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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’intervention militaire du 14 avril, justifiée par l’usage présumé d’armes chimiques, pose la question de sa légalité.
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Quel cadre juridique pour les frappes en Syrie ?

L’intervention militaire du 14 avril, justifiée par l’usage présumé d’armes chimiques, pose la question de sa légalité.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 18h58
    |

                            Baptiste Decharme








                        


Samedi 14 avril, la France, avec ses alliés américains et britanniques, a frappé le territoire syrien. Plusieurs missiles ont été lancés sur des sites de production, de stockage et de recherche d’armes chimiques. Pourtant, la question de la légalité de ces frappes vis-à-vis du droit international se pose.
Comment les frappes ont-elles été justifiées ?
Les frappes occidentales constituent une réponse à l’attaque chimique présumée, perpétrée à Douma, dans la Ghouta orientale, le 7 avril, et attribuée au régime de Bachar Al-Assad. La France et ses alliés ont dit avoir des « preuves » de l’utilisation d’agents chimiques et de la responsabilité de Damas.
Interrogé sur BFM-TV, RMC et Mediapart dimanche, Emmanuel Macron a affirmé que l’usage d’armes chimiques constituait un « danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective ». Questionné sur la légalité des attaques françaises dans le cadre du droit international, il a estimé avoir agi « de façon légitime dans un cadre multilatéral ». « C’est la communauté internationale qui est intervenue », a-t-il affirmé.
Le président américain, Donald Trump, et la première ministre britannique, Theresa May, affirment, eux aussi, avoir défendu leurs intérêts et agi dans « le droit et la légalité ». Il s’agissait de garantir les droits humanitaires du peuple syrien, a ajouté Mme May.
Les armes chimiques sont-elles interdites ?
Pour les trois capitales occidentales, l’utilisation d’armes chimiques constitue une « ligne rouge ». « L’utilisation des armes chimiques constitue la violation d’une norme fondamentale du droit international et du droit humanitaire, a justifié le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. L’emploi de ces armes de terreur transgresse des conventions parmi les plus anciennes. (…) La fabrication et l’utilisation de ces armes représentent une menace pour la paix et la sécurité internationale. »
Le protocole de Genève de 1925 et la convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), signée à Paris en 1993, prohibent, en effet, l’utilisation, mais aussi le stockage et la production de telles armes. La grande majorité des Etats a ratifié la CIAC et a normalement détruit ses stocks de munitions chimiques.
La Syrie n’a accédé à cette convention qu’en 2013, après l’adoption de la résolution 2118 de l’ONU, lui demandant de coopérer avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de cesser d’utiliser des armes chimiques.
Que dit la Charte des Nations unies ?
La Charte des Nations unies, adoptée en 1945, établit plusieurs principes fondateurs du droit international. Selon celle-ci, la réponse armée à un conflit doit intervenir au dernier moment, après avoir notamment négocié de manière diplomatique. C’est le Conseil de sécurité qui est le garant de la paix, et, à ce titre, peut décider d’employer la force pour la rétablir. Ainsi, l’article 42 de la Charte dispose que le Conseil « peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales ». Il peut aussi prononcer des sanctions, notamment économiques, contre certains pays. Selon la Charte, un Etat n’a pas le droit d’intervenir de manière unilatérale.
Mais elle reconnaît le droit de légitime défense de n’importe quel Etat qui serait agressé. Il doit, cependant, se pencher sur une solution pacifique pour régler un tel conflit. Cette légitime défense avait notamment été invoquée par François Hollande pour frapper la Syrie en 2015.
Comment s’explique l’absence de résolution de l’ONU ?
Le Conseil de sécurité a été saisi de nombreuses fois depuis le début du conflit syrien, pour proposer une gestion pacifique et diplomatique. Quelques résolutions ont été adoptées, comme celle qui « réclamait » un cessez-le-feu de trente jours, en février. Mais elles sont, en général, peu ambitieuses et n’autorisent pas l’usage de la force.
En effet, pour qu’une résolution soit adoptée, il faut que neuf des quinze membres du Conseil de sécurité votent en faveur de celle-ci, et qu’aucun des cinq membres permanents − Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie − ne pose son veto. Une situation compliquée alors que la Russie soutient le régime syrien en place : au total, ce sont douze résolutions qui ont été bloquées par la Russie au sujet de la Syrie depuis 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, s’est aligné sur le gouvernement sortant de centre gauche, qui s’est dit solidaire de Washington.
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Les frappes en Syrie compliquent encore la guerre de position au Parlement italien

Le chef de file du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, s’est aligné sur le gouvernement sortant de centre gauche, qui s’est dit solidaire de Washington.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 18h35
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Même là-dessus, ils ne sont pas arrivés à se mettre d’accord. Quelques heures à peine après l’annonce des frappes aériennes sur la Syrie, décidées par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril, les dirigeants politiques de la droite italienne ont affiché une fois de plus au grand jour leur désunion et la profondeur de leurs divergences en matière de politique internationale.
Premier à réagir, le chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, dénonçait dès samedi matin sur Twitter, en termes fort peu diplomatiques, ces frappes aériennes : « Nous cherchons encore les “armes chimiques” de Saddam Hussein, nous payons encore pour la folle guerre de Libye, et un individu à la gâchette facile persévère avec des “missiles intelligents”, aidant par la même occasion des islamistes presque défaits… c’est de la folie, arrêtez-vous ! »

Stanno ancora cercando le "armi chimiche" di Saddam, stiamo ancora pagando per la folle guerra in Libia, e qualcuno… https://t.co/55eUU3wrYv— matteosalvinimi (@Matteo Salvini)


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Venant d’un dirigeant qui n’a jamais caché son refus des sanctions contre la Russie et plus généralement sa sympathie pour le régime de Vladimir Poutine, la déclaration n’est pas franchement surprenante. Mais voilà, depuis le 4 mars, Matteo Salvini a changé de statut. Devenu, à la faveur de ses 17 % des suffrages, l’homme fort de la droite et son prétendant officiel à la charge de président du Conseil, Matteo Salvini s’exprime désormais en tant que potentiel premier ministre, ce qui change forcément le poids de ses paroles.
« Médiation »
Quelques heures plus tard, son principal partenaire au sein de la coalition, l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi, faisait entendre une musique très différente, dans une tribune publiée dans le Corriere della Sera, où, sans condamner ouvertement la Russie, il réaffirme sa solidarité avec les principales puissances occidentales. Dans le même temps, il appelle l’Italie à se doter d’un gouvernement menant « une médiation entre les Etats-Unis, Moscou et l’Union européenne ». Matteo Salvini pourrait-il être l’homme d’une telle position diplomatique ? Rien n’est moins sûr.

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Allié – en théorie – avec la Ligue de Matteo Salvini, très hostile à l’atlantisme traditionnel de la diplomatie italienne, le président de Forza Italia reste, lui, en ligne avec la position du président du Conseil Paolo Gentiloni, qui n’a pas souhaité se joindre à l’initiative menée par les Etats-Unis, laquelle « ne peut pas et ne doit pas conduire à une escalade », tout en réaffirmant sa solidarité de principe avec Washington.
Changement d’époque au Mouvement 5 étoiles
Le plus étonnant, finalement, est peut-être l’attitude du Mouvement 5 étoiles (M5S), autre grand vainqueur des élections italiennes, qui par le passé n’avait pas manqué de dénoncer l’alignement de l’Italie sur les Etats-Unis et son asservissement à l’OTAN. Fidèle à la stratégie d’« institutionnalisation » du mouvement, qu’il mène depuis plusieurs mois, le chef de file de la formation, Luigi Di Maio, a adopté une ligne similaire en tout point avec celle du gouvernement de centre gauche, dont la diplomatie était encore, il y a quelques mois encore, accusée de tous les maux.
Ce faisant, il confirmait le changement d’époque qu’il entend incarner, après des années d’opposition systématique. Dans le même temps, il donne plus d’arguments au front grandissant de ceux qui, à gauche, appellent à une alliance entre le PD et le M5S, pour conjurer le péril Salvini.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Egérie de la lutte contre l’apartheid, Winnie Madikizela-Mandela, la « mère de la nation », laisse tout un peuple orphelin.
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Winnie Mandela, à jamais dans le cœur des Sud-Africains



Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-04-16T18:14:54+02:00"

        Le 16.04.2018 à 18h14






Durée : 04:44 | 

Depuis la mort de Winnie Madikizela-Mandela, le 2 avril, jusqu’à son enterrement, samedi 14 avril à l’Orlando Stadium de Soweto, les Sud-Africains ont eu douze jours pour faire le deuil de cette personnalité inclassable, critiquée pour ses excès de violence et marginalisée ces dernières années par le parti de son ex-mari Nelson Mandela. Le décès de la « mère de la nation », dont l’histoire est intimement liée à celle de l’Afrique du Sud, a provoqué une ferveur inattendue, alors que ses idées et son radicalisme ont de nouveau le vent en poupe.


                

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Députés et sénateurs se réunissent, lundi 16 avril, moins de trois jours après l’intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique syrien.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Des manifestations agitent le pays depuis octobre 2017 pour demander « l’abrogation » de la loi de finances que les protestataires jugent « antisociale ».
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Compte rendu

Au Niger, trois militants de la société civile arrêtés après une manifestation interdite

Des manifestations agitent le pays depuis octobre 2017 pour demander « l’abrogation » de la loi de finances que les protestataires jugent « antisociale ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-16T17:28:14+02:00"

        Le 16.04.2018 à 17h28






    
Le président nigérien Mahamadou Issoufou, à Niamey, le 23 décembre 2017.
Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP


Trois militants de la société civile nigérienne ont été arrêtés dimanche 15 avril après des heurts à Niamey entre la police et des manifestants qui ont bravé l’interdiction d’une marche contre la loi de finances, ont indiqué lundi leurs proches. Il s’agit d’Ibrahim Diori, membre d’Alternative Espaces Citoyens, Maikoul Zodi, coordinateur pour le Niger de la campagne Tournons la page, et Abdourahamane Idé Hassane, dirigeant d’une association de jeunesse. Des télévisions locales et une source sécuritaire ont confirmé ces trois arrestations.
« Résistance citoyenne »
Les autorités avaient interdit la manifestation de dimanche pour « des raisons de sécurité ». Mais les organisateurs de la contestation ont dénoncé « le caractère illégal » de l’interdiction et appelé leurs militants et à « organiser la résistance citoyenne ». Ils avaient projeté d’organiser « une marche et un sit-in » devant le Parlement « jusqu’à minuit ». Le 25 mars, les quatre principales figures de la fronde contre la loi de finances avaient déjà été arrêtées, dans des circonstances similaires.

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Depuis octobre 2017 et la préparation du budget 2018, un collectif de la société civile, l’opposition politique et quelques syndicats organisent régulièrement des manifestations pour demander « l’abrogation » de la loi de finances qu’ils jugent « antisociale ».
Les protestataires reprochent au gouvernement d’avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et d’avoir « accordé des cadeaux fiscaux d’une vingtaine de milliards de francs CFA » (une trentaine de millions d’euros) aux compagnies de téléphonie.
Début avril, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait estimé que la loi de finances 2018 était « contestée » par « une minorité » des Nigériens et qu’elle « répond [ait] aux aspirations du peuple ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le chef de l’Etat va présenter mardi ses projets de réformes de l’UE devant le Parlement de Strasbourg.
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édition abonné


Paris tente de relancer l’« effet Macron » en Europe

Le chef de l’Etat va présenter mardi ses projets de réformes de l’UE devant le Parlement de Strasbourg.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 16h45
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Relancer la dynamique des réformes dans l’Union européenne (UE) alors qu’elle s’essouffle sérieusement. C’est l’objectif de l’exercice auquel se livrera Emmanuel Macron au Parlement européen, à Strasbourg, mardi 17 avril, lors d’un discours suivi d’un débat très attendu par les députés européens. L’intervention est un moment important pour le président, qui a placé la transformation de l’UE au cœur de sa stratégie. Mais six mois après avoir salué son discours de la Sorbonne, les autres dirigeants européens sont de plus en plus réticents à suivre l’ambitieux chemin qu’il avait alors tracé. Le statu quo menace, à un an du scrutin des européennes de mai 2019.
M. Macron devrait souligner dans sa prise de parole à quel point le moment est crucial pour l’UE, cernée par des défis multiples : un partenaire américain imprévisible, la Russie de plus en plus menaçante, la guerre en Syrie… « L’idée n’est pas de refaire un discours de la Sorbonne, mais d’insister sur l’urgence à agir, la nécessité de développer un modèle européen démocratique », insiste-t-on à l’Elysée.

Face aux désordres du monde, « l’Europe veut-elle s’affirmer, ou au contraire rester en position de défense ? C’est un débat fondamental », insiste un diplomate bruxellois. La France de Macron a choisi le volontarisme : elle frappe en Syrie, veut que Bruxelles réplique aux menaces de taxes sur l’acier et l’aluminium du président américain, Donald Trump, et insiste pour que les GAFA, champions de l’évasion fiscale, soient soumis à un impôt spécifique.
Mais les autres dirigeants ne manifestent pas autant d’entrain. En septembre 2017, ils étaient pourtant nombreux à avoir salué le discours de la Sorbonne et ses dizaines de propositions (taxe carbone aux frontières, listes transnationales pour les européennes, relance de l’intégration de la zone euro, etc.). Mais le contexte était différent : à Bruxelles, on espérait que la victoire d’Emmanuel Macron marque un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Députés et sénateurs se réunissent moins de trois jours après l’intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique syrien.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le navire de l’organisation non gouvernementale espagnole est bloqué depuis la mi-mars au port sicilien de Pozzalo en raison de soupçons d’aide à l’immigration clandestine.
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La saisie du navire de l’ONG Proactiva, « Open-Arms », annulée par la justice italienne

Le navire de l’organisation non gouvernementale espagnole est bloqué depuis la mi-mars au port sicilien de Pozzalo en raison de soupçons d’aide à l’immigration clandestine.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 16h27
   





                        



   


Un juge de Raguse, en Sicile, a annulé, lundi 16 avril, le placement sous séquestre du navire de l’organisation non gouvernementale Proactiva Open-Arms, bloqué depuis la mi-mars au port de Pozzallo en raison de soupçons d’aide à l’immigration clandestine, a annoncé cette ONG espagnole.
Trois responsables de l’ONG – son fondateur, le chef de mission et le capitaine du bateau – sont visés par une enquête après une opération de sauvetage au cours de laquelle les secouristes de Proactiva Open-Arms ont refusé de confier aux gardes-côtes libyens des migrants secourus au large de la Libye.
Lundi, le juge a fait valoir que la Libye n’était « pas encore en mesure de réaccueillir les migrants secourus dans le respect de leurs droits fondamentaux » et estimé que l’ONG avait donc agi en « état de nécessité ». « Ce n’est qu’un premier pas et une bonne nouvelle. L’Open-Arms est libéré, mais les enquêtes du parquet de Catane pour association de malfaiteurs et de celui de Raguse pour aide à l’immigration clandestine se poursuivent », a commenté sur Twitter Oscar Camps, le fondateur de l’ONG.
Opération de sauvetage controversée
L’opération de sauvetage controversée a eu lieu le 15 mars, lorsque les gardes-côtes italiens ont signalé à l’Open-Arms deux embarcations en détresse à 73 milles marins au large de la Libye, avant de préciser que Tripoli se chargeait de la coordination des opérations.
L’Open-Arms a commencé à secourir les migrants puis a refusé de les transférer à une vedette libyenne arrivée plus tard. Les parquets de Catane et de Raguse estiment que les migrants auraient dû débarquer à Malte, le port sûr le plus proche, et reprochent à l’Open-Arms d’avoir tout fait pour les conduire en Italie, ce à quoi l’ONG répond que Malte n’accepte que les urgences médicales.

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« Sauver des vies n’est pas un crime »
En Espagne, le blocage de l’Open-Arms a suscité un mouvement de soutien autour du slogan « sauver des vies n’est pas un crime », avec des manifestations et une pétition en ligne qui a recueilli plus de 312 000 signatures, dont celles des acteurs Penelope Cruz et Javier Bardem.
Il y a un an, une dizaine de navires d’ONG patrouillaient au large de la Libye. Désormais, il n’en reste plus que deux : l’Aquarius de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières et le Sea-Watch de l’ONG allemande éponyme.

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                Plusieurs ONG suspendent le sauvetage de migrants en Méditerranée



L’Open-Arms était le deuxième saisi par la justice italienne après le Iuventa de l’ONG allemande Jugend Rettet, l’été dernier. D’autres ONG ont suspendu leurs opérations en raison des menaces croissantes de la marine libyenne et de la baisse des départs (– 60 % depuis l’été 2017).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les Vingt-Huit ont réitéré leur soutien à l’opposition syrienne dans la recherche d’une solution négociée au conflit.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Syrie : des ministres européens unanimes, mais seulement pour « comprendre » l’action militaire

Les Vingt-Huit ont réitéré leur soutien à l’opposition syrienne dans la recherche d’une solution négociée au conflit.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 15h15
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, envoyé spécial)








                        



   


Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), réunis lundi 16 avril à Luxembourg, avaient un menu chargé avec deux dossiers qui les divisent – la relation avec la Russie et l’éventuel aménagement de l’accord nucléaire iranien – et un autre qui semblait susceptible de dégager un relatif consensus, à savoir la Syrie, après les opérations militaires menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril. 
« L’UE et les Etats membres nous ont soutenus, l’Europe est une dans ce moment de grande gravité », a brièvement expliqué le chef de la diplomatie français, Jean-Yves Le Drian, moins disert que jamais.
Lui et ses collègues ont approuvé de très longues conclusions. S’ils sont unanimes pour condamner le recours à des armes chimiques, ils le sont beaucoup moins sur la nécessité et l’efficacité des frappes menées contre l’arsenal du régime de Bachar Al-Assad. En filigrane, la qualification de l’attitude de la Russie et son possible rôle dans une solution politique au conflit syrien ont aussi fait l’objet d’appréciations diverses de la part des Vingt-Huit.
Action « circonscrite »
Au sujet des bombardements, les ministres disent « comprendre » que les frappes américaines, françaises et britanniques étaient « des mesures spécifiques, avec l’objectif unique de prévenir d’autres utilisations d’armes chimiques ». Une formulation proche de celle utilisée dès samedi matin par plusieurs capitales. L’Irlande a exigé que l’on gomme du texte toute allusion à d’éventuelles autres actions militaires, et l’Italie a insisté sur le fait que cette action « circonscrite » ne pouvait être le début d’une escalade. Les Pays-Bas et la Belgique se montraient également très prudents, tandis que d’autres cultivaient leur habituelle neutralité.
L’entente a été en revanche de mise lorsqu’il s’est agi de répéter qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit syrien, mais qu’une solution politique était rendue encore plus difficile par les massacres dans la Ghouta orientale. Faute de mieux, les Vingt-Huit appellent la Russie, l’Iran et la Turquie à cesser leurs activités militaires et à faciliter l’accès des populations à l’aide humanitaire.

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                En Syrie, après les frappes, une carte diplomatique incertaine



L’UE a répété par ailleurs son soutien à l’opposition syrienne dans « son engagement constructif » à la recherche d’une solution négociée au conflit. Elle estime que la lutte contre l’organisation Etat islamique n’est pas terminée, entend empêcher l’impunité pour tous ceux qui commettent des crimes contre l’humanité et refusera tout engagement dans une reconstruction du pays sans une transition politique « globale et inclusive ».
Des propos répétés de mois en mois, nécessaires mais visiblement sans portée réelle à ce stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’incident a impliqué plusieurs prisonniers de la prison Lee Correctional Institution de Bishopville. Une enquête est en cours.
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Etats-Unis : une mutinerie dans une prison de Caroline du Sud fait sept morts et 17 blessés

L’incident a impliqué plusieurs prisonniers de la prison Lee Correctional Institution de Bishopville. Une enquête est en cours.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h03
   





                        


Une mutinerie a éclaté, dimanche soir, dans une prison de haute sécurité de Caroline du Sud, lors de laquelle sept détenus sont morts et 17 autres ont été blessés. La mutinerie a éclaté dans la prison Lee Correctional Institution de Bishopville, ont précisé les services pénitentiaires de cet Etat du sud-est des Etats-Unis sur Twitter, ajoutant qu’elle avait été maîtrisée tôt lundi matin.
« Dix-sept détenus ont nécessité des soins médicaux à l’extérieur [de l’établissement] et sept détenus ont été tués », a assuré l’administration pénitentiaire, précisant qu’il n’y avait eu aucun blessé côté gardiens de prison et forces de l’ordre. L’incident a impliqué plusieurs prisonniers, a-t-il également été déclaré. Une enquête est en cours. Dans un premier temps, dimanche soir, les services pénitentiaires de l’Etat avaient simplement mentionné « un incident en cours » débuté à 19 h 15.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le patron d’Idea Cellular fusionne sa société avec Vodafone India pour donner naissance au deuxième groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile. Membre de la vieille noblesse du Rajasthan, il a transformé l’entreprise familiale du textile en vaste conglomérat.
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Kumar Mangalam Birla, Sa Majesté des télécoms

Le patron d’Idea Cellular fusionne sa société avec Vodafone India pour donner naissance au deuxième groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile. Membre de la vieille noblesse du Rajasthan, il a transformé l’entreprise familiale du textile en vaste conglomérat.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 15h00
    |

                            Guillaume Delacroix








                        



                                


                            

Portrait. L’Inde, fébrile, se prépare à un combat de milliardaires comme elle en a rarement connu : la guerre des titans des télécoms. Mukesh Ambani, première fortune du sous-continent, à la tête de l’empire Reliance et d’un patrimoine estimé par le magazine américain Forbes à 41 milliards de dollars (33 milliards d’euros), s’apprête à croiser le fer avec Kumar Mangalam Birla, patron du conglomérat Aditya Birla et héritier d’une dynastie dont la richesse dépasse 11 milliards de dollars (9 milliards d’euros).

D’un côté, l’archétype du nouveau riche, perché au sommet d’une tour de 173 mètres au cœur de Bombay, sur les hauteurs de Breach Candy, qui toisent avec arrogance la mer d’Arabie. De l’autre, l’incarnation de la vieille noblesse du Rajasthan, caché dans une villa de trois étages posée à quelques dizaines de mètres de là, ombragée chaque jour par le gratte-ciel de son meilleur ennemi. La quintessence du bling-bling contre un survivant princier de feu l’empire des Indes. Les paparazzis vont se régaler…
C’est Ambani, présent dans la sidérurgie, le pétrole et la grande distribution, qui a lancé les hostilités en septembre 2016, en créant de toutes pièces un opérateur à prix cassés, Jio. Six mois plus tard, Birla, patron d’Idea Cellular, numéro trois en Inde, ripostait en déclarant sa flamme au numéro deux, Vodafone India. Son idée ? Couper l’herbe sous le pied de Jio le challenger, et sous celui du numéro un, Bharti Airtel, en constituant un mastodonte au chiffre d’affaires de 1 550 milliards de roupies (19,5 milliards d’euros).
410 millions d’abonnés
La fusion d’Idea Cellular et de Vodafone India doit accoucher du deuxième plus grand groupe de télécoms au monde, derrière China Mobile, avec plus de 410 millions d’abonnés. Les deux opérateurs capteront 41 % des revenus du marché indien. Kumar Mangalam Birla, « KMB » pour les intimes, l’a annoncé le 6 avril : il en sera le président.
« En bon monarque,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Depuis 2008, l’article 35 de la Constitution oblige à « informer » députés et sénateurs des engagements armés à l’étranger. Mais seule la prolongation d’intervention fait l’objet d’un vote.
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Intervention militaire en Syrie : pourquoi un débat sans vote au Parlement ?

Depuis 2008, l’article 35 de la Constitution oblige à « informer » députés et sénateurs des engagements armés à l’étranger. Mais seule la prolongation d’intervention fait l’objet d’un vote.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 14h46
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Moins de trois jours après l’opération militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l’arsenal chimique du régime syrien, dans la nuit du 13 au 14 avril, députés et sénateurs vont débattre de la participation française à ces frappes, lundi 16 avril à partir de 17 heures.
« Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », a déclaré, dimanche, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. En revanche, ce débat reste purement consultatif, puisqu’il ne sera pas suivi d’un vote. En effet, le rôle du pouvoir législatif concernant les opérations militaires est limité. Explications.

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Qui décide des interventions armées ?
Selon la Constitution de la Ve République, le président est le chef des armées. Il est le « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités » (article 5). En cas de menaces graves et immédiates, l’article 16 l’autorise à « prendre les mesures exigées par les circonstances ». Cela lui laisse donc toute latitude pour engager des interventions armées.
S’il s’agit d’une déclaration de guerre, l’article 35 précise qu’elle doit être « autorisée par le Parlement », c’est-à-dire par l’Assemblée nationale et Sénat. Mais les types de conflits militaires ont beaucoup évolué : les « guerres » frontales, entre deux pays souverains, sont de plus en plus rares, et la France n’a jamais formellement déclaré la guerre à un autre pays depuis 1939. Elle a, pourtant, pris une part active à de nombreux conflits à l’étranger, qui sont qualifiés d’« opérations extérieures » (OPEX).
Quel rôle pour les députés et sénateurs ?
Pour assurer davantage de contrôle parlementaire sur ces interventions, la révision constitutionnelle de 2008 a étoffé l’article 35, qui dispose désormais que :
« Le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. »
Ce n’est que lorsque l’opération militaire dure plus de quatre mois que la prolongation est soumise à l’autorisation du Parlement. En cas de désaccord entre les deux chambres, le dernier mot revient à l’Assemblée nationale.
Le Parlement peut-il s’opposer à une intervention militaire ?
En dix ans, sept prolongations d’opérations militaires ont été soumises au vote et ont toujours été approuvées, comme le détaille le site de l’Assemblée nationale :
le 22 septembre 2008, en Afghanistan ;le 28 janvier 2009, au Tchad, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Liban et au Kosovo ;le 12 juillet 2011, en Libye ;le 22 avril 2013, au Mali (opération « Serval ») ;le 25 février 2014, en Centrafrique (opération « Sangaris ») ;le 13 janvier 2015, en Irak (opération « Chammal ») ;le 25 novembre 2015, opération aérienne au-dessus du territoire syrien.
Les parlementaires se contentent d’approuver ou non, mais ne peuvent pas proposer de modifications ou de conditions à l’intervention. Par ailleurs, selon la Constitution, l’approbation parlementaire n’est nécessaire qu’une seule fois, même si les interventions se poursuivent plusieurs années.
Avant la réforme constitutionnelle de 2008, le Parlement avait déjà été amené à se prononcer sur une opération militaire. Lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1991, le gouvernement de Michel Rocard avait engagé sa responsabilité, par le biais de l’article 49.1, pour asseoir la légitimité de son intervention. Mais ce type de manœuvre est risqué : un exécutif impopulaire prend alors le risque d’être renversé pour des raisons de politique intérieure indépendantes de l’opération militaire.

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Quelles règles dans les autres pays ?
Les frappes contre les installations militaires syriennes ont été réalisées avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, sans approbation préalable de leur Parlement.
Au Royaume-Uni, rien n’oblige le gouvernement à demander une autorisation avant une intervention militaire. Toutefois, après l’engagement critiqué de Londres dans la guerre en Irak, en 2003, il était d’usage de consulter le Parlement. C’est ainsi que le premier ministre David Cameron a subi un camouflet en août 2013, qui l’a fait renoncer à intervenir en Syrie contre le régime de Bachar Al-Assad, déjà soupçonné d’avoir perpétré des attaques chimiques. En revanche, le Parlement avait approuvé les raids contre l’Etat islamique en 2014 et 2015.
Aux Etats-Unis, le Congrès doit autoriser la déclaration de guerre – mais comme en France, cela ne s’est jamais produit depuis la seconde guerre mondiale. La War Powers Resolution, votée en 1973 après les conflits en Corée et au Vietnam, oblige le président à informer le Congrès dans les quarante-huit heures, et à procéder à un vote lorsque les troupes sont engagées plus de soixante jours.
Les opérations menées ces dernières années contre des groupes extrémistes, comme l’organisation Etat islamique (EI), y compris en Syrie, se sont appuyées sur une autorisation d’employer la force militaire (AUMF) votée par le Congrès juste après les attentats du 11 septembre 2001. En août 2013, le président Barack Obama avait créé la surprise en choisissant de consulter le Congrès avant une intervention en Syrie – ce que réclamait alors un certain Donald Trump.
Ailleurs, les situations sont contrastées. Un rapport du Conseil de l’Europe distinguait en 2008 trois types de situation :
toute intervention militaire nécessite une approbation préalable du Parlement en Autriche, Danemark, Finlande, Allemagne, Irlande, Slovaquie, Espagne, Suède et Turquie ;cette autorisation peut être soumise à de nombreuses exceptions en Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Italie, Roumanie, au Luxembourg et aux Pays-Bas ;une autorisation préalable n’est pas nécessaire (mais une information peut être requise) en Belgique, France, Grèce, Pologne, Portugal, Slovénie et au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Moscou, allié du régime, s’était engagé à « ne pas s’ingérer » dans le travail de la mission, invitée par Damas qui nie toute responsabilité dans l’attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale.
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Londres accuse la Russie et la Syrie d’avoir refusé l’accès à la mission de l’OIAC à Douma

Moscou, allié du régime, s’était engagé à « ne pas s’ingérer » dans le travail de la mission, invitée par Damas qui nie toute responsabilité dans l’attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 18h21
   





                        


Les experts internationaux de la mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) censés enquêter sur l’attaque chimique présumée perpétrée le 7 avril à Douma, en Syrie, n’ont pas en eu accès au site, selon le Royaume-Uni.

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« L’OIAC est arrivée samedi à Damas. La Russie et la Syrie n’ont pas encore autorisé l’accès à Douma », a déclaré lundi 16 avril l’ambassade britannique à La Haye dans un tweet. Ces experts, qui ont pour mandat d’enquêter sur l’utilisation éventuelle d’armes chimiques mais pas d’en identifier les auteurs, semblent ne pas encore avoir visité la ville de Douma, où l’attaque présumée a fait des dizaines de morts selon des secouristes.
« L’équipe [de la mission d’enuqête] n’a pas encore été déployée à Douma », a confirmé un peu plus tard Ahmet Uzumcu, le directeur de l’OIAC, lors d’une réunion d’urgence des Etats membres du conseil exécutif, ajoutant que la Syrie et la Russie avaient invoqué des « problèmes de sécurité ».
Moscou, grand allié du régime, s’était engagé à « ne pas s’ingérer » dans le travail de la mission, officiellement invitée par les autorités de Damas, qui nient toute responsabilité dans le drame de Douma.

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Réunion d’urgence à La Haye
L’OIAC tenait lundi à La Haye, aux Pays-Bas, une réunion d’urgence sur la Syrie, au cœur de crispations internationales. L’attaque chimique présumée du 7 avril continue de mobiliser les grandes puissances, Etats-Unis et Russie en tête, et la tension ne faiblit pas après les frappes occidentales de représailles menées samedi contre des sites militaires du régime de Bachar Al-Assad.

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Ces raids d’une ampleur inédite, menés par Washington, Paris et Londres, ont été lancés malgré la présence en Syrie d’enquêteurs de l’OIAC, qui ont commencé dimanche leur mission dans le plus grand secret.
Le travail s’annonce compliqué pour ces enquêteurs, qui arrivent plus d’une semaine après les faits dans une zone passée depuis sous contrôle de l’armée syrienne et de la police militaire russe et où des opérations de déminage sont en cours.

Ankara et Washington répondent aux déclarations de Macron sur la Syrie
Etats-Unis et Turquie ont contredit lundi des déclarations d’Emmanuel Macron sur la crise syrienne, affirmant que leurs positionnements respectifs n’avaient pas évolué, contrairement à ce que disait le président français.
Le chef de l’Etat français a déclaré dimanche avoir « convaincu » Donald Trump de ne pas se retirer de Syrie comme il menaçait de le faire. Mais la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a écarté tout changement de ligne politique américaine, contraignant M. Macron à revenir sur le sujet lundi matin, qui a assuré que Paris et Washington étaient en phase. Il estime en revanche que la décision américaine de frapper Damas signifie que les Etats-Unis acceptent la responsabilité d’accompagner la Syrie vers une solution politique, au-delà de la victoire contre Daech.
Concernant la Turquie, le président français avait estimé que les commentaires plutôt positifs d’Ankara après les frappes signifiaient que ce pays n’était plus aligné sur ce dossier avec la Russie, beaucoup plus critique de l’action militaire occidentale. « Nous pouvons penser différemment (entre Ankara et Moscou) mais nos relations avec la Russie ne sont pas faibles à tel point que le président français puisse les rompre », a répondu le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, ajoutant s’attendre de la part de M. Macron à « des déclarations dignes d’un chef d’Etat ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui aussi assuré que les frappes « n’ont pas divisé » Moscou et Ankara.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Plutôt que d’accroître leurs investissements, les entreprises américaines vont massivement rendre de l’argent aux actionnaires. Une pratique dangereuse estime dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« La réforme fiscale de Donald Trump va alimenter la bulle boursière et creuser les inégalités »

Plutôt que d’accroître leurs investissements, les entreprises américaines vont massivement rendre de l’argent aux actionnaires. Une pratique dangereuse estime dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 12h32
   





                        



                                


                            

Chronique. Depuis l’Antiquité, on sait qu’il faut se méfier de l’argent facile. Quand Donald Trump a donné, au début de l’année, le coup d’envoi à sa grande réforme fiscale, il n’a fait que respecter sa promesse électorale. Avec une idée qui partait d’un bon sentiment. En allégeant les taxes sur les entreprises, ces dernières embaucheront et investiront davantage avec cet argent économisé. Ce n’est pas tout à fait ce qui est en train de se passer.
Selon les calculs de la banque JPMorgan, cités par le Financial Times, l’essentiel de cet argent va surtout permettre aux entreprises de racheter leurs propres actions. Une manière de rendre l’argent aux actionnaires, alternative au versement de dividendes et plébiscitée par toutes les grandes sociétés américaines. En 2016, elles ont ainsi racheté pour plus de 530 milliards de dollars d’actions, puis pour 557 milliards en 2017. Ce chiffre devrait exploser à plus de 800 milliards de dollars (647 milliards d’euros) cette année. Du jamais-vu. Au total, si l’on cumule les dividendes et les rachats d’actions, on parvient à la somme vertigineuse de 1 200 milliards de dollars, soit à peu près la capitalisation boursière cumulée des 40 plus grandes entreprises françaises.

Economie en surchauffe
Bien sûr, les grandes multinationales américaines ont aussi annoncé des primes salariales et la hausse de leurs investissements. Mais selon les analystes de la banque Goldman Sachs, en 2018 les firmes américaines devraient accroître leurs investissements et frais de recherche de 11 % et la rémunération des actionnaires de 22 %. Ces derniers applaudissent à cette manne qui tombe du ciel, et ils continuent de soutenir la Bourse de Wall Street à un niveau historique. Mais ce transfert massif de l’argent public vers la poche des actionnaires comporte de grands risques pour l’économie et la société.

D’abord, ce résultat démontre l’inutilité de vouloir stimuler une activité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le président de la République s’exprimait pour la première fois depuis les frappes françaises en Syrie, lors d’un entretien avec BFM-TV et Mediapart, dimanche.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les parlementaires débattent lundi de l’opération militaire engagée samedi 14 avril avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
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Frappes en Syrie : en France, le débat politique bien loin d’une « union sacrée »

Les parlementaires débattent lundi de l’opération militaire engagée samedi 14 avril avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 16h02
    |

            Manon Rescan








                        



   


La participation de la France à des frappes ciblées contre le programme d’armement chimique syrien devait être au cœur de débats qui s’annonçaient tendus, lundi 16 avril, à l’Assemblée nationale et au Sénat. A 17 heures, les deux Assemblées parlementaires se réunissent de manière exceptionnelle, trois jours après l’intervention des Français aux côtés des Américains et des Britanniques. Après une déclaration du gouvernement, chaque groupe parlementaire devrait disposer de dix minutes de prise de parole. « Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », s’est félicité, dimanche, François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, au sortir d’une rencontre entre le premier ministre et les différents responsables parlementaires.

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Le débat entre les différentes forces politiques s’est engagé sur un ton bien éloigné de « l’union sacrée ». Dès mardi 10 avril, quelques jours après le bombardement chimique imputé au régime syrien, qui a fait plusieurs dizaines de morts à Douma, le sujet avait été abordé dans une atmosphère crispée lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Un député communiste, Jean-Paul Lecoq, avait ainsi constamment mis en doute la nature chimique de cette attaque, en répétant, depuis son siège : « Semble-t-il ! Ce n’est pas prouvé ! », à chaque fois que ses collègues et le gouvernement mentionnaient l’usage d’armes chimiques.
Depuis, plusieurs responsables politiques ont dit leur opposition à une intervention française. Une fois n’est pas coutume, les dirigeants du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, et de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont parlé d’une même voix à ce sujet dans l’édition du Journal du dimanche du 15 avril. « Frapper pour frapper, pour donner le sentiment de faire quelque chose, sans qu’il y ait une quelconque stratégie derrière, je n’en comprends ni l’utilité ni le sens », y déplore M. Wauquiez, tandis que M. Mélenchon « adjure qu’on revienne au sang-froid ». « On va se retrouver, avec les Etats-Unis, dans une confrontation assez directe avec la Russie, qui pourrait déclencher un embrasement général », poursuit-il.
« Conséquences imprévisibles »
M. Mélenchon a par ailleurs reproché au président de la République de lancer l’opération sans consulter le Parlement – ce qu’il n’est pas obligé de faire. L’article 35 de la Constitution prévoit en effet que le gouvernement a, au maximum, trois jours, à compter du début d’une intervention, pour en informer la représentation nationale. L’autorisation du Parlement n’est sollicitée que lorsque les opérations militaires se prolongent au-delà de quatre mois.
Le gouvernement a, sans surprise, reçu le soutien de sa majorité. « Les frappes en Syrie menées cette nuit sont nécessaires et salvatrices pour le peuple syrien », a jugé Christophe Castaner, dirigeant de La République en marche, samedi. Une partie de l’opposition soutient par ailleurs l’opération militaire et devrait continuer à le faire au Parlement, lundi après-midi. Durant le week-end, Olivier Faure, nouveau premier secrétaire du PS, a estimé dans un communiqué que « les attaques chimiques répétées du régime de Damas contre son peuple imposaient une réaction ». « C’est l’honneur de la France d’être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d’avoir pris l’initiative, aux côtés des démocraties américaine et britannique, d’exercer des frappes aériennes ciblées sur l’arsenal chimique syrien », a abondé Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.
Lundi après-midi, une autre attitude devait être scrutée : celle de Marine Le Pen. Samedi, sur Twitter, elle a dénoncé des frappes qui « nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques ». « La France perd à nouveau une occasion d’apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d’équilibre dans le monde », a-t-elle encore déclaré. La présidente du Front national n’aura pas la parole lundi, car elle ne dispose pas de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale où elle est élue. Nul doute cependant qu’elle saura faire entendre sa voix, hors micro, dans l’Hémicycle et devant les caméras, dans l’enceinte du Palais-Bourbon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le taux moyen des crédits aux particuliers se situe aux alentours de 57,7 % l’an. Une situation qui contribue à maintenir des inégalités dévastatrices.
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Le Brésil, eldorado des rentiers

Le taux moyen des crédits aux particuliers se situe aux alentours de 57,7 % l’an. Une situation qui contribue à maintenir des inégalités dévastatrices.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h16
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Doroti Rodrigues a 71 ans et soixante années de travail, souvent informel, derrière elle. Faute de maîtriser la bureaucratie brésilienne, cette employée domestique, payée 1 200 reais (soit environ 280 euros) par mois à Sao Paulo, attend toujours son droit à la retraite, mais la vieille femme ne s’interdit pas de rêver. Depuis des années, elle imagine retourner sur sa terre natale du Minas Gerais (sud-est) pour se réfugier dans une petite maison qu’elle équiperait grâce un crédit. Mais « avec les banques, c’est impossible », dit-elle, abattue.
Aucun politicien, pas même Lula, figure de la gauche, n’a osé affronter ce « mur de l’argent »
Mme Rodrigues ignore les taux pratiqués par les établissements. Mais les statistiques publiées le 26 mars par la Banque centrale donnent une idée de l’embarras des emprunteurs brésiliens. Dans le pays, le taux moyen des crédits aux particuliers (hors crédits encadrés) se situe autour de 57,7 % l’an.

« Insensé », s’étrangle Luiz Carlos Bresser Pereira, ancien ministre de l’économie dans les années 1980. Il voit dans cette anomalie « l’illustration claire du pouvoir politique des rentiers au Brésil ». Un « mur de l’argent » qu’aucun politicien, pas même Luiz Inacio Lula da Silva, figure de la gauche, au pouvoir de 2003 à 2010, n’a osé affronter.
L’existence de taux quasi usuraires dans le pays, dépassant 300 % l’an pour les découverts bancaires (appelés « cheque especial »), déconcerte les experts. Ces derniers mois, le Brésil a connu une période historique d’accalmie des prix. Le mois dernier, le taux d’inflation a atteint 0,09 %, du jamais-vu en vingt-cinq ans.
Mémoire de l’hyperinflation
Cette inflation basse a provoqué une baisse du taux directeur de la Banque centrale, passé de plus de 14 % en 2016 à 6,5 % en mars 2018. Ce taux, reflétant le coût auquel les banques se financent, est censé influencer le marché du crédit.
Pourtant, l’usure persiste....




                        

                        


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Reportage

Winnie Mandela, « une camarade, notre mère »

En Afrique du Sud, lors des funérailles de l’ex-femme de Nelson Mandela, les habitants des townships lui ont fait leurs adieux, alors que l’ANC a enfin rendu hommage à cette figure vénérée par les plus pauvres.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 16.04.2018 à 11h16

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        Mis à jour le 16.04.2018 à 18h16






                        

Crédits : SIPHIWE SIBEKO / REUTERS


                    

Elle tient son sac à main exactement comme elle parle, et comme elle doit, au final, faire toute chose : avec une détermination implacable. Sephora Shokoa est une de ces femmes Courage auxquelles l’Afrique du Sud doit tant, une grand-mère d’acier de Thokoza, un grand township au sud-est de Johannesburg.
Aujourd’hui, en même temps qu’un grand nombre de Sud-Africains, elle rend hommage à une autre femme de sa trempe : Nomzamo « Winnie » Madikizela-Mandela, décédée le 2 avril : « C’était une camarade, c’était notre mère… »
Les termes consacrés des années de lutte se mélangent à ceux du cœur. « Elle était forte, elle était humble. Son cœur était bon. » Dans les townships, au cœur du pays, on ne monnaye pas sa gratitude pour la « mère de la nation », « Mam’ Winnie », comme on l’y appelle depuis des décennies.
Le chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, a évoqué « sa formidable volonté qui n’avait d’égal que son sens politique aiguisé »
Lors de la grande cérémonie dans le stade de Soweto, pour ses funérailles, samedi 14 avril, le chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, a évoqué en termes lyriques « sa formidable volonté qui n’avait d’égal que son sens politique aiguisé, ainsi qu’une présence qui commandait le respect » et a annoncé que le pays lui remettrait sa distinction suprême, après l’avoir soumise, pendant plusieurs décennies, à un mélange de méfiance et de condescendance. Il a même présenté des excuses pour ce traitement de défaveur.
A Thokoza, l’émotion s’exprime sans la moindre arrière-pensée. Christina Yekani déplace lentement son déambulateur. Ses souvenirs sont nets comme des photos, comme les coups de feu des affrontements des années de 1990 dans les rues adjacentes, comme son amitié de cinquante ans avec Winnie Mandela, entamée en 1962 lors d’une grève. « Quand la guerre a commencé à Thokoza, je l’ai appelée. Je lui ai dit : Viens, viens, on a besoin de toi. Winnie, c’était mon amie. Je savais qu’on pouvait...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les alliés ont tiré 105 missiles au total, mais n’ont pas apporté la preuve que les sites chimiques visés étaient encore actifs.
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En Syrie : une démonstration militaire au-delà des cibles chimiques

Les alliés ont tiré 105 missiles au total, mais n’ont pas apporté la preuve que les sites chimiques visés étaient encore actifs.



Le Monde
 |    16.04.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 12h44
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Des moyens militaires considérables ont été mobilisés, samedi 14 avril, dans le raid qui a frappé les sites de production d’armes chimiques du régime syrien. Au-delà de la réaction à l’emploi criminel de ces armes interdites, ce déploiement des Etats-Unis et de leurs alliés est également apparu comme une démonstration de puissance à l’adresse de la Russie et de l’Iran, soutiens du régime de Damas. « Nous avons convaincu Donald Trump qu’il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques », a assuré, dimanche 15, Emmanuel Macron. Mais, a ajouté aussitôt le président français, « nous avons rétabli de la crédibilité vis-à-vis des Russes ».
A l’occasion du raid, la région tout entière est apparue littéralement ceinturée par les missiles de croisière des Etats-Unis et de leurs alliés français et britanniques. Le Pentagone a d’abord mobilisé de nombreux avions de renseignement et de guerre électronique contre les défenses aériennes syriennes et russes, dont un drone de très haute portée Global Hawk. Il a, ensuite, lancé les feux simultanément depuis le golfe Persique, la mer Rouge et la Méditerranée. Au total, 105 missiles ont été tirés.

Ainsi, 76 missiles, tous américains, ont frappé le centre de recherche de Barzeh, près de Damas. Une salve de Tomahawk, depuis des navires, mais aussi des missiles air-sol JASSM-ER : ce fut le premier emploi en opération de cette nouvelle arme, a noté la presse américaine. Elle aura permis aux bombardiers stratégiques B-1B, des mastodontes comparables aux TU 160 russes, de tirer en sécurité à longue distance.
De plus, 22 missiles, conjointement lancés par les trois alliés occidentaux, ont tapé l’usine de stockage de Him Sinshar, à l’ouest de Homs. Un tir combiné, complexe, depuis des bateaux américains (9 missiles), des avions britanniques (8), un navire (3) et un avion Rafale français (2). Enfin, la France seule a visé un bunker situé à sept kilomètres de là, avec 7 missiles SCALP,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Emmanuel Macron espère associer la Russie à une relance du processus politique sur la Syrie. Moscou  dénonce une « action illégale ».
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En Syrie, après les frappes, une carte diplomatique incertaine

Emmanuel Macron espère associer la Russie à une relance du processus politique sur la Syrie. Moscou  dénonce une « action illégale ».



Le Monde
 |    16.04.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
16.04.2018 à 12h26
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Après les frappes, les Américains, les Français et les Britanniques, qui ont évité l’escalade, veulent jouer la carte de la diplomatie. Si l’opération conjointe était ponctuelle et limitée militairement, elle n’en a pas moins engagé de très gros moyens afin de montrer au régime syrien et surtout à Moscou la puissance dont disposent les Occidentaux ainsi que leur détermination. « Mission accomplie », s’était félicité Donald Trump à peine les raids achevés, malgré la formule controversée de George W. Bush, en 2003, alors que la guerre en Irak était loin d’être terminée. Il a appelé aussitôt Theresa May puis Emmanuel Macron pour les féliciter de la participation du Royaume-Uni et de la France à l’opération.

« Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté internationale », a expliqué Emmanuel Macron, dimanche 15 avril, lors de son interview à BFM et Médiapart dans sa première déclaration publique depuis l’intervention. « Nous avons la pleine légitimité internationale », a insisté M. Macron, alors que Paris veut transformer l’essai sur le plan diplomatique en profitant de la « dynamique » créée. « C’est un signal de fermeté mais qui ne correspond pas à une offensive militaire et il n’a de sens que dans le cadre d’une stratégie politique », souligne un haut diplomate.
Le pari est celui de la rationalité du président russe Vladimir Poutine alors même que le refus du Conseil de sécurité de condamner les frappes occidentales montre l’isolement diplomatique de la Russie dans ses efforts pour sauver la mise du régime notamment dans son utilisation de l’arme chimique. Seules la Chine et la Bolivie se sont positionnées à cette occasion en faveur de Moscou.
Les Russes « complices »
« La finalité est de construire une solution politique inclusive en Syrie et c’est un point de vraie convergence...




                        

                        

