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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h15
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.
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Energies renouvelables : Engie concentre ses efforts sur l’« hydrogène vert »

Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h42
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            
Tout pour les renouvelables et l’hydrogène ? Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie, ne manque pas une occasion d’affirmer qu’elle souhaite tourner le dos aux énergies fossiles, même si l’essentiel des revenus de son groupe provient encore du gaz naturel.
La direction d’Engie croit dur comme fer à l’« hydrogène vert », ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne. « D’où notre soutien à Energy Observer [un catamaran laboratoire des énergies renouvelables, et qui teste notamment l’hydrogène pour le stockage, parti le 28 mars pour une tournée en Méditerannée], note Thierry Lepercq, directeur général adjoint, le patron de l’innovation d’Engie. Nous avons tout à disposition aujourd’hui pour nous lancer à des prix compétitifs : des champs de panneaux solaires, des terminaux gaziers, qui accueillent autant le gaz que l’hydrogène, et des capacités de stockage. Demain, nous offrirons de l’hydrogène vert sur tous les continents à des prix attractifs. » 
Transports et industries
Selon une étude du cabinet McKinsey, la demande et la production d’hydrogène devraient décupler dans les trente-cinq ans qui viennent, passant de 9 exajoules (soit l’équivalent de 1,5 milliard de barils de pétrole) à 78 exajoules (13,2 milliards de barils de pétrole) en 2050.
« Aujourd’hui, nous sommes toujours en train d’identifier et recenser toutes les applications possibles », précise Michèle Azalbert, la directrice de la nouvelle branche « hydrogène vert » chez Engie, qui identifie deux secteurs prometteurs : les transports et l’industrie.
Selon l’Hydrogen Council, le lobby de soutien à cette énergie, 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions dans le monde pourraient être alimentés à l’hydrogène à l’horizon 2030. Une avancée considérable, mais une goutte d’eau dans une flotte mondiale de près de 1,3 milliard de véhicules en 2015, selon l’Organisation internationale des constructeurs automobiles.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.
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« Energy Observer », le laboratoire des énergies du futur à l’assaut des mers

Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h31
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Dans le Vieux-Port, on ne voit que lui. Avec ses lumières bleues et son faux air de vaisseau spatial, l’Energy Observer brille dans la belle nuit marseillaise de cette fin de mars. Après un tour de France des principaux ports en 2017, ce catamaran d’un nouveau genre a commencé, mercredi 28 mars, une tournée de la Méditerranée de sept mois, avant de se lancer à l’assaut des mers du nord de l’Europe en 2019, puis dans un périple vers les mers d’Asie et des Amériques d’ici à 2020.
La particularité de l’Energy Observer ? Il ne possède ni mât pour hisser la grand-voile ni moteur thermique. « Tout ici fonctionne à base d’énergies renouvelables, détaille Victorien Erussard, le charismatique capitaine du navire et instigateur du projet. Nous voulons essayer, tester, étalonner, améliorer tous les systèmes de production d’énergie décarbonée afin de vivre en toute autonomie. Bref, nous sommes un démonstrateur à taille réelle des énergies de l’avenir et de leur gestion en écosystème. Comme le dit le premier ministre Edouard Philippe, nous cherchons à atteindre le “cercle vertueux de l’énergie”. » 

Pour créer ladite énergie, il y a d’abord les systèmes visibles sur l’embarcation : différents types de panneaux photovoltaïques, courbés, à plat ou bifaces, couvrent 140 mètres carrés de coque. Des éoliennes à axe vertical captent en parallèle la brise. Enfin, un circuit de géothermie, non visible, permet de produire l’eau chaude sanitaire nécessaire à la vie des huit membres de l’équipage.
De l’hydrogène pour le stockage
« Nous testons aussi une aile volante de traction, qui tire le bâtiment et permet au moteur électrique, non plus de consommer, mais de produire de l’électricité en devenant hydrogénérateur. Pour l’instant, nous sommes encore en phase de réglage », précise Jérôme Delafosse, le chef d’expédition du bâtiment. Les premiers tests sont mitigés. Demain, l’Energy Observer expérimentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.
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A Sao Paulo, le dérisoire combat du street art contre le barrage de Belo Monte

Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h56
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            LETTRE DE SAO PAULO

Caroline Cristina da Silva s’est plusieurs fois arrêtée sur le chemin. Elle a trouvé « jolie » cette peinture murale qu’elle aperçoit chaque matin en allant à ses cours de droit à l’université Mackenzie de Sao Paulo. Mais la jeune femme de 18 ans reconnaît avec une pointe de culpabilité que les discussions avec ses amis sont toujours restées « superficielles » sur le sujet. Elle ignore à quoi fait référence l’œuvre et ne sait pas où se situe Altamira, cet endroit perdu au fin fond de l’Amazonie, dans l’Etat du Para, mentionné sur le dessin et devenu il y a quelques années le sujet de débats passionnés entre les défenseurs de l’environnement et les porte-parole du « progrès ».
« Le street art est un exercice éphémère », souffle Eduardo Kobra, auteur de l’œuvre qui semble avoir basculé dans l’indifférence, ou pire encore, dans l’oubli. Monumentale, criarde, posée là sur le bord de la rua da Consolaçao, au cœur de l’empire du béton, au beau milieu de la frénésie automobile, la peinture de près de dix mètres de haut a pourtant tout pour déranger. La fresque représente, sur fond de jungle, un enfant indigène, hilare, le visage cerclé par la mire d’un fusil, entouré de lettres rouge sang : Alta Mira, Belo Monte. Une référence au barrage décrié de Belo Monte, construit dans la ville d’Altamira (« Alta Mira » signifiant littéralement « haute mire ») dans la forêt amazonienne, qui a conduit à l’inondation de plus de 500 kilomètres carrés de terres et à la déviation des eaux du fleuve Xingu, bouleversant la vie des peuples indigènes de la région.
Un enjeu de l’écologie mondiale
« Le Brésil traite l’Amazonie comme une colonie. Le gouvernement devra comprendre que ces peuples ont le droit d’exister. En perturbant leur vie, leur culture, ils sont menacés d’extinction », enrage Danicley de Aguiar, spécialiste de l’Amazonie chez Greenpeace. « Le gouvernement présente les projets d’usines hydroélectriques comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.
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En Gironde, impasse judiciaire pour les copropriétaires de l’immeuble Le Signal

Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h00
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Bruno est « au bord du gouffre ». A 50 ans, ce père de famille qui ne parvient plus à joindre les deux bouts confie sa tentation d’en « finir ». Tout comme les 74 autres copropriétaires expropriés du Signal - un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde) menacé d’être englouti par l’océan Atlantique et devenu symbole de l’érosion du littoral sableux français –, il comptait sur le Conseil constitutionnel pour les extraire de l’impasse judiciaire dans laquelle ils se trouvent depuis quatre ans. Las, le 6 avril, les Sages les ont déboutés.
Au nom de l’égalité entre citoyens et par l’entremise du Conseil d’Etat, Bruno et ses voisins leur avaient soumis une question prioritaire de constitutionnalité, QPC, fin janvier. Ils contestaient la conformité à la Constitution de l’article L561-1 du code de l’environnement qui liste les conditions de la déclaration d’utilité publique de l’expropriation : mouvements de terrain, avalanches, submersion marine, etc. Sans jamais citer l’érosion dunaire. Un vide qui prive les copropriétaires du Signal d’accéder au fonds Barnier, spécifiquement créé en 1996 pour les cas d’expropriations pour « risques naturels majeurs ». 
Pour les Sages, le législateur a institué ce dispositif de solidarité, non « pour tous les propriétaires d’un bien exposé à un risque naturel, mais uniquement [pour] permettre d’exproprier, contre indemnisation, ceux exposés à certains risques naturels » dont l’érosion côtière est exclue. Le Conseil d’Etat statuera donc sur le cas du Signal dans les mois à venir, mais la déroute de ses anciens habitants fait peu de doute.
Aujourd’hui tagué et éventré, le bâtiment de quatre étages posé à 9 m du bord de la dune est promis au naufrage
Son premier CDI de responsable de village vacances à Soulac en poche, Bruno avait souscrit un emprunt sur vingt-cinq ans pour acquérir en résidence principale un trois pièces de 70 m2 avec vue sur l’océan dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?
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Un moine dans la ZAD : décryptage d’une image

Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h06
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il semble tout droit sorti du jeu ­vidéo ­Assassin’s Creed, avec ses combattants au visage masqué traversant l’histoire. Il rappelle un moine soldat du Moyen Age, templier ou chevalier de Malte chargé de protéger les croisés en Terre sainte. Ou peut-être participe-t-il à un jeu de rôle médiéval inspiré de Game of Thrones ? Mais non. Nous sommes mercredi 11 avril, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, près de la fameuse « route des chicanes », la D281, où les forces de l’ordre ont pris position.
Toute la journée, elles se sont affrontées avec les zadistes, envoyant des grenades lacrymogènes à ceux qui résistaient pied à pied. Stéphane Mahé, le photographe de ­Reuters qui a pris cette image, raconte. « Soudain, ce personnage est sorti des sous-bois. Il s’est posté face aux ­policiers dans cette posture, brandissant un tonfa. Il les a ­défiés, malgré le grenadage, puis il est reparti. »
Qui est-il ? Stéphane Mahé l’ignore. Mais il dit l’avoir vu plusieurs fois immobile au milieu des manifestants, dans cette robe de moine, le visage invisible, la matraque dressée. « Il apparaît de temps en temps, ­prend cette pose, montre son trophée. Parfois il crie quelque chose, je n’ai ­jamais compris quoi. Et puis, il disparaît. »
« Un acte de résistance »
D’après des témoignages publiés sur le site de Reporterre, c’est ce 11 avril, à 8 h 30, que le manifestant en robe de bure a récupéré le tonfa. Embusqué avec d’autres dans un champ, il a lancé trois seaux d’eau sur un groupe de gendarmes, leur criant : « Un baptême au nom de la ZAD ! » Les militaires ont riposté avec leurs bombes lacrymo­gènes, puis se sont éloignés préci­pitamment. L’un d’eux a alors perdu sa ­matraque, que le zadiste moine a récupérée au milieu des vivats.
Depuis, il provoque les policiers et se laisse photographier. Que veut-il symboliser avec cette tenue de moine ? « Cela reste un mystère pour moi, répond le photographe....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ EN UN GRAPHIQUE - Les coraux, habitats essentiels à la biodiversité marine, connaissent un déclin catastrophique dû au réchauffement climatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Les coraux menacés d’extinction autour de 2050

EN UN GRAPHIQUE - Les coraux, habitats essentiels à la biodiversité marine, connaissent un déclin catastrophique dû au réchauffement climatique.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h05
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Une étude publiée, mercredi 18 avril, dans la revue Nature montre qu’environ 30 % de la Grande Barrière de corail, au large de l’Australie, aurait disparu pendant la vague de chaleur de l’été 2016. Une dégradation très inquiétante dont l’ampleur est inédite au sein de cette structure géante qui abrite une biodiversité très importante. Au niveau mondial, les coraux ne couvrent « que » 284 000 km² de surface (selon les Nations unies) mais abritent au moins 25 % des espèces marines connues.

        Lire l’article :
         

          Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne



L’étendue des dégâts n’est hélas pas une surprise. En mai 2017, deux conseillers scientifiques ont déclaré « inatteignable » l’objectif du gouvernement australien de sauver la Grande Barrière, après que des estimations similaires des destructions en 2016 ont été publiées.
Dans un rapport daté de 2011, le World Resource Institute (WRI) estimait que plus de 60 % des récifs coraliens sont directement menacés par les activités humaines (surpêche, pollution, bétonnage des côtes) et qu’environ trois quarts de ceux-ci sont menacés à la fois par l’activité de l’humanité et le réchauffement des eaux. Le déclin global des coraux est une manifestation parmi les plus spectaculaires et inquiétantes du changement climatique. Ce dernier, en réchauffant les eaux et en les acidifiant légèrement, fragilise les coraux, qui sont extrêmement sensibles aux changements de paramètres de leur environnement.
Depuis la première édition du rapport du WRI sur la question, en 1998, un corail sur trois connaît un risque accru de disparaître. On estime que d’ici à 2050, les coraux de la planète dans leur quasi-intégralité seront menacés de disparition.


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En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître
Part des coraux groupés par sévérité de menace

Source : Reefs at risk, 2011, WRI



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La journaliste Anne-Louise Sautreuil s’attache à nous faire découvrir cette planète bio qui promet de « vivre mieux, plus vieux et en meilleure santé ». Ou comment elle a mené une guerre sans merci contre les perturbateurs endocriniens et traumatisé son entourage en leur cuisinant des graines de chia et des spaghettis au kombu.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Un an à la découverte de la planète bio

La journaliste Anne-Louise Sautreuil s’attache à nous faire découvrir cette planète bio qui promet de « vivre mieux, plus vieux et en meilleure santé ». Ou comment elle a mené une guerre sans merci contre les perturbateurs endocriniens et traumatisé son entourage en leur cuisinant des graines de chia et des spaghettis au kombu.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 16h27
    |

                            Léa Delage








                        



                                


                            

Le livre. Vivre à Paris, être maman de deux jeunes enfants, mariée à un  »viandard », aimer fumer et boire de temps en temps, tout en étant hypocondriaque à plein-temps, et voir la vie en bio, est-ce possible ? Tel est le défi de la journaliste Anne-Louise Sautreuil. Et la réponse à cette question se trouve dans le titre : « Chronique d’une année (PRESQUE) 100 % bio ». Tout le livre repose sur cette prédication qui n’atteint pas son but même s’il s’en approche de près. Anne-Louise Sautreuil aura eu le courage et la ténacité d’essayer.
Cette journaliste et baroudeuse des temps modernes (son premier titre, « RER, mon amour » aux Editions Fayard, retrace une année passée sur les rails d’Ile-de-France) s’attache dans ce second ouvrage à nous faire découvrir cette planète bio qui promet de « vivre mieux, plus vieux et en meilleure santé ». Ou comment elle a mené une guerre sans merci contre les perturbateurs endocriniens et traumatisé son entourage en leur cuisinant des graines de chia et des spaghettis au kombu. Sans jamais faire la morale, l’auteure s’attelle à expérimenter un monde nouveau afin de devenir, et non ce n’est pas une insulte, la parfaite bobo, bio, écolo d’aujourd’hui.
Un chemin compliqué
Les convertis y verront une Bible de plus, les hypocondriaques d’autres nouvelles sources de maladies inexpliquées, les sceptiques se laisseront-ils tenter ? Au risque de tout plaquer pour une cabane au fin fond du Morvan pour respirer l’air pur et « faire une overdose de pommes », il faut commencer ce livre comme une histoire d’amour : oublier qu’on n’a aucune chance et foncer.

Car Anne-Louise Sautreuil sait que le chemin vers le « Saint-Bio » va être compliqué. Elle donne pourtant du sens à son engagement quand elle gagne la bataille contre la gastro d’hiver à coups d’huiles essentielles, et donne envie avec ses recettes vegan. Le tout en gérant les railleries des amis proches et...




                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-11">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les députés ont voté jeudi en commission des amendements de l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50 % dans le projet de loi agriculture et alimentation.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Cantines publiques : 50 % au moins de produits bio ou écologiques en 2022

Les députés ont voté jeudi en commission des amendements de l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50 % dans le projet de loi agriculture et alimentation.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 17h31
   





                        


Les repas dans la restauration collective publique devront comprendre, au plus tard en 2022, au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l’environnement, ont voté jeudi 19 avril les députés en commission.
La commission des affaires économiques de l’Assemblée, qui examine depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, a adopté des amendements de l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50 % dans le texte. « Le président de la République avait pris l’engagement devant les citoyens durant sa campagne électorale de + 50 % de produits bio, écologiques, ou issus de circuits courts dans les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise », a justifié la députée des Deux-Sèvres. Selon elle, « il n’est pas acceptable que le projet de loi réduise cet engagement à une “part significative” » et renvoie à un décret.

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                « Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher »



« Un objectif ambitieux et accessible »
Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50 % de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’écolabel pêche, et encore ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d’au moins 20 % de la valeur totale.
Le projet de loi prévoit aussi que les personnes publiques concernées devront développer l’acquisition de produits issus du commerce équitable. « Un objectif ambitieux et accessible, et qui profitera à nos agriculteurs ! », s’est félicité Matthieu Orphelin (LREM) sur Twitter. Un amendement qu’il portait avec Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM) a été aussi adopté. Il prévoit que les organismes de restauration collective publique servant plus de cent couverts par jour en moyenne sur l’année seront tenus de présenter annuellement un plan de diversification de protéines, incluant des alternatives à base de protéines végétales aux repas qu’ils proposent.

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                Des légumes bio du potager à la cantine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’économiste Jean-Marc Daniel estime, dans une tribune au « Monde », que la concurrence et la fiscalité suffisent à inciter l’entreprise à assumer sa responsabilité sociale.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« La meilleure garantie de la responsabilité sociale de l’entreprise, c’est la concurrence »

L’économiste Jean-Marc Daniel estime, dans une tribune au « Monde », que la concurrence et la fiscalité suffisent à inciter l’entreprise à assumer sa responsabilité sociale.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 14h53
    |

                            Jean-Marc Daniel (Professeur à l'ESCP-Europe)








                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a confirmé. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore. Le texte suscite une forte opposition de la part d’une partie du patronat et de certains économistes]
Tribune. Le 9 mars, Jean-Dominique Senard et Nicole Notat ont présenté leur rapport sur l’« entreprise et l’intérêt général ». Ils y abordent en particulier la possible réécriture des articles du code civil définissant le rôle de l’entreprise. Ils proposent de les compléter en y ajoutant les deux formules suivantes : « La société doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité » ; et « L’objet social peut préciser la raison d’être de l’entreprise constituée ».
Nous assistons ainsi à la réactivation d’un débat ancien, qui s’est nourri à diverses époques de contributions très fouillées comme les rapports Bloch-Lainé de 1962 ou Sudreau de 1975. Ce débat a même déjà conduit, on l’oublie souvent, à des modifications de notre corpus juridique, jusque dans le préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de 1958. On y trouve en effet une maxime forte : « Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises. »

Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le groupe pétrolier a annoncé le rachat de Direct Energie, le secteur de l’électricité aiguise les appétits, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Si les pétroliers suivent l’exemple de Total, les électriciens sont dans de beaux draps »

Le groupe pétrolier a annoncé le rachat de Direct Energie, le secteur de l’électricité aiguise les appétits, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h21
    |

            Philippe Escande (éditorialiste économique)








                        



                                


                            

Chronique. La Fée électricité a perdu la tête. Entrée timidement dans les foyers à la fin du XIXe siècle, elle est devenue la grande affaire du XXe… et tourne au casse-tête en ce début de XXIe siècle. Dernier épisode en date, le rachat annoncé, mercredi 18 avril, du troisième électricien français, Direct Energie, par le groupe pétrolier Total. Le roi français de l’or noir utilise ses milliards pour concurrencer EDF. On le suivait du puits à la pompe, il faudra s’habituer à le trouver derrière nos prises. Si tous les prospecteurs et raffineurs de la planète se mettent à vouloir jeter leurs milliards pour suivre son exemple, les électriciens sont dans de beaux draps.
Ils n’avaient pourtant pas besoin de cela. Depuis la libéralisation du marché de l’électricité en 2007 puis l’accident de Fukushima en 2011, plus rien ne tourne rond dans ce métier. Le retrait brutal du nucléaire des Allemands, suivis par de nombreux pays d’Europe, a déstabilisé les marchés et fragilisé les acteurs. EDF traîne ses grands chantiers et sa dette comme un boulet. Il perd 1 million de clients par an, tandis que ses deux concurrents d’outre-Rhin ont été contraints en mars de se partager le marché allemand, la production pour l’un (RWE), les services pour l’autre (E.ON). Etrange domaine dont ceux qui sont dedans peinent à sortir quand ceux qui sont dehors rêvent d’y entrer. Rien qu’en France, on ne compte plus les candidats à la fourniture d’électricité, y compris des commerçants comme Cdiscount ou ­Leclerc. Sans parler de Google ou d’Apple, toujours à l’affût.

Tout est à réinventer
Pour Total, ce n’est évidemment pas un bouleversement majeur. Le rachat d’un acteur pesant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires ne va pas changer la face d’un mastodonte de 170 milliards. Mais, après l’acquisition d’un fabricant de panneaux solaires, puis d’un autre de batteries, puis d’un opérateur belge de gaz et d’électricité, et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Sur son blog, le journaliste Sylvestre Huet, pointe un chiffre : 121 milliards d’euros. C’est le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La décision, qui concerne l’Etat indien du Maharashtra, 115 millions d’habitants, est contestée en justice par les industriels.
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Bombay et sa région interdisent le plastique non réutilisable

La décision, qui concerne l’Etat indien du Maharashtra, 115 millions d’habitants, est contestée en justice par les industriels.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h32
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Il ne fait pas bon se promener avec du plastique à Bombay en ce moment. Depuis le 23 mars, sur décision du gouvernement du Maharashtra, dont la mégapole d’environ 21 millions d’habitants est la capitale, il est interdit de fabriquer, de vendre mais aussi de posséder et d’utiliser le plastique non réutilisable sous forme de sac, gobelet, assiette, fourchette, cuiller, paille, bouteille d’un volume inférieur à un demi-litre, et décorations en tout genre qu’affectionnent les hindous pour leurs fêtes religieuses. Tout contrevenant est passible d’une amende comprise entre 5 000 et 25 000 roupies (de 61 et 308 euros). Voire, dans le pire des cas, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois mois de prison.

Les sanctions ne sont pas encore appliquées, principe de réalité oblige. Mais les industriels de la filière plastique s’insurgent, estimant que cette mesure pourrait faire disparaître huit mille entreprises et deux millions d’emplois. Leurs fédérations professionnelles ont déposé des recours en référé devant la Haute Cour de Bombay, laquelle a décidé, vendredi 13 avril, de suspendre le dispositif pour trois mois. Les autorités régionales ont été sommées de trouver une solution moins radicale pour éradiquer ce que beaucoup reconnaissent être un vrai fléau. Certaines marchandises, comme les bouteilles de faible contenance, pourraient être exclues de l’interdiction.
Efforts de nettoyage
La population du Maharashtra (115 millions d’habitants) utilise chaque jour 12,5 millions de bouteilles en plastique non recyclable et produit, en tout, 1 200 tonnes de déchets en plastique. Selon une étude publiée en 2014 par la revue américaine Public Library of Science Journal, 1 300 milliards de morceaux de plastique flottent à la surface de l’océan Indien. Ces chiffres effrayants ont été récemment illustrés par deux faits divers qui ont marqué fortement les esprits.
En février, des vétérinaires de Patna, dans l’Etat du Bihar, ont annoncé avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ En Californie, des start-up tentent de créer une « viande » moins destructrice pour l’environnement à partir de plantes ou de cellules.
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La « clean meat », nouvelle utopie de la Silicon Valley

En Californie, des start-up tentent de créer une « viande » moins destructrice pour l’environnement à partir de plantes ou de cellules.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 06h52
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h01
    |

            Chloé Hecketsweiler (Envoyée spéciale en Californie)








                        



                                


                            

Nous sommes à Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley. La prestigieuse université de Stanford est au bout de l’avenue, les sièges de Google et Facebook à quelques minutes en voiture, et les maisonnettes de millionnaires bien alignées sous de magnifiques allées arborées. Chez Wahlburgers, un restaurant ouvert il y a quelques mois sur University Avenue, les premiers clients croquent déjà dans leurs burgers signés Paul Wahlberg, un chef en vue à Boston, devenu une célébrité du petit écran. Parmi eux, Judy Ignaszewski goûte la dernière nouveauté, l’Impossible Burger. « C’est très bon, et pourtant je suis très difficile », juge-t-elle en sirotant sa limonade maison. « Avec les épices et les oignons caramélisés, on pourrait croire que c’est de la viande », ajoute la quinquagénaire en tenue de sport, qui a déboursé 12,95 dollars (environ 10,50 euros) pour ce sandwich. Entre les deux buns, pas de bœuf mais un steak high-tech, à base de protéines de blé et de pomme de terre, de noix de coco… et de « sang » de synthèse.
Dans cette Californie green et fortunée, les clients l’adorent. « Cela fait dix semaines qu’il est à la carte et c’est déjà notre deuxième best-seller. On en sert une cinquantaine les jours de semaine, le double le week-end », se félicite Gregg Harp, le directeur du Wahlburgers. « On dirait vraiment de la viande. Si vous ne le saviez pas, vous pourriez vraiment penser que c’est un burger classique. » Commercialisé par les 25 restaurants de la chaîne, ce hamburger est aussi vendu chez le concurrent Umami Burgers et, depuis le 12 avril, par la chaîne de restauration rapide White Castle, une institution aux Etats-Unis.
La start-up Impossible Foods a lancé l’Impossible Burger en 2016. Il s’en est déjà écoulé 1,3 million en 2017, et 2,5 millions depuis le début de l’année. Il n’est pas seul : depuis quelques années, une myriade de jeunes pousses ont investi le créneau de la « clean meat » (« viande propre »)....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Près d’un tiers des récifs du plus vaste ensemble corallien de la planète a été victime des températures extrêmes de 2016, selon une étude publiée dans « Nature ».
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Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne

Près d’un tiers des récifs du plus vaste ensemble corallien de la planète a été victime des températures extrêmes de 2016, selon une étude publiée dans « Nature ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 05h18
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h24
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Une « mortalité catastrophique », qui a durablement mis à mal une large partie de la Grande Barrière de corail. C’est le sombre bilan que dresse, dans la revue Nature du 19 avril, une équipe de chercheurs australiens et américains. A la suite des vagues de chaleur extrêmes enregistrées dans cette zone en 2016, la couverture corallienne a chuté de 30 % en moyenne, les récifs situés les plus au nord étant les plus sévèrement touchés. Pire, les espoirs de reconstitution de cet écosystème emblématique, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, sont très minces.
La sensibilité des formations coralliennes au réchauffement climatique, qui entraîne leur blanchissement et leur dépérissement en provoquant la rupture de leur association symbiotique avec les algues (zooxanthelles) vivant dans leurs tissus – ce sont elles qui leur donnent leur coloration et leur apportent des nutriments –, est déjà bien documentée. Mais Terry Hughes (Université James-Cook de Townsville, en Australie) et ses collègues sont allés plus loin.

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                A l’assaut des coraux en eaux profondes



Ils ont cartographié, en mars-avril 2016, puis en octobre-novembre, les 2 300 km de la Grande Barrière de corail, afin d’évaluer l’impact des épisodes de chaleur enregistrés cette année-là. Le bureau météorologique australien a fait état de records de températures des eaux de surface au-dessus de l’ensemble récifal, avec des moyennes de 29,1 °C en février et mars, et de 27,8 °C en avril. Une situation due à la fois à la tendance de long terme au réchauffement planétaire et au puissant phénomène El Niño de 2015-2016.
« Stress thermique »
Les chercheurs ont constaté que « beaucoup de coraux [des millions] ont succombé immédiatement au stress thermique », tandis que « d’autres sont morts plus lentement à la suite de la perte de leurs zooxanthelles ». Les dégâts ont été plus importants sur les 700 km du tiers nord de la Grande Barrière, avec une perte de couverture moyenne de 50 %, tandis qu’ils étaient beaucoup plus faibles dans la partie sud, qui n’a pas été exposée aux mêmes vagues de chaleur.

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                Coraux : les épisodes de blanchissement ont été multipliés par dix depuis les années 1980



Toutes les espèces coralliennes n’ont pas été pareillement affectées. Mais près du tiers (29 %) des 3 863 récifs composant cet ensemble unique au monde a vu sa structure et son « fonctionnement écologique » altérés. Au-delà de leur valeur patrimoniale, les formations coralliennes sont des oasis de biodiversité, où un tiers des espèces animales et végétales marines connues trouvent refuge et nourriture. A l’échelle de la planète, elles assurent aussi la subsistance, grâce à la pêche, de plusieurs centaines de millions de personnes, tout en protégeant les côtes de l’érosion.
Les chances que la Grande Barrière se remette complètement sont faibles, estiment les chercheurs. En effet, « le remplacement des coraux morts prendra au moins une décennie, même pour les espèces à croissance rapide ». Pour les espèces à croissance lente, il faudra plusieurs décennies. Or les récifs australiens ont subi un nouvel épisode de blanchissement en 2017, et de récents travaux ont montré que ces phénomènes sont de plus en plus fréquents. Un réchauffement planétaire au-delà de 1,5 ou 2 °C risque d’entraîner « un effondrement » des écosystèmes récifaux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.
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Energies renouvelables : la Cour des comptes critique les dispositifs de soutien public

Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 19h06
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Trop cher, pendant trop longtemps, pour un impact inférieur aux objectifs souhaités : la Cour des comptes s’est penchée, à la demande du Sénat, sur le soutien public aux énergies renouvelables.
Dans un rapport rendu public mercredi 18 avril, la Cour estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables. Si les magistrats reconnaissent que la transition énergétique est un exercice difficile à mettre en œuvre, ils estiment que les pouvoirs publics devraient être plus vigilants sur la « rationalité économique » des décisions prises et sur le « bon usage des deniers publics ». 
Un coût élevé, loin des objectifs affichés
« Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes note « un décalage persistant au regard des objectifs affichés ». Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur (essentiellement le solaire et l’éolien) à 5,3 milliards d’euros en 2016, dont 4,4 milliards pour les éoliennes électriques.

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Pour favoriser le développement de la filière, l’Etat a mis en place un système de soutien public, en partie payé par les consommateurs sur leur facture d’électricité, qui consiste à racheter l’électricité à un tarif décidé à l’avance. Or ce tarif est très supérieur au prix du marché, et les engagements courent sur vingt ans. La Cour des comptes s’inquiète donc de coûts qui vont continuer à augmenter au fur et à mesure du développement de la filière... et persister dans la durée.
A titre d’exemple, les garanties accordées avant 2011 pour le solaire photovoltaïque représenteront 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, pour une production qui équivaut à 0,7 % du mix électrique.
La part des renouvelables dans la consommation d’énergie est certes passée de 9,2 % en 2005 à 15,7 % en 2016, mais l’objectif de la France est de porter à cette part à 23 % dès 2020. Un objectif qui a très peu de chances d’être atteint.

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                En France, le gisement inexploité des énergies marines



Une focalisation trop importante sur l’électricité
La Cour souligne que ce soutien public bénéficie essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.
A titre de comparaison, le soutien aux renouvelables électriques a coûté 4,4 milliards d’euros en 2016, contre 689 millions pour les renouvelables thermiques. Or, souligne la Cour, c’est précisément ce type de soutien qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de CO2 de la France.
La Cour souligne ainsi la difficulté pour la France de courir deux lièvres à la fois dans sa politique énergétique : remplacer une partie de la production nucléaire par des renouvelables électriques et par ailleurs lutter contre le changement climatique en soutenant les renouvelables thermiques.
Un besoin de transparence démocratique
Les magistrats soulignent également la nécessité d’une « stratégie énergétique plus concertée et cohérente ». Le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour. Elle propose de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.
Enfin, la Cour préconise également de créer un comité sur le modèle du conseil d’orientation des retraites chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le déstockage est réclamé par les élus locaux et les associations environnementales qui craignent une pollution de la nappe phréatique née d’un ennoyage de la mine.
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L’Etat ouvre la porte à un déstockage des déchets toxiques de Stocamine

Le déstockage est réclamé par les élus locaux et les associations environnementales qui craignent une pollution de la nappe phréatique née d’un ennoyage de la mine.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h47
   





                        



   


C’est un choix polémique sur lequel l’Etat pourrait revenir. Les déchets dangereux de l’ancien centre souterrain Stocamine à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, pourraient être déstockés, selon un communiqué de la préfecture du Haut-Rhin. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, va commander une « étude sur la faisabilité d’un déstockage intégral des déchets, hors le bloc 15 », ont annoncé dans un communiqué commun le préfet du Haut-Rhin et plusieurs élus locaux mardi 17 avril.
Le centre de stockage de déchets dangereux non radioactifs Stocamine a ouvert en 1998 mais a dû interrompre son activité au bout de quatre ans, en septembre 2002, à la suite d’un incendie. Depuis, la polémique sur le devenir des 44 000 tonnes de déchets bloquées 500 mètres sous terre dans d’anciennes galeries de mines de potasse est incessante, du fait des risques potentiels sur l’environnement.

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                Dans les sous-sols de Stocamine, la bombe à retardement alsacienne



Année de réflexion
Le déstockage est réclamé par les élus locaux, les anciens mineurs et les associations environnementales. Il écarterait, selon eux, le risque de pollution de l’eau de la nappe phréatique – l’une des plus grande d’Europe – née d’un ennoyage de la mine.
L’Etat a jusqu’alors retenu la solution opposée, celle du confinement définitif des déchets, exception faite d’un peu plus de 2 200 tonnes contenant, entre autres, du mercure. Autorisé pour une durée illimitée par un arrêté préfectoral du 23 mars 2017, le confinement est défendu par l’ancien exploitant, les Mines de potasse d’Alsace (MDPA), au motif de l’instabilité du terrain minier, qui rend déjà inaccessible une partie des galeries du bloc 15.
Selon France Bleu, les travaux devaient se terminer en 2024, mais des parlementaires alsaciens ont récemment lancé une mission parlementaire destinée à évaluer les meilleures solutions pour préserver la nappe phréatique.
Nicolas Hulot a décidé que l’année 2018 serait « mise à profit » pour approfondir quatre aspects du dossier, notamment la question du délai de quinze ans mis en avant par les Mines de potasse d’Alsace pour remonter l’ensemble des déchets hors bloc 15 et celle de l’inventaire des éléments disponibles sur le contenu effectif des colis de déchets stockés. Si le délai se révélait « significativement inférieur à quinze ans », le communiqué précise que la question de remonter ces déchets sans risque « se poserait différemment ».

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                L'Alsace, première région à enfouir des « déchets ultimes »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ De Creve Coeur à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, plongée dans le fief de la multinationale de l’agrochimie Monsanto Chemical Works.
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