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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».
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« Facebook est un média au même titre que les autres éditeurs »

En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h00
    |

Zoé Vilain (Avocate en droit des nouvelles technologies)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de son audition devant le Congrès, le 11 avril, Mark Zuckerberg a déclaré : « Je suis d’accord sur le fait que nous sommes responsables du contenu. » Par cette réponse claire et univoque à l’une des questions qui lui étaient posées par les parlementaires américains, le PDG de Facebook a-t-il durablement ébranlé le statut des plates-formes d’hébergement en ligne ? Depuis fin 2014, le réseau social permet à ses utilisateurs de publier des vidéos et est devenu une des plates-formes les plus consultées au monde, avec plus de 4 milliards de contenus mis en ligne par jour.
La question de savoir si Facebook est responsable des contenus (photos, vidéos, écrits) est cruciale pour les ayants droit. Le nombre d’usagers qui mettent en ligne des vidéos dont ils ne détiennent pas les droits de propriété intellectuelle est très important et représente une perte de revenus non négligeable pour l’industrie audiovisuelle et musicale.
Rassurer le grand public
Jusqu’à présent, Facebook se présentait comme une plate-forme technologique, ce qui lui permet de bénéficier de facto du statut d’hébergeur et ainsi de ne pas être responsable pour les contenus publiés par ses utilisateurs.
Par ce statut prévu par la loi américaine (proche de celui de la loi française de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique), un site Internet qui a le statut d’hébergeur n’est pas responsable des contenus générés par les utilisateurs, à moins que le côté illicite du contenu ait été porté à sa connaissance.

La demande de retrait, qui ne peut être effectuée que par les ayants droit ou leurs mandataires, doit répondre à un certain formalisme. Pour certaines sociétés qui ont de grands catalogues de films, musiques, et séries, cela représente des équipes entières dévolues aux demandes de retrait sur YouTube ou Facebook.
Alors pourquoi ce revirement ? Dans une très mauvaise passe depuis le scandale Cambridge Analytica,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Le groupe est entré en négociations exclusives avec Lagardère pour racheter ses magazines en France et reprendre ses radios dans plusieurs pays de l’est de l’Europe.
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Czech Media Invest, numéro un de la presse en République tchèque

Le groupe est entré en négociations exclusives avec Lagardère pour racheter ses magazines en France et reprendre ses radios dans plusieurs pays de l’est de l’Europe.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 12h17
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Czech Media Invest (CMI), avec lequel le groupe Lagardère a annoncé, mercredi 18 avril, être entré en négociations exclusives pour lui céder ses magazines en France, dont Elle, domine le marché de la presse en République tchèque.
Son actionnaire majoritaire est un jeune milliardaire, Daniel Kretinsky, qui dirige l’un des groupes énergétiques les plus importants du pays, EPH. Il possède 50 % des parts et avait déjà racheté plusieurs journaux autrefois détenus par la joint-venture des groupes suisse Ringier et allemand Axel Springer, selon un rapport de Reporters sans frontières. Il détient aussi le plus gros club de football, l’AC Sparta Prague.

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                Lagardère négocie la vente de sa presse magazine, dont « Elle » et « Télé 7 jours », à un groupe tchèque



Un pluralité fragilisée
Le financier slovaque Patrik Tkac (40 %) et l’homme d’affaires Roman Korbacka (10 %) se sont associés à lui et leur branche presse regroupe quatre quotidiens, dont l’influent tabloïd Blesk, mais aussi Aha ! et Sport, ainsi que des dizaines de magazines et de sites Internet. CMI compte aussi racheter les radios de Lagardère en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie, ce qui ferait de lui le leadeur de la bande FM en Pologne et en République tchèque. Il est en tête dans l’édition et la distribution de livres à Prague.
Ce rachat annoncé fragilise encore la pluralité dans les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004 et qui subissent actuellement un processus de concentration très rapide, consécutif au départ massif des grands groupes d’Europe occidentale. Il y a quelques années, la presse en République tchèque était contrôlée à 80 % par des investisseurs étrangers, essentiellement allemands. Elle est désormais détenue par plusieurs oligarques, dont Andrej Babis, un populiste qui a gagné les législatives en octobre et qui tente depuis de former un gouvernement, en coalition avec les sociaux-démocrates.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le groupe a récemment réorganisé sa branche médias en cinq pôles autonomes, en vue d’en céder certains. Le pôle News, qui comprend Europe 1, « Paris Match », « Le Journal du dimanche », n’est pas concerné par cette opération.
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Lagardère négocie la vente de sa presse magazine, dont « Elle » et « Télé 7 jours », à un groupe tchèque

Le groupe a récemment réorganisé sa branche médias en cinq pôles autonomes, en vue d’en céder certains. Le pôle News, qui comprend Europe 1, « Paris Match », « Le Journal du dimanche », n’est pas concerné par cette opération.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 13h16
    |

            Alexandre Piquard et 
Nicole Vulser








                        



   


Le démantèlement du pôle média de Lagardère se poursuit. Le groupe a annoncé, mercredi 18 avril, être entré « en négociations exclusives » avec Czech Media Invest pour lui céder ses titres de presse magazine en France. Soit Elle et ses déclinaisons, y compris les sites Internet de Elle dans l’Hexagone, mais aussi Version Femina, Art & Décoration, Télé 7 Jours et ses déclinaisons, France Dimanche, Ici Paris et Public.
Arnaud Lagardère lâche donc des titres historiques et se résout à vendre Elle, l’hebdomadaire féminin fondé en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair, dont il juge la rentabilité trop faible (2 %), pour redessiner le périmètre de son groupe. Le magazine Elle a incarné un fort renouveau de ce type de presse dans les années 1960, en mettant à l’honneur la mode, les fiches cuisine, l’horoscope… En confiant au photographe Peter Knapp la direction artistique de l’hebdomadaire pendant vingt ans. Le magazine a fait exploser ses ventes en mai 2003, en mettant à sa « une » Emmanuelle Béart posant nue, sa chevelure blonde attachée avec son string.
« Le produit de la vente des magazines, comme celui des radios étrangères [elles aussi cédées pour 73 millions d’euros à Czech Media Invest mardi 17 avril] sera prioritairement affecté à l’investissement et au développement de Lagardère Publishing, Lagardère Travel Retail et à la production de contenus », affirme le groupe.
Inquiétudes
Dans les médias, Lagardère conserve essentiellement trois actifs importants pour son image, auxquels son père, Jean-Luc Lagardère, était attaché : Paris Match et Le Journal du dimanche ainsi qu’Europe 1 – même si la radio reste fortement déficitaire à hauteur de 19 millions d’euros en 2017 et si son audience a atteint son plus bas historique (6,6 % en novembre-décembre 2017). Le groupe garde aussi la marque Elle et l’ensemble des licences  internationales de ce magazine, louées chèrement aux nombreux éditeurs qui publient des versions locales dans le monde. La très rentable chaîne de télévision pour enfants Gulli est aussi à vendre. Presque tous les acteurs de l’audiovisuel ont été cités comme acquéreurs potentiels : TF1, M6, Altice, Mediawan…

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                Europe 1 poursuit sa dégringolade



Avant de vendre ces magazines à Czech Media pour un montant qui n’a pas été révélé, Lagardère a discuté pendant plusieurs mois avec d’autres acheteurs potentiels, dont Mondadori. Ce dernier avait proposé de créer une société commune avec Marie Claire. Un schéma qui n’a pas été retenu car il se serait sans doute soldé par des compressions de personnel.
En interne, la cession et le profil de Czech Media Invest semblent nourrir des inquiétudes. Son PDG, Daniel Kretinsky, un des plus jeunes milliardaires tchèques, propriétaire du groupe Energetic and Industrial Holding (EPH) est copropriétaire du groupe de médias tchèque New Center, qui produit deux des plus grands tabloïds tchèques, Blesk et Aha !.

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Daniel Kretinsky épinglé dans l’enquête des « Panama Papers »
Dans l’enquête des « Panama Papers », Daniel Kretinsky s’est fait épingler, car il possède la société Wonderful Yacht Holdings, basée aux îles Vierges britanniques. « Nous ne le connaissons pas du tout », déclare un salarié. Les syndicats de Lagardere Active devaient organiser une assemblée générale mercredi. La finalisation de cette transaction, qui devrait être signée dans les prochaines semaines, reste en effet soumise à la consultation des instances représentatives du personnel et à l’approbation, le cas échéant, des autorités de la concurrence. Un autre salarié, malgré la surprise du nom du repreneur, cherche à philosopher : « Si nous avons enfin un actionnaire qui a des projets de développement clairs pour nos titres, cela peut être un mieux. »

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Arnaud Lagardère poursuit de longue date son désinvestissement dans les médias. Dès 2011, l’américain Hearst avait racheté cent deux magazines internationaux du groupe au prix fort avant qu’en 2014 Lagardère Active ne se sépare de nouveau d’une dizaine de titres. Recul du chiffre d’affaires, suppressions de postes, restructurations se sont succédé. L’activité de la presse s’est ainsi étiolée de 509 millions d’euros à 340 millions entre 2012 et 2017, même si sa rentabilité est restée à peu près stable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012, une cinquantaine d’autocritiques télévisées ont été diffusées.
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« Confessions forcées » : la télé chinoise accusée de complicité

Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012, une cinquantaine d’autocritiques télévisées ont été diffusées.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 06h33
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le numéro un chinois, Xi Jinping, a remis au goût du jour les autocritiques en vigueur à l’époque maoïste. Seule différence : ces « confessions forcées » de Chinois, mais aussi d’étrangers, sont diffusées aux heures de grande écoute par la télévision publique CCTV. Dans un rapport publié le 10 avril, l’ONG Safeguard Defenders, qui s’est penchée sur les coulisses d’une dizaine d’entre elles entre 2013 et 2018, accuse CCTV d’« atteinte à l’éthique journalistique » et de « complicité ».
Quatre autres médias situés à Hongkong, dont Phoenix TV et le quotidien South China Morning Post, et ayant des liens avec la Chine ou considérés comme pro-Pékin, sont également épinglés. Le recours à ces médias a semblé répondre à un souci des autorités chinoises de « relégitimer » un procédé cousu de fil blanc quand il s’agit de CCTV.
« Notre recherche montre que ces médias ont un rôle de collaboration très actif (…). Ils envoient d’abord des journalistes et de l’équipement pour les réaliser, puis se livrent à une postproduction complexe, qui demande une collaboration étroite avec les services de police, affirme Michael Caster, cofondateur de Safeguard Defenders. En outre, la manière dont ces confessions forcées sont conçues prouve qu’elles répondent à des ordres du gouvernement central ou du ministère des affaires étrangères, car on y retrouve point par point leur argumentaire. »
Le procédé appartient à l’ère Xi Jinping, même si des suspects de droit commun étaient auparavant régulièrement « paradés » à la télévision : le rapport comptabilise 45 confessions télévisées forcées de personnalités réalisées entre 2013 et 2018, dont 60 % concernent soit des personnes liées aux médias (journalistes, blogueurs ou éditeurs), soit des défenseurs des droits de l’homme (militants d’ONG ou avocats) chinois ou étrangers.

Ces confessions forcées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Les journalistes Rémi Bouton et Emmanuel Legrand estiment, dans une tribune au « Monde », que le modèle économique du streaming qui s’impose est positif, même si la question de la rémunération des artistes demeure entière.
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« L’abonnement ouvre une nouvelle ère où les revenus des industries culturelles vont croître significativement »

Les journalistes Rémi Bouton et Emmanuel Legrand estiment, dans une tribune au « Monde », que le modèle économique du streaming qui s’impose est positif, même si la question de la rémunération des artistes demeure entière.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 16h08
    |

Rémi Bouton et Emmanuel Legrand (Journalistes)







                        



                                


                            

Tribune. Patrick Zelnik a été un grand créateur d’entreprises culturelles – et un disrupteur –, tant avec la maison de disques Virgin qu’avec les Megastores ou encore Naïve. Mais le modèle des industries culturelles qu’il décrit dans sa tribune (Le Monde daté du 31 mars) est celui d’une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre.

Effectivement, nous sommes passés de l’ère de l’acquisition de produits culturels à celui de l’accès à ces produits sous forme numérique. On peut le regretter, comme le fait Patrick Zelnik, mais le fait est là : la musique s’écoute en streaming (même le téléchargement s’effondre), la télévision est délinéarisée et se regarde en replay, les films sont sur Netflix ou des plates-formes de vidéo à la demande (VOD), le journal (si on peut encore parler de journal) ou, disons, les informations, se consomment sur une tablette ou smartphone, et les livres, certes, on les achète encore majoritairement dans les librairies, mais nous ne sommes pas loin de la bibliothèque mondiale en ligne !
Nouveaux investissements
C’est cela la nouvelle donne. Il y a eu destruction de valeur ces quinze dernières années dans la musique et, dans une bien moindre mesure, dans l’audiovisuel et le livre. Mais, dans la musique, le curseur est enfin reparti à la hausse. Pourquoi ? Parce qu’après les ravages du [partage] pair à pair, la musique est enfin de nouveau commercialisée de façon plus vertueuse grâce au streaming. Dans le cinéma et l’audiovisuel, de nouveaux acteurs – Netflix, Amazon, Hulu et d’autres – investissent dans la production de contenus. Même Google s’y met. Il y a donc une dynamique qui semble profitable aux industries culturelles.

Le modèle économique devrait s’affiner dans les années à venir avec ce que les Anglo-Saxons appellent « scale », c’est-à-dire l’accès à une masse critique. Netflix est profitable. Spotify ne l’est pas encore, car il doit toujours financer sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Publié sur le Web et sur papier, Red/accion se veut une réponse à l’« infoxication », cet excès d’information dont le public est abreuvé.
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Un nouveau média argentin s’inspire de l’hebdomadaire français « Le 1 »

Publié sur le Web et sur papier, Red/accion se veut une réponse à l’« infoxication », cet excès d’information dont le public est abreuvé.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 15h00
    |

            Angeline Montoya








                        



                                


                            

Le paysage journalistique argentin s’est doté, lundi 16 avril, d’un nouveau média, au format inédit dans le pays, Red/accion – un jeu de mots entre réseau (red en espagnol) et action. Publié à la fois sur le Web et sur papier, il se veut une réponse à l’« infoxication », mot-valise qui renvoie à l’excès d’information dont le public est abreuvé.
« Les principaux médias de Buenos Aires publient quelque 1 000 informations par jour, constate Chani Guyot, directeur et PDG de Red/accion. Nous proposons un site Web avec entre trois et cinq sujets par jour, répondant aux critères du journalisme de solutions, c’est-à-dire faisant état des initiatives – réussies ou ratées – pour résoudre un problème. »
Une newsletter vespérale, appelée « GPS », qui s’inspire d’expériences américaines comme Vox Sentences, « donnera accès à une sélection d’articles d’autres médias, perdus dans la masse d’informations, et qui permettent d’expliquer les grandes problématiques », explique M. Guyot, ancien secrétaire général de la rédaction du quotidien La Nacion.
Enfin, une édition papier mensuelle, Mono, s’inspire de l’hebdomadaire français Le 1 : un seul sujet traité en profondeur et sous plusieurs angles sur une feuille grand format pliée en huit. Chani Guyot dit avoir apprécié « l’idée d’une seule information, qui va droit au but. C’est une manière de respecter les temps de lecture, à laquelle la variété des formats donne un aspect presque ludique ». Pour recevoir le mensuel, il faudra débourser 150 pesos (6 euros) par mois.
Vocation citoyenne
Les membres auront la possibilité de donner leur avis ou de proposer des sujets. Red/accion, intégré par une équipe de onze personnes, dont huit journalistes, se veut aussi, à terme, une plate-forme de participation citoyenne, à la façon du site Action Button, qui permet de faire un don, de signer une pétition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Les producteurs et les diffuseurs de la deuxième économie mondiale veulent exporter leurs émissions de divertissement avec l’aide de l’Etat.
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Les ambitions à l’international de la télévision chinoise

Les producteurs et les diffuseurs de la deuxième économie mondiale veulent exporter leurs émissions de divertissement avec l’aide de l’Etat.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 13h21
    |

            Mustapha Kessous (Cannes, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« La Chine devient un pays sexy. Ces dernières décennies, les télévisions chinoises ont acheté presque tous les formats qui pouvaient exister sur le marché, nous n’avons su qu’importer, explique Shirley Shihui Cheng, vice-présidente de 3C Media, une société de production basée à Pékin. Mais depuis quatre ans, nous créons de nouveaux concepts. » Des émissions que les producteurs comptent bien vendre au reste du monde. Le Marché international des programmes de télévision (MipTV), qui s’est achevé la semaine dernière, illustre bien cette ambition. Durant la manifestation les représentants des plus importantes chaînes, sociétés de production et plates-formes SVOD de Chine (tels que CCTV, Hunan TV, Dragon TV, Tencent…) ont dévoilé leurs dernières créations audiovisuelles qu’ils souhaitent exporter.
Cette présentation inédite baptisée « Sagesse chinoise, la terre des nouveaux formats » – en partie financée par le pouvoir communiste de Xi Jinping désireux d’imposer sa vision sur la scène internationale et de contrecarrer l’influence occidentale –, n’est pas passée inaperçue du côté des professionnels.
Rien de polémique, rien de politique, les programmes proposés à la vente sont des divertissements purement culturels à l’image de « The Nation’s Greatest Treasures » (« Les plus grands trésors de la nation »), une compétition entre musées pour savoir lequel d’entre eux possède la plus belle œuvre…
« Nous avons beaucoup appris des formats qui venaient du monde entier. Désormais, notre culture nous permet de lancer de nouvelles tendances », avance Minglu Zhu, directrice de Purity Media, une société de production installée à Shanghaï. Cette francophone souhaite exporter « Hello again » (« Rebonjour ») où l’on voit une célébrité retrouver des personnes sur une vieille photo et tenter de les convaincre de reprendre le même cliché au même endroit.

« D’importants...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le succès du champion de la vidéo marque le retour en force de l’abonnement, modèle ancestral, mais aussi fragile, note, dans sa chronique, l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« Netflix fait voler en éclats le mythe de l’Internet tout gratuit »

Le succès du champion de la vidéo marque le retour en force de l’abonnement, modèle ancestral, mais aussi fragile, note, dans sa chronique, l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 12h17
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Netflix 1, Facebook 0. Le score de la première manche est sans appel. Au moment même où le réseau social aux deux milliards d’amis est empêtré dans un scandale de vol de données privées, le champion de la vidéo à la demande sur Internet s’envole. Au premier trimestre, Netflix a conquis 7,4 millions d’abonnés supplémentaires, portant le total à 125 millions dans le monde. Un succès qui dépasse les espérances.
La différence entre les deux géants : la publicité. Elle constitue l’essentiel des revenus de Facebook tandis que Netflix vit des abonnements payés par ses utilisateurs. D’un côté, un réseau social qui doit compenser la gratuité de son service par la commercialisation des petits secrets de ses utilisateurs, de l’autre, un système qui ressemble étrangement à celui qui fait vivre les journaux depuis deux siècles, celui de la souscription.
Attirer le chaland
La comparaison achève de faire voler en éclats le mythe de l’Internet entièrement gratuit, largement popularisé par Google, Facebook et tous les autres depuis la fin des années 1990. Spotify, dans la musique, et Netflix, dans la vidéo, suivis par une grande partie de la presse sur Internet, ont démontré que les utilisateurs, après avoir goûté à l’ivresse de la gratuité et du piratage, acceptent désormais d’ouvrir leur portefeuille pour accéder à des contenus et à des services qui leur conviennent. Un modèle de l’accès payant qui va bien au-delà des médias, puisque, désormais, même les logiciels professionnels ou le stockage de ses photos de vacances se règlent par un petit prélèvement mensuel. Et toute la société semble se convertir à cette pratique, de l’usage de son automobile aux machines outils des usines.

L’histoire n’est pas finie. Le modèle ancestral de l’abonnement revient en force, mais il a ses petits défauts. Le premier, et le principal, est qu’il faut attirer suffisamment d’abonnés et donc investir en publicité et marketing pour attirer le chaland, puis le retenir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La Valette s’est retrouvée lundi couverte d’affiches à la mémoire de la journaliste et blogueuse anticorruption Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a six mois, tandis qu’à Londres ses fils ont accusé le gouvernement maltais d’inaction.
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Hommages à la journaliste maltaise assassinée

La Valette s’est retrouvée lundi couverte d’affiches à la mémoire de la journaliste et blogueuse anticorruption Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a six mois, tandis qu’à Londres ses fils ont accusé le gouvernement maltais d’inaction.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 05h42
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 14h26
   





                        



   


De nombreuses initiatives ont honoré lundi 16 avril la mémoire de la journaliste et blogueuse anticorruption maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a six mois, tandis qu’à Londres ses fils ont accusé le gouvernement maltais d’inaction.
Des affiches, posées dans les rues de Malte par OccupyJustice, un groupe militant dirigé par des femmes, détournaient lundi les titres de films connus pour attaquer le premier ministre Joseph Muscat, son chef de cabinet et le ministre du tourisme. « Daphne Caruana Galizia a été assassinée alors qu’elle dénonçait des affaires de corruption choquantes. Six mois plus tard, nous n’avons toujours pas une idée de qui a ordonné ce meurtre et personne n’a assumé la responsabilité politique pour cet assassinat », a dénoncé OccupyJustice dans un communiqué.

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Le groupe a aussi critiqué « les gens méprisables » qui gouvernent Malte, un pays « où l’Etat de droit se trouve à un niveau ridicule et dangereux ».
#JusticeForDaphne
A Londres, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de Malte, brandissant des photos de la journaliste assassinée avec le mot-clé #JusticeForDaphne. « Ce que nous demandons, ce n’est pas seulement la justice pour ce meurtre mais aussi la justice pour les crimes sur lesquels notre mère écrivait, a déclaré son fils Matthew Caruana Galizia, 32 ans, en marge de la manifestation. Actuellement, à Malte, nous avons une double impunité : à la fois pour le meurtre de ma mère et pour toute la corruption sur laquelle elle écrivait. »
Accompagné de son frère Paul, Matthew Caruana Galizia a décrit l’anniversaire de la mort de sa mère comme « de secondes funérailles » et dénoncé la gestion du gouvernement maltais comme « une campagne de relations publiques » : « Tout ce qui les intéresse, c’est comment le reste du monde voit ça et comment s’en sortir. »

   


L’instruction concernant la mort de la journaliste est toujours en cours. Trois hommes, mis en examen le 5 décembre, ont plaidé non coupable d’avoir fabriqué la bombe qui a tué la journaliste et de participation à une organisation criminelle. Un autre groupe de militants maltais a pour sa part collé des affiches dans les principales rues de La Valette avec ce slogan en italien : « Il silenzio è Mafia » (« le silence c’est la mafia »).
Défendre la liberté de la presse
Une messe a été célébrée en soirée par l’archevêque de Malte Charles Scicluna, juste avant une veillée dans la capitale maltaise. « Nous sommes rassemblés pour défendre le principe de la liberté de la presse car toute attaque contre un journaliste est une attaque à la liberté de la presse », a souligné Pauline Mevel, qui dirige l’organisation Reporters sans frontières de l’UE. Six autres veillées se sont tenues à Londres, Edimbourg, Washington, Berlin, Dresde et Amsterdam, à l’appel notamment de la Fédération internationale des journalistes.
Par ailleurs, 45 journalistes appartenant à 18 organes de presse (dont Le Monde, La Repubblica, The Guardian et The New York Times) annoncent avoir mené des enquêtes depuis cinq mois « pour compléter » le travail de la journaliste maltaise. Leur travail doit être publié dans la nuit de lundi à mardi. « Ils ont tué la journaliste, pas l’histoire », explique sur son site Internet l’organisation Forbidden Stories, qui a coordonné ce travail d’enquête.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Les deux journaux ont été récompensés dans la catégorie la plus prestigieuse, celle du « journalisme de service public ».
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Affaire Weinstein : le « New York Times » et le « New Yorker » remportent un prix Pulitzer

Les deux journaux ont été récompensés dans la catégorie la plus prestigieuse, celle du « journalisme de service public ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 22h40
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 07h24
   





                        


Des journalistes du New York Times et du magazine The New Yorker ont reçu, lundi 16 avril, le prix Pulitzer, plus haute récompense du journalisme aux Etats-Unis, pour leur travail sur l’affaire Harvey Weinstein, qu’ils avaient révélée au début d’octobre.
Jodi Kantor et Megan Twohey, du New York Times, et Ronan Farrow, du New Yorker, ont été récompensés dans la catégorie la plus prestigieuse, celle du journalisme de service public.

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Le premier article du New York Times sur le sujet, publié le 5 octobre, a eu un effet retentissant aux Etats-Unis et dans le monde. Plusieurs femmes y disaient avoir été harcelées par Harvey Weinstein, producteur hollywoodien, créateur du studio Miramax, notamment l’actrice Ashley Judd.
Cinq jours seulement après la publication de l’article du New York Times, le New Yorker mettait en ligne un long article évoquant d’autres accusations visant Harvey Weinstein. Trois femmes, notamment l’actrice italienne Asia Argento, y disaient avoir été violées par le producteur.
Prix du journalisme d’investigation pour le « Washington Post »
L’affaire a créé une lame de fond à Hollywood et bien au-delà, faisant tomber des dizaines d’hommes de pouvoir dans le cinéma, la télévision, les médias et la politique. L’un d’entre eux a été le candidat républicain au Sénat dans l’Etat de l’Alabama, Roy Moore, rattrapé par des accusations d’agressions sexuelles de mineures.
Le Washington Post a été le premier à publier le témoignage de quatre femmes se présentant comme des victimes supposées de cet ancien magistrat ultraconservateur. Après une campagne qui avait attiré l’attention du pays tout entier, Roy Moore, soutenu par Donald Trump, a été battu par un démocrate inconnu, Doug Jones.
Lundi, le prix Pulitzer dans la catégorie journalisme d’investigation a été attribué au Washington Post pour cette série d’articles sur le passé de l’ancien magistrat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes, dont la Société des rédacteurs du « Monde », appellent le président à restreindre l’application du secret des affaires « aux seuls acteurs concurrentiels ».
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Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes interpellent Macron sur la loi sur le secret des affaires

Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes, dont la Société des rédacteurs du « Monde », appellent le président à restreindre l’application du secret des affaires « aux seuls acteurs concurrentiels ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 19h30
    |

                            Le Monde.fr








                        


« M. le Président, refusez qu’avec le secret des affaires le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions. » Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée lundi 16 avril, des lanceurs d’alerte, associations, syndicats, chercheurs et journalistes, parmi lesquels la Société des rédacteurs du Monde, s’inquiètent pour « le droit à l’information et l’intérêt général » avec la transposition dans le droit français de la directive européenne sur le secret des affaires. Ils appellent à ce que le champ d’application de la directive soit restreint « aux seuls acteurs économiques concurrentiels ». 

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                La loi sur le secret des affaires menace-t-elle la liberté d’informer ?



Le Parlement s’apprête à voter, via une procédure accélérée, une proposition de loi portant « sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d’affaires) contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites ». Le texte est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016, décrite comme une menace pour la liberté d’informer. Déposée le 19 février, cette proposition de loi « discrète et expresse » a été votée fin mars à l’Assemblée nationale et sera examinée par le Sénat ce 18 avril, avec une adoption prévue dans la foulée.
Directive très décriée
« Alors qu’habituellement les directives européennes sont transposées par un projet de loi gouvernemental, passant en conseil des ministres et comportant une étude d’impact, nous regrettons que la France ait, cette fois, choisi une discrète proposition de loi d’initiative parlementaire », souligne la lettre ouverte.
« En janvier 2015, lorsque nous vous avions interpellé sur l’intégration dans votre projet de loi d’un amendement sur le secret des affaires, vous aviez fait le choix de retirer cette disposition, la jugeant dangereuse pour les libertés publiques. Pourtant, lors du récent débat parlementaire, votre gouvernement a refusé les amendements permettant de restreindre l’application du secret des affaires aux seuls acteurs concurrentiels. Pourquoi un tel revirement ? », s’interrogent les signataires.

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Deux ans après la polémique, la très décriée directive sur le secret des affaires protégeant la confidentialité des informations des entreprises s’apprête ainsi à faire son apparition dans le droit français. La directive vise à protéger les entreprises contre le vol de leurs secrets industriels ou leur divulgation à des concurrents ou au grand public. Mais le souci du secret d’une entreprise peut parfois entrer en contradiction avec l’intérêt général. C’est cette tension entre deux objectifs parfois antagonistes qui a nourri la controverse pendant la préparation de cette directive.
Parmi les signataires de la lettre ouverte figurent notamment Antoine Deltour, lanceur d’alerte sur les « LuxLeaks », Laurène Bounaud, déléguée générale de Transparency International, Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature, et les Sociétés des journalistes de l’AFP, de Télérama, de Mediapart, de Radio France et du Figaro.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ A 73 ans, le Britannique quitte WPP, le groupe qu’il a fondé, sur fond de soupçons d’irrégularités financières.
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Martin Sorrell, le patron du numéro un mondial de la pub, sort par la petite porte

A 73 ans, le Britannique quitte WPP, le groupe qu’il a fondé, sur fond de soupçons d’irrégularités financières.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h03
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


La fin d’une époque… La chute de Sir Martin Sorrell, 73 ans, frappe les esprits, car le fondateur de WPP, globe-trotteur flamboyant, était le plus grand patron ayant encore un rôle opérationnel dans le secteur de la publicité. Sa mise à l’écart abrupte, dimanche 15 avril, par le conseil d’administration de son empire, bâti à partir de rien et devenu numéro un mondial, symbolise aussi la pression pour changer le modèle de son « bébé » WPP : une holding mondiale détenant des dizaines d’agences prestigieuses, agrégées par une stratégie de rachat inspirée.
Mais pourquoi le « board » de WPP a-t-il poussé vers la sortie M. Sorrell, dont la carrière reste saluée dans le communiqué officiel ? Les raisons revêtent une part de mystère, car le groupe a décidé de ne pas communiquer à ce sujet. « Le message, pour nos employés et nos clients, c’est que l’activité continue comme d’habitude », lit-on dans un mémo interne.
Le patron était soupçonné d’avoir fait un « mauvais usage d’actifs de l’entreprise » et d’avoir eu « une conduite personnelle inappropriée », avait révélé le Wall Street Journal début avril, annonçant une « enquête interne ». La première expression a fait penser à un possible abus des ressources de WPP ou à des frais injustifiés, la seconde à un potentiel harcèlement sexuel, en plein essor du mouvement #metoo.
Un style particulier
Depuis, certains observateurs ont fait remarquer que Sir Martin Sorrell était un ami de Jared Kushner, mari d’Ivanka Trump et gendre de Donald Trump. De plus, le média spécialisé Ad Age a révélé que WPP avait participé à un appel d’offres pour l’armée américaine en collaboration avec Cambridge Analytica, l’entreprise soupçonnée d’avoir utilisé pour la campagne de M. Trump les profils de près de 50 millions d’Américains récupérés de façon détournée sur Facebook. Ad Age cite une source selon laquelle M. Sorrell connaissait Alexander Nix, le sulfureux fondateur de la société britannique de ciblage publicitaire, qui voulait vendre son officine à WPP – une proximité toutefois niée par un cadre du groupe.

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Quel que soit le fin mot de l’histoire, la mise sur la touche de Sir Martin Sorrell tourne la page d’un style particulier. Né en 1945 et descendant d’une famille juive peu aisée, venue au Royaume-Uni d’Ukraine, de Pologne et de Roumanie, il a étudié à Cambridge et à Harvard. Il était entré dans le monde de la publicité via l’agence Saatchi & Saatchi, dont il a grimpé les échelons jusqu’à être considéré comme « le troisième frère ». Il entreprend ensuite de bâtir son grand œuvre à partir de Wire and Plastic Products (WPP), une petite entreprise britannique qui fabriquait des paniers en plastique. M. Sorrell se lance dans une frénésie de rachats qui l’amènera à prendre le contrôle de géants comme Ogilvy & Mather, Young & Rubicam, Kantar…
Semblant toujours sortir de son jet, M. Sorrell s’était construit un personnage de bourreau de travail, au cuir aussi épais que le carnet d’adresses, écumant sommets et conférences. Toujours bronzé et impeccablement mis, mais capable de mettre un pied sur la table basse d’un hôtel de luxe, il était ­remarié à Cristiana Falcone, ­conseillère du World Economic Forum de Davos, après avoir conclu « le divorce le plus cher de l’histoire du Royaume-Uni ».
Deux dauphins potentiels
M. Sorrell était apprécié et craint pour son ton direct. « Cela existe peut-être dans les méandres de l’imagination de certains, au-dessus de l’Arc de triomphe, mais où est l’intérêt ? », avait-il raillé, quand ses rivaux Publicis et Omnicom avaient annoncé leur fusion – finalement avortée. Il avait des ennemis : « Je préférerais lécher le sol d’un abattoir que de travailler avec lui », avait ainsi juré Chris Ingram, de l’agence Tempus.
L’étoile de Martin Sorrell avait commencé à pâlir quand son ­salaire faramineux – jusqu’à 89,5 millions d’euros en 2015, un record au Royaume-Uni – a fait polémique, avant d’être réduit. Plus récemment, les résultats 2017 – les plus mauvais depuis 2009 avec un chiffre d’affaires net en baisse de 0,9 %, à 17,4 milliards d’euros – ont fait plonger son cours de Bourse. Le modèle de WPP est secoué par les annonceurs, qui se passent désormais parfois d’agences, et par les grandes plateformes comme Google, Facebook ou Amazon. Comme Publicis, WPP se disait aussi condamné à se renforcer dans les technologies pour faire face aux cabinets de conseil comme Accenture ou Cap Gemini.

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La succession de M. Sorrell est enfin ouverte : Roberto Quarta, président de WPP, assurera l’intérim jusqu’à la nomination d’un nouveau PDG. Il sera épaulé par Mark Read, PDG du groupe Wunderman et de WPP Digital, et par Andrew Scott, responsable des opérations en Europe. Deux dauphins potentiels. Dans son communiqué de départ, le patriarche Sorrell a écrit cette pirouette, qui sonne comme une mise en garde : « Je peux dire que WPP n’est pas qu’une histoire de vie ou de mort, cela a toujours été et sera toujours bien plus important que cela. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le chef de l’Etat sera interrogé à partir de 20 h 35 par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Les questions internationales devraient être davantage abordées, après les frappes en Syrie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/04/2018
Découvrir l’application


                        

Macron poursuit sa tentative de reconquête de l’opinion sur BFMTV, RMC et « Mediapart »

Le chef de l’Etat sera interrogé à partir de 20 h 35 par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Les questions internationales devraient être davantage abordées, après les frappes en Syrie.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 19h24
    |

            Bastien Bonnefous








                        



   


L’offensive médiatique d’Emmanuel Macron continue, avec un deuxième entretien télévisé accordé en quatre jours pour défendre le bilan de la première année de son quinquennat. Dimanche 15 avril, le président de la République sera interrogé à partir de 20 h 35 sur BFMTV, RMC et Mediapart, après son entretien spécial, jeudi 11 avril, sur TF1, dans le journal de 13 heures.
Deux interviews, deux ambiances. Interrogé sur TF1 par Jean-Pierre Pernaut depuis une salle de classe d’une école primaire d’un village normand, à Berd’huis (Orne), le chef de l’Etat sera confronté dimanche soir, depuis le Théâtre national de Chaillot, à Paris, aux deux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, réputés pour leur pugnacité.
Jusqu’à présent économe de sa parole à la télévision, Emmanuel Macron multiplie les interventions au moment où les premières tensions sociales de son quinquennat s’amplifient, à la SNCF, dans les universités ou dans les maisons de retraite. Près d’un an après son élection à la présidence de la République, le chef de l’Etat connaît un décrochage dans les sondages, notamment auprès des classes populaires et moyennes. Mal protégé par un gouvernement peu connu des Français, Emmanuel Macron est donc contraint de monter lui-même en première ligne pour expliquer son action.

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Sur TF1, le chef de l’Etat n’a reculé ni sur le rythme des réformes, ni sur leur contenu, mais il a pris soin d’adopter un ton plus empathique que par le passé. Un exercice de communication destiné en priorité aux Français retraités et/ou provinciaux – les principaux téléspectateurs du JT de Jean-Pierre Pernaut – alors qu’Emmanuel Macron doit effectuer un nouveau déplacement, mercredi 18 avril, dans les Vosges, sur le thème de la ruralité.
« Jusqu’au bout » de la réforme de la SNCF
Jeudi, le président de la République s’est voulu rassurant en expliquant qu’il entendait « les inquiétudes » des retraités mécontents de la hausse de la CSG et des habitants des zones rurales préoccupés par la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et le difficile accès aux services publics. Mais il n’a rien cédé sur le fond, en affirmant notamment qu’il ira « jusqu’au bout » de la réforme de la SNCF, en dépit de la grève discontinue des cheminots depuis deux semaines. Sa prestation a été particulièrement suivie, réunissant 6,4 millions de téléspectateurs, soit plus d’un sur deux à cette heure d’antenne, selon Médiamétrie.
En sera-t-il de même dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart ? Interrogé vendredi 13 avril par l’AFP, Hervé Béroud, le directeur général de BFMTV, a assuré que l’émission sera « très différente et complémentaire de celle de jeudi ». Le choix de ces trois médias devrait permettre à Emmanuel Macron de s’adresser à un public plus urbain et plus actif, du fait notamment du créneau horaire tardif.
Les questions internationales devraient être davantage abordées, au lendemain de la participation de la France aux frappes aériennes en Syrie. Outre le conflit syrien, devraient être également évoquées la situation en Europe, les relations de la France avec les Etats-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine, mais aussi des sujets plus nationaux, comme le mécontentement social, les choix économiques du gouvernement, sa politique d’asile et d’immigration, le rapport à la laïcité du chef de l’Etat ainsi que son style de présidence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.
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édition abonné


Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France

Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h28
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

A 40 ans, Sibyle Veil devient la troisième femme à diriger Radio France, après Jacqueline Baudrier (1922-2009) et Michèle Cotta dans les années 1970 et début des années 1980. Sa victoire était pressentie. Elle s’est imposée face à cinq hommes pour succéder à Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme.
Cette énarque, de la même promotion que le président de la République, Emmanuel Macron, a été désignée, jeudi 12 avril, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a fait le choix de la continuité. Seule candidate en interne, la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, bénéficiait du soutien tacite de l’équipe en place, en particulier de Laurent Guimier, le directeur délégué aux antennes et aux contenus, dont le profil de journaliste compense les lacunes éditoriales de Mme Veil.
Mercredi 11 avril, devant le CSA, Mme Veil a dit vouloir poursuivre le travail mené par M. Gallet, qui l’avait fait venir il y a trois ans, alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Une expérience qui lui a appris à conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». « Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages » ou « le décloisonnement » de certains métiers.
Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois. Au risque de froisser France Télévisions. Elle a souhaité que l’offre commune Franceinfo, dont les audiences en télévision restent faibles, « concurrence le leadeur BFM-TV ». Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.
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Entretien sur TF1 : Macron au cours préparatoire

Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il existe trois sortes de professeurs. Les uns peinent à se faire entendre et désespèrent de leurs élèves, quand ils ne sont pas chahutés ; François Hollande avait connu ce genre de situation. Les autres, bienveillants jusqu’à l’indolence, sont prêts à adapter leur enseignement aux difficultés de leur classe ; en son temps, Jacques Chirac fut de ceux-là. Les troisièmes enfin, campés sur leur magistère, mettent un point d’honneur à « faire tout le programme », quoi qu’il en coûte d’efforts ou de découragement. Emmanuel Macron, à l’évidence, se range dans cette troisième catégorie.
Il en a fait la démonstration, jeudi 12 avril, dans la salle de classe de l’école pimpante de Berd’huis, au cœur de la Normandie, où l’accueillait l’œcuménique journal télévisé de la mi-journée de TF1 et son inusable présentateur, Jean-Pierre Pernaut. Le chef de l’Etat n’ignore aucun des griefs qui lui sont faits. Depuis son élection, l’étiquette de président des riches et des villes lui colle à la peau. Depuis des mois, ses certitudes, voire son contentement de soi, lui sont sans cesse renvoyées à la figure, à droite ou à gauche, comme la preuve de son ignorance des réalités ou de son indifférence aux petites gens. Depuis des semaines, les cheminots de la SNCF, les fonctionnaires ou les étudiants en colère lui reprochent des réformes qu’ils jugent précipitées et injustes.
Ni trop « techno » ni trop « intello »
Une heure durant, le professeur Macron s’est donc employé à répondre à tous ses détracteurs. Il y a mis le ton, ni trop « techno » ni trop « intello », contrairement à son penchant naturel. Il y a mis la forme, plus familière et souriante qu’à l’accoutumée. Il y a ajouté quelques mots destinés à convaincre qu’il n’est pas seulement là pour « protéger » et « libérer », mais également pour « unir ». Bref, qu’il est bien le « président de tous les Français », attentif et « à l’écoute ».

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                Syrie, SNCF, hôpitaux, CSG…, ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1



Mais, sur le fond, la leçon était sans ambiguïté. Le programme a été fixé lors de l’élection présidentielle et, même si l’« on n’y était plus habitué », il sera tenu et réalisé « jusqu’au bout ». Et, puisque ce programme est nécessaire pour rebâtir la « maison France », il ne saurait être question d’en modifier les objectifs, le rythme et la méthode d’application. Tant pis pour ceux qui imaginaient que le président concéderait tel aménagement ou renoncerait à telle disposition pour calmer les inquiétudes ou les exaspérations.
Tout juste a-t-il expliqué qu’il n’était pas là pour « opposer les Français les uns aux autres », mais pour « faire avancer le pays » et lui permettre de s’adapter aux changements du monde. Qu’il s’agisse de la réforme de la SNCF, de celle des universités et de l’école, ou de tous les autres chantiers engagés, y compris la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes, il convient donc de ne céder ni aux peurs « irrationnelles », ni aux craintes illégitimes,ni aux crispations excessives.

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                Sur TF1, « Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes »



Enfin le chef de l’Etat a rappelé que la pédagogie supposait l’autorité du maître, en l’occurrence celle de l’Etat, contre les « professionnels du désordre », à l’œuvre – à ses yeux – à Notre-Dame-des-Landes ou dans quelques universités. Nul doute qu’il a répondu, sur ce point, à une aspiration croissante des Français.
Après cet aimable cours préparatoire de Berd’huis, le professeur Macron va maintenant devoir délivrer son discours de la méthode à une classe de lycéens plus aguerris. Ce sera dimanche, sur BFM et Mediapart, un exercice plus exigeant.

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                ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le photojournaliste vénézuélien Ronaldo Schemidt a remporté le premier prix du 60e World Press Photo, dont les résultats ont été annoncés jeudi 12 avril.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Ronaldo Schemidt, de l’AFP, avait photographié un jeune homme brûlé lors de protestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro en mai 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/04/2018
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World Press : l’image d’un manifestant au Venezuela obtient le prix de la photo de l’année

Ronaldo Schemidt, de l’AFP, avait photographié un jeune homme brûlé lors de protestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro en mai 2017.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 00h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 07h20
    |

            Claire Guillot








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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        Photo de l'année"
            data-slide-description="Jose Victor Salazar Balza (28 ans) en feu, lors d’affrontements violents avec la police antiémeute lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, au Venezuela, le 3 mai 2017."
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        Sujets contemporains, premier prix"
            data-slide-description="Un bateau de touristes conduit à travers les canaux de la communauté Makoko, un ancien village de pêcheurs développé en une énorme colonie informelle, sur les rives du lagon de Lagos au Nigéria, le 24 février 2017."
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        Nature, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Un bébé éléphant sauvé au Reteti Elephant Sanctuary, au nord du Kenya, le 29 septembre 2016."
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        Environnement, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Un jeune rhinocéros blanc, drogué, sur le point d’être relâché dans la nature dans le delta de l’Okavango au Botswana."
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        Sujets contemporains, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="« Banned Beauty » montre Kamini Tontines, 12 ans, originaire de Bafang, dans l’ouest du Cameroun, cachant ses seins après que sa mère les ait repassés, une pratique traditionnelle au Cameroun."
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        Environnement, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Une péniche de plus de 300 tonnes de plastique en route du Bronx vers une usine de recyclage à Brooklyn à New-York, le 26 mai 2016."
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        Informations générales, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Les corps de réfugiés Rohingya, en septembre 2017. Le bateau dans lequel ils tentaient de fuir la Birmanie a chaviré à environ 8 km d’Inani Beach, au Bangladesh."
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        Nature, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Un aigle se régale de chutes de viande dans les poubelles d’un supermarché à Dutch Harbor, Alaska, le 14 février 2017."
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        Informations générales, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Après la reprise de l’ouest de Mossoul, en Irak, Nadhira Aziz, assise à quelques mètres de sa maison détruite dans un bombardement, attend qu’on extraie les restes des corps de sa soeur et de sa nièce des décombres."
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        Société, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Djeneta, à droite, et sa sœur Ibadeta, souffrent du « syndrome de démission », à Horndal, en Suède, le 2 mars 2017."
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        Société, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Falmata, 15 ans, a été kidnappée au Nigeria par Boko Haram, puis poussée à l’attentat-suicide. Après avoir été attachée à des explosifs, elle a réussi à trouver de l’aide."
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        Sports, premier prix"
            data-slide-description="« Enfants jockey » : un cheval amené dans l’eau pour le rafraîchir après une journée de course à Maen Jaran, Sumbawa Island, Indonésie, le 17 septembre 2017."
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        Sports, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Les équipes de football adverses, les Up’ards et les Down’ards, se battent pour la balle à Ashbourne (Derbyshire) au Royaume-Uni, le 28 février 2017."
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        Actualités, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Après qu’un tireur a ouvert le feu sur des spectateurs lors du festival de musique country Route 91 à Las Vegas, Etats-Unis, le 1er octobre 2017."
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Photo de l'année            
Jose Victor Salazar Balza (28 ans) en feu, lors d’affrontements violents avec la police antiémeute lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, au Venezuela, le 3 mai 2017.

RONALDO SCHEMIDT/AFP
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La récompense la plus courue du World Press Photo, attribuée le 12 avril à Amsterdam, a été attribuée à un photographe de l’Agence France-presse (AFP), Ronaldo Schemidt, pour son image d’un jeune homme brûlé par l’explosion du réservoir d’une moto lors de manifestations contre le président Nicolas Maduro à Caracas au Venezuela en mai 2017.
José Victor Salazar Balza, 28 ans, qui s’en est tiré avec de graves brûlures, participait le 3 mai 2017 aux manifestations contre le gouvernement vénézuélien. Un mouvement populaire qui avait pris de l’ampleur dans un contexte de grave crise économique, et qui avait été durement réprimé. Le président Maduro avait annoncé, quelques jours avant, son intention de faire modifier la Constitution du pays, preuve supplémentaire, selon l’opposition, de ses visées dictatoriales.
La présidente du jury du World Press Photo, la journaliste Magdalena Herrera, chef du service photo du magazine Geo France, a décrit le cliché du jeune homme en flammes et au visage masqué comme « une photo classique, mais qui a une énergie et une dynamique instantanée. Les couleurs, le mouvement… elle est très bien composée ». Ronaldo Schemidt avait pris pour l’AFP toute une série de photos du jeune homme en flammes, courant les bras en l’air, tentant d’échapper aux flammes.
Moins sujette à polémique qu’en 2017
Cette photo de l’année, certes spectaculaire, mais où le visage et la douleur du blessé sont invisibles, semble moins sujette à polémique que celle de 2017, où l’image récompensée, signée Burhan Özbilici, montrant un homme qui venait d’assassiner l’ambassadeur de Russie en Turquie, avait été accusée de faire le jeu du terroriste.
Pour cette édition 2018, et peut-être pour prévenir à l’avance les débats, le jury du World Press Photo avait d’ailleurs décidé de montrer les images des nominés plusieurs semaines avant les résultats. La photo de Ronaldo Schemidt, qui braque les projecteurs sur la situation toujours difficile au Venezuela, a été préférée à d’autres images montrant la bataille de Mossoul, la persécution des Rohingya ou une attaque terroriste à Londres en mars 2017.
Les autres gagnants des prix World Press sont à retrouver sur le site de l’organisation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Sibyle Veil, nommée jeudi présidente de Radio France, est la première femme à ce poste depuis Michèle Cotta.
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Une femme nommée à la présidence de Radio France pour la première fois depuis 1981

EN UN GRAPHIQUE – Sibyle Veil, nommée jeudi présidente de Radio France, est la première femme à ce poste depuis Michèle Cotta.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 19h37
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le Conseil national de l’audiovisuel (CSA) a nommé Sibyle Veil présidente de Radio France, jeudi 12 avril. Agée de 40 ans, cette énarque est la première femme à occuper ce poste depuis Michèle Cotta (1981-1982) et la première présidente du groupe, Jacqueline Baudrier (1975-1981).

   


Elle succède à Mathieu Gallet, révoqué par le CSA le 31 janvier après avoir été condamné pour favoritisme à l’époque où il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Entre 1982 et 2018, huit présidents se sont succédé, de Jean-Noël Jeanneney (1982-1985) à Matthieu Gallet (2014-2018) en passant par Jean-Luc Hees (2009-2014) ou Jean-Marie Cavada (1998-2004).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de son prédécesseur.
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Sibyle Veil nommée présidente de Radio France à la suite de Mathieu Gallet

Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de son prédécesseur.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 06h30
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Présentée comme favorite, Sibyle Veil a été nommée, jeudi 12 avril, présidente de Radio France. Elle a été choisie par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) parmi six candidats au remplacement de Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme. Elle devient la troisième femme à diriger la radio publique après Jacqueline Baudrier et Michèle Cotta en 1981. Une décision justifiée dans ces termes :
« Mme Veil propose un projet stratégique qui, dans l’ensemble de ses propositions, porte une vision ambitieuse et réformatrice pour l’entreprise Radio France. Elle manifeste un grand sens du service public et une attention marquée aux publics, notamment par ses initiatives innovantes pour renouveler et élargir l’accès aux offres éditoriales de radio France. »
Sibyle Veil s’est de son côté déclarée sur Twitter « profondément heureuse et fière de commencer une nouvelle aventure ».
Mercredi, devant le CSA en formation restreinte – cinq membres au lieu de sept, son président, Olivier Schrameck, et l’une des conseillères du collège, Carole Bienaimé-Besse, étant absents pour raison de santé –, Mme Veil, 40 ans, avait défendu son projet, en mettant en avant sa connaissance de la Maison de la radio, où elle travaille depuis trois ans.
Etant la seule candidate en interne, elle a pu faire valoir sa volonté de poursuivre le travail mené par son prédécesseur Mathieu Gallet, qui l’avait fait venir à Radio France alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Ce passage à l’AP-HP, a-t-elle argumenté, lui a donné l’expérience de conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». Un élément important, a estimé le CSA, alors qu’une réforme de l’audiovisuel public est attendue d’ici à la fin de l’année.

        En un graphique :
         

          Une femme nommée à la présidence de Radio France pour la première fois depuis 1981



De l’ombre à la lumière
Avec cette nomination, Sibyle Veil passe de l’ombre à la lumière : elle n’est guère connue des salariés, car elle était directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances. Seuls les représentants syndicaux l’ont fréquentée, car elle s’occupait du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Elle supervisait également la rénovation de la Maison de la radio, un chantier lancé il y a une douzaine d’années et qui n’est toujours pas achevé.
Elle représente la continuité : seule candidate en interne, elle bénéficiait du soutien tacite de l’équipe des directeurs en place, en particulier de Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus.
« Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages », le positionnement stratégique des antennes, l’« ouverture sur la jeunesse et la création », mais aussi l’ouverture d’un chantier « sur l’éditorial et la production » avec « le décloisonnement de certains des deux cent quarante métiers ».
Une conception très ambitieuse, voire expansionniste, de Radio France
Dans son projet et au cours de son audition, Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste, de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois entre Radio France et France Télévisions. Au risque de froisser l’autre grande structure de l’audiovisuel public.
Elle a d’abord souhaité que l’offre commune Franceinfo « concurrence le leader BFM-TV », alors que ses audiences en télévision restent faibles. Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de l’audiovisuel public dans la vérification de l’information nationale mais aussi locale et internationale, en collaboration avec France Médias Monde. De même, le service investigation de Radio France serait élargi à la coordination « des enquêtes à l’échelle de toutes les rédactions du service public ». Ces dernières comptent quatre mille journalistes, a-t-elle rappelé devant le CSA : « Il faut penser à cette échelle », a-t-elle ajouté.
En matière de culture, France Culture pourrait, selon Sibyle Veil, devenir la marque « ombrelle » de l’offre commune avec France Télévisions ou Arte. « Cette offre doit partir de France Culture », a-t-elle dit. Elle a aussi proposé que la station de radio Mouv’ devienne l’« offre jeunesse de référence de l’audiovisuel public » et que celle-ci s’incarne dans un « lieu », dans les locaux de Radio France.
Autant de façon d’avancer ses pions dans des domaines de coopération stratégiques pour lesquels les discussions sont engagées depuis plusieurs mois, notamment avec France Télévisions, qui a ses propres médias. L’attitude rappelle celle de Mathieu Gallet, qui avait parfois énervé la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, par ses déclarations dans la presse.
Future « superprésidente » ?
Devant le CSA, la nouvelle présidente a prévu de consacrer les premiers « douze mois » de sa présidence à faire des réformes internes pour « positionner au mieux Radio France » et « pousser son avantage » pour la suite, à savoir « la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel public ».
Cette dernière doit passer par une loi attendue au début de 2019. Qui pourrait créer une « superprésidence », placée au-dessus des actuels dirigeants de France Télévisions et de Radio France. La stratégie de Sibyle Veil peut donner l’impression qu’elle se place pour prendre ce poste. Va-t-elle être « en même temps la présidente de la future holding ? », s’est d’ailleurs demandé sur Twitter le syndicaliste (SNJ) de France Télévisions Serge Cimino, juste après sa nomination.

        Lire :
         

          Radio France : le CSA choisit une procédure plus transparente



Sa volonté de construire un média global a également été critiquée jeudi lors de son audition par un de ses rivaux, Jérôme Batout, directeur général de l’agence de conseil Publicis Media : « L’erreur d’un ou d’une présidente serait de relativiser la portée du changement ou de l’embrouiller en parlant trop de média global, qui, en englobant tous les médias, n’en est souvent aucun. » 
« J’ai commencé ma carrière au Conseil d’Etat et j’ai ce souci d’indépendance chevillé au corps »
Mercredi, Sibyle Veil a aussi souligné qu’elle veillerait à l’indépendance de Radio France : « J’ai commencé ma carrière au Conseil d’Etat et j’ai ce souci d’indépendance chevillé au corps. » Certains membres de la majorité voyaient poindre un possible reproche concernant un manque d’indépendance. Et pour cause, elle est issue de la promotion Senghor de l’ENA (2002-2004), celle d’Emmanuel Macron. Tout comme son mari, Sébastien Veil – petit-fils de Simone Veil, une des grandes figures de la vie politique française, morte en 2017 –, qui a participé à la campagne du futur président.
Ses partisans rétorquent que cette maîtresse des requêtes au Conseil d’Etat fut conseillère du président Nicolas Sarkozy sur les questions de travail, de logement et des solidarités entre 2008 et 2010, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.
Dans un communiqué, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a salué sa nomination : « J’ai toute confiance dans la capacité de Sibyle Veil à mener, avec l’ensemble des équipes de Radio France, ce projet de transformation, dans le contexte actuel de réflexion globale sur les évolutions du service public de l’audiovisuel. »
Frédéric Schlesinger, qui a travaillé avec Sibyle Veil avant de rejoindre la tête d’Europe 1, salue une femme « adroite et habile, qui a le sens du dialogue ».

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Netflix retire un film d’Orson Welles de la sélection cannoise

La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h25
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                            Thomas Sotinel








                        



   


C’est un rituel lors de l’annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes. Thierry Frémaux, le délégué général, refuse d’énumérer les titres qui n’ont pas été retenus, et encore plus de donner les raisons de leur absence. Jeudi 12 avril, en égrenant les titres sélectionnés pour la 71e édition, il a pourtant regretté publiquement l’absence de The Other Side of The Wind, le long-métrage laissé inachevé par Orson Welles, terminé par le réalisateur Peter Bogdanovich et le producteur Frank Marshall. « Ce film avait sa place à Cannes, Orson Welles avait été président du jury », a remarqué Thierry Frémaux.

        Lire le compte-rendu :
         

          Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »



Mais ce projet a été financé par Netflix et, dans les heures qui ont précédé la conférence de presse cannoise, Ted Sarandos, le responsable des contenus de la plate-forme de streaming, avait annoncé à la publication professionnelle hollywoodienne Variety que son entreprise ne présenterait plus de films à Cannes, après l’exclusion de la compétition des longs-métrages qui ne sortiraient pas en salle.
Respecter la chronologie française des médias
Le délégué général du festival a par ailleurs évoqué un autre film, qui aurait pu prendre part à la compétition si Netflix avait bien voulu respecter la chronologie française. Il peut s’agir de Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron (le premier qu’il ait tourné dans son pays depuis Y tu mama tambien), de Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, ou de Norway, le film du Britannique Paul Greengrass, qui évoque le massacre commis en 2011 sur l’île d’Utoya et à Oslo par Anders Breivik.
Dans l’état des relations entre le Festival et Netflix, les premières mondiales de ces films auront lieu ailleurs que sur la Croisette. Pour Ted Sarandos, la règle qui veut qu’un film sélectionné en compétition soit exploité en salle « est tout à fait contraire à l’esprit de n’importe quel festival ». Cette disposition a été prise après la sélection en compétition, en 2017, d’Okja, du Coréen Bong Joon-ho, et de The Meyerowitz Stories, de l’Américain Noah Baumbach, qui, dans plusieurs pays, sont sortis simultanément en salle et en ligne. La réglementation nationale interdit cette possibilité, et les deux longs-métrages n’ont jamais été projetés sur un grand écran français.

        Lire la rencontre avec Ted Sarandos (en mai 2017) :
         

          Pour Netflix, « un film peut recevoir la Palme sans sortir en salles »



La direction du Festival de Cannes avait laissé ouverte la possibilité de présenter des films diffusés par Netflix hors compétition, mais M. Sarandos a décliné la proposition : « Il n’y a pas de raison de le faire. Cette règle visait implicitement Netflix, et, quand Thierry l’a annoncée, il nous a explicitement désignés », explique-t-il.
« Dialogue fructueux »
Si le délégué général du Festival de Cannes assure qu’un « dialogue fructueux » se poursuit avec Netflix, le directeur des contenus de la plate-forme rappelle qu’il a « appris la nouvelle réglementation par la presse ». Pierre Lescure, le président du Festival, espère que le débat « ne pourra pas se solder par un “on ne vient plus” ». Mais, pour l’instant, l’impasse est totale, alors que Netflix accroît sans cesse ses investissements dans les longs-métrages – comme The Irishman, de Martin Scorsese, que l’on devrait voir en 2019.
Thierry Frémaux a fait valoir que d’autres acteurs de l’industrie américaine étaient présents à Cannes : des studios comme Universal, qui distribue Black Klansman, de Spike Lee (en compétition), et Un homme de parole, le documentaire que Wim Wenders a consacré au pape François ; Disney, qui dévoilera, hors compétition, Solo, nouvelle déclinaison de l’univers Star Wars ; et, parmi les étoiles montantes du secteur qui feront le voyage de Cannes, le producteur et distributeur A24 (Moonlight), qui présente Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell.

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          Polémique à Cannes après la sélection de deux films financés par Netflix



Evoquant les films américains qui sortent à l’automne en vue de la campagne pour les Oscars, le délégué général a convenu que Cannes « n’est peut-être pas le lieu idéal » pour les montrer, « parce qu’il y a danger ». Il répondait à une question sur l’absence de The Brothers Sisters, le western auquel Jacques Audiard met la dernière main, qui a été cofinancé par un autre pilier du cinéma d’auteur américain, Annapurna Pictures, et n’a pas été soumis au comité de sélection du festival.



                            


                        

                        

