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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Facebook permet de pousser les abstentionnistes à aller voter, ce qui peut peser sur les résultats d’une élection.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par Les Républicains, une large part de la classe politique a pris position contre l’engagement français.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

En France, l’opposition critique la participation de Paris aux frappes contre le régime syrien

De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par Les Républicains, une large part de la classe politique a pris position contre l’engagement français.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 17h33
   





                        


Quelques heures après les frappes contre des unités syriennes de production d’armes chimiques, une large part de l’opposition française critiquait, samedi 14 avril, la décision de l’exécutif d’intervenir en Syrie sans mandat de l’ONU, aux côtés de Washington et de Londres. Cette intervention était une réponse à l’attaque chimique supposée attribuée au régime de Bachar Al-Assad, qui a fait des dizaines de morts le 7 avril dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.
« L’action qui a été conduite par nos forces armées est légitime, a justifié samedi le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, elle vise à mettre un terme à une atteinte grave au droit, elle est circonscrite à des objectifs précis : la destruction des capacités chimiques du régime syrien afin de l’empêcher de commettre de nouveaux carnages chimiques. »

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« Sans preuves et sans mandat de l’ONU »
Chez Les Républicains, Bruno Retailleau, président du groupe au Sénat, a estimé qu’« ajouter la guerre à la guerre n’a[vait] jamais fait avancer la paix » : 
« Cette démonstration de force ponctuelle risque d’alimenter le terrorisme. Elle nourrit l’idée que l’Occident est hostile au monde arabe. Ces frappes affaiblissent notre diplomatie. La voix de la France n’est forte que si elle est singulière, elle n’est utile que si elle privilégie le dialogue. Emmanuel Macron aligne la diplomatie de la France sur celle de Donald Trump ; c’est une erreur, et les leçons du passé et de nos échecs au Moyen Orient semblent déjà oubliées. »
Julien Aubert, député LR, a jugé sur Twitter que « pour la première fois de son histoire », en bombardant sans l’aval du conseil de sécurité des Nations unies un pays souverain, la France n’était « pas du côté du droit » et « détruisait le système légal » de l’ONU.

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Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a lui aussi dénoncé l’absence de mandat de l’ONU : « Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l’ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français », a souligné le député des Bouches-du-Rhône. « C’est une aventure de revanche nord-américaine, une escalade irresponsable », a-t-il dénoncé, jugeant que « la France mérite mieux que ce rôle ». « Elle doit être la force de l’ordre international et de la paix », a dit M. Mélenchon.
Pour l’ancien candidat anticapitaliste à la présidentielle Olivier Besancenot, cette intervention sert à faire oublier la situation sociale en France :
« Là-bas, les frappes ne règlent rien, si ce n’est quelques factures impérialistes. Elles aggravent la situation. Ici, la guerre occupe les écrans et les esprits, comme un rideau de fumée qui voudrait étouffer la situation sociale. »
Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), a aussi jugé que par ces frappes, la France avait perdu « une occasion d’apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante » :
« Ces frappes contre la Syrie nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques. »
Florian Philippot, président des Patriotes, a comparé Emmanuel Macron à l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, qui avait suivi les Etats-Unis dans la guerre d’Irak, parlant du « président Macron qui est de plus en plus à Donald Trump ce que Tony Blair était à Georges W. Bush ».

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Centre et gauche saluent l’intervention
Voix discordante à droite, Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, a salué l’action coordonnée en Syrie comme une « réponse juste de la France et de ses alliés à l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien ».
Les socialistes, par la voix de leur premier secrétaire, Olivier Faure, ont également cautionné les frappes :
« Les attaques chimiques répétées du régime de Damas contre son peuple imposaient une réaction. Le silence des nations ouvrirait une jurisprudence criminelle donnant dans les faits la possibilité de violer les conventions internationales sur l’utilisation d’armes chimiques. »
Pour l’ancien président de la République François Hollande, les frappes sont « justifiées » mais elles doivent être suivies d’une « pression diplomatique et politique » sur Moscou et sur Téhéran, a-t-il dit dans un entretien au journal La Montagne.
L’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon est allé dans le même sens, écrivant sur Twitter que « laisser Assad impuni après l’usage d’armes chimiques contre des civils est impossible. Mais il faut un mandat de l’ONU ». A l’intention des détracteurs de l’action militaire tripartite, il appelle « ceux qui s’offusquent du bombardement d’une usine » à « sort[ir] aussi du silence quand Poutine et Assad anéantissent les civils de la Goutha et d’Alep ».
Sans surprise, les ténors du centre ont applaudi l’intervention française. Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a souligné « l’honneur de la France d’être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d’avoir pris l’initiative, au côté des démocraties américaine et britannique, d’exercer des frappes aériennes ciblées sur l’arsenal chimique syrien. Nos compatriotes doivent comprendre que l’objectif prioritaire de la France en Syrie, qui demeure l’éradication définitive de Daech, ne s’oppose pas à notre devoir international de protéger les populations civiles ».
Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), a rappelé que l’utilisation d’armes chimiques contre les civils, c’était « la ligne rouge » à ne pas franchir :
« Le régime d’Al-Assad l’a franchie. La France ne pouvait se tenir aveugle et muette face à cette barbarie. Les frappes en Syrie menées cette nuit sont nécessaires et salvatrices pour le peuple syrien. »

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Le premier ministre recevra les présidents des assemblées
Edouard Philippe recevra dimanche les présidents des assemblées, François de Rugy et Gérard Larcher, ainsi que les responsables des groupes politiques. Les présidents des commissions des affaires étrangères et de la défense de l’Assemblée et du Sénat sont également conviés au rendez-vous, à 11 heures, à Matignon.
Comme annoncé par l’Elysée dans la nuit de vendredi à samedi, après le début des frappes, un débat sans vote sera organisé rapidement devant les assemblées, après que plusieurs personnalités politiques ont regretté qu’il n’y ait pas eu de vote au Parlement sur cette opération militiaire. Ce débat doit se tenir mardi au plus tard, selon une source parlementaire.
Gérard Larcher (LR) et François de Rugy (LRM) avaient été informés dans la nuit du déclenchement des frappes, avant qu’elles ne débutent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Suppression de la Cour de justice de la République, nomination des magistrats par le Conseil supérieur de la magistrature... le projet de réforme pour renforcer l’indépendance du parquet a été dévoilé.
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Justice : le gouvernement opte pour une réforme a minima

Suppression de la Cour de justice de la République, nomination des magistrats par le Conseil supérieur de la magistrature... le projet de réforme pour renforcer l’indépendance du parquet a été dévoilé.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 09h06
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Emmanuel Macron l’avait annoncé le 15 janvier devant la Cour de cassation, la réforme pour renforcer l’indépendance du parquet se ferait a minima. L’article 12 de ce texte prévoit que « les magistrats du parquet sont nommés sur l’avis conforme de la formation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) compétente à l’égard des magistrats du parquet ». Selon l’exposé des motifs, la mesure est destinée à conforter l’indépendance des membres du parquet. Elle ne fait qu’entériner une pratique que les gardes des sceaux successifs respectent depuis 2009 et le départ de Rachida Dati.
Les constitutionnalistes estiment néanmoins que « cranter » cette pratique dans la loi fondamentale est un progrès puisqu’elle dépendait du bon vouloir des gouvernements. Cela correspond au plus petit dénominateur commun auquel le projet de réforme constitutionnelle voulu par François Hollande lors de son quinquennat avait été réduit en 2016, au pied du Congrès de Versailles… qui n’avait pas été convoqué.

Promesse tenue
Autre disposition reprise de ce précédent projet, le transfert du pouvoir disciplinaire pour les membres du parquet au CSM, même si le garde des sceaux reste maître de la saisine de l’institution. Le premier président de la Cour de cassation et son procureur général avaient plaidé en janvier pour que, au minimum, le CSM puisse avoir l’initiative de proposer les nominations de procureurs et procureurs généraux, comme il l’a pour les hauts magistrats du siège. En vain. Le gouvernement garde la main.
Autre promesse tenue, la suppression du siège offert aux anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel. Une survivance critiquée comme une marque de l’emprise du pouvoir politique sur l’institution chargée de juger la conformité des lois à la Constitution. M. Macron fait une fleur à Valéry Giscard d’Estaing avec une disposition transitoire lui permettant de continuer de siéger, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Les étudiants de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ont rassemblé plusieurs vérifications de paroles politiques de ces derniers jours.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’impasse à laquelle conduisent la violence de l’Etat et celle d’une minorité de zadistes est le signe que notre démocratie ne fonctionne plus, estime Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Cyril Dion : « Il n’existe pas d’espace apaisé dans lequel nous pouvons parler des enjeux que NDDL soulève »

L’impasse à laquelle conduisent la violence de l’Etat et celle d’une minorité de zadistes est le signe que notre démocratie ne fonctionne plus, estime Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h30
    |

                            Cyril Dion (Cofondateur du mouvement Colibris)








                        



                                


                            

Tribune. De tout temps, il y eut les faits et l’interprétation des faits. Les êtres humains agrègent des observations, des sensations, des émotions et les transforment en opinions, en interprétations, en points de vue. Les événements de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en sont un exemple frappant. Pour les uns, il est inconcevable que des individus occupent, parfois illégalement, des terres, alors que la raison première de cette occupation – empêcher la construction d’un aéroport – n’a plus lieu d’être. Pour d’autres, il est insupportable que l’Etat veuille déloger les zadistes par la force.

Pour ma part, il me paraît totalement inacceptable de faire usage d’une telle violence. Celle qui consiste à envoyer 2 500 gendarmes (un vrai bataillon militaire, deux fois plus qu’en Syrie et en Irak) avec des pelleteuses, des bulldozers pour détruire des habitations en bois, des yourtes, chasser des agriculteurs, des rêveurs, des utopistes, projeter des grenades, menacer, matraquer. Mais également celle d’une minorité des zadistes qui incendient, utilisent de l’acide ou toute sorte de projectiles avec l’intention de blesser. Je ne parle pas tant du comportement des personnes (gendarmes ou zadistes) qui sont emportées dans une histoire qui souvent les dépasse, mais plus encore de la mécanique qui conduit à cette situation. C’est elle que nous ne devrions pas accepter.
Echec du dialogue
En tant que société, notre rôle n’est pas d’observer ou de commenter cette violence, comme cela est fait à longueur de journée dans de nombreux médias, mais de comprendre ce qui en est la cause et de nous organiser pour qu’elle n’ait pas lieu. Pour moi, elle traduit une réalité : il n’existe pas d’espace apaisé dans lequel nous, en tant que société, pouvons parler des enjeux que NDDL soulève. En toutes circonstances, la violence éclate, là où le dialogue échoue.
« NDDL, qui cristallise une part de la résistance écologique française et européenne, est...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/04/2018
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Frappes en Syrie, bilan de Macron, expulsion de la ZAD : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 06h34
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


La ZAD de Notre-Dame-des-Landes évacuée par la force
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            data-slide-description="Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure."
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            data-slide-description="Tout au long de la journée, des face-à-face tendus ont éclaté entre gendarmes et zadistes."
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            data-slide-description="Un occupant jette de la boue sur des gendarmes."
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            data-slide-description="Les gendarmes tentent de progresser dans la ZAD."
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            data-slide-description="Les gendarmes mobiles ont repoussé les zadistes à l’aide de gaz lacrymogènes."
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            data-slide-description="Un tracteur détruit le chapiteau Lama fâché, l’un des lieux emblématiques de la ZAD."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour protéger la ferme des 100 Noms de la destruction."
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            data-slide-description="Parmi les projectiles de toute nature, certains zadistes avaient préparé des cocktails Molotov. Un des manifestants a été placé en garde à vue."
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            data-slide-description="L’avancée des forces de l’ordre sur l’un des accès à la ZAD."
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            data-slide-description="Une opposante à l’expulsion."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour construire une barricade pour protéger Les Vrais rouges, un des lieux de la ZAD."
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Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure.

Vincent Vinont / AP
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Près de 2 500 gendarmes mobiles sont intervenus dès lundi matin 9 avril et jusqu’à vendredi pour procéder à l’évacuation d’une partie de la zone d’aménagement différé (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Celle-ci, rebaptisée « zone à défendre » par les opposants au projet d’aéroport définitivement abandonné par le gouvernement en janvier, accueillait encore de nombreux occupants.
Vingt-neuf squats ont été évacués et certains ont été démolis par les forces de l’ordre, selon Nicole Klein, la préfète de la région Pays de la Loire, sur les 97 que les autorités ont recensés. Les zadistes qui restent ont désormais jusqu’au 23 avril pour déposer des projets agricoles légaux, qui doivent être individuels et non collectifs.
Des affrontements ont éclaté entre les gendarmes et les occupants, ces derniers répondant aux projectiles et cocktails Molotov des premiers par des tirs de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées des deux côtés.

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La mobilisation n’est pas finie, et les forces de l’ordre restent en place, puisqu’une manifestation contre les expulsions est prévue samedi à Nantes, ainsi qu’un rassemblement dimanche dans le bocage. La préfète n’exclut pas de prononcer des interdictions en cas de violences samedi.

        Le chat :
         

          Notre-Dame-des-Landes : retrouvez les réponses à vos questions sur la situation dans la ZAD



Syrie : frappes occidentales
Après plusieurs jours de tergiversations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution très solennelle, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé vendredi 13 avril que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.
« Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

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Il s’agit d’une réponse directe à l’attaque chimique présumée menée la semaine dernière à Douma en Syrie. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime syrien était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.
L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé que les tirs étaient déjà terminés lors d’une conférence de presse. A son côté, le secrétaire à la défense américain, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.
Après un an de pouvoir, Macron fait de la pédagogie
En direct d’une école primaire d’un village de l’Orne, le chef de l’Etat a répondu aux questions du présentateur Jean-Pierre Pernaut dans le « 13 heures » de TF1, jeudi, au moment où son prédécesseur, François Hollande, publie un livre critique sur son action, et où approche le premier anniversaire de son élection.
Emmanuel Macron s’est employé durant une heure à chasser l’image de « président des riches » que lui prêtent ses opposants, cherchant à rassurer sur son action à la tête du pays, ciblant notamment les retraités, les ruraux et les classes populaires. Au passage, il a égrené quelques approximations et contrevérités.

        Les vérifications :
         

          ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1



Deux jours plus tôt, le président avait adressé un message aux catholiques de France. Invité à un dîner au collège des Bernardins, à Paris, il a assuré que le lien « abîmé » entre l’Eglise catholique et la République devait être « réparé », et que la laïcité n’avait « pas pour fonction de nier le spirituel ». Son discours, applaudi par les évêques, a en revanche soulevé de vives critiques à gauche.
Comment Total a aidé le Congo à berner le FMI

Une enquête publiée par Le Monde mardi révèle les montages offshore de la société Total destinés à aider la République du Congo à berner le Fonds monétaire international (FMI). En 2003, l’entreprise française a cédé à Brazzaville ses parts dans une concession pétrolière, et a permis au pays, via des sociétés écrans, d’emprunter de l’argent en anticipant les profits de ce champ. Or le FMI, qui a aidé le pays, lourdement endetté, interdit ce type de pratique.

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                Total, le Congo, le FMI et le « fonds vautour » : l’histoire d’un montage offshore



Ces révélations font partie de l’enquête des Paradise Papers, une plongée dans les méandres de la finance offshore réalisée en partenariat avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Facebook : Zuckerberg devant les élus américains
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a été auditionné mardi au Sénat américain, puis le lendemain à la Chambre des représentants, sur la façon dont le réseau social a échoué à protéger des données personnelles de ses utilisateurs après le scandale Cambridge Analytica. Il s’est excusé platement, une stratégie souvent utilisée mais qui semble ne plus suffire à convaincre.

        L’analyse :
         

          Facebook : face au Congrès américain, la stratégie des excuses ne suffit plus



Et aussi
Tarnac. Dix ans après son déclenchement, l’affaire Tarnac s’est conclue jeudi par la relaxe, entre autres, de Julien Coupat et de Yildune Lévy.Universités. Une quinzaine de campus ont été bloqués ou très perturbés toute la semaine dans le cadre du mouvement contre la réforme de l’entrée dans le supérieur et contre la plateforme Parcoursup. Des évacuations par les CRS se sont produites notamment à La Sorbonne jeudi.Crash. Un avion militaire algérien s’est écrasé peu après son décollage, mercredi, près d’Alger, faisant 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leur famille.Magnanville. Six personnes ont été interpellées lundi puis relâchées, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre d’un couple de fonctionnaires en juin 2016.Arabie saoudite. En visite dans l’Hexagone, le prince héritier Mohammed Ben Salman a été visé par une plainte, à Paris, pour complicité d’actes de torture au Yémen.Economie. L’intersyndicale d’Air France a accepté une négociation avec la direction.Radio France. Sibyle Veil a été nommée jeudi présidente de Radio France en remplacement de Mathieu Gallet.Djihadisme. Quatre hommes ont été condamnés à des peines allant jusqu’à sept ans d’emprisonnement et un cinquième a été relaxé, à l’issue du procès de la « filière de Lunel » (Hérault).Johnny Hallyday. La justice a ordonné le gel des biens du chanteur mais elle a refusé le droit de regard à ses enfants, David et Laura, sur son album posthume.
Disparitions
Morris Halle. Proche de l’intellectuel américain Noam Chomsky, le linguiste est mort à l’âge de 94 ans à Cambridge (Massachusetts), le 2 avril.Nathan Davis. Le musicien, compositeur et professeur de jazz américain est décédé à l’âge de 81 ans, à Palm Beach (Floride) le 10 avril.F’murr. Le scénariste et dessinateur Richard Peyzaret, alias F’murr, s’est éteint le 10 avril à l’âge de 72 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ « Le Monde » s’est procuré l’avant-projet de loi constitutionnelle. L’exécutif y assume sa volonté d’accroître sa domination sur le pouvoir législatif, au nom de l’« efficacité ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/04/2018
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Le plan de Macron pour réduire les pouvoirs du Parlement

« Le Monde » s’est procuré l’avant-projet de loi constitutionnelle. L’exécutif y assume sa volonté d’accroître sa domination sur le pouvoir législatif, au nom de l’« efficacité ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 05h49
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 17h00
    |

            Patrick Roger et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Droit d’amendement encadré, raccourcissement des navettes, maîtrise accrue de l’ordre du jour… Le gouvernement a introduit dans son avant-projet de loi constitutionnelle une série de dispositions qui limitent les pouvoirs du Parlement. Le texte, révélé par L’Opinion et que Le Monde s’est procuré, a été transmis au Conseil d’Etat ces derniers jours ; il sera présenté en conseil des ministres le 9 mai.
Dans ce document de dix-sept pages, l’exécutif assume sa volonté d’accroître sa domination sur le pouvoir législatif, au nom d’une plus grande « efficacité » et d’une « rationalisation » du travail parlementaire. Parmi les dix-huit articles, cinq d’entre eux visent à « revisiter » les procédures en vigueur à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin de raccourcir le temps d’examen des réformes.
Des procédures parlementaires davantage encadrées
L’article 3 de l’avant-projet vise à renforcer le pouvoir d’« irrecevabilité » du gouvernement sur les propositions de loi ou les amendements, en lui permettant d’écarter les « propositions ou amendements qui ne sont pas du domaine de la loi », sont « sans lien direct avec le texte » ou sont « dépourvus de portée normative ». En outre, « en cas de divergence d’appréciation entre le gouvernement et l’assemblée concernée » sur l’irrecevabilité d’un amendement ou d’une proposition de loi, le Conseil constitutionnel n’aurait que trois jours pour se prononcer et non plus huit.
En revanche, le gouvernement a renoncé à instaurer deux mesures qu’il a un temps envisagées : un contingentement des amendements en fonction de la taille des groupes parlementaires et l’irrecevabilité des amendements déjà présentés en commission.
Le gouvernement veut aussi étendre les conditions dans lesquelles il pourrait modifier l’ordre du jour du Parlement. L’article 8 de l’avant-projet prévoit de modifier l’article 48 de la Constitution pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les associations de soutien aux immigrés se réuniront pour des journées nationales les 26 et 27 mai à Paris. En attendant, elles font entendre leur voix.
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Les Etats généraux des migrations appellent à ne pas voter la loi Collomb

Les associations de soutien aux immigrés se réuniront pour des journées nationales les 26 et 27 mai à Paris. En attendant, elles font entendre leur voix.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 01h20
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 15h05
    |

                            Laura Hubert








                        



   


« Nous vous appelons à ne pas voter cette loi. Il faut cesser cette guerre aux migrants. C’est avec eux que nous ferons la société de demain »… Vendredi 13 avril au matin, ces mots, adressés aux députés, ont résonné dans le foyer de l’Arve (Paris 15e) pour la deuxième conférence des Etats généraux des migrations (EGM). Nathalie Péré-Marzano, déléguée générale d’Emmaüs International, a prononcé cet appel au nom de son association ; mais aussi au nom du mouvement national d’associations et de regroupements de citoyens qui chaque jour viennent en aide aux migrants un peu partout en France et qui se sont réunis dans ces EGM. Un appel qui a déjà été porté localement, mais que les députés ont trop souvent décliné, refusant les rencontres de terrain avec le monde associatif, a regretté David Saunier, de l’Assemblée locale de Caen, au profit ici ou là de la visite plus médiatique d’un centre de rétention.
Pourtant, ce large mouvement populaire, qui regroupe quatre cent quarante associations nationales, locales ou simples collectifs, aurait aimé leur expliquer qu’il se bat pour une autre politique migratoire que celle du gouvernement. Tous savent bien que le projet de Gérard Collomb, que Vanina Rochiccioli, présidente de Gisti (Groupe d’information et de soutien aux immigrés) qualifie de « texte de police qui ne règle rien », sera voté rapidement.
Mais ils croient que la vision qu’ils portent sera gagnante sur le long terme parce que « dans le projet de loi, il manque le fait de considérer les immigrés comme des sujets et non comme des objets » résumait vendredi Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH), qui reste persuadée que « donner des droits aux migrants, ce n’est pas retirer des droits aux Français ». Et si tous savent ce combat contre la vision du ministère de l’intérieur perdu à court terme, le regroupement d’énergies veut d’abord faire savoir, à ceux qui en doutaient, que l’accueil est possible dans la France de 2018.
Alors, sur le terrain, autour des hébergements, des campements, le long des frontières aussi, chaque jour des bénévoles nourrissent, soignent, aident au quotidien des nouveaux venus à qui l’administration n’offre pas de protection. Comme l’a déploré Patrick Bouffart, médecin à Médecins du monde, « on gère aujourd’hui dans les rues la sous-humanité qu’on a créée, l’autoexclusion qui se développe et se développera encore, car la loi qui passe au Parlement est pathogène »… C’est de tout cela qu’ils veulent témoigner.
Depuis six mois, un mouvement en construction
Si l’histoire de ces EGM commence bien avant, elle se concrétise le 21 novembre 2017, lorsque plus de quatre cent quarante associations signent l’appel à construire ce vaste mouvement. La journée des Migrants a marqué le premier pic d’actions en fin d’année dernière, et cette fois, alors que la loi asile immigration arrive en discussion à l’Assemblée nationale, à compter de lundi 16 avril, les opérations de sensibilisation vont se multiplier partout en France. Plus de deux cent cinquante sont d’ores et déjà prévues, de tailles et de formes diverses, alliant les rendez-vous festifs et les interpellations du public sous différentes formes.
« Nous remplissons des cahiers de doléances, qui seront réunis lors des journées nationales à Paris, les 26 et 27 mai », rappelle Marc Pascal, du collectif savoyard Tous migrants, qui a aussi élaboré un guide à l’intention des élus. « Il faut aller au-devant du public, proposer aux gens de venir avec nous, car un tiers des Français n’est ni favorable ni opposé à l’aide aux migrants, c’est ce groupe qu’il faut faire basculer vers l’accueil », ajoute-t-il.
Parce que les Etats généraux regroupent des organisations de tailles très différentes, les organisateurs ont du mal à avancer un nombre de participants à cette aventure. « Nous avons mené quatre-vingt-neuf concertations dans soixante-neuf départements, résume Nathalie Péré-Marzano. Et chacune regroupait de dix à soixante-dix associations. » En recalculant cet engouement, les organisateurs arrivent à un total de vingt mille personnes très impliquées dans les Etats généraux et de « beaucoup plus si l’on veut compter tous les membres des associations et des collectifs concernés », dit Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH). « S’il nous est difficile de comptabiliser le total des gens, partie prenante d’une ou l’autre des activités des Etats généraux, il est certain que vous ne trouverez pas d’équivalent en matière de mobilisation nationale sur d’autres causes récemment », insiste-t-elle.
Des drames nationaux, des solutions européennes
Tous ont conscience d’être embarqués dans un projet de longue haleine, qui commence déjà à s’ouvrir à l’international avec l’implication de quelques autres mouvements européens. Car, en la matière, la solution ne sera pas franco-française. Pourtant, les drames, eux se vivent au quotidien sur notre territoire. Marc Pascal, de Tous migrants 73, a raconté comment des migrants qui occupaient la gare SNCF de Briançon pour lutter contre le gel, qui sévit encore en avril, ont été évacués par les CRS cette semaine. Les ports de Cherbourg et de Ouistreham, eux, attirent les migrants qui ont espoir de rejoindre l’Angleterre, et David Saunier, de l’assemblée locale de Caen, y constate une dégradation des conditions de vie, désormais « inexistantes » qu’on offre là-bas (et ailleurs) aux mineurs isolés, grands absents du texte de loi. A Toulouse, où des hommes seuls dorment dans un squat, sans chauffage, l’Union des étudiants toulousains (UET), de l’université Jean-Jaurès, bloquée depuis le 6 mars, ont décidé de faire venir ces Afghans, Guinéens et Congolais dans leurs locaux, à la fin de la trêve hivernale…

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Pour autant, aider des immigrés n’est pas sans risques, et ce dévouement peut être passible du délit de solidarité. Selon l’article L622-1 du code d’entrée et de séjour des étrangers (Ceseda), « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France » encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Les EGM s’insurgent contre l’application de ce texte, prévu pour rester dans la loi Collomb, même si un amendement doit en adoucir les contours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.
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Universités : « Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par le mouvement »

Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h35
    |

            Séverin Graveleau, 
Soazig Le Nevé, 
Eric Nunès et 
                                Caroline Pain








                        



   


A l’heure où la réforme de l’accès à l’université suscite toujours plusieurs « blocages », Le Monde Campus a fait le point sur le mouvement étudiant dans un tchat avec ses lecteurs.

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On a l’impression que les universités sont à feu et à sang. Qu’en est-il réellement ? Le mouvement est-il général ou localisé ?
Non, les universités sont loin d’être « à feu et à sang », comme vous dites. Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par ce mouvement. Ils étaient une dizaine la semaine dernière, et une quinzaine en cette fin de semaine. Quatre universités sont entièrement bloquées : Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-II et Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis). Ailleurs, seuls des sites ou des bâtiments sont bloqués, à l’instar du campus de Tolbiac à Paris-I, de certains bâtiments de l’université de Nanterre ou encore de Grenoble. La situation est très fluctuante, des bâtiments pouvant être bloqués un jour et débloqués le lendemain (Strasbourg, par exemple)…
A noter que dans de nombreux sites, des assemblées générales se réunissent, sans que cela perturbe en tant que tel le fonctionnement des campus.
Contre quel(s) point(s) du projet de loi Vidal les étudiants manifestent-ils ?
Au centre de la loi Orientation et réussite des étudiants figure la question des « prérequis » d’accès aux filières de l’enseignement supérieur, autrement dit les compétences nécessaires pour y entrer. Ces compétences seront examinées au regard des dossiers des candidats (notes, lettre de motivation, CV, etc.). Cet examen des candidatures, nouveau à l’université, est assimilé par ses opposants à de la sélection.
Par ailleurs, la réforme de l’accès à l’université doit s’accompagner d’une remise à plat du cycle de licence (les discussions à ce sujet doivent démarrer prochainement). Il s’agit, entre autres, de permettre aux étudiants de poursuivre à leur rythme ce cursus. Certains craignent que cette remise en question de la licence en trois ans ne permette plus des compensations de leurs notes entre les semestres.
Dans les assemblées générales et les cortèges s’ajoutent à ces deux points d’autres revendications qui n’ont rien à voir avec la réforme Vidal : « casse sociale » menée par le gouvernement, « destruction du service public », réforme de la SNCF, Notre-Dame-des Landes… Bref tous les autres sujets de mécontentement du mouvement social actuel.
La réforme de l’université qui entre en vigueur concerne au premier chef les lycéens en terminale. On n’a pas l’impression que les mouvements actuels les concernent vraiment. Comment expliquez-vous ça ?
Effectivement, depuis les premières manifestations contre la loi Orientation et réussite des étudiants, les lycéens sont peu visibles dans les cortèges. Et ce alors qu’ils sont directement concernés par la réforme, et par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup. Mais il faut se rappeler qu’ils étaient aussi les premiers concernés, l’année dernière, par les déboires de la plate-forme précédente, Admission post-bac (APB), qui se sont traduits entre autres par un recours au tirage au sort et par de nombreux candidats sans affectation au mois de juillet.
La nouvelle plate-forme Parcoursup est censée éviter l’utilisation du tirage au sort, par un examen des dossiers des candidats. Les lycéens semblent donc pour l’instant « jouer le jeu » de Parcoursup, plate-forme sur laquelle ils ont inscrit leurs vœux en janvier.

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                « On ne peut être que frappé par l’absence des lycéens lors des journées de mobilisation »



Sait-on comment les examens vont s’organiser dans les facs bloquées ? Y a-t-il un risque qu’ils soient repoussés ?
C’est en effet une question qui se pose dans les universités les plus touchées par ce mouvement. Pour le moment seule l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours se sont arrêtés il y a plus d’un mois, a fait le choix de repousser les examens des étudiants en juin. Ce choix implique que la deuxième session (les rattrapages) ne se fera qu’en septembre. A Montpellier, l’université Paul-Valéry a fait le choix d’organiser des partiels « en ligne ». Mais un acte de vandalisme sur les serveurs de l’université les empêche pour l’instant. Dans les universités, c’est au président et à son équipe de décider des modalités d’évaluation.
Dans les assemblées générales étudiantes, une des revendications qui reviennent souvent est de demander aux examinateurs de donner à tous les étudiants un 10 voire un 12 ou un 15 « améliorable », soit une note minimale qu’un étudiant peut augmenter s’il se présente aux examens. Sur ce point, le gouvernement a, à plusieurs reprises, exprimé son refus catégorique. Hier encore, lors de son interview au journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, le président de la République a eu cette phrase : « Les étudiants, s’ils veulent avoir leurs examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République. »

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                Universités : inquiétudes sur la tenue des examens



Comment se fait-il qu’on entende si peu les étudiants contre les blocus et pour la reprise des cours ? Sont-ils moins mobilisés ?
Ces derniers sont en tout cas beaucoup moins visibles dans les assemblées générales que les étudiants favorables au blocus. Il n’est pas toujours facile de prendre la parole dans un amphithéâtre plein à craquer, d’autant plus si celui-ci est majoritairement acquis à la cause du mouvement, ce qui est souvent le cas. Cependant, ces derniers sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux, où ils multiplient les hashtags (#jeveuxétudier, #maFacMonAvenir), pétitions ou groupes pour s’organiser.
Rappelons que pour beaucoup d’étudiants, les examens approchent ; certains préfèrent sans doute réviser.
Quantitativement, peut-on dire que moins de 1 % des étudiants sont en grève ? On ne voit notamment aucune fac de médecine, prépa, etc.
Le mouvement prend davantage, et traditionnellement, dans les départements de sciences humaines et sociales. Pour ce qui est de votre estimation de « 1 % », aucun chiffre n’existe, il est donc impossible de répondre précisément à votre question.
Pour vous donner une idée de la fréquentation des assemblées générales (où tous les étudiants en grève ne sont peut-être pas présents et auxquelles des non-grévistes peuvent aussi participer), 800 personnes ont assisté à celle du 12 avril à Nanterre, dans une université qui compte 33 000 étudiants. Une autre assemblée générale qui rassemblait des enseignants de cette même université a compté une centaine de personnes, sur 2 000 enseignants.
Les occupations des universités par les étudiants sont-elles illégales ? Comment se fait-il que leur évacuation prenne tant de temps, voire soit refusée ?
D’un point de vue juridique, le blocage d’une université est illégal, puisqu’il représente une « entrave à la liberté d’aller et venir dans un lieu public ». L’article L811-1 du code de l’éducation précise que les étudiants « disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public ». Aussi, les étudiants n’ont-ils pas le droit d’empêcher d’autres étudiants de venir assister aux cours et d’empêcher les professeurs de les donner.
Cependant, le recours aux forces de l’ordre peut seulement être demandé par le président d’université à la préfecture de rattachement. Ce recours est utilisé avec une extrême prudence, car les présidents d’université craignent un drame et savent que cela peut aussi provoquer une « réaction » du corps étudiant, voire enseignant, et renforcer la mobilisation.
Les forces de l’ordre ont par ailleurs le droit de ne pas donner suite aux demandes du président, comme ce fut le cas à l’université Paris-I, où le président, Georges Haddad, n’a pas obtenu l’intervention qu’il demandait sur le site de Tolbiac.

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                Universités bloquées : quels droits et devoirs pour les étudiants ?



Le chien twittos Guevara de « la Commune libre de Tolbiac » est-il toujours retenu contre son gré par les étudiants bloqueurs de Tolbiac ?
Lors de la conférence de presse des étudiants mobilisés à Tolbiac, le désormais célèbre Guevara n’avait pas l’air trop malheureux…

   


Son compte Twitter parodique a en tout cas aujourd’hui atteint 27 500 abonnés.

JE VOUS PRÉVIENS JE TIENDRAI PAS 5 ANS. https://t.co/OieHS5VAkl— guevara_tolbiac (@Guevara)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Thierry Mariani signe une tribune « pour l’unité de la droite » avec le couple Ménard et des élus du parti frontiste.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
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Thierry Mariani signe une tribune avec des élus FN en faveur d’une union des droites

Thierry Mariani signe une tribune « pour l’unité de la droite » avec le couple Ménard et des élus du parti frontiste.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 17h53
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            
« La droite classique et le Front national sont faits pour s’entendre. » Pascal Gannat, figure célèbre du parti lepéniste dans les Pays de la Loire, résume l’esprit de la tribune publiée dans Valeurs Actuelles, jeudi 12 avril, qu’il signe aux côtés de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani. Par leurs noms accolés en bas de page, voilà les FN et Les Républicains réunis dans un même appel politique, alors que Laurent Wauquiez répète la ligne officielle du « jamais » d’alliance avec Marine Le Pen.
Dans ce texte intitulé « L’appel d’Angers pour l’unité de la droite », les deux hommes s’associent à d’autres personnalités politiques de différents partis, de droite donc, pour appeler à « fonder une grande alliance » avec un message clair : « Ni les Républicains, délestés de leurs alliés centristes, ni le Front national toujours cornerisé, ni non plus les partis euro-critiques ne pourront l’emporter seuls. »
Et la curiosité du lecteur glisse rapidement vers la fin du document, et sa liste de signataires. Parmi eux, évidemment, le couple Ménard – Robert à la mairie de Béziers, Emmanuelle à l’Assemblée nationale – mais également l’ancien ministre du gouvernement Juppé, Charles Millon – connu pour avoir été réélu président du conseil régional Rhône-Alpes, en 1998, grâce aux voix du Front national –, le président du Parti chrétien démocrate, Jean-Frédéric Poisson, ou encore l’homme d’affaires Charles Beigbeder, longtemps membre de la direction de l’UMP et désormais promoteur de la droite hors les murs.
Des élus frontistes complètent le tableau, comme Pascal Gannat, conseiller régional dans les Pays de la Loire, et Hervé de Lépinau, conseiller départemental de Vaucluse et ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale.
« Au commencement d’un acte politique »
Au milieu de la photo de classe, entre souverainistes et nationalistes, s’inscrit donc le nom de Thierry Mariani,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La députée européenne dispute ce poste à Yannick Jadot, mais elle n’exclut pas de rejoindre La République en marche.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Karima Delli : « Je suis candidate pour être tête de liste EELV aux européennes »

La députée européenne dispute ce poste à Yannick Jadot, mais elle n’exclut pas de rejoindre La République en marche.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h00
    |

                            Astrid de Villaines








                        


Une candidature de plus. Alors que tous les partis sont à la recherche de leur chef de file pour les élections européennes de mai 2019, Karima Delli s’est dite prête, vendredi 13 avril, à conduire la liste de son parti Europe Ecologie-Les Verts.
« J’ai envie d’être tête de liste. Je n’ai pas à rougir des combats que j’ai menés en Europe », exprime la députée européenne qui souhaite une liste « indépendante », sans alliance avec d’autres mouvements politiques. « Il faut une liste écologique parce qu’on a besoin de nous au Parlement européen et que notre travail est reconnu », ajoute la présidente de la commission transports et tourisme du Parlement européen.
Le furtif candidat à l’élection présidentielle 2017, Yannick Jadot, est lui aussi disponible. Le député européen consulte même régulièrement des acteurs de la société civile pour constituer une liste ouverte. « Moi, je rencontre des gens de la société civile tous les jours. Pas seulement pour les élections européennes », répond Mme Delli qui n’a pas prévenu le député européen de sa candidature.
« Je parle avec tout le monde »
Beaucoup prédisent un départ de la députée vers La République en marche. « Je parle avec tout le monde  », confirme Mme Delli, sans jamais fermer la porte à un ralliement au chef de l’Etat dans cette campagne. « Emmanuel Macron a remis la France sur la scène européenne, il a trouvé un bel accord sur les travailleurs détachés », loue l’ancienne candidate à la primaire écologiste de 2016.
Elle fait d’ailleurs partie des convives pour le déjeuner au Parlement européen, mardi, en présence d’Emmanuel Macron qui prononcera son premier discours devant l’Assemblée de Strasbourg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Une proposition de loi des Républicains, enregistrée, mercredi, à l’Assemblée nationale, est relayée sur les réseaux sociaux comme émanant du gouvernement.
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Non, le gouvernement n’a pas annoncé vouloir limiter le droit de grève

Une proposition de loi des Républicains, enregistrée, mercredi, à l’Assemblée nationale, est relayée sur les réseaux sociaux comme émanant du gouvernement.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 16h16
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


« Alerte : une proposition de loi vise à encadrer le droit de grève. C’est incroyable et personne n’en parle ! » De nombreuses personnes ont pris au sérieux l’information diffusée sur Twitter et ont relayé ses propos en s’indignant.

   


Le gouvernement n’a, pourtant, pas annoncé vouloir limiter le droit de grève pour empêcher la critique de sa politique. Le document mis en avant par les comptes proches de La France insoumise est une proposition de loi émanant de quinze députés Les Républicains.
Une proposition de loi qui devrait rester lettre morte
Le texte, enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale, mercredi 11 avril, propose le principe du vote à bulletin secret avec la participation d’au moins 50 % des salariés de l’entreprise pour pouvoir déclencher légalement une grève et un préavis de dix jours francs à l’employeur, mentionnant le champ géographique de la grève envisagée. Mais il n’a quasiment aucune chance d’être voté un jour.
Contrairement à un projet de loi, qui est déposé par le gouvernement, une proposition de loi provient des députés et se doit d’être examinée par l’une des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Celle-ci examine le texte et établit un rapport si elle en souhaite l’adoption.
Sur la seule session parlementaire 2017-2018 (du 1er octobre 2017 au 31 mars), 281 propositions de loi ont été déposées à l’Assemblée nationale (dont 60 % par le groupe Les Républicains), et seules quatre ont été finalement adoptées. Tant qu’une proposition de loi n’est pas inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée, elle reste lettre morte.
Or, la proposition de loi visant à encadrer le droit de grève n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour. De plus, elle est émise par quelques députés – et non par l’ensemble du groupe parlementaire Les Républicains. Enfin, le droit de grève étant un droit constitutionnel, la mesure, même si elle était votée par l’Assemblée nationale, serait retoquée par le Conseil constitutionnel.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».
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« Le 5 mai, nous serons dans la rue »

Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Ariane Ascaride, François Bégaudeau, Laurent Binet, Olivier Cadiot, Patrick Chamoiseau, François Cusset, Christine Delphy, Laetitia Dosch, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, François Gèze, Robert Guédiguian, Geoffroy Lagasnerie, Bernard Lahire, Edouard Louis, Maguy Marin, Gérard Mauger, Gérard Mordillat, Gérard Noiriel, Jérôme Prieur, Denis Robert, Gisèle Sapiro et Bernard Stiegler.

Tribune. Il aura fallu peu de choses pour que tout vole en éclats. Personne n’était assez naïf pour croire aux pantomimes de la « concertation » avec les syndicats à propos des ordonnances de la SNCF. Mais au moins les formes de la civilité politique, fussent-elles d’une hypocrisie sans nom, étaient-elles préservées.
A Notre-Dame-des-Landes, dans les universités, dans la rue face aux manifestants, il n’y a maintenant plus, pour toute réponse, que la démonstration d’autorité. Les mouvements contre la loi El Khomri, qui avaient vu une élévation sans précédent du niveau de la violence policière, l’avaient déjà prouvé : un pouvoir brutal est un pouvoir faible. Paradoxe de la répression : une démonstration de force est une démonstration de faiblesse.
Cette inquiétante évolution nous convainc davantage de voir ce que nous avons vu dès le départ dans les ordonnances SNCF : un projet, non pas de « réforme », comme le répètent ad nauseam la plupart des médias, mais de démolition. En s’en prenant au point éminent du service public ferroviaire, le projet gouvernemental s’en prend – il n’en fait d’ailleurs pas mystère – à un modèle social dans son ensemble. C’est-à-dire à une manière de vivre collectivement.

Depuis trois décennies, cette manière n’a cessé d’être méthodiquement attaquée. Nous avons suffisamment de recul désormais pour savoir à quoi nous en tenir : à quelques croyants et quelques privilégiés près, tout le corps social s’en est trouvé maltraité. Le travail devient une souffrance,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.
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SNCF : la grève est-elle en train de s’essouffler ?

Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h03
    |

                            Éric Béziat








                        



   


L’infléchissement est sensible. Pour la cinquième journée de la grève en pointillé, lancée depuis le 3 avril et destiné à lutter contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, le taux de grévistes – en baisse continue depuis le début du conflit –, connaît un nouveau recul.
Vendredi 13 avril, la direction de la SNCF a diffusé un taux (calculé en fin de matinée) de 22,5 % de grévistes, en baisse de 2,4 points par rapport au 9 avril et de 11,4 points par rapport à la première journée de grève dite « perlée ». Le taux de grévistes chez les personnels indispensables aux circulations (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs) et soumis à une déclaration individuelle d’intention obligatoire s’établit à 38 %. Il était de dix points supérieur au début de la grève.
Chez les conducteurs, pour la première fois, la baisse est sensible (66 % de gréviste vendredi, contre les trois-quarts à chaque journée d’action). Ce léger essoufflement s’est d’ailleurs vu dès dans les prévisions de trafic, lequel est un peu moins perturbé.
« Il est indéniable que le pays n’est pas bloqué »
« Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives de cet effritement, mais il est réel, constate un acteur des négociations qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne signifie pas pour autant que l’adhésion à la réforme progresse chez les cheminots, mais il est indéniable que le pays n’est pas bloqué. Le plan de transport de substitution mis en place par la SNCF fonctionne sans retard ni annulation. Et un sondage récent indique que 71 % des voyageurs s’estiment bien informés pendant la grève. »
Une analyse que ne partage pas Florent Monteilhet, représentant des conducteurs pour le syndicat UNSA ferroviaire. « Le retour que nous avons aujourd’hui des assemblées générales montre un mouvement qui ne faiblit pas. Il n’y a aucune démobilisation chez les conducteurs, ils sont même galvanisés. »
Si certains syndicalistes signalent qu’il existe peut-être un effet week-end, d’autres voient dans l’amélioration légère des circulations une capacité de la direction à optimiser les non-grévistes. « N’oubliez pas que dans sa communication, la direction donne un chiffre à la mi-journée qui ne tient pas compte des équipes de l’après-midi, ajoute M. Monteilhet. Elle oublie aussi les grèves de 59 minutes qui peuvent être nombreuses au sein du personnel non-roulant. »
« Des avancées parfaitement insuffisantes »
De fait, même en recul, le mouvement reste à un haut niveau pour une cinquième journée (et même une sixième en ajoutant la journée d’action initiale du 22 mars).
Au-delà des chiffres, le mouvement des cheminots entre probablement dans une phase nouvelle. La discussion à l’Assemblée nationale est terminée. Un premier jet de la loi créant un « Nouveau pacte ferroviaire » est désormais écrit avant son passage devant le Sénat. Cela constitue une étape importante qui peut contribuer à un étiolement de la mobilisation. La ministre des transports a d’ailleurs écrit à l’UNSA et à la CFDT pour souligner que plusieurs amendements ont tenu compte des revendications cheminotes.
« Cela montre que le rapport de force fonctionne, en conclut Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. Il y a du positif – comme par exemple la primauté reconnue du volontariat en cas de transfert des personnels. Mais les avancées sont minuscules et parfaitement insuffisantes. Ce sont des prémisses de négociation. L’action des cheminots doit continuer. »
« Nous appelons à une négociation tripartite »
« Nous avons pris acte avec satisfaction des courriers de la ministre qui a tenu compte de certaines de nos attentes, reconnaît de son côté M. Monteilhet. Les sujets sont néanmoins limités. » L’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF après la CGT, souhaite donner une inflexion nouvelle à la mobilisation. « Nous allons à notre tour écrire à la ministre, explique M. Monteihet. Nous lui demandons que ce nouveau pacte ferroviaire s’accompagne d’un nouveau pacte social du ferroviaire accordant des protections de haut niveau. »
« Nous appelons à une négociation tripartite entre les représentants des entreprises du secteur, le gouvernement et les organisations syndicales, afin de balayer tous les aspects sociaux, poursuit le syndicaliste. Cette négociation serait par nature supérieure à la négociation pour la convention collective de la branche qui est en cours. Elle aurait un agenda structuré et daté avec du contenu à négocier. » Une sorte de Grenelle du ferroviaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole de La République en marche et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social, il a fait le buzz en parlant de « gréviculture » française.
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Du Parti socialiste à La République en marche, la mue fulgurante de Gabriel Attal


                      Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole de La République en marche et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social, il a fait le buzz en parlant de « gréviculture » française.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h59
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Il faut sortir ce pays de la gréviculture. » Une punchline radiophonique qui venait méchamment rompre la quiétude matinale de ce lundi de Pâques déjà menacée par la double grève des cheminots et des étudiants. Mais c’est bien en écoutant Gabriel Attal, invité vedette de France Inter, que l’on s’est persuadé que l’invention du parti La République en marche constituait un événement considérable pour la compréhension de la fulgurance dans la métamorphose des coléoptères appliquée à la condition humaine. Car, avant de devenir un flamboyant papillon occupant la fonction jalousée de porte-parole du parti macronien, butinant sans complexe les plateaux médiatiques et pouvant provoquer un buzz monumental en une seule phrase, Attal a expérimenté le stade protozoaire et larvé d’apparatchik passe-muraille d’un Parti socialiste aussi en forme qu’une forêt calcinée.
Jeune homme bien né
« Si vous m’aviez dit, il y a deux ans, que je deviendrais député de la République, je ne l’aurais pas cru. » Les autres non plus ! S’il est prestement passé, à l’âge très précoce de 28 ans, de l’un à l’autre à la vitesse d’un TGV un jour sans grève, Attal a conservé quelques constantes : un physique de jeune premier, une ambition assumée et une jeunesse très triangle d’or rive gauche, délimité par trois quais de métro quasi mitoyens : scolarité à l’Ecole alsacienne (station Vavin), études à Sciences Po (station Saint-Germain-des-Prés), premier stage à l’Assemblée nationale (station du même nom). Avec un détour par Rome et sa Villa Médicis pour une mission de quelques mois auprès de son directeur et un autre par la banlieue, Vanves (Hauts-de-Seine), où il habite et dont il est devenu conseiller municipal puis député. Oups, on a failli oublier : « J’ai travaillé au resto Ralph Lauren de Saint-Germain-des-Prés pour payer mes études, c’était à deux minutes de Sciences Po. »
Bien né, issu « d’un milieu aisé, mon père était avocat et producteur »,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les députés LR demandent « un débat sans vote » et appellent à la prudence. M. Mélenchon et Mme Le Pen sont opposés à des frappes. M. Hamon et M. Hollande y sont favorables.
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Syrie : l’opposition divisée sur l’opportunité d’une riposte française

Les députés LR demandent « un débat sans vote » et appellent à la prudence. M. Mélenchon et Mme Le Pen sont opposés à des frappes. M. Hamon et M. Hollande y sont favorables.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 05h20
   





                        


Comme en 2013, la classe politique française apparaît divisée face à une possible riposte militaire de la France, au côté des Etats-Unis, à l’utilisation présumée par le régime de Bachar Al-Assad d’armes chimiques.
Alors qu’une partie de la gauche soutient des frappes occidentales en Syrie, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se disent opposés à un tel scénario, à la suite des déclarations d’Emmanuel Macron, jeudi, sur TF1.
Le président de la République a affirmé que la France avait « la preuve » de l’utilisation d’armes chimiques, le 7 avril près de Damas, par le régime de Bachar Al-Assad. Il a précisé que Paris prendrait ses décisions en « temps voulu », en coordination avec les Etats-Unis, sur d’éventuelles frappes.
En réaction, le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a demandé vendredi « un débat sans vote » à l’Assemblée nationale sur le sujet. « On peut éclairer la représentation nationale sur ce sujet avant de prendre une décision », a-t-il déclaré sur Europe 1.

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                Syrie : de nombreuses inconnues entourent encore l’attaque chimique de la Ghouta orientale



Décision qui « n’a pas vocation à être publique »
Cette option est exclue par le gouvernement. La décision éventuelle de mener des frappes en Syrie « n’a pas vocation à être publique », pour des raisons de sécurité, a réagi, vendredi, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, sur BFM-TV et RMC.
Selon l’article 35 de la Constitution, le gouvernement est tenu d’informer le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger « au plus tard trois jours après le début de l’intervention » en précisant les objectifs poursuivis.
Cette information « peut donner lieu » à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement.
M. Jacob a par ailleurs exhorté l’exécutif à agir sur ce sujet « avec beaucoup de sang-froid », jugeant qu’il y a « un vrai risque d’embrasement mondial ». Disant comprendre la nécessité d’une « sanction », le patron des députés LR a toutefois appelé le gouvernement à « regarder quelles sont aussi les autres possibilités de pression et de répression ».
L’opposition de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
Même appel à la prudence du côté du vice-président de LR, Guillaume Peltier, qui a demandé au chef de l’Etat « de ne pas placer la France dans la roue des Etats-Unis ».
Plus radical, Jean-Luc Mélenchon s’est dit totalement opposé à une éventuelle participation de la France à une opération menée par les Etats-Unis. « Nous n’avons aucune raison de participer à des actions de représailles qui, en définitive, n’ont aucun sens dans le contexte actuel », a déclaré le célèbre député de La France insoumise, jeudi, dans une vidéo postée sur son compte Twitter.
Lui aussi a lancé une mise en garde au chef de l’Etat « contre les engrenages » que pourraient déclencher d’éventuelles frappes.
De même Marine Le Pen s’est dite opposée à une intervention de la France, disant craindre que M. Macron veuille « sa petite guerre ». La présidente du Front national a adressé un message vidéo au chef de l’Etat dans lequel elle l’appelle à ne pas « recommencer » en Syrie les interventions occidentales en Irak et en Libye.
Le soutien de Benoît Hamon et François Hollande
La tonalité n’est pas la même du côté de Benoît Hamon et de l’ancien président socialiste, François Hollande. Tous deux se sont dits favorables cette semaine à une riposte militaire – même sans l’aval d’une ONU bloquée par les veto russe – afin de mettre un terme « au massacre » du peuple syrien.
« Le crime de frapper sa propre population par des armes chimiques ne doit pas rester impuni (…) Je suis lassé de voir comment ce dictateur soutenu par beaucoup de pays autour, dont la Russie, continue à massacrer sa propre population, notamment en utilisant des armes chimiques », a déclaré le fondateur de Génération.s, mercredi sur France Inter.
De son côté, François Hollande a de nouveau appelé à « une réaction forte », soulignant qu’« il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes ». « Je soutiendrai toutes les réactions, y compris militaires, car ce qui a été commis en Syrie est inadmissible et ne doit pas être sans réponse », a-t-il déclaré jeudi également sur France Inter.

        Lire aussi :
         

                En Syrie, la riposte promise après le recours à l’arme chimique sur Douma piétine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                   
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Climat et pollution : « Paris se pense trop souvent comme une île isolée dans la région »

Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h17
    |

Albert Lévy (Arcitecte urbaniste, chercheur associé au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi 21 février l’arrêté municipal de fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite. Cette décision remet en question une des mesures majeures de la Mairie de Paris de lutte contre la place de l’automobile dans la capitale et la pollution de l’air qu’elle engendre. Le combat contre l’automobile est prioritaire pour Anne Hidalgo et sa politique en faveur de la santé publique et du climat.
Malgré des objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale
Le nouveau Plan climat parisien (2017-2022), très ambitieux, comprend, en effet, l’élimination des véhicules à essence pour 2030, à diesel dès 2020, la rénovation thermique d’un million de logements, 100 % d’énergie renouvelable (énergie solaire et géothermique) par création d’un fonds vert…, pour parvenir en 2050 à une ville zéro carbone. Hidalgo a réagi à cette décision du tribunal administratif par un nouvel arrêté, mais en recourant, cette fois, à des arguments esthétiques, patrimoniaux et touristiques, de sauvegarde du site classé par l’Unesco, menacé par la circulation. On y perd son latin.
Malgré ces objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale en construisant sur toutes les parcelles disponibles, toutes les friches industrielles et ferroviaires libérées, soulevant contestations et recours juridiques de la part d’habitants, d’associations, d’élus, écolos ou pas… qui réclament plus d’espaces verts et moins de béton dans Paris : multiplication des ZAC (une quinzaine actuellement en chantier), lancement de nouveaux projets (« Réinventer Paris » avec vingt-trois parcelles vendues), surélévation possible des immeubles bas (8,2 % des immeubles de la capitale), construction de tours surtout dans la zone entre Maréchaux et périphérique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.
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Asile-immigration : le député LRM Matthieu Orphelin ne votera pas le texte

« Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h17
    |

            Manon Rescan








                        


Il faisait partie de ceux qui, en coulisses, tentaient d’adoucir le projet de loi asile-immigration. Le député La République en marche (LRM) Matthieu Orphelin a annoncé, vendredi 13 avril, dans un communiqué, qu’il ne votera « pas pour » le texte en cours de discussion à l’Assemblée nationale, laissant entendre qu’ils s’abstiendrait.
« Un vote pour était pour moi, compte tenu de l’état d’arrivée de ce texte, trop loin de mon parcours, de mes convictions, mais, aussi je pense, trop loin de certains compromis que nous aurions dû et pu trouver avec le gouvernement », assène sévèrement le député de Maine-et-Loire.
Ce proche de Nicolas Hulot avait participé à faire amender le projet de loi lors de l’examen en commission la semaine dernière, mais, selon lui « sur d’autres points, pourtant centraux, (il n’a) pas convaincu la majorité qu’il fallait faire évoluer le texte » en vue des discussions qui se dérouleront dans l’hémicycle à partir de lundi 16 avril.
Le risque d’amoindrir les droits
Le député évoque notamment la réduction – excessive selon lui – du délai de recours pour les aspirants à l’asile après un rejet de leur demande. Le gouvernement souhaite le faire passer d’un mois à quinze jours. M. Orphelin défendait un compromis, proposant de le réduire à trois semaines. Ses collègues de la majorité ont souhaité s’aligner sur la proposition du ministre de l’intérieur.

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Cette désolidarisation d’un député intervient alors que la tension est montée d’un cran au sein de la majorité ces derniers jours. Un groupe d’élus macronistes avait défendu une série d’amendements hostiles au projet de loi de Gérard Collomb lors de l’examen en commission. Les députés dénoncent un texte dont ils jugent la portée trop répressive et risquant d’amoindrir les droits des aspirants à l’asile.
Leur opposition au ministre avait provoqué un sévère rappel à l’ordre de la part de Richard Ferrand, mardi. Le président du groupe LRM de l’Assemblée avait à mot à peine couvert menacé d’exclusion ceux qui ne respecteraient pas la discipline de groupe. « S’abstenir est un pêché véniel, voter contre est un pêché mortel », précise-t-on vendredi dans l’entourage du patron du groupe majoritaire.

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« Cette décision de ne pas voter positivement pour ce projet de loi est tout sauf un début de fronde. Mon engagement pour la réussite de la majorité présidentielle reste entier », précise M. Orphelin, une phrase écrite en caractères gras. « Afin de ne pas être instrumentalisé par les postures politiciennes et de ne pas mettre en difficulté la majorité, je m’exprimerai peu pendant les débats en hémicycle », indique-t-il encore à quelques jours de débats qui s’annoncent tendus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.
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Après la loi immigration, la question des régularisations

Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 12h08
    |

            Maryline Baumard et 
Manon Rescan








                        



                                


                            
Bakari, 39 ans, défroisse la manche de son costume. Un vêtement qu’il réserve aux grandes occasions. Pour ce rendez-vous matinal, jeudi matin 12 avril, au service des étrangers de la préfecture de police de Paris, il fallait ça. « Ce jour s’ajoutera aux dates qui marquent ma vie : le départ du pays, l’arrivée en France… et là, mes premiers papiers », insiste le Malien, en attente de ce moment depuis 2006. Douze ans.
Bakari fait partie d’un groupe de trente-trois Africains venus retirer leur « récépissé de demande de carte de séjour ». Ce sésame va enfin les extraire du groupe des « sans-papiers » et leur offrir la promesse « d’une vie enfin normale », comme l’observe Omar, presque à court de mots en contemplant son morceau de papier cartonné gris, échangeable dans quatre mois contre une carte de séjour d’une année.

Chaque fois qu’un membre du groupe reçoit son récépissé, il l’exhibe aux copains de galère puis à Marilyne Poulain, la responsable du collectif Migrants de la CGT, qui les a accompagnés dans l’organisation de leur grève. Après plus de dix ans en France pour certains, et autant d’années de travail sous d’autres identités, il leur a fallu cette mobilisation pour que leur patron demande leur régularisation.
« Le 12 février, 160 travailleurs sans papiers de six entreprises d’Ile-de-France ont entamé ce mouvement pour obtenir une régularisation que leur patron refusait, rappelle la syndicaliste. Tous ont obtenu un titre de séjour que les ouvriers de Défi Technology sont les 33 derniers à retirer. »
Si ces trente-trois-là travaillent dans le bâtiment, les autres grévistes sont dans la collecte de déchets chez Sepur et STLG, la logistique pour GLS à Roissy, la restauration chez le traiteur Event-Thaï, ou le courrier dans une agence Chronopost de l’Essonne. Des secteurs gourmands en main-d’œuvre étrangère.
« Hypocrisie »
Ce mouvement, qui aura duré un mois et demi, a bénéficié...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le calcul des finances locales s’avère un exercice compliqué pour les communes.
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Collectivités territoriales : la baisse des dotations en question

Le calcul des finances locales s’avère un exercice compliqué pour les communes.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h22
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
D’un côté, un président de la République, Emmanuel Macron, qui a affirmé, jeudi 12 avril, sur TF1, que les dotations des communes rurales, en 2018, « ne baissent pas d’un centime ». De l’autre, un président de l’Association des maires de France, François Baroin, qui assure que « vingt-deux mille communes » ont vu leur dotation baisser cette année. Ni l’un ni l’autre n’ont tout à fait tort. Ni tout à fait raison. Car, en matière de finances locales, les choses sont beaucoup plus compliquées que sembleraient le laisser croire ces propos.
De quoi parle-t-on ? En 2018, les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales ont augmenté de 315 millions d’euros, après six années de baisse continue. La part de dotation globale de fonctionnement (DGF) attribuée aux communes a, quant à elle, enregistré une hausse de 80 millions d’euros, sur un total de 11,8 milliards d’euros. Cette DGF, cependant, se décompose en plusieurs fractions : la dotation forfaitaire et les dotations dites « de péréquation », dotation de solidarité urbaine (DSU) et dotation de solidarité rurale (DSR).

La dotation forfaitaire, globalement, a baissé de 120 millions d’euros, sur un montant de 7,2 milliards d’euros. Cet écrêtement a porté sur les communes les plus riches, en fonction de leur potentiel financier. Ce sont effectivement de l’ordre de 22 000 communes qui ont ainsi vu leur dotation forfaitaire baisser, afin de financer la hausse des dotations de péréquation. Celles-ci ont respectivement augmenté de 110 millions pour la DSU (+ 5,15 %) et de 90 millions pour la DSR (+ 6,2 %), soit une hausse totale de 200 millions d’euros. Entre la baisse de la dotation forfaitaire (– 120 millions) et la hausse des dotations de péréquation (+ 200 millions), l’augmentation est bien de 80 millions d’euros.
Plusieurs facteurs pris en compte
Au total, 53 % des communes (près de 19 000) ont vu leur dotation globale augmenter et 47 % (moins de 17 000) ont subi...




                        

                        

