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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ De l’Alaska à la Terre de Feu, des Amérindiens à aujourd’hui, de Toronto à Ushuaia, l’épopée de ce continent est fascinante et bouleversante. Marquées par la colonisation européenne, l’esclavage, la discrimination raciale, les Amériques c’est aussi, le tango, le cinéma, le jazz ou les chefs-d’œuvre de la littérature sud-américaine, symboles d’un insatiable esprit de liberté et de conquête que raconte ce « hors-série » du « Monde ».
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A la poursuite du rêve américain

De l’Alaska à la Terre de Feu, des Amérindiens à aujourd’hui, de Toronto à Ushuaia, l’épopée de ce continent est fascinante et bouleversante. Marquées par la colonisation européenne, l’esclavage, la discrimination raciale, les Amériques c’est aussi, le tango, le cinéma, le jazz ou les chefs-d’œuvre de la littérature sud-américaine, symboles d’un insatiable esprit de liberté et de conquête que raconte ce « hors-série » du « Monde ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h17
    |

Chantal Cabé (Rédactrice en chef adjointe de « La Vie ») et Michel Lefebvre (Responsable des hors-séries du « Monde »)







                        



   


Hors-série. En 1492, Christophe Colomb ouvrait la porte d’un monde inconnu. L’espace habitable de notre planète devenait subitement beaucoup plus vaste grâce à cette « découverte ». Mieux, ce « nouveau » monde se révélait habité par une humanité déroutante et singulière. Jusqu’alors, jamais les Européens n’avaient imaginé l’existence et les richesses de cette Terra incognita. À l’étroit, les capitales du Vieux Continent se prirent à rêver de gloire, d’espace et de conquêtes. Ainsi depuis cinq siècles, l’Amérique n’a cessé d’attirer les hommes en quête de liberté ou de fortune et de hanter nos imaginaires.
De la conquête de l’Ouest à la quête de l’Eldorado, des pyramides incas aux gratte-ciel new-yorkais, des mystérieux géoglyphes de Nazca au prolixe cinéma d’Hollywood, de l’écriture maya au français québécois, des perles de la littérature sud-américaine au music-hall de Broadway, du jazz au tango, de Zapata à Malcolm X, de Buffalo Bill à Sacco et Vanzetti ou du brouhaha des mégapoles à la solitude des forêts primaires d’Amazonie, le désir fou de cette Amérique que chantait Jacques Brel à son ami Jef se perpétue.
Le lieu de tous les possibles
Bien sûr, les peuples et les nations de ce continent ont en partage un passé meurtri par le triste sort des Amérindiens, descendants des premières populations à avoir franchi le détroit de Béring depuis la Sibérie orientale, il y a probablement 30 000 ou 40 000 ans et décimés par les pandémies, une histoire marquée par la colonisation, hantée par l’esclavage et la traite des Noirs. Evidemment, à partir de la fin du XVIIIe siècle, si le continent gagne son indépendance sur les métropoles européennes avec la naissance des États-Unis et des nations sud-américaines, c’est le plus souvent dans la violence que ces projets se construisent.
Tenochtitlan était l’une des plus grandes villes du monde avec au moins 300 000 habitants à l’époque de la conquête, alors que Paris n’en comptait que 25 000
Pourtant l’Amérique reste et demeure le lieu de tous les possibles. Car ce continent fut tour à tour capable de faire de la capitale aztèque, Tenochtitlan, l’une des plus grandes villes du monde – avec au moins 300 000 habitants à l’époque de la conquête lorsque Paris n’en comptait que 25 000 et Séville, alors la plus grande ville d’Europe, 40 000 –, d’inaugurer l’abolition de l’esclavage grâce à la toute première révolution noire (Haïti), de consacrer l’indépendance des États-Unis et, plus récemment, d’élire le premier président noir américain (Barack Obama), juste avant de le remplacer par un animateur-milliardaire (Donald Trump) aussi curieux qu’imprévisible.
C’est pour revivre les étapes de cette longue épopée transcontinentale que les rédactions de La Vie et du Monde, accompagnées des meilleurs spécialistes, images et cartes inédites à l’appui, ont souhaité vous (re) parler de ces fascinantes Amériques. Plus qu’un voyage, c’est une exploration dans les lointains et nouveaux méandres du rêve américain que nous vous proposons.
« L’Histoire des Amériques », « hors-série » du « Monde », 188 pages, 12 euros, en vente en kiosques auprès de la boutique du « Monde ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Si l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, en 2010, a fait disparaître le sentiment de marginalisation politique du Nord, l’économie locale reste à construire.
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Décryptage

Le nord de la Côte d’Ivoire, entre espérances et frustrations

Si l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, en 2010, a fait disparaître le sentiment de marginalisation politique du Nord, l’économie locale reste à construire.

Charlotte Bozonnet (Abidjan, Bouaké, Katiola, Korhogo, Ferkéssedougou, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-19T18:12:22+02:00"

        Le 19.04.2018 à 18h12






                        

Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


                    

Lorsque Abou passe par cette route, il ne peut s’empêcher d’y penser. « Tu vois, à l’époque, on aurait déjà rencontré deux ou trois barrages. » Parti d’Abidjan, au volant de sa berline grise, le chauffeur prend la direction du nord de la Côte d’Ivoire. Il y a sept ans, alors que les combats faisaient rage entre forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara – les deux principaux candidats à l’élection présidentielle de 2010 –, il avait mis sa femme et ses enfants dans une voiture et était parvenu à atteindre son village familial. Dans son quartier d’Abobo Kennedy, à Abidjan, beaucoup d’habitants originaires du Nord avaient fait de même. « Je savais que ces violences allaient arriver. Nous, les Dioulas [habitants du Nord], on disait que nous étions des étrangers, on nous traitait de Guinéens, de Burkinabés, de Maliens. »
Le pays était alors coupé en deux. Dès les années 1990, la notion d’« ivoirité », instrumentalisée politiquement, avait instillé son poison dans la société. A partir de 2002, une ligne de non-franchissement avait été instaurée pour séparer le Sud, dirigé par le président Laurent Gbagbo, du Nord, géré par la rébellion de Guillaume Soro. L’élection présidentielle contestée de novembre 2010 – 3 000 morts en cinq mois, selon l’ONU – s’était soldée par l’arrestation de Laurent Gbagbo et l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, soutenu par la rébellion, actuel président de la Côte d’Ivoire, réélu en 2015.
Cicatrices et frustrations
Sept ans plus tard, la route qui mène au Nord s’étend, sans barrage. Elle est le cordon ombilical de toute la région. Des camions remplis jusqu’à la gueule d’ignames, d’anacarde (la noix de cajou) ou de coton descendent vers le port d’Abidjan, tandis que d’autres montent vers le Mali ou le Burkina Faso avec leurs cargaisons de bassines en plastique et autre quincaillerie. Les mobylettes chargées de petits bois, comme les minibus transportant les habitants avec leur montagne de bagages...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La réflexion sur ces nouvelles mesures avait été lancée à la suite des attaques terroristes en France et en Belgique, ainsi que des révélations des « Panama Papers ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

L’UE se dote de nouvelles règles pour lutter contre le blanchiment d’argent

La réflexion sur ces nouvelles mesures avait été lancée à la suite des attaques terroristes en France et en Belgique, ainsi que des révélations des « Panama Papers ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 17h29
   





                        


Fin de l’anonymat pour les acquéreurs de cartes bancaires prépayées ou de monnaie virtuelle, plus grande transparence des trusts, protection des lanceurs d’alerte : le Parlement européen a approuvé jeudi 19 avril de nouvelles règles pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une meilleure transparence des entreprises et des trusts
Ces propositions avaient été mises sur la table par la Commission européenne en juillet 2016 dans le sillage d’attaques terroristes en France et en Belgique, ainsi que des révélations des « Panama Papers ».

Elles permettront notamment aux citoyens d’accéder aux informations sur les propriétaires effectifs des entreprises qui opèrent dans l’UE, ce qui pourrait « contribuer à éradiquer l’utilisation corrompue des sociétés boîtes aux lettres créées pour blanchir de l’argent, cacher des fonds et éviter de payer des impôts », souligne le Parlement dans un communiqué.
Une autre mesure permettra à « ceux qui peuvent démontrer un intérêt légitime » d’accéder aux données sur les bénéficiaires des trusts, ces montages juridiques anglo-saxons opaques mis en lumière par le scandale des « Panama Papers ».

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                Les trusts, outil de dissimulation privilégié des plus grandes fortunes mondiales



Fin de l’anonymat des acquéreurs de cartes bancaires prépayées
Les nouvelles mesures visent également à mettre fin à l’anonymat des acquéreurs de cartes bancaires prépayées en réduisant le seuil à partir duquel ils doivent s’identifier de 250 euros actuellement à 150 euros.
De même, les plates-formes de change de devises virtuelles – comme le bitcoin – devront, tout comme les banques, « appliquer des mesures de vigilance » à l’égard de leur clientèle.
Les lanceurs d’alerte qui signalent le blanchiment d’argent seront quant à eux protégés, notamment en gardant le droit à l’anonymat.
Des règles bientôt transposées dans le droit français
Ces nouvelles règles, qui mettent à jour une directive sur le blanchiment déjà en vigueur, « amèneront plus de transparence afin d’accroître la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à travers l’Union européenne », s’est félicité le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans dans un communiqué.
Elles devront être transposées par les Etats membres dans les dix-huit mois qui suivent sa publication au Journal officiel de l’UE.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le député de 49 ans, anglophone et francophile, est le candidat du Social Democratic Front à l’élection présidentielle prévue fin 2018.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Portrait

Joshua Osih, l’atout jeune de l’opposition camerounaise

Le député de 49 ans, anglophone et francophile, est le candidat du Social Democratic Front à l’élection présidentielle prévue fin 2018.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-04-19T17:26:37+02:00"

        Le 19.04.2018 à 17h26






    
Joshua Osih, député du Wouri, au Cameroun.
Crédits : DR


Depuis que le Social Democratic Front (SDF), le principal parti d’opposition au Cameroun, l’a propulsé sur le devant de la scène politique, le 24 février, en faisant de lui son candidat à la présidentielle prévue fin 2018, Joshua Osih incarne aux yeux de ses soutiens « le sang neuf tant attendu » et, pourquoi pas, « le jeune qui chassera » Paul Biya, 85 ans et président du Cameroun depuis trente-cinq ans.
A 49 ans et après une vie politique déjà bien remplie, le député du Wouri, dans la région du Littoral, joue à plein de sa relative jeunesse dans un pays où l’âge moyen des ministres oscille le plus souvent autour de 70 ans. « Je me suis rendu compte ces dix dernières années que ceux qui nous gouvernent ne comprennent plus le langage des Camerounais. C’est un problème générationnel. Ce n’est pas parce qu’ils sont moins intelligents que d’autres. Ils ne sont plus dans l’air du temps », affirme Joshua Osih, assis à la terrasse de l’hôtel des députés, à Yaoundé.
« Marre des vieux qui gouvernent »
Deux jours avant ce 24 février, John Fru Ndi, le patriarche de 76 ans à la tête du SDF depuis sa création, avait sûrement pressenti ce « problème ». Candidat malheureux aux élections de 1992, 2004 et 2011, il avait décidé, à la surprise générale, de ne pas briguer une nouvelle investiture. Le « chairman » avait alors confié vouloir céder la place aux « jeunes cadets » du parti.
Pour le politologue Moussa Njoya, la jeunesse de Joshua Osih est un « réel avantage », d’autant que depuis plus de dix ans, les Camerounais ont pu observer sa lente et méthodique progression au sein du parti, de simple militant à premier député anglophone élu dans le Wouri en 2013. A l’Assemblée nationale, il est aujourd’hui le vice-président de la commission du budget et des finances.

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                L’opposant John Fru Ndi ne sera pas candidat à la présidentielle camerounaise



Une réussite qui parle à la jeunesse qui « en a marre des vieux qui la gouvernent et volent des milliards sans honte », poursuit Moussa Njoya : « Joshua n’est pas sorti de nulle part. Il a travaillé dur. Il est connu de tous, des vendeurs à la sauvette en passant par des enfants de la rue, des étudiants ou encore des hommes d’affaires. Il a un bagage politique incontesté et l’électorat, qui est de plus en plus jeune, n’est pas indifférent. »
Expert en aéronautique, Joshua Osih est aussi est un homme d’affaires, promoteur des entreprises Africa Travel Management et Camport PLC (représentant de la multinationale Swissport au Cameroun). Né d’un père originaire de Kumba, dans le Sud-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun en crise depuis 2016, et d’une mère suisse, il est régulièrement accusé par ses détracteurs de détenir la double nationalité, ce qui est interdit par la loi camerounaise.
« Un métis est un Blanc »
Selon le maire d’une localité située non loin de Kumba, membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) et qui a souhaité garder l’anonymat, Joshua doit, pour faire taire les rumeurs, rendre public les documents prouvant qu’il est bel et bien camerounais. C’est là que se trouve peut-être son principal défi. « Personne n’oublie qu’il est un métis. Un métis est un Blanc, et vous savez que les Occidentaux sont aujourd’hui considérés comme ceux qui alimentent les crises qui nous menacent au Cameroun. Joshua doit nous démontrer qu’il est avec nous », soutient l’édile.
« Je suis député à l’Assemblée nationale. Vous pensez que j’aurais pu tromper 180 députés ? Je suis camerounais. J’ai été élu par le peuple camerounais que je sers. Je ne le trahirai jamais, réplique, agacé, l’intéressé. Je suis un opposant qui rêve de changer le Cameroun, un pays qui va mal et qui est en train d’imploser. »

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                « Au Cameroun, le crépuscule d’une dictature à huis clos »



Pour le candidat, les défis sont ailleurs : chômage des jeunes, crise économique, manque d’infrastructures routières et sanitaires, mauvais système éducatif… Ses solutions pour résoudre la crise qui agite la partie anglophone du pays et qui a pris un nouveau tournant avec les assassinats de policiers, militaires et gendarmes et les kidnappings de responsables de l’administration ? « Je le dis et répète : il faut un changement de leadership au Cameroun. C’est la solution », lâche-t-il, précisant qu’une fois élu, il se battra pour l’instauration du fédéralisme, réclamé par des anglophones modérés.
A Kumba, Sah Biken, producteur de cacao depuis vingt-trois ans, connaît bien l’homme d’affaires, qu’il a rencontré « au moins trois fois dans les rues et lors d’un meeting du parti ». Mais comme beaucoup d’anglophones, il pense que « le SDF et John Fru Ndi ont longtemps pactisé avec le pouvoir et détruit la confiance ». En effet, pour de nombreux observateurs, le parti dont le fief est la ville de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, a perdu de son influence dans cette zone qui lui était traditionnellement acquise. Lors du dernier congrès du SDF, les séparatistes anglophones avaient menacé de s’en prendre aux délégués, les poussant à changer de lieu.
« Faire partir Monsieur Biya »
Dans la course à la présidence, deux candidats anglophones se sont déjà déclarés : Akere Muna et Joshua Osih. Pour le politologue Moussa Njoya, le danger qui les guette est de mener une campagne « axée uniquement sur les anglophones » et le secret d’une éventuelle victoire se trouve dans « la mobilisation et l’occupation du terrain, comme le fait le parti au pouvoir ».

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« Joshua Osih a de réelles chances. Il est jeune, bilingue, anglophone et francophile. C’est le candidat que les Camerounais attendaient. Je pense qu’il va battre Paul Biya », assène Carlos Ngoualem, militant du SDF et adjoint au maire de Douala 5e, dans la capitale économique. Pour maximiser ses chances de victoire et « faire partir Monsieur Biya », Joshua Osih se dit « ouvert » à une coalition avec les autres partis d’opposition. Reste à en déterminer les « modalités ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ A 57 ans, Miguel Diaz-Canel a été désigné président de Cuba, jeudi 19 avril, en présence de son prédécesseur et soutien de longue date, Raul Castro.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La surmortalité constatée par l’organisme public Santé publique France touche surtout les personnes de plus de 65 ans.
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La grippe a engendré une surmortalité estimée à 13 000 morts pendant l’hiver 2017-2018

La surmortalité constatée par l’organisme public Santé publique France touche surtout les personnes de plus de 65 ans.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h55
    |

                            Baptiste Decharme








                        



   


Santé publique France, le nouveau nom de l’Institut de veille sanitaire (InVS), vient d’annoncer la fin de l’épidémie de grippe en France. L’organisme annonce cette année 13 000 décès liés à la grippe. Pour autant, bien que ce chiffre puisse paraître élevé, il reste plus bas que celui de l’année dernière, où 14 348 personnes seraient décédées des suites de la grippe.
Selon les estimations de Santé publique France, 93 % des décès concernaient des personnes âgées de 65 ans et plus. Deux pics de mortalité ont été observés cette année : le premier entre le 1er et le 7 janvier et le deuxième entre le 5 et le 11 mars.
Comment ces chiffres sont-ils calculés ?
Pour calculer ces chiffres, l’organisme évalue le nombre de décès sur un échantillon de 3 000 communes représentant 80 % de la population et l’extrapole sur l’ensemble de la population française. Il calcule ensuite le nombre de décès supplémentaires à ce qui était attendu à travers des données statistiques. Cependant, la grippe ne représentant pas la totalité des décès supplémentaires, Santé publique France estime une proportion qui est liée à la grippe.


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Environ 13 000 décès liés à la grippe pour la saison 2017-2018


Source : Santé publique France



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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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			}
		}],
		plotBands: [{
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				text: "",
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      [
        "",
        1919
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        15173
      ],
      [
        "",
        319
      ],
      [
        "",
        5715
      ],
      [
        "",
        10440
      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
        18317
      ],
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        "",
        167
      ],
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        "",
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      ],
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      ]
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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		}	
	}

});


La mortalité liée au virus grippal varie sensiblement selon les années, selon la virulence du virus et la protection apportée par la vaccination. Par exemple, la saison 2015-2016 a connu une saison très peu mortifère. Cela s’explique notamment parce que le virus grippal mute continuellement et que certaines souches sont particulièrement redoutables : l’organisme n’est peu ou pas préparé à un virus nouveau et plus mortel, et le vaccin est moins adapté.
Au cours de l’histoire, certaines souches de la grippe ont ainsi provoqué des millions de morts. La célèbre grippe espagnole aurait ainsi fait 200 000 morts en France en 1918-1919, et, selon les dernières estimations, jusqu’à 100 millions de morts dans le monde − soit bien plus que le conflit mondial qui l’a précédée. Plus proche de nous, la grippe de « Hongkong » a provoqué le décès d’environ 32 000 personnes en France, en 1968-1969. Aujourd’hui, les pandémies reviennent régulièrement, mais la couverture médicale et la possibilité de se faire vacciner protègent mieux la population.
Un taux d’incidence variable mais plus faible que dans les années 1980
L’incidence du virus Influenza, responsable de la grippe saisonnière, semble diminuer légèrement depuis 1984, date à laquelle le réseau Sentinelles, en France, a commencé à étudier l’épidémiologie de la grippe. Elle est calculée grâce au « taux d’incidence », une donnée statistique qui permet de calculer le nombre de personnes qui consultent un médecin pour un syndrome grippal, ramené à 100 000 habitants.


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Le taux d'incidence de la grippe diminue légèrement depuis 1984


Source : Réseau sentinelle



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	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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	var annotation_spe = [];

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		},
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		type: "linear",
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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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		enabled:"",
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        8207
      ],
      [
        "",
        1386
      ],
      [
        "",
        3542
      ],
      [
        "",
        3268
      ],
      [
        "",
        5402
      ],
      [
        "",
        1925
      ],
      [
        "",
        4818
      ],
      [
        "",
        5175
      ],
      [
        "",
        4178
      ],
      [
        "",
        5581
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        3893
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        5515
      ],
      [
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        3491
      ],
      [
        "",
        2276
      ],
      [
        "",
        5531
      ],
      [
        "",
        1284
      ],
      [
        "",
        4413
      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ]
    ],
    "type": "",
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		},
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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		}	
	}

});


Le vaccin a commencé à être remboursé par l’Assurance-maladie aux personnes de plus de 75 ans en 1985. Cet âge a diminué progressivement : aujourd’hui, le vaccin est totalement remboursé pour les personnes de plus de 65 ans, chez qui le risque de complications liées à la grippe saisonnière est plus élevé. Pourtant, le niveau de couverture vaccinale de la population de plus de 65 ans diminue depuis quelques années : de 65 % de couverture en 2000, ce taux est passé à 50,8 en 2015, selon l’OCDE.


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	}



Le taux de vaccination des plus de 65 ans diminue depuis 2008


Source : OCDE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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	},
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			}
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			}
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	yAxis:[{
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			text:"Taux de vaccination des personnes de plus de 65 ans"
		},
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			useHTML: false,
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		},
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		}]
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		type:"linear",
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		},
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	xAxis: {
		type: "linear",
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			text: ""
		},
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		},
		plotLines: [{
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				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
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			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
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				align: "left",
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				y: 10
			}
		}]
	},
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		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Taux de vaccination",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        65
      ],
      [
        "",
        65
      ],
      [
        "",
        67
      ],
      [
        "",
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« Projet Daphne » : la vente de passeports, un business qui inquiète l’OCDE

Plus de 90 pays font commerce de leur nationalité, et ces programmes sont devenus un moyen de recycler l’argent sale ou d’échapper aux sanctions internationales.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 16h20
    |

            Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Il y a d’abord eu les comptes bancaires à numéro en Suisse, très en vogue dans les années 1980 et 1990, puis les sociétés-écrans avec hommes de paille, immatriculées au Panama ou aux îles Vierges britanniques, en plein essor dans les années 2000 jusqu’au début des années 2010. Voici que se hissent, tout en haut de la boîte à outils du blanchiment de l’argent de la fraude fiscale ou d’activités criminelles, les programmes de vente de « passeports en or ».

Saint-Kitts-et-Nevis, Antigua-et-Barbuda ou Grenade dans les Caraïbes, Chypre dans l’Union européenne, le Cambodge en Asie… Malte n’est pas le seul pays, loin s’en faut, à vendre sa nationalité aux super-riches. Plus de 90 pays dans le monde font désormais le commerce de passeports ou de certificats de résidence « en or », parfois les deux, qu’ils vendent contre l’achat d’un bien immobilier et souvent d’une grosse somme d’argent versée à l’Etat. Les prix varient de quelques centaines de milliers d’euros à plusieurs millions.
Ce « business » lucratif s’est à ce point développé que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à qui le G20 a confié la responsabilité de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale internationales, a tiré la sonnette d’alarme, le 19 février, et décidé de lancer une consultation publique pour « empêcher les abus ».
L’organisation met ainsi en garde contre le risque de détournement de ces programmes d’obtention de « la résidence » ou de « la nationalité par l’investissement ». Ils avaient en effet été conçus, à la fin des années 1980, pour des raisons solides, et d’ailleurs soutenues par le Fonds monétaire international (FMI) : attirer des capitaux étrangers dans des territoires isolés ou délaissés par les investisseurs. Ils avaient aussi été présentés comme une occasion de domiciliation pour les ressortissants de pays politiquement instables.
Contourner le nouveau plan anti-fraude fiscale de l’OCDE
Mais ces passeports,...




                        

                        


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Compte rendu

Au Sénégal, une manifestation réprimée, l’ancien premier ministre Idrissa Seck interpellé

Plusieurs opposants venus protester contre le vote au Parlement d’une révision du code électoral ont été arrêtés à Dakar.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-19T15:10:25+02:00"

        Le 19.04.2018 à 15h10






    
Des Sénégalais manifestent contre la révision du code électoral, à Dakar, le 19 avril 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


La police sénégalaise a dispersé des manifestants à coup de gaz lacrymogène, jeudi 19 avril à Dakar, et interpellé plusieurs opposants, dont l’ancien premier ministre Idrissa Seck, venus protester contre le vote d’une révision du code électoral moins d’un an avant la présidentielle, a-t-on appris de sources concordantes. Une autre figure de l’opposition, Malick Gakou, a également été interpellée avec trois de ses militants, selon sa formation, le Grand Parti, tout comme le président du mouvement Agir, Thierno Bocoum, selon un de ses proches.

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Idrissa Seck, qui a dirigé le gouvernement (2002-2004) sous Abdoulaye Wade, a été interpellé alors qu’il était « en route pour l’Assemblée », a déclaré sur la radio RFM Mbacké Seck, un responsable de son parti, Rewmi (« le pays »). L’information a été confirmée à l’AFP par l’entourage de l’ex-premier ministre.
Une centaine de manifestants, qui avaient érigé une barricade de branchages au milieu d’une rue proche du Parlement, dans le quartier du Plateau, ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogène en milieu de matinée, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une cinquantaine de manifestants ont ensuite lancé des pierres sur un véhicule de la police, qui a répondu par de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, selon la même source.
Une « forfaiture »
Au même moment, dans une Assemblée nationale placée sous la protection de dizaines de policiers casqués et munis de boucliers, les députés ont entamé l’examen d’un projet de loi imposant un parrainage à tous les candidats de l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 24 février 2019, selon une autre journaliste de l’AFP. L’opposition et des associations de la société civile avaient appelé à protester jeudi contre cette loi, malgré l’interdiction des manifestations dans le quartier du Plateau.

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Selon la majorité, ce texte, approuvé lundi en commission de l’Assemblée, vise à faire « progresser la démocratie ». Porté par le président Macky Sall, élu en 2012 et très probablement candidat à sa succession, le texte prévoit que les candidats devront recueillir le parrainage de 1 % du corps électoral, soit environ 65 000 personnes domiciliées dans sept régions au moins. Les autorités affirment craindre une inflation du nombre de candidats à la présidentielle dans un pays qui compte près de 300 partis, rappelant la présence de 47 listes aux législatives de juillet 2017.
« Le but unique de cette forfaiture est évident aux yeux de tous : empêcher les candidats de l’opposition » de se présenter à la présidentielle et faciliter une « réélection » frauduleuse de Macky Sall, a affirmé en début de semaine la coalition de l’opposition.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La réouverture des salles dédiées au septième art s’insère dans un vaste plan de réformes destinées à redorer l’image du royaume et développer l’industrie des loisirs.
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Le cinéma de retour en Arabie saoudite

La réouverture des salles dédiées au septième art s’insère dans un vaste plan de réformes destinées à redorer l’image du royaume et développer l’industrie des loisirs.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 14h40
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Les cinéphiles saoudiens ne sont désormais plus condamnés à voyager jusqu’à Dubaï ou à s’abonner à Netflix pour satisfaire leur passion. Une projection de gala, organisée mercredi 18 avril dans une salle de concert de Riyad réaménagée en multiplexe, a consacré la réouverture officielle des cinémas dans le royaume.
Les premières séances commerciales doivent commencer vendredi. Au moins dans les grandes villes comme Riyad et Djedda, les salles ne seront pas divisées entre un espace pour les hommes et un autre pour les familles, contrairement au principe de ségrégation en vigueur dans la plupart des lieux publics, destiné à éviter les contacts entre les sexes hors de la cellule familiale.
Le septième art avait disparu des lieux publics au début des années 1980, sous la pression des ultraconservateurs et avec l’assentiment des autorités, désireuses de donner des gages à cette mouvance, alors en pleine ascension.
A la séance de mercredi, présentée comme « la première en trente-cinq ans », le blockbuster américain Black Panther a été projeté, en présence du ministre de la culture saoudien, de VIP, de diplomates étrangers et de nombreux professionnels de l’industrie du cinéma.
« Eradiquer l’extrémisme »
« Bienvenue dans une ère où les films peuvent être vus par les Saoudiens non pas à Bahreïn, non pas à Dubai, non pas à Londres… mais à l’intérieur du royaume », a commenté Adam Aron, le directeur général d’AMC Entertainment, géant américain de l’exploitation, qui prévoit d’ouvrir 40 salles dans le pays durant les cinq prochaines années.
Evoquant la trame narrative de Black Panther – l’histoire du jeune monarque d’un royaume de fiction situé dans une jungle – M. Aron a ironisé : « C’est l’histoire d’un [jeune] roi qui transforme une nation. Cela peut sembler familier à certains d’entre vous ».
De fait, le retour du septième art en Arabie saoudite est l’œuvre...




                        

                        


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Réformes de la zone euro : pourquoi la réunion entre Macron et Merkel à Berlin est cruciale

Emmanuel Macron tente, jeudi à Berlin, de relancer ses projets de refondation de l’Europe post-Brexit, lors d’une rencontre avec Angela Merkel.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 14h47
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La réunion à Berlin entre le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, jeudi 19 avril à Berlin, doit permettre au président français de tester la volonté allemande de soutenir son projet de réforme de la zone euro : un budget substantiel pour les dix-neuf pays partageant la monnaie unique, un « super-ministre » des finances pour l’Eurozone.
Ce projet, il l’a défendu avec constance depuis la course à la présidentielle, et il a de nouveau plaidé pour mardi, au Parlement européen de Strasbourg. Déjà en campagne pour les européennes de mai 2019, le chef de l’Etat français a promis pour juin une « feuille de route » commune avec Berlin. Un échec constituerait un très gros revers : elle décrédibiliserait sa stratégie qui a consisté jusqu’à présent à parier sur la relance du couple franco-allemand. Et mettrait à mal sa stature de réformateur, dans l’Hexagone comme ailleurs en Europe.

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                Merkel freine les ambitions européennes de Macron



Que réclame la France ?
Emmanuel Macron a été très explicite mardi : il s’agit avant tout de « parachever les engagements pris pour l’Union bancaire ». Cela fait au moins trois ans que les dirigeants de l’Union hésitent à muscler son « fonds de résolution », financé par le secteur bancaire européen, et censé venir en aide à un établissement en cas de défaillance.
Un consensus est à portée de main à l’Eurogroupe, pour que le Mécanisme européen de stabilité (MES), ce fonds constitué en urgence pendant la crise financière, vienne en soutien. La commission a aussi proposé, dès 2015, une assurance des dépôts européenne, pour qu’aucun épargnant de l’Union ne perde ses économies en cas de faillite d’une banque. La France soutient cette réforme.
Le président français tient aussi à un budget de la zone euro. « Aucun espace monétaire au monde ne fonctionne sans capacité budgétaire qui permet la convergence et la stabilisation en cas de crise », a t-il rappelé à Strasbourg. « On doit aller vers plus de solidarité au sein de l’union [monétaire] », a ajouté le chef de l’Etat.
A Berlin, il pourrait plaider pour utiliser les 500 milliards d’euros de capacité de prêts du MES, en grande partie inutilisés à mesure que les pays européens en difficulté sortent la tête de l’eau (la Grèce devrait en finir avec son troisième plan d’aide en août 2018). Cette capacité budgétaire pourrait servir, en cas de choc asymétrique dans un pays membre, à y relancer l’investissement afin de limiter les divergences économiques entre Etats membres.
A Strasbourg, le président français n’a en revanche pas réclamé de ministre des finances pour la zone euro, ni de Parlement spécifique, même s’il a relevé : « On a sans doute besoin d’une représentation de parlementaires sur la zone euro car on aura besoin d’un contrôle démocratique. » De fait, ces deux idées, surtout celle d’un Parlement de la zone euro, ont été fortement critiquées, non seulement par Berlin, mais par une partie des pays du Nord de la zone euro (Finlande, Pays-Bas). Aujourd’hui, à Bruxelles, elles ne sont même plus discutées au niveau technique.
Qu’est ce qui bloque à Berlin ?
L’Allemagne de Merkel est sur la même position depuis des années : largement excédentaire, la première économie de la zone euro a toujours rechigné à « payer pour la Grèce » et à accepter des mécanismes de solidarité financière avec le reste de l’Eurozone. Mais Paris espérait qu’après les engagements enfin pris par la France pour respecter le pacte de stabilité et de croissance (le déficit public français est enfin repassé sous les 3 % du produit intérieur brut en 2017), Berlin prendrait conscience de la nécessité de bouger.
L’entourage du président Macron espérait aussi que la nomination d’Olaf Scholz, un social-démocrate, au poste de ministre des finances en remplacement du très orthodoxe Wolfgang Schaüble, changerait la donne. Or, le temps file mais l’ex-maire de Hambourg « est toujours dans la phase de découverte des dossiers », selon une source proche.
Par ailleurs, les conservateurs de la CDU et leurs alliés bavarois de la CSU montent au créneau ces derniers jours, pour refuser en bloc toute avancée sur la zone euro. « Ce sont des mini-Schaüble, qui veulent se placer dans la perspective de la succession de la chancelière » suggère une source haut placée au SPD. La question est de savoir si la chancelière, « Madame Non », comme l’a brocardé Udo Bullmann, chef de file des sociaux-démocrates au Parlement européen, sera assez forte pour imposer à son camp conservateur un accord avec le président Macron.
Selon le quotidien économique Handelsblatt, Angela Merkel aurait un plan pour réformer l’Eurogroupe, qui a fait office de gouvernement informel de l’Eurozone pendant la crise, en imposant en plus des ministres des finances, la présence régulière des ministres de l’économie. Une manœuvre de diversion par rapport à l’agenda français, alors que la CDU « va tenter de repousser indéfiniment » les réformes, selon une source au SPD ?

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                « Macron se heurte en Europe à des résistances qui menacent de bloquer son programme »



Changer de cheval de bataille ?
Anticipant un blocage sur la zone euro, certains commencent à suggérer au président Macron de changer de cheval de bataille. Pour l’eurodéputé Alain Lamassoure, un proche d’Alain Juppé qui a récemment claqué la porte des Républicains, « le Président doit faire un tri dans ses trop nombreux projets européens. Il doit se concentrer sur la sécurité intérieure et extérieure, car on ne va pas enflammer les 500 millions de citoyens de l’Union avec la garantie des dépôts européens ». De fait, Paris discute aussi avec Berlin de taxation du numérique, de fonds d’innovation de rupture et de convergence fiscale entre les deux pays. Mais en insistant sur la zone euro, mardi à Strasbourg, le président Macron a démontré qu’il n’entendait pas lâcher prise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le gouvernement britannique compte proposer une loi sur l’interdiction des objets en plastique à usage unique. Celle-ci pourrait entrer en vigueur d’ici à « la fin de l’année ».
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Le Royaume-Uni veut interdire les pailles et Cotons-Tiges en plastique

Le gouvernement britannique compte proposer une loi sur l’interdiction des objets en plastique à usage unique. Celle-ci pourrait entrer en vigueur d’ici à « la fin de l’année ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 12h17
   





                        



   


Le gouvernement britannique a annoncé, jeudi 19 avril, vouloir interdire les pailles, touillettes et Cotons-Tiges en plastique d’ici à la fin de l’année 2018 dans le cadre de son plan de lutte contre les déchets en plastique.
« Nous allons interdire ces objets en plastique », a déclaré le ministre britannique de l’environnement, Michael Gove, interrogé sur la BBC, estimant qu’il s’agissait d’« une urgence mondiale » menaçant particulièrement la faune marine. Cette interdiction interviendra d’ici à « la fin de l’année » sous la forme d’« une loi », a-t-il précisé.
Une consultation sera préalablement lancée sur l’interdiction des objets en plastique à usage unique en Angleterre et des exceptions devraient être prévues, comme par exemple l’usage de pailles dans un cadre médical.

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8,5 milliards de pailles
Près de 8,5 milliards de pailles en plastique sont jetées chaque année au Royaume-Uni, soulignent les services de Theresa May dans un communiqué. La première ministre avait déjà annoncé, en janvier, un nouveau plan de lutte contre les déchets en plastique prévoyant notamment la généralisation des sacs en plastique payants à tous les commerces d’Angleterre. La législation actuelle ne concerne que les grandes surfaces, dont les clients doivent payer 5 pence (5,7 centimes d’euro) par sac.
Le gouvernement britannique souhaite également instaurer un système de consigne sur les bouteilles en plastique, comme il en existe déjà dans d’autres pays européens.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.
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Gimnasia La Plata, doyen maudit des clubs de foot d’Amérique

Depuis cent trente ans, le club argentin n’a rien gagné ou presque, contrairement à ses rivaux de Estudiantes. Ce qui n’empêche pas la fidélité à toute épreuve de ses supporteurs.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
    |

                            Léo Ruiz (Buenos Aires, correspondance)








                        


Jusqu’à cette 57e minute de jeu, tout allait bien pour Gimnasia y Esgrima La Plata. Nous sommes le 22 septembre 2013 et pour la première fois depuis trois ans – la faute à un passage par la deuxième division –, le club affronte Estudiantes, dans la 150e édition du clasico de La Plata. Le Lobo (« le loup », surnom du Gimnasia) mène 1-0 quand l’arbitre siffle faute pour son adversaire. Une main imaginaire synonyme d’expulsion et d’égalisation du Pincha. C’en est trop pour Alberto Raimundi, supporter du Gimnasia et commentateur pour une radio partisane :
« Voleur, voleur, voleur, voleur ! Et eux, ils vont fêter ce but, parce qu’ils aiment ça : fêter le mensonge, fêter la tromperie. Ils ont toujours été comme ça. Ils sont tout ce qu’on ne veut pas être, d’aujourd’hui au dernier jour de notre vie. »
Une tirade agrémentée d’insultes que les Argentins aiment écouter et réécouter, et que l’auteur ne regrette pas une seconde. « Eux et nous, ce sont deux cultures opposées. Gimnasia s’est toujours battu avec courage, loyauté et noblesse. Estudiantes, qui n’est qu’un avortement de Gimnasia [le Pincha est fondé en 1905 par un groupe issu du Lobo], est une école de la triche. Ils se prostituent, ils trompent, ils simulent, ils spéculent. Le pire, c’est que ça donne des résultats. »
Dans sa salle des trophées, le Pincha compte en effet cinq titres de champion d’Argentine, une Coupe intercontinentale et quatre Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions). Seuls les mythiques Independiente, Boca Juniors et Peñarol font mieux sur le continent. De quoi rendre fous les fans du Lobo, qui malgré leur statut de « doyen de l’Amérique » (le plus vieux club toujours en activité, fondé en 1887), n’ont que deux petites lignes à leur palmarès : un titre de champion pendant l’ère amateur (1929) et la Copa Centenario (1994). Un tournoi inventé par le fédération argentine pour célébrer son centenaire, dont personne, hormis Gimnasia, ne reconnaît la valeur.
Une ville, deux ambiances
A l’instar de Rosario (partagée entre Rosario Central et Newell’s Old Boys), La Plata, située à une heure de route de Buenos Aires, est divisée en deux. Ici, on est bleu marine et blanc ou rouge et blanc. A l’origine destiné aux classes aisées de Buenos Aires, Gimnasia y Esgrima s’est popularisé dès le début du XXe siècle avec le développement de l’industrie de la viande à La Plata (qui a donné aux joueurs le surnom de triperos, les bouchers). Malgré les succès sportifs d’Estudiantes, le Lobo s’est maintenu comme le club le plus populaire de la ville – mais aussi le préféré de l’ancienne présidente argentine Cristina Kirchner. Une fidélité, y compris dans la défaite, caractéristique des fans argentins. « Ils ont plus de titres et de pages dans les journaux, mais du point de vue des supporters, Gimnasia n’a rien à envier à son rival », assure Delio Onnis.
Avant de devenir le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (299 buts entre 1971 et 1986), Delio Onnis enchaînait les pions avec le Gimnasia. C’était la fin des années 1960 et Estudiantes marchait sur l’Amérique du Sud, guidé par son milieu défensif Carlos Bilardo, futur sélectionneur de l’Argentine championne du monde en 1986. Un joueur capable de se mettre des aiguilles dans les chaussettes pour piquer les adversaires sur le terrain. « Une ordure, tant sur le plan humain que sportif », juge Onnis.
« C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? »
Dans l’imaginaire collectif argentin, La Plata abrite deux spécimens opposés : l’un gagne un peu n’importe comment, l’autre n’est qu’un beau et éternel perdant. « C’est être un perdant que d’avoir été la première équipe à battre le Barça et le Real en Espagne ? répond Jorge Babaglio, architecte à la tête d’un groupe de supporters du Lobo. D’avoir remporté le premier clasico ? D’être l’équipe qui a mis la plus grosse raclée à River Plate (10-1) ? » La liste des « exploits » s’arrête là.
C’est un fait : Gimnasia est un habitué des deuxièmes places et des occasions manquées, et son rival le lui rappelle sans cesse. « En 2003 et en 2007, ils ont joué la Copa Libertadores : éliminés à la différence de buts au premier tour, retrace Facundo Bernardo Aché, qui a couvert l’actualité des deux équipes de La Plata ces vingt-cinq dernières années. Il y a aussi ce championnat de 1996 : à la dernière journée, Gimnasia peut être champion, mais il concède le nul sur la pelouse d’Estudiantes et laisse le titre au Velez Sarsfield de Marcelo Bielsa. En 2014, le Lobo dispute la Copa Sudamericana. Devinez qui l’élimine ? » Estudiantes, évidemment.

A cette époque, le coach était Pedro Troglio, ancien international argentin (vice-champion du monde en 1990), viré en 2016 de Gimnasia après cinq ans de bons et loyaux services, suite à un énième clasico perdu. Un 0-3 à domicile. « Avec Gimnasia, j’ai fini deux fois deuxième en tant que joueur et une fois en tant qu’entraîneur, regrette-t-il. Mais mon pire moment, c’est la défaite 7-0 en 2006. Celle-là, elle a fait particulièrement mal. »
Un géant endormi
Gustavo Orduña, aujourd’hui photographe à Copacabana, la célèbre plage de Rio de Janeiro, est sans doute une bonne définition du supporter tripero. D’abord : malade. « Tant que je vivais à La Plata, j’allais à tous les matchs de l’équipe, à domicile comme à l’extérieur. Je me suis embrouillé avec un paquet de filles et de patrons, car les jours de match, je ne travaille pas, c’est comme ça. Sur la plage ici, quand on entend mon accent argentin, on me dit : “Maradona”, “Messi”. Moi, je réponds : “Non, Gimnasia”. » Ensuite : frustré :
« Les titres, c’est pour les avocats. Nous, on est plus important que ça. Mes idoles, ce ne sont pas des voleurs et des tricheurs, ce sont tous les autres supporters du Lobo. Nous, personne ne nous aide. Estudiantes flirte sur ces coupes à la con, mais il n’existait pratiquement pas jusqu’à la fin des années 60. »
A l’époque, Gimnasia a aussi eu l’occasion d’écrire l’histoire. Mais encore une fois, il rature. « C’est un sac très lourd que l’on a sur le dos, reconnaît Delio Onnis. On n’a d’autre choix que de se taire et demander pardon aux supporters, qui font partie des plus fidèles d’Argentine. » L’homme se réfère au tournant de l’année 1970. Alors qu’Estudiantes gagne sa troisième Copa Libertadores d’affilée, Gimnasia se qualifie pour la demi-finale du championnat, contre Rosario Central. Mais les joueurs, non payés depuis des mois, refusent de jouer. Le président du club ne veut rien savoir et présente l’équipe réserve, qui s’incline 3-0. « Alors que dans la saison, on leur avait mis 5-0, regrette Onnis, qui prendra dans la foulée la direction du Stade de Reims. C’est vraiment con : cette année-là, on était les plus forts. »
« Le cœur d’un supporteur de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais »
Ricardo Rezza, l’homme qui a lancé David Trezeguet à Platense, faisait aussi partie de l’aventure. « Secrétaire technique » du Lobo jusqu’à fin 2016, il n’a pu que constater le fossé qui se creusait avec le voisin de La Plata. « Quand Estudiantes a commencé à remporter des titres, ça a été une pression extra pour nous. On fait une grande saison en 1970, on les bat même 4-1 ! Mais eux ont réussi à mieux structurer le club à partir de leurs succès. Gimnasia avait le même potentiel, mais il était plus désuni et il n’a pas su maintenir son effectif. Quand je suis revenu au club, en 1988, c’était la même désorganisation, voire pire. »
Aujourd’hui, le club croule sous les dettes et n’a remporté qu’un seul clasico depuis 2005. Le Lobo est-il condamné à souffrir ? « Le cœur d’un supporter de Gimnasia est cassé, marqué, et cependant il brûle comme un combustible qui ne s’éteint jamais », poétise l’écrivain Martin Felipe Castagnet.
Avant de reprendre le micro pour cracher ses insultes, Alberto Raimundi offre quelques minutes de lucidité. « Ce qui me fait le plus souffrir, c’est de voir ce club s’enfoncer, alors qu’il a un gros potentiel : une longue histoire, de fidèles supporteurs, de bonnes infrastructures. Nous aussi, on pourrait être un géant. On l’est, d’ailleurs. Mais il est endormi depuis trop longtemps. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Des revues radicales ou des livres d’universitaires, sur l’histoire du capitalisme notamment, s’inspirent des thèses du philosophe allemand.
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Comment les idées marxistes circulent aux Etats-Unis

Des revues radicales ou des livres d’universitaires, sur l’histoire du capitalisme notamment, s’inspirent des thèses du philosophe allemand.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
« La bourgeoisie du XIXe siècle utilisait l’argument de la moralité pour assurer la dominance de classe – ce que les élites actuelles font encore. » C’est par ces mots que commence un article de la revue américaine Jacobin, fondée en 2010 par de jeunes diplômés d’universités, qui compte 30 000 abonnés et attire un million de visites mensuelles sur son site. L’article procède à une analyse critique des habitudes de vie des classes supérieures aux Etats-Unis et en Europe. Et les compare aux comportements caractéristiques des classes bourgeoises du XIXe siècle, à travers lesquels elles affirmaient leur supériorité morale sur le reste de la société.
Domination de classe et idéologie
Si les pratiques ont changé, affirme l’auteur, un jeune historien, le mécanisme d’imposition de la supériorité morale reste bien actif : « Les cours de yoga, la nourriture artisanale et le parcours de candidature à l’université ont remplacé les promenades du dimanche, les cours du soir et les salons mondains. Mais ne vous y trompez pas, ils poursuivent le même but : donner au privilège de classe le visage de la vertu individuelle et, par là même, consolider la domination sociale. »
Une telle analyse s’appuie explicitement sur un certain nombre de concepts marxistes : celui de domination de classe évidemment, et celui d’idéologie – mécanisme par lequel ladite classe dominante produit des représentations qui la confortent.
Son fondateur, Bhaskar Sunkara, a présenté Jacobin au moment de son lancement comme une « publication radicale », « largement le fait d’une jeune génération qui se sent moins liée par les paradigmes de la guerre froide que les milieux de gauche traditionnels », représentés par des revues telles que Dissent ou New Politics.
La philosophe Nancy Fraser, qui appartient à la génération de la guerre du Vietnam, abonde dans ce sens : « Jacobin est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Une partie de la jeunesse américaine trouve dans les idées du philosophe allemand des outils pour comprendre la société. Enquête sur le renouveau du marxisme au pays du maccarthysme.
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Karl Marx fait son come-back aux Etats-Unis

Une partie de la jeunesse américaine trouve dans les idées du philosophe allemand des outils pour comprendre la société. Enquête sur le renouveau du marxisme au pays du maccarthysme.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h07
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Karl Marx aurait eu 200 ans en mai. A l’heure de ce bicentenaire, toute une actualité éditoriale et événementielle revient sur la vie et l’œuvre du philosophe, aujourd’hui unanimement reconnu comme un auteur majeur, et sans doute le meilleur penseur du capitalisme. Mais qu’en est-il du Marx militant qui inspira les révolutions socialistes du XXe siècle, celui qu’évoque Raoul Peck dans son film Le Jeune Karl Marx (2017) ? A-t-il encore des disciples, trente ans après la chute du rideau de fer ? La réponse est oui. Mais contre toute attente, ils ont 20 ans et ils sont… américains !
Critique du capitalisme
L’organisation Democratic Socialists of America (DSA), issue de la scission du Parti socialiste d’Amérique en 1973, a vu ses effectifs multipliés par quatre ces deux dernières années, dépassant les 32 000 adhérents. Considéré jusque-là comme représentant l’aile gauche du Parti démocrate, mais en réalité dans une situation de dépendance à son égard et donc peu radical dans ses prises de position, le mouvement a récemment été investi par de jeunes militants désireux d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la gauche américaine, sur un ton beaucoup plus critique du capitalisme que celui de leurs prédécesseurs.
Conséquence de cet afflux, l’âge médian de ses membres est passé de 68 ans en 2013 à 33 actuellement. Alors que le qualificatif de « socialiste » effrayait leurs aînés, qui le jugeaient indissociable des régimes totalitaires du XXe siècle, une nouvelle génération n’hésite plus à se définir comme tel, et à revendiquer une lecture « marxiste » des événements. Seth Ackerman, rédacteur en chef de la revue de gauche radicale Jacobin, confirme : « Quand j’avais 20 ans [il en a 35], se déclarer socialiste relevait de l’excentricité. Aujourd’hui, c’est un qualificatif que de nombreux jeunes assument. »
Dans un pays où l’anticommunisme et l’antimarxisme ont souvent paru aller de soi, comment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Editorial du « Monde ». La voie est étroite pour Miguel Diaz-Canel, qui arrive au pouvoir après soixante ans de castrisme, s’il veut engager des véritables réformes.
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Succession en trompe-l’œil à Cuba

Editorial du « Monde ». La voie est étroite pour Miguel Diaz-Canel, qui arrive au pouvoir après soixante ans de castrisme, s’il veut engager des véritables réformes.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h14
   





                        



   


Editorial. En démocratie, cela pourrait s’appeler « le changement dans la continuité », mais Cuba n’est pas une démocratie. Dans les régimes dictatoriaux, la dose de continuité l’emporte généralement sur le changement : la journée de jeudi 19 avril à La Havane, où Raul Castro, 86 ans, frère du défunt Fidel, a cédé la présidence du Conseil d’Etat à Miguel Diaz-Canel, unique candidat, ne fait malheureusement pas exception à cette règle.

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A 57 ans, Miguel Diaz-Canel, né après la révolution, n’a connu que le castrisme. Il affiche le parcours classique des apparatchiks des régimes hérités de l’également défunte Union soviétique : ingénieur en électronique, professeur d’université, il a gravi méthodiquement tous les échelons du Parti communiste cubain (PCC) depuis trente ans, puis intégré sa direction ces dernières années. Premier secrétaire du parti dans sa province de Villa Clara, au centre de l’île, il rejoint le bureau politique en 2003 : en 2012, il prend l’une des huit vice-présidences du conseil des ministres et, l’année suivante, est directement promu numéro deux du conseil d’Etat, ce qui le place en position de successeur désigné. Tout a été verrouillé pour éviter l’émergence d’un Gorbatchev cubain au sein du parti. Quant aux chances de voir une alternative naître légalement en dehors du parti, elles sont réduites à zéro, puisque l’opposition n’a pas droit de cité à Cuba.

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Creusement des inégalités
Que le suspense haletant de la succession de Raul Castro – qui reste président du PCC – ne suscite pas de passion au sein de la population cubaine ne devrait donc étonner personne. Près de soixante ans après la révolution des « barbudos », Cuba reste un pays hors du temps, où affluent les touristes mais dont la population, accaparée par les difficultés quotidiennes malgré les acquis sociaux de la révolution, semble résignée à l’immobilisme politique. La liberté accordée aux Cubains, depuis 2013, de voyager à l’étranger est, finalement, l’une des principales ouvertures du règne de Raul Castro.
L’introduction limitée de l’économie privée n’a pas tenu ses promesses : incomplète et mal menée, elle a produit un effet pervers spectaculaire, celui du creusement des inégalités, favorisé par la coexistence de deux monnaies, dont seule l’une est convertible en devises étrangères et qu’il va maintenant falloir unifier. L’écart des revenus s’est multiplié par dix en l’espace de trente ans. Après avoir accordé plus d’un demi-million de licences de travail indépendant, le pouvoir a freiné l’entreprise individuelle en 2017. Evitant de prendre l’audacieux virage chinois vers le marché, Raul Castro s’est borné à « actualiser le modèle socialiste ».

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M. Diaz-Canel se risquera-t-il à aller plus loin ? N’ayant pas participé lui-même à la révolution de 1959, le nouveau numéro un cubain, peu connu à l’extérieur, peut tenter de justifier sa réputation de pragmatique. Son ascension à lui s’est faite dans le contexte de l’effondrement de l’URSS, qui tenait à bout de bras l’économie cubaine. Le contexte actuel ne lui est pas beaucoup plus favorable : le Venezuela, rare régime ami de Cuba qu’il fournissait en pétrole, s’est à son tour effondré, et le rapprochement avec les Etats-Unis, lancé en fanfare par le président Barack Obama il y a deux ans, n’a pas survécu à l’arrivée de Donald Trump. Entretenir l’immobilisme promet un étouffement économique à petit feu ; lancer de vraies réformes comporte une part de risque politique : la voie est étroite pour le successeur des Castro.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les incidents qui opposent depuis quelques mois les deux pays sur le terrain syrien pourraient préfigurer une conflagration plus large, estime l’éditorialiste Alain Frachon dans sa chronique.
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« Ce qui se profile en Syrie, c’est un affrontement entre Israël et l’Iran »

Les incidents qui opposent depuis quelques mois les deux pays sur le terrain syrien pourraient préfigurer une conflagration plus large, estime l’éditorialiste Alain Frachon dans sa chronique.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h34
   





                        



                                


                            
Chronique. Il ne faut pas se tromper de conflit. Ce qui menace le plus, sur les ruines de sept années de guerre civile en Syrie, ce n’est pas un affrontement ponctuel entre les Etats-Unis et la Russie. Américains, Britanniques et Français ont pris soin, lors de leur raid du 14 avril, de ne frapper ni les Russes ni leurs protégés iraniens. Les missiles ont visé des installations syriennes. Objectif proclamé, plus politique que militaire : empêcher la banalisation de l’arme chimique sur le champ de bataille.

Mais, dans l’immédiat, ce qui se profile, de façon plus menaçante, c’est un affrontement entre Israël et l’Iran. Une configuration stratégique générale s’installe, pas à pas, entre Américains, Russes, Iraniens et Israéliens, qui est de celles qui peuvent amener la guerre – ou ajouter la guerre à la guerre.
On sait le point de départ. Sans le soutien inébranlable de la République islamique – assistance militaire directe, aide économique et financière constante, appui politico-diplomatique permanent –, la seule intervention aérienne des Russes n’aurait pas sauvé le régime de Bachar Al-Assad. Il a fallu les deux pour venir à bout d’une insurrection armée qui, au fil des ans, s’est vue dominée par des islamistes. Aujourd’hui, les Iraniens ont besoin des Russes, mais ceux-ci dépendent de ceux-là.
Téhéran veut les dividendes de son engagement. Le régime entend disposer de bases militaires permanentes en Syrie. Israël s’y oppose : ligne rouge, casus belli. Depuis six ans, l’aviation israélienne bombarde régulièrement, en Syrie, des convois d’armements iraniens à destination du Hezbollah libanais, la milice chiite créee en 1982 par l’Iran et intégrée au système de défense de la République islamique.
Raid aérien
Depuis quelques mois, la confrontation est directe : armée israélienne contre forces iraniennes. Le 10 février, un drone iranien franchit la frontière syro-israélienne. Tsahal abat l’engin, ramasse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les législatives et la présidentielle auront lieu  en juin, prenant de court l’opposition.
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Le président turc Erdogan avance d’un an les élections pour conserver et asseoir son pouvoir

Les législatives et la présidentielle auront lieu  en juin, prenant de court l’opposition.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h52
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Les électeurs turcs se rendront aux urnes le 24 juin, a annoncé le président Recep Tayyip Erdogan, mercredi 18 avril, après des consultations avec son allié politique, Devlet Bahçeli, le dirigeant du Parti d’action nationaliste (MHP). Prévues à l’origine pour le 3 novembre 2019, les élections – la présidentielle et les législatives – ont été avancées, profitant du plaidoyer opportun du chef de file des nationalistes, selon lequel « la nation ne peut attendre ».
Démentie à plusieurs reprises par M. Erdogan, l’éventualité d’élections anticipées était dans l’air depuis plusieurs mois. Personne, pourtant, ne s’attendait au choix d’une date aussi rapprochée, et l’annonce prend par surprise les partis d’opposition, qui n’ont plus que deux mois pour se préparer au scrutin.
Meral Aksener, la « dame de fer », dissidente du MHP, qui s’est portée candidate à la présidentielle, risque de ne pas avoir le temps de consolider la base du Bon Parti, qu’elle a créé à l’automne 2017. Or tous les sondages désignent cette ancienne ministre de l’intérieur comme un adversaire susceptible de faire de l’ombre aux projets du président turc qui, malgré son association avec le camp ultranationaliste, pourrait ne pas recueillir les 51 % nécessaires à une réélection dès le premier tour.
En prenant une longueur d’avance, M. Erdogan a levé les incertitudes. Cela fait des mois qu’il est entré, de fait, en campagne électorale, sillonnant le pays meeting après meeting, tandis que des affiches géantes à son effigie ont été déployées un peu partout. Le chef de l’Etat turc a justifié sa décision sur les élections anticipées dans un discours retransmis à la télévision. « Les événements de Syrie et d’ailleurs font qu’il est urgent de passer au nouveau système exécutif, afin de prendre des mesures pour l’avenir de notre pays de manière plus ferme (…). Nous avons discuté de l’appel de M. Bahçeli avec les autorités compétentes. Nous nous sommes mis d’accord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5.
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Compte rendu

Centrafrique : la Minusca « ne cédera pas à l’intimidation » des groupes armés

Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-19T10:39:11+02:00"

        Le 19.04.2018 à 10h39






    
Un véhicule de la Minusca patrouille dans le quartier PK5 de Bangui, le 8 avril 2018.
Crédits : FLORENT VERGNES / AFP


La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a assuré mercredi qu’elle « ne cédera pas à l’intimidation » suite au regroupement d’éléments armés à Kaga Bandoro, une ville à 300 km au nord de Bangui. « La Mission ne cédera pas à l’intimidation et continuera, en toute impartialité, à assurer son mandat de protection des civils et des institutions », a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d’une conférence de presse.

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Deux groupes armés issus de l’ex-Séléka, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont tenu une réunion vendredi 13 avril à Kaga Bandoro « pour mettre en place une coordination militaire », selon une source au FPRC. « L’option de descendre sur Bangui n’est pas exclue », a déclaré à l’AFP Aboubakar Sidik Ali, chargé de communication du FPRC.
L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un autre groupe issu de l’ex-Séléka, va tenir une réunion en fin de semaine pour décider de s’associer, ou non, à cette coordination militaire. « Notre mouvement attend encore des clarifications sur les revendications et l’objectif du FPRC », a indiqué une source de l’UPC.
« Ne pas faire d’amalgame »
Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernment contre les milices qui contrôlent le PK5, quartier musulman de Bangui qui est aussi le poumon économique de la capitale.
Vladimir Monteiro a condamné « la manipulation et la désinformation sur l’objectif de cette opération ainsi que son instrumentalisation par les groupes armés, notamment le FPRC et le MPC ». « Ce n’est pas une opération qui vise les membres de la communauté musulmane, il ne faut pas faire de l’amalgame », a renchéri Ange Maxime Kazagui, ministre et porte-parole du gouvernement, lors de la conférence.

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A Cuba, « plus personne ne croit au changement »

Alors que Raul Castro quitte la présidence, les Cubains sont résignés face à l’immobilisme politique.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h38
    |

Antonia Wild (La Havane, envoyée spéciale)







                        



                                


                            

La fin de la famille Castro à la tête de l’Etat cubain ? Assis sur un banc, dans un jardin public de La Havane, Pedro (tous les prénoms ont été modifiés) secoue la tête d’un air fataliste : « Rien ne va changer, rien du tout. Vous allez voir. » Ancien médecin à la retraite, Pedro ne fait pas partie des opposants. C’est un homme de 75 ans qui respecte encore l’image de « Fidel », père de la révolution, mais constate aujourd’hui que « rien ne marche » dans son pays. Pour lui, comme pour la plupart de ses compatriotes, l’élection qui devait avoir lieu à l’Assemblée nationale cubaine, jeudi 19 avril, relève de la pure formalité.
Raul Castro, dernier représentant politique de la famille qui a exercé son emprise sur l’île depuis près de soixante ans, quittera la présidence tout en conservant la direction du Parti communiste. Miguel Diaz-Canel, candidat unique à cette succession, devrait alors devenir le premier président de l’ère post-Castro.
« Un cauchemar »
Vue de l’extérieur, la passation de pouvoir est perçue comme la fin d’une dynastie, donc d’une histoire, qui a marqué le monde. Mais pour la majorité des Cubains, rien ne finit, donc rien ne commence. Peu importe le nom du dirigeant, c’est toujours le même système qui perdure. « En 2006, explique Pedro, Fidel a cédé la place à son frère Raul. On a pensé que la situation évoluerait, mais tout est resté figé. Puis Fidel est mort en 2016 et les choses n’ont toujours pas bougé. Depuis, plus personne ne croit au changement. » Englués dans leurs problèmes quotidiens, les Cubains oscillent entre colère et résignation face à un immobilisme qui semble ne jamais devoir cesser.

Avec des mots très simples, c’est ce qu’exprime Jonas, cantonnier d’une petite ville à 300 kilomètres au sud de La Havane. « Je suis né en 1980, je n’ai jamais connu d’autre politique que celle-là et je crois que je ne verrai rien de nouveau jusqu’à ma mort. » Il parle en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La décision, qui concerne l’Etat indien du Maharashtra, 115 millions d’habitants, est contestée en justice par les industriels.
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Bombay et sa région interdisent le plastique non réutilisable

La décision, qui concerne l’Etat indien du Maharashtra, 115 millions d’habitants, est contestée en justice par les industriels.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h32
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Il ne fait pas bon se promener avec du plastique à Bombay en ce moment. Depuis le 23 mars, sur décision du gouvernement du Maharashtra, dont la mégapole d’environ 21 millions d’habitants est la capitale, il est interdit de fabriquer, de vendre mais aussi de posséder et d’utiliser le plastique non réutilisable sous forme de sac, gobelet, assiette, fourchette, cuiller, paille, bouteille d’un volume inférieur à un demi-litre, et décorations en tout genre qu’affectionnent les hindous pour leurs fêtes religieuses. Tout contrevenant est passible d’une amende comprise entre 5 000 et 25 000 roupies (de 61 et 308 euros). Voire, dans le pire des cas, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois mois de prison.

Les sanctions ne sont pas encore appliquées, principe de réalité oblige. Mais les industriels de la filière plastique s’insurgent, estimant que cette mesure pourrait faire disparaître huit mille entreprises et deux millions d’emplois. Leurs fédérations professionnelles ont déposé des recours en référé devant la Haute Cour de Bombay, laquelle a décidé, vendredi 13 avril, de suspendre le dispositif pour trois mois. Les autorités régionales ont été sommées de trouver une solution moins radicale pour éradiquer ce que beaucoup reconnaissent être un vrai fléau. Certaines marchandises, comme les bouteilles de faible contenance, pourraient être exclues de l’interdiction.
Efforts de nettoyage
La population du Maharashtra (115 millions d’habitants) utilise chaque jour 12,5 millions de bouteilles en plastique non recyclable et produit, en tout, 1 200 tonnes de déchets en plastique. Selon une étude publiée en 2014 par la revue américaine Public Library of Science Journal, 1 300 milliards de morceaux de plastique flottent à la surface de l’océan Indien. Ces chiffres effrayants ont été récemment illustrés par deux faits divers qui ont marqué fortement les esprits.
En février, des vétérinaires de Patna, dans l’Etat du Bihar, ont annoncé avoir...




                        

                        

