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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ De Creve Coeur à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, plongée dans le fief de la multinationale de l’agrochimie Monsanto Chemical Works.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le théâtre avait promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

La justice allemande refuse d’interdire une représentation théâtrale satirique de « Mein Kampf »

Le théâtre avait promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 17h56
   





                        



   


Le parquet de Constance en Allemagne a refusé, mercredi 18 avril, d’interdire une représentation théâtrale satirique de Mein Kampf lors de laquelle une distribution de croix gammées et d’étoiles jaunes est prévue.
Selon l’agence de presse allemande DPA, le parquet a ainsi rejeté, au nom de la liberté artistique, plusieurs plaintes déposées après que le théâtre de Constance eut promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce, vendredi 20 avril, date de naissance d’Hitler.
A ceux qui achèteraient leur billet, « nous (…) proposons de porter une étoile de David dans l’enceinte du théâtre en signe de solidarité avec les victimes de la barbarie nationale-socialiste [nazie] », écrivent les responsables du théâtre sur leur site Internet. Les symboles nazis sont prohibés en Allemagne, mais le théâtre dit vouloir ainsi démontrer à quel point il est facile de corrompre.

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                Allemagne : « Mein Kampf » réédité, succès de librairie



La pièce Mein Kampf, une farce noire et grinçante du Hongrois George Tabori (1914-2007) datant de 1987, fait référence au pamphlet programmatique rédigé par Adolf Hitler lorsqu’il était en prison avant de prendre le pouvoir, en 1924-1925.
La Société germano-israélienne dans la région du lac de Constance et la Société pour la coopération judéo-chrétienne ont appelé au boycottage de la pièce. Cette polémique survient alors que les autorités allemandes s’inquiètent de la montée de l’antisémitisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La réforme prévoit d’élargir la réunification, moins connue que le regroupement mais qui ne concerne que les réfugiés et non tous les migrants.
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Regroupement ou réunification familiale : que prévoit le projet de loi asile et immigration ?

La réforme prévoit d’élargir la réunification, moins connue que le regroupement mais qui ne concerne que les réfugiés et non tous les migrants.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h46
    |

                            Baptiste Decharme








                        



   


C’est un des points qui cristallise le débat politique autour du projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. La « réunification familiale » serait élargie aux mineurs, qui pourraient faire venir leurs frères et leurs sœurs.
La « réunification » est moins connue que le « regroupement » et la confusion entre les deux est souvent faite. Mais il s’agit bien de deux dispositions différentes. Explications.
Différence entre regroupement familial et réunification familiale
Le gouvernement propose qu’un mineur qui a obtenu de la France le statut de réfugié ou la protection subsidiaire (un statut proche) puisse, en plus de ses parents, faire venir ses frères et sœurs. En 2017, 525 mineurs avaient obtenu la protection de la France au titre du droit d’asile, selon Eurostat. Ils peuvent donc d’ores et déjà demander à être rejoints par leurs parents. L’extension de la réunification familiale à leurs frères et sœurs ne devrait ainsi concerner qu’un nombre limité de personnes.
4 319 personnes concernées par la réunification familiale en 2016
Dans son ensemble, la réunification familiale, dont peuvent se prévaloir l’ensemble des réfugiés en France, qu’ils soient mineurs ou non, avait permis en 2016 à 4 319 personnes d’obtenir un titre de séjour, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Ce droit, essentiel pour assurer le droit à une vie privée et familiale, comme l’énonce l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’est soumis à aucune condition de ressources.
Le regroupement familial, quant à lui, concerne les étrangers en situation régulière. Ils peuvent faire venir leur conjoint de plus de 18 ans ainsi que leurs enfants. Toutefois, contrairement à la réunification familiale, il est soumis à des conditions financières, de logement. De plus, la famille qui rejoint l’étranger en France doit certifier connaître la langue française ainsi que les « valeurs de la République ». Le regroupement familial a permis, en 2016, à 11 005 personnes de venir en France.
Par ailleurs, la grande majorité des titres de séjour délivrés pour motif familial le sont pour la famille des Français : sur les 89 124 entrées à titre familial, 49 559 concernent la famille de personnes françaises, et surtout leurs conjoints (39 946) ou leurs parents (9 361), selon le ministère de l’intérieur.

   



        Lire :
         

          Idée reçue sur les migrants (6/6) : « Le regroupement familial est la porte d’entrée d’une immigration massive »



Mise à jour le 18 avril à 18 h 45 : modification du titre et du premier paragraphe de l’article.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Il y a tout juste trente ans, le 18 avril 1988, Pierre Desproges mourait d’un cancer du poumon.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement a choisi cette date qui correspond au début de la reprise de la dette de la SNCF et à la transformation des statuts de l’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir de 2020

Le gouvernement a choisi cette date qui correspond au début de la reprise de la dette de la SNCF et à la transformation des statuts de l’entreprise.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h21
   





                        



   


Le gouvernement a choisi la date. Alignant cette échéance sur le reste du calendrier de sa réforme des chemins de fer, il a décidé qu’à partir du 1er janvier 2020 il n’y aurait plus d’embauches au statut de cheminot à la SNCF. « Il était logique de tout aligner sur cette date, qui correspond notamment au début de la reprise de la dette de la SNCF et la transformation du statut de l’entreprise », a expliqué Matignon à l’agence France-Presse (AFP) mercredi 18 avril, confirmant une information de la lettre spécialisée Mobilettre.
« C’est la date qui a été présentée aux organisations syndicales hier [mardi] dans le cadre des concertations menées au ministère des transports », a précisé une source gouvernementale.

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                Neuf questions pour comprendre la réforme de la SNCF



Au 1er janvier 2020, la SNCF doit devenir une société nationale à capitaux publics, selon le projet de loi voté mardi en première lecture par l’Assemblée nationale. C’est également à cette date que l’Etat commencera à reprendre une partie de la dette du groupe public, selon les récentes annonces d’Emmanuel Macron.
Cette date correspond aussi, à quelques semaines près, à l’ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence, puisque les régions pourront choisir d’autres compagnies pour faire rouler leurs TER à partir du 13 décembre 2019.
L’extinction du statut des cheminots est, pour l’exécutif, un point non négociable de la réforme du secteur ferroviaire. Les syndicats, au contraire, y sont viscéralement attachés. Malgré sa fin programmée, les cheminots qui en bénéficient actuellement, et les nouveaux arrivants jusqu’à la fin 2019, en garderont les avantages.

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Cadre contractuel à définir
Protecteur mais rigide, ce statut représenterait, selon les calculs de la direction, de la SNCF le tiers de ses 27 % de surcoût par rapport à ses concurrents. Il concerne actuellement 131 000 personnes, sur 147 000 employés des trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) qui constituent la SNCF en France.
Il définit les bases du contrat de travail des cheminots et fixe l’essentiel des garanties collectives : conditions d’embauche, rémunération, déroulement des carrières selon des grilles très strictes, mobilité, congés, droit syndical, sanctions disciplinaires, etc.
Il met aussi les agents à l’abri d’un licenciement économique, en ne prévoyant que trois cas de départ : démission, retraite ou radiation. Il donne aussi droit à un régime spécial de prévoyance et de retraite.
Les cheminots qui seront embauchés à partir de 2020 le seront dans un cadre contractuel, qui reste à négocier. Ils seront soumis aux futurs accords d’entreprise propres à la SNCF et à la convention collective. Mais celle-ci est encore inachevée : il reste à trouver un accord dans trois domaines, dont la rémunération et la représentation syndicale.
« Tout l’enjeu d’ici là est de faire aboutir les discussions au niveau de la branche pour parvenir à une convention collective de branche, ainsi qu’au niveau de l’entreprise. C’est ce à quoi le gouvernement appelle les différentes parties prenantes », a souligné mercredi le ministère des transports.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’organisation d’ateliers réservés aux minorités dans l’université de Tolbiac occupée relance le débat sur cette forme controversée de militantisme.
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Pourquoi la « non-mixité » est-elle critiquée ?

L’organisation d’ateliers réservés aux minorités dans l’université de Tolbiac occupée relance le débat sur cette forme controversée de militantisme.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h55
    |

                            Eléa Pommiers








                        


Les étudiants qui organisent le blocage du campus Tolbiac de l’université Paris-I contre la réforme de l’accès à l’université ont déclenché une polémique, mardi 17 avril, en annonçant l’organisation d’un atelier en « non-mixité raciale », dans le cadre de cours alternatifs :

Au lieu de raconter des calomnies diffamatoires, venez voir par vous même Tolbiac ouverte qui accueille tous les jo… https://t.co/hj0sJHdz2d— TolbiacLibre (@Commune Libre De Tolbiac)


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Cet atelier a finalement été annulé « pour des raisons d’organisation », selon une responsable du syndicat d’étudiants l’UNEF à Tolbiac, qui n’exclut pas la tenue d’autres réunions du même type. Pour la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), réserver un espace de parole à des personnes s’estimant discriminées, en excluant la participation de Blancs, est une « pratique raciste ».

Dans 5 minutes, des étudiants contre la sélection à l’université Paris organisent un « atelier en non mixité racial… https://t.co/SeXcG6ytIs— _LICRA_ (@LICRA)


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En novembre 2017, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avait jugé « inconstitutionnel et inacceptable » le projet de réunion non mixte similaire, organisé par le syndicat SUD-Education 93. Une douzaine de militants ont été entendus en avril par la police de Bobigny pour des faits de « discrimination ».
Si la polémique témoigne d’une réelle tension sur le sujet, la « non-mixité » est pourtant un mode de militantisme qui n’a rien de neuf.
La non-mixité, qu’est-ce que c’est ?
Dans les années 1970, la non-mixité est devenue une forme de militantisme, caractéristique de certains mouvements féministes, ou encore des mouvements antiracistes ou LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Dans cette perspective, il s’agit de réserver ponctuellement des espaces de réunion et de parole à des groupes perçus comme opprimés, en excluant des personnes considérées comme appartenant à un groupe de « dominants », voire d’« oppresseurs ».

        Lire (en édition abonnés) :
         

          La non-mixité raciale, outil d’émancipation ou repli communautaire ?



Depuis quand cela existe-t-il ?
La non-mixité s’est enracinée comme pratique militante dans les années 1970. Un peu plus tôt, dans les années 1960, le « mouvement des droits civiques » aux Etats-Unis – qui désigne les luttes livrées pour mettre fin à la ségrégation raciale – pratiquait déjà la non-mixité en excluant des personnes blanches de certains rassemblements.
En France, ce sont surtout les mouvements féministes qui en ont fait un mode d’action. Le Mouvement de libération des femmes (MLF), très actif dans la lutte pour le droit à la contraception et à l’avortement dans les années 1970, refusait la présence d’hommes dans ses groupes de parole. Cette pratique perdure au sein de certaines associations féministes. Par exemple, durant le mouvement Nuit debout, en 2016, la « commission féministe » avait suscité la critique en réservant certaines réunions aux « femmes et minorités de genre ».
A l’été 2016 toujours, cette fois dans le cadre de la lutte antiraciste, un « camp d’été décolonial » était réservé aux personnes « non blanches », ce qui a provoqué une polémique. L’année suivante, le festival « afroféministe » Nyansapo, à Paris, avait provoqué la polémique en déclarant trois espaces (sur quatre) « non mixtes ».
Mais si la non-mixité est critiquée, elle est aussi mieux acceptée qu’auparavant, y compris par les pouvoirs publics. La Maison des femmes de Paris, ou celle de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, sont des lieux financés par l’argent public et exclusivement réservés aux femmes.
Pourquoi le principe est-il remis en cause ?
La non-mixité fait régulièrement polémique car elle oppose deux visions de la lutte contre les discriminations et heurte le principe d’égalité entre les individus.
A ce titre, les débats sur le sujet ressemblent souvent à ceux sur la discrimination positive. Il y a d’un côté ceux qui y voient un « racisme à l’envers », qui estiment que la non-mixité recrée une inégalité au lieu de la supprimer et encourage le communautarisme plutôt qu’elle ne le fait reculer. Dans cette conception, la mixité permet un mélange des groupes sociaux nécessaire à leur connaissance, à leur respect mutuel. C’est la diversité qui est la condition de l’égalité entre les personnes.
La Licra ou encore SOS-Racisme s’inscrivent dans cette ligne de pensée. Leurs présidents dénonçaient par exemple dans Le Monde une dérive « identitaire » et un « retour des catégories raciales » à propos du festival Nyansapo.
Le ministre de l’éducation nationale dénonçait fin 2017 « des pratiques contraires à la Constitution » et qui portaient atteinte à la « cohésion nationale ».

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « Contre la logique séparatrice, il faut défendre la mixité comme principe sociopolitique »



Pourquoi certaines associations tiennent-elles à la non-mixité ?
Pour les partisans de la non-mixité, cette dernière est « une nécessité » pour atteindre l’égalité. Ils s’inscrivent dans un courant de pensée marxiste et lisent les rapports sociaux au prisme de la domination.
Selon eux, l’exclusion des « groupes dominants » (hétérosexuels, hommes, personnes de couleur blanche…) est la seule façon de permettre aux « opprimés » de s’émanciper d’une domination raciale ou masculine qui les oppresse, et de prendre librement la parole.
Christine Delphy, féministe et sociologue, explique ainsi que la non-mixité est indispensable aux minorités « pour que leur expérience de discrimination et d’humiliation puisse se dire, sans crainte de faire de la peine aux bons Blancs ».
C’est également de cette manière que le collectif Mwasi, initiateur du Festival Nyansapo, justifie l’organisation de réunions « non mixtes » dans un entretien donné à Vice. « Le fait est que les Blancs sont dépositaires d’un pouvoir hégémonique exorbitant, déclarait par exemple au Monde la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, professeure à l’université Paris-VIII, proche du collectif. Ces jeunes femmes veulent simplement créer un espace d’échange sûr et rassurant. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le président des Républicains veut ajouter deux conditions pour pouvoir jouir de ce droit fondamental de la République.
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Immigration : Laurent Wauquiez propose de restreindre le droit du sol

Le président des Républicains veut ajouter deux conditions pour pouvoir jouir de ce droit fondamental de la République.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 13h12
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h37
   





                        



   


Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a annoncé, mercredi 18 avril, qu’il souhaitait restreindre le droit du sol dans la procédure d’acquisition de la nationalité française.
« Les Républicains veulent une seule chose : sortir la France de l’immigration de masse », a déclaré le président d’Auvergne - Rhône-Alpes lors d’une convention de son parti, intitulée « Comment réduire l’immigration ». En conséquence, M. Wauquiez préconise de revoir le droit du sol car, dans son esprit, « la France ne doit donner la nationalité que la main tremblante ».
L’ancien ministre veut donc ajouter deux conditions pour pouvoir jouir de ce droit. « Si les parents sont en situation irrégulière sur le sol français, il n’y a pas d’accès et de droit du sol », a-t-il estimé, avant de poursuivre : « On ne peut pas devenir français si on n’a pas un casier judiciaire qui est vierge. »
M. Wauquiez défend, par ailleurs, l’impossibilité pour tout clandestin ayant pénétré illégalement sur le territoire français – hors première demande d’asile – de pouvoir ensuite avoir accès à une régularisation ou à un titre de séjour. Il souhaite aussi que les migrants interceptés sur la mer Méditerranée soient ramenés à leur lieu de départ et non en Europe.

Le droit du sol, c’est quoi ?
En France, la loi reconnaît à la fois le droit du sang et celui du sol. Dans le premier cas, un enfant né d’au moins un parent français obtient automatiquement la nationalité française, par filiation. Dans le second, un enfant né sur le sol français de parents étrangers peut acquérir automatiquement la nationalité française, lorsqu’il devient majeur, à condition qu’il ait vécu au moins cinq années dans le pays depuis l’âge de 11 ans.


Plus tôt dans la matinée, l’ancien ministre avait déjà expliqué au micro de RTL qu’il souhaitait pouvoir « réduire le nombre d’entrées » sur le sol français. Pour le chef de file de la droite, la politique migratoire du gouvernement actuel a conduit à accorder trop de titres de séjour en 2017 ; « 262 000, c’est un record depuis quarante-trois ans », a-t-il affirmé sur RTL, ajoutant que « si rien ne change, il y aura un million d’immigrés en plus sur le quinquennat ». « Si l’ouverture, c’est renoncer à notre identité, on n’est pas d’accord, si l’ouverture, c’est changer de nature, on n’est pas d’accord. Ce qu’on conteste ce n’est pas l’ouverture, c’est la façon dont on gère l’ouverture », a-t-il revendiqué lors de la convention de son parti.
Longue lignée de propositions similaires
La proposition formulée par Laurent Wauquiez s’inscrit dans une longue lignée de propositions plus fermes les unes que les autres portées au sein de la droite ces dernières années. En 2016, la plupart des candidats à la primaire promettaient déjà de restreindre le droit du sol, quand ils ne souhaitaient pas tout simplement le supprimer, comme Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson.

        Lire aussi :
         

                Sur l’immigration, le durcissement du discours politique gagne tous les camps



Alain Juppé recommandait ainsi de limiter ce droit à la condition qu’au moins un des deux parents ait été en situation régulière au moment de la naissance – une position assez proche de celle défendue aujourd’hui par M. Wauquiez. Le président de LR reprend quasiment au mot près la proposition que formulait Nicolas Sarkozy, en août 2016 : l’ancien chef de l’Etat souhaitait alors que l’on ne puisse pas accorder la « nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance ».
François Fillon, enfin, dans son projet pour l’élection présidentielle de 2017, listait, quant à lui, un nombre important de restrictions devant être mises en place pour pouvoir acquérir la nationalité française : « respect de l’obligation scolaire au cours des périodes de résidence en France » ; « absence de condamnation pour un crime, un délit grave ou pour outrage à l’hymne national ou au drapeau tricolore » ; « condition de résidence continue ou discontinue en France de huit ans depuis l’âge de 6 ans (au lieu de cinq ans depuis l’âge de 8 ou 11 ans) » ; « test d’assimilation » éventuel « notamment lorsque les parents sont en situation irrégulière » ; « fin aux abus du droit du sol dans certains territoires d’outre-mer » en le conditionnant à la régularité d’au moins un des parents…

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          Le droit du sol attaqué depuis les années 1980







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Selon la préfecture du Nord, l’accident a eu lieu sur l’autoroute reliant Lille à Dunkerque vers 10 h 30, quand « deux minibus sont entrés en collision avec deux autres véhicules légers ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Près de Lille, au moins quinze blessés dans l’accident de deux minibus transportant des enfants handicapés

Selon la préfecture du Nord, l’accident a eu lieu sur l’autoroute reliant Lille à Dunkerque vers 10 h 30, quand « deux minibus sont entrés en collision avec deux autres véhicules légers ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 14h17
   





                        


La collision de deux minibus transportant des enfants handicapés avec « deux autres véhicules légers » sur l’autoroute A25 reliant Lille à Dunkerque a fait une quinzaine de blessés, dont trois gravement, mercredi 18 avril. Selon les secours, cités par l’Agence France-Presse (AFP), dix-huit personnes sont blessées ; la préfecture du Nord évoque, elle, un bilan de quinze blessés.
Celle-ci a rapporté à l’AFP que, vers 10 h 30, « deux minibus sont entrés en collision avec deux autres véhicules légers. Au moins dix-huit personnes ont été impliquées : quinze personnes sont blessées, dont cinq enfants en situation de handicap ». Selon France 3, les deux minibus « se sont percutés sur l’A25 à Flêtre [près de Bailleul] ».
Bilan provisoire
Une quarantaine de pompiers sont présents sur les lieux, d’après le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis). Selon les secours, les minibus transportaient chacun neuf personnes.
Le préfet du Nord a activé « le centre opérationnel départemental afin de coordonner l’intervention des services de secours », tandis que le sous-préfet de l’arrondissement de Dunkerque, Eric Etienne, s’est rendu sur place.
« L’autoroute A25 est actuellement fermée dans le sens Lille-Dunkerque », ajoute la préfecture. « Un bilan plus précis sera communiqué ultérieurement et les conditions de l’accident seront déterminées par l’enquête », dit-elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une cinquantaine d’élèves solidaires de la mobilisation contre la réforme de l’accès aux études supérieures occupent l’établissement parisien depuis la nuit de mardi à mercredi.
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A Sciences Po, les étudiants bloqueurs dénoncent « la fabrique des élites »

Une cinquantaine d’élèves solidaires de la mobilisation contre la réforme de l’accès aux études supérieures occupent l’établissement parisien depuis la nuit de mardi à mercredi.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h16
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


La décision a été prise en assemblée générale (AG), dans le hall, en présence de 250 élèves environ. Mardi 17 avril vers 19 heures, « les Sciences Po » ont rejoint le mouvement de lutte contre la loi instaurant Parcoursup, « par solidarité » avec les étudiants mobilisés dans les universités. 70 élèves ont ensuite passé la nuit dans l’école, au numéro 27 de la rue Saint-Guillaume, à Paris.
Régulièrement, des têtes cagoulées se penchent depuis le premier étage pour remonter des sacs de nourriture grâce à une corde. Toutes les demi-heures, des « alliés » sont invités à franchir les portes de l’école pour rejoindre le mouvement. Sur présentation de leur carte d’étudiant, les vigiles les laissent entrer au compte-goutte, en veillant bien à ce que toute nouvelle entrée soit compensée par une sortie du bâtiment. « Un pour un », c’est la méthode retenue par l’administration de Sciences Po pour tenter de juguler les flux d’occupants et limiter leur nombre.
Cette AG pro-blocage faisait suite à deux autres réunions collectives organisées ces dernières semaines. « Nous voulions réfléchir au sens de notre action, explique un élève de master qui distribue des tracts à l’entrée. Depuis les violences à Montpellier, Nanterre et Tolbiac, on ne pouvait pas rester inactifs. »

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« Laboratoire des politiques d’éducation néolibérales et racistes »
Les étudiants bloqueurs annoncent qu’ils poursuivront « la lutte » jusqu’au retrait de la loi « orientation et réussite des étudiants » – accusée d’instaurer la sélection à l’entrée de l’université – « et de toutes les lois antisociales et racistes portées par ce gouvernement (loi asile et immigration, casse de la fonction publique) ».
Sur une page Facebook spécialement créée, les membres du collectif Sciences Po en lutte écrivent :
« En tant qu’étudiant·e·s à Sciences Po, certain·e·s diront que nous n’avons pas notre mot à dire dans le mouvement social étudiant actuel contre la sélection, puisque notre école est par essence sélective : nous estimons que notre école sert de laboratoire aux politiques d’éducation néolibérales et racistes telles que celles orchestrées aujourd’hui par le gouvernement. »
« Ici sont formés ceux qui sélectionnent, bloquons la fabrique à élites », proclame une large banderole déployée sur la façade du bâtiment. « Nous occupons Sciences Po pour bloquer la production de ce savoir dominant qui forme les fondations du monde actuel qui sont classistes, racistes, sexistes », précise le communiqué de l’assemblée générale.
Les bloqueurs insistent sur le symbole que porte leur action « en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire ». Dénonçant la « dictature macronienne », ils estiment que leur école se fait « le relais académique et symbolique de l’idéologie néolibérale et raciste dominante, qui transparaît tant dans la gestion de l’école que dans les contenus des enseignements ».
« L’accès à l’école reste fortement inégalitaire »
La liste des griefs est longue : « cours d’économie néolibérale obligatoire en première année, cours néocoloniaux sur l’entrepreneuriat en Afrique, sur le droit du pétrole en master énergie, sur la meilleure manière de licencier des salarié·e·s en master ressources humaines... Notre école est pleine de ces modules visant à former les hauts fonctionnaires zélés du régime libéral et autoritaire et les délinquants à col blanc qui ne cessent de renforcer leurs positions. »
Malgré les mesures mises en place en faveur de plus de diversité, notamment à travers les conventions signées avec des lycées de zone d’éducation prioritaire (ZEP) en 2001, « l’accès à l’école reste fortement inégalitaire » et « une sélection sociale se renforce au cours de la scolarité du fait de la pression scolaire et mentale subie », estime encore le texte voté en assemblée générale. A cela s’ajoutent « de fortes violences sexistes, racistes et de classe, reproduites tant par l’institution que par le corps enseignant et étudiant et contre lesquelles rien n’est fait », dénonce-t-il.

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« C’est une honte ! »
Interrogés à ce sujet par Le Monde, les étudiants rencontrés devant le bâtiment mercredi ne rapportent pas tous la même expérience. « J’ai entendu des remarques de profs qui critiquaient le port du voile devant une élève voilée », relate Maxime*. « C’est un peu radical de dire les choses comme cela. Mon avis n’est pas aussi arrêté », relativise Alice*, qui par ailleurs soutient les occupants. « Scandale et inepties », s’emporte Paul*, totalement « atterré » par la teneur du communiqué. Lui voit les revendications exprimées une simple « nostalgie révolutionnaire ». Levant les yeux vers le premier étage, il aperçoit le drapeau rouge de l’établissement, barré d’un A anarchiste. « Ils ont aussi enlevé les drapeaux européen et français. C’est une honte ! »
Dans la matinée de mercredi, la direction de Sciences Po assurait « maintenir un dialogue permanent avec les élèves ». Tous les cours annulés seront reprogrammés ailleurs dans les prochains jours, assure également au Monde un porte-parole de l’école.
*Les prénoms ont été modifiés

Blocage à Rouen ; évacuation ordonnée à Montpellier ; reprise des cours à Strasbourg
A la suite du blocage de plusieurs bâtiments, le président de l’université de Rouen, Joël Alexandre, a décidé, mercredi 18 avril, de fermer de jeudi à samedi inclus son principal campus. « Tous les cours prévus ces jours sont annulés et les examens reportés » sur le campus de Mont-Saint-Aignan, précise l’université dans un communiqué.
A Montpellier, le tribunal administratif a ordonné aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de « libérer les lieux sans délai ». Il a par ailleurs confirmé que certains examens pourraient se dérouler à distance, rejetant une demande de suspension de la présidence.
Les étudiants de l’université de Strasbourg, où plusieurs bâtiments sont bloqués depuis trois semaines, ont voté pour la reprise des cours à 71,88 % lors d’une consultation électronique, a fait savoir la direction.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’emploi a-t-il un effet sur la santé ? La réponse est oui, sans ambiguïté, pour le pire (accidents, burn-out, etc.) et pour le meilleur, expliquent les économistes Thomas Barnay et Florence Jusot. Et vice versa.
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Soigner le capital santé

L’emploi a-t-il un effet sur la santé ? La réponse est oui, sans ambiguïté, pour le pire (accidents, burn-out, etc.) et pour le meilleur, expliquent les économistes Thomas Barnay et Florence Jusot. Et vice versa.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h34
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Le livre. Préserver l’état de santé profite à la dynamique du marché du travail, « en particulier dans un contexte de vieillissement de la population ». C’est la conclusion à laquelle arrivent les professeurs d’économie Thomas Barnay (université Paris-Est-Créteil) et Florence Jusot (université Paris-Dauphine), dans Travail et santé. Ce nouvel essai de la collection « Sécuriser l’emploi », aux Presses de Sciences Po, fait un état des lieux des travaux économiques menés depuis dix ans sur les liens de causalité entre santé et travail.
L’emploi a-t-il un effet sur la santé ? La réponse est oui, sans ambiguïté, pour le pire (accidents, burn-out, etc.) et pour le meilleur. En France, « un doublement des revenus est associé à une réduction de 43 % de la probabilité de décéder dans l’année », donnent-ils en exemple. Mais, « outre le revenu qu’il engendre, l’emploi permet de bénéficier plus facilement d’une assurance-santé », rappellent Thomas Barney et Florence Jusot. Or, en France, « l’accès aux soins reste très dépendant de la possession d’un contrat de couverture complémentaire santé et de sa qualité ». Même si la santé dépend de nombreux paramètres, les soins préventifs ou curatifs aident à la préserver.
Un bilan sans surprise
La deuxième partie de l’ouvrage expose les effets de la santé sur l’emploi. « Un mauvais état de santé initial est associé à un doublement du risque de sortie de l’emploi quatre ans plus tard », écrivent les auteurs. Certaines de leurs remarques peuvent laisser sceptique, lorsqu’ils affirment que « le temps consacré aux soins pour recouvrer la santé augmente le sentiment de bien-être associé à ces soins », qui conduirait « l’individu à préférer réduire son offre de travail, à salaire espéré constant »…
La « littérature économique » recensée par cet essai confirme un bilan sans surprise : les problèmes de santé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Une assemblée générale a rassemblé 1 600 étudiants mardi, qui ont voté à une large majorité la poursuite du blocage et appelé à la démission du président de l’établissement.
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A Nanterre, le président de l’université tente de renouer le dialogue après son appel aux CRS

Une assemblée générale a rassemblé 1 600 étudiants mardi, qui ont voté à une large majorité la poursuite du blocage et appelé à la démission du président de l’établissement.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 13h26
    |

            Claire Ané








                        



                                


                            

« Balaudé, démission ! » : le slogan a été largement repris mardi 17 avril lors d’une assemblée générale étudiante à Nanterre. Huit jours après la demande d’intervention des forces de l’ordre sur le campus, par le président de l’université, Jean-François Balaudé, celle-ci continue de susciter la colère. « Je suis contre la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) qui créé la sélection à l’entrée de l’université, mais c’est vrai que je ne serais pas venue en AG aujourd’hui s’il n’y avait pas eu cette évacuation d’étudiants par les CRS », reconnaît ainsi Chloé, en 1re année de master de droit social.
Alors que seulement une grosse centaine d’étudiants de Paris-X-Nanterre s’étaient auparavant mobilisée contre la loi ORE, les assemblées générales organisées sur ce thème après l’évacuation en rassemblent un peu plus à chaque fois : 600, puis 800, et enfin 1 600 mardi, qui ont très majoritairement voté la poursuite du blocage de l’université jusqu’à jeudi.
« Je comprends l’émoi, et j’ai exprimé mes regrets pour ce qui s’est passé », déclare le président de l’université. Malgré les critiques, Jean-François Balaudé maintient sa version des faits : il a décidé de faire appel aux CRS, lundi 9 avril, après que l’entrée du bâtiment E a été forcée par des « individus non identifiés ». « Il s’agissait de protéger l’université contre un début d’occupation », se justifie-t-il. Il indique ne pas avoir été informé d’une seconde intervention des CRS : 150 étudiants qui improvisaient une assemblée générale dans le bâtiment ont alors été violemment évacués, et sept d’entre eux interpellés. 
« Dire qu’il n’était pas au courant, c’est du pipeau, tranche Claire, étudiante en 3e année de droit qui a voté contre le blocage, mardi. Qu’il ait fait trois communiqués depuis montre bien qu’il a quelque chose à se reprocher. » Elle estime que, comme elle, bon nombre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une nouvelle étude confirme le bien-fondé de la réduction de la vitesse, de 90 à 80 km/h, au 1er juillet.
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Les routes les plus « confortables » sont celles qui tuent le plus

Une nouvelle étude confirme le bien-fondé de la réduction de la vitesse, de 90 à 80 km/h, au 1er juillet.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h26
    |

            Rafaële Rivais








                        


Comment convaincre les élus ruraux que la baisse de la vitesse de 90 à 80 km/h, à partir du 1er juillet, sur de belles routes départementales dépourvues de séparateur central ne va pas pénaliser les automobilistes coincés derrière des camions, mais au contraire sauver des vies ? En leur prouvant que ces routes, en dépit des apparences, sont dangereuses.

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C’est ce que fait l’Observatoire interministériel de la sécurité routière (Onisr) dans une étude intitulée « L’Accidentalité sur les routes bidirectionnelles hors agglomération », rendue publique mardi 17avril – soit deux jours avant qu’un groupe de travail du Sénat ne présente à la presse son propre rapport sur la question. « Même s’il est contre-intuitif que le réseau le plus confortable soit celui qui enregistre le plus d’accidents mortels, les études successives confirment que les bénéfices d’un abaissement de la vitesse moyenne autorisée seront en grande partie liés à ce réseau », indique l’Onisr.
Les Bouches-du-Rhône en tête
Certaines de ces routes paraissent sûres parce qu’elles ont bénéficié d’aménagements tels que des « rectifications de virages, des dégagements de visibilité, des voies spécifiques pour tourner à gauche aux carrefours, des accotements stabilisés, voire des plates-formes larges incluant des créneaux de dépassement ». De ce fait, elles sont « privilégiées pour porter non seulement le trafic local, mais aussi celui de transit ».
Or, c’est l’importance de leur trafic qui les rend dangereuses : elles « enregistrent une proportion de morts supérieure à [leur] part de réseau ». En moyenne, « 10 % des routes ayant soit le plus fort trafic, soit la dimension stratégique la plus élevée concentrent 38 % de la mortalité sur les routes bidirectionnelles hors agglomération ».
Cela est vrai « quel que soit le département », indique l’Onisr. Les départements qui comptent le plus de tués sur les routes bidirectionnelles hors agglomération, entre 2012 et 2016, sont les départements à métropole urbaine. En tête viennent les Bouches-du-Rhône (286 morts), la Gironde (234), la Loire-Atlantique (224), ou l’Isère (166). Les départements dans lesquels la proportion de tués sur route bidirectionnelle, par rapport au total des tués, est la plus importante sont ruraux. En tête viennent les Alpes-de-Haute-Provence (81 %), les Hautes-Alpes (80 %), l’Orne (79 %), le Gers (78 %), la Haute-Loire (78 %), le Lot (76 %) et le Cantal (76 %).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le projet de filtrage des pourvois a raté le train du projet de loi examiné vendredi en conseil des ministres.
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L’occasion manquée d’une réforme de la Cour de cassation

Le projet de filtrage des pourvois a raté le train du projet de loi examiné vendredi en conseil des ministres.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h25
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
A près d’un an de son départ de la Cour de cassation, Bertrand Louvel, son premier président, aura réussi à lancer un débat sur le rôle de la haute juridiction à défaut de convaincre sur son projet de réforme. L’ambition portée par le plus haut magistrat de France est de transformer l’institution faîtière du système judiciaire français en instaurant un mécanisme de filtre à l’entrée.

En réduisant de moitié le flux de quelque 20 000 pourvois qui lui sont adressés chaque année dans des affaires civiles, la juridiction du quai de l’Horloge escompte dégager du temps pour en consacrer davantage aux sujets les plus importants. L’objectif est de « permettre à la Cour de cassation de remplir efficacement son double rôle d’éclairage de la norme et d’harmonisation de la jurisprudence », a écrit M. Louvel dans une lettre ouverte adressée à la garde des sceaux, Nicole Belloubet, le 20 mars.
Proposition formulée trop tardivement
Cela fait plusieurs années que les hauts magistrats de la Cour planchent sur le sujet. Jean-Paul Jean, ex-président de chambre, a livré, début 2017, un rapport très complet sur les pistes de modernisation. Son premier président était parvenu à faire approuver par l’assemblée des présidents de chambre, le véritable lieu de pouvoir de la Cour, le projet de filtrage des pourvois.

Pourtant, dans le vaste projet de réforme de la justice que le conseil des ministres doit examiner, vendredi 20 avril, pas un alinéa n’aborde une quelconque réforme de la Cour de cassation. Les hauts magistrats, persuadés du bien-fondé d’une telle transformation pour le fonctionnement de la justice n’ont pas cherché à faire de lobbying, estimant que la réforme qu’ils continuaient de peaufiner s’imposerait d’elle-même. Dans l’entourage de la ministre de la justice, on a beau jeu de déplorer une proposition formulée trop tardivement.
De fait, le courrier de M. Louvel à Mme Belloubet a été envoyé quelques heures seulement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une femme accuse l’homme de théâtre de l’avoir violée dans une chambre d’hôtel de Béziers en mars 2010. L’acteur conteste ces accusations et évoque « une relation consentie ».
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Le comédien Philippe Caubère visé par une enquête pour viol

Une femme accuse l’homme de théâtre de l’avoir violée dans une chambre d’hôtel de Béziers en mars 2010. L’acteur conteste ces accusations et évoque « une relation consentie ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 11h45
   





                        



   


Une enquête préliminaire pour viol visant le comédien Philippe Caubère a été ouverte par le parquet de Paris, le 16 avril, a appris Le Monde de source judiciaire, confirmant une information du Point. Cette enquête fait suite à la plainte d’une femme déposée le 27 mars auprès du parquet de Béziers.
Dans cette plainte, consultée par Le Parisien, cette « Toulousaine de 43 ans » explique avoir rencontré l’ancien membre de la troupe du théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine en février 2010 à Béziers après une représentation. Selon la plaignante, Philippe Caubère tente vite d’entretenir une relation de domination avec cette admiratrice, multipliant les « pressions psychologiques ».
En mars 2010, la spectatrice accepte de suivre le comédien dans sa chambre d’hôtel après une nouvelle représentation à Béziers. Elle affirme qu’il s’est alors jeté sur elle avec violence, la frappant au visage avec le poing et tentant de l’étrangler. « Il l’aurait traînée ensuite par les cheveux avant de la contraindre à une fellation. Puis l’aurait violée et humiliée », explique Le Parisien en s’appuyant sur la plainte.
« C’est évidemment faux », assure l’acteur
« C’est évidemment faux, je suis consterné, horrifié », a réagi M. Caubère au micro de RTL. « C’est une personne qui faisait du théâtre en 2010, que j’ai draguée à la fin d’un spectacle, et avec qui j’ai passé la nuit dans mon hôtel », assure le comédien. « Je ne cache pas que je suis un libertin mais être accusé d’avoir frappé, jeté à la rue, c’est complètement surréaliste. »
Plus tôt, son avocate avait déjà déclaré que l’acteur « reconnaît une relation consentie avec cette femme, comme il en a eu beaucoup d’autres », mais « conteste avec la plus grande énergie les accusations de viol ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ A l’issue d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, présidée par Nicolas Hulot, les opposants ont déploré qu’« aucune ligne n’[ait] bougé ». Le ministre les a appelés à « ne pas rentrer dans une spirale de violence ».
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Notre-Dame-des-Landes : Hulot appelle les opposants à « saisir la main du gouvernement »

A l’issue d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, présidée par Nicolas Hulot, les opposants ont déploré qu’« aucune ligne n’[ait] bougé ». Le ministre les a appelés à « ne pas rentrer dans une spirale de violence ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h51
   





                        



   


Les négociations s’annonçaient compliquées, chacun campant sur ses positions. Deux heures et demi de négociations entre l’Etat et les occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) n’auront pas suffi pour trouver une issue au conflit.
« Aucune ligne n’a bougé » sur le dossier des régularisations, a affirmé une délégation d’opposants à l’ex-projet d’aéroport, au sortir d’une réunion avec la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, présidée par le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot. Ils déplorent que « malheureusement, le gouvernement [soit] toujours sur la même ligne » et que « rien n’[ait] changé ». « On ne cherche pas du tout à rester dans l’anonymat, c’est un faux problème », ont-ils également affirmé.
« Il n’ y a pas d’autre issue que de saisir la main du gouvernement », a de son côté estimé M. Hulot, faisant part d’un « sentiment de tristesse et de gâchis d’une situation qui ne devrait pas prendre cette tournure ». « Ne ratons pas la dernière étape, ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie. Et passons à une autre étape », a exhorté le ministre.
Trois mois après l’abandon du projet d’aéroport, cette réunion cruciale qui se tenait à la préfecture de Nantes visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d’opérations de gendarmerie sur le site de 1 650 hectares, marquées par des heurts entre opposants et forces de l’ordre.

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Un délai fixé au 23 avril
Nicolas Hulot a réitéré lors de cette réunion l’ultimatum fixé par le gouvernement aux opposants, qui ont jusqu’au 23 avril pour se régulariser en remplissant une déclaration d’intention.
Marcel Thébault, l’un des quatre agriculteurs historiques de Notre-Dame-des-Landes et membre de la délégation, a regretté que le gouvernement n’ait pas proposé de « recul du délai ni quoi que ce soit ». « On avait l’idée de venir voir comment les choses bougeaient pour avoir du grain à moudre et chercher la sérénité », a-t-il observéà l’issue de la réunion.
La délégation reçue en préfecture, qui était composée de huit opposants à l’ex-projet d’aéroport, dont trois représentants de la ZAD, doit faire « un retour » mercredi soir lors d’une assemblée réunissant les diverses composantes du mouvement anti-aéroport.
A l’Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a répété mercredi que « les occupants illégaux » qui ne régulariseront pas rapidement leur situation « quitteront les lieux » à Notre-Dame-des-Landes, car « force doit rester à la loi ». Vingt-neuf squats ont été détruits dans les premiers jours des opérations d’expulsion. Les forces de l’ordre poursuivaient mercredi, au dixième jour des opérations de gendarmerie dans la zone, les opérations de déblaiement des deux axes routiers traversant la ZAD, notamment des barricades érigées chaque nuit par des zadistes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Les étudiants de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ont rassemblé, pour le blog Factoscope, des vérifications d’assertions politiques sur le sujet depuis un an.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à une activité physique régulière.
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Quand faire du sport s’oppose au destin génétique

Les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à une activité physique régulière.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h29
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. On ne naît pas tous égaux face aux maladies, c’est une évidence. Mais lorsqu’on présente des gènes prédisposant à certaines patho­logies, ceux-ci peuvent s’exprimer… ou pas, être utilisés par une cellule… ou ne pas l’être, c’est ce qu’on appelle l’épigénétique. Un fascinant processus qui module l’expression de notre patrimoine génétique en fonction du contexte. Le mode de vie peut avoir une influence négative, ou positive, sur cet héritage et peut donc le contrarier dans un sens ou un autre.
Ainsi les personnes génétiquement prédisposées aux maladies cardio-vasculaires peuvent réduire leurs risques d’infarctus grâce à l’arrêt du tabac, une alimentation saine et… une activité physique régulière. Si on sait depuis des dizaines d’années que l’activité physique réduit le risque de maladies cardio-vasculaires, les études sont moins nombreuses sur ses effets pour les personnes à risque génétique.
Une étude parue le 9 avril dans la revue Circulation de l’American Heart Association vient de le montrer. Des chercheurs de la Stanford University School of Medicine (Etats-Unis) et de l’Uppsala University (Suède) ont examiné les données de 482 702 Britanniques, âgés de 40 à 69 ans, dont 19 311 avaient un risque génétique de maladies cardio-vasculaires.
D’un côté, ils ont évalué leurs niveaux de forme physique et d’activité, en mesurant leur force de préhension, leur condition physique cardio-respiratoire, leur performance sur un vélo en salle, et les sujets ont aussi répondu à des questionnaires sur leurs niveaux d’activité et ont porté des accéléromètres au poignet sur une période de sept jours. De l’autre, les chercheurs ont analysé les données génétiques de cette même cohorte, notamment ceux présentant un risque génétique plus important de maladie coronarienne et de fibrillation auriculaire (troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des caillots sanguins, des attaques cérébrales ou cardiaques).
Pas...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les universitaires Joëlle Farchy et Cécile Méadel estiment que la question des algorithmes est au cœur des contestations sur la nouvelle procédure d’affectation des bacheliers. Selon elles, il faut repenser cet outil.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/04/2018
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Parcoursup : « Le dispositif ne résout ni le problème de la déshumanisation ni celui de l’opacité »

Dans une tribune au « Monde », les universitaires Joëlle Farchy et Cécile Méadel estiment que la question des algorithmes est au cœur des contestations sur la nouvelle procédure d’affectation des bacheliers. Selon elles, il faut repenser cet outil.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 09h21
    |

Joëlle Farchy (Professeure de sciences de l'information et de la communication à l'université Paris-I) et Cécile Méadel (Professeure de sciences de...







                        



                                


                            

Tribune. Parcoursup, la nouvelle procédure d’affectation des bacheliers dans l’enseignement supérieur, qui se déroule dans un climat de plus en plus tendu de contestation autour des questions récurrentes de sélection et de moyens de l’université, est emblématique d’une problématique plus nouvelle, celle de la place qu’occupent désormais les algorithmes dans nos vies.

Compte tenu des moyens constants avec lesquels on demande aux universités d’accueillir toujours plus d’étudiants, ce que, bonne pâte, elles font toujours, l’ancienne plate-forme Admission post bac (APB) optimisait la gestion de la pénurie. Après avoir saisi leurs vœux en ligne de manière hiérarchisée, les candidats aux formations non sélectives étaient classés par un algorithme selon les trois seuls critères auparavant autorisés par le code de l’éducation : l’académie du candidat, l’ordre des vœux et la situation familiale.
Dans un dernier temps, un autre algorithme croisait la liste de vœux, les rangs de classement des candidats et le nombre de places disponibles pour chaque formation. Devenu le bouc émissaire de choix sociopolitiques qui n’avaient rien de technique, le système avait progressivement perdu l’essentiel, la confiance de ses usagers.
Opacité de l’ancienne plate-forme APB
APB s’était en effet attiré la foudre des familles, tétanisées par un système vécu comme opaque et déshumanisé. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait d’ailleurs rappelé, dans une mise en demeure du ministère d’août 2017, l’interdiction de prendre des décisions à l’égard des personnes sur le seul fondement d’un traitement automatisé, sans intervention humaine.
De plus, en l’absence d’informations sur les critères pris en compte et de transparence sur le fonctionnement de l’algorithme, tous les fantasmes se sont développés. Certes, une circulaire du 24 avril 2017 explicita, mais trop tardivement, les critères retenus et reconnut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Ouissem Medouni a raconté comment sa compagne avait battu Sophie Lionnet et tenté de lui arracher des aveux pour des faits imaginaires.
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Procès Lionnet : la jeune fille au pair a été battue avant sa mort

Ouissem Medouni a raconté comment sa compagne avait battu Sophie Lionnet et tenté de lui arracher des aveux pour des faits imaginaires.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 22h10
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 22h24
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Le procès à Londres des meurtriers de Sophie Lionnet est entré mardi 17 avril dans le détail des derniers jours du calvaire de cette jeune fille au pair française. Amaigrie, épuisée, dominée, celle-ci a été battue à plusieurs reprises très violemment par Sabrina Kouider, selon le témoignage de son ancien compagnon, Ouissem Medouni.
Depuis janvier 2016, Sophie Lionnet habitait chez ce couple français qui vivait à Wimbledon, dans le sud de Londres et aidait à s’occuper des deux enfants. Le 20 septembre 2017, son corps calciné a été retrouvé dans leur jardin par les pompiers, alors que M. Medouni tentait de brûler le cadavre.

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Atmosphère hystérique
Selon ce dernier, qui témoignait mardi pour la deuxième journée devant la cour criminelle de Londres, Mme Kouider était devenue complètement obsédée par Mark Walton, le père de son deuxième enfant, qu’elle accusait d’être un pédophile. Et elle était persuadée que la jeune fille au pair était sa complice, emmenant les enfants dans une maison imaginaire où se serait trouvé l’ancien compagnon, qui habitait pourtant aux Etats-Unis. Pis encore, selon elle, M. Walton se serait introduit un jour dans la maison familiale après avoir drogué le couple et les deux enfants, qu’il aurait abusés sexuellement.
Tout à sa folie, dans une atmosphère de plus en plus hystérique, Mme Kouider menait des interrogatoires en règle de Sophie Lionnet, voulant lui arracher des « aveux ». Pendant l’été 2017, l’atmosphère était devenue invivable. Autour du 13 septembre, M. Medouni, qui faisait une sieste, a été réveillé par des cris. « Sophie hurlait, a-t-il témoigné. Sabrina la battait avec des câbles électriques noirs. Je suis intervenu, j’ai emmené Sophie dans la chambre des enfants, et j’ai dit à Sabrina : “Tu es folle, ne refais jamais ça.” »
Pas question pourtant d’appeler la police : « J’avais peur que les enfants soient emmenés par les services sociaux. » L’idée de mettre Sophie Lionnet dans un bus de retour pour la France ne l’a pas non plus effleuré, alors que la jeune fille de 21 ans était bloquée à Londres faute d’argent, ses employeurs ne la payant plus depuis plusieurs mois.

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Complice
Quatre jours plus tard, la situation a dégénéré. M. Medouni était dehors quand il a reçu un appel de Mme Kouider en pleurs, arrivant seulement à dire : « Mais qu’est-ce que j’ai fait ! » Se précipitant chez lui, il dit « craindre le pire ». Il trouve la jeune fille en vie, mais allongée dans la baignoire, en sous-vêtements. Mme Kouider est à ses côtés dans la salle de bains, à genoux, pleurant. « Sophie avait d’énormes hématomes sur le corps. Sur les bras, les jambes, le torse… » Quand les restes de Sophie Lionnet ont été retrouvés, les légistes ont déterminé qu’elle avait des côtes cassées, et des fractures au sternum et à la mâchoire. Les blessures lui ont peut-être été infligées ce jour-là.
M. Medouni aide alors Sophie Lionnet à sortir de la baignoire et à se mettre au lit. Encore une fois, il se refuse à appeler les secours. « Sabrina [Kouider] pleurait, je croyais qu’elle avait appris sa leçon. » Etait-ce la bonne réaction ?, interroge le juge. « Non, non, non… » Il ajoute : « Pour être honnête, je ne me reconnais pas pendant cette période. » Lui-même se décrit sous l’emprise de sa compagne, avec laquelle il avait une relation tumultueuse depuis 2001.
Il reste complice également des interrogatoires de la jeune fille au pair, qui a pourtant du mal à marcher après son passage à tabac. M. Medouni semble croire partiellement aux accusations d’abus sexuels portées par Mme Kouider contre Mark Walton.
Il va acheter une caméra de surveillance, espérant filmer une éventuelle intrusion de ce dernier chez eux. Toute la famille passe un test toxicologique pour savoir s’ils ont été drogués à leur insu. Celui de M. Medouni est négatif, mais il se convainc quand même de l’histoire de sa compagne et finit par penser qu’il a été drogué. Dans les vingt-quatre heures qui suivront, la jeune fille au pair sera morte. Le témoignage de M. Medouni se poursuit mercredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le parquet d’Evry a ouvert une enquête pour « recel de biens provenant d’un délit » après la découverte de ces appareils, introduits illégalement dans l’établissement pénitentiaire.
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Une trentaine de smartphones saisis dans la prison de Fleury-Mérogis

Le parquet d’Evry a ouvert une enquête pour « recel de biens provenant d’un délit » après la découverte de ces appareils, introduits illégalement dans l’établissement pénitentiaire.



Le Monde
 |    17.04.2018 à 20h07
 • Mis à jour le
17.04.2018 à 20h33
   





                        


Des dizaines de smartphones introduits illégalement ont été découvertes mardi 17 avril dans la plus grande prison d’Europe, Fleury-Mérogis, dans l’Essonne. Le parquet d’Evry a confirmé la saisie d’une trentaine d’appareils et a ouvert une enquête pour « recel de biens provenant d’un délit ». Confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d’Evry, elle devra déterminer comment ces téléphones, parmi lesquels se trouvent des modèles volumineux, comme des iPhone, ont pu rentrer dans la prison malgré les mesures de sécurité.
Les téléphones ont été saisis en fin d’après-midi, après qu’un détenu s’est « comporté bizarrement », selon le bureau local du syndicat FO-Pénitentiaire. Sur le chemin de sa cellule vers le parloir, le détenu a demandé à aller aux toilettes. Lorsqu’il en est ressorti, les surveillants ont fouillé les sanitaires et ont découvert plusieurs smartphones déposés dans les cabines, selon le syndicat.
Les gardiens ont ensuite fouillé la cellule du détenu et sont tombés sur « une trentaine de téléphones et des montres connectées », a-t-il ajouté.

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                Quatre jours avec les surveillants de la prison de Fleury-Mérogis



Craintes sur la sécurité
L’événement a relancé le débat sur la sécurité des prisons et des gardiens. « L’importance de ce trafic démontre la montée du “caïdat” au sein de nos détentions, qui est responsable en partie des différentes formes de violence et d’intimidation, tant sur le personnel que sur la population pénale », s’est indigné FO-Pénitentiaire, dans un communiqué.
« Il y a une recrudescence des trafics en prison, on doit pouvoir fouiller les détenus », a renchéri le délégué local, Thibault Capelle.
Fleury-Mérogis, où sont incarcérés 4 300 détenus, a été un des foyers de la contestation lors du vaste mouvement revendicatif des surveillants pénitentiaires en janvier. Les syndicats réclamaient notamment l’abrogation de l’article 57 de la loi pénitentiaire, qui oblige à justifier la fouille à nu d’un détenu et empêche de rendre cette procédure systématique.



                            


                        

                        

