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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.
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Les inspecteurs de l’OIAC sont allés sur les lieux de l’attaque chimique présumée à Douma

Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h07
   





                        



   


Les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se sont rendus, samedi 21 avril, dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée. Ses experts y avaient prélevé des échantillons. Une « autre visite pourrait être effectuée à Douma », a déclaré l’OIAC dans un communiqué.
L’équipe de l’OIAC était arrivée en Syrie le 14 avril. Son retard pour commencer son travail d’inspection a Douma a été notamment expliqué par des raisons de sécurité. « La sécurité du personnel de l’OIAC a été garantie non seulement par la partie syrienne, mais aussi par le commandement du contingent russe en Syrie », a affirmé le ministère des affaires étrangères russes

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                Syrie : les difficultés de l’OIAC pour inspecter le site de Douma



Attaque imputée aux forces gouvernementales syriennes
Les inspecteurs de l’OIAC ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés, mais ils n’ont toujours pas pu accéder au site, contrôlé par les forces du président syrien Bachar Al-Assad depuis que les rebelles ont évacué la ville. L’attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma le 7 avril a fait au moins 40 morts, selon des secouristes.
Cette attaque aux « gaz toxiques » imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques.
La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d’entraver l’accès des inspecteurs de l’OIAC à Douma, les accusations qu’elle a rejeté avec véhémence en les qualifiant de « sans fondement ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.
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Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

Les autorités veulent commencer par interdire les pailles et les Coton-Tige faits avec cette matière dérivée du pétrole.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’océan de plastique utilisé chaque année, cela ne représente qu’une goutte d’eau. Mais en annonçant, jeudi 19 avril, sa volonté d’interdire les pailles, les Cotons-Tiges et les touillettes en plastique, le ­gouvernement britannique a su attirer l’attention avec une mesure symbolique. « Les plastiques à usage unique sont un fléau pour nos océans et sont mortels pour notre environnement et sa faune. Il est donc vital d’agir ­maintenant », explique Michael Gove, le ministre britannique de l’environnement.
Cette mesure fait partie d’un plan plus large de lutte contre le plastique annoncé en janvier. L’objectif est de supprimer tous les « plastiques évitables » d’ici vingt-cinq ans. Depuis janvier, la fabrication de produits contenant des microbilles de plastique, comme des crèmes de beauté ou des dentifrices, est interdite. Une taxe de 5 pence (6 centimes) sur les sacs en plastique, qui était déjà en vigueur dans les grands magasins, a été étendue à tous les commerces. Un programme de consignes de bouteille est à l’étude et devrait être lancé avant la fin de l’année. Il fonctionnerait comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, où des distributeurs de boisson sont aussi utilisés comme réceptacles pour les bouteilles usagées.
Enfin, jeudi, à l’occasion du sommet du Commonwealth – qui comprend de nombreuses petites îles directement concernées par la pollution des océans –, les autorités du Royaume-Uni ont fait part de leur intention d’interdire les pailles. Cette mesure ne devrait entrer en vigueur qu’en 2020. Ses modalités seront précisées dans le courant de l’année. Des exceptions pourraient être autorisées, notamment pour les usages médicaux.

Personne ne semble savoir combien de pailles sont utilisées au Royaume-Uni chaque année : 8,5 milliards, selon le gouvernement ; 42 milliards, d’après une étude menée pour l’association WWF. Mais cela fait beaucoup de plastique et l’annonce a été saluée par la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.
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Un scientifique membre du Hamas assassiné à Kuala Lumpur

Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h44
   





                        



   


Le docteur Fadi El-Batch, un scientifique palestinien spécialisé dans l’énergie et membre du Hamas a été assassiné samedi 21 avril, à Kuala Lumpur en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza. Selon les médias israéliens, il travaillait aussi au développement de drones pour le Hamas.
Le mouvement palestinien n’a pas désigné de responsable de l’assassinat, alors qu’il accuse souvent Israël, son ennemi juré. Mais la famille El-Batch, dans la bande de Gaza accuse le Mossad, le service de renseignement israélien, dans un communiqué.
« Le Mossad est derrière l’assassinat de Fadi El-Batch, 35 ans », affirme-t-elle en appelant les autorités malaisiennes à « trouver les suspects avant qu’ils ne prennent la fuite » et à faciliter le transfert de sa dépouille à Jabaliya, dans la bande de Gaza, afin qu’il y soit inhumé. Israël n’a fait aucun commentaire.
Deux hommes à moto
Le vice-premier ministre malaisien, Ahmed Zahid Hamidi, a déclaré à l’agence de presse officielle Bernama que Fadi El-Batch était un enseignant en ingénierie électrique, spécialiste en fabrication de roquettes, et qu’il avait des liens avec les services de renseignement d’un « pays considéré comme un ennemi d’Israël ».
« L’un des deux suspects a tiré 10 balles, dont quatre ont atteint la tête et le corps du professeur, qui est mort sur le coup », a précisé le chef de la police de Kuala Lumpur, Datuk Seri Mazlan Lazim, cité par l’agence.
Le professeur était également un imam à la mosquée près de son lieu de résidence. Il était marié et avait trois enfants, a-t-il ajouté.
Selon des images enregistrées par des caméras de vidéosurveillance, les deux assaillants ont attendu pendant vingt minutes qu’il sorte de chez lui. L’ambassadeur de Palestine en Malaisie, Anouar El-Agha, a déclaré que des témoins de la scène lui avaient dit que les tueurs avaient une « apparence européenne ».
Tensions persistantes à la frontière de la bande de Gaza
Vendredi, des milliers de Palestiniens ont encore manifesté dans la bande de Gaza le long de la frontière israélienne pour le quatrième vendredi de suite d’une mobilisation de masse qui a fait quatre nouveaux morts.
Trente-huit Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, du mouvement appelé la « marche du retour ». Des centaines ont été blessés, dont encore plus de 440 vendredi, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.
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Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants

Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h49
   





                        



   


L’action d’une centaine de militants de Génération identitaire (GI), samedi 21 avril, au le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), s’est invitée dans les débats sur la loi asile et immigration à l’Assemblée nationale. Alors que des membres du mouvement d’extrême droite bloquaient ce point de passage de migrants, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France », Jean-Luc Mélenchon a interpellé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Le président de la France insoumise a demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que dorenavant les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». L’intervention des militants de Génération identitaire a suscité une vague de réactions indignées de la part de plusieurs politiques.

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                Loi asile et immigration : le chemin escarpé des députés contestataires



Ce col, qui culmine à 1 762 mètres et est situé à six kilomètres de la frontière, est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, a fait valoir un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières. »
Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands.
« Frontière symbolique »

   


Après une ascension commencée après 9 heures, en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une « frontière symbolique » à l’aide de grillage en plastique de chantier et prévoient de passer la nuit au col. Il s’agit d’« expliquer aux migrants éventuels que ce qui n’est pas humain, c’est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C’est faux », a déclaré Romain Espino. « Ils ne vont pas trouver l’Eldorado, c’est immoral. Ceux qui en paient les frais, ce sont les Français », a-t-il ajouté.
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle d’arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d’Ivoire (pourtant première puissance économique d’Afrique de l’Ouest). Ces nationalités arrivent loin devant celles des autres migrants, très majoritairement ouest-africains. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.

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                Dans les Alpes, auprès des migrants, « on va redescendre des cadavres, un de ces jours »



« Sale climat »
Au délà des bancs de l’Assemblée, de nombreux politiques, principalement de gauche, ont dénoncé l’intervention des militants d’extrême droite. La sénatrice socialiste de l’Oise et ancienne ministre des familles a évoqué un « sale climat » dans un tweet. La sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa a elle aussi fait un parralèle entre les étudiants occupants leur université et qui sont délogés et « la milice partant à la chasse aux migrants », pour qui « c’est ok ? », dénoncant un Etat de droit à deux vitesses. La secrétaire nationale du Parti de Gauche, Laurence Pache interpelle Gérard Collomb, qu’elle accuse de « laisser faire la chasse au migrants ».

Cette semaine, l’UNI a organisé tranquillement la mobilisation des étudiants anti-bloquage et aujourd’hui des jeune… https://t.co/go9c54bU8N— laurossignol (@Laurence Rossignol)


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Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris dénonce « un déni de saloperie », qui ne serait pas autant condamné que « le délit de solidarité ». Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne déplore « des pratiques ignobles et indignes ». Le député LREM des Bouches du Rhône, François-Michel Lambert parle, lui, « d’une bande de connards ».

Alerte 🚨 
— fm_lambert (@FM LAMBERT)


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La pression migratoire reste « forte »
La pression migratoire reste « forte » à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017. « Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois », a-t-il ajouté devant les députés lors des débats du projet de loi asile immigration, texte très controversé qualifié à la fois de « petite loi » par Les Républicains et d’« inhumaine » par la gauche.

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                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne « Defend Europe » en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l’opération avait pris fin le 17 août. Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la fabrication d’un mur devant un futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l’hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abri, destinées uniquement aux « Français de souche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».
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L’honneur perdu des sociaux-démocrates danois

L’alliance avec les populistes est une stratégie officielle pour le parti social-démocrate danois, s’indigne l’écrivain et journaliste Carsten Jensen dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h30
   





                        



                                


                            
Tribune. Pour l’instant, tout ne va pas si mal pour le Parti social-démocrate danois, mieux en tout cas que pour un grand nombre d’autres formations sociales-démocrates en Europe. Le parti des travailleurs existe toujours. Certes, il ne représente plus un tiers des électeurs comme au temps de sa splendeur. Désormais, il doit se contenter d’un quart mais, au sein d’un corps électoral toujours plus fragmenté, il demeure le plus important parti du Danemark. Et si l’on demande aux sociaux-démocrates la recette de ce succès, ils répondent sans hésiter : ils ont choisi d’assumer la politique la plus à droite possible concernant les réfugiés et l’intégration. Par ailleurs, pour eux, l’alliance avec le populisme n’a rien d’un vilain petit secret. Il s’agit d’une stratégie officielle, qu’ils revendiquent haut et fort.
Déconnectés des réalités
Pendant quatre ans, le Parti social-démocrate a gouverné le pays avec un petit parti centriste social-libéral, et sa défaite aux élections législatives de 2015, contre une coalition entre des partis bourgeois et le populiste Parti du peuple danois, fut comme le crash d’un ovni. Pendant quatre ans, ses dirigeants, en manageurs froids et déconnectés des réalités, avaient mené une prétendue « politique de la nécessité », imposant dans la foulée de la crise financière de 2008 des coupes claires dans le budget de l’Etat. Ils avaient entrepris de démanteler ce modèle danois si fameux à l’étranger, garant pendant de longues années de la stabilité et du bien-être social du pays. Ils ont compris trop tard que le parti était en train de se couper de ses racines populaires et, quand la défaite est venue, les deux figures-clés du parti, la première ministre et le ministre des finances, ont abandonné la politique danoise au profit de postes lucratifs à l’étranger.
Les hommes et les femmes de la défaite ont pris acte. L’éminence grise du parti, Henrik Sass Larsen, est un ­populiste-né, antimondialisation,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Cette annonce, qui s’inscrit dans un contexte de détente entre le régime de Kim Jong-un, son voisin du Sud et les Etats-Unis, a immédiatement été saluée.
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Suspension du programme nucléaire de Pyongyang : une « très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde », selon Donald Trump

Cette annonce, qui s’inscrit dans un contexte de détente entre le régime de Kim Jong-un, son voisin du Sud et les Etats-Unis, a immédiatement été saluée.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h21
   





                        



   


La Corée du nord a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d’essais atomiques. Cette annonce intervient moins d’une semaine avant la rencontre prévue entre Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in, qui préfigure un sommet historique qui devrait avoir lieu entre MM. Kim et Trump, en principe au début de juin.

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                La Corée du Nord suspend ses programmes nucléaire et balistique



Aux Etats-Unis, le président américain, Donald Trump, a immédiatement salué l’annonce de Kim Jong-un, y voyant « une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde ». « Grand progrès ! Hâte de participer à notre sommet », a-t-il ajouté dans un tweet.Séoul s’est empressé de saluer un « progrès significatif pour la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, que le monde attend ». La présidence sud-coréenne s’est félicitée de « l’environnement très positif pour les sommets à venir (…) », que la décision de Pyongyang « va créer ».La Chine, principal allié de Pyongyang, a estimé que le geste du Nord allait favoriser une dénucléarisation de la péninsule coréenne. « La Chine pense que la décision (…) va aider à apaiser la situation dans la péninsule coréenne et faire avancer le processus de dénucléarisation ainsi que les efforts en vue d’une solution politique », a déclaré Lu Kang, le porte-parole du ministère des affaires étrangères.Au Japon, le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a, lui aussi, salué l’annonce nord-coréenne, « mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l’abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles, d’une façon vérifiable et irréversible, a-t-il dit. Nous allons surveiller cela de près ». Mais son ministre de la défense, Itsunori Onodera, s’était prononcé peu avant pour un maintien d’une pression maximale sur Pyongyang. « Nous ne pouvons pas être satisfaits », du fait que, selon lui, la Corée du nord n’a pas mentionné « l’abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée ».L’Union européenne a salué samedi « une étape positive, attendue depuis longtemps ». L’annonce marque la volonté de Pyongyang de « respecter ses obligations internationales » et de se conformer notamment aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, a écrit dans un communiqué la représentante de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini. Elle ajoute espérer que les prochaines rencontres entre les numéros un américain, nord et sud-coréens puissent déboucher sur « des résultats supplémentaires, concrets ».L’UE a imposé une série de sanctions contre la Corée du Nord à la suite de ses programmes d’armement nucléaire et balistique. L’Union entretient néanmoins des relations diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) depuis 2001, tout comme la plupart de ses Etats membres. Sept d’entre eux disposent d’ambassades à Pyongyang (Allemagne, Bulgarie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède).
Le secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Otice), Lassina Zerbo, a invité samedi la Corée du Nord à ratifier ce traité international pour « consolider le progrès » marqué par l’annonce de la fin des essais nucléaires nord-coréens.
Adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 1996, le traité a été signé par 183 pays mais doit encore être ratifié par huit Etats détenteurs de la technologie nucléaire (Chine, Etats-Unis, Inde, Pakistan, Corée du Nord, Egypte, Iran et Israël) pour entrer en vigueur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales explique que la trajectoire chinoise peut aboutir à un mode de croissance apte à proposer un ordre mondial alternatif au capitalisme financier.
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Michel Aglietta : « La Chine développe un capitalisme qui ouvre une voie originale vers le XXIe siècle »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales explique que la trajectoire chinoise peut aboutir à un mode de croissance apte à proposer un ordre mondial alternatif au capitalisme financier.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h00
    |

                            Michel Aglietta (Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii), université de Paris-Nanterr)








                        



                                


                            

[Quatre économistes s’interrogent sur les raisons du succès de la politique du président Xi Jinping, dont le pouvoir n’a jamais été aussi grand]
Tribune. En 1950, après un siècle de pillages par les Occidentaux, puis le Japon, la Chine était, de très loin, le pays le plus pauvre du monde. Selon les données historiques d’Angus Maddison (publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques), le produit intérieur brut par habitant y était deux fois plus faible que celui de l’Afrique, vingt fois plus faible que celui des Etats-Unis. En 2010, il était environ quatre fois et demie plus faible que celui des Etats-Unis.
Au fil de la trajectoire historique de 1950 à 2050, dont les deux tiers sont réalisés et un tiers en devenir, Mao a rétabli l’unité et l’indépendance d’un pays très pauvre, dont la population était à 95 % rurale, et Deng a trouvé la voie vers la prospérité en éveillant les intérêts privés, en établissant la responsabilité des échanges, en reconnaissant les droits de propriété et en ouvrant l’économie au monde. Le succès se mesure à la performance réalisée : 50 millions de personnes ont été arrachées à la pauvreté absolue en vingt ans.
Enfin, Xi ouvre une « nouvelle ère » qui a une double dimension : le passage de la croissance quantitative à la croissance qualitative pour corriger les déséquilibres accumulés par l’industrialisation, d’une part ; la transformation de la globalisation vers un nouvel ordre mondial à travers le projet « One Belt, one Road » (OBOR, « une ceinture, une route »), d’autre part. L’objectif est de rétablir l’autorité de l’empire du Milieu dans la communauté mondiale. La nouvelle ère est divisée en deux périodes : 2020-2035 pour achever la « modernisation socialiste », 2035-2050 pour « harmoniser le bien-être social et la civilisation écologique ».
Les Occidentaux rencontrent une difficulté majeure à comprendre les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’interdépendance sociale entre entrepreneurs et personnel politique est le moteur, et non le handicap, du système chinois, explique l’économiste à l’Institut des Amériques, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Robert Boyer : « Comprendre l’évolution de la Chine est un un défi adressé aux théories économiques »

L’interdépendance sociale entre entrepreneurs et personnel politique est le moteur, et non le handicap, du système chinois, explique l’économiste à l’Institut des Amériques, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h00
    |

                            Robert Boyer (Economiste, ancien directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et Directeur de recherche au CNRS, auteur de La Théorie de la Régulation. Les Fondamentaux, La Découverte, 2004)








                        



                                


                            

[Quatre économistes s’interrogent sur les raisons du succès de la politique du président Xi Jinping, dont le pouvoir n’a jamais été aussi grand]
Tribune. Avec l’effondrement de l’Union soviétique, nombre d’intellectuels avaient anticipé la « fin de l’histoire » : marché et démocratie allaient remplacer le Gosplan et la domination du Parti communiste. Or la trajectoire chinoise invalide le pronostic qui ferait de la démocratie le régime politique nécessaire à la modernité et à la performance économique.
Depuis deux décennies, comprendre la surprenante évolution de la Chine est un défi adressé à la plupart des théories économiques. Toutes s’y sont essayées, sans jusqu’à présent faire consensus. Pour les tenants de la concurrence, la libération des forces du marché a permis la réduction de la pauvreté. Pour ceux qui insistent sur le rôle de l’Etat, l’équivalent d’une planification originale explique ces succès. Les théories de la croissance pointent le rôle du rattrapage technologique comme facteur explicatif majeur. Pour les chercheurs en socio-économie, ce sont la variété et la puissance des réseaux liant l’économique et le politique qui distinguent la Chine.
La Chine a en effet inventé un moyen d’aligner, au moins partiellement, les intérêts de la classe politique avec ceux des entrepreneurs au niveau local, puis national. Les autorités locales sont fortement encouragées à faciliter l’émergence des entrepreneurs, source de création de richesse et, par conséquent, d’une base d’imposition plus importante. L’existence d’une série de « corporatismes locaux » organise ainsi la coopération entre la classe politique et les entrepreneurs. C’est le résultat logique de la complémentarité de leurs objectifs respectifs : d’un côté récolter le maximum d’impôts, de l’autre améliorer l’avantage concurrentiel de chaque localité par le biais du dynamisme économique.
La concurrence entre toutes les localités ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune, l’économiste indien réfute l’idée que le modèle chinois soit efficace et transposable à d’autres pays.
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Pranab Bardhan : « Le modèle chinois est fondamentalement défaillant et difficilement applicable aillleurs »

Dans une tribune, l’économiste indien réfute l’idée que le modèle chinois soit efficace et transposable à d’autres pays.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            

[Quatre économistes s’interrogent sur les raisons du succès de la politique du président Xi Jinping, dont le pouvoir n’a jamais été aussi grand]
Tribune. Il semble que les dirigeants chinois aient oublié l’un des conseils de Deng Xiaoping : « tao guang yang hui » (« maintenez un profil bas »). En proclamant une « nouvelle ère », le président Xi Jinping a présenté le système de gouvernance de la Chine comme un modèle dont les autres pays devraient s’inspirer. Les chefs d’Etat « désireux d’accélérer le développement de leur pays, tout en préservant l’indépendance », doivent considérer la Chine comme « une nouvelle option », a déclaré M. Xi. L’agence de presse officielle Xinhua a même suggéré qu’à mesure du déclin des démocraties occidentales, la « démocratie chinoise éclairée » pouvait constituer une nouvelle voie d’avenir.
Le modèle de développement économique et politique de la Chine présente différentes caractéristiques parmi lesquelles une gouvernance autoritaire ancrée sur la recherche de la stabilité, une politique industrielle et une finance conduites par l’Etat, des investissements massifs dans les infrastructures, une industrialisation rurale fondée sur une agriculture à petite échelle, ainsi qu’une ouverture au commerce étranger et aux technologies. Ce modèle a incontestablement produit une croissance économique rapide ces trente dernières années.
Mais l’idée selon laquelle le premier de ces éléments – l’autoritarisme – serait nécessaire à un développement rapide est une erreur.
La démocratie permet d’apaiser les conflits
Les voisins de la Chine – Japon, Corée du Sud, Taïwan – ont atteint une forte croissance par le biais d’une politique industrielle étatique, de l’industrialisation du monde rural et de l’ouverture au commerce. Mais le Japon a atteint ces objectifs dans un cadre démocratique d’après-guerre, et la Corée du Sud et Taïwan connaissent la démocratie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine rejette l’idée d’un conflit entre modèles chinois et américain, pour décrire plutôt leur convergence pour contrôler la finance internationale.
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Alain Cotta : « En Chine, le capitalisme d’Etat s’est dressé en rival du capitalisme d’entreprise »

Dans une tribune au « Monde », le professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine rejette l’idée d’un conflit entre modèles chinois et américain, pour décrire plutôt leur convergence pour contrôler la finance internationale.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            

[Quatre économistes s’interrogent sur les raisons du succès de la politique du président Xi Jinping, dont le pouvoir n’a jamais été aussi grand]
Tribune. Dans l’esprit de l’oligarchie américaine qui initia la mondialisation économique, la Chine devait être un marché multipliant à l’envi la masse des consommateurs avides de produits occidentaux et fournir une main-d’œuvre à bas coût à qui voudrait l’utiliser.
Il a fallu un peu plus d’une génération pour que cette anticipation soit démentie par la réalité. La Chine a relevé le défi de l’Occident jusqu’à l’affronter sur son propre terrain, en utilisant ses armes, non sans réserver à ses dirigeants politiques un rôle beaucoup plus actif que dans les nations occidentales. Le capitalisme d’Etat s’est dressé en rival du capitalisme d’entreprise. La Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale, elle sera bientôt la première.
La volonté chinoise de développer au plus vite les industries les plus rayonnantes des nations occidentales – robotique, automobile, aviation, défense – en subventionnant massivement leur développement et en leur ouvrant, par les « nouvelles routes de la soie », un accès africain et européen, inquiète. D’autant plus que Pékin manifeste son intention de développer les innovations de l’intelligence artificielle grâce à l’accumulation de moyens publics. La Chine pourrait devenir la nation la plus puissante dans ce domaine, profitant des hésitations américaines et du retard européen dans la révolution numérique.
Dans le domaine social, la critique occidentale essentielle concerne les inégalités. En moins d’une génération, le nombre des « super riches » chinois s’est élevé, pour atteindre aujourd’hui plus du tiers (180 environ) de leur effectif mondial (500). Les inégalités qui fracturent la société chinoise sont les plus grandes de l’histoire de l’économie monétaire, sans commune mesure avec celles de la société américaine au XIXe siècle.
Pourtant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La famille du prince indien Manvendra régnait autrefois sur une petite principauté indienne. Ses parents lui ont retiré une partie de son héritage en raison de son homosexualité. Il lutte aujourd’hui pour créer un refuge destiné à la communauté LGBT.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le président sud-africain a dû quitter précipitamment le Sommet du Commonwealth, obligé de jouer les pompiers dans la province du Nord-Ouest agitée par des émeutes contre le chef local de l’ANC, accusé de corruption.
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Compte rendu

Cyril Ramaphosa rattrapé par ses premières urgences en Afrique du Sud

Le président sud-africain a dû quitter précipitamment le Sommet du Commonwealth, obligé de jouer les pompiers dans la province du Nord-Ouest agitée par des émeutes contre le chef local de l’ANC, accusé de corruption.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-21T11:28:17+02:00"

        Le 21.04.2018 à 11h28






                        

Crédits : MUJAHID SAFODIEN / AFP


                    

De qui, ou de quoi, Cyril Ramaphosa est-il venu à la rescousse, en interrompant son séjour au sommet des chefs d’Etat du Commonwealth, à Londres, pour rentrer de toute urgence en Afrique du Sud ? Vendredi 20 avril, le président sud-africain, à peine descendu de son vol de nuit, se ruait sur la route de Mahikeng, petite ville d’une région voisine du Botswana, dans la province du Nord-Ouest, à quatre heures de route de Johannesburg. Là-bas, un « incendie » est en cours.
Depuis trois jours, Mahikeng est en proie à des émeutes et à une vague de colère déclenchée par la dégradation des services publics. Dans ce cas précis, les violences sont liées à une personne, le Premier (chef de l’administration régionale), Supra Mahumapelo dont les manifestants réclament la démission, en l’accusant, en raison du système de corruption mis en place au niveau de sa province ainsi que sa proximité avec les frères Gupta et de leurs sociétés impliquées dans de nombreux scandales dans le Nord-Ouest, d’avoir ruiné les chances de ses concitoyens d’accéder à des services de bases.
Manœuvre de nettoyage en cours
Les caisses de la province sont vides. Peu à peu, émergent les détails d’une économie de prédation qui a entraîné une partie de la colère générale. L’un des derniers éléments déclencheur est l’obtention par le fils du Premier d’une bourse de l’équivalent de 80 000 € du groupe d’armement nationale de défense, Denel, pour apprendre à piloter des avions. La mise en coupe réglée des sociétés parapubliques a été caractéristique de la présidence Zuma, appuyée par ses alliés, les frères Gupta et leurs nombreuses sociétés, dont certaines opéraient dans la région, notamment dans le secteur de la santé, alors que les hôpitaux publics devenaient des mouroirs.
Depuis la chute de Jacob Zuma, le 14 février dernier, une opération de nettoyage est en cours, menée par l’administration Ramaphosa, en commençant par le sommet de ces sociétés...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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« Payer ses achats ou ses factures dans toute la zone euro comme dans son propre son pays »

Les entreprises de l’espace unique de paiements en euros (SEPA) ne doivent plus exiger de leurs clients que leur compte bancaire soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, rappelle dans sa chronique la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h19
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Depuis le 1er août 2014, le consommateur européen est censé bénéficier du SEPA, l’espace unique de paiements en euros (Single Euro Payments Area), qui comprend 34 pays : il doit notamment pouvoir payer ses achats ou ses factures dans l’ensemble de la zone euro aussi facilement que dans son propre pays.
A cette fin, les identifiants des comptes bancaires et des banques ont été harmonisés. Les numéros des comptes sont désormais représentés sous la forme d’un IBAN (International Bank Account Number) et les banques sont identifiées par un code BIC (Business Identifier Code).
Les entreprises de la zone SEPA qui se font régler par prélèvement ou par virement ne doivent donc plus exiger de leurs clients que leur compte soit domicilié dans le même Etat membre qu’elles, faute de quoi elles se trouveraient en infraction avec le texte communautaire qui régit ces dispositions (règlement 260/2012).
Or, c’est encore souvent le cas, déplore le Centre européen des consommateurs France, basé à Kehl, en Allemagne, sur la rive droite du Rhin. « Nous recevons énormément de réclamations contre des professionnels qui refusent d’enregistrer les coordonnées bancaires d’autres pays de la zone SEPA », souligne ainsi Bianca Schulz, sa responsable.
Tel Français, possédant une résidence secondaire au Portugal, se plaint ainsi de ne pouvoir payer son fournisseur d’eau portugais par prélèvement automatique sur son compte en France. Tel citoyen belge, propriétaire d’une maison en France, regrette de ne pouvoir s’acquitter, par prélèvement sur son compte belge, des mensualités de son assurance multirisque habitation.
« Peur des frais exorbitants »
Le centre de Kehl a aussi été contacté par de modestes clients, établis en France, de la banque mobile allemande N26, comme Mehdi, ancien cariste dans l’agroalimentaire, ou Enrique, ancien installateur de canapés. Le premier, dont nous avons évoqué l’histoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police, à Managua et dans d’autres villes du pays.
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Nicaragua : des manifestations contre une réforme des retraites font au moins dix morts

Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police, à Managua et dans d’autres villes du pays.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h37
   





                        


De violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait au moins dix morts au Nicaragua jeudi et vendredi. Qualifiées d’« émeutes » organisées par des individus cherchant « à briser la paix et l’harmonie » par la vice-présidente Rosario Murillo, les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d’autres villes du pays.
Quatre-vingts personnes environ ont également été blessées dans ces manifestations, les plus violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega, il y a onze ans. Jeudi, le gouvernement a empêché quatre chaînes de télévision indépendantes de couvrir les événements. Au moins neuf journalistes ont été blessés dans les défilés, selon le comité pour la protection des journalistes, sis à New York.
« Le dialogue reste ouvert »
Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à discuter de la proposition d’augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l’origine de la vague de protestation.
Le président Daniel Ortega, qui ne s’est pas montré en public pendant la crise, doit formellement annoncer samedi que « le dialogue reste ouvert » et que « tous les sujets sont sur la table », a ajouté la vice-présidente. Le chef de file de la principale organisation patronale, José Aguerri, avait appelé plus tôt à éviter que le « sang continue de couler » et à reprendre les discussions, tout en soutenant les manifestants.
Cette mobilisation semble avoir pris par surprise le gouvernement, qui jusqu’ici était parvenu à contenir les mécontentements grâce à l’influence du parti au pouvoir dans les sphères publique et militaire. « C’est une protestation qui vient de la base, pas d’un parti politique » et « je crois que le gouvernement n’a pas anticipé cette réaction », a déclaré Oscar René Vargas, un expert en politique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Des ouvrages récents ont réévalué l’apport du mercantilisme, en passe d’être réhabilité par le programme économique du président américain, dans l’histoire économique des nations, explique l’économiste Loïc Charles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Trump ou « le retour du mercantilisme »

Des ouvrages récents ont réévalué l’apport du mercantilisme, en passe d’être réhabilité par le programme économique du président américain, dans l’histoire économique des nations, explique l’économiste Loïc Charles.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h04
    |

Loïc Charles (Professeur d’économie à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            

Recherches. Après les annonces par le président Donald Trump d’augmentations des droits de douane sur de nombreux produits d’importation, en particulier chinois, et les menaces de mesures de rétorsion exprimées tant en Europe qu’en Chine, le retour des guerres commerciales semble désormais inévitable, et avec elles la question du mercantilisme.
Dominant les débats économiques du XVIe au milieu du XVIIIe siècle, le mercantilisme repose sur l’idée que les rapports commerciaux entre nations visent à augmenter leur puissance. Le commerce n’est pas conçu comme relevant d’une sphère indépendante (l’économie), mais fait au contraire partie de celle de la « raison d’Etat ».

Comme l’écrivait un anonyme dans la France du milieu des années 1760 : « Le plus grand malheur d’un Etat est d’être moins riche que ses ennemis naturels, depuis que la balance des pouvoirs est la même que celle des richesses. » Aux yeux des mercantilistes, la prospérité économique et la puissance politique sont à rechercher dans une balance commerciale positive. Elle permet à la fois d’accumuler de l’argent, le nerf de la guerre, et d’augmenter l’emploi. La volonté affichée par Donald Trump de restaurer l’équilibre de la balance commerciale américaine avec la Chine, le Japon et l’Union européenne le place dans cette tradition mercantiliste.
Un courant de pensée alternatif
Or les économistes sont très critiques vis-à-vis du mercantilisme, depuis Adam Smith (1723-1790), qui y a consacré de nombreuses pages dans son ouvrage La Richesse des nations, au Prix Nobel d’économie (2008) américain Paul Krugman qui, le 5 avril, a qualifié les idées de Trump de « junk economics » (littéralement « science économique à deux balles ») dans sa chronique du New York Times.
Il faut toutefois rappeler que les économistes démontrent l’inefficacité des politiques mercantilistes en utilisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Selon le DNC, l’équipe de campagne de Trump aurait conspiré avec le gouvernement russe et ses services de renseignements pour fragiliser Hillary Clinton.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Nouveau rebondissement dans l’affaire russe, le parti démocrate dépose plainte

Selon le DNC, l’équipe de campagne de Trump aurait conspiré avec le gouvernement russe et ses services de renseignements pour fragiliser Hillary Clinton.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h39
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

A six mois des élections de mi-mandat, la guerre sur l’influence des Russes dans la campagne présidentielle de 2016 et la possible collusion des équipes de Donald Trump avec Moscou se transforme en feu d’artifice.
Dernier rebondissement en date, la plainte déposée vendredi 20 avril par le Comité national démocrate (DNC), devant une cour fédérale de Manhattan (New York).

Sur soixante-six pages, elle accuse à la fois la Russie, le site WikiLeaks et de hauts responsables de l’équipe de campagne du républicain d’avoir perturbé le scrutin. Il est reproché à Moscou d’avoir orchestré une « attaque effrontée contre la démocratie américaine », en menant une cyberattaque contre le système informatique du DNC avant l’élection, ayant conduit à la publication, par le site WikiLeaks en juillet 2016, de 44 000 courriels de l’équipe de la candidate démocrate Hillary Clinton.
« Pendant la campagne présidentielle de 2016, la Russie a lancé une attaque contre notre démocratie, et elle a trouvé dans l’équipe de campagne de Donald Trump un partenaire actif et enthousiaste, a accusé le patron du Parti démocrate, Tom Perez. Ce fut un acte de trahison sans précédent. »
Tout est fait pour encercler le président
L’offensive du DNC surprend même si elle rappelle la plainte déposée en 1972 contre Richard Nixon après le cambriolage de ses locaux dans l’immeuble du Watergate.
La plainte démocrate, qui reprend des éléments révélés depuis des mois, doublonne avec l’investigation du procureur spécial Robert Mueller, ancien patron de la police fédérale (FBI), et chargé depuis mai 2017 du dossier russe. L’objectif serait d’obtenir l’ouverture d’une enquête forçant Donald Trump et ses équipes à témoigner sous serment afin de les pousser à la faute. Tout est fait pour encercler le président.
Le 9 avril, le FBI a perquisitionné les locaux de son avocat personnel, Michael Cohen, à New York. Ce dernier a servi d’intermédiaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Asile, Tolbiac, Syrie, SNCF, Daphne : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h31
   





                        


Réforme de l’université : Tolbiac évacué

Une centaine de personnes qui occupaient depuis le 26 mars la faculté parisienne de Paris-I pour protester contre la réforme de l’université a été délogée par la police vendredi 20 avril au petit matin. Le mouvement destiné à empêcher la sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur a suscité des perturbations dans une quinzaine d’universités, et le blocage de quatre d’entre eux.
Entre mardi et vendredi, des élèves de Sciences Po Paris ont rejoint le mouvement, dénonçant la « fabrique des élites », suivi par plusieurs autres instituts d’études politiques.
Si les protestataires ont donné de la voix, de nombreux étudiants commencent aussi à se faire entendre, car ils craignent que les blocages perturbent l’organisation des examens à Nanterre, Rennes, Montpellier ou Toulouse.

        Visualiser  :
         

          La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants



SNCF : malgré la grève, la réforme se précise
Les cheminots ont poursuivi leur mouvement de grève intermittente : ils étaient près d’un sur cinq à cesser le travail les mercredi 18 et jeudi 19 avril, pour protester contre la réforme de la SNCF. Ils ont aussi largement participé à une journée interprofessionnelle d’action, jeudi, à l’appel de la CGT, qui a réuni entre 119 000 et 300 000 manifestants appelant à la « convergence des luttes ».

        L’analyse :
         

          Eparpillé, le mouvement social cherche sa voie



Pourtant, le gouvernement reste inflexible. Lundi, les députés ont voté à une large majorité la première lecture du projet de loi qui prévoit de transformer l’entreprise ferroviaire en société anonyme à capitaux publics et à cesser d’embaucher les nouveaux salariés avec le statut de cheminot. La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a d’ailleurs annoncé que ces deux réformes devraient être effectives au 1er janvier 2020.
Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, les usagers montrent des signes de lassitude et réclament un remboursement de leurs abonnements de transport.
Asile et immigration : débat houleux au palais Bourbon

L’examen du projet de loi sur l’asile et l’immigration – il a commencé lundi soir à l’Assemblée nationale – se déroule dans une ambiance électrique. Le texte porté par Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a pour ambition de réduire le délai de traitement des demandes d’asile, de faciliter les reconduites à la frontière de ceux qui en sont déboutés, mais aussi d’améliorer les protections et l’accueil des personnes qui obtiennent l’asile. Il contient des dispositions controversées.

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                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Questions et critiques après les frappes en Syrie
Pas de consensus entre les parlementaires français sur la question des frappes conjointes en Syrie de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, samedi 14 avril. Lors de deux débats simultanés – et sans vote –, à l’Assemblée nationale et au Sénat, lundi, les deux hémicycles se sont fait l’écho des nombreuses critiques entendues durant le week-end, face à des représentants de la majorité et du gouvernement, qui ont assumé l’intervention militaire. Pour la majorité, la « France agit pour une Syrie libre », alors que l’opposition dénonce des frappes menées en dehors de tout cadre légal international.

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                Intervention militaire en Syrie : pourquoi un débat sans vote au Parlement ?



Daphne : poursuivre l’enquête de la journaliste assassinée
Dix-huit médias internationaux, dont Le Monde, se sont regroupés pour poursuivre l’enquête de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, qui a été assassinée à Malte en octobre 2017, alors qu’elle traquait la corruption dans l’île.
Pendant cinq mois, quarante-cinq journalistes ont travaillé ensemble, dans le secret, et ont enquêté sur place. D’abord sur la mort de Daphne, dont les exécutants ont été arrêtés, mais pas encore le commanditaire. Puis sur les pratiques d’optimisation fiscale que dénonçait la journaliste − déjà évoqués dans le cadre des Panama Papers et des Paradise Papers −, et sur le lucratif business de la vente de passeports maltais.

        L’éditorial :
         

          Projet Daphne : s’unir pour traquer la vérité




        L’enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Et aussi
NDDL. Les personnes expulsées de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont jusqu’au 23 avril pour déclarer leur projet d’activité individuel sur la zone. Un « ultimatum » dénoncé par les zadistes.Cuba. Depuis la désignation du nouveau président, Miguel Diaz-Canel, l’île n’est plus dirigée par un membre de la famille Castro, pour la première fois en cinquante-neuf ans, mais le changement s’opère dans la continuité idéologique.

Corée. Donald Trump a confirmé qu’il avait envoyé le patron de la CIA pour discuter avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Ce dernier devrait rencontrer son homologue sud-coréen le 27 avril, alors qu’un « téléphone rouge » a été ouvert entre les deux pays.Etats-Unis. Les fusillades dans les écoles américaines, en « augmentation constante », ont fait davantage de morts depuis l’an 2000 que tout au long du XXe siècle, selon une étude.NASA. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite, un télescope spatial, a été lancé dans l’espace, à la recherche d’exoplanètes.ETA. Après quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque a demandé pardon aux victimes de ses violences.Déshonneur. Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu sa Légion d’honneur à la France, après des démarches menées par l’Elysée.Livret A. Le taux du produit d’épargne préféré des Français n’aura plus pour obligation de couvrir l’inflation à partir de 2020.Justice (1). Les premières audiences se sont tenues lundi dans le nouveau tribunal de Paris, qui a quitté l’île de la Cité pour le nord-est de la capitale.Justice (2). Le vaste projet de loi sur la réforme de la justice, contesté par les magistrats, a été présenté vendredi en conseil des ministres.Electricité. Le pétrolier Total a signé un accord pour acquérir Direct Energie, le premier concurrent français d’EDF, qui compte 2,7 millions de clients.Allergies. Avec le printemps, une grande partie de la France est classée en alerte rouge pour les pollens.Pollution. Les coraux sont menacés d’extinction d’ici à 2050, selon une étude publiée dans Nature.Football. L’entraîneur français Arsène Wenger, âgé de 68 ans, a annoncé vendredi son départ du club anglais d’Arsenal, après vingt-deux saisons.Dopage. L’ancien champion cycliste Lance Armstrong a accepté de payer 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour mettre fin à des poursuites pour fraude.
Disparitions
Ronald Lee Ermey. L’acteur, qui joue le sergent instructeur dans Full Metal Jacket, est mort à 74 ans.Barbara Bush. L’épouse de l’ancien président américain George H. W. Bush et mère du président George W. Bush est morte mardi à Houston (Texas) à 92 ans.Joël Santoni. Le réalisateur d’« Une famille formidable » est mort à 74 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.
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Assumer l’ouverture de la SNCF à la concurrence, un pari osé

Libéraliser le secteur ferroviaire est une « bonne chose », affirme Emmanuel Macron. Il rompt ainsi, explique l’économiste David Spector, avec vingt-cinq ans de discours gouvernemental. Mais les bénéfices de l’opération risquent d’être peu perceptibles.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h14
    |

David Spector (Economiste)







                        



                                


                            
« Cela fait vingt ans que toutes les majorités confondues ont décidé que l’on devait ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose. La concurrence permet de mieux faire fonctionner les choses, même si ce n’est pas un but en soi. » Ces remarques d’Emmanuel ­Macron en réponse à une question sur la réforme de la SNCF, jeudi 12 avril sur TF1, comprennent une part de continuité et une part de nouveauté.
Rigueur budgétaire
La continuité tient à ce que, comme c’est souvent le cas depuis vingt-cinq ans, une réforme est présentée comme une adaptation nécessaire à un contexte résultant de choix effectués au niveau européen. La part de nouveauté tient à ce que, contrairement à ce qui était devenu une figure de style dans les discours des gouvernements successifs, le président ne feint pas de regretter une contrainte européenne dans laquelle la France n’aurait aucune part.
Depuis le traité de Maastricht en 1992, on invoque les règles européennes plutôt qu’un souci de bonne gestion pour justifier une relative rigueur budgétaire. Aux chefs d’entreprise qui quémandent des subventions, les ministres des finances répondent qu’à leur grand regret, le droit communautaire interdit les aides d’Etat. A ceux qui réclament des mesures protectionnistes ou la préférence nationale pour les commandes publiques, on oppose les règles du marché unique et le monopole de la Commission européenne sur les négociations commerciales.
Cette rhétorique est fallacieuse, parce que toutes les règles européennes trouvent leur source dans des traités et directives adoptés à l’unanimité des Etats membres, donc avec l’accord de la France. Elle est hypocrite, parce que ceux qui feignent de déplorer la contrainte extérieure l’utilisent en réalité souvent pour justifier des mesures impopulaires qu’ils jugent fondées en elles-mêmes, ce qui contribue depuis longtemps à la perception du projet européen comme antidémocratique.
Cheval de...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Quelque 681 moteurs de Boeing 737 dans le monde, dont 352 aux Etats-Unis, devront être examinés sous vingt jours.
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A la suite de l’accident du vol Southwest aux Etats-Unis, des inspections d’urgence de moteurs d’avions

Quelque 681 moteurs de Boeing 737 dans le monde, dont 352 aux Etats-Unis, devront être examinés sous vingt jours.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 05h39
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 10h53
   





                        


A la suite de la mort d’une passagère dans un accident aérien, mardi, la Federal Aviation Administration (FAA, régulateur aérien américain) a imposé, vendredi 20 avril, des inspections d’urgence sur les moteurs semblables à celui qui a partiellement explosé sur un appareil 737 de la compagnie Southwest. Les lames de ventilateur des moteurs CFM56 pour Boeing 737 ayant effectué plus de 30 000 rotations – soit quelque 681 moteurs dans le monde, dont 352 aux Etats-Unis – devront être examinées sous vingt jours.

        Lire aussi :
         

                Une passagère de la compagnie Southwest meurt après l’explosion d’un moteur en vol



Le régulateur a annoncé avoir pris cette décision sur la base des premières informations émanant de l’enquête sur l’accident de mardi et d’un bulletin publié vendredi par le fabricant de ces moteurs, la société franco-américaine CFM, coentreprise du français Safran et de l’américain General Electric.
Dans un communiqué, CFM avait appelé à accélérer les inspections de ses moteurs CFM56-7B équipant les Boeing 737, en commençant par inspecter sous 20 jours ceux ayant effectué plus de 30 000 « cycles » (allumage du moteur, décollage et atterrissage, arrêt complet). Puis, « d’ici la fin août », ceux ayant effectué plus de 20 000 rotations, soit quelque 2 500 moteurs supplémentaires. Passée la première inspection, le fabricant a également recommandé de faire inspecter de nouveau les moteurs tous les 3 000 cycles, soit environ tous les deux ans.
Des inspections de quatre heures
Les moteurs CFM56-7B sont utilisés par quelque 60 compagnies aériennes, a ajouté CFM, soulignant avoir mobilisé 500 techniciens pour « limiter les perturbations » générées par ces inspections supplémentaires. Chaque inspection prend environ quatre heures, a ajouté la société, précisant que 150 des 681 moteurs à inspecter dans les vingt jours avaient déjà été examinés.
L’ordre de la FAA survient trois jours après qu’un vol de la compagnie Southwest avec 149 personnes à bord a vu une partie de son moteur CFM56 se détacher en vol. Les premiers éléments de l’enquête ont montré que des éclats de métal avaient brisé un hublot, blessant mortellement une mère de famille de 43 ans, happée partiellement à l’extérieur de l’appareil, et semant la panique en cabine.
Southwest avait annoncé dès mardi des inspections supplémentaires de ses moteurs CFM56, prévoyant de les achever sous trente jours.
Le laxisme de la FAA critiqué
Le chef du NTSB, l’organisme fédéral américain chargé de la sécurité dans les transports, avait rapidement reconnu des similarités avec un accident survenu sur un autre vol Southwest en août 2016, également un 737 équipé d’un CFM56, qui avait dû effectuer un atterrissage d’urgence en Floride, sans faire de victime.
CFM avait à l’époque appelé les compagnies à mener des inspections supplémentaires, et la FAA avait également proposé de telles inspections. Mais elle n’avait pas publié de directive contraignante, plusieurs compagnies, dont Southwest, faisant notamment valoir qu’elles avaient besoin de plus de temps pour mener des inspections que ce que proposait la FAA, selon plusieurs journaux américains.
Les critiques n’ont pas tardé pour reprocher à la FAA d’avoir tardé à prendre des mesures. « Les compagnies dictent à la FAA ce qu’elles pensent qui doit être fait, alors que c’est la FAA qui devrait dire, “Non, vous allez faire ça maintenant” », a notamment déclaré vendredi Gary Peterson, vice-président du syndicat des employés des transports, cité par la chaîne NBC. « On ne veut pas d’une situation où des personnes doivent périr avant que quelqu’un regarde ça de près. »
« La FAA doit être plus agressive à s’assurer que, quand il y a un problème, il soit résolu », a aussi souligné William McGee, qui a travaillé dans le transport aérien et milite aujourd’hui pour les droits des consommateurs du secteur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les élèves ont répondu à l’appel lancé depuis la Marjory Stoneman Douglas High School de Parkland le jour anniversaire de la tuerie du campus de Colombine.
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