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Article sélectionné dans La Matinale du 19/04/2018
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Evacuation du site universitaire de Tolbiac : « Tout s’est passé très vite »

Une centaine de personnes qui occupaient la faculté parisienne depuis le 26 mars pour protester contre la réforme de l’université ont dû quitter les lieux, vendredi, au petit matin.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h16
    |

                            Service Campus








                        



Le blocage du site universitaire de Tolbiac, à Paris, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université, a été levé, vendredi 20 avril, par une vaste opération de police lancée au petit matin. Une centaine de personnes qui occupaient cette tour de vingt-deux étages depuis le 26 mars, pour protester contre la réforme de l’accès à l’université, en ont été expulsées par les forces de l’ordre dans un climat tendu.
Pas de blessés, selon la préfecture
« On ne les a pas vus arriver, tout s’est passé très vite », a raconté, vendredi matin, Ayse, étudiante en philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne. « Ils sont passés par la porte arrière. Ils ont débarqué avec des tronçonneuses, des Famas. Ça s’est passé en quelques minutes. Nous avons été parqués dans l’amphi N, où nous dormions, avant d’être évacués, sans pouvoir récupérer nos affaires. Deux personnes sont à l’hôpital », a aussi expliqué Emma, étudiante en langues à Paris-I, qui occupait les lieux depuis trois semaines.
Un individu a été interpellé « pour outrage et rébellion », selon un communiqué de la préfecture de police, qui a, par ailleurs, relevé « des dégradations nombreuses » sur le site. Le texte explique également que l’opération, qui a pris fin vers 6 heures, s’est déroulée « dans le calme » et sans « incident ».
Dans la journée, des témoignages faisant état de personnes blessées au cours de l’évacuation, dont une dans un état grave, ont, cependant, été publiées sur des sites d’information, notamment celui de l’hebdomadaire Marianne. Contactée vendredi à 16 heures par Le Monde, la préfecture de police de Paris a démenti ces témoignages, assurant à nouveau qu’aucune personne n’avait été blessée.
Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5 heures du matin dans la faculté, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles. Quelques minutes avant le début de l’intervention, les occupants des lieux avaient sonné l’alarme, semant la confusion. Certains se sont retranchés à l’intérieur tandis que d’autres tentaient de s’enfuir en escaladant la grille tout en lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). La rue longeant le site a ensuite été bouclée par la police.
Une photo de l’intervention a été postée sur la page Facebook des occupants :



« Retour à la sérénité »
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est félicité de cette opération. Mercredi, il avait promis que « l’Etat de droit » serait rétabli « partout » et « en particulier dans les facultés », en écho aux déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait fustigé dimanche soir des protestataires « souvent minoritaires » et « des professionnels du désordre ».
Interrogé par Le Monde, Georges Haddad, le président de l’université Panthéon-Sorbonne, s’est déclaré « soulagé et plus que satisfait » de cette opération. Il a remercié les forces de l’ordre, qui ont agi « avec un savoir-faire exemplaire », et souhaite maintenant un « retour à la sérénité ».
M. Haddad avait réclamé l’intervention des forces de l’ordre dès le 9 avril, inquiet de la situation sur place après la découverte de cocktails Molotov sur le site. La préfecture de police n’avait alors pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une « appréciation technique ».

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Des dégradations « énormes »
Le président de l’université a, en revanche, déploré vendredi matin des dégâts « énormes », évoquant des dégradations « de tous ordres », concernant aussi bien le matériel informatique que les bâtiments :
« Les dégradations commises sur place se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d’euros alors que nous avions investi plus de 800 000 euros ces dernières années en travaux d’amélioration du site. Tout est à refaire. »
« Les experts ont déjà été mandatés pour réaliser un chiffrage précis des travaux nécessaires à la remise en état du site » Pierre Mendès-France (nom officiel du campus de Tolbiac), a ajouté Georges Haddad lors d’une conférence de presse, précisant avoir porté plainte. « En attendant, le [site] restera fermé jusqu’à nouvel ordre ».

   


Dans l’enceinte de l’université, les murs affichent de nombreux slogans tels que « Nos rêves sont les racines de notre lutte ». Sur un promontoire dominant la cour et la rue, des dizaines de canettes et de bouteilles ont été entreposées, ainsi que des morceaux de ciment, des palettes de chantier, des chaises et des tables, des poubelles et des chariots à courses. Selon Florian Michel, responsable du centre Pierre-Mendès-France, « ces munitions devaient probablement servir en cas d’intervention des forces de l’ordre ». Donnant sur une autre rue, une cagette semble contenir une dizaine de cocktails Molotov, que la police prévoit d’analyser.
À l’intérieur des bâtiments, des distributeurs de boissons et de nourriture ont été éventrés, des vieux canapés installés. Des sacs de couchage, matelas et sacs à dos jonchaient le sol de l’amphithéâtre N, où dormaient les occupants au moment de l’évacuation.

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Le « défi », c’est « la tenue des examens »
Georges Haddad a précisé que les examens devraient se tenir comme prévu dans dix jours, sur « d’autres sites ». « Le défi pour les prochains jours (…), c’est de permettre la tenue des examens dans de bonnes conditions », a réagi le président Emmanuel Macron quelques heures après l’évacuation, selon ses propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

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Un rassemblement de soutien contre l’évacuation était prévu devant Tolbiac à partir de midi, et une assemblée générale devait avoir lieu à la mi-journée sur un autre site de Paris-I bloqué, Saint-Charles.
Le 9 avril, des CRS étaient également intervenus à la faculté de Nanterre, autre point chaud de la mobilisation, évacuant des étudiants qui improvisaient une assemblée générale. A Montpellier, le tribunal administratif a ordonné mercredi aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de « libérer les lieux sans délai », mais les forces de l’ordre ne sont pas encore intervenues.
La mobilisation contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer la sélection à l’entrée de l’université via la plate-forme Parcoursup, a perturbé le fonctionnement d’une vingtaine d’universités ces dernières semaines, dont quatre demeurent largement ou totalement bloquées ou fermées.
Vendredi matin, des CRS ont été déployés devant Sciences Po Paris, occupé et bloqué par des étudiants. Les forces de l’ordre sont aussi intervenues dans l’un des autres instituts d’études politiques mobilisés, Lille, afin de permettre une reprise des cours, tandis que des étudiants continuaient de bloquer l’entrée principale.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Hausse du budget de la justice, enregistrement des plaintes en ligne, généralisation des écoutes à tous les délits…, le texte balaye large.
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Justice : les principales dispositions d’un gigantesque projet de loi

Hausse du budget de la justice, enregistrement des plaintes en ligne, généralisation des écoutes à tous les délits…, le texte balaye large.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h48
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


Le projet de loi présenté par Nicole Belloubet vendredi 20 avril a été élaboré par la chancellerie à l’issue des cinq chantiers de la justice ouverts le 5 octobre. La principale surprise après le passage du texte au Conseil d’Etat est l’abandon du projet de parquet national antiterroriste. Alors que le Conseil d’Etat y a vu un « risque d’isolement des magistrats » doublé d’une « rigidité inutile pour adapter les effectifs » au gré de l’évolution du terrorisme, « une réflexion complémentaire » est nécessaire, dit-on à la chancellerie. En attendant, le procureur de Paris conserve cette compétence nationale. Voici l’essentiel des mesures qui figurent dans ce texte de 57 articles et quelque 80 pages.

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Les mesures budgétaires
Le budget de la justice devra croître de 24 % entre 2017 et 2022, à 8,3 milliards d’euros. Les emplois vacants seront comblés, et 6 500 créations nettes de poste sont programmées. 7 000 places de prison seront construites ainsi que 20 centres éducatifs fermés pour les mineurs.
La simplification de la procédure civile
Un acte de saisine unique, contre cinq actuellement, est créé. Les modes alternatifs de règlement des différends (conciliation de justice, médiation et procédure participative) sont encouragés au point de devenir un passage obligé avant de pouvoir saisir un juge. Les plates-formes de médiation en ligne sont encouragées et feront l’objet d’une certification. Le recours à un avocat deviendra obligatoire par exemple en matière d’expropriation ou de litiges douaniers.
Pour les divorces contentieux, l’audience préalable de conciliation devant le juge des affaires familiales est supprimée pour raccourcir les délais (vingt-sept mois). Les procédures de contrôle par le juge des tutelles des actes de gestion concernant des majeurs sont allégées. Le consentement à une procréation médicalement assistée avec donneur sera recueilli par le notaire et non par le juge, tout comme le changement de régime matrimonial.
Les procédures d’injonction à payer seront dématérialisées et centralisées auprès d’un seul tribunal. Une procédure sans audience pourra se dérouler avec l’accord des parties devant le tribunal pour les petits litiges. A titre expérimental, la révision des pensions alimentaires pourra être confiée aux directeurs des caisses d’allocation familiales afin d’éviter les mois de délai avec le juge.

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La simplification de la procédure pénale
Les victimes pourront porter plainte en ligne. Les officiers de police judiciaire n’auront plus besoin de renouveler leur habilitation en changeant de département. La garde à vue de vingt-quatre heures pourra être renouvelée une fois sans présentation de la personne au procureur. Les techniques spéciales d’enquête, comme la sonorisation et la captation de données informatiques, autorisées en matière de terrorisme et de criminalité organisée, pourront l’être pour tous les crimes. Le procureur pourra demander au juge des libertés et de la détention son accord pour des écoutes téléphoniques pour tous les délits passibles d’une peine de trois ans ou plus. Elles sont aujourd’hui circonscrites à la délinquance organisée. La visioconférence pour une audience de renouvellement de détention provisoire ne pourra plus être refusée par le détenu.
La composition pénale, qui permet au parquet de proposer une sanction en échange de l’extinction des poursuites, pourra être étendue à tous les délits. Une interdiction de séjour dans certains lieux pourra être prononcée pour six mois au plus. Des amendes forfaitaires sont créées pour l’usage de stupéfiant et la vente d’alcool à des mineurs. Un tribunal criminel composé de cinq juges sera expérimenté pour juger à la place de la cour d’assises les crimes punis de quinze ou vingt ans de prison.

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L’efficacité et le sens de la peine
Une nouvelle échelle des peines est instaurée de l’amende à la prison en passant par le stage obligatoire, le travail d’intérêt général ou la détention à domicile sous bracelet électronique. Les peines de prison de moins d’un mois sont bannies. De un à six mois, les peines s’effectueront en milieu ouvert ou sous bracelet électronique. De six mois à un an, elles pourront être aménagées par le juge d’application des peines, mais plus au-delà (elles sont aujourd’hui aménageables jusqu’à deux ans).
La contrainte pénale instaurée par Christiane Taubira disparaît, tandis que le sursis avec mise à l’épreuve est renforcé en sursis probatoire avec un suivi socio-éducatif individualisé. La libération sous contrainte deviendra la règle sauf décision contraire du juge, permettant à la personne condamnée de purger le dernier tiers de sa peine en dehors de la prison.
L’organisation judiciaire
Les 307 tribunaux d’instance sont fusionnés avec les tribunaux de grande instance (TGI). Mais le contentieux de proximité restera traité dans ces lieux de justice dans les villes sans TGI. Entre les TGI d’un même département, le contentieux pourra être réparti pour faciliter la création de chambres spécialisées. Une expérimentation sera lancée dans deux régions comprenant plusieurs cours d’appel, permettant le regroupement des certains contentieux civils dans une même cour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le montant qui sera repris par l’Etat n’est pas précisé dans le programme de stabilité 2018-2022 qui doit être envoyé à Bruxelles, critiquent les députés de l’opposition.
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SNCF : le flou du gouvernement sur la dette agace les députés

Le montant qui sera repris par l’Etat n’est pas précisé dans le programme de stabilité 2018-2022 qui doit être envoyé à Bruxelles, critiquent les députés de l’opposition.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h18
    |

            Philippe Jacqué et 
Benoît Floc'h








                        



   


La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat à partir de 2020, comme l’a confirmé le président de la République dimanche 15 avril à la télévision, menace-t-elle la réduction du déficit de la France ? Cet engagement a provoqué une passe d’armes entre le gouvernement et l’opposition au Parlement, mercredi.

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Car il est venu percuter l’examen par les députés, puis par les sénateurs, du programme de stabilité 2018-2022 du pays. Ce document, qui actualise les données du budget 2018, doit être envoyé à Bruxelles en fin de mois.
Mercredi matin à l’Assemblée nationale, les hauts fonctionnaires venus répondre aux députés en commission des finances ont reçu un accueil plutôt musclé. « C’est du gloubi-boulga ! », s’est agacée Valérie Rabault, nouvelle présidente du groupe Nouvelle Gauche, après les explications données par les représentants de Bercy. « Nous ne sommes pas là pour discuter avec vous des méthodes comptables, a-t-elle grondé. On est là pour que vous nous disiez quel montant de la dette [de la SNCF] sera inclus dans la dette [de la France]. »
« Un Parlement humilié »
A droite, le ton n’était pas plus conciliant. Très énervé, Charles de Courson (Les Républicains) a évoqué « un Parlement humilié ». « Mesdames et Messieurs les hauts fonctionnaires de l’Etat, pouvez-vous répondre aux représentants du peuple français ? », a-t-il lancé dans une colère froide à peine contenue.
La discussion a pris la tournure d’un dialogue de sourds. « Il n’y a aucune volonté de masquer quoi que ce soit, a plaidé Martin Vial, commissaire aux participations de l’Etat. La question, c’est : “Combien vous allez reprendre ?’’ La réponse à cette question n’est pas possible aujourd’hui. » Car, a-t-il argumenté, tout dépendra de la situation de la SNCF en 2020, après la réforme.

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Les hostilités ont repris l’après-midi dans l’hémicycle, en présence des ministres Bruno Le Maire (économie) et Gérald Darmanin (comptes publics). « Le programme de stabilité ne fait pas mention de la reprise de la dette de la SNCF, a pointé Christine Pires Beaune (Nouvelle Gauche). Si la reprise est décidée, elle doit apparaître dans votre programme. Cet oubli signifie, soit que l’Etat n’envisage pas de reprendre la dette, contrairement aux annonces, soit que les données que vous envoyez à Bruxelles pour le pacte de stabilité sont insincères. »
« Deux points de PIB »
Rapporteur général, Joël Giraud, député La République en marche, s’est voulu conciliant : « Dans le scénario le plus défavorable, le déficit pourrait être accru de deux points de PIB l’année de reprise. Mais la question ne se posera qu’à partir de 2020. Et il semble que cette reprise de dette ne devrait être que partielle dans un premier temps. Ce qui permet d’être rassuré. » 
Bruno Le Maire a tenté de clore le débat. La dette que l’Etat devra reprendre, a-t-il dit, « c’est 50 à 55 milliards d’euros fin 2020 », dont 11 sont déjà intégrés dans la dette publique depuis 2014. Le ministre a justifié que cette question ne figure pas dans le programme de stabilité. « On ne va pas intégrer immédiatement la reprise de la dette tant qu’on ne sait pas si la SNCF a retrouvé sa compétitivité, a-t-il expliqué. Reprendre la dette progressivement à partir de 2020, oui, mais à condition et à condition seulement que la transformation de la SNCF soit achevée et qu’elle puisse retrouver les bénéfices. »
Ce que ne dit pas Bruno le Maire, c’est qu’une rude négociation est en cours entre SNCF Réseau et Bercy sur le montant de la dette qui sera reprise et les modalités. Selon nos informations, la direction du gestionnaire d’infrastructures souhaiterait que l’Etat récupère une quarantaine de milliards d’euros, pour que son endettement représente au maximum 5 à 6 fois son excédent brut d’exploitation.
Bercy, lui, estime que le groupe peut soutenir une dette représentant jusqu’à 10 fois son résultat d’exploitation. Ce qui implique une reprise moindre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.
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Emmanuel Petit : « Arsène Wenger a révolutionné le football anglais »

L’ex-joueur d’Arsenal et champion du monde 1998 rend hommage à son ancien entraîneur. Et espère qu’il ne quittera pas le monde du football.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h35
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Ancien milieu d’Arsenal (1997-2000), Emmanuel Petit a connu les premières heures de gloire de l’ère Arsène Wenger à Arsenal. L’ex-international français a notamment remporté le fameux doublé (championnat et Coupe d’Angleterre) de 1998 avec son compatriote, nommé sur le banc des Gunners deux ans plus tôt. Consultant RMC et SFR Sport, le champion du monde 1998 réagit pour Le Monde à l’annonce du départ, à la fin de la saison, d’Arsène Wenger d’Arsenal après un règne inédit de vingt-deux ans (1996-2018).

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Que retiendra-t-on du règne de vingt-deux années d’Arsène Wenger à Arsenal ?
Pour moi, il n’y a qu’une seule comparaison possible : Arsène est à l’image d’Alex Ferguson [manageur historique de Manchester United pendant vingt-sept ans, de 1986 à 2013] même si ses titres sont moins ronflants [trois titres de Premier League] que ceux de son ex-confrère [13 titres de Premier League, deux Ligues des champions]. Comme Ferguson, il a révolutionné le foot anglais et la Premier League. Il a été un précurseur et a ouvert la porte du championnat anglais aux manageurs étrangers et aux joueurs français. On a vu avec Arsène un exode massif de footballeurs venus de l’Hexagone.

   


Etait-il davantage un bâtisseur qu’un entraîneur ?
Arsène Wenger, c’est une marque reconnue. En dehors de la construction de l’Emirates Stadium [inauguré en 2006] et du centre d’entraînement d’Arsenal, il s’est distingué par ses diplômes d’économiste. C’est un formidable gestionnaire sur le terrain et aussi en coulisses. Il a su vendre des joueurs.

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Comment expliquez-vous sa longévité à Arsenal ?
Il a réussi à construire des fondations solides. Il a eu ensuite le luxe de disposer d’un crédit pour mettre en place ses idées qui s’inscrivent dans le temps long, dans un environnement où tout va très vite. Loin de l’impératif des résultats à court terme, il a amené sa patte sur plusieurs années. Il a aussi eu une relation très amicale avec David Dein, le patron du club [vice-président de 1983 à 2007]. J’ai connu « l’Arsène who ? » [question posée à ses débuts par la presse anglaise] et l’incrédulité des gens. Mais après le doublé championnat-Coupe de 1998, il a entretenu une relation très forte avec les actionnaires. Ce fut une véritable histoire d’amour entre le club et lui.
« Lui qui était très “old school” n’avait pas les mêmes codes et valeurs que la nouvelle génération »
Sur les deux, trois dernières années, il a été fatigué mentalement par les critiques accumulées. Il était cerné de toutes parts. Cela a eu un impact sur l’homme, sa relation avec les joueurs. A mon sens, son dilemme était de pouvoir s’adapter aux codes de la nouvelle génération après avoir partagé ceux des joueurs avec lesquels il a gagné des titres. Lui qui était très « old school » n’avait pas les mêmes codes et valeurs que ceux de la nouvelle génération.
Certes, il n’a remporté que trois Coupes d’Angleterre ces dernières années (2014, 2015, 2017). Mais pour juger son bilan avec honnêteté, il faut le regarder du début à la fin, sur et en dehors du terrain. C’est un manageur intègre, qui a laissé une trace par sa relation avec les joueurs et les salariés du club. A Arsenal, il était respecté, aimé en tant qu’homme.
Comment voyez-vous son avenir ?
Il a un jour dit, lors d’un entretien, qu’il aurait le sentiment de mourir s’il prenait sa retraite. Quand je vois maintenant Ferguson en tribunes, cela paraît très bizarre. Alors pour Arsène… Je ne sais pas quelles seront ses intentions. J’espère qu’il va rester au contact du foot.
Cela me paraît impossible qu’il entraîne un autre club anglais, mais il peut devenir, pourquoi pas, patron d’une sélection nationale. Ce serait dommage de se passer de son expérience, sa vision, sa droiture, son professionnalisme, son intelligence. Il pourrait rendre des services à la gouvernance du football, surtout par les temps qui courent. Par sa probité, il a su gagner le respect unanime du monde du foot. Ce serait un énorme gâchis qu’il ne reste pas au contact du foot.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Plus de 60 ans après sa mort, un carré d’intellectuels tente de ranimer la pensée du théoricien nationaliste et antisémite.
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Un spectre nommé Maurras

Plus de 60 ans après sa mort, un carré d’intellectuels tente de ranimer la pensée du théoricien nationaliste et antisémite.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h00
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

L’affaire paraissait entendue. Charles Maurras (1868-1952), condamné en 1945 à la prison à perpétuité et à la dégradation nationale pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi, ne resterait plus dans les mémoires que comme une des figures centrales de la pensée réactionnaire, nationaliste et royaliste de la première moitié du XXe siècle, déshonorée sous l’Occupation.
De fait, en dehors des menées de plus en plus groupusculaires de son mouvement, l’Action française, il n’en a plus été question, pendant des décennies, que chez des historiens soucieux, comme le dit Pierre Nora au « Monde des livres », « de comprendre la crise de la nation qui a couru de l’affaire Dreyfus à la défaite de 1940 », incarnée dans « la haine de la République » dont Maurras fut l’agitateur et le théoricien.
Une forme de complaisance
Et puis quelque chose a commencé à bouger. Il y a eu, en janvier, la crise liée à sa présence dans Le Livre des commémorations nationales 2018. Il y a maintenant le volume de la collection « Bouquins », qui replace ses textes au cœur de la vie éditoriale française. Surtout, comment se défaire de l’idée qu’une forme de complaisance à son égard est en train de modifier la place qu’il occupe dans l’inconscient français ? Le vieux spectre ressurgit des livres d’histoire où on le croyait enfermé et, revêtu d’habits plus chatoyants par quelques admirateurs, revient, adouci et insinuant, hanter nos débats intellectuels et politiques.

« Il y a aujourd’hui un regain nationaliste, c’est certain, et à l’échelle de la France, je ne vois pas comment un tel regain pourrait ne pas prendre Maurras en compte », avance Olivier Dard. Le professeur à la Sorbonne, auteur en 2013 d’une biographie de Maurras (Le Maître et l’Action, Armand Colin), a rédigé la notice controversée du Livre des commémorations. Il ajoute : « Quoi qu’on en pense, Maurras n’a pas été remplacé. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.
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Manuel Valls « étudie » une candidature à la mairie de Barcelone

L’ancien premier ministre français, ardent contempteur des indépendatistes, a déclaré qu’il réfléchissait à la proposition du parti centriste Ciudadanos.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h46
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Si la candidature de Manuel Valls pour prendre la tête de la mairie de Barcelone, sous les couleurs du parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« Citoyens ») se confirme, ce serait un coup de maître de son président Albert Rivera. L’ancien premier ministre français, né dans la capitale catalane, a reconnu vendredi 20 avril qu’il « étudiait » la possibilité de participer aux élections municipales avec Ciudadanos.
« Continuer à participer au débat sur l’indépendantisme m’intéresse, et je vais étudier cette possibilité », a répondu Manuel Valls durant l’interview qu’il a accordée sur la chaîne TVE.
L’ancien premier ministre socialiste français est devenu l’une des voix européennes à s’élever avec le plus de force contre l’indépendantisme catalan et à défendre « la démocratie espagnole », s’exprimant régulièrement en faveur de la remise à l’Espagne de l’ancien président catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat européen pour « rébellion », et demandant que les décisions de la justice espagnole soient « respectées » en Europe. Des prises de position fortes, claires et sans nuances qui lui ont valu d’être courtisé aussi bien par la droite que par la gauche, de participer à un meeting de Ciudadanos à Barcelone lors de la campagne pour les élections régionales du 21 décembre, et de devenir le chouchou des médias espagnols.
« Le projet séparatiste est mort »
« Le projet séparatiste est mort avec la réponse du roi et de l’Europe, mais les idées indépendantistes vont perdurer et le processus sera long, car la société est très divisée », a-t-il déclaré durant l’interview, tout en se disant convaincu qu’à terme, la société catalane « dépasserait » ces divisions.
Espagnol de naissance, Manuel Valls a été naturalisé français à l’âge de 20 ans. Depuis le traité de Maastricht, en 1992, les citoyens de l’Union européenne résidant dans un autre Etat membre que leur pays d’origine peuvent voter et présenter leur candidature aux élections municipales et européennes dans les mêmes conditions que les nationaux.
Ciudadanos, formation née en 2006 en Catalogne contre le nationalisme, a non seulement remporté les élections catalanes du 21 décembre 2017 (sans majorité pour gouverner), mais elle est donnée en tête dans tous les sondages en Espagne. Néanmoins ce succès, très récent, s’appuie essentiellement sur un discours très ferme contre les indépendantistes catalans et profite avant tout du fait que la question territoriale soit en première ligne de l’actualité. Ciudadanos ne dirige ainsi aucune grande ville espagnole, n’a pas d’expérience de gestion ni de gouvernement significative, doute régulièrement sur ses prises de positions idéologiques, se guidant essentiellement sur les sondages pour se définir, et manque de cadres expérimentés. Raison pour laquelle Manuel Valls serait un atout incontestable pour gagner en crédibilité devant les électeurs réticents du fait de son manque d’expérience.
« Talent »
En début d’après-midi, le président de Ciudadanos, Albert Rivera, a confirmé lors de son université de printemps à l’Escorial que Manuels Valls « envisage d’être candidat à une élection espagnole, dans ce cas à Barcelone ». Le dirigeant libéral de 39 ans a reconnu qu’il doit respecter le règlement qui impose des primaires, tout en insistant sur son souhait « d’ouvrir les portes au talent ».
« Nous allons nous battre pour gagner les élections, et bien sûr, une personne du niveau de Manuel Valls, ancien premier ministre, un démocrate, un ami de l’Espagne et de l’Europe, une personne qui a défendu ces valeurs en pleine crise du séparatisme catalan, mérite tout le respect possible. »
Depuis octobre 2017, l’ex-premier ministre a trouvé en Espagne une part de l’influence qu’il a perdue en France. « La Catalogne, sans l’Espagne, n’est pas la Catalogne », avait-il notamment déclaré. Ces propos ne plaisent pas aux indépendantistes catalans, qui voient Manuel Valls comme un opportuniste, jacobin et botifler (« traître à la Catalogne «). Mais lui ont attiré reconnaissance et popularité chez les « constitutionnalistes ».
Jeudi 19 avril, il débattait encore avec l’ancien président du gouvernement socialiste, Felipe Gonzalez, dans le cadre d’une conférence organisée par le quotidien El Pais. Et le 23 avril, l’association antinationaliste Société civile catalane (SCC) lui décernera son prix du « bon sens », ainsi qu’au président du Parlement européen, Antonio Tajani.

        Lire aussi :
         

                Manuel Valls, Ibère médiatique



Au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ce possible recrutement fait grincer des dents. « Les temps changent. Manuel Valls a abandonné depuis longtemps le Parti socialiste », a commenté le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, insistant sur le fait que son « projet politique n’est pas celui que défend » Valls, bien qu’il l’ait toujours soutenu lorsqu’il était à Matignon.
Pour le PSOE comme pour le PP, qui observe dans les sondages une fuite de leurs électeurs vers Ciudadanos, ce possible recrutement d’un ancien premier ministre français n’est pas de nature à rassurer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Depuis le 19 avril, les agents spécialisés de l’école maternelle sont appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut.
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Dans les écoles, des Atsem en mal de reconnaissance

Depuis le 19 avril, les agents spécialisés de l’école maternelle sont appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 16h51
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
C’est un matin comme un autre dans la classe de Sandra Lestruhaut, à l’école maternelle de Reuilly, dans le 12e arrondissement de Paris. La classe des moyens-grands est divisée en petits groupes. Pendant que l’institutrice s’occupe d’un exercice de graphie, Patricia Serret aide Samuele, Leah et Gabin à comprendre comment fonctionne le « jeu du corps humain ». Les enfants appellent Sandra Lestruhaut « maîtresse », et Patricia Serret « Patou ». Le nom de son poste est un acronyme qui ne leur dirait de toute façon pas grand-chose : Atsem, pour « agent territorial spécialisé de l’école maternelle » (on parle même plutôt d’ASEM à Paris).
Ils sont 50 000 en France à exercer ce métier méconnu, auquel on accède après un CAP « accompagnant éducatif petite enfance » ou qualification équivalente. Le 19 avril, les Atsem, qui aspirent à une plus grande reconnaissance, étaient appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut. Sans donner d’estimation exacte sur le suivi de cette grève, l’intersyndicale a appelé à une mobilisation reconductible sous différentes formes : grève de quelques heures, interpellation des parents…
« Si tu veux, je te prête mon Atsem »
Longtemps cantonnés dans l’imaginaire collectif au rôle de « dames de service », les Atsem ne s’occupent plus seulement de l’hygiène des enfants et du ménage dans les classes, et sont les fils rouges de la journée pour l’enfant. « Quand j’ai commencé, on était là pour leur laver les mains ou les emmener faire pipi, explique Patricia Serret. Aujourd’hui, les Atsem font partie du groupe classe. » « Ils sont les seuls adultes qu’ils voient du matin jusqu’au soir, en comptant la cantine et la sieste », ajoute Isabelle Daneyrole, directrice de la maternelle de Reuilly.
Ces agents municipaux – presque exclusivement des femmes – sont placés sous la double autorité de l’école et de la commune. Les Atsem peuvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le président de la compagnie a annoncé le lancement d’une consultation de tous les salariés sur l’accord salarial rejeté par l’intersyndicale, remettant en jeu son poste en cas de vote négatif.
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Air France va consulter les salariés au sujet de sa proposition sur les salaires

Le président de la compagnie a annoncé le lancement d’une consultation de tous les salariés sur l’accord salarial rejeté par l’intersyndicale, remettant en jeu son poste en cas de vote négatif.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 15h41
   





                        


Cette proposition permettra-t-elle de trouver une issue au conflit qui s’enlise après neuf jours de grève ? Le président d’Air France a annoncé, vendredi 20 avril, le lancement le 26 avril d’une consultation de tous les salariés de la compagnie sur l’accord salarial rejeté par l’intersyndicale.
Le patron de la compagnie française a conditionné son avenir à la tête d’Air France à l’approbation de cette consultation par les salariés. « Si le résultat est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête d’Air France, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Mon avenir personnel n’est rien au regard de l’immense enjeu qu’est l’avenir d’Air France. »

        Lire notre reportage:
         

          Grève à Air France : « Nous demandons une juste reconnaissance des efforts fournis »



Cette consultation, qui n’a pas de valeur légale, se déroulera par vote électronique du 26 avril à début mai. La direction a proposé, le 16 avril, un accord pluriannuel s’engageant pour des augmentations générales de salaire de 7 % sur quatre ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles. Cette offre, qui va donc être soumise aux salariés, a été rejetée par les syndicats représentatifs.
Dans un message aux salariés consulté par l’Agence France-Presse, M. Janaillac estime, face à un « conflit [qui] nous divise, nous affaiblit et nous met en danger », que ce projet d’accord est le « seul capable d’assurer un projet d’avenir pour Air France ». « Je ne peux accepter le gâchis en cours, alors même qu’une très large majorité des salariés est non gréviste », a-t-il, en outre, estimé dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Air France : dialogue de sourds entre syndicats et direction



Après déjà neuf jours de grève pour les salaires, et deux à venir la semaine prochaine, de nouvelles dates sont promises « début mai » par l’intersyndicale, qui appelle à « accentuer » la mobilisation. Le conflit a déjà coûté plus de 220 millions d’euros, selon la compagnie.



                            


                        

                        


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Brexit : plus de 3 000 Français ont demandé à devenir sujets de Sa Majesté en 2017

Les requêtes des Hexagonaux ont plus que triplé depuis le référendum sur la sortie de l’Union européenne.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h56
    |

                            Arthur Carpentier








                        



   


Dès le lendemain du vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, la France et d’autres pays européens ont enregistré une forte croissance des demandes d’acquisition de leur nationalité par des citoyens britanniques. Mais cette tendance a son pendant sur le continent : le nombre d’Européens – et surtout de Français – prétendant à la citoyenneté britannique a considérablement augmenté.
En 2017, 3 474 Français ont déposé un dossier pour acquérir la citoyenneté britannique, contre seulement 920 en 2015 et 1265 en 2016. Au total, 2 862 procédures ont abouti l’année dernière, soit près de quatre fois plus que deux ans auparavant.
Sur les talons des Français, 3 129 Allemands ont demandé la nationalité au Royaume-Uni en 2017, alors qu’ils n’étaient que 757 en 2015. La progression la plus importante vient des pays scandinaves : en 2017, huit fois plus de Danois et cinq fois plus de Finlandais ont obtenu la double nationalité qu’au cours de l’année 2015.
« Bon caractère ».
Presque deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, les négociations sur les modalités de cette sortie n’avancent que très péniblement. L’incertitude est de mise, et inquiète tant les Britanniques que les Européens ayant des attaches outre-Manche. Ces derniers misent sur la double nationalité.
La décision de naturaliser un étranger reste entièrement à la discrétion du Home Office. Le requérant doit avoir séjourné cinq ans sur le territoire avant sa demande (trois s’il est marié à un citoyen britannique), parler l’une des langues officielles du Royaume-Uni, connaître ses us et coutumes et être « de bon caractère ».
Tout comme le Royaume-Uni a ouvert les bras à quantité de Français, l’Hexagone a reçu de très nombreux dossiers de demande de naturalisation. « Avant le Brexit, nous n’avions jamais reçu de demandes de Britanniques, se souvient Fiona Mougenot, directrice d’un cabinet de conseil qui accompagne les étrangers désireux d’être naturalisés. Puis ça a soudainement explosé, et la tendance ne faiblit pas. »
« Bonnes mœurs »
Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 3 173 Britanniques ont déposé une requête auprès de la France en 2017, alors qu’ils n’étaient que 386 en 2015. Pour que leur demande aboutisse, les sujets de Sa Majesté doivent avoir résidé cinq ans de nôtre côté de la Manche, être capables de subvenir à leurs besoins, adhérer aux valeurs de la République, parler français et être « de bonnes vie et mœurs ». L’année dernière, 1 518 postulants ont obtenu la double nationalité.
Plus encore que la Manche, c’est la mer d’Irlande que de nombreux Britanniques ont traversée à la suite du Brexit. D’après les chiffres obtenus par le quotidien The Guardian, l’île d’Emeraude a reçu de ses voisins insulaires le plus important nombre de dossiers de naturalisation au niveau européen. Durant les douze mois qui ont suivi le référendum du Brexit, 8 911 demandes ont été formulées – dont seulement 10 % par des Britanniques résidant en Irlande – contre 793 en 2015.
Au total, 17 000 Britanniques ont sollicité la citoyenneté d’un autre pays européen entre juillet 2016 et juin 2017. « Je distingue deux catégories de demandeurs, note Mme Mougenot. Il y a d’une part ceux que j’appelle “les anciens”, qui se sentent très européens, qui ont connu les débuts de l’union, et qui veulent conserver cette identité, et d’autre part les moins de 35 ans, qui y trouvent un intérêt plus pratique, en termes de déplacements, de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.
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Un morceau de SpaceX retrouvé en Bretagne

Le morceau d’engin spatial a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, sur le rivage de l’île de Quéménès, dans le Finistère.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h14
   





                        



   


Un couple de trentenaires, seuls habitants de l’île de Quéménès, au large de la Bretagne, ont retrouvé un morceau d’engin spatial SpaceX, qu’ils ont soigneusement conservé dans leur ferme en attendant l’arrivée d’un expert de l’entreprise américaine.
Le morceau a été retrouvé dans la soirée du 11 avril, entraîné par les courants, sur le rivage de cette petite île de 30 hectares située en mer d’Iroise (Finistère).
« L’objet comporte trois plaques avec le logo SpaceX », a expliqué Amélie Goossens, actuelle locataire de l’île, qui appartient au Conservatoire du littoral.
« On a envoyé un mail et contacté SpaceX via Twitter », a confié la jeune agricultrice qui, avec son compagnon, a été sélectionnée en novembre pour ramener la vie dans cet îlot désert, long de 1,3 km pour une largeur maximale de près de 400 m.
L’objet retrouvé, ressemblant à une baignoire, correspondrait « au-dessus d’une capsule spatiale », selon Didier Olivry, délégué du Conservatoire du littoral de Bretagne.
« La compagnie a été contactée par les locataires de l’île et nous attendons la venue d’un expert de l’entreprise pour confirmer son origine et déterminer sa destination », a-t-il dit.
 
110 tonnes de satellites envoyés dans l’espace en 2017
Si le cœur des ambitions de l’entreprise fondée par Elon Musk réside dans la présence humaine dans l’espace (le milliardaire américain parlant même de coloniser la planète Rouge), l’entreprise s’est jusqu’ici positionnée principalement sur le lancement de satellites commerciaux. Avec un certain succès, eu égard à la jeunesse de SpaceX, fondée en 2002.

        Lire aussi :
         

                Comment SpaceX s’est fait une place dans l’aérospatiale



Débutée en 2009 avec le premier lancement réussi d’un satellite, cette activité est devenue plus régulière à partir de 2013 avec la Falcon 9, que l’entreprise a fait évoluer vers plus de puissance et de capacité d’emport pour répondre aux besoins du marché. L’activité a ensuite régulièrement crû, atteignant 110 tonnes envoyées en orbite en 2017. Soit près de deux fois plus qu’Arianespace (59 tonnes envoyées en 2017), numéro 1 depuis des années.
En matière de coûts, l’entreprise figure parmi les plus compétitives. Alors que le prix d’un lancement est en moyenne de 92 millions de dollars chez ses concurrents, la facture s’élève à 61,2 millions de dollars chez SpaceX pour sa fusée Falcon 9, selon un rapport de la FAA, l’Agence fédérale américaine de l’aviation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La décision de présenter un dossier de candidature relève du ministère de la culture qui ne peut en présenter qu’un seul tous les deux ans. Et beaucoup sont en lice.
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Les bouquinistes de Paris se verraient bien au patrimoine culturel de l’Unesco

La décision de présenter un dossier de candidature relève du ministère de la culture qui ne peut en présenter qu’un seul tous les deux ans. Et beaucoup sont en lice.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 17h03
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Sur les quais de la Seine, chaque jour, flâneurs et visiteurs de la capitale peuvent s’attarder devant les quelque 300 000 livres d’occasion, gravures, revues vendus chez les 210 bouquinistes de Paris. Les bords du fleuve sont les seuls au monde à offrir cette librairie à ciel ouvert. Mais depuis longtemps, les porte-clés, tours Eiffel et autres souvenirs touristiques disputent la place aux ouvrages anciens dans les coffres en bois vert wagon.
La Ville de Paris dresse des procès-verbaux aux marchands qui déballent trop de babioles sur leurs étals. Les contrôles ne suffisent pas à enrayer un commerce attrape-touristes.
« Ces objets sont un mal nécessaire pour nous permettre de vivre, même si chacun d’entre nous ne devrait consacrer qu’une boîte sur quatre à la petite brocante, en vertu du règlement municipal », rappelle Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris. 
Pour freiner cette dérive, ce passionné de littérature pense avoir la parade. M. Callais milite pour l’inscription des bouquinistes à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’humanité établi par l’Unesco. « Le dernier petit métier de Paris » mériterait de figurer au registre des arts et traditions populaires de l’Organisation des nations unies pour l’éducation et la culture, plaide-t-il. Au même titre que la dentelle d’Alençon, le repas gastronomique français ou le fest-noz breton déjà répertoriés. Selon lui, une consécration par l’Unesco dissuaderait les bouquinistes de vendre trop de cadenas d’amour.
« La liste des dossiers éligibles est longue »
Pour Florence Berthout, maire (Les Républicains) du 5e arrondissement, l’idée de M. Callais n’a rien d’une lubie. L’élue dont l’arrondissement compte le plus fort contingent de bouquinistes du Quartier latin défend le projet avec force. « Une inscription au patrimoine de l’Unesco donnerait un coup de projecteur sur une activité qui fait l’identité intellectuelle de Paris et participe de l’exception culturelle française », s’enthousiasme-t-elle.
Présidente du groupe LR de la capitale, Mme Berthout compte interpeller Anne Hidalgo lors du Conseil de Paris qui s’ouvre le 2 mai. La maire de Paris se verra soumettre par la droite parisienne un « vœu » lui demandant de relayer auprès de l’Unesco la demande d’inscription des bouquinistes au PCI. L’idée fédère les maires LR du 1er, 6e et 7e et celui (PS) du 4e qui comptent tous des bouquinistes sur leurs quais.
Mais la bataille est loin d’être gagnée. La décision de présenter un dossier de candidature au PCI de l’Unesco relève du ministère de la culture rappelle, Olivia Polski, adjointe chargée du commerce. Mme Polski a écrit, le 30 mars, à Françoise Nyssen pour demander « avis et soutien » à ce projet.
« La richesse du patrimoine culturel immatériel français met paradoxalement la France dans une situation délicate, explique au Monde le ministère de la culture. La liste des dossiers éligibles est longue. Ce qui suppose une instruction minutieuse des candidatures pour que les chances de succès de la procédure d’inscription soient maximales. »
La France ne peut déposer qu’une seule candidature au PCI de l’Unesco tous les deux ans. Sous réserve que la ministre de la culture sélectionne ce dossier parmi beaucoup d’autres, il n’est pas certain qu’il soit retenu par l’organisation internationale. « Le projet est intéressant mais la porte sera très étroite », prévient Laurent Stefanini, ambassadeur de France auprès de l’Unesco.
« Trésor extraordinaire »
L’activité des bouquinistes devra être, au préalable, inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel. L’instruction prend entre huit mois et deux ans. Ce qui renverrait la possibilité d’un éventuel dépôt de leur dossier à l’Unesco au plus tôt en 2021, voire 2023. « Nous soutiendrons la démarche des bouquinistes, promet Véronique Levieux, adjointe chargée du patrimoine au sein de l’exécutif parisien. Mais les obstacles sont très nombreux. »
« L’important, c’est qu’on nous fasse un peu de communication », se rassure M. Callais. Le marchand de livres compte sur les auteurs qu’il connaît pour participer à un comité de soutien. La romancière Anna Gavalda est la première à lui avoir donné son accord.
« L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway.
M. Callais a prévu de solliciter l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston et l’historien Jean Tulard. Il a également contacté deux dessinateurs et amis, Wiaz et Sempé. Il s’apprête à envoyer un petit mot à Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France. La vénérable institution est à deux pas de ses coffres, quai Conti. Un quai truffé de bouquinistes.



                            


                        

                        


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Un youtubeur risque la prison pour avoir fait manger du dentifrice à un sans-abri

Le populaire ReSet avait caché du dentifrice dans un biscuit pour un canular. Un procureur espagnol a requis contre lui une peine de deux ans d’emprisonnement.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h08
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


Sur sa chaîne YouTube, Kanghua Ren, plus connu sous le pseudonyme de ReSet, continue de poster plusieurs fois par semaine des vidéos. Il fait pourtant l’objet de poursuites judiciaires pour l’une d’entre elles : un canular, posté en janvier 2017, dans lequel il s’en prenait à une personne sans abri. Celui qui vit à Barcelone en Espagne risque pour cette blague de mauvais goût une peine de prison et une amende de plusieurs milliers d’euros, rapporte le quotidien espagnol El Pais, mardi 17 avril, qui a eu accès aux documents judiciaires.
Dans la vidéo mise en cause – et depuis supprimée –, ReSet, qui compte 1,2 million d’abonnés sur sa chaîne YouTube, trafique plusieurs gâteaux de la marque Oreo. Il y remplace la crème blanche par une couche de dentifrice, avant de remettre les biscuits dans leur emballage d’origine. Il se rend ensuite à un supermarché, devant lequel se trouve Gheorghe L., un homme sans abri de cinquante-deux ans. Il lui propose les gâteaux piégés, qu’il mange et lui donne un billet de vingt euros.
« Ça l’aidera à garder ses dents propres »
La blague qui consiste à mettre du dentifrice dans un Oreo est répandue. Sur YouTube, on dénombre des milliers de vidéos de ce type. Sauf que, d’ordinaire, les vidéastes s’en prennent à des personnes qu’ils connaissent : un frère ou une sœur, un ami, un parent. ReSet, lui, a choisi un parfait inconnu, en situation de grande précarité.
Il s’était justifié en expliquant : « peut-être que j’ai dépassé un peu les limites, mais regardez l’aspect positif : ça l’aidera à garder ses dents propres. Je pense qu’il ne les avait pas lavées depuis qu’il était devenu pauvre. » Gheorghe L., lui, a dit être tombé malade après avoir ingéré les gâteaux.
Un acte « immature »
Voyant que sa vidéo faisait polémique, Kanghua Ren, 19 ans au moment des faits, est revenu voir Gheorghe L. Il a filmé avec lui une seconde vidéo, dans laquelle il lui donnait un peu d’argent. Il y estimait que « les gens prenaient trop à cœur les blagues faites dans la rue à des mendiants ». « Si je l’avais fait à une personne normale, ils n’auraient rien dit », a-t-il ajouté.
Alors que le conseil municipal de Barcelone, contacté par des internautes, commençait à s’intéresser de près à l’affaire, ReSet s’est, pour la première fois, excusé sur sa chaîne YouTube, reconnaissant qu’il avait été « immature ». Il a ensuite tenté de revenir une troisième fois auprès de Gheorghe L. Accompagné d’un ami, il avait l’intention de passer la nuit avec l’ancien homme d’église. Ce dernier a déclaré à la justice, selon le document judiciaire consulté par El Pais, que ReSet lui aurait proposé 300 euros en échange de son silence.
Des poursuites pour violation de l’intégrité morale
Durant cette troisième tentative, un témoin, reconnaissant le youtubeur au cœur de la controverse, a appelé la police municipale de Barcelone, qui est intervenue. Les officiers ont ensuite transmis un rapport au sujet de ReSet au bureau du procureur, qui s’est finalement saisi de l’affaire.
Celui-ci requiert aujourd’hui deux ans de prison et une amende de 30 000 euros contre le youtubeur, pour violation du respect de l’intégrité morale. Le conseil municipal de Barcelone, quant à lui, s’est constitué partie civile, considérant qu’il s’agissait d’une « forme grave de harcèlement, qui mériterait d’aller jusqu’au procès ».
Kanghua Ren, toujours selon El Pais, a été libéré sous caution moyennant 2 000 euros – soit à peu près ce qu’il avait gagné avec sa première vidéo canular. Il a l’interdiction de quitter l’Espagne.
Le youtubeur est un habitué des canulars plus ou moins polémiques, qui font partie de la marque de fabrique de sa chaîne. Il publie aussi, depuis quelques semaines, des vidéos où il se met en scène en jouant à Fortnite, le jeu vidéo le plus populaire du moment.



                            


                        

                        


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Réforme constitutionnelle : pourquoi le Parlement craint-il une réduction de ses pouvoirs ?

L’avant-projet de réforme constitutionnelle rédigé par l’exécutif constitue, pour les présidents des deux assemblées, un recul pour les pouvoirs du Parlement.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 14h47
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un front commun inattendu. Après la baisse du nombre de parlementaires et le non-cumul des mandats, c’est désormais la place du Parlement dans l’avant-projet de réforme constitutionnelle qui hérisse le président du Sénat, Gérard Larcher, rejoint sur ce point par son homologue de l’Assemblée nationale, François de Rugy.

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Le premier a fustigé, mardi 17 avril, « une vraie réduction des pouvoirs du Parlement », quand François de Rugy, moins vindicatif en tant que membre de la majorité, a concédé mercredi 18 avril que « la majorité » ne pouvait pas « s’y retrouver » en l’état.

Qu’en est-il dans l’actuelle Constitution ?
La Constitution de la Ve République comporte déjà plusieurs dispositions qui contournent, voire limitent, le pouvoir législatif. Par exemple :
Le texte de 1958 a défini pour la première fois un « domaine de la loi », qui, bien que très étendu, sous-entend que tout n’entre pas dans les prérogatives du Parlement.L’article 40 rend irrecevable tout amendement ou proposition de loi du Parlement qui aurait pour conséquence la diminution des ressources publiques, la création ou l’aggravation d’une charge publique, que seul le gouvernement peut décider.L’article 38 autorise le gouvernement à prendre par ordonnance, « pendant un délai limité », des mesures qui sont normalement du ressort du Parlement… sans passer par le Parlement au préalable.L’article 49, alinéa 3 (49.3), permet au gouvernement de faire adopter une loi sans vote de l’Assemblée nationale, à moins que celle-ci ne vote une « motion de censure » qui renverse le gouvernement (ce qui n’est arrivé qu’une seule fois sous la Ve République, en 1962).

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                Qu’est-ce que l’article 49.3 ?



Même si le Parlement peut, théoriquement, toujours avoir le dernier mot, dans la pratique, la prépondérance de l’exécutif est manifeste.


L’encadrement du pouvoir du Parlement est une critique récurrente depuis l’adoption de la Constitution, en 1958. En 2008, la dernière révision constitutionnelle avait permis de rééquilibrer le rapport de force entre exécutif et législatif. Que changerait celle d’Emmanuel Macron ?
Le gouvernement réduit-il le droit d’amendement ?
Oui, et pour une raison explicite : éviter le dépôt de milliers d’amendements qui « alourdissent » et « ralentissent » le vote des lois, selon l’exécutif.
Si ce point est dénoncé par Gérard Larcher et plusieurs parlementaires, c’est parce que, dans les faits, l’amendement est l’un des principaux moyens, pour les parlementaires, de peser sur la rédaction de la loi. Car s’ils partagent l’initiative de la loi avec le gouvernement et peuvent rédiger des propositions de loi, l’écrasante majorité des textes adoptés émanent du gouvernement (projets de loi).


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Entre 2012 et 2017, les projets de loi représentents les trois quarts des textes adoptés mais seulement 13 % des textes déposés
Nombre de projets et de propositions de loi déposés et adoptés pendant la XIVe législature

Source : Assemblée nationale



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Sans compter que le droit d’amendement est déjà encadré dans l’actuelle Constitution. Aucun amendement créant une charge publique n’est accepté, et le gouvernement peut s’opposer à l’examen en séance de tout amendement qui n’a pas été soumis à la commission parlementaire qui a préalablement examiné le texte. Aucune restriction de ce type n’existe pour le gouvernement.
Avec la réforme seront désormais irrecevables les « propositions ou amendements qui ne sont pas du domaine de la loi », qui sont « sans lien direct avec le texte » ou sont « dépourvus de portée normative ». En réalité, le gouvernement peut déjà opposer l’irrecevabilité d’un amendement ou d’une proposition de loi qui ne relève pas du domaine de la loi (ce qui est très peu fait en pratique). Mais tout amendement « dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé » est recevable.

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Quant à la notion de « normativité », dont la définition est débattue (elle caractérise schématiquement l’énoncé de règles précises et contraignantes), elle est absente de la Constitution. Elle ne fonde pas l’irrecevabilité, et encore moins exclusivement pour le Parlement.
Le Conseil constitutionnel censure déjà des dispositions législatives trop générales et incantatoires, comme « l’objectif de l’école est la réussite de tous les élèves ». Mais en donnant la possibilité au gouvernement de refuser des textes en amont sur ce motif précairement défini, « la voie serait ouverte à l’arbitraire pur et simple », assure Bruno Daugeron, professeur de droit constitutionnel.
En cas de désaccord entre gouvernement et assemblées, le Conseil constitutionnel aura trois jours (et plus huit) pour trancher.
Pourquoi les sénateurs dénoncent-ils une « confiscation de l’ordre du jour par l’exécutif » ?
L’ordre du jour des assemblées est un vecteur de pouvoir essentiel puisqu’il établit la liste des textes qui doivent être examinés et votés par les parlementaires, et l’ordre dans lequel ils doivent l’être. Dans l’avant-projet, il est prévu que le gouvernement puisse « inscrire plus facilement à l’ordre du jour des assemblées certains projets de loi jugés prioritaires », dans les domaines économique, social ou environnemental, si les conférences des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ne s’y opposent pas.
Initialement, le gouvernement contrôlait quasi intégralement cet ordre du jour. La réforme constitutionnelle de 2008 a partagé cette prérogative. Deux semaines sur quatre maximum ont été préservées au bénéfice exclusif du gouvernement, mais l’ordre du jour des deux semaines restantes est désormais fixé par les assemblées.
Seule exception à ce principe jusqu’alors : les projets de loi de finances (PLF) et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui peuvent être inscrits en priorité à l’ordre du jour par le gouvernement, y compris sur les semaines réservées aux textes choisis par le Parlement. Si la réforme constitutionnelle était adoptée en l’état, le champ des textes potentiellement prioritaires serait assez large pour porter préjudice à cette égalité de répartition.

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Pourquoi les sénateurs parlent-ils de « fin du bicamérisme » ?
Véritable ligne rouge pour Gérard Larcher, l’exécutif souhaite qu’en cas d’échec de la commission mixte paritaire (qui examine les textes quand les deux assemblées ne parviennent pas à un accord), « le gouvernement [puisse] demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement », en examinant « la dernière version du texte votée par elle ».
Le gouvernement peut déjà demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement en cas d’échec de la commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, et réunie après deux passages du texte devant chaque assemblée sans qu’elles ne tombent d’accord (une seule fois si le gouvernement décide d’une procédure accélérée).
Si le gouvernement émet cette demande, après une nouvelle lecture devant chaque chambre, l’Assemblée effectue la relecture définitive soit sur le texte de la commission mixte paritaire, soit sur le dernier texte qu’elle a voté.
Avec la réforme constitutionnelle, cette dernière lecture se ferait forcément sur le dernier texte voté par l’Assemblée – généralement acquise à la majorité. Le bénéfice de la conciliation avec les sénateurs serait mis de côté. Or, leur contribution, en tant qu’élus peu liés au gouvernement, voire, souvent, de l’opposition, est indispensable à la « qualité des lois », estime Bruno Daugeron.

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Le Parlement aura-t-il moins de pouvoir sur les projets de loi de finance ?
Il aura, en tout cas, moins de temps pour les travailler. Dans le projet de révision, le délai d’examen du PLF est réduit à cinquante jours au lieu de soixante-dix actuellement. Quant au renforcement du contrôle des parlementaires sur le PLF, envisagé par le gouvernement, il ne figure tout simplement pas dans le texte.
Le PLF est déjà une exception constitutionnelle : les parlementaires ont un pouvoir très circonscrit sur ce texte. Il est l’un des seuls sur lequel l’usage de l’article 49.3 de la Constitution par le gouvernement est, par exemple, illimité.
Il est aussi, avec le PLFSS, le texte pour lequel la Constitution impose un délai maximum d’examen au Parlement (au-delà duquel le gouvernement peut recourir aux ordonnances sans passer par le vote des parlementaires), alors qu’elle fixe des délais minimums pour tous les autres, afin de laisser aux commissions le temps de les étudier et de les amender.

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                Gouverner par ordonnance, ça veut dire quoi ?



Réduire encore de délai répond à l’ambition du gouvernement de gagner en « efficacité » et en « rapidité » sur un texte crucial pour la mise en œuvre de sa politique. Mais, selon M. Daugeron, cette rationalisation sera préjudiciable à la qualité du travail des parlementaires, qui ont « besoin de temps pour bien légiférer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Ce n’est qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois que sera prise la décision de délocaliser totalement ou partiellement le CHU, en partie détruit par un incendie en novembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

CHU de Guadeloupe : la décision de sa délocalisation soumise à une étude d’un mois

Ce n’est qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois que sera prise la décision de délocaliser totalement ou partiellement le CHU, en partie détruit par un incendie en novembre.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h09
   





                        



   


La décision de délocaliser totalement ou partiellement le centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, en partie détruit par un incendie en novembre, ne sera prise qu’à l’issue d’une étude de faisabilité prévue pour durer un mois, a-t-on appris, jeudi 19 avril, à l’issue d’une réunion entre l’agence régionale de santé (ARS) et les instances représentatives de l’hôpital.

        Lire notre reportage:
         

          Au CHU de la Guadeloupe, « on fait une médecine de catastrophe »



L’ARS avait annoncé à la fin de mars le principe de cette délocalisation en deux phases. Valérie Denux, sa directrice générale, a confirmé la première phase du plan, consistant à vider la tour nord et créer un pôle mère-enfant à la Polyclinique de la Guadeloupe. « Il reste en jeu deux possibilités » pour la seconde phase, a expliqué Mme Denux : une « délocalisation partielle et nettoyage par zone », ou une « délocalisation totale mais pensée, organisée, réfléchie, avec un investissement important » dans des bâtiments provisoires.
Ceux-ci seraient construits sur le site de Palais Royal, aux Abymes, et ainsi accolés au nouveau centre de gérontologie, déjà utilisé en partie pour des patients du CHU. Ces bâtiments modulaires préfigureraient le centre hospitalier définitif qui doit être prochainement construit, a précisé la responsable de l’ARS.
Construction du nouveau CHU en vue
Le gouvernement a autorisé l’ARS à engager les crédits d’une étude de faisabilité prévue pour durer au moins un mois, étude avant laquelle aucune décision ne sera prise. Freddy Manioc, aide soignant au CHU de Pointe-à-Pitre, secrétaire de la Confédération générale du travail de Guadeloupe (CGTG), a déploré ce nouveau délai, mais salué « l’idée des [bâtiments] modulaires dont la CGT a fait la proposition ».
Ces transferts prendraient « dix-huit mois », avec une phase de transition durant laquelle il faudrait tout de même nettoyer et décontaminer une grande partie de la surface du CHU, sans le réhabiliter, en confinant la zone touchée par l’incendie, afin d’« assurer la meilleure qualité de l’air possible », selon Mme Denux.
Une délocalisation partielle prendrait près de deux ans elle aussi, et « la décontamination, le nettoyage et la réhabilitation » auraient lieu en site semi-occupé. Pour le directeur de l’hôpital, Pierre Thépot : « On va maintenant vers le nouveau CHU et ça, c’est extrêmement rassurant. »

        Lire l’enquête:
         

          Guadeloupe : après l’incendie au CHU, le risque de surmortalité au cœur des préoccupations



La construction du nouveau CHU devrait débuter à la fin de 2018 et durer environ « cinquante et un mois » [un peu plus de quatre ans] bien qu’avec les aléas climatiques propres aux Antilles, « ça pourrait aller jusqu’à sept ans », a précisé l’ARS.
Le CHU de la Guadeloupe a été en partie détruit le 26 novembre par un incendie a priori d’origine criminelle. La ministre de la santé s’était rapidement rendue sur place. Depuis l’incendie, l’Etat a versé 45 millions d’euros. Le CHU de la Guadeloupe compte plus de 3 000 salariés.
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            data-slide-description="Le CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, après l'incendie du 28 novembre 2017."
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            data-slide-description="Dans un des couloirs du service de maternité après l'incendie."
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            data-slide-description="Le bloc obstétrical ravagé."
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            data-slide-description="A l’étage technique où a eu lieu le départ de feu, alors que les travaux de déblaiement sont en cours."
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            data-slide-description="Dans le service de maternité."
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            data-slide-description="Un lit entreposé à l'extérieur du CHU."
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            data-slide-description="Le service des urgences dans le bâtiment n’est plus opérationnel."
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            data-slide-description="A l’entrée du service des urgences, où arrivent les patients, les ambulances et les pompiers."
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            data-slide-description="Les tentes où sont gardés les patients en observation jusqu’à quarante-huit heures."
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            data-slide-description="Des blocs opératoires mobiles en cours d'aménagement."
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            data-slide-description="A l’intérieur des blocs en cours d'aménagement."
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Le CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, après l'incendie du 28 novembre 2017.

Lou Véhache pour « Le Monde »
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Si les conflits sont nombreux (SNCF, Air France, NDDL...), la journée du 19  avril n’a pas débouché sur une « convergence des luttes ».
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Eparpillé, le mouvement social cherche sa voie

Si les conflits sont nombreux (SNCF, Air France, NDDL...), la journée du 19  avril n’a pas débouché sur une « convergence des luttes ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 13h19
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Une multitude de foyers épars mais pas d’embrasement généralisé. Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation, la situation sur le front social semble bloquée entre un exécutif qui affiche sa fermeté et des organisations de salariés mobilisées sur plusieurs conflits. Jeudi 19 avril, à l’appel de la CGT et de Solidaires, près de 120 000, selon le ministère de l’intérieur, ont défilé dans toute la France pour dénoncer la politique du gouvernement.
Même si la centrale de Philippe Martinez avance des chiffres plus élevés (près de 300 000), cette « action interprofessionnelle », destinée à faire « converger les luttes », n’a pas rencontré le succès espéré par ses initiateurs. Surtout si on la compare aux manifestations de fonctionnaires et de cheminots du 22 mars : ce jour-là, quelque 300 000 personnes avaient battu le pavé, d’après la police (500 000, selon la CGT).

Rien d’étonnant à cela : les autres confédérations représentatives avaient refusé de s’associer à l’opération de jeudi, décidée, sans concertation préalable, par le secrétaire général de la CGT. « Ce mode d’action n’apporte pas de réponses aux personnes qui ont des problèmes dans leur travail, a estimé, jeudi soir, sur Canal +, Véronique Descacq, la numéro deux de la CFDT. Aujourd’hui, on est dans un mouvement politique. Derrière la convergence des luttes, il y a l’idée d’agréger tous les mécontentements (…) pour essayer de déstabiliser le gouvernement. » Ce n’est pas « [notre] rôle », a-t-elle ajouté.
« Faire sauter le verrou »
Grèves à la SNCF contre la réforme ferroviaire, revendications salariales chez Air France, blocages d’universités, résistance à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, colère des fonctionnaires… La liste des conflits en cours est longue. Mais chacun d’eux vit selon une dynamique qui lui est propre, sans qu’il y ait « coagulation » : « Je ne suis pas certain que l’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ James Bridenstine a bénéficié des voix des sénateurs du parti Républicain (50 contre 49 démocrates) pour prendre la tête de l’Agence spatiale américaine. Une nomination très politique, estime Sylvestre Huet.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La directrice générale de voyages SNCF a précisé que cela valait « dès lors qu’on assurait moins d’un train sur trois » les jours de grève sur la ligne d’un abonné. Ces remboursements seront effectués « sur le mois de mai ».
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SNCF : les abonnés grandes lignes remboursés si moins d’un train sur trois a circulé

La directrice générale de voyages SNCF a précisé que cela valait « dès lors qu’on assurait moins d’un train sur trois » les jours de grève sur la ligne d’un abonné. Ces remboursements seront effectués « sur le mois de mai ».



Le Monde
 |    20.04.2018 à 16h23
   





                        



   


Les abonnés des lignes TGV et Intercités seront remboursés pour les trajets des jours de grève du 22 mars au 19 avril quand moins d’un train sur trois a circulé, a annoncé, vendredi 20 avril, la directrice générale de voyages SNCF, Rachel Picard.
Elle a précisé que cela valait « dès lors qu’on assurait moins d’un train sur trois » les jours de grève sur la ligne d’un abonné. Ces remboursements seront effectués « sur le mois de mai », a-t-elle expliqué.
Les abonnés TGVmax (16-27 ans), qui paient 79 euros par mois pour pouvoir voyager dans la majorité des trains grandes lignes, ont déjà « eu le forfait gratuit pour le mois d’avril », a fait savoir Rachel Picard.

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Négociations au cas par cas
Il n’est pour l’heure pas possible de dire si ces mesures s’appliqueront à nouveau pour les prochains jours de grève. Le quatrième épisode de grève s’est achevé jeudi et le mouvement est prévu pour durer jusqu’à la fin juin par épisode de deux jours tous les cinq jours. La SNCF n’est pas tenue légalement à la réalisation de gestes commerciaux sur les grandes lignes.

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                Neuf questions pour comprendre la réforme de la SNCF



Pour les trains régionaux, les dédommagements dépendent de la convention signée par chaque région avec la SNCF, les dispositions à ce sujet variant d’un contrat à l’autre et nécessitant des négociations au cas par cas.

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                Réforme de la SNCF : la CFDT appelle le gouvernement à sortir de sa « posture »



Dans un communiqué vendredi, la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) a demandé « que les abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels, TGV, Intercités et TER, fassent l’objet d’une indemnisation exceptionnelle d’au moins 60 % de leur montant, à valoir sur l’abonnement suivant, pour l’ensemble de la période de grève ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’ancien président du Zimbabwe est convoqué par le Parlement alors que l’exploitation diamantifère a longtemps profité à son régime.
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Compte rendu

Robert Mugabe devra s’expliquer sur la disparition de 15 milliards de dollars en diamants

L’ancien président du Zimbabwe est convoqué par le Parlement alors que l’exploitation diamantifère a longtemps profité à son régime.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 20.04.2018 à 15h58

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        Mis à jour le 20.04.2018 à 16h28






    
L’ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe.
Crédits : ZACHARIAS ABUBEKER / AFP


L’ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe, est cité à comparaître devant le Parlement le 9 mai pour s’expliquer sur « la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars [12,2 milliards d’euros]», a annoncé vendredi 20 avril un parlementaire. « Nous avons fixé au 9 mai la date où il doit venir témoigner », a déclaré Temba Mliswa, le président du comité parlementaire en charge des mines et de l’énergie, cité par le journal d’Etat Herald.
« Le comité s’est rencontré jeudi 19 avril et a décidé d’inviter l’ancien président Mugabe à notre comité pour s’expliquer sur la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

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M. Mugabe, qui dirigea le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980, a été contraint en novembre 2017 de démissionner sous la pression de l’armée, de la rue et de son parti, la Zanu-PF, toujours au pouvoir. L’ancien homme fort du pays, qui bénéficie d’une retraite dorée, a laissé un Zimbabwe en proie à une profonde crise économique.
Corruption et évasion de capitaux
Les députés veulent l’interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait que son pays avait perdu 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l’évasion des capitaux pratiquée par les compagnies minières étrangères. La commission du Parlement chargée de ce dossier a déjà sommé plusieurs anciens ministres, chefs de la police et haut responsables de l’administration de venir témoigner.

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Dans un rapport publié en 2017, l’ONG Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d’avoir détourné pendant des années les profits tirés de l’exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques. Selon Global Witness, les services secrets zimbabwéens (Organisation centrale de renseignement, CIO) ont ainsi détenu discrètement une partie du capital d’une entreprise qui extrait des diamants dans la mine de Marange (est). Le Zimbabwe n’a jamais publié de statistiques jugées crédibles de ses activités diamantifères, qui ont débuté en 2006.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Pour sortir de la longue crise, le gouvernement a dévoilé, jeudi, des mesures qui seront présentées aux Mahorais aux alentours du 15 mai.
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Un plan de « rattrapage » pour l’île de Mayotte

Pour sortir de la longue crise, le gouvernement a dévoilé, jeudi, des mesures qui seront présentées aux Mahorais aux alentours du 15 mai.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 10h31
    |

            Patrick Roger








                        



   


Ce n’était qu’un point d’étape mais il pourrait contribuer à faire évoluer la situation à Mayotte de façon décisive. Jeudi 19 avril, la rencontre qui s’est tenue à Matignon entre Edouard Philippe et une délégation d’élus mahorais a marqué, enfin, la volonté du gouvernement d’apporter des réponses durables à la crise que connaît ce département.
Le premier ministre était accompagné de quatre de ses ministres, Annick Girardin (outre-mer), Jean-Michel Blanquer (éducation), Agnès Buzyn (santé), Elisabeth Borne (transports), les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères étant représentés par leurs directeurs du cabinet. Preuve de la volonté de l’Etat d’aborder les problèmes dans leur globalité.
Preuve, aussi, que le gouvernement a pris la mesure de la « profonde détresse » et de la « réelle désespérance », comme l’a exprimé M. Philippe, de la population mahoraise. Le mouvement qui a paralysé le territoire pendant plus de six semaines en a été l’expression la plus visible. Après de multiples rendez-vous manqués et des incompréhensions réciproques, la nomination, fin mars, d’un nouveau préfet, Dominique Sorain, accompagné d’une délégation interministérielle, ayant pour mission de renouer le dialogue avec l’ensemble des acteurs locaux, a été décisive.

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                Mayotte : chronique d’une île en « sous-France »



C’est sur la base du travail effectué par cette mission que le premier ministre a pu, jeudi, dévoiler les grands axes du « plan de rattrapage et de développement de Mayotte ». Le plan définitif sera finalisé autour de la mi-mai. Avant cela, il a rappelé les mesures d’urgence déjà prises et mises en œuvre, tant en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine qu’en ce qui concerne le soutien aux entreprises – essentiellement constituées d’un tissu de petites et très petites entreprises –, fragilisées par ces six semaines de mouvement.
Développement des infrastructures
L’Etat et ses opérateurs, tout d’abord, vont se réorganiser et se redéployer à Mayotte, pour permettre une réelle déconcentration des décisions et répondre aux besoins spécifiques du département. Vont ainsi être posées les bases d’une Agence régionale de santé de Mayotte (la mission est actuellement exercée par l’Agence de santé océan Indien pour La Réunion et Mayotte). Un rectorat de plein exercice va être créé. La direction de Pôle emploi à Mayotte va également bénéficier d’une autonomie renforcée.
D’autres mesures étaient attendues. Parmi celles-ci, l’annonce de l’exonération du ticket modérateur pour les assurés sociaux, qui préfigure l’instauration de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), toujours pas applicable à Mayotte. Le premier ministre a aussi annoncé l’allocation de moyens supplémentaires pour le centre hospitalier de Mayotte, sans entrer dans le détail. Pas plus de précisions non plus en ce qui concerne le plan d’accélération du rythme de constructions de classes et d’équipements scolaires qui va être mis en œuvre. « En ayant bien conscience que nous partons de très loin », a admis le premier ministre.
Le gouvernement a promis de s’engager dans un programme de développement des infrastructures à Mayotte. Parmi les chantiers qui vont être ouverts, M. Philippe a cité « un transport en commun en site propre sur la Grande Terre » et la réalisation du contournement de Mamoudzou, la préfecture, point d’engorgement routier quotidien puisque la ville est traversée par la nationale reliant le sud au nord de l’île. L’Etat va aussi engager à Mayotte « une opération d’intérêt national », non définie, qui permettra, sur une zone d’aménagement de grande ampleur, de mettre en commun les moyens de l’Etat et ceux des collectivités.
« Des adaptations lorsque la situation l’exige »
La question des relations avec les Comores voisines ne pouvait pas être éludée, tant en ce qui concerne l’immigration mais aussi le développement et la coopération. M. Philippe a souligné « l’importance de l’insertion de Mayotte, département français de l’océan Indien, dans son environnement régional ». En mettant l’accent sur le fait qu’il n’était pas question de toucher au statut du département mais en insistant aussi sur « la responsabilité de chacun dans l’exercice plein et entier de ses compétences ». Il n’a toutefois pas exclu « des adaptations lorsque la situation l’exige », mais « à la demande des élus ».
L’ensemble de ces axes de travail doit à présent être mis en forme et finalisé. Le préfet et la mission interministérielle repartent à Mayotte. La prochaine étape devrait déboucher sur un document, « qui nous engagera collectivement », a indiqué M. Philippe, que Mme Girardin, la ministre des outre-mer, ira présenter aux Mahorais aux alentours du 15 mai.
« Dans la bonne direction »
Ces premières annonces ont été plutôt bien accueillies. Le député (LR) Mansour Kamardine y voit « de réelles avancées, des éléments qui vont dans la bonne direction ». « J’espère que, le 15 mai, les Mahorais verront qu’ils ont été bien entendus », ajoute-t-il. Du côté des acteurs du mouvement, toutefois, la prudence reste de mise, tant ils ont eu l’habitude des promesses déçues. « En 2014, déjà, le président Hollande nous avait annoncé la CMU-C et nous attendons toujours sa mise en place, le contournement de Mamoudzou nous a déjà été promis mais jamais concrétisé », rappelle Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT, interrogé par Le Journal de Mayotte.
A leur retour à Mayotte, les élus devraient rencontrer les représentants de l’intersyndicale et des collectifs de citoyens pour leur faire un compte-rendu. A ce stade, certains regrettent que les sujets importants – comme celui du port de Longoni, par exemple – n’aient pas été abordés et déplorent le flou du calendrier. Ils attendent également plus de précisions sur les moyens réels qui vont être débloqués.

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                A Mayotte, l’exorbitant train de vie du conseil départemental



Le chef du gouvernement a assuré vouloir « restaurer la confiance en la parole de l’Etat ». Les attentes de la part des Mahorais sont grandes mais il reste fort à faire pour parvenir à rétablir cette confiance, mise à mal pas des années d’engagements non tenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Miguel Diaz-Canel s’inscrit dans le droit fil de la révolution castriste.
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La leçon d’orthodoxie communiste du nouveau dirigeant cubain

Miguel Diaz-Canel s’inscrit dans le droit fil de la révolution castriste.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 11h54
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                            Antonia Wild (La Havane - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Devant l’Assemblée nationale cubaine, jeudi 19 avril, le nouveau chez d’Etat et de gouvernement, Miguel Diaz-Canel, a levé le poing pour prononcer les mots célèbres de Fidel Castro : « La patrie ou la mort, le socialisme ou la mort, nous vaincrons ! » Cette phrase, souvent reprise en son temps par le Vénézuélien Hugo Chavez, concluait un discours parfaitement orthodoxe. Autant dire que les nombreux Cubains désireux de changements devront sans doute encore attendre. La veille du vote, des rumeurs s’étaient propagées ici et là sur l’île : la désignation de Diaz-Canel ne serait finalement pas confirmée pour la succession de Raul Castro, un fils de Fidel Castro serait sur les rangs… Le score leur a apporté un net démenti : Diaz-Canel a finalement été élu par 603 voix sur 604.
Après avoir donné l’accolade à Raul Castro, dont il est le protégé, le nouveau chef d’Etat, qui vient tout juste d’avoir 58 ans, s’est lancé dans une allocution remarquablement courte à l’aune des habitudes politiques cubaines, une trentaine de minutes seulement. S’il a bien jugé nécessaire d’« actualiser le modèle économique et social cubain » ou de corriger « certaines erreurs », le nouveau président s’est surtout longuement consacré à « réaffirmer » le principe du parti unique, à pointer du doigt les menées du « puissant voisin impérialiste » et à prévenir que le capitalisme ne passerait pas par lui. Pas de mesures précises, l’heure était aux grands principes. Diaz-Canel sera l’homme de la « fermeté idéologique », celui qui vante la planification et défendra la révolution « contre l’ignorance et la mauvaise foi ».
« Pas question de reculer d’un millimètre »
Les héros de cette révolution qui a « émergé des entrailles du peuple, a-t-il affirmé, nous accompagnent ». Ces grandes figures du passé, ce sont bien sûr les pères fondateurs de la révolution, ceux qui renversèrent le régime du général Batista...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Chaque vendredi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix d’événements pour le week-end.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/04/2018
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Des océans, des balades, des paroles et des disques : nos sorties du week-end

Chaque vendredi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix d’événements pour le week-end.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 07h25
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Pourquoi ne pas profiter de ce week-end ensoleillé pour plonger dans les « Océans » à Tourcoing (Nord) ; s’offrir des balades littéraires en Seine-Maritime, avec le festival Terres de paroles ; fêter les 10 ans du Festi’Mots à Amblainville (Oise) ; fouiner dans les magasins de disques lors du Disquaire Day ; découvrir la première comédie musicale du XVIIIe siècle aux Bouffes du Nord ; écouter les histoires d’Isabelle Lacordaire au Funambule Montmartre ; danser au festival Panoramas à Morlaix-Garlan (Finistère) ; voir le duo chorégraphié par Jefta Van Dinther au Centre Pompidou.
EXPOSITION. Une plongée dans les « Océans » au Fresnoy, à Tourcoing

   


Dernier week-end pour plonger dans cette magnifique exposition, qui nous mène d’un océan à l’autre au gré des courants. En guise de capitaines, des artistes désireux de s’engager contre le réchauffement climatique et d’éveiller les consciences sur le désastre écologique. Invités par l’Académie TBA21, département de recherche de la Fondation Thyssen-Bornemisza Art Contemporary, qui s’engage à lier questions artistiques et environnementales, ils sont partis naviguer sur les mers, aux côtés de chercheurs. C’est à partir de leurs explorations qu’est montée l’exposition, stupéfiante de beauté sous la nef du Fresnoy, à Tourcoing (Nord). Il est vivement conseillé de la visiter au moment du changement de marée (heure de Dunkerque) : des sons envahissent alors tout l’espace, pendant une demi-heure. Souffle du krill et frottement des phoques sur la glace, bruit des bulles et respiration du plancton : la Norvégienne Jana Winderen a plongé sous la banquise pour rapporter ces sons d’outre-monde. Ils accompagnent une série de vidéos qui célèbrent la beauté des océans tout en soulignant les menaces qui pèsent sur eux : essais nucléaires de Bikini à Mururoa, évoqués par Julian Charrière ou Atif Akin, ou fonte des glaces décrite dans une parabole romantique d’Edith Dekyndt. Le tout s’achève sur une vidéo de Simon Faithfull, tournée sur les îles Malouines, dans une ruine de port de pêche à la baleine, désaffecté et colonisé par les phoques. Le monde de demain ? Pour ce week-end de finissage, l’école d’art organise toutes sortes d’événements, avec tea time, visites guidées et plein d’animations pour les enfants, qui hériteront de ce monde mal en point. Emmanuelle Lequeux
« Océans. Une vision du monde au rythme des vagues ». Jusqu’au 22 avril. Studio national des arts contemporains, 22, rue du Fresnoy, Tourcoing (Nord). Tél. : 03-20-28-38-00.
THÉÂTRE ET LITTÉRATURE. Les belles Terres de paroles, en Seine-Maritime

   


Créé il y a trois ans, le festival Terres de paroles irrigue les villes et les villages de Seine-Maritime, pendant tout le mois d’avril. Particulièrement prometteur, ce week-end offre une Grande Académie de printemps, avec des ateliers (ouverts à tous et gratuits), pour « découvrir et comprendre la littérature d’aujourd’hui ». Le comédien Jacques Bonnaffé et l’écrivaine Agnès Desarthe sont de la partie, et cela se passe à Duclair. Au Havre, vendredi 20, le Portugais Tiago Rodrigues présente dans la salle Tétris son très beau Sopro (« souffle ») qui met en scène une souffleuse de théâtre ; ce même jour, Thomas Quillardet est à Pont-Audemer, dans la salle L’Eclair, avec Où les cœurs s’éprennent, un très joli spectacle qui met au goût du jour deux scénarios d’Eric Rohmer, Les Nuits de la pleine lune et Le Rayon vert. Samedi 21, Nicolas Pignon invite à une balade littéraire dans le parc de Clères, pour entendre La Vie secrète des arbres, de Peter Wolhleben. Brigitte Salino
Festival Terres de paroles, en Seine-Maritime. Tél. : 02-32-10-07-87.
CONTES, SLAM ET POÉSIE. Le Festi’Mots fête ses 10 ans à Amblainville

   


Pour célébrer comme il se doit sa 10e édition, les 21 et 22 avril, le Festi’Mots à Amblainville (Oise) propose un tour du monde à travers une série de spectacles mêlant contes, poésie et slam. Plusieurs conteurs et conteuses feront voyager le public aux quatre coins de la planète : Mélancolie Motte avec La Femme moustique (récit inspiré de contes du Moyen-Orient) ; Diana Sakalauskaité (accompagnée par la musicienne Isabelle Serrand) avec Eglé, la reine des serpents (un conte venu de Lituanie) ; Magguy Faraux avec Ti Doudou (une compilation de contes antillais) ; Pedro Vianna et Eric Meyleuc avec leurs Contes zen d’Asie et du monde ; Thomas Dupont et Hugo Cordonnier avec Les UkuléContes (des histoires en musique, de l’Ecosse à l’Italie) ; Nathalie Krajcik avec Le Rire de l’amulette (conte inuit) et L’Œil bleu de la baleine (conte de l’Arctique) ; Abbi Patrix (accompagné par le violoniste Jean-François Vrod) avec Le Compagnon (conte norvégien). En dehors des contes seront également au programme : un atelier d’écriture slam et un grand tournoi de slam-poésie proposés par l’association Rimes croisées ; un atelier philo animé par Jean-Pierre Thullier sur le thème « Qu’est-ce qu’être citoyen du monde ? » ; un atelier de danse antillaise intitulé « Biguine par-ci, biguine par-là » et animé par Magguy Faraux ; un spectacle de magie et de poésie présenté par Didier Bernard, Tour(s) du monde ; un spectacle de dessin sur sable, Des rêves dans le sable, avec Lorène Bihorel. Plusieurs événements seront aussi organisés dans le cadre des 10 ans du Festi’Mots : un Tour du monde en chansons par les élèves de l’école élémentaire d’Amblainville ; une balade contée aux lampions, A mi-chemin, avec Les Toqués du Conte et Weyland & Cie ; un apéro-conté-chanté avec Didier Bernard et son accordéon, Thomas Dupont et Hugo Cordonnier avec leurs ukulélés ; une déambulation musicale, Les Sorciers africains, avec la compagnie Zizanie, en guise de spectacle final pour clore en beauté cette édition 2018. Cristina Marino
Festi’Mots, 10e édition, à Amblainville (Oise), les 21 et 22 avril, samedi de 13 heures à 22 heures et dimanche de midi à 19 h 30. Tél. : 03-44-52-03-09. Entrée gratuite.
MUSIQUES. Le Disquaire Day dans plus de 200 magasins de disques en France

   


Inauguré le 19 avril 2008 aux Etats-Unis, pour célébrer les magasins de disques, lieux de découvertes et de conseils, le Record Store Day (le jour du magasin de disques), est depuis devenu une importante opération commerciale avec éditions limitées de disques et concerts. Sa déclinaison française, intitulée le Disquaire Day, remonte à 2011. Pour la 8e édition, samedi 21 avril, les organisateurs annoncent la participation de 230 disquaires indépendants dans 90 villes. Lesquels proposeront à la vente des tirages spéciaux et des éditions numérotées de 45 tours et de 33 tours. Soit près de 250 références, dont beaucoup sont des rééditions de chansons et de musiques déjà disponibles (album ou single original) pour l’occasion présentées sur des vinyles de couleurs variées ou des formats inédits (par exemple un album sorti en CD qui bénéficie d’une présentation en 33 tours vinyle). Pour amateurs de fouilles au long cours. Sylvain Siclier
Samedi 21 avril, adresses et listes des disques sur Disquaireday.fr, le site Internet de la manifestation.
LYRIQUE. Première comédie musicale du XVIIIe siècle aux Bouffes du Nord, à Paris

   


Un bandit romantique, un policier corrompu, des dealeurs sans foi ni loi et quelques putes voleuses, The Beggar’s Opera (L’Opéra des gueux), pièce de théâtre composée en 1728 par John Gay autour de chansons populaires, ballades écossaises ou irlandaises, hymnes religieux voire airs d’opéra compilés par Johann Christoph Pepusch, est à l’affiche au Théâtre des Bouffes du Nord du 20 avril au 3 mai. Le metteur en scène canadien Robert Carsen et le claveciniste et chef des Arts florissants, William Christie, dont la riche collaboration court sur plus de vingt ans, se sont mutuellement encanaillés pour présenter cet ouvrage considéré comme la première comédie musicale de l’histoire de la musique et l’un des apports les plus caractéristiques des Anglais dans le domaine de l’opéra. Pour narrer cette satire politique et sociale qui met dans le même sac riches et pauvres, les magiciens des Arts florissants et une troupe anglaise de jeunes acteurs-chanteurs mèneront la danse du crime, de la cupidité et de la corruption. Celle-là même qui n’a pas varié d’un « inch » depuis le XVIIIe siècle. Marie-Aude Roux
« The Beggar’s Opera », de John Gay et Johann Christoph Pepusch. Avec Robert Carsen (mise en scène), Les Arts florissants, William Christie (clavecin et direction). Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis, boulevard de la Chapelle, Paris 10e. Du 20 avril au 3 mai. Tél. : 01-46-07-34-50. Tarifs : de 18 € à 40 €.
JEUNE PUBLIC. Le voyage d’Isabelle Lacordaire au Funambule Montmartre, à Paris

   


Après le Théâtre Pixel, la comédienne Isabelle Lacordaire (La Compagnie Verseurs d’oubli), alias Miss Ouiz sur scène, a posé ses valises dans un nouveau théâtre parisien, Le Funambule Montmartre, toujours dans le 18e. Mais son spectacle Dis-moi pourquoi…, à voir en famille (dès 4 ans), reste le même et raconte les aventures de l’aigle et du jeune coyote (une attachante marionnette pleine de poils) partis à la recherche du soleil et de la lune, capturés par d’étranges créatures, afin de sauver la Terre des ténèbres. Ce récit plein de péripéties permet à la conteuse, « exploratrice des histoires », de faire voyager petits et grands aux quatre coins de la planète, de leur faire rencontrer toute une galerie de personnages insolites comme Maman Grenouille, l’Empereur du Ciel, le Génie de la Pluie, Méga Grand Super Chef Bison, les Katchinas, etc. Tout au long de la représentation, les enfants sont invités à participer en chantant et en dansant avec les héros de cette légende poétique et musicale. C. Mo.
« Dis-moi pourquoi… », de et par Isabelle Lacordaire. Le Funambule Montmartre, 53, rue des Saules, Paris 18e. Tél. : 01-42-23-88-83. Jusqu’au 20 juin. Pendant les vacances scolaires de Pâques, du mardi au dimanche à 14 heures et représentations supplémentaires tous les jours fériés en mai, à 14 heures. Tarifs : 7 € et 9 €.
ELECTRO. Le festival Panoramas grandit à Morlaix-Garlan

Depuis vingt ans, le festival Panoramas grandit et se diversifie au rythme de l’expansion spectaculaire des musiques électroniques. Dans le parc des expositions de Langolvas, en périphérie de Morlaix (Finistère), une quarantaine d’artistes devraient rassembler plus de 30 000 personnes, les 20 et 21 avril. Si on note la présence de quelques figures historiques – Manu le Malin, les Svinkels ou le Black Devil Disco Club de Bernard Fèvre –, Panoramas mise, comme toujours, sur le dynamisme et la variété d’une scène en perpétuelle renouvellement. Vendredi 20, la programmation témoignera, en particulier, des échanges de plus en plus fréquents entre électro, pop et hip-hop avec Bagarre, Myth Syzer, Polo & Pan, Romeo Elvis, Contrefaçon, Svinkels… Quand le samedi se concentrera surtout sur les plaisirs de la danse avec, entre autres, Anetha, Krampf, Casual Gabberz, Jennifer Cardini, Patrice Bäumel, I Hate Models ou la fanfare aux cuivres techno des Allemands de Meute. Stéphane Davet
Festival Panoramas, 21e édition. Les 20 et 21 avril, 20 h 30. Parc des expositions de Langolvas, Morlaix-Garlan (Finistère). Tarifs : 40,50 €, forfait 2 jours : 79,75 €.
DANSE. Le sang en fil rouge d’un duo chorégraphié au Centre Pompidou, à Paris

   


Dark Field Analysis, conçu par Jefta Van Dinther, prend appui sur une expérience vécue par le chorégraphe. Il s’est fait faire une analyse sanguine dans le contexte d’une pratique médicale alternative nommée « Dark Field Analysis » (microscopie « en champ sombre »). Cette découverte, apparemment bouleversante, lui a donné l’idée de cette pièce où le sang est le fil rouge d’un duo dansé, parlé et chanté entre deux hommes nus. Ce sont les performeurs Juan Pablo Camara et Roger Sala Reyner qui ont collaboré à l’écriture du texte. Sur un plateau sombre, le duo tente de revivre cette traversée de la peau en surfant sur le liquide rouge de la vie. Depuis le début des années 2000, le chorégraphe suédois Jefta Van Dinther aime mettre en scène des spectacles où espace, sons, lumières et corps se mélangent pour créer une sorte de « drogue performative ». Rosita Boisseau
« Dark Field Analysis », de Jefta Van Dinther. Centre Pompidou, Paris 4e. Du 19 au 21 avril, 20 h 30. Tarifs : de 9 € à 18 €. 



                            


                        

                        

