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<article-nb="2018/04/14/19-1">
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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Au menu : l’épidémie de rougeole en France, d’où viennent nos sourcils, les tremblements de terre que provoquent les buts de Lionel Messi, etc.
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<article-nb="2018/04/14/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Une rougeur accompagnée de démangeaisons s’est manifestée sur le doigt d’un homme portant une alliance qui contenait de petits éclats de météorite.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤ 
<article-nb="2018/04/14/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.
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Un parcours au-delà des gènes

Ariane Giacobino, médecin généticienne, raconte comment l’épigénétique a bouleversé sa vision du vivant et de la biologie.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h04
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
Le livre. L’épigénétique ? Ce terme un peu abscons a plusieurs sens. En premier lieu, il englobe les mécanismes qui font qu’à partir d’un même programme génétique, d’abord contenu dans une cellule ­unique, un organisme développe et entretient une vaste panoplie de tissus et d’organes différents.
Ensuite, l’épigénétique renvoie à toutes les influences, y compris extérieures à l’individu – alimentation, environnement, microbes, stress… – qui régulent l’activité des gènes. Enfin l’épigénétique pose la question de la transmission à travers les générations de ces influences qui s’exercent sans même ­modifier la séquence de notre ADN.
C’est peu dire que ces dernières années, ce champ de recherche a explosé. Ariane Giacobino, médecin généticienne (faculté de médecine de l’université de Genève) a été aux premières loges pour observer et participer à cette révolution. Mais son livre intitulé Peut-on se libérer de ses gènes ? se distingue par son caractère personnel : c’est en fait une autobiographie scientifique et médicale, où les avancées de la recherche se mêlent intimement au parcours de vie.
Pas de grand livre de la vie
D’abord déroutant, ce choix révèle au fil de la lecture toute sa richesse. Ariane Giacobino, dans sa pratique médicale liée à la fertilité et au dépistage des maladies génétiques, est confrontée à des situations humaines parfois dramatiques, à des choix éthiques difficiles. Elle ne cache rien de la façon dont ce contact avec les patients a pu faire évoluer sa vision de la médecine et de ses enjeux.
Concernant le volet scientifique, elle a aussi l’honnêteté de ne pas occulter certaines « naïvetés » concernant son propre sujet d’étude : à l’aube du XXIe siècle, lire enfin le « grand livre de la vie », à travers le séquençage du génome, n’a pas été la révélation espérée, les choses étant bien plus complexes, notamment en raison des mécanismes épigénétiques, rappelle-t-elle.
Les recherches...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.
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Pouvoir critiquer anonymement la science permet de mieux la corriger

Dans une tribune au « Monde », Boris Barbour et Brandon Stell, responsables du site PubPeer, jugent crucial qu’existe un espace de débat anonyme afin que les résultats scientifiques soient discutés et rectifiés.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h15
    |

Boris Barbour et Brandon Stell (Chercheurs au CNRS et responsables du site PubPeer.com)







                        



                                


                            
Tribune. On dit que la science s’autocorrige au fil des résultats ­publiés, mais cette correction est-elle optimale ? Il y a une prise de conscience croissante que certaines dérives du fonctionnement de la ­recherche scientifique – notamment l’impérieux diktat résumé par la formule « publier ou périr » – ont créé un environnement aujourd’hui hostile à la critique des résultats.
En effet, peu de scientifiques peuvent se risquer à ­contrarier leurs collègues. La « police » de la recherche – en principe les journaux et les institutions – se retrouvant de fait juge et partie, elle est sujette à de nombreux conflits d’intérêts d’ordre économique et liés à la réputation. Sur ce terrain propice fleurissent des pratiques préjudiciables à la recherche, ­allant des interprétations optimistes à la fraude avérée, avec un coût financier et humain énorme.
Les premiers touchés sont les chercheurs. Quand ils tentent de prolonger des travaux erronés, ils perdent leur temps et gaspillent de l’argent – celui du contribuable. Un projet parti sur une telle fausse piste peut abréger une carrière de jeune chercheur. Mais l’impact va au-delà : outre la recherche ­future, la politique publique, les investissements privés et les consignes ­médicales doivent se baser sur les ­résultats publiés, réputés fiables.
Conséquences lourdes
Les conséquences d’erreurs dans la ­recherche médicale peuvent être lourdes. En 1998, le Britannique Andrew Wakefield publie dans le prestigieux Lancet un article concluant qu’une vaccination contre la rougeole peut causer l’autisme. L’article est frauduleux et ses conclusions fausses, mais il faudra les douze années de campagne menées par un journaliste pour qu’il soit ­rétracté, que le journal le déclare nul et non avenu. Entre-temps, de nombreux parents inquiets n’ont pas fait vacciner leurs enfants, contribuant à des épidémies de rougeole, parfois mortelle, et c’est encore aujourd’hui le cas.
Face à de tels...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                

Des médecins portent plainte au conseil de l’ordre après une tribune contre les médecines alternatives

Une centaine de professionnels de santé ont signé le 19 mars une tribune contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives, allant même jusqu’à parler de « fake médecine ».



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h18
   





                        



   


La tension ne retombe pas chez les médecins après la publication d’une tribune signée par plus de 120 professionnels de santé, le 19 mars dans Le Figaro, contre l’homéopathie et les autres médecines alternatives. A la suite de ce texte, le quotidien affirme, jeudi 12 avril, que des organisations syndicales de médecins homéopathes, mésothérapeutes ou d’accupuncteurs ont déposé plainte auprès du conseil de l’ordre de la profession contre 10 des 124 signataires – cinq médecins qui se sont exprimés dans les médias après la publication de la tribune, et cinq autres l’ayant signée.
La tribune fustigeait notamment des « pratiques ni scientifiques ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses » et parlait de « fake médecine » (« fausse médecine »). Les signataires demandaient au conseil de l’ordre de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent de promouvoir » ces pratiques.

        Lire aussi :
         

                Les médecines alternatives doivent-elles être disqualifiées  ?



« Diffamatoires et même insultants »
Les syndicats reprochent des propos « offensants, diffamatoires et même insultants » et « contraires aux principes déontologiques de confraternité, de considération de la professsion », rapporte Le Figaro. Ils demandent des « excuses publiques ».
Quand une plainte est déposée devant l’ordre des médecins, la première étape est une tentative de conciliation. Si la médiation échoue, « nous allons ensuite tirer au sort deux médecins dans la liste [des signataires] tous les quinze jours pour de nouvelles plaintes », prévient le Dr Meyer Sabbah, à l’origine de la plainte.
Vincent Ropars, l’un des signataires de la tribune qui devra s’expliquer devant le conseil de l’ordre et médecin généraliste remplaçant dans le Finistère, se dit « fier de ce qui [lui] arrive » sur Twitter :
« Si des contradicteurs amènent les débats sur le terrain de la plainte ordinale, c’est parce que probablement aucun argument valable ne leur paraît possible d’amener sur le terrain du débat public. »
Jeudi, la ministre de la santé Agnès Buzyn, interrogée sur RMC, s’est dite favorable au maintien du remboursement de l’homéopathie : « Si ça continue à être bénéfique sans être nocif, ça continuera à être remboursé. »
« C’est probablement un effet placebo. Si ça peut éviter d’utiliser des médicaments toxiques, quelque part je pense que nous y gagnons collectivement. Voilà : ça ne fait pas de mal »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Pour le 57e anniversaire du vol de Youri Gagarine, petite liste en BD des qualités nécessaires pour aller dans l’espace, en compagnie du Français Jean-François Clervoy.
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<article-nb="2018/04/14/19-7">
<filnamedate="20180414"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180414"><AAMMJJHH="2018041419">
<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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La génétique sur le terrain miné des « races »

Une tribune publiée par le « New York Times » relance une question minée, celle des différences génétiques observées entre groupes humains. Laurent Alexandre met en garde contre les dérives d’une telle discussion.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h16
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. La part de la génétique dans nos destinées est un sujet douloureux en France. Notre pays est probablement l’un des derniers où une majorité de gens et même d’intellectuels sont persuadés que ­l’intelligence est purement produite par ­l’environnement culturel et familial. Toutes les études montrent pourtant le contraire et relativisent au passage le rôle de l’école.
Des études ont mis en évidence le fait que la réussite et les capacités intellectuelles étaient fortement dépendantes du patrimoine génétique. Partager un environnement commun – famille et éducation – n’explique qu’environ un tiers des différences cognitives. Autrement dit, l’école et la culture familiale ne ­pèsent pas beaucoup face au poids décisif de la génétique, qui compte pour près des deux tiers dans nos différences intellectuelles, si l’on en croit les travaux du Britannique Robert Plomin (King’s College, Londres).
Nier les différences interraciales ­contre-productif
Les différences de réussite scolaire ne traduisent pas avant tout la qualité des professeurs ou des écoles. Ce n’est pas un défaut de compétence des professeurs, ou même des problèmes de méthode, qui expliquent les mauvais résultats de l’école. Egaliser les chances à travers l’éducation est une tâche décourageante ; et la gestion politique des différences neurogénétiques interindividuelles est difficile.
Aux Etats-Unis, certains généticiens de haut vol implorent néanmoins l’opinion de rouvrir un autre débat miné : le lien entre ­notre race, notre ADN et nos caractéristiques, sans même s’interdire de traiter des différences cognitives. Dans un long article publié dans le New York Times, le 23 mars, David Reich – généticien à Harvard de réputation internationale – plaide pour l’ouverture d’une discussion sur la notion de « race » à travers l’analyse génétique.
Il défend avec vigueur l’idée (aussi exposée dans un ouvrage tout juste publié) que nier les différences interraciales...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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« Pour une alternative radicale au monde des technosciences »

Dans une tribune au « Monde », l’essayiste Marianne Durano explique que face au règne des  technologies qui remplacent ce qui est naturel et gratuit en biens artificiels et marchands,  l’« écologie intégrale » est une idée salutaire, car elle propose d’accepter enfin nos limites.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 10h57
    |

Marianne Durano (Membre de la revue "Limite")







                        



                                


                            

Tribune. « Il faut trouver la limite car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s’étendre à l’infini sans remettre en cause l’idée même de l’homme et de la vie. » Cette phrase n’est pas tirée de l’encyclique Laudato si’ (« Loué sois-tu ») du pape François, mais du discours du président Macron devant la Conférence des évêques de France. Comment nier en effet que notre puissance technique grandissante bouleverse nos conditions d’existence ?

En novembre 2017, quinze mille scientifiques lançaient un cri d’alarme sur l’état de la planète, pointant huit domaines où les limites de ce que la biosphère est capable de supporter ont déjà été franchies.
Deux mois plus tard, s’ouvraient en France les Etats généraux de la bioéthique, intégrant officiellement au débat public de nouvelles transgressions anthropologiques : utilisation d’embryons humains pour la recherche médicale, sélection génétique préimplantatoire, développement des interfaces cerveau-machine, ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à des femmes fécondes, autoconservation ovocytaire, insémination postmortem, légalisation du suicide assisté, gestation par autrui, etc.
Au programme également, le recours au big data (mégadonnées) pour le diagnostic médical. Parallèlement, Emmanuel Macron annonçait un plan d’investissements publics de 1,5 milliard d’euros pour développer l’intelligence artificielle (IA).

Nous sentons confusément que tous ces événements participent d’une même dynamique, à laquelle la France participe à marche forcée. La définir, c’est mettre au jour les nouveaux clivages politiques qui structurent notre monde. C’est l’un des buts de l’écologie intégrale que nous défendons.
La technique crée le marché et le public
De la PMA au big data, en passant par la catastrophe écologique dont nous commençons péniblement à prendre conscience,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Cette maladie neurodégénérative survient en général autour de la soixantaine mais, dans de très rares cas, elle touche des sujets beaucoup plus jeunes.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤ 
<article-nb="2018/04/14/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une prophylaxie préexposition au VIH a été proposée hors du cadre hospitalier pour éviter la transmission lors de rapports  des personnes transgenres.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Sida : une prévention hors les murs pour les transgenres

Une prophylaxie préexposition au VIH a été proposée hors du cadre hospitalier pour éviter la transmission lors de rapports  des personnes transgenres.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 16h11
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Sous toutes les latitudes, les actions de prévention contre le virus du sida (VIH) buttent sur une difficulté : atteindre certains groupes de population ayant un risque d’être infectés supérieur à celui de la population générale, mais à l’écart des structures sanitaires. Faute de voir ­venir à lui ces groupes, l’hôpital, où se pratique le dépistage anonyme et gratuit des infections sexuellement transmissibles, doit alors travailler hors les murs.
Depuis la fin 2017, une équipe parisienne des hôpitaux universitaires Saint-Louis - Lariboisière - Fernand Widal (AP-HP) expérimente une prescription hors les mursde la prophylaxie préexposition (mieux connue sous le sigle ­anglais PrEP) à des personnes transgenres. La PrEP consiste pour une personne séronégative à prendre des médicaments anti-VIH avant des rapports à risque. Elle permet une protection ­efficace contre la transmission du VIH, mais pas contre les autres agents d’infections sexuellement transmissibles.
Les premiers résultats de cette action originale, soutenue par le Sidaction et Vers Paris sans sida (Mairie de Paris), abondent dans le sens de la faisabilité de ce type d’intervention, estiment ses concepteurs. Ils ont été présentés lors de la Conférence internationale francophone VIH/hépatites (Afravih), qui s’est tenue à Bordeaux du 4 au 7 avril.
Difficile accès à la prévention
En France, avant de pouvoir être renouvelée par un médecin généraliste, la première prescription d’une PrEP doit être faite par un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge des personnes infectées par le VIH ou dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, les virus des hépatites virales et les agents des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD, qui depuis 2016 a pris la suite des centres de dépistage anonyme et gratuit ou CDAG). Si une personne ne vient pas à l’hôpital ou au CeGIDD, elle ne pourra pas en pratique avoir accès à ce mode de prévention.
L’étude...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Selon une étude réalisée pour le compte d’EDF, une vaste majorité de Français attribuent à tort aux centrales nucléaires un rôle dans le réchauffement climatique.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
<article-nb="2018/04/14/19-12">
<filnamedate="20180414"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180414"><AAMMJJHH="2018041419">
<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ L’ingestion d’un très épicé « Carolina Reaper » a provoqué de violentes céphalées chez un Américain.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/04/14/19-13">
<filnamedate="20180414"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180414"><AAMMJJHH="2018041419">
<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Quatrième volet de la collection « Génie des mathématiques », Gottfried Wilhelm Leibniz, inventeur sans égal qui commença les maths à l’âge de 26 ans.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Leibniz, un créateur insatiable

Quatrième volet de la collection « Génie des mathématiques », Gottfried Wilhelm Leibniz, inventeur sans égal qui commença les maths à l’âge de 26 ans.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 11h19
    |

                            David Rabouin (Chargé de recherche au CNRS, laboratoire Sphere, UMR 7219)








                        



                                


                            
Collection « Génie des mathématiques ». « Il y a longtemps que je sçais que vous êtes universel, la théologie, l’histoire, les droits des princes, la recherche des mines, etc. sont votre occupation ordinaire et a peine avez-vous quelques momens pour les employer aux mathematiques et a la phisique. » Ainsi s’adresse le marquis de l’Hospital à Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) au début de l’année 1693.
Au vu des 8 000 folios que ce dernier a laissés de recherches mathématiques, la plupart inédites de son vivant, et au vu de l’inventivité débridée qui s’y manifeste, on a peine à croire que ce n’était là qu’une petite partie de sa production.
Et pourtant, il est bien vrai que Leibniz n’était pas mathématicien de profession, ni même philosophe ou professeur, mais, depuis 1676, conseiller à la cour de Hanovre et bibliothécaire des ducs de Brunswick-Lunebourg. L’Hospital, qui le connaît comme créateur du calcul infinitésimal (publié pour la première fois en 1684 dans les Acta Eruditorum), sait ­visiblement aussi qu’il a passé une grande partie de son temps à œuvrer à l’Union des Eglises – qui était alors affaire de diplomatie autant que de théologie –, à élaborer un plan d’assèchement des mines du Hartz, ou encore à effectuer des ­recherches historiques sur la famille des Guelfes (qui l’ont conduit à un grand voyage dans le sud de l’Allemagne et en Italie de 1687 à 1690).
Production philosophique
Sans parler de sa production philosophique, dont il a alors laissé percevoir les premiers éléments dans quelques articles et dans sa correspondance avec le janséniste Antoine Arnauld. Mais il sait aussi – peut-être par Christian Huygens, qui fut le maître de Leibniz en mathématiques à Paris au début des années 1670 – à quel point ce qu’il a entrevu avec le calcul différentiel et intégral n’est qu’un ­petit aperçu d’une créativité qui impressionne encore aujourd’hui par son audace et sa modernité. Il a fallu attendre la...




                        

                        


<article-nb="2018/04/14/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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De la passion à l’addiction au sport

L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h48
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Voilà des mois que cette chronique vante les 1 001 bienfaits de l’activité physique pour la santé, s’efforce de convaincre qu’il s’agit d’une pilule universelle pour malades et bien-portants, de la petite enfance au grand âge.
Pour autant, comme tout médicament puissant, il ne faut pas ­minimiser ses risques d’effets indésirables et de dépendance. Besoin d’une pratique de plus en plus intensive pour se sentir bien, poursuite des séances malgré une blessure, entraînements quotidiens aux dépens de la vie familiale ou sociale… peuvent être des signes d’alerte d’une bigorexie, dénomination de l’addiction au sport.
Contraction de big (« gros », en anglais) et orexis (« appétit » ou « désir », en grec), ce néologisme a d’abord été utilisé pour les culturistes accros à leur pratique et cherchant sans cesse à augmenter leur masse musculaire. « Depuis peu, cette dernière composante a disparu, et ce terme a été étendu à tous les contextes sportifs, notamment aux sports d’endurance », explique le médecin du sport Stéphane Cascua dans la revue SantéSportMagazine. Le culte de l’image corporelle peut alors s’inverser. « Les athlètes ne s’orientent plus vers la prise de masse musculaire, mais plutôt vers une extrême minceur », poursuit-il.
Contrairement à une rumeur persistante, la bigorexie n’a pas été reconnue officiellement par l’Organisation mondiale de la santé en 2011. Le diagnostic, clinique, peut être orienté par des échelles d’évaluation. L’EDS-R (Exercise Dependance Scale-Revised) permet un dépistage par autoquestionnaire en vingt et une questions, quelle que soit la discipline.
Troubles du comportement alimentaire
Pour explorer l’addiction au sport et son contexte, la psychiatre et addictologue Julie Bajard et une équipe de psychiatres du CHU de Saint-Etienne ont mené récemment une enquête nationale par questionnaires validés auprès de 1 283 personnes :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Chez la souris et le singe, une molécule, également en cours d’évaluation dans Alzheimer, semble renforcer les capacités du cerveau lésé à récupérer après une lésion.
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Accidents vasculaires cérébraux  :  un nouvel espoir de récupération ?

Chez la souris et le singe, une molécule, également en cours d’évaluation dans Alzheimer, semble renforcer les capacités du cerveau lésé à récupérer après une lésion.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 13h34
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment, après un accident vasculaire cérébral (AVC), favoriser la récupération du cerveau lésé ? L’enjeu n’est pas mince : chaque année en France, 150 000 personnes sont frappées par cette « foudre cérébrale ». Une sur deux en gardera un handicap neurologique plus ou moins sévère. Au total, plus de 500 000 hommes et femmes vivent avec des séquelles d’AVC en France.
Une étude publiée dans Science, le 6 avril, livre une piste inédite. Chez la souris et le singe, l’administration orale d’une petite molécule, l’edonerpic maleate, dans les jours et semaines qui suivent un accident cérébral, semble favoriser la récupération motrice – à condition d’être couplée à une rééducation. « C’est un signal encourageant, inhabituel dans ce type ­d’expérience », commente prudemment le professeur Eric Jouvent, neurologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP, Paris). « C’est évidemment intéressant, mais on est encore loin des essais cliniques », juge de son côté le professeur Alain Yelnik, chef du service de médecine physique et de réadaptation de l’hôpital Fernand-Widal.
Interventions en urgence
Depuis vingt ans, de remarquables progrès ont été accomplis dans la prise en charge de la phase aiguë de l’AVC ischémique – qui résulte de l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Le but est de ­déboucher rapidement l’artère ­occluse. La stratégie de référence est la thrombolyse intraveineuse, développée à la fin des années 1990 : elle consiste à dissoudre biochimiquement le caillot coupable – un « Destop » sur nos artères, en somme. La seconde stratégie, la thrombectomie, a vu son efficacité démontrée en 2015 : c’est la méthode du « tire-bouchon », une extraction mécanique du caillot.


Malgré leur efficacité spectaculaire,ces interventions doivent être réalisées le plus tôt possible, dans les premières heures après l’accident. Autre limite : « Ces deux interventions ne concernent que 10 % à 20 %...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Pour le catalogue des planètes ­extrasolaires Exoplanet.eu, référence mondiale en la matière, un des défis consiste à s’adapter aux quantités de données qui explosent.
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L’Encyclopédie des exoplanètes face au défi des découvertes de masse

Pour le catalogue des planètes ­extrasolaires Exoplanet.eu, référence mondiale en la matière, un des défis consiste à s’adapter aux quantités de données qui explosent.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Chaque jour que le cosmos fait, Jean Schneider consacre deux heures de sa matinée à ce qu’il appelle « un scan de la littérature ». En clair, cet astrophysicien passe en revue toutes les études publiées quotidiennement sur les exoplanètes. Objectif : maintenir à jour, sur le site Exoplanet.eu, son « Encyclopédie des planètes ­extrasolaires », référence mondiale en la matière.
Bien qu’il soit âgé de 77 ans et officiellement à la retraite, Jean Schneider, toujours très actif, a conservé un bureau à l’observatoire de Meudon (Hauts-de-Seine). Son encyclopédie est née d’une intuition, avant même que l’on ne détecte la première planète tournant autour d’une autre étoile que le Soleil. « Dès la fin des années 1980, il y avait des astres intéressants », se souvient Jean Schneider : des planètes découvertes autour de pulsars (cadavres d’étoiles formés de neutrons et tournoyant sur eux-mêmes) ; un objet de onze fois la masse de Jupiter, qu’on avait alors pris pour une naine brune, une étoile avortée ; les perturbations du disque de poussières entourant la jeune étoile Bêta Pictoris, dont on pouvait imaginer qu’elles étaient dues à la présence d’un compagnon planétaire…

Le Jean Schneider de 1994 sent « que le contexte est prometteur. Et à la même époque je découvre le Web. Je me dis qu’un catalogue sur Internet sera plus intéressant car on pourra le modifier au jour le jour, tandis que, sur le papier, les nouvelles versions arrivent toujours quelques mois plus tard. L’idée est aussi de créer une communauté unie, mondiale, multilingue ». Après s’être formé à Internet, l’astrophysicien ouvre son site en février 1995, soit quelques mois avant que, en octobre de la même année, les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz n’annoncent au monde entier la découverte d’une exoplanète géante, 51 Pegasi-b, tournant autour de l’étoile 51 de la constellation de ­Pégase. En lançant son encyclopédie en ligne, Jean Schneider se disait « qu’avec...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ La recherche d’exoplanètes s’accompagne d’un objectif ultime en astronomie : la découverte de biosignatures.
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Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers ?

La recherche d’exoplanètes s’accompagne d’un objectif ultime en astronomie : la découverte de biosignatures.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Si la détection et la caractérisation des exoplanètes attirent autant de chercheurs, c’est parce qu’au bout de cette quête se niche un des objectifs ultimes de l’astronomie, la réponse à la question millénaire : « Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers ? » « Ce serait le fin du fin, le Graal », résume Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au CEA et coresponsable de l’instrument MIRI, une des caméras du futur télescope spatial ­James-Webb (JWST). Ce dernier aura ­notamment la tâche d’analyser l’atmosphère de quelques exoplanètes.
La méthode consiste à attendre que la planète passe devant son soleil. A ce ­moment précis, les gaz qui composent l’atmosphère exoplanétaire absorbent une partie de la lumière émise en arrière-plan par l’étoile. Le spectre de celle-ci comporte alors des lacunes, des petites raies noires qui trahissent les molécules présentes dans ladite atmosphère.

Dans cette analyse du spectre les chercheurs espèrent lire des biosignatures, les marques de molécules indiquant la vie. En se basant sur l’exemple de la Terre où la photosynthèse a insufflé du dioxygène dans l’air, on a longtemps rêvé qu’il suffirait, pour crier « Eurêka ! », de ­détecter cette molécule ou de l’ozone (composé de trois atomes d’oxygène). Cependant, comme l’explique Michaël Gillon, spécialiste des exoplanètes à l’université de Liège (Belgique) et qui travaille sur la mission Cheops, « la nature est piégeuse. Des processus abiotiques, c’est-à-dire sans vie, peuvent intervenir : la lumière UV de l’étoile peut ainsi briser les molécules d’eau sur sa planète et on aura de ­l’oxygène dans l’atmosphère sans aucune photosynthèse. »
Recherche de biosignatures
« L’oxygène ou l’ozone ne seront pas des ­signatures suffisantes, confirme Pierre-Olivier Lagage. Il faudra trouver certaines molécules dans certaines proportions, qui seront le signe d’une chimie impossible à expliquer sans biologie. » Cela pourra être un cocktail...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ TESS, un satellite mis en orbite  le 16  avril, inaugure une génération de télescopes qui vont industrialiser la découverte de planètes extrasolaires. L’objectif ultime : détecter des traces  de vie dans l’Univers.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/04/2018
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La chasse aux exoplanètes entre dans l’ère industrielle

TESS, un satellite mis en orbite  le 16  avril, inaugure une génération de télescopes qui vont industrialiser la découverte de planètes extrasolaires. L’objectif ultime : détecter des traces  de vie dans l’Univers.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Si tout va bien, le 16 avril, la fusée Falcon-9 de la société SpaceX lancera pour la première fois de sa jeune histoire une mission astronomique. Commandé par la NASA, le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) est équipé de quatre caméras qui, pendant un minimum de deux ans, observeront quelque 200 000 petites étoiles proches. L’objectif : détecter de minuscules baisses de luminosité de ces astres, dues au passage – appelé transit dans le jargon astronomique – d’une planète devant leur disque. Au cours de sa mission, TESS devrait ainsi découvrir des milliers et des milliers de ces planètes extrasolaires, celles qui tournent autour d’autres étoiles que notre Soleil.
Depuis la détection de la première d’entre elles en 1995, une nouvelle discipline, l’exoplanétologie, a éclos dans le champ de l’astronomie et, comme le résume Sébastien Charnoz, astrophysicien à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), elle connaît « une grosse dynamique ». Presque un euphémisme. En deux décennies, les instruments au sol se sont multipliés, notamment ceux qui tentent de débusquer les exoplanètes par la technique dite de la vitesse radiale. Elle part du principe que, si une étoile est dotée d’un compagnon, elle tourne autour du centre de gravité du couple qu’elle constitue avec lui. L’étoile passe donc son temps à s’éloigner puis à se rapprocher de nous : la méthode de la vitesse radiale consiste à détecter ces mouvements de va-et-vient, infimes vus de chez nous.
L’autre grande méthode de détection, celle des transits, qu’exploitera TESS, est plus récente et a connu un développement rapide grâce à deux missions spatiales. Tout d’abord avec le pionnier européen – à forte coloration française – Corot, lancé en 2006. Celui-ci n’a toutefois repéré que quelques poignées de planètes extrasolaires, et c’est surtout grâce au télescope Kepler de la NASA, en orbite depuis 2009, que la méthode des transits s’est imposée comme la plus grande pourvoyeuse...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Le renouvellement d’abonnements des organismes de recherche auprès de revues scientifiques donne lieu à d’âpres négociations.
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Le bras de fer est engagé entre chercheurs et éditeurs

Le renouvellement d’abonnements des organismes de recherche auprès de revues scientifiques donne lieu à d’âpres négociations.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 16h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Le 1er avril, les laboratoires français ont failli être privés de l’accès à une bonne partie de la littérature scientifique à cause de l’échec des négociations entre les institutions de recherche, représentées par le consortium Couperin, et l’un des trois plus gros éditeurs de journaux de recherche, Springer ­Nature. De facto, le sursis de trois mois accordé par l’éditeur cessait. Mais le 4 avril, dans un communiqué, l’entreprise née en 2015 du rapprochement entre les éditeurs Springer et Nature, indiquait, « nous envisageons une autre proposition et durant cette période, les journaux resteront ­accessibles ».
Ce sont 1 185 périodiques qui sont concernés, dont des références dans certains domaines comme Journal of Materials science, Diabetologia, Oecologia…, mais pas les journaux du groupe Nature, dont le contrat d’accès, conclu séparément fin 2017, court jusqu’en 2019. « C’est l’une de nos trois plus grosses négociations, avec Elsevier et Wiley », rappelle Grégory Colcanap, coordonnateur de Couperin et directeur de la bibliothèque de l’université d’Evry-Val-d’Essonne. En jeu, environ 5 millions d’euros concernant le contrat Springer, et un ­total de près de 100 millions d’euros, tout éditeurs confondus.
L’épisode révèle une fois de plus l’extrême tension sur ce sujet de l’accès aux revues scientifiques. L’un des problèmes est connu : les chercheurs sont une clientèle captive à qui les éditeurs, souvent des entreprises à buts lucratifs, font payer de plus en plus chers l’accès à leur propre production, souvent financée sur des fonds publics.
L’association européenne des bibliothèques, Liber, estime à 8 % les augmentations annuelles des abonnements. Le marché mondial est d’une trentaine de milliards d’euros pour plus de 2,5 millions d’articles publiés chaque ­année. Le plus important éditeur, Elsevier, a encore dégagé en 2017 une marge de plus de 36 % et un milliard d’euros de bénéfices.
Alors,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Un test est en cours dans un dépôt de la RATP pour permettre aux véhicules de trouver eux-mêmes leur place et d’éviter les retards en début et fin de service.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
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La RATP expérimente un bus autonome

Un test est en cours dans un dépôt de la RATP pour permettre aux véhicules de trouver eux-mêmes leur place et d’éviter les retards en début et fin de service.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h22
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            
Le bus a quitté le « poste de charge ». Le conducteur chargé de garantir la sécurité de l’expérience, bras croisés, laisse le véhicule de douze mètres de long avancer vers la rampe ­d’accès qui conduit aux sous-sols du dépôt de la RATP. Un premier virage en épingle à cheveux. Un ­second. Et l’engin autoguidé débouche dans un vaste parking souterrain dont il parcourt à 8 km/h les allées à la recherche de la place « 443 » qui lui a été assignée. Avant. Arrière. Stop. Le voilà garé.
Organisée le 30 mars au centre RATP de Lagny, dans le 20e arrondissement de Paris, cette démonstration de stationnement d’un bus sans intervention humaine est une première mondiale. Rares sont en effet les prototypes de ­véhicules « autonomes » capables de se passer du GPS pour manœuvrer dans un milieu souterrain. Et jamais d’une telle taille et sans aménagement préalable du site où ils sont destinés à circuler.
Développée par la RATP, l’industriel Iveco BUS et le laboratoire LIST du CEA, dans le cadre du programme européen « EBSF2 », cette expérimentation bénéficie desdernières innovations en matière d’intelligence artificielle et de ­robotique dans les domaines de la reconnaissance de forme, de la visualisation 3D et du contrôle commande et planification. Celles-civisent, selon François Gaspard, du CEA List, à « réduire le temps que consacrent les conducteurs à récupérer ou à restituer leur autobus ».
Un centre comme celui de Lagny regroupe une flotte de 200 véhicules dont la grande majorité rejoint, en début de matinée, le terminus des lignes avant de revenir le soir passer la nuit à l’abri. Conséquence : « A certaines heures, le trafic à l’intérieur du dépôt frise la ­congestion », indique Clément Lucchesi, chef de projet à la RATP. Arrêts intempestifs, ralentissements, multiplications des manœuvres dans un espace exigu allongent inutilement les délais de prise en charge et de rendu du matériel.
Cartes 3D de l’environnement
D’où...




                        

                        

