<FILE-date="2018/04/16/19">

<article-nb="2018/04/16/19-1">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le chef de l’Etat a évoqué, dimanche, la possibilité de doubler la journée travaillée et non payée qui existe depuis 2004 pour financer les coûts liés à la dépendance et au vieillissement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Les questions que pose la « deuxième journée de solidarité » évoquée par Macron

Le chef de l’Etat a évoqué, dimanche, la possibilité de doubler la journée travaillée et non payée qui existe depuis 2004 pour financer les coûts liés à la dépendance et au vieillissement.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 19h05
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Interrogé, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, RMC et Mediapart sur les risques liés à la dépendance et au vieillissement, le président de la République, Emmanuel Macron, a proposé comme option d’instaurer une deuxième journée de solidarité, destinée à financer le coût de ces soins.
Ce qu’il a dit :
« Nous avons 1,5 million de personnes qui ont plus de 85 ans, à horizon 2050, ce sera 5 millions. (…) Ce choc démographique arrive. (…) Il nous faudra construire soit des jours consacrés à ces risques – je trouve que ce n’est pas forcément une mauvaise idée, Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac l’avaient proposé par le passé, ça peut être une option – soit des mécanismes de Sécurité sociale. »
D’où vient la journée de solidarité ?
Elle a été décidée après la canicule de l’été 2003, qui a provoqué la mort prématurée de d’environ 15 000 personnes, âgées pour la plupart. Après une gestion jugée calamiteuse de cette crise, Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ont proposé une mesure symbolique : les Français allaient devoir travailler un jour férié pour financer la solidarité en faveur des personnes âgées.
Le principe de cette journée de solidarité est retranscrit dans la loi du 30 juin 2004. Le texte de loi précise qu’« en l’absence de convention ou d’accord, la journée de solidarité est le lundi de Pentecôte ».
Inégalement appliquée et cible de critiques récurrentes, la journée de solidarité est réformée en 2008. Depuis cette date, les entreprises sont libres de choisir le jour qui sera travaillé par les salariés.
Qui est concerné et comment ?
L’assouplissement de 2008 donne plus de latitude aux employeurs : certains suppriment un jour de congé ou de réduction du temps de travail (RTT), d’autres en font cadeau à leurs salariés ou répartissent les heures dans l’année. Le principe général restant que les salariés travaillent sept heures de plus dans l’année sans être payés.
En contrepartie, l’employeur doit verser 0,3 % de sa masse salariale à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dans le cadre de la contribution solidarité autonomie (CSA). Les revenus du capital, hors épargne populaire type Livret A, sont également soumis à ce prélèvement de 0,3 %.
Depuis le 1er avril 2013, les retraités et invalides assujettis à l’impôt sur le revenu doivent aussi contribuer à hauteur de 0,3 % de leur pension au financement de la dépendance, en s’acquittant de la contribution additionnelle solidarité économie (CASA), destinée à financer la loi d’« adaptation de la société au vieillissement » entrée en vigueur début 2016.
Combien rapporte la journée de solidarité ?
33,7 milliards d’euros
Selon la Caisse nationale de l’autorité pour l’autonomie (CNSA), la journée de solidarité a rapporté plus de trois milliards d’euros pour l’année 2017 : 2,37 milliards d’euros financés par les contributions des salariés (CSA) et 749 millions versés par les retraités (CASA). Depuis sa mise en place en 2004, le montant total versé pour l’autonomie des personnes âgées et dépendantes a dépassé les 33 milliards d’euros.


	#container_14631458261{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_14631458261{
		height:450px;
	}
	#container_14631458261 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_14631458261 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_14631458261.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_14631458261.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_14631458261 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La journée de solidarité a rapporté plus de 33,7 milliards d'euros depuis 2004
Montant annuel de la Contribution de solidarité autonomie (CSA, prélevée sur les salaires) et de la Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA), prélevée sur les retraites depuis 2013.  

Source : CNSA



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_14631458261",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"montant (en millions d'euros)"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Contribution de solidarité autonomie (CSA)",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        911
      ],
      [
        "",
        1949
      ],
      [
        "",
        2085
      ],
      [
        "",
        2220
      ],
      [
        "",
        2296
      ],
      [
        "",
        2206
      ],
      [
        "",
        2239
      ],
      [
        "",
        2334
      ],
      [
        "",
        2389
      ],
      [
        "",
        2408
      ],
      [
        "",
        2430
      ],
      [
        "",
        2240
      ],
      [
        "",
        2290
      ],
      [
        "",
        2370
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA)",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        478
      ],
      [
        "",
        684
      ],
      [
        "",
        720
      ],
      [
        "",
        726
      ],
      [
        "",
        749
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " millions d'euros",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Comment est utilisé l’argent ?
En 2017, la CNSA devait redistribuer la contribution de solidarité versée par les salariés au profit des personnes âgées (1,4 milliard d’euros) et des handicapés (950 millions). La majeure partie de cette contribution finance des établissements spécialisés (maisons de retraite, instituts pour handicapés) et l’autre est reversée aux départements, qui gèrent l’allocation personnalisée d’autonomie, la prestation de compensation du handicap et les maisons départementales des personnes handicapées.
La contribution additionnelle, prélevée sur les retraites et pensions, a longtemps été sous-utilisée : en effet, elle a été créée en 2013 alors que la loi sur l’autonomie n’avait pas été votée, et une grande partie des 700 millions d’euros qui la constitue n’était pas consommée dans l’année, ce qui suscitait des critiques de professionnels du secteur. En 2017, la quasi-totalité de la somme a été affectée à l’aide à domicile et à la perte d’autonomie.
Comment instaurer « deux lundis de Pentecôte travaillés » ?
La première à évoquer l’idée de doubler la journée de solidarité a été la ministre de la santé, jeudi 12 avril sur RMC. « On pourrait imaginer avoir deux “lundis de Pentecôte” travaillés », a proposé Agnès Buzyn, en demandant qu’il y ait « un débat sociétal, notamment avec les élus » sur la question avant d’aboutir à une solution « d’ici à la fin de l’année ». Aucun projet de loi n’est encore défini, puisqu’il s’agit d’une piste, explorée au même titre que le recours aux assurances privées.
Selon le député Olivier Veran (La République en marche, Isère), rapporteur de la commission des affaires sociales, cette deuxième journée de solidarité pourrait rapporter deux milliards d’euros. Lors de l’entretien face à Emmanuel Macron, le journaliste Jean-Jacques Bourdin parlait de 1,5 milliard d’euros, correspondant à la somme allouée aux personnes âgées.
Quelles réactions à ce projet ?
Les syndicats, qui dénonçaient déjà la première journée de solidarité, assimilée à du travail gratuit ou « confisqué à 100 % », s’élèvent contre l’idée d’un doublement. La CFDT, premier syndicat du secteur privé, craint une « baisse du pouvoir d’achat de 0,3 % » qui pèserait sur les seuls salariés, alors que le risque du vieillissement, universel, doit être financé par tous.
Pour l’Association de directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), qui reprend le chiffre de 1,5 milliard d’euros supplémentaire, l’intention est louable, mais le compte n’y est pas : dans un communiqué, ils estiment qu’il faudrait dix milliards d’euros par an pour améliorer l’accompagnement des personnes âgées fragilisées.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-2">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La Fédération nationale solidarité femmes pourra « obtenir des diffusions gracieuses de sa campagne de communication et d’information sur les radios et les télévisions publiques ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Le label « Grande cause nationale » décerné aux associations contre les violences faites aux femmes

La Fédération nationale solidarité femmes pourra « obtenir des diffusions gracieuses de sa campagne de communication et d’information sur les radios et les télévisions publiques ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 17h58
   





                        


Le label « Grande cause nationale 2018 » a été attribué lundi 16 avril à la Fédération nationale solidarité femmes (FNSV), groupement d’associations luttant contre les violences faites aux femmes, a annoncé Matignon.
« A travers cette distinction, le premier ministre, Edouard Philippe, a souhaité encourager et remercier toutes les associations regroupées au sein de la fédération, qui interviennent dans la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment en venant en aide aux victimes », a expliqué Matignon dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                #metoo : le vertige de la vie d’après pour les victimes d’agressions sexuelles



Par ce choix, le gouvernement « réaffirme son engagement en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes, qui s’inscrit dans le cadre de sa mobilisation pour l’égalité entre les femmes et les hommes, érigée en grande cause du quinquennat », ont ajouté les services du premier ministre.
L’attribution du label « Grande cause nationale » accorde, selon Matignon, « le droit à cette fédération d’obtenir des diffusions gracieuses de sa campagne de communication et d’information sur les radios et les télévisions publiques ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-3">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Députés et sénateurs se réunissent, lundi 16 avril, moins de trois jours après l’intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique syrien.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-4">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le chef de l’Etat va présenter mardi ses projets de réformes de l’UE devant le Parlement de Strasbourg.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Paris tente de relancer l’« effet Macron » en Europe

Le chef de l’Etat va présenter mardi ses projets de réformes de l’UE devant le Parlement de Strasbourg.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h45
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Relancer la dynamique des réformes dans l’Union européenne (UE) alors qu’elle s’essouffle sérieusement. C’est l’objectif de l’exercice auquel se livrera Emmanuel Macron au Parlement européen, à Strasbourg, mardi 17 avril, lors d’un discours suivi d’un débat très attendu par les députés européens. L’intervention est un moment important pour le président, qui a placé la transformation de l’UE au cœur de sa stratégie. Mais six mois après avoir salué son discours de la Sorbonne, les autres dirigeants européens sont de plus en plus réticents à suivre l’ambitieux chemin qu’il avait alors tracé. Le statu quo menace, à un an du scrutin des européennes de mai 2019.
M. Macron devrait souligner dans sa prise de parole à quel point le moment est crucial pour l’UE, cernée par des défis multiples : un partenaire américain imprévisible, la Russie de plus en plus menaçante, la guerre en Syrie… « L’idée n’est pas de refaire un discours de la Sorbonne, mais d’insister sur l’urgence à agir, la nécessité de développer un modèle européen démocratique », insiste-t-on à l’Elysée.

Face aux désordres du monde, « l’Europe veut-elle s’affirmer, ou au contraire rester en position de défense ? C’est un débat fondamental », insiste un diplomate bruxellois. La France de Macron a choisi le volontarisme : elle frappe en Syrie, veut que Bruxelles réplique aux menaces de taxes sur l’acier et l’aluminium du président américain, Donald Trump, et insiste pour que les GAFA, champions de l’évasion fiscale, soient soumis à un impôt spécifique.
Mais les autres dirigeants ne manifestent pas autant d’entrain. En septembre 2017, ils étaient pourtant nombreux à avoir salué le discours de la Sorbonne et ses dizaines de propositions (taxe carbone aux frontières, listes transnationales pour les européennes, relance de l’intégration de la zone euro, etc.). Mais le contexte était différent : à Bruxelles, on espérait que la victoire d’Emmanuel Macron marque un...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-5">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Députés et sénateurs se réunissent moins de trois jours après l’intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique syrien.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-6">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Didier Leschi, ancien militant d’extrême gauche devenu grand commis de l’Etat, raconte avec drôlerie et délicatesse les espoirs, les coups de folie et les regrets de la génération post-68.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Hommage aux militants de l’après-Mai 1968

Didier Leschi, ancien militant d’extrême gauche devenu grand commis de l’Etat, raconte avec drôlerie et délicatesse les espoirs, les coups de folie et les regrets de la génération post-68.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 15h00
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

Le livre. Se replonger dans une époque riche en hauts faits militants et en héros positifs pour raconter sa propre épopée n’est jamais chose aisée. C’est encore plus délicat quand la période évoquée est celle de ces « années rouges » qui suivirent Mai 68 et qu’on est entre-temps devenu préfet de la République.
Didier Leschi, ancien militant d’extrême gauche devenu grand commis de l’Etat, a pourtant réussi à coucher sur le papier, avec drôlerie et délicatesse, les espoirs, les coups de folie et les regrets de cette génération post-68. Celle coincée entre Dany Cohn-Bendit, Alain Geismar et Alain Krivine du côté des anciens et celle encore plus éphémère qui vécut le mouvement de 1986.
Scandé en quatre saisons, l’ouvrage raconte le parcours militant de son auteur et, avec lui, de tous ces jeunes qui, venant après les barricades de mai, regardaient sans cesse vers leurs arrières ou par-delà les frontières pour sentir l’histoire leur mordre la nuque. Ces années 1970 qui sentaient la poudre, où l’on s’affiliait à un groupe comme à une famille, où les amours plus éphémères se vivaient, elles aussi, dans l’urgence.
Ce livre parsemé de tracts, d’extraits de journaux, de déclarations politiques ou de citations d’ouvrages restitue parfaitement l’atmosphère survoltée. Les souvenirs adolescents des premiers émois amoureux se mélangent aux disputes politiques et aux excommunications. C’est drôle et touchant.
L’espoir enterré des tribus exaltées
Le haut fonctionnaire sait coucher des pages particulièrement savoureuses quand il dépeint chacune des branches de la famille trotskiste avec ses us et coutumes. L’occasion pour lui de relater le parcours de quelques-uns de ses amis d’antan : Thomas, son double, Diego sombrant dans la folie, Edwige basculant dans la clandestinité. Et d’évoquer aussi quelques figures comme Daniel Bensaïd et, bien sûr, Jean-Pierre Chevènement, qui le marquèrent. « Dans ces années de l’après-Mai, chaque...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-7">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Depuis 2008, l’article 35 de la Constitution oblige à « informer » députés et sénateurs des engagements armés à l’étranger. Mais seule la prolongation d’intervention fait l’objet d’un vote.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Intervention militaire en Syrie : pourquoi un débat sans vote au Parlement ?

Depuis 2008, l’article 35 de la Constitution oblige à « informer » députés et sénateurs des engagements armés à l’étranger. Mais seule la prolongation d’intervention fait l’objet d’un vote.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 14h46
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Moins de trois jours après l’opération militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique du régime syrien, dans la nuit du 13 au 14 avril, députés et sénateurs vont débattre de la participation française à ces frappes, lundi 16 avril à partir de 17 heures.
« Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », a déclaré, dimanche, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. En revanche, ce débat reste purement consultatif, puisqu’il ne sera pas suivi d’un vote. En effet, le rôle du pouvoir législatif concernant les opérations militaires est limité. Explications.

        Lire aussi :
         

                La participation de la France aux frappes en Syrie débattue lundi au Parlement



Qui décide des interventions armées ?
Selon la Constitution de la Ve République, le président est le chef des armées. Il est le « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités » (article 5). En cas de menaces graves et immédiates, l’article 16 l’autorise à « prendre les mesures exigées par les circonstances ». Cela lui laisse donc toute latitude pour engager des interventions armées.
S’il s’agit d’une déclaration de guerre, l’article 35 précise qu’elle doit être « autorisée par le Parlement », c’est-à-dire par l’Assemblée nationale et Sénat. Mais les types de conflits militaires ont beaucoup évolué : les « guerres » frontales, entre deux pays souverains, sont de plus en plus rares, et la France n’a jamais formellement déclaré la guerre à un autre pays depuis 1939. Elle a, pourtant, pris une part active à de nombreux conflits à l’étranger, qui sont qualifiés d’« opérations extérieures » (OPEX).
Quel rôle pour les députés et sénateurs ?
Pour assurer davantage de contrôle parlementaire sur ces interventions, la révision constitutionnelle de 2008 a étoffé l’article 35, qui dispose désormais que :
« Le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. »
Ce n’est que lorsque l’opération militaire dure plus de quatre mois que la prolongation est soumise à l’autorisation du Parlement. En cas de désaccord entre les deux chambres, le dernier mot revient à l’Assemblée nationale.
Le Parlement peut-il s’opposer à une intervention militaire ?
En dix ans, sept prolongations d’opérations militaires ont été soumises au vote et ont toujours été approuvées, comme le détaille le site de l’Assemblée nationale :
le 22 septembre 2008, en Afghanistan ;le 28 janvier 2009, au Tchad, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Liban et au Kosovo ;le 12 juillet 2011, en Libye ;le 22 avril 2013, au Mali (opération « Serval ») ;le 25 février 2014, en Centrafrique (opération « Sangaris ») ;le 13 janvier 2015, en Irak (opération « Chammal ») ;le 25 novembre 2015, opération aérienne au-dessus du territoire syrien.
Les parlementaires se contentent d’approuver ou non, mais ne peuvent pas proposer de modifications ou de conditions à l’intervention. Par ailleurs, selon la Constitution, l’approbation parlementaire n’est nécessaire qu’une seule fois, même si les interventions se poursuivent plusieurs années.
Avant la réforme constitutionnelle de 2008, le Parlement avait déjà été amené à se prononcer sur une opération militaire. Lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1991, le gouvernement de Michel Rocard avait engagé sa responsabilité, par le biais de l’article 49.1, pour asseoir la légitimité de son intervention. Mais ce type de manœuvre est risqué : un exécutif impopulaire prend alors le risque d’être renversé pour des raisons de politique intérieure indépendantes de l’opération militaire.

        Lire aussi :
         

                Frappes en Syrie : en France, le débat politique bien loin d’une « union sacrée »



Quelles règles dans les autres pays ?
Les frappes contre les installations militaires syriennes ont été réalisées avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, sans approbation préalable de leur Parlement.
Au Royaume-Uni, rien n’oblige le gouvernement à demander une autorisation avant une intervention militaire. Toutefois, après l’engagement critiqué de Londres dans la guerre en Irak, en 2003, il était d’usage de consulter le Parlement. C’est ainsi que le premier ministre David Cameron a subi un camouflet en août 2013, qui l’a fait renoncer à intervenir en Syrie contre le régime de Bachar Al-Assad, déjà soupçonné d’avoir perpétré des attaques chimiques. En revanche, le Parlement avait approuvé les raids contre l’Etat islamique en 2014 et 2015.
Aux Etats-Unis, le Congrès doit autoriser la déclaration de guerre – mais comme en France, cela ne s’est jamais produit depuis la seconde guerre mondiale. La War Powers Resolution, votée en 1973 après les conflits en Corée et au Vietnam, oblige le président à informer le Congrès dans les quarante-huit heures, et à procéder à un vote lorsque les troupes sont engagées plus de soixante jours.
Les opérations menées ces dernières années contre des groupes extrémistes, comme l’organisation Etat islamique (EI), y compris en Syrie, se sont appuyées sur une autorisation d’employer la force militaire (AUMF) votée par le Congrès juste après les attentats du 11 septembre 2001. En août 2013, le président Barack Obama avait créé la surprise en choisissant de consulter le Congrès avant une intervention en Syrie – ce que réclamait alors un certain Donald Trump.
Ailleurs, les situations sont contrastées. Un rapport du Conseil de l’Europe distinguait en 2008 trois types de situation :
toute intervention militaire nécessite une approbation préalable du Parlement en Autriche, Danemark, Finlande, Allemagne, Irlande, Slovaquie, Espagne, Suède et Turquie ;cette autorisation peut être soumise à de nombreuses exceptions en Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Italie, Roumanie, au Luxembourg et aux Pays-Bas ;une autorisation préalable n’est pas nécessaire (mais une information peut être requise) en Belgique, France, Grèce, Pologne, Portugal, Slovénie et au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-8">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Colères sociales, affrontements à Notre-Dame-des-Landes, investissements dans l’hôpital : le chef de l’Etat a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d’Edwy Plenel, dimanche 15 avril au soir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-9">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’examen du projet de loi Collomb démarre lundi après-midi dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale. Petit guide pour suivre les débats.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Loi asile-immigration : ce que contient le texte, ce qui peut bouger, ce qui ne bougera pas

L’examen du projet de loi Collomb démarre lundi après-midi dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale. Petit guide pour suivre les débats.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 12h20
    |

            Manon Rescan








                        


Une semaine de débats qui s’annoncent tendus débute lundi 16 avril à 21 h 30 l’Assemblée nationale. Les députés vont discuter dans l’Hémicycle de la loi asile-immigration jusqu’à vraisemblablement vendredi tard dans la nuit.
Le texte porté par Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a pour ambition de réduire le délai de traitement des demandes d’asile, de faciliter les reconduites à la frontière de ceux qui en sont déboutés, mais aussi d’améliorer les protections et l’accueil des personnes qui obtiennent l’asile.

        Lire :
         

          Les députés appelés à examiner un projet de loi asile centré sur la répression



Durant la semaine, trois lignes vont s’affronter. La majorité soutiendra le texte, mais une petite partie des députés La République en marche joindra sa voix à celle de la gauche qui conteste vivement le projet de loi Collomb. Selon eux, la volonté d’efficacité affichée par le gouvernement risque de détériorer l’accueil des migrants, voire d’empêcher certains de faire valoir leurs droits. La droite estime pour sa part que le texte ne va pas assez loin, contestera certaines des mesures en faveur de l’accueil ou tentera de durcir le texte sur certains aspects.
Aprement discuté au sein de la majorité, ce projet de loi a déjà donné lieu à de longs débats en commission début avril au cours desquels les députés de La République en marche ont modifié le projet de loi à la marge. Les négociations se poursuivent toutefois toujours avec le ministre de l’intérieur et le texte devrait encore être amendé par les députés au cours de la semaine.
Voici les principales dispositions du projet de loi, les grands débats à attendre et les points sur lequel il peut encore évoluer.

        Lire aussi :
         

                Gérard Collomb et les régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile »



Ce que contient (entre autres) le texte
Les premiers articles du projet de loi concernent un renforcement des droits des personnes étrangères qui obtiennent une protection comme le droit d’asile. C’est une partie du volet « intégration » du texte, que ses opposants jugent insuffisant mais que la droite va chercher à durcir.
Il prévoit de nouveaux droits pour les personnes bénéficiaires de la protection subsidiaire et les apatrides : le titre de séjour qui leur sera accordé sera valable 4 ans, au lieu d’un an actuellement, ce qui leur évitera de lourdes démarches administratives chaque année (articles 1 et 2) ;Les enfants qui obtiennent l’asile peuvent aujourd’hui demander la « réunification familiale » en faisant venir leurs parents, le texte prévoit d’étendre cette possibilité à leurs frères et sœurs. Cette disposition est très contestée par la droite et devrait donner lieu à de vifs débats, sans doute mardi soir (article 3).
La partie la plus discutée du texte par la gauche vient ensuite. Gérard Collomb veut réduire de onze à six mois la durée moyenne de traitement des demandes d’asile en France. Pour atteindre cet objectif, le projet de loi réduit différents délais de la procédure administrative :
Les demandes d’asile pourront plus rapidement être examinées en procédure accélérée (au bout de 90 jours au lieu de 120) (article 5) ;En cas de rejet de leur demande par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), les aspirants à l’asile n’auront plus que quinze jours, contre un mois auparavant pour déposer un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) (article 6) ;Dans certains cas, quand une personne a formé un recours devant la CNDA ce dernier ne sera plus suspensif, cela signifie qu’elle pourra être expulsée du territoire français (article 8) ;A différents moments de la procédure, le recours à des audiences vidéo sera facilité. Les associations et certains élus reprochent à ce mode opératoire d’être intimidant voire « inhumain » pour les demandeurs d’asile.
Tous ces volets seront vivement contestés par la gauche (socialistes, insoumis, communistes) mais aussi quelques députés de la majorité.
Par ailleurs, le gouvernement souhaite accélérer les procédures d’expulsions (appelées « éloignement » dans le projet de loi). Cet aspect est aujourd’hui l’un des parents pauvres de la politique migratoire en France, une infime partie des déboutés de l’asile sont effectivement renvoyés par les forces de l’ordre françaises aujourd’hui. Pour remédier à cela, Gérard Collomb défend plusieurs mesures dont la plus contestée est la suivante :
l’augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention : elle est aujourd’hui de 45 jours, le gouvernement souhaitait l’augmenter à 90 voire à 145. Les députés ont maintenu un seuil plancher à 45 jours, mais plafonné à 90 jours (article 16).
Elle devrait aussi donner lieu à des débats tendus.

        Lire aussi :
         

                Immigration : qu’est-ce que le « délit de solidarité » ?



Ce qui a (entre autres) bougé
Depuis les premières copies du projet de loi, plusieurs choses ont bougé. Avant la publication du projet de loi, des associations appuyées par certains élus ont bataillé pour enlever des dispositions initialement prévues dans le texte. C’est le cas pour l’introduction de la notion de « pays tiers sûr », Etats voisins de l’Union européenne dans lesquels il aurait été possible de renvoyer certains migrants sans examiner leur demande d’asile.
Outre la question de la durée de séjour en centre de rétention, lors de l’examen en commission les députés ont adopté plusieurs amendements :
Ils ont élargi des certaines protections pour les mineurs victimes de mutilations sexuelles aux jeunes garçons et non plus uniquement aux jeunes filles ;Ils ont exclu de la liste des pays dits « sûrs », ceux où l’homosexualité est condamnée. Cela aura un impact notamment lorsque la question de renvoyer les personnes déboutées de l’asile dans leur pays d’origine se posera ;Ils ont ajouté quelques conditions au recours aux audiences vidéo, notamment pour s’assurer de la qualité technique de la transmission et la présence d’un interprète dans la salle d’audience ;Ils ont exigé la prise en compte de l’« état de vulnérabilité » des personnes avant leur placement en centre de rétention administrative ;Ils ont prévu une garantie pour les mineurs étrangers qui suivraient un contrat d’apprentissage hors procédure d’asile, afin que celui-ci ne soit pas rompu s’ils décidaient de lancer une telle démarche.
Ce qui peut encore évoluer
Les députés espèrent avancer encore sur plusieurs points, parmi eux :
un aménagement du délit de solidarité, afin de faire en sorte que les personnes qui aident au séjour et à la circulation de personnes en situation irrégulière en France ne puissent plus être poursuivies. L’amendement, cher à la majorité, s’est avéré très délicat à rédiger, car le gouvernement est très vigilant sur le fait qu’il ne favorise par les réseaux de passeurs. Le fait de faire traverser la frontière à une personne étrangère sera ainsi toujours considéré comme un délit, mais des députés réfléchissaient à un aménagement notamment lorsqu’il s’agit de personnes vulnérables ;Les députés veulent enfin permettre aux demandeurs d’asile de pouvoir travailler au bout de six mois, contre neuf aujourd’hui. C’est l’un des points fort issu du rapport sur l’intégration des étrangers en France remis par le député Aurélien Taché au gouvernement en février. Ce document, publié à la veille de la présentation du projet de loi Collomb, était conçu comme devant inspirer la jambe « sociale » de la politique migratoire du gouvernement. Les députés de la majorité comptaient beaucoup dessus pour rééquilibrer le texte de la loi en cours d’examen, mais les enrichissements qui en proviennent sont finalement marginaux.
Ce qui ne devrait pas bouger
De nombreux députés souhaitaient interdire le principe du placement des enfants en centre de rétention administrative. La porte est fermée du côté du gouvernement mais le débat devrait tout de même avoir lieu dans l’Hémicycle.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-10">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le président de la République s’exprimait pour la première fois depuis les frappes françaises en Syrie, lors d’un entretien avec BFM-TV et Mediapart, dimanche.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-11">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Nicolas Chapuis, chef du service politique, a répondu à vos questions sur l’intervention du président de la République dimanche soir sur BFM-TV et « Mediapart ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

« L’interview de Macron marque un virage dans la façon dont on interviewe un chef de l’Etat »

Nicolas Chapuis, chef du service politique, a répondu à vos questions sur l’intervention du président de la République dimanche soir sur BFM-TV et « Mediapart ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 15h06
    |

            Nicolas Chapuis








                        



Syrie, colères sociales, loi asile-immigration… le chef de l’Etat a répondu pendant près de trois heures aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d’Edwy Plenel, dimanche soir.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur BFM-TV, RMC et « Mediapart »



Dijonnais : Qu’a annoncé Emmanuel Macron sur la réforme des retraites et quel sera le calendrier ?
Nicolas Chapuis : Emmanuel Macron a effectivement été interrogé sur la réforme des retraites. Il n’a pas détaillé le futur dispositif. La concertation pour réfléchir au nouveau système ne fait que commencer. Jean-Paul Delevoye, le haut fonctionnaire chargé du dossier, reçoit les partenaires sociaux à partir de ce lundi. Mais le chef de l’Etat a donné quelques indices sur ses préférences et a notamment affirmé qu’il souhaitait conserver un système par répartition. Il a réaffirmé son objectif de mettre fin à la prolifération de règles différentes, avec la « quarantaine de causes » qui « cohabitent ». Ce qui signifie que les régimes spéciaux vont peu à peu disparaître, d’ici « à dix ans », a-t-il dit. tout en laissant la possibilité d’envisager des spécificités professionnelles. La réflexion pilotée par M. Delevoye abordera « ce qu’apporte un trimestre cotisé et comment on peut le majorer », a expliqué M. Macron : « C’est-à-dire, si je m’engage par exemple comme pompier volontaire, est-ce que ça me donne des droits ? Tout ça est à discuter. » Il a par ailleurs affirmé qu’il voulait garder un système par répartition. Sur le calendrier, il souhaite que la loi « soit votée en 2019 ».
Clément : Bonjour, MM. Plenel et Bourdin se sont adressés à Emmanuel Macron sans l’appeler « Monsieur le Président ». N’y a-t’il pas une obligation légale ? Un protocole ?
Nicolas Chapuis : Il n’y a aucune obligation légale d’appeler quelqu’un par sa fonction. Il s’agit davantage d’une question d’usage ou de protocole. Les deux journalistes ont manifestement fait ce choix délibérément, même si Jean-Jacques Bourdin dans son introduction avait donné du M. le président. A plusieurs reprises, le choix d’appeler le chef de l’Etat « Emmanuel Macron » était également une réponse au tic politique (que Sarkozy employait beaucoup par exemple) qui consiste à reprendre le nom du journaliste pour lui répondre. Ce qui donnait des échanges assez comiques du type : « Je vais vous répondre Jean-Jacques Bourdin – Oui, Emmanuel Macron… »
Levil : Pas une question sur l’écologie, les intervenants ne sont-ils pas d’un autre âge ?
Nicolas Chapuis : C’est en effet la grande oubliée de cette intervention présidentielle. Il paraît très étrange qu’en 2018, alors que tous les signaux d’alarme nous annoncent une catastrophe environnementale imminente (sinon déjà présente), une interview présidentielle puisse faire l’économie de ce sujet majeur.
MaximeG : Le président s’est-il engagé à réitérer cette « évaluation » chaque année ? si oui, est-ce déjà prévu avec les mêmes journalistes ?
Nicolas Chapuis : A la toute fin de l’émission, le chef de l’Etat a répondu « chiche » à Edwy Plenel qui lui proposait de refaire le même exercice pour les deux ans de son élection. C’est déjà avec un pari de ce genre que le patron de Mediapart avait obtenu pendant la campagne qu’Emmanuel Macron revienne s’exprimer dans les locaux du média un an après.
Mbl67 : Quel est le montant exact des sommes récoltées lors de la journée de solidarité actuellement ? Peut-on consulter quelque part à quoi les sommes sont allouées ? au centime près…
Nicolas Chapuis : La journée de solidarité décidée en 2003 après la canicule a rapporté l’année dernière près de 2,3 milliards d’euros. Les chiffres sont disponibles sur le site de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

Lathinae : Comment expliquez-vous l’agressivité des deux journalistes ? Etait-elle bien utile pour aller au fond des sujets ?
Nicolas Chapuis : Le style de l’interview est beaucoup plus commenté ce matin que le fond du propos présidentiel, ce qui est en soi intéressant. Certains y ont vu de l’agressivité mal placée, d’autre de la pugnacité bien venue. Il faut, pour juger cette interview, la replacer dans le temps long des interviews présidentielles. Elles ont été marquées souvent par une déférence à l’égard de la fonction qui tournait parfois à l’obséquiosité. Encore récemment, l’interview de M. Macron conduite par Laurent Delahousse sur France 2 avait été raillée pour l’absence de combativité dans les questions, qui ne tentaient absolument pas de pousser le chef de l’Etat dans ses retranchements.
De ce point de vue, ce changement de ton radical fera date et inspirera sûrement les prochains qui se frotteront à l’exercice. Fallait-il pour autant tomber dans un autre écueil qui est celui d’éditorialiser autant ses questions, de donner son propre point de vue et de rentrer dans une sorte de débat d’opinions avec le chef de l’Etat ? Je me garderai bien de juger mes confrères, tant l’exercice est difficile. Je n’aurais assurément pas, loin de là, fait mieux, étant de surcroît un journaliste plus habitué à l’écrit qu’aux plateaux télés. Mais je pense que cette interview servira de référence positive, pour trouver un juste milieu entre le « journaliste passe-plat » et « l’éditorialiste ».

        Lire aussi :
         

                Macron s’est livré à un exercice de communication en marchant



Woody : Sait-on ce qui a poussé M. Macron a accepter d’être interviewé par E Plenel, connu pour un positionnement très marqué et parfois polémique ?
Nicolas Chapuis : Comme je l’ai rappelé plus tôt, M. Macron avait pris l’engagement de revenir devant la rédaction de Mediapart. C’était une façon de tenir en partie cet engagement, même si le dispositif n’était pas le même. Par ailleurs, M. Macron voulait montrer pour ses un an qu’il n’avait rien perdu de sa combativité. Il lui fallait donc un « adversaire » symbolique. Il savait qu’il ne serait pas ménagé et il aime ce genre d’ambiance, avec un ping-pong verbal dans lequel il est manifestement à l’aise. En choisissant Edwy Plenel, il savait qu’en renvoyant l’intervieweur dans les cordes, il pourrait parler à son propre électorat qui est globalement en désaccord avec le patron de Mediapart sur beaucoup de thèmes comme Notre-Dame-des-Landes, les migrants, le climat social…
Rom : Les échanges ont certes été longs mais peu de précisions, de concret sur les grands dossiers d’aujourd’hui, ne trouvez-vous pas ?
Nicolas Chapuis : C’est peut-être ce qu’on peut regretter ce matin en effet. Pour répondre aux questions, Emmanuel Macron a commencé à chaque fois par brosser le paysage de la réforme et du secteur concerné, pour finalement rentrer assez peu dans le vif du sujet. Ceux qui suivent l’action du chef de l’Etat, comme nous le faisons au Monde, n’ont rien appris de nouveau dans ce long échange.
BD : Bonjour, savez-vous si Emmanuel Macron avait prévu d’annoncer la reprise de la dette ? Durant l’interview, on dirait qu’il lâche l’information par erreur, sur un coup de tête.
Nicolas Chapuis : Non, je ne sais pas si c’était calculé. La reprise de la dette est implicitement admise depuis plusieurs semaines par les membres du gouvernement. Mais vous avez raison, c’est une nouveauté de le formuler aussi clairement. Reste à savoir quel montant de la dette sera repris…
MaxT37 : Quel bénéfice Emmanuel Macron tire du choix de ces journalistes ? j’ai l’impression que les questions orientées et agressives de Plenel vont encore le renforcer auprès de l’électorat de droite.
Nicolas Chapuis : J’en vois au moins trois : il a montré qu’il ne fuyait pas les questions des journalistes réputés pugnaces ; il a envoyé des signaux à son électorat centriste et droitier en répondant fermement à M. Plenel marqué à gauche ; il a touché le public de M. Bourdin, réputé « populaire », une catégorie de la population auprès de laquelle il décroche ces derniers temps.
Stabilo Boss : Avez-vous accès aux statistiques d’audience d’hier (notamment pour voir si les Français ont suivi jusqu’au bout ce format inhabituel) ? De même, avez-vous des chiffres qui montreraient que le président a convaincu ou pas hier soir ?
Nicolas Chapuis : les audiences sur BFM ont été excellentes pour la chaîne qui n’est pas habituée à concurrencer TF1 ou France 2 sur le créneau du dimanche soir, avec une moyenne de 3,8 millions de téléspectateurs (15,8 % de part d’audience). En revanche je n’ai pas vu passer de sondage de satisfaction. De manière générale, je trouve que ces sondages à chaud ne sont pas très intéressants, tant la question posée ne veut pas dire grand-chose (convaincu, pas convaincu). Je suis sûr par exemple que de votre côté vous avez pu être convaincus par certains points et au contraire agacés par d’autres réponses. Ce genre de sondage ne laisse aucune place à toute la nuance que requiert l’évaluation d’une émission de plus de 2h30.
Mel : Bonjour, Pouvez vous nous éclairer sur ce qui a finalement été donné comme réponse claire sur l’évasion, l’optimisation fiscale ?
Nicolas Chapuis : J’aurais bien du mal, tant la réponse n’a pas été claire, ce qui est bien dommage. Globalement, Emmanuel Macron a défendu le verrou de Bercy, a plaidé pour une plus grande harmonisation au niveau européen et a rappelé que l’optimisation fiscale ne relève pas de la fraude... Soit le statu quo absolu sur cette question pourtant majeure. Emmanuel Macron n’a pas donné l’impression de vouloir changer les règles du jeu dans ce domaine.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-12">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les parlementaires débattent lundi de l’opération militaire engagée samedi 14 avril avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Frappes en Syrie : en France, le débat politique bien loin d’une « union sacrée »

Les parlementaires débattent lundi de l’opération militaire engagée samedi 14 avril avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 16h02
    |

            Manon Rescan








                        



   


La participation de la France à des frappes ciblées contre le programme d’armement chimique syrien devait être au cœur de débats qui s’annonçaient tendus, lundi 16 avril, à l’Assemblée nationale et au Sénat. A 17 heures, les deux Assemblées parlementaires se réunissent de manière exceptionnelle, trois jours après l’intervention des Français aux côtés des Américains et des Britanniques. Après une déclaration du gouvernement, chaque groupe parlementaire devrait disposer de dix minutes de prise de parole. « Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », s’est félicité, dimanche, François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, au sortir d’une rencontre entre le premier ministre et les différents responsables parlementaires.

        Lire aussi :
         

                En Syrie, après les frappes, une carte diplomatique incertaine



Le débat entre les différentes forces politiques s’est engagé sur un ton bien éloigné de « l’union sacrée ». Dès mardi 10 avril, quelques jours après le bombardement chimique imputé au régime syrien, qui a fait plusieurs dizaines de morts à Douma, le sujet avait été abordé dans une atmosphère crispée lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Un député communiste, Jean-Paul Lecoq, avait ainsi constamment mis en doute la nature chimique de cette attaque, en répétant, depuis son siège : « Semble-t-il ! Ce n’est pas prouvé ! », à chaque fois que ses collègues et le gouvernement mentionnaient l’usage d’armes chimiques.
Depuis, plusieurs responsables politiques ont dit leur opposition à une intervention française. Une fois n’est pas coutume, les dirigeants du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, et de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont parlé d’une même voix à ce sujet dans l’édition du Journal du dimanche du 15 avril. « Frapper pour frapper, pour donner le sentiment de faire quelque chose, sans qu’il y ait une quelconque stratégie derrière, je n’en comprends ni l’utilité ni le sens », y déplore M. Wauquiez, tandis que M. Mélenchon « adjure qu’on revienne au sang-froid ». « On va se retrouver, avec les Etats-Unis, dans une confrontation assez directe avec la Russie, qui pourrait déclencher un embrasement général », poursuit-il.
« Conséquences imprévisibles »
M. Mélenchon a par ailleurs reproché au président de la République de lancer l’opération sans consulter le Parlement – ce qu’il n’est pas obligé de faire. L’article 35 de la Constitution prévoit en effet que le gouvernement a, au maximum, trois jours, à compter du début d’une intervention, pour en informer la représentation nationale. L’autorisation du Parlement n’est sollicitée que lorsque les opérations militaires se prolongent au-delà de quatre mois.
Le gouvernement a, sans surprise, reçu le soutien de sa majorité. « Les frappes en Syrie menées cette nuit sont nécessaires et salvatrices pour le peuple syrien », a jugé Christophe Castaner, dirigeant de La République en marche, samedi. Une partie de l’opposition soutient par ailleurs l’opération militaire et devrait continuer à le faire au Parlement, lundi après-midi. Durant le week-end, Olivier Faure, nouveau premier secrétaire du PS, a estimé dans un communiqué que « les attaques chimiques répétées du régime de Damas contre son peuple imposaient une réaction ». « C’est l’honneur de la France d’être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d’avoir pris l’initiative, aux côtés des démocraties américaine et britannique, d’exercer des frappes aériennes ciblées sur l’arsenal chimique syrien », a abondé Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.
Lundi après-midi, une autre attitude devait être scrutée : celle de Marine Le Pen. Samedi, sur Twitter, elle a dénoncé des frappes qui « nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques ». « La France perd à nouveau une occasion d’apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d’équilibre dans le monde », a-t-elle encore déclaré. La présidente du Front national n’aura pas la parole lundi, car elle ne dispose pas de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale où elle est élue. Nul doute cependant qu’elle saura faire entendre sa voix, hors micro, dans l’Hémicycle et devant les caméras, dans l’enceinte du Palais-Bourbon.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-13">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le ton impertinent des intervieweurs a agacé certains partisans du chef de l’Etat ainsi que l’opposition de droite.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le style rugueux de l’interview de Macron fait plus réagir que le fond du propos présidentiel

Le ton impertinent des intervieweurs a agacé certains partisans du chef de l’Etat ainsi que l’opposition de droite.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h46
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            
La forme prime visiblement sur le fond. Dans la foulée de l’entretien d’Emmanuel Macron, dimanche, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le tête-à-tête tendu puis mordant entre les deux journalistes, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, et le chef de l’Etat a suscité moult Tweet et déclarations, dimanche 15 avril et lundi matin. Le ton et le caractère moins solennel de l’entretien ont visiblement marqué pour beaucoup un tournant dans la communication élyséenne.
Les soutiens du chef de l’Etat ont sans surprise vanté cette innovation. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a ainsi estimé qu’« on a vu un président qui savait encaisser, qui savait aussi castagner quand c’était nécessaire. Il a tenu le débat ». Richard Ferrand, président du groupe La République en marche à l’Assemblée, a renchéri en y voyant « un exercice inédit, entre interview et débat, pour une force de conviction rare ».
« Beaucoup d’agressivité »
Certains partisans du chef de l’Etat se sont pourtant agacés du ton jugé trop impertinent des deux intervieweurs, regrettant que le chef de l’Etat soit appelé par son prénom et son nom. « Vous ne vous êtes jamais adressés à Emmanuel Macron en l’appelant Monsieur le président de la République », s’est agacée la ministre Jacqueline Gourault. Même irritation exprimée sur Twitter pour Sacha Houilé, député LRM de la Vienne : « En fait, deux heures d’interview, c’était pour permettre aux deux intervieweurs de faire leur show durant la première ? »
L’opposition de droite n’a guère goûté non plus ce ton trop mordant. « La forme a pris beaucoup d’importance. Le débat n’était pas à la hauteur de la fonction présidentielle, il y avait beaucoup d’agressivité », a jugé Annie Genevard, député LR du Doubs, lundi 16 avril sur Europe 1. Son collègue de la Loire Dino Cinieri y a vu « un combat de coqs », a-t-il écrit sur Twitter. L’extrême droite n’était pas en reste. La présidente...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-14">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ A l'avenir, le taux pourrait ne varier que de dix points de base. Le taux plancher, lui, serait fixé en valeur absolue.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Epargne : des pistes pour réformer le calcul du taux du Livret A

A l'avenir, le taux pourrait ne varier que de dix points de base. Le taux plancher, lui, serait fixé en valeur absolue.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h35
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Une fois de plus, la formule qui permet de fixer le taux d’intérêt du Livret A va être réformée. La justification est la même que par le passé : les pouvoirs publics souhaitent que cette formule de calcul s’applique réellement, aussi souvent que possible. Ils espèrent donc supprimer la dimension politique de la fixation du taux de ce produit d’épargne détenu par plus de 55 millions de personnes.
Le taux du Livret A obéit déjà à des règles de calcul très précises, basées sur les taux courts (l’Eonia) et le taux de l’inflation, et arrondi au quart de point le plus proche. La Banque de France le détermine traditionnellement le 15 janvier et le 15 juillet de chaque année, mais le gouverneur de la banque centrale ou le ministre des finances peuvent ne pas appliquer la formule. Si bien qu’à l’approche de la date fatidique la pression monte sur le locataire de Bercy, toujours réticent à valider une mesure aussi impopulaire que la baisse du taux de ce produit plébiscité par les Français.

Ces dernières années, la formule a été rarement appliquée. D’abord parce que les taux très bas et la faible inflation auraient tiré trop vigoureusement vers le bas la rémunération des épargnants, ensuite parce que l’inflation est repartie à la hausse et s’est écartée des taux de marché, anesthésiés par la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Or, si l’exécutif veut conserver un taux assez attractif pour les détenteurs de Livret A, il n’entend pas pénaliser les organismes de logement social avec des prêts à taux trop élevés.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé, fin 2017, de geler pendant deux ans (jusqu’à fin janvier 2020) la rémunération du Livret A, au taux historiquement bas de 0,75 %, pour offrir aux organismes de logement social des conditions de financement attractives en échange d’une baisse de leurs loyers. Et ce, afin de permettre à l’Etat de diminuer les aides personnalisées au logement.
Consensus assez large
Depuis,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-15">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Syrie, colères sociales, loi asile… le chef de l’Etat s’est dit à l’écoute « des colères du pays » dimanche. Nicolas Chapuis, chef du service politique au « Monde », répond à vos questions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/04/16/19-16">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Un décret que « Le Monde » s’est procuré s’attaque à la demande d’asile haïtienne et pourra « être généralisé » à d’autres territoires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Guyane, laboratoire d’une méthode pour limiter l’asile

Un décret que « Le Monde » s’est procuré s’attaque à la demande d’asile haïtienne et pourra « être généralisé » à d’autres territoires.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h29
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            
Une machine de guerre contre le droit d’asile… Sous ses airs de texte juste pensé pour un territoire à 7 000 km de Paris, le « décret Guyane » – de son vrai nom « décret portant expérimentation de certaines modalités de traitement des demandes d’asile en Guyane » – menace potentiellement l’accès au statut de réfugié partout en France.
Pas encore publiques, ces trois pages que Le Monde s’est procurées devraient être validées mardi 17 avril par le Conseil d’Etat. Dans un premier temps, elles visent à réduire le nombre de demandeurs d’asile haïtiens en Guyane en resserrant de façon draconienne les délais de dépôt et de traitement des dossiers à Cayenne. Une fois que la formule aura fait ses preuves sur ces terres lointaines, elle pourra ensuite s’imposer à toute demande d’asile déposée ailleurs sur le territoire français.
La notice qui accompagne ce texte estampillé République française rappelle que « les impacts du présent décret seront évalués en vue de mesurer l’opportunité de mettre en place des dispositions similaires sur d’autres territoires ». Et comme si l’argument ne suffisait pas, il est rappelé dans les articles 2 et 3 que cette expérimentation prévue pour dix-huit mois peut être arrêtée ou prorogée d’un an avant que ne soit décidée « une éventuelle généralisation de l’expérimentation ».
Avis négatif
Sur le fond, ces trois pages proposent une version encore plus expéditive de la réduction des délais que ce que va mettre en place la loi asile-immigration de Gérard Collomb, qui devrait être votée cette fin de semaine à l’Assemblée nationale. « Qu’il arrive dans le paysage comme une suite logique à la nouvelle loi asile n’est pas anodin à nos yeux », s’inquiète Johan Ankri, le cosecrétaire général du syndicat Asyl de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra).
Avec le texte sur la Guyane, « l’étranger dispose d’un délai de sept jours pour introduire sa demande...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-17">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le ministre de l’intérieur s’inscrit en rupture avec ses prédécesseurs dans la présentation qu’il a faite du projet de loi asile-immigration.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gérard Collomb et les régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile »

Le ministre de l’intérieur s’inscrit en rupture avec ses prédécesseurs dans la présentation qu’il a faite du projet de loi asile-immigration.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 10h25
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            
En matière de migration ou d’asile, seize lois majeures se sont déjà succédé depuis 1980. Gérard Collomb aura la sienne, certes, mais « avec un texte qui rompt la tradition française de séparation des deux sujets, observe l’avocat Alexandre Duval-Stalla, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Ce n’est que la troisième fois, dans l’histoire récente, que l’asile et le séjour des étrangers sont mêlés dans un même texte de loi. Pour l’heure, Jean-Pierre Chevènement, en 1998, et Brice Hortefeux, en 2007, avaient été les deux seuls d’une longue lignée à lier ces sujets ».
S’y ajoutera donc bientôt Gérard Collomb. L’actuel ministre de l’intérieur s’inscrit en rupture avec ses prédécesseurs dans la présentation qu’il a faite, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale mardi 3 avril, de la nécessité de voter son texte.
« Résoudre la crise migratoire »
Les termes employés comme les images maniées ce soir-là par le ministre d’Etat empruntent en effet plus largement au lexique de l’extrême droite qu’à la gauche socialiste dont est issu M. Collomb. La « vague » et le « grand remplacement » sont convoqués sans ménagement, puisque « certaines régions sont en train de se déconstruire parce qu’elles sont submergées par les flux de demandeurs d’asile », a-t-il expliqué, avant de craindre que, « si nous restons sans réaction, ce sont quelques centaines de miZlliers de personnes qu’il nous faudrait accueillir chaque année en France ».
Et surtout que, « si nous ne résolvons pas le problème auquel nous devons faire face avec humanisme et efficacité, d’autres demain se chargeront de le résoudre sans humanisme, mais avec une grande volonté d’efficacité ». S’y ajoute le vocabulaire de la « maîtrise », l’emploi récurrent de l’expression « résoudre la crise migratoire », vendu comme une promesse de résultat…

Sauf à se souvenir des leçons de l’Histoire ou à observer l’application...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-18">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Jean-Paul Delevoye, chargé du dossier, va entendre les partenaires sociaux. La CFDT étant la première organisation à être reçue, lundi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La future réforme des retraites entre dans sa phase décisive

Jean-Paul Delevoye, chargé du dossier, va entendre les partenaires sociaux. La CFDT étant la première organisation à être reçue, lundi.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 09h59
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
La réforme des retraites entre dans une nouvelle étape. Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de ce chantier, doit rencontrer, au cours des deux prochaines semaines, les syndicats et le patronat pour en discuter – la CFDT étant la première organisation à être reçue, lundi 16 avril. Des face-à-face entre les partenaires sociaux et M. Delevoye avaient déjà eu lieu, dès l’automne 2017.
Mais à l’époque, il s’agissait d’échanges informels où les protagonistes n’avaient pas véritablement débattu des intentions de l’exécutif. Cette fois-ci, « je pense que l’on entre dans le vif du sujet », confie Philippe Louis, le président de la CFTC : à l’ordre du jour des discussions, détaille-t-il, il y a notamment le « système cible », c’est-à-dire l’architecture du futur dispositif et ses grands principes.
Promesse-phare d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, la réforme a pour ambition d’aboutir à un « système universel » où « chaque euro cotisé donnera les mêmes droits à tous ». Le chef de l’Etat l’a réaffirmé, dimanche soir, durant son interview par les journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel : il veut mettre fin à « l’injustice » induite par la prolifération de règles singulières, avec la « quarantaine » de caisses « qui cohabitent ». Son objectif est de construire « un système beaucoup plus transparent, équitable », dont les dispositions seront arrêtées après « concertation ». Il n’y aura « plus de régimes spéciaux », a-t-il confirmé, ceux-ci ayant « vocation à converger, à dix ans ».
Points cruciaux
Mais le président de la République a également laissé entendre que des aménagements étaient possibles pour tenir compte de spécificités professionnelles : la réflexion pilotée par M. Delevoye abordera « ce qu’apporte un trimestre cotisé et comment on peut le majorer », a expliqué M. Macron : « C’est-à-dire, si je m’engage...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-19">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le président a réaffirmé, dimanche soir, sa détermination à mener à terme la transformation de la société ferroviaire nationale en société anonyme et à mettre fin au statut des cheminots.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


SNCF, une réforme invendable pour le gouvernement

Le président a réaffirmé, dimanche soir, sa détermination à mener à terme la transformation de la société ferroviaire nationale en société anonyme et à mettre fin au statut des cheminots.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h47
    |

                            Éric Béziat, 
Philippe Jacqué et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’Etat ira jusqu’au bout de sa réforme du système ferroviaire. Dimanche 15 avril, Emmanuel Macron a réaffirmé sa détermination à mener à terme la transformation de la SNCF en société anonyme, à ouvrir le secteur du transport ferroviaire des passagers à la concurrence et à mettre un terme au statut des cheminots. « Plus la réforme sera ambitieuse, plus l’Etat reprendra la dette en échange », a assuré le président de la République.
La négociation en cours devait permettre de fixer le niveau de reprise de la dette à partir du 1er janvier 2020, date d’application de la loi sur le nouveau pacte ferroviaire qui doit être votée en première lecture, mardi 17 avril. Ces annonces seront-elles suffisantes pour mettre un terme au mouvement de grève perlée des cheminots ? Rien n’est moins sûr.
C’est qu’Emmanuel Macron, et l’ensemble du gouvernement, est toujours englué dans une réforme, demandée de longue date au plus haut niveau de l’entreprise publique, mais sortie du chapeau par le résident du palais de l’Elysée. Lors de la campagne, le candidat d’En marche ! s’était contenté de dire qu’il voulait « donner à chacun la possibilité de se déplacer » et « poursuivre le redressement entamé dans le secteur ferroviaire ». Pas un mot sur la SNCF.

« Notre programme ne rentrait pas dans les détails de la réforme mais la promesse y était, assure pourtant Gilles Le Gendre, député de Paris et vice-président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale. Dans la “grande marche”, à l’été 2016, les difficultés de transport figuraient en tête des préoccupations des Français. Améliorer la mobilité sans toucher à la SNCF : une gageure ! »
Une dette insoutenable
Minée par une dette insoutenable de 54,5 milliards d’euros, l’entreprise publique demandait de longue date la reprise par l’Etat de ce fardeau, mais elle a toujours fait face à un refus ferme de Bercy. Le ministère des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-20">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Une équipe renouvelée, resserrée et paritaire entourera le nouveau premier secrétaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/04/2018
Découvrir l’application


                        

Olivier Faure présente le « gouvernement » du Parti socialiste

Une équipe renouvelée, resserrée et paritaire entourera le nouveau premier secrétaire.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 08h42
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


Il avait promis « une équipe resserrée, renouvelée et vraiment paritaire ». La promesse est tenue. M. Faure a fait adopter dimanche, devant le conseil national du parti, la liste de son équipe dirigeante. Il a réduit le nombre de secrétaires nationaux de 80 à 24. L’équipe est paritaire et une grande partie des visages sont nouveaux.
Comme « première ministre », M. Faure a choisi Corinne Narassiguin, éphémère députée des Français de l’étranger de 2012 à 2013 et porte-parole du PS. Elle devient numéro 2 du parti, chargée de « la coordination et des moyens ». « C’est un poste qui demande une autorité qu’elle n’a pas forcément, mais elle peut se révéler », a commenté Emmanuel Maurel, ex-candidat arrivé troisième, qui n’était pas présent.
Un duo paritaire de porte-parole a été nommé : Boris Vallaud, le député des Landes, déjà porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale, et Gabrielle Siry, haut fonctionnaire de 27 ans, passée par le cabinet d’Axelle Lemaire et inconnue du grand public. Tous deux ont également un poste de secrétaire national, l’Europe pour M. Vallaud et la formation et le renouvellement pour Mme Siry. « Changer le parti, c’est la tâche la plus difficile. Plus que celle de porte-parole », a déclaré l’ex-candidate aux législatives.
Le premier secrétaire s’était engagé à respecter « la parité réelle ». Il a pris soin de nommer des femmes à des postes-clés comme Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg, qui devient trésorière du parti, ou Sarah Proust, qui sera chargée des élections.

        Lire aussi :
         

                Congrès du PS : Olivier Faure s’inscrit dans l’opposition à Emmanuel Macron



Parmi les visages plus connus, quatre anciens ministres de François Hollande sont dans l’organigramme. Mathias Fekl, Hélène Geoffroy, Hélène Conway-Mouret et Ericka Bareigts.
Outre M. Vallaud, deux autres députés sont dans l’équipe : Dominique Potier, de Meurthe-et-Moselle, et Christine Pirès-Beaune, du Puy-de-Dôme. Martine Aubry est remerciée pour son soutien dans la campagne avec la nomination de l’un de ses proches, l’ex-frondeur Jean-Marc Germain, à l’éducation et la culture. L’ex-coordinateur du parti, Rachid Temal, conserve un poste dans l’équipe dirigeante : il sera chargé des relations avec les partenaires extérieurs, notamment les autres partis politiques.
« Le choix de l’entre-soi »
Autre équilibre que s’était fixé le premier secrétaire : la représentation des territoires. Il a nommé Sébastien Vincini, premier secrétaire de Haute-Garonne, Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, ou encore Océane Charret-Godard, vice-présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté. Cette dernière est la seule à avoir soutenu Stéphane Le Foll, tous les autres étaient signataires du texte de M. Faure.
« Olivier Faure fait le choix de l’entre-soi », dénonce Luc Carvounas, qui n’a pas pris part au vote de la liste. « Un secrétariat national est en général pluraliste », abonde M. Maurel. Le premier secrétaire a promis de confier les « chantiers thématiques » a d’autres profils, issus notamment des textes de ses concurrents.
Stéphane Le Foll, lui, a voté pour cette liste mais il prédit « de nombreux délégués à venir ». En effet, d’autres nominations sont déjà prévues pour « renforcer la majorité des secrétariats nationaux », assume Mme Narassiguin. Ce qui pourrait quasiment doubler les postes actuels. Une équipe « resserrée » qui sera donc agrandie très prochainement.



                            


                        

                        

