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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.
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Emmanuel Petit : « Arsène Wenger a révolutionné le football anglais »

L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h35
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Ancien milieu d’Arsenal (1997-2000), Emmanuel Petit a connu les premières heures de gloire de l’ère Arsène Wenger à Arsenal. L’ex-international français a notamment remporté le fameux doublé (championnat et Coupe d’Angleterre) de 1998 avec son compatriote, nommé sur le banc des Gunners deux ans plus tôt. Consultant RMC et SFR Sport, le champion du monde 1998 réagit pour Le Monde à l’annonce du départ, à la fin de la saison, d’Arsène Wenger d’Arsenal après un règne inédit de vingt-deux ans (1996-2018).

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Que retiendra-t-on du règne de vingt-deux années d’Arsène Wenger à Arsenal ?
Pour moi, il n’y a qu’une seule comparaison possible : Arsène est à l’image d’Alex Ferguson [manageur historique de Manchester United pendant vingt-sept ans, de 1986 à 2013] même si ses titres sont moins ronflants [trois titres de Premier League] que ceux de son ex-confrère [13 titres de Premier League, deux Ligues des champions]. Comme Ferguson, il a révolutionné le foot anglais et la Premier League. Il a été un précurseur et a ouvert la porte du championnat anglais aux manageurs étrangers et aux joueurs français. On a vu avec Arsène un exode massif de footballeurs venus de l’Hexagone.

   


Etait-il davantage un bâtisseur qu’un entraîneur ?
Arsène Wenger, c’est une marque reconnue. En dehors de la construction de l’Emirates Stadium [inauguré en 2006] et du centre d’entraînement d’Arsenal, il s’est distingué par ses diplômes d’économiste. C’est un formidable gestionnaire sur le terrain et aussi en coulisses. Il a su vendre des joueurs.

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Comment expliquez-vous sa longévité à Arsenal ?
Il a réussi à construire des fondations solides. Il a eu ensuite le luxe de disposer d’un crédit pour mettre en place ses idées qui s’inscrivent dans le temps long, dans un environnement où tout va très vite. Loin de l’impératif des résultats à court terme, il a amené sa patte sur plusieurs années. Il a aussi eu une relation très amicale avec David Dein, le patron du club [vice-président de 1983 à 2007]. J’ai connu « l’Arsène who ? » [question posée à ses débuts par la presse anglaise] et l’incrédulité des gens. Mais après le doublé championnat-Coupe de 1998, il a entretenu une relation très forte avec les actionnaires. Ce fut une véritable histoire d’amour entre le club et lui.
« Lui qui était très “old school” n’avait pas les mêmes codes et valeurs que la nouvelle génération »
Sur les deux, trois dernières années, il a été fatigué mentalement par les critiques accumulées. Il était cerné de toutes parts. Cela a eu un impact sur l’homme, sa relation avec les joueurs. A mon sens, son dilemme était de pouvoir s’adapter aux codes de la nouvelle génération après avoir partagé ceux des joueurs avec lesquels il a gagné des titres. Lui qui était très « old school » n’avait pas les mêmes codes et valeurs que ceux de la nouvelle génération.
Certes, il n’a remporté que trois Coupes d’Angleterre ces dernières années (2014, 2015, 2017). Mais pour juger son bilan avec honnêteté, il faut le regarder du début à la fin, sur et en dehors du terrain. C’est un manageur intègre, qui a laissé une trace par sa relation avec les joueurs et les salariés du club. A Arsenal, il était respecté, aimé en tant qu’homme.
Comment voyez-vous son avenir ?
Il a un jour dit, lors d’un entretien, qu’il aurait le sentiment de mourir s’il prenait sa retraite. Quand je vois maintenant Ferguson en tribunes, cela paraît très bizarre. Alors pour Arsène… Je ne sais pas quelles seront ses intentions. J’espère qu’il va rester au contact du foot.
Cela me paraît impossible qu’il entraîne un autre club anglais, mais il peut devenir, pourquoi pas, patron d’une sélection nationale. Ce serait dommage de se passer de son expérience, sa vision, sa droiture, son professionnalisme, son intelligence. Il pourrait rendre des services à la gouvernance du football, surtout par les temps qui courent. Par sa probité, il a su gagner le respect unanime du monde du foot. Ce serait un énorme gâchis qu’il ne reste pas au contact du foot.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ En plus de vingt ans de règne, l’entraîneur français a eu de grands joueurs sous ses ordres à Arsenal. Voici ce qui pourrait être son équipe idéale.
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Football : le onze type de l’ère Wenger

En plus de vingt ans de règne, l’entraîneur français a eu de grands joueurs sous ses ordres à Arsenal. Voici ce qui pourrait être son équipe idéale.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h30
    |

            Anthony Hernandez








                        


La longue histoire d’amour, riche et tumultueuse, entre Arsenal et Arsène Wenger prendra fin dans un mois. L’occasion de revenir sur les grands joueurs que le manageur français a entraînés au sein des Gunners, avec lesquels il a notamment remporté trois titres de champion et sept coupes d’Angleterre.

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Le Monde propose son onze type de l’ère Wenger, un 4-3-3 forcément subjectif.
Gardien de but : David Seaman (564 matchs avec Arsenal)

   


Déjà installé depuis six ans dans les cages londoniennes lorsque Wenger arrive, le célèbre gardien au catogan et à la moustache, en avance sur son temps, a été l’un des piliers des succès de l’Alsacien. Il a joué 253 matchs sous ses ordres et remporté deux titres de champions et trois coupes. Portier au style typiquement british, Seaman a également disputé une finale de coupe de l’UEFA perdue en 2000 face à Galatasaray.
Latéral droit : Lee Dixon (616 matchs)

   


Autre grognard des Gunners, Dixon évoluait depuis 1987 à Arsenal, du temps où l’équipe était surnommée « Boring Arsenal ». A son arrivée, Wenger s’est appuyé sur ce latéral infatigable et à l’état d’esprit irréprochable (233 matchs). Pas de quoi développer un amour fou du côté du défenseur anglais, qui s’est payé son ancien coach dans la presse en mars : « Si Ashley Cole est devenu l’un des meilleurs arrière gauche au monde, le mérite revient entièrement à Tony Adams qui s’est comporté comme un entraîneur pour lui. »
Latéral gauche : Ashley Cole (228 matchs)

   


Ashley Cole, justement, est sans conteste le meilleur latéral gauche ayant joué sous les ordres du technicien français. Cole a arpenté inlassablement son couloir gauche, prototype du latéral moderne, rapide et ultra-offensif. Finaliste malheureux de la Ligue des champions en 2006 avec le club de ses débuts, il remportera la prestigieuse compétition en 2012 avec… Chelsea, rival qu’il avait rejoint six ans plus tôt.
Défenseur central : Sol Campbell (211 matchs)

Son arrivée en 2001 en provenance de Tottenham, considéré comme le rival historique d’Arsenal, fait se lever une tempête. Il devient un traître aux yeux des Spurs, d’autant qu’il participe grandement aux belles années des Gunners. Il remporte deux titres de champion et une Cup. Il est même le buteur d’Arsenal lors de la finale perdue de Ligue des champions face à Barcelone en 2006.
Défenseur central : Martin Keown (444 matchs)

   


On aurait pu – dû ? – sélectionner l’emblématique Tony Adams pour épauler Sol Campbell mais on a choisi de mettre en valeur son fidèle partenaire, Martin Keown. Les deux hommes ont sans doute formé la meilleure charnière centrale de l’histoire d’Arsenal. Keown aura été un titulaire indiscutable, à l’exception de sa dernière saison en 2003-2004 où le jeune Kolo Touré le supplante. Mais il dispute quand même trois matchs et participe à la saison des records, celle où Arsenal demeure invaincue en Premier League. Il est le dernier joueur de l’ère George Graham, le prédécesseur de Wenger, à quitter le club.
Milieu de terrain : Patrick Vieira (406 matchs)

Patrick Vieira est l’une des premières recrues de Wenger à Arsenal. Il symbolise l’inflexion française que l’Alsacien a donnée à ce club du nord de Londres. Les recrues tricolores seront nombreuses, avec plus ou moins de réussite : de Guillaume Warmuz au dernier en date, Alexandre Lacazette. Vieira, parti trop jeune au Milan AC, s’impose immédiatement à Arsenal dont il est nommé capitaine. De 1996 à 2005, il est incontournable au milieu de terrain et ses duels avec l’Irlandais de Manchester United Roy Keane sont devenus mythiques. Il pourrait bien être le successeur de son mentor sur le banc d’Arsenal.
Milieu de terrain : Fredrik Ljungberg (318 matchs)

   


Le Suédois a évolué neuf ans à Arsenal. Très offensif, il a inscrit 72 buts durant sa carrière chez les Gunners. Lors de la saison du doublé championnat-Cup, en 2001-2002, Ljungberg est élu joueur de l’année en Premier League. A son départ en 2007, à l’âge de 30 ans, sa carrière déclinera avec des passages aux Etats-Unis (Seattle et Chicago), au Japon et même en Inde.
Milieu de terrain : Ray Parlour (464 matchs)

   


Le palmarès a fait pencher la balance au bénéfice de Ray Parlour, au détriment de Cesc Fabregas. Le premier, qui a disputé 327 rencontres avec Wenger, est un pur produit des Gunners. A l’inverse de l’Espagnol, formé au Barça et qui n’a gagné qu’une Cup avec les Gunners, ce milieu de terrain anglais a notamment participé aux titres de 1998, 2002 et 2004. Les supporteurs lensois se souviennent de son altercation avec Cyril Rool en Ligue des champions en 1998. Parlour avait été exclu.
Attaquant : Thierry Henry (370 matchs)

Plus qu’un autre, « Titi » a symbolisé l’Arsenal de Wenger. Pendant son passage chez les Gunners, il a battu tous les records. Devant Ian Wright et ses 185 buts (deux saisons avec Wenger), il est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club grâce à ses 228 buts. Il a été à quatre reprises meilleur buteur de Premier League. Un seul regret pour lui : comme d’autres joueurs emblématiques, Thierry Henry n’a jamais gagné la Ligue des champions avec Arsenal. Il a dû attendre son départ à Barcelone pour ajouter ce trophée à son palmarès.
Attaquant : Dennis Bergkamp (423 matchs)

Le génial attaquant néerlandais a débarqué dans la capitale anglaise un an avant la prise de pouvoir d’Arsène Wenger. Cela n’a pas empêché l’entraîneur français d’en faire l’un de ses hommes de base pendant dix saisons. Très élégant, capable d’inscrire des buts fantastiques, Bergkamp est peut-être le joueur le plus fin et le plus doué de l’histoire d’Arsenal.
Attaquant : Robert Pirès (370 matchs)

   


En six saisons à Arsenal, Pirès a marqué l’histoire du club. Sa barbichette, alliée à sa virtuosité, lui ont valu en Angleterre le surnom de « Mousquetaire ». En compagnie, de Vieira, d’Henry, mais aussi de son compère Sylvain Wiltord, il a grandement participé aux belles campagnes des années Wenger : deux titres de champion et deux coupes. Sa présence aux côtés des incontournables Thierry Henry et Dennis Bergkamp n’est donc pas usurpée, même si la lutte a été rude avec des joueurs comme Robin van Persie, Nwankwo Kanu ou Marc Overmars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Le Français, ancien joueur et ex-entraîneur de Monaco, aura passé vingt-deux saisons sur le banc des « Gunners ».
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Huit chiffres sur la fin de l’ère Arsène Wenger, entraîneur du club anglais Arsenal

EN UN GRAPHIQUE – Le Français, ancien joueur et ex-entraîneur de Monaco, aura passé vingt-deux saisons sur le banc des « Gunners ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h36
    |

            Alexandre Pouchard








                        


Premier entraîneur étranger du club londonien d’Arsenal, le Français Arsène Wenger aura marqué l’histoire des « Gunners », dont il a annoncé, vendredi 20 avril, son départ à la fin de la saison. Sa longévité détonne-t-elle outre-Manche ? Oui. Dans le championnat d’Angleterre, les entraîneurs changent très régulièrement — au bout de quatorze mois, en moyenne.

   



        Lire l’article :
         

          Football : Arsène Wenger dit au revoir à Arsenal






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Dimanche, les Franciliens affrontent à Bordeaux les Irlandais du Munster en demi-finales de Coupe d’Europe. Ils compteront sur un soutien tout relatif des tribunes.
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Racing 92 : grand club de rugby cherche public et ferveur

Dimanche, les Franciliens affrontent à Bordeaux les Irlandais du Munster en demi-finales de Coupe d’Europe. Ils compteront sur un soutien tout relatif des tribunes.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h26
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Jean-Pierre Chivrac lance le pari : « Si, un jour, j’arrive à lancer un clapping au stade, je descends les Champs-Elysées tout nu. » Mais le président de Génération Yves du Manoir, principal groupe de supporteurs du Racing 92, rassure très vite les pudibonds : « Cela n’arrivera jamais, je ne prends pas trop de risques ! » 
Après presque trente ans à pousser derrière son équipe, il s’est fait une raison : « On a un public de spectateurs, pas de supporteurs, déplore-t-il. On a quelques jeunes qui se démènent en tribune pour faire chanter les gens, mais ça ne prend pas. C’est comme ça ! »
Dan Carter et ses coéquipiers auraient pourtant bien besoin d’un 16e homme pour défier le redoutable Munster à Bordeaux, dimanche 22 avril, en demi-finales de Coupe d’Europe. La « Red Army » (le surnom des supporteurs de la franchise irlandaise) risque de monter le volume sonore au stade Chaban-Delmas, avec ses deux mille soldats attendus. Côté Racing, on table aussi sur deux mille personnes. Encore faut-il arriver à destination. « J’espère que nos supporteurs ne seront pas trop impactés par la grève des trains, s’inquiète l’entraîneur, Laurent Travers. Les Irlandais ont, eux, la chance d’être bien desservis par l’avion. » Merci le low-cost aérien, autre grande spécialité irlandaise.
« Il faut arrêter de dire que nous n’avons pas de public ! Nos supporteurs sont de plus en plus en nombreux, et nous sommes fiers d’eux », Laurent Travers, entraîneur du Racing
Grève ou pas, le Racing 92 ne charrie pas une ferveur populaire comparable à celle de ses rivaux nationaux, comme Clermont, Toulon ou Toulouse. Quand on avance ce constat à Laurent Travers, une tempête sous un crâne chauve menace d’éclater. « Il faut arrêter de dire que nous n’avons pas de public ! Nos supporteurs sont de plus en plus en nombreux, et nous sommes fiers d’eux. Regardez plutôt les affluences de nos derniers matchs. Il y avait vingt mille personnes à l’Arena 92 face à Clermont. » Mais la communauté auvergnate d’Ile-de-France avait bien aidé à gonfler l’affluence ce soir-là.
A mi-chemin entre le stade et la salle de concert, l’Arena 92 est le grand projet de Jacky Lorenzetti. En 2006, le fondateur du groupe Foncia devient le président et mécène du Racing Club de France, bel endormi du rugby français, qui végète alors en deuxième division. Depuis, le club a été rebaptisé Racing 92 (pour souligner son attachement aux Hauts-de-Seine), a remporté un titre de champion de France en 2016 et déménagé du vétuste stade Yves-du-Manoir de Colombes pour l’Arena 92, où Beyoncé et Jay-Z roderont bientôt leur tournée mondiale, obligeant à délocaliser la réception d’Agen le 5 mai à… Vannes, en Bretagne.
Le club « mal aimé »
Une réussite incontestable sur le papier, en dépit de ce désagrément géographique. Mais pourquoi, malgré les résultats et les stars ramenées par Jacky Lorenzetti (Chabal, Steyn, Sexton, Carter), le Racing 92 reste-t-il cet objet froid, souvent caricaturé comme le grand méchant club professionnel ? Quand les champions de France 2016 promènent le bouclier de Brennus devant un petit millier de personnes dans les rues du Plessis-Robinson (commune où est implanté le centre d’entraînement du club), les réseaux sociaux ironisent sur cet AS Monaco du rugby.

Pour la Boucherie Ovalie, le site parodique qui moque les turpitudes du rugby français, le Racing est une source d’inspiration presque inépuisable. « Au départ, on n’avait rien contre, mais la personnalité de Lorenzetti a bien déteint sur le club, explique Ovale Masqué, l’un des rédacteurs du site. Il raconte dans ses interviews qu’il est surtout venu pour monter un projet immobilier autour de l’Arena 92. C’est son choix. Mais le club élitiste avec son grand gymnase à la Défense pour ramener un public VIP, les stands qui proposent de manger des pizzas à la truffe — je n’invente pas, ça existe —, ça ne correspond pas vraiment à l’esprit rugby, pour nous. »

Ça va on va pas s'offusquer pour la délocalisation du Racing à cause d'un concert.
— BoucherieOvalie (@Boucherie Ovalie)


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Il n’a pas encore prévu de le chanter, mais Jacky Lorenzetti assume parfaitement d’être le président d’un club « mal aimé », comme il le revendiquait, en 2014, juste avant une demi-finale de Top 14 contre Toulon. « Au Racing, on est pudiques et respectueux, et plutôt du genre laborieux », expliquait-il pour prendre le contre-pied de son homologue du RCT, le volubile Mourad Boudjellal. Dans les Hauts-de-Seine, l’époque n’est plus à la folie douce de la bande du show-biz des années 1980-1990, quand les Mesnel, Lafond, Blanc ou Guillard pouvaient porter le béret pendant un match contre Bayonne, oser le nœud papillon en finale du championnat en 1990 avec champagne à la mi-temps pour se désaltérer.
« Une histoire ne se décrète pas, elle se construit dans le temps », Jacky Lorenzetti
Avant de rejoindre le Stade français, Thomas Lombard a fait ses classes chez cette bande de joyeux drilles. « Il n’y avait pas grand monde à Colombes pour nous voir jouer, se souvient-il. Son président a voulu tourner la page de l’époque du show-biz pour créer une nouvelle histoire, et c’est louable, poursuit l’ancien international, qui a terminé sa carrière au début de l’ère Lorenzetti. Une histoire ne se décrète pas, elle se construit dans le temps. Au niveau de la popularité, le club n’a pas fait la bascule après le titre de 2016. »
Quand Antoine Blondin défendait le Racing
Pour l’actuel consultant de Canal+, l’Arena 92 donne « déjà une attractivité nouvelle au club », mais une enceinte, aussi moderne et climatisée soit-elle, ne fait pas tout. « Il manque un marqueur pour mieux identifier le Racing. Quand vous parlez du Stade toulousain, vous pensez au beau jeu, Toulon ça sera la ferveur. Même le Stade français garde encore cette image du club avec les maillots roses, le calendrier. Si vous demandez aux gens pour le Racing, c’est plus compliqué. Déjà, ce n’est pas le club d’une ville, mais d’un département. »
Un premier trophée européen, le 12 mai à Bilbao (Espagne), aiderait à gagner davantage les cœurs. Mais avant, il s’agit déjà de se confronter au Munster. Et Laurent Travers compte bien sur le soutien des autres spectateurs. « Nous sommes le dernier club français encore qualifié, et j’ose espérer que les Français présents au stade seront derrière nous. » Jean-Pierre Chivrac, lui, en « doute un peu ». Il connaît la réputation de son équipe loin de l’Ile-de-France : « On a toujours eu cette image de club bourgeois. Il suffisait juste de dire “Racing Club de France” pour voir la réaction des mecs dans le Sud-Ouest. »
Et si tout le charme et l’identité du Racing se trouvaient là ? Le jeune Antoine Blondin écrivait, en 1936, du haut de ses 16 ans, ces quelques mots dans une lettre :
« Le Racing est en butte aux sarcasmes et l’animosité de la foule. C’est pourquoi je serai toujours un fidèle supporteur dans les mauvais comme dans les bons moments. »
Jacky Lorenzetti cite souvent les mots de l’écrivain. Mieux, il a même fait encadrer sa lettre dans l’un des salons du centre d’entraînement du Plessis-Robinson. Les tweets de Boucherie Ovalie attendront encore un peu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.
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Football : Wenger le bâtisseur quitte sa maison d’Arsenal

L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h13
    |

            Clément Guillou








                        



   


A l’humiliation d’un licenciement, Arsène Wenger, entraîneur légendaire et orgueilleux, a préféré un départ à la première personne :
« Après mûre réflexion et après des discussions avec le club, j’estime qu’il est temps pour moi de démissionner à la fin de la saison. Je suis reconnaissant d’avoir eu le privilège de servir le club durant tant d’années mémorables. J’ai dirigé le club avec un engagement et une intégrité absolus. »
Ainsi l’obstiné Arsène Wenger a-t-il mis un terme, sous pression de la direction d’Arsenal et à un an de la fin de son contrat, à son aventure hors norme à la tête du club anglais. Arrivé en parfait inconnu (« Arsène who ? », titrait le perfide Evening Standard au lendemain de sa nomination en septembre 1996), l’Alsacien au regard sévère aura passé vingt-deux saisons sur le banc du club londonien. Depuis la retraite de son meilleur ennemi, sir Alex Ferguson (Manchester United), en 2013, cette longévité en faisait un cas à part dans le football de haut niveau. En Angleterre, la durée de vie d’un manageur est de quatorze mois.

#MerciArsène https://t.co/bjP0wLMgee— Arsenal (@Arsenal FC)


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Ce dénouement était espéré par la majorité des supporteurs d’Arsenal, qui le préfèrent désormais en statue devant l’Emirates Stadium que sur le banc. Le slogan « Wenger out », affiché de toutes les manières possibles dans les tribunes et jusque dans le ciel londonien, tracté par un avion, divisait les fans jusqu’à la saison en cours. Au fil des défaites de 2018, les supporteurs se sont mis d’accord : la seule issue était une séparation. Dans quelques semaines, Arsenal ratera pour la deuxième année de suite la qualification en Ligue des champions. Les Gunners, sixièmes de Premier League, sont en route vers leur pire classement sous l’ère Wenger.
La Premier League lui doit tant
Le chiffre dit un peu de ce que l’Alsacien de 68 ans a apporté au club – une stabilité remarquable dans les hauteurs du football anglais –, mais il ne raconte pas tout : le jeu rapide et léché, qui n’existait pas en Angleterre avant lui, la saison d’invincibilité en 2003-2004 (série de 49 matchs sans défaite, le record tient toujours), l’ouverture sur le monde et le goût de la post-formation de jeunes joueurs. L’amour de la Premier League pour la France vient de lui, et les Bleus lui doivent Henry, Vieira, Wiltord, Pirès, Petit, Anelka, Gallas, Nasri ou Koscielny.
« Il était très élégant, et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. » David Dein, vice-président d’Arsenal, sur leur première rencontre.
Il avait beau être fils de bistrotiers, l’ascétisme de l’ancien joueur de Strasbourg collait mal avec l’image d’Arsenal, ses défenseurs britishs portés sur le houblon et son système de jeu consistant le plus souvent à balancer le ballon devant. David Dein, le vice-président d’Arsenal qui le recruta, avait observé lors de leur première rencontre dans une loge d’Highbury en 1989 : « Il était très élégant et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. (…) J’ai pensé que ce type avait la classe. Il est différent. Arsène parlait cinq langues, avait un diplôme d’économie, avait étudié la médecine et n’était clairement pas la caricature du joueur devenu entraîneur. »
Le coup de l’entraîneur polyglotte avait bien fait rire sir Alex Ferguson – « j’ai un joueur ivoirien de 15 ans qui parle aussi cinq langues » –, qui ne riait plus au bout de quelques mois, quand Wenger imposait déjà sa patte à Arsenal. L’intellectuel de Duttlenheim (Alsace) laissera dans l’armoire à trophées des Gunners trois titres de champion et sept Coupes d’Angleterre. C’est beaucoup moins que le prolétaire de Glasgow, mais au concours de celui ayant le plus contribué à faire de la Premier League le meilleur championnat du monde, Wenger sort vainqueur.
L’Europe s’est refusée à lui : rarement gâté par le tirage au sort dans les derniers tours de Ligue des champions, il s’est souvent arrêté en huitièmes de finale et n’a disputé qu’une fois le titre, battu (2-1) par le FC Barcelone de Ronaldinho au Stade de France en 2006. La Ligue Europa, dont Arsenal disputera les demi-finales face à l’Atlético Madrid le 26 avril et le 3 mai, peut encore lui offrir une sortie par le haut.
Insuffisant, estiment les supporteurs, qui commençaient à déserter l’Emirates Stadium ces dernières semaines – un fardeau financier qui aura fini de faire céder le propriétaire américain Stan Kroenke. Soutien indéfectible de Wenger malgré les pressions de la presse et des tribunes, celui-ci a rendu hommage au technicien français vendredi :
« C’est l’un des jours les plus douloureux de toutes nos années passées dans le monde du sport. L’une des raisons principales pour lesquelles nous avons investi dans Arsenal était l’apport d’Arsène dans ce club, sur le terrain et en dehors. (…) La classe d’Arsène est inégalée et nous lui sommes redevables à tout jamais. (…) Il a transformé l’identité de notre jeu et du football anglais par sa vision du jeu. »

https://t.co/Q9saKdTZOT— Arsenal (@Arsenal FC)


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Précurseur
De fait, arrivé du Japon sous les regards moqueurs, le Français à la dégaine de prof d’histoire se révéla précurseur : premier entraîneur non britannique sacré champion d’Angleterre, dès son deuxième exercice (1998), premier entraîneur à aligner en Premier League une équipe sans joueurs anglais – remplaçants compris.
« Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. »
Le succès de sa première décennie au club n’a rien fait pour éroder sa confiance en lui. Arsène knows best (Arsène sait), disait-on dans les cercles des supporteurs d’Arsenal, et c’était pour une fois au premier degré. L’intéressé semblait parfois évoluer hors sol, rétif à toute remise en cause personnelle et semblant croire que son talent lui permettrait de surmonter le décalage financier avec ses adversaires. C’est parce que sa relation avec le club était fusionnelle, au point que les rouge et blanc soient rebaptisés « Arsènal ».
Toujours un œil sur les finances de son club et sur l’évolution du football mondial, Wenger déplorait l’inflation du coût des transferts et le recours permanent au mercato comme moyen de faire progresser une équipe. Il avait, jusqu’à peu, gardé comme credo de ne pas payer un joueur au-delà d’un certain montant hebdomadaire ; il pensait que ses vedettes – Nasri, Fabregas – n’oseraient pas le quitter. Désireuses de gagner plus de livres et de trophées, elles partaient évidemment.
Lui-même avait cédé à la folle course aux dépenses, ces dernières années, mais avec l’Alsacien, les finances de l’actionnaire étaient sous bonne garde : sans dépenses somptuaires, Wenger garantissait chaque saison (jusqu’en 2017) une qualification pour la lucrative Ligue des champions et il avait accompagné, après la fermeture d’Highbury, le défi de la construction du nouveau stade avec les économies du club.
C’est cette contrainte économique, dès 2006, qui avait signé le basculement de la carrière du Français à Arsenal. Lui se satisfaisait de faire les meilleurs résultats possibles dans un cadre financier contraint, les supporteurs ne voulaient plus retourner aux saucisses après avoir mangé tant de caviar, pour reprendre sa métaphore culinaire.
Stan Kroenke lui offrait l’un des meilleurs salaires de Premier League pour un entraîneur et Wenger, sollicité par exemple par le Paris-Saint-Germain version qatarie, n’avait jamais poussé bien loin les négociations pour un départ. Il envisageait de finir sa carrière dans le club du nord de Londres. Dans son communiqué de départ, il n’évoque pas la suite.
Régulièrement poussé à la retraite par la presse anglaise, Wenger avait eu l’occasion d’affiner ses formules sur la question. En 2009 : « Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. Je sais que ça arrivera un jour. Mais vous ne pouvez vivre en vous disant que vous allez mourir. Vous vivez en sachant que vous voulez vivre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Menacé de relégation sportive et de sanction administrative, le club lillois, criblé de dettes, avait pourtant obtenu il y a dix mois le feu vert de la DNCG pour recruter.
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Le LOSC vers une « catastrophe industrielle »

Menacé de relégation sportive et de sanction administrative, le club lillois, criblé de dettes, avait pourtant obtenu il y a dix mois le feu vert de la DNCG pour recruter.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h09
    |

            Clément Martel et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le « gendarme financier » du football français a-t-il fait preuve de laxisme à l’égard du Lille olympique sporting club (LOSC) ? Dix mois seulement après que le club a été autorisé à recruter sans limite par la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), la situation sportive et financière du club nordiste fait craindre « la plus grande catastrophe industrielle du football français », selon les mots d’un dirigeant de Ligue 1 bien informé. Elle pose la question du bien-fondé de la décision, en juin 2017, de laisser le nouveau propriétaire du club, Gérard Lopez, acheter pour quelque 70 millions d’euros de joueurs – sans compter leurs salaires – grâce à des emprunts obtenus auprès d’Elliott Management, un fonds américain d’investissement spéculatif.

En janvier 2017, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois rachetait en grande pompe ce fleuron du football français par l’entremise de Victory Soccer, une holding britannique contrôlée par des sociétés offshore. Dans un premier temps, la DNCG n’avait pas validé le budget lillois pour la saison actuelle. Mais après avoir requis et obtenu des « des éléments complémentaires », le gendarme financier avait laissé les mains libres à l’ancien patron de l’écurie de formule 1 Lotus.
La DNCG « a laissé passer le dossier LOSC en juin 2017 sans demander toutes les garanties », en dépit d’un « certain nombre d’interrogations posées », déplore un influent président de club. Il met en cause la Ligue de football professionnel (LFP), laquelle « n’a pas les fesses propres dans cette affaire ». Selon lui, c’est « sur intervention de la LFP » que la DNCG a agi. Cette dernière est officiellement indépendante mais « hébergée » par la Ligue.
« Psychose »
Appâtée par le clinquant du projet lillois et l’aura du nom de Marcelo Bielsa, l’entraîneur star attaché au projet, la LFP n’aurait « pas demandé les garanties financières qu’elle a par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.
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Le supplice chinois du Milan AC

Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h08
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quel est le point commun entre le LOSC de Gérard Lopez et le Milan AC de l’homme d’affaires chinois Li Yonghong ? La réponse tient en sept lettres : Elliott, un fonds américain d’investissement spéculatif. A l’instar du dirigeant de Lille, le patron du groupe Rossoneri Sport Investment Lux a obtenu un prêt de 303 millions d’euros d’Elliott Management pour acheter la formation milanaise, en avril 2017, à Silvio Berlusconi, propriétaire du club depuis 1986. Grâce à son créancier, Li Yonghong a dépensé 740 millions pour prendre les rênes de l’institution lombarde, alors criblée de dettes (220 millions d’euros) et à bout de souffle sur le plan sportif.

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Mais Elliott Management, qualifié généralement de « fonds vautour » et plus connu pour posséder des dettes souveraines que pour ses investissements dans le sport, a prêté à un taux très élevé : 11 % pour le Milan AC. Et le fonds n’est pas connu pour laisser ses débiteurs tranquilles.
Depuis cette acquisition très médiatisée, le septuple vainqueur de la Ligue des champions tente de revenir sur le devant de la scène italienne. Les nouveaux propriétaires chinois se sont engagés à injecter 350 millions d’euros en trois ans, afin de « ramener le Milan tout en haut ». Plus de la moitié de la somme a déjà été investie sur le marché des transferts, mais le Milan AC stagne à la sixième place de la Serie A. A neuf points de son rival historique, l’Inter Milan, racheté en 2016 par un autre groupe chinois, Suning.
« Transactions douteuses »
Arrivé sur le banc en novembre 2017 en remplacement de Vincenzo Montella, l’entraîneur Gennaro Gattuso (ex-milieu du Milan AC de 1999 à 2012, sous contrat jusqu’en 2021) « a montré qu’il était capable de changer la situation », assure au Monde Marco Fassone, l’administrateur délégué et « patron exécutif » du Milan AC. Qualifié pour la finale de la Coupe d’Italie, le club s’accroche à cette dernière place qualificative pour la Ligue Europa, dont il a été éliminé en huitièmes de finale cette saison.
Davantage que ses performances sportives, le club rossonero se distingue actuellement par ses difficultés financières. Pour boucler les comptes de la fin de saison, Li Yonghong est en train de procéder à une augmentation progressive du capital de 37,4 millions d’euros. Quant à ses créanciers, les dirigeants d’Elliott, ceux-ci trépignent d’impatience : le propriétaire du Milan AC doit rembourser la somme due d’ici au mois d’octobre… sous peine de devoir donner les rênes au fonds américain.
« Le président est sur la bonne voie pour honorer tous ses engagements », assure Marco Fassone. Pourtant, la solvabilité de Li Yonghong est mise en cause.
Selon La Gazzetta dello Sport, la justice italienne a ouvert une enquête relative à la vente du Milan AC, à la suite de signalements de « transactions douteuses » faits par la Banque d’Italie à la police financière. La justice sportive se mêle aussi des finances du septuple champion d’Europe : l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA a engagé une procédure dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme en vertu duquel les équipes européennes ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent, sous peine de sanction.
Contactée par Le Monde, une source proche de l’enquête de l’ICFC émet des doutes sur la « solidité financière » du propriétaire du Milan AC et sur le montage de la vente réalisée grâce au prêt d’Elliott. « Je ne vois aucune raison justifiant un tel scepticisme, réplique M. Fassone. Autant que je sache, l’achat de notre société s’est fait dans la plus grande transparence, sous la supervision de conseillers juridiques et financiers internationaux. »
Le Milan AC est déjà assuré d’être sanctionné puisque l’ICFC a rejeté, en décembre 2017, la demande d’« accord volontaire » du club, qui souhaitait pouvoir sortir des clous du fair-play financier à condition de présenter un plan fiable de retour à l’équilibre dans les quatre ans.
« Nous allons revenir dans l’élite »
« Malheureusement, nous nous attendions à une telle résolution. L’UEFA avait demandé aux actionnaires des garanties bancaires si élevées qu’il était impossible de les obtenir, reconnaît Marco Fassone. Il aussi vrai que le Milan AC, au cours des trois années précédant notre gestion, n’a malheureusement pas respecté les règles du FPF [255 millions de pertes]. Par conséquent, l’ICFC devra juger quelles sanctions nous imposer. » 
Ces sanctions, déjà imposées par le passé à des clubs comme le Paris-Saint-Germain ou l’AS Monaco, peuvent aller d’une simple amende à l’exclusion des compétitions européennes. La rencontre, vendredi 20 avril, au siège de l’UEFA, entre Marco Fassone et les experts du fair-play financier devait être décisive : le directeur exécutif du club devait y présenter son plan de retour progressif à l’équilibre financier – qui pourrait passer par la vente de son gardien prodige, Gianluigi Donnarumma – et des garanties de la solidité financière du propriétaire chinois.
Le patron « exécutif » du club promet de respecter le FPF à l’avenir et table sur une participation en Ligue Europa, la saison prochaine, plutôt qu’en Ligue des champions. « Nous allons grandir et revenir dans l’élite du football international », jure toutefois le dirigeant milanais. Si tant est que le fonds Elliott lui en laisse le temps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La Red Bull Air Race s’invite pour la première fois en France, berceau de la voltige aérienne. Un siècle après, les voltigeurs tricolores dominent cette discipline spectaculaire.
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La France, terre de voltige

La Red Bull Air Race s’invite pour la première fois en France, berceau de la voltige aérienne. Un siècle après, les voltigeurs tricolores dominent cette discipline spectaculaire.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 07h01
    |

            Catherine Pacary








                        



Comme la tarte Tatin, la voltige aérienne est née en France d’une erreur. Red Bull ne le sait pas : c’est pour la beauté de sa Côte d’Azur et son impact international que le limonadier autrichien a choisi d’organiser au-dessus de la baie de Cannes une étape de la Red Bull Air Race, impressionnante course de slalom aéronautique, les 21 et 22 avril. Une première en dix ans que l’organisation justifie par la présence cette saison de cinq Français parmi les 24 concurrents. Car oui, cette discipline est une excellence nationale méconnue, fruit d’une histoire et d’une législation uniques.
Dix-neuf août 1913. Dans le ciel francilien, un homme, Célestin Adolphe Pégoud (1889-1915), réussit l’un des premiers sauts en parachute. Il oublie juste de couper le moteur de l’avion qui l’a élevé à 250 mètres de hauteur, et l’appareil tournoie, descend en piquet avant de remonter sur l’aile, puis finalement s’écraser. « Mon coucou fait le guignol », annote Célestin Adolphe Pégoud sur son carnet, qui vient d’inventer sans le savoir la voltige aérienne. Dès le 1erseptembre, il réussit, volontairement cette fois, le premier looping de l’histoire à bord d’un Blériot-XI. Mobilisé un an plus tard, l’inventeur de la voltige aérienne meurt le 31 août 1915 sous les balles allemandes.

   


Riche de ce passé, l’Etat français a favorisé après-guerre l’implantation d’aérodromes en leur donnant une structure associative unique, garante de tarifs accessibles.
Aujourd’hui, 600 aérodromes – soit un terrain d’aviation tous les 50 kilomètres – perpétuent cet héritage et accueillent 42 000 licenciés à la Fédération française d’aéronautique (FFA). Ils représentent la moitié du contingent de pilotes européens et placent la France au 2e rang mondial derrière les Etats-Unis. En autorisant l’implantation de 200 aires réservées à la voltige, quand la Suisse, la Belgique ou le Luxembourg par exemple n’en ont qu’une, la France continue de défendre ce patrimoine.

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                Voltige aérienne : Mélanie Astles, fille de l’air



A ces structures s’ajoute une industrie aéronautique performante qui, pour se cantonner à la voltige, a produit le CAP 10, l’avion qui permet aux élèves voltigeurs de voler à moindre coût depuis les années 1970. A la différence de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, « où l’avion-école appartient à une entreprise commerciale qui doit rentabiliser les cours », précise Philippe Prinet, responsable pédagogique au club de voltige de Cannes-Mandelieu.
« La voltige aérienne s’est développée pendant la guerre froide, pour valoriser la dextérité plutôt que la puissance de feu », rappelle Loïc Logeais, directeur technique national de la FFA. Les meilleurs sont alors les Russes et les Américains. Mais depuis la fin des années 1990, « la voltige aérienne mondiale est aux mains des Français. Cela fait vingt-cinq ans que cela dure », enchaîne Philippe Prinet.
Formation des écoles de l’armée de l’air
Ainsi, lors des 28es championnats du monde de voltige aérienne à Châteauroux, en 2015, les Français ont remporté les trois titres en jeu. Et le public était au rendez-vous. « Plus de 50 000 spectateurs en une semaine et 60 000 en clôture », se souvient Loïc Logeais. Une réussite telle que la France organisera à nouveau les Mondiaux de 2019, peut-être encore à Châteauroux.
« Il est plus facile de pratiquer la voltige aérienne en France, confirme Mika Brageot, voltigueur de 30 ans engagé sur la Red Bull Air Race. La France est riche de son histoire aéronautique. Cela lui donne une structure d’entraînement exceptionnelle. De plus, elle offre la possibilité de se lancer jeune, dès 13 ans avec le brevet d’initiation aéronautique, reconnu par l’Education nationale, et de bénéficier de bourses. »
« Pour entraîner quelques équipes étrangères, anglaises, allemandes, australiennes, je peux [témoigner que] nous sommes encore largement en avance, notamment en voltige », estime également François Le Vot. Le champion du monde en individuel et par équipe insiste sur « les formations extrêmement solides fournies par les écoles de l’armée de l’air », dont il a fait partie durant vingt-quatre ans.
Le climat venteux est aussi « idéal pour apprendre », loue Baptiste Vignes, formé sur les côtes normandes au Havre. Mélanie Astles, seule femme engagée sur le Red Bull Air Race, nuance : « J’aimerais vous dire qu’il est plus facile de pratiquer la voltige en France qu’ailleurs, mais le meilleur endroit me semble être les Etats-Unis. »
Là-bas, l’espace infini est un atout. En France, les riverains se plaignent des nuisances sonores et plusieurs aéroclubs, comme Cuers (Var) ou Eyguières (Bouches-du-Rhône), sont menacés. A Cannes, Philippe Prinet aimerait à l’inverse ouvrir trois axes de voltige supplémentaires. Un succès populaire de la Red Bull Air Race pourrait l’y aider.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Dans le mâle univers des compétitions de lutte traditionnelle, la présence des femmes se limite encore aux tribunes. Au nom d’une « tradition » finalement assez tardive.
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Le sumo s’enlise dans le sexisme

Dans le mâle univers des compétitions de lutte traditionnelle, la présence des femmes se limite encore aux tribunes. Au nom d’une « tradition » finalement assez tardive.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h27
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            LETTRE DE TOKYO
De nouvelles affaires confirment le conservatisme de la politique et du sumo sur la position des femmes dans la société japonaise. Mercredi 18 avril, Junichi Fukuda, vice-ministre administratif du ministère des finances a démissionné après des révélations – qu’il conteste – selon lesquelles il aurait harcelé des journalistes femmes.
Dans un premier temps, son ministre de tutelle, Taro Aso, avait tenté de minimiser l’incident en expliquant que M. Fukuda avait promis de ne pas recommencer. Cette réaction jugée « légère » avait suscité de vives réactions.
Observé dans un pays classé 114e en 2017 par le Forum économique mondial en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, le traitement de l’affaire ne surprend guère. Il en va de même pour les polémiques ayant récemment secoué le monde du sumo professionnel.
Il existe pourtant, dans le sumo amateur, des compétitions ouvertes aux femmes. Mais, dans le mâle univers de la lutte traditionnelle pratiquée par des rikishis (lutteurs professionnels), leur présence se limite aux tribunes enserrant le dohyo, le « ring » des combattants qui leur est interdit d’accès.
Le 8 avril se tenait, comme tous les ans depuis 2015 à Shizuoka (Centre) un Chibikko-zumo (« sumo des enfants »). L’événement réunit des petits lutteurs qui viennent « affronter » des professionnels. Or cette année, les petites filles n’ont pas pu participer comme elles le faisaient auparavant, l’association japonaise de sumo (JSA), arguant que certaines avaient été blessées les autres années.
La polémique n’est pas nouvelle
La décision a fait réagir car elle suivait de peu le drame survenu le 4 avril, quand Ryozo Tatami, le maire de Maizuru dans le département de Kyoto (Ouest), fut victime d’une attaque cardiaque alors qu’il prononçait un discours debout sur un dohyo. Plusieurs femmes se sont précipitées pour lui faire un massage cardiaque. Un gyoji (arbitre) a alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’ancien meneur de l’équipe US Postal a accepté de verser 5 millions de dollars aux autorités fédérales américaines qui le poursuivaient pour fraude.
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Dopage : Armstrong s’offre un épilogue judiciaire à 5 millions de dollars

L’ancien meneur de l’équipe US Postal a accepté de verser 5 millions de dollars aux autorités fédérales américaines qui le poursuivaient pour fraude.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 03h22
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 07h00
   





                        



   


La star déchue du cyclisme Lance Armstrong en a fini avec la justice américaine : il a accepté, jeudi 19 avril, de payer 5 millions de dollars (4 millions d’euros) d’indemnisation à l’un de ses anciens sponsors qui lui réclamait 100 millions de dollars, au titre de dédommagement pour avoir eu recours au dopage.
« Je suis heureux d’avoir résolu cette affaire et de pouvoir avancer dans ma vie » : à 46 ans, cinq ans après ses aveux face à la prêtresse de la télévision américaine Oprah Winfrey, Lance Armstrong a sans doute définitivement tourné la page de ses années dopage.
Sa réputation restera à jamais ternie et son palmarès amputé de ses sept victoires consécutives, entre 1999 et 2005, dans le Tour de France mais l’ancien « boss » du peloton professionnel s’en tire à bon compte.
A quelques semaines d’un procès devant un tribunal fédéral de Washington qui aurait pu le ruiner et exposer à nouveau ses agissements les plus sombres, il a trouvé un accord avec le ministère américain de la justice. L’ancien leader de l’équipe US Postal (1998-2005) a accepté de verser 5 millions de dollars aux autorités fédérales qui le poursuivaient pour fraude.
« Personne n’est au-dessus de la loi »
Il était en effet sponsorisé par la Poste américaine alors qu’il avait mis en place, selon l’Agence antidopage américaine (Usada), « le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l’histoire du sport ». « Personne n’est au-dessus de la loi. (…) Cet accord démontre que tous ceux qui fraudent le gouvernement sont sanctionnés », a insisté Chad A. Readler, avocat qui représentait le gouvernement.
Lance Armstrong s’est également engagé à verser 1,65 million de dollars à son ancien coéquipier Floyd Landis pour le remboursement de ses frais d’avocat. Landis – lui aussi convaincu de dopage et déchu de sa victoire dans le Tour de France 2006 – avait été à l’origine de la chute d’Armstrong avec ses révélations. Il avait déposé une plainte, en 2010, pour fraude, avant d’être rejoint par le gouvernement. Selon le New York Times citant son avocat, 1,1 million des 5 millions de dollars payés par Armstrong reviendra à Landis.
En février 2015, Lance Armstrong – banni à vie du cyclisme en 2012 – avait été condamné par la justice américaine à verser 10 millions de dollars à l’un de ses anciens parraineurs, la société SCA Promotions.
« Faire amende honorable »
Le camp Armstrong ne cachait pas sa satisfaction jeudi. « Cela met un terme à toutes les procédures liées à ses aveux faits, en 2013, de recours à des substances dopantes durant sa carrière de coureur professionnel », s’est félicité son avocat Elliot Peters.
Le principal intéressé, qui aurait cumulé durant sa carrière – qui s’est achevée en 2011 – près de 125 millions de dollars grâce à ses primes de course, salaires et contrats de partenariat, a fait part de son soulagement, tout en se présentant comme un repenti qui assume pleinement ses erreurs.
« Je suis particulièrement satisfait d’avoir fait la paix avec US Postal. Même si je trouvais la procédure injustifiée et injuste. J’essaie, depuis 2013, d’assumer mes responsabilités pour mes erreurs et de faire amende honorable quand c’est possible », a-t-il expliqué.
« J’ai hâte de pouvoir me consacrer aux choses importantes dans ma vie, mes cinq enfants, ma femme, mes podcasts, mes projets d’écriture et de film, mon travail comme survivant du cancer et ma passion pour le sport et la compétition », a conclu Lance Armstrong.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.
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Gimnasia La Plata, doyen maudit des clubs de foot d’Amérique

Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
    |

                            Léo Ruiz (Buenos Aires, correspondance)








                        


Jusqu’à cette 57e minute de jeu, tout allait bien pour Gimnasia y Esgrima La Plata. Nous sommes le 22 septembre 2013 et pour la première fois depuis trois ans – la faute à un passage par la deuxième division –, le club affronte Estudiantes, dans la 150e édition du clasico de La Plata. Le Lobo (« le loup », surnom du Gimnasia) mène 1-0 quand l’arbitre siffle faute pour son adversaire. Une main imaginaire synonyme d’expulsion et d’égalisation du Pincha. C’en est trop pour Alberto Raimundi, supporter du Gimnasia et commentateur pour une radio partisane :
« Voleur, voleur, voleur, voleur ! Et eux, ils vont fêter ce but, parce qu’ils aiment ça : fêter le mensonge, fêter la tromperie. Ils ont toujours été comme ça. Ils sont tout ce qu’on ne veut pas être, d’aujourd’hui au dernier jour de notre vie. »
Une tirade agrémentée d’insultes que les Argentins aiment écouter et réécouter, et que l’auteur ne regrette pas une seconde. « Eux et nous, ce sont deux cultures opposées. Gimnasia s’est toujours battu avec courage, loyauté et noblesse. Estudiantes, qui n’est qu’un avortement de Gimnasia [le Pincha est fondé en 1905 par un groupe issu du Lobo], est une école de la triche. Ils se prostituent, ils trompent, ils simulent, ils spéculent. Le pire, c’est que ça donne des résultats. »
Dans sa salle des trophées, le Pincha compte en effet cinq titres de champion d’Argentine, une Coupe intercontinentale et quatre Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions). Seuls les mythiques Independiente, Boca Juniors et Peñarol font mieux sur le continent. De quoi rendre fous les fans du Lobo, qui malgré leur statut de « doyen de l’Amérique » (le plus vieux club toujours en activité, fondé en 1887), n’ont que deux petites lignes à leur palmarès : un titre de champion pendant l’ère amateur (1929) et la Copa Centenario (1994). Un tournoi inventé par le fédération argentine pour célébrer son centenaire, dont personne, hormis Gimnasia, ne reconnaît la valeur.
Une ville, deux ambiances
A l’instar de Rosario (partagée entre Rosario Central et Newell’s Old Boys), La Plata, située à une heure de route de Buenos Aires, est divisée en deux. Ici, on est bleu marine et blanc ou rouge et blanc. A l’origine destiné aux classes aisées de Buenos Aires, Gimnasia y Esgrima s’est popularisé dès le début du XXe siècle avec le développement de l’industrie de la viande à La Plata (qui a donné aux joueurs le surnom de triperos, les bouchers). Malgré les succès sportifs d’Estudiantes, le Lobo s’est maintenu comme le club le plus populaire de la ville – mais aussi le préféré de l’ancienne présidente argentine Cristina Kirchner. Une fidélité, y compris dans la défaite, caractéristique des fans argentins. « Ils ont plus de titres et de pages dans les journaux, mais du point de vue des supporters, Gimnasia n’a rien à envier à son rival », assure Delio Onnis.
Avant de devenir le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (299 buts entre 1971 et 1986), Delio Onnis enchaînait les pions avec le Gimnasia. C’était la fin des années 1960 et Estudiantes marchait sur l’Amérique du Sud, guidé par son milieu défensif Carlos Bilardo, futur sélectionneur de l’Argentine championne du monde en 1986. Un joueur capable de se mettre des aiguilles dans les chaussettes pour piquer les adversaires sur le terrain. « Une ordure, tant sur le plan humain que sportif », juge Onnis.
« C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? »
Dans l’imaginaire collectif argentin, La Plata abrite deux spécimens opposés : l’un gagne un peu n’importe comment, l’autre n’est qu’un beau et éternel perdant. « C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? répond Jorge Babaglio, architecte à la tête d’un groupe de supporters du Lobo. D’avoir remporté le premier clasico ? D’être l’équipe qui a mis la plus grosse raclée à River Plate (10-1) ? » La liste des « exploits » s’arrête là.
C’est un fait : Gimnasia est un habitué des deuxièmes places et des occasions manquées, et son rival le lui rappelle sans cesse. « En 2003 et en 2007, ils ont joué la Copa Libertadores : éliminés à la différence de buts au premier tour, retrace Facundo Bernardo Aché, qui a couvert l’actualité des deux équipes de La Plata ces vingt-cinq dernières années. Il y a aussi ce championnat de 1996 : à la dernière journée, Gimnasia peut être champion, mais il concède le nul sur la pelouse d’Estudiantes et laisse le titre au Velez Sarsfield de Marcelo Bielsa. En 2014, le Lobo dispute la Copa Sudamericana. Devinez qui l’élimine ? » Estudiantes, évidemment.

A cette époque, le coach était Pedro Troglio, ancien international argentin (vice-champion du monde en 1990), viré en 2016 de Gimnasia après cinq ans de bons et loyaux services, suite à un énième clasico perdu. Un 0-3 à domicile. « Avec Gimnasia, j’ai fini deux fois deuxième en tant que joueur et une fois en tant qu’entraîneur, regrette-t-il. Mais mon pire moment, c’est la défaite 7-0 en 2006. Celle-là, elle a fait particulièrement mal. »
Un géant endormi
Gustavo Orduña, aujourd’hui photographe à Copacabana, la célèbre plage de Rio de Janeiro, est sans doute une bonne définition du supporter tripero. D’abord : malade. « Tant que je vivais à La Plata, j’allais à tous les matchs de l’équipe, à domicile comme à l’extérieur. Je me suis embrouillé avec un paquet de filles et de patrons, car les jours de match, je ne travaille pas, c’est comme ça. Sur la plage ici, quand on entend mon accent argentin, on me dit : “Maradona”, “Messi”. Moi, je réponds : “Non, Gimnasia”. » Ensuite : frustré :
« Les titres, c’est pour les avocats. Nous, on est plus important que ça. Mes idoles, ce ne sont pas des voleurs et des tricheurs, ce sont tous les autres supporters du Lobo. Nous, personne ne nous aide. Estudiantes flirte sur ces coupes à la con, mais il n’existait pratiquement pas jusqu’à la fin des années 60. »
A l’époque, Gimnasia a aussi eu l’occasion d’écrire l’histoire. Mais encore une fois, il rature. « C’est un sac très lourd que l’on a sur le dos, reconnaît Delio Onnis. On n’a d’autre choix que de se taire et demander pardon aux supporters, qui font partie des plus fidèles d’Argentine. » L’homme se réfère au tournant de l’année 1970. Alors qu’Estudiantes gagne sa troisième Copa Libertadores d’affilée, Gimnasia se qualifie pour la demi-finale du championnat, contre Rosario Central. Mais les joueurs, non payés depuis des mois, refusent de jouer. Le président du club ne veut rien savoir et présente l’équipe réserve, qui s’incline 3-0. « Alors que dans la saison, on leur avait mis 5-0, regrette Onnis, qui prendra dans la foulée la direction du Stade de Reims. C’est vraiment con : cette année-là, on était les plus forts. »
« Le cœur d’un supporteur de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais »
Ricardo Rezza, l’homme qui a lancé David Trezeguet à Platense, faisait aussi partie de l’aventure. « Secrétaire technique » du Lobo jusqu’à fin 2016, il n’a pu que constater le fossé qui se creusait avec le voisin de La Plata. « Quand Estudiantes a commencé à remporter des titres, ça a été une pression extra pour nous. On fait une grande saison en 1970, on les bat même 4-1 ! Mais eux ont réussi à mieux structurer le club à partir de leurs succès. Gimnasia avait le même potentiel, mais il était plus désuni et il n’a pas su maintenir son effectif. Quand je suis revenu au club, en 1988, c’était la même désorganisation, voire pire. »
Aujourd’hui, le club croule sous les dettes et n’a remporté qu’un seul clasico depuis 2005. Le Lobo est-il condamné à souffrir ? « Le cœur d’un supporter de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais », poétise l’écrivain Martin Felipe Castagnet.
Avant de reprendre le micro pour cracher ses insultes, Alberto Raimundi offre quelques minutes de lucidité. « Ce qui me fait le plus souffrir, c’est de voir ce club s’enfoncer, alors qu’il a un gros potentiel : une longue histoire, de fidèles supporteurs, de bonnes infrastructures. Nous aussi, on pourrait être un géant. On l’est, d’ailleurs. Mais il est endormi depuis trop longtemps. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Paris SG a battu Caen 3-1 mercredi soir, en demi-finales de la Coupe de France.
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Coupe de France : le PSG retrouvera les Herbiers en finale

Le Paris SG a battu Caen 3-1 mercredi soir, en demi-finales de la Coupe de France.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 00h14
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 10h38
   





                        



   


Le Paris-SG a battu difficilement une valeureuse équipe de Caen (1-3), mercredi 18 avril en demi-finales de la Coupe de France, et aura l’occasion d’ajouter un record à sa collection le 8 mai, celui du record de victoires consécutives dans cette compétition.
Au Stade de France, en quête d’un quatrième trophée d’affilée, Paris-SG affrontera les modestes Vendéens des Herbiers, club de Division 3, dans un choc des extrêmes qu’affectionne la Coupe de France.

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On aurait pu penser que le Paris-SG encore euphorique après avoir récupéré son trône de champion de France d’un 7-1 magistral contre Monaco ce week-end.
Soutenu par 850 supporters souvent plus bruyants que les 20 000 Caennais dans les tribunes, Paris a mis beaucoup d’application pour décrocher sa 41e victoire consécutive en Coupe nationale. Mais les Parisiens, en noir, pas toujours suffisamment précis ou tranchants, ont buté sur des Malherbistes dans leur tenue porte-bonheur orange.

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Samba retarde l’échéance
Les hommes de Patrice Garande ont été plus que méritants, à l’image de leur gardien Brice Samba et leur capitaine Damien Da Silva. Ce dernier a sauvé devant Angel Di Maria, qui allait servir Edinson Cavani seul devant le but (4), puis en déviant une reprise de l’Uruguayen aux six mètres (12), alors que le portier s’interposait sur une frappe de Di Maria (17), un corner direct de l’Argentin (45) ou encore une volée magnifique toujours du même joueur (54).
Paris a pourtant bien cru faire le plus dur en ouvrant le score sur un but de renard de Mbappé, à l’affût pour pousser dans la cage d’une frappe trop croisée de Cavani (0-1, 25).
C’était sans compter sur la très grande fébrilité dans les cages de Kevin Trapp. Peu rassurant sur des frappes pourtant sans grand danger de Stef Peeters (18), d’Ivan Santini (41), ou sur une volée plus appuyée mais lointaine de Ronny Rodelin (54e), le gardien allemand a été d’une lenteur phénoménale pour se retourner sur un tir de 30 mètres dévié d’Ismaël Diomandé, ne pouvant l’empêcher de rentrer (1-1, 45).
Mais il a suffi à Paris de retrouver sa magie en un éclair pour faire, finalement, basculer ce match bien plus indécis qu’attendu du « bon » côté. Une talonnade géniale de Di Maria dans la course de Cavani, un centre au cordeau pour Mbappé qui n’a plus eu qu’à pousser le ballon dans le but (1-2, 81).
Le troisième but dans le temps additionnel, par Christopher Nkunku, tout juste entré en jeu, est une anecdote. Sans vouloir faire offense aux Vendéens, Paris est favori pour remporter le 8 mai sa quatrième Coupe de France consécutive, un record qu’il serait le seul à détenir, devançant le Red Star et Lille (3).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Pensant n’être que deuxième, le puncheur de Quick-Step n’a pas levé les bras en remportant la Flèche wallonne. Il s’agit pourtant de la première victoire française dans cette épreuve depuis 1997.
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Flèche wallonne : la victoire sans le savoir de Julian Alaphilippe

Pensant n’être que deuxième, le puncheur de Quick-Step n’a pas levé les bras en remportant la Flèche wallonne. Il s’agit pourtant de la première victoire française dans cette épreuve depuis 1997.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h00
   





                        



   


Depuis le temps qu’il attendait de remporter une grande course, il aurait pu, pensait-on, se permettre de lever les bras. Mais lorsque Julian Alaphilippe a franchi la ligne d’arrivée de la Flèche wallonne sans rien manifester, ce n’était pas l’attitude d’un champion blasé, seulement celle d’un homme qui pensait avoir perdu :
« Je ne savais même pas que j’avais gagné ! Je pensais que [Vincenzo] Nibali était encore devant. C’est mon cousin [et entraîneur, Franck Alaphilippe] qui m’a dit après la ligne que c’était bon. »
Ça l’était : après avoir tourné autour d’une grande course d’un jour depuis son éclosion, en 2015, sur cette même Flèche wallonne (2e), Julian Alaphilippe a, à 25 ans, enfin satisfait les espoirs placés en lui en remportant la semi-classique belge au sommet du mur de Huy. Le terrible « chemin des chapelles », son autre nom, sied parfaitement aux qualités d’explosivité d’Alaphilippe, qui a fait de cette semaine ardennaise son grand objectif de l’année.

La dernière victoire française sur cette course remontait à 1997 (Laurent Jalabert) et Romain Bardet, qui venait pour préparer Liège-Bastogne-Liège, n’a pas été ridicule non plus (9e).
« Une victoire méritée », selon Valverde
Alejandro Valverde, vainqueur des quatre dernières éditions, était trop loin de Julian Alaphilippe lorsque le Français a suivi l’accélération du revenant belge Jelle Vanendert à 200 mètres de l’arrivée. Il ne restait plus au coureur de Quick-Step qu’à contrer, 50 mètres plus loin, et à sprinter jusqu’à franchir la ligne blanche pendant que Valverde, dans son dos, était contraint de couper son effort, les jambes saisies par la montée d’acide lactique.
« C’est une victoire méritée pour Alaphilippe qui est un grand coureur, a commenté l’Espagnol de 37 ans, impressionnant depuis le début de la saison. On a dû beaucoup travailler pour reprendre l’échappée de Nibali, qui était très fort. On s’est fatigués, j’ai dû produire un effort avant le final. Mais c’est dans le mur que j’ai perdu la course, pas avant. »
L’Italien s’était en effet isolé à l’avant dans une échappée de six coureurs, partie à 45 kilomètres de l’arrivée mais reprise à l’entame du mur de Huy. La présence à l’avant de Maximilian Schachmann, coéquipier d’Alaphilippe, avait permis à la Quick-Step de se reposer dans les roues de la Movistar de Valverde.
« Dans le final, ça s’est plutôt bien passé pour nous, confirme Alaphilippe. Pieter Serry a fait un bel effort dans la côte de Cherave, j’ai eu le renfort de Bob Jungels qui m’a bien placé avec Philippe Gilbert au pied du mur. Une fois devant, je me suis concentré sur mon effort. [...] Il fallait mettre la pression sur l’équipe de Valverde. Ensuite, les jambes ont parlé. »

📊 First HUYctory for @alafpolak , @alejanvalverde runner-up.
— flechewallonne (@La Flèche Wallonne)


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Parleront-elles aussi fort dimanche, sur le parcours, plus long, de Liège-Bastogne-Liège ? Le Français aura en tout cas la confiance de son équipe sur la plus réputée des classiques ardennaises. Mais il serait étonnant de voir Alejandro Valverde faire la même erreur que mercredi et laisser quelques mètres d’avance à celui qui s’affirme comme son possible successeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Vainqueur de Chambly (2-0) mardi, le club de National s’est invité en finale de Coupe de France sans avoir battu une équipe de Ligue 1. Mais l’histoire n’en est pas moins belle pour autant.
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Coupe de France : la folle épopée des Herbiers

Vainqueur de Chambly (2-0) mardi, le club de National s’est invité en finale de Coupe de France sans avoir battu une équipe de Ligue 1. Mais l’histoire n’en est pas moins belle pour autant.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 13h38
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Il s’agit d’une tradition bien française, celle du Petit Poucet qui fraye son chemin jusqu’à la finale de la Coupe nationale. Cette « fameuse magie de la Coupe », dont le charme remonte à loin. En 1927, les amateurs de Quevilly atteignent déjà la finale de 10e édition et s’inclinent 3-0 face à Marseille au stade de Colombes sous les yeux du président Gaston Doumergue.
Les joueurs des Herbiers (tous sous contrats fédéraux et qui vivent du foot) ont, eux, gagné le droit de rencontrer le président Emmanuel Macron avant la finale du 8 mai prochain au Stade de France. Ils attendent de savoir s’il s’agira de défier de Caen ou l’ogre du PSG (l’autre demi-finale est programmée ce mercredi 18 avril à 21 h 05).

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                Caen-Paris : il y a dix ans, les heures sombres du PSG



Mardi à la Beaujoire de Nantes, les hommes de Stéphane Masala ont disposé (2-0) de Chambly, une formation de National (3e division) comme eux. Pas de quoi crier à l’exploit donc. Les Vendéens n’y sont pour rien, mais ils n’ont pas croisé la route d’une équipe de Ligue 1 sur leur chemin. Ils ne sont pas les premiers. Ce cas de figure s’est déjà produit à quatre reprises avec Orléans (D 2) en 1979-1920, Metz (D 1) en 1987-1988, Sedan (D 2) en 1998-1999 et le PSG (Ligue 1) en 2007-2008.

LES HERBIERS AU STADE DE FRANCE ! LES HERBIERS EN FINALE DE LA COUPE DE FRANCE ! Victoire sur Chambly 2-0👏👏👏… https://t.co/TCjbnH8GkT— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Voilà ce qui différencie l’épopée du VHF de celles des quatre autres clubs d’un niveau inférieur à la L 2 qui se sont invités en finale. En 1996, le Nîmes Olympique (National) avait sorti trois équipes de D 1, Saint-Etienne, Strasbourg et surtout le voisin Montpellier en demi-finales. Les Gardois avaient même mené 1-0 en finale, avant de s’incliner 2-1 contre Auxerre, futur champion de France.
Quatre ans plus tard, l’aventure de Calais tient la France en haleine. Le club de CFA (4e division) élimine Strasbourg et Bordeaux avant de perdre 2-1 en finale contre Nantes, malgré l’ouverture du score de Jérôme Dutitre. La saison suivante, Amiens (National) est battu en finale par Strasbourg aux tirs au but après avoir sorti Troyes en demi-finales. En 2012, les Normands de Quevilly (CFA) perpétuent leur tradition de coupeurs de têtes (Marseille en quarts, puis Rennes en demi-finales), avant de chuter avec les honneurs face à Lyon en finale (1-0).

Petit miracle face à Romorantin
Les Herbiers ont bien éliminé Auxerre (huitième), Lens (quarts), deux bastions historiques du football français peut-être, mais qui luttent plutôt pour le maintien en Ligue 2 cette saison. « Tous mes joueurs souhaitaient prendre le PSG, confiait l’entraîneur Stéphane Masala au Monde. De mon côté, je partais du principe que, lorsqu’on est en demi-finales, c’est pour aller en finale et que c’était Chambly qui nous offrait le plus de chance d’y arriver. »
A défaut d’exploit contre une Ligue 1, le parcours des Herbiers a réservé quelques émotions fortes. Lors du 8e tour, les Vendéens passent très près de prendre la porte face à Romorantin (National 2). Kévin Rocheteau libère alors son équipe dans les arrêts de jeu sur un coup franc qu’il n’aurait jamais dû tirer. « Ce jour-là, on était mal embarqué, raconte Masala. On était dominé et je nous voyais perdre en prolongation. Je dois sortir Kévin, mais je n’ai pas le temps d’effectuer le changement. Il reste sur le terrain et marque sur le coup franc à la 90e minute. A quoi ça tient parfois… »

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          Reportage: Les Herbiers-Chambly, duel à l’italienne



Après la qualification contre Chambly, l’entraîneur a préféré sortir son « joker » à la question de savoir s’il préférait affronter Caen ou le PSG en finale. Quelques jours plus tôt, il avait pourtant confié au Monde une inclinaison pour les Normands : « Je pense vraiment qu’on peut les battre, alors que le PSG… » Son président, Michel Landreau, votait plutôt Paris mardi soir. « Moi, je veux jouer le PSG depuis les trente-deuxièmes, alors là… Mais, attendons le match de demain (mercredi). » Peu importe l’adversaire, les Herbiers entreront dans l’histoire de la Coupe de France en cas de victoire le 8 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Candidat à l’organisation du Mondial de football, le royaume devrait pouvoir compter sur le soutien de la majorité des fédérations du continent, qui se prononceront le 13 juin.
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Enquête

Coupe du monde 2026 : toute l’Afrique (ou presque) vote pour le Maroc

Candidat à l’organisation du Mondial de football, le royaume devrait pouvoir compter sur le soutien de la majorité des fédérations du continent, qui se prononceront le 13 juin.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 18.04.2018 à 11h35

     •
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        Mis à jour le 18.04.2018 à 11h39






    
A Moscou, le 1er décembre 2017.
Crédits : Kai Pfaffenbach / REUTERS


Quoi qu’il arrive, un vent de nouveauté soufflera sur la Coupe du monde de football 2026. D’abord parce qu’elle concernera 48 sélections, contre 32 actuellement. Mais aussi parce qu’elle pourrait être organisée pour la première fois par trois pays (Canada, Etats-Unis, Mexique), alors que seuls le Japon et la Corée du Sud, en 2002, avaient jusqu’à maintenant pu s’associer pour accueillir cet événement planétaire. Autre scénario : si la candidature adverse, celle du Maroc, devait être choisie, le royaume deviendrait le second pays musulman, après le Qatar en 2022, à recevoir l’élite du football mondial.

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Le 13 juin à Moscou, veille de l’ouverture de la Coupe du monde en Russie, 207 des 211 fédérations affiliées à la Fédération internationale de football, la FIFA, vont devoir se prononcer (les quatre pays faisant acte de candidature ne votant pas). Pour le Maroc, le soutien des pays membres de la Confédération africaine de football (CAF), forte de 55 membres, représente un enjeu majeur. Et pour l’instant, les Africains semblent se ranger massivement derrière le royaume chérifien.
C’est ce que souhaite Patrick Mboma, l’ancien buteur des Lions indomptables du Cameroun : « J’espère que la quasi-totalité des voix du continent iront au Maroc, car son dossier est solide. Ce pays, qui a retrouvé sa place en février 2017 au sein de l’Union africaine [UA], fait preuve d’un activisme certain en Afrique. Son rôle, diplomatique et économique, est concret, réel. L’Africain doit aider l’Africain ! »
Soutien de l’Algérie
Selon les estimations les plus sérieuses, dont celle récemment publiée par la BBC, au moins 49 des 54 votants ont déjà l’intention de se prononcer en faveur du Maroc, qui a prévu un plan de dépenses de 12,8 milliards d’euros s’il est désigné. « Il peut toujours y avoir un peu de déperdition de voix, mais ce sera à la marge. Le Liberia [fondé par d’anciens esclaves revenus des Etats-Unis], a fait savoir par George Weah, son chef de l’Etat, qu’il votera pour le Maroc, rappelle un ancien diplomate français, bon connaisseur du contexte africain. Le royaume a également de nombreux partenariats avec une quarantaine de fédérations africaines dans le cadre de sa politique diplomatique sportive. »

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Outre le Liberia, plusieurs pays anglophones, tels le Botswana, le Ghana, l’Ouganda et le Nigeria, ont publiquement annoncé leur choix en faveur du dossier marocain. Et l’Algérie, rival régional, a entériné son soutien au Maroc le 5 avril par la voix du président Abdelaziz Bouteflika, imitant la Tunisie, l’Egypte et la Guinée-Bissau. Qui pourrait faire faux bond ? Pour l’instant, la discrétion est de mise dans les autres fédérations. Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, ne cache pas, en privé, que le ralliement de la totalité des pays africains est envisageable. L’instance qu’il préside a d’ailleurs officiellement annoncé son soutien au Maroc.
Influente et longtemps en froid avec Rabat, l’Afrique du Sud entretient également désormais de bonnes relations avec le Maroc. Cyril Ramaphosa, son président, est marié à Tshepo Motsepe, la sœur du milliardaire Patrice Motsepe, patron du groupe Sanlam qui a racheté en mars le pôle assurances du marocain Saham pour 1,2 milliard d’euros. « N’oublions pas que Saham est la propriété de Moulay Hafid Elalamy [ministre marocain de l’industrie et président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2026]. Ce genre d’opération confirme que les relations entre le Maroc et l’Afrique du Sud se renforcent. Avant le vote du 13 juin, cela n’est pas anodin », poursuit notre source diplomatique.
Et les Européens ?
Sans entrer dans ces considérations politiques et économiques, l’ancien international algérien Anthar Yahia appelle de ses vœux un soutien franc et massif de l’Afrique : « Le continent a besoin d’organiser des événements d’ampleur internationale. Le Maroc en a les capacités. Je me souviens que pour le Mondial en Afrique du Sud en 2010, il y avait beaucoup d’interrogations sur l’organisation, la sécurité… et tout s’était bien passé. Il y a toujours des préjugés sur l’Afrique. Quoi de mieux qu’une Coupe du monde sur ses terres pour lutter contre ce sentiment ? »

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Le Maroc espère séduire les Africains grâce aux atouts de son dossier. « Ce sera plus facile pour les supporteurs d’obtenir des visas pour le Maroc que pour les Etats-Unis, le Canada ou le Mexique, et le voyage sera moins cher. Par ailleurs, il n’y a pas de problèmes de fuseaux horaires, un argument auquel les diffuseurs sont sensibles. Enfin, le pays, à dimension humaine, est relativement sûr et stable et a une tradition d’hospitalité », détaille Patrick Mboma.
En Afrique, l’image des Etats-Unis s’est en effet détériorée ces derniers mois. Les déclarations du président, Donald Trump, qui a qualifié les pays africains de « pays de merde », ont choqué sur le continent. Anthar Yahia, qui se veut « optimiste sur la candidature marocaine », est convaincu que de nombreux pays européens se rangeront également derrière elle. Récemment, la France, la Belgique, la Russie, le Luxembourg et la Serbie se sont prononcés en faveur du Maroc. Des soutiens venus s’ajouter à ceux du Qatar, de la Palestine, de la République dominicaine et de Sainte-Lucie.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ En demi-finales de Coupe de France, le club parisien voyage à Caen. Dix ans après y avoir traversé la pire crise sportive de son histoire, loin des fastes du PSG qatari.
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Caen-Paris : il y a dix ans, les heures sombres du PSG

En demi-finales de Coupe de France, le club parisien voyage à Caen. Dix ans après y avoir traversé la pire crise sportive de son histoire, loin des fastes du PSG qatari.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h35
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Ni gâteau ni bougies, c’est le genre d’anniversaire que personne ne fête. Le 19 avril 2008, le Paris-Saint-Germain est promis à la Ligue 2 après une soirée cauchemardesque au stade Michel-d’Ornano, où il retrouve Caen ce mercredi 18 avril en demi-finales de Coupe de France. Après une défaite 3-0, Paris dégringole alors à la 18e place au classement. L’époque n’est pas à pleurer sur cette Ligue des champions qui se refuse au club, le PSG n’est pas encore passé sous pavillon qatari et ne « rêve pas plus grand ». Il serait plutôt en plein cauchemar et menacé de relégation pour la première fois depuis sa montée dans l’élite en 1974.
« Je ne vais pas encore parler de L2, car mon boulot est de l’éviter », tente bien de rassurer après la déroute le président, Alain Cayzac. Sauf que son visage indique le contraire. « Cayzac est détruit après le match, raconte le journaliste Bruno Salomon qui couvrait la saison galère du PSG pour France Bleu Paris. On le sent choqué. Et quand je le vois, je me dis que ce club va tout droit en Ligue 2. » Les joueurs de Paul Le Guen viennent de subir leur 15e défaite de la saison et pointent à trois points du premier non relégable à quatre journées de la fin de la saison.
Que dire du match en question ? Gardien abandonné par sa défense, Mickaël Landreau retarde longtemps l’échéance jusqu’au but d’Anthony Deroin à la 52e minute. « Pour être honnête, je n’ai pas un souvenir particulier de ce match, élude l’actuel entraîneur de Lorient. C’est toute la saison qui avait été pénible. On n’était pas préparé à jouer le maintien et tout le monde voulait voir descendre le club de la capitale. »
Pauleta « choqué »
C’est que le ver est déjà dans le fruit depuis un moment. Le PSG tient du bateau ivre avec à sa tête le fonds de pension américain Colony Capital, critiqué pour son manque d’investissement et déjà prêt à vendre au premier acheteur intéressé. Cayzac apparaît comme un président supporteur dépassé par les événements, Paul Le Guen décontenance par ses choix, comme lorsqu’il confie le brassard de capitaine à Valenciennes à un Mamadou Sakho pas encore majeur. Contre Caen, le Breton pousse l’audace à aligner Sylvain Armand (habituel défenseur) au poste d’ailier gauche. Une innovation pas beaucoup plus payante que le milieu de terrain formé par Chantôme, Bourillon et Clément.
« Ce soir, on se sent la tête au fond du trou », commentera Paul Le Guen, l’entraîneur du PSG
Dominé dans tous les secteurs, Paris rend les armes sans se battre. « Ce soir, je suis choqué, mais je suis choqué depuis longtemps », lâche un Pedro Miguel Pauleta au crépuscule sa carrière. Même Le Guen n’arrive plus à trouver des motifs d’espoir : « Autant la défaite face à Nice [2-3] m’était apparue porteuse d’espoir, autant ce soir, on se sent la tête au fond du trou. »
Et comme pour noircir encore un peu plus le tableau, Landreau est interpellé après le deuxième but caennais par un supporteur parisien descendu sur la pelouse pour lui jeter sa colère au visage. Le destin s’en mêle et se fait ironique : Yoan Gouffran triple la mise dans les dernières minutes, lui qui avait refusé de rejoindre le PSG lors du mercato d’hiver précédent au vu de la situation de son prétendant. « Je n’ai jamais regretté ma décision et encore moins quand je vois où ils en sont aujourd’hui », lâche-t-il après la rencontre.
Jérôme Reijasse a raté le but de Gouffran. Ecrivain et journaliste, il était pourtant ce soir-là à Caen et a même consacré un chapitre au match dans son livre Parc, tribune K-Bleu bas (L’Œil d’Horus, 2009) qui raconte l’annus horribilis de sa formation de cœur vue depuis sa position de supporteur. « Je ne fais jamais ça, mais j’avais quitté le stade avant la fin. J’ai entendu le but de Gouffran à la radio sur le chemin du retour. A ce moment-là, j’en viens à souhaiter la relégation de l’équipe, on se dit qu’on va tout reprendre de zéro, que c’est la seule solution. Je regarde même sur la carte où se trouvent les équipes de L 2 pour voir les déplacements pas trop loin de Paris. »
« Si on descend, on vous descend »
D’autres supporteurs ont la défaite plus énervée. Deux jours plus tôt, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a décidé de dissoudre l’association des Boulogne Boys après l’affaire de la banderole « anti-Ch’tis » lors de la finale de Coupe de la Ligue gagnée contre Lens. Un titre accessoire et déjà lointain pour certains fans, qui se rendent au camp des Loges en pleine nuit.
Bruno Salomon assiste alors à des scènes « dignes de Mad Max ». Avec un confrère, le journaliste effectue un détour par le centre d’entraînement du PSG en rentrant de Caen. « Et là, on aperçoit des types avec des cagoules taguer les murs du centre, un autre sauter sur le capot de la voiture de Sylvain Armand et détruire les vitres. Ce n’est plus une impression, je vois le club brûler devant moi. »
Le lendemain, les joueurs retrouvent leur véhicule caillassé pour certains et des messages qui se passent de sous-texte : « Si on descend, on vous descend. » Les jours qui suivent, une compagnie de CRS forme un cordon de sécurité entre les coéquipiers de Pauleta et leurs propres supporteurs. Et quand le PSG pique sa crise, le nom de Luis Fernandez revient toujours. Sans qu’on ne le pousse trop, l’entraîneur vainqueur de la Coupe des Coupes en 1996 se dit disponible. Mais Colony Capital ignorera la vindicte du Parc des Princes qui propose depuis un moment une nouvelle orientation professionnelle à son entraîneur breton en chantant : « une crêperie pour Le Guen ».
Moulin, Rothen et la taupe
A la différence de Paul Le Guen, Alain Cayzac n’a, lui, pas résisté à la déroute caennaise. Le publicitaire, amoureux du club de la première heure, est poussé à la démission le 21 avril, remplacé par le discret Simon Tahar comme président intérimaire. Cayzac n’a pas accepté que l’actionnaire principal lui impose une cohabitation avec un nouveau venu, l’étonnant Michel Moulin. Avec son accent provençal, le créateur du journal de petites annonces Paru- Vendu arrive comme directeur sportif et chasseur de taupes. « Les joueurs hallucinent, se souvient Bruno Salomon. Ils ne savent pas qui c’est et il vient les secouer dans le vestiaire et s’en prendre à Rothen qu’il accuse d’être la taupe des journalistes. »
La journée suivante, le PSG s’impose 3-1 au Parc des Princes face à l’AJ Auxerre et sa défense commandée par Sammy Traoré… prêté par le club parisien. « Peut-être que le match de Caen a été décisif dans le fond, avance Jérôme Reijasse. Les joueurs ont décidé de se bouger, ils avaient peur de voir encore leur voiture en leasing se faire de nouveau caillasser. » Un doublé salvateur d’Amara Diané lors de la dernière journée à Sochaux permettra au PSG de sauver sa place en Ligue 1. « Cette défaite à Caen, Diané… Si tu en parles à certains supporteurs actuels, ça ne leur dira rien, assure Reijasse. Ils n’ont pas de mémoire ou une mémoire sélective. »
Pour ceux-là, le résumé de ce Caen-PSG est disponible sur Youtube avec une musique pas vraiment de circonstance.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Vainqueur mercredi de la Flèche Wallonne, le coureur français, fier de ses origines modestes, revendique de courir à l’instinct et de « dégoupiller de temps à autre ».
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Cyclisme : Julian Alaphilippe ou la vraie vie

Vainqueur mercredi de la Flèche Wallonne, le coureur français, fier de ses origines modestes, revendique de courir à l’instinct et de « dégoupiller de temps à autre ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h37
    |

                            Olivier Haralambon








                        



                                


                            

En cette veille de Paris-Nice, dans un hall d’hôtel durement éclairé, c’est déjà lui qu’on vient voir, c’est autour de ce petit homme aux joues tranquilles et aux cheveux coupés ras sur les tempes qu’on se presse.
Car il se pourrait bien qu’elle fût là, en la personne de Julian Alaphilippe, la pépite du cyclisme français, sur laquelle doit enfin se poser la botte de l’orpailleur en cette troisième semaine d’avril, où le champ de bataille du cyclisme se déplace de la Flandre aux Ardennes. Confirmation en fut donnée ce mercredi 18 avril, avec sa première grande victoire sur la Flèche Wallonne, où il a détrôné le présumé imbattable Alejandro Valverde. En attendant Liège-Bastogne-Liège, dimanche ?
D’abord caillou dans la chaussure des plus grands, lorsqu’en 2015 il se surprenait dans la roue de Valverde à l’arrivée des deux classiques ardennaises, le puncheur de l’équipe Quick-Step, 26 ans en juin, a désormais acquis une stature enviable. Son coéquipier, Philippe Gilbert, l’a pris sous son aile, Mark Cavendish lui déclare sa flamme sur Twitter : « I love@alafpolak. Such a dude. » (« J’adore Julian Alaphilippe. Quel mec cool. »)
« Besoin de dégoupiller »
La Flèche Wallonne colle particulièrement à son registre, jugée au sommet du mur de Huy, une pente si rude qu’elle prive de tout paysage le spectateur posté quelques mètres après la ligne, ne lui laissant pour décor que le ciel sur fond duquel il voit s’élever les coureurs.
A son incroyable explosivité en côte, il faut ajouter des capacités de rouleur et une pointe de vitesse surdimensionnée à ses 60 kg. Seuls les longs cols font encore question. Et si le palmarès de Julian Alaphilippe restait, jusqu’ici, à peu près vierge en dehors de victoires d’étapes sur la Vuelta ou Paris-Nice, c’est parce qu’il vise haut et que ses tentatives n’achoppent que sur les monstres du peloton qui le reconnaissent comme leur pair.
Soit, il fait partie de ceux qui, d’un geste, ahurissent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le projet porté par l’excentrique propriétaire du FC Nantes, Waldemar Kita, suscite l’ire des supporteurs et riverains.
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Football : les débuts laborieux du futur stade de Nantes

Le projet porté par l’excentrique propriétaire du FC Nantes, Waldemar Kita, suscite l’ire des supporteurs et riverains.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h07
    |

                            Corentin Lesueur (Nantes, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est peut-être parce qu’il a fait fortune dans la chirurgie esthétique, mais Waldemar Kita « ne comprend pas qu’on puisse être attaché à des murs. Une maison, quand elle vieillit, il faut la remplacer. Il y a des choses qu’on peut bricoler et d’autres non ». Son avis : le stade de la Beaujoire, demeure de son Football Club de Nantes (FCN) depuis 1984, n’est plus bricolable. Il décrit l’enceinte, temple du « jeu à la nantaise » des années 1990, comme vétuste et dangereuse. Toilettes pestilentielles, loges bas de gamme, tribunes exposées à la moindre averse : le président et propriétaire du club égrène la longue liste des indigences de l’actuel stade, dont l’affluence est pourtant la sixième de Ligue 1 cette saison (25 000 spectateurs pour une capacité de 35 000 places).

Pour son club, racheté en 2007, l’homme d’affaires franco-polonais rêve d’un nouvel écrin de 40 000 sièges, à quelques pas de la Beaujoire, qui sera détruite. A l’horizon 2022, il se verrait bien inaugurer le « YelloPark » – nom provisoire – et voir s’y dérouler, outre la Ligue 1 et les matchs de Coupe d’Europe du FC Nantes, la Coupe du monde de rugby 2023 et les matchs de football des Jeux olympiques 2024.
Fustigé pour son autoritarisme qui l’aurait parfois conduit à s’immiscer dans les choix tactiques de ses entraîneurs à la durée de vie limitée, le sexagénaire mise cette fois sur la convivialité : « On veut construire un stade autour duquel on vivrait comme dans un petit village. Si on nous laisse faire, tout ira bien. » Malheureusement pour Waldemar Kita, les bords de Loire fourmillent d’opposants moins enthousiastes à l’idée de voir se construire ce petit éden footballistique.
« Le projet était fait à l’avance »
Le 19 septembre 2017, le YelloPark semblait pourtant né sous les meilleurs auspices. Accompagné ce jour-là de la maire de Nantes, Johanna Rolland, le président du FCN annonce le lancement de son projet et la création d’une société...




                        

                        


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Quand faire du sport s’oppose au destin génétique

Les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à une activité physique régulière.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h29
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. On ne naît pas tous égaux face aux maladies, c’est une évidence. Mais lorsqu’on présente des gènes prédisposant à certaines patho­logies, ceux-ci peuvent s’exprimer… ou pas, être utilisés par une cellule… ou ne pas l’être, c’est ce qu’on appelle l’épigénétique. Un fascinant processus qui module l’expression de notre patrimoine génétique en fonction du contexte. Le mode de vie peut avoir une influence négative, ou positive, sur cet héritage et peut donc le contrarier dans un sens ou un autre.
Ainsi les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à l’arrêt du tabac, une alimentation saine et… une activité physique régulière. Si on sait depuis des dizaines d’années que l’activité physique réduit le risque de maladies cardio-vasculaires, les études sont moins nombreuses sur ses effets pour les personnes à risque génétique.
Une étude parue le 9 avril dans la revue Circulation de l’American Heart Association vient de le montrer. Des chercheurs de la Stanford University School of Medicine (Etats-Unis) et de l’Uppsala University (Suède) ont examiné les données de 482 702 Britanniques, âgés de 40 à 69 ans, dont 19 311 avaient un risque génétique de maladies cardio-vasculaires.
D’un côté, ils ont évalué leurs niveaux de forme physique et d’activité, en mesurant leur force de préhension, leur condition physique cardio-respiratoire, leur performance sur un vélo en salle, et les sujets ont aussi répondu à des questionnaires sur leurs niveaux d’activité et ont porté des accéléromètres au poignet sur une période de sept jours. De l’autre, les chercheurs ont analysé les données génétiques de cette même cohorte, notamment ceux présentant un risque génétique plus important de maladie coronarienne et de fibrillation auriculaire (troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des caillots sanguins, des attaques cérébrales ou cardiaques).
Pas...



                        

                        

