, a non seulement remporté les élections catalanes du 21 décembre 2017 (sans majorité pour gouverner), mais elle est donnée en tête dans tous les sondages en Espagne. Néanmoins ce succès, très récent, s’appuie essentiellement sur un discours très ferme contre les indépendantistes catalans et profite avant tout du fait que la question territoriale soit en première ligne de l’actualité.
Ciudadanos ne dirige ainsi aucune grande ville espagnole, n’a pas d’expérience de gestion ni de gouvernement significative, doute régulièrement sur ses prises de positions idéologiques, se guidant essentiellement sur les sondages pour se définir, et manque de cadres expérimentés. Raison pour laquelle Manuel Valls serait un atout incontestable pour gagner en crédibilité devant les électeurs réticents du fait du manque d’expérience du parti.
« Talent »
En début d’après-midi, le président de Ciudadanos, Albert Rivera, a confirmé lors de son université de printemps à l’Escorial que Manuels Valls « envisage d’être candidat à une élection espagnole, dans ce cas à Barcelone ». Le dirigeant libéral de 39 ans a reconnu qu’il faudrait respecter le règlement qui impose des primaires, tout en insistant sur son souhait « d’ouvrir les portes au talent ».
« Nous allons nous battre pour gagner les élections, et bien sûr, une personne du niveau de Manuel Valls, ancien premier ministre, un démocrate, un ami de l’Espagne et de l’Europe, une personne qui a défendu ces valeurs en pleine crise du séparatisme catalan, mérite tout le respect possible. »
Depuis octobre 2017, l’ex-premier ministre a trouvé en Espagne une part de l’influence qu’il a perdue en France. « La Catalogne, sans l’Espagne, n’est pas la Catalogne », avait-il notamment déclaré. Ces propos ne plaisent pas aux indépendantistes catalans, qui voient Manuel Valls comme un opportuniste, jacobin et botifler (« traître à la Catalogne «). Mais lui ont attiré reconnaissance et popularité chez les « constitutionnalistes ».
Jeudi 19 avril, il débattait encore avec l’ancien président du gouvernement socialiste, Felipe Gonzalez, dans le cadre d’une conférence organisée par le quotidien El Pais. Et le 23 avril, l’association antinationaliste Société civile catalane (SCC) lui décernera son prix du « bon sens », ainsi qu’au président du Parlement européen, Antonio Tajani.

        Lire aussi :
         

                Manuel Valls, Ibère médiatique



Au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ce possible recrutement fait grincer des dents. « Les temps changent. Manuel Valls a abandonné depuis longtemps le Parti socialiste », a commenté le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, insistant sur le fait que son « projet politique n’est pas celui que défend » M. Valls, bien qu’il l’ait toujours soutenu lorsqu’il était à Matignon.
Pour le PSOE et pour le Parti populaire du chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui observent dans les sondages une fuite de leurs électeurs vers Ciudadanos, ce possible recrutement d’un ancien premier ministre français n’est pas de nature à rassurer.



                            


                        

                        

