<FILE-date="2018/04/16/19">

<article-nb="2018/04/16/19-1">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes, dont la Société des rédacteurs du « Monde », appellent le président à restreindre l’application du secret des affaires « aux seuls acteurs concurrentiels ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes interpellent Macron sur la loi sur le secret des affaires

Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes, dont la Société des rédacteurs du « Monde », appellent le président à restreindre l’application du secret des affaires « aux seuls acteurs concurrentiels ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 16h54
    |

                            Le Monde.fr








                        


« M. le Président, refusez qu’avec le secret des affaires le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions. » Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée lundi 16 avril, des lanceurs d’alerte, associations, syndicats, chercheurs et journalistes, parmi lesquels la Société des rédacteurs du Monde, s’inquiètent pour « le droit à l’information et l’intérêt général » avec la transposition dans le droit français de la directive européenne sur le secret des affaires. Ils appellent à ce que le champ d’application de la directive soit restreint « aux seuls acteurs économiques concurrentiels ». 

        Lire aussi :
         

                La loi sur le secret des affaires menace-t-elle la liberté d’informer ?



Le Parlement s’apprête à voter, via une procédure accélérée, une proposition de loi portant « sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d’affaires) contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites ». Le texte est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016, décrite comme une menace pour la liberté d’informer. Déposée le 19 février, cette proposition de loi « discrète et expresse » a été votée fin mars à l’Assemblée nationale et sera examinée par le Sénat ce 18 avril, avec une adoption prévue dans la foulée.
Directive très décriée
« Alors qu’habituellement les directives européennes sont transposées par un projet de loi gouvernemental, passant en conseil des ministres et comportant une étude d’impact, nous regrettons que la France ait, cette fois, choisi une discrète proposition de loi d’initiative parlementaire », souligne la lettre ouverte.
« En janvier 2015, lorsque nous vous avions interpellé sur l’intégration dans votre projet de loi d’un amendement sur le secret des affaires, vous aviez fait le choix de retirer cette disposition, la jugeant dangereuse pour les libertés publiques. Pourtant, lors du récent débat parlementaire, votre gouvernement a refusé les amendements permettant de restreindre l’application du secret des affaires aux seuls acteurs concurrentiels. Pourquoi un tel revirement ? », s’interrogent les signataires.

        Lire aussi :
         

                Secret des affaires, transparence : où placer le curseur ?



Deux ans après la polémique, la très décriée directive sur le secret des affaires protégeant la confidentialité des informations des entreprises s’apprête ainsi à faire son apparition dans le droit français. La directive vise à protéger les entreprises contre le vol de leurs secrets industriels ou leur divulgation à des concurrents ou au grand public. Mais le souci du secret d’une entreprise peut parfois entrer en contradiction avec l’intérêt général. C’est cette tension entre deux objectifs parfois antagonistes qui a nourri la controverse pendant la préparation de cette directive.
Parmi les signataires de la lettre ouverte figurent notamment Antoine Deltour, lanceur d’alerte sur les « LuxLeaks », Laurène Bounaud, déléguée générale de Transparency International, Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature, et les SDJ de l’AFP, de Télérama, de Mediapart, de Radio France et du Figaro.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-2">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Aux Etats-Unis, quatre chercheurs ont travaillé de concert pour mettre en équation les paramètres qui forgent la réussite commerciale d’un livre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le big data, outil de prédiction des best-sellers

Aux Etats-Unis, quatre chercheurs ont travaillé de concert pour mettre en équation les paramètres qui forgent la réussite commerciale d’un livre.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 16h12
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Des kyrielles de statistiques et de formules mathématiques pour permettre aux éditeurs américains de savoir quel sera le prochain best-seller parmi les plus de mille nouveaux ouvrages publiés chaque année aux Etats-Unis…
Quatre chercheurs – Burcu Yucesoy, Xindi Wang, Junming Huang et Albert-Laszlo Barabasi – ont travaillé de concert au Centre de recherche des systèmes complexes du département de physique de l’université Northeastern de Boston (Massachusetts) pour mettre en équation les paramètres qui forgent la réussite commerciale d’un livre.
Dans un article publié le 6 avril dans la revue EPJ Data Science (groupe Springer) et consacré à l’analyse du succès des livres à la lumière des méga-données, ils ont tout d’abord relevé des facteurs saisonniers. La logique cartésienne n’est pas mise en défaut : plus on a de temps libre, plus on lit, et il se vend effectivement plus d’ouvrages pendant les vacances.
Modèle statistique
Les romans, qu’ils soient écrits par un homme ou par une femme, trouvent davantage d’acquéreurs que la non-fiction. Les romans et les biographies se situent ainsi dans le peloton de tête de la liste des livres les plus vendus publiée par le New York Times. Celle-ci a été décortiquée, semaine après semaine, depuis que ses données sont numérisées (2008).
Les chercheurs ont mis au point un modèle statistique permettant de prévoir qui fera partie de la poignée d’auteurs capables de rester en tête de la liste des best-sellers. Ils publient plusieurs équations pour calculer la courbe prévisionnelle des ventes d’un livre et même le nombre total d’exemplaires qu’un romancier vendra au cours de sa vie… Ils se fondent sur les résultats des dix premières semaines de mise en place d’un livre, au moment précis du pic, avant que la courbe s’inverse.
Mais ils tiennent aussi compte d’autres paramètres comme l’aptitude à répondre au goût du lecteur, la reconnaissance de l’auteur, son style, la couverture du livre et les efforts marketing de l’éditeur. Sans oublier l’« attachement préférentiel » (les recommandations des proches, des libraires, des critiques…) ou le « délai de vieillissement » attendu du livre. Du marketing scientifique destiné à atténuer les risques pour les éditeurs. A cette aune, rien ne dit que Henry David Thoreau, John Dos Passos ou Willliam Burroughs auraient été publiés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-3">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le patron d’Idea Cellular fusionne sa société avec Vodafone India pour donner naissance au deuxième groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile. Membre de la vieille noblesse du Rajasthan, il a transformé l’entreprise familiale du textile en vaste conglomérat.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Kumar Mangalam Birla, Sa Majesté des télécoms

Le patron d’Idea Cellular fusionne sa société avec Vodafone India pour donner naissance au deuxième groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile. Membre de la vieille noblesse du Rajasthan, il a transformé l’entreprise familiale du textile en vaste conglomérat.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h00
    |

                            Guillaume Delacroix








                        



                                


                            

Portrait. L’Inde, fébrile, se prépare à un combat de milliardaires comme elle en a rarement connu : la guerre des titans des télécoms. Mukesh Ambani, première fortune du sous-continent, à la tête de l’empire Reliance et d’un patrimoine estimé par le magazine américain Forbes à 41 milliards de dollars (33 milliards d’euros), s’apprête à croiser le fer avec Kumar Mangalam Birla, patron du conglomérat Aditya Birla et héritier d’une dynastie dont la richesse dépasse 11 milliards de dollars (9 milliards d’euros).

D’un côté, l’archétype du nouveau riche, perché au sommet d’une tour de 173 mètres au cœur de Bombay, sur les hauteurs de Breach Candy, qui toisent avec arrogance la mer d’Arabie. De l’autre, l’incarnation de la vieille noblesse du Rajasthan, caché dans une villa de trois étages posée à quelques dizaines de mètres de là, ombragée chaque jour par le gratte-ciel de son meilleur ennemi. La quintessence du bling-bling contre un survivant princier de feu l’empire des Indes. Les paparazzis vont se régaler…
C’est Ambani, présent dans la sidérurgie, le pétrole et la grande distribution, qui a lancé les hostilités en septembre 2016, en créant de toutes pièces un opérateur à prix cassés, Jio. Six mois plus tard, Birla, patron d’Idea Cellular, numéro trois en Inde, ripostait en déclarant sa flamme au numéro deux, Vodafone India. Son idée ? Couper l’herbe sous le pied de Jio le challenger, et sous celui du numéro un, Bharti Airtel, en constituant un mastodonte au chiffre d’affaires de 1 550 milliards de roupies (19,5 milliards d’euros).
410 millions d’abonnés
La fusion d’Idea Cellular et de Vodafone India doit accoucher du deuxième plus grand groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile, avec plus de 410 millions d’abonnés. Les deux opérateurs capteront 41 % des revenus du marché indien. Kumar Mangalam Birla, « KMB » pour les intimes, l’a annoncé le 6 avril : il en sera le président.
« En bon monarque,...



                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-4">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pour forcer les opérateurs à diminuer le coût pour l’Etat des futurs parcs éoliens en mer, l’exécutif menace d’annuler les appels d’offres à l’été si aucun accord n’est trouvé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Eoliennes offshore : le gouvernement maintient la pression sur la filière

Pour forcer les opérateurs à diminuer le coût pour l’Etat des futurs parcs éoliens en mer, l’exécutif menace d’annuler les appels d’offres à l’été si aucun accord n’est trouvé.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h30
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Trois mois pour négocier. Après plusieurs mois de tergiversations, le gouvernement a finalement mis au point sa stratégie sur l’éolien en mer. « Une négociation va s’engager dans les prochains jours avec les lauréats pour faire baisser les coûts », explique-t-on au ministère de la transition écologique et solidaire. « Ce sera aux professionnels de faire des propositions », prévient-on. Mais si les coûts des projets restent élevés, le gouvernement menace d’annuler purement simplement les appels d’offres octroyés en 2012 et 2014 et d’en relancer de nouveaux sur les mêmes zones.
Pour comprendre cet imbroglio, il faut revenir au lancement de ces premiers appels d’offres offshore en France, en 2011 : trois sont remportés par EDF, allié à Alstom (dont la branche énergie est devenue General Electric), et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2014, Engie et Siemens remportent un autre projet au large du Tréport (Seine-Maritime). A l’époque, le secteur est enthousiaste et affiche son optimisme. Mais les recours se multiplient, le cadre réglementaire n’est pas prêt, les autorisations tardent à venir. Les projets s’embourbent. Tous accusent d’importants retards et aucun ne devrait voir le jour avant 2020, voire 2021.
La France apparaît très à la traîne vis-à-vis de ses voisins : alors que plus de 4 000 éoliennes en mer tournent en Europe et que le pays possède la première façade maritime du continent, l’Hexagone ne compte toujours aucune éolienne offshore en activité.

        Lire aussi :
         

                Eolien en mer : l’exécutif déstabilise les industriels



« Des baisses de tarifs significatives »
Non seulement tout a pris du retard, mais en outre, les coûts de l’offshore ont drastiquement baissé ailleurs en Europe, particulièrement en Allemagne et au Danemark. Le gouvernement d’Edouard Philippe a pris acte des délais mais estime maintenant que les porteurs de projets doivent accepter de baisser leurs tarifs de rachat.
Elément essentiel : à l’époque, les appels d’offres ont été attribués à des tarifs d’électricité avoisinant les 190 euros le mégawattheure. Autrement dit : l’Etat s’engage à racheter à ce prix extrêmement élevé – six fois plus que le tarif moyen du marché – sur une période de vingt ans, pour soutenir la création d’une filière naissante. Les tarifs ont depuis chuté en Europe : au Royaume-Uni ou en Allemagne, ils se situent aujourd’hui aux environs de 60 euros le MWh.
« On s’attend à des baisses de tarifs significatives compte tenu de celles observées ailleurs en Europe », dit-on au gouvernement. Mais cette comparaison est à relativiser : les projets plus anciens lancés en Allemagne ou au Royaume-Uni, actuellement en cours de construction, l’ont été à des coûts moyens de 160 à 180 euros le MWh, ce qui est « cohérent » avec les prix français, assure le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

        Lire aussi :
         

                Eolien en mer : « Le développement et la pérennité de l’ensemble de la filière française sont menacés »



« Utiliser le même argent pour en faire plus »
« On ouvre enfin les négociations », se réjouit Jean-Louis Bal, président du SER. « Mais c’est le seul aspect positif : les prix annoncés en Europe du Nord ne concernent pas des projets qui se réalisent actuellement et sont basés sur des éoliennes qui n’existent pas. Si cela aboutissait à remettre en cause tous les projets, la filière industrielle serait anéantie, les usines existantes devraient licencier », prévient-il. Selon le SER, cette filière pourrait générer plus de 15 000 emplois à terme.

        Lire aussi :
         

                Quand la France bride le développement de l’éolien en mer



Le gouvernement assure qu’il est déterminé à ce que ces parcs éoliens voient le jour et qu’il souhaite soutenir cette filière industrielle. « Il faut faire plus d’énergies renouvelables avec les mêmes moyens. Il faut utiliser le même argent pour en faire plus », assurait fin mars le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, au Forum de la transition énergétique des Echos. « C’est une méthode de négociation très ferme », s’inquiète-t-on chez un des porteurs de projet.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-5">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La compagnie aérienne anticipe notamment le maintien, mardi, de 55 % de ses vols long-courriers, contre 60 % lors du dernier jour de grève.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Grève à Air France : 70 % des vols assurés mardi

La compagnie aérienne anticipe notamment le maintien, mardi, de 55 % de ses vols long-courriers, contre 60 % lors du dernier jour de grève.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 14h40
   





                        


Air France prévoit d’assurer « 70 % des vols » mardi 17 avril, pour la huitième journée du mouvement de grève au sein de la compagnie aérienne, lancé en février par une large intersyndicale pour réclamer une augmentation générale des salaires de 6 %.
Dans le détail, la compagnie aérienne anticipe le maintien de 55 % de ses vols long-courriers, contre 60 % lors du dernier jour de grève mercredi dernier, 65 % (stable) de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris - Charles-de-Gaulle, ainsi que 80 % de ses vols court-courriers à Paris-Orly et province (contre 75 %). « Des perturbations et des retards ne sont pas à exclure », a par ailleurs averti la compagnie.

        Lire aussi :
         

                Air France : les préavis de grève maintenus



Air France a constaté que le nombre de grévistes, selon les déclarations préalables, était en baisse. Il atteindrait ainsi 29,6 % chez les pilotes (contre 36,3 % mercredi dernier), 20,4 % chez les hôtesses et stewards (contre 21,6 %) et 12,4 % pour les personnels au sol (contre 15,1 %).
Les négociations ont repris
Après deux jours de négociation avec la direction, l’intersyndicale d’Air France avait maintenu, vendredi, ses quatre prochains appels à la grève, dont mardi et mercredi, ainsi que les 23 et 24 avril. « La direction reste campée sur un accord pluriannuel [sur les salaires], alors que l’intersyndicale ne veut traiter que sa revendication sur 2018 », avait fait savoir, vendredi, Karim Taïbi de FO.
Les négociations ont repris lundi matin à 9 heures. L’intersyndicale de pilotes (SNPL, SPAF, Alter), d’hôtesses et de stewards (SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD) réclame, comme l’UNAC qui n’en fait pas partie, une augmentation de 6 % des grilles salariales, au titre des efforts passés et des bons résultats de l’entreprise.
Une revendication rejetée par la compagnie qui a proposé, pour tenter de sortir du conflit, une « augmentation générale à 2 % » en 2018, contre 1 % initialement prévu, ainsi qu’une « augmentation générale des salaires de 3,6 % » sur la période 2019-2021. « La direction est arc-boutée sur sa proposition pluriannuelle », tandis que « l’intersyndicale veut un accord uniquement sur 2018 », a, de nouveau, souligné, lundi, M. Taïbi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-6">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Plutôt que d’accroître leurs investissements, les entreprises américaines vont massivement rendre de l’argent aux actionnaires. Une pratique dangereuse estime dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La réforme fiscale de Donald Trump va alimenter la bulle boursière et creuser les inégalités »

Plutôt que d’accroître leurs investissements, les entreprises américaines vont massivement rendre de l’argent aux actionnaires. Une pratique dangereuse estime dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h32
   





                        



                                


                            

Chronique. Depuis l’Antiquité, on sait qu’il faut se méfier de l’argent facile. Quand Donald Trump a donné, au début de l’année, le coup d’envoi à sa grande réforme fiscale, il n’a fait que respecter sa promesse électorale. Avec une idée qui partait d’un bon sentiment. En allégeant les taxes sur les entreprises, ces dernières embaucheront et investiront davantage avec cet argent économisé. Ce n’est pas tout à fait ce qui est en train de se passer.
Selon les calculs de la banque JPMorgan, cités par le Financial Times, l’essentiel de cet argent va surtout permettre aux entreprises de racheter leurs propres actions. Une manière de rendre l’argent aux actionnaires, alternative au versement de dividendes et plébiscitée par toutes les grandes sociétés américaines. En 2016, elles ont ainsi racheté pour plus de 530 milliards de dollars d’actions, puis pour 557 milliards en 2017. Ce chiffre devrait exploser à plus de 800 milliards de dollars (647 milliards d’euros) cette année. Du jamais-vu. Au total, si l’on cumule les dividendes et les rachats d’actions, on parvient à la somme vertigineuse de 1 200 milliards de dollars, soit à peu près la capitalisation boursière cumulée des 40 plus grandes entreprises françaises.

Economie en surchauffe
Bien sûr, les grandes multinationales américaines ont aussi annoncé des primes salariales et la hausse de leurs investissements. Mais selon les analystes de la banque Goldman Sachs, en 2018 les firmes américaines devraient accroître leurs investissements et frais de recherche de 11 % et la rémunération des actionnaires de 22 %. Ces derniers applaudissent à cette manne qui tombe du ciel, et ils continuent de soutenir la Bourse de Wall Street à un niveau historique. Mais ce transfert massif de l’argent public vers la poche des actionnaires comporte de grands risques pour l’économie et la société.

D’abord, ce résultat démontre l’inutilité de vouloir stimuler une activité...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-7">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique, Eric Albert, journaliste du « Monde » à Londres, revient sur le compromis esquissé fin mars à propos des services financiers après le Brexit.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’étonnante main tendue de Bruxelles à la City »

Dans sa chronique, Eric Albert, journaliste du « Monde » à Londres, revient sur le compromis esquissé fin mars à propos des services financiers après le Brexit.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h57
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            

Lettre de la City. Le 6 mars, l’affaire paraissait entendue. De passage à Londres, Bruno Le Maire, le ministre français de l’économie, avertissait les Britanniques, dans un entretien à la BBC : « Les services financiers ne peuvent pas faire partie d’un accord de libre-échange. (…) Nous devons utiliser le régime des équivalences, qui est la meilleure solution pour les services financiers. » En clair, la City peut cesser son lobbying : après le Brexit, elle perdra l’accès à l’Union européenne (UE), et sera traitée comme un pays tiers, au même niveau que les Etats-Unis ou le Japon.
Et pourtant, deux semaines plus tard, le 23 mars, le discours avait notoirement changé. Lors du sommet européen, la Commission a publié les grandes lignes directrices des futures relations entre le Royaume-Uni et l’UE. Conformément au vœu de la France, le texte principal ne comporte par le terme de « services financiers » et se réfère simplement aux « services », de manière évasive. Mais, dans une annexe, lesdits services financiers sont introduits. Les Britanniques n’obtiendront pas un régime similaire à ce qui existe aujourd’hui, bien sûr. Cependant, il est question d’un système d’« équivalences » qui doivent être « revues et améliorées ». C’est loin de la « reconnaissance mutuelle » que demande la City, mais c’est indéniablement un pas en avant.
Miles Celic, le directeur de TheCityUK, le lobby du centre financier britannique, en aurait presque débouché le champagne. « L’UE a beaucoup avancé depuis Noël, quand on nous disait qu’un accord sur les services financiers était impossible. Désormais, [Bruxelles] cherche activement une façon de les inclure. »
Le mystérieux concept d’« équivalence améliorée »
Pour comprendre la bataille, il faut s’immerger dans le jargon financier. Actuellement, pour certaines catégories financières (gestion d’actifs, assurances, Bourses…),...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-8">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le taux moyen des crédits aux particuliers se situe aux alentours de 57,7 % l’an. Une situation qui contribue à maintenir des inégalités dévastatrices.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Brésil, eldorado des rentiers

Le taux moyen des crédits aux particuliers se situe aux alentours de 57,7 % l’an. Une situation qui contribue à maintenir des inégalités dévastatrices.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h16
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Doroti Rodrigues a 71 ans et soixante années de travail, souvent informel, derrière elle. Faute de maîtriser la bureaucratie brésilienne, cette employée domestique, payée 1 200 reais (soit environ 280 euros) par mois à Sao Paulo, attend toujours son droit à la retraite, mais la vieille femme ne s’interdit pas de rêver. Depuis des années, elle imagine retourner sur sa terre natale du Minas Gerais (sud-est) pour se réfugier dans une petite maison qu’elle équiperait grâce un crédit. Mais « avec les banques, c’est impossible », dit-elle, abattue.
Aucun politicien, pas même Lula, figure de la gauche, n’a osé affronter ce « mur de l’argent »
Mme Rodrigues ignore les taux pratiqués par les établissements. Mais les statistiques publiées le 26 mars par la Banque centrale donnent une idée de l’embarras des emprunteurs brésiliens. Dans le pays, le taux moyen des crédits aux particuliers (hors crédits encadrés) se situe autour de 57,7 % l’an.

« Insensé », s’étrangle Luiz Carlos Bresser Pereira, ancien ministre de l’économie dans les années 1980. Il voit dans cette anomalie « l’illustration claire du pouvoir politique des rentiers au Brésil ». Un « mur de l’argent » qu’aucun politicien, pas même Luiz Inacio Lula da Silva, figure de la gauche, au pouvoir de 2003 à 2010, n’a osé affronter.
L’existence de taux quasi usuraires dans le pays, dépassant 300 % l’an pour les découverts bancaires (appelés « cheque especial »), déconcerte les experts. Ces derniers mois, le Brésil a connu une période historique d’accalmie des prix. Le mois dernier, le taux d’inflation a atteint 0,09 %, du jamais-vu en vingt-cinq ans.
Mémoire de l’hyperinflation
Cette inflation basse a provoqué une baisse du taux directeur de la Banque centrale, passé de plus de 14 % en 2016 à 6,5 % en mars 2018. Ce taux, reflétant le coût auquel les banques se financent, est censé influencer le marché du crédit.
Pourtant, l’usure persiste....




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-9">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En 2017, les employés du secteur ont touché en moyenne 184 000 dollars de bonus. Un montant en hausse, mais qui n’aurait rien d’« exubérant ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La fête sans l’ivresse chez les financiers de Wall Street

En 2017, les employés du secteur ont touché en moyenne 184 000 dollars de bonus. Un montant en hausse, mais qui n’aurait rien d’« exubérant ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h54
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Wall Street change, les bonus demeurent. Ainsi pourrait-on résumer la situation de la finance, alors que les bonus des 177 000 employés de la finance hors hedge funds (fonds spéculatifs) ont crû de 17 % en 2017, pour atteindre 184 000 dollars (150 000 euros). Au total, une masse de 31,4 milliards de dollars à se partager.
A New York, la finance est encore reine, puisque les employés du secteur gagnaient l’an dernier 375 000 dollars, soit cinq fois plus que la moyenne du secteur privé. La fête devrait se poursuivre en 2018, à en croire les résultats bancaires du premier trimestre annoncés vendredi 13 avril.

Réforme fiscale, retour de la volatilité sur les marchés qui favorisent les commissions et les bonus : la moisson est bonne. JPMorgan a ainsi vu ses profits augmenter de plus d’un tiers au premier trimestre, à 8,7 milliards de dollars, et Citigroup de 13 %. Même Wells Fargo reprend des couleurs (+ 5 %)
Rien compris, rien appris ? La presse a comparé les chiffres des bonus au précédent de 2006 – ils avaient atteint en moyenne 191 000 dollars, juste avant la grande crise financière —, tandis que les patrons des cinq premières grandes banques ont été bien servis : les PDG de JPMorgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup et Bank of America ont reçu en moyenne 25,3 millions de dollars l’an dernier, en hausse de 17 % – le record étant détenu par James Dimon, patron de JPMorgan, avec 29,5 millions.
« Des contraintes très fortes »
En tenant compte de l’inflation, les bonus 2017 sont en repli de 20 % par rapport à 2006
Cette hausse a toutefois été amplifiée par quelques éléments : en 2016, la Deutsche Bank, mal en point, n’avait distribué que très peu de bonus et a fait son retour en 2017, tandis que des banques comme Goldman Sachs se sont empressées d’attribuer des actions ou des stock-options fin 2017, la réforme fiscale de Donald Trump réduisant la capacité des banques à déduire fiscalement leurs bonus. Enfin, ces chiffres...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-10">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Sega a annoncé une réédition de sa console culte des années 1990. Mais en s’appuyant sur un constructeur américain très décrié.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Sega annonce la Mega Drive Mini, les joueurs se méfient

Sega a annoncé une réédition de sa console culte des années 1990. Mais en s’appuyant sur un constructeur américain très décrié.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h51
   





                        



C’est le genre d’annonce à faire saliver n’importe quel fan de hérisson bleu. Sega, constructeur de consoles de jeu vidéo phare des années 1990, a annoncé lors d’une conférence, samedi 14 avril, que sa Mega Drive reviendrait dans une version « Mini » pour fêter les 30 ans de sa sortie au Japon.
Comme son nom l’indique, la Mega Drive Mini s’inspire ouvertement de la gamme des NES Mini et Super Nintendo Mini de l’autre acteur japonais historique, Nintendo. Comme ces dernières, qui ont été imaginées et conçues à Paris, elle reprend le design original de la machine dans une version ultracompacte, avec une sortie HDMI et des jeux intégrés.

        Lire aussi :
         

                Chérie, j’ai rétréci les consoles de jeux vidéo !



Un lourd passif de rééditions bas de gamme
La question de sa qualité reste toutefois posée. Si Nintendo a été critiqué pour la taille réduite des fils de la NES Mini, ses rééditions ont en revanche été saluées pour leur fidélité aux originales et leur sens du détail. Ce qui n’a pas été le cas des précédentes rééditions de la Mega Drive, réalisées par AT Games – la Mega Drive Mini n’est pas la première réédition, mais les précédentes ne reprenaient pas le design d’origine et ne surfaient pas sur le succès des machines de Nintendo.

「メガドライブ」誕生30周年記念！
『メガドライブ ミニ』（仮称）2018年発売決定！

思い出の名作ゲームの数々が、これ1台で楽しめます！

— SEGA_OFFICIAL (@セガ公式アカウント)


require(["twitter/widgets"]);

Dans son supplément Consoles Pix consacré aux jeux des années 1990, Pixels avait par exemple attribué un 4/20 à la Mega Drive Classic Game Console, soulignant un « rendu baveux et [des] manettes infrarouges en toc, qui cessent de répondre pour un oui ou pour un non ». La Super Nintendo Mini avait récolté de son côté un 15/20.
Dans son test de la version Flashback HD, une de ses nombreuses différentes moutures, le site spécialisé Polygon en vient à une conclusion similaire :
« SEGA a fait du mal, de manière profonde et possiblement irréparable, au concept d’acheter des classiques du jeu vidéo, là où Nintendo a élevé ses produits vieux de trente ans au rang d’achats à ne pas manquer. En tant qu’enfant dont la Mega Drive est la madeleine de Proust, je me sens en droit de dire que la Mega Drive mérite mieux. »
ATGames « comprend le scepticisme »

   


Souci : comme l’a confirmé ATGames dans un tweet depuis effacé, c’est bien ce constructeur américain spécialiste des rééditions bas de gamme qui est chargé de la Mega Drive Mini. Suscitant immédiatement la méfiance de nombreux consommateurs avertis.
« La Mega Drive Mini était cool pendant une minute — et puis AtGames a confirmé être derrière. MOMENT DUR », épingle un des nombreux internautes à avoir manifesté leur déception. Le site spécialisé français Gameblog évoque une « crainte […] malheureusement confirmée ». « Espérons qu’il y ait une (importante) amélioration par rapport aux précédentes éditions », relève poliment Polygon.
Face aux critiques, le community manager d’ATGames s’est défendu sur Twitter : « Je comprends le scepticisme mais je suis sûr que vous accepterez de changer d’avis une fois que les tests de la console et de ses versions internationales seront publiés. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-11">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ A l'avenir, le taux pourrait ne varier que de dix points de base. Le taux plancher, lui, serait fixé en valeur absolue.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Epargne : des pistes pour réformer le calcul du taux du Livret A

A l'avenir, le taux pourrait ne varier que de dix points de base. Le taux plancher, lui, serait fixé en valeur absolue.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h35
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Une fois de plus, la formule qui permet de fixer le taux d’intérêt du Livret A va être réformée. La justification est la même que par le passé : les pouvoirs publics souhaitent que cette formule de calcul s’applique réellement, aussi souvent que possible. Ils espèrent donc supprimer la dimension politique de la fixation du taux de ce produit d’épargne détenu par plus de 55 millions de personnes.
Le taux du Livret A obéit déjà à des règles de calcul très précises, basées sur les taux courts (l’Eonia) et le taux de l’inflation, et arrondi au quart de point le plus proche. La Banque de France le détermine traditionnellement le 15 janvier et le 15 juillet de chaque année, mais le gouverneur de la banque centrale ou le ministre des finances peuvent ne pas appliquer la formule. Si bien qu’à l’approche de la date fatidique la pression monte sur le locataire de Bercy, toujours réticent à valider une mesure aussi impopulaire que la baisse du taux de ce produit plébiscité par les Français.

Ces dernières années, la formule a été rarement appliquée. D’abord parce que les taux très bas et la faible inflation auraient tiré trop vigoureusement vers le bas la rémunération des épargnants, ensuite parce que l’inflation est repartie à la hausse et s’est écartée des taux de marché, anesthésiés par la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Or, si l’exécutif veut conserver un taux assez attractif pour les détenteurs de Livret A, il n’entend pas pénaliser les organismes de logement social avec des prêts à taux trop élevés.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé, fin 2017, de geler pendant deux ans (jusqu’à fin janvier 2020) la rémunération du Livret A, au taux historiquement bas de 0,75 %, pour offrir aux organismes de logement social des conditions de financement attractives en échange d’une baisse de leurs loyers. Et ce, afin de permettre à l’Etat de diminuer les aides personnalisées au logement.
Consensus assez large
Depuis,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-12">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le groupe américain s’est donné jusqu’au 31 mai pour s’entendre avec « les différentes parties » dans ce dossier et « permettre au projet d’avancer ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Le Canada en « discussions financières » avec Kinder Morgan pour garantir l’oléoduc Trans Mountain

Le groupe américain s’est donné jusqu’au 31 mai pour s’entendre avec « les différentes parties » dans ce dossier et « permettre au projet d’avancer ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 10h45
   





                        


Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, veut « réduire l’incertitude planant sur le projet » d’extension de l’oléoduc Trans Mountain, récemment suspendue par l’entreprise pétrolière américaine. Il a annoncé dimanche 16 avril que le Canada était en « discussions financières » avec Kinder Morgan dans ce but.
L’Alberta et la Colombie-Britannique, deux provinces de l’ouest du pays, sont engagées dans un bras de fer autour du projet depuis plusieurs mois. Le premier ministre canadien a souligné que l’extension de cet oléoduc représentait un « intérêt stratégique vital » pour son pays, tout en assurant que celui-ci « sera construit ».

        Lire aussi :
         

                Canada : coup dur pour l’oléoduc Trans Mountain



Le projet d’extension de Trans Mountain, qui prévoit le triplement de la capacité de l’oléoduc entre les sables bitumineux de l’Alberta et le port de Vancouver, fait face à l’opposition du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, des communautés autochtones et des groupes écologistes en raison de potentiels risques environnementaux.
« Arrangements financiers »
Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a répété qu’il poursuivra ses actions en justice pour empêcher l’extension sur son territoire. « Ma responsabilité est de défendre nos côtes et de défendre les intérêts des habitants de la Colombie-Britannique, et je le ferai jusqu’à ce que je ne sois plus premier ministre », a-t-il déclaré.
De leur côté, le gouvernement fédéral et l’Alberta ont entamé des « conversations très importantes » avec Kinder Morgan concernant des « arrangements financiers qui assureront que le projet soit mené à terme », a dit la Première ministre de cette province Rachel Notley. De plus, le chef du gouvernement fédéral a dit vouloir explorer « activement des voies législatives » afin de « renforcer l’autorité judiciaire du Canada » sur ce projet face au gouvernement de la Colombie-Britannique.
« Financer un projet voué à l’échec, l’imposer à une province, ne pas obtenir le consentement des Premières Nations et faire fi de la science est la recette idéale pour renforcer la crise actuelle », a pour sa part réagi dans un communiqué l’organisation écologiste Greenpeace suite à l’annonce de M. Trudeau.
Le projet de 7,4 milliards de dollars canadiens (4,8 milliards d’euros) du groupe américain Kinder Morgan est actuellement le seul pouvant à court terme permettre à l’industrie pétrolière de l’Alberta, troisième réserve d’or noir de planète, d’écouler sa production en augmentation croissante alors que le réseau canadien d’oléoducs est saturé.
Redoutant de nouveaux retards dans cette extension autorisée en 2016, Kinder Morgan avait suspendu début avril les travaux d’agrandissement de Trans Mountain, réclamant au gouvernement de la « clarté ». Le groupe américain s’est donné jusqu’au 31 mai pour s’entendre avec « les différentes parties » dans ce dossier et « permettre au projet d’avancer ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-13">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Emmanuel Macron reçoit lundi Justin Trudeau, le premier ministre canadien, dont le pays continue d’attirer les candidats français à l’expatriation.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Canada : la communauté française a doublé en quinze ans

EN UN GRAPHIQUE – Emmanuel Macron reçoit lundi Justin Trudeau, le premier ministre canadien, dont le pays continue d’attirer les candidats français à l’expatriation.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h13
    |

            Mathilde Damgé








                        


Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, sera en visite officielle en France dans le cadre de la préparation du G7, lundi 16 avril. Le Canada reste la sixième destination privilégiée des Français qui choisissent de s’expatrier, derrière la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne.
En quinze ans, le nombre de Français inscrits aux registres consulaires à Montréal, Québec, Toronto ou Vancouver a été multiplié par plus de deux, comme le montre le graphique ci-dessous. Montréal est même le quatrième consulat au monde où les Français sont les plus nombreux à s’être inscrits, avec près de 68 000 Français inscrits au registre consulaire, l’équivalent de la ville de Dunkerque.


	#container_15235318423{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15235318423{
		height:500px;
	}
	#container_15235318423 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15235318423 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15235318423.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15235318423.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15235318423 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Canada : une croissance régulière de la communauté française expatriée
L’inscription sur les registres consulaires n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour les séjours de plus de six mois et est indispensable pour pouvoir voter à une élection française.

Source : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15235318423",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3","#0386c3"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "nombre d’inscrits au registre des Français tenu par les consulats au Canada",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        45458
      ],
      [
        "",
        52017
      ],
      [
        "",
        60047
      ],
      [
        "",
        62364
      ],
      [
        "",
        60763
      ],
      [
        "",
        67200
      ],
      [
        "",
        63732
      ],
      [
        "",
        68075
      ],
      [
        "",
        69868
      ],
      [
        "",
        71404
      ],
      [
        "",
        79328
      ],
      [
        "",
        78647
      ],
      [
        "",
        83295
      ],
      [
        "",
        86837
      ],
      [
        "",
        92116
      ],
      [
        "",
        101541
      ],
      [
        "",
        103967
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " Français",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’inscription sur les registres consulaires n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour les séjours de plus de six mois et est indispensable pour pouvoir voter à une élection française.
Outre l’usage de la langue française, le Québec continue d’exercer une forte attraction sur les Français grâce à sa « qualité de vie, la facilité des démarches pour créer une entreprise », détaille le ministère des affaires étrangères. Autre atout, pour les étudiants : l’ouverture des universités à l’international. McGill, l’université anglophone de Montréal, compte 1 875 Français, soit le plus fort contingent d’étrangers, derrière ceux des Chinois et des Américains.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          A Montréal, l’université McGill séduit les étudiants français






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-14">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Mieux vaut être jeune et bien installé pour emprunter à un taux intéressant. Sinon, il faut prouver au banquier qu’on est un emprunteur responsable.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Crédit immobilier : quel profil faut-il présenter pour obtenir le meilleur taux ?

Mieux vaut être jeune et bien installé pour emprunter à un taux intéressant. Sinon, il faut prouver au banquier qu’on est un emprunteur responsable.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 07h15
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Trente-cinq ans, revenus confortables, compte en banque bien garni. Il ne s’agit pas de la petite annonce d’un site de rencontres mais du profil de l’emprunteur idéal. Car les banques sont toutes à la recherche du même type de clients en matière de crédit immobilier.
Il reste évidemment possible d’emprunter si l’on ne correspond pas à ce portrait-robot, mais à un taux moins favorable. « Les banques recherchent en priorité des jeunes, entre 25 et 35 ans. Elles peuvent leur accorder des décotes de 0,10 % à 0,15 % sur leur barème de taux pour les convaincre, dès lors que leurs revenus mensuels sont significatifs, à partir de 3 500 euros à deux », indique Cécile Roquelaure, directrice des études du courtier en crédit Empruntis.

        Lire aussi :
         

                Emprunter sur trente-cinq ans, une solution pour les primo-accédants ?



Une économie sur le taux qui peut sembler modeste en valeur absolue, mais qui se traduit par plusieurs milliers d’euros de gain sur le coût total du crédit, y compris dans l’environnement actuel de taux historiquement faibles. Ainsi, pour un emprunt de 200 000 euros sur vingt ans, le coût total du crédit baisse de 5 500 euros si le taux du crédit passe de 1,50 % à 1,25 %.
Un potentiel de rentabilité
L’engouement des banques pour les jeunes emprunteurs n’est pas le fruit du hasard : cette population représente un potentiel de rentabilité, car les banques pourront ensuite leur proposer des assurances (auto, multirisque habitation) et des placements. « Depuis début 2017, les établissements proposent des crédits à vingt-cinq ans à des taux à peine supérieurs à ceux sur vingt ans : il s’agit clairement d’attirer des primo-accédants », confirme Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com. Ces primo-accédants n’ont d’ailleurs pas toujours d’apport.
« Les banques attirent les professions libérales avec de très bons taux dans l’espoir de récupérer leur compte personnel mais aussi leur compte pro »
« Certains établissements se sont mis assez récemment au crédit immobilier. En phase de constitution de clientèle sur ce produit, ils se distinguent par des taux attractifs, y compris pour les emprunteurs sans apport », précise Cécile Roquelaure chez Empruntis. Mais dans la plupart des établissements, la présence d’un apport, au minimum égal à 10 % du prix de l’achat, couvrant les frais de notaires et de garantie, permet d’obtenir un meilleur taux.
Autre profil particulièrement apprécié des banques, les professions libérales, dès lors que leur activité est bien installée depuis au minimum trois ans. « Les banques les attirent avec de très bon taux dans l’espoir de récupérer à terme non seulement leur compte bancaire personnel mais aussi leur compte pro. Les bonifications sont de l’ordre de 0,15 % à 0,30 % selon les banques », décrypte Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

        Lire aussi :
         

                Quand acheter vaut mieux que louer



Actuellement, la Banque Tarneaud (groupe Crédit du Nord) propose des taux bonifiés pour les professions libérales. L’an dernier, BNP Paribas a mené une opération de conquête à destination des professions médicales et paramédicales dans le sud-est de la France.
« Marge de manœuvre »
« Société générale propose aux étudiants en médecine des prêts prévoyant une augmentation des mensualités dans le temps, au fur et à mesure que les revenus progressent. Cela ne leur permet pas de bénéficier d’un meilleur taux, mais ils peuvent emprunter des sommes supérieures », précise de son côté Pierre Chapon, cofondateur du courtier Pretto. Les investisseurs aussi sont choyés par les banques.
« Les grands réseaux nationaux leur proposent des prêts à 110 % (sans apport) à des taux bonifiés. Ils peuvent se permettre de gagner moins sur le crédit car ils pourront leur proposer d’autres produits et services comme des placements », ajoute Philippe Taboret chez Cafpi. Les fonctionnaires sont quant à eux particulièrement appréciés par les Banques populaires. « Ils bénéficient de taux inférieurs de 0,20 % à 0,30 %. De plus, la Casden peut leur apporter une solution de garantie très avantageuse », ajoute Pierre Chapon, de Pretto.

        Lire aussi :
         

                En France, une hausse des taux calmerait le marché immobilier



Au-delà de votre profil, le taux proposé par les banques dépend aussi de facteurs exogènes : un établissement peut être amené à conduire une politique commerciale très agressive pour rattraper son retard sur ses concurrents. Ou, au contraire, relever son barème le temps d’absorber un surplus de dossiers. Tout cela au niveau régional, y compris pour les réseaux nationaux comme BNP Paribas, LCL ou Société générale.
« Les directeurs régionaux bénéficient d’une marge de manœuvre par rapport à la politique commerciale décidée au niveau national. Cela peut se traduire par une décote de 0,50 % sur le barème », précise Maël Bernier chez Meilleurtaux. Un même emprunteur n’aura pas la même offre à Strasbourg qu’à Nantes pour la même enseigne. « Nos agences négocient par ailleurs des offres locales, valables sur de courtes périodes de deux à trois mois, avec certaines banques », ajoute Philippe Taboret, de Cafpi. Tant mieux pour les emprunteurs qui montent leur dossier précisément à cette période.
Malheureusement, la grande majorité des critères (âge, profession, revenus, etc.) pris en considération par les banques s’impose à vous : vous ne pouvez pas améliorer votre profil d’un coup de baguette magique pour obtenir un meilleur taux. Mais il reste possible de vous présenter sous votre meilleur jour.
Maximiser son apport
L’objectif est de prouver au banquier que vous êtes un emprunteur responsable. « Il faut bien entendu éviter d’être à découvert et montrer que l’on met de l’argent de côté régulièrement sur un compte d’épargne. De plus, mieux vaut solder ses crédits à la consommation pour optimiser sa capacité d’emprunt », conseille Pierre ­Chapon, chez Pretto. Soyez particulièrement vigilants les mois précédant la demande de crédit car les banques vérifient vos trois derniers relevés de compte pour étudier votre comportement.

        Lire aussi :
         

                Immobilier : vers un atterrissage en douceur



Pour maximiser votre apport, faites appel aux donations de parents et/ou de grands-parents, ou à débloquer votre épargne salariale. Il faut faire feu de tout bois pour atteindre au minimum les 10 % permettant de couvrir les frais d’acquisition et de garantie.
Pensez aussi à actionner tous les prêts aidés proposés par les régions ou les départements. « Certaines banques régionales proposent des crédits de 15 000 euros à 0 % aux emprunteurs bénéficiant du PTZ de l’Etat », complète Cécile Roquelaure d’Empruntis.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-15">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans la santé, l’éducation ou l’environnement, des salariés se lancent dans une formation continue pour répondre aux enjeux qui traversent leur profession et parfois même leur vie personnelle. Une quête de sens qui se double d’un besoin d’action.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La formation continue pour donner du sens à son métier

Dans la santé, l’éducation ou l’environnement, des salariés se lancent dans une formation continue pour répondre aux enjeux qui traversent leur profession et parfois même leur vie personnelle. Une quête de sens qui se double d’un besoin d’action.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 07h01
    |

                            Aude de Bourbon Parme








                        



   


La quête de sens est aussi un ­moteur dans le choix d’entamer une formation continue. Nombre de professionnels décident d’acquérir de nouvelles compétences qui répondent à des motivations per­sonnelles.
Une vingtaine de stagiaires s’inscrivent ainsi chaque année au master 2 santé publique « enfance, jeunesse : politiques et accompagnement », dispensé par l’Ecole des hautes études en santé publique. Au programme : délinquance juvénile, décrochage scolaire, manque de soutien des jeunes entre 21 et 25 ans…
« Alors qu’ils sont militants et investis dans des causes associatives, cette année d’étude leur permet de prendre de la distance, d’analyser, de mieux comprendre la réalité telle qu’elle est, et d’ainsi avoir des outils pour agir », explique Virginie Muniglia, enseignante-chercheuse responsable du master.
Accompagner l’évolution de son métier
Le diplôme universitaire (DU) « accompagnement à la parentalité » de l’université d’Angers, créé en 2016, est le seul diplôme universitaire permettant de répondre aux attentes de parents dé­munis, submergés par des « injonctions paradoxales » en termes d’éducation. Tout en répondant à des besoins de compétences identifiés par les partenaires du DU, le conseil régional, le CHU et des psychologues.
« L’une des particularités des formations continues à l’université est cette capacité à développer un esprit méthodologique d’analyse qui permet d’accompagner l’évolution de son métier », affirme Thierry Latouche, directeur de la formation continue de l’université d’Angers.
Le quatrième « plan autisme », annoncé le 6 avril, devrait donner un écho au DU « les troubles du spectre de l’autisme », de l’université de Strasbourg (Unistra). Mieux comprendre, mieux accompagner les personnes dans le domaine de la santé et changer les mentalités, telles sont les ­ambitions de ce DU.
« Face aux difficultés rencontrées par les établissements et les professionnels de san­té, les méthodes changent, veut croire Eric Bizet, docteur en psychologie et maître de conférences associé à l’Unistra. Grâce à une ­approche neurocomportementale, les enfants et adultes sont mieux diagnostiqués, leurs troubles mieux compris. Les stagiaires devenus experts aspirent à favoriser l’inclusion de ces personnes dans la vie ordinaire ». Tout en étant assurés de répondre à un besoin du marché du travail.
Comprendre la montée des ­conflits liés aux tensions religieuses est l’un des objectifs des stagiaires du DU « médiation socioreligieuse » piloté par la Faculté ­libre d’études politiques et en économie solidaire, en partenariat avec l’université alsacienne.
« Plus ­encore que comprendre, précise Isabelle Ullern, doyenne de la ­faculté, ils veulent approfondir leurs compétences pour intégrer ces questions dans leurs univers professionnels et agir en tant que médiateur dans les conflits. Ils sont médiateurs scolaires, travailleurs sociaux, urgentistes, infirmiers, directeurs d’établissement pénitentiaire, responsables de formation ou de milieux associatifs mais aussi élus. »
Bien-être au travail et respect de l’environnement sont des enjeux majeurs pour les stagiaires du mastère spécialisé « management global RSE et développement durable » proposé par l’Ecole des ­mines, à Paris.
Transformer leurs actions isolées en leviers pour l’entreprise
« La majorité de nos stagiaires ont déjà commencé à chercher du sens dans leur travail. Parce que nous sommes une école d’ingénieurs, ils viennent chez nous pour s’outiller et transformer leurs actions isolées en un levier pour leur entreprise, témoigne Jasha Oosterbaan, directrice de l’Institut supérieur d’ingénierie et de gestion de l’environnement, intégré à Mines ParisTech. Le master apporte depuis dix ans des outils pour que les enjeux de santé, de sécurité et de qualité au travail, tout autant que les enjeux environnementaux, soient bien pris en compte au sein de l’entreprise et ­remontent au niveau stratégique. »
Ces stagiaires «décident de ne plus être objet mais sujet de leur ­devenir».
Se former, comprendre, acquérir des compétences pour pouvoir agir. Ces stagiaires « décident de ne plus être objet mais sujet de leur ­devenir », résume Ali Armand, coresponsable du DU « sciences humaines et sociales » à l’université Paris-Nanterre.
La majorité d’entre eux sont des femmes, remarquent les personnes interviewées. Pour Ali Armand, « elles sont plus attentives à la recherche de sens ». Eric Bizet est moins affirmatif : « Il y a une majorité de femmes dans ma formation car elles sont majori­taires dans le milieu médico-social. ­Elles ont une plus grande appétence pour les métiers du soin, de l’accompagnement et de l’éducation », reconnaît-il. Mais ces domaines sont aussi moins attractifs pour les hommes, « car les salaires y sont plus faibles, justement parce que ce sont les femmes qui y ­travaillent principalement ».

Découvrez notre dossier spécial formation continue diplômante
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 12 avril, un supplément dédié à la formation continue dipômante. Car le projet de loi « avenir professionnel », qui sera présenté le 27 avril en conseil des ministres, impose une nouvelle philosophie, celle de salariés en mouvement « tout au long de leur vie », pour qui les diplômes et certifications seront une garantie d’emploi.
Les différents articles du supplément sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Formation des cadres et Le Monde.fr Economie, rubrique Emploi/Formation.

        Lire aussi :
         

          Un diplôme, sinon rien !




        Lire aussi :
         

          Université, l’éternel chantier de la formation continue




        Lire aussi :
         

          La tentation d’un nouveau départ professionnel




        Lire aussi :
         

          La formation continue pour donner du sens à son métier




        Lire aussi :
         

          Sportifs et artistes : le défi d’une deuxième carrière








                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-16">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans le combat que se livrent la Chine et les Etats-Unis, s’affrontent deux conceptions de la marche du monde. Avec un même objectif : le leadership planétaire, souligne notre éditorialiste Stéphane Lauer dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Commerce mondial : « Trump joue au poker, Xi Jinping fait une partie de jeu de go »

Dans le combat que se livrent la Chine et les Etats-Unis, s’affrontent deux conceptions de la marche du monde. Avec un même objectif : le leadership planétaire, souligne notre éditorialiste Stéphane Lauer dans sa chronique.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 07h10
    |

            Stéphane Lauer








                        



                                


                            

Chronique. Pour avoir une chance de gagner une partie, il faut au minimum savoir à quel jeu l’on joue. Dans le bras de fer commercial dans lequel se sont lancés les Etats-Unis avec la Chine, cela n’a rien d’évident. Tandis que Donald Trump croit s’asseoir à une table de poker, Xi Jinping semble poursuivre une partie de jeu de go. Deux cultures et deux conceptions de la marche du monde que tout oppose et qui ont pourtant le même objectif : le leadership planétaire.
Une partie de poker se gagne grâce à la chance et au bluff, tandis que, dans le jeu de go, tout est question de stratégie et de patience, en encerclant l’adversaire pour conquérir des « territoires ». Depuis qu’il a lancé sa croisade contre la Chine, M. Trump donne l’impression de jouer au second avec les règles du premier. Quand Pékin avance ses pions de façon méthodique, le président américain alterne menaces et flatteries en espérant tordre le bras à son adversaire, tout en désorientant ses alliés.
Lorsque M. Trump a déboulé dans le saloon des relations internationales, il avait deux convictions. La première était que son principal partenaire de jeu était un tricheur invétéré. La seconde consistait à se persuader que, pour gagner, il suffirait de faire croire qu’il avait un carré d’as pour que tous les joueurs se couchent. La réalité se révèle plus compliquée.
À force de caricaturer la Chine, Donald Trump a fini par perdre toute crédibilité
L’assertion selon laquelle Pékin ne joue pas à la loyale n’est pas fausse. La Chine a une conception très relative du respect des droits de propriété intellectuelle et exige systématiquement des transferts de technologie de la part des investisseurs étrangers. Il est également évident que les entreprises d’Etat, gavées de subventions publiques, représentent une part substantielle de son économie. Mais à force de caricaturer la Chine, M. Trump a fini par perdre toute crédibilité.

L’énorme déficit commercial...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-17">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le président a réaffirmé, dimanche soir, sa détermination à mener à terme la transformation de la société ferroviaire nationale en société anonyme et à mettre fin au statut des cheminots.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


SNCF, une réforme invendable pour le gouvernement

Le président a réaffirmé, dimanche soir, sa détermination à mener à terme la transformation de la société ferroviaire nationale en société anonyme et à mettre fin au statut des cheminots.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h47
    |

                            Éric Béziat, 
Philippe Jacqué et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’Etat ira jusqu’au bout de sa réforme du système ferroviaire. Dimanche 15 avril, Emmanuel Macron a réaffirmé sa détermination à mener à terme la transformation de la SNCF en société anonyme, à ouvrir le secteur du transport ferroviaire des passagers à la concurrence et à mettre un terme au statut des cheminots. « Plus la réforme sera ambitieuse, plus l’Etat reprendra la dette en échange », a assuré le président de la République.
La négociation en cours devait permettre de fixer le niveau de reprise de la dette à partir du 1er janvier 2020, date d’application de la loi sur le nouveau pacte ferroviaire qui doit être votée en première lecture, mardi 17 avril. Ces annonces seront-elles suffisantes pour mettre un terme au mouvement de grève perlée des cheminots ? Rien n’est moins sûr.
C’est qu’Emmanuel Macron, et l’ensemble du gouvernement, est toujours englué dans une réforme, demandée de longue date au plus haut niveau de l’entreprise publique, mais sortie du chapeau par le résident du palais de l’Elysée. Lors de la campagne, le candidat d’En marche ! s’était contenté de dire qu’il voulait « donner à chacun la possibilité de se déplacer » et « poursuivre le redressement entamé dans le secteur ferroviaire ». Pas un mot sur la SNCF.

« Notre programme ne rentrait pas dans les détails de la réforme mais la promesse y était, assure pourtant Gilles Le Gendre, député de Paris et vice-président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale. Dans la “grande marche”, à l’été 2016, les difficultés de transport figuraient en tête des préoccupations des Français. Améliorer la mobilité sans toucher à la SNCF : une gageure ! »
Une dette insoutenable
Minée par une dette insoutenable de 54,5 milliards d’euros, l’entreprise publique demandait de longue date la reprise par l’Etat de ce fardeau, mais elle a toujours fait face à un refus ferme de Bercy. Le ministère des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-18">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Investissements, productivité, dette : la société française ne s’en sort pas si mal face à la Deutsche Bahn allemande et aux Ferrovie dello Stato italiens.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/04/2018
Découvrir l’application


                        

Face aux compagnies ferroviaires européennes, la SNCF soutient la comparaison

Investissements, productivité, dette : la société française ne s’en sort pas si mal face à la Deutsche Bahn allemande et aux Ferrovie dello Stato italiens.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 11h44
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Comparaison n’est pas raison. Ce vieil adage n’a jamais été aussi vrai que dans le cas de la SNCF. Alors que le gouvernement prépare l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire, regarder comment ces réformes se sont déroulées chez nos voisins européens peut-être riche d’enseignements. « Mais il ne faut jamais oublier que la France est très différente de ces pays. Elle présente des caractéristiques géographiques et démographiques sans grand rapport avec ce que sont l’Allemagne ou l’Italie », prévient Bernard Soulage, le président du conseil scientifique du Groupement des autorités responsables de transports (GART).
Cette mise en garde faite, l’analyse d’indicateurs calculés à partir de l’état financier des trois grandes sociétés européennes de chemin de fer permet de souligner les forces et faiblesses de chacun. Nous nous sommes intéressés aux résultats financiers de deux anciens grands monopoles actuellement en situation de concurrence : la Deutsche Bahn (DB), en Allemagne, et ses 310 935 salariés et Ferrovie dello Stato (FS), en Italie (74 436 salariés). A ce petit jeu, la SNCF (271 090 salariés) soutient largement la comparaison, sachant que c’est l’ensemble des groupes qui a été étudié (SNCF intègre ainsi Keolis et Geodis, la DB inclut Arriva, et Schenker…).
Investissements : la SNCF en pointe
Depuis trois ans, la France, l’Allemagne ou l’Italie ont lancé de vastes plans d’investissements pour le ferroviaire. Après l’Allemagne, qui a annoncé son intention de dépenser 50 milliards d’euros entre 2015 et 2020 pour le rail, l’Italie a dévoilé en 2016 un plan d’investissements de dix ans de 94 milliards d’euros. La France n’est pas en reste : en 2017, le gouvernement prévoit 46 milliards d’euros sur les dix ans à venir. Si l’on ajoute le matériel et d’autres achats, la somme gonfle encore.
Cependant, à la lecture des comptes des trois entreprises, on constate que l’entreprise française est celle qui investit le plus en proportion de son chiffre d’affaires. Cela explique, en partie, que les trains de grandes lignes sont plus ponctuels en France (84,96 %) qu’en Allemagne (78,5 %). La SNCF consacre quelque 15,3 % de ses revenus à l’investissement, contre 11,9 % à FS et moins de 9 % à la DB. Cet écart s’explique par le fait que les gouvernements allemand ou italien subventionnent bien plus les travaux liés au réseau.
Efficacité : les cheminots français plus productifs que les allemands
Pour démontrer l’efficacité opérationnelle des trois entreprises, on divise l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), c’est-à-dire les résultats dégagés après le paiement de toutes les charges et avant imputation d’investissements et des frais financiers, par l’effectif de chaque opérateur. Ce calcul nous apprend deux choses. Tout d’abord, ce sont les chemins de fer italiens qui sont aujourd’hui considérés comme les plus performants économiquement. En moyenne, un cheminot italien dégage une marge opérationnelle de 31 000 euros, alors qu’un français se rapproche de 17 000 euros et qu’un salarié de la DB produit 15 000 euros de marge par an.
Bref, malgré un personnel majoritairement au statut, les cheminots français sont aujourd’hui plus productifs que leurs homologues allemands, qui ne sont plus recrutés au statut depuis 1995. Mieux, l’Etat fédéral allemand paie le surcoût lié aux employés encore fonctionnaires dans l’entreprise. En clair, l’extinction du statut n’apparaît pas comme une condition sine qua non pour améliorer la productivité de l’opérateur français.
Dette : la SNCF emprunte à meilleur prix
Avec 54,5 milliards d’euros de dette, le réseau ferroviaire français est de loin le plus endetté. FS affiche une ardoise de 7,2 milliards d’euros, et DB une dette de 18,6 milliards d’euros. Le montant plus faible de DB s’explique par l’histoire. Quand l’Allemagne réunit les compagnies publiques ferroviaires de RFA et de RDA, en 1993, Berlin décide de délester la nouvelle société de sa dette, qui équivalait à 17,6 milliards d’euros, pour repartir à zéro.
Un quart de siècle plus tard, la DB s’est rendettée de manière importante pour réinvestir, mais elle le peut, car cela équivaut à 3,8 années d’Ebitda. L’Italie est pour sa part à 3,1 années d’Ebitda, quand la France a besoin de 11,9 ans de marge opérationnelle pour couvrir sa dette… Afin de devenir une société anonyme, la SNCF devra réduire sa dette de manière importante pour ramener ce ratio à un maximum de 5 à 7 ans d’Ebitda, ce qui implique la reprise d’une partie de la dette par l’Etat.
Cela dit, grâce à son statut actuel d’établissement public, la SNCF emprunte au même taux que l’Etat, soit à meilleur prix que la DB. Ainsi, la compagnie nationale paie chaque année à peine deux fois plus de frais financiers pour une dette trois fois plus importante. Lorsqu’elle sera transformée en société anonyme, la SNCF empruntera à un taux plus élevé, ce qui alourdira ses frais financiers.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-19">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le projet de loi Pacte, présenté en mai, devrait inclure la redéfinition de l’objet social de l’entreprise. Des sociétés et leurs salariés souhaitent donner plus de sens à leur action… et séduire de nouveaux clients.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’avènement des entreprises à mission

Le projet de loi Pacte, présenté en mai, devrait inclure la redéfinition de l’objet social de l’entreprise. Des sociétés et leurs salariés souhaitent donner plus de sens à leur action… et séduire de nouveaux clients.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 17h57
    |

                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            

Votre mission, si vous l’acceptez : « Proposer des produits et services pour la maison au bénéfice de l’homme et de la planète. Mobiliser notre écosystème, collaborer et agir pour inventer de nouveaux modèles de consommation, de production et d’organisation. » Depuis novembre 2017, la feuille de route des collaborateurs de la Camif n’est plus seulement de vendre des meubles ou du linge de maison par le biais d’Internet. La Camif est en effet l’une des deux premières entreprises françaises, avec le groupe Nutriset, spécialiste de l’alimentation, à s’être dotées dans leurs statuts d’un « objet social étendu », qui va bien au-delà de l’objectif couramment poursuivi par les firmes : faire des profits.
Ces deux entreprises ont une longueur d’avance. Dans la foulée du rapport rédigé par Jean-Dominique Senard, président du groupe Michelin, et Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de Vigeo-Eiris, le projet de loi Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », qui devrait être présenté en conseil des ministres le 16 mai ou le 23 mai, pourrait comprendre une disposition de taille : la réécriture de l’article du Code civil qui définit l’objet de l’entreprise, afin que celui-ci puisse mieux tenir compte « des enjeux sociaux et environnementaux de son activité ».

Par ailleurs, mais sans qu’il s’agisse d’une obligation, « les statuts [pourraient] préciser une raison d’être dont la société entend se doter pour décrire son activité ». Mais cette mesure mécontente le patronat. « On dépossède les associés et les actionnaires de leurs prérogatives. On prend leurs droits à ceux qui apportent les moyens de production », a même déclaré Jean-Charles Simon, l’un des neuf candidats à la présidence du Medef.
Changement de paradigme
« Pour comprendre pourquoi nous nous sommes lancés dans cette aventure,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/16/19-20">
<filnamedate="20180416"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180416"><AAMMJJHH="2018041619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les fondations actionnaires d’entreprises sont encore une exception en France, alors qu’elles sont monnaie courante au Danemark, en Allemagne ou en Suisse. Une spécificité qui change du tout au tout la culture de l’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La fondation, gardienne des consciences

Les fondations actionnaires d’entreprises sont encore une exception en France, alors qu’elles sont monnaie courante au Danemark, en Allemagne ou en Suisse. Une spécificité qui change du tout au tout la culture de l’entreprise.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 17h00
    |

                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            
Aux abords de la quarantaine, Pascal Lorne, entrepreneur à succès, s’est trouvé confronté à une question existentielle. « J’avais de quoi arrêter de travailler pendant plusieurs générations. Il fallait que je trouve que faire de mon temps et de mon argent. » Ses convictions lui soufflent la réponse : « De la même manière que je me suis réalisé d’un point de vue financier, je peux maintenant me réaliser en faisant le bien commun. » Cet ancien chef scout – l’expérience la plus importante de sa vie, selon lui – prend alors une décision radicale : placer la totalité de l’argent issu de la vente de sa société dans une holding en cours de transformation en fonds de dotation, dont ses enfants n’hériteront donc pas. 
Fondation ou fonds de dotation, le principe est le même : le capital est « verrouillé », et surtout la fondation veille à préserver la mission d’intérêt général qui lui a été affectée à sa création
Ce fonds est aujourd’hui le premier actionnaire de Gojob, une agence d’intérim 100 % numérique dont l’objectif est de ramener les personnes en difficulté vers l’emploi. Très proche juridiquement d’une fondation, le fonds de dotation a ceci de différent (entre autres) qu’il « permet au fondateur de rester à la manœuvre ».
Mais, fondation ou fonds de dotation, le principe est le même : le capital est « verrouillé », et surtout la fondation veille à préserver la mission d’intérêt général qui lui a été affectée à sa création. En effet, la fondation est l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident d’affecter des biens, droits ou ressources à une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif, sous le contrôle vigilant des pouvoirs publics.
Une spécificité qui, selon Pascal Lorne, change du tout au tout la culture de l’entreprise : « En termes de positionnement vis-à-vis des salariés ou des clients, ce n’est pas du tout pareil de travailler pour un patron qui s’enrichit...




                        

                        

