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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.
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Une Foire de Bruxelles au parfum de Cologne

Le rendez-vous belge, qui fête ses 50 ans, s’est spécialisé dans l’art le plus contemporain.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h58
    |

            Harry Bellet (Bruxelles)








                        



                                


                            

Bruxelles, ou Cologne ? Ah, que voilà bien des problèmes d’amateurs d’art ! Les deux plus anciennes foires d’art contemporain du monde (Art Cologne a été fondé en 1967, Art Brussels fête ses 50 ans) ouvrent cette année la même semaine. Les plus acharnés feront les deux, un Thalys relie les deux villes. Pour les autres, laquelle choisir ? Disons pour faire simple que les gros calibres sont allés à la pêche aux riches collectionneurs allemands : on trouve à Cologne 200 galeries venues de 31 pays montrer de l’art contemporain, mais aussi de l’art moderne, dont Kamel Mennour, Lelong, Lisson, David Zwirner, Hauser & Wirth, Thaddaeus Ropac, White Cube et l’inévitable Gagosian.
Inévitable ? Mais non, il suffit de choisir Bruxelles ! Les galeries présentes (147 issues de 32 pays) n’ont pas moins de mérite et montrent des artistes moins attendus. C’est qu’elles s’adressent aux mythiques collectionneurs belges qui ne sont pas moins argentés que leurs confrères du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, mais n’aiment rien tant que la nouveauté.
Un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017
Ce n’est pas ici qu’on aurait pu inventer, comme en Allemagne, le « Kunstkompass » (« La Boussole de l’art »), ce classement annuel qui conseille les acheteurs en évaluant la notoriété d’un artiste : le Belge achète avec les yeux plus qu’avec les oreilles. Et les yeux étaient gâtés pour ce jubilé, même si la concurrence de Cologne avait dissuadé quelques grandes enseignes étrangères de venir : un tiers des participants sont belges, contre 17 % en 2017. « Il faut bien constater que les années fastes, avec la venue de galeries prestigieuses de Londres ou de New York, sont passées, et l’on ne compte plus que quinze galeries non européennes… » remarque, avec regret, Le Soir de Bruxelles. Certes, mais parmi lesquelles HdM, basée à Pékin, venue avec tout plein d’artistes chinois passionnants, dont l’étonnant Yang Yongliang, et un intrus sympathique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.
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Brexit : plus de 3 000 Français ont demandé à devenir sujets de Sa Majesté en 2017

Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h56
    |

                            Arthur Carpentier








                        



   


Dès le lendemain du vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, la France et d’autres pays européens ont enregistré une forte croissance des demandes d’acquisition de leur nationalité par des citoyens britanniques. Mais cette tendance a son pendant sur le continent : le nombre d’Européens – et surtout de Français – prétendant à la citoyenneté britannique a considérablement augmenté.
En 2017, 3 474 Français ont déposé un dossier pour acquérir la citoyenneté britannique, contre seulement 920 en 2015 et 1265 en 2016. Au total, 2 862 procédures ont abouti l’année dernière, soit près de quatre fois plus que deux ans auparavant.
Sur les talons des Français, 3 129 Allemands ont demandé la nationalité au Royaume-Uni en 2017, alors qu’ils n’étaient que 757 en 2015. La progression la plus importante vient des pays scandinaves : en 2017, huit fois plus de Danois et cinq fois plus de Finlandais ont obtenu la double nationalité qu’au cours de l’année 2015.
« Bon caractère ».
Presque deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, les négociations sur les modalités de cette sortie n’avancent que très péniblement. L’incertitude est de mise, et inquiète tant les Britanniques que les Européens ayant des attaches outre-Manche. Ces derniers misent sur la double nationalité.
La décision de naturaliser un étranger reste entièrement à la discrétion du Home Office. Le requérant doit avoir séjourné cinq ans sur le territoire avant sa demande (trois s’il est marié à un citoyen britannique), parler l’une des langues officielles du Royaume-Uni, connaître ses us et coutumes et être « de bon caractère ».
Tout comme le Royaume-Uni a ouvert les bras à quantité de Français, l’Hexagone a reçu de très nombreux dossiers de demande de naturalisation. « Avant le Brexit, nous n’avions jamais reçu de demandes de Britanniques, se souvient Fiona Mougenot, directrice d’un cabinet de conseil qui accompagne les étrangers désireux d’être naturalisés. Puis ça a soudainement explosé, et la tendance ne faiblit pas. »
« Bonnes mœurs »
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 3 173 Britanniques ont déposé une requête auprès de la France en 2017, alors qu’ils n’étaient que 386 en 2015. Pour que leur demande aboutisse, les sujets de Sa Majesté doivent avoir résidé cinq ans de nôtre côté de la Manche, être capables de subvenir à leurs besoins, adhérer aux valeurs de la République, parler français et être « de bonnes vie et mœurs ». L’année dernière, 1 518 postulants ont obtenu la double nationalité.
Plus encore que la Manche, c’est la mer d’Irlande que de nombreux Britanniques ont traversée à la suite du Brexit. D’après les chiffres obtenus par le quotidien The Guardian, l’île d’Emeraude a reçu de ses voisins insulaires le plus important nombre de dossiers de naturalisation au niveau européen. Durant les douze mois qui ont suivi le référendum du Brexit, 8 911 demandes ont été formulées – dont seulement 10 % par des Britanniques résidant en Irlande – contre 793 en 2015.
Au total, 17 000 Britanniques ont sollicité la citoyenneté d’un autre pays européen entre juillet 2016 et juin 2017. « Je distingue deux catégories de demandeurs, note Mme Mougenot. Il y a d’une part ceux que j’appelle “les anciens”, qui se sentent très européens, qui ont connu les débuts de l’union, et qui veulent conserver cette identité, et d’autre part les moins de 35 ans, qui y trouvent un intérêt plus pratique, en termes de déplacements, de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que le Commonwealth ?

A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h02
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Une réunion des chefs de gouvernement tous les deux ans — comme en avril à Londres —, des Jeux organisés tous les quatre ans…, le Commonwealth, ou dans sa forme longue « Commonwealth of Nations », est une organisation relativement peu connue de ce côté de la Manche.
Les cinquante-trois pays membres de cette organisation intergouvernementale, rassemblés formellement en 1949, n’ont aucune obligation les uns envers les autres, mais ils adhèrent tous à la charte du Commonwealth, qui énonce une série de « valeurs fondatrices » telles que la démocratie, les droits humains, la non-discrimination, la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, etc. La charte reconnaît noir sur blanc les spécificités des « petits Etats » et des « Etats vulnérables », qu’il convient d’aider, d’assister dans leur développement et de soutenir en cas de danger.

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Basé sur le travail de Mike Bostock et de Derek Watkins : https://github.com/dwtkns/d3_dymaxion




Cinquante-trois pays du Commonwealth
Cette carte représente la majeure partie des pays du Commonwealth, certaines nations insulaires sont trop petites pour être représentées.


Quel régime politique ?
République
Monarchie (Elizabeth II est reine)
Monachie (souverain local)



de Buckminster Fuller, Antarctique exclue


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                "sz": { "etat": "Swaziland", "adhesion": "‍6 septembre 1968", "continent": "Afrique", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monlocal", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 1119375, "Remarque": "" },
                "to": { "etat": "Tonga", "adhesion": "‍4 juin 1970", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monarchie", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 103252, "Remarque": "" },
                "ag": { "etat": "Antigua-et-Barbuda", "adhesion": "‍1er novembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 86295, "Remarque": "" },
                "au": { "etat": "Australie", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 23795300, "Remarque": "Dominion depuis le 1er janvier 1901, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1942 (avec effet rétroactif à 1939), abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "bs": { "etat": "Bahamas", "adhesion": "‍10 juillet 1973", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 368390, "Remarque": "" },
                "bb": { "etat": "Barbade", "adhesion": "‍30 novembre 1966", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 285000, "Remarque": "" },
                "bz": { "etat": "Belize", "adhesion": "‍21 septembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 358899, "Remarque": "" },
                "ca": { "etat": "Canada", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 35702707, "Remarque": "Dominion depuis le 1er juillet 1867, statut de Westminster en 1931, absorbe Terre-Neuve-et-Labrador en 1949, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1982" },
                "gd": { "etat": "Grenade", "adhesion": "‍7 février 1974", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 103328, "Remarque": "" },
                "jm": { "etat": "Jamaïque", "adhesion": "‍6 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 2717991, "Remarque": "" },
                "nz": { "etat": "Nouvelle-Zélande", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 4572100, "Remarque": "Dominion depuis le 26 septembre 1907, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1947, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "pg": { "etat": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "adhesion": "‍16 septembre 1975", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 7398500, "Remarque": "Indépendance de l'Australie" },
                "gb": { "etat": "Royaume-Uni", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Europe", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 64511000, "Remarque": "Le Parlement britannique adopte le statut de Westminster en 1931" },
                "kn": { "etat": "Saint-Christophe-et-Niévès", "adhesion": "‍19 septembre 1983", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 55000, "Remarque": "" },
                "lc": { "etat": "Sainte-Lucie", "adhesion": "‍22 février 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 185000, "Remarque": "" },
                "vc": { "etat": "Saint-Vincent-et-les Grenadines", "adhesion": "‍27 octobre 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 109000, "Remarque": "Membre spécial de 1979 à 1985" },
                "sb": { "etat": "Salomon", "adhesion": "‍7 juillet 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 581344, "Remarque": "" },
                "tv": { "etat": "Tuvalu", "adhesion": "‍1er octobre 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 11323, "Remarque": "Membre spécial de 1978 à 2000" },
                "za": { "etat": "Afrique du Sud", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 54956900, "Remarque": "Dominion depuis le 31 mai 1910, bénéficie du statut de Westminster de 1931, quitte le Commonwealth en 1961, retour en 1994" },
                "bd": { "etat": "Bangladesh", "adhesion": "‍18 avril 1972", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 158088000, "Remarque": "Déclare son indépendance du Pakistan en 1971" },
                "bw": { "etat": "Botswana", "adhesion": "‍30 septembre 1966", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2024904, "Remarque": "" },
                "cm": { "etat": "Cameroun", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 21143237, "Remarque": "Territoire sous mandat principalement français Indépendance de la partie française en 1960, union avec la partie britannique à son indépendance en 1961" },
                "cy": { "etat": "Chypre", "adhesion": "‍13 mars 1961", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 858000, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni en 1960" },
                "dm": { "etat": "Dominique", "adhesion": "‍3 novembre 1978", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 71293, "Remarque": "" },
                "fj": { "etat": "Fidji", "adhesion": "‍10 octobre 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 859178, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1987, retour en 1997, suspendu de 2000 à 2001 et de 2006 à 2014" },
                "gm": { "etat": "Gambie", "adhesion": "‍18 février 1965", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2038501, "Remarque": "Retrait volontaire le 3 octobre 2013" },
                "gh": { "etat": "Ghana", "adhesion": "‍6 mars 1957", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 27043093, "Remarque": "" },
                "gy": { "etat": "Guyana", "adhesion": "‍26 mai 1966", "continent": "Amérique du Sud", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 746900, "Remarque": "" },
                "in": { "etat": "Inde", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1269090000, "Remarque": "Absorbe l'Inde française entre 1950 et 1954, l'Inde portugaise en 1961 et le Sikkim en 1975" },
                "ke": { "etat": "Kenya", "adhesion": "‍12 décembre 1963", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 46749000, "Remarque": "" },
                "ki": { "etat": "Kiribati", "adhesion": "‍12 juillet 1979", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 106461, "Remarque": "" },
                "mw": { "etat": "Malawi", "adhesion": "‍6 juillet 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 16310431, "Remarque": "" },
                "mt": { "etat": "Malte", "adhesion": "‍21 septembre 1964", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 425384, "Remarque": "" },
                "mu": { "etat": "Maurice", "adhesion": "‍12 mars 1968", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1261208, "Remarque": "" },
                "mz": { "etat": "Mozambique", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 25727911, "Remarque": "Indépendance du Portugal en 1975, premier pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "na": { "etat": "Namibie", "adhesion": "‍21 mars 1990", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2113077, "Remarque": "Indépendance de l'Afrique du Sud en 1960" },
                "nr": { "etat": "Nauru", "adhesion": "‍1er novembre 1968", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10084, "Remarque": "Indépendance en 1968 d'une tutelle conjointe de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni membre spécial de 1968 à 1999 et de nouveau de 2006 à 2011" },
                "ng": { "etat": "Nigéria", "adhesion": "‍1er octobre 1960", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 183523000, "Remarque": "Suspendu de 1995 à 1999" },
                "ug": { "etat": "Ouganda", "adhesion": "‍9 octobre 1962", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 34858813, "Remarque": "" },
                "pk": { "etat": "Pakistan", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 189388000, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1972, retour en 1989, suspendu de 1999 à 2004 et de 2007" },
                "rw": { "etat": "Rwanda", "adhesion": "‍29 novembre 2009", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10966891, "Remarque": "Indépendance de la Belgique en 1962, second pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "ws": { "etat": "Samoa", "adhesion": "‍28 août 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 187820, "Remarque": "Indépendance de la Nouvelle-Zélande en 1962 sous le nom de Samoa occidentales" },
                "sc": { "etat": "Seychelles", "adhesion": "‍29 juin 1976", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 89949, "Remarque": "" },
                "sl": { "etat": "Sierra Leone", "adhesion": "‍27 avril 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 6319000, "Remarque": "" },
                "sg": { "etat": "Singapour", "adhesion": "‍9 août 1966", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 5469700, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni et rejoint la Malaisie en 1963, indépendance de la Malaisie en 1965" },
                "lk": { "etat": "Sri Lanka", "adhesion": "‍4 février 1948", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 20675000, "Remarque": "Joint le Commonwealth en tant que Dominion de Ceylan, devient une république en 1972" },
                "tz": { "etat": "Tanzanie", "adhesion": "‍9 décembre 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 47421786, "Remarque": "Précédemment Tanganyika et Zanzibar, fusionnés en 1964" },
                "tt": { "etat": "Trinité-et-Tobago", "adhesion": "‍31 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1328019, "Remarque": "" },
                "vu": { "etat": "Vanuatu", "adhesion": "‍30 juillet 1980", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 264652, "Remarque": "Indépendance de la France et du Royaume-Uni" },
                "zm": { "etat": "Zambie", "adhesion": "‍24 octobre 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 15473905, "Remarque": "" }
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            payschoisis = [{ "x": width / 2.45, "y": height / 2.38, "pays": "Royaume-Uni" },
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                { "x": width / 3.5, "y": height / 1.81, "pays": "Nigéria" }
            ];

        var projection = d3.geo.dymaxion()
            .translate([width / 2.2, height / 6])
            .scale(width / 2.7);

        var path = d3.geo.path()
            .projection(projection);

        var graticule = d3.geo.graticule();

        var svg = d3.select("#bfi").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
        var g = svg.append("g")
            .attr("id", "groupe")
            .attr('transform', tourner);

        var etiquettes = svg.append("g")
            .attr("id", "etiquettes");

        /* L'astuce pour faire passer un pays devant les autres*/
        d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
            return this.each(function() {
                this.parentNode.appendChild(this);
            });
        };

        d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/monde.geojson", function(error, collection) {

            g.selectAll("path")
                .data(collection.features)
                .enter().insert("path")
                .attr("class", function(d) {
                    if (commonwealth[dico[d.properties.fr]]) return "land " + dico[d.properties.fr]
                    else return "non"
                })
                .attr("title", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {
" + e.etat + " "
" + String(pop(e.Population)).replace(".", ",") + "habitants"

"
Régime : " + e.regime.replace("République", "république indépendante") + ""
Adhésion le " + e.adhesion.replace("1er", "1er") + ""
                        return html
                    }
                })
                .attr("fill", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {

                        return couleur[e.typo]
                    }
                })
                .attr("d", path)
                .on("mouseover", function() {
                    var sel = d3.select(this);
                    sel.moveToFront();
                });
        });

        function pop(d) {
 1000000000) return (d / 1000000000).toFixed(2) + " milliard d'"
 1000000 && d  2000000) ? "s" : "") + " d'"
            else return d.toLocaleString() + " "
        }

        etiquettes.selectAll("text")
            .data(payschoisis)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("class", "noms passelect")
            .text(function(d) {
                return d.pays;
            })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pays == "Royaume-Uni" || d.pays == "Australie" || d.pays == "Canada") return "end"
                return "middle"
            })
            .attr("x", function(d) {
                return d.x;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return d.y;
            });

        /* Flèche pour la France */

        var flecheData = [{
                x: width / 2.4,
                y: (height / 2.4)
            }, {
                x: width / 2.18,
                y: (height / 2.36)
            }, {
                x: width / 2.17,
                y: (height / 2.16)
            }],
            ligneFleche = d3.svg.line()
            .interpolate("basis")
            .x(function(d) {
                return d.x;
            })
            .y(function(d) {
                return d.y;
            });

        etiquettes.append("defs").append("marker")
            .attr("viewBox", "0 -5 10 10")
            .attr("refX", 8)
            .attr("refY", 0)
            .attr("markerWidth", 8)
            .attr("markerHeight", 8)
            .attr("orient", "auto")
            .attr("id", "t")
            .attr("class", "fleche")
            .attr("fill", "#a1a6aa")
            .append("path")
            .attr("d", "M0,-5L10,0L0,5");


        etiquettes.append("path")
            .attr("d", ligneFleche(flecheData))
            .style("stroke-width", 1.4)
            .style("stroke", "#a1a6aa")
            .style("fill", "none")
            .style('marker-end', "url(#t)");

        /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#dymaxion").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "path.land",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });
        $("#dymaxion a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

    });
});


Quel est le poids démographique des pays de l’organisation ?
Avec près de 2,4 milliards d’habitants, le Commonwealth compose le tiers de l’humanité. La plupart d’entre eux vivent dans le sous-continent indien, l’Inde (1,3 milliard d’habitants), le Bangladesh (158 millions d’habitants) et le Pakistan (190 millions) représentant 80 % de la population du Commonwealth.


	#container_15242182550{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15242182550{
		height:350px;
	}
	#container_15242182550 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15242182550 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
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		white-space: normal !important;
	}
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15242182550 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



2,4 milliards d'habitants sur cinq continents
Ce graphique représente la répartition de la population du Commonwealth par continent, en millions d'habitants.

Source : Commonwealth



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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	},
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	credits:{
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		text: ""
	},
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		text: ""
	},
	plotOptions: {
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					textShadow: 'none',
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				}
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
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		type:"linear",
		title: {
			text:"millions d'habitants"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
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		plotLines: [{
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				useHTML: false,
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				align: "left",
				x: -3
			}
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		plotBands: [{
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			to: "",
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		}]
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		},
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			format: "{value} ",
			zIndex: -1
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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			value: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
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				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
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		enabled:"",
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		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
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    "name": "millions",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        1673.288172
      ],
      [
        "",
        501.260981
      ],
      [
        "",
        65.794384
      ],
      [
        "",
        42.117822
      ],
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	tooltip: {
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		},
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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	function findLength(str) {
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Afrique, avec dix-neuf membres, forme le plus gros contingent de pays mais se trouve en deuxième position s’agissant de la population : les dix-sept républiques et deux monarchies émargent à 501 millions d’habitants.
Enfin, en Europe, seuls deux autres pays — tous deux membres de l’Union européenne — sont membres du Commonwealth, portant la population à 65,79 millions d’habitants : ce sont Malte et Chypre.
Comment y adhérer ?
Les critères pour rejoindre le Commonwealth sont clairement établis, il faut :
accepter les principes énoncés dans la charte ;être un Etat souverain ;reconnaître la reine Elizabeth II comme cheffe du Commonwealth ;accepter l’anglais comme langue du Commonwealth ;respecter les vœux de la population d’adhésion ou non ;avoir eu un lien historique avec un Etat déjà membre.
De ce fait, certains pays pourraient proposer leur adhésion, car ils ont été des « protectorats » ou des colonies de la Couronne : l’Egypte, l’Irak, l’Irlande, la Jordanie, Israël, le Yémen et même les Etats-Unis, entre autres.
Il est aussi possible de quitter l’organisation, et de manière plus aisée que pour un Brexit. C’est ce que firent, par exemple, l’Irlande et Terre-Neuve en 1949 ou les Maldives en 2016. Il y a aussi l’exemple du Zimbabwe, suspendu des réunions ministérielles en 2002 à cause de l’élection de Robert Mugabe en mars de la même année dans des conditions contestées. En 2003, le pays a définitivement quitté l’organisation. Le Royaume-Uni soutient aujourd’hui sa réintégration après le départ du pouvoir de M. Mugabe, en novembre.
Qui est le dirigeant ou la dirigeante ?
A la tête de cette organisation d’Etats partenaires « libres et égaux » — pour la plupart d’anciens territoires coloniaux —, le chef désigné est le souverain britannique, en l’occurrence Elizabeth II actuellement. Elle est par ailleurs cheffe d’Etat de dix-sept monarchies parlementaires, à commencer par le Royaume-Uni, bien sûr, mais aussi le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et des « petites » nations comme les monarchies insulaires de Sainte-Lucie, la Jamaïque, Grenade, les Bahamas, etc. Cela ne lui donne aucun pouvoir effectif.
Quatre pays membres sont des monarchies dont le souverain est « local » : Brunei, le Lesotho, la Malaisie et le Swaziland. Enfin, trente-deux sont des républiques, pour la plupart situées sur le continent africain ; à elles seules, ces républiques africaines représentent 500 millions de personnes.
Quels avantages à l’international ?
Les citoyens de ces cinquante-trois pays ne se considèrent pas comme étrangers les uns aux autres, de ce fait et sur le plan diplomatique, les Etats membres ne s’envoient pas d’ambassadeurs mais des « hauts-commissaires » — qui représentent le gouvernement et non pas le chef d’Etat (qui est souvent la reine par ailleurs). De la même manière, si un citoyen du Commonwealth se trouve dans un pays où il n’a pas de représentation diplomatique, il peut s’adresser à l’assistance consulaire britannique, s’il y en a une.
Par ailleurs, grâce au Commonwealth, les citoyens australiens, néo-zélandais ou canadiens peuvent demander un « working holiday visa » qui — à l’image du visa travail vacances entre la France et le Canada — permet aux personnes de 18 à 30 ans de travailler au Royaume-Uni. Seuls les ressortissants de ces pays y ont droit pour le moment car cet accord nécessite la réciprocité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-4">
<filnamedate="20180420"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180420"><AAMMJJHH="2018042017">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                
                                       
édition abonné


Au Danemark, l’affaire du « Nautilus » résolue grâce à un chien suédois


                      Dressé pour pister les traces de cadavres sous l’eau, le chien-renifleur Ben a permis de retrouver le corps de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue en 2017 à bord d’un sous-marin. Et d’inculper son meurtrier.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h22
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

Ben n’a pas le pied marin. Un comble pour un chien renifleur, spécialisé dans la détection aquatique. Et pourtant, l’automne dernier, le springer anglais de 8 ans – six ans de service dans la police – s’est laissé accrocher à la proue d’un bateau à moteur, qui l’a promené des semaines entières, en baie de Koge, au sud de Copenhague. Malgré les vagues de plusieurs mètres, les rafales de vent glacé et l’épais brouillard certains jours, il n’a pas lâché, humant l’air, en quête de cette odeur si particulière de la cadavérine, produite par un corps en décomposition, qu’il est capable de déceler, même en infime quantité, à la surface de l’eau.
Le springer anglais a ainsi joué un rôle crucial dans une des affaires criminelles les plus spectaculaires de ces dernières années, en Scandinavie : le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue le 10 août 2017, à bord du sous-marin le Nautilus. « Sans les chiens, l’enquête n’aurait probablement jamais abouti, malgré la détermination incroyable des enquêteurs danois », affirme le commissaire Mattias Sigfridsson, chargé de coordonner l’opération côté suédois. L’ingénieur excentrique Peter Madsen aurait pu, sans être contredit, continuer à défendre la thèse de l’accident, comme il l’a fait depuis le début de son procès, dont le verdict est attendu le 25 avril.
Parmi les quinze chiens renifleurs de la brigade cynophile suédoise, trois seulement sont formés à la détection de cadavres, y compris en milieu aquatique.
En Suède, Ben et ses collègues sont considérés comme des héros. La direction nationale de la police leur a d’ailleurs promis un nouveau bateau. Et les candidats se pressent pour succéder à son maître, Johan Esbjörnsson, quand il partira à la retraite, avec son chien, l’an prochain. « Pourtant, il y a cinq ans, quand nous avons commencé à nous spécialiser dans la détection de cadavres, les collègues trouvaient cela dégoûtant », se souvient le policier.
A...




<article-nb="2018/04/20/17-5">
<filnamedate="20180420"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180420"><AAMMJJHH="2018042017">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h15
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.
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L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme

Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h48
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Pas une semaine ne passe, en Allemagne, sans que l’antisémitisme ne fasse les gros titres de l’actualité. Il arrive même qu’il soit évoqué plusieurs fois dans la même journée. Mercredi 18 avril, trois affaires ont retenu l’attention de la presse allemande. L’une concerne l’agression, au cœur de Berlin, d’un Israélien de 19 ans qui portait une kippa et a été frappé par un autre jeune homme avec une ceinture.
L’attaque, qui a eu lieu dans le quartier bourgeois de Prenzlauer Berg, a eu d’autant plus de retentissement qu’elle a été filmée par la victime et diffusée sur les réseaux sociaux. Depuis, le jeune Israélien a révélé qu’il n’était pas juif mais d’origine arabe et athée, et qu’il avait voulu montrer « combien il est horrible, ces temps-ci, de se montrer comme juif dans les rues de Berlin ». Quant à son agresseur présumé, il a été arrêté, a annoncé la police, jeudi soir, précisant qu’il s’agissait d’un Syrien.
Deuxième affaire : la remise d’un prix Echo, l’équivalent des Victoires de la musique outre-Rhin, aux rappeurs Kollegah et Farid Band. Dans l’une de leurs chansons, ces derniers font un parallèle entre leurs corps et ceux des « prisonniers d’Auschwitz ». Depuis que la récompense leur a été décernée, le 12 avril, plusieurs lauréats ont rendu la leur, en signe de protestation. Mercredi, le président du Conseil allemand de la musique, qui représente les professionnels du secteur, a annoncé à son tour sa démission du comité d’éthique du prix Echo.
Mise en garde contre l’instrumentalisation des chiffres
La troisième affaire, enfin, concerne une création théâtrale intitulée Mein Kampf et dont la première devait avoir lieu à Constance (Bade-Wurtemberg), vendredi, jour anniversaire de la naissance d’Hitler. Présentée comme une farce sur la jeunesse du futur maître du IIIe Reich, cette pièce fait scandale avant même d’avoir été vue.
Mercredi, la presse a relayé les critiques ayant visé la direction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.
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Berlin : évacuation massive pour désamorcer une bombe britannique

Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h30
   





                        



   


Une des plus importantes évacuations qu’ait connues le centre de Berlin depuis 1945 était en cours, vendredi 20 avril, pour permettre le désamorçage d’une bombe britannique de 500 kg datant de la seconde guerre mondiale.
Trouvé par des ouvriers sur un chantier au cœur de la capitale allemande, près de la gare principale, l’engin est qualifié de « sûr » par la police. Les autorités ont néanmoins décidé d’une évacuation de « tous les bâtiments dans un périmètre de 800 mètres » autour du lieu de la découverte. A 9 heures, la police locale effectuait du porte-à-porte pour s’assurer que les occupants quittaient les bâtiments avant que le déminage ne commence aux alentours de midi. Selon la police, quelque 10 000 personnes seraient concernées par cette évacuation.
Transports perturbés

   


Même loin de cette zone, les Berlinois doivent s’adapter. Les transports dans, depuis et vers la capitale sont très perturbés car la principale gare de la ville, Hauptbahnhof, utilisée par 300 000 voyageurs quotidiens, est à l’intérieur du périmètre d’évacuation. Depuis le matin, les trains ne s’y arrêtent plus et des policiers en interdisent l’accès à l’aide de bandes rouge et blanc. Le trafic devait être totalement bloqué jusqu’à au moins 13 heures. De nombreuses stations de tram, bus, métro, de trains de banlieue étaient également fermées jusqu’à 14 heures.
A côté de la gare, de nombreux bâtiments publics sont dans la zone rouge, à commencer par les ministères de l’économie et des transports, un hôpital militaire, le gigantesque complexe en travaux des services de renseignements (BND), le musée d’art contemporain Hamburger Bahnhof et celui de médecine.
« La bombe de 500 kg, qui n’a pas explosé à l’époque, fait environ 110 cm sur 45, c’est donc un objet assez imposant qui pourrait potentiellement faire beaucoup de dégâts dans la ville. Nous sommes donc très prudents avec des professionnels hautement qualifiés », a expliqué un porte-parole de la police berlinoise, Winfrid Wenzel. Berlin a connu pendant la guerre une campagne d’intenses bombardements, en particulier au printemps 1945, avec un tiers des habitations de la ville détruites et des dizaines de milliers de morts. Des milliers d’engins ayant fait long feu ont été découverts depuis et quelque 3 000 autres resteraient dans le sous-sol berlinois, selon les experts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.
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Antisémitisme : l’extrême droite autrichienne toujours embarrassée par des scandales

Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h33
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Cela fait à peine quatre mois que le FPÖ (parti autrichien de la liberté) est revenu au pouvoir en coalition avec les conservateurs (ÖVP). Mais il est déjà rattrapé par plusieurs scandales. Un agent diplomatique en poste à Tel-Aviv a été rappelé, après avoir porté un tee-shirt nazi. Un élu local a été suspendu, pour avoir partagé sur WhatsApp des citations d’Adolf Hitler. Et un candidat à une élection régionale, Udo Landbauer, a été poussé à la démission, après la découverte de livrets de chants faisant l’apologie du IIIe Reich, dans la corporation pangermaniste dont il était un dirigeant.

L’allié autrichien de Marine Le Pen ne ménage pourtant pas sa peine pour convaincre que le FPÖ a évolué depuis sa création après-guerre par d’anciens nazis. « Nous avons aujourd’hui et pour les générations futures un devoir de responsabilité face à la mémoire des victimes de l’Holocauste », a affirmé Heinz-Christian Strache, le vice-chancelier et chef de file de cette famille politique, en janvier. « Si quelqu’un voit les choses autrement, qu’il se lève et qu’il s’en aille. Il n’est pas le bienvenu chez nous. »
Refus de délivrer « un certificat casher »
Ce discours ne semble pas convaincre les 15 000 membres de la communauté juive d’Autriche, rassemblée au sein d’un conseil national nommé IKG (« Israelitische Kultusgemeinde »), de la sincérité du FPÖ. Son président, Oskar Deutsch, a expliqué qu’il refusait toujours de « délivrer un certificat casher » à l’extrême droite. Opposition politique, associations antiracistes, historiens, rescapés du camp de Mauthausen se montrent aussi sceptiques. Même le jeune chancelier Sebastian Kurz, qui gouverne avec M. Strache, n’hésite pas à critiquer son partenaire de coalition sur ce point très précis. Car les faits sont là. Alexander Pollak, de l’association SOS Mitmensch, l’affirme :
« Nous avons effectué des recherches qui démontrent un financement systématique par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.
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Jean-Yves Camus : « Il y a une convergence entre les stéréotypes antisémites »

Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h57
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Le politologue Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques (Fondation Jean-Jaurès), détaille les évolutions de l’antisémitisme en Europe.
A-t-on raison de distinguer un antisémitisme de l’Ouest et un antisémitisme de l’Est ?
Il y a d’une manière générale une grande convergence entre les stéréotypes antisémites, d’où qu’ils viennent. Un certain nombre d’études ont montré que les clichés utilisés dans les milieux issus de l’immigration ou par les jeunes musulmans rejoignent ceux de l’antisémitisme occidental « classique » : les juifs et l’argent, les juifs et le pouvoir, le mythe de la domination et du complot… Cela rend la distinction entre un ancien et un nouvel antisémitisme difficile à établir.
Toutefois, les sources ne sont pas les mêmes, ni culturellement ni religieusement. Les sources religieuses émanent de textes différents, ou de la déformation de textes différents. L’antijudaïsme professé par l’Eglise catholique avant Vatican II et certains passages du Coran produisent les mêmes clichés mais sont issus de constructions intellectuelles différentes.

Les modalités, elles aussi, divergent. En Europe occidentale, l’antisémitisme dit traditionnel n’est plus responsable que d’une petite minorité des actes violents. Les attentats ou les agressions graves que l’on a connus en France ne sont pas le fait de l’extrême droite, même si une partie de celle-ci reste antisémite et continue de se faire entendre sur le sujet. C’est pour cela qu’un certain nombre de juifs se demandent s’il faut continuer à mettre le Front national au premier rang des formations ou idéologies à ostraciser.
Ces antisémitismes – ancien et nouveau – se nourrissent-ils l’un l’autre ?
La question se pose plutôt avec l’extrême gauche. A une certaine époque, une partie de la gauche a considéré que les populations d’origine immigrée allaient devenir le nouveau prolétariat, et le fer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.
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Manuel Valls « étudie » une candidature à la mairie de Barcelone

L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h46
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Si la candidature de Manuel Valls pour prendre la tête de la mairie de Barcelone, sous les couleurs du parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« Citoyens ») se confirme, ce serait un coup de maître de son président Albert Rivera. L’ancien premier ministre français, né dans la capitale catalane, a reconnu vendredi 20 avril qu’il « étudiait » la possibilité de participer aux élections municipales avec Ciudadanos.
« Continuer à participer au débat sur l’indépendantisme m’intéresse, et je vais étudier cette possibilité », a répondu Manuel Valls durant l’interview qu’il a accordée sur la chaîne TVE.
L’ancien premier ministre socialiste français est devenu l’une des voix européennes à s’élever avec le plus de force contre l’indépendantisme catalan et à défendre « la démocratie espagnole », s’exprimant régulièrement en faveur de la remise à l’Espagne de l’ancien président catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat européen pour « rébellion », et demandant que les décisions de la justice espagnole soient « respectées » en Europe. Des prises de position fortes, claires et sans nuances qui lui ont valu d’être courtisé aussi bien par la droite que par la gauche, de participer à un meeting de Ciudadanos à Barcelone lors de la campagne pour les élections régionales du 21 décembre, et de devenir le chouchou des médias espagnols.
« Le projet séparatiste est mort »
« Le projet séparatiste est mort avec la réponse du roi et de l’Europe, mais les idées indépendantistes vont perdurer et le processus sera long, car la société est très divisée », a-t-il déclaré durant l’interview, tout en se disant convaincu qu’à terme, la société catalane « dépasserait » ces divisions.
Espagnol de naissance, Manuel Valls a été naturalisé français à l’âge de 20 ans. Depuis le traité de Maastricht, en 1992, les citoyens de l’Union européenne résidant dans un autre Etat membre que leur pays d’origine peuvent voter et présenter leur candidature aux élections municipales et européennes dans les mêmes conditions que les nationaux.
Ciudadanos, formation née en 2006 en Catalogne contre le nationalisme, a non seulement remporté les élections catalanes du 21 décembre 2017 (sans majorité pour gouverner), mais elle est donnée en tête dans tous les sondages en Espagne. Néanmoins ce succès, très récent, s’appuie essentiellement sur un discours très ferme contre les indépendantistes catalans et profite avant tout du fait que la question territoriale soit en première ligne de l’actualité. Ciudadanos ne dirige ainsi aucune grande ville espagnole, n’a pas d’expérience de gestion ni de gouvernement significative, doute régulièrement sur ses prises de positions idéologiques, se guidant essentiellement sur les sondages pour se définir, et manque de cadres expérimentés. Raison pour laquelle Manuel Valls serait un atout incontestable pour gagner en crédibilité devant les électeurs réticents du fait de son manque d’expérience.
« Talent »
En début d’après-midi, le président de Ciudadanos, Albert Rivera, a confirmé lors de son université de printemps à l’Escorial que Manuels Valls « envisage d’être candidat à une élection espagnole, dans ce cas à Barcelone ». Le dirigeant libéral de 39 ans a reconnu qu’il doit respecter le règlement qui impose des primaires, tout en insistant sur son souhait « d’ouvrir les portes au talent ».
« Nous allons nous battre pour gagner les élections, et bien sûr, une personne du niveau de Manuel Valls, ancien premier ministre, un démocrate, un ami de l’Espagne et de l’Europe, une personne qui a défendu ces valeurs en pleine crise du séparatisme catalan, mérite tout le respect possible. »
Depuis octobre 2017, l’ex-premier ministre a trouvé en Espagne une part de l’influence qu’il a perdue en France. « La Catalogne, sans l’Espagne, n’est pas la Catalogne », avait-il notamment déclaré. Ces propos ne plaisent pas aux indépendantistes catalans, qui voient Manuel Valls comme un opportuniste, jacobin et botifler (« traître à la Catalogne «). Mais lui ont attiré reconnaissance et popularité chez les « constitutionnalistes ».
Jeudi 19 avril, il débattait encore avec l’ancien président du gouvernement socialiste, Felipe Gonzalez, dans le cadre d’une conférence organisée par le quotidien El Pais. Et le 23 avril, l’association antinationaliste Société civile catalane (SCC) lui décernera son prix du « bon sens », ainsi qu’au président du Parlement européen, Antonio Tajani.

        Lire aussi :
         

                Manuel Valls, Ibère médiatique



Au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ce possible recrutement fait grincer des dents. « Les temps changent. Manuel Valls a abandonné depuis longtemps le Parti socialiste », a commenté le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, insistant sur le fait que son « projet politique n’est pas celui que défend » Valls, bien qu’il l’ait toujours soutenu lorsqu’il était à Matignon.
Pour le PSOE comme pour le PP, qui observe dans les sondages une fuite de leurs électeurs vers Ciudadanos, ce possible recrutement d’un ancien premier ministre français n’est pas de nature à rassurer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Romain Perez et le stratégiste Julien Pillot estiment que l’Union européenne doit tenir compte des disparités des modèles sociaux afin de mener une politique commerciale plus juste.
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« L’Europe doit rétablir des conditions de concurrence équilibrées au sein de la zone euro »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Romain Perez et le stratégiste Julien Pillot estiment que l’Union européenne doit tenir compte des disparités des modèles sociaux afin de mener une politique commerciale plus juste.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h58
    |

Romain Perez (Economiste) et Julien Pillot (Stratégistes, coordinateurs du groupe de réflexion Le Jour d'après)







                        



                                


                            

Tribune. Dans le monde idéal de la Commission européenne, il suffirait d’interdire aux Etats membres d’aider leurs entreprises pour garantir le bon fonctionnement des marchés. C’est, selon elle, l’esprit du traité de Rome, qui interdit aux Etats d’user « des aides (…) qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions ».
Toutefois, la réalité du commerce international est fort éloignée de cet idéal économique. Les Etats ont trouvé bien d’autres moyens que les subventions ou les exonérations fiscales pour tirer avantage du jeu concurrentiel. Le maintien de normes sociales peu contraignantes par exemple.
Entre l’est et l’ouest de l’Europe, les obligations en termes de salaire minimal s’échelonnent ainsi de un à cinq, et le niveau des charges sociales varie de un à dix. La sous-évaluation monétaire aussi. La Chine a fait de cette sous-évaluation un outil puissant au service de la compétitivité de ses entreprises. Et que dire de l’utilisation du travail forcé et de l’exploitation des enfants dans nombre de pays émergents…
Finalement, les restrictions draconiennes imposées par Bruxelles sur les subventions et les exonérations publiques sont surtout utiles aux concurrents commerciaux de l’Europe et aux Etats européens les moins avancés socialement, qui pratiquent sans le dire un dumping social efficace.
Les autres nations européennes, celles qui ont construit un modèle social avancé et donc coûteux, sont en revanche mises en difficulté par cette approche de la politique concurrentielle. Elles ne peuvent exempter leurs exportateurs du coin fiscal et social et doivent se résoudre soit à démanteler leur système social pour s’ajuster au niveau des pays les moins-disants, soit à accepter la désindustrialisation et le déclin économique comme une conséquence inévitable des avancées sociales du passé.
Commerce déloyal
Mais est-il juste d’interdire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Depuis le vote, le 1er février, de la loi niant toute responsabilité de la « nation polonaise » dans la Shoah, une déferlante de propos haineux a envahi les médias et ravivé dans la population un sentiment antijuif.
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En Pologne, une libération du discours antisémite

Depuis le vote, le 1er février, de la loi niant toute responsabilité de la « nation polonaise » dans la Shoah, une déferlante de propos haineux a envahi les médias et ravivé dans la population un sentiment antijuif.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h40
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Une marée de jonquilles a envahi, jeudi 19 avril, les rues de la capitale polonaise. Ces fleurs symbolisent la révolte, il y a soixante-quinze ans, des juifs du ghetto de Varsovie contre l’occupant nazi. Mais cette année, la commémoration avait une teneur particulière. Les discours solennels des officiels polonais ont bien du mal à combler les ravages provoqués par le vote, le 1er février, d’une loi mémorielle controversée, condamnant le fait « d’attribuer à la nation ou à l’Etat polonais (…) la responsabilité ou la coresponsabilité » des crimes nazis commis contre les juifs pendant la guerre.
Le pays assiste à une libération de la parole antisémite jamais vue depuis 1989. « Pourquoi personne ne veut contrôler l’afflux de juifs ? C’est une pire plaie que les islamistes et les communistes réunis », pouvait-on lire, le 27 janvier, sur un bandeau de la chaîne d’information en continu publique TVP Info, contrôlée par le pouvoir. Les bandeaux en question relayaient les messages des téléspectateurs. « Les juifs ont montré leur vrai visage : l’industrie de l’Holocauste leur sert à extorquer des millions de créances imaginaires à la Pologne. » Un malaise gagne le plateau. Les présentateurs s’empressent de condamner les messages. Mais le mal est fait. Quelqu’un en régie a bien laissé passer ces mots à l’antenne. C’était la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Depuis que la loi sur la Shoah a déclenché une crise diplomatique aiguë avec Israël et les Etats-Unis et mis la Pologne sous les feux des projecteurs, sur les médias proches du pouvoir ultraconservateur la bienséance et la retenue ne sont plus de rigueur.
Scène affligeante
Peut-on rire de la Shoah à la télévision publique polonaise ? Le directeur de la deuxième chaîne, Marcin Wolski, et un publiciste vedette de la presse ultraconservatrice, Rafal Ziemkiewicz, se livrent à des plaisanteries sur les chambres à gaz. Il est aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.
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Football : Wenger le bâtisseur quitte sa maison d’Arsenal

L’entraîneur français, contesté par les supporteurs, quittera le club en fin de saison. En vingt-deux saisons à Arsenal, il a révolutionné le football anglais.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h13
    |

            Clément Guillou








                        



   


A l’humiliation d’un licenciement, Arsène Wenger, entraîneur légendaire et orgueilleux, a préféré un départ à la première personne :
« Après mûre réflexion et après des discussions avec le club, j’estime qu’il est temps pour moi de démissionner à la fin de la saison. Je suis reconnaissant d’avoir eu le privilège de servir le club durant tant d’années mémorables. J’ai dirigé le club avec un engagement et une intégrité absolus. »
Ainsi l’obstiné Arsène Wenger a-t-il mis un terme, sous pression de la direction d’Arsenal et à un an de la fin de son contrat, à son aventure hors norme à la tête du club anglais. Arrivé en parfait inconnu (« Arsène who ? », titrait le perfide Evening Standard au lendemain de sa nomination en septembre 1996), l’Alsacien au regard sévère aura passé vingt-deux saisons sur le banc du club londonien. Depuis la retraite de son meilleur ennemi, sir Alex Ferguson (Manchester United), en 2013, cette longévité en faisait un cas à part dans le football de haut niveau. En Angleterre, la durée de vie d’un manageur est de quatorze mois.

#MerciArsène https://t.co/bjP0wLMgee— Arsenal (@Arsenal FC)


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Ce dénouement était espéré par la majorité des supporteurs d’Arsenal, qui le préfèrent désormais en statue devant l’Emirates Stadium que sur le banc. Le slogan « Wenger out », affiché de toutes les manières possibles dans les tribunes et jusque dans le ciel londonien, tracté par un avion, divisait les fans jusqu’à la saison en cours. Au fil des défaites de 2018, les supporteurs se sont mis d’accord : la seule issue était une séparation. Dans quelques semaines, Arsenal ratera pour la deuxième année de suite la qualification en Ligue des champions. Les Gunners, sixièmes de Premier League, sont en route vers leur pire classement sous l’ère Wenger.
La Premier League lui doit tant
Le chiffre dit un peu de ce que l’Alsacien de 68 ans a apporté au club – une stabilité remarquable dans les hauteurs du football anglais –, mais il ne raconte pas tout : le jeu rapide et léché, qui n’existait pas en Angleterre avant lui, la saison d’invincibilité en 2003-2004 (série de 49 matchs sans défaite, le record tient toujours), l’ouverture sur le monde et le goût de la post-formation de jeunes joueurs. L’amour de la Premier League pour la France vient de lui, et les Bleus lui doivent Henry, Vieira, Wiltord, Pirès, Petit, Anelka, Gallas, Nasri ou Koscielny.
« Il était très élégant, et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. » David Dein, vice-président d’Arsenal, sur leur première rencontre.
Il avait beau être fils de bistrotiers, l’ascétisme de l’ancien joueur de Strasbourg collait mal avec l’image d’Arsenal, ses défenseurs britishs portés sur le houblon et son système de jeu consistant le plus souvent à balancer le ballon devant. David Dein, le vice-président d’Arsenal qui le recruta, avait observé lors de leur première rencontre dans une loge d’Highbury en 1989 : « Il était très élégant et ne ressemblait pas à un entraîneur de foot normal. (…) J’ai pensé que ce type avait la classe. Il est différent. Arsène parlait cinq langues, avait un diplôme d’économie, avait étudié la médecine et n’était clairement pas la caricature du joueur devenu entraîneur. »
Le coup de l’entraîneur polyglotte avait bien fait rire sir Alex Ferguson – « j’ai un joueur ivoirien de 15 ans qui parle aussi cinq langues » –, qui ne riait plus au bout de quelques mois, quand Wenger imposait déjà sa patte à Arsenal. L’intellectuel de Duttlenheim (Alsace) laissera dans l’armoire à trophées des Gunners trois titres de champion et sept Coupes d’Angleterre. C’est beaucoup moins que le prolétaire de Glasgow, mais au concours de celui ayant le plus contribué à faire de la Premier League le meilleur championnat du monde, Wenger sort vainqueur.
L’Europe s’est refusée à lui : rarement gâté par le tirage au sort dans les derniers tours de Ligue des champions, il s’est souvent arrêté en huitièmes de finale et n’a disputé qu’une fois le titre, battu (2-1) par le FC Barcelone de Ronaldinho au Stade de France en 2006. La Ligue Europa, dont Arsenal disputera les demi-finales face à l’Atlético Madrid le 26 avril et le 3 mai, peut encore lui offrir une sortie par le haut.
Insuffisant, estiment les supporteurs, qui commençaient à déserter l’Emirates Stadium ces dernières semaines – un fardeau financier qui aura fini de faire céder le propriétaire américain Stan Kroenke. Soutien indéfectible de Wenger malgré les pressions de la presse et des tribunes, celui-ci a rendu hommage au technicien français vendredi :
« C’est l’un des jours les plus douloureux de toutes nos années passées dans le monde du sport. L’une des raisons principales pour lesquelles nous avons investi dans Arsenal était l’apport d’Arsène dans ce club, sur le terrain et en dehors. (…) La classe d’Arsène est inégalée et nous lui sommes redevables à tout jamais. (…) Il a transformé l’identité de notre jeu et du football anglais par sa vision du jeu. »

https://t.co/Q9saKdTZOT— Arsenal (@Arsenal FC)


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Précurseur
De fait, arrivé du Japon sous les regards moqueurs, le Français à la dégaine de prof d’histoire se révéla précurseur : premier entraîneur non britannique sacré champion d’Angleterre, dès son deuxième exercice (1998), premier entraîneur à aligner en Premier League une équipe sans joueurs anglais – remplaçants compris.
« Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. »
Le succès de sa première décennie au club n’a rien fait pour éroder sa confiance en lui. Arsène knows best (Arsène sait), disait-on dans les cercles des supporteurs d’Arsenal, et c’était pour une fois au premier degré. L’intéressé semblait parfois évoluer hors sol, rétif à toute remise en cause personnelle et semblant croire que son talent lui permettrait de surmonter le décalage financier avec ses adversaires. C’est parce que sa relation avec le club était fusionnelle, au point que les rouge et blanc soient rebaptisés « Arsènal ».
Toujours un œil sur les finances de son club et sur l’évolution du football mondial, Wenger déplorait l’inflation du coût des transferts et le recours permanent au mercato comme moyen de faire progresser une équipe. Il avait, jusqu’à peu, gardé comme credo de ne pas payer un joueur au-delà d’un certain montant hebdomadaire ; il pensait que ses vedettes – Nasri, Fabregas – n’oseraient pas le quitter. Désireuses de gagner plus de livres et de trophées, elles partaient évidemment.
Lui-même avait cédé à la folle course aux dépenses, ces dernières années, mais avec l’Alsacien, les finances de l’actionnaire étaient sous bonne garde : sans dépenses somptuaires, Wenger garantissait chaque saison (jusqu’en 2017) une qualification pour la lucrative Ligue des champions et il avait accompagné, après la fermeture d’Highbury, le défi de la construction du nouveau stade avec les économies du club.
C’est cette contrainte économique, dès 2006, qui avait signé le basculement de la carrière du Français à Arsenal. Lui se satisfaisait de faire les meilleurs résultats possibles dans un cadre financier contraint, les supporteurs ne voulaient plus retourner aux saucisses après avoir mangé tant de caviar, pour reprendre sa métaphore culinaire.
Stan Kroenke lui offrait l’un des meilleurs salaires de Premier League pour un entraîneur et Wenger, sollicité par exemple par le Paris-Saint-Germain version qatarie, n’avait jamais poussé bien loin les négociations pour un départ. Il envisageait de finir sa carrière dans le club du nord de Londres. Dans son communiqué de départ, il n’évoque pas la suite.
Régulièrement poussé à la retraite par la presse anglaise, Wenger avait eu l’occasion d’affiner ses formules sur la question. En 2009 : « Pas un seul jour, je me suis dit que je pourrais vivre sans le football. Je sais que ça arrivera un jour. Mais vous ne pouvez vivre en vous disant que vous allez mourir. Vous vivez en sachant que vous voulez vivre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le phénomène est historique avant d’être politique. Il dépasse les hommes et les partis.
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L’épargne, une passion allemande, racontée dans une exposition à Berlin

Le phénomène est historique avant d’être politique. Il dépasse les hommes et les partis.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h00
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis son entrée en fonction, mi-mars, le nouveau gouvernement d’Angela Merkel a déjà étalé plusieurs fois ses divisions, que ce soit sur la place de l’islam dans la société, le regroupement familial ou les allocations sociales… Un point, en revanche, ne fait pas débat : la gestion de l’argent public. Dans ce domaine, les ministres sont d’accord sur l’essentiel. Les sociaux-démocrates (SPD) et les conservateurs (CDU-CSU) considèrent comme évident qu’un budget doit être à l’équilibre, et aucun n’imagine que l’Etat puisse contracter de nouvelles dettes.
Comment expliquer un tel consensus ? Pourquoi le nouveau ministre des finances, Olaf Scholz, bien que membre du SPD, promet-il avec autant d’ardeur de respecter le « Schwarze Null » (« zéro noir »), ce principe du zéro déficit budgétaire dont son prédécesseur, Wolfgang Schäuble (CDU), avait fait la pierre angulaire de sa politique ? L’explication est historique avant d’être politique. Elle dépasse les hommes et les partis. Et surtout, elle vient de loin, comme le raconte une exposition fascinante, qui se tient jusqu’au 26 août au Musée historique allemand, à Berlin, sous le titre : « L’épargne, histoire d’une vertu allemande. »
L’Allemagne compte près de 400 caisses d’épargne, contre une quinzaine en France
Economiser plutôt qu’emprunter ; investir, mais toujours avec prudence ; dépenser l’argent que l’on a déjà pour ne pas avoir à rembourser celui que l’on ne possède pas encore… C’est au début du XIXe siècle que ces valeurs s’enracinent, comme en témoigne la multiplication rapide des caisses d’épargne locales, dont la variété est à l’image de l’Allemagne d’alors, une mosaïque d’Etats dont l’unification ne sera achevée qu’en 1871, au lendemain de la guerre contre la France de Napoléon III. Ce foisonnement marque encore l’Allemagne aujourd’hui, un pays qui compte près de 400 caisses d’épargne employant plus de 200 000 personnes. En France, elles ne sont qu’une quinzaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le groupe séparatiste « Pays basque et liberté », qui sera dissous en mai, a tué plus de huit cents personnes au cours des décennies de lutte contre l’Etat espagnol.
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L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée

Le groupe séparatiste « Pays basque et liberté », qui sera dissous en mai, a tué plus de huit cents personnes au cours des décennies de lutte contre l’Etat espagnol.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h34
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Pour la première fois de son histoire, et après plus de quarante ans de terrorisme et plus de 800 morts, le groupe séparatiste basque ETA a demandé « pardon » aux victimes de ses violences, dans un communiqué publié dans le quotidien basque Berria, vendredi 20 avril. ETA reconnaît le « mal qu’elle a causé au cours de sa trajectoire armée », et sa « responsabilité directe » dans la « souffrance démesurée » du « peuple basque ». « Nous sommes conscients que dans cette longue période de lutte armée, nous avons provoqué beaucoup de douleur, et beaucoup de dommages qui n’ont pas de solution. Nous voulons montrer respect aux morts, aux blessés et aux victimes qu’ont provoqué les actions d’ETA. (…) Nous le regrettons vraiment. »
Avant la dissolution du groupe terroriste, décidée après un processus de débats internes et qui doit être formalisée le 5 mai, ETA a voulu lancer un message de repentance au « peuple basque », exigé depuis longtemps par la société espagnole pour tourner définitivement la page du terrorisme, par les associations de victimes pour faire leur deuil, et par le gouvernement espagnol. Demander pardon aux victimes était en effet une des conditions posées pour envisager la fin de la politique de dispersion des prisonniers étarras dans des prisons éloignées du Pays basque.
Depuis l’annonce par ETA de la « fin définitive des actions armées », le 20 octobre 2011, le gouvernement espagnol a maintenu sa pression policière, avec l’aide de la France, sur l’organisation séparatiste : des dizaines de ses membres ont continué à être arrêtés, des caches ont été mises au jour.
Tourner la page
Echaudé par les nombreuses trêves rompues par l’ETA dans un bain de sang et sûr que le démantèlement de l’organisation était cette fois définitif, le gouvernement de Mariano Rajoy a refusé d’entrer dans des négociations sur le processus de dissolution du groupe terroriste, entrepris de manière progressive, exigeant sa dissolution sans condition.
Les arrestations successives des dirigeants politiques et militaires du groupe séparatiste, la découverte des caches d’armes, le démantèlement de ses structures de recrutement et de formation, et la distance prise par les partis ­abertzales (« patriote ») avaient signé la fin irréversible d’ETA. Mais le gouvernement ne voulait pas se contenter d’une victoire policière. Il a aussi voulu qu’elle soit morale.

        Lire aussi :
         

          Après le désarmement réussi d’ETA, le défi de la paix



Entre les communiqués de 2011, dans lesquels le groupe séparatiste refusait de rendre les armes et de se dissoudre tant qu’il n’aura pas négocié pour obtenir des concessions sur le sort des prisonniers, le rattachement de la Navarre au Pays basque ou la « démilitarisation » de la région, à celui de vendredi 20 avril, qui n’exige rien en échange des excuses publiques formulées, la société basque a rapidement cherché à tourner la page. Le dernier épisode de la fin d’ETA a été la remise des armes, mise en scène en avril 2017, bien qu’il subsiste des doutes sur le fait que le désarmement ait été complet, s’est déroulé dans une certaine indifférence.
« Réparation du tort causé »
A l’époque, le ministre de l’intérieur, Juan Ignacio Zoido, avait répété qu’il attendait « la dissolution, la remise des armes, la repentance et la réparation du tort causé » par ETA pour envisager un rapprochement des prisonniers étarras dans des centres pénitenciers du Pays basque. Une manière de satisfaire l’une des principales revendications des abertzales et familles des prisonniers, sans remettre en cause les peines de prison.

        Lire aussi :
         

                ETA : des hommages intolérables en Espagne



Mercredi 18 avril, Arnaldo Otegi, le coordinateur du parti abertzale EH Bildu, ancien membre d’ETA, expliquait au Monde qu’il espérait que « lorsqu’ETA disparaîtra, la dispersion sera levée et qu’une feuille de route pour la libération des prisonniers basques sera définie », non pas par le biais d’amnisties, qu’il considère peu probables, mais par la fin des politiques pénitentiaires exceptionnelles contre les condamnés pour terrorisme, de façon à ce qu’ils puissent bénéficier de permis de sortie et de libérations conditionnelles.
Le gouvernement a souligné qu’il s’agit d’« une nouvelle conséquence de la force de l’Etat de droit, qui a vaincu ETA avec les armes de la démocratie ». Pour le chef de file socialiste Pedro Sanchez, c’est un « grand pas vers la paix définitive ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le plan d’aide à la Grèce doit prendre fin le 20 août.
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Pour Pierre Moscovici, « pas question » de prolonger le plan d’aide à la Grèce

Le plan d’aide à la Grèce doit prendre fin le 20 août.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 22h42
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 22h47
   





                        


Le commissaire européen, Pierre Moscovici, a rejeté avec force jeudi 19 avril une éventuelle prolongation du plan d’aide à la Grèce, comme le suggérait la presse allemande, appelant à ne pas laisser « planer des doutes et des incertitudes » sur la conclusion du programme.
« La date du 20 [août] est totalement maintenue », a affirmé le commissaire dans un entretien à l’Agence France-Presse en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international à Washington, après les informations du journal allemand Süddeutsche Zeitung, révélant que les créditeurs du pays méditerranéen envisageraient de prolonger le programme.
Interrogé sur la possibilité de prolonger le plan d’aide au-delà de cette échéance, M. Moscovici a répondu : « Il n’en est pas question (…). C’est la seule date que l’on doit avoir en tête, la seule qui mobilise », a-t-il souligné.
« J’ajoute que je la crois crédible, réaliste et que pour moi, il n’y a pas d’autre scénario que cette sortie réussie et à temps du programme grec », a ajouté M. Moscovici. « Ne laissons pas planer des incertitudes ou des doutes qui n’ont vraiment pas lieu d’être », a-t-il conseillé.
« Un symbole que nous avons mis la crise derrière nous »
Pour le commissaire européen, la fin du plan d’aide à la Grèce aurait aussi une valeur symbolique pour l’ensemble de la zone euro.
« Finir le programme grec serait un symbole que nous avons mis la crise derrière nous. Et puis, surtout pour les Grecs, ce sera la bonne nouvelle que ce pays est lui aussi sorti de sa crise et est capable de créer de la croissance et de l’emploi. »
La veille, le premier ministre, Alexis Tsipras, avait affirmé que son pays se trouve dans « la dernière ligne droite » pour sortir de « la tutelle » de ses créanciers en août.
300 milliards de prêts depuis 2010
Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d’euros au total ainsi que d’une restructuration importante de sa dette privée. L’ensemble a été assorti d’une stricte austérité ayant entraîné une récession inédite et l’explosion du chômage, qui reste encore le plus élevé de la zone euro (21 %).
Ce n’est qu’en 2017 que le pays a renoué avec la croissance (1,4 %) après avoir perdu un quart de son produit intérieur brut (PIB).
Le programme d’aide du troisième prêt international accordé au pays en juillet 2015, six mois après l’arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, doit prendre fin en août. Mais il reste encore l’adoption d’un dernier volet de réformes réclamées par les créanciers.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-18">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le djihadiste natif de Roubaix est également soupçonné d’avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français retenus en Syrie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Musée juif de Bruxelles : le Français Mehdi Nemmouche sera jugé aux assises

Le djihadiste natif de Roubaix est également soupçonné d’avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français retenus en Syrie.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 21h32
   





                        



   


Le djihadiste français Mehdi Nemmouche, accusé d’avoir tué quatre personnes en 2014 au Musée juif de Bruxelles, comparaîtra devant la cour d’assises de la capitale belge à la fin de 2018 ou au début de 2019 avec un complice présumé, Nacer Bendrer.
La justice belge a décidé jeudi 19 avril que ces deux hommes répondraient dans le box du même chef d’« assassinat terroriste ».
Le Français Mounir Attalah, troisième inculpé du dossier, échappe au procès. Originaire de Marseille, il avait mis en contact Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. « Il a bénéficié d’un non-lieu, conformément au réquisitoire du parquet fédéral », a souligné le parquet dans un communiqué.
Les dates du procès de Nemmouche et Bendrer n’ont pas encore été fixées, mais il devrait se tenir au plus tard au début de 2019, ont fait savoir les avocats.
Selon l’accusation, Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste âgé aujourd’hui de 33 ans, est l’homme qui, le 24 mai 2014, avait ouvert le feu dans le hall d’entrée du Musée juif, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge.
A l’époque, il était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs djihadistes. Soupçonné d’y avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français, il a été inculpé en novembre 2017 dans l’enquête menée à Paris sur cette séquestration et un autre procès s’annonce pour lui.

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Des zones d’ombre encore à éclaircir
Lors de l’instruction en Belgique sur la tuerie de mai 2014, il a reconnu avoir « joué un rôle », mais nié être le tireur.
« Il s’expliquera devant la cour d’assises. Le seul qui doit fournir des explications sur les éléments du dossier, c’est lui », a simplement dit jeudi 19 avril l’un de ses avocats, Me Henri Laquay.
Depuis son transfert à la fin de 2017 de la prison de Bruges à celle de Leuze-en-Hainaut, « sa santé va mieux », a ajouté Me Laquay à l’Agence France-Presse (AFP). En septembre ses défenseurs l’avaient présenté comme « physiquement incapable » de se défendre en raison de migraines.
Le procès pourrait éclaircir certaines zones d’ombre.
L’enquête n’a pas permis d’identifier un homme figurant sur les images d’une caméra de surveillance marchant au côté de Nemmouche à proximité de la gare du Nord de Bruxelles, à la veille de son départ pour la France.
Le djihadiste natif de Roubaix avait été arrêté le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, où s’est ensuite concentrée une partie de l’enquête. Nemmouche a fait plusieurs séjours en prison dans le sud-est de la France, où il s’est radicalisé et a gardé des connaissances.
En décembre 2014, son coaccusé, Nacer Bendrer, avait été arrêté près de Marseille en possession de diverses armes, dont un fusil d’assaut de type kalachnikov qui serait très similaire à celui utilisé au Musée juif.
Il est depuis lors considéré par l’accusation comme le principal complice de l’attaque.
Dans son arrêt jeudi, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a en revanche conclu à l’absence de preuves concernant la supposée participation de Mounir Attalah.
« Il y a eu cette mise en contact [des deux suspects], mais aucun élément concret ne permettait d’étayer la thèse selon laquelle il était au courant d’un quelconque projet terroriste », a fait valoir son avocat, Me Cédric Vergauwen, joint par l’AFP.
Les enquêtes sur Nemmouche ont montré qu’il côtoyait dès 2013-2014 plusieurs des futurs protagonistes des attentats de 2015-2016 en France et Belgique revendiqués par l’organisation Etat islamique.

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« Obsession antisémite »
Parmi leurs geôliers en Syrie, les journalistes otages ont reconnu aussi Najim Laachraoui, l’un des assaillants morts le 22 mars 2016 à l’aéroport de Bruxelles.
L’un des otages, le journaliste Didier François, est resté marqué par le souvenir de Nemmouche, notamment parce qu’il y avait chez lui « une espèce d’obsession antisémite, une obsession à vouloir imiter ou dépasser [Mohamed] Merah », qui a assassiné sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France en 2012.




                            


                        

                        


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A Berlin, Angela Merkel prépare Emmanuel Macron aux compromis

Lors de leur rencontre, jeudi 19 avril, la chancelière allemande et le président français ont évoqué leurs « points de départs différents » sur les chantiers européens.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 19h45
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 06h38
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A la conférence de presse donnée par Emmanuel Macron et Angela Merkel à Berlin, jeudi 19 avril, il ne fallait pas s’appuyer sur les murs, sous peine de couvrir ses vêtements d’une fine poussière blanche.
Pour recevoir le président français, Mme Merkel avait choisi non pas la chancellerie mais un bâtiment encore en construction, le Humboldt Forum. Un lieu qui sera bientôt le lieu symbolique de la culture et de la science au cœur de la capitale allemande, a précisé la chancelière. « C’est un projet très européen. Nous espérons que sa construction sera terminée d’ici à la fin de l’année. »

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En chantier. C’est bien l’image qu’il faut retenir de l’état actuel des négociations franco-allemandes après la rencontre entre les deux dirigeants. Le projet est bien là, mais nul ne sait si les parties s’entendront sur les détails.
Face aux ardeurs réformatrices de son homologue, Angela Merkel a opposé des termes extrêmement prudents. « Nous ne pouvons imposer nos valeurs et nos intérêts dans le monde que si nous travaillons ensemble à l’échelle européenne », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il y avait des « points de départs différents » et qu’il fallait « des débats ouverts » et « la capacité de faire des compromis ».

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Résister aux « vents mauvais »
Aucune annonce officielle n’a été formulée jeudi, les deux partenaires ayant renvoyé au prochain sommet franco-allemand du 19 juin et au Conseil européen du 29 juin. Huit petites semaines pour trouver des points de convergence sur des sujets pourtant évoqués depuis septembre 2017 côté français.
M. Macron n’a pas relâché la pression sur son homologue, en rappelant l’urgence du moment. « Nous vivons à un moment de l’aventure européenne sans doute unique », a-t-il expliqué, en appelant à résister aux « vents mauvais » qui menacent « la souveraineté commune », à la fois à l’extérieur (en matière de sécurité, de commerce, de technologie et d’environnement), et en son propre sein, avec la montée des extrêmes et des idées nationalistes.
Interrogée sur la question de savoir si le « charme », qu’elle avait évoqué lors de sa première rencontre avec le président français, en citant l’écrivain Hermann Hesse, opérait toujours, Angela Merkel a répondu qu’à ce moment-là, elle ne se doutait pas que « les négociations pour former un gouvernement dureraient si longtemps ».
Les conservateurs allemands contre Macron
Un moment d’aveu pour évoquer la situation délicate dans laquelle elle se trouve : depuis plusieurs jours, les conservateurs de son parti (démocratie-chrétienne, CDU) font bloc contre les propositions du président français sur la réforme de la zone euro. Ils voient dans la création d’un budget de l’union monétaire le risque d’une perte de souveraineté.
Et ils se sont fortement distanciés du projet de transformer le mécanisme européen de stabilité (MES) en « Fonds monétaire européen », capable de soutenir les pays en crise sans dépendre du Fonds monétaire international (FMI), bien qu’il ait été proposé à l’origine par l’ancien ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble.

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Et il ne faut pas attendre beaucoup de soutien du Parti social-démocrate (SPD), partenaire de coalition des conservateurs. Très affaibli par des mois de tergiversations autour de sa participation au gouvernement, le SPD a perdu ses ardeurs européennes d’antan. Leur meilleur avocat, Martin Schulz, a quitté le parti et ne siège pas au gouvernement. C’était lui qui avait insisté pour que la première partie du contrat de coalition soit consacrée à l’Europe.
« Mieux articuler responsabilité et solidarité »
Le ministère des finances est bien dirigé par un social-démocrate, Olaf Scholz, mais celui-ci s’est empressé de donner des gages aux conservateurs : il a réaffirmé dès son arrivée que le « zéro noir », l’équilibre budgétaire, serait assuré.
Selon le quotidien économique Handelsblatt, les principaux collaborateurs de son prédécesseur, Wolfgang Schäuble, seront maintenus en poste. C’est le cas en particulier de l’économiste Ludger Schuknecht, qui défend depuis des années l’idée que la politique ne peut rien faire pour lutter contre les excédents allemands.
Angela Merkel s’est dit néanmoins confiante d’arriver à trouver des solutions « adéquates ». Pour rester sur une ligne commune avec la chancelière, M. Macron a déclaré que, quel que soit l’instrument, la nécessité était de « mieux articuler responsabilité et solidarité » en Europe.
Un principe qu’il a habilement utilisé pour évoquer la réforme de la zone euro et celle de la politique vis-à-vis des réfugiés, priorité d’Angela Merkel. Des concessions sur l’un pourront-elles servir de monnaie d’échange pour obtenir des avancées sur l’autre ? Pour le grand projet réformateur européen macroniste, l’heure est aux compromis.



                            


                        

                        


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L’UE se dote de nouvelles règles pour lutter contre le blanchiment d’argent

La réflexion sur ces nouvelles mesures avait été lancée à la suite des attaques terroristes en France et en Belgique, ainsi que des révélations des « Panama Papers ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h29
   





                        


Fin de l’anonymat pour les acquéreurs de cartes bancaires prépayées ou de monnaie virtuelle, plus grande transparence des trusts, protection des lanceurs d’alerte : le Parlement européen a approuvé jeudi 19 avril de nouvelles règles pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une meilleure transparence des entreprises et des trusts
Ces propositions avaient été mises sur la table par la Commission européenne en juillet 2016 dans le sillage d’attaques terroristes en France et en Belgique, ainsi que des révélations des « Panama Papers ».

Elles permettront notamment aux citoyens d’accéder aux informations sur les propriétaires effectifs des entreprises qui opèrent dans l’UE, ce qui pourrait « contribuer à éradiquer l’utilisation corrompue des sociétés boîtes aux lettres créées pour blanchir de l’argent, cacher des fonds et éviter de payer des impôts », souligne le Parlement dans un communiqué.
Une autre mesure permettra à « ceux qui peuvent démontrer un intérêt légitime » d’accéder aux données sur les bénéficiaires des trusts, ces montages juridiques anglo-saxons opaques mis en lumière par le scandale des « Panama Papers ».

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Fin de l’anonymat des acquéreurs de cartes bancaires prépayées
Les nouvelles mesures visent également à mettre fin à l’anonymat des acquéreurs de cartes bancaires prépayées en réduisant le seuil à partir duquel ils doivent s’identifier de 250 euros actuellement à 150 euros.
De même, les plates-formes de change de devises virtuelles – comme le bitcoin – devront, tout comme les banques, « appliquer des mesures de vigilance » à l’égard de leur clientèle.
Les lanceurs d’alerte qui signalent le blanchiment d’argent seront quant à eux protégés, notamment en gardant le droit à l’anonymat.
Des règles bientôt transposées dans le droit français
Ces nouvelles règles, qui mettent à jour une directive sur le blanchiment déjà en vigueur, « amèneront plus de transparence afin d’accroître la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à travers l’Union européenne », s’est félicité le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans dans un communiqué.
Elles devront être transposées par les Etats membres dans les dix-huit mois qui suivent sa publication au Journal officiel de l’UE.



                            


                        

                        

