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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.
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Un morceau de SpaceX retrouvé en Bretagne

Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h14
   





                        



   


Un couple de trentenaires, seuls habitants de l’île de Quéménès, au large de la Bretagne, ont retrouvé un morceau d’engin spatial SpaceX, qu’ils ont soigneusement conservé dans leur ferme en attendant l’arrivée d’un expert de l’entreprise américaine.
Le morceau a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, entraîné par les courants, sur le rivage de cette petite île de 30 hectares située en mer d’Iroise (Finistère).
« L’objet comporte trois plaques avec le logo SpaceX », a expliqué Amélie Goossens, actuelle locataire de l’île, qui appartient au Conservatoire du littoral.
« On a envoyé un mail et contacté SpaceX via Twitter », a confié la jeune agricultrice qui, avec son compagnon, a été sélectionnée en novembre pour ramener la vie dans cet îlot désert, long de 1,3 km pour une largeur maximale de près de 400 m.
L’objet retrouvé, ressemblant à une baignoire, correspondrait « au-dessus d’une capsule spatiale », selon Didier Olivry, délégué du Conservatoire du littoral de Bretagne.
« La compagnie a été contactée par les locataires de l’île et nous attendons la venue d’un expert de l’entreprise pour confirmer son origine et déterminer sa destination », a-t-il dit.
 
110 tonnes de satellites envoyés dans l’espace en 2017
Si le cœur des ambitions de l’entreprise fondée par Elon Musk réside dans la présence humaine dans l’espace (le milliardaire américain parlant même de coloniser la planète Rouge), l’entreprise s’est jusqu’ici positionnée principalement sur le lancement de satellites commerciaux. Avec un certain succès, eu égard à la jeunesse de SpaceX, fondée en 2002.

        Lire aussi :
         

                Comment SpaceX s’est fait une place dans l’aérospatiale



Débutée en 2009 avec le premier lancement réussi d’un satellite, cette activité est devenue plus régulière à partir de 2013 avec la Falcon 9, que l’entreprise a fait évoluer vers plus de puissance et de capacité d’emport pour répondre aux besoins du marché. L’activité a ensuite régulièrement crû, atteignant 110 tonnes envoyées en orbite en 2017. Soit près de deux fois plus qu’Arianespace (59 tonnes envoyées en 2017), numéro 1 depuis des années.
En matière de coûts, l’entreprise figure parmi les plus compétitives. Alors que le prix d’un lancement est en moyenne de 92 millions de dollars chez ses concurrents, la facture s’élève à 61,2 millions de dollars chez SpaceX pour sa fusée Falcon 9, selon un rapport de la FAA, l’Agence fédérale américaine de l’aviation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Il est parvenu à faire supprimer de la Constitution chinoise la limitation de la présidence à deux mandats. Rien ne l’empêche désormais de rester président à vie. Comment est-il devenu aussi puissant ?
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.
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Brexit : plus de 3 000 Français ont demandé à devenir sujets de Sa Majesté en 2017

Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h56
    |

                            Arthur Carpentier








                        



   


Dès le lendemain du vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, la France et d’autres pays européens ont enregistré une forte croissance des demandes d’acquisition de leur nationalité par des citoyens britanniques. Mais cette tendance a son pendant sur le continent : le nombre d’Européens – et surtout de Français – prétendant à la citoyenneté britannique a considérablement augmenté.
En 2017, 3 474 Français ont déposé un dossier pour acquérir la citoyenneté britannique, contre seulement 920 en 2015 et 1265 en 2016. Au total, 2 862 procédures ont abouti l’année dernière, soit près de quatre fois plus que deux ans auparavant.
Sur les talons des Français, 3 129 Allemands ont demandé la nationalité au Royaume-Uni en 2017, alors qu’ils n’étaient que 757 en 2015. La progression la plus importante vient des pays scandinaves : en 2017, huit fois plus de Danois et cinq fois plus de Finlandais ont obtenu la double nationalité qu’au cours de l’année 2015.
« Bon caractère ».
Presque deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, les négociations sur les modalités de cette sortie n’avancent que très péniblement. L’incertitude est de mise, et inquiète tant les Britanniques que les Européens ayant des attaches outre-Manche. Ces derniers misent sur la double nationalité.
La décision de naturaliser un étranger reste entièrement à la discrétion du Home Office. Le requérant doit avoir séjourné cinq ans sur le territoire avant sa demande (trois s’il est marié à un citoyen britannique), parler l’une des langues officielles du Royaume-Uni, connaître ses us et coutumes et être « de bon caractère ».
Tout comme le Royaume-Uni a ouvert les bras à quantité de Français, l’Hexagone a reçu de très nombreux dossiers de demande de naturalisation. « Avant le Brexit, nous n’avions jamais reçu de demandes de Britanniques, se souvient Fiona Mougenot, directrice d’un cabinet de conseil qui accompagne les étrangers désireux d’être naturalisés. Puis ça a soudainement explosé, et la tendance ne faiblit pas. »
« Bonnes mœurs »
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 3 173 Britanniques ont déposé une requête auprès de la France en 2017, alors qu’ils n’étaient que 386 en 2015. Pour que leur demande aboutisse, les sujets de Sa Majesté doivent avoir résidé cinq ans de nôtre côté de la Manche, être capables de subvenir à leurs besoins, adhérer aux valeurs de la République, parler français et être « de bonnes vie et mœurs ». L’année dernière, 1 518 postulants ont obtenu la double nationalité.
Plus encore que la Manche, c’est la mer d’Irlande que de nombreux Britanniques ont traversée à la suite du Brexit. D’après les chiffres obtenus par le quotidien The Guardian, l’île d’Emeraude a reçu de ses voisins insulaires le plus important nombre de dossiers de naturalisation au niveau européen. Durant les douze mois qui ont suivi le référendum du Brexit, 8 911 demandes ont été formulées – dont seulement 10 % par des Britanniques résidant en Irlande – contre 793 en 2015.
Au total, 17 000 Britanniques ont sollicité la citoyenneté d’un autre pays européen entre juillet 2016 et juin 2017. « Je distingue deux catégories de demandeurs, note Mme Mougenot. Il y a d’une part ceux que j’appelle “les anciens”, qui se sentent très européens, qui ont connu les débuts de l’union, et qui veulent conserver cette identité, et d’autre part les moins de 35 ans, qui y trouvent un intérêt plus pratique, en termes de déplacements, de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que le Commonwealth ?

A l’issue d’une histoire coloniale ou culturelle complexe, les anciens territoires britanniques se sont fédérés sous la forme d’une union de pays « libres et égaux » au XXe siècle.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h02
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Une réunion des chefs de gouvernement tous les deux ans — comme en avril à Londres —, des Jeux organisés tous les quatre ans…, le Commonwealth, ou dans sa forme longue « Commonwealth of Nations », est une organisation relativement peu connue de ce côté de la Manche.
Les cinquante-trois pays membres de cette organisation intergouvernementale, rassemblés formellement en 1949, n’ont aucune obligation les uns envers les autres, mais ils adhèrent tous à la charte du Commonwealth, qui énonce une série de « valeurs fondatrices » telles que la démocratie, les droits humains, la non-discrimination, la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, etc. La charte reconnaît noir sur blanc les spécificités des « petits Etats » et des « Etats vulnérables », qu’il convient d’aider, d’assister dans leur développement et de soutenir en cas de danger.

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Basé sur le travail de Mike Bostock et de Derek Watkins : https://github.com/dwtkns/d3_dymaxion




Cinquante-trois pays du Commonwealth
Cette carte représente la majeure partie des pays du Commonwealth, certaines nations insulaires sont trop petites pour être représentées.


Quel régime politique ?
République
Monarchie (Elizabeth II est reine)
Monachie (souverain local)



de Buckminster Fuller, Antarctique exclue


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    /* obligé de faire un second require pour être sûr que D3 est bien défini */
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                "sz": { "etat": "Swaziland", "adhesion": "‍6 septembre 1968", "continent": "Afrique", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monlocal", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 1119375, "Remarque": "" },
                "to": { "etat": "Tonga", "adhesion": "‍4 juin 1970", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie avec un souverain local", "typo": "monarchie", "souverain": "souverain·e local·e", "Population": 103252, "Remarque": "" },
                "ag": { "etat": "Antigua-et-Barbuda", "adhesion": "‍1er novembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 86295, "Remarque": "" },
                "au": { "etat": "Australie", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 23795300, "Remarque": "Dominion depuis le 1er janvier 1901, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1942 (avec effet rétroactif à 1939), abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "bs": { "etat": "Bahamas", "adhesion": "‍10 juillet 1973", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 368390, "Remarque": "" },
                "bb": { "etat": "Barbade", "adhesion": "‍30 novembre 1966", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 285000, "Remarque": "" },
                "bz": { "etat": "Belize", "adhesion": "‍21 septembre 1981", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 358899, "Remarque": "" },
                "ca": { "etat": "Canada", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 35702707, "Remarque": "Dominion depuis le 1er juillet 1867, statut de Westminster en 1931, absorbe Terre-Neuve-et-Labrador en 1949, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1982" },
                "gd": { "etat": "Grenade", "adhesion": "‍7 février 1974", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 103328, "Remarque": "" },
                "jm": { "etat": "Jamaïque", "adhesion": "‍6 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 2717991, "Remarque": "" },
                "nz": { "etat": "Nouvelle-Zélande", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 4572100, "Remarque": "Dominion depuis le 26 septembre 1907, bénéficie du statut de Westminster de 1931 mais ne l'adopte qu'en 1947, abolition des liens juridiques avec le Parlement britannique en 1986" },
                "pg": { "etat": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "adhesion": "‍16 septembre 1975", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 7398500, "Remarque": "Indépendance de l'Australie" },
                "gb": { "etat": "Royaume-Uni", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Europe", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 64511000, "Remarque": "Le Parlement britannique adopte le statut de Westminster en 1931" },
                "kn": { "etat": "Saint-Christophe-et-Niévès", "adhesion": "‍19 septembre 1983", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 55000, "Remarque": "" },
                "lc": { "etat": "Sainte-Lucie", "adhesion": "‍22 février 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 185000, "Remarque": "" },
                "vc": { "etat": "Saint-Vincent-et-les Grenadines", "adhesion": "‍27 octobre 1979", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 109000, "Remarque": "Membre spécial de 1979 à 1985" },
                "sb": { "etat": "Salomon", "adhesion": "‍7 juillet 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 581344, "Remarque": "" },
                "tv": { "etat": "Tuvalu", "adhesion": "‍1er octobre 1978", "continent": "Océanie", "regime": "Monarchie dont Élisabeth II est la reine", "typo": "monarchie", "souverain": "Elizabeth II", "Population": 11323, "Remarque": "Membre spécial de 1978 à 2000" },
                "za": { "etat": "Afrique du Sud", "adhesion": "‍11 décembre 1931", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 54956900, "Remarque": "Dominion depuis le 31 mai 1910, bénéficie du statut de Westminster de 1931, quitte le Commonwealth en 1961, retour en 1994" },
                "bd": { "etat": "Bangladesh", "adhesion": "‍18 avril 1972", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 158088000, "Remarque": "Déclare son indépendance du Pakistan en 1971" },
                "bw": { "etat": "Botswana", "adhesion": "‍30 septembre 1966", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2024904, "Remarque": "" },
                "cm": { "etat": "Cameroun", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 21143237, "Remarque": "Territoire sous mandat principalement français Indépendance de la partie française en 1960, union avec la partie britannique à son indépendance en 1961" },
                "cy": { "etat": "Chypre", "adhesion": "‍13 mars 1961", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 858000, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni en 1960" },
                "dm": { "etat": "Dominique", "adhesion": "‍3 novembre 1978", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 71293, "Remarque": "" },
                "fj": { "etat": "Fidji", "adhesion": "‍10 octobre 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 859178, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1987, retour en 1997, suspendu de 2000 à 2001 et de 2006 à 2014" },
                "gm": { "etat": "Gambie", "adhesion": "‍18 février 1965", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2038501, "Remarque": "Retrait volontaire le 3 octobre 2013" },
                "gh": { "etat": "Ghana", "adhesion": "‍6 mars 1957", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 27043093, "Remarque": "" },
                "gy": { "etat": "Guyana", "adhesion": "‍26 mai 1966", "continent": "Amérique du Sud", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 746900, "Remarque": "" },
                "in": { "etat": "Inde", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1269090000, "Remarque": "Absorbe l'Inde française entre 1950 et 1954, l'Inde portugaise en 1961 et le Sikkim en 1975" },
                "ke": { "etat": "Kenya", "adhesion": "‍12 décembre 1963", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 46749000, "Remarque": "" },
                "ki": { "etat": "Kiribati", "adhesion": "‍12 juillet 1979", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 106461, "Remarque": "" },
                "mw": { "etat": "Malawi", "adhesion": "‍6 juillet 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 16310431, "Remarque": "" },
                "mt": { "etat": "Malte", "adhesion": "‍21 septembre 1964", "continent": "Europe", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 425384, "Remarque": "" },
                "mu": { "etat": "Maurice", "adhesion": "‍12 mars 1968", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1261208, "Remarque": "" },
                "mz": { "etat": "Mozambique", "adhesion": "‍13 novembre 1995", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 25727911, "Remarque": "Indépendance du Portugal en 1975, premier pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "na": { "etat": "Namibie", "adhesion": "‍21 mars 1990", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 2113077, "Remarque": "Indépendance de l'Afrique du Sud en 1960" },
                "nr": { "etat": "Nauru", "adhesion": "‍1er novembre 1968", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10084, "Remarque": "Indépendance en 1968 d'une tutelle conjointe de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni membre spécial de 1968 à 1999 et de nouveau de 2006 à 2011" },
                "ng": { "etat": "Nigéria", "adhesion": "‍1er octobre 1960", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 183523000, "Remarque": "Suspendu de 1995 à 1999" },
                "ug": { "etat": "Ouganda", "adhesion": "‍9 octobre 1962", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 34858813, "Remarque": "" },
                "pk": { "etat": "Pakistan", "adhesion": "‍15 août 1947", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 189388000, "Remarque": "Quitte le Commonwealth en 1972, retour en 1989, suspendu de 1999 à 2004 et de 2007" },
                "rw": { "etat": "Rwanda", "adhesion": "‍29 novembre 2009", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 10966891, "Remarque": "Indépendance de la Belgique en 1962, second pays admis au sein du Commonwealth sans lien colonial ou historique avec le Royaume-Uni" },
                "ws": { "etat": "Samoa", "adhesion": "‍28 août 1970", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 187820, "Remarque": "Indépendance de la Nouvelle-Zélande en 1962 sous le nom de Samoa occidentales" },
                "sc": { "etat": "Seychelles", "adhesion": "‍29 juin 1976", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 89949, "Remarque": "" },
                "sl": { "etat": "Sierra Leone", "adhesion": "‍27 avril 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 6319000, "Remarque": "" },
                "sg": { "etat": "Singapour", "adhesion": "‍9 août 1966", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 5469700, "Remarque": "Indépendance du Royaume-Uni et rejoint la Malaisie en 1963, indépendance de la Malaisie en 1965" },
                "lk": { "etat": "Sri Lanka", "adhesion": "‍4 février 1948", "continent": "Asie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 20675000, "Remarque": "Joint le Commonwealth en tant que Dominion de Ceylan, devient une république en 1972" },
                "tz": { "etat": "Tanzanie", "adhesion": "‍9 décembre 1961", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 47421786, "Remarque": "Précédemment Tanganyika et Zanzibar, fusionnés en 1964" },
                "tt": { "etat": "Trinité-et-Tobago", "adhesion": "‍31 août 1962", "continent": "Amérique du Nord", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 1328019, "Remarque": "" },
                "vu": { "etat": "Vanuatu", "adhesion": "‍30 juillet 1980", "continent": "Océanie", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 264652, "Remarque": "Indépendance de la France et du Royaume-Uni" },
                "zm": { "etat": "Zambie", "adhesion": "‍24 octobre 1964", "continent": "Afrique", "regime": "République", "typo": "rep", "souverain": "", "Population": 15473905, "Remarque": "" }
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            payschoisis = [{ "x": width / 2.45, "y": height / 2.38, "pays": "Royaume-Uni" },
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                { "x": width / 3.5, "y": height / 1.81, "pays": "Nigéria" }
            ];

        var projection = d3.geo.dymaxion()
            .translate([width / 2.2, height / 6])
            .scale(width / 2.7);

        var path = d3.geo.path()
            .projection(projection);

        var graticule = d3.geo.graticule();

        var svg = d3.select("#bfi").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
        var g = svg.append("g")
            .attr("id", "groupe")
            .attr('transform', tourner);

        var etiquettes = svg.append("g")
            .attr("id", "etiquettes");

        /* L'astuce pour faire passer un pays devant les autres*/
        d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
            return this.each(function() {
                this.parentNode.appendChild(this);
            });
        };

        d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/monde.geojson", function(error, collection) {

            g.selectAll("path")
                .data(collection.features)
                .enter().insert("path")
                .attr("class", function(d) {
                    if (commonwealth[dico[d.properties.fr]]) return "land " + dico[d.properties.fr]
                    else return "non"
                })
                .attr("title", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {
" + e.etat + " "
" + String(pop(e.Population)).replace(".", ",") + "habitants"

"
Régime : " + e.regime.replace("République", "république indépendante") + ""
Adhésion le " + e.adhesion.replace("1er", "1er") + ""
                        return html
                    }
                })
                .attr("fill", function(d) {
                    e = commonwealth[dico[d.properties.fr]]
                    if (e) {

                        return couleur[e.typo]
                    }
                })
                .attr("d", path)
                .on("mouseover", function() {
                    var sel = d3.select(this);
                    sel.moveToFront();
                });
        });

        function pop(d) {
 1000000000) return (d / 1000000000).toFixed(2) + " milliard d'"
 1000000 && d  2000000) ? "s" : "") + " d'"
            else return d.toLocaleString() + " "
        }

        etiquettes.selectAll("text")
            .data(payschoisis)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("class", "noms passelect")
            .text(function(d) {
                return d.pays;
            })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pays == "Royaume-Uni" || d.pays == "Australie" || d.pays == "Canada") return "end"
                return "middle"
            })
            .attr("x", function(d) {
                return d.x;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return d.y;
            });

        /* Flèche pour la France */

        var flecheData = [{
                x: width / 2.4,
                y: (height / 2.4)
            }, {
                x: width / 2.18,
                y: (height / 2.36)
            }, {
                x: width / 2.17,
                y: (height / 2.16)
            }],
            ligneFleche = d3.svg.line()
            .interpolate("basis")
            .x(function(d) {
                return d.x;
            })
            .y(function(d) {
                return d.y;
            });

        etiquettes.append("defs").append("marker")
            .attr("viewBox", "0 -5 10 10")
            .attr("refX", 8)
            .attr("refY", 0)
            .attr("markerWidth", 8)
            .attr("markerHeight", 8)
            .attr("orient", "auto")
            .attr("id", "t")
            .attr("class", "fleche")
            .attr("fill", "#a1a6aa")
            .append("path")
            .attr("d", "M0,-5L10,0L0,5");


        etiquettes.append("path")
            .attr("d", ligneFleche(flecheData))
            .style("stroke-width", 1.4)
            .style("stroke", "#a1a6aa")
            .style("fill", "none")
            .style('marker-end', "url(#t)");

        /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#dymaxion").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "path.land",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });
        $("#dymaxion a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

    });
});


Quel est le poids démographique des pays de l’organisation ?
Avec près de 2,4 milliards d’habitants, le Commonwealth compose le tiers de l’humanité. La plupart d’entre eux vivent dans le sous-continent indien, l’Inde (1,3 milliard d’habitants), le Bangladesh (158 millions d’habitants) et le Pakistan (190 millions) représentant 80 % de la population du Commonwealth.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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		height:350px;
	}
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		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15242182550 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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		width: 230px;
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	#container_15242182550 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



2,4 milliards d'habitants sur cinq continents
Ce graphique représente la répartition de la population du Commonwealth par continent, en millions d'habitants.

Source : Commonwealth



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
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		}
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	var annotation_spe = [];

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	credits:{
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		text: ""
	},
	plotOptions: {
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				}
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			}
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			}
		}
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			text:"millions d'habitants"
		},
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			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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				useHTML: false,
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		},
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			text: ""
		},
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		},
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				useHTML: false,
				text: "",
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				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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    "name": "millions",
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    "data": [
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        501.260981
      ],
      [
        "",
        65.794384
      ],
      [
        "",
        42.117822
      ],
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	tooltip: {
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Afrique, avec dix-neuf membres, forme le plus gros contingent de pays mais se trouve en deuxième position s’agissant de la population : les dix-sept républiques et deux monarchies émargent à 501 millions d’habitants.
Enfin, en Europe, seuls deux autres pays — tous deux membres de l’Union européenne — sont membres du Commonwealth, portant la population à 65,79 millions d’habitants : ce sont Malte et Chypre.
Comment y adhérer ?
Les critères pour rejoindre le Commonwealth sont clairement établis, il faut :
accepter les principes énoncés dans la charte ;être un Etat souverain ;reconnaître la reine Elizabeth II comme cheffe du Commonwealth ;accepter l’anglais comme langue du Commonwealth ;respecter les vœux de la population d’adhésion ou non ;avoir eu un lien historique avec un Etat déjà membre.
De ce fait, certains pays pourraient proposer leur adhésion, car ils ont été des « protectorats » ou des colonies de la Couronne : l’Egypte, l’Irak, l’Irlande, la Jordanie, Israël, le Yémen et même les Etats-Unis, entre autres.
Il est aussi possible de quitter l’organisation, et de manière plus aisée que pour un Brexit. C’est ce que firent, par exemple, l’Irlande et Terre-Neuve en 1949 ou les Maldives en 2016. Il y a aussi l’exemple du Zimbabwe, suspendu des réunions ministérielles en 2002 à cause de l’élection de Robert Mugabe en mars de la même année dans des conditions contestées. En 2003, le pays a définitivement quitté l’organisation. Le Royaume-Uni soutient aujourd’hui sa réintégration après le départ du pouvoir de M. Mugabe, en novembre.
Qui est le dirigeant ou la dirigeante ?
A la tête de cette organisation d’Etats partenaires « libres et égaux » — pour la plupart d’anciens territoires coloniaux —, le chef désigné est le souverain britannique, en l’occurrence Elizabeth II actuellement. Elle est par ailleurs cheffe d’Etat de dix-sept monarchies parlementaires, à commencer par le Royaume-Uni, bien sûr, mais aussi le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et des « petites » nations comme les monarchies insulaires de Sainte-Lucie, la Jamaïque, Grenade, les Bahamas, etc. Cela ne lui donne aucun pouvoir effectif.
Quatre pays membres sont des monarchies dont le souverain est « local » : Brunei, le Lesotho, la Malaisie et le Swaziland. Enfin, trente-deux sont des républiques, pour la plupart situées sur le continent africain ; à elles seules, ces républiques africaines représentent 500 millions de personnes.
Quels avantages à l’international ?
Les citoyens de ces cinquante-trois pays ne se considèrent pas comme étrangers les uns aux autres, de ce fait et sur le plan diplomatique, les Etats membres ne s’envoient pas d’ambassadeurs mais des « hauts-commissaires » — qui représentent le gouvernement et non pas le chef d’Etat (qui est souvent la reine par ailleurs). De la même manière, si un citoyen du Commonwealth se trouve dans un pays où il n’a pas de représentation diplomatique, il peut s’adresser à l’assistance consulaire britannique, s’il y en a une.
Par ailleurs, grâce au Commonwealth, les citoyens australiens, néo-zélandais ou canadiens peuvent demander un « working holiday visa » qui — à l’image du visa travail vacances entre la France et le Canada — permet aux personnes de 18 à 30 ans de travailler au Royaume-Uni. Seuls les ressortissants de ces pays y ont droit pour le moment car cet accord nécessite la réciprocité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/20/17-5">
<filnamedate="20180420"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180420"><AAMMJJHH="2018042017">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’ancien président du Zimbabwe est convoqué par le Parlement alors que l’exploitation diamantifère a longtemps profité à son régime.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤         

Compte rendu

Robert Mugabe devra s’expliquer sur la disparition de 15 milliards de dollars en diamants

L’ancien président du Zimbabwe est convoqué par le Parlement alors que l’exploitation diamantifère a longtemps profité à son régime.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-20T15:58:21+02:00"

        Le 20.04.2018 à 15h58

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-04-20T16:28:54+02:00"

        Mis à jour le 20.04.2018 à 16h28






    
L’ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe.
Crédits : ZACHARIAS ABUBEKER / AFP


L’ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe, est cité à comparaître devant le Parlement le 9 mai pour s’expliquer sur « la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars [12,2 milliards d’euros]», a annoncé vendredi 20 avril un parlementaire. « Nous avons fixé au 9 mai la date où il doit venir témoigner », a déclaré Temba Mliswa, le président du comité parlementaire en charge des mines et de l’énergie, cité par le journal d’Etat Herald.
« Le comité s’est rencontré jeudi 19 avril et a décidé d’inviter l’ancien président Mugabe à notre comité pour s’expliquer sur la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Au Zimbabwe, le gouvernement licencie des milliers d’infirmières grévistes



M. Mugabe, qui dirigea le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980, a été contraint en novembre 2017 de démissionner sous la pression de l’armée, de la rue et de son parti, la Zanu-PF, toujours au pouvoir. L’ancien homme fort du pays, qui bénéficie d’une retraite dorée, a laissé un Zimbabwe en proie à une profonde crise économique.
Corruption et évasion de capitaux
Les députés veulent l’interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait que son pays avait perdu 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l’évasion des capitaux pratiquée par les compagnies minières étrangères. La commission du Parlement chargée de ce dossier a déjà sommé plusieurs anciens ministres, chefs de la police et haut responsables de l’administration de venir témoigner.

        Lire aussi :
         

                Au Zimbabwe, Grace Mugabe soupçonnée de trafic d’ivoire



Dans un rapport publié en 2017, l’ONG Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d’avoir détourné pendant des années les profits tirés de l’exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques. Selon Global Witness, les services secrets zimbabwéens (Organisation centrale de renseignement, CIO) ont ainsi détenu discrètement une partie du capital d’une entreprise qui extrait des diamants dans la mine de Marange (est). Le Zimbabwe n’a jamais publié de statistiques jugées crédibles de ses activités diamantifères, qui ont débuté en 2006.


<article-nb="2018/04/20/17-6">
<filnamedate="20180420"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180420"><AAMMJJHH="2018042017">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le financement des réformes économiques prévues par l’Etat sera soumis à des « exigences de gouvernance », a précisé Christine Lagarde, la directrice de l’institution.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤         

Compte rendu

Congo-Brazzaville : le gouvernement se félicite d’un accord avec le FMI

Le financement des réformes économiques prévues par l’Etat sera soumis à des « exigences de gouvernance », a précisé Christine Lagarde, la directrice de l’institution.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-20T15:18:30+02:00"

        Le 20.04.2018 à 15h18






    
Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international, à Paris, le 15 février 2018.
Crédits : Charles Platiau / REUTERS


Le Congo-Brazzaville s’est félicité dans un communiqué, vendredi 20 avril, de l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) pour appuyer son programme de réformes économiques et financières. « La République du Congo se félicite d’avoir répondu à l’ensemble des critères pour être éligible à un financement de son programme économique et financier par le FMI et ses partenaires internationaux », note le communiqué du gouvernement.

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Jeudi, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a annoncé la conclusion « positive » d’un accord avec les autorités du Congo sur un programme pour relancer l’économie du pays mais qui sera soumis à des « exigences de gouvernance » pour rompre avec « les pratiques du passé ».
Chute des cours du pétrole
La conclusion de cet accord permettra également à l’Etat congolais de « bénéficier d’autres financements bilatéraux, comme l’a évoqué récemment le ministre français de l’économie en annonçant un soutien de 135 millions d’euros conditionné à la conclusion d’un programme » avec le FMI, ajoute le communiqué du gouvernement.

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Selon Brazzaville, ce programme a pour objectif d’assurer la reprise de la croissance économique d’ensemble, fondée sur un équilibre budgétaire pérenne et la restauration de la viabilité de la dette à court terme. L’économie du Congo, petit pays d’Afrique centrale riche en pétrole, a été fortement touchée par la chute du cours de l’or noir.
Le projet d’accord avec le FMI doit encore être ratifié par le conseil d’administration du Fonds, à l’issue duquel seront connus les financements concernés, a indiqué Christine Lagarde.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Pour le quatrième vendredi consécutif, des milliers de Gazaouis ont à nouveau convergé vers la frontière israélienne.
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« Marche du retour » : deux Palestiniens tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza

Pour le quatrième vendredi consécutif, des milliers de Gazaouis ont à nouveau convergé vers la frontière israélienne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h43
   





                        


Deux Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens dans le nord de la bande de Gaza vendredi 20 avril, portant à trente-six le nombre de victimes depuis le début, le 30 mars, d’un mouvement de protestation appelé « marche du retour ».
Des milliers de Gazaouis ont à nouveau convergé vers la frontière israélienne pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres, dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948. Ils dénoncent aussi le blocus qu’Israël impose depuis plus de dix ans pour contenir le mouvement islamiste Hamas qui dirige le territoire.
La plupart des Palestiniens sont restés à quelques centaines de mètres de la barrière de sécurité lourdement gardée par l’armée israélienne. Mais, comme les vendredis précédents, certains se sont détachés pour s’approcher de la frontière et tenter de lancer des projectiles sur les soldats israéliens, risquant ainsi leur vie.
Les soldats ont ouvert le feu quand des manifestants équipés de pinces coupantes se sont approchés de la clôture frontalière, après avoir lancé des avertissements en arabe par haut-parleur.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Alors que le principe d’un engagement militaire de la France fait l’objet d’un relatif consensus, les dynamiques locales des conflits au Sahel et au Sahara sont occultées.
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Décryptage

Le mirage du djihad global en Afrique

Alors que le principe d’un engagement militaire de la France fait l’objet d’un relatif consensus, les dynamiques locales des conflits au Sahel et au Sahara sont occultées.

Par                Marc-Antoine Pérouse de Montclos



LE MONDE
              datetime="2018-04-20T14:33:24+02:00"

        Le 20.04.2018 à 14h33






    
Des soldats français patrouillant à Gao, au nord du Mali, en avril 2013.
Crédits : VOA/Wikimedia


Depuis 2013, la France a engagé une véritable guerre contre le terrorisme en Afrique, en l’occurrence dans une partie de la bande sahélo-saharienne qui va du Tchad jusqu’à la Mauritanie. La menace est présentée comme globale face à des groupes djihadistes affiliés ou en lien avec les deux principales franchises mondiales, à savoir Al-Qaida et le groupe Etat islamique.
Malgré l’ensablement du conflit, le principe d’un engagement militaire n’est donc pas contesté et fait l’objet d’un relatif consensus au sein de l’opinion publique et de la classe politique en France. Le contraste est saisissant. Lors de la première crise du Golfe en 1991, des Français étaient descendus dans la rue pour manifester contre l’intervention militaire des Etats-Unis au Koweït. L’Elysée avait ensuite pris officiellement position contre Washington au moment de l’invasion de l’Irak en 2003.

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Au Mali, en revanche, le déploiement de l’armée française n’a guère suscité de protestations en 2013. Le silence fut assourdissant. Autant les journalistes américains s’étaient empressés de questionner les raisons de l’intervention militaire en Irak, où il n’existait pas d’armes de destruction massive, autant la presse française n’a guère poussé bien loin ses investigations au nord de Bamako. Sans risquer d’être contredit, le président François Hollande pouvait, par exemple, prétendre que la France était intervenue au Mali pour mettre un terme à de prétendus massacres de femmes et d’enfants que les djihadistes n’avaient en réalité jamais commis.
Le plus gros déploiement de troupes françaises
Il y avait pourtant lieu de s’interroger sur les mobiles du plus gros déploiement de troupes françaises en opération extérieure depuis la guerre d’Algérie. En 2012, les groupes djihadistes alliés à des rebelles touareg s’étaient emparés des villes du nord du Mali, notamment Tombouctou et Gao. Ils avaient aussi pris en otages quelques Occidentaux, un phénomène qui n’a rien de particulièrement exceptionnel si l’on en juge par le développement général de l’industrie du kidnapping dans les pays non musulmans d’Amérique latine ou d’Afrique subsaharienne.
Sur le plan stratégique et global, en revanche, les insurgés n’avaient jamais mené d’attentats terroristes en France. En quoi menaçaient-ils donc directement l’intérêt national ? Début 2013, la réponse de l’Elysée a été que les djihadistes de Tombouctou et Gao étaient en train de descendre vers le Sud. Ils risquaient en conséquence de prendre Bamako pour transformer l’ensemble du Mali en Afghanistan sahélien et y installer une base arrière du terrorisme international.

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Une pareille hypothèse semblait cependant peu probable, entre autres parce que la minorité touareg avait peu de chances de contrôler des espaces urbains densément peuplés et foncièrement hostiles aux populations du Nord saharien. L’empressement des autorités françaises à parier sur une éventuelle victoire des insurgés tranchait, d’ailleurs, avec les précédentes analyses du Quai d’Orsay, qui avaient sous-estimé la capacité des rebelles à s’emparer du pouvoir dans les capitales du Rwanda en 1994 ou du Zaïre en 1996.
Propagande islamiste et djihadisme
Indéniablement, les conflits du « Sahelistan », comme certains aiment désormais qualifier la région, ont été dramatisés en insistant sur leur dimension globale et sur le rôle de la propagande islamiste dans la production d’une menace djihadiste transnationale.
Ce travers est très ancien. En dépit (ou plutôt à cause) de son engagement en faveur de la laïcité, la classe politique française s’était ainsi inquiétée historiquement des possibilités de complots menés par des « congrégations » religieuses, des jésuites ou des ligueurs royalistes. Dans un tel contexte, les agents coloniaux avaient vite assimilé à des sociétés secrètes les confréries soufies qui sont à présent décrites comme un allié de l’Occident et un rempart efficace contre l’idéologie djihadiste. En Algérie, par exemple, on a commencé à parler de « péril confrérique » dès 1845.

    
La grande mosquée de Djenné, dans le centre du Mali.
Crédits : Ruud Zwart/Flickr, CC BY-SA


Dans un premier temps, c’est surtout la Senoussiyya qui a retenu l’attention des autorités coloniales. Considérée comme une organisation politique et occulte, celle-ci a tour à tour été suspectée d’avoir conclu des alliances avec les Allemands en 1872, les Turcs contre les Russes en 1876, les Italiens contre les Français en Tunisie en 1881, les mutins d’Ahmed Urabi Pacha en Egypte en 1882 et les combattants du Mahdi soudanais contre les Britanniques en 1884.
Sans craindre l’exagération, certains devaient même affirmer que la Senoussiyya comptait jusqu’à trois millions de fidèles, de Ségou au Mali jusqu’à la Corne de l’Afrique en Somalie, quitte à lui imputer systématiquement (et à tort) les assassinats d’explorateurs occidentaux. A l’instar des Mourides au Sénégal, les Senoussi ont ainsi été investis par le colonisateur et les colonisés d’une fonction de résistance qui dépassait très largement leurs programmes et leurs discours.
Dramatisation du potentiel subversif et global de l’islam
Cette dramatisation excessive du potentiel subversif et global de l’islam reposait, en l’occurrence, sur une forte tendance à l’extrapolation qui se nourrissait d’assimilations hâtives et de rapprochements arbitraires entre différents groupes musulmans. Elle n’est pas sans rappeler les spéculations hasardeuses d’aujourd’hui à propos des connexions internationales de Boko Haram depuis les marais du lac Tchad ou des insurgés peuls depuis le delta intérieur du Niger.
La description du Sahel à travers l’image d’un « arc de crise » en proie à un « croissant de la terreur » est révélatrice à cet égard car elle laisse entendre que tous les conflits de la zone seraient interdépendants, voire semblables. Elle exprime bien l’effroi que suscite depuis fort longtemps l’immensité du désert du Sahara.

    
Sur un marché de Bamako.
Crédits : James Holme/Flickr, CC BY-SA


Du temps de la guerre froide, les autorités françaises avaient ainsi amplifié la portée réelle des menaces extérieures en provenance du monde communiste ou de la Libye du colonel Mouammar Kadhafi. A présent, elles s’inquiètent de la prétendue « radicalisation » d’un islam importé des pays du Golfe, notamment d’Arabie saoudite.
Leur approche surdétermine le rôle du fanatisme religieux. Mais elle ne correspond pas aux réalités locales. Les études disponibles montrent en effet que l’embrigadement des djihadistes doit très peu à des efforts d’endoctrinement religieux. Les jeunes des régions du Macina, de Sikasso et du nord au Mali, par exemple, ont surtout participé aux combats pour protéger leur famille, leur communauté ou leurs activités économiques, licites ou non.
Des motifs religieux largement minoritaires
Des entretiens menés récemment auprès de 168 détenus de Boko Haram au Niger ont également révélé que la majorité d’entre eux avaient rejoint le groupe soit parce qu’ils avaient été enlevés par les insurgés, soit pour fuir la répression de l’armée, soit encore pour protester contre les injustices du gouvernement. Seulement un sur cinq (22 %, essentiellement parmi les combattants, plutôt que parmi les « complices ») citait des arguments religieux pour expliquer son engagement dans la lutte.
De même au Nigeria, des sondages ont montré qu’entre 0 % et 25 % des enfants embrigadés dans Boko Haram disaient avoir été motivés par des raisons religieuses ; la plupart avaient plutôt rejoint les insurgés pour suivre un ami, gagner de l’argent et s’élever dans la hiérarchie sociale.

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                Une nouvelle résolution onusienne pour sauver l’accord de paix au Mali



Tout ceci a aussi été confirmé par une étude plus large des Nations unies auprès de 573 combattants issus, pour l’essentiel, des Chabab dans la Corne de l’Afrique, de Boko Haram au Nigeria et, dans une moindre mesure, d’AQMI au Mali.
Les résultats de ces enquêtes auraient assurément mérité d’être discutés en France avant d’envisager purement et simplement d’y interdire le salafisme. En effet, ils mettent en évidence l’importance des dynamiques locales dans l’émergence de rébellions exprimées au nom du Coran. Le sentiment d’injustice, les inégalités sociales, les exactions des forces de l’ordre, la déliquescence des services publics de base et la profonde corruption des appareils d’Etat ont tous contribué à alimenter les révoltes djihadistes en Afrique subsaharienne.
Le problème est qu’un pareil constat est difficile à entendre lorsqu’il s’agit de régimes alliés à la France. Pour mobiliser l’opinion publique et justifier une intervention militaire, il est évidemment plus facile d’agiter l’épouvantail d’un djihad global et importé du monde arabe.
Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
Cet article a d’abord été publié sur le site de The Conversation.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Des ONG ont fleuri en France pour soutenir les chrétiens d’Orient victimes de l’État islamique et de la guerre civile syrienne. Mais la défense de ces « frères arabes » n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques.
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Le Monde
 |
                  20.04.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h26


Des ONG ont fleuri en France pour soutenir les chrétiens d’Orient victimes de l’État islamique et de la guerre civile syrienne. Mais la défense de ces « frères arabes » n’est pas dénuée d’arrière-pensées politiques.

Par                             Dominique Perrin





                     
Tout le monde l’attend. Dans le petit centre-ville, il y a des affiches de l’événement partout et presque autant de policiers en civil. La nuit tombe, il fait environ zéro degré. Avec les minutes qui défilent et la bise, le ressenti est de moins quinze. Quatre motos, un gyrophare, le voilà. La tête d’Édouard Philippe dépasse d’une foule de 150 personnes, massées au Musée des beaux-arts. Ce 22 février, à Tourcoing (Nord), le premier ministre inaugure en grande pompe l’exposition « Chrétiens d’Orient, deux mille ans d’histoire ». Icônes syriennes, manuscrits arméniens, première fresque représentant Jésus…
Après son succès à l’Institut du monde arabe (IMA), avec 155 000 visiteurs, l’exposition migre dans la ville du Nord jusqu’au 11 juin. Autour du chef de gouvernement, c’est la cohue des grands jours. Jack Lang, président de l’IMA, l’a perdu du regard. Un homme barbu en longue robe noire, ceinturée de fuchsia, serre des mains : voilà monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de L’œuvre d’Orient et partenaire de l’exposition.
Une « tradition » française
Un peu plus tard, dans l’hôtel de ville bondé (même Miss Tourcoing est là), Édouard Philippe commence son discours. « Qui sait aujourd’hui, interroge-t-il, que c’est en vertu d’un accord signé dans la première moitié du XVIe siècle entre François Ier et Soliman le Magnifique que la France est de droit, de tradition en tout cas, protectrice des chrétiens d’Orient ? » 
Le 25 septembre, Emmanuel Macron avait déjà inauguré cette même exposition à Paris avec son homologue libanais Michel Aoun, chrétien maronite. Le président avait lui aussi insisté sur le poids d’une histoire commune : « Défendre les chrétiens d’Orient, c’est être à la hauteur de l’exigence historique qui est la nôtre. » L’événement a donc été salué deux fois au plus haut niveau de l’État. Un geste politique rare. Et forcément signifiant.

Coptes, chaldéens,...





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.
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Au Royaume-Uni, 55 heures d’électricité sans charbon

Le charbon, qui permettait de produire deux tiers de l’électricité du pays dans les années 1980, n’en fournit plus que 7 %.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu plus de deux siècles, mais le pays de la révolution industrielle est en train de mettre fin à sa dépendance au charbon. Entre le 16 et le 19 avril, pendant une période de cinquante-quatre heures et cinquante minutes, aucune électricité n’a été produite avec du charbon au Royaume-Uni. Selon les calculs de Simon Evans, vice-rédacteur en chef du site spécialisé Carbon Brief, il s’agit d’un record.
L’arrivée du printemps, avec un fort ensoleillement et un vent régulier, explique en partie ce phénomène : les Britanniques consomment moins d’électricité ces jours-ci, et les énergies renouvelables fonctionnent pleinement.

Mais au-delà du court terme, cette récente période est symbolique d’un changement profond outre-Manche : le charbon, qui produisait les deux tiers de l’électricité dans les années 1980 et encore 39 % en 2012, n’en a fourni que 7 % l’an dernier. Deux centrales à charbon vont fermer dans les mois qui viennent, et il n’en restera ensuite que sept en fonctionnement. Cette source d’énergie est en train de disparaître au Royaume-Uni.
Une surtaxe efficace sur les industries polluantes
« La principale raison est l’instauration d’une taxe sur les émissions de CO2 », explique M. Evans. En 2013, le Royaume-Uni a introduit pour les industries polluantes une surtaxe, qui est aujourd’hui de 18 livres sterling (21 euros) par tonne de CO2, en plus de celle déjà imposée dans l’Union européenne (mais dont le montant est très bas). Immédiatement, le charbon, le plus polluant des carburants fossiles, est devenu moins compétitif. Il a été rapidement remplacé par des centrales à gaz, qui émettent moins de CO2, et qui comptent désormais pour 40 % de la production électrique britannique.

Dans le même temps, les énergies renouvelables ont fait un bond au Royaume-Uni, leur part étant multipliée par six depuis 2010, à 18 %. Beaucoup de centrales à charbon ont également été transformées pour fonctionner à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ A l’heure où Israël fête ses 70 ans d’existence, l’ancien chef du Mossad, qui soutient la solution dite à deux Etats, s’inquiète des divisions au sein des institutions et de la société, notamment sur les questions religieuses.
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Efraïm Halevy : « Les problèmes intérieurs d’Israël pourraient devenir une menace existentielle »

A l’heure où Israël fête ses 70 ans d’existence, l’ancien chef du Mossad, qui soutient la solution dite à deux Etats, s’inquiète des divisions au sein des institutions et de la société, notamment sur les questions religieuses.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h38
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            
Efraïm Halevy, 83 ans, fut le directeur du Mossad entre 1988 et 2002, service secret dans lequel il a passé l’essentiel de sa carrière. Cette voix très respectée du débat public en Israël a servi sous cinq premiers ministres. Il a été aussi ambassadeur auprès de l’Union européenne. Alors que l’Etat d’Israël a fêté cette semaine le 70e anniversaire de son existence, il revient sur les conditions de survie de son pays, mais aussi sur la crise qu’il traverse.
Vous êtes né à Londres, en 1934, et vous êtes arrivé en Israël en 1948. Que représente pour vous le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat ?
On ne peut séparer les 70 ans de l’histoire d’Israël de celle de la nation juive. Celle-ci a préservé son identité sous la forme d’une diaspora pendant deux mille ans en se répandant sur la majeure partie du globe, malgré les distances entre communautés et alors que les moyens de transports et de communication étaient limités. La naissance d’Israël a fait suite à la seconde guerre mondiale. Je suis arrivé ici en avril 1948, quelques semaines avant la naissance de l’Etat [l’indépendance a été déclarée le 14 mai 1948 par David Ben Gourion]. Jérusalem était assiégée, on a dû attendre le premier cessez-le-feu pour y parvenir.
A l’époque, il n’y avait ici que 600 000 juifs. La question de leur survie, avec des armées régulières nous entourant au sud, à l’est et au nord, se posait. La quantité de nos forces combattantes représentait 10 % de la population. Le nombre de victimes fut de 6 000, soit 10 % de ces 10 %. La question du soutien international n’était pas claire. Le général américain George Marshall [alors secrétaire d’Etat], par exemple, ne croyait pas à la survie de notre Etat. Il voulait qu’on reporte la déclaration d’indépendance. Les juifs américains qui voulaient nous faire parvenir des armes se retrouvaient devant les tribunaux. Ce sont surtout les Soviétiques qui nous ont aidés.





                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.
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Groenland, en attendant l’indépendance

Les élections législatives du 24 avril, dans ce territoire de seulement 55 800 habitants, devraient donner le tempo d’un calendrier menant à une souveraineté vis-à-vis du Danemark.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h15
    |

            Alexis Duval (Nuuk (Groenland), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Entre la fin de l’été et le début du printemps, les aurores boréales ne sont pas rares sous les latitudes arctiques. Ces lumières du Nord ont aussi inspiré le nom du concert pop-folk Nordic Blue Lights, auquel ont assisté, lundi 26 mars, 400 personnes au centre culturel Katuaq de Nuuk. Un bâtiment de verre et de bois, dont la forme imite celle d’une aurore boréale. A l’échelle de la capitale du Groenland, qui compte 18 000 habitants, la soirée musicale est un événement. A travers ces ballades en groenlandais et en anglais d’un compositeur local populaire, « il était essentiel de montrer ce que peut permettre l’unité d’un peuple », selon la chef de chœur Bente Colding-Jorgensen.

Cette parenthèse d’harmonie collective intervient dans un contexte de profondes divisions politiques et sociales au sein du territoire autonome, partie intégrante du royaume du Danemark depuis l’arrivée des premiers colons évangélisateurs à Nuuk, en 1721. Mardi 24 avril, quelque 40 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 31 députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais. Ce rendez-vous quadriennal voit cette fois s’affronter pas moins de sept partis : un record sur la deuxième plus grande île de la planète, terre de glace d’une superficie équivalente à quatre fois la France, et où ne vivent que 55 800 habitants.
Pour nombre d’observateurs, la fragmentation en petites chapelles des deux grands partis traditionnels, Siumut (« en avant », social-démocrate rural) et Inuit Ataqatigiit (« communauté inuite », socialiste-écologiste urbain et donné gagnant du scrutin), est le symptôme de la fébrilité générale à l’heure d’aborder concrètement la question-clé du débat public groenlandais. Celle de l’indépendance par rapport au Danemark, et des moyens pour l’obtenir.
Sarah Palin locale
« Le spectre politique s’est considérablement élargi », se réjouit l’ex-ministre du travail, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.
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A Sao Paulo, le dérisoire combat du street art contre le barrage de Belo Monte

Sept ans après avoir réalisé une peinture murale contre un mégaprojet hydroélectrique, Eduardo Kobra regrette de ne pas avoir su mobiliser les consciences.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h56
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            LETTRE DE SAO PAULO

Caroline Cristina da Silva s’est plusieurs fois arrêtée sur le chemin. Elle a trouvé « jolie » cette peinture murale qu’elle aperçoit chaque matin en allant à ses cours de droit à l’université Mackenzie de Sao Paulo. Mais la jeune femme de 18 ans reconnaît avec une pointe de culpabilité que les discussions avec ses amis sont toujours restées « superficielles » sur le sujet. Elle ignore à quoi fait référence l’œuvre et ne sait pas où se situe Altamira, cet endroit perdu au fin fond de l’Amazonie, dans l’Etat du Para, mentionné sur le dessin et devenu il y a quelques années le sujet de débats passionnés entre les défenseurs de l’environnement et les porte-parole du « progrès ».
« Le street art est un exercice éphémère », souffle Eduardo Kobra, auteur de l’œuvre qui semble avoir basculé dans l’indifférence, ou pire encore, dans l’oubli. Monumentale, criarde, posée là sur le bord de la rua da Consolaçao, au cœur de l’empire du béton, au beau milieu de la frénésie automobile, la peinture de près de dix mètres de haut a pourtant tout pour déranger. La fresque représente, sur fond de jungle, un enfant indigène, hilare, le visage cerclé par la mire d’un fusil, entouré de lettres rouge sang : Alta Mira, Belo Monte. Une référence au barrage décrié de Belo Monte, construit dans la ville d’Altamira (« Alta Mira » signifiant littéralement « haute mire ») dans la forêt amazonienne, qui a conduit à l’inondation de plus de 500 kilomètres carrés de terres et à la déviation des eaux du fleuve Xingu, bouleversant la vie des peuples indigènes de la région.
Un enjeu de l’écologie mondiale
« Le Brésil traite l’Amazonie comme une colonie. Le gouvernement devra comprendre que ces peuples ont le droit d’exister. En perturbant leur vie, leur culture, ils sont menacés d’extinction », enrage Danicley de Aguiar, spécialiste de l’Amazonie chez Greenpeace. « Le gouvernement présente les projets d’usines hydroélectriques comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.
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L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme

Les actes violents augmentent légèrement et les scandales sont de plus en plus fréquents.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h48
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Pas une semaine ne passe, en Allemagne, sans que l’antisémitisme ne fasse les gros titres de l’actualité. Il arrive même qu’il soit évoqué plusieurs fois dans la même journée. Mercredi 18 avril, trois affaires ont retenu l’attention de la presse allemande. L’une concerne l’agression, au cœur de Berlin, d’un Israélien de 19 ans qui portait une kippa et a été frappé par un autre jeune homme avec une ceinture.
L’attaque, qui a eu lieu dans le quartier bourgeois de Prenzlauer Berg, a eu d’autant plus de retentissement qu’elle a été filmée par la victime et diffusée sur les réseaux sociaux. Depuis, le jeune Israélien a révélé qu’il n’était pas juif mais d’origine arabe et athée, et qu’il avait voulu montrer « combien il est horrible, ces temps-ci, de se montrer comme juif dans les rues de Berlin ». Quant à son agresseur présumé, il a été arrêté, a annoncé la police, jeudi soir, précisant qu’il s’agissait d’un Syrien.
Deuxième affaire : la remise d’un prix Echo, l’équivalent des Victoires de la musique outre-Rhin, aux rappeurs Kollegah et Farid Band. Dans l’une de leurs chansons, ces derniers font un parallèle entre leurs corps et ceux des « prisonniers d’Auschwitz ». Depuis que la récompense leur a été décernée, le 12 avril, plusieurs lauréats ont rendu la leur, en signe de protestation. Mercredi, le président du Conseil allemand de la musique, qui représente les professionnels du secteur, a annoncé à son tour sa démission du comité d’éthique du prix Echo.
Mise en garde contre l’instrumentalisation des chiffres
La troisième affaire, enfin, concerne une création théâtrale intitulée Mein Kampf et dont la première devait avoir lieu à Constance (Bade-Wurtemberg), vendredi, jour anniversaire de la naissance d’Hitler. Présentée comme une farce sur la jeunesse du futur maître du IIIe Reich, cette pièce fait scandale avant même d’avoir été vue.
Mercredi, la presse a relayé les critiques ayant visé la direction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le 27 avril, les dirigeants sud-coréen, Moon Jae-in, et nord-coréen, Kim Jong-un, se rencontreront lors d’un sommet, le troisième depuis la fin, en 1953, de la guerre qui opposa les deux pays.
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Ouverture d’un « téléphone rouge » entre les dirigeants des deux Corées

Le 27 avril, les dirigeants sud-coréen, Moon Jae-in, et nord-coréen, Kim Jong-un, se rencontreront lors d’un sommet, le troisième depuis la fin, en 1953, de la guerre qui opposa les deux pays.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h44
   





                        



   


Les deux Corées ont ouvert vendredi 20 avril un « téléphone rouge » entre leurs dirigeants, a annoncé Séoul, à une semaine d’un sommet entre le Sud-Coréen Moon Jae-in et le Nord-Coréen Kim Jong-un.
Cette ligne relie directement la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, à Séoul, et le bureau à Pyongyang de la Commission nord-coréenne des affaires d’Etat, présidée par le dirigeant nord-coréen, une de ses fonctions les plus importantes.
Le sommet entre Kim Jong-un et le président Moon Jae-in sera le point d’orgue de l’effervescence diplomatique qui s’est emparée de la région depuis les Jeux olympiques d’hiver organisés dans le Sud. Les dirigeants des deux Corées se retrouveront le 27 avril du côté sud de la zone démilitarisée qui divise la péninsule.

        Lire aussi :
         

                Séoul veut des discussions pour clore officiellement la guerre de Corée



Vers un accord de paix ?
Il s’agira du troisième sommet seulement depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953). Celle-ci s’était achevée sur un armistice et non par un traité de paix, si bien que les deux parties sont toujours techniquement en conflit.
M. Moon a déclaré jeudi qu’il souhaitait que la fin de la guerre soit déclarée officiellement en prélude à la conclusion d’un traité. Donald Trump a fait savoir qu’il donnait sa « bénédiction » aux deux parties pour négocier un tel accord.
Le président américain, qui a longtemps eu des rapports très conflictuels avec Kim Jong-un, doit rencontrer prochainement le leadeur nord-coréen lors d’un sommet historique très attendu, mais dont les détails ne sont pas encore connus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.
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Berlin : évacuation massive pour désamorcer une bombe britannique

Quelque 10 000 personnes étaient en cours d’évacuation vendredi matin dans un large un périmètre autour de l’engin, perturbant les transports berlinois.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h30
   





                        



   


Une des plus importantes évacuations qu’ait connues le centre de Berlin depuis 1945 était en cours, vendredi 20 avril, pour permettre le désamorçage d’une bombe britannique de 500 kg datant de la seconde guerre mondiale.
Trouvé par des ouvriers sur un chantier au cœur de la capitale allemande, près de la gare principale, l’engin est qualifié de « sûr » par la police. Les autorités ont néanmoins décidé d’une évacuation de « tous les bâtiments dans un périmètre de 800 mètres » autour du lieu de la découverte. A 9 heures, la police locale effectuait du porte-à-porte pour s’assurer que les occupants quittaient les bâtiments avant que le déminage ne commence aux alentours de midi. Selon la police, quelque 10 000 personnes seraient concernées par cette évacuation.
Transports perturbés

   


Même loin de cette zone, les Berlinois doivent s’adapter. Les transports dans, depuis et vers la capitale sont très perturbés car la principale gare de la ville, Hauptbahnhof, utilisée par 300 000 voyageurs quotidiens, est à l’intérieur du périmètre d’évacuation. Depuis le matin, les trains ne s’y arrêtent plus et des policiers en interdisent l’accès à l’aide de bandes rouge et blanc. Le trafic devait être totalement bloqué jusqu’à au moins 13 heures. De nombreuses stations de tram, bus, métro, de trains de banlieue étaient également fermées jusqu’à 14 heures.
A côté de la gare, de nombreux bâtiments publics sont dans la zone rouge, à commencer par les ministères de l’économie et des transports, un hôpital militaire, le gigantesque complexe en travaux des services de renseignements (BND), le musée d’art contemporain Hamburger Bahnhof et celui de médecine.
« La bombe de 500 kg, qui n’a pas explosé à l’époque, fait environ 110 cm sur 45, c’est donc un objet assez imposant qui pourrait potentiellement faire beaucoup de dégâts dans la ville. Nous sommes donc très prudents avec des professionnels hautement qualifiés », a expliqué un porte-parole de la police berlinoise, Winfrid Wenzel. Berlin a connu pendant la guerre une campagne d’intenses bombardements, en particulier au printemps 1945, avec un tiers des habitations de la ville détruites et des dizaines de milliers de morts. Des milliers d’engins ayant fait long feu ont été découverts depuis et quelque 3 000 autres resteraient dans le sous-sol berlinois, selon les experts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.
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Antisémitisme : l’extrême droite autrichienne toujours embarrassée par des scandales

Malgré sa stratégie de dédiabolisation, le parti FPÖ peine à convaincre de son évolution sur l’antisémitisme.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h33
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Cela fait à peine quatre mois que le FPÖ (parti autrichien de la liberté) est revenu au pouvoir en coalition avec les conservateurs (ÖVP). Mais il est déjà rattrapé par plusieurs scandales. Un agent diplomatique en poste à Tel-Aviv a été rappelé, après avoir porté un tee-shirt nazi. Un élu local a été suspendu, pour avoir partagé sur WhatsApp des citations d’Adolf Hitler. Et un candidat à une élection régionale, Udo Landbauer, a été poussé à la démission, après la découverte de livrets de chants faisant l’apologie du IIIe Reich, dans la corporation pangermaniste dont il était un dirigeant.

L’allié autrichien de Marine Le Pen ne ménage pourtant pas sa peine pour convaincre que le FPÖ a évolué depuis sa création après-guerre par d’anciens nazis. « Nous avons aujourd’hui et pour les générations futures un devoir de responsabilité face à la mémoire des victimes de l’Holocauste », a affirmé Heinz-Christian Strache, le vice-chancelier et chef de file de cette famille politique, en janvier. « Si quelqu’un voit les choses autrement, qu’il se lève et qu’il s’en aille. Il n’est pas le bienvenu chez nous. »
Refus de délivrer « un certificat casher »
Ce discours ne semble pas convaincre les 15 000 membres de la communauté juive d’Autriche, rassemblée au sein d’un conseil national nommé IKG (« Israelitische Kultusgemeinde »), de la sincérité du FPÖ. Son président, Oskar Deutsch, a expliqué qu’il refusait toujours de « délivrer un certificat casher » à l’extrême droite. Opposition politique, associations antiracistes, historiens, rescapés du camp de Mauthausen se montrent aussi sceptiques. Même le jeune chancelier Sebastian Kurz, qui gouverne avec M. Strache, n’hésite pas à critiquer son partenaire de coalition sur ce point très précis. Car les faits sont là. Alexander Pollak, de l’association SOS Mitmensch, l’affirme :
« Nous avons effectué des recherches qui démontrent un financement systématique par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.
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Jean-Yves Camus : « Il y a une convergence entre les stéréotypes antisémites »

Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, en Europe, l’hostilité envers les juifs puise dans des sources différentes selon les pays.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h57
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Le politologue Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques (Fondation Jean-Jaurès), détaille les évolutions de l’antisémitisme en Europe.
A-t-on raison de distinguer un antisémitisme de l’Ouest et un antisémitisme de l’Est ?
Il y a d’une manière générale une grande convergence entre les stéréotypes antisémites, d’où qu’ils viennent. Un certain nombre d’études ont montré que les clichés utilisés dans les milieux issus de l’immigration ou par les jeunes musulmans rejoignent ceux de l’antisémitisme occidental « classique » : les juifs et l’argent, les juifs et le pouvoir, le mythe de la domination et du complot… Cela rend la distinction entre un ancien et un nouvel antisémitisme difficile à établir.
Toutefois, les sources ne sont pas les mêmes, ni culturellement ni religieusement. Les sources religieuses émanent de textes différents, ou de la déformation de textes différents. L’antijudaïsme professé par l’Eglise catholique avant Vatican II et certains passages du Coran produisent les mêmes clichés mais sont issus de constructions intellectuelles différentes.

Les modalités, elles aussi, divergent. En Europe occidentale, l’antisémitisme dit traditionnel n’est plus responsable que d’une petite minorité des actes violents. Les attentats ou les agressions graves que l’on a connus en France ne sont pas le fait de l’extrême droite, même si une partie de celle-ci reste antisémite et continue de se faire entendre sur le sujet. C’est pour cela qu’un certain nombre de juifs se demandent s’il faut continuer à mettre le Front national au premier rang des formations ou idéologies à ostraciser.
Ces antisémitismes – ancien et nouveau – se nourrissent-ils l’un l’autre ?
La question se pose plutôt avec l’extrême gauche. A une certaine époque, une partie de la gauche a considéré que les populations d’origine immigrée allaient devenir le nouveau prolétariat, et le fer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.
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Manuel Valls « étudie » une candidature à la mairie de Barcelone

L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h46
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Si la candidature de Manuel Valls pour prendre la tête de la mairie de Barcelone, sous les couleurs du parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« Citoyens ») se confirme, ce serait un coup de maître de son président Albert Rivera. L’ancien premier ministre français, né dans la capitale catalane, a reconnu vendredi 20 avril qu’il « étudiait » la possibilité de participer aux élections municipales avec Ciudadanos.
« Continuer à participer au débat sur l’indépendantisme m’intéresse, et je vais étudier cette possibilité », a répondu Manuel Valls durant l’interview qu’il a accordée sur la chaîne TVE.
L’ancien premier ministre socialiste français est devenu l’une des voix européennes à s’élever avec le plus de force contre l’indépendantisme catalan et à défendre « la démocratie espagnole », s’exprimant régulièrement en faveur de la remise à l’Espagne de l’ancien président catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat européen pour « rébellion », et demandant que les décisions de la justice espagnole soient « respectées » en Europe. Des prises de position fortes, claires et sans nuances qui lui ont valu d’être courtisé aussi bien par la droite que par la gauche, de participer à un meeting de Ciudadanos à Barcelone lors de la campagne pour les élections régionales du 21 décembre, et de devenir le chouchou des médias espagnols.
« Le projet séparatiste est mort »
« Le projet séparatiste est mort avec la réponse du roi et de l’Europe, mais les idées indépendantistes vont perdurer et le processus sera long, car la société est très divisée », a-t-il déclaré durant l’interview, tout en se disant convaincu qu’à terme, la société catalane « dépasserait » ces divisions.
Espagnol de naissance, Manuel Valls a été naturalisé français à l’âge de 20 ans. Depuis le traité de Maastricht, en 1992, les citoyens de l’Union européenne résidant dans un autre Etat membre que leur pays d’origine peuvent voter et présenter leur candidature aux élections municipales et européennes dans les mêmes conditions que les nationaux.
Ciudadanos, formation née en 2006 en Catalogne contre le nationalisme, a non seulement remporté les élections catalanes du 21 décembre 2017 (sans majorité pour gouverner), mais elle est donnée en tête dans tous les sondages en Espagne. Néanmoins ce succès, très récent, s’appuie essentiellement sur un discours très ferme contre les indépendantistes catalans et profite avant tout du fait que la question territoriale soit en première ligne de l’actualité. Ciudadanos ne dirige ainsi aucune grande ville espagnole, n’a pas d’expérience de gestion ni de gouvernement significative, doute régulièrement sur ses prises de positions idéologiques, se guidant essentiellement sur les sondages pour se définir, et manque de cadres expérimentés. Raison pour laquelle Manuel Valls serait un atout incontestable pour gagner en crédibilité devant les électeurs réticents du fait de son manque d’expérience.
« Talent »
En début d’après-midi, le président de Ciudadanos, Albert Rivera, a confirmé lors de son université de printemps à l’Escorial que Manuels Valls « envisage d’être candidat à une élection espagnole, dans ce cas à Barcelone ». Le dirigeant libéral de 39 ans a reconnu qu’il doit respecter le règlement qui impose des primaires, tout en insistant sur son souhait « d’ouvrir les portes au talent ».
« Nous allons nous battre pour gagner les élections, et bien sûr, une personne du niveau de Manuel Valls, ancien premier ministre, un démocrate, un ami de l’Espagne et de l’Europe, une personne qui a défendu ces valeurs en pleine crise du séparatisme catalan, mérite tout le respect possible. »
Depuis octobre 2017, l’ex-premier ministre a trouvé en Espagne une part de l’influence qu’il a perdue en France. « La Catalogne, sans l’Espagne, n’est pas la Catalogne », avait-il notamment déclaré. Ces propos ne plaisent pas aux indépendantistes catalans, qui voient Manuel Valls comme un opportuniste, jacobin et botifler (« traître à la Catalogne «). Mais lui ont attiré reconnaissance et popularité chez les « constitutionnalistes ».
Jeudi 19 avril, il débattait encore avec l’ancien président du gouvernement socialiste, Felipe Gonzalez, dans le cadre d’une conférence organisée par le quotidien El Pais. Et le 23 avril, l’association antinationaliste Société civile catalane (SCC) lui décernera son prix du « bon sens », ainsi qu’au président du Parlement européen, Antonio Tajani.

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Au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ce possible recrutement fait grincer des dents. « Les temps changent. Manuel Valls a abandonné depuis longtemps le Parti socialiste », a commenté le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, insistant sur le fait que son « projet politique n’est pas celui que défend » Valls, bien qu’il l’ait toujours soutenu lorsqu’il était à Matignon.
Pour le PSOE comme pour le PP, qui observe dans les sondages une fuite de leurs électeurs vers Ciudadanos, ce possible recrutement d’un ancien premier ministre français n’est pas de nature à rassurer.



                            


                        

                        


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« L’Europe doit rétablir des conditions de concurrence équilibrées au sein de la zone euro »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Romain Perez et le stratégiste Julien Pillot estiment que l’Union européenne doit tenir compte des disparités des modèles sociaux afin de mener une politique commerciale plus juste.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h58
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Romain Perez (Economiste) et Julien Pillot (Stratégistes, coordinateurs du groupe de réflexion Le Jour d'après)







                        



                                


                            

Tribune. Dans le monde idéal de la Commission européenne, il suffirait d’interdire aux Etats membres d’aider leurs entreprises pour garantir le bon fonctionnement des marchés. C’est, selon elle, l’esprit du traité de Rome, qui interdit aux Etats d’user « des aides (…) qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions ».
Toutefois, la réalité du commerce international est fort éloignée de cet idéal économique. Les Etats ont trouvé bien d’autres moyens que les subventions ou les exonérations fiscales pour tirer avantage du jeu concurrentiel. Le maintien de normes sociales peu contraignantes par exemple.
Entre l’est et l’ouest de l’Europe, les obligations en termes de salaire minimal s’échelonnent ainsi de un à cinq, et le niveau des charges sociales varie de un à dix. La sous-évaluation monétaire aussi. La Chine a fait de cette sous-évaluation un outil puissant au service de la compétitivité de ses entreprises. Et que dire de l’utilisation du travail forcé et de l’exploitation des enfants dans nombre de pays émergents…
Finalement, les restrictions draconiennes imposées par Bruxelles sur les subventions et les exonérations publiques sont surtout utiles aux concurrents commerciaux de l’Europe et aux Etats européens les moins avancés socialement, qui pratiquent sans le dire un dumping social efficace.
Les autres nations européennes, celles qui ont construit un modèle social avancé et donc coûteux, sont en revanche mises en difficulté par cette approche de la politique concurrentielle. Elles ne peuvent exempter leurs exportateurs du coin fiscal et social et doivent se résoudre soit à démanteler leur système social pour s’ajuster au niveau des pays les moins-disants, soit à accepter la désindustrialisation et le déclin économique comme une conséquence inévitable des avancées sociales du passé.
Commerce déloyal
Mais est-il juste d’interdire...




                        

                        

