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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Des étudiants de différentes universités et d’écoles ont défilé aux côtés des syndicats lors de la manifestation interprofessionnelle parisienne, jeudi.
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Dans la manifestation parisienne : « Il y a même des présidents d’université qui refusent de sélectionner »

Des étudiants de différentes universités et d’écoles ont défilé aux côtés des syndicats lors de la manifestation interprofessionnelle parisienne, jeudi.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 19h09
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Plusieurs centaines d’étudiants se sont joints à la manifestation syndicale parisienne, jeudi 19 avril, pour dire leur refus de la sélection à l’université et leur opposition à la politique du gouvernement, aux cris notamment de « Grève générale jusqu’au retrait total ! ». Des pancartes signalaient la présence d’étudiants des universités Paris-VIII et Nanterre et du campus de Tolbiac de Paris-I, où les blocages se poursuivent, ainsi que d’écoles telles que Sciences Po, l’EHESS ou l’Inalco. « La sélection mise en place dans cette réforme ne marchera pas. Il y a même des présidents d’université qui refusent de sélectionner, car ils n’ont pas les moyens d’appliquer la réforme », explique Marika, étudiante en lettres modernes sur le site de Clignancourt de l’université Pari-IV, en distribuant des barres de chocolat recouvertes d’un papier « partiel » : les propos du chef de l’Etat au 13 Heures de TF1, selon lesquels il n’y aurait pas d’« examens en chocolat » ont inspiré les manifestants. « Des examens en chocolat ! Et des frites à la cantine ! », ironisait une pancarte. « Politistes, maîtres chocolatiers depuis 1968 », annonçait une autre.

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Des étudiantes de Paris IV ironisent sur les "diplômes en chocolat" https://t.co/l80lV0bKBe— lemonde_campus (@Le Monde Campus)


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Dans le cortège, un ballon orange « Sciences Po en lutte » servait de ralliement à plusieurs dizaines d’élèves de l’école de la rue Saint-Guillaume, bloquée depuis mardi soir. Parmi les slogans : « Macron, t’es foutu, même Sciences Po est dans la rue ! » « Parce qu’on est dans une école sélective, on sait ce que ça fait », explique Charlotte, étudiante en master, en évoquant la hausse des frais de scolarité qui « pénalise les élèves des classes moyennes » ou le soutien aux enseignants vacataires payés à la fin du semestre, et la situation des doctorants et des jeunes docteurs « qui attendent 35 ans pour avoir un poste ». « On se bat pour les autres aussi, pour leurs conditions d’études et contre une politique qui fragilise les plus faibles, les services publics et l’enseignement supérieur et la recherche », ajoute-elle. Son collègue Victor défend « la convergence avec les salariés : en 2006, ce sont les étudiants qui ont contesté le CPE ». « So, so, solidarité avec les cheminots et les hospitaliers ! », clament les jeunes autour.

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Cortège inter universitaire en fin de défilé avec des Sciences Po et EHESS dans les rangs https://t.co/ULlqhpsQzc— lemonde_campus (@Le Monde Campus)


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« Ce n’est pas notre première manifestation, expliquent deux étudiantes de Paris-III. On ne sait pas si l’Assemblée générale décidera la reprise des cours lundi. Nous n’avons pas d’inquiétude, il doit y avoir un moyen de valider l’année puisque nous avons eu des notes toute l’année… ». « On ne peut pas reporter les examens, car nous, cet été, on doit travailler. Mais il ne faut pas penser qu’à soi. Si la mobilisation peut améliorer les choses… », disent-elles.
« Malgré les vacances des universités et des lycéens, la participation se maintient au même niveau qu’aux manifestations précédentes. Emmanuel Macron a montré son mépris à plusieurs occasions en refusant de discuter avec la jeunesse ou en déclarant que des personnes plus âgées étaient à l’origine de la mobilisation. Or, on a vu ensuite que la présence des étudiants était massive en AG [assemblée générale] à Nanterre », réagit Abdoulaye Diarra, vice-président de l’UNEF, appelant le chef de l’Etat à « ouvrir les discussions pour un autre projet de loi ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, dénoncent, dans une tribune au « Monde », un déni de démocratie sociale et invitent le gouvernement à de véritables négociations.
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Réforme de la SNCF : la CFDT appelle le gouvernement à sortir de sa « posture »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, dénoncent, dans une tribune au « Monde », un déni de démocratie sociale et invitent le gouvernement à de véritables négociations.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h01
    |

Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT) et Didier Aubert (secrétaire général de la CFDT-Cheminots)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que les mobilités explosent et se transforment, le rail est un élément essentiel de l’aménagement du territoire dans le respect de l’environnement. La CFDT le martèle, il est impératif de tracer une véritable transition écologique en se donnant les moyens d’atteindre les engagements de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Pour cela, le ferroviaire est un formidable outil.
La réforme ferroviaire a été lancée par le gouvernement à la suite du rapport Spinetta, mais n’a pas été débattue, dans le cadre des Assises de la mobilité. C’était une première erreur. Elle a été mise au centre du débat public à coups de caricatures et de chiffres brandis sans explications. C’était une deuxième profonde erreur. Mais, comme si ces deux premières ne suffisaient pas, le gouvernement en commet une troisième.
Les concertations patinent. La CFDT fait des propositions, mais le gouvernement n’a toujours pas esquissé un écosystème politique, économique et social à même de rassurer les citoyens, les élus et le corps social cheminot. Au contraire, il distille des annonces importantes (filialisation du fret, fin du statut en 2020) sans même une information préalable de ses interlocuteurs syndicaux. Quelle étrange conception de la concertation !
Un large débat public
Il faut donc en finir avec les postures, telle celle consistant à échanger le statut actuel des cheminots contre une reprise de la dette. Cette dette n’est pas celle des cheminots, mais celle de l’Etat et de ses politiques publiques depuis trente ans. Il faut aussi assumer qu’il ne peut pas y avoir de système ferroviaire efficace sans financement public pérenne. L’abandon de l’écotaxe et l’absence de décision claire sur la reprise intégrale de la dette et ses modalités soulèvent de graves inquiétudes.
La CFDT n’a pas souhaité l’ouverture à la concurrence. Mais c’est un fait politique qui s’impose. Et il est de notre responsabilité d’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le patron des Républicains ne s’embarrasse pas des faits sur la question des migrations, comme le montre son entretien dans « Nice-Matin » jeudi.
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Immigration : Laurent Wauquiez repousse les frontières de l’intox

Le patron des Républicains ne s’embarrasse pas des faits sur la question des migrations, comme le montre son entretien dans « Nice-Matin » jeudi.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h17
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Laurent Wauquiez défend ses propositions sur l’immigration dans un entretien à Nice-Matin publié jeudi 19 avril. Le président des Républicains, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et qui a choisi d’inscrire son parti dans une ligne de plus en plus droitière, y défend le « courage de ses idées », avec pour « obsession » de « stopper l’immigration de masse ». Mais du droit du sol au regroupement familial, en passant par le droit d’asile, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes multiplie les contre-vérités au cours de cette interview. Illustration en cinq exemples.
Un mensonge sur la réunification de familles
Ce qu’il a dit
« Et sur quelles bases voulez-vous durcir le regroupement familial ? », a interrogé Nice-Matin.
« On a accepté l’idée qu’un étranger qui s’installait en France pouvait faire venir en moyenne trois à cinq membres de sa famille. Emmanuel Macron a même prévu dans la loi en discussion qu’on puisse faire venir non seulement ses parents, mais des frères et sœurs. »
POURQUOI C’EST MENSONGER
Le chef de file des Républicains était ici spécifiquement interrogé sur le regroupement familial. Cette procédure permet aux étrangers non européens qui ont un titre de séjour en France et y habitent depuis au moins dix-huit mois d’être rejoints par leur conjoint (de 18 ans au moins) et leurs enfants mineurs. En 2017, 11 005 personnes sont entrées en France dans ce cadre. Contrairement à ce que Laurent Wauquiez laisse entendre, le gouvernement ne souhaite pas élargir les possibilités de regroupement familial.
En revanche, le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » touche à un deuxième dispositif : la « réunification familiale », qui avait concerné 4 319 personnes en 2016. Cela concerne les personnes qui ont le statut de réfugié ou la protection subsidiaire (un statut proche), qui peuvent faire venir des membres de leurs familles en France. Les majeurs peuvent demander à être rejoints par leur conjoint ou leurs enfants mineurs. Les mineurs non mariés peuvent demander à faire venir leurs parents.
A ces cas de figure, le projet de loi propose d’ajouter la possibilité, pour les mineurs isolés, de demander à faire venir leurs frères et sœurs. Cette nouvelle disposition ne devrait toucher qu’un nombre limité de cas : en 2017, 525 mineurs avaient obtenu la protection de la France au titre du droit d’asile, selon Eurostat.
Surtout, remettre en cause ces réunions de famille revient finalement peu ou prou à remettre en cause le droit d’asile en lui-même. En effet, les proches d’un réfugié sont bien souvent dans la même situation que celle qui a valu protection à ce dernier.

        Lire sur le sujet :
         

          Regroupement ou réunification familiale : que prévoit le projet de loi asile et immigration ?



Une intox sur le regroupement familial
Ce qu’il a dit
Dans la foulée de son affirmation erronée sur les réunions de familles de réfugiés, Laurent Wauquiez poursuit :
« On va créer un nouvel appel d’air totalement déraisonnable. Je veux qu’on revienne à des règles strictes : si vous voulez faire venir quelqu’un en France, il faut être capable de le faire vivre sur vos revenus et non sur les allocations. »
C’EST DÉJÀ LE CAS
Contrairement à ce qu’affirme Laurent Wauquiez, il y a déjà des conditions de ressources imposées aux familles pour pouvoir bénéficier du système de regroupement familial (et non de la réunification, évoquée ci-dessus). Ainsi, la personne étrangère qui souhaite accueillir un ou plusieurs membre(s) de sa famille doit justifier de ressources « stables ou suffisantes ». Pour un foyer de deux à trois personnes, le seuil retenu est la déclaration d’un smic mensuel sur les douze derniers mois en moyenne (soit 1 170 euros net environ).
Précisons que les prestations familiales, le RSA et autres allocations sont exclus des revenus pris en compte. Par ailleurs, les personnes handicapées ou invalides ne sont pas concernées par cette limitation. Même chose pour les réfugiés.
Un raisonnement de mauvaise foi sur l’immigration familiale
Ce qu’il a dit
« L’immigration familiale, ce sont aujourd’hui 90 000 personnes par an que la France ne choisit absolument pas. »
POURQUOI C’EST TROMPEUR
L’immigration familiale concernait 89 124 arrivées en France en 2016, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Un chiffre globalement stable depuis 2012 (87 170). Laurent Wauquiez a donc raison d’évoquer un ordre de grandeur de 90 000 personnes.
Il occulte en revanche délibérément le fait que dans ce chiffre, plus de la moitié de l’immigration familiale concerne les familles de Français (56 % en 2016), principalement les conjoints de personnes de nationalité française (dont l’entrée est par ailleurs loin d’être automatique). Compter ces cas pour tenter d’accréditer l’existence d’un « appel d’air » migratoire en France, comme le fait Laurent Wauquiez à trois reprises dans son entretien à Nice-Matin, n’a guère de sens.

   


Une affirmation trompeuse sur le RSA
Ce qu’il a dit
« On prend trop souvent notre nationalité parce qu’on aime le RSA, pas parce qu’on aime Victor Hugo. »
POURQUOI C’EST TROMPEUR
Toute personne âgée d’au moins 25 ans et qui réside en France de manière stable et régulière peut prétendre au revenu de solidarité active (RSA), qu’elle soit ou non de nationalité française. Autrement dit, des étrangers peuvent bénéficier au RSA. L’accusation de Laurent Wauquiez selon laquelle des étrangers exigeraient la nationalité française pour obtenir le RSA est donc infondée.
Notons par ailleurs que les étrangers venant de pays non européens doivent avoir depuis au moins cinq ans un titre de séjour permettant de travailler en France pour pouvoir bénéficier de cette aide, à moins d’avoir le statut de réfugié ou d’apatride.
Remettre en cause le droit du sol n’est pas une « proposition neuve »
Ce qu’il a dit
« Le fait de sortir du droit du sol est une proposition neuve. Nous n’avions jamais assumé d’aller jusque-là aussi clairement. »
POURQUOI C’EST FAUX
Laurent Wauquiez laisse entendre qu’il oserait formuler de nouvelles propositions, contrairement à ses prédécesseurs au sein des Républicains. Plusieurs ténors du parti ne l’ont pourtant pas attendu pour remettre en cause l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé étaient ainsi tous les deux favorables à cette remise en cause pendant la primaire de la droite.
Jean-François Copé écrivait même en toutes lettres dans son programme vouloir « supprimer le droit du sol et lui substituer une nationalité d’adhésion. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Depuis lundi, les députés bataillent sur le projet de loi asile-immigration. Invectives et passes d’armes pourraient retarder l’adoption du projet.
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<filnamedate="20180419"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180419"><AAMMJJHH="2018041919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron a été émaillée de heurts, jeudi à Paris. Des cortèges défilaient dans 130 autres villes.
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La CGT veut faire « converger les luttes » face à Macron ; plus de 15 000 manifestants à Paris

La manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron a été émaillée de heurts, jeudi à Paris. Des cortèges défilaient dans 130 autres villes.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h42
    |

                            Le Monde.fr, 
                            Astrid de Villaines et 
Sylvia Zappi








                        



   


Une « convergence des luttes » pour s’opposer à Emmanuel Macron. Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants : ils étaient côte à côte, jeudi 19 avril, dans des manifestations à l’appel de la CGT et de Solidaires. Plus de 130 mobilisations étaient organisées dans toute la France.

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                La CGT ne fait plus peur au gouvernement



A Paris, la manifestation appelée par la CGT n’a pas fait recette sous le soleil printanier. Il y avait 15 300 personnes, selon le comptage du cabinet Occurrence réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde. La date, en pleines vacances scolaires, n’a probablement pas aidé. Mais la CGT a perdu son pari : la « convergence des luttes », ou du moins des cortèges, ne s’est pas opérée en ce jeudi 19 avril. Pierre Laurent (PCF) et Olivier Besancenot (NPA), présents comme certains dirigeants de La France insoumise, avaient beau vanter la « généralisation des grèves » et « une mobilisation qui s’enracine », le cœur n’y était pas.
Quelques heurts entre manifestants et forces de l’ordre
Les maigres cortèges départementaux de la CGT, tout comme ceux par secteurs (santé, énergie, communication, RATP…), n’ont pas réussi à grossir au fil de l’après-midi. Seul le cortège de tête (groupes autonomes et mouvance anarchiste) et les rangs étudiants des différentes facs et écoles supérieures parisiennes ont réussi à égayer la manifestation. Des cortèges joyeux précédés des troupes en panoplie noire complète.
Venus en nombre, les jeunes black blocs et anarchistes ont défilé sagement aux sons de Freed from desire de Gala. Mais lorsque le défilé est arrivé à Port-Royal, certains manifestants ont commencé à harceler les forces de l’ordre. Ce fut ensuite un va-et-vient régulier de petits groupes attaquant quelques devantures et lançant des projectiles vers les rangs policiers, qui répliquaient avec des gaz lacrymogènes.

Cortège plus ou moins bloqué avenue de l’Observatoire, premiers jets de projectiles et lacrymos qui sont poussées v… https://t.co/0sH4EGEGHm— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Au début du rassemblement, Olivier Besancenot relativisait déjà les effets d’une possible faible mobilisation : « Nous n’avons dupé personne. Il y a beaucoup de modalités différentes. Toutes les manifestations sont importantes et on appelle à toutes les autres. » Les regards se tournent déjà vers les prochains rassemblements prévus le 1er mai ou le 5 mai à l’appel du député du groupe La France insoumise (LFI), François Ruffin. « C’est dur de faire grève, on a besoin de se serrer les coudes », abondait, un peu plus loin, le député LFI Adrien Quattennens. « C’est pour cela que les manifestations le week-end sont importantes », ajoutait l’élu membre de la commission des affaires sociales avant d’afficher son optimisme : « Il n’y a aucune concurrence entre les manifestations, tout cela va vers un rapport de force victorieux. »
« Nous voulons exprimer notre souffrance »
Dominique Hubert, infirmière à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif, a tenu à être présente dans le cortège.
« Nous voulons exprimer notre souffrance. Nos salaires n’ont pas été augmentés depuis 2008. Il faut que des fonds soient débloqués pour les infirmières-aides soignantes du privé et du public. Nous demandons également que les départs en retraite soient remplacés. »
C’est la première fois qu’elle manifeste cette année. Elle est venue également pour les autres secteurs concernés :
« Nous avons des causes identiques. Nous sommes tous en train de dénoncer la baisse du pouvoir d’achat. Je pense qu’Emmanuel Macron va nous entendre parce que nous sommes nombreux. »

Convergence des luttes !" C'est le slogan des cheminots, fonctionnaires, salariés de l'énergie, à l'appel de la CGT… https://t.co/1BVeysX5GD— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Agent à la RATP, Arnaud était déjà venu manifester le 22 mars. Avec son autocollant de la CGT à la poitrine, il est venu jeudi pour « défendre le modèle social ». Il veut que « le transport public reste public, tout comme l’énergie et la santé ».
« A la RATP, il y a déjà des filiales de droit privé. On a vu ce que ça donnait en Angleterre, le prix des transports a explosé, ce n’est pas mon rêve. »
Et il en est persuadé : « Nous allons faire céder Emmanuel Macron. Il peut faire quatre ans de casse mais on tiendra quatre ans. »
Près de 6 000 personnes à Marseille
A Marseille, selon le comptage du cabinet Occurrence, 5 700 personnes ont manifesté. La police en a comptabilisé 5 000, la CGT 65 000. Le gouvernement veut « tout privatiser. Il faut les arrêter », a estimé Olivier Mateu, patron de la CGT des Bouches-du-Rhône, en tête du cortège marseillais mené par plusieurs centaines de cheminots munis de pétards, feux de Bengale et cornes de brume. Le leadeur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, était présent.
A Rennes, les manifestants étaient accompagnés de trois tracteurs de la Confédération paysanne en soutien à la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. A Besançon aussi le cortège affichait son soutien avec des affiches « ZAD mon amour ».
Grèves dans divers secteurs
Les grèves s’accompagnaient de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq sont prévus. Le taux de grévistes était plus important jeudi que la veille (22,7), avec 66,4 % de conducteurs à l’arrêt.
Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies, ce qui a poussé des passagers à descendre le long des voies pour rejoindre les quais.

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                Philippe Martinez : « Macron doit descendre de son piédestal »



Dans l’énergie, les militants CGT, qui promettaient des « coupures ciblées », ont, par exemple, arrêté l’électricité en gare de Pau, coupé les radars au Creusot (Saône-et-Loire) ou organisé un barrage filtrant sur un rond-point près de la centrale nucléaire de Bugey (Ain). La mobilisation a affecté aussi certaines crèches et écoles, ainsi que les antennes de France Culture et de France Musique. Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et à France Télévisions.
La contestation monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad), chez l’ensemble des fonctionnaires. Et le conflit salarial au sein d’Air France est dans l’impasse. En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme Parcoursup, accusée d’instaurer une sélection à l’entrée à l’université.
Les concertations sur la SNCF suspendues
Les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis le début d’avril contre la réforme ferroviaire, et le ton s’est durci jeudi avec la décision de l’intersyndicale de suspendre sa participation à la concertation avec la ministre des transports, Elisabeth Borne.
Mais cette dernière a affirmé dans la foulée que la réforme de l’entreprise publique ferroviaire est « nécessaire » et qu’elle sera « conduite jusqu’à son terme » : « Cette posture intervient alors que l’essentiel de la concertation a été mené et qu’elle doit s’achever la semaine prochaine. » 
La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une « coagulation » des « mécontentements » à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont « peu à voir » entre eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ L’entreprise est une entité politique, et doit donc être gouvernée selon les règles de la démocratie avec la participation, à égalité, des travailleurs et des investisseurs, affirme la sociologue Isabelle Ferreras, dans une tribune au « Monde ».
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« Il est nécessaire de faire bénéficier les entreprises françaises d’un choc de compétitivité démocratique »

L’entreprise est une entité politique, et doit donc être gouvernée selon les règles de la démocratie avec la participation, à égalité, des travailleurs et des investisseurs, affirme la sociologue Isabelle Ferreras, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h51
    |

                            Isabelle Ferreras (Professeure de sociologie à l'université de Louvain (Belgique)








                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a confirmé. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore. Le texte suscite une forte opposition de la part d’une partie du patronat et de certains économistes]
Tribune. Ravivant les réflexions menées en leur temps par Charles de Gaulle, Pierre Mendès France et Michel Rocard, le récent rapport Notat-Senard commandé par le gouvernement français fait un diagnostic correct : l’entreprise du XXIe siècle est bien plus qu’une « société anonyme », cet instrument juridique au service des actionnaires. Mais elle est également plus qu’un « objet d’intérêt collectif », comme la qualifie pudiquement le rapport.
En réalité, elle est devenue une véritable entité politique. Elle a aujourd’hui nettement plus d’influence que la plupart des élus du peuple. Volkswagen se mêle de nos poumons. Apple échappe à nos contributions. Caterpillar exporte nos emplois. Monsanto veille sur nos cancers. Enfin, au cas où vous douteriez encore que tout cela soit politique, Facebook intervient dans nos élections…

Mais les entreprises ne sont pas seulement des entités politiques par leurs externalités. Comme le pointe le rapport Notat-Senard, elles sont faites de parties « constituantes » : tous les jours, les « apporteurs en capitaux » et les « investisseurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’intersyndicale CGT-UNSA-CFDT-SUD va demander à être reçue par le premier ministre. Elisabeth Borne a dit « regretter » cette décision.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

SNCF : l’intersyndicale suspend la concertation avec la ministre des transports, Elisabeth Borne

L’intersyndicale CGT-UNSA-CFDT-SUD va demander à être reçue par le premier ministre. Elisabeth Borne a dit « regretter » cette décision.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 16h21
   





                        



   


L’intersyndicale CGT-UNSA-CFDT-SUD de la SNCF a décidé « collectivement de suspendre », jeudi 19 avril, sa participation à la concertation avec la ministre des transports, Elisabeth Borne.
Ces quatre syndicats représentatifs de la société ferroviaire vont adresser un courrier à Matignon pour demander à être reçus par le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. C’est, « semble-t-il, lui qui prend toutes les décisions concernant l’évolution du dossier », a-t-il justifié.
Les syndicats de cheminots ont établi cette « position unitaire sur la négociation » après « les annonces du premier ministre ces derniers jours qui [les] ont tous surpris », a déclaré M. Brun. Il fait ainsi référence à l’annonce, lundi, du projet de filialisation du fret de la SNCF et celle, mercredi, de la fin du recrutement au statut de cheminot au 1er janvier 2020.
La réforme de la SNCF est « nécessaire » et sera « conduite jusqu’à son terme », a réagi la ministre des transports dans un e-mail à l’Agence France-Presse, disant « regretter » cette décision :
« Cette posture intervient alors que l’essentiel de la concertation a été mené et qu’elle doit s’achever la semaine prochaine »

        Lire aussi :
         

                Réforme de la SNCF : le gouvernement fonce en ignorant les syndicats



« On verra si on est obligé d’aller plus loin que juin »
Le trio CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire et CFDT-Cheminots a confirmé la poursuite de la grève, selon « le calendrier annoncé », par épisode de deux jours sur cinq jusqu’à fin juin. Ce mouvement est entré jeudi dans sa huitième journée, au deuxième jour de sa quatrième séquence.
SUD-Rail appelle, pour sa part, à une grève illimitée depuis le lancement début avril du mouvement de protestation contre la réforme de la SNCF, dont la fin des embauches au statut de cheminot.
« L’unité syndicale est totale sur l’interprétation de la situation, sur la colère par rapport aux annonces gouvernementales et sur l’appel aux cheminots de renforcer la mobilisation », a ajouté M. Brun. « On verra si on est obligés d’aller plus loin que juin. »

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En posant la raison d’être de l’entreprise comme différente de celle du marché, le rapport Notat Senard propose de dépasser la raison actionnariale par la raison entrepreneuriale, explique Rodolphe Durand et Patrick d’Humières, dans une tribune au « Monde ».
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L’entreprise et la « gestion des communs »

En posant la raison d’être de l’entreprise comme différente de celle du marché, le rapport Notat Senard propose de dépasser la raison actionnariale par la raison entrepreneuriale, explique Rodolphe Durand et Patrick d’Humières, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 14h54
    |

Rodolphe Durand (Professeur de stratégie à HEC) et Patrick d'Humières (Directeur de l’Académie durable)







                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a confirmé. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore. Le texte suscite une forte opposition de la part d’une partie du patronat et de certains économistes]
Tribune. Le concept de « raison d’être », proposé par le rapport de Jean-Dominique Senard et Nicole Notat, peut modifier en profondeur la gouvernance de l’entreprise. En posant la raison d’être de l’entreprise comme autonome et différente de celle du marché, la maximisation du profit apparaît comme un moyen en vue d’une fin plus large, qui est la contribution aux attentes de toutes les parties impliquées dans le pacte entrepreneurial. Ceci renvoie à sa gouvernance la définition de la finalité de l’entreprise, et au management le devoir de la mettre en œuvre, sans confusion des rôles.

Cette idée audacieuse n’a pas encore été bien comprise par la communauté économique qui se demande si on va introduire dans les statuts un slogan creux ou un nouveau périmètre de responsabilité engageant les administrateurs. En fait, cette proposition vise à dépasser la raison actionnariale qui structure le modèle de création de valeur depuis l’ère industrielle, au profit d’une raison entrepreneuriale qui ajoute au contrat entre les associés un bénéfice global pour la société.
Mondialisation et mercantilisme anglo-saxon
C’est aussi une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’économiste Jean-Marc Daniel estime, dans une tribune au « Monde », que la concurrence et la fiscalité suffisent à inciter l’entreprise à assumer sa responsabilité sociale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
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« La meilleure garantie de la responsabilité sociale de l’entreprise, c’est la concurrence »

L’économiste Jean-Marc Daniel estime, dans une tribune au « Monde », que la concurrence et la fiscalité suffisent à inciter l’entreprise à assumer sa responsabilité sociale.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 14h53
    |

                            Jean-Marc Daniel (Professeur à l'ESCP-Europe)








                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a confirmé. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore. Le texte suscite une forte opposition de la part d’une partie du patronat et de certains économistes]
Tribune. Le 9 mars, Jean-Dominique Senard et Nicole Notat ont présenté leur rapport sur l’« entreprise et l’intérêt général ». Ils y abordent en particulier la possible réécriture des articles du code civil définissant le rôle de l’entreprise. Ils proposent de les compléter en y ajoutant les deux formules suivantes : « La société doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité » ; et « L’objet social peut préciser la raison d’être de l’entreprise constituée ».
Nous assistons ainsi à la réactivation d’un débat ancien, qui s’est nourri à diverses époques de contributions très fouillées comme les rapports Bloch-Lainé de 1962 ou Sudreau de 1975. Ce débat a même déjà conduit, on l’oublie souvent, à des modifications de notre corpus juridique, jusque dans le préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de 1958. On y trouve en effet une maxime forte : « Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises. »

Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le recours à la médiation privée devrait se généraliser, explique l’économiste Philippe Askenazy. Payé par les deux parties, le médiateur propose une solution, les avocats devenant alors superflus, puisque la médiation peut être assurée directement par les legaltechs.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Les plates-formes numériques, qui offrent des conseils juridiques, pourraient être les grandes gagnantes de la réforme de la justice »

Le recours à la médiation privée devrait se généraliser, explique l’économiste Philippe Askenazy. Payé par les deux parties, le médiateur propose une solution, les avocats devenant alors superflus, puisque la médiation peut être assurée directement par les legaltechs.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h06
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                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice-Halbwachs)








                        



                                


                            

Tendances France. La possibilité de convergence des luttes entre un avocat et un cheminot semble quasi nulle. En revanche, la simultanéité des deux réformes présente un avantage pour le gouvernement : celle de la SNCF occulte celle de la justice, dont la portée est sous-estimée dans le débat public.
On retrouve d’ailleurs la même méthode gouvernementale avec des annonces rassurantes pour les usagers (pas de fermeture de tribunaux ni de petites lignes), une concertation fictive qui fait bouillir les acteurs et l’opacité sur les détails des réformes. Et derrière des objectifs « de bon sens » (exécution effective des peines, bienfaits de la concurrence) ou l’affirmation de la « nécessité de réformer », des acteurs privés attendent…

En face, le mode de réaction est proche : journées nationales, grèves par intermittence, y compris blocages de tribunaux par des avocats, sensibilisation des usagers. Dans cette bataille de l’opinion, cheminots, juges et avocats partent de loin : ces professions sont très mal appréciées de l’opinion et régulièrement accusées de corporatisme. Le gouvernement le sait bien.
Essor des « legaltechs »
L’économie peut cependant éclairer les conséquences de la réforme de la justice. Les regroupements de tribunaux et la possibilité de concentrer certains contentieux dans un tribunal départemental augmenteront mécaniquement la distance moyenne, notamment en milieu rural, entre le justiciable et le tribunal pertinent. Les avocats ont-ils raison de prétendre que cela compliquera l’accès à la justice ?
Du point de vue de l’économiste empirique, la réponse est évidemment oui. Par exemple, pour estimer l’impact du droit du travail sur les décisions de licenciement, la comparaison statistique entre une entreprise proche d’un conseil des prud’hommes et une plus lointaine montre que la seconde est moins exposée au risque contentieux – ses salariés étant éloignés des tribunaux et des avocats.

Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Sur son blog, le journaliste Sylvestre Huet, pointe un chiffre : 121 milliards d’euros. C’est le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/04/19/19-12">
<filnamedate="20180419"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180419"><AAMMJJHH="2018041919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Si un plan de 1 milliard d’euros a été mis en place, les 2 milliards d’euros de mesures supplémentaires promis restent lettre morte.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
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Un an après les accords, les Guyanais contraints de gérer l’urgence

Si un plan de 1 milliard d’euros a été mis en place, les 2 milliards d’euros de mesures supplémentaires promis restent lettre morte.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 12h13
    |

            Patrick Roger et 
                                Laurent Marot (Cayenne)








                        



                                


                            
Le 21 avril 2017, la signature, à Cayenne, de l’« accord Guyane » mettait fin à cinq semaines de mouvement social sur fond d’insécurité chronique, de croissance démographique record et de sous-équipement en matière de santé, d’éducation et de transport. Dans le document signé par le préfet, les représentants des élus et le porte-parole du collectif « Pou Lagwiyann Dékolé » (Pour que la Guyane décolle), l’Etat s’engageait sur un « plan d’urgence » de 1,086 milliard d’euros, plus 2,1 milliards d’euros de mesures supplémentaires devant faire « sans délai l’objet d’un examen prioritaire ».

Un an plus tard, seul le plan d’urgence est en cours d’application. « Sur 171 mesures, 70 ont été réalisées, 69 sont engagées, et 32 à l’étude », indique Philippe Loos, secrétaire général aux affaires régionales à la préfecture. Pour lutter contre l’insécurité, l’escadron de gendarmerie mobile envoyé en renfort fin 2017 sur l’agglomération de Cayenne a été maintenu. Le commissariat de Cayenne a été renforcé d’une vingtaine de policiers, 36 gendarmes mobiles ont été affectés à Saint-Laurent-du-Maroni, et 90 postes permanents de gendarmes créés cette année doivent être pourvus d’ici au mois d’août.
« C’est de la poudre aux yeux, rien ne changera dans le quotidien des Guyanais, car la chaîne pénale est trop faible, les magistrats sont submergés et il n’y a pas de place en prison », déplore Mickaël Mancée, l’ex-porte-parole des « 500 frères contre la délinquance ». La recherche d’un terrain pour la construction d’une cité judiciaire à Cayenne vient à peine de commencer, et trois options foncières sont identifiées à Saint-Laurent-du-Maroni pour les projets de tribunal de grande instance et d’établissement pénitentiaire. « Il faut pouvoir accélérer », reconnaît le député (LRM) Lénaïck Adam, présent avec d’autres élus guyanais à la troisième réunion de suivi des accords qui s’est tenue mercredi 18 avril au ministère des outre-mer.
«...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ « L’affaire Fillon » aura coûté cher au candidat Les Républicains lors de la présidentielle 2017, selon les comptes de sa campagne que « Le Monde » a pu consulter.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Comment François Fillon a dépensé 100 000 euros en sondages, après le scandale des emplois fictifs

« L’affaire Fillon » aura coûté cher au candidat Les Républicains lors de la présidentielle 2017, selon les comptes de sa campagne que « Le Monde » a pu consulter.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h41
    |

            Laura Motet








                        



   


C’est une date qui marque un tournant dans la campagne de François Fillon à l’élection présidentielle. Mercredi 25 janvier 2017, Le Canard enchaîné révèle que Penelope Fillon, l’épouse du candidat Les Républicains, aurait bénéficié d’emplois fictifs, notamment en tant qu’assistante parlementaire de son mari.
En ce début 2017, François Fillon, qui avait jusqu’alors fait campagne sur sa droiture morale, se trouve pris dans un scandale politico-financier. Il multiplie alors les dépenses en sondages et en conseils de communication pour y faire face, selon les comptes de sa campagne que Le Monde a pu consulter à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) mi-avril.


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François Fillon est le candidat qui a le plus dépensé en conseil de communication et en sondages
Somme des dépenses effectuées en conseil de communication (indiqué en couleur foncée) et en sondages (indiqué en couleur claire) par les 4 candidats ayant obtenu les meilleurs scores au premier tour

Source : Comptes de campagne, CNCCFP



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103 200 euros dépensés en sondages concernant l’affaire Fillon
Le candidat, jusqu’alors peu gourmand en études, se met, à partir de la fin janvier, à en commander en nombre : il dépensera la moitié de son budget sondages — soit 103 200 euros sur 199 320 — sur des études concernant le scandale des emplois fictifs.
Après chacune de ses interventions médiatisées, que ce soit le « 20 heures » de TF1 le 26 janvier 2017, sa conférence de presse le 6 février, ou le « 20 heures » de France 2 le 5 mars, le candidat s’enquiert de savoir s’il a été convaincant auprès de panels constitués par l’IFOP ou par Ipsos. Il dépensera jusqu’à 16 800 euros sur l’étude s’intéressant exclusivement à l’« impact de [son] intervention télévisée » du 26 janvier, au lendemain des révélations du Canard enchaîné.
Ces études sont également l’occasion de tester l’efficacité de son argumentaire. Après sa conférence de presse du 6 février, les panélistes se voient ainsi demander s’ils sont convaincus par les affirmations suivantes : « François Fillon est victime d’un complot du pouvoir » ou « par son programme de rupture et de redressement du pays, François Fillon dérange l’ordre établi ».
« Qui ferait un meilleur candidat que François Fillon ? »
Les sondages lui servent, par ailleurs, à « prendre le pouls » de l’électorat de droite, alors que la légitimité de sa candidature se trouve remise en question par des ténors de son propre camp.
C’est que le temps presse pour Les Républicains : les cinq cents parrainages d’élus nécessaires pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle doivent être déposés au Conseil constitutionnel avant le 17 mars. Passée cette date, si François Fillon abandonne (ce qu’il avait promis de faire en cas de mise en examen), Les Républicains ne seront pas en lice.


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Sur les 199 320 euros dépensés en sondages durant toute la campagne, la moitié comportait des questions directement liées à l’affaire Fillon
La durée de la campagne retenue par la CNCCFP est d'avril 2016 à avril 2017. Cette proportion monte à deux tiers des dépenses lorsque l'on ne s'intéresse qu'aux dépenses effectuées en 2017.

Source : Comptes de campagne



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 à la primaire  de la droite  et du centre",
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Le candidat multiplie donc les sondages : le 4 février, les équipes de François Fillon font demander au panel de sondés « qui ferait un meilleur candidat que François Fillon ? ». Parmi les réponses, on trouve une bonne partie des anciens concurrents à la primaire de la droite de François Fillon, mais aussi Laurent Wauquiez, Gérard Larcher, Xavier Bertrand et François Baroin.
Une autre question hante visiblement François Fillon : doit-il maintenir ou non sa candidature ? Cette question sera posée à quatre reprises à son panel, entre le 4 février et le 7 mars. L’ensemble de ces quatre études, qui lui ont coûté 60 000 euros, le conforte dans l’idée que sa base de l’a pas abandonné : si seuls 28 % des Français interrogés le 7 mars souhaitent qu’il se maintienne, cette proportion monte à 57 % chez Les Républicains, voire 75 % chez ses électeurs lors du second tour de la primaire.
Une semaine après, le calendrier s’affole : le 14 mars, il est mis en examen. Dans la foulée, il annonce son maintien, malgré sa promesse. Trois jours plus tard, le 17 mars, arrive la date butoir de la présentation des parrainages au Conseil constitutionnel.
Dès cette date, la fièvre sondagière cesse : plus personne ne peut le remplacer. Il commandera une seule nouvelle étude jusqu’au premier tour, sur les intentions de vote des Français à trois semaines de la présidentielle, où nulle mention n’est faite des affaires Fillon.

        Lire l’enquête complète :
         

          la coûteuse communication de François Fillon






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/19/19-14">
<filnamedate="20180419"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180419"><AAMMJJHH="2018041919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les comptes de campagne de l’ancien premier ministre ont été validés malgré une « irrégularité » signalée.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Présidentielle 2017 : la coûteuse communication de François Fillon

Les comptes de campagne de l’ancien premier ministre ont été validés malgré une « irrégularité » signalée.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h40
    |

            Yann Bouchez, 
Anne Michel et 
Laura Motet








                        



                                


                            
Son compte de campagne n’a pas valu à François Fillon autant de tracas que sa course à l’élection présidentielle de 2017, contrariée par les révélations du Canard enchaîné sur des soupçons d’emplois fictifs de son épouse Penelope. Le 13 février, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a approuvé, après « réformations » – des corrections qu’elle peut effectuer –, le budget du candidat de la droite et du centre, arrivé en troisième position lors du premier tour, le 23 avril 2017, avec 20,01 % des voix.
Pourtant, après avoir examiné les dépenses et les recettes détaillées de M. Fillon, que Le Monde a pu consulter comme tous les médias et les citoyens qui en font la demande, les rapporteurs de la CNCCFP ont tout de même souligné une « irrégularité », selon le vocabulaire de la Commission. En effet, notent-ils, 34 483 euros de dépenses effectuées par Force républicaine, le microparti du candidat, et 49 175 euros de dépenses provenant du parti Les Républicains, n’ont pas été intégrés aux comptes de campagne. De même que certaines dépenses de locations de salles et quelques frais de déplacement.
Les conséquences de l’« affaire Penelope »
Cet « oubli » n’a pas eu de conséquences trop fâcheuses. « Eu égard au montant des dépenses omises de 88 349 euros, qui ne représente qu’un pourcentage limité du montant des dépenses déclarées de 13 784 073 euros (0,64 %), indique la CNCCFP, cette irrégularité n’est pas de nature à entraîner le rejet du compte. » La commission a réintégré ces frais au compte, sans décider d’aller plus loin.
Un autre problème a été détecté par l’autorité de contrôle. Les activités de la société VF7 Consulting ont été jugées surfacturées. Durant la campagne, cette entreprise dirigée par Vincent Fleurot, ex-conseiller technique de François Fillon à Matignon, s’est occupée de l’organisation des réunions publiques. Elle a eu recours à des sous-traitants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’ex-candidat à la présidence de la République a eu recours à des jets privés, pour une somme équivalant à la moitié de ses frais de déplacement durant la campagne.
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Présidentielle 2017 : Jean Lassalle, candidat très économe sauf dans les airs

L’ex-candidat à la présidence de la République a eu recours à des jets privés, pour une somme équivalant à la moitié de ses frais de déplacement durant la campagne.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 11h45
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        


Jean Lassalle aime marteler son attachement à la terre. Mais le défenseur autoproclamé de la France rurale a surtout privilégié les airs, au mois d’avril 2017. Les dépenses détaillées du candidat du mouvement politique Résistons ! lors de la dernière élection présidentielle, désormais consultables à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), et auxquelles Le Monde a eu accès, montrent un recours répété aux voyages en jet privé, sur une courte période d’une dizaine de jours.
Arrivé septième lors du premier tour, le 23 avril 2017, avec 1,21 % des voix, le député des Pyrénées-Atlantiques est sans conteste le plus économe des candidats au dernier scrutin présidentiel. Il a déclaré 260 112 euros de dépenses, une enveloppe légèrement revue à la baisse par la CNCCFP, qui l’a fixée à 241 573 euros après « réformations » – ce terme désignant les corrections effectuées par la Commission. N’étant pour leur part entachés d’aucun soupçon d’irrégularité, les coûts aériens du candidat ont tous été validés.

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                Présidentielle 2017 : la coûteuse communication de François Fillon



Du 12 au 21 avril 2017, M. Lassalle a effectué cinq voyages à bord d’avions privés de la compagnie Wijet, pour un total de 37 110 euros. Le montant paraît insignifiant, comparé aux 16,6 millions d’euros de la campagne d’Emmanuel Macron. Mais ces frais de transport représentent 15 % du budget global de M. Lassalle. Et quasiment la moitié de tous ses frais de déplacement (80 819 euros). Une bizarrerie, dans une campagne globalement très économe.
A quelques jours de l’élection, le fils de berger qui se voyait bien à l’Elysée doit acquérir le don d’ubiquité. Comment passer en quelques heures d’un débat sur la réforme territoriale à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme), au village d’Ucciani en Corse-du-Sud ? Comment être le matin du 19 avril à Culey, dans la Meuse, dans la ferme du maire, puis l’après-midi à la télé dans l’émission « Zemmour et Naulleau » sur Paris Première ? A chaque fois, le candidat utilise les services de la même compagnie de jets d’affaires, Wijet, qui propose des trajets pour quatre passagers, pour 6 000 à 10 000 euros.
« C’est mesquin »
« Mon très grand regret était de ne pas avoir pu aller voir les territoires auxquels je savais que mon cœur, ma bouche, ma plume parleraient, explique sans détour Jean Lassalle. Quand j’ai enfin eu un peu d’argent disponible, j’ai vu qu’on pouvait se payer ces jets. »
« Dans la très grande majorité des cas, les déplacements lors de la campagne ont été effectués avec la SNCF ou les lignes régulières d’Air France », contextualise Antoine Nougarède. Le mandataire financier de l’ex-candidat déplore les réformations de la CNCCFP : « Si j’avais su qu’elle n’allait pas rembourser les quelques centaines d’euros de gazole dépensés par le candidat Lassalle pendant toute sa campagne sur les routes de France, on aurait dépensé beaucoup plus en jet privé. (…) C’est mesquin et ça pousse à la consommation. » La commission a de fait retoqué certains frais automobiles du candidat, qui a parfois utilisé sa voiture personnelle, jugeant que ceux-ci n’avaient pas à être remboursés par l’Etat.
En plus de l’avance forfaitaire de l’Etat de 153 000 euros versée à tous les candidats, M. Lassalle est parvenu à emprunter 90 000 euros auprès du Crédit coopératif, en avril. Une bouffée d’oxygène, après les refus essuyés auprès de sa propre banque, le Crédit agricole.
Le 29 septembre 2017, face à Jean-Jacques Bourdin, il avait évoqué cette période de difficultés financières avec son ironie habituelle : « Ma femme n’a pas beaucoup apprécié, surtout que c’était belle-maman qui devait payer les courses. » Début février, la CNCCFP a décidé que le candidat Lassalle se verrait rembourser par l’Etat la somme de 228 659 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Lors de son passage à Saint-Dié, mercredi, le chef de l’Etat a été interpellé par des citoyens en colère.
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Emmanuel Macron chahuté dans les Vosges

Lors de son passage à Saint-Dié, mercredi, le chef de l’Etat a été interpellé par des citoyens en colère.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 11h31
    |

            Bastien Bonnefous (Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Rien ne se passe jamais comme prévu, avait coutume de dire l’ancien président de la République François Hollande. Son successeur Emmanuel Macron l’a expérimenté à ses dépens, mercredi 18 avril dans les Vosges. Le déplacement était pourtant calibré au mieux sur le papier : avant de visiter une scierie et de se promener dans une forêt pour vanter la « filière bois » vosgienne, le président de la République devait se rendre à Saint-Dié-des-Vosges pour présenter le plan « Action cœur de ville » mis en place par le gouvernement pour redynamiser les centres-villes des communes en difficulté.
Saint-Dié-des-Vosges, 20 000 habitants, un taux de chômage supérieur à 12 %, un taux de pauvreté qui frôle les 26 %, un quart des commerces et des logements du centre vacants, et 24 % des voix pour Marine Le Pen arrivée en tête du premier tour de la présidentielle 2017… Une plongée in situ idéale pour Emmanuel Macron. L’occasion aussi pour lui, régulièrement accusé d’être « le président des grandes métropoles », de montrer qu’il n’oublie pas la France des sous-préfectures. Après son entretien au « 13 heures » de Jean-Pierre Pernaut le 12 avril, depuis un village de l’Orne, c’était la troisième fois depuis son élection que le chef de l’Etat se rendait dans la France rurale, après un déplacement en Auvergne en janvier et un autre en Indre-et-Loire en mars.
Mais, mercredi matin, à peine sorti de l’hôtel de ville, le président est pris à parti par quelques dizaines de cheminots opposés à la réforme de la SNCF. Les applaudissements de ses partisans, massés sous le soleil derrière des barrières, sont vite couverts par les huées. « Cheminots en colère, on ne va pas se laisser faire ! », hurlent les manifestants.
« Cette dette, c’est celle de l’Etat »
Fidèle à sa méthode, Emmanuel Macron décide d’affronter la contestation locale. « Je vais toujours au contact, les yeux dans les yeux, lance-t-il à un groupe de cheminots. On...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », des enseignants-chercheurs de Paris-Nanterre s’insurgent contre l’obstruction des bâtiments et l’annulation des examens.
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Loi orientation : « Pourquoi nous refusons le blocage de Nanterre »

Dans une tribune au « Monde », des enseignants-chercheurs de Paris-Nanterre s’insurgent contre l’obstruction des bâtiments et l’annulation des examens.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 12h05
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Lundi 16 avril, à 8 heures, devait démarrer la première session d’examens de fin d’année à l’université Paris-Nanterre. Les étudiants venus passer leurs partiels n’ont pas pu entrer dans leurs bâtiments respectifs. Les portes étaient chaînées depuis 6 heures du matin et bloquées par des manifestants ayant choisi ce moyen pour s’opposer à la loi d’orientation et de réussite des étudiants (dite « loi Vidal »).

Cette action fait suite à l’adoption d’une troisième motion « à l’unanimité lors de l’assemblée générale des personnels du 12 avril concernant la grève et la tenue des examens » qui comprenait également le vote de la grève, « l’annulation des examens » et « la validation automatique avec la note politique de 20/20 ».
Une voix parmi tant d’autres
Nous sommes des enseignants-chercheurs à l’université Paris-Nanterre, d’horizons disciplinaires très variés. Nous sommes, derrière les signataires officiels de cette tribune, très nombreux à ne pas nous reconnaître dans cette « assemblée générale », dont nous ne nions aucunement le droit à exprimer toutes les opinions et revendications qu’elle juge légitimes, mais qui ne représente que l’une des voix, parmi tant d’autres, de notre communauté.
Notre « communauté universitaire » – et le terme nous paraît très juste en ce qui concerne Nanterre – est diverse, contrastée, complexe. Nous ne prétendons pas, contrairement à ces « personnels enseignant-es/chercheur-es et BIATSS [bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens, de service et de santé] de l’université, réuni-es en AG le jeudi 12 avril », la représenter dans son ensemble. Ce serait faire injure à sa diversité, ses nuances et surtout son infinie richesse.
Nous avons chacune et chacun, y compris parmi les signataires de cette tribune, des appréciations contrastées et parfois radicalement opposées, de la loi Vidal, de son bien-fondé, de sa mise en œuvre, de la gestion par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’ancien ministre a signé une tribune dans « Valeurs actuelles » avec des élus du Front national pour plaider en faveur d’une « union des droites ».
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L’exclusion de Thierry Mariani du parti Les Républicains en suspens

L’ancien ministre a signé une tribune dans « Valeurs actuelles » avec des élus du Front national pour plaider en faveur d’une « union des droites ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h22
    |

            Olivier Faye








                        


Le bureau politique du parti Les Républicains touchait à sa fin, mardi 17 avril. Certains participants commençaient à ranger leurs affaires ou à se lever, et ne prêtaient plus qu’une attention distraite au secrétaire général adjoint Fabien Di Filippo, qui détaillait quelques procédures d’exclusion en cours du parti.
Guillaume Labbez, un proche de la vice-présidente Virginie Calmels, a profité de l’occasion pour prendre la parole et réclamer qu’une procédure similaire soit engagée contre Thierry Mariani, qui a signé dans Valeurs actuelles, le 12 avril, une tribune avec des élus du Front national pour plaider en faveur d’une « union des droites ».

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                Thierry Mariani signe une tribune avec des élus FN en faveur d’une union des droites



L’ancien ministre avait déjà évoqué, en mars, l’hypothèse d’un « rapprochement » avec le parti d’extrême droite. « Je veux d’abord le voir », a répondu Laurent Wauquiez, le président de LR, selon plusieurs participants. « Il a balayé » le sujet, résume un dirigeant.
Le lendemain matin, sur LCI, Thierry Mariani a confirmé : « J’ai eu Laurent Wauquiez hier par SMS, on doit se voir prochainement. » Le feuilleton continue, donc. Sans qu’une procédure de sanction soit lancée, pour l’heure, contre l’ancien député, malgré sa signature apposée au bas d’un document aux côtés d’élus frontistes. « S’il devait passer aux actes, il ne ferait plus partie de notre mouvement », s’est contenté de répéter Laurent Wauquiez dans Le Journal du dimanche.
« Stratégie un peu plus ouverte »
Certaines voix au sein de LR lui ont pourtant réclamé ces derniers jours plus d’allant. « Je demande la suspension immédiate de Thierry Mariani en attendant son exclusion des LR », a tweeté la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, au lendemain de la publication de la tribune de Valeurs actuelles.
« Thierry Mariani n’a plus sa place au sein des Républicains », a jugé, quant à elle, Laurence Arribagé, une proche de Mme Pécresse, qui assure l’intérim à la tête des Jeunes Républicains. « Je condamne fermement la tribune signée par Thierry Mariani, qui, par ses prises de position isolées, s’exclut de lui-même des Républicains, a réagi, de son côté, Virginie Calmels. Jamais notre famille politique n’acceptera une quelconque alliance avec le FN, dont nous ne partageons pas les mêmes valeurs. »

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                Laurent Wauquiez veut un référendum sur l’immigration



Face à la bronca, l’homme reste stoïque. « J’ai vu que certains réclamaient ma tête dans le parti, a-t-il commenté, laconique, sur LCI. Pour le moment, je suis toujours dans ce parti. Pour le moment, je soutiens toujours ce parti. Je pense que Laurent Wauquiez a une bonne ligne, et qu’il faut peut-être avoir une stratégie un peu plus ouverte. » Comprendre : vers le FN.
« Je ne sais pas s’il teste notre degré de résistance, il va de plus en plus loin, souffle un cadre de la rue de Vaugirard, un rien lassé. La vie du parti ne peut pas être subordonnée à cette voix solitaire. » Un autre s’interroge : « Est-ce qu’il est en train de faire monter les enchères pour peser au sein de LR ? » Quand un dernier l’assure : « Je crois qu’il est déjà parti, il négocie une place sur la liste FN aux élections européennes. » Comme lors de l’interminable exclusion des élus et ministres « constructifs » en 2017, le feuilleton risque de durer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La proposition de loi est censée trouver un équilibre entre protection des informations sensibles des entreprises et liberté d’informer, mais elle inquiète associations et sociétés de journalistes.
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Secret des affaires : le Sénat durcit le texte

La proposition de loi est censée trouver un équilibre entre protection des informations sensibles des entreprises et liberté d’informer, mais elle inquiète associations et sociétés de journalistes.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h10
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


Le Sénat a adopté dans la nuit du 18 au 19 avril en première lecture une proposition de loi controversée sur le secret des affaires, en allant même au-delà du texte voté le 28 mars par l’Assemblée nationale. Ce texte, destiné à transposer en droit français une directive européenne de juin 2016, donne une définition large des informations qui doivent être protégées de la concurrence et prévoit l’indemnisation du préjudice civil de l’entreprise victime en cas de détention illégale ou divulgation d’un tel secret.
La proposition de loi, signée Raphaël Gauvain, député de la majorité, a provoqué de très vives oppositions en raison de craintes pour la liberté d’informer et d’entraves mises aux lanceurs d’alerte.

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                Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes interpellent Macron sur la loi sur le secret des affaires



Un grand nombre de sociétés de journalistes (dont celles du Monde, de Radio France ou des Echos), le Syndicat national des journalistes ainsi que de nombreuses associations de défense des libertés et de lutte contre la corruption (Transparency International, la Ligue des droits de l’homme, Greenpeace, etc.) ont signé lundi 16 avril une lettre ouverte au président de la République pour dénoncer un texte qui inverse les principes, où « le secret devient la règle, et les libertés des exceptions ». Selon cette lettre, « des scandales tels ceux du Mediator, du bisphénol A ou des “Panama Papers” pourraient ainsi ne plus être portés à la connaissance des citoyens ».
Procédures « bâillons »
Nicole Belloubet, ministre de la justice, a réaffirmé mercredi devant le Sénat que cette transposition est « équilibrée » et ne comporte « aucune restriction des libertés publiques ». La proposition de loi prévoit de fait que le secret des affaires n’est pas opposable lorsque l’obtention ou la divulgation d’une information est « intervenue pour exercer le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse, et à la liberté d’information ».
Contre l’avis du gouvernement, le Sénat a durci le texte en élargissant la définition du secret des affaires aux informations qui ont « une valeur économique », alors que le texte initial parlait de « valeur commerciale ». Le Sénat a également supprimé l’article introduit à l’Assemblée pour instaurer une amende civile destinée à sanctionner les procédures abusives qui seraient intentées contre des journalistes ou des lanceurs d’alerte.
Ces « procédures bâillons », même si elles échouent au fond, sont destinées à décourager associations et organes de presse en raison du coût des longues procédures judiciaires. Une commission mixte paritaire devrait être convoquée pour trouver un compromis entre les deux assemblées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les propositions du syndicat semblent rarement entendues par l’exécutif et encore moins prises en compte.
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La CGT ne fait plus peur au gouvernement

Les propositions du syndicat semblent rarement entendues par l’exécutif et encore moins prises en compte.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h08
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le slogan exhale un petit parfum soixante-huitard : « Convergence des luttes ! » Il sert de fil conducteur à la « journée d’action interprofessionnelle » organisée, jeudi 19 avril, par la CGT et par l’Union syndicale Solidaires. Quelque 133 mobilisations ont été annoncées dans tout le territoire pour s’opposer à la politique de « régression sociale » d’Emmanuel Macron. Avec l’espoir qu’elles préfigurent un front commun de plus en plus large. Officiellement, le gouvernement se montre « attentif à tous les signaux, cette journée en faisant partie », comme le confie un conseiller. Mais d’autres sources au sein de l’exécutif ne masquent pas une forme d’indifférence : « La CGT ? On ne se pose pas la question de savoir ce qu’elle pense, elle ne fait plus peur du tout. »
Les temps ont bien changé. Il y a un peu plus de dix ans, au tout début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait élevé la CGT au rang d’interlocutrice privilégiée. A l’époque, le président de la République avait su nouer des contacts étroits avec Bernard Thibault, le numéro un du syndicat, pour mettre fin au conflit provoqué par la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Aujourd’hui, la donne n’est plus du tout la même. Bien sûr, le discours, à Matignon, consiste à assurer que la CGT n’est absolument pas déconsidérée ou mise au ban. « Notre ligne de conduite depuis le début de la législature reste la même, dit un collaborateur d’Edouard Philippe. Il s’agit d’être ouvert à tous et de répondre favorablement aux demandes d’entretien et d’échanges, ce que le premier ministre a d’ailleurs fait, encore récemment, en recevant, le 13 mars, Philippe Martinez pour que ce dernier présente ses contre-propositions sur la réforme ferroviaire. »

« Absence complète de dialogue »
L’entourage du chef du gouvernement avance une autre preuve de son souci d’être à l’écoute : fin 2017, « il avait été proposé à la CGT de...




                        

                        

