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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le projet de loi Pacte, présentée au conseil des ministres en mai, devrait inclure la réécriture de l’article du Code civil définissant l’objet social de l’entreprise. Une évolution qui traduit le besoin de la part de nombreuses sociétés et de leurs salariés de donner plus de sens à leur action… et de séduire de nouveaux clients.
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L’avènement des entreprises à mission

Le projet de loi Pacte, présentée au conseil des ministres en mai, devrait inclure la réécriture de l’article du Code civil définissant l’objet social de l’entreprise. Une évolution qui traduit le besoin de la part de nombreuses sociétés et de leurs salariés de donner plus de sens à leur action… et de séduire de nouveaux clients.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 17h04
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                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            

Votre mission, si vous l’acceptez : « Proposer des produits et services pour la maison au bénéfice de l’homme et de la planète. Mobiliser notre écosystème, collaborer et agir pour inventer de nouveaux modèles de consommation, de production et d’organisation. » Depuis novembre 2017, la feuille de route des collaborateurs de la Camif n’est plus seulement de vendre des meubles ou du linge de maison par le biais d’Internet. La Camif est en effet l’une des deux premières entreprises françaises, avec le groupe Nutriset, spécialiste de l’alimentation, à s’être dotées dans leurs statuts d’un « objet social étendu », qui va bien au-delà de l’objectif couramment poursuivi par les firmes : faire des profits.
Ces deux entreprises ont une longueur d’avance. Dans la foulée du rapport rédigé par Jean-Dominique Senard, président du groupe Michelin, et Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de Vigeo-Eiris, le projet de loi Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », qui devrait être présenté en conseil des ministres le 16 mai ou le 23 mai, pourrait comprendre une disposition de taille : la réécriture de l’article du Code civil qui définit l’objet de l’entreprise, afin que celui-ci puisse mieux tenir compte « des enjeux sociaux et environnementaux de son activité ».

Par ailleurs, mais sans qu’il s’agisse d’une obligation, « les statuts [pourraient] préciser une raison d’être dont la société entend se doter pour décrire son activité ». Mais cette mesure mécontente le patronat. « On dépossède les associés et les actionnaires de leurs prérogatives. On prend leurs droits à ceux qui apportent les moyens de production », a même déclaré Jean-Charles Simon, l’un des neuf candidats à la présidence du Medef.
Changement de paradigme
« Pour comprendre pourquoi nous nous sommes lancés dans cette aventure,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les fondations actionnaires d’entreprises sont encore une exception en France, alors qu’elles sont monnaie courante au Danemark, en Allemagne ou en Suisse. Une spécificité qui change du tout au tout la culture de l’entreprise.
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La fondation, gardienne des consciences

Les fondations actionnaires d’entreprises sont encore une exception en France, alors qu’elles sont monnaie courante au Danemark, en Allemagne ou en Suisse. Une spécificité qui change du tout au tout la culture de l’entreprise.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 17h00
    |

                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            
Aux abords de la quarantaine, Pascal Lorne, entrepreneur à succès, s’est trouvé confronté à une question existentielle. « J’avais de quoi arrêter de travailler pendant plusieurs générations. Il fallait que je trouve que faire de mon temps et de mon argent. » Ses convictions lui soufflent la réponse : « De la même manière que je me suis réalisé d’un point de vue financier, je peux maintenant me réaliser en faisant le bien commun. » Cet ancien chef scout – l’expérience la plus importante de sa vie, selon lui – prend alors une décision radicale : placer la totalité de l’argent issu de la vente de sa société dans une holding en cours de transformation en fonds de dotation, dont ses enfants n’hériteront donc pas. 
Fondation ou fonds de dotation, le principe est le même : le capital est « verrouillé », et surtout la fondation veille à préserver la mission d’intérêt général qui lui a été affectée à sa création
Ce fonds est aujourd’hui le premier actionnaire de Gojob, une agence d’intérim 100 % numérique dont l’objectif est de ramener les personnes en difficulté vers l’emploi. Très proche juridiquement d’une fondation, le fonds de dotation a ceci de différent (entre autres) qu’il « permet au fondateur de rester à la manœuvre ».
Mais, fondation ou fonds de dotation, le principe est le même : le capital est « verrouillé », et surtout la fondation veille à préserver la mission d’intérêt général qui lui a été affectée à sa création. En effet, la fondation est l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident d’affecter des biens, droits ou ressources à une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif, sous le contrôle vigilant des pouvoirs publics.
Une spécificité qui, selon Pascal Lorne, change du tout au tout la culture de l’entreprise : « En termes de positionnement vis-à-vis des salariés ou des clients, ce n’est pas du tout pareil de travailler pour un patron qui s’enrichit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Ni tout à fait philanthropes ni tout à fait naïfs, les actionnaires des entreprises à mission cherchent à concilier une économie sociale et solidaire et un capitalisme « pur et dur », à la recherche exclusive du profit maximal.
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Un capitalisme « de troisième voie »

Ni tout à fait philanthropes ni tout à fait naïfs, les actionnaires des entreprises à mission cherchent à concilier une économie sociale et solidaire et un capitalisme « pur et dur », à la recherche exclusive du profit maximal.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 17h00
    |

                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            
Laurence Méhaignerie, cofondatrice et présidente du fonds d’investissement Citizen Capital, le seul à s’être spécialisé sur ce créneau jusqu’à présent, explique qu’elle est arrivée à concevoir ce projet dans une démarche « entrepreneuriale », et non uniquement altruiste : « Je reste convaincue que l’entreprise est un puissant levier de changement sociétal et que la finance peut être un outil. En France, pendant très longtemps, il y a eu une dichotomie très forte entre faire le bien et faire du business ; moi, je crois que l’on peut concilier un rendement social et un rendement financier. »
D’ailleurs, lorsque le fonds est entré en 2013 au capital de la Camif, bon nombre d’investisseurs potentiels étaient « gênés par le fait qu’on conserve à Niort le centre de relations clients : en le transférant dans un autre pays comme Madagascar, on aurait pu gagner un à deux points de rentabilité ! », raconte-t-elle. Certes, mais le positionnement de la Camif était d’aider les clients à donner du sens à leurs achats, par exemple en préservant les emplois locaux… Mais les esprits évoluent. « On reçoit de plus en plus de candidats de très bonne qualité qui viennent de fonds classiques et qui veulent découvrir une autre façon de faire », note Mme Méhaignerie.
Une déclinaison de la stratégie d’entreprise
Agnès Touraine, la présidente de l’Institut français des administrateurs, se refuse à opposer les deux approches. « On entend aujourd’hui les grands investisseurs parler du long terme, mais la France et d’une manière générale l’Europe continentale ont une longueur d’avance : le modèle européen a toujours pris en compte les stakeholders [parties prenantes] et la responsabilité sociale et environnementale est reconnue par la jurisprudence depuis longtemps. »
La mission ne serait donc qu’une déclinaison de la stratégie d’entreprise. Pour ne pas créer une nouvelle usine à gaz et éviter l’écueil de la...




                        

                        


<article-nb="2018/04/15/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Une cinquantaine de militants de l’association pro-vélo Paris en selle ont formé, vendredi 13 avril, une chaîne humaine afin de garantir le passage des cyclistes sur la bande cyclable boulevard Saint-Denis, à Paris.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’attrait de certaines applications numériques s’avère destructeur. Il contribue à abêtir les utilisateurs et à dégrader la productivité, explique Annie Kahn, chroniqueuse au « Monde ».
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« En rendant les utilisateurs accros, la technologie se ferait hara-kiri, anéantirait les progrès qu’elle est censée générer »

L’attrait de certaines applications numériques s’avère destructeur. Il contribue à abêtir les utilisateurs et à dégrader la productivité, explique Annie Kahn, chroniqueuse au « Monde ».



Le Monde
 |    15.04.2018 à 12h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            

Tribune. Les consultants du très renommé cabinet de conseil McKinsey sonnent l’alerte. La productivité ne redémarre pas dans les pays occidentaux. Pas plus aux Etats-Unis que dans l’ouest de l’Europe, démontrent les auteurs d’une note publiée en février. Un résultat étonnant.
N’attendait-on pas de la « révolution digitale », annoncée dans tous les secteurs économiques, qu’elle améliore grandement cette productivité, à savoir la valeur ajoutée produite par heure travaillée ? C’est d’ailleurs à ce titre que les technologies numériques font particulièrement peur, car qui dit amélioration de la productivité dit aussi suppression d’emplois, à court terme du moins.
Or, les experts de McKinsey sont formels. La productivité n’a augmenté en moyenne que de 0,5 % entre 2010 et 2014, alors qu’elle s’était accrue de 2,4 % sur la décennie précédente. Ce ralentissement remet en mémoire les propos tenus en 1987 par Robert Solow, américain, Prix Nobel d’économie, qui s’était étonné que l’introduction massive des ordinateurs dans l’économie ne s’accompagne pas d’une augmentation de la productivité. Avant de commencer à douter de son paradoxe, au début des années 2000. Or voici qu’il s’appliquerait à nouveau aujourd’hui.
Applications addictives
Trois phénomènes relativement récents pourraient l’expliquer, estiment les consultants. Le premier est que la productivité s’était beaucoup améliorée à la fin du siècle dernier et au début des années 2000, et qu’il était sans doute difficile de continuer à cette cadence. La crise financière a ensuite créé une période d’incertitude et d’affaiblissement de la consommation.
Et enfin, la transition d’un modèle économique à un autre a un coût qui obère une partie des progrès réalisés par la numérisation des activités. A cela s’ajoutent l’accroissement des inégalités et l’appauvrissement de la classe moyenne, qui continue d’affaiblir la demande et ralentit les investissements.
Il est si tentant...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le fondateur et directeur général du géant mondial de la publicité a démissionné samedi, après des allégations de mauvaise utilisation d’actifs de l’entreprise britannique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Martin Sorrell, directeur général de WPP, démissionne après des allégations de mauvaise conduite financière

Le fondateur et directeur général du géant mondial de la publicité a démissionné samedi, après des allégations de mauvaise utilisation d’actifs de l’entreprise britannique.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 12h22
   





                        



   


M. Sorrell, qui était depuis 33 ans à la tête du groupe qu’il avait fondé, a renoncé à ses fonctions moins de deux semaines après l’ouverture par WPP d’une enquête indépendante sur ces accusations de comportement incorrect. WPP, qui avait annoncé le 4 avril avoir nommé un avocat indépendant pour mener l’enquête, a annoncé ce 14 avril que celle-ci s’était achevée et que les allégations « ne concernaient pas des montants cruciaux ».
Après l’apparition des allégations, M. Sorrell avait nié tout comportement inapproprié mais avait dit qu’il comprenait que l’entreprise doive mener une enquête. « Je rejette cette allégation sans réserve mais je reconnais que l’entreprise doit enquêter », avait-il déclaré.
Un mémo transmis aux principaux dirigeants du groupe et dévoilé par le Wall Street Journal indique que l’entreprise ne rendra pas public les détails de l’enquête. « Le message pour nos employés et nos clients, c’est que l’activité continue comme d’habitude », explique-t-on dans ce mémo.
« Il est préférable que je me retire »
Martin Sorrell a déclaré dans un communiqué qu’il était triste de partir, soulignant que WPP avait été sa passion et son principal centre d’intérêt pendant plus de trois décennies.
Il a expliqué dans ce texte les raisons de sa décision. « Je vois que le climat actuel met inutilement une trop grande pression sur l’entreprise, sur nos plus de 200 000 employés et sur les 500 000 personnes qui dépendent d’eux, et sur les clients que nous servons dans 112 pays ».
« C’est pourquoi j’ai décidé que dans votre intérêt, dans l’intérêt de nos clients, dans l’intérêt de tous nos actionnaires, petits et grands, et dans l’intérêt de toutes les autres parties prenantes, il est préférable que je me retire », a écrit M. Sorrell.
L’entreprise a indiqué que Martin Sorrell serait considéré comme ayant pris sa retraite. Le président actuel, Roberto Quarta, devrait assurer l’intérim, jusqu’à ce qu’un nouveau directeur exécutif soit nommé.
Ces dernières années, le niveau élevé de sa rémunération (quelque 80 millions d’euros en 2015) avait été commenté dans les médias et avait suscité à plusieurs reprises la grogne des actionnaires, à un moment où les groupes publicitaires traditionnels affrontaient la rude concurrence d’entreprises comme Google et Facebook.

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                Colère contre le salaire géant de 90 millions d’euros de Martin Sorrell



Agé de 73 ans, M. Sorrell a fondé WPP au milieu des années 1980 en transformant de fond en comble un fabricant de paniers métalliques, Wire and Plastic Products, dans lequel il venait d’investir. A coups d’acquisitions massives, WPP est devenu depuis un géant mondial de la publicité et M. Sorrell a été fait chevalier par la reine d’Angleterre en l’an 2000.

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                Martin Sorrell : « Les appels à davantage réguler Facebook ou Google sont inévitables »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’avantage fiscal des particuliers employant un salarié à domicile ou faisant garder leurs enfants fera l’objet d’un crédit d’impôt au début de l’année 2019, indique au « Monde » André Loup, avocat-conseil chez CMS Francis Lefebvre Avocats.
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Prélèvement à la source : quel traitement fiscal pour les particuliers employeurs ?

L’avantage fiscal des particuliers employant un salarié à domicile ou faisant garder leurs enfants fera l’objet d’un crédit d’impôt au début de l’année 2019, indique au « Monde » André Loup, avocat-conseil chez CMS Francis Lefebvre Avocats.



Le Monde
 |    15.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 10h21
    |

André Loup, Avocat Counsel, CMS Francis Lefebvre Avocats







                        



   


Question à un expert. Les particuliers employant un salarié à domicile ou faisant garder leurs enfants ont droit à un crédit d’impôt en principe égal à 50 % du montant des rémunérations versées sous réserve de certains plafonds. Comment ce mécanisme va-t-il s’appliquer avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu en 2019 ?
Pour les rémunérations de services à domicile et de garde d’enfant supportées en 2018, un acompte de crédit d’impôt sera versé au particulier employeur au premier trimestre 2019. Cet acompte sera de 30 % du crédit d’impôt de l’année précédente, le solde du crédit d’impôt étant disponible en août 2019.
Le montant du crédit d’impôt avancé à l’Etat
Quant aux modalités du prélèvement à opérer en 2019 sur les rémunérations de l’employé, elles pourront prendre deux formes. Le particulier employeur pourra retenir lui-même l’impôt sur le revenu sur la rémunération versée au salarié, puis le reverser à l’administration fiscale.
Il pourra aussi choisir de confier cette tâche à Pajemploi, un service de l’Urssaf pour les gardes d’enfant, ou au chèque emploi service universel (CESU) pour les autres emplois à domicile. L’organisme versera alors lui-même son salaire à l’employé après retenue de l’impôt.

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                Sept questions – et réponses – pour comprendre les règles de déduction des travaux pour les bailleurs



En 2019, le particulier employeur devra par ailleurs supporter un prélèvement à la source sur la rémunération de son activité. Ce prélèvement se fera sur la base d’un taux d’impôt sur le revenu ne prenant pas en compte l’impact du crédit d’impôt. Le particulier devra donc avancer à l’Etat le montant du crédit d’impôt, celui-ci n’étant régularisé qu’à l’été 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La circulation des trains sera ensuite quasi normale, a annoncé la SNCF.
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SNCF : retour à la normale prévu dimanche, après deux jours de grève

Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La circulation des trains sera ensuite quasi normale, a annoncé la SNCF.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 16h19
   





                        



   


Selon la direction de la SNCF, les usagers pourront compter dimanche 15 avril sur neuf TER sur dix, deux Intercités sur trois et, en région parisienne, neuf Transilien sur dix. Le trafic sera normal à l’international.
Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La prochaine est prévue mercredi et jeudi. Ils protestent notamment contre l’ouverture à la concurrence et contre la suppression du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés. Les syndicats CGT, UNSA et CFDT appellent à faire grève deux jours sur cinq. SUD-Rail a lui déposé un préavis pour une grève illimitée.

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Le taux de grévistes en baisse
Vendredi, le taux de grévistes s’établissait dans la matinée à 22,5 %, selon la SNCF. Ce taux atteignait 38 % pour les personnels indispensables à la circulation des trains, avec 66 % des conducteurs, 60 % des contrôleurs et 29 % des aiguilleurs grévistes. Des chiffres inférieurs à ceux des précédentes grèves.
Alors que le projet de loi réformant la SNCF doit être adopté mardi en première lecture à l’Assemblée nationale, l’intersyndicale CGT-UNSA-SUD-CFDT a demandé vendredi dans un communiqué « l’arrêt du processus législatif en cours » pour réformer la SNCF et « l’ouverture de négociations approfondies », appelant les cheminots à « amplifier » leur mobilisation.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Fondée par deux anciens consultants français de McKinsey, l’entreprise de commerce en ligne opère dans 14 pays du continent. Ses résultats témoignent d’une stratégie de conquête rapide de parts de marché au détriment de la rentabilité.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Jumia se rêve en Amazon africain

Fondée par deux anciens consultants français de McKinsey, l’entreprise de commerce en ligne opère dans 14 pays du continent. Ses résultats témoignent d’une stratégie de conquête rapide de parts de marché au détriment de la rentabilité.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h30
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Des kilomètres de voitures pare-chocs contre pare-chocs… Au printemps, les violentes averses qui s’abattent presque chaque jour sur Nairobi gèlent aussitôt un trafic déjà chaotique. Un défi – un de plus ! – pour Vishal Haria, responsable au Kenya de la logistique chez Jumia, leadeur de l’e-commerce en Afrique. « La gestion des délais de livraison est un challenge quotidien », confirme le jeune Indien. Pas de quoi lui faire perdre son flegme, pourtant. Dans une ville dont les rues n’ont quasiment jamais de nom, sa mission ressemble à un parcours du combattant. Chaque jour, tous les clients sont appelés pour vérifier les adresses. « On a besoin de repères comme la couleur de la maison d’à côté, explique-t-il. Il faut aussi leur rappeler d’avoir de quoi payer sur eux, car la plupart ne le font pas en ligne. » Parce qu’ils n’ont pas de carte de crédit, redoutent les fraudes ou veulent pouvoir examiner les produits, plus des deux-tiers des acheteurs règlent à la livraison, en cash ou grâce au paiement mobile.

Infrastructures déficientes, problèmes de sécurité, sous-bancarisation de la population, faible pénétration d’Internet… La complexité est au cœur même de l’ADN de Jumia. Un constat qui vaut au Kenya comme dans les treize autres pays où l’entreprise opère sur le continent : de l’Egypte à l’Afrique du Sud, en passant par la Côte d’Ivoire et, surtout, le gigantesque Nigeria (190 millions d’habitants), son vaisseau amiral et principal marché. « Toutes ces difficultés, ce sont les briques de construction. On n’a pas découvert en arrivant qu’il y avait des nids-de-poule en Afrique », plaisante Jérémy Hodara, 36 ans, qui a démarré l’aventure Jumia en 2012, en tandem avec Sacha Poignonnec, un autre « Frenchie » de sa génération. Ces deux anciens consultants de McKinsey ont été mis sur orbite par Rocket Internet, l’incubateur allemand des frères Samwer, connu pour lancer des start-up copiant des succès américains.
De...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.
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Les loueurs longue durée adaptent leur offre aux collectivités

Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h00
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                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Qu’il s’agisse des établissements publics, des collectivités territoriales, du logement social, de l’aménagement ou de l’économie sociale et solidaire, dans les flottes des différents acteurs de l’Etat, l’heure est à l’introduction de véhicules plus propres. Pour l’ensemble de ces services dont la mission est d’ordre public, plus question en effet de rester à l’écart de la transition énergétique. En clair, les flottes des services de l’Etat doivent montrer l’exemple.
La « circulaire Cazeneuve », qui définit la politique de mutualisation et d’optimisation de la gestion du parc automobile des collectivités, en fixe les règles depuis un an. Désormais, dans les flottes publiques, seules les motorisations essence sont autorisées (le diesel est proscrit sauf pour les utilitaires) et 50 % des nouvelles acquisitions doivent se porter sur des modèles à faibles émissions (moins de 60 g/km de CO2), c’est-à-dire hybrides ou électriques. La gestion des véhicules doit être mutualisée avec un objectif de réduction du parc de 15 % d’ici à 2020.
Par ailleurs, l’acquisition des véhicules doit se faire par l’achat et le parc géré en « fleet management » : en effet, selon cette circulaire, les achats mutualisés doivent passer par l’UGAP (Union des groupements d’achats publics), et le recours à la location longue durée est interdit sauf pour les véhicules hybrides et électriques.
Un parc d’environ 65 000 véhicules
Exclus sans ménagement de cet important marché de renouvellement du parc public, les loueurs longue durée ont cependant bien noté l’opportunité qui leur est laissée de proposer aux collectivités une solution de financement et de gestion adaptée à leur obligation de se doter de véhicules hybrides ou électriques.
« Il existe encore dans le parc de l’Etat beaucoup de voitures diesel, souvent obsolètes, de dix ans d’âge en moyenne et totalement inadaptées aux nouveaux besoins des collectivités », indique Stéphane Spitz, directeur général adjoint...



                        

                        


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L’Iran tente d’enrayer la chute de sa monnaie face au dollar

Devant la dégringolade, le gouvernement a instauré cette semaine un taux de change fixe. Depuis, les Iraniens n’arrivent plus à échanger leurs rials contre des billets verts.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 13h14
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            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



                                


                            

Mercredi 11 avril, pour le deuxième jour consécutif, des files d’attente se sont formées devant les bureaux de change à Téhéran sans que pratiquement aucun échange n’ait lieu. Depuis que le gouvernement a instauré, le 10 avril, un taux de change fixe entre le dollar et le rial, la monnaie nationale, il est devenu impossible pour les Iraniens d’échanger leurs devises contre des billets verts.
Le gouvernement a pris cette décision pour enrayer la chute de sa monnaie, qui a perdu plus de 30 % de sa valeur face au dollar en six mois. La raison de cette dégringolade ? Les Iraniens craignent un effondrement encore plus marqué si le président Donald Trump met à exécution sa menace de retirer en mai les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien.
Marché noir
Depuis mardi, l’Iran n’autorise plus que les échanges au taux de 1 dollar pour 42 000 rials iraniens, contre 60 000 la veille. Espérant acheter des billets verts au nouveau taux plus avantageux, et ainsi sécuriser leurs avoirs, les Iraniens se sont donc rués dans les bureaux de change. En vain… Car malgré les déclarations rassurantes du vice-président iranien, Eshagh Jahangiri, qui assurait, le 9 avril, que « tous les besoins du pays seront satisfaits à ce taux de change [unifié] par la banque centrale » iranienne, les dollars promis n’ont pas été fournis, obligeant certains bureaux de change à baisser le rideau.
Sur le marché noir, le dollar s’arrache à 50 000 rials, et ce, même si le vice-président a menacé tous ceux qui pratiquent d’autres taux de « poursuites judiciaires », comparables à celles réservées aux « trafiquants de drogues ». Une dizaine de marchands de devises ont déjà été arrêtés. Autre mesure : il est désormais interdit à tout citoyen de posséder l’équivalent de plus de 10 000 euros en devises étrangères.
La baisse soudaine de la monnaie nationale iranienne face au dollar n’est « pas naturelle », estime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.
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Formule 1 : Shanghaï fait son festival

Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h43
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            Catherine Pacary








                        



   


La F1 fait son show comme la couleuvre d’Asie fait sa mue : au printemps. Après une première année d’observation et de séduction passée à la tête de la formule 1 mondiale, Liberty Media passe à l’action lors du Grand Prix de Chine, 3e étape du championnat, en inaugurant le premier festival de la F1, du 15 au 18 avril à Shanghaï. Une entrée en matière en douceur et en musique, qui ne constitue que la partie émergée d’un projet global de restructuration et de reconquête, exposé la semaine dernière à Bahreïn aux patrons d’écurie, et dont la mise en œuvre s’étale jusqu’en 2020.
Faire à terme de chaque Grand Prix un show d’une semaine incluant des parades, des animations, sur le circuit mais aussi alentours. C’est une des idées maîtresses de Chase Carey, patron de la F1 mondiale, pour séduire de nouveaux spectateurs. Et cela tombe bien, l’événementiel, Liberty Media sait faire, comme le prouve le programme du week-end — jeudi 12 avril, les pilotes se sont déjà pliés aux séances de dédicaces et de selfies dans les paddocks.
Tout commence vraiment vendredi, par la cérémonie d’ouverture VIP, en présence de deux héros charismatiques et intergénérationnels de la F1, Nico Rosberg, champion Mercedes 2016, et Sir Jackie Stewart, triple champion (1969, 1971 et 1973) et ambassadeur Heineken — depuis 2016 et l’accord de naming signé entre le brasseur et le grand argentier de la F1 d’alors, Bernie Ecclestone, la course de dimanche se nomme légalement le Heineken Grand Prix de Chine.

   


Axel la mascotte
Alors que les essais et qualifications se courent samedi, manifestations, démonstrations et concerts s’enchaînent jusqu’à dimanche soir avec des artistes suffisamment éclectiques pour plaire à un public large, du DJ néerlandais Armin Van Buuren à la chanteuse taïwanaise Angela Chang. Le tout dans un temple du commerce de Shanghaï, le Centre Jing’An Kerry.
« Nous prenons en charge le lieu entier. La route sera bloquée, nous avons une grande scène avec beaucoup de concerts et d’événements », disait Alexandre Molina, responsable des événements autour de la F1, jeudi. Mais si l’objectif est bien d’attirer un nouveau public vers la F1, il ne faut pas lui faire peur, d’où la précision de M. Molina. « Nous voulons vraiment que les gens puissent vivre l’expérience de la formule 1, mais peut-être à un niveau plus faible que ce qu’ils vivraient en piste dans la Fan Zone. » 
Selon la même logique, un espace réservé à l’e-sport permet de s’amuser sur des simulateurs pendant que la course est retransmise sur des écrans géants à plusieurs endroits de la mégapole chinoise. Les communicants ont même pensé aux plus petits, puisque le Grand Prix de Chine « verra les débuts d’Axel, la mascotte de la F1 », dit le communiqué.
Shanghaï, tout sauf un hasard
Pionnière de cette stratégie, Shanghaï n’a pas été prise par hasard. « Donnez-nous un pilote chinois et l’audience de la formule 1 va exploser ! », disait un patron d’écurie lors des essais hivernaux de février à Barcelone. Avec 1,4 milliard d’habitants, des régions centrales où seuls 35 Chinois sur 100 possèdent une voiture, le potentiel automobile, et donc sportif, est immense. L’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) anticipe ainsi une croissance des ventes de 4 % en 2018. Même si les constructeurs locaux atteignent plus de 40 % des ventes nationales, et si le 5e constructeur national prédit la disparition des voitures à essence d’ici à 2030, la Chine reste prometteuse.
Comme une confirmation, les promoteurs de la formule 1 ont révélé vendredi 15 avril avoir conclu un partenariat avec le géant chinois de l’Internet Tencent — valorisé à plus de 500 milliards de dollars —, en attendant la plate-forme F1 TV, dont la mise en service prévue en mars a été reportée en mai. Tencent va donc renforcer la diffusion des courses sur l’ensemble des supports numériques en Chine, « un pays clé pour la croissance à long terme des fans de [F1] », dit le communiqué. « Ce partenariat permettra aux fans chinois de suivre les courses en direct sur PC, (...) plates-formes mobiles, plates-formes de médias sociaux comme WeChat, et les plates-formes OTT [de diffusion directe par Internet sans box d’opérateur]. »

La plus grande communauté en ligne
Si la conquête d’un public jeune passe à coup sûr par le Web, un chiffre traduit l’importance du marché chinois : WeChat, la messagerie multifonction de Tencent, compte plus de un milliard de comptes d’utilisateur, soit la plus grande communauté en ligne au niveau mondial, selon son président et fondateur, Pony Ma. « En plus des Grands Prix, les plates-formes de Tencent offriront une combinaison de flux vidéo et de données », détaille le communiqué.
Pour ne pas délaisser les fans chinois moins jeunes, deux accords ont également été signés par la formule 1 avec Guangdong TV et Shanghaï TV, après ceux mis en place en mars avec le réseau principal de la télévision publique chinoise, CCTV.

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                F1 : Ferrari entre rires et pleurs




   


Avant Marseille, Berlin, Miami
Après Shanghaï, trois « F1 Festival » sont prévus cette saison, à Marseille, la semaine du Grand Prix de France au Castellet du 24 juin, à Berlin, avant la course de juillet, et à Miami, en prélude du Grand Prix des USA d’octobre.
Les à-côtés ne doivent pas faire oublier l’essentiel du spectacle : la course, les pilotes, le circuit. Vendredi, le champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur de cinq Grand Prix à Shanghaï — un record —, s’est révélé le plus rapide devant Sebastian Vettel, le pilote Ferrari actuellement en tête du championnat. Tous deux rivalisent cette saison pour un 5e titre mondial. Côté français, tous les regards se tournent vers Pierre Gasly (Toro Rosso) arrivé 4e le 8 avril à Bahreïn, mais aussi vers Esteban Ocon, qui n’a pas lâché un millième de seconde pour arracher le point de la 10e place, et Romain Grosjean (Haas). En attendant un pilote chinois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’absence d’inflation et la modération salariale témoignent de la fragilité de la reprise économique. Mais les gains de productivité offerts par la révolution numérique sont encore à venir, juge l’économiste Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE.
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« La politique monétaire devra rester très accommodante pour ramener l’inflation à des niveaux proches de 2 % »

L’absence d’inflation et la modération salariale témoignent de la fragilité de la reprise économique. Mais les gains de productivité offerts par la révolution numérique sont encore à venir, juge l’économiste Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h34
    |

Benoît Cœuré (membre du directoire de la BCE)







                        



                                


                            

[Pour les 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation. Cet article reprend les conclusions d’un discours de l’économiste Benoît Cœuré, prononcé le 12 avril 2018, à l’occasion de cet anniversaire du CEPII.
Tribune. La grande crise financière et la crise de la zone euro sont derrière nous. Leurs conséquences les plus graves sont effacées. Les outils macroéconomiques traditionnels suggèrent même que, en moyenne, dans la zone euro, les personnes ayant la possibilité et le souhait de travailler auraient dans l’ensemble retrouvé un emploi, et que les capacités de production des entreprises seraient quasiment ou pleinement utilisées. Ce diagnostic apparaît sans doute contre-intuitif, voire choquant, compte tenu du niveau actuel du chômage.
En effet, s’il était exact, des tensions sur les prix se manifesteraient. Lorsque la main-d’œuvre vient à manquer, les travailleurs sont en position de force pour négocier des hausses de salaire. De même, les contraintes sur l’offre incitent les entreprises à relever leurs prix. Pourtant, ni l’inflation ni les salaires n’ont montré de signes clairs d’accélération.

Il y a deux interprétations possibles. Soit la relation entre le taux de chômage et l’inflation (la « courbe de Phillips » dans le jargon des économistes) est rompue, c’est-à-dire que les entreprises sont réticentes à augmenter les salaires, alors qu’elles peinent à trouver de nouveaux salariés. Soit nous ne mesurons pas de la bonne manière la capacité de production de nos économies.
Deux hypothèses
La première interprétation ne résiste pas à l’analyse des données, qui confirme que la courbe de Phillips reste valide, à une nuance près : la réaction des prix dépend fortement de la manière dont l’emploi est rémunéré. Or, les salaires augmentent moins si les nouveaux emplois sont à temps partiel contraint...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Kalypso Nicolaïdis, professeure à Oxford, esquisse dans une tribune au « Monde » les voies et les moyens d’une relation différente mais compatible entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.
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Mondialisation : « Le Royaume-Uni ne devrait pas être traité comme n’importe quel pays tiers »

Kalypso Nicolaïdis, professeure à Oxford, esquisse dans une tribune au « Monde » les voies et les moyens d’une relation différente mais compatible entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h40
    |

Kalypso Nicolaïdis (professeur à l'université d'Oxford)







                        



                                


                            

[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation]
Tribune. Si l’on en croit ses apôtres, l’Union européenne (UE) aurait pour mission de sauver le libre-échange contre ses détracteurs trumpiens tout en maîtrisant ses effets pervers dévastateurs qui alimentent l’euroscepticisme. Mais pour nous en tenir au plus urgent, ne doit-on pas considérer le Brexit comme un test-clé ? Après tout, il s’agit là d’inventer une relation commerciale nouvelle avec le pays tiers qui sera le plus UE-compatible au monde pour encore bien longtemps malgré le cri du cœur de son électorat.
Si nous n’y arrivons pas là, quelle sera notre crédibilité ailleurs ? La façon dont l’UE négocie aujourd’hui avec le Royaume-Uni sera le gage de notre méthode.
Les débats n’appellent pas à l’optimisme
Pourtant, les débats sur les modalités de la sortie britannique de l’Union européenne (UE) n’appellent pas à l’optimisme. Certes, l’accord de retrait proprement dit est presque prêt. Mais alors que les parties sont censées s’accorder sur une déclaration commune sur leur relation future d’ici octobre 2018, de toute évidence on est bien loin d’une convergence de vue sur la dimension commerciale. Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, nous offre un diagnostic sans équivoque. Le Brexit doit tomber dans l’une des deux cases classiques : accord de libre-échange ou membre à plein du marché unique, Canada ou Norvège.
Or l’histoire du marché unique offre deux leçons pour Theresa May et M. Barnier. La première est que ce marché a été construit de façon pragmatique autour du principe de reconnaissance mutuelle, étayé par de rigoureux règlements des différends. Mais parce que la confiance n’est jamais aveugle entre Etats, il n’existe pas dans l’UE de reconnaissance mutuelle pure. En réalité, nous perfectionnons en continu un système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Claudia Buch, vice-présidente de la Banque centrale allemande, plaide pour un système financier qui dispose de réserves suffisantes afin de faire face à l’imprévu.
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Mondialisation : « Pour être robuste, un système financier doit pouvoir résister aux mauvaises surprises »

Dans une tribune au « Monde », Claudia Buch, vice-présidente de la Banque centrale allemande, plaide pour un système financier qui dispose de réserves suffisantes afin de faire face à l’imprévu.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h31
    |

Claudia Buch (vice-présidente de la Deutsche Bundesbank)







                        



                                


                            

[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation]
Tribune. L’économie mondiale est actuellement en bonne santé, avec des perspectives positives. Des conditions économiques favorables, une inflation et des taux d’intérêt bas contribuent à la valorisation élevée des marchés financiers. Mais ils peuvent aussi rendre les acteurs de marché excessivement optimistes, alimentant la montée des risques pour la stabilité financière. Pour assurer la robustesse du système financier, il faut donc disposer de réserves suffisantes contre les événements imprévus et veiller à ce que les réformes ne soient pas diluées.
Les marchés anticipent une remontée graduelle des taux d’intérêt. Cela renforcerait la stabilité du système financier : les banques conforteraient leur marge d’intermédiation, en particulier si les taux d’intérêt sortent durablement du territoire négatif. Les assureurs et les organismes de retraite dégageraient plus facilement le revenu nécessaire pour atteindre les rendements promis.
Mais comment les marchés réagiraient-ils à un ralentissement inattendu ? Que se passerait-il si les taux restaient bas pour beaucoup plus longtemps ? Si des risques politiques importants se matérialisaient, faisant bondir les primes de risques ? De tels événements inattendus pourraient affecter un grand nombre d’acteurs de marché simultanément, ce qui pourrait menacer le bon fonctionnement de l’ensemble du système financier.
A l’origine de dégâts considérables
L’histoire nous enseigne que les crises financières surgissent le plus souvent de façon inattendue. Elles peuvent être à l’origine de dégâts considérables pour l’économie et la société – la production baisse, le chômage augmente et la dette publique grimpe.
Pour être robuste, un système financier doit pouvoir résister aux mauvaises surprises. Des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A la recherche de nouveaux relais de croissance, le groupe américain diversifie son offre de services de transport.
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Vélos, location, VTC… Uber veut vous faire abandonner votre voiture

A la recherche de nouveaux relais de croissance, le groupe américain diversifie son offre de services de transport.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
15.04.2018 à 06h46
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Des vélos électriques en libre-service, des voitures de location et même des tickets de bus et de métro. Mercredi 12 avril, Uber a donné un coup d’accélérateur dans sa stratégie de diversification en annonçant l’arrivée de nouveaux services de transport au sein de son application mobile. Objectif : « Devenir une alternative à la voiture personnelle », explique Dara Khosrowshahi, le directeur général de la plate-forme américaine de voitures avec chauffeur (VTC).
Si cette mission avait été fixée dès le départ par Travis Kalanick, le fondateur d’Uber poussé à la démission, en juin 2017, après une accumulation de scandales et de polémiques, l’approche est nouvelle. L’ancien patron misait, en effet, uniquement sur une baisse drastique du prix des courses, en particulier grâce au développement des voitures autonomes.
Mais « tous les trajets ne peuvent pas être effectués avec Uber », reconnaît désormais Jahan Khanna, responsable de la division mobilité de la société. « Sans ces nouvelles offres, notre plate-forme ne peut pas véritablement rivaliser avec la proposition de valeur d’une voiture personnelle », poursuit-il dans un entretien accordé au site The Verge.
« Vélos flottants »
Pour atteindre son but, Uber estime ne plus pouvoir se contenter de ses célèbres voitures à la demande, même déclinées en plusieurs offres (véhicules de luxe, trajets partagés…) et positionnements tarifaires. La plate-forme doit permettre de « choisir l’option la plus rapide ou la moins chère, que ce soit une voiture, un vélo, le métro ou autre », souligne M. Khosrowshahi.

Jusqu’à présent, Uber avait mené sa diversification d’activités sur des marchés annexes, mettant à profit les outils technologiques développés pour le transport de passagers. La société a lancé des services de coursiers, récemment fermés, ou de livraison de repas. Elle expérimente aussi depuis 2017 une plate-forme destinée au transport routier.
Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Si l’Amérique veut détruire le commerce multilatéral, Européens et Chinois devront faire cause commune, pour éviter cette menace, explique l’ex-directeur général de l’OMC, dans une tribune au « Monde ».
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Pascal Lamy : « Trump croit, en économie (comme ailleurs), à la loi du plus fort »

Si l’Amérique veut détruire le commerce multilatéral, Européens et Chinois devront faire cause commune, pour éviter cette menace, explique l’ex-directeur général de l’OMC, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 15h07
    |

Pascal Lamy (ancien directeur de l'OMC)







                        



                                


                            
[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation].
Tribune. Donald Trump vient de lancer la grande offensive protectionniste antichinoise (mais pas que…) qu’il avait annoncée au cours de sa campagne électorale en 2016. Jusqu’alors, ses initiatives avaient pu paraître mesurées par rapport à ses rodomontades : sortie de l’accord transpacifique, que les Etats-Unis d’Obama n’avaient pas ratifié ; renégociation de l’accord commercial nord-américain avec le Canada et le Mexique et de l’accord bilatéral avec la Corée du Sud… Jusque-là, plus de peur que de mal.
Mais les annonces récentes sont d’une autre ampleur : une première vague sur l’acier et l’aluminium, pour quelques milliards de dollars, une seconde rafale d’annonces ciblées sur la Chine, qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards d’échanges. Les marchés financiers ont réagi plus nerveusement.
Pourtant, si l’escalade est claire, même s’il ne s’agit, à ce stade, que d’annonces, les signaux qui les accompagnent paraissent confus, voire contradictoires, d’où une grande perplexité sur les intentions réelles du président américain et de son gouvernement.
Deux scénarios sont envisageables
On dénonce l’Organisation mondiale du commerce (OMC), « une catastrophe », tweete Donald Trump, mais on y lance un procès contre la Chine, tout en bloquant le fonctionnement de la machine contentieuse à Genève. Cherchez l’erreur ! On exhume du musée des armes de protection commerciale une législation de défense nationale pour sanctionner les Européens ou les Japonais, alliés fidèles. On voudrait qu’il y ait autant de Chevrolet à Berlin que de Mercedes à New York, comme si cette réciprocité faisait le moindre sens au XXIe siècle. On souhaite rééquilibrer la balance commerciale américaine, dont chacun sait qu’elle est en déficit structurel de long...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les sanctions américaines contre les oligarques russes ont, notamment, visé le patron de Rusal, le « tsar de l’aluminium ». Et fait flamber le cours de ce métal de 12 % en une semaine. « Du jamais vu en une quarantaine d’années », explique Laurence Girard, chroniqueuse au « Monde ».
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Matières premières : « L’aluminium russe sent le roussi »

Les sanctions américaines contre les oligarques russes ont, notamment, visé le patron de Rusal, le « tsar de l’aluminium ». Et fait flamber le cours de ce métal de 12 % en une semaine. « Du jamais vu en une quarantaine d’années », explique Laurence Girard, chroniqueuse au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 10h58
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Fin janvier, à Davos, la station huppée des Alpes suisses, banquiers, investisseurs et patrons se pressaient à l’invitation d’Oleg Deripaska. Prêts à partager avec l’oligarque russe champagne et caviar, sur fond de musique d’ambiance, Enrique Iglesias poussant la chansonnette. Nul ne sait combien d’entre eux iraient à la prochaine sauterie du milliardaire. La fête est finie. Du moins pour le moment.
Donald Trump, qui, à Davos, juste avant la folle soirée, prônait l’« America First », a sorti l’artillerie lourde. Après la Chine de Xi Jinping, la Russie de Vladimir Poutine est dans son viseur.
Vendredi 6 avril, des sanctions américaines ont été prononcées contre 24 oligarques et responsables politiques russes et 14 entreprises. Tous accusés « d’activités malveillantes ». En tête de liste, Rusal, l’empire du « tsar de l’aluminium », M. Deripaska. Dès l’ouverture de la Bourse de Moscou, lundi 9 avril, près de 13 milliards d’euros partaient en fumée. L’aluminium russe sent le roussi. M. Trump a plombé l’ambiance.
Oligarque diabolisé
La balle, par ricochet, pouvait toucher Glencore. Le puissant groupe suisse de négoce de matières premières ne peut manquer d’être en affaires avec Rusal. Il en est même actionnaire.
Immédiatement, son patron, Ivan Glasenberg, a annoncé qu’il ne souhaitait plus se retrouver à la table de M. Deripaska. En tout cas à la table du conseil d’administration de Rusal. Se disant prêt à respecter toutes les sanctions. De quoi amortir le choc pour Glencore.
Et chacun désormais d’éviter de partager la soupe avec l’oligarque diabolisé. Les agences de notation se pressent d’effacer toute référence à son entreprise. Les deux grands opérateurs de marché, le London Metal Exchange (LME) et le Comex, ont, quant à eux, décidé de fermer les portes de leurs entrepôts au métal estampillé Rusal. Deripaska, persona non grata.
A la Bourse, les spéculateurs se frottent les mains....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le journaliste Antoine Reverchon revient, dans cette chronique, sur la démarche d’historien de l’universitaire américain Stefan Link, utilisée pour analyser, au moyen du fordisme, l’avènement des Etats-Unis comme économie mondiale dominante.
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« Faire une lecture vraiment politique des “lois générales” de l’économie »

Le journaliste Antoine Reverchon revient, dans cette chronique, sur la démarche d’historien de l’universitaire américain Stefan Link, utilisée pour analyser, au moyen du fordisme, l’avènement des Etats-Unis comme économie mondiale dominante.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h30
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Recherches. La Chine serait donc en train de changer de place dans la chaîne de la mondialisation : elle monte en gamme à coups d’avancées technologiques et scientifiques, délaissant l’exportation de produits low tech. D’où l’intérêt de se pencher sur le cas des Etats-Unis qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, sont passés d’un rapport économique de périphérie coloniale avec l’Europe – exportations de matière première, importations de produits manufacturés – à un rapport d’égal à égal, puis d’économie dominante. En 1913, juste avant la première guerre mondiale, les exportations américaines comptaient 50 % de produits manufacturés, contre 20 % en 1890…
La « destinée manifeste » des états-Unis tiendrait à des facteurs socioculturels ont plaidé les économistes libéraux
Les explications ne manquent pas : un marché interne immense, l’afflux de capitaux européens, une inventivité technique et financière apte à transformer les abondantes ressources locales (pétrole, charbon, minerai, blé, viande) plutôt que de les exporter… Mais d’autres pays présentaient alors les mêmes caractéristiques : le Brésil, l’Argentine, la Russie. La « destinée manifeste » des Etats-Unis tiendrait donc à des facteurs socioculturels, ont plaidé les économistes libéraux : l’esprit d’entreprise, la libre concurrence sur le marché, le rationalisme scientifique, la sécurité juridique de la propriété, la non-intervention de l’Etat – érigés en recettes du développement pour le monde entier.
Le revers de ce beau récit est la critique marxiste du même phénomène : le prix à payer est l’écrasement du mouvement ouvrier, le génocide des indigènes, le pillage des ressources naturelles, la corruption du politique, le règne de l’avidité – érigés en tares de l’impérialisme…
Un lieu et un moment
Stefan Link, chercheur au Dartmouth College (New Hampshire) et spécialiste du fordisme, a choisi une démarche d’historien pour comprendre un lieu et un moment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les grèves d’avertissement se sont multipliées cette semaine dans tout le pays, avant la négociation salariale de dimanche et lundi.
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En Allemagne, les salariés des services publics font monter la pression

Les grèves d’avertissement se sont multipliées cette semaine dans tout le pays, avant la négociation salariale de dimanche et lundi.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h13
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En Allemagne, les syndicats ont intensifié leur pression pour l’augmentation des salaires dans les services publics. Vendredi 13 avril, plusieurs régions allemandes ont subi d’importantes perturbations dans divers secteurs à la suite de grèves d’avertissement à l’appel du syndicat Verdi avant la négociation de dimanche 15 et lundi 16 avril, qui sera sans doute décisive.
Vendredi, des milliers de salariés dans le pays ont cessé le travail durant quelques heures. L’Allemagne avait rarement connu une telle mobilisation des employés des services publics ces dernières années. Les transports en commun dans plusieurs grandes villes ont été très perturbés dans la semaine, ainsi que les crèches, les agences nationales pour l’emploi et les services d’enlèvement des ordures ménagères.
A Düsseldorf, la capitale du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui compte plus de 600 000 habitants, aucun métro ou tram ne circulait mercredi. Même scénario en Rhénanie-Palatinat, où aucun train régional ne roulait dans la région du confluent du Rhin et du Neckar, une des zones les plus industrialisées du pays. Dans cette même région, l’activité de certains hôpitaux était fortement touchée. A Hambourg, jeudi, les ordures n’ont pas été enlevées. Et, mardi, une grande partie du trafic aérien a été bloquée en raison de la grève de certains membres du personnel de sécurité couverts par une convention collective du secteur public régional.

Une hausse de salaires de 5,2 %chez Deutsche Telekom
Bien qu’ils affectent de façon importante le quotidien des Allemands, ces mouvements ne suscitent pas de protestation dans la population. Selon un sondage de la chaîne ZDF, les trois quarts des personnes interrogées accordent leur soutien aux grévistes. Le syndicat Verdi et la fédération des fonctionnaires ont profité de ce soutien pour montrer tout leur potentiel de perturbation dans cette semaine décisive. Depuis le 26 février, ils tentent d’obtenir pour les 2,3 millions...




                        

                        

