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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Pour séduire les femelles, les mâles exécutent de vertigineux piqués afin que l’air passant sur ses plumes déclenche un « chant d’amour ».
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Le Colibri de Costa, acrobate acoustique

Pour séduire les femelles, les mâles exécutent de vertigineux piqués afin que l’air passant sur ses plumes déclenche un « chant d’amour ».



Le Monde
 |    15.04.2018 à 18h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Les Stukas allemands ont durablement frappé la mémoire occidentale. Pendant toute la guerre, les « bombardiers en piqué » nazis défigurèrent les villes alliées, tandis que leurs sirènes terrorisaient les populations. Ces dernières s’appuyaient sur un principe simple : placées sous les ailes, de petites hélices créaient un son strident proportionnel à la vitesse de l’air s’écoulant autour de l’avion.
Dans un article publié dans la revue Current Biology, les biologistes Christopher Clark et Emily Mistick, de l’université de Californie à Riverside, analysent ce qu’ils désignent comme « une version aiguë du Stuka ». A savoir, le colibri de Costa. Le petit animal (9 cm) à la calotte mauve n’a pourtant rien de germanique. Il vit au Mexique ou en Californie, et son nom, Calypte costae, lui a été donné par son découvreur, le Français Jules Bourcier (1797-1873), en l’honneur d’un autre ornithologue tricolore, Louis Marie Pantaleon Costa, marquis de Beauregard (1806-1864). Enfin, le son qu’il produit ne vise à effrayer personne. Les mâles s’en servent au contraire pendant leur cour, après avoir exhibé les plumes de leur gorge et livré un premier chant, vocal celui-là. Mais, pour le produire, les oiseaux exécutent de spectaculaires piqués. Des plumes de leur queue s’échappe alors un sifflement strident, produit par le passage de l’air. Une même technique, en somme.
Pour conduire leur étude, les scientifiques ont utilisé un matériel particulièrement sophistiqué. Des caméras à haute définition placées dans une soufflerie pour observer le positionnement des plumes. Et surtout une caméra acoustique. Récemment mis au point, ce système couple l’image à 40 micros répartis dans la pièce. Il permet d’analyser la circulation du son lors des fameux piqués. « Nous avons ainsi pu déterminer ce que perçoit réellement la femelle et comprendre notamment ce que l’effet Doppler changeait dans sa perception »,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Des dizaines de régions volcaniques actives apparaissent sur une image d’Io prise en infrarouge par la sonde Juno.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le « neurobiologiste végétal » Stefano Mancuso étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/04/2018
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« Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux »

Le « neurobiologiste végétal » Stefano Mancuso étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 06h40
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Professeur à l’université de Florence (Italie), Stefano Mancuso a fondé le Laboratoire international de neurobiologie végétale. Il est l’auteur, avec la journaliste Alessandra Viola, du livre Verde brillante qui, depuis sa ­publication en 2013, a été traduit en une vingtaine de langues. La version française vient de paraître sous le titre L’Intelligence des plantes (Albin Michel, 240 p., 18 €).
Vous expliquez dans votre livre que les ­plantes sont vues comme des êtres vivants de seconde zone. Qu’est-ce qui explique cela ?
Il y a une sorte d’aveuglement face au monde végétal. C’est inscrit dans notre fonctionnement cérébral, cela a été étudié, et il existe même une expression en anglais pour cela : plant blindness, la « cécité pour les plantes ». C’est probablement dû au fait que notre cerveau n’est pas très bon pour traiter la quantité immense de données qui transitent par nos yeux. Il filtre donc tout ce qui n’est pas intéressant pour notre survie immédiate et se ­ concentre sur la détection des dangers que peuvent représenter les autres animaux ou les autres humains. Mais pas sur les plantes, au ­milieu desquelles nous avons toujours évolué.
Cet aveuglement s’est transposé sur le plan culturel, par exemple dans l’histoire biblique de Noé : Dieu va tout détruire et dit à Noé d’emporter sur l’arche un couple de toutes les espèces vivantes. Et toutes ces créatures sont… des animaux, il n’y a pas de plantes ! Beaucoup plus récemment, dans Soudain dans la forêt profonde, l’écrivain israélien Amos Oz raconte la malédiction qui a frappé un village, d’où tous les animaux ont disparu. Il est dit que ce sont « toutes les créatures vivantes » qui ont été emportées… alors que les plantes sont partout. Nous avons l’habitude d’associer le concept d’êtres vivants à celui d’animaux, mais ceux-ci représentent moins de 1 % de la biomasse terrestre.
Pour vous, nous sommes...




                        

                        


<article-nb="2018/04/15/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Au menu : l’épidémie de rougeole en France, d’où viennent nos sourcils, les tremblements de terre que provoquent les buts de Lionel Messi, etc.
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<article-nb="2018/04/15/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une rougeur accompagnée de démangeaisons s’est manifestée sur le doigt d’un homme portant une alliance qui contenait de petits éclats de météorite.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤ 
<article-nb="2018/04/15/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.
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Un parcours au-delà des gènes

Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h04
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
Le livre. L’épigénétique ? Ce terme un peu abscons a plusieurs sens. En premier lieu, il englobe les mécanismes qui font qu’à partir d’un même programme génétique, d’abord contenu dans une cellule ­unique, un organisme développe et entretient une vaste panoplie de tissus et d’organes différents.
Ensuite, l’épigénétique renvoie à toutes les influences, y compris extérieures à l’individu – alimentation, environnement, microbes, stress… – qui régulent l’activité des gènes. Enfin l’épigénétique pose la question de la transmission à travers les générations de ces influences qui s’exercent sans même ­modifier la séquence de notre ADN.
C’est peu dire que ces dernières années, ce champ de recherche a explosé. Ariane Giacobino, médecin généticienne (faculté de médecine de l’université de Genève) a été aux premières loges pour observer et participer à cette révolution. Mais son livre intitulé Peut-on se libérer de ses gènes ? se distingue par son caractère personnel : c’est en fait une autobiographie scientifique et médicale, où les avancées de la recherche se mêlent intimement au parcours de vie.
Pas de grand livre de la vie
D’abord déroutant, ce choix révèle au fil de la lecture toute sa richesse. Ariane Giacobino, dans sa pratique médicale liée à la fertilité et au dépistage des maladies génétiques, est confrontée à des situations humaines parfois dramatiques, à des choix éthiques difficiles. Elle ne cache rien de la façon dont ce contact avec les patients a pu faire évoluer sa vision de la médecine et de ses enjeux.
Concernant le volet scientifique, elle a aussi l’honnêteté de ne pas occulter certaines « naïvetés » concernant son propre sujet d’étude : à l’aube du XXIe siècle, lire enfin le « grand livre de la vie », à travers le séquençage du génome, n’a pas été la révélation espérée, les choses étant bien plus complexes, notamment en raison des mécanismes épigénétiques, rappelle-t-elle.
Les recherches...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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Pouvoir critiquer anonymement la science permet de mieux la corriger

Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h15
    |

Boris Barbour et Brandon Stell (Chercheurs au CNRS et responsables du site PubPeer.com)







                        



                                


                            
Tribune. On dit que la science s’autocorrige au fil des résultats ­publiés, mais cette correction est-elle optimale ? Il y a une prise de conscience croissante que certaines dérives du fonctionnement de la ­recherche scientifique – notamment l’impérieux diktat résumé par la formule « publier ou périr » – ont créé un environnement aujourd’hui hostile à la critique des résultats.
En effet, peu de scientifiques peuvent se risquer à ­contrarier leurs collègues. La « police » de la recherche – en principe les journaux et les institutions – se retrouvant de fait juge et partie, elle est sujette à de nombreux conflits d’intérêts d’ordre économique et liés à la réputation. Sur ce terrain propice fleurissent des pratiques préjudiciables à la recherche, ­allant des interprétations optimistes à la fraude avérée, avec un coût financier et humain énorme.
Les premiers touchés sont les chercheurs. Quand ils tentent de prolonger des travaux erronés, ils perdent leur temps et gaspillent de l’argent – celui du contribuable. Un projet parti sur une telle fausse piste peut abréger une carrière de jeune chercheur. Mais l’impact va au-delà : outre la recherche ­future, la politique publique, les investissements privés et les consignes ­médicales doivent se baser sur les ­résultats publiés, réputés fiables.
Conséquences lourdes
Les conséquences d’erreurs dans la ­recherche médicale peuvent être lourdes. En 1998, le Britannique Andrew Wakefield publie dans le prestigieux Lancet un article concluant qu’une vaccination contre la rougeole peut causer l’autisme. L’article est frauduleux et ses conclusions fausses, mais il faudra les douze années de campagne menées par un journaliste pour qu’il soit ­rétracté, que le journal le déclare nul et non avenu. Entre-temps, de nombreux parents inquiets n’ont pas fait vacciner leurs enfants, contribuant à des épidémies de rougeole, parfois mortelle, et c’est encore aujourd’hui le cas.
Face à de tels...




                        

                        


<article-nb="2018/04/15/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                

Des médecins portent plainte au conseil de l’ordre après une tribune contre les médecines alternatives

Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h18
   





                        



   


La tension ne retombe pas chez les médecins après la publication d’une tribune signée par plus de 120 professionnels de santé, le 19 mars dans Le Figaro, contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives. A la suite de ce texte, le quotidien affirme, jeudi 12 avril, que des organisations syndicales de médecins homéopathes, mésothérapeutes ou d’accupuncteurs ont déposé plainte auprès du conseil de l’ordre de la profession contre 10 des 124 signataires – cinq médecins qui se sont exprimés dans les médias après la publication de la tribune, et cinq autres l’ayant signée.
La tribune fustigeait notamment des « pratiques ni scientifiques ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses » et parlait de « fake médecine » (« fausse médecine »). Les signataires demandaient au conseil de l’ordre de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent de promouvoir » ces pratiques.

        Lire aussi :
         

                Les médecines alternatives doivent-elles être disqualifiées  ?



« Diffamatoires et même insultants »
Les syndicats reprochent des propos « offensants, diffamatoires et même insultants » et « contraires aux principes déontologiques de confraternité, de considération de la professsion », rapporte Le Figaro. Ils demandent des « excuses publiques ».
Quand une plainte est déposée devant l’ordre des médecins, la première étape est une tentative de conciliation. Si la médiation échoue, « nous allons ensuite tirer au sort deux médecins dans la liste [des signataires] tous les quinze jours pour de nouvelles plaintes », prévient le Dr Meyer Sabbah, à l’origine de la plainte.
Vincent Ropars, l’un des signataires de la tribune qui devra s’expliquer devant le conseil de l’ordre et médecin généraliste remplaçant dans le Finistère, se dit « fier de ce qui [lui] arrive » sur Twitter :
« Si des contradicteurs amènent les débats sur le terrain de la plainte ordinale, c’est parce que probablement aucun argument valable ne leur paraît possible d’amener sur le terrain du débat public. »
Jeudi, la ministre de la santé Agnès Buzyn, interrogée sur RMC, s’est dite favorable au maintien du remboursement de l’homéopathie : « Si ça continue à être bénéfique sans être nocif, ça continuera à être remboursé. »
« C’est probablement un effet placebo. Si ça peut éviter d’utiliser des médicaments toxiques, quelque part je pense que nous y gagnons collectivement. Voilà : ça ne fait pas de mal »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Pour le 57e anniversaire du vol de Youri Gagarine, petite liste en BD des qualités nécessaires pour aller dans l’espace, en compagnie du Français Jean-François Clervoy.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤ 
<article-nb="2018/04/15/19-10">
<filnamedate="20180415"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180415"><AAMMJJHH="2018041519">
<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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La génétique sur le terrain miné des « races »

Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h16
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. La part de la génétique dans nos destinées est un sujet douloureux en France. Notre pays est probablement l’un des derniers où une majorité de gens et même d’intellectuels sont persuadés que ­l’intelligence est purement produite par ­l’environnement culturel et familial. Toutes les études montrent pourtant le contraire et relativisent au passage le rôle de l’école.
Des études ont mis en évidence le fait que la réussite et les capacités intellectuelles étaient fortement dépendantes du patrimoine génétique. Partager un environnement commun – famille et éducation – n’explique qu’environ un tiers des différences cognitives. Autrement dit, l’école et la culture familiale ne ­pèsent pas beaucoup face au poids décisif de la génétique, qui compte pour près des deux tiers dans nos différences intellectuelles, si l’on en croit les travaux du Britannique Robert Plomin (King’s College, Londres).
Nier les différences interraciales ­contre-productif
Les différences de réussite scolaire ne traduisent pas avant tout la qualité des professeurs ou des écoles. Ce n’est pas un défaut de compétence des professeurs, ou même des problèmes de méthode, qui expliquent les mauvais résultats de l’école. Egaliser les chances à travers l’éducation est une tâche décourageante ; et la gestion politique des différences neurogénétiques interindividuelles est difficile.
Aux Etats-Unis, certains généticiens de haut vol implorent néanmoins l’opinion de rouvrir un autre débat miné : le lien entre ­notre race, notre ADN et nos caractéristiques, sans même s’interdire de traiter des différences cognitives. Dans un long article publié dans le New York Times, le 23 mars, David Reich – généticien à Harvard de réputation internationale – plaide pour l’ouverture d’une discussion sur la notion de « race » à travers l’analyse génétique.
Il défend avec vigueur l’idée (aussi exposée dans un ouvrage tout juste publié) que nier les différences interraciales...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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« Pour une alternative radicale au monde des technosciences »

Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 10h57
    |

Marianne Durano (Membre de la revue "Limite")







                        



                                


                            

Tribune. « Il faut trouver la limite car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s’étendre à l’infini sans remettre en cause l’idée même de l’homme et de la vie. » Cette phrase n’est pas tirée de l’encyclique Laudato si’ (« Loué sois-tu ») du pape François, mais du discours du président Macron devant la Conférence des évêques de France. Comment nier en effet que notre puissance technique grandissante bouleverse nos conditions d’existence ?

En novembre 2017, quinze mille scientifiques lançaient un cri d’alarme sur l’état de la planète, pointant huit domaines où les limites de ce que la biosphère est capable de supporter ont déjà été franchies.
Deux mois plus tard, s’ouvraient en France les Etats généraux de la bioéthique, intégrant officiellement au débat public de nouvelles transgressions anthropologiques : utilisation d’embryons humains pour la recherche médicale, sélection génétique préimplantatoire, développement des interfaces cerveau-machine, ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à des femmes fécondes, autoconservation ovocytaire, insémination postmortem, légalisation du suicide assisté, gestation par autrui, etc.
Au programme également, le recours au big data (mégadonnées) pour le diagnostic médical. Parallèlement, Emmanuel Macron annonçait un plan d’investissements publics de 1,5 milliard d’euros pour développer l’intelligence artificielle (IA).

Nous sentons confusément que tous ces événements participent d’une même dynamique, à laquelle la France participe à marche forcée. La définir, c’est mettre au jour les nouveaux clivages politiques qui structurent notre monde. C’est l’un des buts de l’écologie intégrale que nous défendons.
La technique crée le marché et le public
De la PMA au big data, en passant par la catastrophe écologique dont nous commençons péniblement à prendre conscience,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/15/19-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Cette maladie neurodégénérative survient en général autour de la soixantaine mais, dans de très rares cas, elle touche des sujets beaucoup plus jeunes.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/04/15/19-13">
<filnamedate="20180415"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180415"><AAMMJJHH="2018041519">
<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une prophylaxie préexposition au VIH a été proposée hors du cadre hospitalier pour éviter la transmission lors de rapports  des personnes transgenres.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Sida : une prévention hors les murs pour les transgenres

Une prophylaxie préexposition au VIH a été proposée hors du cadre hospitalier pour éviter la transmission lors de rapports  des personnes transgenres.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 16h11
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Sous toutes les latitudes, les actions de prévention contre le virus du sida (VIH) buttent sur une difficulté : atteindre certains groupes de population ayant un risque d’être infectés supérieur à celui de la population générale, mais à l’écart des structures sanitaires. Faute de voir ­venir à lui ces groupes, l’hôpital, où se pratique le dépistage anonyme et gratuit des infections sexuellement transmissibles, doit alors travailler hors les murs.
Depuis la fin 2017, une équipe parisienne des hôpitaux universitaires Saint-Louis - Lariboisière - Fernand Widal (AP-HP) expérimente une prescription hors les mursde la prophylaxie préexposition (mieux connue sous le sigle ­anglais PrEP) à des personnes transgenres. La PrEP consiste pour une personne séronégative à prendre des médicaments anti-VIH avant des rapports à risque. Elle permet une protection ­efficace contre la transmission du VIH, mais pas contre les autres agents d’infections sexuellement transmissibles.
Les premiers résultats de cette action originale, soutenue par le Sidaction et Vers Paris sans sida (Mairie de Paris), abondent dans le sens de la faisabilité de ce type d’intervention, estiment ses concepteurs. Ils ont été présentés lors de la Conférence internationale francophone VIH/hépatites (Afravih), qui s’est tenue à Bordeaux du 4 au 7 avril.
Difficile accès à la prévention
En France, avant de pouvoir être renouvelée par un médecin généraliste, la première prescription d’une PrEP doit être faite par un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge des personnes infectées par le VIH ou dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, les virus des hépatites virales et les agents des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD, qui depuis 2016 a pris la suite des centres de dépistage anonyme et gratuit ou CDAG). Si une personne ne vient pas à l’hôpital ou au CeGIDD, elle ne pourra pas en pratique avoir accès à ce mode de prévention.
L’étude...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Selon une étude réalisée pour le compte d’EDF, une vaste majorité de Français attribuent à tort aux centrales nucléaires un rôle dans le réchauffement climatique.
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’ingestion d’un très épicé « Carolina Reaper » a provoqué de violentes céphalées chez un Américain.
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<article-nb="2018/04/15/19-16">
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Quatrième volet de la collection « Génie des mathématiques », Gottfried Wilhelm Leibniz, inventeur sans égal qui commença les maths à l’âge de 26 ans.
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Leibniz, un créateur insatiable

Quatrième volet de la collection « Génie des mathématiques », Gottfried Wilhelm Leibniz, inventeur sans égal qui commença les maths à l’âge de 26 ans.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h19
    |

                            David Rabouin (Chargé de recherche au CNRS, laboratoire Sphere, UMR 7219)








                        



                                


                            
Collection « Génie des mathématiques ». « Il y a longtemps que je sçais que vous êtes universel, la théologie, l’histoire, les droits des princes, la recherche des mines, etc. sont votre occupation ordinaire et a peine avez-vous quelques momens pour les employer aux mathematiques et a la phisique. » Ainsi s’adresse le marquis de l’Hospital à Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) au début de l’année 1693.
Au vu des 8 000 folios que ce dernier a laissés de recherches mathématiques, la plupart inédites de son vivant, et au vu de l’inventivité débridée qui s’y manifeste, on a peine à croire que ce n’était là qu’une petite partie de sa production.
Et pourtant, il est bien vrai que Leibniz n’était pas mathématicien de profession, ni même philosophe ou professeur, mais, depuis 1676, conseiller à la cour de Hanovre et bibliothécaire des ducs de Brunswick-Lunebourg. L’Hospital, qui le connaît comme créateur du calcul infinitésimal (publié pour la première fois en 1684 dans les Acta Eruditorum), sait ­visiblement aussi qu’il a passé une grande partie de son temps à œuvrer à l’Union des Eglises – qui était alors affaire de diplomatie autant que de théologie –, à élaborer un plan d’assèchement des mines du Hartz, ou encore à effectuer des ­recherches historiques sur la famille des Guelfes (qui l’ont conduit à un grand voyage dans le sud de l’Allemagne et en Italie de 1687 à 1690).
Production philosophique
Sans parler de sa production philosophique, dont il a alors laissé percevoir les premiers éléments dans quelques articles et dans sa correspondance avec le janséniste Antoine Arnauld. Mais il sait aussi – peut-être par Christian Huygens, qui fut le maître de Leibniz en mathématiques à Paris au début des années 1670 – à quel point ce qu’il a entrevu avec le calcul différentiel et intégral n’est qu’un ­petit aperçu d’une créativité qui impressionne encore aujourd’hui par son audace et sa modernité. Il a fallu attendre la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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De la passion à l’addiction au sport

L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h48
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Voilà des mois que cette chronique vante les 1 001 bienfaits de l’activité physique pour la santé, s’efforce de convaincre qu’il s’agit d’une pilule universelle pour malades et bien-portants, de la petite enfance au grand âge.
Pour autant, comme tout médicament puissant, il ne faut pas ­minimiser ses risques d’effets indésirables et de dépendance. Besoin d’une pratique de plus en plus intensive pour se sentir bien, poursuite des séances malgré une blessure, entraînements quotidiens aux dépens de la vie familiale ou sociale… peuvent être des signes d’alerte d’une bigorexie, dénomination de l’addiction au sport.
Contraction de big (« gros », en anglais) et orexis (« appétit » ou « désir », en grec), ce néologisme a d’abord été utilisé pour les culturistes accros à leur pratique et cherchant sans cesse à augmenter leur masse musculaire. « Depuis peu, cette dernière composante a disparu, et ce terme a été étendu à tous les contextes sportifs, notamment aux sports d’endurance », explique le médecin du sport Stéphane Cascua dans la revue SantéSportMagazine. Le culte de l’image corporelle peut alors s’inverser. « Les athlètes ne s’orientent plus vers la prise de masse musculaire, mais plutôt vers une extrême minceur », poursuit-il.
Contrairement à une rumeur persistante, la bigorexie n’a pas été reconnue officiellement par l’Organisation mondiale de la santé en 2011. Le diagnostic, clinique, peut être orienté par des échelles d’évaluation. L’EDS-R (Exercise Dependance Scale-Revised) permet un dépistage par autoquestionnaire en vingt et une questions, quelle que soit la discipline.
Troubles du comportement alimentaire
Pour explorer l’addiction au sport et son contexte, la psychiatre et addictologue Julie Bajard et une équipe de psychiatres du CHU de Saint-Etienne ont mené récemment une enquête nationale par questionnaires validés auprès de 1 283 personnes :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Chez la souris et le singe, une molécule, également en cours d’évaluation dans Alzheimer, semble renforcer les capacités du cerveau lésé à récupérer après une lésion.
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Accidents vasculaires cérébraux  :  un nouvel espoir de récupération ?

Chez la souris et le singe, une molécule, également en cours d’évaluation dans Alzheimer, semble renforcer les capacités du cerveau lésé à récupérer après une lésion.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 13h34
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment, après un accident vasculaire cérébral (AVC), favoriser la récupération du cerveau lésé ? L’enjeu n’est pas mince : chaque année en France, 150 000 personnes sont frappées par cette « foudre cérébrale ». Une sur deux en gardera un handicap neurologique plus ou moins sévère. Au total, plus de 500 000 hommes et femmes vivent avec des séquelles d’AVC en France.
Une étude publiée dans Science, le 6 avril, livre une piste inédite. Chez la souris et le singe, l’administration orale d’une petite molécule, l’edonerpic maleate, dans les jours et semaines qui suivent un accident cérébral, semble favoriser la récupération motrice – à condition d’être couplée à une rééducation. « C’est un signal encourageant, inhabituel dans ce type ­d’expérience », commente prudemment le professeur Eric Jouvent, neurologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP, Paris). « C’est évidemment intéressant, mais on est encore loin des essais cliniques », juge de son côté le professeur Alain Yelnik, chef du service de médecine physique et de réadaptation de l’hôpital Fernand-Widal.
Interventions en urgence
Depuis vingt ans, de remarquables progrès ont été accomplis dans la prise en charge de la phase aiguë de l’AVC ischémique – qui résulte de l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Le but est de ­déboucher rapidement l’artère ­occluse. La stratégie de référence est la thrombolyse intraveineuse, développée à la fin des années 1990 : elle consiste à dissoudre biochimiquement le caillot coupable – un « Destop » sur nos artères, en somme. La seconde stratégie, la thrombectomie, a vu son efficacité démontrée en 2015 : c’est la méthode du « tire-bouchon », une extraction mécanique du caillot.


Malgré leur efficacité spectaculaire,ces interventions doivent être réalisées le plus tôt possible, dans les premières heures après l’accident. Autre limite : « Ces deux interventions ne concernent que 10 % à 20 %...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Pour le catalogue des planètes ­extrasolaires Exoplanet.eu, référence mondiale en la matière, un des défis consiste à s’adapter aux quantités de données qui explosent.
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L’Encyclopédie des exoplanètes face au défi des découvertes de masse

Pour le catalogue des planètes ­extrasolaires Exoplanet.eu, référence mondiale en la matière, un des défis consiste à s’adapter aux quantités de données qui explosent.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Chaque jour que le cosmos fait, Jean Schneider consacre deux heures de sa matinée à ce qu’il appelle « un scan de la littérature ». En clair, cet astrophysicien passe en revue toutes les études publiées quotidiennement sur les exoplanètes. Objectif : maintenir à jour, sur le site Exoplanet.eu, son « Encyclopédie des planètes ­extrasolaires », référence mondiale en la matière.
Bien qu’il soit âgé de 77 ans et officiellement à la retraite, Jean Schneider, toujours très actif, a conservé un bureau à l’observatoire de Meudon (Hauts-de-Seine). Son encyclopédie est née d’une intuition, avant même que l’on ne détecte la première planète tournant autour d’une autre étoile que le Soleil. « Dès la fin des années 1980, il y avait des astres intéressants », se souvient Jean Schneider : des planètes découvertes autour de pulsars (cadavres d’étoiles formés de neutrons et tournoyant sur eux-mêmes) ; un objet de onze fois la masse de Jupiter, qu’on avait alors pris pour une naine brune, une étoile avortée ; les perturbations du disque de poussières entourant la jeune étoile Bêta Pictoris, dont on pouvait imaginer qu’elles étaient dues à la présence d’un compagnon planétaire…

Le Jean Schneider de 1994 sent « que le contexte est prometteur. Et à la même époque je découvre le Web. Je me dis qu’un catalogue sur Internet sera plus intéressant car on pourra le modifier au jour le jour, tandis que, sur le papier, les nouvelles versions arrivent toujours quelques mois plus tard. L’idée est aussi de créer une communauté unie, mondiale, multilingue ». Après s’être formé à Internet, l’astrophysicien ouvre son site en février 1995, soit quelques mois avant que, en octobre de la même année, les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz n’annoncent au monde entier la découverte d’une exoplanète géante, 51 Pegasi-b, tournant autour de l’étoile 51 de la constellation de ­Pégase. En lançant son encyclopédie en ligne, Jean Schneider se disait « qu’avec...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ La recherche d’exoplanètes s’accompagne d’un objectif ultime en astronomie : la découverte de biosignatures.
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Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers ?

La recherche d’exoplanètes s’accompagne d’un objectif ultime en astronomie : la découverte de biosignatures.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Si la détection et la caractérisation des exoplanètes attirent autant de chercheurs, c’est parce qu’au bout de cette quête se niche un des objectifs ultimes de l’astronomie, la réponse à la question millénaire : « Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers ? » « Ce serait le fin du fin, le Graal », résume Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au CEA et coresponsable de l’instrument MIRI, une des caméras du futur télescope spatial ­James-Webb (JWST). Ce dernier aura ­notamment la tâche d’analyser l’atmosphère de quelques exoplanètes.
La méthode consiste à attendre que la planète passe devant son soleil. A ce ­moment précis, les gaz qui composent l’atmosphère exoplanétaire absorbent une partie de la lumière émise en arrière-plan par l’étoile. Le spectre de celle-ci comporte alors des lacunes, des petites raies noires qui trahissent les molécules présentes dans ladite atmosphère.

Dans cette analyse du spectre les chercheurs espèrent lire des biosignatures, les marques de molécules indiquant la vie. En se basant sur l’exemple de la Terre où la photosynthèse a insufflé du dioxygène dans l’air, on a longtemps rêvé qu’il suffirait, pour crier « Eurêka ! », de ­détecter cette molécule ou de l’ozone (composé de trois atomes d’oxygène). Cependant, comme l’explique Michaël Gillon, spécialiste des exoplanètes à l’université de Liège (Belgique) et qui travaille sur la mission Cheops, « la nature est piégeuse. Des processus abiotiques, c’est-à-dire sans vie, peuvent intervenir : la lumière UV de l’étoile peut ainsi briser les molécules d’eau sur sa planète et on aura de ­l’oxygène dans l’atmosphère sans aucune photosynthèse. »
Recherche de biosignatures
« L’oxygène ou l’ozone ne seront pas des ­signatures suffisantes, confirme Pierre-Olivier Lagage. Il faudra trouver certaines molécules dans certaines proportions, qui seront le signe d’une chimie impossible à expliquer sans biologie. » Cela pourra être un cocktail...




                        

                        

