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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.
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Energies renouvelables : la Cour des comptes critique les dispositifs de soutien public

Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 19h04
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Trop cher, pendant trop longtemps, pour un impact inférieur aux objectifs souhaités : la Cour des comptes s’est penchée, à la demande du Sénat, sur le soutien public aux énergies renouvelables.
Dans un rapport rendu public mercredi 18 avril, la Cour estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables. Si les magistrats reconnaissent que la transition énergétique est un exercice difficile à mettre en œuvre, ils estiment que les pouvoirs publics devraient être plus vigilants sur la « rationalité économique » des décisions prises et sur le « bon usage des deniers publics ». 
Un coût élevé, loin des objectifs affichés. « Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes note « un décalage persistant au regard des objectifs affichés ». Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur (essentiellement le solaire et l’éolien) à 5,3 milliards d’euros en 2016, dont 4,4 milliards pour les éoliennes électriques.

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Pour favoriser le développement de la filière, l’Etat a mis en place un système de soutien public, en partie payé par les consommateurs sur leur facture d’électricité, qui consiste à racheter l’électricité à un tarif décidé à l’avance. Or ce tarif est très supérieur au prix du marché, et les engagements courent sur vingt ans. La Cour des comptes s’inquiète donc de coûts qui vont continuer à augmenter au fur et à mesure du développement de la filière... et persister dans la durée.
A titre d’exemple, les garanties accordées avant 2011 pour le solaire photovoltaïque représenteront 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, pour une production qui équivaut à 0,7 % du mix électrique.
La part des renouvelables dans la consommation d’énergie est certes passée de 9,2 % en 2005 à 15,7 % en 2016, mais l’objectif de la France est de porter à cette part à 23 % dès 2020. Un objectif qui a très peu de chances d’être atteint.

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Une focalisation trop importante sur l’électricité. La Cour souligne que ce soutien public bénéficie essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.
A titre de comparaison, le soutien aux renouvelables électriques a coûté 4,4 milliards d’euros en 2016, contre 689 millions pour les renouvelables thermiques. Or, souligne la Cour, c’est précisément ce type de soutien qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de CO2 de la France.
La Cour souligne ainsi la difficulté pour la France de courir deux lièvres à la fois dans sa politique énergétique : remplacer une partie de la production nucléaire par des renouvelables électriques et par ailleurs lutter contre le changement climatique en soutenant les renouvelables thermiques.
Un besoin de transparence démocratique. Les magistrats soulignent également la nécessité d’une « stratégie énergétique plus concertée et cohérente ». Le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour. Elle propose de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.
Enfin, la Cour préconise également de créer un comité sur le modèle du conseil d’orientation des retraites chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le déstockage est réclamé par les élus locaux et les associations environnementales qui craignent une pollution de la nappe phréatique née d’un ennoyage de la mine.
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L’Etat ouvre la porte à un déstockage des déchets toxiques de Stocamine

Le déstockage est réclamé par les élus locaux et les associations environnementales qui craignent une pollution de la nappe phréatique née d’un ennoyage de la mine.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h47
   





                        



   


C’est un choix polémique sur lequel l’Etat pourrait revenir. Les déchets dangereux de l’ancien centre souterrain Stocamine à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, pourraient être déstockés, selon un communiqué de la préfecture du Haut-Rhin. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, va commander une « étude sur la faisabilité d’un déstockage intégral des déchets, hors le bloc 15 », ont annoncé dans un communiqué commun le préfet du Haut-Rhin et plusieurs élus locaux mardi 17 avril.
Le centre de stockage de déchets dangereux non radioactifs Stocamine a ouvert en 1998 mais a dû interrompre son activité au bout de quatre ans, en septembre 2002, à la suite d’un incendie. Depuis, la polémique sur le devenir des 44 000 tonnes de déchets bloquées 500 mètres sous terre dans d’anciennes galeries de mines de potasse est incessante, du fait des risques potentiels sur l’environnement.

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Année de réflexion
Le déstockage est réclamé par les élus locaux, les anciens mineurs et les associations environnementales. Il écarterait, selon eux, le risque de pollution de l’eau de la nappe phréatique – l’une des plus grande d’Europe – née d’un ennoyage de la mine.
L’Etat a jusqu’alors retenu la solution opposée, celle du confinement définitif des déchets, exception faite d’un peu plus de 2 200 tonnes contenant, entre autres, du mercure. Autorisé pour une durée illimitée par un arrêté préfectoral du 23 mars 2017, le confinement est défendu par l’ancien exploitant, les Mines de potasse d’Alsace (MDPA), au motif de l’instabilité du terrain minier, qui rend déjà inaccessible une partie des galeries du bloc 15.
Selon France Bleu, les travaux devaient se terminer en 2024, mais des parlementaires alsaciens ont récemment lancé une mission parlementaire destinée à évaluer les meilleures solutions pour préserver la nappe phréatique.
Nicolas Hulot a décidé que l’année 2018 serait « mise à profit » pour approfondir quatre aspects du dossier, notamment la question du délai de quinze ans mis en avant par les Mines de potasse d’Alsace pour remonter l’ensemble des déchets hors bloc 15 et celle de l’inventaire des éléments disponibles sur le contenu effectif des colis de déchets stockés. Si le délai se révélait « significativement inférieur à quinze ans », le communiqué précise que la question de remonter ces déchets sans risque « se poserait différemment ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ De Creve Coeur à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, plongée dans le fief de la multinationale de l’agrochimie Monsanto Chemical Works.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une bactérie modifiée pour s’attaquer plus rapidement à un type de plastique viendra-t-elle sauver les océans et réparer les bêtises des humains ?
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L’enzyme dévoreuse de plastique, une idée pas si fantastique ?

Une bactérie modifiée pour s’attaquer plus rapidement à un type de plastique viendra-t-elle sauver les océans et réparer les bêtises des humains ?



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 19h02
    |

                            Claire Courbet








                        



Pouf, une seconde passe. Et avec elle, 634 000 kg de déchets viennent de rejoindre les océans et menacer la faune et la flore marines. Quelques projets ont été pensés pour tenter de réduire la quantité de déchets plastique dans les océans, comme une machine inventée par un ingénieur néerlandais. En attendant la réalisation ou la massification de ces derniers, la mare de plastiques continue de prendre de l’avance. Le mois dernier, la revue Scientific Reports, estimait l’aire de la plus grande décharge de plastique des océans à 1,6 million de kilomètres carrés, soit trois fois la France métropolitaine.
Une découverte scientifique pourrait changer la donne. Des chercheurs américains et britanniques ont, par inadvertance – mais ce n’est qu’un détail –, développé une enzyme qui serait capable de détruire du plastique en un temps record. Issus de l’université britannique de Portsmouth et du Laboratoire national des énergies renouvelables du ministère à l’énergie américain, ils travaillaient sur une bactérie découverte au Japon il y a quelques années, l’Ideonella sakaiensis, qui se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène (PET) qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique. L’objectif de l’équipe était de comprendre le fonctionnement de l’une de ses enzymes appelée PETase. Mais leurs expérimentations ont débouché sur une enzyme beaucoup plus efficace que la PETase naturelle.
Les scientifiques s’activent désormais à en améliorer les performances dans l’espoir de pouvoir un jour l’utiliser dans un processus industriel de destruction des plastiques. L’espoir est donc permis : bientôt la science viendra à la rescousse des océans. Bientôt, une minuscule enzyme viendra réparer les erreurs accumulées de milliards d’humains. A la lecture de ces lignes, vous craignez que ce soit quelque peu exagéré ? Que cette découverte se transforme en une porte ouverte au laisser-aller ? Ou un moyen de se dédouaner tout trouvé pour ceux qui préfèrent jeter leurs bouteilles en plastique à la mer plutôt que leurs vieilles habitudes ? Eh bien le quotidien suisse Le Temps, aussi.
Selon un éditorial publié mardi 17 avril, « la nature travaille à un rythme souvent incompatible avec la frénésie consumériste des êtres humains ». Le quotidien rappelle que l’enzyme de base met six semaines à grignoter un film de PET de 2 cm et que celle qui est modifiée travaille certes plus vite, mais jamais que 20 % de fois plus rapidement. Un chiffre qu’avait balayé de la main le professeur à la tête de l’étude, John McGeehan. « C’est une petite amélioration, mais ce n’est pas la question, déclarait-il ainsi auprès du Guardian, c’est incroyable parce que ça nous dit que l’enzyme n’est pas encore à son maximum. Cela nous permet d’utiliser toute la technologie utilisée dans d’autres développements enzymatiques pendant des années et des années et de fabriquer une enzyme ultrarapide. » 
Pourtant Le Temps l’assure, cette récente découverte ne sauvera pas les océans du plastique qui les gangrène. Pis, « elle risque de faire croire, à tort, qu’il est possible de continuer à consommer du plastique au rythme actuel, puisque des inventions vont toujours nous sauver la mise », et peut inciter les gens à « se bercer d’illusions en espérant qu’une enzyme, un bateau éboueur, des barrages géants ou toute autre technologie nous débarrasseront rapidement de cette pollution ». 

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Benoît Assemat, inspecteur général de santé, explique dans une tribune au « Monde » que la résurgence des scandales alimentaires est due au cloisonnement des services de contrôle, au niveau national.
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édition abonné


Sécurité alimentaire : « Les autorités de contrôle ne se sont pas adaptées »

Benoît Assemat, inspecteur général de santé, explique dans une tribune au « Monde » que la résurgence des scandales alimentaires est due au cloisonnement des services de contrôle, au niveau national.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h00
    |

Benoît Assemat (Conseiller sécurité sanitaire à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice/INHESJ)







                        



                                


                            

Tribune. La confiance de nos concitoyens dans leur alimentation s’érode un peu plus à chaque nouvelle crise. Le baromètre annuel de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) montre que les risques liés à l’agriculture et à l’alimentation sont globalement perçus par les Français comme étant élevés. Ils ont par ailleurs faible niveau de confiance dans l’action des autorités de contrôle.
La commission d’enquête parlementaire chargée de tirer les enseignements de l’affaire Lactalis doit permettre d’analyser le fonctionnement des systèmes de contrôle et de proposer une gouvernance plus efficace du dispositif de sécurité sanitaire de la chaîne agroalimentaire.
Cette situation n’est pas liée à une dégradation de la sécurité de la chaîne agroalimentaire. Elle s’explique par notre rapport intime à l’alimentation, avec une conséquence particulière au regard des autres biens de consommation : le fait d’avoir été trompé sur la qualité ou les caractéristiques d’un aliment suscite toujours une forte indignation et ravive un sentiment de défiance de la part de nos concitoyens.
« En tuyau d’orgue »
Or, les scandales alimentaires sont de plus en plus fréquents. Comment l’expliquer ? La raison principale est simple : les filières alimentaires sont devenues un terrain favorable au développement de nouvelles formes de délinquance. La pression toujours plus forte sur les prix et la complexification des circuits commerciaux, dans le cadre d’une mondialisation des échanges de matières premières agricoles, permettent à des opérateurs peu scrupuleux de gagner beaucoup, tout en prenant peu de risques.
Le dernier rapport de l’OCDE sur le commerce des biens de contrefaçon montre que le secteur alimentaire fait partie, avec l’électronique et les médicaments, des trois secteurs clairement ciblés par le crime organisé. Dans ce nouveau contexte, la sécurité de la chaîne alimentaire ne peut être assurée qu’en associant aux enjeux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La thématique de l’environnement a le vent en poupe dans le monde de la gestion collective, selon une étude de Novethic. Elle reste cependant très marginale
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Les fonds de placement se mettent au vert

La thématique de l’environnement a le vent en poupe dans le monde de la gestion collective, selon une étude de Novethic. Elle reste cependant très marginale



Le Monde
 |    18.04.2018 à 14h13
    |

            Joël Morio








                        



   


Les encours des sicav et des fonds communs de placement (FCP) « verts » ont fortement progressé (49 %) entre 2016 et 2017 en Europe, selon une étude de Novethic, un cabinet d’expertise spécialisé dans la finance durable, rendue publique mercredi 18 avril. Ils s’élevaient à la fin 2017 à 32,2 milliards d’euros.
La croissance de ces produits privilégiant les thématiques environnementales s’accélère après les effets de la crise financière de la fin des années 2000, qui avait eu pour conséquence le tassement des en-cours et du nombre de fonds commercialisés. Elle est quatre fois plus importante que celle de l’ensemble des fonds du Vieux Continent.

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La progression des en-cours des produits de placement verts s’explique par un effet de performance (10,3 % en moyenne sur un an) pour un volume de 3 milliards d’euros, mais surtout par une collecte qui a atteint 7,2 milliards en d’euros en 2017. « Malgré cette croissance, ces produits ne représentent que 0,3 % des en-cours de sicav et de FCP en Europe », pointe toutefois Dominique Blanc, directeur de la recherche de Novethic.
Le marché des fonds verts est porté par les pays pionniers de l’investissement responsable comme la France (32 % des en-cours) et la Suisse (30 %), qui a développé très tôt une offre environnementale. A l’inverse, l’Allemagne a pris un certain retard dans ce domaine avec seulement 7 % des en-cours, soit le poids des Pays-Bas ou de la Suède.
Attractivité croissante
Le suisse Pictet et les français BNP Paribas et, dans une moindre mesure, Amundi gèrent à eux seuls plus du tiers des fonds verts. Cependant, la présence de l’anglo-saxon BlackRock, ou celle du belge KBC AM, dont le fonds KBC Eco Fund Water a collecté à lui seul 280 millions d’euros, montre que la thématique environnementale a le vent en poupe chez les gérants de fonds.
« Nos analyses du marché des fonds verts européens nous permettent de mesurer l’attractivité croissante de produits financiers qui permettent d’intégrer une dimension environnementale dans sa stratégie d’investissement », souligne Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. « On peut constater l’impérative nécessité de donner plus d’ampleur à ce type de placements pour répondre à la demande croissante non seulement des investisseurs institutionnels mais aussi des épargnants soucieux de contribuer au financement de la transition de l’Union européenne vers une économie bas carbone. »

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A la fin 2017, la thématique de l’eau représentait 11,3 milliards d’euros, suivie de celle de l’environnement (10,5 milliards d’euros), puis de celle du climat (3,9 milliards d’euros). Les fonds dits « low carbon » ont, quant à eux, atteint 2,7 milliards d’euros. Leurs en-cours ont presque doublé en un an grâce à une forte collecte.
Cependant, ces produits misent sur les sociétés ayant la meilleure pratique en ce qui concerne les émissions de carbone, pas forcément les moins polluantes…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Nicolas Hulot doit présider la rencontre entre la préfète et les zadistes sur la question des régularisations, mercredi 18 avril.
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Reprise du dialogue à Notre-Dame-des-Landes

Nicolas Hulot doit présider la rencontre entre la préfète et les zadistes sur la question des régularisations, mercredi 18 avril.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 11h50
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



   


La marge de négociation est extrêmement serrée. Désireux de ne pas s’embourber dans la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, l’Etat commence ce qui semble être une médiation de la dernière chance. La préfète de Loire-Atlantique doit recevoir à Nantes mercredi 18 avril une délégation de la ZAD, et les représentants d’associations antiaéroport. Signe de l’urgence à renouer le dialogue, l’exécutif a décidé de dépêcher Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique, pour présider la rencontre qui portera essentiellement sur la question des régularisations.
Le compte à rebours a débuté. ­Dimanche 15 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a sommé les zadistes – ces militants anticapitalistes ayant investi dès 2008 le bocage nantais pour le protéger et y développer des projets de vie alternatifs – d’entrer en voie de régularisation et de déclarer, à titre individuel, les activités qu’ils souhaitent mener sur la zone. Faute de quoi, « à l’issue du délai du 23 avril, a précisé le chef de l’Etat, tout ce qui doit être évacué sera évacué ».
« Laisser les chemins accessibles »
Une première vague d’expulsions, lancée le 9 avril, a donné lieu à ­quatre journées d’affrontements d’une rare violence qui ont fait d’innombrables blessés, tant du côté des gendarmes que dans les rangs des zadistes. Vingt-neuf squats, sur 97 recensés, ont été démolis. L’opération n’a rien réglé. Bien au contraire. Elle a ranimé le mouvement de soutien en faveur des zadistes et de leur projet de vie.
Près de 250 personnes sont installées durablement dans la ZAD, en dehors des « renforts » arrivés récemment en réaction aux expulsions. Stricto sensu, la grande majorité demeure hors la loi. Hormis quatre agriculteurs historiques réclamant la rétrocession de leurs terres expropriées, l’Etat ne recense que « 33 conventions d’occupation temporaire de parcelles », négociées avec des personnes ­dûment identifiées.
La préfète de région et de Loire-Atlantique, Nicole Klein, enjoint les zadistes de remplir un formulaire simplifié, élaboré par ses services, qui constitue une « amorce indispensable au processus de régularisation ». « Je n’ai pas changé de discours, énonce Mme Klein. Les occupants de la ZAD doivent décliner identités et projets agricoles ou para-agricoles avant la date du 23 avril. » La représentante de l’Etat a l’intention de « rappeler les conditions de projets agricoles sur la zone » : adhérer à la Mutualité sociale agricole, « payer son eau et son électricité, laisser les chemins accessibles à tous ». Geste d’ouverture : les personnes expulsées peuvent envisager une installation sur d’autres parcelles.
De prime abord, le dialogue paraît mal emmanché : la date couperet du 23 avril relève du « chantage par la terreur », estime un porte-parole de la ZAD. « On parle de main tendue, mais c’est surtout un revolver que l’on pose sur notre tempe », cingle Michel, 34 ans, dont l’habitat, baptisé la ferme des « 100 noms », a été rasé au cours de l’intervention des forces de l’ordre. Dominique Fresneau, coprésident de l’Acipa, principale association ayant lutté contre le projet d’aéroport, use de la même image, et parle de « compte à rebours infernal ».

   


Mais c’est surtout l’individualisation des demandes de régularisation exigée par l’Etat qui fait débat. « On est prêts à défendre un projet collectif étayé par des démarches individuelles, mais il faut comprendre que la ZAD a bâti sa force, son originalité, sur les notions de collectif et de solidarité. Ici, tous les projets sont reliés les uns aux autres, interconnectés », explique Dominique Fresneau.
Un « Camille », prénom générique décliné à l’envi par les zadistes, confie sa « peur de voir l’Etat opérer une sélection dans les projets individuels », et pointe : « On sent comme une logique de vengeance de la part du gouvernement, comme s’il digérait mal sa décision d’abandonner l’aéroport, et comme s’il voulait à tout prix écraser toute forme d’existence en dehors du monde libéral ou du statut d’autoentrepreneur. » « Est-ce que le cadre individualiste laisse une place à des projets autres qu’agricoles ? », s’inquiète un autre camarade. « Cette histoire de noms a une connotation policière pour les habitants de la ZAD, confie Marcel Thébault, agriculteur historique. En déposant des projets individuels, certains ont peur de se désolidariser du groupe. Au moins quatre personnes se sont déclarées auprès de la Mutualité sociale agricole, d’autres sont prêtes à franchir le pas. Mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’ici une personne menant un projet individuel prête souvent ses terres à des copains. »

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« Le problème, c’est qu’il y a des gens qui revendiquent d’être en dehors de tout système, fustige Jacques Lemaître, président de la chambre départementale d’agriculture. Mais la création d’une grande communauté, sans dirigeant identifié, c’est impossible. Si tout le monde s’appelle Camille, on va où ? Ce serait le grand bazar, sans aucun responsable s’il survient un pépin, en matière de sécurité sanitaire par exemple. »
« Ce qui est sûr, dit Sarah, bergère de 29 ans, c’est que la vie d’un territoire rural ne se résume pas qu’à ses paysans. La richesse de la ZAD, c’est la somme de tout un tas de projets agricoles, artisanaux, sociaux, culturels qui se sont inventés ici, et il faut les préserver. »« Le formulaire de la préfecture ne peut pas fonctionner pour tout le monde, reprend M. Thébault. Il faut accepter l’idée qu’un village rural compte des personnes sans emploi. Et puis il y a aussi des gens qui s’engagent bénévolement. On a la chance d’avoir une bibliothèque qui fait venir des auteurs importants. Il suffit d’un peu de bon sens pour admettre que ce projet-là est intéressant. »
Les discussions entre la préfète et les occupants de la ZAD s’annoncent tendues, mais chaque camp veut croire en « une possible avancée ». « On n’est pas idiots, il y a des lignes qui peuvent bouger, indique un autre “Camille”. On a compris qu’il fallait faire évoluer nos positions et réfléchir à différents “cadres” permettant aux uns et autres de rester. Mais on veut avoir des garanties, trouver une forme qui n’exclut personne et qui n’étouffe pas notre volonté de porter des projets collectifs et solidaires. »
« Lâcher du lest »
« Il faut lâcher du lest de part et d’autre, affirme M. Thébault. Si on ne parvient pas à un accord, on saute tous dans le gouffre. » Mme Klein note que « les messages délivrés vont dans le bon sens », mais insiste : la convention d’occupation collective des terres, rêvée par les habitants de la ZAD, « n’est pas une forme qui cadre avec le droit, il faut une convention personnalisée ». « A l’origine de toute coopérative ou de tout GAEC [groupement agricole d’exploitation en commun], il y a des individus, parfaitement déclarés, qui s’engagent dans une démarche collective », abonde M. Lemaître.
La préfète est prête « à enchaîner les réunions toute la semaine » pour un dénouement pacifique : « Emmanuel Macron a dit qu’il y aura une intervention “si”… Je travaille pour empêcher ce “si”. »



                            


                        

                        


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A Notre-Dame-des-Landes : « On a l’impression d’être dans une région en guerre »

Autour de la ZAD, les habitants sont excédés de vivre au rythme des opérations des forces de l’ordre et des barricades.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 11h23
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

Survols d’hélicoptères, tirs de grenades lacrymogènes, barrages de gendarmes, routes coupées, la vie de nombreux riverains de Notre-Dame-des-Landes a viré au cauchemar depuis le 9 avril, début des opérations d’évacuation de la ZAD.
Si les centres-villes des communes sont éloignés des zones d’affrontements survenus la semaine passée, plusieurs hameaux nichés à la lisière de la ZAD ont été aux premières loges de ces journées d’extrême tension. Une trentaine de foyers ont momentanément été décrochés du réseau d’électricité. Le prestataire Enidis a réagi en installant des groupes électrogènes, mais certains riverains n’ont pu être immédiatement alimentés du fait de la présence de barricades.
« J’ai vécu au régime sandwich gobé à la chandelle », témoigne un habitant qui s’agace : « Ma femme est à bout de nerfs. On sent les gaz lacrymogènes jusque dans notre jardin. On se fait contrôler sans cesse. On est réveillé par le bruit de l’hélico qui tourne dès 6 h 30 du matin. Dans ces moments-là, on a l’impression d’être dans une région en guerre. » Un autre riverain confie son « ras-le-bol de vivre avec des barricades vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Toutes ces routes bloquées, ça ne peut pas s’éterniser. Il va quand même falloir que l’on puisse très vite retrouver notre liberté de mouvement. » Eprouvés par la fermeture de la route départementale 281 depuis six ans, les commerçants du bourg de la Paquelais, commune de Vigneux, se retrouvent « dans un cul-de-sac », selon l’expression utilisée par l’une des porte-parole de ces commerçants. « En huit mois, on a perdu notre boulangerie, notre bureau de tabac-presse et notre pharmacie, alors que les commerces sont viables, car il y a de nouveau lotissements », se désole la responsable.
« Rancœurs entre habitants »
Sitôt la date de l’opération des forces de l’ordre révélée par les médias, la charcuterie Allain a vu son activité fondre de 30 % :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ A l’issue d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, présidée par Nicolas Hulot, les opposants ont déploré qu’« aucune ligne n’[ait] bougé ». Le ministre les a appelés à « ne pas rentrer dans une spirale de violence ».
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Notre-Dame-des-Landes : Hulot appelle les opposants à « saisir la main du gouvernement »

A l’issue d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, présidée par Nicolas Hulot, les opposants ont déploré qu’« aucune ligne n’[ait] bougé ». Le ministre les a appelés à « ne pas rentrer dans une spirale de violence ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h51
   





                        



   


Les négociations s’annonçaient compliquées, chacun campant sur ses positions. Deux heures et demi de négociations entre l’Etat et les occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) n’auront pas suffi pour trouver une issue au conflit.
« Aucune ligne n’a bougé » sur le dossier des régularisations, a affirmé une délégation d’opposants à l’ex-projet d’aéroport, au sortir d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, présidée par le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot. Ils déplorent que « malheureusement, le gouvernement [soit] toujours sur la même ligne » et que « rien n’[ait] changé ». « On ne cherche pas du tout à rester dans l’anonymat, c’est un faux problème », ont-ils également affirmé.
« Il n’ y a pas d’autre issue que de saisir la main du gouvernement », a de son côté estimé M. Hulot, faisant part d’un « sentiment de tristesse et de gâchis d’une situation qui ne devrait pas prendre cette tournure ». « Ne ratons pas la dernière étape, ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie. Et passons à une autre étape », a exhorté le ministre.
Trois mois après l’abandon du projet d’aéroport, cette réunion cruciale qui se tenait à la préfecture de Nantes visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d’opérations de gendarmerie sur le site de 1 650 hectares, marquées par des heurts entre opposants et forces de l’ordre.

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Un délai fixé au 23 avril
Nicolas Hulot a réitéré lors de cette réunion l’ultimatum fixé par le gouvernement aux opposants, qui ont jusqu’au 23 avril pour se régulariser en remplissant une déclaration d’intention.
Marcel Thébault, l’un des quatre agriculteurs historiques de Notre-Dame-des-Landes et membre de la délégation, a regretté que le gouvernement n’ait pas proposé de « recul du délai ni quoi que ce soit ». « On avait l’idée de venir voir comment les choses bougeaient pour avoir du grain à moudre et chercher la sérénité », a-t-il observéà l’issue de la réunion.
La délégation reçue en préfecture, qui était composée de huit opposants à l’ex-projet d’aéroport, dont trois représentants de la ZAD, doit faire « un retour » mercredi soir lors d’une assemblée réunissant les diverses composantes du mouvement anti-aéroport.
A l’Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a répété mercredi que « les occupants illégaux » qui ne régulariseront pas rapidement leur situation « quitteront les lieux » à Notre-Dame-des-Landes, car « force doit rester à la loi ». Vingt-neuf squats ont été détruits dans les premiers jours des opérations d’expulsion. Les forces de l’ordre poursuivaient mercredi, au dixième jour des opérations de gendarmerie dans la zone, les opérations de déblaiement des deux axes routiers traversant la ZAD, notamment des barricades érigées chaque nuit par des zadistes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le géant pétrolier a signé un accord pour acquérir 74 % du plus gros des fournisseurs alternatifs d’électricité pour 1,4 milliard d’euros.
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Total va acheter Direct Energie et veut bousculer le marché de l’électricité

Le géant pétrolier a signé un accord pour acquérir 74 % du plus gros des fournisseurs alternatifs d’électricité pour 1,4 milliard d’euros.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 08h20
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 12h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Nouveau bouleversement dans le marché de l’électricité : quelques mois après avoir lancé une offre destinée aux particuliers, le géant pétrolier Total a annoncé, mercredi 18 avril au matin, l’acquisition à venir de Direct Energie, le plus gros des fournisseurs alternatifs d’électricité et de gaz. Concrètement, Total va acheter 74 % de Direct Energie pour 1,4 milliard d’euros auprès de ses principaux actionnaires.
Numéro trois du marché de l’électricité et du gaz en France derrière EDF et Engie (ex-GDF Suez), Direct Energie est actuellement valorisé en Bourse à 1,45 milliard d’euros.
Total lancera ensuite une offre publique obligatoire sur les actions restantes cotées en Bourse, au même prix de 42 euros par action. Un prix assez avantageux, puisqu’il valorise Direct Energie à hauteur de 12,5 fois son bénéfice 2018 avant impôt.
Le conseil d’administration de Direct Energie a approuvé cette opération à l’unanimité, mardi 17 avril, et devrait recommander aux actionnaires restants de vendre leur participation.
L’opération devrait être effective avant la fin de l’année 2018. Le groupe n’a pas encore décidé s’il conserverait la marque Direct Energie ou si toutes les activités allaient être intégrées sous l’étiquette Total. « Il n’y aura qu’une seule marque à la fin », a expliqué au Monde Patrick Pouyanné.

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Pour le PDG de Total, cette opération « s’inscrit dans la stratégie du groupe d’intégration sur l’ensemble de la chaîne de valeur du gaz-électricité ». M. Pouyanné a proposé à Xavier Caïtucoli, le PDG de Direct Energie, de prendre la tête du nouvel ensemble et assure qu’il n’y aura aucune destruction d’emplois. « C’est plutôt l’inverse », plaide le patron de Total, « on va plutot créer des emplois ». 
Viser plus de 6 millions de clients en France
M. Pouyanné, qui a préparé ce rachat ces dernières semaines en discutant directement avec l’un des actionnaires principaux de Direct Energie, Jacques Veyrat, ne fait pas mystère, depuis plusieurs mois, de la volonté de Total de s’imposer comme un acteur majeur sur le marché de l’électricité. « On veut aller de la pompe à la prise », explique souvent le patron de Total, qui aime à répéter que « la demande de demain sera aussi électrique ».
Après le rachat du fournisseur d’électricité belge Lampiris, en 2016, Total a lancé, en septembre 2017, une offre nommée Total Spring. La stratégie : des offres à un prix inférieur à celui d’EDF avec une dimension « verte », puisqu’il s’agit d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. En l’annonçant, le PDG de Total avait clairement affiché son ambition : « On veut convaincre trois millions de clients rapidement », expliquait-il à l’époque.
Avec cette acquisition, Total passe de 1 % à 7 % de part du marché de l’électricité
Le rachat de Direct Energie s’intègre totalement dans cette stratégie : le plus grand des fournisseurs alternatifs compte 2,7 millions de clients, qui viennent donc s’ajouter aux quelque centaines milliers de clients de Total Spring. Le groupe nouvellement constitué annonce désormais sa volonté de viser plus de 6 millions de clients en France et plus de 1 million de clients en Belgique à l’horizon 2022.

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« On devient le plus gros fournisseur alternatif en France », se réjouit M. Pouyanné, qui rappelle qu’avec cette acquisition, Total passe de 1% de part du marché de l’électricité à 7 %.
Dans un marché de l’électricité encore largement dominé par EDF, la concurrence s’est accrue ces derniers mois, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux acteurs, comme Total ou CDiscount. Leur objectif commun : faire décrocher des clients historiques d’EDF, qui détient encore 83 % d’abonnés, soit plus de 26 millions de ménages.
Promesse de baisse des prix
L’opérateur historique perd 100 000 clients par mois, selon les chiffres de la Commission de régulation de l’énergie, et c’est bien cette cible que les concurrents visent. Au lancement de Total Spring, Patrick Pouyanné expliquait vouloir « réveiller les dormeurs ».
Mais la tâche s’avère plus difficile que prévu. Les Français connaissent mal le marché de l’électricité et changent surtout de fournisseur lorsqu’ils déménagent. Direct Energie a mis quatorze ans à construire laborieusement son portefeuille de clients.
Total, comme ses principaux rivaux, a décidé d’attaquer le marché en promettant des baisses de prix importantes à ses futurs clients. Mais sa filiale Total Spring a été épinglée, vendredi, par l’association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV), qui l’a assignée en justice – ainsi qu’Engie et CDiscount – pour « pratiques commerciales trompeuses ». 

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Avec cette transaction, Total se renforce également dans la production d’électricité. Direct Energie a investi depuis plusieurs années dans des centrales électriques à gaz et des parcs éoliens, à travers sa filiale Quadran. Direct Energie a d’ailleurs une centrale électrique en construction à Landivisiau (Finistère) – qui est soumise à une forte opposition locale.
Cette capacité de production viendra renforcer les investissements récents réalisés par Total dans le solaire : le groupe pétrolier a, en septembre 2017, pris une participation de 23 % dans le français EREN Renewable Energy, et devrait en prendre le contrôle à terme. Il possède aussi le fabricant américain de panneaux solaires, SunPower.

Les chiffres
1,4 milliard
C’est, en euros, le prix auquel Total achète 74 % de Direct Energie, qui est le numéro trois du marché de l’électricité et du gaz en France derrière EDF et Engie (ex-GDF Suez).
42
C’est, en euros, le prix par action proposé par le pétrolier pour acquérir les titres, soit une prime de 30 % par rapport au cours de clôture du mardi 17 avril. Une offre de rachat sur le restant des actions, au même tarif, va être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers.
2,7 millions
C’est le nombre de clients, qui vont s’ajouter au million de Total Spring. Le nouvel ensemble vise plus de 6 millions de clients en France et quelques centaines de milliers de clients en Belgique à l’horizon 2022.
83 %
C’est la part des abonnés que détient EDF sur le marché de l’électricité, soit plus de 26 millions de ménages.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Notre journaliste s’est rendue à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, pour découvrir les coulisses de cette entreprise à la stratégie de communication très élaborée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/04/2018
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Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie

Notre journaliste s’est rendue à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, pour découvrir les coulisses de cette entreprise à la stratégie de communication très élaborée.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h09
    |

            Marie-Béatrice Baudet (Saint-Louis, Missouri, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Aucun dragon en vue dans le ciel bleu azur. L’antre du « diable » semble bien calme en cette fin d’hiver. Les pelouses vert tendre et l’eau qui s’écoule en douces cascades donnent même des allures de jardin japonais au siège américain de Monsanto, à Saint-Louis, dans le Missouri. On ne s’attendait pas à une telle sérénité. L’exécrable réputation de la multinationale spécialiste des pesticides et des OGM, surnommée « MonSatan » par les militants écologistes, renvoie plutôt à des caricatures effrayantes, comme celles de la sorcière qui tend une pomme empoisonnée à Blanche Neige, ou du docteur Frankenstein affairé dans son laboratoire les nuits de pleine lune. Et puis, a-t-on idée d’installer son QG, aussi zen soit-il, dans une localité au nom ­angoissant de Creve Cœur ? L’imagination s’égare vite mais, sur place, le réel peut reprendre ses droits.
Le voyage ne fut pas simple à organiser : la firme présidée par Hugh Grant se méfie du Monde. En mars 2017, le journal a commencé à révéler le contenu des « Monsanto Papers », des milliers de pages de documents internes rendus publics par la justice américaine dans le cadre de procès en cours. On y apprend comment la compagnie a entrepris de dénigrer l’agence des Nations unies contre le cancer qui, le 20 mars 2015, au contraire des institutions réglementaires européennes, a classé le glyphosate, le pesticide le plus utilisé de la planète et commercialisé par l’entreprise sous la marque Roundup, « cancérogène probable » pour l’être humain. Ni démenti ni droit de réponse ne seront envoyés à la rédaction. Juste un lourd silence.
Vivre caché pour commercer heureux
Idéalement, le groupe de Saint-Louis aimerait vivre caché pour commercer heureux, mais son rachat d’ici à juin par l’allemand Bayer ne lui en laisse guère le loisir – business is business. La fusion devrait préserver les marges des deux mastodontes, alors que les prix agricoles restent bas. Autorisée par la Commission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’enfouissement permet d’écarter la menace d’une vaste contamination de l’environnement, estime Francis Sorin, conseiller à la Société française d’énergie nucléaire, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Francis Sorin : « Le stockage géologique est la solution efficace pour gérer les déchets nucléaires »

L’enfouissement permet d’écarter la menace d’une vaste contamination de l’environnement, estime Francis Sorin, conseiller à la Société française d’énergie nucléaire, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 10h35
    |

Francis Sorin (Conseiller à la Société française d’énergie nucléaire, membre honoraire du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la ...







                        



                                


                            
Tribune. Plus de 90 % des déchets nucléaires produits en France sont stockés dans trois centres de surface sans que cela pose de problème particulier. Les 10 % restants comprennent les déchets de haute activité (HA), constitués des « cendres » de combustion de l’uranium, et les déchets de moyenne activité à vie longue.
La loi prévoit pour eux un stockage à environ 500 mètres de profondeur dans une couche géologique adaptée. Conduit par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), le projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à Bure (Meuse) définit les bases de ce stockage géologique.

Plébiscité à l’international par les spécialistes de sûreté, ce mode de stockage est qualifié de « crime contre les générations futures » par le mouvement antinucléaire, lequel a de longue date institué le thème des « déchets radioactifs ingérables » au centre de son argumentation.
Un système très robuste
Plus nuancé dans ses appréciations, Bernard Laponche n’en désigne pas moins le stockage géologique comme « la pire des solutions », porteuse d’un « risque inacceptable » (Le Monde daté du 29 mars). Mais il ne dit rien sur le mécanisme par lequel ce risque pourrait se concrétiser, ni sur les dommages encourus. Selon lui, la solution à retenir serait un entreposage provisoire des déchets près de la surface en espérant que « la recherche soit capable de découvrir une solution satisfaisante bien avant deux ou trois siècles ».
Laissons M. Laponche à ses espérances futuristes pour évoquer quant à nous, à la lumière de notre expérience, les quelques avantages déterminants dont peut être crédité le stockage géologique tel qu’il doit être réalisé au Cigéo.

D’abord, cet équipement apparaît comme un système très robuste de confinement des déchets écartant pratiquement la menace d’une vaste contamination de l’environnement....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les « saisons polliniques » sont des périodes à risque pour les personnes allergiques. Comment expliquer ce pic au printemps et mesurer le risque ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/04/2018
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Cinq questions sur les allergies aux pollens

Les « saisons polliniques » sont des périodes à risque pour les personnes allergiques. Comment expliquer ce pic au printemps et mesurer le risque ?



Le Monde
 |    17.04.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h22
    |

            Samuel Laurent








                        



   


1. Un Français sur cinq souffre d’allergies respiratoires
Selon le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), 20 % de la population est atteinte, à des degrés divers, par des problèmes d’allergie respiratoire. Une allergie est une réponse immunologique inadaptée et exagérée du corps à des substances étrangères. Ses symptômes sont variés : rhinite allergique (nez bouché, éternuements), conjonctivite allergique (yeux rouges et irrités), asthmes du fait des pollens, et, plus rarement et plus gravement, œdèmes et urticaire cutanée.
L’allergie se déclenche selon des éléments là encore assez divers : acariens, moisissures, poils d’animaux, composés organiques volatils, et surtout pollens. Ce sont ces derniers, qui se diffusent par voie aérienne, qui sont particulièrement suivis par le RNSA.
2. Des « saisons polliniques » qui s’allongent
Au début de l’année, pendant ce qu’on appelle les « saisons polliniques », les arbres et les fleurs sont pollinisés :
les arbres de février à avril dans le Nord, et de décembre à juin dans le Sud ;les graminées, de mai à août dans toute la France ;les herbacées, de juillet à septembre, voire octobre ;les spores de moisissures, de juin à octobre, voire novembre.
Depuis une décennie, une conjonction de facteurs (pollution de l’air, plantations en masse de certaines variétés comme l’olivier dans le Sud) contribue à l’allongement des saisons polliniques, et donc aux périodes à risque pour les personnes allergiques.
Tous les pollens ne sont pas aussi allergisants. Par exemple, ceux des cyprès le sont plus que ceux des ormes. Ce graphique présente les espèces par niveau de risque allergique, du plus élevé, en haut, au plus faible, en bas.

Ambroisie
AmbroisieArmoise
ArmoiseAulne
AulneBouleau
BouleauCharme
CharmeChâtaignier
ChâtaignierChêne
ChêneChenopode
ChenopodeCyprès
CyprèsFrêne
FrêneGraminées
GraminéesHêtre
HêtreMûrier
MûrierNoisetier
NoisetierOlivier
OlivierOrme
OrmeOrtie
OrtieOseille
OseillePariétaire
PariétairePeuplier
PeuplierPin
PinPlantain
PlantainPlatane
PlataneSaule
SauleTilleul
Tilleularbre
arbreherbacée
herbacée

3. Une concentration importante dans l’air
Cette semaine, ce sont les pollens de bouleau et de platane qui sont responsables du pic allergique qui touche la population d’une grande partie de la France, comme le montre la carte de vigilance des pollens, valable jusqu’au 20 avril :

   


Pour calculer ce risque, le RNSA dispose de soixante-dix capteurs, installés dans les grandes villes françaises, généralement sur des toits, explique Charlotte Sindt, directrice du réseau. « Nous mesurons la concentration des pollens et des spores de moisissures dans l’air. » Cette échelle permet d’établir une carte des risques.
Selon Mme Sindt, le RNSA constate, depuis une décennie, « un allongement de la saison de pollinisation dans l’air pour certaines espèces, sans doute du fait du changement climatique ». Autre constat, le rôle joué par la pollution aérienne, qui « sensibilise » encore plus les personnes allergiques, et « joue sur les pollens, qui sont détériorés par la pollution et libèrent plus d’allergènes ».
4. Comment être informé ?
Sur son site, le RNSA propose des lectures détaillées des données, notamment par ville, mais aussi des prévisions de pollinisation à trois jours pour les principaux allergènes (bouleau, aulne, cyprès, graminées, selon la saison).
Les Parisiens pourront également se référer au bulletin allergo-pollinique émis par Airparif à partir des données d’un capteur de l’Institut Pasteur. Autre ressource : une carte anamorphosée (la taille des zones grandit selon l’échelle de risque) proposée par OpenHealth.fr.
5. Quels conseils pour les personnes allergiques ?
La période est donc difficile pour les personnes allergiques. Le RNSA diffuse cependant plusieurs recommandations :
aérer sa maison tôt le matin ou tard le soir, car les pollens bougent avec les mouvements d’air chaud, plus fréquents en journée ;éviter de faire sécher draps et vêtements à l’extérieur ;se changer complètement quand on rentre à la maison, se brosser les cheveux, voire se laver les cheveux le soir.
Autres conseils classiques : éviter le sport à l’extérieur ; porter des lunettes de soleil ; dans votre véhicule, rouler vitres fermées ; jardiner avec des lunettes, voire un masque, et même, éviter de tondre le gazon dans les périodes où la concentration en pollens est la plus forte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Deux études françaises sur le déclin des oiseaux ont été partiellement financées et coordonnées par les fabricants de produits phytosanitaires BASF et Bayer. Les effets des pesticides auraient été minimisés.
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Liaisons troubles entre recherche publique et agrochimie

Deux études françaises sur le déclin des oiseaux ont été partiellement financées et coordonnées par les fabricants de produits phytosanitaires BASF et Bayer. Les effets des pesticides auraient été minimisés.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 15h08
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Influence discrète de financements privés sur une recherche publique ? A deux reprises, des travaux de chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), portant sur les effets des pesticides sur la bio­diversité, ont été partiellement financés par les sociétés agrochimiques Bayer et/ou BASF. Or les choix scientifiques opérés dans le cadre de ce partenariat ont potentiellement conduit à minimiser les effets négatifs de produits phytosanitaires sur les oiseaux, par rapport à d’autres variables comme l’habitat et la structure du paysage.
La question est brûlante. Elle est revenue dans l’actualité, fin mars, avec l’annonce conjointe du MNHN et du CNRS des derniers chiffres de deux réseaux d’observation : environ 30 % des oiseaux des campagnes françaises ont disparu en quinze ans, du fait de l’intensification des pratiques agricoles. Pesticides, agrandissement des parcelles et disparition des haies, fin de la politique de jachères… les causes de cet effondrement, décrit par les chercheurs comme « proche de la catastrophe écologique », sont multiples, mais la conversation publique s’est vite orientée sur la question des pesticides.
A tort, à raison ? Dans le débat médiatique qui a suivi, des travaux conduits par des chercheurs du MNHN – dont certains à l’origine de la communication alertant sur le déclin des oiseaux – ont été cités pour relativiser le rôle des intrants chimiques. De fait, deux études, publiées en 2014 et 2016 dans la revue Agriculture, Environment & Ecosystems, suggèrent que l’impact des pesti­cides sur l’abondance et la diversité des oiseaux des champs est jusqu’à trois fois moins important que celui du paysage. La première précise qu’elle a été financée par Bayer et BASF ; la ­seconde qu’elle l’a été par BASF seulement.
Ce n’est pas tout : en pied du premier article, les auteurs remercient « Juan Pascual, Markus Ebeling, Ralf Barfknecht et Emmanuelle Bonneris pour leurs très utiles commentaires sur le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Utilisés à grande échelle en agriculture depuis la fin des années 2000, les SDHI présentent des dangers pour la santé humaine insuffisamment évalués.
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Des chercheurs et médecins alertent sur les dangers des nouveaux fongicides

Utilisés à grande échelle en agriculture depuis la fin des années 2000, les SDHI présentent des dangers pour la santé humaine insuffisamment évalués.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 11h49
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

L’initiative est inhabituelle. Dans un appel publié, lundi 16 avril, par le quotidien Libération, une dizaine de chercheurs et cliniciens français appellent à suspendre l’utilisation d’une famille de produits phytosanitaires mis sur le marché à la fin des années 2000. « Il nous paraît urgent, écrivent-ils, d’attirer l’attention sur les risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement de l’usage d’une classe de pesticides, les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), désormais utilisés à grande échelle comme antifongiques en agriculture. »
La singularité de cette alerte est qu’elle est lancée par des spécialistes des mécanismes biologiques ciblés par ces substances, tous issus du monde universitaire ou hospitalier, ou encore des organismes de recherche publics (Inserm, CNRS, INRA).
En bloquant l’action d’une enzyme spécifique, la SDH (« succinate déshydrogénase »), ces fongicides bloquent le fonctionnement des mitochondries (les petites usines énergétiques des cellules), et donc la respiration cellulaire des champignons. Mais le mécanisme cible est à l’œuvre dans le reste du vivant – chez les humains en particulier. « Début novembre 2017, je faisais un passage en revue de la littérature sur les causes des maladies humaines liées au blocage de cette enzyme et je suis tombé, par hasard, sur le mode d’action de ces fongicides », raconte Pierre Rustin (CNRS), coauteur de l’appel.
Le chercheur, qui travaille depuis plusieurs décennies sur les maladies liées au mauvais fonctionnement de cette enzyme, s’en inquiète. Il contacte alors l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), chargée de l’évaluation des risques des pesticides, qui lui transmet une part de la documentation réglementaire fournie au niveau européen en vue de l’homologation.

« Ce type de document semble être fait pour être incompréhensible. Cela commence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La préfète de la région rencontrera mercredi une délégation d’occupants de la ZAD et les représentants d’associations dans l’espoir de trouver une « porte de sortie » au conflit, après plus d’une semaine d’opérations de gendarmerie sur le site.
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Notre-Dame-des-Landes : vers une reprise du dialogue entre autorités et zadistes ?

La préfète de la région rencontrera mercredi une délégation d’occupants de la ZAD et les représentants d’associations dans l’espoir de trouver une « porte de sortie » au conflit, après plus d’une semaine d’opérations de gendarmerie sur le site.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 20h14
   





                        



   


Autorités et zadistes de Notre-Dame-des-Landes parviendront-ils à renouer le dialogue ? La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, doit rencontrer, mercredi 18 avril à 14 h 30, une délégation d’occupants de la ZAD et les représentants d’associations opposées à l’aéroport dans l’espoir de trouver une « porte de sortie » au conflit, alors que se poursuivaient sur le site, et pour le neuvième jour, les opérations de la gendarmerie, dont le déblaiement des deux principaux axes routiers.

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Cette reprise du dialogue, sur proposition de la préfète elle-même, a été confirmée quelques heures après la décision des occupants de l’accepter en souhaitant qu’elle ait lieu « au plus vite ».
« Le mouvement [d’occupation] a décidé hier [lundi] de répondre à la proposition de la préfète » d’un rendez-vous en préfecture d’ici à la fin de la semaine, ont déclaré plusieurs occupants de la ZAD mardi matin, alors que les autorités ont laissé jusqu’au 23 avril aux zadistes pour régulariser leur situation.

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« Nous répondons à cette invitation, mais en posant clairement que cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court, ce ne sont pas du tout des conditions pour un véritable dialogue. Cela ressemble plus à un couperet », a estimé une occupante, utilisant le prénom générique « Camille ». « C’est une sorte de chantage à la terreur. Il faut qu’on se donne plus de temps dans les négociations », a renchéri un autre occupant.
Les zadistes doivent « donner leurs noms »
Mais à la veille de cette rencontre, la préfète se montre ferme : dans un entretien à l’Agence France-Presse, elle a réaffirmé que les occupants de la ZAD devaient « donner leurs noms » et identifier d’éventuels projets agricoles ou para-agricoles avant le 23 avril, sous peine d’être expulsés :
« Je ne préjuge rien de la réunion de demain. S’ils viennent demain pour me dire “on ne donnera pas nos noms”, s’ils ne répondent pas ‘a minima’ à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions. »
Si aucun des zadistes ne répond à cette demande de l’Etat, une nouvelle opération d’ampleur visant tous les occupants illégaux pourrait avoir lieu, « car les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d’occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là », a poursuivi Mme Klein.

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Pour la représentante de l’Etat, il s’agit d’une « nouvelle chance » offerte aux occupants de la ZAD, qui doivent d’ici au 23 avril remplir une déclaration d’intention, a-t-elle rappelé. Ce formulaire « n’a aucune valeur juridique et ne crée pas de droits. Ce n’est pas un tri, c’est savoir le nom de la personne, où elle veut s’installer, ce qu’elle veut faire, ce qui paraît partout ailleurs quelque chose de possible », a-t-elle affirmé.
L’Etat ne refusera pas des coopératives ou des GAEC (groupements agricoles d’exploitation en commun) dans la zone de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, mais « ce ne sera pas le Larzac, ça a été dit et redit », a redit la préfète.
« Un format trop individuel »
Les occupants ont fait parvenir à la préfète, quelques jours avant le lancement des opérations d’expulsions, une proposition de convention collective englobant environ 500 des 1 650 hectares de la ZAD, mais « il n’y avait pas un seul nom sur le projet », selon la représentante de l’Etat.
Aucun occupant de la ZAD n’avait « pour l’instant » rempli le formulaire de la préfecture, « de la même manière que personne n’avait souhaité signer des conventions individuelles » pour des baux agricoles temporaires avant l’opération d’expulsions sur la ZAD, a déclaré un occupant.
« Ce qu’on nous propose, c’est un format qu’on juge trop individuel. Il faut de la part de l’Etat une ouverture à des projets qui ne soient pas purement agricoles et qu’il y ait une possibilité, dans la manière dont seront passées les conventions, qu’il n’y ait pas de morcellement du territoire », a expliqué cet occupant. « Nous, on continue à défendre une vision collective, ce qui ne veut pas dire qu’on n’est pas prêts à avoir des cadres légaux, à être régularisés », a-t-il poursuivi.

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Trois personnes condamnées
Sur le plan judiciaire, trois personnes ont été condamnées lundi par le tribunal correctionnel de Nantes à des peines de « cinq ou six mois » de prison avec sursis pour « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique », lors d’une manifestation en soutien aux zadistes samedi à Nantes.
Sept autres personnes, interpellées dimanche dans la zone de Notre-Dame-des-Landes, doivent être jugées mardi après-midi en comparution immédiate devant les tribunaux de Nantes et Saint-Nazaire.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Au moins 900 habitants ont été contaminés par une nouvelle souche au cours des six derniers mois.
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Au Pakistan, la typhoïde résiste aux antibiotiques

Au moins 900 habitants ont été contaminés par une nouvelle souche au cours des six derniers mois.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 11h19
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant régional)








                        



                                


                            

L’apparition d’un nouveau type de fièvre typhoïde, « considérablement résistante » aux antibiotiques, menace le Pakistan. Le seul traitement par voie orale capable de traiter cette maladie potentiellement mortelle est l’azithromycine, très cher, dans un pays où le tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Au moins 900 Pakistanais ont été contaminés par cette souche au cours des dix derniers mois. Leur nombre pourrait être en réalité beaucoup plus élevé, car beaucoup de patients n’ont pas les moyens de s’offrir des bilans sanguins, et dans les régions reculées, les laboratoires de microbiologie n’ont pas les équipements nécessaires ou le personnel formé pour établir le bon diagnostic.
« La fièvre typhoïde est l’une des nombreuses maladies qui développent une résistance aux antibiotiques au Pakistan, alors que notre médecine moderne dépend d’eux, s’inquiète Rumina Hasan, professeure au département de pathologie et de médecine de laboratoire à l’université Aga Khan de Karachi. Nous nous rapprochons d’une catastrophe en matière de santé publique. » Identifiée pour la première fois à Hyderabad à la fin 2016, dans le sud du Pakistan, la maladie s’est ensuite répandue au reste du pays. Un cas a également été recensé au Royaume-Uni.
Cette typhoïde « considérablement résistante » a été découverte par des chercheurs du Centre Sanger britannique et de l’université Aga Khan. Selon eux, la souche Salmonella typhi H58, responsable de la résistance aux antibiotiques, est apparue à cause d’une appropriation du matériel génétique d’une autre bactérie, celle-ci pouvant être l’Escherichia coli. « Ce transfert de matériel génétique peut se produire dans la flore intestinale ou, dans le cas du Pakistan, lorsque le réseau de distribution d’eau est contaminé par les eaux usées », explique Rumina Hasan. La fièvre typhoïde se transmet généralement par l’absorption d’eau ou d’aliments contaminés....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La moitié nord est touchée par un risque très élevé d’allergie aux pollens de bouleaux, tandis que les pollens de platanes gagnent du terrain au sud, alerte le RNSA.
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Allergies au pollen : semaine critique en France

La moitié nord est touchée par un risque très élevé d’allergie aux pollens de bouleaux, tandis que les pollens de platanes gagnent du terrain au sud, alerte le RNSA.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 11h06
   





                        


« Les quantités de pollens explosent sur l’ensemble du territoire et la carte de vigilance des pollens se colore en rouge », alerte le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) dans un bulletin valable jusqu’au vendredi 20 avril.
Tandis que la moitié nord est touchée par un risque très élevé d’allergie pour les pollens de bouleaux, les pollens de platanes gagneront du terrain au sud.

   


« Les pollens de frêne sont en forte augmentation sur l’ensemble du territoire avec un risque d’allergie élevé » et, au fil de la semaine, « les pollens de charme seront de plus en plus présents avec un risque d’allergie pouvant atteindre le niveau élevé », précise le RNSA.

        Lire l’entretien :
         

          « L’allergie est un phénomène de civilisation »



« Des gestes simples » pour se protéger
La pollinisation est favorisée par les conditions anticycloniques de ces prochains jours. Le bulletin d’alerte conseille aux personnes allergiques de se protéger avec « des gestes simples » : « Se rincer les cheveux le soir, favoriser l’ouverture des fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil, bien suivre son traitement et consulter son médecin en cas de symptômes… »
Parmi les recommandations pour réduire les émissions d’allergisants, diversifier les végétaux d’ornement plutôt que planter les mêmes espèces qui polliniseront en même temps, et adopter certains protocoles de taille des végétaux, soulignait récemment un rapport du RNSA, des Associations de surveillance de la qualité de l’air (Atmo France) et de l’Association des pollinariums sentinelles de France.
La situation des différents types de pollens allergisants peut varier d’une année à l’autre, mais globalement depuis plusieurs années « leurs quantités croissent, quelles que soient les régions », avec « une tendance à la précocité », résumait en mars l’allergologue Béatrice Benabes, référente d’Atmo France sur les pollens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Malgré l’accord de Paris sur le climat et la lutte contre les émissions de CO2, la consommation d’or noir devrait encore progresser d’ici à 2040.
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La demande de pétrole va continuer à augmenter

Malgré l’accord de Paris sur le climat et la lutte contre les émissions de CO2, la consommation d’or noir devrait encore progresser d’ici à 2040.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 06h36
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Quelle sera la durée de vie du pétrole ? La croissance continue du secteur de la pétrochimie, qui permet notamment de produire des matières plastiques, pourrait bien soutenir, pendant longtemps encore, la demande d’or noir.
Dernier exemple en date : le 11 avril, le groupe pétrolier saoudien Aramco a annoncé un gigantesque projet de raffinage et de pétrochimie en Inde pour 44 milliards de dollars (environ 36 milliards d’euros). « La pétrochimie est le point aveugle du débat sur le pétrole », analysait début mars, devant des journalistes, Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). « Dans les cinq prochaines années, elle pourrait représenter 25 % de la demande », notait M. Birol.
Les besoins de la pétrochimie, notamment, sont clairement orientés à la hausse
Cette prédiction du patron de l’AIE sur la pétrochimie vient renforcer une analyse partagée dans les milieux pétroliers : la demande – et donc la consommation – de pétrole va augmenter de manière significative au moins jusqu’en 2040. Et ce, en dépit de l’accord de Paris sur le climat ­visant à limiter les émissions de CO2, de l’émergence rapide du marché des véhicules électriques et de la baisse du coût des énergies renouvelables.
« Il n’y a aucun signe d’un pic de la demande », tranche Fatih Birol. Certes, d’ici à 2040, la demande de pétrole pour les voitures devrait enfin atteindre un plateau, souligne le rapport annuel de l’AIE. Le monde consomme aujourd’hui 20 millions de barils de pétrole par jour pour les véhicules individuels, et ce chiffre devrait légèrement décliner avant 2040, sous l’effet conjugué du développement des véhicules électriques et d’une plus grande efficacité énergétique des moteurs.

Mais, pour tous les autres secteurs, les perspectives sont clairement orientées à la hausse. Les besoins du transport routier pourraient passer de 15 à 19 millions de barils, ceux de l’aviation de 11 à 15,7 millions....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Propriété de l’Arabie saoudite, le groupe qui a réalisé 33,8 milliards de dollars de profit au premier semestre 2017 va être introduit en Bourse dans les prochains mois.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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La compagnie pétrolière Saudi Aramco, l’entreprise la plus bénéficiaire au monde

Propriété de l’Arabie saoudite, le groupe qui a réalisé 33,8 milliards de dollars de profit au premier semestre 2017 va être introduit en Bourse dans les prochains mois.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 10h57
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le pétrolier Saudi Aramco, dont la possible introduction en Bourse dans les prochains mois est très attendue par le secteur, est depuis quatre-vingts ans entouré de mystères. Et pour cause : propriété totale de l’Etat saoudien, le groupe qui possède – de très loin – les plus grandes réserves de brut au monde n’est soumis à aucune forme de contrôle. Des éléments inédits obtenus par l’agence financière Bloomberg permettent de se faire une idée plus précise des résultats financiers du géant saoudien.

Le groupe a réalisé 33,8 milliards de dollars (27,3 milliards d’euros) de profit sur les six premiers mois de l’année 2017, loin devant Apple (27 milliards de dollars), Samsung ou Microsoft (14 milliards). Avec 10 millions de barils produits et vendus chaque jour, le géant saoudien est une machine particulièrement rentable : ses profits sont supérieurs à ceux de Exxon, Shell, Chevron, Total et BP cumulés sur la même période… alors que les cinq majors pétrolières produisent plus de barils.

Des coûts de production très bas
Aramco – qui a refusé de commenter ces données rendues publiques pour la première fois – est favorisé par des coûts de production spectaculairement bas, qui ont de quoi faire rêver les compagnies pétrolières internationales : le pétrole est abondant et facile à extraire, les infrastructures sont amorties de longue date, l’entreprise a investi dans des technologies de pointe pour faire baisser ses coûts et elle est presque totalement désendettée. L’agence Bloomberg évalue le coût de production d’un baril à 4 dollars, contre une vingtaine de dollars pour le pétrole de schiste américain.

Mais ces chiffres montrent aussi à quel point Riyad est dépendant de Saudi Aramco. Le chiffre d’affaires de la société représente une grande partie du PIB de l’Arabie saoudite. Le royaume ne se prive d’ailleurs pas de ponctionner une large part des revenus de l’entreprise : selon Bloomberg, Saudi Aramco a versé 13 milliards...




                        

                        

