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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Kim Jong-un a déclaré qu’il allait fermer un site d’essais nucléaires. Une décision aussitôt saluée par Washington et Séoul mais jugée insatisfaisante par Tokyo
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/04/2018
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La Corée du Nord suspend ses programmes nucléaire et balistique

Kim Jong-un a déclaré qu’il allait fermer un site d’essais nucléaires. Une décision aussitôt saluée par Washington et Séoul mais jugée insatisfaisante par Tokyo



Le Monde
 |    21.04.2018 à 00h52
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h34
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Après la proposition d’une rencontre avec le président américain, Donald Trump, afin de discuter de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, Pyongyang a fait un nouveau geste spectaculaire, samedi 21 avril, en annonçant la suspension de ses essais nucléaires et de ses essais de missiles balistiques intercontinentaux. Annoncée par l’agence officielle KCNA, puis par la télévision officielle, la décision, effective le jour même, a été prise lors d’une réunion du comité central du Parti du travail au pouvoir, réuni la veille pour la première fois en six mois.
Dans une résolution consacrée à « la grande victoire de la ligne de suivi simultané du développement économique et de la construction d’une force nucléaire », Pyongyang signale son intention de « démanteler le site d’essais nucléaires situé dans le nord du pays pour démontrer de manière transparente la suspension des tests nucléaires ».

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La République populaire et démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) s’engage également à participer aux efforts internationaux pour l’interdiction des essais nucléaires. Comme elle l’a toujours affirmé, elle promet de ne jamais utiliser d’armes atomiques à moins d’être menacée ou d’être la cible de provocations nucléaires. L’annonce ne prévoit aucun démantèlement de l’arsenal nucléaire existant. La question des missiles à portée intermédiaire, qui inquiète notamment le Japon, n’est pas non plus évoquée.
A une semaine du sommet des deux Corées
« C’est une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde – Grand progrès ! Impatient de nous retrouver pour notre sommet », a tweeté Donald Trump après l’annonce de Pyongyang. La Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, a pour sa part salué « une avancée significative » à même de créer un « environnement positif » pour les deux sommets à venir, d’abord avec Séoul puis avec Washington. Toutefois, le Japon a émis des réserves. Le ministre de la défense nippon, Itsunori Onodera, regrette que la Corée du Nord n’ait pas mentionné « l’abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée ».

North Korea has agreed to suspend all Nuclear Tests and close up a major test site. This is very good news for Nort… https://t.co/f7SCDPLvm0— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le troisième sommet intercoréen de l’histoire, après ceux de 2000 et de 2007, doit se tenir le 27 avril au « village de la trêve » de Panmunjeom, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Il réunira le président sud-coréen, Moon Jae-in, et le dirigeant du Nord, Kim Jong-un. Un sommet entre M. Kim et le président américain Donald Trump est aussi envisagé début juin, dans un lieu encore à déterminer. Il s’agirait d’une première historique, aucun président américain en exercice n’ayant jamais rencontré de dirigeant nord-coréen. Les discussions devraient se concentrer sur les activités nucléaires et de développement de missiles de Pyongyang.

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Le Nord aurait évoqué la nécessité de mesures de dénucléarisation par étapes et synchronisées. Les Etats-Unis appellent au démantèlement de son programme nucléaire, de manière complète, vérifiable et irréversible.
Un réchauffement engagé par Moon Jae-in
L’environnement favorable observé actuellement contraste avec l’année 2017, durant laquelle les tensions n’avaient fait que s’exacerber dans la péninsule. Pyongyang avait enchaîné les essais de missiles, dont certains capables d’atteindre le territoire américain, et mené son sixième essai nucléaire. « La grande cause historique qui consistait à mettre au point une force de frappe nucléaire est réalisée », s’était alors félicité Kim Jong-un, signalant que le programme touchait à son but.

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En réponse, l’administration Trump avait tout fait pour que les sanctions les plus fermes soient imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies au régime nord-coréen et elle avait multiplié les déclarations menaçantes. A l’époque, rappelait le 19 avril M. Moon, « l’ombre de la guerre menaçait la péninsule coréenne ». Le changement a été amorcé par le discours du Nouvel An de Kim Jong-un, qui a ouvert la voie au dialogue. La reprise des discussions a été facilitée par les efforts de Moon Jae-in, qui a toujours plaidé en faveur des négociations.
Depuis, les rencontres symboliques se multiplient. La sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a ainsi participé, le 9 février, à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud. Début mars, une délégation du Sud menée par le conseiller à la sécurité nationale Chung Eui-yong s’est rendue à Pyongyang. C’est à cette occasion que les sommets ont été évoqués. Surtout, a-t-on appris cette semaine, le directeur sortant de la CIA, Mike Pompeo, nommé récemment par Trump à la tête de la diplomatie américaine, a rencontré le numéro un nord-coréen les 30 mars et 1er avril.
M. Chung a également négocié la mise en place de la première ligne de communication directe entre Moon Jae-in et Kim Jong-un. Elle a été inaugurée le 20 avril. MM. Moon et Kim devraient s’entretenir par ce biais avant leur sommet.
Outre le nucléaire, Séoul aimerait profiter des rencontres à venir pour véritablement mettre fin à la guerre de Corée (1950-1953) en parvenant à un traité de paix entre les deux Corées et avec les Etats-Unis. Le conflit s’est en effet arrêté sur un armistice signé uniquement par la Corée du Nord et les Etats-Unis, en l’absence de tout représentant du Sud.
« Nous devrons faire preuve de beaucoup d’imagination et trouver des solutions innovantes pour faire des sommets un succès et ne pas répéter les erreurs du passé », a déclaré M. Moon. « Nous aimerions assurément assister à la fin officielle de l’armistice. C’est quelque chose que nous soutiendrons », déclarait le même jour la porte-parole du secrétariat d’Etat américain, Heather Nauert.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Après la publication d’une lettre de détenus affirmant que Jaouad, 27 ans, avait été battu à mort par des surveillants, le ministère se réserve le droit de donner des suites.
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La Chancellerie condamne les « allégations » sur la mort d’un détenu à Toulouse

Après la publication d’une lettre de détenus affirmant que Jaouad, 27 ans, avait été battu à mort par des surveillants, le ministère se réserve le droit de donner des suites.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 18h06
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Dans un communiqué publié samedi 21 avril, le ministère de la justice condamne « les allégations circulant sur les réseaux sociaux » après la mort le 14 avril de Jaouad, un détenu de 27 ans retrouvé pendu dans une cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Seysses, en banlieue toulousaine.
Selon la Chancellerie, aucun élément ne permet d’avancer que sa mort est due à des « violences volontaires » :
« Une enquête judiciaire est actuellement en cours. Aux termes des informations communiquées par le procureur de la République, rien ne permet d’alléguer que la mort de cette personne détenue puisse être due à des violences volontaires, a fortiori imputables à des agents du service public pénitentiaire. Ainsi, l’autopsie réalisée le 16 avril a conclu à un décès par asphyxie. »
Le ministère a par ailleurs annoncé qu’il se réservait le droit de donner toute suite à l’encontre des auteurs, ou relais, de ces allégations. Celles-ci ont pris la forme d’un courrier écrit par des prisonniers de la maison d’arrêt de Seysses, publié vendredi sur le site de L’Envolée, un journal trimestriel qui s’adresse aux prisonniers et à leurs familles.
« Encore un mort au mitard »
Intitulé « Encore un mort au mitard », le long texte évoque la mort du jeune détenu. Selon les auteurs, Jaouad aurait été « battu par cinq ou six surveillants, pendant plus d’une demi-heure », « parce qu’il tapait dans une porte ».
« Puis il y a eu un grand silence, et les surveillants se sont mis à discuter entre eux, à estimer son poids et sa taille pour s’accorder sur une version des faits. Puis ça a été l’heure de la gamelle et, quand sa cellule a été rouverte, ils ont fait mine de le découvrir pendu. »
« C’est une honte d’avancer de telles choses sur nos personnels. »
De son côté, Jérôme Combelles, surveillant à la prison de Seysses et délégué syndical UISP-FO réfutait ces accusations dès vendredi, auprès du Monde :
« J’affirme catégoriquement que Jaouad n’a été ni battu ni assassiné, c’est une honte d’avancer de telles choses sur nos personnels. Perdre un gamin de cet âge, c’est aussi un drame pour nous tous. »
Selon M. Combelles, « après le parloir, Jaouad a voulu partir en promenade, ce qui lui a été refusé. Il a pris à partie des surveillants et a été envoyé au mitard. C’est là qu’il s’est pendu avec son pyjama. Toutes les mesures de sécurité habituelles avaient été prises auparavant ».
Ce décès serait, entre autres causes, à l’origine des affrontements qui se sont déroulés trois soirs durant dans le quartier du Grand Mirail à Toulouse, d’où le jeune homme était originaire. A la maison d’arrêt de Seyssees, environ 200 détenus avaient dans le même refusé de réintégrer leur cellule deux soirs durant, après la promenade. Cela avait nécessité l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité, le corps d’élite des prisons.

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Samedi 21 avril, le calme était revenu à Seysses selon M. Combelles. Dès jeudi, après une marche blanche organisée dans le quartier des Izards par la famille de Jaouad, son grand frère avait demandé de « faire attention aux rumeurs et aux ragots », avant d’appeler à un retour au calme dans les quartiers de Toulouse.
1120 détenus pour 600 places
La maison d’arrêt de Seysses, ouverte en 2003, accueille aujourd’hui 1120 détenus pour 600 places, la plupart en détention provisoire ou attente de jugement. Les conditions de détention avaient déjà été dénoncées par le personnel pénitentiaire en janvier au cours d’un mouvement de grève.

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Selon Jérôme Combelles, « il y a environ un surveillant pour gérer 100 détenus » et « la plupart du personnel fait plus de 50 heures supplémentaires par mois » ; « il faut absolument que l’administration nous envoie du personnel, c’est urgent ».
En septembre 2017, après une visite de l’établissement, la députée (LRM) Elisabeth Toutut-Picard décrivait une prison « qui reçoit 252 arrivants par mois soit 10 à 12 arrivants journaliers, chiffres qui excèdent notoirement sa capacité d’accueil. Nombreuses sont les cellules de 9 m2 qui hébergent trois détenus (deux lits superposés et un matelas au sol). »
Il avait été indiqué à la députée qu’en janvier 2017 l’établissement recensait au total 134 matelas posés sur le sol. Selon les chiffres de l’année 2015 du ministère de la Justice, pas moins de 115 personnes se sont suicidées en prison. À titre de comparaison, ils étaient 93 en 2014. Depuis la mise en place d’un plan anti-suicide il y a six ans, le nombre de décès a baissé, après le triste “record” de 1998 et ses 138 suicides.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le nombre de futurs bacheliers et étudiants en réorientation à avoir effectué et confirmé des vœux progresse par rapport à l’an dernier. Plus de deux demandes sur trois concernent des filières sélectives.
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Parcoursup : 810 000 candidats ont validé des vœux d’études supérieures pour la rentrée 2018

Le nombre de futurs bacheliers et étudiants en réorientation à avoir effectué et confirmé des vœux progresse par rapport à l’an dernier. Plus de deux demandes sur trois concernent des filières sélectives.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h00
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a fait un « point d’étape » concernant les vœux émis par les candidats (futurs bacheliers et étudiants en réorientation) sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’admission post-bac. Ceux-ci avaient, en effet, jusqu’au 31 mars pour confirmer leurs vœux. Voici les principaux résultats :
Un nombre record de candidats
810 000
C’est le nombre de candidats qui ont finalement confirmé un ou plusieurs vœux sur Parcoursup, alors que 887 681 y avaient formulé au moins un vœu d’orientation lors de la précédente étape, qui s’était achevée le 13 mars. Comparé à l’année dernière, la hausse est nette et dépasse l’effet de la seule démographie : 853 262 s’étaient inscrits et avaient demandé au moins une formation sur Admission post-bac (APB), parmi lesquels seuls 761 659 candidats avaient en définitive confirmé leurs vœux.
Ces chiffres traduisent une « envie d’enseignement supérieur », selon la ministre : « C’est vrai pour les bacheliers issus de chacune des voies existant dans l’enseignement secondaire, qu’il s’agisse des bacheliers généraux, technologiques ou professionnels. Il n’y a donc pas eu d’effet d’autocensure, au contraire », précise-t-elle. Face à cette demande, 19 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur à la prochaine rentrée ont « été d’ores et déjà financées », selon la ministre (avec un objectif d’arriver à 22 000).
Près de huit vœux en moyenne
7,7 
C’est le nombre de vœux exprimés en moyenne par chaque candidat pour un maximum de dix autorisés. C’est un peu plus que l’an dernier sur APB, où la moyenne avait atteint 7,1 vœux, alors que le nombre de vœux autorisés était plus élevé.
Les filières sélectives sont plébiscitées
68 % 
C’est la part des vœux portant sur des filières sélectives, ce qui confirme « leur attractivité », selon la ministre. Elle souligne notamment la hausse du nombre de candidatures en IUT (Instituts universitaires de technologie : + 26 %) et en STS (sections de techniciens supérieurs, qui mènent au BTS : + 15,5 %). Mme Vidal précise, néanmoins, que cette hausse est en grande partie due aux différences de procédure, d’une année sur l’autre, entre APB et Parcoursup :
« Si les filières non sélectives représentent 32 % des vœux en 2018, c’est (…) que nous avons supprimé l’obligation de candidater dans au moins une filière non sélective – ces fameuses pastilles vertes qui ont laissé de très mauvais souvenirs aux bacheliers et à leurs familles. Cela veut donc dire, mécaniquement, que de nombreux vœux faits en licence l’année dernière ne correspondaient, en réalité, à aucun projet ou à aucune envie. Ces “vœux contraints” disparaissent avec Parcoursup. Et c’est une excellente chose. »

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A l’université, l’engouement continue pour les Staps
+ 17 % 
C’est la hausse des demandes d’entrée en filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à la prochaine rentrée universitaire. « La constante, c’est l’attractivité des formations en droit, psychologie, Staps et Paces [première année commune aux études de santé, qui mène notamment aux études de médecine] », a expliqué la ministre : les filières les plus demandées à l’université restent en grande partie les mêmes puisque les candidatures en psychologie et en Paces progressent de leur côté de 2 %. Celles en droit reculent néanmoins de 18 %.
Mais pour la ministre, « on peut faire l’hypothèse » que le droit était sur APB une des filières demandées lorsqu’il fallait au moins en choisir une par défaut, ce qui expliquerait le recul constaté cette année. Avec la fin de la « hiérarchisation des vœux » (obligation de formuler un vœu numéro un, deux, etc.), la hausse des demandes dans les filières ne permet pas finalement, selon elle, de déterminer quelles seront les filières « en tension » cette année, puisque, avec Parcoursup, « le décalage entre le nombre de candidats et de places ne se constate qu’en fin de procédure une fois toutes les places pourvues ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’OM surclasse le Losc (5-1) dans ce match de la 34e journée de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Une partie de la jeunesse américaine trouve dans les idées du philosophe allemand des outils pour comprendre la société. Enquête sur le renouveau du marxisme au pays du maccarthysme.
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Karl Marx fait son come-back aux Etats-Unis

Une partie de la jeunesse américaine trouve dans les idées du philosophe allemand des outils pour comprendre la société. Enquête sur le renouveau du marxisme au pays du maccarthysme.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 16h29
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Karl Marx aurait eu 200 ans en mai. A l’heure de ce bicentenaire, toute une actualité éditoriale et événementielle revient sur la vie et l’œuvre du philosophe, aujourd’hui unanimement reconnu comme un auteur majeur, et sans doute le meilleur penseur du capitalisme. Mais qu’en est-il du Marx militant qui inspira les révolutions socialistes du XXe siècle, celui qu’évoque Raoul Peck dans son film Le Jeune Karl Marx (2017) ? A-t-il encore des disciples, trente ans après la chute du rideau de fer ? La réponse est oui. Mais contre toute attente, ils ont 20 ans et ils sont… américains !
Critique du capitalisme
L’organisation Democratic Socialists of America (DSA), issue de la scission du Parti socialiste d’Amérique en 1973, a vu ses effectifs multipliés par quatre ces deux dernières années, dépassant les 32 000 adhérents. Considéré jusque-là comme représentant l’aile gauche du Parti démocrate, mais en réalité dans une situation de dépendance à son égard et donc peu radical dans ses prises de position, le mouvement a récemment été investi par de jeunes militants désireux d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la gauche américaine, sur un ton beaucoup plus critique du capitalisme que celui de leurs prédécesseurs.
Conséquence de cet afflux, l’âge médian de ses membres est passé de 68 ans en 2013 à 33 actuellement. Alors que le qualificatif de « socialiste » effrayait leurs aînés, qui le jugeaient indissociable des régimes totalitaires du XXe siècle, une nouvelle génération n’hésite plus à se définir comme tel, et à revendiquer une lecture « marxiste » des événements. Seth Ackerman, rédacteur en chef de la revue de gauche radicale Jacobin, confirme : « Quand j’avais 20 ans [il en a 35], se déclarer socialiste relevait de l’excentricité. Aujourd’hui, c’est un qualificatif que de nombreux jeunes assument. »
Dans un pays où l’anticommunisme et l’antimarxisme ont souvent paru aller de soi, comment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.
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Alpes : des militants d’extrême droite bloquent le col de l’Echelle, lieu de passage de migrants

Plusieurs politiques, notamment sur les bancs de l’Assemblée lors du débat sur le texte asile-immigration, ont fait part de leur indignation après l’action de Génération identitaire.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h49
   





                        



   


L’action d’une centaine de militants de Génération identitaire (GI), samedi 21 avril, au le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), s’est invitée dans les débats sur la loi asile et immigration à l’Assemblée nationale. Alors que des membres du mouvement d’extrême droite bloquaient ce point de passage de migrants, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France », Jean-Luc Mélenchon a interpellé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Le président de la France insoumise a demandé au gouvernement « ce qu’il compte faire pour empêcher que dorenavant les frontières soient protégées par les amis de Marine Le Pen ». L’intervention des militants de Génération identitaire a suscité une vague de réactions indignées de la part de plusieurs politiques.

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Ce col, qui culmine à 1 762 mètres et est situé à six kilomètres de la frontière, est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, a fait valoir un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières. »
Le groupe de militants, composé majoritairement de Français, compte aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands.
« Frontière symbolique »

   


Après une ascension commencée après 9 heures, en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une « frontière symbolique » à l’aide de grillage en plastique de chantier et prévoient de passer la nuit au col. Il s’agit d’« expliquer aux migrants éventuels que ce qui n’est pas humain, c’est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C’est faux », a déclaré Romain Espino. « Ils ne vont pas trouver l’Eldorado, c’est immoral. Ceux qui en paient les frais, ce sont les Français », a-t-il ajouté.
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle d’arrivées de jeunes, majoritairement de Guinée (Conakry) et de Côte d’Ivoire (pourtant première puissance économique d’Afrique de l’Ouest). Ces nationalités arrivent loin devant celles des autres migrants, très majoritairement ouest-africains. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.

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« Sale climat »
Au délà des bancs de l’Assemblée, de nombreux politiques, principalement de gauche, ont dénoncé l’intervention des militants d’extrême droite. La sénatrice socialiste de l’Oise et ancienne ministre des familles a évoqué un « sale climat » dans un tweet. La sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa a elle aussi fait un parralèle entre les étudiants occupants leur université et qui sont délogés et « la milice partant à la chasse aux migrants », pour qui « c’est ok ? », dénoncant un Etat de droit à deux vitesses. La secrétaire nationale du Parti de Gauche, Laurence Pache interpelle Gérard Collomb, qu’elle accuse de « laisser faire la chasse au migrants ».

Cette semaine, l’UNI a organisé tranquillement la mobilisation des étudiants anti-bloquage et aujourd’hui des jeune… https://t.co/go9c54bU8N— laurossignol (@Laurence Rossignol)


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Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris dénonce « un déni de saloperie », qui ne serait pas autant condamné que « le délit de solidarité ». Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne déplore « des pratiques ignobles et indignes ». Le député LREM des Bouches du Rhône, François-Michel Lambert parle, lui, « d’une bande de connards ».

Alerte 🚨 
— fm_lambert (@FM LAMBERT)


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La pression migratoire reste « forte »
La pression migratoire reste « forte » à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017. « Nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois », a-t-il ajouté devant les députés lors des débats du projet de loi asile immigration, texte très controversé qualifié à la fois de « petite loi » par Les Républicains et d’« inhumaine » par la gauche.

        Lire aussi :
         

                Les débats s’enlisent à l’Assemblée sur le projet de loi asile-immigration



Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne « Defend Europe » en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l’opération avait pris fin le 17 août. Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la fabrication d’un mur devant un futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l’hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abri, destinées uniquement aux « Français de souche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police, à Managua et dans d’autres villes du pays.
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Nicaragua : des manifestations contre une réforme des retraites font au moins dix morts

Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police, à Managua et dans d’autres villes du pays.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h37
   





                        


De violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait au moins dix morts au Nicaragua jeudi et vendredi. Qualifiées d’« émeutes » organisées par des individus cherchant « à briser la paix et l’harmonie » par la vice-présidente Rosario Murillo, les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d’autres villes du pays.
Quatre-vingts personnes environ ont également été blessées dans ces manifestations, les plus violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega, il y a onze ans. Jeudi, le gouvernement a empêché quatre chaînes de télévision indépendantes de couvrir les événements. Au moins neuf journalistes ont été blessés dans les défilés, selon le comité pour la protection des journalistes, sis à New York.
« Le dialogue reste ouvert »
Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à discuter de la proposition d’augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l’origine de la vague de protestation.
Le président Daniel Ortega, qui ne s’est pas montré en public pendant la crise, doit formellement annoncer samedi que « le dialogue reste ouvert » et que « tous les sujets sont sur la table », a ajouté la vice-présidente. Le chef de file de la principale organisation patronale, José Aguerri, avait appelé plus tôt à éviter que le « sang continue de couler » et à reprendre les discussions, tout en soutenant les manifestants.
Cette mobilisation semble avoir pris par surprise le gouvernement, qui jusqu’ici était parvenu à contenir les mécontentements grâce à l’influence du parti au pouvoir dans les sphères publique et militaire. « C’est une protestation qui vient de la base, pas d’un parti politique » et « je crois que le gouvernement n’a pas anticipé cette réaction », a déclaré Oscar René Vargas, un expert en politique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Elle est un refuge bienveillant pour les citadins en mal d’oxygène, qui sont de plus en plus nombreux à la vivre comme un espace de méditation et de bien-être.
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édition abonné


Le bonheur est dans la forêt


                      Elle est un refuge bienveillant pour les citadins en mal d’oxygène, qui sont de plus en plus nombreux à la vivre comme un espace de méditation et de bien-être.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h31
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

La veille encore, la météo nous invitait à décliner l’invitation de Laurent Tillon, auteur de Et si on écoutait la nature ? (Payot, 325 pages, 22 euros). ­Aller crapahuter à la nuit tombée en forêt de Rambouillet sur des chemins détrempés par la pluie incessante de la fin mars ? Pour s’encourager, on s’était endormie avec Jack London, son Appel de la forêt (1903) sur le bout du nez : « Des profondeurs de la forêt, il entendait résonner tous les jours plus distinctement un appel mystérieux, insistant, formel ; si pressant que parfois, incapable d’y résister, il avait pris sa course, gagné la lisière du bois. »

Le lendemain, le chien Buck en tête et les bottes lestées de boue, on a finalement emboîté le pas à Laurent Tillon. La Vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben (Les Arènes, 2017) – plus de 600 000 exemplaires vendus –, il l’a lu, bien sûr. Mais le chargé de mission en biodiversité à l’Office national des forêts (ONF) et chiroptérologue (spécialiste des chauves-souris) qui siège au Conseil national de protection de la nature regrette que le forestier allemand se soit laissé aller à un excès d’anthropomorphisme. Ce qui ne l’empêche pas, lui, de tomber dans le même panneau affectif quand il désigne un chêne : « C’est un gamin, il a 120 ans. Il nous enterrera tous. »
Une passion très enracinée
Aujourd’hui, près de 80 % de la population française vit en milieu urbain, loin des bois. Mais au pays d’Idéfix, le chien d’Obélix qui sort les crocs quand on menace de s’en prendre à un arbre, la forêt reste une passion très enracinée. « Touche pas à mon arbre », se sont insurgés des Corréziens début avril, après que plus de 10 000 sujets des bords de route ont été abattus à l’instigation du conseil départemental. « Honteux, scandaleux », s’est entendu dire la maison de couture Chanel, après la présentation, en mars, de sa collection automne-hiver dans un Grand Palais décoré de chênes...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Toys’R’Us avait annoncé en mars sa faillite, qui va se solder par la fermeture de ses 735 magasins restants aux Etats-Unis avec la suppression de 33 000 emplois à la clé.
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L’irlandais Smyths Toys reprend les magasins Toys’R’Us en Allemagne, Autriche et Suisse

Toys’R’Us avait annoncé en mars sa faillite, qui va se solder par la fermeture de ses 735 magasins restants aux Etats-Unis avec la suppression de 33 000 emplois à la clé.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 18h15
   





                        



   


La chaîne de magasins de jouets irlandais Smyths Toys a fait savoir, samedi 21 avril, qu’elle allait acquérir les 93 magasins de son concurrent américain en faillite Toys’R’Us situés en Allemagne, Autriche et Suisse, pour un montant non dévoilé.
« Toys’R’Us dans la région est bénéficiaire, a une équipe de direction compétente et de nombreux clients fidèles », a estimé Tony Smyth, l’un des dirigeants de l’entreprise familiale irlandaise. « C’est une bonne base pour notre expansion », a-t-il estimé. Smyths Toys dispose déjà de 110 magasins en Irlande et en Grande-Bretagne.
Sous réserve de l’approbation des autorités et tribunaux compétents, le groupe irlandais deviendrait ainsi le « premier distributeur européen de jouets et articles pour bébés en Europe », souligne la filiale de Toys’R’Us en Allemagne dans le communiqué, samedi 21 avril. L’ensemble des employés du réseau dans les trois pays, ainsi que le siège de Cologne, seront conservés, ajoute la filiale.
L’américain Toys’R’Us avait annoncé en mars sa faillite, qui va se solder par la fermeture de ses 735 magasins restants aux Etats-Unis avec la suppression de 33 000 emplois à la clé.

        Lire aussi :
         

                Toys’R’Us près de disparaître aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, 35 000 salariés menacés






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La rumeur évoque tantôt un étudiant, tantôt un migrant grièvement blessé à la tête dans une chute, voire plongé dans le coma, lors de l’évacuation.
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Aucun « blessé grave » dans les hôpitaux de Paris après l’évacuation de Tolbiac, affirme l’AP-HP

La rumeur évoque tantôt un étudiant, tantôt un migrant grièvement blessé à la tête dans une chute, voire plongé dans le coma, lors de l’évacuation.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h13
   





                        



L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’institution qui gère 35 hôpitaux en Ile-de-France, a déclaré, samedi 21 avril sur Twitter, qu’aucun « blessé grave » n’a été conduit dans ses services après l’évacuation par la police du site universitaire de Tolbiac vendredi matin.

L’AP-HP dément fermement les rumeurs selon lesquelles un blessé grave aurait été conduit dans l’un des services de… https://t.co/9qaXRNPOTR— APHP (@AP-HP)


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La préfecture de police avait déjà assuré vendredi dans un communiqué « qu’aucun blessé grave qui puisse être en lien avec cette opération d’évacuation n’a été hospitalisé dans les services de réanimation ».
Mais la rumeur, évoquant tantôt un étudiant ou un migrant grièvement blessé à la tête à cause d’une chute, voire plongé dans le coma, a continué de se répandre sur les réseaux sociaux, où circule désormais un appel à rassemblement. Environ 70 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital Cochin (14e arrondissement), où la victime présumée aurait été admise en début d’après-midi pour réclamer la « vérité ».

        Lire aussi :
         

                Devant Tolbiac évacué : « Notre bastion est tombé, maintenant il faut agir »



Une source hospitalière a toutefois certifié qu’aucun patient correspondant au profil décrit – un jeune homme blessé à la tête – n’avait été hospitalisé aux urgences ou en réanimation dans cet établissement vendredi.
Le syndicat SUD Santé AP-HP a, pour sa part, fait état samedi dans un communiqué d’un patient « proposé à la grande garde de neurochirurgie », qui était assurée à ce moment par l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Mais ce cas, dont le lien avec Tolbiac n’est pas établi, a été « refusé parce que ne relevant pas de la chirurgie et transféré dans un autre établissement », selon SUD.

        Voir aussi :
         

          La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.
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Gironde : 170 hectares de pinède brûlés dans un incendie

Le feu, qui s’est déclaré vendredi soir à Saint-Michel-de-Castelnau (33) a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 09h19
   





                        


Plus de 170 hectares de pinède ont été ravagés par les flammes vendredi soir dans le sud-est de la Gironde, a-t-on appris auprès des pompiers qui considéraient le feu comme « fixé » samedi matin mais surveillaient toujours « un risque de reprise important ».
Le feu, qui s’est déclaré autour de 18 heures sur la commune de Saint-Michel-de-Castelnau, à 90 km au sud-est de Bordeaux, dans une « zone non urbanisée » à la limite du département des Landes, a nécessité au plus fort de l’incendie le déploiement de 120 pompiers et d’une trentaine de véhicules, selon le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) de la Gironde.
Dans la soirée, un bombardier d’eau a effectué deux largages au-dessus des flammes, en appui aux pompiers qui sont finalement parvenus à « fixer » le feu, c’est-à-dire à faire en sorte qu’il arrête de se propager.
« Risque de reprise important »
Samedi matin, les moyens sur place ont été réduits à une soixantaine de pompiers et une douzaine de véhicules, selon le commandant Philippe Carrière, du Codis girondin. « Le feu est fixé, mais pas totalement maîtrisé. Il y a un risque de reprise important. Des opérations de noyage vont être nécessaires », a-t-il expliqué.
La température a dépassé les 26 degrés vendredi dans le département. Depuis mercredi, avec des températures largement au-dessus des normales de saison, la France vit « une séquence estivale précoce remarquable », selon Météo France. Cette séquence doit se prolonger jusqu’à dimanche avant l’arrivée d’un front instable qui devrait faire baisser nettement les températures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Lors de l’opération « Jubilee », au cours de laquelle plus de 3 000 des 6 100 participants, en majorité Canadiens étaient capturés ou tués, elle avait sauvé de nombreux blessés.
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Mort de sœur Agnès-Marie Valois, figure du débarquement de Dieppe, en 1942

Lors de l’opération « Jubilee », au cours de laquelle plus de 3 000 des 6 100 participants, en majorité Canadiens étaient capturés ou tués, elle avait sauvé de nombreux blessés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h11
   





                        



   


Pour les Canadiens, c’est l’« ange blanc ». Sœur Agnès-Marie Valois, ainsi surnommée par les soldats canadiens qu’elle avait soignés lors de l’opération « Jubilee » sur Dieppe, en août 1942, est morte, jeudi 19 avril, à l’âge de 103 ans au monastère de Thibermont (Seine-Maritime).
Cette religieuse « représente pour la nation canadienne comme pour la ville de Dieppe et les Dieppois, une personnalité à part, une héroïne, symbolique et particulièrement attachante », a déclaré le maire de Dieppe, Nicolas Langlois, dans un communiqué diffusé samedi.
Dieppe, qui avait célébré les 100 ans de la religieuse en 2014, a mis tous ses drapeaux en berne et lui rendra un hommage solennel mardi au cimetière des Vertus, où reposent la majorité des victimes canadiennes du raid de 1942.
Née Agnès Valois à Rouen en 1914 dans une famille d’industriels ayant créé une corderie mécanique, elle suit des études à la Croix-Rouge pour devenir infirmière. Elle entre dans les ordres en 1936, chez les augustines de la miséricorde de Jésus.
Lors de l’opération « Jubilee » – le nom du raid anglo-canadien du 19 août 1942 sur Dieppe –, au cours duquel plus de 3 000 des 6 100 participants, en majorité canadiens, sont capturés ou tués, elle est infirmière à l’Hôtel-Dieu de Rouen. Des centaines de blessés canadiens de l’opération y affluent. Comme les autres religieuses, elle prend en charge les victimes, quitte à se mettre en danger vis-à-vis des Allemands, qui n’entendent pas leur prodiguer tous les soins requis.
Nombreuses anecdotes
Les anecdotes la concernant ne manquent pas : sœur Agnès-Marie guérit la vue d’un soldat en convainquant un ophtalmologiste allemand de le soigner ; elle sauve la vie d’un autre, grièvement blessé, en dissuadant l’ennemi de l’achever ; elle continue, y compris sous les menaces, voire les coups des Allemands, à prendre soin des blessés…
Sœur Agnès-Marie a été décorée de l’ordre national du Mérite, de la médaille du service méritoire et du grade de chevalier puis d’officier de la Légion d’honneur. Elle est citoyenne d’honneur des villes de Rouen et Dieppe.
Elle s’est installée au monastère de Thibermont, à Martin-Eglise tout près de Dieppe en 1968, à la suite de la fermeture de l’Hôtel-Dieu rouennais. Elle continuera à exercer en tant qu’infirmière à l’hôpital dieppois, avant de prendre sa retraite en 1979. Elle avait assisté et participé aux diverses commémorations du raid du 19 août 1942. Elle a pu y retrouver de nombreux rescapés qu’elle avait soignés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La mort du musicien, âgé de 28 ans, dont le titre « Wake me up » connut un succès mondial, suscite une vive émotion dans le royaume
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La Suède pleure le DJ Avicii

La mort du musicien, âgé de 28 ans, dont le titre « Wake me up » connut un succès mondial, suscite une vive émotion dans le royaume



Le Monde
 |    21.04.2018 à 02h09
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h27
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


La nouvelle est tombée en début de soirée, vendredi 20 avril, faisant l’effet d’une bombe en Suède. Tim « Avicii » Bergling est mort. Son corps a été découvert sans vie à Mascate, capitale du sultanat d’Oman, a annoncé son agent, sans préciser les causes du décès. A 28 ans, il n’était pas seulement, comme le rappellent les médias nationaux, « un des plus grands producteurs de musique et artistes que la Suède ait engendrés ». Il était aussi le symbole d’un succès étonnant : celui de l’industrie musicale d’un pays de seulement 10 millions d’habitants, qui est parvenu, ces dernières décennies, à s’imposer sur la scène internationale, avec des artistes comme la chanteuse Zara Larsson ou le faiseur de tubes Max Martin.
Avicii avait notamment animé, en 2015, la fête de mariage du prince Carl Philip et de sa femme, la princesse Sofia
Il avait aussi travaillé avec Madonna, qui a posté ce commentaire sur Instagram : « Tellement triste… Tellement tragique. » David Guetta, qui avait collaboré avec lui en 2012, a publié sur son compte Twitter une photo de lui avec Avicii accompagnée de ce commentaire : « Merci pour tes belles mélodies et pour le temps que nous avons partagé au studio, à jouer ensemble en tant que DJ, ou simplement en savourant la vie en tant qu’amis. »
C’est autant au talent du jeune homme qu’au rôle qu’il a joué pour le rayonnement du royaume que les Suédois rendaient hommage, vendredi. Sur Instagram, le premier ministre, Stefan Löfven, salue la mémoire d’« un des plus grands artistes contemporains qu’ait connus la Suède ». Le leadeur de l’opposition, Ulf Kristersson, évoque, lui, « un des plus grands succès musicaux » du pays. Tim Bergling, rappelle-t-il, « appartient à ce groupe important qui a placé la Suède sur la carte musicale internationale ».
Même la famille royale a réagi, par le biais du prince Carl Philip et de sa femme, la princesse Sofia. Avicii avait animé la fête de leur mariage en 2015. « Nous sommes reconnaissants d’avoir pu apprendre à le connaître comme artiste et comme la belle personne qu’il était », écrit le couple. Le fondateur d’Abba, Björn Ulvaeus, regrette, lui, la disparition d’un artiste « très talentueux ».
Salles combles
En février 2014, Wake Me Up, le tube du DJ, avait battu tous les records sur le service de streaming musical suédois Spotify, en devenant le titre le plus écouté, avec plus de 200 millions d’écoute en ligne. Le patron de la plate-forme, Daniel Ek, écrit sur Twitter : « Les mots ne peuvent exprimer la tristesse que je ressens en apprenant qu’Avicii nous a quittés bien trop tôt. Je suis reconnaissant pour le peu de temps que nous t’avons eu sur Terre. » Spotify proposait d’ailleurs, vendredi soir, une playlist « This is Avicii », regroupant 49 chansons de l’artiste, qui totalisait plus de 230 000 abonnés vers 23 heures.

        Lire aussi :
         

                Mort du DJ Avicii : cinq titres qui ont marqué sa carrière



En Suède, la nouvelle de sa mort a dominé tous les sites d’information pendant la soirée. « C’est complètement choquant, mais son héritage va se répercuter sur l’histoire de la musique pendant longtemps », constate le quotidien Svenska Dagbladet. La journaliste Annah Björk se souvient d’un soir de mars 2012 : « Quelqu’un du nom d’Avicii avait fait salle comble à Globen [la plus grande scène suédoise]. Pas une fois, ni deux, mais trois soirs de suite. En principe, personne de plus de 30 ans n’avait entendu parler de lui et tout d’un coup, il était le plus grand artiste du pays. »
La journaliste se rappelle avoir évoqué les Beatles dans l’article qu’elle a ensuite rédigé : « Je faisais allusion au chaos qu’il créait, à l’incompréhension totale qu’il semblait susciter chez les adultes, ceux qui n’acceptaient pas le fait qu’une seule personne, qui appuyait sur des boutons sur son ordinateur, pouvait attirer un public énorme dans le monde entier. » Six ans plus tard, la comparaison tient toujours : « Il a créé un style musical qui a changé le monde autour de lui », écrit-elle.
Star sous pression
Le quotidien Dagens Nyheter évoque, pour sa part, les disparitions de Kurt Cobain, en 1994, et d’Amy Winehouse, en 2011. « Un froid glacial, particulièrement brutal et anxiogène, s’abat quand la mort emporte de jeunes gens », note le journal. Avant de rappeler que si Avicii était « un artiste avant-gardiste », il était aussi « un business », ce qui lui a valu des critiques, à lui et à son manager, Arash « Ash » Pournouri, dont le rôle a été essentiel dans la création du phénomène. Le magazine Forbes avait calculé qu’il était devenu l’un des DJ les mieux payés au monde, avec des revenus estimés à 28 millions de dollars pour la seule année 2014.
Les journaux suédois évoquent aussi les démons de l’artiste, révélés dans le documentaire Avicii : True Stories, de Levan Tsikurishvili. Tim Bergling se confiait sur ses angoisses, son état de santé qui se dégradait. Il souffrait d’une pancréatite, avait dû annuler des concerts et subir une opération.
La pression était énorme pour un jeune homme considéré comme « le David Guetta suédois », qui ne semblait jamais complètement à son aise dans son rôle de superstar. Rien qu’en 2011, il avait totalisé 300 concerts. Cinq ans plus tard, au sommet de sa gloire, il annonçait sa décision de renoncer à la scène, pour se consacrer uniquement à la production de musique.
Plusieurs critiques encouragent à réécouter les titres de l’artiste. « De nombreuses personnes plus âgées ont encore un trésor de chansons à découvrir, si elles renoncent à l’image d’un Avicii dont l’œuvre n’était destinée qu’aux ados fêtards, commente le quotidien Sydsvenskan. Malheureusement, ce n’est peut-être que maintenant qu’elles vont enfin donner une chance aux mélodies de ce compagnon de Garbo de 28 ans. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.
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« Corse-Matin » change de mains

La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h01
    |

            Yves Bordenave (Ajaccio et Bastia -envoyé spécial)








                        



                                


                            
L’arrière-salle du Grand Café Napoléon, à Ajaccio, est comble. Ce lundi 9 avril, les nouveaux patrons de Corse-Matin ont convié le personnel du journal – journalistes et employés – à un petit déjeuner, dans cet établissement un peu chic qui fait face à la préfecture sur le Cours Napoléon, en plein centre-ville. A deux pas du siège du quotidien. La cinquantaine de convives – sur la soixantaine de journalistes salariés – se pressent autour du buffet : croissants chauds, café et jus de fruit. Il n’y a pas à dire, les nouveaux actionnaires ont bien fait les choses.
A la tribune, Thomas Brunelli, la soixantaine, cheveux grisonnants. Ce journaliste chevronné, connu du Tout-Ajaccio, à peine débauché de Radio Corse Frequenza Mora (RCFM), prend ce jour-là les rênes du quotidien. Il devient directeur de la publication et directeur des rédactions. A ses côtés, Antony Perrino, pas encore quadragénaire, arbore une barbe de trois jours bien soignée. Visage rond, il sourit à tous et salue chacun.
Patron de l’entreprise de BTP du même nom héritée de son père – l’une des plus importantes de Corse-du-Sud –, promoteur immobilier et actionnaire d’une kyrielle de sociétés, il compte parmi les acteurs-clés de CM Holding, le consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, en mars. Désigné PDG du quotidien, il présente son projet au personnel.
Un sésame d’entrée sur le terrain médiatique
Quoiqu’un peu formel, le discours se veut à la fois novateur et rassurant. La Corse change, explique-t-il en substance à son auditoire. Et, selon lui, Corse-Matin doit devenir une vitrine de cette Corse en mouvement, pour ne pas dire en marche. Thomas Brunelli est plus précis : il veut faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure », comme il l’a confié au Monde, dans une île en plein développement...




                        

                        


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Compte rendu

Un mort lors d’une manifestation de l’opposition à Madagascar

L’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, avant les élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-21T17:15:48+02:00"

        Le 21.04.2018 à 17h15






    
La manifestation avait été interdite mardi par les autorités.
Crédits : RIJASOLO / AFP


Une personne a été tuée et 16 blessées, samedi 21 avril, dans Antananarivo au cours de violences entre policiers et des milliers d’opposants à une nouvelle loi électorale, a déclaré Olivat Alison Aimée Rakoto, chef de l’hôpital Joseph-Ravoahangy-Andrianavalona d’Antananarivo.
La manifestation avait été interdite mardi par les autorités locales et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont répliqué en lançant des pierres.
L’opposition avait déclaré vouloir maintenir son initiative pour protester contre « l’adoption scandaleuse de trois lois électorales » au début d’avril par le Parlement.
L’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année.

        Lire aussi :
         

                A Madagascar, l’Assemblée adopte des lois électorales contestées





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.
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Les inspecteurs de l’OIAC sont allés sur les lieux de l’attaque chimique présumée à Douma

Les inspecteurs de l’organisation ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 18h07
   





                        



   


Les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se sont rendus, samedi 21 avril, dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée. Ses experts y avaient prélevé des échantillons. Une « autre visite pourrait être effectuée à Douma », a déclaré l’OIAC dans un communiqué.
L’équipe de l’OIAC était arrivée en Syrie le 14 avril. Son retard pour commencer son travail d’inspection a Douma a été notamment expliqué par des raisons de sécurité. « La sécurité du personnel de l’OIAC a été garantie non seulement par la partie syrienne, mais aussi par le commandement du contingent russe en Syrie », a affirmé le ministère des affaires étrangères russes

        Lire aussi :
         

                Syrie : les difficultés de l’OIAC pour inspecter le site de Douma



Attaque imputée aux forces gouvernementales syriennes
Les inspecteurs de l’OIAC ont pour mission de déterminer si une attaque a eu lieu et quels agents chimiques ont été utilisés, mais ils n’ont toujours pas pu accéder au site, contrôlé par les forces du président syrien Bachar Al-Assad depuis que les rebelles ont évacué la ville. L’attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma le 7 avril a fait au moins 40 morts, selon des secouristes.
Cette attaque aux « gaz toxiques » imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques.
La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d’entraver l’accès des inspecteurs de l’OIAC à Douma, les accusations qu’elle a rejeté avec véhémence en les qualifiant de « sans fondement ».

        Lire aussi :
         

                Attaque chimique à Douma : le « faisceau de preuves » qui accusent le régime syrien






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.
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Un scientifique membre du Hamas assassiné à Kuala Lumpur

Le mouvement palestinien, qui accuse souvent Israël, n’a pas désigné de responsable de l’assassinat.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 17h44
   





                        



   


Le docteur Fadi El-Batch, un scientifique palestinien spécialisé dans l’énergie et membre du Hamas a été assassiné samedi 21 avril, à Kuala Lumpur en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza. Selon les médias israéliens, il travaillait aussi au développement de drones pour le Hamas.
Le mouvement palestinien n’a pas désigné de responsable de l’assassinat, alors qu’il accuse souvent Israël, son ennemi juré. Mais la famille El-Batch, dans la bande de Gaza accuse le Mossad, le service de renseignement israélien, dans un communiqué.
« Le Mossad est derrière l’assassinat de Fadi El-Batch, 35 ans », affirme-t-elle en appelant les autorités malaisiennes à « trouver les suspects avant qu’ils ne prennent la fuite » et à faciliter le transfert de sa dépouille à Jabaliya, dans la bande de Gaza, afin qu’il y soit inhumé. Israël n’a fait aucun commentaire.
Deux hommes à moto
Le vice-premier ministre malaisien, Ahmed Zahid Hamidi, a déclaré à l’agence de presse officielle Bernama que Fadi El-Batch était un enseignant en ingénierie électrique, spécialiste en fabrication de roquettes, et qu’il avait des liens avec les services de renseignement d’un « pays considéré comme un ennemi d’Israël ».
« L’un des deux suspects a tiré 10 balles, dont quatre ont atteint la tête et le corps du professeur, qui est mort sur le coup », a précisé le chef de la police de Kuala Lumpur, Datuk Seri Mazlan Lazim, cité par l’agence.
Le professeur était également un imam à la mosquée près de son lieu de résidence. Il était marié et avait trois enfants, a-t-il ajouté.
Selon des images enregistrées par des caméras de vidéosurveillance, les deux assaillants ont attendu pendant vingt minutes qu’il sorte de chez lui. L’ambassadeur de Palestine en Malaisie, Anouar El-Agha, a déclaré que des témoins de la scène lui avaient dit que les tueurs avaient une « apparence européenne ».
Tensions persistantes à la frontière de la bande de Gaza
Vendredi, des milliers de Palestiniens ont encore manifesté dans la bande de Gaza le long de la frontière israélienne pour le quatrième vendredi de suite d’une mobilisation de masse qui a fait quatre nouveaux morts.
Trente-huit Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, du mouvement appelé la « marche du retour ». Des centaines ont été blessés, dont encore plus de 440 vendredi, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ En cent cinquante ans, la France a construit l’un des systèmes ferroviaires les plus denses et les plus performants au monde.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans certaines zones touristiques, la surtaxe sur les résidences secondaires est un levier contre la spéculation.
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Au Pays basque, « travailler ne suffit plus pour se loger »

Dans certaines zones touristiques, la surtaxe sur les résidences secondaires est un levier contre la spéculation.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 12h49
    |

            Benoît Floc'h (Pyrénées-Atlantiques - envoyé spécial)








                        



                                


                            

La mairie de Bidart (Pyrénées-Atlantiques) se trouve tout en haut de la commune, à côté de l’église et du terrain de pelote basque. Des fenêtres du maire, la vue embrasse toute la côte. Au loin, la digue de Saint-Jean-de-Luz. Plus près, Guéthary cachée par le contrefort qui délimite la plage d’Ouhabia. Et puis, au premier plan, des villas se perdent dans la verdure. « Dans le quartier, vous n’avez rien à moins de 1 million d’euros », lâche Emmanuel Alzuri, le maire de Bidart.
Se loger ici implique d’avoir les moyens. Mais les acquéreurs sont pourtant nombreux. « On est submergé, constate le maire. Le foncier a tellement augmenté que nous sommes devenus une zone pour très riches. Les revenus du travail ne suffisent plus pour se loger. Il faut donc agir pour que les gens d’ici puissent encore vivre ici sans être rentier ou héritier. »
A Bidart, beaucoup de propriétaires ne vivent pas sur place toute l’année. Sur dix logements, trois sont des résidences secondaires. M. Alzuri a donc pris une décision pour tenter de calmer cette frénésie immobilière. Il fait partie des maires qui ont choisi de majorer la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Ces dernières ne seront pas concernées par la suppression promise par Emmanuel Macron. Cet outil fiscal, créé en 2014, a été adopté par 198 communes sur les 1 149 concernées, celles où il est difficile de trouver un logement. Dans cette commune, la majoration est de 60 %, le maximum autorisé par la loi. Mais le maire de Bidart ne se contente pas de ce dispositif. La taxe d’habitation est également réduite pour les résidents permanents. Tout nouvel immeuble se voit imposer des logements sociaux, jusqu’à 70 % lorsqu’il y a plus de trente appartements.

Dans la commune voisine de Guéthary, la situation est pire : le village compte plus de la moitié de résidences secondaires. « Nous n’avons rien contre les estivants, assure cependant Marie-Pierre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les étudiants de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ont rassemblé plusieurs vérifications de paroles politiques de ces derniers jours.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Dans toute la France, des élus tentent de redynamiser leur territoire. Les résultats sont contrastés.
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Mairie cherche famille contre terrain à 1 euro le mètre carré

Dans toute la France, des élus tentent de redynamiser leur territoire. Les résultats sont contrastés.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 14h46
    |

            Solène Lhénoret et 
Solène Cordier








                        



   


A l’entrée du terrain, un grand panneau présente le futur lotissement de l’ancienne forge : un joli quartier pavillonnaire arboré, avec dix maisons toutes neuves. C’est, en tout cas, ce qu’avait en tête la mairie de Berrien (Finistère), en juillet 2015. A l’époque, le village de 997 habitants est en émoi, menacé par une fermeture de classe qui risque, à terme, de provoquer la fermeture de l’école. Il faut agir, vite.
Dans les locaux fraîchement rénovés de la mairie, l’édile Paul Quéméner, ancien patron à la retraite de l’entreprise de taxis, d’ambulances et de pompes funèbres du village, se souvient : « Nous avions appris en mars que l’école était en sursis. Après quatre mois de lutte, les parents s’essoufflaient, nous n’étions pas entendus par l’éducation nationale. » L’un des élus a alors l’idée de brader ces terrains appartenant à la municipalité qui ne trouvaient pas d’acquéreur depuis six mois, malgré une mise en vente à 9 euros le mètre carré.
L’engouement est immédiat. « Lorsque les médias ont relayé l’initiative, on s’est retrouvés sous une avalanche d’appels, se rappelle amusé le maire, en poste depuis 2014. Le premier mois, on a reçu 2 000 à 3 000 appels de toute la France, puis des Etats-Unis, des Philippines, d’Australie… Même la chaîne de télévision Al-Jazira s’est déplacée. Après la diffusion de leur reportage, on a encore reçu une centaine d’appels. »
L’équipe municipale retient huit candidats, auxquels ils donnent trois ans pour faire construire leur maison. Durant l’été 2015, cinq familles s’installent à Berrien en location. A la rentrée de septembre, l’école compte neuf nouveaux élèves. L’école est sauvée, la municipalité souffle.

   


Les enfants de Francky et Inès Duperray font partie de ces nouveaux élèves. Le jeune couple, originaire de l’Aube, a comme d’autres entendu parler du projet de terrains à 1 euro à la télévision. A l’époque, la famille est souvent sur les routes au gré des missions professionnelles de Francky, prestataire sur des projets de plusieurs mois dans des centrales nucléaires. « On savait qu’un jour on devrait se poser pour les enfants, explique Inès, 28 ans, dans la salle à manger de sa nouvelle maison, où peluches et jouets parsèment le sol. Francky voulait devenir propriétaire, mais nous n’avions pas le budget pour acheter un terrain trop cher. Je n’avais jamais mis un pied en Bretagne mais, ici ou ailleurs, c’était pareil. La ruralité ne nous effraie pas. On voulait le calme sans vivre en ermites. »
Une seule maison
Mais le couple n’aura, finalement, pas de voisins immédiats. Trois ans après le lancement du projet, leur maison est la seule sortie de terre. Quatre familles sont reparties, pour des raisons diverses : absence d’emploi sur le territoire, difficultés financières ou familiales, problème d’intégration.
« Aucune n’était du coin, précise le maire, qui s’est particulièrement investi. Les gens ont envie de quitter la ville, mais ils ne sont pas forcément prêts. Après l’effet d’euphorie provoquée par le prix du terrain, ils ont du mal à aller au bout de leur rêve. » Résultat : les permis de construire de deux familles ont été acceptés, un autre est en cours, et la mairie n’a d’autre choix que de racheter aux familles les quatre terrains restants afin de les remettre en vente.

   


Succès mitigé donc, mais qui n’a pas empêché d’autres communes de la région de s’inspirer du projet de Berrien. Comme Guiscriff, une commune du Morbihan qui compte deux fois plus d’habitants mais est confrontée à la même problématique de terrains invendus.
En 2007, elle a investi 400 000 euros en travaux de viabilisation pour transformer des terres en zones constructibles. Situé à l’entrée du village, non loin du petit musée de la Gare, ce projet de lotissement devait répondre à une hausse des recrutements dans une entreprise d’agroalimentaire du coin. Mais vingt-sept parcelles ne partent pas. La municipalité, qui souhaite favoriser l’accession des jeunes à la propriété, les met alors en vente à 1 euro le mètre carré en septembre 2015.
Pierre Jaffre et Floriane Le Meur sont dans la cible. Originaire de Guiscriff, le jeune homme de 25 ans, déterminé à devenir propriétaire, ne se voyait pas vivre ailleurs. « Ce prix attractif nous a permis d’acheter le plus grand terrain du lotissement, celui de 1 048 m2, et de nous faire plaisir en choisissant des matériaux plus nobles », précise-t-il. Une fois terminée, leur maison leur aura coûté 180 000 euros.

   


Un écueil
Depuis quelques années, l’histoire se répète aux quatre coins de la France. Confrontés à la baisse d’attractivité de leur commune, de nombreux élus ont fait ce pari de vendre leurs terrains à 1 euro le mètre carré. Les modalités varient, mais l’objectif est toujours le même : redynamiser le territoire en incitant de nouvelles familles à venir s’installer.
Mais il y a un écueil. La vente précipitée des terrains, sans l’assurance de la solvabilité des acquéreurs. Comme celui de Berrien, le maire de Conflans-sur-Anille (Sarthe), Jean-Marc Lambert, en a fait les frais. Il a tenté l’expérience en 2016 et a accepté les premiers dossiers venus en laissant aux familles un an pour réaliser leur projet.
« Les familles n’ont pas pu trouver le financement pour construire leur maison et la commune s’est retrouvée bloquée pendant une année sans pouvoir remettre les cinq terrains en vente », regrette-t-il. La période écoulée, un seul propriétaire avait construit une maison pour la louer. La mairie a donc décidé de remettre les terrains au prix initial de 12 euros le mètre carré.
Plus prévoyante, la municipalité de Guiscriff a choisi d’encadrer les conditions de vente des terrains. Les acquéreurs ne peuvent signer chez le notaire le compromis de vente de leur parcelle qu’une fois le permis de construire et le prêt acceptés. Trois ans plus tard, quatre maisons sont presque terminées. Mais dix-huit lots sont toujours en vente.
« Ce projet se développe sur le long terme, on prend le temps », justifie Renée Courtel, la maire du village. « Le lotissement fait partie d’un tout », insiste l’élue, qui a aussi racheté un local pour le louer à une fleuriste et prévoit d’autres travaux pour créer une microcrèche et un hébergement meublé pour travailleurs.
Projet global
Inscrire les terrains à 1 euro le mètre carré dans un projet global, voilà qui parle à Christian Derouet, le maire de Lonlay-l’Abbaye, en Normandie. « Dans le Grand Ouest, l’Orne est le seul département qui accuse une baisse de population », rappelle l’élu. Partant de ce constat, il a fait du maintien de la population sa « priorité ». « C’est mon devoir de lutter contre la désertification. »
Lui qui a lancé l’idée des terrains à 1 euro dans son village en 2016 répète à l’envi « qu’il ne faut pas agir sur un seul maillon de la chaîne mais sur tous ». Tout est bon pour revitaliser la commune de 1 175 habitants, comme en témoignent les nombreux articles de presse affichés sur le mur du bureau de l’élu. L’un relate le rachat de la pompe à essence pour en faire une station communale, l’autre rappelle le combat pour faire installer un distributeur de billets, un troisième témoigne de la réhabilitation du presbytère et de l’aménagement en son sein d’un espace de télétravail… « La boulangerie a fermé il y a un an. On a investi 1 million d’euros pour en aménager une autre, qui fait en plus bar-tabac, avec des appartements au-dessus », dit fièrement l’édile en désignant le commerce à l’enseigne flambant neuve, qui trône sur une jolie place fleurie, face à la mairie.
« Les terrains à 1 euro sont aussi un coût pour la commune, mais c’est surtout un investissement pour l’avenir, explique-t-il. Ça amène des jeunes qui font construire, qui ont des enfants, qui participent à la vie économique de la commune. »
Effets inattendus
Nadège Lebrun, propriétaire depuis le 20 janvier d’un des dix terrains, en est le parfait exemple. Tout juste trentenaire, elle a passé son enfance à Lonlay-l’Abbaye et une partie de sa vie d’adulte dans l’Eure voisine avant de revenir, il y a cinq ans, « pour se rapprocher de la famille ». Avec son mari et ses deux enfants, la jeune femme attend impatiemment le début des travaux de leur maison, qui devraient débuter très prochainement. « On a prévu une maison de plain-pied, en anticipant la retraite », sourit-elle.
Une trentaine de kilomètres plus loin, à Champ-du-Boult, 400 habitants, malgré des effets mitigés, comme ailleurs, l’opération a eu des effets inattendus. Parmi la foule de curieux venus dans la commune, certains sont tombés sous le charme de ce village, typique du bocage normand. Finalement, ils n’ont pas acheté les terrains à 1 euro le mètre carré, mais une vingtaine d’entre eux ont jeté leur dévolu sur des maisons en vente dans le village.
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            data-slide-description="A Berrien, dans le Finistère, souvent cité en exemple, c’est pour sauver son école que l’équipe municipale de ce village de 997 habitants a imaginé, en juillet 2015, de vendre des terrains à un euro le mètre carré pour inciter des familles à venir s’y installer."
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            data-slide-description="« Nous avions appris en mars que l’école était menacée par la fermeture d’une classe. Après quatre mois de lutte, les parents s’essoufflaient, nous n’étions pas écoutés par l’éducation nationale », explique le maire de Berrien, Paul Quéméner."
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            data-slide-description="Ainsi, l’un des élus a alors cette idée de brader dix terrains appartenant à la municipalité, se souvient M. Quéméner, ancien patron à la retraite de l’entreprise de taxi, d’ambulance et de pompes funèbres du village."
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            data-slide-description="L’engouement est immédiat. « Lorsque les médias ont relayé l’initiative, on s’est retrouvés sous une avalanche d’appels », se rappelle, amusé, l’édile, en poste depuis 2014."
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            data-slide-description="L’équipe municipale retient huit candidats, auxquels ils donnent trois ans pour faire construire leur maison."
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            data-slide-description="Dès la rentrée scolaire, cinq familles s’installent en location sur la commune. Neuf nouveaux élèves font leur rentrée à l’école de Berrien, ce qui permet de ne pas la fermer. La municipalité souffle."
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            data-slide-description="Les travaux de la mairie ont permis d’installer les bureaux ouverts au public, au rez-de-chaussée, de rénover la médiathèque et la ludothèque, qui permet notamment d’accueillir les enfants."
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            data-slide-description="Trois ans plus tard, les permis de construire de deux familles ont été acceptés, un autre est en cours, et la mairie n’a d’autre choix que de racheter aux familles les quatre terrains non construits afin de les remettre en vente."
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            data-slide-description="Dans la région, l’expérience de Berrien en a inspiré d’autres. Notamment Guiscriff, dans le Morbihan, une commune qui est confrontée au même problème de terrains invendus."
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            data-slide-description="Originaire de Guiscriff, Pierre Jaffre, 25 ans, et Floriane Le Meur étaient intéressés par le projet : « Ce prix attractif nous a permis d’acheter le plus grand terrain du lotissement, celui de 1 048 mètres carrés, et de nous faire plaisir en choisissant des matériaux plus nobles », précise ce Guiscrivite. Une fois terminée, leur maison leur aura coûté 180 000 euros."
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            data-slide-description="« Ce projet se développe sur le long terme, on prend le temps », explique Renée Courtel, la maire du village. « Le lotissement fait partie d’un tout. »"
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            data-slide-description="La commune a aussi racheté un local pour le louer à une fleuriste et prévoit d’autres travaux pour créer une microcrèche et un hébergement meublé pour travailleurs."
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            data-slide-description="Locataires à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, M. et Mme Renaudier, retraités,  cherchaient à acheter un terrain en Bretagne pour se rapprocher de leur fille installée à Brest."
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            data-slide-description="Trois ans plus tard, à Guiscriff, quatre maisons sont presque terminées. Mais dix-huit lots sont toujours en vente, ce qui illustre les limites de ces projets. Pour qu’ils soient couronnés de succès, il est nécessaire de les inclure dans une dynamique globale."
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A Berrien, dans le Finistère, souvent cité en exemple, c’est pour sauver son école que l’équipe municipale de ce village de 997 habitants a imaginé, en juillet 2015, de vendre des terrains à un euro le mètre carré pour inciter des familles à venir s’y installer.

DIDIER OLIVRE POUR LE MONDE
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