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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu son titre de grand-croix dont il avait été décoré en 2001.
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Cinq questions sur la Légion d’honneur

Le président syrien Bachar Al-Assad a rendu son titre de grand-croix dont il avait été décoré en 2001.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h17
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


La présidence syrienne a annoncé, jeudi 19 avril, avoir rendu la Légion d’honneur attribuée par la France en 2001 à Bachar Al-Assad. L’entourage du président français, Emmanuel Macron, avait annoncé lundi que la France avait engagé une procédure de retrait de la Légion d’honneur au président Assad, deux jours après la participation de Paris à des frappes contre des sites du régime syrien.
Cette décoration française, créée par Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle, récompense toutes sortes de personnalités qui se sont distinguées dans leur domaine. Mais elle est parfois critiquée. Emmanuel Macron avait annoncé en novembre qu’il allait réduire de 50 % le nombre de décorés civils et de 25 % les remises à des personnalités étrangères pour « redonner du sens » à cette distinction.
Doit-on demander la Légion d’honneur pour l’obtenir ?
Non. Comme l’expliquait déjà Rue89 en 2009, il est impossible de se porter candidat à un grade de la légion d’honneur. C’est une tierce personne qui doit proposer votre nom :
soit un ministre, qui reçoit généralement des propositions des préfets, des élus ou des associations ;soit 50 citoyens, grâce à la procédure d’initiative citoyenne introduite en 2008.
Par le biais de ces deux procédures, près de 4 000 dossiers sont constitués chaque année puis étudiés par le conseil de l’ordre de la Légion d’honneur, qui sélectionne ensuite 3 000 lauréats, avant l’approbation définitive du président de la République, qui signe de sa main les décrets.
Peut-on refuser la Légion d’honneur ?
Oui. Plusieurs personnalités ont choisi de bouder la décoration : Hector Berlioz, Pierre et Marie Curie, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, Marcel Aymé, Bourvil, Philippe Séguin…
En général, pour éviter un incident diplomatique, les potentiels décorés sont avertis en amont. Dans tous les cas, on ne peut pas être honoré à son corps défendant. Pour entrer officiellement dans l’ordre de la Légion d’honneur, il faut en effet se faire remettre physiquement la décoration.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le compositeur Hector Berlioz, ici célébré par des artistes russes en 1953, à Moscou, à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, a refusé la Légion d'honneur en 1864. Celui auquel l'Etat désargenté entendait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis s'était alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »"
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            data-slide-description="Pierre et Marie Curie ont été plus sobres dans leur manière de repousser la prestigieuse distinction : « En sciences, nous devons nous intéresser aux choses, non aux personnes », justifiait Marie Curie. « Je n'en vois pas la nécessité », avait pour sa part commenté Pierre Curie. Le couple n'a toutefois pas échappé à l'hommage post-mortem, puisqu'il repose dans le sanctuaire du Panthéon."
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            data-slide-description="La romancière George Sand a usé d'humour pour refuser l'insigne au ministre qui le lui proposait : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l'air d'une vieille cantinière ! »"
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            data-slide-description="Les écrivains et philosophes Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, ci-dessus sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en 1960, ont aussi dit non à la Légion d'honneur. En 1945, Jean-Paul Sartre argue de la liberté : « L'écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution, même si cela a lieu sous les formes les plus honorables, comme c'est le cas. » Il refusera également le prix Nobel de littérature en 1964."
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            data-slide-description="L'écrivain et dramaturge Marcel Aymé a adopté une posture plus directe. A ceux qui la lui proposaient, il répondit en 1949, dans un article, qu'ils pouvaient « se la carrer dans le train »."
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            data-slide-description="L'acteur Bourvil, ici avec Annie Cordy en 1966 à Paris, avait refusé par modestie cette distinction que le général de Gaulle se proposait pourtant de lui remettre en personne."
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            data-slide-description="« Ce petit hochet à la boutonnière/Vous le condamne à de bonnes manières/Car ça la fout mal avec la rosette/De tâter, flatter, des filles les appas… ». Le chanteur-compositeur Georges Brassens, ici en 1972, a consacré une satire à la Légion d'honneur, dans laquelle il dénonce « le fatal insigne qui ne pardonne pas »."
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            data-slide-description="Léo Ferré, ici lors de la première de son tour de chant au Théâtre Dejazet, à Paris, le 25 avril 1988, a chanté et décrit la Légion d'honneur dans Il n'y a plus rien : « Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage. »"
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            data-slide-description="Le comédien et humoriste Coluche avait prévenu : « Si on voulait me donner la Légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre. »"
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            data-slide-description="Philippe Séguin, ministre puis président de la Cour des comptes, ici devant une photo du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises, avait refusé la Légion d'honneur, car son père, Robert Séguin, mort au combat en 1944, ne l'avait pas reçue."
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            data-slide-description="C'est pour dénoncer l'« indifférence » qui touche la santé au travail et l'impunité des « crimes industriels » que la spécialiste des cancers professionnels Annie Thébaud-Mony a refusé la Légion d'honneur que lui avait décernée la ministre du logement Cécile Duflot à l'été 2012."
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            data-slide-description="En 2013, l'auteur et dessinateur de bande dessinée Jacques Tardi expliquait ainsi son refus : « Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n'ai jamais rien demandé. On n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas. »"
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Le compositeur Hector Berlioz, ici célébré par des artistes russes en 1953, à Moscou, à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, a refusé la Légion d'honneur en 1864. Celui auquel l'Etat désargenté entendait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis s'était alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »


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Sur quel critère peut-on l’obtenir ?
L’ordre de la Légion précise dans son code que la décoration récompense « des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes », tout en reconnaissant qu’il n’existe pas de définition stricte ou de liste exhaustive desdits mérites. « C’est la mission du conseil de l’ordre de juger, à partir des éléments de carrière qui lui sont donnés et selon la jurisprudence de l’ordre », précise l’institution.
Pour être décoré, il vaut mieux en tout cas posséder la nationalité française (les étrangers peuvent être distingués s’ils ont rendu des services à la France ou occupent des fonctions importantes, mais ne sont pas membres de plein droit de l’institution), cumuler au moins vingt ans d’activité (sauf cas exceptionnel, comme un exploit sportif ou militaire), avoir un casier judiciaire vierge et « une bonne moralité » (une enquête est diligentée sur ce plan avant chaque attribution).
Contrairement aux idées reçues, il y a moins de légionnaires qu’avant. Créé par Napoléon en 1802, l’ordre a vu le nombre de ses membres exploser avec les grands conflits militaires du XXe siècle. Il a ainsi connu jusqu’à 300 000 membres en 1962. Comme le racontait en 2012 la revue Charles, le général De Gaulle a alors décidé d’agir pour éviter que la décoration ne se galvaude. Un quota de 125 000 légionnaires vivants est alors fixé, et une nouvelle décoration (l’ordre national du mérite) est créée comme lot de consolation.
Quels avantages confère-t-elle ?
Tout d’abord, on peut bien sûr porter la décoration au ruban rouge à la boutonnière, comme les 93 000 autres décorés, et faire apparaître son grade après sa signature dans les papiers officiels.
Ensuite, on peut adhérer à la société des membres de la Légion d’honneur, un réseau de 55 000 sociétaires qui se donne pour mission de « concourir au prestige de l’ordre national de la Légion d’honneur et contribuer au rayonnement des valeurs et de la culture de la France sur le territoire national comme à l’étranger ».
Contrairement à certaines rumeurs, la Légion d’honneur ne rapporte pas d’argent, au contraire. Comme le rappelle Francetvinfo, les décorés doivent s’acquitter depuis 2003 de droits de chancellerie (de 20,28 euros pour un simple chevalier à 101,38 euros pour les grand-croix) pour l’expédition de leur diplôme. Ils doivent en outre acheter leur décoration auprès d’un joaillier spécialisé ou de la monnaie de Paris (75 euros pour le modèle réduit, 180 euros pour la décoration standard et jusqu’à 990 euros pour la plaque de grand-croix).

   


De quoi engouffrer rapidement le maigre traitement que propose l’institution à ses membres. La « somme symbolique héritage de l’histoire » – entre 6,10 euros par an pour les chevaliers et 36,59 euros pour les grand-croix – n’est souvent même pas réclamée par les décorés.
Entrer dans la famille de la Légion d’honneur ouvre également le droit à votre descendance féminine, jusqu’aux arrière-petites-filles, de candidater dans les prestigieuses maisons d’éducation de l’institution : Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour le collège, puis Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour le lycée et le post-bac. Mais l’acceptation n’est pas systématique. En 2011, seules 55 places étaient disponibles au lycée de Saint-Denis, pour près de 400 demandes, comme le rapportait L’Etudiant.fr.
En revanche, il est formellement interdit aux membres de votre entourage d’arborer votre étoile à cinq branches : le port illégal de décoration est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Peut-on la perdre ?
Oui. Un titulaire de la légion d’honneur peut être déchu de sa décoration en cas de condamnation pénale, de déchéance de la nationalité française ou s’il « a commis des actes contraires à l’honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France ».
C’est ce qui est arrivé à Maurice Papon, déchu en 1999 de l’ordre de commandant de la Légion d’honneur après sa condamnation définitive pour crime contre l’humanité, en raison de son implication dans la déportation de Juifs sous le régime de Vichy. Malgré les protestations, l’ancien ministre a toutefois continué d’arborer la décoration à sa boutonnière jusque dans sa dernière demeure, puisqu’il a été enterré avec sa Légion d’honneur.
Ce type de mesure reste extrêmement rare. L’une des dernières en date est l’exclusion, en janvier 2013, de l’ordre Jean-François Collin, un ancien membre de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), décoré deux ans plus tôt comme mutilé de guerre en Algérie.



                            


                        

                        


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Un morceau de SpaceX retrouvé en Bretagne

Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h14
   





                        



   


Un couple de trentenaires, seuls habitants de l’île de Quéménès, au large de la Bretagne, ont retrouvé un morceau d’engin spatial SpaceX, qu’ils ont soigneusement conservé dans leur ferme en attendant l’arrivée d’un expert de l’entreprise américaine.
Le morceau a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, entraîné par les courants, sur le rivage de cette petite île de 30 hectares située en mer d’Iroise (Finistère).
« L’objet comporte trois plaques avec le logo SpaceX », a expliqué Amélie Goossens, actuelle locataire de l’île, qui appartient au Conservatoire du littoral.
« On a envoyé un mail et contacté SpaceX via Twitter », a confié la jeune agricultrice qui, avec son compagnon, a été sélectionnée en novembre pour ramener la vie dans cet îlot désert, long de 1,3 km pour une largeur maximale de près de 400 m.
L’objet retrouvé, ressemblant à une baignoire, correspondrait « au-dessus d’une capsule spatiale », selon Didier Olivry, délégué du Conservatoire du littoral de Bretagne.
« La compagnie a été contactée par les locataires de l’île et nous attendons la venue d’un expert de l’entreprise pour confirmer son origine et déterminer sa destination », a-t-il dit.
 
110 tonnes de satellites envoyés dans l’espace en 2017
Si le cœur des ambitions de l’entreprise fondée par Elon Musk réside dans la présence humaine dans l’espace (le milliardaire américain parlant même de coloniser la planète Rouge), l’entreprise s’est jusqu’ici positionnée principalement sur le lancement de satellites commerciaux. Avec un certain succès, eu égard à la jeunesse de SpaceX, fondée en 2002.

        Lire aussi :
         

                Comment SpaceX s’est fait une place dans l’aérospatiale



Débutée en 2009 avec le premier lancement réussi d’un satellite, cette activité est devenue plus régulière à partir de 2013 avec la Falcon 9, que l’entreprise a fait évoluer vers plus de puissance et de capacité d’emport pour répondre aux besoins du marché. L’activité a ensuite régulièrement crû, atteignant 110 tonnes envoyées en orbite en 2017. Soit près de deux fois plus qu’Arianespace (59 tonnes envoyées en 2017), numéro 1 depuis des années.
En matière de coûts, l’entreprise figure parmi les plus compétitives. Alors que le prix d’un lancement est en moyenne de 92 millions de dollars chez ses concurrents, la facture s’élève à 61,2 millions de dollars chez SpaceX pour sa fusée Falcon 9, selon un rapport de la FAA, l’Agence fédérale américaine de l’aviation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’avant-projet de réforme constitutionnelle rédigé par l’exécutif constitue, pour les présidents des deux assemblées, un recul pour les pouvoirs du Parlement.
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Réforme constitutionnelle : pourquoi le Parlement craint-il une réduction de ses pouvoirs ?

L’avant-projet de réforme constitutionnelle rédigé par l’exécutif constitue, pour les présidents des deux assemblées, un recul pour les pouvoirs du Parlement.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h47
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un front commun inattendu. Après la baisse du nombre de parlementaires et le non-cumul des mandats, c’est désormais la place du Parlement dans l’avant-projet de réforme constitutionnelle qui hérisse le président du Sénat, Gérard Larcher, rejoint sur ce point par son homologue de l’Assemblée nationale, François de Rugy.

        Lire aussi :
         

                La révision constitutionnelle fait gronder les Assemblées



Le premier a fustigé, mardi 17 avril, « une vraie réduction des pouvoirs du Parlement », quand François de Rugy, moins vindicatif en tant que membre de la majorité, a concédé mercredi 18 avril que « la majorité » ne pouvait pas « s’y retrouver » en l’état.

Qu’en est-il dans l’actuelle Constitution ?
La Constitution de la Ve République comporte déjà plusieurs dispositions qui contournent, voire limitent, le pouvoir législatif. Par exemple :
Le texte de 1958 a défini pour la première fois un « domaine de la loi », qui, bien que très étendu, sous-entend que tout n’entre pas dans les prérogatives du Parlement.L’article 40 rend irrecevable tout amendement ou proposition de loi du Parlement qui aurait pour conséquence la diminution des ressources publiques, la création ou l’aggravation d’une charge publique, que seul le gouvernement peut décider.L’article 38 autorise le gouvernement à prendre par ordonnance, « pendant un délai limité », des mesures qui sont normalement du ressort du Parlement… sans passer par le Parlement au préalable.L’article 49, alinéa 3 (49.3), permet au gouvernement de faire adopter une loi sans vote de l’Assemblée nationale, à moins que celle-ci ne vote une « motion de censure » qui renverse le gouvernement (ce qui n’est arrivé qu’une seule fois sous la Ve République, en 1962).

        Lire aussi :
         

                Qu’est-ce que l’article 49.3 ?



Même si le Parlement peut, théoriquement, toujours avoir le dernier mot, dans la pratique, la prépondérance de l’exécutif est manifeste.


L’encadrement du pouvoir du Parlement est une critique récurrente depuis l’adoption de la Constitution, en 1958. En 2008, la dernière révision constitutionnelle avait permis de rééquilibrer le rapport de force entre exécutif et législatif. Que changerait celle d’Emmanuel Macron ?
Le gouvernement réduit-il le droit d’amendement ?
Oui, et pour une raison explicite : éviter le dépôt de milliers d’amendements qui « alourdissent » et « ralentissent » le vote des lois, selon l’exécutif.
Si ce point est dénoncé par Gérard Larcher et plusieurs parlementaires, c’est parce que, dans les faits, l’amendement est l’un des principaux moyens, pour les parlementaires, de peser sur la rédaction de la loi. Car s’ils partagent l’initiative de la loi avec le gouvernement et peuvent rédiger des propositions de loi, l’écrasante majorité des textes adoptés émanent du gouvernement (projets de loi).


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Entre 2012 et 2017, les projets de loi représentents les trois quarts des textes adoptés mais seulement 13 % des textes déposés
Nombre de projets et de propositions de loi déposés et adoptés pendant la XIVe législature

Source : Assemblée nationale



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Sans compter que le droit d’amendement est déjà encadré dans l’actuelle Constitution. Aucun amendement créant une charge publique n’est accepté, et le gouvernement peut s’opposer à l’examen en séance de tout amendement qui n’a pas été soumis à la commission parlementaire qui a préalablement examiné le texte. Aucune restriction de ce type n’existe pour le gouvernement.
Avec la réforme seront désormais irrecevables les « propositions ou amendements qui ne sont pas du domaine de la loi », qui sont « sans lien direct avec le texte » ou sont « dépourvus de portée normative ». En réalité, le gouvernement peut déjà opposer l’irrecevabilité d’un amendement ou d’une proposition de loi qui ne relève pas du domaine de la loi (ce qui est très peu fait en pratique). Mais tout amendement « dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé » est recevable.

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Quant à la notion de « normativité », dont la définition est débattue (elle caractérise schématiquement l’énoncé de règles précises et contraignantes), elle est absente de la Constitution. Elle ne fonde pas l’irrecevabilité, et encore moins exclusivement pour le Parlement.
Le Conseil constitutionnel censure déjà des dispositions législatives trop générales et incantatoires, comme « l’objectif de l’école est la réussite de tous les élèves ». Mais en donnant la possibilité au gouvernement de refuser des textes en amont sur ce motif précairement défini, « la voie serait ouverte à l’arbitraire pur et simple », assure Bruno Daugeron, professeur de droit constitutionnel.
En cas de désaccord entre gouvernement et assemblées, le Conseil constitutionnel aura trois jours (et plus huit) pour trancher.
Pourquoi les sénateurs dénoncent-ils une « confiscation de l’ordre du jour par l’exécutif » ?
L’ordre du jour des assemblées est un vecteur de pouvoir essentiel puisqu’il établit la liste des textes qui doivent être examinés et votés par les parlementaires, et l’ordre dans lequel ils doivent l’être. Dans l’avant-projet, il est prévu que le gouvernement puisse « inscrire plus facilement à l’ordre du jour des assemblées certains projets de loi jugés prioritaires », dans les domaines économique, social ou environnemental, si les conférences des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ne s’y opposent pas.
Initialement, le gouvernement contrôlait quasi intégralement cet ordre du jour. La réforme constitutionnelle de 2008 a partagé cette prérogative. Deux semaines sur quatre maximum ont été préservées au bénéfice exclusif du gouvernement, mais l’ordre du jour des deux semaines restantes est désormais fixé par les assemblées.
Seule exception à ce principe jusqu’alors : les projets de loi de finances (PLF) et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui peuvent être inscrits en priorité à l’ordre du jour par le gouvernement, y compris sur les semaines réservées aux textes choisis par le Parlement. Si la réforme constitutionnelle était adoptée en l’état, le champ des textes potentiellement prioritaires serait assez large pour porter préjudice à cette égalité de répartition.

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Pourquoi les sénateurs parlent-ils de « fin du bicamérisme » ?
Véritable ligne rouge pour Gérard Larcher, l’exécutif souhaite qu’en cas d’échec de la commission mixte paritaire (qui examine les textes quand les deux assemblées ne parviennent pas à un accord), « le gouvernement [puisse] demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement », en examinant « la dernière version du texte votée par elle ».
Le gouvernement peut déjà demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement en cas d’échec de la commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, et réunie après deux passages du texte devant chaque assemblée sans qu’elles ne tombent d’accord (une seule fois si le gouvernement décide d’une procédure accélérée).
Si le gouvernement émet cette demande, après une nouvelle lecture devant chaque chambre, l’Assemblée effectue la relecture définitive soit sur le texte de la commission mixte paritaire, soit sur le dernier texte qu’elle a voté.
Avec la réforme constitutionnelle, cette dernière lecture se ferait forcément sur le dernier texte voté par l’Assemblée – généralement acquise à la majorité. Le bénéfice de la conciliation avec les sénateurs serait mis de côté. Or, leur contribution, en tant qu’élus peu liés au gouvernement, voire, souvent, de l’opposition, est indispensable à la « qualité des lois », estime Bruno Daugeron.

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Le Parlement aura-t-il moins de pouvoir sur les projets de loi de finance ?
Il aura, en tout cas, moins de temps pour les travailler. Dans le projet de révision, le délai d’examen du PLF est réduit à cinquante jours au lieu de soixante-dix actuellement. Quant au renforcement du contrôle des parlementaires sur le PLF, envisagé par le gouvernement, il ne figure tout simplement pas dans le texte.
Le PLF est déjà une exception constitutionnelle : les parlementaires ont un pouvoir très circonscrit sur ce texte. Il est l’un des seuls sur lequel l’usage de l’article 49.3 de la Constitution par le gouvernement est, par exemple, illimité.
Il est aussi, avec le PLFSS, le texte pour lequel la Constitution impose un délai maximum d’examen au Parlement (au-delà duquel le gouvernement peut recourir aux ordonnances sans passer par le vote des parlementaires), alors qu’elle fixe des délais minimums pour tous les autres, afin de laisser aux commissions le temps de les étudier et de les amender.

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Réduire encore de délai répond à l’ambition du gouvernement de gagner en « efficacité » et en « rapidité » sur un texte crucial pour la mise en œuvre de sa politique. Mais, selon M. Daugeron, cette rationalisation sera préjudiciable à la qualité du travail des parlementaires, qui ont « besoin de temps pour bien légiférer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Fils d’ouvrier marocain, autodidacte, marié à une aristocrate, il a coulé plusieurs affaires, puis réveillé les bougies Cire Trudon et lancé avec succès la marque de soins Buly. Derrière l’image du parvenu ambitieux se cache un réel talent pour repérer les tendances.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤             
Ramdane Touhami, franc-tireur du luxe à la française 
                  
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Le Monde
 |
                  20.04.2018 à 14h23


Fils d’ouvrier marocain, autodidacte, marié à une aristocrate, il a coulé plusieurs affaires, puis réveillé les bougies Cire Trudon et lancé avec succès la marque de soins Buly. Derrière l’image du parvenu ambitieux se cache un réel talent pour repérer les tendances.

Par                             Lisa Vignoli





                     

« J’hallucine que des gens viennent après le boulot, s’asseoir ici, pour m’écouter moi ! » L’affirmation n’est pas exempte de fausse modestie mais ça ne doit pas arriver tous les jours, en effet, à l’Institut français de la mode (IFM), école de management du textile et du luxe, qu’un ex-cancre qui avait l’ambition de devenir braqueur fasse une conférence. « Mais un bon braqueur, hein », tient-il à préciser.
Ce 13 mars, dans la salle de classe qui donne sur les quais noirs et pluvieux de la Seine, le public, plutôt BCBG, est composé d’étudiants, d’anciens élèves et de curieux venus écouter le « créateur gestionnaire » Ramdane Touhami, artisan du succès de la fabrique de bougies Cire Trudon et fondateur de Buly, une marque de cosmétiques chic aux allures de jadis en pleine ascension. Ce soir-là, tous ont payé pour le voir. Et ils en ont largement pour leurs 20 euros.
Grand pantalon blanc, petit bout de bonnet rouge posé sur la tête, Ramdane Touhami surjoue les mauvais garçons : « Je ne suis pas très conventionnel, comme invité, je vous préviens. S’il y a des mecs qui sont venus avec des tableaux Excel, éteignez les ordis tout de suite. » Assez vite, il explique à ce public de bons élèves que, dans sa vie, « il n’y a jamais eu de plan » ou encore que « les mecs du marketing ne servent à rien ». Il est même certain qu’ils l’auraient empêché d’aller jusqu’au bout de ses idées.
Tout est pensé, soigné, léché
Dans ses boutiques, Ramdane Touhami vend 758 produits dont 200 peignes. Est-ce bien nécessaire ? « Je m’en fous, moi, de l’utilité. On est dans un monde d’inutilité, il faut juste le remplir de bonnes idées, confiait-il il y a quelques mois autour d’un couscous. Si on mettait l’utilité comme fondation maîtresse du commerce, il n’y aurait pas Hermès, pas de luxe, tu mangerais un bout de pain, du beurre et nique ta race ! »
Les soins vendus dans les boutiques Officine...





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Energies renouvelables : Engie concentre ses efforts sur l’« hydrogène vert »

Sponsor d’un catamaran laboratoire énergétique, le groupe dit vouloir miser sur ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h42
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            
Tout pour les renouvelables et l’hydrogène ? Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie, ne manque pas une occasion d’affirmer qu’elle souhaite tourner le dos aux énergies fossiles, même si l’essentiel des revenus de son groupe provient encore du gaz naturel.
La direction d’Engie croit dur comme fer à l’« hydrogène vert », ce gaz produit par électrolyse de l’eau grâce à l’énergie solaire et éolienne. « D’où notre soutien à Energy Observer [un catamaran laboratoire des énergies renouvelables, et qui teste notamment l’hydrogène pour le stockage, parti le 28 mars pour une tournée en Méditerannée], note Thierry Lepercq, directeur général adjoint, le patron de l’innovation d’Engie. Nous avons tout à disposition aujourd’hui pour nous lancer à des prix compétitifs : des champs de panneaux solaires, des terminaux gaziers, qui accueillent autant le gaz que l’hydrogène, et des capacités de stockage. Demain, nous offrirons de l’hydrogène vert sur tous les continents à des prix attractifs. » 
Transports et industries
Selon une étude du cabinet McKinsey, la demande et la production d’hydrogène devraient décupler dans les trente-cinq ans qui viennent, passant de 9 exajoules (soit l’équivalent de 1,5 milliard de barils de pétrole) à 78 exajoules (13,2 milliards de barils de pétrole) en 2050.
« Aujourd’hui, nous sommes toujours en train d’identifier et recenser toutes les applications possibles », précise Michèle Azalbert, la directrice de la nouvelle branche « hydrogène vert » chez Engie, qui identifie deux secteurs prometteurs : les transports et l’industrie.
Selon l’Hydrogen Council, le lobby de soutien à cette énergie, 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions dans le monde pourraient être alimentés à l’hydrogène à l’horizon 2030. Une avancée considérable, mais une goutte d’eau dans une flotte mondiale de près de 1,3 milliard de véhicules en 2015, selon l’Organisation internationale des constructeurs automobiles.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Energy Observer », le laboratoire des énergies du futur à l’assaut des mers

Panneaux photovoltaïques, éoliennes... Le catamaran, parti fin mars pour une tournée en Méditerannée, teste la production et le stockage d’énergies renouvelables.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h31
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Dans le Vieux-Port, on ne voit que lui. Avec ses lumières bleues et son faux air de vaisseau spatial, l’Energy Observer brille dans la belle nuit marseillaise de cette fin de mars. Après un tour de France des principaux ports en 2017, ce catamaran d’un nouveau genre a commencé, mercredi 28 mars, une tournée de la Méditerranée de sept mois, avant de se lancer à l’assaut des mers du nord de l’Europe en 2019, puis dans un périple vers les mers d’Asie et des Amériques d’ici à 2020.
La particularité de l’Energy Observer ? Il ne possède ni mât pour hisser la grand-voile ni moteur thermique. « Tout ici fonctionne à base d’énergies renouvelables, détaille Victorien Erussard, le charismatique capitaine du navire et instigateur du projet. Nous voulons essayer, tester, étalonner, améliorer tous les systèmes de production d’énergie décarbonée afin de vivre en toute autonomie. Bref, nous sommes un démonstrateur à taille réelle des énergies de l’avenir et de leur gestion en écosystème. Comme le dit le premier ministre Edouard Philippe, nous cherchons à atteindre le “cercle vertueux de l’énergie”. » 

Pour créer ladite énergie, il y a d’abord les systèmes visibles sur l’embarcation : différents types de panneaux photovoltaïques, courbés, à plat ou bifaces, couvrent 140 mètres carrés de coque. Des éoliennes à axe vertical captent en parallèle la brise. Enfin, un circuit de géothermie, non visible, permet de produire l’eau chaude sanitaire nécessaire à la vie des huit membres de l’équipage.
De l’hydrogène pour le stockage
« Nous testons aussi une aile volante de traction, qui tire le bâtiment et permet au moteur électrique, non plus de consommer, mais de produire de l’électricité en devenant hydrogénérateur. Pour l’instant, nous sommes encore en phase de réglage », précise Jérôme Delafosse, le chef d’expédition du bâtiment. Les premiers tests sont mitigés. Demain, l’Energy Observer expérimentera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans ces dernières déclarations sur la situation sur l’économie mondiale, le Fonds Monétaire International souffle le chaud et le froid juge dans sa chronique pour Le Monde Jean Paul Betbeze, membre du cercle des économistes
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Si on écoute le FMI : « Tout va mieux et tout est plus risqué ! »

Dans ces dernières déclarations sur la situation sur l’économie mondiale, le Fonds Monétaire International souffle le chaud et le froid juge dans sa chronique pour Le Monde Jean Paul Betbeze, membre du cercle des économistes



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h34
    |

Jean-Paul Betbeze (Président de Betbeze Conseil, membre du Cercle des économistes)







                        



   


Le Fonds monétaire international (FMI) nous le dit le 17 avril, pour préparer sa grande réunion de printemps à Washington : « L’expansion économique mondiale qui a débuté aux environs du milieu de l’année 2016 est devenue plus large et plus vigoureuse… La croissance mondiale semble en voie d’atteindre 3,9 % cette année et l’année prochaine, soit bien plus que notre prévision d’octobre dernier. » On retrouve derrière cette expansion les « usual suspects » : Etats-Unis et Chine, Japon et zone euro.
Mais, le « Rapport sur la stabilité financière dans le monde », de ce même FMI, s’inquiète… le 8 avril ! « Les risques à court terme pesant sur la stabilité financière se sont quelque peu accentués depuis la parution de l’édition précédente du “Rapport sur la stabilité financière dans le monde” et les risques à moyen terme demeurent élevés. » Et tout y passe : dans les pays avancés, les banques centrales vont devoir monter leurs taux, en liaison avec la montée de l’inflation, mais en tenant compte des « vulnérabilités financières à moyen terme de ces économies ». Monter les taux parce que l’inflation monte bien sûr, mais surtout les banques centrales expliquant mieux ce qu’elles font. Pas facile.
Crédits non performants
Pire, les risques de bulle sont là, ce qui n’est pas « sans rappeler la période qui a précédé la crise (de 2008) » quand les taux monteront. Diantre ! Le secteur bancaire va certes mieux, mais des crédits non performants demeurent (pensons à l’Italie) et certaines banques peuvent se trouver exposées à des manques de dollars. Sans oublier des pays émergents exposés eux aussi à la montée des taux, notamment pour des crédits particulièrement risqués et libellés en dollars !

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Bref, tout va mieux et tout est plus risqué !
On pourra dire que le FMI ne prend pas beaucoup de risques, ou alors qu’il ne sait pas bien comment intégrer les actions de Donald Trump et la stratégie des nouvelles « routes de la soie » de Xi Jinping, ou bien qu’il s’inquiète de la montée des crédits publics et privés dans le monde, soit pour accélérer sa croissance, soit pour en précipiter la crise, à moins qu’il ne comprenne pas bien cette sortie de crise !
Un peu de tout sans doute, mais joue surtout la concurrence mondiale des deux économies dominantes, dans un nouveau cadre économique. Les États-Unis veulent pousser leur croissance par tous les moyens : baisse des impôts sur les sociétés, taxation des importations pour rapatrier des activités, plus de grands travaux, ce qui creuse le déficit public et le déficit commercial.

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La Chine veut maintenir sa croissance « officielle » à 6,75 %, celle qui est prévue par le Parti communiste, ce qui implique de soutenir des banques et des entreprises publiques un peu zombies, tout en finançant largement les grands travaux de communication destinés à relier l’Asie à l’Europe. Les Etats-Unis veulent maintenir leur hégémonie, la Chine diriger les émergents. Pour tout cela, il faut beaucoup de financement à long et très long terme, autrement dit assumer beaucoup de risques.
Mais ce qui est commun à tous les pays, et à la prudente analyse du FMI, est un souhait politique évident et économiquement ardu. Le FMI veut que tous les pays (avancés, émergents et en développement) aient deux objectifs : augmenter leur croissance potentielle par des réformes structurelles et renforcer leur résistance aux chocs, notamment financiers, quand viendra la hausse des taux courts et longs qu’il craint tant.
Dans l’embarras
Mais pourquoi donc y a-t-il si peu d’inflation en plein-emploi aux Etats-Unis ? Pourquoi le crédit est-il si peu cher, et donc si risqué, quand les taux monteront ? Pourquoi les marchés financiers ne s’inquiètent-ils pas plus de ce qui peut se passer, et en fait, le permettent ? Pourquoi pas plus de soucis devant la montagne de crédits inquiétants en Chine ? Le FMI est dans l’embarras, répétant que, les choses allant mieux, elles pourront aller plus mal.

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Pourquoi ne pas expliquer ce qui se passe, la bataille hégémonique mondiale pour piloter la révolution industrielle en cours, le robot piloté par l’intelligence artificielle ? Il faut plus de matheux et surtout plus de crédit pour les robots, des robots qui déclassent les emplois intermédiaires et demandent des emplois de base. Plus de crédit sans inflation salariale donne aujourd’hui plus de croissance. Mais demain ?
Le FMI ne cesse de s’inquiéter des munitions qu’il faut pour résister à la récession qui se prépare, par la hausse des taux. Il veut des banques plus fortes, des entreprises et des Etats moins endettés. Voilà la source de sa contradiction : il oublie qu’il faut des salariés mieux formés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Romain Perez et le stratégiste Julien Pillot estiment que l’Union européenne doit tenir compte des disparités des modèles sociaux afin de mener une politique commerciale plus juste.
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« L’Europe doit rétablir des conditions de concurrence équilibrées au sein de la zone euro »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Romain Perez et le stratégiste Julien Pillot estiment que l’Union européenne doit tenir compte des disparités des modèles sociaux afin de mener une politique commerciale plus juste.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h58
    |

Romain Perez (Economiste) et Julien Pillot (Stratégistes, coordinateurs du groupe de réflexion Le Jour d'après)







                        



                                


                            

Tribune. Dans le monde idéal de la Commission européenne, il suffirait d’interdire aux Etats membres d’aider leurs entreprises pour garantir le bon fonctionnement des marchés. C’est, selon elle, l’esprit du traité de Rome, qui interdit aux Etats d’user « des aides (…) qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions ».
Toutefois, la réalité du commerce international est fort éloignée de cet idéal économique. Les Etats ont trouvé bien d’autres moyens que les subventions ou les exonérations fiscales pour tirer avantage du jeu concurrentiel. Le maintien de normes sociales peu contraignantes par exemple.
Entre l’est et l’ouest de l’Europe, les obligations en termes de salaire minimal s’échelonnent ainsi de un à cinq, et le niveau des charges sociales varie de un à dix. La sous-évaluation monétaire aussi. La Chine a fait de cette sous-évaluation un outil puissant au service de la compétitivité de ses entreprises. Et que dire de l’utilisation du travail forcé et de l’exploitation des enfants dans nombre de pays émergents…
Finalement, les restrictions draconiennes imposées par Bruxelles sur les subventions et les exonérations publiques sont surtout utiles aux concurrents commerciaux de l’Europe et aux Etats européens les moins avancés socialement, qui pratiquent sans le dire un dumping social efficace.
Les autres nations européennes, celles qui ont construit un modèle social avancé et donc coûteux, sont en revanche mises en difficulté par cette approche de la politique concurrentielle. Elles ne peuvent exempter leurs exportateurs du coin fiscal et social et doivent se résoudre soit à démanteler leur système social pour s’ajuster au niveau des pays les moins-disants, soit à accepter la désindustrialisation et le déclin économique comme une conséquence inévitable des avancées sociales du passé.
Commerce déloyal
Mais est-il juste d’interdire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La nouvelle stratégie des géants de la pharmacie, qui se recentrent sur les technologies de pointe à coup d’acquisitions, fait le bonheur de groupes comme Procter & Gamble en mal de croissance, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« Les limites du grand Monopoly des médicaments »

La nouvelle stratégie des géants de la pharmacie, qui se recentrent sur les technologies de pointe à coup d’acquisitions, fait le bonheur de groupes comme Procter & Gamble en mal de croissance, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h44
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Dans un marché de campagne, à la Bourse ou dans un jeu de Monopoly, l’action se résume à des transactions. L’argent sert d’intermédiaire à un grand troc, rencontre d’intérêts complémentaires, de luttes de pouvoir, de grands et de petits calculs. Dans le domaine des entreprises, l’un des rayons les plus actifs est certainement celui de la santé.
Deux opérations dévoilées cette semaine illustrent cette effervescence et en éclairent les raisons. Ce jeudi 19 avril, on apprenait successivement que le géant de la grande consommation Procter & Gamble allait acheter la division de médicaments sans ordonnance du pharmacien allemand Merck KGaA pour 3,4 milliards d’euros et que le laboratoire nippon Takeda tentait de s’offrir son concurrent anglo-irlandais Shire, spécialiste des maladies rares, pour quelque 50 milliards d’euros.
De gros chèques pour s’offrir les plus belles pépites
Deux opérations a priori bien éloignées, à la fois en montant et en niveau de gamme. Entre les décongestionnants pour le nez achetés par un fabricant de lessive et les traitements contre l’hémophilie visés par le japonais, il y a tout un monde. Ces opérations sont pourtant toutes deux le résultat d’une évolution stratégique majeure des grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux. Ces derniers se délestent de leurs activités « bas de gamme » pour investir dans la pharmacie de pointe, celle qui fait appel à la biotechnologie et qui souvent cible les maladies rares.

Ce dernier marché affiche une croissance forte, de près de 11 % par an, soit deux fois la progression globale du marché des médicaments. De plus, les maladies rares étant par définition peu répandues, elles autorisent des prix de traitement parfois très élevés. L’autre raison de l’engouement actuel pour les laboratoires de pointe est que, face à l’envolée des coûts de recherche et à l’incertitude des résultats obtenus, les géants pharmaceutiques préfèrent acheter des entreprises...




                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-11">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.
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Netflix se veut plus global qu’américain

Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h21
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Netflix est-il touché par les critiques qui visent Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica et, plus largement, par la défiance croissante à l’égard des géants du numérique comme Google, Amazon ou Apple ?
« La polémique est centrée sur les entreprises dont le cœur d’activité est la publicité, comme Facebook ou YouTube. Or, nous ne faisons pas de publicité », répond Reed Hastings, le PDG du leadeur mondial de la vidéo à la demande par abonnement, qui avait invité la presse européenne pour une présentation à Rome, le 19 avril. Contrairement à Facebook, accusé d’avoir laissé un prestataire utiliser les profils de millions d’usagers au profit de la campagne de Donald Trump, « Netflix ne partage pas et ne collecte pas de données : nous avons seulement votre nom et votre historique de visionnage, qui nous permet de vous proposer les séries et films les plus adaptés », poursuit le fondateur.
Si Netflix peut se tenir à distance des débats sur la vie privée, il essuie des reproches dans d’autres domaines : la plate-forme, forte de 125 millions d’abonnés dans le monde, est accusée de ne pas respecter les régulations des pays dans lesquels elle se déploie. En France, par exemple, Netflix ne sort pas ses films en salles car la chronologie des médias lui imposerait d’attendre trois ans avant de les mettre en ligne sur son service.

Netflix veut montrer qu’il investit dans le contenu local
Signe de ces tensions, le festival de Cannes a privé de sélection les films de Netflix, qui l’a boycotté en retour. M. Hastings se garde pourtant de critiquer le système français, « unique et positif », qui « par ses aides permet à la France de produire plus de films par habitant et d’avoir plus de salles » que les autres pays. Le groupe américain n’a pour autant aucune intention de demander des aménagements de la chronologie des médias. « Nous n’entrons pas dans ce débat », explique M. Hastings, arguant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée avait pour vocation d’encourager l’épargne populaire. Le développement des Caisses d’épargne conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique, explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.
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Les Caisses d’épargne, des « entreprises à mission »

A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée avait pour vocation d’encourager l’épargne populaire. Le développement des Caisses d’épargne conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique, explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h29
    |

                            Pierre-Yves Gomez (Economiste et professeur de stratégie à l’EM Lyon)








                        



                                


                            

Entreprises. Il y a deux siècles, en mai 1818, des hommes d’affaires philanthropes fondaient la première Caisse d’épargne. A une époque où les services bancaires étaient réservés aux élites, cette société anonyme privée se donnait une mission sociale : encourager l’épargne populaire. Il s’agissait de proposer des livrets d’épargne, mais aussi d’éduquer le peuple à l’économie et de lui donner le goût et les moyens de constituer un patrimoine, pour éviter la misère en cas de coup dur. Sur le modèle parisien, des initiatives privées, soutenues par les pouvoirs publics locaux, créèrent des caisses identiques dans toute la France.
Leur développement conduisit l’Etat à inventer pour elles le statut original d’entreprise privée d’utilité publique. Ce statut inscrivait dans le droit que la logique économique était soumise à une mission sociale, déterminant l’orientation stratégique de l’entreprise. C’était en 1835.
D’abord simples collectrices d’épargne, les caisses furent autorisées en 1895 à financer les logements sociaux, les infrastructures d’aides aux personnes en difficulté et à soutenir pécuniairement des œuvres d’intérêt général. En 1950, leur activité fut étendue au crédit aux collectivités. L’objet social restait en résonance avec l’activité économique de proximité et de développement local, dont les Caisses d’épargne ont été les leadeuses pendant plus d’un siècle, tout en demeurant des sociétés privées.
En 1999, elles changent de statut pour devenir des banques coopératives. Les parts sociales sont détenues par les clients sociétaires. Gouvernée par un conseil d’administration et un directeur, chaque caisse reste autonome quant à la collecte des dépôts et à l’investissement des résultats. Les administrateurs des sociétés d’épargne locales composent l’assemblée générale des caisses régionales, elles aussi autonomes et gérées par un directoire, nommé par un comité d’orientation élu par l’assemblée générale. La même logique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Avant sa privatisation, l’opérateur prend le contrôle de l’aéroport jordanien Reine-Alia d’Amman et nourrit d’autres projets.
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Groupe ADP se déploie à l’international

Avant sa privatisation, l’opérateur prend le contrôle de l’aéroport jordanien Reine-Alia d’Amman et nourrit d’autres projets.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h25
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Jeudi 19 avril, Augustin de Romanet, PDG de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), flotte sur les eaux calmes de la mer Morte. Le calme avant la tempête ? Le dossier ADP est au sommet de la pile, avec la Française des jeux, des sociétés que le gouvernement souhaite privatiser. « Rester ou partir » en cas de privatisation de Groupe ADP, « tout est possible ! Que cette opération se fasse ou pas, la vie est belle », philosophe-t-il.

Plutôt que de spéculer sur le futur de son groupe, le PDG a choisi d’aller de l’avant. Jeudi, Groupe ADP a pris le contrôle de l’aéroport Reine-Alia d’Amman, la capitale de la Jordanie. Pour la première fois de son histoire, ADP, par le biais de sa filiale ADP International, est devenu actionnaire majoritaire (51 %) d’un aéroport étranger. L’acquisition a nécessité un investissement de 265 millions de dollars (environ 215 millions d’euros).
ADP a su se montrer patient pour finaliser cet achat. Depuis 2007, le groupe détenait 9,5 % d’AIG, société concessionnaire de l’aéroport d’Amman, pour une durée de vingt-cinq ans. Une plate-forme de taille moyenne avec seulement huit millions de passagers par an, mais au potentiel de croissance élevé. Depuis 2007 et l’arrivée au capital de Groupe ADP, le trafic a, en moyenne, progressé de 6,5 % par an. Dans le même temps, la capacité de l’aéroport a été portée à 12 millions de passagers. A terme, par le biais d’une nouvelle extension, Reine-Alia pourrait supporter le doublement de son trafic.
Un poids lourd du secteur
Le rachat d’Amman illustre la volonté de développement à l’international de Groupe ADP. Ces deux dernières années, M. de Romanet a pressé le pas. ADP a notamment décroché la concession de l’aéroport de Santiago du Chili. En juin 2017, il est monté au capital du groupe turc TAV, gestionnaire de l’aéroport d’Istanbul (il en détient désormais 46,12 %). Un développement à l’étranger rapide, mais « prudent », précise le PDG.
Aujourd’hui,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-14">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.
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En Gironde, impasse judiciaire pour les copropriétaires de l’immeuble Le Signal

Expulsés pour « péril imminent » en 2014, les habitants se battent pour faire reconnaître l’érosion dunaire comme un risque naturel donnant droit à une indemnisation.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h00
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Bruno est « au bord du gouffre ». A 50 ans, ce père de famille qui ne parvient plus à joindre les deux bouts confie sa tentation d’en « finir ». Tout comme les 74 autres copropriétaires expropriés du Signal - un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde) menacé d’être englouti par l’océan Atlantique et devenu symbole de l’érosion du littoral sableux français –, il comptait sur le Conseil constitutionnel pour les extraire de l’impasse judiciaire dans laquelle ils se trouvent depuis quatre ans. Las, le 6 avril, les Sages les ont déboutés.
Au nom de l’égalité entre citoyens et par l’entremise du Conseil d’Etat, Bruno et ses voisins leur avaient soumis une question prioritaire de constitutionnalité, QPC, fin janvier. Ils contestaient la conformité à la Constitution de l’article L561-1 du code de l’environnement qui liste les conditions de la déclaration d’utilité publique de l’expropriation : mouvements de terrain, avalanches, submersion marine, etc. Sans jamais citer l’érosion dunaire. Un vide qui prive les copropriétaires du Signal d’accéder au fonds Barnier, spécifiquement créé en 1996 pour les cas d’expropriations pour « risques naturels majeurs ». 
Pour les Sages, le législateur a institué ce dispositif de solidarité, non « pour tous les propriétaires d’un bien exposé à un risque naturel, mais uniquement [pour] permettre d’exproprier, contre indemnisation, ceux exposés à certains risques naturels » dont l’érosion côtière est exclue. Le Conseil d’Etat statuera donc sur le cas du Signal dans les mois à venir, mais la déroute de ses anciens habitants fait peu de doute.
Aujourd’hui tagué et éventré, le bâtiment de quatre étages posé à 9 m du bord de la dune est promis au naufrage
Son premier CDI de responsable de village vacances à Soulac en poche, Bruno avait souscrit un emprunt sur vingt-cinq ans pour acquérir en résidence principale un trois pièces de 70 m2 avec vue sur l’océan dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le montant qui sera repris par l’Etat n’est pas précisé dans le programme de stabilité 2018-2022 qui doit être envoyé à Bruxelles, critiquent les députés de l’opposition.
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SNCF : le flou du gouvernement sur la dette agace les députés

Le montant qui sera repris par l’Etat n’est pas précisé dans le programme de stabilité 2018-2022 qui doit être envoyé à Bruxelles, critiquent les députés de l’opposition.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h18
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            Philippe Jacqué et 
Benoît Floc'h








                        



   


La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat à partir de 2020, comme l’a confirmé le président de la République dimanche 15 avril à la télévision, menace-t-elle la réduction du déficit de la France ? Cet engagement a provoqué une passe d’armes entre le gouvernement et l’opposition au Parlement, mercredi.

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Car il est venu percuter l’examen par les députés, puis par les sénateurs, du programme de stabilité 2018-2022 du pays. Ce document, qui actualise les données du budget 2018, doit être envoyé à Bruxelles en fin de mois.
Mercredi matin à l’Assemblée nationale, les hauts fonctionnaires venus répondre aux députés en commission des finances ont reçu un accueil plutôt musclé. « C’est du gloubi-boulga ! », s’est agacée Valérie Rabault, nouvelle présidente du groupe Nouvelle Gauche, après les explications données par les représentants de Bercy. « Nous ne sommes pas là pour discuter avec vous des méthodes comptables, a-t-elle grondé. On est là pour que vous nous disiez quel montant de la dette [de la SNCF] sera inclus dans la dette [de la France]. »
« Un Parlement humilié »
A droite, le ton n’était pas plus conciliant. Très énervé, Charles de Courson (Les Républicains) a évoqué « un Parlement humilié ». « Mesdames et Messieurs les hauts fonctionnaires de l’Etat, pouvez-vous répondre aux représentants du peuple français ? », a-t-il lancé dans une colère froide à peine contenue.
La discussion a pris la tournure d’un dialogue de sourds. « Il n’y a aucune volonté de masquer quoi que ce soit, a plaidé Martin Vial, commissaire aux participations de l’Etat. La question, c’est : “Combien vous allez reprendre ?’’ La réponse à cette question n’est pas possible aujourd’hui. » Car, a-t-il argumenté, tout dépendra de la situation de la SNCF en 2020, après la réforme.

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Les hostilités ont repris l’après-midi dans l’hémicycle, en présence des ministres Bruno Le Maire (économie) et Gérald Darmanin (comptes publics). « Le programme de stabilité ne fait pas mention de la reprise de la dette de la SNCF, a pointé Christine Pires Beaune (Nouvelle Gauche). Si la reprise est décidée, elle doit apparaître dans votre programme. Cet oubli signifie, soit que l’Etat n’envisage pas de reprendre la dette, contrairement aux annonces, soit que les données que vous envoyez à Bruxelles pour le pacte de stabilité sont insincères. »
« Deux points de PIB »
Rapporteur général, Joël Giraud, député La République en marche, s’est voulu conciliant : « Dans le scénario le plus défavorable, le déficit pourrait être accru de deux points de PIB l’année de reprise. Mais la question ne se posera qu’à partir de 2020. Et il semble que cette reprise de dette ne devrait être que partielle dans un premier temps. Ce qui permet d’être rassuré. » 
Bruno Le Maire a tenté de clore le débat. La dette que l’Etat devra reprendre, a-t-il dit, « c’est 50 à 55 milliards d’euros fin 2020 », dont 11 sont déjà intégrés dans la dette publique depuis 2014. Le ministre a justifié que cette question ne figure pas dans le programme de stabilité. « On ne va pas intégrer immédiatement la reprise de la dette tant qu’on ne sait pas si la SNCF a retrouvé sa compétitivité, a-t-il expliqué. Reprendre la dette progressivement à partir de 2020, oui, mais à condition et à condition seulement que la transformation de la SNCF soit achevée et qu’elle puisse retrouver les bénéfices. »
Ce que ne dit pas Bruno le Maire, c’est qu’une rude négociation est en cours entre SNCF Réseau et Bercy sur le montant de la dette qui sera reprise et les modalités. Selon nos informations, la direction du gestionnaire d’infrastructures souhaiterait que l’Etat récupère une quarantaine de milliards d’euros, pour que son endettement représente au maximum 5 à 6 fois son excédent brut d’exploitation.
Bercy, lui, estime que le groupe peut soutenir une dette représentant jusqu’à 10 fois son résultat d’exploitation. Ce qui implique une reprise moindre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le phénomène est historique avant d’être politique. Il dépasse les hommes et les partis.
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L’épargne, une passion allemande, racontée dans une exposition à Berlin

Le phénomène est historique avant d’être politique. Il dépasse les hommes et les partis.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h00
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis son entrée en fonction, mi-mars, le nouveau gouvernement d’Angela Merkel a déjà étalé plusieurs fois ses divisions, que ce soit sur la place de l’islam dans la société, le regroupement familial ou les allocations sociales… Un point, en revanche, ne fait pas débat : la gestion de l’argent public. Dans ce domaine, les ministres sont d’accord sur l’essentiel. Les sociaux-démocrates (SPD) et les conservateurs (CDU-CSU) considèrent comme évident qu’un budget doit être à l’équilibre, et aucun n’imagine que l’Etat puisse contracter de nouvelles dettes.
Comment expliquer un tel consensus ? Pourquoi le nouveau ministre des finances, Olaf Scholz, bien que membre du SPD, promet-il avec autant d’ardeur de respecter le « Schwarze Null » (« zéro noir »), ce principe du zéro déficit budgétaire dont son prédécesseur, Wolfgang Schäuble (CDU), avait fait la pierre angulaire de sa politique ? L’explication est historique avant d’être politique. Elle dépasse les hommes et les partis. Et surtout, elle vient de loin, comme le raconte une exposition fascinante, qui se tient jusqu’au 26 août au Musée historique allemand, à Berlin, sous le titre : « L’épargne, histoire d’une vertu allemande. »
L’Allemagne compte près de 400 caisses d’épargne, contre une quinzaine en France
Economiser plutôt qu’emprunter ; investir, mais toujours avec prudence ; dépenser l’argent que l’on a déjà pour ne pas avoir à rembourser celui que l’on ne possède pas encore… C’est au début du XIXe siècle que ces valeurs s’enracinent, comme en témoigne la multiplication rapide des caisses d’épargne locales, dont la variété est à l’image de l’Allemagne d’alors, une mosaïque d’Etats dont l’unification ne sera achevée qu’en 1871, au lendemain de la guerre contre la France de Napoléon III. Ce foisonnement marque encore l’Allemagne aujourd’hui, un pays qui compte près de 400 caisses d’épargne employant plus de 200 000 personnes. En France, elles ne sont qu’une quinzaine...




                        

                        


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Recherche et développement : les entreprises françaises n’ont pas de vision

Le bio-informaticien Frédéric Cazals s’inquiète dans une tribune au « Monde » de l’absence des acteurs français dans les grands congrès scientifiques et de ses conséquences, notamment sur les performances économiques.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h05
    |

Frédéric Cazals (Directeur de recherche, Inria Sophia Antipolis Méditerranée, professeur associé à Centrale-Supélec)







                        



                                


                            

Tribune. En examinant la participation d’entreprises françaises à certains événements académiques de premier plan, dans deux registres très différents, on constate que le niveau de culture R&D (recherche & développement) au sein des entreprises françaises peut être anormalement bas et obère la compétitivité du pays. J’en prendrai deux exemples.
Dans le domaine de l’Intelligence artificielle et de la société digitale, tout d’abord. Chacun sait à quel point les sciences et techniques du numérique ont bouleversé notre quotidien. Divertissement, véhicules autonomes, santé, ingénierie, finance sont en effet autant de domaines pour lesquels ordinateurs et algorithmes jouent un rôle sans cesse croissant. La recherche d’aujourd’hui augurant des innovations de demain, un examen des tendances perceptibles lors de la conférence de référence de l’intelligence artificielle (IA) est instructif.
Avec 8 000 participants en 2017, « Neural Information Processing Systems » (« NIPS ») est à la fois une conférence académique sur les fondements mathématiques et algorithmiques de l’IA, et une exhibition technologique de premier plan. Alors que la diversité des domaines abordés n’a d’égal que celle des pays représentés, voici la statistique qui alerte : 85 sponsors d’origine variée avec un fort biais anglo-saxon et asiatique ; du côté européen, présence allemande et anglaise marquée ; cependant, une seule entreprise française.
Des algorithmes sophistiqués
On notera que l’engouement pour l’IA au sens large est attesté par la fréquentation de cette conférence, multipliée par 8 en dix ans (l’édition 2017 était la 31e). Nombre d’entreprises accordent une importance particulière au salon, critique pour la visibilité et le recrutement, la matière grise faisant l’objet de la convoitise que chacun sait. Les sponsors déboursent entre 5 000 et 80 000 dollars en fonction du statut convoité.
Pour comprendre à quel point...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.
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Le supplice chinois du Milan AC

Racheté il y a un an grâce à un prêt du fonds d’investissement américain Elliott, l’ancien club de Silvio Berlusconi va être sanctionné dans le cadre du fair-play financier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h08
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quel est le point commun entre le LOSC de Gérard Lopez et le Milan AC de l’homme d’affaires chinois Li Yonghong ? La réponse tient en sept lettres : Elliott, un fonds américain d’investissement spéculatif. A l’instar du dirigeant de Lille, le patron du groupe Rossoneri Sport Investment Lux a obtenu un prêt de 303 millions d’euros d’Elliott Management pour acheter la formation milanaise, en avril 2017, à Silvio Berlusconi, propriétaire du club depuis 1986. Grâce à son créancier, Li Yonghong a dépensé 740 millions pour prendre les rênes de l’institution lombarde, alors criblée de dettes (220 millions d’euros) et à bout de souffle sur le plan sportif.

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Mais Elliott Management, qualifié généralement de « fonds vautour » et plus connu pour posséder des dettes souveraines que pour ses investissements dans le sport, a prêté à un taux très élevé : 11 % pour le Milan AC. Et le fonds n’est pas connu pour laisser ses débiteurs tranquilles.
Depuis cette acquisition très médiatisée, le septuple vainqueur de la Ligue des champions tente de revenir sur le devant de la scène italienne. Les nouveaux propriétaires chinois se sont engagés à injecter 350 millions d’euros en trois ans, afin de « ramener le Milan tout en haut ». Plus de la moitié de la somme a déjà été investie sur le marché des transferts, mais le Milan AC stagne à la sixième place de la Serie A. A neuf points de son rival historique, l’Inter Milan, racheté en 2016 par un autre groupe chinois, Suning.
« Transactions douteuses »
Arrivé sur le banc en novembre 2017 en remplacement de Vincenzo Montella, l’entraîneur Gennaro Gattuso (ex-milieu du Milan AC de 1999 à 2012, sous contrat jusqu’en 2021) « a montré qu’il était capable de changer la situation », assure au Monde Marco Fassone, l’administrateur délégué et « patron exécutif » du Milan AC. Qualifié pour la finale de la Coupe d’Italie, le club s’accroche à cette dernière place qualificative pour la Ligue Europa, dont il a été éliminé en huitièmes de finale cette saison.
Davantage que ses performances sportives, le club rossonero se distingue actuellement par ses difficultés financières. Pour boucler les comptes de la fin de saison, Li Yonghong est en train de procéder à une augmentation progressive du capital de 37,4 millions d’euros. Quant à ses créanciers, les dirigeants d’Elliott, ceux-ci trépignent d’impatience : le propriétaire du Milan AC doit rembourser la somme due d’ici au mois d’octobre… sous peine de devoir donner les rênes au fonds américain.
« Le président est sur la bonne voie pour honorer tous ses engagements », assure Marco Fassone. Pourtant, la solvabilité de Li Yonghong est mise en cause.
Selon La Gazzetta dello Sport, la justice italienne a ouvert une enquête relative à la vente du Milan AC, à la suite de signalements de « transactions douteuses » faits par la Banque d’Italie à la police financière. La justice sportive se mêle aussi des finances du septuple champion d’Europe : l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA a engagé une procédure dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme en vertu duquel les équipes européennes ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent, sous peine de sanction.
Contactée par Le Monde, une source proche de l’enquête de l’ICFC émet des doutes sur la « solidité financière » du propriétaire du Milan AC et sur le montage de la vente réalisée grâce au prêt d’Elliott. « Je ne vois aucune raison justifiant un tel scepticisme, réplique M. Fassone. Autant que je sache, l’achat de notre société s’est fait dans la plus grande transparence, sous la supervision de conseillers juridiques et financiers internationaux. »
Le Milan AC est déjà assuré d’être sanctionné puisque l’ICFC a rejeté, en décembre 2017, la demande d’« accord volontaire » du club, qui souhaitait pouvoir sortir des clous du fair-play financier à condition de présenter un plan fiable de retour à l’équilibre dans les quatre ans.
« Nous allons revenir dans l’élite »
« Malheureusement, nous nous attendions à une telle résolution. L’UEFA avait demandé aux actionnaires des garanties bancaires si élevées qu’il était impossible de les obtenir, reconnaît Marco Fassone. Il aussi vrai que le Milan AC, au cours des trois années précédant notre gestion, n’a malheureusement pas respecté les règles du FPF [255 millions de pertes]. Par conséquent, l’ICFC devra juger quelles sanctions nous imposer. » 
Ces sanctions, déjà imposées par le passé à des clubs comme le Paris-Saint-Germain ou l’AS Monaco, peuvent aller d’une simple amende à l’exclusion des compétitions européennes. La rencontre, vendredi 20 avril, au siège de l’UEFA, entre Marco Fassone et les experts du fair-play financier devait être décisive : le directeur exécutif du club devait y présenter son plan de retour progressif à l’équilibre financier – qui pourrait passer par la vente de son gardien prodige, Gianluigi Donnarumma – et des garanties de la solidité financière du propriétaire chinois.
Le patron « exécutif » du club promet de respecter le FPF à l’avenir et table sur une participation en Ligue Europa, la saison prochaine, plutôt qu’en Ligue des champions. « Nous allons grandir et revenir dans l’élite du football international », jure toutefois le dirigeant milanais. Si tant est que le fonds Elliott lui en laisse le temps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le coût de la formation continue diplômante constitue le principal frein rencontré par les salariés souhaitant se former. Pourtant, il existe de nombreuses aides pour faire baisser la facture finale. Mais il faudra faire vite. Mise en œuvre fin 2019-début 2020, la prochaine réforme va modifier l’ensemble du dispositif.
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Financer sa formation continue diplomante

Le coût de la formation continue diplômante constitue le principal frein rencontré par les salariés souhaitant se former. Pourtant, il existe de nombreuses aides pour faire baisser la facture finale. Mais il faudra faire vite. Mise en œuvre fin 2019-début 2020, la prochaine réforme va modifier l’ensemble du dispositif.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 08h00
    |

                            Gwenole Guiomard








                        



   


Par rapport à la formation initiale, les formations continues diplômantes apparaissent onéreuses aux Français. Leurs tarifs, pour les grandes écoles (8 515 stagiaires formés en 2017), varient de 10 000 à 50 000 euros hors taxes. « Le gros de nos cursus tournent autour de 22 000 euros sachant que, in fine, via les financements possibles, le reste à charge pour le stagiaire ­représente de 10 % à 20 % de ces montants », précise Thomas Jeanjean, de l’Essec, chargé de la formation continue à la Conférence des grandes écoles.
Avec une entreprise bienveillante, le reste à charge peut même être nul pour le salarié. Nathalie Delley, qui termine le master « grande école » de la Montpellier Business School ­Executive Education (le pôle ­formation continue de l’école), en est la preuve. Son cursus de 10 900 euros a été financé en totalité par la Sacem, son employeur.
« Avec son aval, j’ai postulé pour un congé individuel de formation [CIF] qui m’a été refusé [l’entreprise peut en effet, sous certaines ­conditions, reporter la demande d’absence du salarié liée au CIF]. Cela s’est transformé en un financement via une période de professionnalisation [dispositif de formation longue] sans baisse de ­salaire, sans surcoût pour moi », raconte la jeune femme de 37 ans.
Budgéter sa perte de salaire
L’université est bien meilleur marché. Un diplôme y « coûte, en moyenne, quelque 7 000 euros par an, avec des écarts élevés ­entre des cursus professionnalisants et d’autres, non sélectifs, à 180 euros l’année », détaille Franck Giuliani, président de la Conférence des ­directeurs de service universitaire de formation continue (100 000 sta­giaires diplômés par an, du bac + 2 au doctorat).
A cela, il faut ajouter les dépenses de la vie courante et budgéter sa perte de salaire. « Il faut, en sus [du coût de la formation], un budget minimum de 600 euros par mois pour faire ce type d’études », estime ­Philippe Sessiecq, le directeur des études de Mines Nancy.
Pas étonnant alors, comme le ­signale une étude de la société d’intérim et de ressources ­humaines Randstad, que le coût constitue le principal frein (pour 39 % des sondés) à la formation continue. « Pourtant, les salariés disposent de modalités de financement relati­vement nombreuses », affirme François Béharel, le président de Randstad France. En utilisant à plein ces aides, le prix n’est pas un motif pour renoncer à se former.
Avant tout, convaincre son employeur
Pour abaisser au maximum les coûts, le salarié doit en premier lieu convaincre son entreprise de l’intérêt de son projet. C’est évidemment plus simple si l’employeur est favorable à la formation continue. Si l’on a la possibilité de choisir, il faut ­viser « des entreprises disposant d’un service formation dédié », ­explique Véronique Laurent, chargée de formation pour Randstad.
Comme le précise Malika Bouchehioua, ­directrice des ressources humaines de Derichebourg Multiservices, « il faut s’enquérir du nombre de CPF [compte personnel de ­formation] réalisés annuellement, du budget formation, du taux de personnes non formées, du nombre de formations diplômantes ». C’est essentiel, car faire partie d’une entreprise sensibilisée à la formation continue est d’une ­importance majeure pour faire ­financer ses cursus.
La réforme de la formation professionnelle mise en place par la ministre du travail, Muriel Pénicaud, devrait encore renforcer cela. Dans ce type d’entreprise, le salarié pourra mettre en place une « stratégie du saucisson », ­selon les termes de Benoit ­Arnaud, directeur de la formation continue de l’Edhec : « Nos stagiaires découpent le temps de formation en tranches qu’ils financent par différents moyens : entreprise, banque, primes, RTT, financement personnel… »
Pour puiser le moins possible dans son propre capital, le salarié doit d’abord « convaincre son ­employeur de financer le cursus sur le plan de formation de l’entreprise », renchérit Joël Ruiz, directeur général de l’Agefos-PME, principal gestionnaire des fonds de la formation professionnelle privée. L’entreprise financera ainsi le parcours du salarié et/ou actionnera, par le biais de son OPCA (organisme paritaire collecteur agréé), la période de professionnalisation.
«Je préconise d’utiliser les heures du CPF qui devraient, après la réforme, être transformées en euros.»
Si le financement de l’employeur est insuffisant, le salarié pourra y additionner ses heures de CPF. « Je préconise d’utiliser [ces] heures qui devraient, après la réforme, être transformées en euros », ajoute Frank Savann, directeur associé de Financermaformation.com, un site consacré aux différents financements de la formation continue. Le futur stagiaire peut encore « cofinancer » son projet en proposant de se former sur ses RTT, week-ends ou congés. Toujours pour abaisser les coûts, le salarié utilisera la validation des acquis de l’expérience (VAE) afin de diminuer le temps de formation et/ou mettra ses primes dans la balance.
Cette stratégie peut ne pas fonctionner du fait d’un employeur obtus, d’un conflit plus ou moins ouvert avec lui ou d’un projet professionnel inconciliable. Il faudra alors s’orienter vers le congé individuel de formation (CIF). Chaque année, celui-ci ­finance quelque 50 000 cursus. S’il est refusé, il est possible d’utiliser son CPF.
Pour boucler son budget, le salarié pourra réaliser un prêt bancaire et/ou utiliser ses propres ­deniers. C’est la solution retenue par Caroline Blanc, 38 ans, titulaire d’un master 1 obtenu au Conservatoire national des arts et métiers. « En tout, j’ai autofinancé mon cursus pour moins de 1 000 euros », a calculé la jeune femme.
Abrogation du CIF
Bien choisir son formateur est une autre solution intéressante. A l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), sur 250 diplômes, 54 sont de niveau supérieur ou égal au niveau bac +2. « Le stagiaire peut, par exemple, se former à ces niveaux à l’informatique, pointe Christophe Sadok, le directeur de l’ingénierie, de la formation et de la qualité. L’Afpa lui propose un parcours adapté à son ­expérience. Nous diplômons alors plus rapidement. » Avec, à la clé, une baisse des coûts.
Mais il faut se dépêcher. La ­réforme de la formation professionnelle devrait abroger le CIF – qui permettait de se former ­indépendamment des besoins en formation de l’employeur –, de même que la période de professionnalisation, avec comme philosophie de faire financer la formation des salariés par l’employeur et/ou par le CPF. D’où la disparition de certains financements d’ici à la fin 2019.
En revanche, il demeurera possible de se faire financer un cursus en ­alternance (contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, dispositifs ouverts aux adultes). Dans ce cas, il faut se faire embaucher par le biais de ce ­contrat, négocier le salaire et suivre le cursus en partie à l’école, en partie dans l’entreprise.
Le cas des demandeurs d’emploi
Reste les demandeurs d’emploi. Le principal ­interlocuteur est alors le conseiller Pôle ­emploi. Pour décrocher un ­financement, il faut définir un projet de formation débouchant sur un rapide ­retour à l’emploi. Dans ce cadre, il faut opter pour un cursus financé et validé par Pôle emploi ou la ­région. La ­formation, acceptée, est gratuite et le demandeur perçoit ses ­indemnités à 100 %.
Dans le cas d’un cursus qui n’a pas été « préacheté » par Pôle ­emploi ou la région, le chômeur doit se rapprocher de son conseiller pour savoir si le cursus peut bénéficier d’une aide individuelle. Le demandeur d’emploi peut alors être amené à utiliser son CPF. « En 2017, conclut Audrey Pérocheau, directrice de la formation de Pôle emploi, 12 % des ­cursus financés par nos soins étaient de niveau bac + 4 ou + 5, 12 % de niveau bac + 2, 26 % de ­niveau bac et 50 % de niveau CAP-BEP et au-dessous. »

Découvrez notre dossier spécial formation continue diplômante
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 12 avril, un supplément dédié à la formation continue dipômante. Car le projet de loi « avenir professionnel », qui sera présenté le 27 avril en conseil des ministres, impose une nouvelle philosophie, celle de salariés en mouvement « tout au long de leur vie », pour qui les diplômes et certifications seront une garantie d’emploi.
Les différents articles du supplément sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Formation des cadres et Le Monde.fr Economie, rubrique Emploi/Formation.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La construction de deux gares du Grand Paris fait de la commune du Val-de-Marne l’un des marchés immobiliers à plus fort potentiel dans la région.
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Vitry-sur-Seine : prochaine star de l’immobilier francilien ?

La construction de deux gares du Grand Paris fait de la commune du Val-de-Marne l’un des marchés immobiliers à plus fort potentiel dans la région.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h05
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                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

Coup double pour Vitry-sur-Seine ! A la loterie du Grand Paris, la ville du Val-de-Marne a décroché le gros lot avec l’installation de deux gares à l’horizon 2024 : Vitry-Centre, près du parc du Coteau-Marcel-Rosette, et la gare des Ardoines, implantée au cœur du quartier du même nom. Au total, ce sont 300 hectares qui seront transformés et sur lesquels viendront s’installer des bureaux, des commerces… et des habitations en masse.
La zone d’aménagement concertée (ZAC) des Ardoines accueillera in fine quelque 3 700 logements, dont les 850 premiers font déjà l’objet d’une promesse de vente. Celle de Seine-Gare-Vitry en recevra près de 4 400. Les Vitriots n’ont pas fini de voir éclore les chantiers, alors que les travaux de rénovation du quartier Balzac se terminent.

C’est que l’aménagement du territoire des Ardoines fait l’objet d’un contrat signé avec l’Etat dans le cadre des opérations d’intérêt national (OIN). Une information qui rassurera les acquéreurs les plus aguerris : « Ce sont les investisseurs avertis qui commencent à acheter à Vitry-sur-Seine », analyse Michel Platero, président de la Fnaim du Grand Paris. « Ces personnes en sont généralement à leur deuxième ou troisième achat et cherchent les territoires les plus porteurs du Grand Paris. »
Les Ardoines sont pour ces acquéreurs l’un des placements sur lesquels se positionner. Le secteur est aujourd’hui l’un des moins chers de tout Vitry avec des prix au mètre carré sous la barre des 3 400 euros, selon un spécialiste de l’estimation immobilière MeilleursAgents, contre 3 700 euros le mètre carré en moyenne dans la commune. « Ceux qui ont acheté il y a une vingtaine d’années, lorsque le mètre carré moyen ne dépassait pas les 2 000 euros, ou maintenant, sont sûrs de faire une énorme plus-value à l’avenir, lorsque les gares sortiront de terre », indique Michel Platero. La valeur de leur bien pourrait passer du simple ou double.
Marché très abordable
Car...




                        

                        

