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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La nature a choisi son camp : alors que chaque molécule peut en principe avoir deux formes jumelles dans l’espace, comme reflétées dans  un miroir, elle n’en retient qu’une. Cette asymétrie  était au centre d’un récent symposium qui a fait  le point sur cette singularité fondamentale.
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L’asymétrie est à l’origine de la vie

La nature a choisi son camp : alors que chaque molécule peut en principe avoir deux formes jumelles dans l’espace, comme reflétées dans  un miroir, elle n’en retient qu’une. Cette asymétrie  était au centre d’un récent symposium qui a fait  le point sur cette singularité fondamentale.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h16
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Qu’est-ce qui a bien pu attirer à Nice, les 15 et 16 mars, une centaine de chercheurs aux profils aussi variés que des chimistes, des physiciens, des biologistes, des mathématiciens mais aussi des géographes, des économistes, des sociologues ou des rhétoriciens ? Tout simplement la force d’un mot : « asymétrie ». Autrement dit, le contraire de ce qui est pourtant souvent associé à l’ordre et à la beauté.
Autant de monde pour de la laideur et du chaos ? Pas vraiment, car les visiteurs savent que derrière ce mot se cache un concept fondamental et ô combien fructueux dans bien des domaines. Et chacun voulait voir ce que l’un pouvait ­apporter à l’autre. « J’ai voulu créer cette conférence pour faire tomber des murs dans ma tête, m’ouvrir l’esprit, témoigne Uwe Meierhenrich, ­directeur de l’Institut de chimie de l’université de Nice Côte d’Azur. Aux conférences spécialisées, on voit toujours un peu les mêmes personnes. »
Sans asymétrie, ou sans brisure de symétrie, sans rupture de l’ordre, sans un événement qui élimine d’un coup la moitié d’un paysage, pas de matière, pas de vie, pas de corps… Les particules, les molécules, les cellules, jusqu’aux organes, ne sont, à leur manière, pas symétriques, comme le sont a contrario deux objets dans un miroir. La vie, en quelque sorte, c’est la victoire d’une forme sur son reflet. Tout l’enjeu est de comprendre pourquoi. Une tâche immense à laquelle veulent s’atteler les participants de ce premier Symposiumeuropéen sur l’asymétrie à Nice.

Dès le début, tambour battant, Denes Nagy, président de la Société internationale de la symétrie, a dressé un panorama historique du mot « symétrie » et de ses dérivés : asymétrie, dissymétrie… Puis, l’orateur passionné, qui a failli tomber sur le premier rang, a offert une seconde intervention tout aussi enflammée. D’autres ont mis leur corps à contribution. Un biologiste a esquissé des pas de danse pour montrer qu’une protéine avec deux...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ En s’intéressant aux cristaux de sels, les chercheurs ont observé des réactions chimiques asymétriques... qui ne sont toujours pas élucidées.
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Asymétrie : le mystère des cristaux disparus

En s’intéressant aux cristaux de sels, les chercheurs ont observé des réactions chimiques asymétriques... qui ne sont toujours pas élucidées.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h13
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Quelque chose ne tourne pas rond dans les laboratoires depuis une vingtaine ­d’années. « Les langues commencent à se délier. Avant, les chercheurs passaient sous silence cette anomalie ; maintenant, elle devient un sujet d’étude », résume Jean-Claude Micheau, de l’université Paul-Sabatier de Toulouse, présent lors du premier Symposium européen sur l’asymétrie à Nice avec son collègue Thomas Buhse, de l’université autonome de l’Etat de Morelos (Mexique), chargé d’exposer une anomalie mystérieuse.
Le reflet dans un miroir d’une main droite est une main gauche, mais nos deux mains ne se superposent pas. Pour les molécules, c’est pareil, on peut définir des molécules droites et gauches. Mais en théorie, une réaction chimique produit indifféremment à parts égales l’une ou l’autre de ces formes. Il y a plus d’un siècle, c’est ce que Pasteur avait observé avec l’acide tartrique, présent dans le vin. Il avait obtenu des cristaux gauches et droits, les avait séparés, puis dissous et constaté que chaque solution ainsi obtenue faisait « tourner » la polarisation de la lumière dans deux sens opposés. Depuis, cette ­symétrie des proportions a été confirmée et c’est d’ailleurs souvent une plaie pour l’industrie car les deux formes n’ont pas la même activité chimique et il convient d’éliminer celle qui ne convient pas.
Un intrigant déséquilibre
Mais voilà, en 1995, le Japonais Kenso Soai, de l’université de Tokyo, tombe sur une réaction chimique très asymétrique : elle produit naturellement plus d’une forme que d’une autre. Ces molécules sont assez complexes et, depuis, d’autres équipes ont trouvé des réactions plus simples mais tout aussi étranges. Un simple sel de chlorate de sodium (utilisé dans des désherbants ou des feux d’artifice), lorsque l’eau s’évapore, laisse dans le tube des cristaux gauches et des cristaux droits, mais dans des proportions qui ne sont pas identiques. Quelle malice fait pencher la balance plutôt d’un côté que de l’autre ?

« J’ai...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ La discipline est partagée entre deux sociétés savantes et journaux rivaux... une mise en abyme de cette gémellité en miroir.
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La science de la symétrie divisée en deux

La discipline est partagée entre deux sociétés savantes et journaux rivaux... une mise en abyme de cette gémellité en miroir.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h13
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Les spécialistes de la symétrie voient double. Pour satisfaire leur soif de connaissance, ils ont le choix entre deux associations internationales sur le sujet, la Société internationale de symétrie (SIS) et l’Association internationale de symétrie (ISA), deux journaux, deux ­cycles de conférences et deux leadeurs charismatiques… qui se détestent ! Denes Nagy (SIS) et György Darvas (ISA) sont hongrois tous les deux, à la retraite, et ­depuis 2003 sont en conflit.
« Pour parler de cette histoire, votre article devra quitter les pages Sciences pour aller vers les pages médicales », prévient Denes Nagy, considérant que son homologue est un malade, qui « cherche à l’ébranler ». « Il n’a pas accepté un vote unanime contre lui et a été écarté de la présidence », rétorque György Darvas, qui note, perfide, que son ancien collègue « n’est pas un savant à succès ». Seule unanimité, « on ne se parle pas », avouent-ils chacun de leur côté.
Denes Nagy se définit comme mathématicien et historien des sciences. Il a ­enseigné dans diverses universités, en Arizona, au Japon, en Australie… Le ­second, physicien et philosophe des sciences de formation, a travaillé pour l’Académie des sciences hongroises.
Dialogue impossible
A l’origine, ils étaient ensemble pour ­l’organisation de premières conférences originales mêlant scientifiques de diverses disciplines et artistes, en 1989 (Budapest), 1992 (Hiroshima), 1995 (Washington, D.C.) et 1998 (Haïfa). L’idée était ­venue sur le campus de l’université d’Arizona, très ouvert aux différents domaines scientifiques.
Ensuite, chacun dans son association respective a poursuivi l’organisation de ces événements. Pour Denes Nagy et la SIS, à Sydney, Buenos Aires, Adelaïde, et au Japon pour le prochain congrès en 2019. Pour György Darvas et l’ISA, Budapest, Delft, Vienne et l’Allemagne en 2019.
L’histoire des journaux regroupant ­articles et comptes rendus des conférences...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Leur mobilité et leur rôle dans la communication se sont développés  alors que les interactions sociales se renforçaient chez l’homme moderne.
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L’évolution a fait bouger nos sourcils

Leur mobilité et leur rôle dans la communication se sont développés  alors que les interactions sociales se renforçaient chez l’homme moderne.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 18h21
   





                        



                                


                            
Par François Mange (« Le Temps »)
Imagineriez-vous Jack Nicholson sans son fameux haus­sement de sourcils ? Sûrement pas, et d’ailleurs l’évolution pourrait vous donner raison. Une équipe des universités de York (Royaume-Uni) et d’Algarve (Portugal) pense que ce sont les échanges sociaux qui ont modelé la forme et la mobilité actuelle de nos sourcils, comme ils l’expliquent dans une étude parue le 9 avril dans Nature Ecology & Evolution.
Différentes hypothèses ont déjà été évoquées pour expliquer que cette zone soit moins marquée chez l’homme moderne, Homo sapiens, que chez ses ancêtres. Certains d’entre eux, comme l’homme de Neandertal, étaient dotés d’une arcade sourcilière plus proéminente, un épaissis­sement osseux enveloppé d’un coussinet adipeux moins mobile que dans notre espèce.
A l’ère de la réalité virtuelle, comment étudie-t-on la structure du crâne de nos ancêtres ? Avec des reconstitutions 3D et des simulations informatiques. Pour ce faire, les chercheurs ont pour la première fois recréé virtuellement le crâne de l’Homo rhodesiensis, découvert en 1921 par un mineur suisse dans la région de Kabwe, en Zambie. Cet homme dit « de Kabwe » aurait vécu il y a entre 300 000 et 700 000 ans. Bien que son statut phylogénétique soit encore largement débattu, il est un de nos proches ancêtres.
Sociabilité accrue
A l’aide de cette reconstruction, les chercheurs ont notamment pu démontrer que la taille de notre bourrelet osseux sus-orbitaire n’est pas directement liée à la pression exercée sur la mâchoire pendant la mastication ou à la place laissée au cerveau. Ces deux explications avaient été avancées par le passé pour justifier la disparition du bourrelet sus-orbitaire. Les nouvelles observations laissent donc la place à d’autres hypothèses, comme les interactions sociales. La diminution osseuse de notre région frontale va de pair avec une augmentation de la mobilité de nos sourcils. C’est ainsi...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Au Sahel, une stratégie médicamenteuse durant la saison des pluies évite les trois quarts des accès palustres et de leurs complications graves chez l’enfant. Peu onéreuse, bien tolérée et relativement simple, elle pourrait éviter de 100 000 à 120 000 décès par an chez les moins de 5 ans.
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En Afrique subsaharienne, le succès de la chimioprévention contre le paludisme

Au Sahel, une stratégie médicamenteuse durant la saison des pluies évite les trois quarts des accès palustres et de leurs complications graves chez l’enfant. Peu onéreuse, bien tolérée et relativement simple, elle pourrait éviter de 100 000 à 120 000 décès par an chez les moins de 5 ans.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 14h48
    |

                            Par Florence Rosier








                        


Reportage
A12 kilomètres du centre de Dakar, le site de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) conserve un charme ­suranné. Au milieu des filaos, des eucalyptus et des cocotiers, de longs bâtiments aux volets verts ou bleus hébergent labos et bureaux des chercheurs. C’est ici qu’est née l’idée d’un traitement préventif innovant : il protège les jeunes enfants des ravages du paludisme durant la saison des pluies, dans les zones du ­Sahel où il est appliqué.

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                Le retour en force du paludisme



D’une grande élégance, dans son costume blanc, El-Hadji Bâ nous reçoit. « Nous travaillons sur cette stratégie ­depuis 2002, raconte ce responsable des ­essais cliniques à l’IRD. Nous avons d’abord instauré ce traitement préventif saisonnier chez les enfants de moins de 5 ans [les principales victimes de la maladie] au Sénégal. »
Car le projet est né d’un constat sans appel : au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso, de 60 % à 80 % de la mortalité et de la morbidité du paludisme chez les moins de 5 ans se concentrent sur trois ou quatre mois, durant la saison humide, entre juillet-août et octobre-novembre. D’où l’idée, pour éteindre l’endémie, faire un effort particulier ­durant cette saison.

   


« L’une des stratégies préventives les plus explorées est ce traitement préventif intermittent », témoigne Cheikh Sokhna, directeur de recherche à l’IRD, à Marseille et à Dakar. En 2002, l’équipe d’El-Hadji Bâ, avec ­Badara Cissé de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, évalue ce traitement chez 1 200 enfants.
Le traitement a fait chuter le nombre d’accès de fortes fièvres de 86 %, la mortalité directe de 50 %.
Résultat : il a fait chuter le nombre d’accès palustres (de fortes fièvres) de 86 %, la mortalité directe de 50 % et la mortalité indirecte de 70 %, quand il est administré durant les trois mois humides, en une dose par mois. Cette prévention est à base de pyriméthamine, un médicament utilisé contre des infections à protozoaire.
En 2003, la même politique est explorée au Mali. « Nous avons constaté une réduction de 60 % à 70 % de la morbidité [le taux de personnes infectées] », résume le professeur Ogobara Doumbo, qui dirige le Malaria Research and Training Center (MRTC), à Bamako.
Mais cette intervention ­sou­levait une crainte, celle d’amoindrir l’immunité des enfants. Ce n’est pas le cas, ont répondu les équipes de l’IRD en 2003 : quand ceux-ci reçoivent ce traitement la première année, le taux de morbidité chute. Mais s’ils ne sont plus traités l’année suivante, ils n’ont pas plus d’accès palustres que les enfants non traités. Leur immunité est donc intacte.
Il fallait ensuite identifier les meilleures combinaisons thérapeutiques. « En 2004, l’association sulfadoxine-pyrimé­thamine et amodiaquine est apparue comme la plus efficace et la mieux tolérée », indique El-Hadji Bâ.

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L’étape suivante fut de définir le mode de distribution le plus pertinent. Ce traitement est-il mieux accepté quand il est distribué au domicile ou quand il est disponible dans des centres de santé ? Le porte-à-porte est plus efficace, montreront l’IRD et l’université de Londres en 2007.
Enfin, les chercheurs devaient passer à l’évaluation à grande échelle. De 2008 à 2010, celle-ci sera menée chez 200 000 en­fants du Sénégal par l’IRD, avec les universités de Dakar et de ­Londres, avec l’aide de la Fondation Bill et Melinda Gates. Verdict : l’effet préventif est confirmé. Et la faisabilité ­démontrée : elle repose sur une formation graduelle des agents de santé communautaires, qui formeront à leur tour leurs collègues.
Surveillance de la toxicité
Quid des effets indésirables ? Ils sont rares mais potentiel­lement graves : hépatites ­toxiques, syndrome de Lyell (une affection dermatologique très sévère)… L’IRD a mis en place un système de surveillance de la toxicité. Aucun effet n’a été trouvé parmi les 200 000 en­fants traités.
Le traitement coûte entre 1,50 et 3,40 dollars par an et par enfant traité
Le coût de cette intervention a par ailleurs été évalué. Il est compris entre 1,50 et 3,40 dollars (1,20 et 2,75 €) par an et par enfant traité, estiment l’IRD et le MRTC. Un bilan des ­résultats montrera que cette chimioprévention saisonnière diminue de 75 % le nombre d’accès palustres et de 75 % les ­palu­dismes graves. « En 2011, nous sommes allés présenter ces données à l’OMS, ­raconte Ogobara Doumbo. Et, en mars 2012, l’OMSa recommandé cette ­stra­tégie dans les régions du Sahel où le paludisme est répandu. »
L’enjeu est désormais le déploiement de la chimioprévention. « Au départ, personne n’y croyait », se rappelle Philippe Duneton, directeur exécutif adjoint d’Unitaid. Depuis 2015, cette organisation internationale, spécialisée dans le financement d’innovations en santé, a financé, à hauteur de 68 millions de dollars, la fourniture de ce traitement sur quatre ans à près de 7 millions d’enfants de sept pays : Burkina Faso, Tchad, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Gambie. ­ « Evalué dans cinq de ces pays, ce projet a montré une efficacité préventive de 89 %, supérieure même à celle des essais cliniques », se félicite ­Philippe Duneton.
Désormais une priorité
Aujourd’hui, cette prévention est une priorité pour plusieurs pays du Sahel, dans leurs plans nationaux de lutte contre le paludisme. D’autres acteurs interviennent. « Au ­début des années 2000, nous avons rencontré la direction de Médecins sans frontières [MSF]. En septembre 2012, MSF a déployé la chimioprévention saisonnière dans une zone du Mali très touchée, où de nombreux enfants étaient hospitalisés pour un paludisme grave. En un mois, l’hôpital de cette ­région a été vidé », raconte Ogobara Doumbo.
En octobre 2017, cet outil de prévention a reçu le prix Afrique de la Royal Society, qui ­récompense des innovations biomédi­cales. En février 2018, un ­bilan de cette stratégie a été effectué au ­Niger. « Sur les 28 à 34 millions d’enfants de la région sub­saharienne qui pourraient en ­bénéficier, 16 millions ont été traités en 2017, résume ­Ogobara Doumbo. Si l’on ­développait cette stratégie dans tous les pays ­concernés, y compris le Nigeria, on éviterait de 100 000 à 120 000 décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année. »

Paludisme : les chiffres-clés
216 millions 
C’est le nombre de personnes qui ont contracté le paludisme en 2016, soit 5 millions de plus que l’année précédente. Une remontée inquiétante, qui succède à des années de baisse : au niveau mondial, l’incidence du paludisme a diminué de 18 % entre 2010 et 2016, descendant de 76 cas pour 1 000 habitants exposés au risque de paludisme à 63 pour 1 000 en 2016. La région Asie du Sud-Est enregistrait la baisse la plus prononcée (48 %), suivie des régions Amériques (22 %) et Afrique (20 %), selon l’OMS.
445 000 
Nombre de décès liés au paludisme pour l’année 2016, ce qui équivaut à plus de 1 200 personnes qui meurent chaque jour. L’Afrique compte 90 % de ces décès, et les enfants de moins de 5 ans sont les principales victimes. Sur les quinze pays affichant 80 % du fardeau mondial du paludisme, tous sauf l’Inde se situent en Afrique subsaharienne.
De 28 à 34 millions
Nombre d’enfants vivant dans la région du Sahel en Afrique subsaharienne qui pourraient bénéficier de la chimioprévention saisonnière (CPS) : l’administration intermittente d’un traitement antipaludique complet durant la saison des pluies.
3,40 dollars américains 
C’est le coût annuel maximal pour protéger un enfant grâce à la CPS. Le paludisme engendre 12 milliards de dollars de pertes au niveau du produit intérieur brut par an dans les pays africains.


Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Pour la première fois en dix ans, le nombre de personnes ayant contracté la maladie a augmenté en 2016. L’Organisation mondiale de la santé dénonce un « niveau d’investissement inadéquat ».
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                

Le retour en force du paludisme

Pour la première fois en dix ans, le nombre de personnes ayant contracté la maladie a augmenté en 2016. L’Organisation mondiale de la santé dénonce un « niveau d’investissement inadéquat ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 17h51
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Les réunions internationales destinées à donner un nouvel élan à la lutte contre le paludisme se multiplient en ce mois d’avril. Dakar accueille, du 15 au 29 avril, la septième conférence panafricaine sur le paludisme organisée par l’Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM). Londres reçoit, le 18 avril, le Sommet mondial sur le paludisme, convoqué à l’initiative du partenariat international Faire reculer le paludisme (RBM), avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates. Une mobilisation bien nécessaire, tant la crainte d’une recrudescence de la maladie grandit.
Un enfant tué toutes les deux minutes
Ces dernières années, les progrès de la lutte contre une maladie qui tue un enfant toutes les deux minutes, principalement en Afrique subsaharienne, ont été à juste titre mis en avant. Depuis l’année 2000, le nombre des décès dus au paludisme a été réduit de plus de la moitié, et les institutions internationales estiment que 7 millions de vies ont été sauvées grâce aux actions menées contre ce fléau.

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          Paludisme : les chiffres-clés



Entre 2010 et 2016, le nombre de pays notifiant moins de 100 000 cas de pa­ludisme a augmenté, passant de 37 à 44, et l’accès aux outils de prévention tels que les moustiquaires imprégnées d’insecticide s’est accru. Introduite en 2012, la chimioprévention saisonnière (CPS) – utilisation préventive d’antipaludéens pendant la saison des pluies – permet de réduire fortement les cas de ­paludisme simples.
Dans son rapport en 2015, ­l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pouvait donc se réjouir quand elle soulignait : « La cible 6C des Objectifs du millénaire pour le développement liée au paludisme appelait à maîtriser cette maladie d’ici à 2015. De toute évidence, elle a été atteinte. »
« En décembre 2016, moins de la moitié des pays d’endémie étaient en passe d’atteindre les objectifs de la lutte contre le paludisme. »
C’est une tout autre tonalité qu’a adoptée le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans son avant-propos au rapport 2017, le plus récemment paru : « En décembre [2016], nous avions noté que la lutte antipaludique suivait une trajectoire inquiétante. En effet, les données indiquaient que moins de la moitié des pays d’endémie étaient en passe d’atteindre les objectifs de baisse de la morbidité [taux de personnes atteintes]et de la mortalitéliées au paludisme. Les progrès semblaient alors s’arrêter. Le rapport 2017 sur le paludisme dans le monde montre que cette trajectoire inquiétante se poursuit. »
Et le « Dr Tedros », comme il est plus familièrement appelé, de remarquer que, malgré des points positifs, « la baisse du poids du ­paludisme au niveau mondial s’est incontestablement ralentie. Par ailleurs, dans certaines régions et certains pays, la lutte contre cette maladie est même en recul ».
Pour la première fois en dix ans, le nombre de cas de paludisme a en effet augmenté de nouveau. En 2016, ce sont 216 millions de personnes qui ont contracté la maladie dans le monde, soit 5 millions de plus que l’année précédente, et un retour au niveau de 2012.
Certains pays ont connu une hausse de plus de 20 % des cas de paludisme entre 2015 et 2016. La plupart des cas (90 %) ont été ­enregistrés en Afrique, loin devant l’Asie du Sud-Est (7 %) et la Méditerranée orientale (2 %), selon l’OMS. Le nombre des décès, lui, est resté stable : 445 000 morts en 2016, comparable aux 446 000 morts en 2015.
2,7 milliards de dollars investis, sur les 6,5 nécessaires
A ce constat sanitaire préoccupant s’ajoute une autre source d’inquiétude : « Les financements mondiaux obtenus en faveur du contrôle et de l’éradication du paludisme représentent moins de la moitié des fonds nécessaires pour atteindre les cibles mondiales », alerte RBM. Dans son avant-propos au rapport annuel 2017 sur le paludisme, le Dr Tedros confirme « un niveau d’investissement inadéquat » : « Un niveau d’investissement annuel de l’ordre de 6,5 milliards de dollars [5,2 milliards d’euros] au moins est requis d’ici à 2020 pour atteindre les cibles de la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme de l’OMS. »
Or, en 2016, seulement 2,7 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) y étaient consacrés et, depuis 2014, ces investissements ont diminué dans de nombreux pays très touchés.
Initiatives
Des signes de régression, alors que, dans le même temps, sont prises des initiatives comme ­celles d’Unitaid (organisation internationale, spécialisée dans le financement d’innovations en santé). A travers le partenariat Medicines for Malaria Venture, Unitaid a­ ­consacré 20 millions de dollars pendant la période 2013-2016 pour répondre à l’accélération de la demande et à l’adoption de la forme injectable d’artésunate – un médicament antipaludéen majeur –, plus efficace et moins cher que la quinine. Un programme qui pourrait sauver la vie de 66 000 enfants supplémentaires chaque année d’ici à 2021, selon l’institution internationale.

        Lire aussi :
         

          Paludisme infantile : les succès d’un traitement en Afrique



La lutte contre le paludisme est donc à la croisée des chemins. Les objectifs fixés sont raisonnables. Reste à savoir si la volonté politique et la mobilisation internationale seront au rendez-vous.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ L’apparition de résistances aux antipaludiques est un enjeu majeur de santé publique. Les dérivés de l’artémisinine, la classe thérapeutique la plus récente, sont utilisés en association, et non en monothérapie, afin de préserver leur efficacité.
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Paludisme : l’urgence de trouver de nouveaux traitements

L’apparition de résistances aux antipaludiques est un enjeu majeur de santé publique. Les dérivés de l’artémisinine, la classe thérapeutique la plus récente, sont utilisés en association, et non en monothérapie, afin de préserver leur efficacité.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h00
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


La prévention du paludisme vise à se mettre à l’abri des piqûres (vêtements, répulsifs, moustiquaires) et inclut, dans le cas des voyageurs, la prophylaxie (prévention) médicamenteuse.
S’y ajoute la lutte contre les moustiques vecteurs de la maladie au moyen d’insecticides. Dans cette lutte vectorielle, des expériences de modifications génétiques sont également menées sur les moustiques, visant à les rendre stériles.
Le traitement des personnes infectées consiste quant à lui à détruire le parasite. En ciblant en premier lieu sa vacuole nutritive, petite cavitéoù le parasite digère l’hémoglobine, ou bien son cytoplasme, où peuvent être synthétisés les acides nucléiques (ADN, ARN).
Les principaux médicaments antipaludiques ciblent soit la forme à laquelle aboutit le parasite dans les globules ­rouges (le schizonte), soit les acides ­nucléiques. Agissant rapidement, les « schizonticides » comprennent deux ­types de médicaments : les dérivés quinoléiques et les dérivés de l’artémisinine, principe actif extrait d’une plante, Artemisia annua, variété d’armoise ­chinoise. Dans les deux cas, le médicament interfère avec l’utilisation de l’hémoglobine. Parmi les dérivés quino­léiques, on retrouve les ­antipaludiques historiques (quinine, chloroquine) et d’autres plus récents : amodiaquine, ­méfloquine, halofantrine, luméfantrine.
Les dérivés de l’artémisinine constituent la classe thérapeutique la plus ­récemment apparue. Ils sont également actifs sur les gamètes du plasmodium et sont utilisés en association et non en ­monothérapie afin de limiter l’apparition de résistances, comme cela s’est produit avec les antipaludiques classiques. De plus, afin d’améliorer l’efficacité des dérivés de l’artémisinine, d’autres voies que la prise orale d’artésunate (sel d’artémisinine) sont utilisées chez l’enfant et l’adulte, comme l’injection – intraveineuse ou intramusculaire – ou la voie rectale (suppositoires).
L’autre grande classe d’antipaludiques est représentée par les médicaments qui ciblent les acides nucléiques. Elle comprend trois familles : les antifoliques (l’acide folique est impliqué dans la synthèse des acides nucléiques) tel le proguanil, les molécules qui inhibent les fonctions des mitochondries du plasmodium, comme l’atovaquone, et certains antibiotiques comme les macro­lides ou les tétracyclines.
Parasites mutants
Le traitement varie selon l’espèce de plasmodium en cause (elle diffère selon les régions du globe). La plus fréquemment rencontrée, Plasmodium falci­parum, est a priori traitée soit par une ­association artémisinine-luméfantrine, soit par la combinaison atovaquone-proguanil (commercialisée sous le nom de ­Malarone). D’autres associations telle la combinaison de deux antifoliques (sulfadoxine-pyriméthamine ou Fansidar)ont l’inconvénient de faire rapi­dement émerger des parasites mutants devenus résistants au traitement.
Comme avec tous les anti-infectieux, qu’ils s’attaquent à des bactéries, des ­virus ou des parasites, le problème ­majeur des traitements du paludisme ­demeure le phénomène des résistances du plasmodium. Des monothérapies avec de l’artésunate ont ainsi engendré des résistances qui se sont étendues aux cinq pays de la région du Grand Mékong : Cambodge, Laos, Myanmar (Birmanie), Thaïlande et Vietnam. La crainte, ­évidemment, est de les voir s’exporter en Afrique subsaharienne, comme ­précédemment avec la chloroquine. D’où ­l’urgence de développer de nouveaux ­traitements.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ La mission de cet engin sera de scanner plus de 200 000 des étoiles les plus brillantes au-delà de notre Système solaire, grâce à la méthode des transits.
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La NASA va lancer son nouveau télescope spatial, chasseur de planètes habitables

La mission de cet engin sera de scanner plus de 200 000 des étoiles les plus brillantes au-delà de notre Système solaire, grâce à la méthode des transits.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 04h34
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 07h44
   





                        



   


La NASA passe à la vitesse supérieure dans sa quête de planètes de taille terrestre susceptibles, peut-être, d’abriter la vie. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) de l’agence spatiale américaine doit être propulsé lundi 16 avril dans l’espace à 18 h 32 (0 h 32 mardi à Paris) par une fusée Falcon 9 de Space X depuis Cap Canaveral, en Floride, si les conditions météo le permettent.
Au cours des deux prochaines années, la mission de cet engin – d’un coût de 337 millions de dollars – sera de scanner plus de 200 000 des étoiles les plus brillantes au-delà de notre Système solaire, à la recherche d’exoplanètes dans leur orbite.

        Lire aussi :
         

                La chasse aux exoplanètes entre dans l’ère industrielle



Comme Kepler, le premier télescope du genre lancé en 2009 par l’agence spatiale américaine, qu’il remplace, il utilise la méthode des transits, détectant des planètes quand elles passent devant leur étoile dont elles estompent momentanément la lumière. Cela permet entre autres d’en déduire la taille, la masse et l’orbite.
Selon la NASA, TESS pourra découvrir ainsi 20 000 exoplanètes, dont une cinquantaine de la taille de la Terre et près de 500 qui seraient deux fois plus grandes que notre planète. « On pourrait même trouver des planètes dans l’orbite d’étoiles qu’on peut voir à l’œil nu », a dit dimanche à la presse Elisa Quintana, chercheuse sur le programme TESS. « Dans les toutes prochaines années, on pourra probablement sortir et pointer une étoile tout en sachant qu’elle a une planète. »
Une zone 350 fois plus vaste que la mission Kepler
Il y a encore quelques décennies, l’idée de trouver des planètes habitables était un pur fantasme, a souligné Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de la NASA. « Les êtres humains se sont toujours demandé si nous étions seuls dans l’Univers, et jusqu’il y a vingt-cinq ans les seules planètes que nous connaissions étaient les huit de notre Système solaire. »
« Mais depuis, nous avons trouvé des milliers de planètes en orbite autour d’autres étoiles, et nous pensons que toutes les étoiles de notre galaxie doivent avoir leur propre famille de planètes. »
La mission Kepler a déjà permis de découvrir 2 300 nouvelles exoplanètes confirmées par d’autres télescopes. TESS va passer au crible une zone 350 fois plus vaste. L’étape suivante sera, pour les télescopes terrestres et spatiaux, d’observer les planètes ainsi détectées d’encore plus près. Le James Webb Space Telescope, qui doit succéder à Hubble et dont le lancement est prévu en 2020, pourra peut-être détecter des signatures moléculaires des atmosphères des exoplanètes y compris la signature de la présence de vie.

        Lire aussi :
         

                Dix nouvelles exoplanètes potentiellement habitables découvertes



« TESS est un pont entre ce que nous avons déjà appris sur les exoplanètes et ce qu’on apprendra à l’avenir », a dit Jeff Volosin, directeur du projet au Centre Goddard des vols spatiaux de la NASA. « Avec l’espoir de pouvoir un jour, dans les prochaines décennies, identifier les conditions potentielles de l’existence de la vie en dehors de notre Système solaire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Pour séduire les femelles, les mâles exécutent de vertigineux piqués afin que l’air passant sur ses plumes déclenche un « chant d’amour ».
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Le Colibri de Costa, acrobate acoustique de l’amour

Pour séduire les femelles, les mâles exécutent de vertigineux piqués afin que l’air passant sur ses plumes déclenche un « chant d’amour ».



Le Monde
 |    15.04.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 19h11
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Les Stukas allemands ont durablement frappé la mémoire occidentale. Pendant toute la guerre, les « bombardiers en piqué » nazis défigurèrent les villes alliées, tandis que leurs sirènes terrorisaient les populations. Ces dernières s’appuyaient sur un principe simple : placées sous les ailes, de petites hélices créaient un son strident proportionnel à la vitesse de l’air s’écoulant autour de l’avion.
Dans un article publié dans la revue Current Biology, les biologistes Christopher Clark et Emily Mistick, de l’université de Californie à Riverside, analysent ce qu’ils désignent comme « une version aiguë du Stuka ». A savoir, le colibri de Costa. Le petit animal (9 cm) à la calotte mauve n’a pourtant rien de germanique. Il vit au Mexique ou en Californie, et son nom, Calypte costae, lui a été donné par son découvreur, le Français Jules Bourcier (1797-1873), en l’honneur d’un autre ornithologue tricolore, Louis Marie Pantaleon Costa, marquis de Beauregard (1806-1864). Enfin, le son qu’il produit ne vise à effrayer personne. Les mâles s’en servent au contraire pendant leur cour, après avoir exhibé les plumes de leur gorge et livré un premier chant, vocal celui-là. Mais, pour le produire, les oiseaux exécutent de spectaculaires piqués. Des plumes de leur queue s’échappe alors un sifflement strident, produit par le passage de l’air. Une même technique, en somme.
Pour conduire leur étude, les scientifiques ont utilisé un matériel particulièrement sophistiqué. Des caméras à haute définition placées dans une soufflerie pour observer le positionnement des plumes. Et surtout une caméra acoustique. Récemment mis au point, ce système couple l’image à 40 micros répartis dans la pièce. Il permet d’analyser la circulation du son lors des fameux piqués. « Nous avons ainsi pu déterminer ce que perçoit réellement la femelle et comprendre notamment ce que l’effet Doppler changeait dans sa perception »,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Des dizaines de régions volcaniques actives apparaissent sur une image d’Io prise en infrarouge par la sonde Juno.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le « neurobiologiste végétal » Stefano Mancuso étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/04/2018
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« Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux »

Le « neurobiologiste végétal » Stefano Mancuso étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 10h25
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Professeur à l’université de Florence (Italie), Stefano Mancuso a fondé le Laboratoire international de neurobiologie végétale. Il est l’auteur, avec la journaliste Alessandra Viola, du livre Verde brillante qui, depuis sa ­publication en 2013, a été traduit en une vingtaine de langues. La version française vient de paraître sous le titre L’Intelligence des plantes (Albin Michel, 240 p., 18 €).
Vous expliquez dans votre livre que les ­plantes sont vues comme des êtres vivants de seconde zone. Qu’est-ce qui explique cela ?
Il y a une sorte d’aveuglement face au monde végétal. C’est inscrit dans notre fonctionnement cérébral, cela a été étudié, et il existe même une expression en anglais pour cela : plant blindness, la « cécité pour les plantes ». C’est probablement dû au fait que notre cerveau n’est pas très bon pour traiter la quantité immense de données qui transitent par nos yeux. Il filtre donc tout ce qui n’est pas intéressant pour notre survie immédiate et se ­ concentre sur la détection des dangers que peuvent représenter les autres animaux ou les autres humains. Mais pas sur les plantes, au ­milieu desquelles nous avons toujours évolué.
Cet aveuglement s’est transposé sur le plan culturel, par exemple dans l’histoire biblique de Noé : Dieu va tout détruire et dit à Noé d’emporter sur l’arche un couple de toutes les espèces vivantes. Et toutes ces créatures sont… des animaux, il n’y a pas de plantes ! Beaucoup plus récemment, dans Soudain dans la forêt profonde, l’écrivain israélien Amos Oz raconte la malédiction qui a frappé un village, d’où tous les animaux ont disparu. Il est dit que ce sont « toutes les créatures vivantes » qui ont été emportées… alors que les plantes sont partout. Nous avons l’habitude d’associer le concept d’êtres vivants à celui d’animaux, mais ceux-ci représentent moins de 1 % de la biomasse terrestre.
Pour vous, nous sommes...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Au menu : l’épidémie de rougeole en France, d’où viennent nos sourcils, les tremblements de terre que provoquent les buts de Lionel Messi, etc.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une rougeur accompagnée de démangeaisons s’est manifestée sur le doigt d’un homme portant une alliance qui contenait de petits éclats de météorite.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Un parcours au-delà des gènes

Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h04
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
Le livre. L’épigénétique ? Ce terme un peu abscons a plusieurs sens. En premier lieu, il englobe les mécanismes qui font qu’à partir d’un même programme génétique, d’abord contenu dans une cellule ­unique, un organisme développe et entretient une vaste panoplie de tissus et d’organes différents.
Ensuite, l’épigénétique renvoie à toutes les influences, y compris extérieures à l’individu – alimentation, environnement, microbes, stress… – qui régulent l’activité des gènes. Enfin l’épigénétique pose la question de la transmission à travers les générations de ces influences qui s’exercent sans même ­modifier la séquence de notre ADN.
C’est peu dire que ces dernières années, ce champ de recherche a explosé. Ariane Giacobino, médecin généticienne (faculté de médecine de l’université de Genève) a été aux premières loges pour observer et participer à cette révolution. Mais son livre intitulé Peut-on se libérer de ses gènes ? se distingue par son caractère personnel : c’est en fait une autobiographie scientifique et médicale, où les avancées de la recherche se mêlent intimement au parcours de vie.
Pas de grand livre de la vie
D’abord déroutant, ce choix révèle au fil de la lecture toute sa richesse. Ariane Giacobino, dans sa pratique médicale liée à la fertilité et au dépistage des maladies génétiques, est confrontée à des situations humaines parfois dramatiques, à des choix éthiques difficiles. Elle ne cache rien de la façon dont ce contact avec les patients a pu faire évoluer sa vision de la médecine et de ses enjeux.
Concernant le volet scientifique, elle a aussi l’honnêteté de ne pas occulter certaines « naïvetés » concernant son propre sujet d’étude : à l’aube du XXIe siècle, lire enfin le « grand livre de la vie », à travers le séquençage du génome, n’a pas été la révélation espérée, les choses étant bien plus complexes, notamment en raison des mécanismes épigénétiques, rappelle-t-elle.
Les recherches...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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Pouvoir critiquer anonymement la science permet de mieux la corriger

Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h15
    |

Boris Barbour et Brandon Stell (Chercheurs au CNRS et responsables du site PubPeer.com)







                        



                                


                            
Tribune. On dit que la science s’autocorrige au fil des résultats ­publiés, mais cette correction est-elle optimale ? Il y a une prise de conscience croissante que certaines dérives du fonctionnement de la ­recherche scientifique – notamment l’impérieux diktat résumé par la formule « publier ou périr » – ont créé un environnement aujourd’hui hostile à la critique des résultats.
En effet, peu de scientifiques peuvent se risquer à ­contrarier leurs collègues. La « police » de la recherche – en principe les journaux et les institutions – se retrouvant de fait juge et partie, elle est sujette à de nombreux conflits d’intérêts d’ordre économique et liés à la réputation. Sur ce terrain propice fleurissent des pratiques préjudiciables à la recherche, ­allant des interprétations optimistes à la fraude avérée, avec un coût financier et humain énorme.
Les premiers touchés sont les chercheurs. Quand ils tentent de prolonger des travaux erronés, ils perdent leur temps et gaspillent de l’argent – celui du contribuable. Un projet parti sur une telle fausse piste peut abréger une carrière de jeune chercheur. Mais l’impact va au-delà : outre la recherche ­future, la politique publique, les investissements privés et les consignes ­médicales doivent se baser sur les ­résultats publiés, réputés fiables.
Conséquences lourdes
Les conséquences d’erreurs dans la ­recherche médicale peuvent être lourdes. En 1998, le Britannique Andrew Wakefield publie dans le prestigieux Lancet un article concluant qu’une vaccination contre la rougeole peut causer l’autisme. L’article est frauduleux et ses conclusions fausses, mais il faudra les douze années de campagne menées par un journaliste pour qu’il soit ­rétracté, que le journal le déclare nul et non avenu. Entre-temps, de nombreux parents inquiets n’ont pas fait vacciner leurs enfants, contribuant à des épidémies de rougeole, parfois mortelle, et c’est encore aujourd’hui le cas.
Face à de tels...




                        

                        


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<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                

Des médecins portent plainte au conseil de l’ordre après une tribune contre les médecines alternatives

Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h18
   





                        



   


La tension ne retombe pas chez les médecins après la publication d’une tribune signée par plus de 120 professionnels de santé, le 19 mars dans Le Figaro, contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives. A la suite de ce texte, le quotidien affirme, jeudi 12 avril, que des organisations syndicales de médecins homéopathes, mésothérapeutes ou d’accupuncteurs ont déposé plainte auprès du conseil de l’ordre de la profession contre 10 des 124 signataires – cinq médecins qui se sont exprimés dans les médias après la publication de la tribune, et cinq autres l’ayant signée.
La tribune fustigeait notamment des « pratiques ni scientifiques ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses » et parlait de « fake médecine » (« fausse médecine »). Les signataires demandaient au conseil de l’ordre de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent de promouvoir » ces pratiques.

        Lire aussi :
         

                Les médecines alternatives doivent-elles être disqualifiées  ?



« Diffamatoires et même insultants »
Les syndicats reprochent des propos « offensants, diffamatoires et même insultants » et « contraires aux principes déontologiques de confraternité, de considération de la professsion », rapporte Le Figaro. Ils demandent des « excuses publiques ».
Quand une plainte est déposée devant l’ordre des médecins, la première étape est une tentative de conciliation. Si la médiation échoue, « nous allons ensuite tirer au sort deux médecins dans la liste [des signataires] tous les quinze jours pour de nouvelles plaintes », prévient le Dr Meyer Sabbah, à l’origine de la plainte.
Vincent Ropars, l’un des signataires de la tribune qui devra s’expliquer devant le conseil de l’ordre et médecin généraliste remplaçant dans le Finistère, se dit « fier de ce qui [lui] arrive » sur Twitter :
« Si des contradicteurs amènent les débats sur le terrain de la plainte ordinale, c’est parce que probablement aucun argument valable ne leur paraît possible d’amener sur le terrain du débat public. »
Jeudi, la ministre de la santé Agnès Buzyn, interrogée sur RMC, s’est dite favorable au maintien du remboursement de l’homéopathie : « Si ça continue à être bénéfique sans être nocif, ça continuera à être remboursé. »
« C’est probablement un effet placebo. Si ça peut éviter d’utiliser des médicaments toxiques, quelque part je pense que nous y gagnons collectivement. Voilà : ça ne fait pas de mal »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Pour le 57e anniversaire du vol de Youri Gagarine, petite liste en BD des qualités nécessaires pour aller dans l’espace, en compagnie du Français Jean-François Clervoy.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.
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La génétique sur le terrain miné des « races »

Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h16
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                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. La part de la génétique dans nos destinées est un sujet douloureux en France. Notre pays est probablement l’un des derniers où une majorité de gens et même d’intellectuels sont persuadés que ­l’intelligence est purement produite par ­l’environnement culturel et familial. Toutes les études montrent pourtant le contraire et relativisent au passage le rôle de l’école.
Des études ont mis en évidence le fait que la réussite et les capacités intellectuelles étaient fortement dépendantes du patrimoine génétique. Partager un environnement commun – famille et éducation – n’explique qu’environ un tiers des différences cognitives. Autrement dit, l’école et la culture familiale ne ­pèsent pas beaucoup face au poids décisif de la génétique, qui compte pour près des deux tiers dans nos différences intellectuelles, si l’on en croit les travaux du Britannique Robert Plomin (King’s College, Londres).
Nier les différences interraciales ­contre-productif
Les différences de réussite scolaire ne traduisent pas avant tout la qualité des professeurs ou des écoles. Ce n’est pas un défaut de compétence des professeurs, ou même des problèmes de méthode, qui expliquent les mauvais résultats de l’école. Egaliser les chances à travers l’éducation est une tâche décourageante ; et la gestion politique des différences neurogénétiques interindividuelles est difficile.
Aux Etats-Unis, certains généticiens de haut vol implorent néanmoins l’opinion de rouvrir un autre débat miné : le lien entre ­notre race, notre ADN et nos caractéristiques, sans même s’interdire de traiter des différences cognitives. Dans un long article publié dans le New York Times, le 23 mars, David Reich – généticien à Harvard de réputation internationale – plaide pour l’ouverture d’une discussion sur la notion de « race » à travers l’analyse génétique.
Il défend avec vigueur l’idée (aussi exposée dans un ouvrage tout juste publié) que nier les différences interraciales...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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« Pour une alternative radicale au monde des technosciences »

Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 10h57
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Marianne Durano (Membre de la revue "Limite")







                        



                                


                            

Tribune. « Il faut trouver la limite car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s’étendre à l’infini sans remettre en cause l’idée même de l’homme et de la vie. » Cette phrase n’est pas tirée de l’encyclique Laudato si’ (« Loué sois-tu ») du pape François, mais du discours du président Macron devant la Conférence des évêques de France. Comment nier en effet que notre puissance technique grandissante bouleverse nos conditions d’existence ?

En novembre 2017, quinze mille scientifiques lançaient un cri d’alarme sur l’état de la planète, pointant huit domaines où les limites de ce que la biosphère est capable de supporter ont déjà été franchies.
Deux mois plus tard, s’ouvraient en France les Etats généraux de la bioéthique, intégrant officiellement au débat public de nouvelles transgressions anthropologiques : utilisation d’embryons humains pour la recherche médicale, sélection génétique préimplantatoire, développement des interfaces cerveau-machine, ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à des femmes fécondes, autoconservation ovocytaire, insémination postmortem, légalisation du suicide assisté, gestation par autrui, etc.
Au programme également, le recours au big data (mégadonnées) pour le diagnostic médical. Parallèlement, Emmanuel Macron annonçait un plan d’investissements publics de 1,5 milliard d’euros pour développer l’intelligence artificielle (IA).

Nous sentons confusément que tous ces événements participent d’une même dynamique, à laquelle la France participe à marche forcée. La définir, c’est mettre au jour les nouveaux clivages politiques qui structurent notre monde. C’est l’un des buts de l’écologie intégrale que nous défendons.
La technique crée le marché et le public
De la PMA au big data, en passant par la catastrophe écologique dont nous commençons péniblement à prendre conscience,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Cette maladie neurodégénérative survient en général autour de la soixantaine mais, dans de très rares cas, elle touche des sujets beaucoup plus jeunes.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤ 