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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ De Creve Coeur à Saint-Louis, dans l’Etat américain du Missouri, plongée dans le fief de la multinationale de l’agrochimie Monsanto Chemical Works.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ « Le Monde » et les dix-sept autres médias, partenaires de Forbidden Stories, poursuivent l’enquête démarrée par la journaliste assassinée Daphne Caruana Galizia.
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« Projet Daphne » : Pilatus, la banque maltaise qui recycle l’argent de l’Azerbaïdjan dans toute l’Europe

« Le Monde » et les dix-sept autres médias, partenaires de Forbidden Stories, poursuivent l’enquête démarrée par la journaliste assassinée Daphne Caruana Galizia.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h06
    |

            Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Sur les photos et les vidéos encore en ligne il y a quelques semaines, la noce semble avoir été un véritable enchantement. Un débordement de luxe, dans un cadre exceptionnel : les jardins de l’hôtel Four Seasons de Florence. Feux d’artifice, statues de la Renaissance et robes de soirée, rien n’est trop beau pour le golden boy iranien qui célébrait son mariage, ce jour de juin 2015.
A 35 ans, tout sourit à Ali Sadr Hasheminejad, qui compte même parmi ses invités un premier ministre européen : Joseph Muscat a fait le déplacement depuis Malte, avec son plus proche conseiller et chef de cabinet, Keith Schembri. Car depuis la fin 2013, Ali Sadr a ouvert sur la petite île méditerranéenne une discrète banque privée, la Pilatus Bank.
L’homme a beau se savoir surveillé par le FBI américain, les autorités maltaises ont l’avantage d’être peu regardantes. Il a donc obtenu sans problème une licence bancaire, qui lui permet d’opérer dans toute l’Union européenne. Trois ans plus tard, Ali Sadr pense-t-il encore à son luxueux mariage, dans la cellule de la prison américaine où il est enfermé depuis le 19 mars ? Poursuivi aux Etats-Unis pour violation des sanctions américaines contre l’Iran, l’homme risque cent vingt-cinq ans de prison. Sa banque à Malte a été placée sous tutelle, ses actifs gelés. Les invités du mariage ont tous pris soin de retirer les photos du mariage sur Facebook ou Instagram.
La chute spectaculaire du golden boy doit beaucoup à Daphne Caruana Galizia, qui dénonçait la corruption et a été assassinée, le 16 octobre, dans l’explosion de sa voiture. La journaliste maltaise avait découvert les liens d’intérêts entre la banque et le gouvernement maltais, ainsi que l’existence de comptes bancaires ouverts pour des proches du régime azerbaïdjanais. Elle soupçonnait la Pilatus Bank de véhiculer des opérations douteuses – voire de blanchir des fonds. Ali Sadr avait été jusqu’à la poursuivre devant la justice américaine, pour la faire taire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le théâtre avait promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce.
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La justice allemande refuse d’interdire une représentation théâtrale satirique de « Mein Kampf »

Le théâtre avait promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 17h56
   





                        



   


Le parquet de Constance en Allemagne a refusé, mercredi 18 avril, d’interdire une représentation théâtrale satirique de Mein Kampf lors de laquelle une distribution de croix gammées et d’étoiles jaunes est prévue.
Selon l’agence de presse allemande DPA, le parquet a ainsi rejeté, au nom de la liberté artistique, plusieurs plaintes déposées après que le théâtre de Constance eut promis une entrée gratuite à qui accepterait de porter des brassards frappés d’une croix gammée lors de la première de la pièce, vendredi 20 avril, date de naissance d’Hitler.
A ceux qui achèteraient leur billet, « nous (…) proposons de porter une étoile de David dans l’enceinte du théâtre en signe de solidarité avec les victimes de la barbarie nationale-socialiste [nazie] », écrivent les responsables du théâtre sur leur site Internet. Les symboles nazis sont prohibés en Allemagne, mais le théâtre dit vouloir ainsi démontrer à quel point il est facile de corrompre.

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                Allemagne : « Mein Kampf » réédité, succès de librairie



La pièce Mein Kampf, une farce noire et grinçante du Hongrois George Tabori (1914-2007) datant de 1987, fait référence au pamphlet programmatique rédigé par Adolf Hitler lorsqu’il était en prison avant de prendre le pouvoir, en 1924-1925.
La Société germano-israélienne dans la région du lac de Constance et la Société pour la coopération judéo-chrétienne ont appelé au boycottage de la pièce. Cette polémique survient alors que les autorités allemandes s’inquiètent de la montée de l’antisémitisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le premier vice-président, Miguel Diaz-Canel, est le seul candidat désigné pour la transition qui doit mettre fin à soixante ans de pouvoir des frères Castro.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

A Cuba, l’Assemblée nationale n’a désigné qu’un seul candidat pour succéder à Raul Castro

Le premier vice-président, Miguel Diaz-Canel, est le seul candidat désigné pour la transition qui doit mettre fin à soixante ans de pouvoir des frères Castro.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 18h53
   





                        



   


Une transition historique se prépare à Cuba. L’Assemblée nationale a ouvert mercredi 18 avril une session inaugurale destinée à désigner le nouveau président de l’île, alors que s’achèvent six décennies de pouvoir exclusif des frères Castro. Une désignation sans suspense, puisqu’un seul candidat a été désigné par l’Assemblée : le premier vice-président, Miguel Diaz-Canel.
Selon le programme publié par les médias officiels, les députés doivent d’abord inaugurer la nouvelle législature et désigner leurs cadres, avant d’élire, dans leurs rangs, les 31 membres du Conseil d’Etat, et le président de cet organe exécutif suprême, qui succédera à Raul Castro. Si ce vote se tenait mercredi après-midi, l’identité du nouveau président ne sera révélée que jeudi à partir de 9 heures, heure locale (16 heures, heure de Paris), ont précisé les médias d’Etat.
Depuis la révolution de 1959, Cuba n’a connu qu’une seule véritable transition à la tête de l’Etat : en 2006, lorsque Fidel Castro, malade, passa le témoin à son frère cadet après plus de quarante ans de pouvoir sans partage. Fidel s’est éteint à la fin de 2016 et c’est aujourd’hui au tour de Raul, 86 ans, de céder sa place à un représentant de la nouvelle génération, Miguel Diaz-Canel, un civil de 57 ans.

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Transition préparée
Numéro deux du régime depuis 2013, cet homme du système a été préparé à prendre la tête du régime. Depuis plusieurs années, il représente régulièrement son gouvernement lors de missions à l’étranger et ses apparitions dans les médias sont de plus en plus fréquentes.
S’il est élu, cet ingénieur en électronique né après la révolution devra asseoir son autorité et poursuivre l’« actualisation » du modèle économique de l’île esquissée par le cadet des Castro. Des charges lourdes pour un homme au profil plutôt discret qui a gravi dans l’ombre les échelons du pouvoir cubain.
« Il sera intéressant d’observer si [M. Diaz-Canel] est capable de résister à la pression de cette charge », a expliqué Paul Webster Hare, professeur de relations internationales à Boston et ex-ambassadeur britannique à Cuba, à l’Agence France-Presse (AFP).
« Fidel et Raul (…) n’ont jamais eu à justifier leurs positions. Ils avaient mené la Révolution et personne ne remettait en cause leur “droit” d’être dirigeants. [Mais] ils n’ont pas créé de modèle démocratique permettant de conduire un changement, c’est une des principales raisons pour lesquelles Diaz-Canel fait face à une tâche ardue. »

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                Miguel Diaz-Canel, un protégé de Raul Castro au pouvoir



Déficit de légitimité
Pour la première fois depuis des décennies, le président n’aura pas connu la révolution de 1959, ne portera pas l’uniforme vert olive et ne dirigera pas le Parti communiste cubain (PCC). Mais il pourra combler ce déficit de légitimité grâce à Raul Castro, qui gardera la tête du puissant parti unique jusqu’en 2021. A ce poste, il devra mobiliser la vieille garde des « historiques », perçus pour la plupart comme rétifs aux réformes les plus ambitieuses.
Leur niveau de responsabilité au sein du nouveau Conseil d’Etat donnera une indication sur la volonté réformatrice du régime, et sur la marge de manœuvre du nouveau président. Continuité du système oblige, celui-ci n’a jamais présenté de programme, mais il devra tenir compte des « lignes directrices » (« lineamientos ») votées par le parti unique et le Parlement, qui dessinent les orientations politiques et économiques à mener d’ici à 2030.
Le prochain gouvernement « va devoir rendre des comptes au peuple, le peuple participera aux décisions », avait déclaré M. Diaz-Canel au moment de voter aux dernières législatives dans sa ville de Santa Clara, dans le centre du pays.
De l’avis des experts, le futur président sera surtout attendu sur son aptitude à mener les réformes nécessaires pour redresser une économie stagnante (1,6 % de croissance en 2017), fortement dépendante des importations et de l’aide de son allié vénézuélien aujourd’hui affaibli. Il devra également s’occuper du chantier de l’unification monétaire, mesure maintes fois ajournée qui vise à supprimer un système de dualité de monnaies nationales unique au monde, responsable, depuis 1994, d’importantes distorsions dans une économie encore largement étatisée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Malgré un embargo de l’UE, trois entreprises flamandes ont exporté vers la Syrie des produits pouvant servir à la fabrication d’armes chimiques, dont du gaz sarin.
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Armes chimiques en Syrie : trois firmes belges mises en cause

Malgré un embargo de l’UE, trois entreprises flamandes ont exporté vers la Syrie des produits pouvant servir à la fabrication d’armes chimiques, dont du gaz sarin.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 17h02
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

La justice belge a décidé de lancer des poursuites contre trois entreprises flamandes qui ont exporté vers la Syrie des produits pouvant servir à la fabrication d’armes chimiques, dont du gaz sarin. Selon les douanes belges, ces firmes – A.A.E. Chemie Trading, Anex Customs et Danmar Logistics – n’ont pas sollicité les licences – nécessaires depuis juillet 2013 – pour l’exportation, entre mai 2014 et décembre 2016, de 24 lots de composants chimiques. Soit 168 tonnes d’isopropanol, 219 tonnes d’acétone, 77 tonnes de méthanol et 21 tonnes de dichlorométhane.
Selon le magazine néerlandophone Knack, la citation devant le tribunal d’Anvers comporte toutefois un élément troublant : les douanes reprochent aux entreprises de ne pas avoir fait de demande d’autorisation « après » les exportations litigieuses. Or, s’interroge l’hebdomadaire, « les douanes n’auraient-elles pas dû agir de manière proactive ? », à savoir contrôler, avant leur envoi, de telles cargaisons pour faire appliquer l’embargo décrété par l’Union européenne en 2013.
Un porte-parole du ministère belge des finances indique que le service des douanes a, en fait, débusqué l’affaire après une « analyse de risques », les entreprises concernées n’ayant jamais sollicité les licences nécessaires. La Sûreté de l’Etat – les services de renseignement – enquête également sur ce dossier, embarrassant pour un pays qui a, le premier, expérimenté le danger des armes chimiques – lors de la bataille de l’Yser, pendant la première guerre mondiale – et se veut à la pointe de la lutte pour leur interdiction.
Transit par le Liban
C’est surtout la quantité massive d’isopropanol qui inquiète les autorités. Ce produit intervient dans la phase finale de production du sarin, le gaz qui a notamment été utilisé le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun par l’aviation du régime syrien, causant la mort de dizaines de personnes.
Les douanes belges affirment ne pas disposer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Alors que l’homme fort de la Cyrénaïque est hospitalisé à Paris, sa succession à la tête de l’Armée nationale libyenne s’ébauche discrètement.
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Analyse

L’absence du maréchal Haftar met à nu les incertitudes sur l’avenir de la Libye

Alors que l’homme fort de la Cyrénaïque est hospitalisé à Paris, sa succession à la tête de l’Armée nationale libyenne s’ébauche discrètement.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-18T16:45:32+02:00"

        Le 18.04.2018 à 16h45






                        

Crédits : Esam Al-Fetori / REUTERS


                    

Le mystère persiste autour de l’hospitalisation à Paris du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la Libye de l’Est (Cyrénaïque) et protagoniste central des tentatives de règlement politique de la crise libyenne. Plus d’une semaine après la diffusion de l’information selon laquelle il serait traité dans un hôpital parisien pour un accident cérébral, le chef en titre de l’Armée nationale libyenne (ANL) ne s’est toujours pas adressé à ses compatriotes sous la forme d’un enregistrement audio ou vidéo.
Aucune photo de lui n’a en outre été rendue publique par ses services, alimentant les spéculations sur la gravité de son état de santé. La rumeur rapportant son décès a été indirectement démentie, vendredi 13 avril, par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), basée à Tunis, qui a diffusé un tweet révélant que Ghassan Salamé, le chef de la mission, s’était entretenu le même jour avec le maréchal Haftar au téléphone.

Quoi qu’il en soit, l’épisode pose la question de la stabilité du pôle de pouvoir qu’incarne Haftar, 75 ans, dont la succession est d’ores et déjà en train de se jouer de manière feutrée. Idéologiquement proche de l’Egypte voisine et très soutenu par les Emirats arabes unis, cet adversaire résolu des Frères musulmans – assimilés à ses yeux à des « terroristes » – trône sur un camp politico-militaire aux assises plus fragiles qu’il n’y paraît.
Quatre hypothèques pèsent sur l’héritage de Haftar : la cohésion de l’ANL, la solidité de ses soutiens tribaux, l’ambiguïté de son lien avec le kadhafisme et le défi du salafisme, avec lequel il a pactisé.
Le spectre des tensions internes à l’armée
Le général Haftar a bâti un bloc militaire à partir d’un socle autoproclamé « Armée nationale libyenne » qui est toutefois considéré par ses adversaires comme un assemblage de milices. Après avoir « libéré » en juillet 2017 Benghazi de groupes islamistes, l’ANL contrôle l’essentiel de la Cyrénaïque...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Un assaillant a frappé un jeune avec sa ceinture, répétant à plusieurs reprises le mot arabe pour juif, « Yahudi ». L’une des victimes a filmé la scène.
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Le gouvernement allemand s’inquiète du regain d’antisémitisme après une agression à Berlin

Un assaillant a frappé un jeune avec sa ceinture, répétant à plusieurs reprises le mot arabe pour juif, « Yahudi ». L’une des victimes a filmé la scène.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h59
   





                        



   


Une porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel, ainsi que la ministre de la justice, Katarina Barley, ont dénoncé, mercredi 18 avril, l’agression de deux juifs de 21 et 24 ans, qui a été filmée par l’une des victimes à Berlin.
Dans la vidéo, un assaillant frappe à plusieurs reprises un jeune identifié comme Adam avec sa ceinture, répétant à plusieurs reprises le mot arabe pour juif, « Yahudi ». Adam répond à son assaillant : « Je vous filme. » En arrière-plan, les deux compagnons de l’assaillant le repoussent, tandis qu’une femme dit en anglais : « J’appelle la police. »
« L’antisémitisme ne doit plus jamais retrouver une place en Allemagne », a réagi Mme Barley sur Twitter, tandis que le chef de la diplomatie, Heiko Maas, dénonçait, lui, sur le réseau social une attaque « insupportable », rappelant « la responsabilité » particulière de l’Allemagne à l’égard des juifs.
Le chef du Conseil central des musulmans d’Allemagne, Aiman Mazyek, a exigé la condamnation des auteurs : « Cela me met en colère de voir une telle violence pleine de haine », a-t-il écrit. Le maire de Berlin, Michael Müller, a également condamné l’attaque, affirmant que l’antisémitisme n’avait « aucune place dans le Berlin dans lequel nous voulons vivre ».
Résurgence de la haine à l’égard des juifs
Dans un entretien accordé au site Internet du journal Bild, Adam détaille les circonstances de son agression et dénonce la passivité des passants. Selon lui, le principal agresseur parlait « un dialecte syrien ». « Je suis content qu’on ait pu faire quelque chose avec cette vidéo, j’espère qu’ils vont bientôt trouver les agresseurs. La police s’est montrée très attentionnée », a-t-il encore dit. « J’ai un peu peur désormais, et je suis un peu déçu » que cela arrive en Allemagne, a admis la victime.
La lutte contre l’antisémitisme a une importance particulière pour le gouvernement allemand, toujours hanté par le passé nazi. Ces derniers mois, du fait de l’essor de l’extrême droite et des inquiétudes dues à l’afflux de réfugiés arabes, un débat s’est fait jour sur la résurgence en Allemagne de la haine à l’égard des juifs. Plusieurs responsables du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) ont ainsi tenu des propos haineux sur la Shoah et le devoir de mémoire allemand.
La chancelière a par ailleurs décidé de créer un poste de commissaire à l’antisémitisme à la suite de l’émoi suscité par des images de drapeaux israéliens brûlés au cours d’une manifestation à Berlin contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem capitale de l’Etat hébreu. Enfin, depuis plusieurs jours une controverse agite le monde politique et culturel national après que deux rappeurs ont reçu un prix musical malgré des textes accusés de contenir des « provocations antisémites ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le président Sergio Mattarella a demandé à Maria Elisabetta Casellati de vérifier l’existence d’une majorité entre le Mouvement 5 étoiles et la coalition des partis de droite et d’extrême droite.
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La présidente du Sénat italien chargée d’« explorer » les possibilités de gouvernement

Le président Sergio Mattarella a demandé à Maria Elisabetta Casellati de vérifier l’existence d’une majorité entre le Mouvement 5 étoiles et la coalition des partis de droite et d’extrême droite.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 17h58
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Il ne s’agit donc que d’un « mandat exploratoire ». Mercredi 18 avril, plutôt que d’« investir » Maria Elisabetta Casellati de la charge de constituer un gouvernement, après plus de six semaines de blocage politique, le président italien Sergio Mattarella a confié à la présidente du Sénat, deuxième personnage de l’Etat, la tâche de faire un tour de table supplémentaire. Dans le monde de nuances et de clairs-obscurs qu’est le jeu parlementaire italien, la nuance sémantique est de taille.
Dans une déclaration faite depuis le palais du Quirinal, mercredi, peu avant midi, la présidence a donc annoncé qu’était confié à Maria Elisabetta Casalleti un « mandat exploratoire » pour « vérifier l’existence d’une majorité entre le Mouvement 5 étoiles [M5S] et le centre droit ». Un schéma auquel les dirigeants du M5S se refusent depuis des semaines, arguant qu’ils ne sauraient figurer dans une coalition comportant un parti – Forza Italia – dirigé par une personne condamnée par la justice, Silvio Berlusconi.
Fidèle de la première heure de Silvio Berlusconi, dont elle a accompagné le parcours depuis son entrée en politique – elle a été élue sénatrice pour la première fois en 1994 –, Maria Elisabetta Casellati est née en 1946 à Rovigo (Vénétie). Magistrate de formation, elle a été désignée au Conseil supérieur de la magistrature en 2014, abandonnant ce mandat pour retourner au Sénat après les élections de 2018. Au sein de la droite italienne, elle représente une tendance libérale, conservatrice et catholique, peu compatible avec l’extrémisme de la Ligue du Nord ou des postfascistes de Fratelli d’Italia.
Coup d’attente
De prime abord, par cette désignation survenant en plein blocage politique, Sergio Mattarella semble surtout vouloir gagner du temps. En réalité, il paraît bien que le président cherche surtout à laisser la situation se décanter d’elle-même. Dans une finale de partie d’échecs, on appelle ça un coup d’attente.
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Téhéran considère que les attaques des Américains, des Français et des Britanniques contre des installations syriennes liées aux armes chimiques renforcent sa position auprès de Damas.
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L’Iran se satisfait du caractère modéré des frappes occidentales contre la Syrie

Téhéran considère que les attaques des Américains, des Français et des Britanniques contre des installations syriennes liées aux armes chimiques renforcent sa position auprès de Damas.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 17h00
    |

            Louis Imbert








                        



                                


                            

Un sentiment de soulagement s’exprime à Téhéran, après les frappes menées en Syrie, le 14 avril, par les Etats-Unis et leurs alliés français et britanniques. Le Guide suprême, Ali Khamenei, a condamné ces puissances « criminelles », mais les autorités paraissent surprises – et satisfaites – des objectifs circonscrits des frappes, qui se sont limitées à des installations liées à l’armement chimique de leur allié syrien : le quotidien réformateur Etemad y voit « un feu d’artifice » sans conséquence.
A la suite du président Hassan Rohani, qui dénonçait, dès le 15 avril, une tentative des Etats-Unis de « justifier leur présence dans la région par ces frappes », les dirigeants iraniens estiment qu’elles renforcent en réalité leur position auprès de Damas, et révèlent les marges d’action limitées dont dispose Washington en Syrie, ainsi que ses réticences à s’impliquer plus avant dans le conflit.
« Les Américains pensent pouvoir changer la réalité du terrain syrien par de telles actions, estimait ainsi le 14 avril le général Yadollah Javani, chef du bureau politique des gardiens de la révolution, la principale force armée iranienne. Ces attaques ne feront pas bouger les lignes, au contraire, elles vont compliquer les choses : les Américains doivent s’attendre à subir les conséquences de leurs actions. »
« Jouer le temps long »
Ces menaces s’expriment alors que Téhéran considère avoir sauvé son allié syrien, aux côtés de la Russie, après cinq ans d’une guerre coûteuse, qui a suscité d’intenses controverses au sein de l’Etat. « Ils en voient la fin. Même si Damas demeure faible à long terme, cela leur convient, note Ariane Tabatabai, professeure d’études de sécurité à l’université américaine de Georgetown. Ils font valoir à Assad qu’il aura besoin des gardiens de la révolution pour mener et sécuriser les chantiers de reconstruction, dans les infrastructures ou l’énergie. » 
Dans...




                        

                        


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Les traités européens interdisent-ils vraiment l’harmonisation sociale ?

L’UE est accusée par plusieurs membres de La France insoumise de ne pas « avoir le droit » de légiférer dans le domaine social. Elle le fait pourtant régulièrement.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 16h59
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


L’Union européenne interdit-elle, par ses textes, l’harmonisation sociale ? C’est en tout cas ce qu’affirme Adrien Quatennens, député La France insoumise (LFI) du Nord, dans un tweet publié mardi 17 avril et abondamment partagé sur les réseaux sociaux.

   


Ce n’est pas la première fois que l’harmonisation sociale est remise en question, et ce notamment par des membres de La France insoumise. Le 4 avril 2017, lors du grand débat des onze candidats à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait avancé que l’harmonisation sociale était interdite dans les traités européens : « Vous n’avez pas le droit de décider en Europe que tel niveau de cotisations sera le même partout. Vous n’avez pas le droit de décider que telle ou telle activité sociale va être la même partout. Vous n’avez pas le droit », avait-il affirmé.
Des possibilités restreintes, mais des contournements nombreux
La réalité est pourtant plus complexe. L’harmonisation sociale, que l’on pourrait définir par le fait, pour l’Union européenne, de légiférer dans le domaine social afin que les règles soient les mêmes pour tous en Europe, existe. « Les deux exemples les plus concrets sont la directive de 2009 sur la sécurité et la santé au travail et la directive européenne sur le temps de travail, rappelle le juriste Vincent Couronne, auteur d’une thèse sur les compétences des Etats membres de l’Union européenne et membre du collectif de chercheurs en droit Les Surligneurs. Ces deux textes sont des avancées essentielles pour les Européens, et sont des cas concrets d’harmonisation sociale. »
Il est vrai que l’article 153 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne restreint les possibilités d’harmonisation des Etats membres. Ce texte dispose en effet que le Parlement et le Conseil ne peuvent adopter des mesures d’harmonisation « des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres ». En pratique, cette règle est contournée. « Ce que fait l’UE, c’est qu’elle passe par sa compétence en marché intérieur, explique Vincent Couronne. Elle peut ainsi légiférer beaucoup plus facilement. »
De nombreuses législations ont ainsi été adoptées sur le fondement des dispositions relatives au marché intérieur. Citons, par exemple, la directive de 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et aux membres de leur famille de circuler et séjourner librement – qui harmonise les conditions dans lesquelles un travailleur, un étudiant ou un retraité peuvent séjourner, voire travailler sur le territoire d’un autre Etat membre. Autre cas d’harmonisation adoptée par le biais du marchés intérieur : le règlement de 1971 sur l’application des régimes de sécurité sociale aux travailleurs qui se déplacent dans l’Union.
Travail de nuit, taxes sur l’alcool, TVA… des exemples d’harmonisation fiscale
« Le législateur européen intervient avec des prescriptions minimales en réalité très contraignantes et la Cour de justice en tire des conséquences nécessaires, qui s’appliquent à tous », rappelle Vincent Couronne. Le meilleur exemple est le cas du travail de nuit pour les femmes, qui a connu le même processus (arrêt Stoeckel de la Cour de justice de l’Union européenne, en 1991), dans le cadre de l’égalité de traitement entre hommes et femmes. Désormais, la France ne peut pas interdire aux femmes de travailler la nuit (sauf rares exceptions) et cette règle s’applique de la même manière partout dans l’Union. La France s’est mise en conformité avec le droit de l’Union en 2001.
Pour ce qui est de l’harmonisation fiscale, de nombreux exemples viennent contredire les propos de Jean-Luc Mélenchon et Adrien Quatennens. Le système de TVA fait, par exemple, l’objet d’harmonisations depuis une directive de 1967 (prévoyant par exemple un taux minimal – sauf pour des biens et services jugés essentiels – pour éviter des taux trop différents au sein de l’Union). Les règlements fiscaux des « droits d’accises », taxes touchant l’alcool, les boissons alcooliques, les tabacs et les boissons énergétiques, font également l’objet d’harmonisations – même si certaines d’entre elles ne sont que partielles.
L’Union européenne peut donc bien harmoniser les règles sociales et fiscales de ses Etats membres, et ne se prive pas de le faire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le vice-président a annoncé que des soignantes au chômage et à la retraite seront recrutées pour remplacer les anciennes.
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Compte rendu

Au Zimbabwe, le gouvernement licencie des milliers d’infirmières grévistes

Le vice-président a annoncé que des soignantes au chômage et à la retraite seront recrutées pour remplacer les anciennes.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-18T15:39:49+02:00"

        Le 18.04.2018 à 15h39






    
Le vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, à Harare, le 15 décembre 2017.
Crédits : JEKESAI NJIKIZANA / AFP


Le gouvernement zimbabwéen a annoncé, mardi 17 avril, le licenciement de plusieurs milliers d’infirmières en grève qui réclamaient de meilleures conditions salariales. Des malades n’ont pas pu accéder aux principaux hôpitaux, cette semaine, après le début du mouvement de grève des infirmières, amorcé quelques semaines après la fin de celui mené par les médecins.

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« Dans l’intérêt des patients et pour sauver des vies, le gouvernement a décidé de licencier toutes les infirmières en grève avec effet immédiat », a déclaré le vice-président, Constantino Chiwenga, dans un communiqué publié mardi soir. Accusant les grévistes d’être « politiquement motivées », il a ajouté que des infirmières au chômage et à la retraite allaient être recrutées pour remplacer celles qui ont été licenciées.
Un test pour le président Mnangagwa
Constantino Chiwenga a qualifié de « déplorable » la grève des infirmières, alors que le gouvernement a débloqué 17 millions de dollars (environ 13,7 millions d’euros) pour améliorer leurs salaires. Le vice-président a ajouté que cet argent serait utilisé pour payer les salaires de nouvelles infirmières. L’association des infirmières du Zimbabwe a annoncé avoir « pris connaissance » du communiqué de M. Chiwenga, tout en soulignant qu’elles restaient en grève.

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Cette nouvelle grève constitue un test de la volonté de réformes du nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, qui a pris les rênes du pays en novembre 2017 après le coup de force de l’armée qui a poussé Robert Mugabe à la démission. M. Mnangagwa a promis de relancer l’économie et les finances du pays, sorties exsangues du règne sans partage de trente-sept ans de Mugabe.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Ces élections présidentielle et législatives se tiendront un an et demi avant la date prévue initialement. Une annonce qui prend de court de nombreux observateurs.
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Turquie : le président Erdogan annonce des élections anticipées le 24 juin

Ces élections présidentielle et législatives se tiendront un an et demi avant la date prévue initialement. Une annonce qui prend de court de nombreux observateurs.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 17h05
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé, mercredi 18 avril, la tenue d’élections présidentielle et législatives anticipées le 24 juin, soit un an et demi avant la date prévue initialement. Ces développements ont pris de court nombre d’observateurs, alors que les dirigeants turcs, dont M. Erdogan, ont plusieurs fois démenti ces dernières semaines les « rumeurs » d’élections anticipées.
« Le Haut comité électoral va immédiatement commencer les préparatifs pour ces élections », a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara après s’être entretenu avec le chef du parti ultranationaliste MHP, Devlet Bahçeli, qui avait appelé mardi à des élections anticipées. M. Erdogan a cité « l’accélération des développements en Syrie » et la nécessité de prendre rapidement des « décisions importantes » sur l’économie pour justifier l’accélération du calendrier électoral.
L’annonce des élections anticipées survient alors que la Turquie est confrontée à un contexte régional difficile, avec le débordement du conflit en Syrie, et à une situation économique délicate, avec des signes de surchauffe malgré une forte croissance.

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Un double scrutin crucial
Selon le calendrier initial, les élections présidentielle et législatives devaient se tenir simultanément le 3 novembre 2019 et être précédées d’un scrutin municipal en mars de la même année.
Le double scrutin présidentiel et législatif est crucial car il marquera l’entrée en vigueur de la plupart des mesures renforçant les prérogatives du chef de l’Etat, adoptées lors d’un référendum constitutionnel, en avril 2017. Cette révision constitutionnelle permet à M. Erdogan, âgé de 64 ans, de briguer deux nouveaux mandats présidentiels de cinq ans. L’homme fort de la Turquie est au pouvoir depuis 2003, d’abord comme premier ministre, puis comme président depuis 2014.

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Mardi, M. Bahçeli, chef du MHP et vieux routier de la politique turque, avait secoué le pays en appelant à des élections le 26 août, soit plus d’un an avant la date prévue du 3 novembre 2019. Ce politicien de 70 ans, autrefois très critique envers M. Erdogan, s’est imposé depuis plus d’un an comme l’un des principaux alliés du président turc, avec lequel il a d’ailleurs conclu un accord électoral en vue des prochains scrutins.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


« Facebook est un média au même titre que les autres éditeurs »

En affirmant être responsable des contenus publiés sur ses plates-formes, Mark Zuckerberg met fin au statut d’hébergeur, considère l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.04.2018 à 15h00
    |

Zoé Vilain (Avocate en droit des nouvelles technologies)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de son audition devant le Congrès, le 11 avril, Mark Zuckerberg a déclaré : « Je suis d’accord sur le fait que nous sommes responsables du contenu. » Par cette réponse claire et univoque à l’une des questions qui lui étaient posées par les parlementaires américains, le PDG de Facebook a-t-il durablement ébranlé le statut des plates-formes d’hébergement en ligne ? Depuis fin 2014, le réseau social permet à ses utilisateurs de publier des vidéos et est devenu une des plates-formes les plus consultées au monde, avec plus de 4 milliards de contenus mis en ligne par jour.
La question de savoir si Facebook est responsable des contenus (photos, vidéos, écrits) est cruciale pour les ayants droit. Le nombre d’usagers qui mettent en ligne des vidéos dont ils ne détiennent pas les droits de propriété intellectuelle est très important et représente une perte de revenus non négligeable pour l’industrie audiovisuelle et musicale.
Rassurer le grand public
Jusqu’à présent, Facebook se présentait comme une plate-forme technologique, ce qui lui permet de bénéficier de facto du statut d’hébergeur et ainsi de ne pas être responsable pour les contenus publiés par ses utilisateurs.
Par ce statut prévu par la loi américaine (proche de celui de la loi française de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique), un site Internet qui a le statut d’hébergeur n’est pas responsable des contenus générés par les utilisateurs, à moins que le côté illicite du contenu ait été porté à sa connaissance.

La demande de retrait, qui ne peut être effectuée que par les ayants droit ou leurs mandataires, doit répondre à un certain formalisme. Pour certaines sociétés qui ont de grands catalogues de films, musiques, et séries, cela représente des équipes entières dévolues aux demandes de retrait sur YouTube ou Facebook.
Alors pourquoi ce revirement ? Dans une très mauvaise passe depuis le scandale Cambridge Analytica,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ En communiquant sur la présence militaire iranienne en Syrie, l’Etat hébreu entend signifier à Téhéran qu’en cas de riposte au raid du 9 avril, les prochaines cibles sont déjà déterminées.
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édition abonné


Israël montre ses capacités de représailles pour prévenir une attaque iranienne

En communiquant sur la présence militaire iranienne en Syrie, l’Etat hébreu entend signifier à Téhéran qu’en cas de riposte au raid du 9 avril, les prochaines cibles sont déjà déterminées.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 15h33
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

La fête de l’indépendance, en Israël, est marquée cette année par une tension inhabituelle. Le 70e anniversaire de l’Etat, célébré jeudi 19 avril, correspond aussi à une mobilisation forte de l’armée et des services de renseignement, qui disent s’attendre à une possible attaque iranienne symbolique et ciblée. Dans cette atmosphère de mobilisation préventive, l’état-major a décidé d’annuler la participation d’avions de chasse à l’exercice international « Red Flag Alaska », conduit par les forces aériennes américaines.
Une attaque iranienne serait une mesure de rétorsion après le raid aérien conduit le 9 avril contre la base T4 dans la province d’Homs, en Syrie. Il a été attribué à Israël, même si le gouvernement n’en a pas revendiqué la responsabilité. Le 10 février, l’armée israélienne avait déjà ciblé cette même base, d’où était parti un drone qui avait pénétré dans son espace aérien. Le drone, a-t-on appris un mois plus tard, aurait été équipé d’explosifs. Au total, douze sites, dont quatre iraniens, avaient été visés en février. Des gardiens de la révolution, la principale force armée iranienne, opèrent sur cette base aux côtés de forces syriennes et russes. En réponse, un avion de chasse israélien avait été abattu.
Mais le raid du 9 avril a entraîné une réaction – verbale – plus forte de la Russie. C’est la première fois dans l’histoire, dense, des opérations israéliennes en Syrie, ces dernières années, qu’un bilan aussi important est reconnu : au moins sept militaires et responsables sécuritaires iraniens ont été tués.
Mardi, dans une démarche inhabituelle, l’armée a communiqué à plusieurs médias israéliens des images satellites et des données classées confidentielles sur les activités militaires iraniennes en Syrie. On y voit notamment cinq bases, qui seraient utilisées pour des opérations impliquant des drones – de renseignement ou d’attaque – ou bien accueillant des avions civils soupçonnés de transporter des armes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le groupe Etat islamique dans le grand Sahara a également revendiqué l’assassinat d’un maire du nord du pays.
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Compte rendu

Au Burkina Faso, le rapt d’un enseignant revendiqué par un groupe islamiste

Le groupe Etat islamique dans le grand Sahara a également revendiqué l’assassinat d’un maire du nord du pays.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-18T14:21:08+02:00"

        Le 18.04.2018 à 14h21






    
Un soldat burkinabé à l’entraînement, près de Ouagadougou, en avril 2018.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Un maître d’école a été enlevé dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris mardi 17 avril de sources sécuritaires, et ce rapt a été revendiqué par le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS). L’enseignant de l’école primaire de Bouro, dans la commune de Nassoubou, a lui été kidnappé jeudi 12 avril par des individus armés, selon ces sources et une autorité locale.

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Le groupe EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a revendiqué mardi auprès de l’AFP ce rapt, ainsi que l’assassinat d’un élu du nord du Burkina dimanche. « Nous revendiquons l’enlèvement le 12 avril d’un maître d’école qui parlait français aux élèves », a déclaré “Hammar”, nom de l’un des porte-parole de l’EIGS. « Tous ceux qui enseignent en français seront combattus. Les moudjahidines ont tué Hamid Koundaba, qui travaille contre nous avec l’armée du Burkina Faso, pour les Croisés », a-t-il déclaré.
« Assassinat lâche »
Une source sécuritaire avait indiqué dimanche à l’AFP que le maire avait été « froidement tué par des individus armés et non identifiés », les tueurs « sur des motocyclettes » ayant « ouvert le feu sur lui non loin de son domicile ». Le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré avait condamné dans un tweet cet « assassinat lâche ».
L’EIGS est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

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La région sahélienne du Burkina a déjà subi des enlèvements de fonctionnaires ou de conseillers municipaux. Fin mars, un ancien conseiller municipal du village de Lassa, dans la région du Sahel, avait été enlevé et conduit vers une destination inconnue, puis relâché quelques jours après.
Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis trois ans, qui ont fait 133 morts en 80 attaques, selon un bilan officiel. Ouagadougou, la capitale, a déjà été la proie de trois attaques. La dernière en mars contre l’état-major général des armées burkinabées et l’ambassade de France a fait huit morts et 85 blessés.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ L’ambassadeur britannique aux Pays-Bas s’est exprimé lors d’une réunion confidentielle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
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Affaire Skripal : le Royaume-Uni dénonce le comportement « irresponsable » de la Russie

L’ambassadeur britannique aux Pays-Bas s’est exprimé lors d’une réunion confidentielle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 13h57
   





                        



   


Les diplomates de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se sont réunis à huis clos à La Haye, mercredi 18 avril, pour parler de l’affaire Skripal. Cette réunion a été convoquée par le Royaume-Uni.
L’ambassadeur britannique aux Pays-Bas, Peter Wilson, et de hauts diplomates russes, américains et français sont arrivés dans des voitures aux vitres teintées pour assister à la rencontre hautement confidentielle.
« Le comportement irresponsable de la Russie viole l’interdiction mondiale des armes chimiques » et « menace la sécurité mondiale », a notamment déclaré Peter Wilson au cours de cette réunion, désignant à nouveau la Russie comme « le seul » responsable de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille.
« La Russie a mené une campagne de désinformation éhontée et a attaqué la réputation et l’expertise de l’OIAC », a fustigé la délégation britannique, pour qui « seule la Russie dispose des moyens techniques, de l’expérience opérationnelle et du motif pour cibler les Skripal ».

'We will continue to call out Russia's reckless and indiscriminate behaviour when it violates the CWC, and when it… https://t.co/6HumAhz1Mg— UK_OPCW (@UK Delegation OPCW)


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Analyse de l’OIAC
Après avoir déployé ses experts à Salisbury, l’OIAC a annoncé jeudi 12 avril que les analyses en laboratoire « confirm[ai]ent les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury » pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille.
L’OIAC n’a cependant pas nommé publiquement la substance en cause qui, selon le Royaume-Uni, était un agent neurotoxique de type Novitchok, développé en Union soviétique dans les années 1970. L’OIAC n’a pas non plus établi de responsabilités dans cette affaire. Londres accuse Moscou, qui clame son innocence.

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                Affaire Skripal : le poison employé était bien du Novitchok



Début des opérations de nettoyage
Mardi, les opérations de nettoyage ont démarré à Salisbury. La plus forte concentration du produit innervant a été retrouvée dans la maison de Sergueï Skripal.
Au total neuf sites, dont trois dans le centre-ville, ont été identifiés par la police antiterroriste comme devant être traités par des spécialistes. Parmi eux figurent un pub et un restaurant, où les Skripal ont pris un verre puis déjeuné le 4 mars, peu avant d’être découverts inconscients sur un banc public proche.
L’état de Sergueï Skripal, 66 ans, est en constante amélioration, mais il reste hospitalisé, selon l’hôpital de Salisbury. Sa fille Ioulia, 33 ans, a, elle, pu sortir de l’hôpital.



                            


                        

                        


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Décryptage

Le président nigérian en route pour un deuxième mandat malgré un bilan en demi-teinte

Faute de successeur crédible, les dirigeants du parti au pouvoir se rangent majoritairement derrière Muhammadu Buhari.

Par                                            Benjamin Augé




LE MONDE
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        Le 18.04.2018 à 13h49

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        Mis à jour le 18.04.2018 à 14h33






    
Le président nigérian, Muhammadu Buhari (à gauche), à Lagos, le 29 mars 2018.
Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP


Alors que Muhammadu Buhari a récemment multiplié les visites aux quatre coins du Nigeria, d’aucuns le soupçonnaient de venir chercher le soutien du plus grand nombre de gouverneurs dans la perspective des élections de février 2019. Depuis le lundi 9 avril, c’est officiel : le président veut rempiler pour quatre ans. Mais ce désir de porter les couleurs du parti au pouvoir, l’All Progressives Congress (APC), qui devra être confirmé lors d’une primaire quasiment jouée d’avance, est loin d’être un signe positif pour la démocratie nigériane, en panne de renouvellement.

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Déjà président entre 1983 et 1985, Muhammadu Buhari, 75 ans, n’avait pas laissé que des souvenirs positifs, n’ayant pas été tendre avec les nombreux opposants à son régime militaire issu d’un coup d’Etat. Elu en 2015, de justesse, face à son prédécesseur, Goodluck Jonathan, M. Buhari a rencontré de nombreuses difficultés lors de son deuxième passage au palais d’Aso Rock. Les deux principaux thèmes de sa campagne électorale de 2014-2015, la lutte contre la corruption et la mise hors d’état de nuire du groupe terroriste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont connu des succès divers lors des trois dernières années.
Les attentats n’ont pas cessé
En l’absence d’une réforme profonde du système judiciaire, la Commission nigériane contre les délits économiques et financiers (EFCC) a bien traqué les « pilleurs » des précédents régimes, mais elle s’est le plus souvent bornée à faire rembourser une partie des sommes détournées. Très peu de peines de prison ont été prononcées et encore moins ont été appliquées.
Quelques rares têtes d’affiche de l’ancien régime de Goodluck Jonathan, comme l’ancien conseiller à la sécurité nationale, Sambo Dasuki, sont en prison à la suite de versements de commissions à plusieurs hommes politiques dans le cadre de contrats d’armement. Mais le système judiciaire actuel au Nigeria profite à l’élite fortunée capable de s’offrir des avocats sachant empêcher quasi systématiquement la prison à leurs clients. Le retour d’une partie de l’argent volé dans les caisses de l’Etat ne dissuadera pas les pratiques corruptives futures, étant donné l’absence de punition.

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Concernant la lutte contre Boko Haram, le bilan de Muhammadu Buhari est a priori plus positif. Le mouvement, qui avait basculé dans un terrorisme ultra-violent à la suite de la mort de son fondateur, Mohamed Yusuf, et d’un millier de ses disciples en 2009, avait été particulièrement ignoré par Goodluck Jonathan. Désormais, le groupe ne contrôle plus de territoires. Cependant, force est de constater que les attentats n’ont pas cessé, ni les kidnappings, comme celui d’une centaine de lycéennes en février à Dapchi (Etat de Yobe), quatre ans après celui, retentissant, de Chibok, lors duquel 276 filles avaient été faites prisonnières.
La désorganisation des services de renseignement et de l’armée reste patente. L’administration nigériane a du mal à expliquer comment des convois de pick-up peuvent parcourir des centaines de kilomètres avec des dizaines d’étudiantes sans être jamais interceptés par les forces de sécurité. Si la plupart des jeunes filles de Dapchi ont été libérées après négociations, il n’en reste pas moins qu’il est difficile de donner du crédit aux propos du chef de l’Etat clamant que Boko Haram est « techniquement vaincu ».
Multiplication des crises
Malgré ce bilan plutôt en demi-teinte, auquel on pourrait ajouter une économie très affaiblie par la baisse des prix du pétrole, une politique monétaire illisible et la multiplication des crises dans le delta du Niger (infrastructures pétrolières prises pour cible) et dans les Etats septentrionaux (violences entre éleveurs et agriculteurs), Muhammadu Buhari va se représenter. S’il a des opposants à la primaire, le passage à l’opposition de son principal rival, l’ancien vice-président Atiku Abubakar, en 2017, lui facilitera considérablement la tâche.

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Incapables de trouver un successeur crédible, les dirigeants de l’APC sont majoritairement derrière l’actuel locataire d’Aso Rock. Buhari a été le premier à réunir sur son nom la quasi-totalité du vote nordiste, majoritairement haoussa, ainsi qu’une grande majorité des Yoruba (sud-ouest), leur adhésion ayant été gagnée grâce au volontarisme de l’ancien gouverneur de Lagos et principal pilier de l’APC, Bola Tinubu. Ce dernier, qui n’a jusqu’à présent pas réussi à influencer les décisions de M. Buhari, a cette fois-ci posé ses conditions pour son soutien à un deuxième mandat.
Faute d’autre candidat permettant de réunir les suffrages du nord et du sud-ouest du Nigeria, Muhammadu Buhari reste pour l’APC, et ce malgré ses échecs, la meilleure chance de victoire en 2019. Le changement générationnel ne viendra donc probablement pas avant 2023.
Benjamin Augé est chercheur associé aux programmes Afrique et Energie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La procédure se fonde sur une jurisprudence qui permet de juger et de condamner d’anciens nazis sans qu’il soit nécessaire de prouver que ceux-ci ont activement participé à la mise à mort des déportés.
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Allemagne : un ancien gardien d’Auschwitz poursuivi par la justice pour « complicité d’assassinat »

La procédure se fonde sur une jurisprudence qui permet de juger et de condamner d’anciens nazis sans qu’il soit nécessaire de prouver que ceux-ci ont activement participé à la mise à mort des déportés.



Le Monde
 |    18.04.2018 à 13h45
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Un ancien gardien du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau pourrait être jugé en Allemagne, a annoncé, lundi 16 avril, le parquet de Stuttgart. Agé de 94 ans, cet ancien SS est accusé de « complicité d’assassinat » d’au moins 13 335 personnes, ce qui correspond au nombre d’individus « considérés comme non aptes au travail et tués dans les chambres à gaz » pendant la période où il fut affecté à Auschwitz, du 1er décembre 1942 au 31 janvier 1943, selon le communiqué du parquet.
Comme c’est l’usage outre-Rhin, le nom de l’accusé n’a pas été rendu public. Il a seulement été précisé qu’il était de nationalité allemande et qu’il était né à Ruma, ville aujourd’hui située en Serbie, à l’ouest de Belgrade. La tenue de son procès dépendra notamment de son état de santé.
Selon son avocate, citée par le parquet, il « ignorait le contexte, l’objectif et le déroulement du processus meurtrier » à l’œuvre à Auschwitz-Birkenau, où environ 1,1 million de personnes ont été assassinées durant la seconde guerre mondiale, dont 90 % de juifs.
Ces poursuites sont la conséquence de ce que l’on a appelé la « jurisprudence Demjanjuk », du nom de John Demjanjuk, un ancien gardien du camp d’extermination de Sobibor, condamné par la cour d’assises de Munich, en 2011, à cinq ans de prison pour complicité d’assassinat de 28 060 juifs.
Tribunal pour mineurs
Cette affaire a marqué un tournant dans l’attitude de la justice allemande vis-à-vis des crimes du IIIe Reich. Contrairement à ce qui était le cas auparavant, il n’est désormais plus nécessaire, pour condamner d’anciens nazis, de prouver que ceux-ci ont activement participé à la mise à mort des déportés. A la suite du procès Demjanjuk, l’Office central sur les crimes du nazisme, créé en 1958 et basé à Ludwigsbourg (Bade-Wurtemberg), a ouvert une trentaine d’enquêtes visant d’anciens nazis ayant été affectés à Auschwitz.

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                Le procès de John Demjanjuk, une victoire sur le temps



Moins d’une dizaine de ces enquêtes ont donné lieu à des condamnations, certaines procédures ayant été interrompues ou ajournées en raison notamment de l’état de santé des accusés. Deux de ces affaires ont néanmoins débouché sur des procès ayant eu un important retentissement en Allemagne. Celui d’Oskar Gröning, ancien comptable à Auschwitz, condamné en 2015 à quatre ans de prison pour complicité d’assassinat de 300 000 personnes. Et celui de Reinhold Hanning, ancien gardien à Auschwitz, jugé coupable, en 2016, de complicité d’assassinat de 170 000 personnes. Les deux sont toutefois morts sans avoir commencé à purger leur peine, Hanning en mai 2017 à 95 ans, Gröning en mars 2018 à 96 ans.

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                Mort d’Oskar Gröning, le « comptable d’Auschwitz »



Si le procès de l’homme contre lequel le parquet de Stuttgart a lancé des poursuites a bien lieu, celui-ci se tiendrait toutefois dans un cadre inédit : âgé de 19 ans au moment des faits, à une époque où la majorité civile était à 21 ans, le vieillard devrait en effet comparaître devant un tribunal pour mineurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pendant cinq mois, 45 journalistes de quinze pays, représentant 18 médias, réunis dans le partenariat international Forbidden Stories, ont travaillé sur la mort de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, qui dénonçait la corruption dans l’île.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les autorités de l’enclave espagnole ont lancé début avril une initiative pour doter de chariots ces porteuses de très lourds colis.
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Compte rendu

Entre le Maroc et Ceuta, le fardeau allégé des « femmes-mulets »

Les autorités de l’enclave espagnole ont lancé début avril une initiative pour doter de chariots ces porteuses de très lourds colis.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 18.04.2018 à 12h51






    
Des femmes marocaines utilisant des chariots entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, le 12 avril 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


« C’est moins éprouvant », constate Najat, une « porteuse de marchandises » entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta. Comme elle, des milliers de femmes jusqu’ici surnommées « femmes-mulets » transportent désormais leurs marchandises dans des chariots plutôt que sur leur dos fourbu.
Sous la pression des ONG, qui jugeaient leurs conditions indignes, et après une série d’incidents tragiques, les autorités et les commerçants de Ceuta ont lancé début avril une initiative pour que ces femmes utilisent des chariots. La mesure vise à atténuer les souffrances des « hamalates » (porteuses), appelées en Espagne « mujeres mulas » (femmes-mulets) en raison des lourds colis qu’elles transportaient, harnachées comme des bêtes de somme.
Dos courbé
« C’est une bonne chose, surtout pour celles qui ont des problèmes de santé », dit à l’AFP Najat, la quarantaine, mère de deux enfants. Jusqu’ici, cette habitante de Tétouan, dont le mari est au chômage, traversait deux fois par semaine la frontière pour revenir quelques heures plus tard le dos courbé sous le poids de gros ballots de marchandises, livrés à des commerçants locaux contre une vingtaine d’euros en moyenne.
Devant un petit poste frontière réservé aux piétons, sur une colline qui domine les eaux de la Méditerranée entre la ville marocaine de Fnideq et Ceuta, Najat attend désormais de passer les contrôles de routine, munie de son nouveau chariot. Fabriqué chez un soudeur, et vendu une vingtaine d’euros, celui-ci est « beaucoup plus résistant que les chariots vendus dans le commerce », se félicite-t-elle.

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Au petit matin, un groupe composé d’une centaine de femmes est le premier à traverser le poste frontière qui mène directement à une zone commerciale à l’entrée de l’enclave, construite en 2004 pour désengorger le centre-ville. Des hangars de tôles ondulées abritent toutes sortes de marchandises : vêtements importés de Chine, produits ménagers et alimentaires, objets de décoration… « La situation s’améliore, grâce à Dieu », constate avec satisfaction Touria, 35 ans, un foulard sur la tête, venue chercher des colis de produits alimentaires. « Mais le travail reste pénible », nuance-t-elle.
Des porteuses piétinées dans des bousculades
Des milliers de porteurs marocains – hommes ou femmes – traversent au quotidien la frontière, payés par des commerçants marocains pour transporter des marchandises destinées à être revendues au Maroc. Les porteurs ne paient pas de taxes sur les marchandises qu’ils transportent à pied et sur leurs dos, contrairement aux véhicules, ce qui explique l’énorme poids des chargements – plusieurs dizaines de kilos.
Le phénomène a « commencé au début des années 2000 et n’a cessé de prendre de l’ampleur », souligne auprès de l’AFP Mohamed Benaïssa, président de l’Observatoire du nord pour les droits de l’homme, une ONG marocaine. En 2017, au moins quatre porteuses sont mortes, piétinées dans des bousculades sur ce poste frontière entre Fnideq et l’enclave espagnole qui jouit d’un statut de port franc. En janvier, deux femmes ont perdu la vie dans les mêmes conditions. En réaction, les autorités marocaines et espagnoles avaient promis d’agir.

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Depuis, un quota quotidien d’entrée et un système d’alternance entre les hommes et les femmes ont été instaurés. Des agents de sécurité privée ont récemment été engagés dans la zone commerciale, rémunérés par les autorités de Ceuta et les commerçants locaux, selon des témoignages recueillis par l’AFP.
« Mesures superficielles »
« On ne verra plus les images honteuses sur les télévisions. C’est un pas en avant en matière de respect des droits de l’homme », se réjouit un agent de sécurité chargé de faire respecter les files d’attente devant les hangars. Il montre sur son smartphone des « images de chaos » prises il y a un an, qui « faisaient partie du quotidien ». « Tout ça appartient au passé, mais maintenant il faut abaisser les poids des colis », suggère ce grand gaillard marocain vêtu d’une casquette et d’une combinaison noire. « Les mesures proposées ne règlent pas le fond du problème et restent superficielles », estime en revanche Mohamed Benaïssa. « Les diverses formes de violences, de harcèlement sexuel et d’exploitation continueront », juge-t-il.
Sous une pluie battante, Fatima peine à tirer son chariot sur lequel s’entassent des cartons de 60 kg d’une célèbre marque de confiserie espagnole. « Ce n’est pas un deux-roues qui roule tout seul, il faut tirer, et c’est difficile sur les pentes », se lamente cette travailleuse journalière, pour qui la nouvelle mesure « n’a rien changé ». « Avant, j’avais mal au dos et aux genoux. Maintenant, j’ai des douleurs aux bras », poursuit la quinquagénaire, qui vit à Fnideq et « aimerait travailler dans une usine au Maroc, même en gagnant moins d’argent ».

