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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.
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Gimnasia La Plata, doyen maudit des clubs de foot d’Amérique

Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
    |

                            Léo Ruiz (Buenos Aires, correspondance)








                        


Jusqu’à cette 57e minute de jeu, tout allait bien pour Gimnasia y Esgrima La Plata. Nous sommes le 22 septembre 2013 et pour la première fois depuis trois ans – la faute à un passage par la deuxième division –, le club affronte Estudiantes, dans la 150e édition du clasico de La Plata. Le Lobo (« le loup », surnom du Gimnasia) mène 1-0 quand l’arbitre siffle faute pour son adversaire. Une main imaginaire synonyme d’expulsion et d’égalisation du Pincha. C’en est trop pour Alberto Raimundi, supporter du Gimnasia et commentateur pour une radio partisane :
« Voleur, voleur, voleur, voleur ! Et eux, ils vont fêter ce but, parce qu’ils aiment ça : fêter le mensonge, fêter la tromperie. Ils ont toujours été comme ça. Ils sont tout ce qu’on ne veut pas être, d’aujourd’hui au dernier jour de notre vie. »
Une tirade agrémentée d’insultes que les Argentins aiment écouter et réécouter, et que l’auteur ne regrette pas une seconde. « Eux et nous, ce sont deux cultures opposées. Gimnasia s’est toujours battu avec courage, loyauté et noblesse. Estudiantes, qui n’est qu’un avortement de Gimnasia [le Pincha est fondé en 1905 par un groupe issu du Lobo], est une école de la triche. Ils se prostituent, ils trompent, ils simulent, ils spéculent. Le pire, c’est que ça donne des résultats. »
Dans sa salle des trophées, le Pincha compte en effet cinq titres de champion d’Argentine, une Coupe intercontinentale et quatre Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions). Seuls les mythiques Independiente, Boca Juniors et Peñarol font mieux sur le continent. De quoi rendre fous les fans du Lobo, qui malgré leur statut de « doyen de l’Amérique » (le plus vieux club toujours en activité, fondé en 1887), n’ont que deux petites lignes à leur palmarès : un titre de champion pendant l’ère amateur (1929) et la Copa Centenario (1994). Un tournoi inventé par le fédération argentine pour célébrer son centenaire, dont personne, hormis Gimnasia, ne reconnaît la valeur.
Une ville, deux ambiances
A l’instar de Rosario (partagée entre Rosario Central et Newell’s Old Boys), La Plata, située à une heure de route de Buenos Aires, est divisée en deux. Ici, on est bleu marine et blanc ou rouge et blanc. A l’origine destiné aux classes aisées de Buenos Aires, Gimnasia y Esgrima s’est popularisé dès le début du XXe siècle avec le développement de l’industrie de la viande à La Plata (qui a donné aux joueurs le surnom de triperos, les bouchers). Malgré les succès sportifs d’Estudiantes, le Lobo s’est maintenu comme le club le plus populaire de la ville – mais aussi le préféré de l’ancienne présidente argentine Cristina Kirchner. Une fidélité, y compris dans la défaite, caractéristique des fans argentins. « Ils ont plus de titres et de pages dans les journaux, mais du point de vue des supporters, Gimnasia n’a rien à envier à son rival », assure Delio Onnis.
Avant de devenir le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (299 buts entre 1971 et 1986), Delio Onnis enchaînait les pions avec le Gimnasia. C’était la fin des années 1960 et Estudiantes marchait sur l’Amérique du Sud, guidé par son milieu défensif Carlos Bilardo, futur sélectionneur de l’Argentine championne du monde en 1986. Un joueur capable de se mettre des aiguilles dans les chaussettes pour piquer les adversaires sur le terrain. « Une ordure, tant sur le plan humain que sportif », juge Onnis.
« C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? »
Dans l’imaginaire collectif argentin, La Plata abrite deux spécimens opposés : l’un gagne un peu n’importe comment, l’autre n’est qu’un beau et éternel perdant. « C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? répond Jorge Babaglio, architecte à la tête d’un groupe de supporters du Lobo. D’avoir remporté le premier clasico ? D’être l’équipe qui a mis la plus grosse raclée à River Plate (10-1) ? » La liste des « exploits » s’arrête là.
C’est un fait : Gimnasia est un habitué des deuxièmes places et des occasions manquées, et son rival le lui rappelle sans cesse. « En 2003 et en 2007, ils ont joué la Copa Libertadores : éliminés à la différence de buts au premier tour, retrace Facundo Bernardo Aché, qui a couvert l’actualité des deux équipes de La Plata ces vingt-cinq dernières années. Il y a aussi ce championnat de 1996 : à la dernière journée, Gimnasia peut être champion, mais il concède le nul sur la pelouse d’Estudiantes et laisse le titre au Velez Sarsfield de Marcelo Bielsa. En 2014, le Lobo dispute la Copa Sudamericana. Devinez qui l’élimine ? » Estudiantes, évidemment.

A cette époque, le coach était Pedro Troglio, ancien international argentin (vice-champion du monde en 1990), viré en 2016 de Gimnasia après cinq ans de bons et loyaux services, suite à un énième clasico perdu. Un 0-3 à domicile. « Avec Gimnasia, j’ai fini deux fois deuxième en tant que joueur et une fois en tant qu’entraîneur, regrette-t-il. Mais mon pire moment, c’est la défaite 7-0 en 2006. Celle-là, elle a fait particulièrement mal. »
Un géant endormi
Gustavo Orduña, aujourd’hui photographe à Copacabana, la célèbre plage de Rio de Janeiro, est sans doute une bonne définition du supporter tripero. D’abord : malade. « Tant que je vivais à La Plata, j’allais à tous les matchs de l’équipe, à domicile comme à l’extérieur. Je me suis embrouillé avec un paquet de filles et de patrons, car les jours de match, je ne travaille pas, c’est comme ça. Sur la plage ici, quand on entend mon accent argentin, on me dit : “Maradona”, “Messi”. Moi, je réponds : “Non, Gimnasia”. » Ensuite : frustré :
« Les titres, c’est pour les avocats. Nous, on est plus important que ça. Mes idoles, ce ne sont pas des voleurs et des tricheurs, ce sont tous les autres supporters du Lobo. Nous, personne ne nous aide. Estudiantes flirte sur ces coupes à la con, mais il n’existait pratiquement pas jusqu’à la fin des années 60. »
A l’époque, Gimnasia a aussi eu l’occasion d’écrire l’histoire. Mais encore une fois, il rature. « C’est un sac très lourd que l’on a sur le dos, reconnaît Delio Onnis. On n’a d’autre choix que de se taire et demander pardon aux supporters, qui font partie des plus fidèles d’Argentine. » L’homme se réfère au tournant de l’année 1970. Alors qu’Estudiantes gagne sa troisième Copa Libertadores d’affilée, Gimnasia se qualifie pour la demi-finale du championnat, contre Rosario Central. Mais les joueurs, non payés depuis des mois, refusent de jouer. Le président du club ne veut rien savoir et présente l’équipe réserve, qui s’incline 3-0. « Alors que dans la saison, on leur avait mis 5-0, regrette Onnis, qui prendra dans la foulée la direction du Stade de Reims. C’est vraiment con : cette année-là, on était les plus forts. »
« Le cœur d’un supporteur de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais »
Ricardo Rezza, l’homme qui a lancé David Trezeguet à Platense, faisait aussi partie de l’aventure. « Secrétaire technique » du Lobo jusqu’à fin 2016, il n’a pu que constater le fossé qui se creusait avec le voisin de La Plata. « Quand Estudiantes a commencé à remporter des titres, ça a été une pression extra pour nous. On fait une grande saison en 1970, on les bat même 4-1 ! Mais eux ont réussi à mieux structurer le club à partir de leurs succès. Gimnasia avait le même potentiel, mais il était plus désuni et il n’a pas su maintenir son effectif. Quand je suis revenu au club, en 1988, c’était la même désorganisation, voire pire. »
Aujourd’hui, le club croule sous les dettes et n’a remporté qu’un seul clasico depuis 2005. Le Lobo est-il condamné à souffrir ? « Le cœur d’un supporter de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais », poétise l’écrivain Martin Felipe Castagnet.
Avant de reprendre le micro pour cracher ses insultes, Alberto Raimundi offre quelques minutes de lucidité. « Ce qui me fait le plus souffrir, c’est de voir ce club s’enfoncer, alors qu’il a un gros potentiel : une longue histoire, de fidèles supporteurs, de bonnes infrastructures. Nous aussi, on pourrait être un géant. On l’est, d’ailleurs. Mais il est endormi depuis trop longtemps. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Paris SG a battu Caen 3-1 mercredi soir, en demi-finales de la Coupe de France.
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Coupe de France : le PSG retrouvera les Herbiers en finale

Le Paris SG a battu Caen 3-1 mercredi soir, en demi-finales de la Coupe de France.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 00h14
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 10h38
   





                        



   


Le Paris-SG a battu difficilement une valeureuse équipe de Caen (1-3), mercredi 18 avril en demi-finales de la Coupe de France, et aura l’occasion d’ajouter un record à sa collection le 8 mai, celui du record de victoires consécutives dans cette compétition.
Au Stade de France, en quête d’un quatrième trophée d’affilée, Paris-SG affrontera les modestes Vendéens des Herbiers, club de Division 3, dans un choc des extrêmes qu’affectionne la Coupe de France.

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On aurait pu penser que le Paris-SG encore euphorique après avoir récupéré son trône de champion de France d’un 7-1 magistral contre Monaco ce week-end.
Soutenu par 850 supporters souvent plus bruyants que les 20 000 Caennais dans les tribunes, Paris a mis beaucoup d’application pour décrocher sa 41e victoire consécutive en Coupe nationale. Mais les Parisiens, en noir, pas toujours suffisamment précis ou tranchants, ont buté sur des Malherbistes dans leur tenue porte-bonheur orange.

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Samba retarde l’échéance
Les hommes de Patrice Garande ont été plus que méritants, à l’image de leur gardien Brice Samba et leur capitaine Damien Da Silva. Ce dernier a sauvé devant Angel Di Maria, qui allait servir Edinson Cavani seul devant le but (4), puis en déviant une reprise de l’Uruguayen aux six mètres (12), alors que le portier s’interposait sur une frappe de Di Maria (17), un corner direct de l’Argentin (45) ou encore une volée magnifique toujours du même joueur (54).
Paris a pourtant bien cru faire le plus dur en ouvrant le score sur un but de renard de Mbappé, à l’affût pour pousser dans la cage d’une frappe trop croisée de Cavani (0-1, 25).
C’était sans compter sur la très grande fébrilité dans les cages de Kevin Trapp. Peu rassurant sur des frappes pourtant sans grand danger de Stef Peeters (18), d’Ivan Santini (41), ou sur une volée plus appuyée mais lointaine de Ronny Rodelin (54e), le gardien allemand a été d’une lenteur phénoménale pour se retourner sur un tir de 30 mètres dévié d’Ismaël Diomandé, ne pouvant l’empêcher de rentrer (1-1, 45).
Mais il a suffi à Paris de retrouver sa magie en un éclair pour faire, finalement, basculer ce match bien plus indécis qu’attendu du « bon » côté. Une talonnade géniale de Di Maria dans la course de Cavani, un centre au cordeau pour Mbappé qui n’a plus eu qu’à pousser le ballon dans le but (1-2, 81).
Le troisième but dans le temps additionnel, par Christopher Nkunku, tout juste entré en jeu, est une anecdote. Sans vouloir faire offense aux Vendéens, Paris est favori pour remporter le 8 mai sa quatrième Coupe de France consécutive, un record qu’il serait le seul à détenir, devançant le Red Star et Lille (3).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Pensant n’être que deuxième, le puncheur de Quick-Step n’a pas levé les bras en remportant la Flèche wallonne. Il s’agit pourtant de la première victoire française dans cette épreuve depuis 1997.
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Flèche wallonne : la victoire sans le savoir de Julian Alaphilippe

Pensant n’être que deuxième, le puncheur de Quick-Step n’a pas levé les bras en remportant la Flèche wallonne. Il s’agit pourtant de la première victoire française dans cette épreuve depuis 1997.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h00
   





                        



   


Depuis le temps qu’il attendait de remporter une grande course, il aurait pu, pensait-on, se permettre de lever les bras. Mais lorsque Julian Alaphilippe a franchi la ligne d’arrivée de la Flèche wallonne sans rien manifester, ce n’était pas l’attitude d’un champion blasé, seulement celle d’un homme qui pensait avoir perdu :
« Je ne savais même pas que j’avais gagné ! Je pensais que [Vincenzo] Nibali était encore devant. C’est mon cousin [et entraîneur, Franck Alaphilippe] qui m’a dit après la ligne que c’était bon. »
Ça l’était : après avoir tourné autour d’une grande course d’un jour depuis son éclosion, en 2015, sur cette même Flèche wallonne (2e), Julian Alaphilippe a, à 25 ans, enfin satisfait les espoirs placés en lui en remportant la semi-classique belge au sommet du mur de Huy. Le terrible « chemin des chapelles », son autre nom, sied parfaitement aux qualités d’explosivité d’Alaphilippe, qui a fait de cette semaine ardennaise son grand objectif de l’année.

La dernière victoire française sur cette course remontait à 1997 (Laurent Jalabert) et Romain Bardet, qui venait pour préparer Liège-Bastogne-Liège, n’a pas été ridicule non plus (9e).
« Une victoire méritée », selon Valverde
Alejandro Valverde, vainqueur des quatre dernières éditions, était trop loin de Julian Alaphilippe lorsque le Français a suivi l’accélération du revenant belge Jelle Vanendert à 200 mètres de l’arrivée. Il ne restait plus au coureur de Quick-Step qu’à contrer, 50 mètres plus loin, et à sprinter jusqu’à franchir la ligne blanche pendant que Valverde, dans son dos, était contraint de couper son effort, les jambes saisies par la montée d’acide lactique.
« C’est une victoire méritée pour Alaphilippe qui est un grand coureur, a commenté l’Espagnol de 37 ans, impressionnant depuis le début de la saison. On a dû beaucoup travailler pour reprendre l’échappée de Nibali, qui était très fort. On s’est fatigués, j’ai dû produire un effort avant le final. Mais c’est dans le mur que j’ai perdu la course, pas avant. »
L’Italien s’était en effet isolé à l’avant dans une échappée de six coureurs, partie à 45 kilomètres de l’arrivée mais reprise à l’entame du mur de Huy. La présence à l’avant de Maximilian Schachmann, coéquipier d’Alaphilippe, avait permis à la Quick-Step de se reposer dans les roues de la Movistar de Valverde.
« Dans le final, ça s’est plutôt bien passé pour nous, confirme Alaphilippe. Pieter Serry a fait un bel effort dans la côte de Cherave, j’ai eu le renfort de Bob Jungels qui m’a bien placé avec Philippe Gilbert au pied du mur. Une fois devant, je me suis concentré sur mon effort. [...] Il fallait mettre la pression sur l’équipe de Valverde. Ensuite, les jambes ont parlé. »

📊 First HUYctory for @alafpolak , @alejanvalverde runner-up.
— flechewallonne (@La Flèche Wallonne)


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Parleront-elles aussi fort dimanche, sur le parcours, plus long, de Liège-Bastogne-Liège ? Le Français aura en tout cas la confiance de son équipe sur la plus réputée des classiques ardennaises. Mais il serait étonnant de voir Alejandro Valverde faire la même erreur que mercredi et laisser quelques mètres d’avance à celui qui s’affirme comme son possible successeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Vainqueur de Chambly (2-0) mardi, le club de National s’est invité en finale de Coupe de France sans avoir battu une équipe de Ligue 1. Mais l’histoire n’en est pas moins belle pour autant.
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Coupe de France : la folle épopée des Herbiers

Vainqueur de Chambly (2-0) mardi, le club de National s’est invité en finale de Coupe de France sans avoir battu une équipe de Ligue 1. Mais l’histoire n’en est pas moins belle pour autant.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 13h38
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Il s’agit d’une tradition bien française, celle du Petit Poucet qui fraye son chemin jusqu’à la finale de la Coupe nationale. Cette « fameuse magie de la Coupe », dont le charme remonte à loin. En 1927, les amateurs de Quevilly atteignent déjà la finale de 10e édition et s’inclinent 3-0 face à Marseille au stade de Colombes sous les yeux du président Gaston Doumergue.
Les joueurs des Herbiers (tous sous contrats fédéraux et qui vivent du foot) ont, eux, gagné le droit de rencontrer le président Emmanuel Macron avant la finale du 8 mai prochain au Stade de France. Ils attendent de savoir s’il s’agira de défier de Caen ou l’ogre du PSG (l’autre demi-finale est programmée ce mercredi 18 avril à 21 h 05).

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                Caen-Paris : il y a dix ans, les heures sombres du PSG



Mardi à la Beaujoire de Nantes, les hommes de Stéphane Masala ont disposé (2-0) de Chambly, une formation de National (3e division) comme eux. Pas de quoi crier à l’exploit donc. Les Vendéens n’y sont pour rien, mais ils n’ont pas croisé la route d’une équipe de Ligue 1 sur leur chemin. Ils ne sont pas les premiers. Ce cas de figure s’est déjà produit à quatre reprises avec Orléans (D 2) en 1979-1920, Metz (D 1) en 1987-1988, Sedan (D 2) en 1998-1999 et le PSG (Ligue 1) en 2007-2008.

LES HERBIERS AU STADE DE FRANCE ! LES HERBIERS EN FINALE DE LA COUPE DE FRANCE ! Victoire sur Chambly 2-0👏👏👏… https://t.co/TCjbnH8GkT— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Voilà ce qui différencie l’épopée du VHF de celles des quatre autres clubs d’un niveau inférieur à la L 2 qui se sont invités en finale. En 1996, le Nîmes Olympique (National) avait sorti trois équipes de D 1, Saint-Etienne, Strasbourg et surtout le voisin Montpellier en demi-finales. Les Gardois avaient même mené 1-0 en finale, avant de s’incliner 2-1 contre Auxerre, futur champion de France.
Quatre ans plus tard, l’aventure de Calais tient la France en haleine. Le club de CFA (4e division) élimine Strasbourg et Bordeaux avant de perdre 2-1 en finale contre Nantes, malgré l’ouverture du score de Jérôme Dutitre. La saison suivante, Amiens (National) est battu en finale par Strasbourg aux tirs au but après avoir sorti Troyes en demi-finales. En 2012, les Normands de Quevilly (CFA) perpétuent leur tradition de coupeurs de têtes (Marseille en quarts, puis Rennes en demi-finales), avant de chuter avec les honneurs face à Lyon en finale (1-0).

Petit miracle face à Romorantin
Les Herbiers ont bien éliminé Auxerre (huitième), Lens (quarts), deux bastions historiques du football français peut-être, mais qui luttent plutôt pour le maintien en Ligue 2 cette saison. « Tous mes joueurs souhaitaient prendre le PSG, confiait l’entraîneur Stéphane Masala au Monde. De mon côté, je partais du principe que, lorsqu’on est en demi-finales, c’est pour aller en finale et que c’était Chambly qui nous offrait le plus de chance d’y arriver. »
A défaut d’exploit contre une Ligue 1, le parcours des Herbiers a réservé quelques émotions fortes. Lors du 8e tour, les Vendéens passent très près de prendre la porte face à Romorantin (National 2). Kévin Rocheteau libère alors son équipe dans les arrêts de jeu sur un coup franc qu’il n’aurait jamais dû tirer. « Ce jour-là, on était mal embarqué, raconte Masala. On était dominé et je nous voyais perdre en prolongation. Je dois sortir Kévin, mais je n’ai pas le temps d’effectuer le changement. Il reste sur le terrain et marque sur le coup franc à la 90e minute. A quoi ça tient parfois… »

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          Reportage: Les Herbiers-Chambly, duel à l’italienne



Après la qualification contre Chambly, l’entraîneur a préféré sortir son « joker » à la question de savoir s’il préférait affronter Caen ou le PSG en finale. Quelques jours plus tôt, il avait pourtant confié au Monde une inclinaison pour les Normands : « Je pense vraiment qu’on peut les battre, alors que le PSG… » Son président, Michel Landreau, votait plutôt Paris mardi soir. « Moi, je veux jouer le PSG depuis les trente-deuxièmes, alors là… Mais, attendons le match de demain (mercredi). » Peu importe l’adversaire, les Herbiers entreront dans l’histoire de la Coupe de France en cas de victoire le 8 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Candidat à l’organisation du Mondial de football, le royaume devrait pouvoir compter sur le soutien de la majorité des fédérations du continent, qui se prononceront le 13 juin.
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Enquête

Coupe du monde 2026 : toute l’Afrique (ou presque) vote pour le Maroc

Candidat à l’organisation du Mondial de football, le royaume devrait pouvoir compter sur le soutien de la majorité des fédérations du continent, qui se prononceront le 13 juin.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 18.04.2018 à 11h35

     •
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          datetime="2018-04-18T11:39:01+02:00"

        Mis à jour le 18.04.2018 à 11h39






    
A Moscou, le 1er décembre 2017.
Crédits : Kai Pfaffenbach / REUTERS


Quoi qu’il arrive, un vent de nouveauté soufflera sur la Coupe du monde de football 2026. D’abord parce qu’elle concernera 48 sélections, contre 32 actuellement. Mais aussi parce qu’elle pourrait être organisée pour la première fois par trois pays (Canada, Etats-Unis, Mexique), alors que seuls le Japon et la Corée du Sud, en 2002, avaient jusqu’à maintenant pu s’associer pour accueillir cet événement planétaire. Autre scénario : si la candidature adverse, celle du Maroc, devait être choisie, le royaume deviendrait le second pays musulman, après le Qatar en 2022, à recevoir l’élite du football mondial.

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                Football : le Maroc candidat à l’organisation de la Coupe du monde 2026



Le 13 juin à Moscou, veille de l’ouverture de la Coupe du monde en Russie, 207 des 211 fédérations affiliées à la Fédération internationale de football, la FIFA, vont devoir se prononcer (les quatre pays faisant acte de candidature ne votant pas). Pour le Maroc, le soutien des pays membres de la Confédération africaine de football (CAF), forte de 55 membres, représente un enjeu majeur. Et pour l’instant, les Africains semblent se ranger massivement derrière le royaume chérifien.
C’est ce que souhaite Patrick Mboma, l’ancien buteur des Lions indomptables du Cameroun : « J’espère que la quasi-totalité des voix du continent iront au Maroc, car son dossier est solide. Ce pays, qui a retrouvé sa place en février 2017 au sein de l’Union africaine [UA], fait preuve d’un activisme certain en Afrique. Son rôle, diplomatique et économique, est concret, réel. L’Africain doit aider l’Africain ! »
Soutien de l’Algérie
Selon les estimations les plus sérieuses, dont celle récemment publiée par la BBC, au moins 49 des 54 votants ont déjà l’intention de se prononcer en faveur du Maroc, qui a prévu un plan de dépenses de 12,8 milliards d’euros s’il est désigné. « Il peut toujours y avoir un peu de déperdition de voix, mais ce sera à la marge. Le Liberia [fondé par d’anciens esclaves revenus des Etats-Unis], a fait savoir par George Weah, son chef de l’Etat, qu’il votera pour le Maroc, rappelle un ancien diplomate français, bon connaisseur du contexte africain. Le royaume a également de nombreux partenariats avec une quarantaine de fédérations africaines dans le cadre de sa politique diplomatique sportive. »

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Outre le Liberia, plusieurs pays anglophones, tels le Botswana, le Ghana, l’Ouganda et le Nigeria, ont publiquement annoncé leur choix en faveur du dossier marocain. Et l’Algérie, rival régional, a entériné son soutien au Maroc le 5 avril par la voix du président Abdelaziz Bouteflika, imitant la Tunisie, l’Egypte et la Guinée-Bissau. Qui pourrait faire faux bond ? Pour l’instant, la discrétion est de mise dans les autres fédérations. Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, ne cache pas, en privé, que le ralliement de la totalité des pays africains est envisageable. L’instance qu’il préside a d’ailleurs officiellement annoncé son soutien au Maroc.
Influente et longtemps en froid avec Rabat, l’Afrique du Sud entretient également désormais de bonnes relations avec le Maroc. Cyril Ramaphosa, son président, est marié à Tshepo Motsepe, la sœur du milliardaire Patrice Motsepe, patron du groupe Sanlam qui a racheté en mars le pôle assurances du marocain Saham pour 1,2 milliard d’euros. « N’oublions pas que Saham est la propriété de Moulay Hafid Elalamy [ministre marocain de l’industrie et président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2026]. Ce genre d’opération confirme que les relations entre le Maroc et l’Afrique du Sud se renforcent. Avant le vote du 13 juin, cela n’est pas anodin », poursuit notre source diplomatique.
Et les Européens ?
Sans entrer dans ces considérations politiques et économiques, l’ancien international algérien Anthar Yahia appelle de ses vœux un soutien franc et massif de l’Afrique : « Le continent a besoin d’organiser des événements d’ampleur internationale. Le Maroc en a les capacités. Je me souviens que pour le Mondial en Afrique du Sud en 2010, il y avait beaucoup d’interrogations sur l’organisation, la sécurité… et tout s’était bien passé. Il y a toujours des préjugés sur l’Afrique. Quoi de mieux qu’une Coupe du monde sur ses terres pour lutter contre ce sentiment ? »

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Le Maroc espère séduire les Africains grâce aux atouts de son dossier. « Ce sera plus facile pour les supporteurs d’obtenir des visas pour le Maroc que pour les Etats-Unis, le Canada ou le Mexique, et le voyage sera moins cher. Par ailleurs, il n’y a pas de problèmes de fuseaux horaires, un argument auquel les diffuseurs sont sensibles. Enfin, le pays, à dimension humaine, est relativement sûr et stable et a une tradition d’hospitalité », détaille Patrick Mboma.
En Afrique, l’image des Etats-Unis s’est en effet détériorée ces derniers mois. Les déclarations du président, Donald Trump, qui a qualifié les pays africains de « pays de merde », ont choqué sur le continent. Anthar Yahia, qui se veut « optimiste sur la candidature marocaine », est convaincu que de nombreux pays européens se rangeront également derrière elle. Récemment, la France, la Belgique, la Russie, le Luxembourg et la Serbie se sont prononcés en faveur du Maroc. Des soutiens venus s’ajouter à ceux du Qatar, de la Palestine, de la République dominicaine et de Sainte-Lucie.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ En demi-finales de Coupe de France, le club parisien voyage à Caen. Dix ans après y avoir traversé la pire crise sportive de son histoire, loin des fastes du PSG qatari.
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Caen-Paris : il y a dix ans, les heures sombres du PSG

En demi-finales de Coupe de France, le club parisien voyage à Caen. Dix ans après y avoir traversé la pire crise sportive de son histoire, loin des fastes du PSG qatari.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h35
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Ni gâteau ni bougies, c’est le genre d’anniversaire que personne ne fête. Le 19 avril 2008, le Paris-Saint-Germain est promis à la Ligue 2 après une soirée cauchemardesque au stade Michel-d’Ornano, où il retrouve Caen ce mercredi 18 avril en demi-finales de Coupe de France. Après une défaite 3-0, Paris dégringole alors à la 18e place au classement. L’époque n’est pas à pleurer sur cette Ligue des champions qui se refuse au club, le PSG n’est pas encore passé sous pavillon qatari et ne « rêve pas plus grand ». Il serait plutôt en plein cauchemar et menacé de relégation pour la première fois depuis sa montée dans l’élite en 1974.
« Je ne vais pas encore parler de L2, car mon boulot est de l’éviter », tente bien de rassurer après la déroute le président, Alain Cayzac. Sauf que son visage indique le contraire. « Cayzac est détruit après le match, raconte le journaliste Bruno Salomon qui couvrait la saison galère du PSG pour France Bleu Paris. On le sent choqué. Et quand je le vois, je me dis que ce club va tout droit en Ligue 2. » Les joueurs de Paul Le Guen viennent de subir leur 15e défaite de la saison et pointent à trois points du premier non relégable à quatre journées de la fin de la saison.
Que dire du match en question ? Gardien abandonné par sa défense, Mickaël Landreau retarde longtemps l’échéance jusqu’au but d’Anthony Deroin à la 52e minute. « Pour être honnête, je n’ai pas un souvenir particulier de ce match, élude l’actuel entraîneur de Lorient. C’est toute la saison qui avait été pénible. On n’était pas préparé à jouer le maintien et tout le monde voulait voir descendre le club de la capitale. »
Pauleta « choqué »
C’est que le ver est déjà dans le fruit depuis un moment. Le PSG tient du bateau ivre avec à sa tête le fonds de pension américain Colony Capital, critiqué pour son manque d’investissement et déjà prêt à vendre au premier acheteur intéressé. Cayzac apparaît comme un président supporteur dépassé par les événements, Paul Le Guen décontenance par ses choix, comme lorsqu’il confie le brassard de capitaine à Valenciennes à un Mamadou Sakho pas encore majeur. Contre Caen, le Breton pousse l’audace à aligner Sylvain Armand (habituel défenseur) au poste d’ailier gauche. Une innovation pas beaucoup plus payante que le milieu de terrain formé par Chantôme, Bourillon et Clément.
« Ce soir, on se sent la tête au fond du trou », commentera Paul Le Guen, l’entraîneur du PSG
Dominé dans tous les secteurs, Paris rend les armes sans se battre. « Ce soir, je suis choqué, mais je suis choqué depuis longtemps », lâche un Pedro Miguel Pauleta au crépuscule sa carrière. Même Le Guen n’arrive plus à trouver des motifs d’espoir : « Autant la défaite face à Nice [2-3] m’était apparue porteuse d’espoir, autant ce soir, on se sent la tête au fond du trou. »
Et comme pour noircir encore un peu plus le tableau, Landreau est interpellé après le deuxième but caennais par un supporteur parisien descendu sur la pelouse pour lui jeter sa colère au visage. Le destin s’en mêle et se fait ironique : Yoan Gouffran triple la mise dans les dernières minutes, lui qui avait refusé de rejoindre le PSG lors du mercato d’hiver précédent au vu de la situation de son prétendant. « Je n’ai jamais regretté ma décision et encore moins quand je vois où ils en sont aujourd’hui », lâche-t-il après la rencontre.
Jérôme Reijasse a raté le but de Gouffran. Ecrivain et journaliste, il était pourtant ce soir-là à Caen et a même consacré un chapitre au match dans son livre Parc, tribune K-Bleu bas (L’Œil d’Horus, 2009) qui raconte l’annus horribilis de sa formation de cœur vue depuis sa position de supporteur. « Je ne fais jamais ça, mais j’avais quitté le stade avant la fin. J’ai entendu le but de Gouffran à la radio sur le chemin du retour. A ce moment-là, j’en viens à souhaiter la relégation de l’équipe, on se dit qu’on va tout reprendre de zéro, que c’est la seule solution. Je regarde même sur la carte où se trouvent les équipes de L 2 pour voir les déplacements pas trop loin de Paris. »
« Si on descend, on vous descend »
D’autres supporteurs ont la défaite plus énervée. Deux jours plus tôt, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a décidé de dissoudre l’association des Boulogne Boys après l’affaire de la banderole « anti-Ch’tis » lors de la finale de Coupe de la Ligue gagnée contre Lens. Un titre accessoire et déjà lointain pour certains fans, qui se rendent au camp des Loges en pleine nuit.
Bruno Salomon assiste alors à des scènes « dignes de Mad Max ». Avec un confrère, le journaliste effectue un détour par le centre d’entraînement du PSG en rentrant de Caen. « Et là, on aperçoit des types avec des cagoules taguer les murs du centre, un autre sauter sur le capot de la voiture de Sylvain Armand et détruire les vitres. Ce n’est plus une impression, je vois le club brûler devant moi. »
Le lendemain, les joueurs retrouvent leur véhicule caillassé pour certains et des messages qui se passent de sous-texte : « Si on descend, on vous descend. » Les jours qui suivent, une compagnie de CRS forme un cordon de sécurité entre les coéquipiers de Pauleta et leurs propres supporteurs. Et quand le PSG pique sa crise, le nom de Luis Fernandez revient toujours. Sans qu’on ne le pousse trop, l’entraîneur vainqueur de la Coupe des Coupes en 1996 se dit disponible. Mais Colony Capital ignorera la vindicte du Parc des Princes qui propose depuis un moment une nouvelle orientation professionnelle à son entraîneur breton en chantant : « une crêperie pour Le Guen ».
Moulin, Rothen et la taupe
A la différence de Paul Le Guen, Alain Cayzac n’a, lui, pas résisté à la déroute caennaise. Le publicitaire, amoureux du club de la première heure, est poussé à la démission le 21 avril, remplacé par le discret Simon Tahar comme président intérimaire. Cayzac n’a pas accepté que l’actionnaire principal lui impose une cohabitation avec un nouveau venu, l’étonnant Michel Moulin. Avec son accent provençal, le créateur du journal de petites annonces Paru- Vendu arrive comme directeur sportif et chasseur de taupes. « Les joueurs hallucinent, se souvient Bruno Salomon. Ils ne savent pas qui c’est et il vient les secouer dans le vestiaire et s’en prendre à Rothen qu’il accuse d’être la taupe des journalistes. »
La journée suivante, le PSG s’impose 3-1 au Parc des Princes face à l’AJ Auxerre et sa défense commandée par Sammy Traoré… prêté par le club parisien. « Peut-être que le match de Caen a été décisif dans le fond, avance Jérôme Reijasse. Les joueurs ont décidé de se bouger, ils avaient peur de voir encore leur voiture en leasing se faire de nouveau caillasser. » Un doublé salvateur d’Amara Diané lors de la dernière journée à Sochaux permettra au PSG de sauver sa place en Ligue 1. « Cette défaite à Caen, Diané… Si tu en parles à certains supporteurs actuels, ça ne leur dira rien, assure Reijasse. Ils n’ont pas de mémoire ou une mémoire sélective. »
Pour ceux-là, le résumé de ce Caen-PSG est disponible sur Youtube avec une musique pas vraiment de circonstance.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Vainqueur mercredi de la Flèche Wallonne, le coureur français, fier de ses origines modestes, revendique de courir à l’instinct et de « dégoupiller de temps à autre ».
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Cyclisme : Julian Alaphilippe ou la vraie vie

Vainqueur mercredi de la Flèche Wallonne, le coureur français, fier de ses origines modestes, revendique de courir à l’instinct et de « dégoupiller de temps à autre ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h37
    |

                            Olivier Haralambon








                        



                                


                            

En cette veille de Paris-Nice, dans un hall d’hôtel durement éclairé, c’est déjà lui qu’on vient voir, c’est autour de ce petit homme aux joues tranquilles et aux cheveux coupés ras sur les tempes qu’on se presse.
Car il se pourrait bien qu’elle fût là, en la personne de Julian Alaphilippe, la pépite du cyclisme français, sur laquelle doit enfin se poser la botte de l’orpailleur en cette troisième semaine d’avril, où le champ de bataille du cyclisme se déplace de la Flandre aux Ardennes. Confirmation en fut donnée ce mercredi 18 avril, avec sa première grande victoire sur la Flèche Wallonne, où il a détrôné le présumé imbattable Alejandro Valverde. En attendant Liège-Bastogne-Liège, dimanche ?
D’abord caillou dans la chaussure des plus grands, lorsqu’en 2015 il se surprenait dans la roue de Valverde à l’arrivée des deux classiques ardennaises, le puncheur de l’équipe Quick-Step, 26 ans en juin, a désormais acquis une stature enviable. Son coéquipier, Philippe Gilbert, l’a pris sous son aile, Mark Cavendish lui déclare sa flamme sur Twitter : « I love@alafpolak. Such a dude. » (« J’adore Julian Alaphilippe. Quel mec cool. »)
« Besoin de dégoupiller »
La Flèche Wallonne colle particulièrement à son registre, jugée au sommet du mur de Huy, une pente si rude qu’elle prive de tout paysage le spectateur posté quelques mètres après la ligne, ne lui laissant pour décor que le ciel sur fond duquel il voit s’élever les coureurs.
A son incroyable explosivité en côte, il faut ajouter des capacités de rouleur et une pointe de vitesse surdimensionnée à ses 60 kg. Seuls les longs cols font encore question. Et si le palmarès de Julian Alaphilippe restait, jusqu’ici, à peu près vierge en dehors de victoires d’étapes sur la Vuelta ou Paris-Nice, c’est parce qu’il vise haut et que ses tentatives n’achoppent que sur les monstres du peloton qui le reconnaissent comme leur pair.
Soit, il fait partie de ceux qui, d’un geste, ahurissent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le projet porté par l’excentrique propriétaire du FC Nantes, Waldemar Kita, suscite l’ire des supporteurs et riverains.
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Football : les débuts laborieux du futur stade de Nantes

Le projet porté par l’excentrique propriétaire du FC Nantes, Waldemar Kita, suscite l’ire des supporteurs et riverains.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h07
    |

                            Corentin Lesueur (Nantes, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est peut-être parce qu’il a fait fortune dans la chirurgie esthétique, mais Waldemar Kita « ne comprend pas qu’on puisse être attaché à des murs. Une maison, quand elle vieillit, il faut la remplacer. Il y a des choses qu’on peut bricoler et d’autres non ». Son avis : le stade de la Beaujoire, demeure de son Football Club de Nantes (FCN) depuis 1984, n’est plus bricolable. Il décrit l’enceinte, temple du « jeu à la nantaise » des années 1990, comme vétuste et dangereuse. Toilettes pestilentielles, loges bas de gamme, tribunes exposées à la moindre averse : le président et propriétaire du club égrène la longue liste des indigences de l’actuel stade, dont l’affluence est pourtant la sixième de Ligue 1 cette saison (25 000 spectateurs pour une capacité de 35 000 places).

Pour son club, racheté en 2007, l’homme d’affaires franco-polonais rêve d’un nouvel écrin de 40 000 sièges, à quelques pas de la Beaujoire, qui sera détruite. A l’horizon 2022, il se verrait bien inaugurer le « YelloPark » – nom provisoire – et voir s’y dérouler, outre la Ligue 1 et les matchs de Coupe d’Europe du FC Nantes, la Coupe du monde de rugby 2023 et les matchs de football des Jeux olympiques 2024.
Fustigé pour son autoritarisme qui l’aurait parfois conduit à s’immiscer dans les choix tactiques de ses entraîneurs à la durée de vie limitée, le sexagénaire mise cette fois sur la convivialité : « On veut construire un stade autour duquel on vivrait comme dans un petit village. Si on nous laisse faire, tout ira bien. » Malheureusement pour Waldemar Kita, les bords de Loire fourmillent d’opposants moins enthousiastes à l’idée de voir se construire ce petit éden footballistique.
« Le projet était fait à l’avance »
Le 19 septembre 2017, le YelloPark semblait pourtant né sous les meilleurs auspices. Accompagné ce jour-là de la maire de Nantes, Johanna Rolland, le président du FCN annonce le lancement de son projet et la création d’une société...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à une activité physique régulière.
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Quand faire du sport s’oppose au destin génétique

Les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à une activité physique régulière.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h29
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. On ne naît pas tous égaux face aux maladies, c’est une évidence. Mais lorsqu’on présente des gènes prédisposant à certaines patho­logies, ceux-ci peuvent s’exprimer… ou pas, être utilisés par une cellule… ou ne pas l’être, c’est ce qu’on appelle l’épigénétique. Un fascinant processus qui module l’expression de notre patrimoine génétique en fonction du contexte. Le mode de vie peut avoir une influence négative, ou positive, sur cet héritage et peut donc le contrarier dans un sens ou un autre.
Ainsi les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à l’arrêt du tabac, une alimentation saine et… une activité physique régulière. Si on sait depuis des dizaines d’années que l’activité physique réduit le risque de maladies cardio-vasculaires, les études sont moins nombreuses sur ses effets pour les personnes à risque génétique.
Une étude parue le 9 avril dans la revue Circulation de l’American Heart Association vient de le montrer. Des chercheurs de la Stanford University School of Medicine (Etats-Unis) et de l’Uppsala University (Suède) ont examiné les données de 482 702 Britanniques, âgés de 40 à 69 ans, dont 19 311 avaient un risque génétique de maladies cardio-vasculaires.
D’un côté, ils ont évalué leurs niveaux de forme physique et d’activité, en mesurant leur force de préhension, leur condition physique cardio-respiratoire, leur performance sur un vélo en salle, et les sujets ont aussi répondu à des questionnaires sur leurs niveaux d’activité et ont porté des accéléromètres au poignet sur une période de sept jours. De l’autre, les chercheurs ont analysé les données génétiques de cette même cohorte, notamment ceux présentant un risque génétique plus important de maladie coronarienne et de fibrillation auriculaire (troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des caillots sanguins, des attaques cérébrales ou cardiaques).
Pas...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les Herbiers (3e div.) se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France en battant Chambly (3e div.) 2 à 0, mardi soir, au stade de la Beaujoire à Nantes.
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Coupe de France : Les Herbiers l’emportent en demi-finales

Les Herbiers (3e div.) se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France en battant Chambly (3e div.) 2 à 0, mardi soir, au stade de la Beaujoire à Nantes.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 06h59
   





                        



   


Les Herbiers ont remporté le duel des Petits Poucets contre Chambly (2-0), pensionnaire comme eux de National, le troisième échelon du football, dans une Beaujoire surchauffée et au terme d’un match plein, mardi 17 avril. Les Vendéens iront à Saint-Denis défier soit Caen soit le terrible Paris-SG, qui s’affrontent mercredi en Normandie.
Une marée rouge et noire avait envahi la Beaujoire, juste avant le coup d’envoi tant les bouchons étaient denses plus de deux heures avant le match autour du stade.
Le chœur vendéen a pris place comme il se doit dans la tribune Loire, siège du kop nantais, déployant un tifo digne des pros à l’entrée des joueurs. Le parcage camblysien faisait aussi belle figure. Un vacarme assourdissant, comme ils n’en ont sans doute jamais entendu, accueillait l’entrée des joueurs.

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                Coupe de France : Les Herbiers-Chambly, duel à l’italienne



Ambiance
Dès la 4e minute, la première ola partait, au cri d’« on est chez nous », ce qui est, somme toute, logique pour une équipe qui joue à 75 kilomètres de ses bases. Le début de match montrait que les équipes n’étaient paralysées ni par l’enjeu, ni par l’ambiance.
Les Vendéens mordaient les premiers dans la balle, Kévin Rocheteau plaçant une tête piquée au deuxième poteau dès la 2e minute, mais bien dégagée par la défense de Chambly. Le même Rocheteau débordait vingt minutes plus tard, mais son centre fort devant le but ne trouvait pas de coéquipier.
La libération venait peu après, sur un beau débordement de Louis Bongongui sur la droite, dont le centre flottant était bien coupé par Florian David, lancé, qui trompait Xavier Pinoteau de près (1-0, 28).
Atmosphère indescriptible
Les Herbiers serraient ensuite les dents pour atteindre la pause avec ce précieux avantage. Les Rouge et Noir tremblaient sur des hésitations de leur gardien Matthieu Pichot, héros de la séance des tirs au but contre Lens en quarts mais, les deux fois, Lassina Doucouré n’en profitait pas.
Chambly laissait passer sa meilleure chance de la première période sur une tête plongeante décroisée de Romain Monteil qui frôlait le poteau (41).
En seconde période, Aissa Laidouni faisait enfin trembler les filets vendéens sur un coup franc direct à 25 mètres, malheureusement pour Chambly, côté extérieur (61). Trois minutes plus tard, c’est la barre qui sauvait Les Herbiers sur une tête adverse et l’arbitre, aidé par l’assistant vidéo, n’accordait pas le penalty réclamé par les joueurs en noir pour une main (64).
La demi-finale semblait avoir choisi son camp et Ambroise Gboho, entré trois minutes plus tôt, faisait le break à dix minutes du terme en remportant avec sang-froid son face-à-face avec Pinoteau (2-0, 80). Encore un but accordé après assistance vidéo.
Chambly lançait ses dernières forces dans la bataille, mais Pichot réalisait une claquette magistrale sur une tête adverse (87). Dans une atmosphère indescriptible, Gboho puis Valentin Vanbaleghem manquaient l’occasion de tuer définitivement le match, mais l’essentiel était là.
Fierté régionale
Le stade pouvait chanter « on est à Paris, on est à Paris », la fierté régionale des Vendéens a pris le meilleur sur des Camblysiens qui jouaient pour Walter Luzi, leur fondateur récemment décédé.
Si la victoire n’était pas au bout, le père de l’entraîneur Bruno et du directeur sportif Fulvio pouvait être fier de la prestation de son équipe.
L’affiche inédite à ce stade de la compétition a donné un match vivant, plein, engagé, parfois spectaculaire dans un excellent esprit. Un vrai match digne de figurer dans la légende de la Coupe de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’ancien architecte réclame 480 000 euros à la Ville de Marseille alors qu’un élu socialiste conteste les accords passés sur le loyer que paye l’Olympique de Marseille.
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OM : procédures en série autour du Stade-Vélodrome

L’ancien architecte réclame 480 000 euros à la Ville de Marseille alors qu’un élu socialiste conteste les accords passés sur le loyer que paye l’Olympique de Marseille.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 18h26
    |

                            Gilles Rof (à Marseille)








                        



   


Les supporteurs de l’OM qui ont rempli à plus de 61 000, un Vélodrome transformé en autocuiseur pour le quart de finale de Ligue Europa contre Leipzig s’en moquent peut-être et pensent davantage à la demi-finale contre Salzbourg. Mais leur stade est au cœur de deux procédures ouvertes contre son propriétaire, la municipalité, devant le tribunal administratif de Marseille et la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

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                Ligue Europa : le public marseillais en quête de l’étincelle



Lundi 16 avril, le conseiller d’arrondissement socialiste Laurent Lhardit, un temps proche de l’ex-ministre Marie-Arlette Carlotti, a lancé une requête en annulation devant la justice administrative. Il conteste la convention qui fixe le loyer que doit payer chaque année l’OM à la Ville de Marseille. Pour l’élu, cet accord passé en octobre 2017, mais valable jusqu’en 2020, « favorise trop le club et pénalise les contribuables ».
Selon cette convention, l’OM s’est engagé à payer chaque année 5 millions d’euros de loyer fixe et une part variable, qui dépend de son propre chiffre d’affaires lié au stade. Si les recettes de billetterie, panneaux publicitaires et « hospitalités », soit les places business sur lesquelles le club insiste fortement, dépassent 40 millions d’euros, le loyer augmente automatiquement. Entre 40 millions et 50 millions d’euros, l’OM rétrocède 2,5 % de ce surplus à la ville, 5 % entre 50 millions et 60 millions d’euros et ainsi de suite, par tranche de 2,5 %. « Un accord gagnant-gagnant » pour le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, qui trouve logique de ne pas plomber les comptes de son club sans certitude de résultat. 
Les droits télé exclus du calcul
Laurent Lhardit, lui, appuie sa requête sur ce qu’il considère être une bizarrerie : l’absence totale de prise en compte des droits télévisés dans le calcul des « recettes stade » de l’OM. « Des droits qui, même s’ils ne concernent pas des matches joués uniquement au Vélodrome, ont représenté plus de 40 millions d’euros la saison dernière, ce qui fausse complètement l’assiette prise en compte pour calculer le loyer », explique-t-il.
A l’appui de sa requête, une jurisprudence qui a frappé le tournoi de tennis de Roland-Garros en 2013, la cour d’appel de Paris obligeant l’organisateur à prendre en compte les « redevances média » dans sa part variable de recettes. Si le tribunal administratif suit cette logique, elle pourrait annuler la convention en cours et pousser l’OM et la Ville de Marseille à se remettre autour d’une table pour négocier un loyer à la hausse.
L’issue d’une seconde procédure pourrait être moins favorable aux contribuables marseillais. Lors du conseil municipal de lundi 9 avril, les élus ont discrètement validé une délibération provisionnant 480 000 euros sur le budget 2018, dans le cadre d’un litige opposant « la Ville de Marseille à l’architecte de la version antérieure du Stade-Vélodrome ». Une procédure au long cours qui doit trouver un épilogue devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.
Le toit de la discorde
Jean-Pierre Buffi, architecte renommé qui avait piloté la rénovation et l’agrandissement du Vélodrome pour la Coupe du monde 1998, poursuit la municipalité marseillaise pour « atteinte au droit de propriété intellectuelle ». Et réclame une indemnisation frôlant le demi-million d’euros, à la suite des travaux effectués sur l’équipement sportif qui, dit-il, « masquent presque totalement la création précédente ».
« Il faut remonter à la rénovation de 1998, explicite l’architecte. A l’époque, nous avons remporté le concours en répondant à un certain cahier des charges, dicté par un financement limité qui ne permettait pas la réalisation d’une couverture [43,5 millions d’euros]. » Le Stade-Vélodrome de 1998, porté de 42 000 à 60 000 places, s’évasait vers le ciel, « coque de bateau posée sur cales », selon la communication de l’époque. « Mais cette forme avait aussi été prévue pour pouvoir installer une couverture le cas échéant. Une structure en paliers que nous avions anticipée », poursuit Jean-Pierre Buffi.

🎉 Joyeux anniversaire au plus beau stade du monde, le Vélodrome, qui fête ses 80 ans aujourd'hui ! 🎉

— TeamOM_Officiel (@#TeamOM Officiel)


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Moins de treize ans plus tard, Marseille a opté pour une réfection plus profonde, notamment en raison de l’évolution importante des normes de sécurité et d’accueil imposées par l’Union européenne de football (UEFA). Jean-Pierre Buffi estime, lui, que la consultation s’est « faite dans son dos », sans qu’il puisse proposer sa solution de couverture. Le tribunal de grande instance de Marseille a repoussé sa demande une première fois le 24 mars 2016. « Nous avons provisionné par prudence, car l’appel devrait être étudié cette année », explique l’adjoint aux finances, Roland Blum.
Depuis qu’il a décidé de faire rénover le Vélodrome pour l’Euro 2016, le maire Les Républicains, Jean-Claude Gaudin, voit régulièrement la question du coût pour le contribuable marseillais revenir dans le débat. La chambre régionale des comptes a ainsi chiffré à 550 millions d’euros la véritable facture de la couverture et la remise aux normes du Stade-Vélodrome. Une somme colossale qui s’explique notamment par les conditions du partenariat public-privé (PPP) avec la société Arema, alors filiale du groupe Bouygues, choisi par M. Gaudin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Une affaire embarrassante pour la Fédération organisatrice de la Coupe du monde, dans moins de deux mois.
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Football : les cris de singe durant Russie-France fâchent la FIFA, qui poursuit la Fédération russe

Une affaire embarrassante pour la Fédération organisatrice de la Coupe du monde, dans moins de deux mois.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 17h02
   





                        



   


A deux mois de la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet), la Fédération russe de football fait l’objet d’une procédure disciplinaire pour des comportements racistes dans ses tribunes, a appris Le Monde mardi 17 avril, confirmant une information de l’AFP.
Un porte-parole de la FIFA a confirmé que cette action était entreprise à la suite des cris d’imitation de singe entendus en tribune lors du match amical Russie-France, joué le 27 mars à Saint-Pétersbourg. Des cris racistes visant l’attaquant français Ousmane Dembélé avaient été entendus par des photographes. Ceux à destination de Paul Pogba étaient suffisamment forts pour être captés par les micros installés par les diffuseurs.
« Nous avons lancé nos propres enquêtes le lendemain du match (…) pour comprendre ce qui s’est passé, a déclaré le responsable anti-discrimination de la fédération russe (RFU), Alexander Baranov. Nous sommes en contact avec la FIFA, nous sommes disposés à leur envoyer ce que nous trouverons, il n’y a pas de problème. »
Les services de la RFU avaient indiqué au départ n’avoir « rien entendu ou enregistré de ce type », selon son responsable du département sécurité, Alexeï Tolkatchiov, interrogé par Sport Express fin mars.
Trois procédures pour racisme cette saison à Saint-Pétersbourg
L’affaire est embarrassante pour la Fédération russe, qui a fait des efforts pour endiguer le phénomène dans la perspective de la Coupe du monde.
Une campagne de lutte contre le racisme a été entreprise en Russie depuis les incidents impliquant en 2015 le Brésilien Hulk ou le milieu ghanéen Emmanuel Frimpong – ex-joueur de deux clubs russes –, expulsé pour avoir réagi de manière virulente à des injures racistes. Mais si les incidents ont diminué, ils n’ont pas disparu, comme en témoignent les cris entendus à Saint-Pétersbourg et un rapport de l’organisation FARE, qui a enregistré 89 incidents racistes autour des matchs de football en Russie durant la saison 2016-2017.
Le directeur de cette ONG qui lutte contre les discriminations dans le football et collabore avec la FIFA, Piara Powar, s’était étonné qu’aucune mesure n’ait été prise au moment du match : « Si, fin mars, ces gars [les agents de sécurité et officiels] ne savent pas quoi faire, qu’ils ne mettent pas en place les procédures et protocoles existants, cela s’annonce mal pour la Coupe du monde. »
Il s’agissait du troisième cas de racisme cette saison dans le stade de Saint-Pétersbourg, qui accueillera notamment une demi-finale de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Alors qu’il débute le Masters 1000 de Monte-Carlo, théâtre de son premier coup d’éclat, il y a seize ans, Richard Gasquet évoque pour « Le Monde » le cap de la trentaine et l’évolution du tennis mondial.
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Richard Gasquet : « La future Coupe Davis, ça m’étonnerait que j’y aille »

Alors qu’il débute le Masters 1000 de Monte-Carlo, théâtre de son premier coup d’éclat, il y a seize ans, Richard Gasquet évoque pour « Le Monde » le cap de la trentaine et l’évolution du tennis mondial.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 12h06
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Avec les années et les blessures, Richard Gasquet a appris l’art de la résilience. Embêté par des douleurs au dos depuis bientôt trois ans, le Français a aussi vu son début de saison perturbé par une blessure au genou. Demi-finaliste la semaine dernière à Marrakech pour son retour, le 34e mondial espère « avoir une éclaircie dans les mois qui viennent » pour réaliser une belle saison sur terre battue.
En lice ce mardi contre Jérémy Chardy pour son premier tour à Monte-Carlo, le trentenaire retrouve le court des Princes, où il s’était révélé en 2002 à 15 ans et demi. L’occasion de revenir sur les attentes nées après des débuts aussi précoces, mais aussi évoquer la relève du tennis mondial et cette réforme de la Coupe Davis qu’il ne porte pas dans son cœur.
Il y a seize ans, vous remportiez le tout premier match de votre carrière ici à Monte-Carlo. Un souvenir qui vous paraît très lointain aujourd’hui ?
C’est marrant, mais je suis retombé récemment sur des images de cette victoire (contre l’Argentin Fernando Squillari) et j’avais du mal à me reconnaître. Seize ans de carrière, c’est énorme, j’ai passé plus la moitié de ma vie sur le circuit, quand on y réfléchit.

16. Il y a 16 ans jour pour jour, le jeune @richardgasquet1 (15 ans et 10 mois, N°589) dominait Franco Squillari (N… https://t.co/5xfD54wFLx— JeuSetMaths (@Jeu, Set et Maths)


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Après des débuts aussi précoces, le public et les observateurs vous voyaient remporter un tournoi du Grand Chelem dans les cinq ans. Comment un adolescent comme vous supportait toutes ces attentes ?
Entre 16 et 18 ans, je me suis fait découper la tête après la moindre défaite. J’en ai souffert. Il y a beaucoup de passion exacerbée autour du sport, je suis encore étonné même après seize ans de carrière. Tu es un génie quand tu gagnes, tu te fais défoncer quand ça va moins bien. Mais c’est la loi du genre. Moi aussi, je me surprends à dire des conneries monstrueuses quand je parle de foot.
A bientôt 32 ans (le 18 juin), la lassitude commence-t-elle à se faire sentir ?
Je me régale encore, je joue devant du public, ça reste une vie sympa. Je ne me pose pas la question de la fin. Tant que l’envie est là… Je suis encore motivé pour m’entraîner, voyager, revenir après une blessure. Je ne me suis pas fixé de date, j’adore le tennis, j’ai encore cette passion pour mon sport.
« Je ne suis plus tout jeune non plus… Mais voir des trentenaires au sommet, ça me donne de l’envie pour le futur. »
La longévité des Federer, Nadal ou les bons résultats actuels d’autres trentenaires vous font peut-être vous dire que vous n’êtes pas trop vieux ?
Je ne suis plus tout jeune non plus… Mais voir des trentenaires encore au sommet, ça me donne encore de l’envie pour le futur. A 31 ans, tu peux encore progresser, mieux servir, améliorer certains aspects de ton tennis. Federer, c’est l’exemple parfait. Il joue moins de tournoi, a changé son jeu pour raccourcir les échanges, adapté son entraînement à son âge. Les joueurs sont beaucoup mieux préparés que lorsque je suis arrivé sur le circuit au début des années 2000, il y a beaucoup plus de professionnalisme dans la préparation physique. C’est ce qui explique pourquoi les carrières durent plus longtemps.
On ne voit plus de très jeunes joueurs remporter des tournois du Grand Chelem, comme c’était le cas par le passé. Le tennis est-il devenu un sport de « vieux » ?
Aujourd’hui, il y a de très bons jeunes, mais pas des champions incroyables comme on a pu en voir. Des Sampras, Nadal, Wilander, Becker ont gagné un Grand Chelem à 18 ans. Zverev, Shapovalov ou Kyrgios sont très forts et vont sans doute gagner des Grands Chelems, deux ou trois peut-être, mais est-ce qu’ils marqueront le jeu comme Federer, Nadal ou Djokovic ? Je n’en suis pas sûr. Après, tout est possible : Federer est devenu très fort vers 22, 23 ans. Shapovalov a quelques similitudes avec lui et n’a que 19 ans.
« Partir disputer la Coupe Davis en Asie en fin de saison, je m’y vois pas du tout pour l’instant. »
Du côté français, on se pose aussi la question de la relève. Derrière votre génération, un Lucas Pouille paraît assez seul…
Lucas aura une fenêtre pour gagner un Grand Chelem. A un moment, il n’aura plus Federer ni Nadal en face. Lucas joue très bien, est sérieux, mais derrière, ça fait un peu peur pour l’instant. Corentin Moutet a du talent, Quentin Halys aussi, mais on ne voit pas encore des membres du top 10 en puissance comme avec ma génération. Mais on aura peut-être des bonnes surprises.
Lucas Pouille a laissé entendre qu’il ne participerait pas à la Coupe Davis si la nouvelle formule était adoptée par l’ITF. Etes-vous sur la même ligne que lui ?
Partir disputer la Coupe Davis en Asie trois semaines après Bercy en fin de saison, je m’y vois pas du tout pour l’instant. Ça m’étonnerait que j’y aille. Tu tues quelque chose en arrêtant les matchs à domicile. J’ai disputé des demi-finales à Wimbledon ou l’US Open, mais je n’ai pas ressenti la même émotion qu’en finale face à la Belgique l’an dernier ou lors de la demi-finale contre les Tchèques à Roland-Garros en 2014. C’est une atmosphère unique et on va la perdre. Depuis dix ans, on dit « il faut réformer », mais on ne réforme rien. Et là ce projet extrême arrive, justement parce qu’on a été faible et qu’on n’a rien changé.

        Lire aussi :
         

          Est-il urgent de réformer la Coupe Davis ?



Quel serait un changement plus acceptable selon vous ?
Je pense qu’organiser la compétition tous les deux ans aurait été une bonne solution. Pour les meilleurs joueurs, ça devenait impossible de dégager quatre semaines par an dans le calendrier si tu allais en finale.
Avez-vous eu l’occasion d’en discuter avec le président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, qui défend le projet en tant qu’élu de l’ITF ?
Non, je reviens de blessure. J’étais surtout préoccupé par l’idée de bien me soigner. Mais si j’en ai l’occasion prochainement, je lui en parlerai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Fondé par une famille originaire des Marches, le FC Chambly affronte en demi-finales de la Coupe de France l’autre surprise de la compétition : Les Herbiers et son entraîneur, Stéphane Masala, dingue de football italien.
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Coupe de France : Les Herbiers-Chambly, duel à l’italienne

Fondé par une famille originaire des Marches, le FC Chambly affronte en demi-finales de la Coupe de France l’autre surprise de la compétition : Les Herbiers et son entraîneur, Stéphane Masala, dingue de football italien.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 06h38
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Chambly et aux Herbiers)








                        



   


A défaut de souffler sur la Russie cet été, un petit air de Nazionale flottera mardi soir au stade de la Beaujoire, à Nantes, lors de la demi-finale de Coupe de France entre Les Herbiers et Chambly.
Soit l’affiche inattendue (à 21 heures sur Eurosport) entre deux équipes de troisième division, mais aussi l’opposition entre un entraîneur se revendiquant « vendéo-italien et supporteur de la Juve » – Stéphane Masala pour Les Herbiers – et une famille originaire des Marches (est de l’Italie), fondatrice d’un Inter Milan à la picarde : les Luzi. « On a déjà eu droit à plusieurs papiers dans la presse italienne, raconte Fulvio Luzi, président du FC Chambly, des journalistes de la Gazzetta dello Sport sont encore venus faire un reportage sur “le piccolo Inter” la semaine dernière. »
A Chambly, le noir et bleu de l’Internazionale Milano est partout : sur le maillot, le blason et dans les tribunes. Quand Fulvio et Bruno Luzi montent le club en 1989 – « sur un terrain à la sortie de la ville avec un blockhaus en guise de vestiaire », rappelle Bruno –, leur père Walter en devient le président, le fédérateur et parfois le buteur : « Il a marqué son dernier but à 51 ans. »
L’hymne italien comme répondeur
Walter Luzi, dit « Pépé », est mort le 28 février à 77 ans, le soir de la victoire (1-0) en quarts de finale de la Coupe de France contre Strasbourg. Des affiches « merci Pépé » sont punaisées un peu partout au siège du club. Amoureux de l’Inter depuis les années 1960, le patriarche avait imposé le maillot rayé nerazzurro. Et tant pis pour Bruno son fils cadet, dont le cœur bat plutôt pour la Juve. « Face à mon frère et mon père, je me suis rangé au vote démocratique », dit-il avant de révéler que le choix des couleurs avait aussi des raisons pratiques : « Comme aucune autre équipe n’évoluait en noir et bleu, on n’avait pas besoin de disposer d’un second jeu de maillot, c’était une économie pour nous. »
Le club des copains des débuts (« des bons joueurs qui voulaient juste s’amuser le dimanche », dixit Bruno) a grimpé de onze divisions. Avec toujours le clan Luzi aux manettes. Fulvio, entraîneur-joueur, puis Bruno, sur le banc depuis 2001 après avoir été l’attaquant prolifique des premières années. Mais la famille refuse l’étiquette du « FC Luzi » comme d’être le club de la communauté italienne picarde. « Même si on avait voulu, on n’aurait pas pu. On a dû avoir trois joueurs d’origine italienne depuis 1989, remarque Fulvio Luzi. Un jour, on devait organiser un match contre les Espagnols du club, mais même en rapatriant les Corses, je n’ai pas trouvé onze mecs. »

   


Ce qui n’empêche pas Stéphane Masala de « trouver incroyable l’histoire de cette famille ». « Quand je me suis déplacé pour la première fois à Chambly, j’ai été impressionné par les chants des supporteurs. On se serait cru en Italie. » Un pays que l’entraîneur des Herbiers porte dans son cœur et dans son portable – où Fratelli d’Italia (l’hymne italien) fait office de répondeur.
« Mon papa est sarde et avait enregistré sur un vieux [magnétoscope] V 2000 tous les matchs de l’Italie lors de la Coupe du monde 1982, raconte le technicien de 41 ans, en place depuis le 16 janvier, après avoir été l’adjoint de Frédéric Reculeau. J’ai baigné dans cette génération des Rossi, Scirea, Gentile et Zoff dans les buts. J’ai toujours été un fan de la Nazionale et j’ai enregistré tous ses matchs en Coupe du monde depuis 1990. » 
Opposition de style
Un amour qui le pousse à imaginer faire l’impasse sur la prochaine Coupe du monde, qui se disputera sans l’Italie : « Peut-être que je ne regarderai pas un match ou que je les suivrai tous avec un œil d’entraîneur. Quand l’Italie joue, je perds en lucidité, faut dire. Mes enfants ont obligation de s’habiller en vert-blanc-rouge, c’est une dictature chez moi. »
Ce tropisme transalpin l’accompagne aussi au quotidien pour concevoir les entraînements et réfléchir au jeu. Il ponctue ses causeries d’avant-match d’un « Forza Juve » et, incollable sur la Serie A, s’est abonné à un site Internet pour coachs italiens. « Je reçois tous les mois des entretiens, des articles, des vidéos sur la tactique. C’est hyperpointu, c’est ce que les Italiens adorent. Je travaille la langue ainsi et je m’en inspire beaucoup dans mon travail. »
Si le Vendéen cite l’animation très offensive du Napoli de Maurizio Sarri comme dernière source d’inspiration, Bruno Luzi répond à une autre tradition italienne : l’art de beaucoup et bien défendre. « Mon père était un adorateur de l’Inter de Helenio Herrera, une équipe ultra-défensive, se souvient le technicien de 52 ans. Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai adopté un système très défensif. Mes équipes sont réputées pour ça, mais c’est marrant parce qu’avec les années, mon père avait viré de bord et voulait qu’on attaque davantage. »
Son frère Fulvio vend d’ailleurs une opposition de style entre le jeu de possession des Herbiers (« là-dessus, Masala est un peu barcelonais ») et le goût pour la contre-attaque de Chambly. Stéphane Masala le sait et rappelle que seul le vainqueur a raison à la fin : « C’est le football italien qui me l’a appris. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le gendarme financier du football français, la DNCG, vient de publier son dernier rapport. Sans surprise, il indique que le PSG n’évolue pas sur la même planète que les autres clubs de Ligue 1.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ 
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<filnamedate="20180419"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180419"><AAMMJJHH="2018041919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La société française Pixcom, spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte contre la branche africaine de l’institution olympique pour des factures impayées.
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Enquête

Le village africain des Jeux de Londres, un caillou dans la chaussure du CIO

La société française Pixcom, spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte contre la branche africaine de l’institution olympique pour des factures impayées.

Pierre Lepidi et 
Yann Bouchez
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-16T15:20:23+02:00"

        Le 16.04.2018 à 15h20






    
Des policiers britanniques devant le village africain des Jeux olympiques de Londres, en août 2012.
Crédits : WILL OLIVER / AFP


C’est un nouvel épisode dans un long bras de fer juridique commencé il y a six ans. Selon les informations du Monde, confirmant celles de Mediapart, Pixcom, une société spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte auprès du procureur de la République à Versailles, mardi 3 avril, contre l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) pour tentative d’escroquerie au jugement. Depuis 2012, l’entreprise française reproche à cette institution placée sous l’égide du Comité international olympique (CIO) le non-paiement de deux factures, pour un montant d’environ un million d’euros, émises dans le cadre d’un village africain aux Jeux olympiques (JO) de Londres.
L’idée avait tout pour séduire. Initié par l’Acnoa, cet « Africa Village » devait être « the place to be » des JO de 2012. Installé dans les jardins de Kensington, au cœur de la capitale britannique, il devait être un lieu de rencontres entre des personnalités des mondes économique, politique et sportif. « Le village africain devra montrer au monde ce qu’est l’Afrique en matière de culture et de dynamisme, se félicitait, quelques jours avant son ouverture, Lassana Palenfo, président ivoirien de l’Acnoa. C’est également ici que les athlètes africains viendront fêter leurs médailles. » 

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Ouvert en grande pompe en compagnie de la princesse marocaine Lalla Joumala Alaoui, du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et du président ivoirien Alassane Ouattara, le village africain a fermé ses portes brutalement le 8 août, soit quatre jours avant la fin de la compétition, suite à la grève de différents prestataires, notamment du personnel de sécurité, pour des factures impayées. Ces prestataires étaient employés par Concerto, une société d’événementiel basée à Londres, sans lien avec Pixcom.
Dans un courriel que Le Monde a pu consulter daté du 15 juillet 2012 (soit douze jours avant l’ouverture des JO), Alain Barbier, président de Pixcom, alerte Lassana Palenfo : « Un risque majeur plane sur le dossier : le manque de trésorerie, car nous sommes loin d’avoir encaissé les recettes des ventes, stands et partenariats… Les fournisseurs, encadrés par Concerto, font un chantage permanent avec menace de quitter le chantier. »
Lassana Palenfo répond que l’Acnoa ne « peut plus décaisser d’argent car sa trésorerie ne peut plus le faire », mais il laisse entrevoir que « le trésorier de la présidence de la Côte d’Ivoire [le pays doit tenir un stand au village africain] peut solder ce problème. »
Contre-attaque
Lors d’une allocution à l’assemblée générale de l’Acnoa, le 1er novembre 2013 à Abidjan, Lassana Palenfo accuse Pixcom de ne pas avoir « honoré ses obligations ». « Scandaleux ! Catastrophique pour notre institution !, s’écrie le président. Bien sûr, l’Acnoa a engagé des poursuites juridiques contre Pixcom qui se sont traduites par des condamnations de cette société. »
En octobre 2012, l’Acnoa a effectivement assigné Alain Barbier devant le tribunal de grande instance de Nanterre, affirmant que l’homme d’affaires avait reçu plusieurs versements émis dans le cadre de la solidarité olympique pour aider l’Acnoa à financer le village africain. Elle a accusé Pixcom d’avoir détourné l’argent des prestataires et a réclamé le remboursement d’environ 1,176 million d’euros. Mais en 2016, la Cour d’appel de Versailles, confirmant la décision du tribunal de grande instance de Nanterre, a donné tort à l’association olympique et l’a condamnée à verser 3 000 euros à Alain Barbier.

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La contre-attaque judiciaire du patron de Pixcom vise aujourd’hui à récupérer les fonds qu’il assure ne pas avoir touchés et à retracer les flux financiers. « Je reconnais avoir reçu deux versements pour un montant total de 300 000 dollars, mais il manque un million d’euros auxquels il faut ajouter les dommages et intérêts que je réclame, assure Alain Barbier. J’ai été attaqué par l’Acnoa en France et j’ai gagné. J’ai été poursuivi en diffamation en Algérie par Mustapha Berraf [vice-président de l’Acnoa et président du Comité olympique algérien] et j’ai encore gagné ce procès. » 
Les sommes versées dans le cadre de la solidarité olympique ont-elles été détournées ? En l’état actuel, rien ne permet de l’affirmer. « J’ai déjà eu à gérer des affaires d’impayés commerciaux, mais de là à devoir rembourser des versements que je n’ai pas perçus, je n’ai jamais vu cela, s’emporte Alain Barbier. Il faut que la lumière soit faite, ma crédibilité est en jeu. Le CIO ne fait rien pour mettre un terme à cette mascarade malgré les nombreuses alertes qu’il a reçues, y compris par voie d’huissier. » 
Zones d’ombre
Lassana Palenfo, actuellement suspendu de la présidence de l’Acnoa après une élection contestée en mai 2017, n’a pas répondu aux questions du Monde. L’avocate de l’Acnoa, malgré plusieurs relances, n’a pas donné suite non plus. Egalement sollicité, le CIO a refusé de s’exprimer « sur une affaire en cours ». L’institution, dont le siège est situé à Lausanne, en Suisse, estime par ailleurs que ce conflit « concerne uniquement l’Acnoa et non le CIO ».

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L’argument est contestable, car le village africain a été financé grâce au mécanisme de solidarité olympique qui « a pour mission d’organiser l’assistance aux comités nationaux olympiques, en particulier à ceux qui en ont le plus grand besoin, à travers des programmes pluridimensionnels axés sur le développement des athlètes, la formation des entraîneurs, des dirigeants sportifs, et la promotion des valeurs olympiques ». Or, si la commission de la solidarité olympique, dont le budget 2009-2012 était de 311 millions de dollars (environ 235 millions d’euros à l’époque), bénéficie selon les textes du CIO « d’une autonomie financière, technique et administrative », elle « rend compte à la commission exécutive et au président du CIO, en les tenant régulièrement informés des principales décisions prises ».
Dans sa plainte, Me Emmanuelle Goby, avocate d’Alain Barbier, rappelle que « seul le CIO […] est habilité, au titre de la solidarité olympique, à régler les prestataires de l’Acnoa pour le compte de l’Acnoa ». Me Goby déplore que l’institution n’a pas « accepté de répondre aux demandes d’informations qui lui ont été adressées sur la question des prétendus règlements qu’il [le CIO] aurait opérés pour le compte de l’Acnoa dans l’intérêt de la société Pixcom ». Ce silence ne permet pas d’éclaircir pour le moment les différentes zones d’ombre de ce dossier.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Contraste saisissant entre la ferveur suscitée par l’OM en Ligue Europa et le désintérêt pour le titre du PSG en L1. Ce n’est pas une question de clubs, mais de compétitions, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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PSG champion : le football peut-il n’être qu’un sport de démonstration ?

Contraste saisissant entre la ferveur suscitée par l’OM en Ligue Europa et le désintérêt pour le titre du PSG en L1. Ce n’est pas une question de clubs, mais de compétitions, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 13h38
   





                        



   


Chronique. Deux stades, deux ambiances. Un Vélodrome volcanique, jeudi soir, pour accompagner la qualification de l’Olympique de Marseille en demi-finales de Ligue Europa. Un Parc des Princes plein mais qui sonnait creux hier soir pour assister au sacre du Paris-Saint-Germain en Ligue 1, malgré une fracassante victoire 7 à 1 contre le tenant du titre monégasque.

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Prévenons d’emblée : il ne s’agit pas de comparer la ferveur des supporteurs des deux clubs, même s’il est tentant pour certains de brandir leurs doubles décimètres. Cette drôle d’ambiance pour une telle rencontre résulte d’une opération « tribune morte » du Collectif ultras Paris, très suivie, pour protester contre la fermeture de sa tribune (sanction de la Ligue de football professionnel après l’allumage de fumigènes).
Pour la gloire, il manquait autre chose que les ultras
Alors que le retour de ces ultras, en début de saison précédente, avait redonné à l’enceinte de la porte de Saint-Cloud beaucoup de son impact sonore, leur silence a rendu audibles des chants aussi éculés que « Et 1, et 2, et 3-0 ». « A vaincre sans ultras, on triomphe sans gloire », affirmait une banderole du CUP, à l’extérieur du stade. Le collectif aurait donné à l’événement un autre écho, mais pour la gloire, il manquait de toute façon autre chose.
Décimée cet été par sa propre politique de « trading de joueurs », l’AS Monaco, qui avait brillamment interrompu la domination parisienne la saison passée, n’a jamais semblé en mesure de mener la lutte. A l’issue de cette 33e journée, elle est distancée de 17 points par un club qui lui a infligé quatre revers cette saison. Son titre de l’an passé tient de l’exception qui confirme la suprématie économique et sportive du club de la capitale.

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Remporter le championnat étant un objectif contractuel pour le PSG, son atteinte perd son caractère d’exploit. Cela revient à minorer injustement le mérite des joueurs et de l’entraîneur, mais le succès sportif a en partie la valeur de l’adversité. On avait déjà ressenti cette banalisation de la victoire quand l’Olympique lyonnais des années 2000 remportait ses titres de plus en plus largement – encore était-il loin de bénéficier des mêmes écarts de puissance financière.

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Les vertus de la Ligue Europa
La véritable saison sportive des Parisiens s’est achevée prématurément sur une nouvelle désillusion en Ligue des champions. Ce grand écart explique l’inconfort de la position du PSG, dont la razzia sur les trophées nationaux et ses écrasantes statistiques domestiques ne peuvent compenser la stagnation sur la scène européenne.
La semaine dernière, on s’est justement souvenu de la seconde scène européenne, de moindre lustre mais dotée de ses propres vertus. Affligée dès sa création en 2009 de poules dénaturant l’esprit de la Coupe, dévaluée par la priorité absolue accordée par l’UEFA à la Ligue des champions, sous-dotée et peu rentable, la Ligue Europa a un statut de parent pauvre. Elle a pourtant fait le bonheur de clubs anglais et espagnols, tandis que les clubs français, malgré la minceur de leur palmarès continental, la snobaient inexplicablement.
Après l’Olympique lyonnais la saison dernière, l’Olympique de Marseille a cependant rejoint les demi-finales de la Ligue Europa, au cours d’une rencontre folle qui a rappelé ce que pouvait être un match de Coupe d’Europe à élimination directe. Encore doit-on relever que cette « épopée » est passée par un OM-Konyaspor (Turquie) à 8 649 spectateurs en septembre…

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Quel spectacle sans compétition ?
Ces paradoxes montrent que rien ne remplace l’enjeu sportif pour susciter la passion. Ce n’est donc pas une question de clubs mais de compétitions : leur intérêt réside essentiellement dans leur capacité à préserver leur équilibre compétitif, l’incertitude du résultat, à proposer des rivalités équitables, à ne pas se galvauder dans des formules multipliant les rencontres sans réel enjeu.
Cette saison, parmi les cinq grands championnats européens, seule la Serie A italienne n’a pas désigné très tôt son vainqueur. La Ligue des champions, dont la phase de groupes ressemble pour les gros clubs à des séries de matchs exhibitions, ne retrouve de l’intérêt que lorsque ces mêmes gros clubs se retrouvent, entre eux, dans les tours à élimination directe.
Entre des compétitions nationales déséquilibrées et une Ligue des champions réservée, la Ligue Europa, plus ouverte, retrouve alors à la fois du charme et du prestige malgré ses handicaps. Les pouvoirs sportifs devraient s’inquiéter de ce qui manque au grand show du football d’élite, si séduisant et puissant soit-il devenu en tant que divertissement : le frisson de la compétition.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre parisien en Ligue 1, et au début des playoffs NBA. La preuve par Le Monde.fr.
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Dragonnes-tada, deux kilomètres de trop et Les Inconnus à l’Elysée… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre parisien en Ligue 1, et au début des playoffs NBA. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 07h05
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 08h09
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, le PSG a remporté le septième titre de champion de France de son histoire après un succès contre Monaco (7-1), dimanche soir.

   


Oui, Golden State a battu San Antonio (113-92) dans le premier match des playoffs NBA.

   


Oui, Chris Asthon a battu le record du nombre d’essais inscrit sur une saison en Top 14.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Ton propre classement, tu ne comprendras pas
Avant le match contre Marseille, Troyes occupait la 19e place du classement, selon la Ligue de football professionnel (LFP).

   


Une position pas vraiment enviable puisqu’elle aurait envoyé le club de l’Aube directement en Ligue 2, si le championnat s’était arrêté là. Lille, 18e, aurait de son côté, pu sauver sa peau lors d’un barrage aller-retour contre un club de Ligue 2.
Sauf que la LFP s’est trompée, comme le note L’Equipe. Jusqu’à cette saison, en cas d’égalité au nombre de points marqués, le second critère était la différence de buts, puis le nombre de buts marqués. Dans ce cas-ci, Troyes serait bien 19e, Lille ayant marqué sept buts de plus.
Mais désormais, on prend en compte dans l’ordre le nombre de points, la différence de buts générale, suivi du plus grand nombre de points sur confrontations directes. Troyes ayant fait match nul à Lille (2-2), avant de battre les Lillois à domicile (1-0), Troyes aurait donc dû être classé 18e, et Lille 19e.
Heureusement pour la LFP, la courte défaite troyenne (3-2) contre Marseille a replacé le club de l’Aube à la 19e place. Et cette fois-ci, même pas besoin d’aller jusqu’au plus grand nombre de points sur confrontations directes, la différence de buts a suffi.
La Dragonnes-tada, tu ne réaliseras pas
Battues de treize buts à Bucarest (34-21) en quart de finale aller de Ligue des champions, les handballeuses messines devaient réaliser un exploit à domicile pour accéder au Final Four. Si elles se sont bien imposées, les Dragonnes ne l’ont emporté que de sept buts (27-20), alors qu’elles ont compté jusqu’à onze buts d’avance à onze minutes de la fin.

REVIEW: @MetzHandball fought hard but couldn't quite pull back the deficit on CSM Bucuresti, who booked their ticke… https://t.co/DhF77KKrLO— ehfcl (@EHF Champions League)


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« On y a cru. Les Arènes ont été magnifiques, on a tout donné et on n’est pas loin. Je suis fière de mon équipe. On a un effectif très jeune comparé à celui d’en face et on construit quelque chose. On sera encore là l’année prochaine », a assuré l’ailière Manon Houette au micro de BeIN Sports à la fin de la rencontre.
A deux kilomètres de l’arrivée, tu t’effondreras

   


Callum Hawkins était sur le point de s’imposer lors du marathon des Jeux du Commonwealth. L’Ecossais comptait près de deux minutes d’avance, alors qu’il lui restait tout juste deux kilomètres à parcourir. Mais il a fini par s’effondrer.
Sur les images, on peut le voir s’écrouler une première fois, avant de tenter de repartir, faire quelques mètres, et retomber à nouveau, alors qu’il traverse un pont.

Il ne s’est plus relevé, et une équipe médicale (qui a mis plusieurs minutes à arriver au grand dam de l’équipe écossaise) a dû le prendre en charge, au moment où l’Australien Michael Shelley l’a dépassé pour aller remporter la course. Transporté à l’hôpital, Callum Hawkins va « beaucoup mieux ». Il devait cependant y passer la nuit et être réexaminé lundi matin.
La femme du week-end : Marie Martinod

   


Reçue vendredi à l’Elysée, en compagnie de tous les sportifs médaillés à Pyeongchang, Marie Martinod s’est fait un petit plaisir. A son arrivée dans la cour du palais, la vice-championne olympique de half-pipe a rejoué une scène des Inconnus, qu’elle a ensuite publiée sur son compte Instagram.

    #Élysée 2018 ! (Spéciale dédicace à @kevin_rolland) Une publication partagée par  Marie Martinod (@mariemartinod) le 13 Avril 2018 à 6 :29 PDT 

« Hé Manu ! Hé Manu, descends ! », peut-on l’entendre crier en direction du palais de l’Elysée.
Pour les plus jeunes qui n’auraient pas la référence (et pour les plus vieux qui voudraient se faire un petit plaisir), voici la vidéo du sketch.

L’histoire ne dit cependant pas si Emmanuel Macron s’est ensuite penché à la fenêtre pour demander : « Eh pour quoi faire ? »
Le chiffre qui en dit long : 3

   


Toronto respire. Les Raptors, premiers de la conférence est à l’issue de la saison régulière, ont battu les Washington Wizards lors de leur premier match de playoffs NBA pour mettre fin à une terrible série. Mais c’est un autre chiffre, un peu plus anecdotique et drôle qui a attiré notre œil. Alors que les sportifs sont toujours attaqués sur leurs capacités intellectuelles en 2018, quand on ne leur dit pas simplement de « la fermer et de dribbler », l’Espagnol Serge Ibaka a donné une petite leçon de polyglottisme.



En conférence de presse, on l’a ainsi vu répondre à trois questions consécutives dans trois langues différentes : en anglais d’abord (la langue principalement utilisée en NBA), en français ensuite (il est né à Brazzaville et a joué en France, plus jeune), puis en espagnol (la sélection pour laquelle il joue depuis 2011).
Well joué, señor !
Les wikis du week-end
Facile
De retour en Ligue 1, après quatre saisons passées à Toulouse, j’ai inscrit mon premier but sous mes nouvelles couleurs lors du match contre Montpellier, ce qui nous permet de toujours rêver d’Europe, la saison prochaine.

   


Difficile
Devenu en janvier le joueur africain le plus cher de l’histoire avec mon transfert en Chine, mon deuxième but pour mon nouveau club n’a pas été suffisant pour nous imposer sur le terrain du Chongqing Lifan (3-3).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ En humiliant (7-1) son dauphin monégasque dans un silence pesant, le club de la capitale a remporté, dimanche, le septième titre de champion de France de son histoire.
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Ligue 1 : le PSG sacré champion dans un Parc éteint

En humiliant (7-1) son dauphin monégasque dans un silence pesant, le club de la capitale a remporté, dimanche, le septième titre de champion de France de son histoire.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 01h55
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 06h54
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Etrange soirée au Parc des princes. Malgré la correction (7-1) infligée à l’AS Monaco, dimanche 15 avril, les supporteurs du Paris-Saint-Germain ont rapidement quitté l’enceinte après le coup de sifflet final. Pourtant, en surclassant son dauphin aux abois, en clôture de la 33e journée de Ligue 1, le club de la capitale venait de s’adjuger – officiellement – le septième titre de champion de France de son histoire, tout en récupérant une couronne confisquée, la saison dernière, par la formation de la principauté.

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Cette démonstration est à l’image du parcours des joueurs de l’entraîneur Unai Emery sur la scène nationale. Impitoyable, le PSG a survolé la compétition : il compte 17 points d’avance sur Monaco, a inscrit 103 buts et en a encaissé seulement… 23. En faisant opportunément match nul (1-1) à Saint-Etienne lors de la 32e journée, le PSG se préparait ainsi à célébrer cet énième sacre devant ses supporteurs et dans ses « murs ». Il lui suffisait de terrasser l’ASM, tenant du titre et désireux de conserver sa deuxième place, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions.
Au Parc des princes, il n’y eut toutefois ni liesse ni électricité dans l’air. Les talonnades d’Angel Di Maria, bicyclettes osées de Daniel Alves et autres ailes de pigeon de Javier Pastore ont, certes, amusé la galerie mais il a fallu attendre plus d’une heure de jeu pour que le stade donne (un peu) de la voix et commence à ronronner. Alors que la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) avait imposé un huis clos partiel au virage Auteuil pour des fumigènes allumés, en février, contre l’Olympique de Marseille, le Collectif Ultras Paris (CUP) avait lancé une opération « tribune morte », incitant ses sympathisants à boycotter la rencontre ou à garder le silence.
« Et il est mort le Parc des princes ! »
La consigne semble avoir été respectée à la lettre dans la mesure où, malgré le déluge de buts en première période, le public du Parc n’a guère vibré ni chanté. « Et il est mort le Parc des princes, ont scandé, provocateurs, les supporteurs monégasques. On est chez nous ! On n’entend rien. » « On est champions », ont timidement riposté, en fin de seconde mi-temps, les spectateurs parisiens.

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Au coup de sifflet final, les gerbes et cotillons colorés n’ont pas réchauffé l’ambiance. Le speaker du Parc, Michel Montana, a bien essayé de réveiller le public en soulignant la portée historique de ce cinquième titre en Ligue 1 (2013, 2014, 2015, 2016, 2018) tombé dans l’escarcelle du fonds Qatar Sports Investments, propriétaire du PSG depuis 2011. Las.
Sur la pelouse, il n’y a pas eu non plus d’excès de triomphalisme chez les joueurs parisiens. Ces derniers ont formé une chaîne pour aller communier avec leurs supporteurs tandis que les tribunes se vidaient inexorablement. Torse nu, le buteur Edinson Cavani s’est même emparé d’un drapeau aux couleurs du club pour l’agiter frénétiquement. Avant de lever les bras au ciel, les poings serrés. Image un zeste trompeuse, en parfait décalage avec l’ambiance pesante de la soirée.
Le baroud d’honneur d’Unai Emery
Très en retrait, les mains dans les poches, Unai Emery n’a pas explosé de joie à la fin du match. Celui dont le sort est déjà scellé depuis le 6 mars et l’élimination par le Real Madrid en huitièmes de finale de Ligue des champions a échangé quelques mots avec les membres de son staff avant de regagner le vestiaire. Ses joueurs l’ont rapidement imité, ne s’attardant pas sur la pelouse.

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« Après la défaite face au Real Madrid, l’équipe aurait pu tomber. Mais cela n’a pas été le cas. Elle a su réagir et rester solidaire, a confié Unai Emery, dans l’auditorium du Parc. Contre Saint-Etienne, la semaine dernière, nous avons fait la pire première période de la saison. Ensuite, à dix contre onze, nous avons réagi. C’est le signe d’une grande force collective. C’est pourquoi je crois en cette équipe, avec ou sans moi. »
En l’absence de la star brésilienne Neymar, convalescente, ce triomphe face à Monaco s’apparente à un baroud d’honneur pour le technicien espagnol, dont le contrat expire le 30 juin et qui passera le flambeau à son successeur déjà désigné, l’Allemand Thomas Tuchel. En route pour un quadruplé sur la scène hexagonale, il tentera d’emmener ses protégés en finale de Coupe de France, le 8 mai, au Stade de France.

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Pour défier l’un des deux lutins de National (Chambly ou Les Herbiers), il devra éliminer Caen, mercredi 18 mai, dans le dernier carré. Si la saison des Parisiens semble terminée depuis leur sortie de route en Ligue des champions, ils peuvent encore gonfler leurs statistiques délirantes en Ligue 1. Le PSG version QSI n’a plus qu’à inscrire seize buts et décrocher encore quatre victoires pour faire tomber de nouveaux records sur la scène hexagonale. En attendant de franchir un palier en Ligue des champions, le seul tournoi qui compte réellement aux yeux des propriétaires qataris.



                            


                        

                        

