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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le gendarme financier du football français, la DNCG, vient de publier son dernier rapport. Sans surprise, il indique que le PSG n’évolue pas sur la même planète que les autres clubs de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La société française Pixcom, spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte contre la branche africaine de l’institution olympique pour des factures impayées.
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Enquête

Le village africain des Jeux de Londres, un caillou dans la chaussure du CIO

La société française Pixcom, spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte contre la branche africaine de l’institution olympique pour des factures impayées.

Pierre Lepidi et 
Yann Bouchez
    



LE MONDE
              datetime="2018-04-16T15:20:23+02:00"

        Le 16.04.2018 à 15h20






    
Des policiers britanniques devant le village africain des Jeux olympiques de Londres, en août 2012.
Crédits : WILL OLIVER / AFP


C’est un nouvel épisode dans un long bras de fer juridique commencé il y a six ans. Selon les informations du Monde, confirmant celles de Mediapart, Pixcom, une société spécialisée dans l’événementiel, a porté plainte auprès du procureur de la République à Versailles, mardi 3 avril, contre l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) pour tentative d’escroquerie au jugement. Depuis 2012, l’entreprise française reproche à cette institution placée sous l’égide du Comité international olympique (CIO) le non-paiement de deux factures, pour un montant d’environ un million d’euros, émises dans le cadre d’un village africain aux Jeux olympiques (JO) de Londres.
L’idée avait tout pour séduire. Initié par l’Acnoa, cet « Africa Village » devait être « the place to be » des JO de 2012. Installé dans les jardins de Kensington, au cœur de la capitale britannique, il devait être un lieu de rencontres entre des personnalités des mondes économique, politique et sportif. « Le village africain devra montrer au monde ce qu’est l’Afrique en matière de culture et de dynamisme, se félicitait, quelques jours avant son ouverture, Lassana Palenfo, président ivoirien de l’Acnoa. C’est également ici que les athlètes africains viendront fêter leurs médailles. » 

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Ouvert en grande pompe en compagnie de la princesse marocaine Lalla Joumala Alaoui, du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et du président ivoirien Alassane Ouattara, le village africain a fermé ses portes brutalement le 8 août, soit quatre jours avant la fin de la compétition, suite à la grève de différents prestataires, notamment du personnel de sécurité, pour des factures impayées. Ces prestataires étaient employés par Concerto, une société d’événementiel basée à Londres, sans lien avec Pixcom.
Dans un courriel que Le Monde a pu consulter daté du 15 juillet 2012 (soit douze jours avant l’ouverture des JO), Alain Barbier, président de Pixcom, alerte Lassana Palenfo : « Un risque majeur plane sur le dossier : le manque de trésorerie, car nous sommes loin d’avoir encaissé les recettes des ventes, stands et partenariats… Les fournisseurs, encadrés par Concerto, font un chantage permanent avec menace de quitter le chantier. »
Lassana Palenfo répond que l’Acnoa ne « peut plus décaisser d’argent car sa trésorerie ne peut plus le faire », mais il laisse entrevoir que « le trésorier de la présidence de la Côte d’Ivoire [le pays doit tenir un stand au village africain] peut solder ce problème. »
Contre-attaque
Lors d’une allocution à l’assemblée générale de l’Acnoa, le 1er novembre 2013 à Abidjan, Lassana Palenfo accuse Pixcom de ne pas avoir « honoré ses obligations ». « Scandaleux ! Catastrophique pour notre institution !, s’écrie le président. Bien sûr, l’Acnoa a engagé des poursuites juridiques contre Pixcom qui se sont traduites par des condamnations de cette société. »
En octobre 2012, l’Acnoa a effectivement assigné Alain Barbier devant le tribunal de grande instance de Nanterre, affirmant que l’homme d’affaires avait reçu plusieurs versements émis dans le cadre de la solidarité olympique pour aider l’Acnoa à financer le village africain. Elle a accusé Pixcom d’avoir détourné l’argent des prestataires et a réclamé le remboursement d’environ 1,176 million d’euros. Mais en 2016, la Cour d’appel de Versailles, confirmant la décision du tribunal de grande instance de Nanterre, a donné tort à l’association olympique et l’a condamnée à verser 3 000 euros à Alain Barbier.

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La contre-attaque judiciaire du patron de Pixcom vise aujourd’hui à récupérer les fonds qu’il assure ne pas avoir touchés et à retracer les flux financiers. « Je reconnais avoir reçu deux versements pour un montant total de 300 000 dollars, mais il manque un million d’euros auxquels il faut ajouter les dommages et intérêts que je réclame, assure Alain Barbier. J’ai été attaqué par l’Acnoa en France et j’ai gagné. J’ai été poursuivi en diffamation en Algérie par Mustapha Berraf [vice-président de l’Acnoa et président du Comité olympique algérien] et j’ai encore gagné ce procès. » 
Les sommes versées dans le cadre de la solidarité olympique ont-elles été détournées ? En l’état actuel, rien ne permet de l’affirmer. « J’ai déjà eu à gérer des affaires d’impayés commerciaux, mais de là à devoir rembourser des versements que je n’ai pas perçus, je n’ai jamais vu cela, s’emporte Alain Barbier. Il faut que la lumière soit faite, ma crédibilité est en jeu. Le CIO ne fait rien pour mettre un terme à cette mascarade malgré les nombreuses alertes qu’il a reçues, y compris par voie d’huissier. » 
Zones d’ombre
Lassana Palenfo, actuellement suspendu de la présidence de l’Acnoa après une élection contestée en mai 2017, n’a pas répondu aux questions du Monde. L’avocate de l’Acnoa, malgré plusieurs relances, n’a pas donné suite non plus. Egalement sollicité, le CIO a refusé de s’exprimer « sur une affaire en cours ». L’institution, dont le siège est situé à Lausanne, en Suisse, estime par ailleurs que ce conflit « concerne uniquement l’Acnoa et non le CIO ».

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L’argument est contestable, car le village africain a été financé grâce au mécanisme de solidarité olympique qui « a pour mission d’organiser l’assistance aux comités nationaux olympiques, en particulier à ceux qui en ont le plus grand besoin, à travers des programmes pluridimensionnels axés sur le développement des athlètes, la formation des entraîneurs, des dirigeants sportifs, et la promotion des valeurs olympiques ». Or, si la commission de la solidarité olympique, dont le budget 2009-2012 était de 311 millions de dollars (environ 235 millions d’euros à l’époque), bénéficie selon les textes du CIO « d’une autonomie financière, technique et administrative », elle « rend compte à la commission exécutive et au président du CIO, en les tenant régulièrement informés des principales décisions prises ».
Dans sa plainte, Me Emmanuelle Goby, avocate d’Alain Barbier, rappelle que « seul le CIO […] est habilité, au titre de la solidarité olympique, à régler les prestataires de l’Acnoa pour le compte de l’Acnoa ». Me Goby déplore que l’institution n’a pas « accepté de répondre aux demandes d’informations qui lui ont été adressées sur la question des prétendus règlements qu’il [le CIO] aurait opérés pour le compte de l’Acnoa dans l’intérêt de la société Pixcom ». Ce silence ne permet pas d’éclaircir pour le moment les différentes zones d’ombre de ce dossier.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Contraste saisissant entre la ferveur suscitée par l’OM en Ligue Europa et le désintérêt pour le titre du PSG en L1. Ce n’est pas une question de clubs, mais de compétitions, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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PSG champion : le football peut-il n’être qu’un sport de démonstration ?

Contraste saisissant entre la ferveur suscitée par l’OM en Ligue Europa et le désintérêt pour le titre du PSG en L1. Ce n’est pas une question de clubs, mais de compétitions, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 13h38
   





                        



   


Chronique. Deux stades, deux ambiances. Un Vélodrome volcanique, jeudi soir, pour accompagner la qualification de l’Olympique de Marseille en demi-finales de Ligue Europa. Un Parc des Princes plein mais qui sonnait creux hier soir pour assister au sacre du Paris-Saint-Germain en Ligue 1, malgré une fracassante victoire 7 à 1 contre le tenant du titre monégasque.

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Prévenons d’emblée : il ne s’agit pas de comparer la ferveur des supporteurs des deux clubs, même s’il est tentant pour certains de brandir leurs doubles décimètres. Cette drôle d’ambiance pour une telle rencontre résulte d’une opération « tribune morte » du Collectif ultras Paris, très suivie, pour protester contre la fermeture de sa tribune (sanction de la Ligue de football professionnel après l’allumage de fumigènes).
Pour la gloire, il manquait autre chose que les ultras
Alors que le retour de ces ultras, en début de saison précédente, avait redonné à l’enceinte de la porte de Saint-Cloud beaucoup de son impact sonore, leur silence a rendu audibles des chants aussi éculés que « Et 1, et 2, et 3-0 ». « A vaincre sans ultras, on triomphe sans gloire », affirmait une banderole du CUP, à l’extérieur du stade. Le collectif aurait donné à l’événement un autre écho, mais pour la gloire, il manquait de toute façon autre chose.
Décimée cet été par sa propre politique de « trading de joueurs », l’AS Monaco, qui avait brillamment interrompu la domination parisienne la saison passée, n’a jamais semblé en mesure de mener la lutte. A l’issue de cette 33e journée, elle est distancée de 17 points par un club qui lui a infligé quatre revers cette saison. Son titre de l’an passé tient de l’exception qui confirme la suprématie économique et sportive du club de la capitale.

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Remporter le championnat étant un objectif contractuel pour le PSG, son atteinte perd son caractère d’exploit. Cela revient à minorer injustement le mérite des joueurs et de l’entraîneur, mais le succès sportif a en partie la valeur de l’adversité. On avait déjà ressenti cette banalisation de la victoire quand l’Olympique lyonnais des années 2000 remportait ses titres de plus en plus largement – encore était-il loin de bénéficier des mêmes écarts de puissance financière.

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Les vertus de la Ligue Europa
La véritable saison sportive des Parisiens s’est achevée prématurément sur une nouvelle désillusion en Ligue des champions. Ce grand écart explique l’inconfort de la position du PSG, dont la razzia sur les trophées nationaux et ses écrasantes statistiques domestiques ne peuvent compenser la stagnation sur la scène européenne.
La semaine dernière, on s’est justement souvenu de la seconde scène européenne, de moindre lustre mais dotée de ses propres vertus. Affligée dès sa création en 2009 de poules dénaturant l’esprit de la Coupe, dévaluée par la priorité absolue accordée par l’UEFA à la Ligue des champions, sous-dotée et peu rentable, la Ligue Europa a un statut de parent pauvre. Elle a pourtant fait le bonheur de clubs anglais et espagnols, tandis que les clubs français, malgré la minceur de leur palmarès continental, la snobaient inexplicablement.
Après l’Olympique lyonnais la saison dernière, l’Olympique de Marseille a cependant rejoint les demi-finales de la Ligue Europa, au cours d’une rencontre folle qui a rappelé ce que pouvait être un match de Coupe d’Europe à élimination directe. Encore doit-on relever que cette « épopée » est passée par un OM-Konyaspor (Turquie) à 8 649 spectateurs en septembre…

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Quel spectacle sans compétition ?
Ces paradoxes montrent que rien ne remplace l’enjeu sportif pour susciter la passion. Ce n’est donc pas une question de clubs mais de compétitions : leur intérêt réside essentiellement dans leur capacité à préserver leur équilibre compétitif, l’incertitude du résultat, à proposer des rivalités équitables, à ne pas se galvauder dans des formules multipliant les rencontres sans réel enjeu.
Cette saison, parmi les cinq grands championnats européens, seule la Serie A italienne n’a pas désigné très tôt son vainqueur. La Ligue des champions, dont la phase de groupes ressemble pour les gros clubs à des séries de matchs exhibitions, ne retrouve de l’intérêt que lorsque ces mêmes gros clubs se retrouvent, entre eux, dans les tours à élimination directe.
Entre des compétitions nationales déséquilibrées et une Ligue des champions réservée, la Ligue Europa, plus ouverte, retrouve alors à la fois du charme et du prestige malgré ses handicaps. Les pouvoirs sportifs devraient s’inquiéter de ce qui manque au grand show du football d’élite, si séduisant et puissant soit-il devenu en tant que divertissement : le frisson de la compétition.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre parisien en Ligue 1, et au début des playoffs NBA. La preuve par Le Monde.fr.
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Dragonnes-tada, deux kilomètres de trop et Les Inconnus à l’Elysée… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre parisien en Ligue 1, et au début des playoffs NBA. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 07h05
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 08h09
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, le PSG a remporté le septième titre de champion de France de son histoire après un succès contre Monaco (7-1), dimanche soir.

   


Oui, Golden State a battu San Antonio (113-92) dans le premier match des playoffs NBA.

   


Oui, Chris Asthon a battu le record du nombre d’essais inscrit sur une saison en Top 14.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Ton propre classement, tu ne comprendras pas
Avant le match contre Marseille, Troyes occupait la 19e place du classement, selon la Ligue de football professionnel (LFP).

   


Une position pas vraiment enviable puisqu’elle aurait envoyé le club de l’Aube directement en Ligue 2, si le championnat s’était arrêté là. Lille, 18e, aurait de son côté, pu sauver sa peau lors d’un barrage aller-retour contre un club de Ligue 2.
Sauf que la LFP s’est trompée, comme le note L’Equipe. Jusqu’à cette saison, en cas d’égalité au nombre de points marqués, le second critère était la différence de buts, puis le nombre de buts marqués. Dans ce cas-ci, Troyes serait bien 19e, Lille ayant marqué sept buts de plus.
Mais désormais, on prend en compte dans l’ordre le nombre de points, la différence de buts générale, suivi du plus grand nombre de points sur confrontations directes. Troyes ayant fait match nul à Lille (2-2), avant de battre les Lillois à domicile (1-0), Troyes aurait donc dû être classé 18e, et Lille 19e.
Heureusement pour la LFP, la courte défaite troyenne (3-2) contre Marseille a replacé le club de l’Aube à la 19e place. Et cette fois-ci, même pas besoin d’aller jusqu’au plus grand nombre de points sur confrontations directes, la différence de buts a suffi.
La Dragonnes-tada, tu ne réaliseras pas
Battues de treize buts à Bucarest (34-21) en quart de finale aller de Ligue des champions, les handballeuses messines devaient réaliser un exploit à domicile pour accéder au Final Four. Si elles se sont bien imposées, les Dragonnes ne l’ont emporté que de sept buts (27-20), alors qu’elles ont compté jusqu’à onze buts d’avance à onze minutes de la fin.

REVIEW: @MetzHandball fought hard but couldn't quite pull back the deficit on CSM Bucuresti, who booked their ticke… https://t.co/DhF77KKrLO— ehfcl (@EHF Champions League)


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« On y a cru. Les Arènes ont été magnifiques, on a tout donné et on n’est pas loin. Je suis fière de mon équipe. On a un effectif très jeune comparé à celui d’en face et on construit quelque chose. On sera encore là l’année prochaine », a assuré l’ailière Manon Houette au micro de BeIN Sports à la fin de la rencontre.
A deux kilomètres de l’arrivée, tu t’effondreras

   


Callum Hawkins était sur le point de s’imposer lors du marathon des Jeux du Commonwealth. L’Ecossais comptait près de deux minutes d’avance, alors qu’il lui restait tout juste deux kilomètres à parcourir. Mais il a fini par s’effondrer.
Sur les images, on peut le voir s’écrouler une première fois, avant de tenter de repartir, faire quelques mètres, et retomber à nouveau, alors qu’il traverse un pont.

Il ne s’est plus relevé, et une équipe médicale (qui a mis plusieurs minutes à arriver au grand dam de l’équipe écossaise) a dû le prendre en charge, au moment où l’Australien Michael Shelley l’a dépassé pour aller remporter la course. Transporté à l’hôpital, Callum Hawkins va « beaucoup mieux ». Il devait cependant y passer la nuit et être réexaminé lundi matin.
La femme du week-end : Marie Martinod

   


Reçue vendredi à l’Elysée, en compagnie de tous les sportifs médaillés à Pyeongchang, Marie Martinod s’est fait un petit plaisir. A son arrivée dans la cour du palais, la vice-championne olympique de half-pipe a rejoué une scène des Inconnus, qu’elle a ensuite publiée sur son compte Instagram.

    #Élysée 2018 ! (Spéciale dédicace à @kevin_rolland) Une publication partagée par  Marie Martinod (@mariemartinod) le 13 Avril 2018 à 6 :29 PDT 

« Hé Manu ! Hé Manu, descends ! », peut-on l’entendre crier en direction du palais de l’Elysée.
Pour les plus jeunes qui n’auraient pas la référence (et pour les plus vieux qui voudraient se faire un petit plaisir), voici la vidéo du sketch.

L’histoire ne dit cependant pas si Emmanuel Macron s’est ensuite penché à la fenêtre pour demander : « Eh pour quoi faire ? »
Le chiffre qui en dit long : 3

   


Toronto respire. Les Raptors, premiers de la conférence est à l’issue de la saison régulière, ont battu les Washington Wizards lors de leur premier match de playoffs NBA pour mettre fin à une terrible série. Mais c’est un autre chiffre, un peu plus anecdotique et drôle qui a attiré notre œil. Alors que les sportifs sont toujours attaqués sur leurs capacités intellectuelles en 2018, quand on ne leur dit pas simplement de « la fermer et de dribbler », l’Espagnol Serge Ibaka a donné une petite leçon de polyglottisme.



En conférence de presse, on l’a ainsi vu répondre à trois questions consécutives dans trois langues différentes : en anglais d’abord (la langue principalement utilisée en NBA), en français ensuite (il est né à Brazzaville et a joué en France, plus jeune), puis en espagnol (la sélection pour laquelle il joue depuis 2011).
Well joué, señor !
Les wikis du week-end
Facile
De retour en Ligue 1, après quatre saisons passées à Toulouse, j’ai inscrit mon premier but sous mes nouvelles couleurs lors du match contre Montpellier, ce qui nous permet de toujours rêver d’Europe, la saison prochaine.

   


Difficile
Devenu en janvier le joueur africain le plus cher de l’histoire avec mon transfert en Chine, mon deuxième but pour mon nouveau club n’a pas été suffisant pour nous imposer sur le terrain du Chongqing Lifan (3-3).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ En humiliant (7-1) son dauphin monégasque dans un silence pesant, le club de la capitale a remporté, dimanche, le septième titre de champion de France de son histoire.
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Ligue 1 : le PSG sacré champion dans un Parc éteint

En humiliant (7-1) son dauphin monégasque dans un silence pesant, le club de la capitale a remporté, dimanche, le septième titre de champion de France de son histoire.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 01h55
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 06h54
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Etrange soirée au Parc des princes. Malgré la correction (7-1) infligée à l’AS Monaco, dimanche 15 avril, les supporteurs du Paris-Saint-Germain ont rapidement quitté l’enceinte après le coup de sifflet final. Pourtant, en surclassant son dauphin aux abois, en clôture de la 33e journée de Ligue 1, le club de la capitale venait de s’adjuger – officiellement – le septième titre de champion de France de son histoire, tout en récupérant une couronne confisquée, la saison dernière, par la formation de la principauté.

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Cette démonstration est à l’image du parcours des joueurs de l’entraîneur Unai Emery sur la scène nationale. Impitoyable, le PSG a survolé la compétition : il compte 17 points d’avance sur Monaco, a inscrit 103 buts et en a encaissé seulement… 23. En faisant opportunément match nul (1-1) à Saint-Etienne lors de la 32e journée, le PSG se préparait ainsi à célébrer cet énième sacre devant ses supporteurs et dans ses « murs ». Il lui suffisait de terrasser l’ASM, tenant du titre et désireux de conserver sa deuxième place, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions.
Au Parc des princes, il n’y eut toutefois ni liesse ni électricité dans l’air. Les talonnades d’Angel Di Maria, bicyclettes osées de Daniel Alves et autres ailes de pigeon de Javier Pastore ont, certes, amusé la galerie mais il a fallu attendre plus d’une heure de jeu pour que le stade donne (un peu) de la voix et commence à ronronner. Alors que la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) avait imposé un huis clos partiel au virage Auteuil pour des fumigènes allumés, en février, contre l’Olympique de Marseille, le Collectif Ultras Paris (CUP) avait lancé une opération « tribune morte », incitant ses sympathisants à boycotter la rencontre ou à garder le silence.
« Et il est mort le Parc des princes ! »
La consigne semble avoir été respectée à la lettre dans la mesure où, malgré le déluge de buts en première période, le public du Parc n’a guère vibré ni chanté. « Et il est mort le Parc des princes, ont scandé, provocateurs, les supporteurs monégasques. On est chez nous ! On n’entend rien. » « On est champions », ont timidement riposté, en fin de seconde mi-temps, les spectateurs parisiens.

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Au coup de sifflet final, les gerbes et cotillons colorés n’ont pas réchauffé l’ambiance. Le speaker du Parc, Michel Montana, a bien essayé de réveiller le public en soulignant la portée historique de ce cinquième titre en Ligue 1 (2013, 2014, 2015, 2016, 2018) tombé dans l’escarcelle du fonds Qatar Sports Investments, propriétaire du PSG depuis 2011. Las.
Sur la pelouse, il n’y a pas eu non plus d’excès de triomphalisme chez les joueurs parisiens. Ces derniers ont formé une chaîne pour aller communier avec leurs supporteurs tandis que les tribunes se vidaient inexorablement. Torse nu, le buteur Edinson Cavani s’est même emparé d’un drapeau aux couleurs du club pour l’agiter frénétiquement. Avant de lever les bras au ciel, les poings serrés. Image un zeste trompeuse, en parfait décalage avec l’ambiance pesante de la soirée.
Le baroud d’honneur d’Unai Emery
Très en retrait, les mains dans les poches, Unai Emery n’a pas explosé de joie à la fin du match. Celui dont le sort est déjà scellé depuis le 6 mars et l’élimination par le Real Madrid en huitièmes de finale de Ligue des champions a échangé quelques mots avec les membres de son staff avant de regagner le vestiaire. Ses joueurs l’ont rapidement imité, ne s’attardant pas sur la pelouse.

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« Après la défaite face au Real Madrid, l’équipe aurait pu tomber. Mais cela n’a pas été le cas. Elle a su réagir et rester solidaire, a confié Unai Emery, dans l’auditorium du Parc. Contre Saint-Etienne, la semaine dernière, nous avons fait la pire première période de la saison. Ensuite, à dix contre onze, nous avons réagi. C’est le signe d’une grande force collective. C’est pourquoi je crois en cette équipe, avec ou sans moi. »
En l’absence de la star brésilienne Neymar, convalescente, ce triomphe face à Monaco s’apparente à un baroud d’honneur pour le technicien espagnol, dont le contrat expire le 30 juin et qui passera le flambeau à son successeur déjà désigné, l’Allemand Thomas Tuchel. En route pour un quadruplé sur la scène hexagonale, il tentera d’emmener ses protégés en finale de Coupe de France, le 8 mai, au Stade de France.

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Pour défier l’un des deux lutins de National (Chambly ou Les Herbiers), il devra éliminer Caen, mercredi 18 mai, dans le dernier carré. Si la saison des Parisiens semble terminée depuis leur sortie de route en Ligue des champions, ils peuvent encore gonfler leurs statistiques délirantes en Ligue 1. Le PSG version QSI n’a plus qu’à inscrire seize buts et décrocher encore quatre victoires pour faire tomber de nouveaux records sur la scène hexagonale. En attendant de franchir un palier en Ligue des champions, le seul tournoi qui compte réellement aux yeux des propriétaires qataris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Peu après son élimination en Ligue des champions, les Mancuniens se sont offert dès ce dimanche leur titre national.
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Football : Manchester City sacré champion d’Angleterre dès la 33e journée

Peu après son élimination en Ligue des champions, les Mancuniens se sont offert dès ce dimanche leur titre national.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 23h51
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 00h08
   





                        



   


Manchester City et Pep Guardiola enfin sacrés : vainqueurs la veille de Tottenham 3-1, les Citizens ont été sacrés champions d’Angleterre dimanche 15 avril grâce à la défaite surprise de Manchester United à Old Trafford contre la lanterne rouge West Bromwich (1-0).
Les « Citizens » ont réussi l’exploit d’être sacrés en championnat d’Angleterre après seulement 33 matches. Ils égalent ainsi le record de la première division anglaise, jusque-là détenu par… Manchester United depuis 2001.

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Nul doute que cette domination sans partage, malgré une fin de saison un peu saumâtre et cette élimination prématurée en quarts de finale de la Ligue des champions, mardi 10 avril, contre Liverpool, classe les Mancuniens du Catalan parmi les équipes mémorables. A l’instar des « Invincibles » invaincus d’Arsenal de 2003-2004 ou des « Red Devils » du triplé de 1999.
Le cinquième titre de « City », le troisième depuis 2012, vient donc mettre un terme prématuré au suspense, même si Guardiola aurait sans doute préféré se l’adjuger lors du derby le week-end dernier, et ce dès la deuxième saison du Catalan au club. Si la première année s’était terminée sans trophée et à la troisième place, la version 2017-2018, déjà avec une Coupe de la Ligue en poche, s’apprête à battre un certain nombre de records domestiques.
Avec encore cinq matches à jouer et déjà 87 points, ils n’ont plus que huit unités à engranger pour battre les 95 de Chelsea en 2004-2005. Avec déjà 28 victoires, ils peuvent aussi égaler voire dépasser les 30 succès des « Blues » la saison passée. Les Londoniens détiennent aussi le record du nombre de buts sur une saison avec 103 en 2009-2010. Mais pour combien de temps encore, puisque City en compte déjà 93 ?
Les largesses du cheik Mansour
En 1999-2000, Manchester United avait été sacré avec 18 points d’avance sur son dauphin : ce record peut être aussi battu par Guardiola et compagnie, qui en compte 16 d’avance sur leurs voisins honnis (qui ont, de surcroît, un match de plus).
Cette emprise sur la Premier League, les Citizens la doivent bien sûr à leurs propriétaires des Emirats arabes unis, capables de sortir le chéquier pour reconstruire la défense en faisant signer cet été le gardien Ederson (40 millions d’euros au Benfica), les latéraux Kyle Walker (57 millions à Tottenham), Benjamin Mendy (58 millions à Monaco), Danilo (30 millions au Real Madrid), puis plus récemment Aymeric Laporte (70 millions à Bilbao).

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Selon l’Observatoire du football du CIES, Manchester City est le club qui a dépensé le plus pour construire son effectif avec 878 millions d’euros (devant les 805 du PSG et les 747 de Manchester United).
Si le club a bénéficié des largesses du cheik Mansour, tout ne s’est pas réglé au mercato et l’argent ne doit pas cacher la prouesse de Guardiola. Après avoir adapté ses principes de possession et de passes courtes à la Premier League, le Catalan a bâti un chef-d’œuvre pour se sortir haut la main des « mercredis soirs froids et pluvieux à Stoke », selon l’expression anglaise consacrée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le club parisien doit la précocité de son titre à sa domination sans partage sur le championnat de France et aux errances de ses adversaires directs.
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Ligue 1 : le PSG, champion précoce

Le club parisien doit la précocité de son titre à sa domination sans partage sur le championnat de France et aux errances de ses adversaires directs.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 23h12
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 00h29
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


C’est désormais officiel : le Paris-Saint-Germain (PSG) retrouve le titre de champion de France. Les Parisiens qui avaient laissé le championnat leur échapper la saison passée au profit de Monaco, ont récupéré leur bien en s’imposant, dimanche 15 avril au soir, après leur large victoire (7-1) sur ce même club monégasque, en clôture de la 33e journée.
Il s’agit là du septième titre des Franciliens, et du cinquième en six ans pour la formation sous le contrôle d’un fonds d’investissements qatari depuis 2011. Avec 17 points d’avance sur Monaco à cinq journées de la fin, les hommes d’Unai Emery ne peuvent plus être rattrapés.

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          le PSG surclasse Monaco (7-1) et s’assure le titre en Ligue 1



Un championnat officiellement plié à cinq journées de la fin, ce n’est presque plus si inhabituel en Ligue 1. Si, la saison dernière, Parisiens et Monégasques ont longtemps lutté pour le titre (Monaco a été sacré à une journée de la fin), le PSG avait tué le suspense beaucoup plus tôt la saison d’avant. Après un succès 9-0 contre Troyes, les joueurs de Laurent Blanc étaient devenus les champions les plus précoces d’Europe, après seulement 30 journées. Un exploit difficile à reproduire, parce qu’il dépend notamment des performances des adversaires.
A l’époque, au terme d’un parcours presque sans-faute, on remarquait déjà que pour être sacré tôt, il faut également compter sur les errances de ses rivaux.

33 - Paris est le 2e champion le plus précoce sous l’ère de la victoire à 3 points en Ligue 1 (après 33 matches), d… https://t.co/MkHUuE4dU1— OptaJean (@OptaJean)


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Des adversaires qui flanchent contre les « petits »
Dans le match à quatre que se sont livré Paris, Monaco, Lyon et Marseille, en tête de classement, le PSG s’en est le mieux sorti contre ses adversaires directs, mais de peu. Les Parisiens y ont pris 13 points (sur 18 possibles), contre 12 pour Lyon, et 7 pour Monaco.

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En fait, c’est surtout face aux autres clubs du championnat, face aux plus « petits », que le PSG a fait le trou sur ses concurrents. Face à ces autres équipes, les Parisiens sont sur une moyenne de 2,7 points par match (sur 3 possibles) et n’ont lâché des points qu’à trois reprises : à Montpellier (0-0), à Strasbourg (1-2), et à Saint-Etienne (1-1).
Dans le même temps, Lyon a perdu vingt points sur les Parisiens, Monaco onze, et Marseille dix. « On manque trop d’humilité pour le sport de haut niveau », lançait l’entraîneur lyonnais, Bruno Genesio, après le match nul contre Lille, seizième, le 18 février.
C’est ce que souhaite mettre en avant Alphonse Areola, le gardien parisien trouve que l’on « banalise trop ce championnat » :
« Ce sont des efforts de long terme, on travaille depuis début juillet, et ça se joue sur toute une saison. Il faut être régulier, ne pas se blesser, être performants sur toute la saison… »
L’horizon des 100 points
D’autant que cette situation d’un club qui domine sans partage (ou presque) son championnat est loin d’être propre à la Ligue 1. En Allemagne, le Bayern Munich a remporté les cinq derniers titres, avec en moyenne seize points d’avance sur son dauphin. Il a, à nouveau, été sacré le week-end dernier, à cinq journées de la fin.
En Italie, la Juventus de Turin a remporté tous les championnats depuis la saison 2011-2012. Elle finit chaque exercice avec en moyenne 90 points. Le club turinois a même dépassé la barre fatidique des 100 points lors de la saison 2013-2014.
C’est d’ailleurs tout ce qu’il reste à aller chercher pour le PSG cette saison, après avoir gagné la Coupe de la Ligue et avant de viser la Coupe de France. Eliminé de la Ligue des champions dès les huitièmes de finale face au Real Madrid, le club parisien pourrait en profiter pour battre son record de 2016 et devenir le premier club français à dépasser les 100 points en championnat.

Champion dès la 23e journée ?
Théoriquement, une équipe pourrait être championne à partir de la 23e journée. Il faudrait qu’elle remporte la totalité de ses matchs et que dans le même temps, les 19 autres équipes ne fassent que des matchs nuls. Après 23 journées, elle compterait 47 points d’avance sur le reste des équipes du championnat, et serait alors impossible à rattraper.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Avec son succès ce soir au Parc des Princes, le Paris-Saint-Germain est assuré dès ce dimanche de remporter le championnat de France, à l’issue de la 33e journée.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le club parisien, qui pourrait être sacré champion de France ce dimanche face à Monaco, a trouvé un successeur à son entraîneur espagnol en la personne de l’Allemand Thomas Tuchel.
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Les grands travaux du PSG

Le club parisien, qui pourrait être sacré champion de France ce dimanche face à Monaco, a trouvé un successeur à son entraîneur espagnol en la personne de l’Allemand Thomas Tuchel.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 07h01
    |

            Rémi Dupré








                        






L’émir du Qatar, Tamin Ben Hamad Al-Thani, a tranché : l’Allemand Thomas Tuchel, 44 ans, va succéder sur le banc du Paris-Saint-Germain à l’Espagnol Unai Emery, dont le contrat expire le 30 juin. Le souverain et propriétaire du club de la capitale s’est donc empressé de reprendre la main après l’élimination du PSG par le Real Madrid en huitièmes de finale de Ligue des champions. Cet énième fiasco sur la scène européenne l’a ainsi poussé à lancer une phase de grands travaux.
Cette « réorganisation » a été logiquement lancée par le recrutement d’un nouvel entraîneur, censé enfin perforer le plafond de verre qui circonscrit les visées continentales de l’équipe depuis son rachat, en 2011, par le fonds Qatar Sports Investments (QSI). Alors que le PSG pourrait remporter le septième titre de champion de France de son histoire au terme de son duel face à son dauphin monégasque, dimanche 15 avril, l’arrivée de Thomas Tuchel à Paris devrait être officialisée en fin de saison. D’autant que le PSG vise un quadruplé sur la scène nationale et tentera, le 18 avril, sur la pelouse de Caen, de se qualifier pour la finale de la Coupe de France.
CV modeste
L’enrôlement par QSI de l’ex-coach de Mayence (2009-2014) et du Borussia Dortmund (2015-2017) interpelle. Selon L’Equipe, le nom de Thomas Tuchel aurait été glissé à l’oreille du frère cadet de l’émir par le consul du Qatar en Allemagne. Avec son CV modeste, son maigre palmarès (un titre en Coupe d’Allemagne, en 2017) et son profil d’ancien joueur de deuxième division allemande, Tuchel est aux antipodes des « références » de la profession (Antonio Conte, Mauricio Pochettino, André Villas-Boas) un temps convoitées par les dignitaires de Doha.
Les hiérarques de l’émirat avaient d’ailleurs vainement tenté d’attirer dans leurs filets son compatriote Joachim Löw, éternel sélectionneur de la Nationalmannschaft, et qui remettra cet été son titre mondial en jeu en Russie. Loin de souffrir de la comparaison avec son illustre aîné, Thomas Tuchel a réussi haut la main son entretien d’embauche dans la capitale qatarie. Tamim Al-Thani et le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, semblent avoir été sensibles à sa philosophie de jeu spectaculaire et à sa capacité à s’adapter au schéma tactique de l’adversaire. Et peu importe si l’intéressé n’a jamais emmené ses joueurs au-delà d’un quart de finale de Coupe d’Europe.
Visage juvénile et allure décontractée, Tuchel passe pour un coach à poigne, enclin à appuyer sur la corde sensible pour rasséréner ses troupes. Son tempérament volcanique pose question. Tout comme son inexpérience en matière de gestion d’ego démesurés. Parviendra-t-il à gagner l’estime et le respect de stars de la trempe d’un Neymar, véritable diva du vestiaire parisien ?
Tout proche de s’engager pour deux saisons (avec une troisième en option) au PSG, l’Allemand doit y poser ses valises avec le staff qui le seconde depuis une décennie. Communicant hors pair, épris de littérature, Tuchel sort d’une année sabbatique après son licenciement – pour divergences d’opinions – par le Borussia Dortmund, en mai 2017. Son éviction était directement liée à son regret de rejouer dès le lendemain de l’attentat qui a ciblé le bus de son équipe, le 11 avril 2017, à quelques heures de son match à domicile face à Monaco, en quarts de finale aller de Ligue des champions.
Lié à aucun agent influent
En conférence de presse, Tuchel s’en était vertement pris à ses dirigeants et à l’Union des associations européennes de football (UEFA). « Nous aurions aimé avoir plus de temps pour digérer tout cela. Nous nous sommes sentis ignorés. On ne nous a pas demandé notre avis, avait fulminé le quadragénaire. Quelques minutes après l’attaque, on nous a dit qu’on devrait jouer, comme si on nous avait envoyé une canette de bière contre le bus. »
Soucieux de protéger son effectif, Tuchel se démarque aussi en ce qui concerne la gestion de ses intérêts : il n’est lié à aucun agent influent. Une caractéristique qui détonne dans la mesure où le Portugais Jorge Mendes, numéro un de la profession, et l’impresario israélien Pini Zahavi (à l’origine de la venue de Neymar contre la somme record de 222 millions d’euros) régissent les opérations du PSG sur le marché des transferts.
L’Allemand est ainsi représenté au quotidien par son compatriote Olaf Meinking, juriste spécialisé dans les médias, le sport, l’industrie du divertissement, et surtout la musique. Ce dernier s’occupe notamment de la carrière du rappeur thuringeois Clueso et de la chanteuse Annett Louisan. Selon L’Equipe, l’enrôlement de Tuchel aurait d’ailleurs fragilisé le directeur sportif du PSG, le Portugais Antero Henrique, homme de réseaux proche de Mendes et de Zahavi, et farouchement opposé à sa venue. Une information qu’une source parisienne, contactée par Le Monde, dément catégoriquement.
Le recrutement du cinquième entraîneur de l’ère QSI et successeur d’Antoine Kombouaré (2009-2011), Carlo Ancelotti (2012-2013), Laurent Blanc (2013-2016) et Unai Emery (2016-2018) intervient alors que l’état-major du club est chamboulé. Au début d’avril, deux nominations ont été annoncées par le club : celles de Michel Besnard, ancien patron du groupe de sécurité de la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy, au poste stratégique de directeur de la sécurité du PSG, et de Marc Armstrong, ex-cadre de la NBA, comme directeur du sponsoring.
En marge de ces grands travaux, les dirigeants parisiens gardent un œil sur l’enquête diligentée par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme lancé par l’UEFA et en vertu duquel les équipes européennes ne peuvent dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanction. L’ICFC a ainsi fait estimer les contrats de sponsoring du PSG par un cabinet indépendant.
Il s’avère que ces contrats, passés avec des entreprises qataries, ont été surévalués de manière significative par rapport aux prix du marché. Selon nos informations, l’accord scellé avec l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA) interpelle les experts du FPF. En 2014, le précédent partenariat avec QTA (200 millions d’euros) avait été décoté de moitié par l’UEFA et le PSG avait été sanctionné. « C’est une récidive », confie au Monde une source proche de l’enquête de l’ICFC. Une information que le club dément. Le PSG connaîtra sa sanction éventuelle en juin. Thomas Tuchel sera alors assis sur le banc du PSG.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Warriors ont remporté facilement le premier match de la série de playoffs contre les Spurs (113-92).
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Playoffs NBA : Golden State frappe fort d’entrée contre San Antonio

Les Warriors ont remporté facilement le premier match de la série de playoffs contre les Spurs (113-92).



Le Monde
 |    15.04.2018 à 04h06
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 17h11
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Ils étaient attendus. Ils n’ont pas déçu. Privés de leur meilleur joueur, Stephen Curry, les Golden State Warriors, champions en titre, se sont facilement imposés ce samedi 14 avril dans le premier match du premier tour des playoffs contre les San Antonio Spurs (113-92).
En tête quasiment de bout en bout, les hommes de Steve Kerr n’ont laissé aucune chance à une équipe des Spurs privée toute la saison de son meilleur joueur, l’Américain Kawhi Leonard (victime d’une mystérieuse blessure). En quarante-huit minutes, San Antonio n’a jamais semblé trouver la solution en attaque (40 % de réussite au tir, seulement).

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Incapables de suivre le rythme imposé par leurs adversaires, les coéquipiers de Tony Parker ont vu les Golden State Warriors prendre leur large dès le premier quart-temps (28-17). A la mi-temps, ils comptaient déjà 16 points de retard (57-41). En seconde période, la situation ne s’est pas arrangée pour les Spurs, qui ont vu les Californiens compter jusqu’à 28 points d’avance (103-75, à sept minutes du terme).
Tony Parker, absent des débats
LaMarcus Aldridge, le pivot texan, n’a pas eu l’impact qu’il a pu avoir pendant toute la saison régulière. Dominé par JaVale McGee, titulaire surprise, il n’a inscrit que quatorze points et pris seulement deux rebonds, en vingt-quatre minutes. Remplaçant au début du match, Tony Parker ne lui a pas été d’une grande aide. Le Français n’a marqué que deux petits points (à 1/8 au tir) en treize minutes sur le parquet. L’autre Français des Spurs, Joffrey Lauvergne a joué six minutes, en fin de rencontre, alors que les deux entraîneurs faisaient tourner leur effectif. Il a inscrit deux points et pris un rebond.

In their Game 1 loss, the Spurs' starters finished with 33 points, tied for their lowest total this season.

— ESPNStatsInfo (@ESPN Stats & Info)


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En face, les deux stars de Golden State, Kevin Durant et Klay Thompson ont respectivement inscrit 24 et 27 points pour porter leur équipe vers la victoire. Draymond Green a lui aussi contribué au succès des siens (12 points et 11 passes décisives). Le dernier membre de ce quatuor, le meneur Stephen Curry est toujours blessé au genou gauche et devrait manquer la totalité des matchs de ce premier tour.

Stephen Curry Update: https://t.co/5JuI4wpSLY— WarriorsPR (@Warriors PR)


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San Antonio et son entraîneur Gregg Popovich ont désormais quarante-huit heures pour trouver une solution à leurs problèmes offensifs et défensifs, avant de jouer le deuxième match, dans la nuit de lundi à mardi (à 4 h 30 du matin). Sans quoi, il sera très compliqué pour les Spurs d’enlever la moindre victoire dans cette série.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La Fédération irlandaise de rugby a résilié le contrat de deux joueurs de l’équipe nationale, Paddy Jackson et Stuart Olding.
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Rugby : deux Irlandais licenciés malgré leur acquittement dans un procès pour viol

La Fédération irlandaise de rugby a résilié le contrat de deux joueurs de l’équipe nationale, Paddy Jackson et Stuart Olding.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 21h05
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 22h17
   





                        



   


Deux joueurs de l’équipe nationale d’Irlande, Paddy Jackson et Stuart Olding, récemment acquittés dans un retentissant procès pour viol, ont été licenciés par leur province de l’Ulster. Leurs contrats ont été résiliés par la Fédération irlandaise de rugby (IRFU), a annoncé l’institution dans un communiqué, samedi 14 avril.
Malgré le verdict favorable, fin mars, au demi d’ouverture Jackson et au trois-quarts centre Olding, la fédération a pris sa propre décision, dans un contexte tendu autour de cette affaire de viol sur la même femme le 28 juin 2016 à Belfast, qui a ému au-delà du rugby irlandais.
« Après un examen (interne), mené dans la foulée de la récente décision de justice, la Fédération irlandaise de rugby et l’Ulster Rugby ont révoqué les contrats de Patrick Jackson et Stuart Olding, avec effet immédiat », souligne le communiqué.
Par cette décision, l’IRFU et l’Ulster veulent affirmer leur « engagement envers les valeurs fondamentales du jeu », ajoute la Fédération.
La décision est synonyme de coup d’arrêt brutal pour la carrière de Paddy Jackson, 26 ans et 25 sélections avec le XV du Trèfle, au sein duquel il est la doublure de l’inamovible Johnny Sexton.
Manifestants à Belfast
Le joueur s’est dit « profondément déçu » par cette mise à l’écart mais aussi « sincèrement désolé », auprès de l’agence Press Association.
« Je reconnais que mon comportement n’a pas été à la hauteur des valeurs que l’on attendait de moi en tant que joueur international, un rôle de modèle pour le rugby », a-t-il déclaré, dans un pays où le ballon ovale permet aux Irlandais du Nord et du Sud de former une seule équipe.
Moins en vue en équipe nationale, Stuart Olding, 25 ans et quatre sélections, s’est lui aussi désolé de la décision de la Fédération, mais a promis de se relever et revenir dans le quinze. « Le traitement que j’ai reçu depuis mon acquittement, juste ou injuste, m’a déterminé encore davantage à faire mes preuves », a-t-il réagi.
Vendredi encore, plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés à l’appel d’une organisation féministe devant le stade de Belfast où jouait l’Ulster pour dénoncer le comportement des deux joueurs et cette affaire a suscité une vive émotion via les réseaux sociaux.
Lors du procès, le jury avait acquitté deux autres hommes qui comparaissaient aux côtés des deux joueurs, l’un pour attentat à la pudeur et l’autre pour rétention d’informations et entrave à la justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les footballeurs lyonnais ont protégé leur 3e place en championnat grâce à un large succès sur Amiens (3-0) et comptent trois points d’avance sur l’OM, qui joue à Troyes dimanche.
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Ligue 1 : Lyon maintient la pression sur Marseille

Les footballeurs lyonnais ont protégé leur 3e place en championnat grâce à un large succès sur Amiens (3-0) et comptent trois points d’avance sur l’OM, qui joue à Troyes dimanche.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 20h45
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 22h23
   





                        



   


Un message pour Marseille : malgré une performance collective longtemps décevante, Lyon a protégé sa 3e place en Ligue 1 en s’imposant à domicile contre Amiens (3-0), samedi 14 avril, à l’issue de la 33e journée du championnat de France, pour fêter le retour de Nabil Fekir.
Grâce à cette cinquième victoire consécutive en championnat (dont trois sans prendre de but), les Lyonnais comptent trois points d’avance sur l’OM, qui joue à Troyes dimanche, et une différence de buts qui leur assure de rester sur le podium à l’issue du week-end. A moins d’une victoire des Marseillais 11-0...
L’OL revient en prime à quatre points de Monaco. Contre Amiens, Nabil Fekir n’est entré qu’à la 74e minute à la place de Mariano Diaz mais il a contribué aux deux derniers buts de son équipe.
L’international français (10 sélections) était absent des terrains depuis le 25 février, avant de subir une arthroscopie du genou droit le 13 mars.
Mariano Diaz, servi par Memphis Depay à la conclusion d’une attaque rapide initiée par une relance à la main du gardien Anthony Lopes, avait ouvert la marque à la 30e minute portant son total à 18 buts en Ligue 1.
Memphis Depay toujours en jambes
Memphis Depay (14 buts), sur sa lancée des matches précédents, a assuré le succès de son équipe en doublant le score (2-0, 83). Il a repris de volée un centre délivré de la droite par Bertrand Traoré, lequel avait été lancé par Fekir (83).
Le Néerlandais est ainsi directement impliqué dans dix des onze derniers buts de l’OL en championnat (5 buts, 5 passes décisives). Et Fekir, provoquant balle au pied et après un tir contré, a aussi été à l’origine du troisième but, signé Traoré (85), longtemps décevant avant d’être déterminant sur la fin.
Toujours en 4-4-2 en losange, avec Memphis en meneur de jeu, Lyon n’est pourtant jamais parvenu à imposer un rythme soutenu avant l’entrée de Fekir.
Hormis le but, en première période, seul Bertrand Traoré avait été dangereux avec un tir au ras du poteau (16), tout comme Memphis Depay sur une reprise de la tête détournée par le gardien Régis Gurtner (45). Après la mi-temps, ce dernier s’est encore illustré en s’interposant sur une reprise de la tête de Marcelo (55), devant Memphis (56, 69) ou encore Traoré (71) avant de céder sur la fin.
De leur côté, les Picards, qui restent 14es du classement (37 points), ont manqué l’opportunité d’égaliser à 1-1 sur une reprise de la tête de Steven Mendoza arrêtée par Lopes (65).

Résultats de la 33e journée
Vendredi 13 avril
Angers - Nice 1 - 1
Samedi 14
Lyon - Amiens 3 - 0
Lille - Guingamp 2 - 2
Nantes - Dijon 1 - 1
Rennes - Metz 1 - 2
Strasbourg - Saint-Etienne 0 - 1
Dimanche 15 
Montpellier - Bordeaux : à partir de 15 heures
Troyes - Marseille : à partir de 17 heures
Paris-Saint-Germain - Monaco : à partir de 21 heures.
Reporté à une date ultérieure
Caen - Toulouse (météo défavorable)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les champions en titre n’ont laissé aucune chance aux Spurs de Tony Parker.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Face à Montpellier, l’ailier anglais du Rugby club toulonnais a inscrit son 22e essai de la saison en championnat de France, s’offrant un record pour ses débuts dans le Var.
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Rugby : Chris Ashton, plongeon réussi à Toulon

Face à Montpellier, l’ailier anglais du Rugby club toulonnais a inscrit son 22e essai de la saison en championnat de France, s’offrant un record pour ses débuts dans le Var.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 19h58
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 22h50
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Il y a quelque chose entre les Anglais et Toulon. Mais oublions le siège de la ville en 1793 et le jeune Napoléon Bonaparte aux prises avec la flotte britannique. Dans un passé plus récent, les supporteurs du Rugby club toulonnais ont appris à applaudir les sujets de Sa Majesté. D’abord Jonny Wilkinson, pour le standing de son jeu au pied (2009-2014).
Aujourd’hui Chris Ashton, 31 ans, première saison en France. Samedi 14 avril après-midi, au Vélodrome de Marseille, le trois-quarts de Toulon s’est offert le premier essai de la victoire varoise sur Montpellier (32-17). Son 22e essai en championnat de France, nouveau record en l’espace d’une saison, alors que s’achève à peine la 24e journée du Top 14.
Pas le plus compliqué, après une passe généreuse de Ma’a Nonu. Mais « Ash » se contrefiche de la manière : « Je me lève, m’entraîne, me prépare pour franchir cette ligne [d’en-but]. […] Que je doive faire un ou cent mètres ne change rien pour moi, tant le plaisir procuré par un plongeon dans l’en-but est immense », expliquait-il dans un long entretien au magazine du Midi olympique, en mars.
Souvent, le plongeon est facultatif. La célébration a le chic pour amuser ses partisans, enrager le camp d’en face et donner du travail aux photographes. « Ca participe au spectacle, se défend-il. Mais ce n’est en rien une forme d’arrogance. Si les gens sont offensés, c’est parce qu’ils supportent l’équipe adverse. »
« De camping en camping »
Exemple type : ce plongeon de mai 2017 contre Clermont, alors que l’Anglais portait encore le maillot londonien des Saracens. Ce jour-là, l’ailier remportait sa deuxième finale de Coupe d’Europe, battant au passage le record d’essais inscrits dans la compétition continentale : 37, soit un de plus que Vincent Clerc (ex-Toulouse), son nouveau coéquipier à Toulon cette saison.
Comme souvent, l’arrivée d’Ashton en France avait été annoncée bien en amont, dès octobre 2016. L’ancien « Sarie » a signé pour trois saisons dans le Var avec la perspective d’y conclure sa carrière comme le fit Wilkinson. Fini de rêver à un retour en équipe nationale d’Angleterre, le XV de la Rose étant réservé aux joueurs restés au pays natal.

Chris Ashton pourra ruminer son bilan avec l’Angleterre. Bien sûr, il y a ces 19 essais en 39 sélections et ce titre au Tournoi des six nations 2011. Mais peu d’autres joies collectives jusqu’à son éviction du groupe, juste avant cette Coupe du monde 2015 dont les Anglais se sont fait sortir dès le premier tour à domicile.
Quelques regrets, donc, au moment de rallier la France. Un pays que le petit Chris connaissait déjà : « Au cours de mon enfance, avec ma famille, nous sommes venus au moins dix fois en vacances. Nous avons traversé le pays dans tous les sens allant de camping en camping. » Aujourd’hui, la mère du joueur vit « une semaine par mois » à Toulon, pour y voir fils, belle-fille et petite-fille.
Sans entrer dans des considérations salariales, le joueur voit un avantage significatif à sa venue en France : « Demandez à n’importe quel anglais ce qu’il aimerait importer de France, il vous répondra le soleil. » De quoi oublier le café français, « ignoble » au goût du citoyen britannique.
Toujours en course avec Toulon pour jouer les futures phases finales du championnat de France, l’actuel quinziste avait déjà connu un premier dépaysement, et surmonté une autre forme de rivalité. Jusqu’à l’âge de 20 ans et son transfert de Wigan vers Northampton, il pratiquait le rugby à XIII, « frère ennemi » du XV qu’il pratique aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La NBA n’a jamais été aussi équilibrée et ouverte, ce qui rendra les playoffs, qui commencent le 14 avril, d’autant plus passionants à suivre.
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Tout ce qu’il faut savoir avant le début des playoffs de la NBA

La NBA n’a jamais été aussi équilibrée et ouverte, ce qui rendra les playoffs, qui commencent le 14 avril, d’autant plus passionants à suivre.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h00
    |

            Clément Martel et 
Luc Vinogradoff








                        



   


Il aura fallu attendre la dernière journée de la saison 2017-2018 de NBA pour connaître avec certitude la composition de ces playoffs : tous les affrontements et, dans le cas de Minnesota la qualification, dépendaient directement des scores des ultimes matchs dans la nuit de mercredi 11 au jeudi 12 avril. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la ligue et ça vient nous rappeler que, hormis quelques équipes souvent intouchables avec un meneur barbu, la NBA est de plus en plus ouverte et équilibrée.
Bref, les playoffs qui commencent le 14 avril, s’annoncent plus intéressants et indécis que jamais. Pendant deux mois, les huit meilleures équipes de chaque conférence s’affronteront dans des séries de 7 matchs. Le Monde.fr vous proposera des « lives » pour certains matchs cruciaux à déterminer. Les Golden States Warriors de Stephen Curry et les Cleveland Cavaliers de LeBron James, finalistes des trois dernières éditions, arrivent amoindris, blessés et – qui sait – presque prenables. Les Houston Rockets et Toronto Raptors se voient comme la relève, les Philadelphie 76ers et les Portland Trail Blazers pensent avoir la jeunesse et la force nécessaire pour eux. Et les autres? Disons qu’ils n’ont plus rien à perdre, donc tout à gagner.
Conférence Ouest
Houston Rockets (1) vs Minnesota Timberwolves (8) : la Barbe contre les Jeunes Loups

   


La meilleure équipe (65 victoires-17 défaites), emmenée par le MVP quasi-assuré, James « The Beard » Harden (30,4 points, 8,8 assists et une aisance folle à endormir ses défenseurs avant d’envoyer des 3 points) a-t-elle une chance d’être embêtée par Minnesota ? Peu probable, même si les Rockets calent en playoffs depuis 2015. La présence du meneur Chris Paul devrait être le remède à cette panne récurrente. Les jeunes Timberwolves ont arraché leur billet pour leurs premiers playoffs depuis 2004 en battant les Denver Nuggets sur le fil. Les jeunes - Towns, Wiggins - arrivent exténués, tout comme le vétéran Jimmy Butler qui revient de blessure. Les chances ne sont clairement pas de leur côté, d’autant qu’ils ont perdu leurs 4 matchs contre les Rockets cette saison.
Golden State Warriors (2) vs San Antonio Spurs (7) : les Champions contre les (très) Anciens

   


Les Warriors veulent cimenter leur dynastie avec un troisième titre en quatre ans. Ce sera bien plus compliqué que par le passé : leur domination s’est étiolée (ils finissent à 58-24, en ayant perdu 10 de leurs denriers 17 matchs), la tactique de small-ball qui a fait leur gloire irrigue désormais la NBA et, surtout, leurs stars, Stephen Curry en tête, terminent la saison cabossées. Le meneur et double MVP, blessé au genou, va rater ce premier round, obligeant Kevin Durant à monter en puissance un peu plus tôt que prévu. Les Spurs, qui ont flirté avec l’élimination, disputeront bien les playoffs pour la 21e année consécutive. Ca ne sera sûrement pas leurs plus longs. Toujours sans Kawhi Leonard et avec un effectif vieillissant, on ne sait pas trop comment ils pourraient s’en sortir à moins de se transcender en se rappelant que c’est contre ces mêmes Warriors, en finale de conférence 2017, que Leonard a subi sa première grave blessure, à cause d’un certain Zaza Pachulia. 
Portland Trailblazers (3) vs New Orleans Pelicans (6) : le collectif de l’Ouest contre l’individualité de l’Est

   


Portland a grimpé jusqu’à la 3e place de l’Ouest sur le dos de son tandem de meneurs, Damian Lillard et CJ McCollum, principaux scoreurs et, dans le cas de Lillard, joueur à qui on passe la balle quand il faut un panier crucial. Portland c’est aussi un collectif, personnifié par celui qui a aidé à en faire une des meilleures équipes défensives de la NBA, Yusuf Nurkic, tendrement surnommé « la Bête de Bosnie ». L’opposition face aux Pelicans d’Anthony Davis devrait faire des étincelles et pourrait basculer d’un côté comme de l’autre. « Le Sourcil » (pas vraiment un des surnoms les plus sexys) est capable de gagner une série presque à lui tout seul. Il l’a prouvé en tirant son équipe jusqu’à cette 6e place après la blessure de l’autre star des Pelicans, « Boogie » Cousins. Il est capable, comme face aux Suns de Phoenix (53 points-18 rebonds-5 blocks), d’annihiler une équipe comme un grand.
Oklahoma City Thunder (4) vs Utah Jazz (5) : le Trio contre la Tour Eiffel 

   


Le meneur des Thunder, Russell Westbrook, est devenu le seul joueur à avoir réussi, deux années de suite, un triple-double en moyenne en saison régulière. Il l’a fait de la manière la plus westbrookienne possible, prenant 20 rebonds dans son dernier match, quitte à en voler à ses coéquipiers. Westbrook ne sera pas, comme en 2017, MVP dans une équipe construite par et pour lui. Dans ces playoffs, il pourra compter sur deux coéquipiers de taille, Paul George et Carmelo Anthony. Ils devront enfin prouver qu’ils peuvent être plus que la simple somme de leurs parties. En face, les Jazz sont la définition même de l’équipe qui n’a plus rien à perdre : personne ne les voyait en playoffs après un mauvais début de saison. Ils y sont arrivés avec des probables Défenseur de l’année (Rudy Gobert, stratosphérique malgré 26 matchs ratés), Rookie de l’année (Donovan Mitchell), Coach de l’année (Quin Snyder) et un élan inarrêtable : depuis le 24 janvier, seuls les Rockets ont gagné plus que les Jazz.
Conférence Est
Toronto Raptors (1) - Washington Wizards (8) : les hordes du Nord face aux Magiciens irréguliers

   


Auteurs de leur meilleure saison régulière en 23 ans (59 victoires-23 défaites), les Toronto Raptors arrivent avec le plein de confiance. Réguliers mais affichant systématiquement leurs limites lors des phases finales, les joueurs de Dwayne Casey avancent leurs ambitions. Dans la foulée de leurs leaders, DeMar DeRozan et Kyle Lowry, eux qui ont goûté aux finales de conférences en 2016, ils veulent enfin franchir la montagne LeBron James, qui les a éliminé les deux dernières saisons. S’appuyant sur une défense inventive, l’un des meilleurs bancs de la ligue et un public enflammé, Toronto assume sa position de favori dans une conférence Est plus ouverte que jamais. Face à eux, les Washington Wizards, qu’on voyait batailler pour les premières places, se hissent en playoffs par la petite porte. Irrégulière mais talentueuse, ils espèrent réaliser un braquage face à des Canadiens connus pour leurs difficultés à transformer en fin de saison les promesses entrevues. Le retour de blessure de John Wall, en mars, accentue leur bonne forme. Suffisamment pour surprendre Toronto ?
Boston Celtics (2) - Milwaukee Bucks (7) : une « Green army » décimée face au Marsupilami grec

   


Dire de la saison des Boston Celtics qu’elle fut mouvementée est une sinécure. Favori des bookmakers après le recrutement en grande pompe des All-Stars Kyrie Irving et Gordon Hayward, les joueurs du Massachussetts ont revu leurs ambitions à la baisse après la grosse fracture de la cheville du second, dès le premier match. Mais les hommes du coach Brad Stevens, qui prouve une fois de plus qu’il fait partie des meilleurs tacticiens, ont réalisé une saison remarquable, sur les ailes d’un Kyrie Irving libéré de l’ombre de LeBron James. Si le meneur est forfait pour ces playoffs, ses jeunes coéquipiers comptent profiter de ces phases finales pour acquérir de l’expérience. Face à eux, les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo s’avancent au terme d’une saison régulière paradoxale. Si « The Greek Freak » a réalisé une saison de haute volée dans toutes les catégories statistiques, l’équipe du Wisconsin – qui s’est débarrassée de son entraîneur Jason Kidd en début de saison – suscite de nombreuses interrogations. A eux d’y répondre face aux Celtics décimés.
Philadelphia Sixers (3) - Miami Heat (6) : le « Process » contre le poil à gratter

   


Les Philadelphia Sixers sont de retour en playoffs ! Pour l’observateur non-aguerri, cette phrase n’a rien de choquant. Mais quand l’on a suivi les mésaventures de cette équipe, le point d’exclamation s’impose. Première équipe à avoir érigé le tanking – ce procédé quasi-biblique voulant que les derniers d’une saison deviendront les premiers du futur – en mode de vie, et à avoir enchaîné les saisons plus mauvaises les unes que les autres, les Sixers récoltent aujourd’hui le bon grain des décisions passées. Dans la foulée de leurs jeunes stars, Joel Embiid et Ben Simmons, les joueurs de Brett Brown ont achevé la saison sur seize victoires de rang. Quand « Trust the process » devient plus qu’un slogan. Du côté de Miami, on assume le côté outsider. Une fois encore, les hommes d’Erik Spoelstra ont signé une saison régulière sans rien lâcher – ils ont terminé dix-neuf matchs avec seulement moins de trois points d’écart – et arrivent en playoffs décidés à poursuivre leurs efforts. Renforcés par le retour du roi Dwayne Wade en cours de saison, les coéquipiers de Goran Dragic veulent enrayer « The Process ».
Cleveland Cavaliers (4) - Indiana Pacers (5) : un « King » seul en son royaume contre la surprise

   


On l’a vu abattu. On l’a vu exclu (pour la première fois de sa carrière). On l’a surtout vu se démener face à l’adversité. Et une fois de plus, LeBron James a hissé son équipe en playoffs. Pour la première fois de sa carrière, le meilleur joueur du monde – ce n’est pas nous qui le disons, ceci fait relativement consensus – a disputé les 82 matchs de la saison régulières. Hormis leur tête de proue, les Cleveland Cavaliers ont bataillé toute la saison pour aligner une équipe tenant la route. Fortement remaniée dans les ultimes instants du marché des transferts, l’équipe de Tyronn Lue espère profiter de son expérience des playoffs pour disputer une quatrième finale d’affilée (ce qui ferait la huitième pour James). Face à eux, l’une des plus grosses surprises de la saison. Après la perte de Paul George à l’intersaison, peu d’observateurs faisaient des Indiana Pacers des concurrents aux phases finales. Mais dans la foulée d’un Victor Oladipo devenu clutch et leader dans l’Indiana, l’équipe a réalisé une saison solide. Et compte sur son élément perturbateur, Lance Stephenson, pour poser des soucis au « King » James.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.
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Formule 1 : Shanghaï fait son festival

Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h43
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La F1 fait son show comme la couleuvre d’Asie fait sa mue : au printemps. Après une première année d’observation et de séduction passée à la tête de la formule 1 mondiale, Liberty Media passe à l’action lors du Grand Prix de Chine, 3e étape du championnat, en inaugurant le premier festival de la F1, du 15 au 18 avril à Shanghaï. Une entrée en matière en douceur et en musique, qui ne constitue que la partie émergée d’un projet global de restructuration et de reconquête, exposé la semaine dernière à Bahreïn aux patrons d’écurie, et dont la mise en œuvre s’étale jusqu’en 2020.
Faire à terme de chaque Grand Prix un show d’une semaine incluant des parades, des animations, sur le circuit mais aussi alentours. C’est une des idées maîtresses de Chase Carey, patron de la F1 mondiale, pour séduire de nouveaux spectateurs. Et cela tombe bien, l’événementiel, Liberty Media sait faire, comme le prouve le programme du week-end — jeudi 12 avril, les pilotes se sont déjà pliés aux séances de dédicaces et de selfies dans les paddocks.
Tout commence vraiment vendredi, par la cérémonie d’ouverture VIP, en présence de deux héros charismatiques et intergénérationnels de la F1, Nico Rosberg, champion Mercedes 2016, et Sir Jackie Stewart, triple champion (1969, 1971 et 1973) et ambassadeur Heineken — depuis 2016 et l’accord de naming signé entre le brasseur et le grand argentier de la F1 d’alors, Bernie Ecclestone, la course de dimanche se nomme légalement le Heineken Grand Prix de Chine.

   


Axel la mascotte
Alors que les essais et qualifications se courent samedi, manifestations, démonstrations et concerts s’enchaînent jusqu’à dimanche soir avec des artistes suffisamment éclectiques pour plaire à un public large, du DJ néerlandais Armin Van Buuren à la chanteuse taïwanaise Angela Chang. Le tout dans un temple du commerce de Shanghaï, le Centre Jing’An Kerry.
« Nous prenons en charge le lieu entier. La route sera bloquée, nous avons une grande scène avec beaucoup de concerts et d’événements », disait Alexandre Molina, responsable des événements autour de la F1, jeudi. Mais si l’objectif est bien d’attirer un nouveau public vers la F1, il ne faut pas lui faire peur, d’où la précision de M. Molina. « Nous voulons vraiment que les gens puissent vivre l’expérience de la formule 1, mais peut-être à un niveau plus faible que ce qu’ils vivraient en piste dans la Fan Zone. » 
Selon la même logique, un espace réservé à l’e-sport permet de s’amuser sur des simulateurs pendant que la course est retransmise sur des écrans géants à plusieurs endroits de la mégapole chinoise. Les communicants ont même pensé aux plus petits, puisque le Grand Prix de Chine « verra les débuts d’Axel, la mascotte de la F1 », dit le communiqué.
Shanghaï, tout sauf un hasard
Pionnière de cette stratégie, Shanghaï n’a pas été prise par hasard. « Donnez-nous un pilote chinois et l’audience de la formule 1 va exploser ! », disait un patron d’écurie lors des essais hivernaux de février à Barcelone. Avec 1,4 milliard d’habitants, des régions centrales où seuls 35 Chinois sur 100 possèdent une voiture, le potentiel automobile, et donc sportif, est immense. L’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) anticipe ainsi une croissance des ventes de 4 % en 2018. Même si les constructeurs locaux atteignent plus de 40 % des ventes nationales, et si le 5e constructeur national prédit la disparition des voitures à essence d’ici à 2030, la Chine reste prometteuse.
Comme une confirmation, les promoteurs de la formule 1 ont révélé vendredi 15 avril avoir conclu un partenariat avec le géant chinois de l’Internet Tencent — valorisé à plus de 500 milliards de dollars —, en attendant la plate-forme F1 TV, dont la mise en service prévue en mars a été reportée en mai. Tencent va donc renforcer la diffusion des courses sur l’ensemble des supports numériques en Chine, « un pays clé pour la croissance à long terme des fans de [F1] », dit le communiqué. « Ce partenariat permettra aux fans chinois de suivre les courses en direct sur PC, (...) plates-formes mobiles, plates-formes de médias sociaux comme WeChat, et les plates-formes OTT [de diffusion directe par Internet sans box d’opérateur]. »

La plus grande communauté en ligne
Si la conquête d’un public jeune passe à coup sûr par le Web, un chiffre traduit l’importance du marché chinois : WeChat, la messagerie multifonction de Tencent, compte plus de un milliard de comptes d’utilisateur, soit la plus grande communauté en ligne au niveau mondial, selon son président et fondateur, Pony Ma. « En plus des Grands Prix, les plates-formes de Tencent offriront une combinaison de flux vidéo et de données », détaille le communiqué.
Pour ne pas délaisser les fans chinois moins jeunes, deux accords ont également été signés par la formule 1 avec Guangdong TV et Shanghaï TV, après ceux mis en place en mars avec le réseau principal de la télévision publique chinoise, CCTV.

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                F1 : Ferrari entre rires et pleurs




   


Avant Marseille, Berlin, Miami
Après Shanghaï, trois « F1 Festival » sont prévus cette saison, à Marseille, la semaine du Grand Prix de France au Castellet du 24 juin, à Berlin, avant la course de juillet, et à Miami, en prélude du Grand Prix des USA d’octobre.
Les à-côtés ne doivent pas faire oublier l’essentiel du spectacle : la course, les pilotes, le circuit. Vendredi, le champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur de cinq Grand Prix à Shanghaï — un record —, s’est révélé le plus rapide devant Sebastian Vettel, le pilote Ferrari actuellement en tête du championnat. Tous deux rivalisent cette saison pour un 5e titre mondial. Côté français, tous les regards se tournent vers Pierre Gasly (Toro Rosso) arrivé 4e le 8 avril à Bahreïn, mais aussi vers Esteban Ocon, qui n’a pas lâché un millième de seconde pour arracher le point de la 10e place, et Romain Grosjean (Haas). En attendant un pilote chinois.



                            


                        

                        


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Jean-Michel Aulas : « Le modèle parisien ne pourra pas persister »

Le président de l’Olympique lyonnais défend le modèle de son club et dénonce la concurrence faussée du PSG et de Monaco.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 08h24
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Un autre football est possible. « Un foot business durable », promet Jean-Michel Aulas, le grand timonier de l’Olympique lyonnais (OL). Dans un entretien au Monde, le doyen des présidents de L1 (trente et un ans d’ancienneté) refait le foot, la saison et imagine l’avenir, de préférence sans le Paris-Saint-Germain version qatarie.
Comment abordez-vous ce sprint final ?
Avec beaucoup d’envie. Car, on le sait, Lyon termine très bien ses championnats en général. C’était le cas à la grande époque, avec quatre grandes remontées sur nos sept titres consécutifs. Nous venons de prendre la 3e place. Une première étape. Mais pourquoi pas plus haut ? Toutes les équipes ne sont pas à l’abri d’une mauvaise série. Monaco joue à Paris pendant que nous recevons Amiens. On peut revenir à quatre points. Tout est possible.
Une quatrième place serait un échec ?
Dans l’absolu, oui. Car notre objectif est de nous qualifier pour la Ligue des champions [C1]. On peut aussi pondérer : ce qui est un échec pour Lyon ou Paris est une réussite brillante pour Bordeaux, Saint-Etienne ou Marseille. Mais je n’imagine pas qu’on ne soit pas sur le podium.
Une qualification pour la C1 « vitale » pour l’OL, selon vos propres termes ?
Non, elle est juste nécessaire pour atteindre les sommets et combler le retard avec les grands clubs européens. Les revenus liés à la C1 sont très importants et vont encore augmenter l’année prochaine grâce aux droits télé, revus à la hausse (+ 38 %). Atteindre les quarts de finale devrait rapporter autour de 80 millions d’euros. Si on échoue, on trouvera une solution. Nous pouvons multiplier les activités dans notre stade, ou nous accorder le droit de vendre un joueur de plus. Notre équilibre n’est pas en péril. Loin de là.
Quel regard portez-vous sur cette saison contrastée ?
C’est une saison énervante, car nous avons battu les trois candidats au titre chez nous. Nous sommes allés gagner à Marseille [3-2, le 18 mars] dans un match d’anthologie ! Mais il y a aussi eu quelques trous d’air qui ont crispé tout le monde. Le foot est ainsi fait. Le bilan est globalement très positif. Les défaites contre Caen en quarts de finale de la Coupe de France et face au CSKA Moscou en huitièmes de Ligue Europa sont les plus dommageables.
Cette élimination face à Moscou est votre plus gros regret ?
Oui, car on avait beaucoup bataillé pour que l’UEFA choisisse Lyon pour la finale, avec l’idée en tête d’aller au bout. Gagner une Coupe d’Europe à Lyon, cela aurait été beau !
A quoi sont dus ces « trous d’air » ?
Avec le recul et trente années de pratique à mon poste de président animateur, je suis bien placé pour juger. Mon explication, qui est la bonne, est la jeunesse de notre effectif. Des joueurs très brillants qui se laissent déborder par leur enthousiasme. Ils ne font pas exprès. Cette jeune classe doit juste comprendre que, quand elle réussira tous ses matchs comme à Marseille, on ne sera pas loin d’être champion de France.
Cette saison a aussi été marquée par des problèmes récurrents avec les supporteurs…
Nous avons été confrontés à deux phénomènes. D’abord, l’impatience de certains supporteurs. Depuis vingt et un ans, nous sommes en Coupe d’Europe. Nos supporteurs, qui sont de plus en plus jeunes, sont dans l’ivresse de la performance. A cette impatience s’ajoutent les interdictions de déplacement souvent injustes. Parallèlement à cela, il y a un certain nombre de mouvements en France auxquels il faut faire attention. Des mouvements identitaires dont nous avons été victimes. Ils viennent manipuler, noyauter des groupes des supporteurs. Ils trouvent un terrain fertile à travers le foot et son exposition médiatique.
Aux débordements et incidents s’ajoutent les banderoles hostiles. Comment sortir de la crise ?
Le dialogue est ouvert. Je ne suis pas inquiet. C’est dans ma nature. Le début de ma carrière s’est fait sur les barricades de Mai 68, donc, les négociations, les discussions, ça me connaît. J’ai une relation suivie avec nos groupes de supporteurs. Nous avons un besoin absolu des fans pour soutenir l’équipe, mais nous avons aussi besoin des entités économiques. Il faut faire attention à l’image que l’on donne. On peut discuter, mais on ne doit pas mettre l’institution en danger.
L’institution justement. Votre modèle n’est-il pas dépassé, mis à mal par l’arrivée massive d’investisseurs étrangers ?
On peut l’analyser comme ça. Moi, je pense avoir toujours été en avance. Un visionnaire. Il y a trente ans, quand je suis arrivé, les clubs étaient des associations. Je suis allé à Bruxelles pour que nous obtenions le droit d’être des sociétés anonymes et cotées en Bourse. Aujourd’hui, nous sommes propriétaires de notre stade, notre académie est la meilleure de France et la 3e en Europe. Nous sommes cités en exemple partout dans le monde.
Alors, quel est le problème ?
Ces Etats tout-puissants, qu’ils soient qataris, émiratis ou autres, qui compromettent un équilibre fragile. Ils provoquent la dérégulation du marché, l’inflation des salaires et des transferts. A l’UEFA, il y a une vraie prise de conscience, et la mise en place de la nouvelle règle « d’équilibre compétitif » dans le cadre du fair-play financier est une vraie bonne réponse. Elle va mettre en lumière les clubs qui ont des bases de fonctionnement saines et d’autres qui ont mis en place des systèmes qui n’ont rien à voir avec le sport et le foot. C’est bien pour cela qu’à moyen terme, le modèle parisien ou celui de Manchester City ne pourront pas persister.
Le PSG pourrait être inquiété par ce « nouveau » fair-play financier ?
On verra. Il peut y avoir des surprises et des sanctions en fin de saison. L’UEFA prend la main. « L’équilibre compétitif » sera appliqué en juillet. Désormais, un club de foot doit dépenser ce qu’il génère et des limites sont fixées. La dérégulation doit être contrôlée. Et ceux qui ne respectent pas les règles, sanctionnés.
Le PSG de Neymar qui remplit les stades ne fait-il pas la promotion de la L1 partout dans le monde ?
Il ne faut pas se tromper de débat. On a un besoin d’un championnat équilibré avec trois-quatre équipes de haut niveau pour qu’il soit vendeur. Le monde professionnel est à un tournant. Car il a construit une sorte de monstre avec le PSG. Derrière, il y a le reste de la troupe qui est en train de s’autodétruire. Le budget moyen des clubs de L1 est de 65 millions quand celui de Paris est de 700 millions, même s’il le conteste. Comment est-ce possible ? Il faut passer par une forme de régulation. Sinon, le système va exploser.
Les droits télé pourraient-ils être revus à la hausse ?
Un PSG qui termine avec 25 points d’avance, ça ne fait pas la valeur des droits. Pour l’instant, ils sont de 500 millions d’euros par an. En Angleterre, c’est trois milliards ! En outre, les droits sont vendus jusqu’en 2020. A cette date, Neymar sera-t-il encore là ?
La diffusion en prime time en Chine de Nice-PSG a été un succès d’audience et la Ligue professionnelle de football vient de signer un accord avec la chaîne publique chinoise CCTV5 pour la diffusion de matchs de L1 jusqu’en 2021…
Tant mieux. Mais la Chine veut surtout acheter des Nice-Lyon, car nous avons des actionnaires minoritaires chinois. Il n’y a pas que le PSG ! Je vous assure qu’un Lyon-Marseille fera beaucoup plus d’audience en Chine qu’un PSG-Guingamp !
L’OL peut-il être champion de France l’année prochaine ?
Non, car nous ne pouvons pas encore concurrencer le PSG tant que nous ne jouons pas avec les mêmes armes. Je mets également à part Monaco, qui bénéficie d’avantages fiscaux. Par contre, nous pourrons lutter avec le Bordeaux new-look, financé par un fonds américain, et l’OM de [l’Américain Franck] McCourt. Des concurrents loyaux et forts qui jouent avec les mêmes règles que les nôtres.



                            


                        

                        


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Football : « Le Milan AC va revenir dans l’élite du football »

Un an après le rachat du Milan AC de Silvio Berlusconi par un groupe chinois, son patron dresse un premier bilan dans un entretien au « Monde ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h39
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le 13 avril 2017, Silvio Berlusconi se résolvait à vendre le Milan AC, dont il était le propriétaire depuis 1986, au groupe d’investisseurs chinois Rossoneri Sport Investment Lux. Contre 740 millions d’euros, obtenus en partie grâce à un prêt (de plus de 300 millions d’euros) du fonds vautour américain Elliott, l’homme d’affaires Li Yonghong prenait donc en main les destinées du club. En octobre, il devra rembourser son créancier afin de conserver les rênes.
Un an après ce rachat très médiatisé, alors que son équipe (6e de la Serie A italienne) est visée par une procédure de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier (FPF), l’administrateur délégué et patron « exécutif » du Milan AC, Marco Fassone, dresse un premier bilan dans un entretien au Monde.
Un an après le rachat du Milan AC par votre actionnaire, quel bilan dressez-vous ? 
Le club se porte bien, notre parcours se poursuit avec régularité. « L’empreinte » du propriétaire chinois est très significative. Le président Li Yonghong nous soutient avec ses conseils, recommandations et suggestions et, en même temps, il a toujours eu un grand respect pour la mentalité italienne, nous laissant la plus grande liberté de choix quant aux personnes en poste. Sur le plan financier, le prêt du fonds Elliott est partagé entre la holding et le club, donc le processus de refinancement implique les deux parties et nous avons plusieurs options.
L’actionnaire a plusieurs propositions sur la table (pour le remboursement du prêt), lesquelles ne le satisfont toujours pas pleinement, mais je suis confiant quant au succès de cette « voie » au moment opportun, et certainement dans les délais requis, c’est-à-dire en octobre.
Etes-vous satisfait sur le plan sportif ?
Les premiers mois de la saison ont eu un impact sur notre parcours, mais depuis janvier nos performances se sont nettement améliorées qualitativement et ont gagné en substance. Je pense que la Juventus Turin et Naples ont quelque chose en plus mais, en même temps, nous avons réussi à rivaliser avec d’autres grands clubs comme l’AS Roma, la Lazio et l’Inter Milan.
Nous avons « payé » au début, durant la période de mise en place, ce qui était sans doute prévisible, compte tenu de tous les changements qui ont eu lieu au niveau des joueurs, du staff et de la direction. L’entraîneur Gennaro Gattuso (ex-milieu du Milan AC de 1999 à 2012) a montré qu’il était capable de changer la situation en ce qui concerne la faiblesse du Milan AC en termes de motivation, de confiance et d’estime de soi. C’est un coach avec un grand potentiel, nous aimons l’idée de lancer un processus dont il est le protagoniste à cent pour cent. Ceci incarne, pour nous, l’esprit de ce que devrait être l’avenir du Milan AC et c’est pourquoi nous avons prolongé de trois ans le contrat de Gattuso.
En décembre 2017, la chambre d’instruction de l’Instance de contrôle financier des clubs a refusé, dans le cadre du FPF, de ratifier « un accord volontaire », vous exposant ainsi à des sanctions. Etait-ce une surprise pour vous ?
Malheureusement, nous nous attentions à une telle résolution. L’UEFA avait demandé aux actionnaires des garanties bancaires si élevées qu’il était impossible de les obtenir. Eh bien, nous nous sommes mis en mouvement et nous sommes pleinement concentrés sur le présent.
Les experts du FPF ont-ils des doutes sur les conditions du rachat du Milan AC, avec l’aide du fonds Elliott ? 
Je ne vois aucune raison justifiant un tel scepticisme. Autant que je sache, l’achat de notre société s’est fait dans la plus grande transparence, sous la supervision de conseillers juridiques et financiers internationaux.
Votre président, Li Yonghong est-il solvable ?
Jusqu’à présent, le président est sur la bonne voie pour honorer tous ses engagements et a toujours confirmé le maintien du montant total des augmentations de capital (de 35 millions d’euros) que le conseil d’administration lui a demandé d’effectuer. Parfois nous avons tendance à sous-estimer l’importance de ces augmentations, qui font grimper la valeur du club. Couverture des pertes de l’année dernière, prêts sans intérêts et augmentations de capital : le montant investi directement dans le club dépasse 170 millions en douze mois. Ce n’est pas une question triviale !
Qu’attendez-vous de la rencontre prévue les 19 et 20 avril avec les experts du FPF ?
Je suis assez confiant, car je connais bien les personnes qui vont faire l’évaluation. Cependant, il est aussi vrai que le Milan AC, au cours des trois années précédant notre gestion, n’a malheureusement pas respecté les règles du FPF. Par conséquent, la « commission » (l’ICFC) devra juger quelles sanctions nous imposer. Le « business plan » que nous allons présenter est très clair, conforme à la « continuité » financière, respectueux des orientations du FPF auxquelles nous ferons certainement preuve d’un grand respect dans les années à venir.
Quelle est votre stratégie pour la saison prochaine ?
Même si je pense, qu’à moyen terme la Ligue des champions est l’objectif le plus constant du Milan AC, dans tous les plans financiers que j’ai présentés à l’UEFA et au conseil d’administration du club, nous tablons sur la participation du Milan AC à la Ligue Europa (le club a été éliminé par Arsenal en huitièmes de finale de l’épreuve cette saison) et non à la Ligue des champions.
Bien sûr, en citant une métaphore, dont notre entraîneur est particulièrement friand de : « nous avons le devoir de placer la barre plus haut. Nous sommes une jeune équipe tournée vers l’avenir. Nous devons tous grandir ensemble. Milan est solide, nous avons une structure de base, sportive et non sportive, qui va s’étoffer. Nous allons grandir et revenir dans l’élite du football international. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La chaîne du groupe M6 a suspendu son commentateur pour des propos tenus hors antenne après le match entre l’OM et Leipzig.
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Le commentateur Denis Balbir suspendu de W9 après des propos homophobes tenus hors antenne

La chaîne du groupe M6 a suspendu son commentateur pour des propos tenus hors antenne après le match entre l’OM et Leipzig.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h31
   





                        



   


La chaîne W9 a décidé de suspendre son commentateur sportif Denis Balbir de la présentation de la compétition de Ligue Europa après des propos homophobes tenus hors antenne à la fin du match OM-Leipzig jeudi soir.
« Suite aux propos tenus hors antenne par Denis Balbir après le match OM-RB Leipzig et dont il a tenu à s’excuser publiquement, la chaîne W9 a décidé de [le] suspendre à titre conservatoire de la présentation de la compétition », a annoncé la chaîne du groupe M6 dans un communiqué.
Balbir s’excuse mais dénonce un acte « malveillant »
Après le match de jeudi, une vidéo est apparue sur Twitter montrant Denis Balbir discutant avec son consultant Jean-Marc Ferreri : « Je suis bien content pour ces pédés-là, arrogants au match aller, comme ils étaient sûrs de gagner, enfoirés », a-t-il commenté.
Le commentateur s’est excusé sur Twitter vendredi : « Je suis navré de ces propos déplacés échangés hors antenne et qui n’ont donc jamais été diffusés sur la chaîne. Je présente mes excuses à tous. La diffusion de cette séquence privée et en aparté sur les réseaux sociaux est, cependant, particulièrement malveillante. »

Je suis navré de ces propos déplacés échangés hors antenne et qui n'ont donc jamais été diffusés sur la… https://t.co/pWgvGlecRX— balbir_denis (@Denis Balbir)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le quintuple champion olympique a réagi aux révélations du « Monde » sur le système de corruption dans le biathlon pour préserver les intérêts russes.
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Corruption dans le biathlon : pour Fourcade, « si ces révélations sont confirmées, c’est une terrible nouvelle »

Le quintuple champion olympique a réagi aux révélations du « Monde » sur le système de corruption dans le biathlon pour préserver les intérêts russes.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h34
   





                        



   


« Si ces révélations sont confirmées, c’est une terrible nouvelle pour notre sport. » Il n’avait jusque-là pas réagi aux nouvelles révélations sur le système de corruption dans le biathlon mis au jour par l’Agence mondiale antidopage et dévoilé par Le Monde. Le quintuple champion olympique Martin Fourcade a répondu aux questions des lecteurs sur le sujet, vendredi 13 avril, lors d’un tchat organisé dans les locaux du Monde.
Expliquant ne pas pouvoir « prendre radicalement position tant que l’enquête n’est pas terminée », le porte-drapeau français des Jeux olympiques de Pyeongchang s’est dit « très surpris par l’ampleur des révélations du Monde ».

        Lire notre enquête :
         

          Comment la Russie a acheté le biathlon



Mercredi, Le Monde révélait qu’Anders Besseberg, président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) depuis sa création, en 1993, et la secrétaire générale de l’IBU, l’Allemande Nicole Resch, sont soupçonnés de corruption. Selon un rapport confidentiel de l’Agence mondiale antidopage (AMA), M. Besseberg – qui a démissionné jeudi – et Mme Resch (provisoirement suspendue de ses fonctions) auraient protégé des biathlètes russes dans des cas de dopage à la demande d’Alexandre Tikhonov, vice-président (russe) de l’IBU et Alexandre Kravtsov, chef de mission de la Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
« Interroge sur la gouvernance en matière de lutte contre le dopage »
Pour Martin Fourcade, qui s’est beaucoup engagé contre le dopage dans son sport – menaçant notamment en 2016 de boycotter plusieurs épreuves de la Coupe du monde en cas de clémence pour les athlètes russes épinglés par le rapport McLaren –, cette nouvelle affaire « pose aussi des questions plus larges sur la gouvernance en matière de lutte contre le dopage ».

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                Corruption dans le biathlon : un nouveau contretemps pour la Russie ?



Lui qui refusait, début 2017, d’être le « M. Propre du biathlon » – afin qu’on n’oublie pas ses résultats sportifs – pourrait être directement concerné par le contenu du rapport secret de l’AMA. Selon le lanceur d’alerte Grigori Rodchenkov, ancien directeur de l’Agence antidopage russe, désormais réfugié aux Etats-Unis, le profil le plus suspect parmi les athlètes russes épinglés est celui du biathlète Evgueni Oustiougov, qui avait remporté l’or olympique en mass start à Vancouver (Canada) devant Martin Fourcade.
Malgré des valeurs sanguines anormales depuis 2010, Oustiougov n’avait jamais été inquiété par l’IBU. Entre-temps, le Russe a remporté deux titres olympiques et une médaille de bronze. Il a pris sa retraite à seulement 28 ans, en 2014. Une procédure pour dopage vient d’être ouverte à son encontre à la demande de l’AMA et elle pourrait déboucher sur un retrait de ses résultats. Ce qui pourrait octroyer une sixième médaille d’or olympique à Martin Fourcade, qui paradoxalement serait la première de sa carrière.

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                JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade, maître du jeu



« Je suis vice-champion olympique à Vancouver, insiste le champion français. Cela fait partie de mon parcours et de mon histoire. Je suis médaille d’argent et j’en suis extrêmement fier. Je n’échangerais pour rien au monde la couleur de ma médaille et les émotions vécues ce jour-là. » Admettant ne pas savoir s’il « aurait réussi tous les défis relevés par la suite [s’il avait] décroché l’or à Vancouver », Martin Fourcade s’interroge s’il « serait toujours en activité aujourd’hui ».
« J’espère que Oustiougov perdra son titre si cette histoire est vraie, conclut le Pyrénéen. Avant de préciser : je ne serais, par contre, pas plus heureux avec l’or. »

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