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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Ce n’est qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois que sera prise la décision de délocaliser totalement ou partiellement le CHU, en partie détruit par un incendie en novembre.
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CHU de Guadeloupe : la décision de sa délocalisation soumise à une étude d’un mois

Ce n’est qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois que sera prise la décision de délocaliser totalement ou partiellement le CHU, en partie détruit par un incendie en novembre.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h09
   





                        



   


La décision de délocaliser totalement ou partiellement le centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, en partie détruit par un incendie en novembre, ne sera prise qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois, a-t-on appris, jeudi 19 avril, à l’issue d’une réunion entre l’agence régionale de santé (ARS) et les instances représentatives de l’hôpital.

        Lire notre reportage:
         

          Au CHU de la Guadeloupe, « on fait une médecine de catastrophe »



L’ARS avait annoncé à la fin de mars le principe de cette délocalisation en deux phases. Valérie Denux, sa directrice générale, a confirmé la première phase du plan, consistant à vider la tour nord et créer un pôle mère-enfant à la Polyclinique de la Guadeloupe. « Il reste en jeu deux possibilités » pour la seconde phase, a expliqué Mme Denux : une « délocalisation partielle et nettoyage par zone », ou une « délocalisation totale mais pensée, organisée, réfléchie, avec un investissement important » dans des bâtiments provisoires.
Ceux-ci seraient construits sur le site de Palais Royal, aux Abymes, et ainsi accolés au nouveau centre de gérontologie, déjà utilisé en partie pour des patients du CHU. Ces bâtiments modulaires préfigureraient le centre hospitalier définitif qui doit être prochainement construit, a précisé la responsable de l’ARS.
Construction du nouveau CHU en vue
Le gouvernement a autorisé l’ARS à engager les crédits d’une étude de faisabilité prévue pour durer au moins un mois, étude avant laquelle aucune décision ne sera prise. Freddy Manioc, aide soignant au CHU de Pointe-à-Pitre, secrétaire de la Confédération générale du travail de Guadeloupe (CGTG), a déploré ce nouveau délai, mais salué « l’idée des [bâtiments] modulaires dont la CGT a fait la proposition ».
Ces transferts prendraient « dix-huit mois », avec une phase de transition durant laquelle il faudrait tout de même nettoyer et décontaminer une grande partie de la surface du CHU, sans le réhabiliter, en confinant la zone touchée par l’incendie, afin d’« assurer la meilleure qualité de l’air possible », selon Mme Denux.
Une délocalisation partielle prendrait près de deux ans elle aussi, et « la décontamination, le nettoyage et la réhabilitation » auraient lieu en site semi-occupé. Pour le directeur de l’hôpital, Pierre Thépot : « On va maintenant vers le nouveau CHU et ça, c’est extrêmement rassurant. »

        Lire l’enquête:
         

          Guadeloupe : après l’incendie au CHU, le risque de surmortalité au cœur des préoccupations



La construction du nouveau CHU devrait débuter à la fin de 2018 et durer environ « cinquante et un mois » [un peu plus de quatre ans] bien qu’avec les aléas climatiques propres aux Antilles, « ça pourrait aller jusqu’à sept ans », a précisé l’ARS.
Le CHU de la Guadeloupe a été en partie détruit le 26 novembre par un incendie a priori d’origine criminelle. La ministre de la santé s’était rapidement rendue sur place. Depuis l’incendie, l’Etat a versé 45 millions d’euros. Le CHU de la Guadeloupe compte plus de 3 000 salariés.
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            data-slide-description="Le CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, après l'incendie du 28 novembre 2017."
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            data-slide-description="Dans un des couloirs du service de maternité après l'incendie."
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            data-slide-description="Le bloc obstétrical ravagé."
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            data-slide-description="A l’étage technique où a eu lieu le départ de feu, alors que les travaux de déblaiement sont en cours."
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            data-slide-description="Dans le service de maternité."
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            data-slide-description="Un lit entreposé à l'extérieur du CHU."
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            data-slide-description="Le service des urgences dans le bâtiment n’est plus opérationnel."
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            data-slide-description="A l’entrée du service des urgences, où arrivent les patients, les ambulances et les pompiers."
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            data-slide-description="Les tentes où sont gardés les patients en observation jusqu’à quarante-huit heures."
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            data-slide-description="Des blocs opératoires mobiles en cours d'aménagement."
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            data-slide-description="A l’intérieur des blocs en cours d'aménagement."
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Le CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, après l'incendie du 28 novembre 2017.

Lou Véhache pour « Le Monde »
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La direction de l’institut d’études politiques a annoncé vendredi la reprise des cours dans l’établissement. L’IEP de Rennes reste occupé, et celui de Lille en partie bloqué.
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A Sciences Po Paris, le blocage étudiant levé après des négociations

La direction de l’institut d’études politiques a annoncé vendredi la reprise des cours dans l’établissement. L’IEP de Rennes reste occupé, et celui de Lille en partie bloqué.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h32
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


L’Institut d’études politiques de Paris a finalement été rouvert, vendredi 20 avril à midi, mettant fin à l’occupation des lieux depuis mardi soir par soixante-dix étudiants. Ailleurs en France, d’autres instituts d’études politiques (IEP) se sont mobilisés durant la semaine par solidarité avec les opposants à la loi orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer la sélection à l’université.
L’IEP de Rennes restait occupé vendredi, et celui de Lille partiellement bloqué. A Grenoble, bloqué la veille des vacances, un nouveau vote est prévu après la reprise, mardi 24 avril. A Strasbourg, des étudiants ont finalement opté pour un sit-in, mardi. Des étudiants ont expliqué qu’un « manifeste » cosigné par une majorité des IEP était en cours d’écriture, et devrait être rendu public à la fin de la semaine.

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Sciences Po Paris. Malgré un vote jeudi soir en assemblée générale en faveur de la reconduite du blocage (146 voix pour et 124 contre), le siège de l’école, au numéro 27 de la rue Saint-Guillaume, a rouvert vendredi midi. Alors que la rue était bloquée par les CRS depuis le matin, les étudiants bloqueurs n’étaient plus qu’une vingtaine à l’intérieur du bâtiment, l’administration s’opposant à toute nouvelle entrée. La veille, le directeur de l’école, Frédéric Mion, avait adressé un courriel aux étudiants et au personnel pour leur annoncer la tenue d’une « grande consultation en ligne », à laquelle 6 396 étudiants sur 13 000 ont participé. A l’issue du vote, 24,8 % des étudiants ont approuvé l’occupation, contre 67,2 % qui la désapprouvaient, et 8 % n’ont pas souhaité se prononcer, a fait savoir l’école.
« L’accès à tous les bâtiments du campus est à nouveau possible et les enseignements reprendront normalement à partir de 14 h 45 », annonce Frédéric Mion, dans un courriel envoyé aux étudiants, qu’il remercie pour « la patience et le calme dont [ils ont] témoigné en dépit des perturbations qui ont affecté le bon fonctionnement de [l’]institution ».
« Les négociations menées en bonne intelligence avec les étudiants bloqueurs nous ont permis d’aboutir à la “libération” du bâtiment ce midi », dit au Monde un porte-parole de l’école.
En échange de la réouverture du bâtiment, l’administration laisse à disposition des étudiants « les salles A11 et A12, dédiées à des conférences et à des débats libres ouverts à toutes les communautés de Sciences Po à partir de lundi prochain durant les heures d’ouverture du 27 rue Saint-Guillaume ».

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Sciences Po Lille. A Lille, à 8 heures vendredi matin, les CRS sont intervenus pour briser un cadenas et permettre aux élèves d’accéder à l’école et la reprise des cours. « Pour éviter les tensions avec les étudiants bloqueurs, nous n’avons pas autorisé une réouverture de la porte principale », précise au Monde François Benchendikh, directeur des études de l’IEP. Une trentaine d’élèves demeurent encore devant les grilles.
Le blocus (sans occupation) avait été voté mercredi en assemblée générale, par 154 voix contre 60, selon le directeur des études de l’IEP. Dans un communiqué, les quatorze enseignants de l’IEP syndiqués au Snesup-FSU soutiennent le blocage.
Sciences Po Rennes. A Rennes, une cinquantaine d’étudiants de l’IEP — sur 1 300 étudiants — occupaient toujours, vendredi midi, l’amphithéâtre Lanjuinais, et ce depuis mardi soir. « La moitié d’entre eux ne sont pas de l’IEP, mais probablement de l’université Rennes-I », assurait jeudi une porte-parole de l’établissement. Face à l’impossibilité pour le personnel d’accéder à ses bureaux, la direction a décidé de fermer l’établissement pour la journée. « Il s’agit d’une occupation pacifique, nous n’avons pas constaté de dégradations », avait précisé la direction de l’école. Sur leur page Facebook, les bloqueurs expliquent que leur action « fait suite à la répression initiée par la direction de l’IEP, qui a tenté de mettre en place un contrôle des cartes et d’annuler une conférence sur la convergence des luttes ».
Sciences Po Grenoble. Premier à s’être mobilisé à travers un blocage dès le 13 avril entre 6 heures et 14 heures, l’IEP de Grenoble a alors été fermé administrativement, et ses étudiants sont en congés depuis. Le blocage avait été décidé la veille lors d’un vote des nombreux participants d’une assemblée générale interfacultés, à laquelle les étudiants de Sciences Po avaient été conviés. Etudiant en première année, Léo Leroux, déclare faire « partie des étudiants qui se sont étonnés de ne pas avoir été consultés en amont pour ou contre ce blocage du 13 avril ». Il souhaiterait que les élèves de Sciences Po soient sondés en interne avant qu’un nouveau blocage soit mis au vote lors de la prochaine assemblée générale interfacultés grenobloise, prévue le 24 avril.
Sciences Po Strasbourg. Un blocage a été envisagé lors de l’AG du 13 avril, à laquelle 140 élèves environ ont pris part pour demander de ne pas être pénalisés s’ils se joignaient au cortège de la manifestation interprofessionnelle de jeudi. « La direction ayant immédiatement accepté de ne pas pénaliser ces absences, nous n’avons pas bloqué. Mais nous avons organisé un sit-in mardi 17 avril, où une quarantaine d’étudiants se sont assis dans le hall près de feuilles posées à terre où il était inscrit “Fais comme Macron, marche sur l’éducation” », relate un jeune homme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Quelques heures après l’évacuation de la faculté de Tolbiac, le chef de l’Etat confie à la ministre de l’enseignement supérieur la mission « de permettre la tenue des examens dans de bonnes conditions ».
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Tolbiac évacuée : « le défi des prochains jours » est « la tenue des examens », estime Macron

Quelques heures après l’évacuation de la faculté de Tolbiac, le chef de l’Etat confie à la ministre de l’enseignement supérieur la mission « de permettre la tenue des examens dans de bonnes conditions ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h41
   





                        



Le blocage de la faculté de Tolbiac, à Paris, organisé depuis plusieurs semaines pour protester contre la réforme de l’accès à l’université, a été levé, vendredi 20 avril, à l’issue d’une vaste opération de police lancée au petit matin. Une centaine de personnes en ont été évacuées dans le calme, selon la préfecture de police de Paris. Seule une personne a été interpellée pour outrage et rébellion.

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          Tolbiac évacuée : « le défi des prochains jours » est la tenue des examens, estime Macron



« Le défi pour les prochains jours (…), c’est de permettre la tenue des examens dans de bonnes conditions », a réagi Emmanuel Macron quelques heures après l’évacuation de la faculté parisienne, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. « C’est une infime minorité qui bloque les universités, et il n’est évidemment pas question qu’ils puissent mettre en péril les examens, qu’ils puissent mettre en péril la sécurité des étudiants ou parfois même leur propre sécurité », a insisté M. Griveaux devant des journalistes.
Selon lui, le président Macron a déclaré qu’« il incombera » à la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, de tout mettre en œuvre pour la bonne tenue des examens pour les étudiants de Tolbiac. Une ligne partagée par l’intéressée, qui a jugé « très important que les choses puissent revenir à la normale ». « Ce site depuis maintenant quelques semaines était vraiment le lieu à la fois d’affrontements à l’extérieur et à l’intérieur », a-t-elle déclaré sur BFMTV, ajoutant que les prochains examens partiels ne s’y tiendraient « probablement » pas et devront être délocalisés.
« Mise en scène »
Au sein de l’université de Tolbiac, fréquentée habituellement par environ six mille personnes, plusieurs salles ont été vandalisées et du matériel informatique a été volé, alors que des étudiants et des bloqueurs ont passé plusieurs nuits sur place. Le président de l’université Panthéon-Sorbonne, qui réclamait depuis une dizaine de jours l’évacuation du site, a estimé les dégâts à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a évoqué vendredi matin « la réussite de cette opération [d’évacuation] dans un contexte d’intervention délicat ». « Désormais, le site Tolbiac sera repris par l’université, qui le fermera pour des raisons de sécurité et de remise en état, suite aux dégradations des occupants », a-t-il ajouté. L’Union nationale interuniversitaire (UNI), syndicat étudiant de droite, qui avait déposé plusieurs recours en justice, infructueux, pour contraindre les forces de l’ordre à intervenir, a salué l’évacuation.
Deuxième syndicat étudiant, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) a en revanche condamné le recours à la force, symbole selon lui d’un « mépris » pour le mouvement étudiant. Le député de La France insoumise Alexis Corbière a dénoncé « une mise en scène », et le Nouveau Parti anticapitaliste a déploré des « violences policières inacceptables » contre les étudiants et militants.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Vendredi 20 avril, à 5 heures du matin, entre 100 et 200 CRS ont pénétré dans ce le lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Hausse du budget de la justice, enregistrement des plaintes en ligne, généralisation des écoutes à tous les délits…, le texte balaye large.
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Justice : les principales dispositions d’un gigantesque projet de loi

Hausse du budget de la justice, enregistrement des plaintes en ligne, généralisation des écoutes à tous les délits…, le texte balaye large.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h48
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


Le projet de loi présenté par Nicole Belloubet vendredi 20 avril a été élaboré par la chancellerie à l’issue des cinq chantiers de la justice ouverts le 5 octobre. La principale surprise après le passage du texte au Conseil d’Etat est l’abandon du projet de parquet national antiterroriste. Alors que le Conseil d’Etat y a vu un « risque d’isolement des magistrats » doublé d’une « rigidité inutile pour adapter les effectifs » au gré de l’évolution du terrorisme, « une réflexion complémentaire » est nécessaire, dit-on à la chancellerie. En attendant, le procureur de Paris conserve cette compétence nationale. Voici l’essentiel des mesures qui figurent dans ce texte de 57 articles et quelque 80 pages.

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Les mesures budgétaires
Le budget de la justice devra croître de 24 % entre 2017 et 2022, à 8,3 milliards d’euros. Les emplois vacants seront comblés, et 6 500 créations nettes de poste sont programmées. 7 000 places de prison seront construites ainsi que 20 centres éducatifs fermés pour les mineurs.
La simplification de la procédure civile
Un acte de saisine unique, contre cinq actuellement, est créé. Les modes alternatifs de règlement des différends (conciliation de justice, médiation et procédure participative) sont encouragés au point de devenir un passage obligé avant de pouvoir saisir un juge. Les plates-formes de médiation en ligne sont encouragées et feront l’objet d’une certification. Le recours à un avocat deviendra obligatoire par exemple en matière d’expropriation ou de litiges douaniers.
Pour les divorces contentieux, l’audience préalable de conciliation devant le juge des affaires familiales est supprimée pour raccourcir les délais (vingt-sept mois). Les procédures de contrôle par le juge des tutelles des actes de gestion concernant des majeurs sont allégées. Le consentement à une procréation médicalement assistée avec donneur sera recueilli par le notaire et non par le juge, tout comme le changement de régime matrimonial.
Les procédures d’injonction à payer seront dématérialisées et centralisées auprès d’un seul tribunal. Une procédure sans audience pourra se dérouler avec l’accord des parties devant le tribunal pour les petits litiges. A titre expérimental, la révision des pensions alimentaires pourra être confiée aux directeurs des caisses d’allocation familiales afin d’éviter les mois de délai avec le juge.

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La simplification de la procédure pénale
Les victimes pourront porter plainte en ligne. Les officiers de police judiciaire n’auront plus besoin de renouveler leur habilitation en changeant de département. La garde à vue de vingt-quatre heures pourra être renouvelée une fois sans présentation de la personne au procureur. Les techniques spéciales d’enquête, comme la sonorisation et la captation de données informatiques, autorisées en matière de terrorisme et de criminalité organisée, pourront l’être pour tous les crimes. Le procureur pourra demander au juge des libertés et de la détention son accord pour des écoutes téléphoniques pour tous les délits passibles d’une peine de trois ans ou plus. Elles sont aujourd’hui circonscrites à la délinquance organisée. La visioconférence pour une audience de renouvellement de détention provisoire ne pourra plus être refusée par le détenu.
La composition pénale, qui permet au parquet de proposer une sanction en échange de l’extinction des poursuites, pourra être étendue à tous les délits. Une interdiction de séjour dans certains lieux pourra être prononcée pour six mois au plus. Des amendes forfaitaires sont créées pour l’usage de stupéfiant et la vente d’alcool à des mineurs. Un tribunal criminel composé de cinq juges sera expérimenté pour juger à la place de la cour d’assises les crimes punis de quinze ou vingt ans de prison.

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L’efficacité et le sens de la peine
Une nouvelle échelle des peines est instaurée de l’amende à la prison en passant par le stage obligatoire, le travail d’intérêt général ou la détention à domicile sous bracelet électronique. Les peines de prison de moins d’un mois sont bannies. De un à six mois, les peines s’effectueront en milieu ouvert ou sous bracelet électronique. De six mois à un an, elles pourront être aménagées par le juge d’application des peines, mais plus au-delà (elles sont aujourd’hui aménageables jusqu’à deux ans).
La contrainte pénale instaurée par Christiane Taubira disparaît, tandis que le sursis avec mise à l’épreuve est renforcé en sursis probatoire avec un suivi socio-éducatif individualisé. La libération sous contrainte deviendra la règle sauf décision contraire du juge, permettant à la personne condamnée de purger le dernier tiers de sa peine en dehors de la prison.
L’organisation judiciaire
Les 307 tribunaux d’instance sont fusionnés avec les tribunaux de grande instance (TGI). Mais le contentieux de proximité restera traité dans ces lieux de justice dans les villes sans TGI. Entre les TGI d’un même département, le contentieux pourra être réparti pour faciliter la création de chambres spécialisées. Une expérimentation sera lancée dans deux régions comprenant plusieurs cours d’appel, permettant le regroupement des certains contentieux civils dans une même cour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Vous êtes homosexuel·le, racontez-nous ce que la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, a changé, ou non, dans votre quotidien.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous êtes homosexuel·le, racontez-nous ce que le mariage pour tous a changé pour vous

Discussion lancée le 20 avril 2018

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Vous êtes homosexuel·le, célibataire ou en couple, marié·e, pacsé·e ou divorcé·e, cinq ans après l’adoption de la loi sur le mariage pour tous, racontez-nous ce qu’elle a changé pour vous.
Comment avez-vous vécu les débats, souvent violents, et les mobilisations autour de cette loi ? Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que l’égalité entre couples homosexuels et hétérosexuels est entrée dans les mœurs autour de vous et que le mariage homosexuel est largement accepté ? Si vous vous êtes marié·e, comment s’est passée cette étape pour vous ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de nous laisser une adresse électronique que vous consultez régulièrement ou un numéro de téléphone afin que nous puissions vous contacter pour vous demander des précisions. Votre témoignage pourra être publié anonymement si vous le souhaitez.                            





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Dans les écoles, des Atsem en mal de reconnaissance

Depuis le 19 avril, les agents spécialisés de l’école maternelle sont appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h51
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
C’est un matin comme un autre dans la classe de Sandra Lestruhaut, à l’école maternelle de Reuilly, dans le 12e arrondissement de Paris. La classe des moyens-grands est divisée en petits groupes. Pendant que l’institutrice s’occupe d’un exercice de graphie, Patricia Serret aide Samuele, Leah et Gabin à comprendre comment fonctionne le « jeu du corps humain ». Les enfants appellent Sandra Lestruhaut « maîtresse », et Patricia Serret « Patou ». Le nom de son poste est un acronyme qui ne leur dirait de toute façon pas grand-chose : Atsem, pour « agent territorial spécialisé de l’école maternelle » (on parle même plutôt d’ASEM à Paris).
Ils sont 50 000 en France à exercer ce métier méconnu, auquel on accède après un CAP « accompagnant éducatif petite enfance » ou qualification équivalente. Le 19 avril, les Atsem, qui aspirent à une plus grande reconnaissance, étaient appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut. Sans donner d’estimation exacte sur le suivi de cette grève, l’intersyndicale a appelé à une mobilisation reconductible sous différentes formes : grève de quelques heures, interpellation des parents…
« Si tu veux, je te prête mon Atsem »
Longtemps cantonnés dans l’imaginaire collectif au rôle de « dames de service », les Atsem ne s’occupent plus seulement de l’hygiène des enfants et du ménage dans les classes, et sont les fils rouges de la journée pour l’enfant. « Quand j’ai commencé, on était là pour leur laver les mains ou les emmener faire pipi, explique Patricia Serret. Aujourd’hui, les Atsem font partie du groupe classe. » « Ils sont les seuls adultes qu’ils voient du matin jusqu’au soir, en comptant la cantine et la sieste », ajoute Isabelle Daneyrole, directrice de la maternelle de Reuilly.
Ces agents municipaux – presque exclusivement des femmes – sont placés sous la double autorité de l’école et de la commune. Les Atsem peuvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’imam de la mosquée As-Sounna à Marseille, qui attirait de nombreux fidèles, était connu pour ses prêches radicaux et haineux.
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La CEDH autorise l’expulsion d’un imam salafiste vers l’Algérie

L’imam de la mosquée As-Sounna à Marseille, qui attirait de nombreux fidèles, était connu pour ses prêches radicaux et haineux.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 10h31
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        


L’imam salafiste algérien El Hadi Doudi, 63 ans, a été expulsé, vendredi 20 avril au matin, vers l’Algérie, après trente-huit années passées à Marseille, où il a officié dans plusieurs mosquées. Saisie en extrême urgence, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a autorisé, jeudi, cette reconduite, qu’elle avait temporairement suspendue mardi, une heure seulement avant son embarquement sur un ferry à destination d’Alger.

        Lire aussi :
         

                Procédure d’expulsion engagée contre El Hadi Doudi, imam d’une mosquée salafiste marseillaise



Dénonçant les « conditions honteuses » de son interpellation et un empressement empêchant l’imam d’exercer des voies de recours contre l’arrêté ministériel signé le matin même, son avocat, Me Nabil Boudi, avait invoqué auprès de la CEDH des « risques de torture ou de traitements dégradants » à son arrivée en Algérie. M. Doudi avait été placé au centre de rétention administrative de Marseille dans l’attente de la décision de la CEDH.
« Forme d’impunité »
Attirant de nombreux fidèles dans la mosquée As-Sounna qu’il présidait depuis le début des années 2000, l’imam Doudi est décrit par les services de renseignement comme « une référence du salafisme », l’un des principaux propagateurs de ce courant religieux radical à Marseille. Selon une « note blanche », « le prosélytisme patient et continu d’El Hadi Doudi a conduit à la diffusion du message salafiste à un quart des fidèles assistant à la prière du vendredi » dans les lieux de culte des Bouches-du-Rhône. Le 11 décembre 2017, le préfet de police avait signé un arrêté de fermeture provisoire de la mosquée As-Sounna, située au cœur du 3e arrondissement de Marseille.

        Lire aussi :
         

                La fermeture d’une mosquée salafiste marseillaise validée



Dans l’avis favorable qu’elle a rendu le 8 mars, la Commission d’expulsion – une instance composée de juges administratifs et judiciaires – avait pointé le caractère radical et haineux des prêches de l’imam. « L’analyse de l’idéologie propagée par M. Doudi avec une forme d’impunité qui a longtemps prévalu, écrit cette commission, démontre que l’autre est nié dans sa singularité et son humanité. Il est identifié uniquement par rapport à son sexe et à son appartenance ou non à une race, une religion, une catégorie de personnes, ce qui est attentatoire aux valeurs de la République. »
Propos vengeurs à l’égard des caricaturistes de Mahomet, apologie du djihad, justification de la lapidation et de la mise à la mort des mariés adultères et des apostats, usage de versets du Coran nommant les juifs comme des « impurs, les frères des singes et des porcs »… M. Doudi revendique, selon son avocat, un « islam rigoriste, orthodoxe. Mais sans appel au terrorisme ni au djihad ».
Cette même commission avait estimé que, au regard des « agissements constituant des actes de provocation explicites et délibérés à la discrimination, à la haine et la violence contre un groupe de personnes », l’expulsion envisagée par le ministre de l’intérieur ne portait pas « une atteinte disproportionnée » à la vie privée de M. Doudi. Divorcé, M. Doudi conteste être marié religieusement à deux épouses. Il est père de sept enfants dont quatre, majeurs, sont de nationalité française, les trois plus jeunes, âgés de 3 à 7 ans, ayant la nationalité algérienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le groupe séparatiste « Pays basque et liberté », qui sera dissous en mai, a tué plus de huit cents personnes au cours des décennies de lutte contre l’Etat espagnol.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée

Le groupe séparatiste « Pays basque et liberté », qui sera dissous en mai, a tué plus de huit cents personnes au cours des décennies de lutte contre l’Etat espagnol.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h34
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Pour la première fois de son histoire, et après plus de quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque ETA a demandé « pardon » aux victimes de ses violences, dans un communiqué publié dans le quotidien basque Berria, vendredi 20 avril. ETA reconnaît le « mal qu’elle a causé au cours de sa trajectoire armée », et sa « responsabilité directe » dans la « souffrance démesurée » du « peuple basque ». « Nous sommes conscients que dans cette longue période de lutte armée, nous avons provoqué beaucoup de douleur, et beaucoup de dommages qui n’ont pas de solution. Nous voulons montrer respect aux morts, aux blessés et aux victimes qu’ont provoqué les actions d’ETA. (…) Nous le regrettons vraiment. »
Avant la dissolution du groupe terroriste, décidée après un processus de débats internes et qui doit être formalisée le 5 mai, ETA a voulu lancer un message de repentance au « peuple basque », exigé depuis longtemps par la société espagnole pour tourner définitivement la page du terrorisme, par les associations de victimes pour faire leur deuil, et par le gouvernement espagnol. Demander pardon aux victimes était en effet une des conditions posées pour envisager la fin de la politique de dispersion des prisonniers étarras dans des prisons éloignées du Pays basque.
Depuis l’annonce par ETA de la « fin définitive des actions armées », le 20 octobre 2011, le gouvernement espagnol a maintenu sa pression policière, avec l’aide de la France, sur l’organisation séparatiste : des dizaines de ses membres ont continué à être arrêtés, des caches ont été mises au jour.
Tourner la page
Echaudé par les nombreuses trêves rompues par l’ETA dans un bain de sang et sûr que le démantèlement de l’organisation était cette fois définitif, le gouvernement de Mariano Rajoy a refusé d’entrer dans des négociations sur le processus de dissolution du groupe terroriste, entrepris de manière progressive, exigeant sa dissolution sans condition.
Les arrestations successives des dirigeants politiques et militaires du groupe séparatiste, la découverte des caches d’armes, le démantèlement de ses structures de recrutement et de formation, et la distance prise par les partis ­abertzales (« patriote ») avaient signé la fin irréversible d’ETA. Mais le gouvernement ne voulait pas se contenter d’une victoire policière. Il a aussi voulu qu’elle soit morale.

        Lire aussi :
         

          Après le désarmement réussi d’ETA, le défi de la paix



Entre les communiqués de 2011, dans lesquels le groupe séparatiste refusait de rendre les armes et de se dissoudre tant qu’il n’aura pas négocié pour obtenir des concessions sur le sort des prisonniers, le rattachement de la Navarre au Pays basque ou la « démilitarisation » de la région, à celui de vendredi 20 avril, qui n’exige rien en échange des excuses publiques formulées, la société basque a rapidement cherché à tourner la page. Le dernier épisode de la fin d’ETA a été la remise des armes, mise en scène en avril 2017, bien qu’il subsiste des doutes sur le fait que le désarmement ait été complet, s’est déroulé dans une certaine indifférence.
« Réparation du tort causé »
A l’époque, le ministre de l’intérieur, Juan Ignacio Zoido, avait répété qu’il attendait « la dissolution, la remise des armes, la repentance et la réparation du tort causé » par ETA pour envisager un rapprochement des prisonniers étarras dans des centres pénitenciers du Pays basque. Une manière de satisfaire l’une des principales revendications des abertzales et familles des prisonniers, sans remettre en cause les peines de prison.

        Lire aussi :
         

                ETA : des hommages intolérables en Espagne



Mercredi 18 avril, Arnaldo Otegi, le coordinateur du parti abertzale EH Bildu, ancien membre d’ETA, expliquait au Monde qu’il espérait que « lorsqu’ETA disparaîtra, la dispersion sera levée et qu’une feuille de route pour la libération des prisonniers basques sera définie », non pas par le biais d’amnisties, qu’il considère peu probables, mais par la fin des politiques pénitentiaires exceptionnelles contre les condamnés pour terrorisme, de façon à ce qu’ils puissent bénéficier de permis de sortie et de libérations conditionnelles.
Le gouvernement a souligné qu’il s’agit d’« une nouvelle conséquence de la force de l’Etat de droit, qui a vaincu ETA avec les armes de la démocratie ». Pour le chef de file socialiste Pedro Sanchez, c’est un « grand pas vers la paix définitive ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Claire X envisage de prendre une jeune fille au pair, pour l’aider à s’occuper de ses quatre enfants, lorsqu’elle reprendra le travail. Elle souhaite qu’elle sache faire du vélo, pour qu’elle prenne le petit dernier sur son porte-bagages. Une candidate kirghize se présente.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’ambition affichée par le gouvernement se heurte à de vives oppositions tant de la part des magistrats, que des greffiers et des avocats.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     


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Justice : le pari d’une réforme tout-en-un

L’ambition affichée par le gouvernement se heurte à de vives oppositions tant de la part des magistrats, que des greffiers et des avocats.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h01
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’était une annonce du premier ministre, Edouard Philippe, dans son discours de politique générale, le 4 juillet 2017. Garantir dans la durée l’effort budgétaire de la nation pour la justice en manque chronique de moyens à l’aide d’une loi de programmation et l’accompagner d’une profonde modernisation. Sur le papier, l’engagement est respecté avec le vaste projet de réforme que la garde des sceaux, Nicole Belloubet, devait présenter en conseil des ministres vendredi matin 20 avril.
Mais l’ambition affichée par le gouvernement se heurte à de vives oppositions tant de la part des magistrats, que des greffiers et des avocats. Ils y voient une régression de l’accès à la justice, une logique gestionnaire, un risque de privatisation et une atteinte aux libertés en matière de procédure pénale. Marie-Aimée Peyron, bâtonnière de Paris, dénonce même un texte « tout droit sorti de la place Beauvau ».
Sur la méthode, le gouvernement se trouve pris à son propre piège d’avoir fait le pari d’une « réforme tout-en-un ». Plutôt que d’égrener sur le quinquennat une loi de programmation budgétaire et de modernisation des outils, une réforme de la procédure pénale, une autre de la procédure civile, une loi sur le sens de la peine, une réorganisation de la carte judiciaire et une loi pénitentiaire qui chacune aurait justifié un grand débat pour une grande réforme, il a décidé de tout faire entrer dans un seul projet.
Un choix pertinent alors que tout est lié dans la machine judiciaire. Bouger les briques les unes après les autres risquait de faire perdre en cohérence.
Un investissement sans précédent
Cette méthode prend néanmoins le risque de multiplier les opposants, en agrégeant des personnes pourtant favorables à certains pans du projet et aux intérêts parfois divergents comme les magistrats et les avocats. C’est aussi le cas de l’Union syndicale des magistrats (majoritaire) et du Syndicat de la magistrature (gauche), qui ont mis de côté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Sur les campus, de nombreux étudiants assistent, comme simples témoins, à une mobilisation qu’ils ont choisi de ne pas suivre, pour diverses raisons.
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Réforme des universités : paroles d’étudiants non mobilisés

Sur les campus, de nombreux étudiants assistent, comme simples témoins, à une mobilisation qu’ils ont choisi de ne pas suivre, pour diverses raisons.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h53
    |

            Eric Nunès et 
                                Caroline Pain








                        



                                


                            

« Y en a marre ! » Devant le bâtiment de sciences juridiques de l’université de Nanterre – celui-ci est bloqué par quelques tables et une poignée d’étudiants –, Victor fait chauffer les cordes vocales de ses camarades mobilisés contre la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE). Mégaphone dans la main gauche, micro dans la droite, il les entraîne derrière lui pour un tour du campus.
A quelques mètres de ce cortège improvisé, se tiennent Quentin, Chloé, Inès… Eux ne défilent pas. Debout en attente d’un message, d’une information de la direction de la faculté, ils sont prostrés devant les portes vaguement barricadées du bâtiment F, où auraient dû commencer leurs partiels il y a deux heures.
Les assemblées générales qui ont décidé le blocage de la fac quelques jours plus tôt, ils n’y ont pas assisté. « Je bossais », explique Inès. « Nous sommes la majorité silencieuse », résume Quentin qui, comme beaucoup, reprend le chemin de la gare RER pour rentrer chez lui.
A Nanterre, le mégaphone, maintenant lointain, poursuit sa litanie de « y en a marre ». Des campus lillois ou parisiens à celui d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), de nombreux étudiants assistent, comme simples témoins, à une mobilisation dont ils ne sont pas les acteurs ou à des blocages dont ils s’estiment les victimes.

Hors de question de diluer son énergie
Pourquoi se tiennent-ils à distance de la mobilisation ? Parce qu’ils « bossent » répondent nombre d’entre eux. Comme Inès la Nanterroise, Janna, étudiante en droit à l’université de Lille, a eu, ces derniers mois, peu de temps pour autre chose que la préparation de ses examens. « J’ai bossé tout le semestre pour ça », témoigne-t-elle.
Hors de question de diluer son énergie ailleurs. « Ceux qui n’ont pas les moyens de redoubler doivent être au travail », poursuit Quentin, en L3 de droit à Valence. « Je...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?
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Un moine dans la ZAD : décryptage d’une image

Un manifestant en robe de bure brandit un tonfa. Que dit cette photographie sur les affrontements entre forces de l’ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes ?



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h06
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il semble tout droit sorti du jeu ­vidéo ­Assassin’s Creed, avec ses combattants au visage masqué traversant l’histoire. Il rappelle un moine soldat du Moyen Age, templier ou chevalier de Malte chargé de protéger les croisés en Terre sainte. Ou peut-être participe-t-il à un jeu de rôle médiéval inspiré de Game of Thrones ? Mais non. Nous sommes mercredi 11 avril, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, près de la fameuse « route des chicanes », la D281, où les forces de l’ordre ont pris position.
Toute la journée, elles se sont affrontées avec les zadistes, envoyant des grenades lacrymogènes à ceux qui résistaient pied à pied. Stéphane Mahé, le photographe de ­Reuters qui a pris cette image, raconte. « Soudain, ce personnage est sorti des sous-bois. Il s’est posté face aux ­policiers dans cette posture, brandissant un tonfa. Il les a ­défiés, malgré le grenadage, puis il est reparti. »
Qui est-il ? Stéphane Mahé l’ignore. Mais il dit l’avoir vu plusieurs fois immobile au milieu des manifestants, dans cette robe de moine, le visage invisible, la matraque dressée. « Il apparaît de temps en temps, ­prend cette pose, montre son trophée. Parfois il crie quelque chose, je n’ai ­jamais compris quoi. Et puis, il disparaît. »
« Un acte de résistance »
D’après des témoignages publiés sur le site de Reporterre, c’est ce 11 avril, à 8 h 30, que le manifestant en robe de bure a récupéré le tonfa. Embusqué avec d’autres dans un champ, il a lancé trois seaux d’eau sur un groupe de gendarmes, leur criant : « Un baptême au nom de la ZAD ! » Les militaires ont riposté avec leurs bombes lacrymo­gènes, puis se sont éloignés préci­pitamment. L’un d’eux a alors perdu sa ­matraque, que le zadiste moine a récupérée au milieu des vivats.
Depuis, il provoque les policiers et se laisse photographier. Que veut-il symboliser avec cette tenue de moine ? « Cela reste un mystère pour moi, répond le photographe....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une centaine de personnes qui occupaient la faculté parisienne depuis le 26 mars pour protester contre la réforme de l’université ont dû quitter les lieux, vendredi, au petit matin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/04/2018
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Evacuation du site universitaire de Tolbiac : « Tout s’est passé très vite »

Une centaine de personnes qui occupaient la faculté parisienne depuis le 26 mars pour protester contre la réforme de l’université ont dû quitter les lieux, vendredi, au petit matin.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h16
    |

                            Service Campus








                        



Le blocage du site universitaire de Tolbiac, à Paris, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université, a été levé, vendredi 20 avril, par une vaste opération de police lancée au petit matin. Une centaine de personnes qui occupaient cette tour de vingt-deux étages depuis le 26 mars, pour protester contre la réforme de l’accès à l’université, en ont été expulsées par les forces de l’ordre dans un climat tendu.
Pas de blessés, selon la préfecture
« On ne les a pas vus arriver, tout s’est passé très vite », a raconté, vendredi matin, Ayse, étudiante en philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne. « Ils sont passés par la porte arrière. Ils ont débarqué avec des tronçonneuses, des Famas. Ça s’est passé en quelques minutes. Nous avons été parqués dans l’amphi N, où nous dormions, avant d’être évacués, sans pouvoir récupérer nos affaires. Deux personnes sont à l’hôpital », a aussi expliqué Emma, étudiante en langues à Paris-I, qui occupait les lieux depuis trois semaines.
Un individu a été interpellé « pour outrage et rébellion », selon un communiqué de la préfecture de police, qui a, par ailleurs, relevé « des dégradations nombreuses » sur le site. Le texte explique également que l’opération, qui a pris fin vers 6 heures, s’est déroulée « dans le calme » et sans « incident ».
Dans la journée, des témoignages faisant état de personnes blessées au cours de l’évacuation, dont une dans un état grave, ont, cependant, été publiées sur des sites d’information, notamment celui de l’hebdomadaire Marianne. Contactée vendredi à 16 heures par Le Monde, la préfecture de police de Paris a démenti ces témoignages, assurant à nouveau qu’aucune personne n’avait été blessée.
Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5 heures du matin dans la faculté, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles. Quelques minutes avant le début de l’intervention, les occupants des lieux avaient sonné l’alarme, semant la confusion. Certains se sont retranchés à l’intérieur tandis que d’autres tentaient de s’enfuir en escaladant la grille tout en lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). La rue longeant le site a ensuite été bouclée par la police.
Une photo de l’intervention a été postée sur la page Facebook des occupants :



« Retour à la sérénité »
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est félicité de cette opération. Mercredi, il avait promis que « l’Etat de droit » serait rétabli « partout » et « en particulier dans les facultés », en écho aux déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait fustigé dimanche soir des protestataires « souvent minoritaires » et « des professionnels du désordre ».
Interrogé par Le Monde, Georges Haddad, le président de l’université Panthéon-Sorbonne, s’est déclaré « soulagé et plus que satisfait » de cette opération. Il a remercié les forces de l’ordre, qui ont agi « avec un savoir-faire exemplaire », et souhaite maintenant un « retour à la sérénité ».
M. Haddad avait réclamé l’intervention des forces de l’ordre dès le 9 avril, inquiet de la situation sur place après la découverte de cocktails Molotov sur le site. La préfecture de police n’avait alors pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une « appréciation technique ».

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Des dégradations « énormes »
Le président de l’université a, en revanche, déploré vendredi matin des dégâts « énormes », évoquant des dégradations « de tous ordres », concernant aussi bien le matériel informatique que les bâtiments :
« Les dégradations commises sur place se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d’euros alors que nous avions investi plus de 800 000 euros ces dernières années en travaux d’amélioration du site. Tout est à refaire. »
« Les experts ont déjà été mandatés pour réaliser un chiffrage précis des travaux nécessaires à la remise en état du site » Pierre Mendès-France (nom officiel du campus de Tolbiac), a ajouté Georges Haddad lors d’une conférence de presse, précisant avoir porté plainte. « En attendant, le [site] restera fermé jusqu’à nouvel ordre ».

   


Dans l’enceinte de l’université, les murs affichent de nombreux slogans tels que « Nos rêves sont les racines de notre lutte ». Sur un promontoire dominant la cour et la rue, des dizaines de canettes et de bouteilles ont été entreposées, ainsi que des morceaux de ciment, des palettes de chantier, des chaises et des tables, des poubelles et des chariots à courses. Selon Florian Michel, responsable du centre Pierre-Mendès-France, « ces munitions devaient probablement servir en cas d’intervention des forces de l’ordre ». Donnant sur une autre rue, une cagette semble contenir une dizaine de cocktails Molotov, que la police prévoit d’analyser.
À l’intérieur des bâtiments, des distributeurs de boissons et de nourriture ont été éventrés, des vieux canapés installés. Des sacs de couchage, matelas et sacs à dos jonchaient le sol de l’amphithéâtre N, où dormaient les occupants au moment de l’évacuation.

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Le « défi », c’est « la tenue des examens »
Georges Haddad a précisé que les examens devraient se tenir comme prévu dans dix jours, sur « d’autres sites ». « Le défi pour les prochains jours (…), c’est de permettre la tenue des examens dans de bonnes conditions », a réagi le président Emmanuel Macron quelques heures après l’évacuation, selon ses propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

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Un rassemblement de soutien contre l’évacuation était prévu devant Tolbiac à partir de midi, et une assemblée générale devait avoir lieu à la mi-journée sur un autre site de Paris-I bloqué, Saint-Charles.
Le 9 avril, des CRS étaient également intervenus à la faculté de Nanterre, autre point chaud de la mobilisation, évacuant des étudiants qui improvisaient une assemblée générale. A Montpellier, le tribunal administratif a ordonné mercredi aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de « libérer les lieux sans délai », mais les forces de l’ordre ne sont pas encore intervenues.
La mobilisation contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer la sélection à l’entrée de l’université via la plate-forme Parcoursup, a perturbé le fonctionnement d’une vingtaine d’universités ces dernières semaines, dont quatre demeurent largement ou totalement bloquées ou fermées.
Vendredi matin, des CRS ont été déployés devant Sciences Po Paris, occupé et bloqué par des étudiants. Les forces de l’ordre sont aussi intervenues dans l’un des autres instituts d’études politiques mobilisés, Lille, afin de permettre une reprise des cours, tandis que des étudiants continuaient de bloquer l’entrée principale.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le djihadiste natif de Roubaix est également soupçonné d’avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français retenus en Syrie.
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Musée juif de Bruxelles : le Français Mehdi Nemmouche sera jugé aux assises

Le djihadiste natif de Roubaix est également soupçonné d’avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français retenus en Syrie.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 21h32
   





                        



   


Le djihadiste français Mehdi Nemmouche, accusé d’avoir tué quatre personnes en 2014 au Musée juif de Bruxelles, comparaîtra devant la cour d’assises de la capitale belge à la fin de 2018 ou au début de 2019 avec un complice présumé, Nacer Bendrer.
La justice belge a décidé jeudi 19 avril que ces deux hommes répondraient dans le box du même chef d’« assassinat terroriste ».
Le Français Mounir Attalah, troisième inculpé du dossier, échappe au procès. Originaire de Marseille, il avait mis en contact Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. « Il a bénéficié d’un non-lieu, conformément au réquisitoire du parquet fédéral », a souligné le parquet dans un communiqué.
Les dates du procès de Nemmouche et Bendrer n’ont pas encore été fixées, mais il devrait se tenir au plus tard au début de 2019, ont fait savoir les avocats.
Selon l’accusation, Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste âgé aujourd’hui de 33 ans, est l’homme qui, le 24 mai 2014, avait ouvert le feu dans le hall d’entrée du Musée juif, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge.
A l’époque, il était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs djihadistes. Soupçonné d’y avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français, il a été inculpé en novembre 2017 dans l’enquête menée à Paris sur cette séquestration et un autre procès s’annonce pour lui.

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Des zones d’ombre encore à éclaircir
Lors de l’instruction en Belgique sur la tuerie de mai 2014, il a reconnu avoir « joué un rôle », mais nié être le tireur.
« Il s’expliquera devant la cour d’assises. Le seul qui doit fournir des explications sur les éléments du dossier, c’est lui », a simplement dit jeudi 19 avril l’un de ses avocats, Me Henri Laquay.
Depuis son transfert à la fin de 2017 de la prison de Bruges à celle de Leuze-en-Hainaut, « sa santé va mieux », a ajouté Me Laquay à l’Agence France-Presse (AFP). En septembre ses défenseurs l’avaient présenté comme « physiquement incapable » de se défendre en raison de migraines.
Le procès pourrait éclaircir certaines zones d’ombre.
L’enquête n’a pas permis d’identifier un homme figurant sur les images d’une caméra de surveillance marchant au côté de Nemmouche à proximité de la gare du Nord de Bruxelles, à la veille de son départ pour la France.
Le djihadiste natif de Roubaix avait été arrêté le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, où s’est ensuite concentrée une partie de l’enquête. Nemmouche a fait plusieurs séjours en prison dans le sud-est de la France, où il s’est radicalisé et a gardé des connaissances.
En décembre 2014, son coaccusé, Nacer Bendrer, avait été arrêté près de Marseille en possession de diverses armes, dont un fusil d’assaut de type kalachnikov qui serait très similaire à celui utilisé au Musée juif.
Il est depuis lors considéré par l’accusation comme le principal complice de l’attaque.
Dans son arrêt jeudi, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a en revanche conclu à l’absence de preuves concernant la supposée participation de Mounir Attalah.
« Il y a eu cette mise en contact [des deux suspects], mais aucun élément concret ne permettait d’étayer la thèse selon laquelle il était au courant d’un quelconque projet terroriste », a fait valoir son avocat, Me Cédric Vergauwen, joint par l’AFP.
Les enquêtes sur Nemmouche ont montré qu’il côtoyait dès 2013-2014 plusieurs des futurs protagonistes des attentats de 2015-2016 en France et Belgique revendiqués par l’organisation Etat islamique.

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« Obsession antisémite »
Parmi leurs geôliers en Syrie, les journalistes otages ont reconnu aussi Najim Laachraoui, l’un des assaillants morts le 22 mars 2016 à l’aéroport de Bruxelles.
L’un des otages, le journaliste Didier François, est resté marqué par le souvenir de Nemmouche, notamment parce qu’il y avait chez lui « une espèce d’obsession antisémite, une obsession à vouloir imiter ou dépasser [Mohamed] Merah », qui a assassiné sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France en 2012.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’Association française de normalisation avait créé en septembre 2017 cette norme vivement critiquée par les instances représentatives du culte musulman.
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L’Afnor retire sa norme alimentaire halal

L’Association française de normalisation avait créé en septembre 2017 cette norme vivement critiquée par les instances représentatives du culte musulman.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 21h24
   





                        


La norme alimentaire halal établie l’an dernier en France à titre expérimental pour les produits alimentaires transformés, vivement contestée par les autorités religieuses musulmanes, a été retirée jeudi 19 avril du catalogue, a-t-on appris auprès de l’Association française de normalisation (Afnor).
La commission de normalisation de l’Afnor chargée de ce projet, composée d’« industriels de l’agroalimentaire, de fonctionnaires, d’un représentant d’association de consommateurs et de plusieurs représentants des autorités religieuses musulmanes » en France, « s’est réunie jeudi et a décidé d’annuler cette norme volontaire », a annoncé un responsable de l’Afnor à l’Agence France-Presse (AFP).
Aucune justification ni explication n’a été apportée à la décision.

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La colère du CFCM
L’Afnor supprime chaque année autant de normes qu’elle en crée. En 2017, l’association a créé 688 nouvelles normes volontaires à destinations des industriels, elle en a révisé 1 302 et en a supprimé 837.
Lors de la création de la norme halal, publiée le 15 septembre 2017, l’Afnor avait assuré qu’elle avait été préparée en lien avec le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative auprès des pouvoirs publics, et avec les organismes de certification liés aux mosquées de Paris, Lyon et d’Evry, qui ont le monopole de l’habilitation des sacrificateurs halal. Faux, avait rétorqué dans un communiqué le CFCM, qui « tient à rappeler qu’il a annoncé publiquement en avril 2015 son retrait des travaux menés par l’Afnor ».
« Nous nous étions étonnés de la prétention d’une institution chargée de service public à définir ce qui est licite et ce qui est illicite dans le domaine religieux. Cette norme avait été construite pour les industriels du secteur et se prévalait à tort de la collaboration des institutions musulmanes », a affirmé jeudi 19 avril auprès de l’AFP Slimane Nadour, l’un des responsables de la Grande Mosquée de Paris.
« Nous nous réjouissons que l’Afnor reste dans son champ de compétences et qu’elle ait annulé cette norme. Qu’il y ait un guide de bonnes pratiques dans le domaine du halal, nous y travaillons, mais c’est aux responsables du culte musulman de le définir et de le mettre en œuvre, en lien avec les industriels concernés et le ministère de l’agriculture », a-t-il fait valoir.
Aux critiques issues des autorités musulmanes s’ajoutaient celles d’observateurs extérieurs s’inquiétant de voir un pays laïc comme la France s’équiper d’une norme halal.
Un marché de 5,5 milliards d’euros ?
En l’absence d’une filière unique, il est très difficile d’évaluer le chiffre d’affaires du halal en France. Ainsi, les abattoirs ne connaissent pas la proportion de viande abattue selon le rituel qui sera réellement commercialisée comme halal. Par ailleurs, l’essentiel des ventes se fait dans des boucheries musulmanes et des épiceries de quartier, petites structures indépendantes dont la comptabilité n’est pas centralisée.
L’étude la plus reprise dans les médias a été réalisée par le cabinet Solis, spécialisé dans le marketing « identitaire » à partir de questionnaires déclaratifs. Basée sur l’hypothèse de 5 millions de musulmans en France, elle conclut que le marché s’établissait à 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards en produits alimentaires et 1 milliard en restauration hors domicile (kebab, fast-food, pizzeria).
« Ce n’est pas une étude exhaustive, mais une estimation, précise Abbas Bendali, directeur de Solis. Les musulmans sont jeunes, actifs et surconsommateurs de viande, surtout lors d’événements comme l’Aïd, les naissances, les mariages… Ils achètent à 85 % de la viande, dans des boucheries halal qui, contrairement aux boucheries traditionnelles, résistent très bien et vendent de gros volumes. »
Cette étude a été corroborée par le cabinet Xerfi, qui évoquait, en 2011, un marché de 4 milliards d’euros.

        Pour en savoir plus :
         

          Que représente le marché du halal en France ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Rencontrés dans le cortège de la marche parisienne, jeudi, plusieurs manifestants font part de leur vision de la convergence des luttes.
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Manifestation interprofessionnelle : « La convergence des luttes, on la voit »

Rencontrés dans le cortège de la marche parisienne, jeudi, plusieurs manifestants font part de leur vision de la convergence des luttes.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 20h37
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 09h31
    |

            Pierre Bouvier








                        


Plusieurs dizaines de milliers de personnes – 119 500 selon le ministère de l’intérieur, 300 000 selon la CGT – ont défilé, jeudi 19 avril, partout en France pour dénoncer la politique d’Emmanuel Macron.
A Paris, ils étaient 15 300 personnes, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurrence, 11 500 selon la police, et 50 000 selon la CGT à défiler entre Montparnasse et place d’Italie. Plusieurs manifestants rencontrés dans le cortège livrent leur vision de la « convergence des luttes » appelée par la CGT.
Mickaël Otsum, étudiant en master à Paris-I-Tolbiac

   


« La convergence des luttes, on la voit à Tolbiac avec les cheminots d’Austerlitz, pour lesquels on a fait une collecte qui a permis de lever 6 000 euros. On voit que le mouvement se durcit dans les universités et les écoles, comme à l’Ehess ou à Sciences Po. A la RATP, la CGT a aussi appelé à la grève ce vendredi. Ce qui s’est passé dans la “zone à défendre” [ZAD] de Notre-Dame-des-Landes, c’est une vengeance politique, pour que le gouvernement ne perde pas la face : il tape partout, dans la ZAD, à Tolbiac. En touchant la ZAD, il a touché le mouvement social. »

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Camille Bernard, enseignante en collège à Thiais (Val-de-Marne)

   


« La convergence des luttes, je l’appelle de mes vœux, je la souhaite, mais elle a du mal à prendre. Dans le métro, les employés de la SNCF chantaient “usagers avec nous”, je leur ai dit qu’il fallait plutôt dire “salariés, tous ensembles”. Parce qu’être usagers ne fait pas d’eux des travailleurs. Si on pouvait faire une convergence du public et du privé, ce serait l’idéal. Que la convergence ait du mal à prendre, je l’explique par l’impression, chez les gens, que si les luttes sont corporatistes, elles ont des chances d’aboutir. Mais c’est une erreur : on est tous soumis à la baisse des dépenses publiques et à la dégradation des conditions de travail et salariales. Pour moi, la convergence a tout son sens, mais Macron a parlé de “coagulation”, qu’il juge illégitime. Il divise pour mieux régner. La baisse des moyens et la casse des statuts, ça concerne tout le monde : les hôpitaux, les Ehpad, les universités, l’éducation nationale, l’université. »
Maxime, étudiant en médecine

   


« Il faut que ça pète. L’hôpital est au cœur des rapports à l’autre. Est-ce qu’on veut un rapport à l’autre fondé sur la valorisation économique ? »
Alexia Peyre, psychologue à la protection judiciaire de la jeunesse en Seine-Saint-Denis

   


« Il y a une convergence des luttes pour la défense du service public, chez les cheminots ou chez nous, qui défendons les tribunaux partout et la justice de proximité. Notre combat, c’est la lutte contre l’enfermement des mineurs et l’accueil des mineurs étrangers isolés. Avec la création de vingt centres d’éducation fermés, ce sont des jeunes qui ont besoin d’être placés qui finissent enfermés. Cela se fait au détriment des milieux ouverts qui suivent 95 % des jeunes qui passent devant les juges pour enfants. Pour nous, il y a une convergence avec le mouvement des jeunes, avec les facultés, la répression des migrants. »
Aurélie Caulier, ergothérapeute dans un hôpital psychiatrique parisien 

   


« Je crois suffisamment à la convergence des luttes pour être là, parce que l’espoir nous permet de tenir. Mais je doute aussi, parce qu’il n’y a pas tant de monde que ça dans la rue. Mais dans la rue, on entend toujours le même fond de plainte. On s’inquiète pour les personnes qui travaillent avec nous, qui n’ont pas notre statut et sont précaires. Chez nous, les postes supprimés ne sont pas remplacés, ou s’ils le sont, c’est sur plusieurs sites différents. C’est notre quotidien, mais c’est la même chose dans les autres services publics, comme l’éducation, avec des salaires pourris et des conditions pourries. »
Mouloud Sahraoui, secrétaire général CGT dans une ancienne filiale de la SNCF

   


« La convergence, j’y crois. elle a commencé avec les cheminots, les gaziers, les éboueurs, les électriciens, et les étudiants. Et oui, ça “coagule”, comme dit Macron, dans tous les secteurs ; oui, j’y crois, on est à un tournant historique. La RATP a déposé un préavis, ça commence à prendre. Il y a les travailleurs, les étudiants, les lycéens. Nous sommes allés à Nanterre, à Tolbiac. Nous, on est en lutte depuis plusieurs semaines. Chez nous, il est aussi question de répression syndicale : onze des quinze élus CGT sont sous le coup d’une procédure de licenciement. Les syndicalistes sont réprimés pour faire peur aux autres salariés. Les conditions sont précaires, puisqu’on a 132 intérimaires pour 182 CDI. C’est pourquoi on observe une hausse des accidents professionnels chez les intérimaires, parce qu’ils ne sont pas formés. Les cheminots nous disent qu’ils n’ont pas envie de finir comme nous, de subir la course aux profits au détriment des conditions de travail des salariés. Pour nous, la convergence des luttes, c’est de tirer tout le monde vers le haut. »



                            


                        

                        


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Des CRS devant Sciences-Po Paris et l’IEP de Lille, bloqués par des étudiants

A Sciences Po Paris, une assemblée générale a voté un nouveau blocage, malgré le vote défavorable organisé par la direction. L’IEP de Rennes restait occupé par des étudiants vendredi, tandis que les CRS ont levé partiellement le blocage à Lille.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 20h14
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h54
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Dans la famille des instituts d’études politiques (IEP), qui recrutent sur concours et pratiquent la sélection, pas moins de cinq établissements sur dix ont voulu marquer leur soutien à la cause des étudiants engagés contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer la sélection à l’entrée de l’université.
Vendredi 20 avril, Sciences Po Paris et Rennes restaient occupés, Lille partiellement bloqué. A Grenoble, bloqué la veille des vacances, un nouveau vote est prévu mardi 24 avril. A Strasbourg, des étudiants ont finalement opté pour un sit-in, mardi. Des étudiants ont expliqué qu’« un manifeste » cosigné par une majorité des IEP était en cours d’écriture, et devrait être rendu public à la fin de la semaine.
Sciences Po Paris. Une assemblée générale a voté la reconduite du blocage jeudi vers 22 heures (146 votes pour et 124), selon les chiffres transmis par le collectif d’élèves bloqueurs. Dès le petit matin, une demi-douzaine de cars de CRS étaient présents de part et d’autre de la rue Saint-Guillaume. Seuls une vingtaine d’élèves occupaient encore les locaux, contre 70 ces derniers jours, voire une centaine dans la nuit de mercredi à jeudi, aux dires d’une étudiante contactée par Le Monde. Le bâtiment a été fermé par la direction.
« L’administration ne permet toujours pas aux étudiant·es de l’occupation de rentrer et sortir du bâtiment, ils font pression pour que les occupant·es libèrent le bâtiment, alors même que l’occupation de l’amphi A11 était un point d’accord avec l’administration », relate le collectif sur la page Facebook de Sciences Po en lutte. Il appelle au rassemblement des étudiants solidaires du mouvement devant le 27 rue Saint-Guillaume « afin de faire appliquer les décisions de l’AG et d’obtenir le maintien de l’occupation ».
Jeudi, le directeur de l’établissement, Frédéric Mion, a adressé un e-mail aux étudiants et personnels pour leur annoncer la tenue d’une « grande consultation en ligne ». A l’issue du vote, 24,8 % ont approuvé l’occupation, contre 67,2 % qui la désapprouvaient, et 8,1 % qui n’ont pas souhaité se prononcer, a fait savoir l’école. Au total, 6 396 étudiants sur 13 000 ont participé à cette consultation.

        Lire notre reportage :
         

          A Sciences Po, les étudiants bloqueurs dénoncent « la fabrique des élites »



Sciences Po Lille. A Lille, à 8 heures vendredi matin, les CRS sont intervenus pour briser un cadenas et permettre aux élèves d’accéder à l’école et la reprise des cours. « Pour éviter les tensions avec les étudiants bloqueurs, nous n’avons pas autorisé une réouverture de la porte principale », précise au Monde François Benchendikh, directeur des études de l’IEP. Une trentaine d’élèves demeurent encore devant les grilles.
Le blocus (sans occupation) avait été voté mercredi en assemblée générale, par 154 voix contre 60, selon le directeur des études de l’IEP. Dans un communiqué, les quatorze enseignants de l’IEP syndiqués au Snesup-FSU soutiennent le blocage.
Etudiant en deuxième année, Théo Boscher n’a pour sa part pas voté pour le blocage. Mais il soutient le mouvement contre la loi ORE : « On ne doit pas rester Sciences Po-centré. On est davantage politisés que des élèves d’écoles de commerce, car nous avons plus à cœur d’échanger nos points de vue. Sciences Po est un terrain fertile pour échanger et doit jouer ce rôle. »
Sciences Po Rennes. A Rennes, une cinquantaine d’étudiants de l’IEP – sur 1 300 étudiants – occupaient toujours, vendredi midi, l’amphithéâtre Lanjuinais, et ce depuis mardi soir. « La moitié d’entre eux ne sont pas de l’IEP, mais probablement de l’université Rennes-I », assurait jeudi une porte-parole de l’établissement. Face à l’impossibilité pour les personnels d’accéder à leurs bureaux, la direction a décidé de fermer l’établissement pour la journée. « Il s’agit d’une occupation pacifique, nous n’avons pas constaté de dégradations », avait précisé la direction de l’école.
Sur leur page Facebook, les bloqueurs expliquent que leur action « fait suite à la répression initiée par la direction de l’IEP, qui a tenté de mettre en place un contrôle des cartes et d’annuler une conférence sur la convergence des luttes ».
Sciences Po Grenoble. Premier à s’être mobilisé à travers un blocage dès le 13 avril entre 6 heures et 14 heures, l’IEP de Grenoble a alors été fermé administrativement, et ses étudiants sont en congés depuis. Le blocage avait été décidé la veille lors d’un vote des nombreux participants d’une AG interfacs, à laquelle les étudiants de Sciences Po avaient été conviés. Etudiant en première année, Léo Leroux, déclare faire « partie des étudiants qui se sont étonnés de ne pas avoir été consultés en amont pour ou contre ce blocage du 13 avril ». Il souhaiterait que les élèves de Sciences Po soient sondés en interne avant qu’un nouveau blocage soit mis au vote lors de la prochaine assemblée générale interfacultés grenobloise, prévue le 24 avril.
De son côté, Arthur Boix-Neveu, élu étudiant membre de l’UNEF, précise que « les cours reprendront lundi 23 avril à l’IEP, suivis d’un débat en amphi sur la loi Vidal où nous ferons intervenir les enseignants ». Interrogé sur l’expression « dictature macronienne » brandie par les bloqueurs de Sciences Po Paris, l’étudiant répond que lui ne va « pas jusque-là ». En revanche, il « constate une réduction de l’Etat de droit, un mépris du Parlement et l’installation d’une monarchie républicaine », complète-t-il.
Sciences Po Strasbourg. Quant à l’IEP de Strasbourg, « RAS », dit la direction, jointe par Le Monde. « Nous ne sommes pas bloqués, c’est calme pour le moment. » « RAS, cela dépend, commente l’un des élèves, Lucas Segal. S’il n’y a pas eu de blocage, il existe bien une mobilisation. » 
La menace d’un blocage était même dans la balance lors de l’AG du 13 avril, à laquelle 140 élèves environ ont pris part pour demander de ne pas être pénalisés s’ils se joignaient au cortège de la manifestation interprofessionnelle de ce jeudi. « La direction ayant immédiatement accepté de ne pas pénaliser ces absences, nous n’avons pas bloqué. Mais nous avons organisé un sit-in mardi 17 avril, où une quarantaine d’étudiants se sont assis dans le hall près de feuilles posées à terre où il était inscrit “Fais comme Macron, marche sur l’éducation” », relate le jeune homme.
L’étudiant s’inquiète de « la politique néolibérale » que mène à ses yeux le chef de l’Etat, notamment à travers la loi Vidal : « La sélection entraîne une homogénéisation sociale et nous sommes bien placés pour le voir. Ici, nous sommes en majorité des enfants de cadres et, sur 170, il y a deux ou trois personnes d’origine maghrébine ou africaine. On a peur que la loi Vidal tende vers cela au sein des universités, qui ne rempliraient plus leur rôle d’accès au savoir pour tous. »



                            


                        

                        


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La CEDH autorise l’expulsion vers l’Algérie d’un imam salafiste de Marseille

La procédure d’expulsion de cet influent imam officiant à la mosquée As-Sounna de Marseille avait été engagée par le ministre de l’intérieur en janvier.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 19h57
   





                        



   


La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a annoncé avoir autorisé, jeudi 19 avril, l’expulsion d’un influent imam salafiste algérien de Marseille, connu pour ses prêches radicaux, qu’elle avait d’abord suspendu mardi. Cette décision a été prise « à la lumière des informations fournies par les parties », a précisé la Cour dans un communiqué.
Me Nabil Boudi, avocat de l’imam El Hadi Doudi, avait saisi la CEDH, invoquant le risque que son client subisse des tortures ou « traitements inhumains ou dégradants » s’il était renvoyé par les autorités françaises vers l’Algérie.
L’imam El Hadi Doudi s’était vu notifier mardi un arrêté d’expulsion, pris à son encontre par le ministère de l’intérieur, qui critique la teneur de ses prêches. Mais l’application de cette expulsion, programmée mardi à 15 heures, a été suspendue par la CEDH sur la base de l’article 39 de son règlement, prévoyant la possibilité de prendre des mesures provisoires.
La Cour a alors accordé un délai de soixante-douze heures au gouvernement français « afin de rassembler les informations complémentaires nécessaires à une prise de décision éclairée ».

        Lire aussi :
         

                Procédure d’expulsion engagée contre El Hadi Doudi, imam d’une mosquée salafiste marseillaise



Des prêches très radicaux
L’imam El Hadi Doudi se trouvait depuis dans un centre de rétention administratif. Agé de 63 ans, l’imam de la mosquée As-Sounna, en plein cœur de Marseille, dans le 3e arrondissement, s’est vu reprocher des prêches très radicaux.

        Lire l’enquête:
         

          A Marseille, l’omniprésence d’un islam salafiste



Il s’agissait notamment d’« actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes », en l’occurrence les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l’adultère, selon les termes de la demande d’expulsion du ministère de l’intérieur.
Dans son avis positif à la demande d’expulsion, le 8 mars, une commission composée de magistrats administratifs et judiciaires marseillais avait relevé que « l’analyse de l’idéologie propagée par M. Doudi (…) démontre que l’autre est nié dans sa singularité et son humanité ».
« Il est identifié uniquement par rapport à son sexe et à son appartenance ou non à une race, une religion, une catégorie de personnes, ce qui est attentatoire aux principes fondamentaux de la République », poursuivait la commission.
Fermeture temporaire de la mosquée
Le 11 décembre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté de fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna. Cette fermeture temporaire a été entérinée par le Conseil d’État le 31 janvier.
Le 28 mars en région parisienne, l’imam suppléant de la mosquée de Torcy (Seine-et-Marne), Mohammed Tlaghi, a été reconduit vers le Maroc, en raison de ses prêches radicaux, en vertu d’un arrêté d’expulsion pris le 2 mars.
Vingt étrangers radicalisés en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, avait affirmé Gérard Collomb dans un entretien à Ouest-France le 31 mars, chiffre « jamais atteint auparavant », selon lui.



                            


                        

                        


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Le nombre de détenus dans les prisons françaises bat un nouveau record

La population en détention a de nouveau franchi le seuil des 70 000 détenus, annonce la Direction de l’administration pénitentiaire.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h48
   





                        


Nouveau record pour les prisons françaises. Le nombre de détenus au 1er avril a atteint 70 367 personnes incarcérées, parmi lesquelles figurent près de 21 000 personnes en attente de jugement, a annoncé jeudi 19 avril la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

        Lire aussi :
         

                Avec un chiffre record de 70 000 détenus, la France est l’un des mauvais élèves de l’Europe



« La population en détention franchit de nouveau le seuil des 70 000 détenus », annonce la DAP dans un communiqué. Les prisons françaises, marquées par un fort mouvement de contestation des surveillants en janvier, souffrent d’une surpopulation chronique qui continue de s’aggraver.


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La surpopulation des prisons n'est pas nouvelle : les capacités sont dépassées depuis au moins 2003
Nombre de personnes écrouées et nombre de places disponibles en prison au 1er janvier de chaque année

Source : Ministère de la justice



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