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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’électricien est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour homicide involontaire en 2011 d’un plongeur de la gendarmerie dans un canal que le groupe exploitait.
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EDF renvoyé devant la justice pour « homicide involontaire » d’un gendarme en Provence

L’électricien est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour homicide involontaire en 2011 d’un plongeur de la gendarmerie dans un canal que le groupe exploitait.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 14h18
   





                        



   


Le 1er septembre 2011, deux gendarmes de la brigade mixte côtière et fluviale (BMCF) de Martigues avaient plongé dans le canal de la Durance, aux Mées (Alpes-de-Haute-Provence), à 12 mètres de profondeur, pour retrouver une arme de poing découverte deux jours plus tôt par un autre plongeur dans une mission d’entretien.
Un responsable d’EDF présent sur les lieux avait autorisé la plongée. L’usine EDF d’Oraison, située en aval, était à l’arrêt, mais le maréchal des logis-chef Khaled Bentabet avait disparu, sans doute aspiré dans le tunnel sous-marin long de 2,7 km et large d’une dizaine de mètres se trouvant à proximité immédiate des lieux de la plongée.
Six jours plus tard, son corps avait été retrouvé de l’autre côté du tunnel, à plus de 3 km.
De « multiples négligences » selon l’accusation
L’enquête préliminaire ouverte sur cette mort avait été classée sans suite, mais la veuve du militaire avait porté plainte en août 2014.
Le 5 avril, la juge d’instruction Véronique Guetat a décidé de renvoyer en correctionnelle le groupe EDF en tant que personne morale, suivant en cela les réquisitions du parquet, a-t-on appris de source judiciaire.
« Les investigations que nous avions réclamées au juge d’instruction et des experts judiciaires, qui ont accompli un travail remarquable, ont fini par établir la vérité de négligences multiples et particulièrement graves », assure Emmanuel Molina, l’avocat marseillais de la famille de la victime. « Il appartient désormais à la justice d’apprécier les fautes imputées à EDF », ajoute-t-il.
EDF n’a pas souhaité faire de commentaires, disant par la voix de son avocat Christophe Bass qu’elle réservait ses observations pour la justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.
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Les loueurs longue durée adaptent leur offre aux collectivités

Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Qu’il s’agisse des établissements publics, des collectivités territoriales, du logement social, de l’aménagement ou de l’économie sociale et solidaire, dans les flottes des différents acteurs de l’Etat, l’heure est à l’introduction de véhicules plus propres. Pour l’ensemble de ces services dont la mission est d’ordre public, plus question en effet de rester à l’écart de la transition énergétique. En clair, les flottes des services de l’Etat doivent montrer l’exemple.
La « circulaire Cazeneuve », qui définit la politique de mutualisation et d’optimisation de la gestion du parc automobile des collectivités, en fixe les règles depuis un an. Désormais, dans les flottes publiques, seules les motorisations essence sont autorisées (le diesel est proscrit sauf pour les utilitaires) et 50 % des nouvelles acquisitions doivent se porter sur des modèles à faibles émissions (moins de 60 g/km de CO2), c’est-à-dire hybrides ou électriques. La gestion des véhicules doit être mutualisée avec un objectif de réduction du parc de 15 % d’ici à 2020.
Par ailleurs, l’acquisition des véhicules doit se faire par l’achat et le parc géré en « fleet management » : en effet, selon cette circulaire, les achats mutualisés doivent passer par l’UGAP (Union des groupements d’achats publics), et le recours à la location longue durée est interdit sauf pour les véhicules hybrides et électriques.
Un parc d’environ 65 000 véhicules
Exclus sans ménagement de cet important marché de renouvellement du parc public, les loueurs longue durée ont cependant bien noté l’opportunité qui leur est laissée de proposer aux collectivités une solution de financement et de gestion adaptée à leur obligation de se doter de véhicules hybrides ou électriques.
« Il existe encore dans le parc de l’Etat beaucoup de voitures diesel, souvent obsolètes, de dix ans d’âge en moyenne et totalement inadaptées aux nouveaux besoins des collectivités », indique Stéphane Spitz, directeur général adjoint...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’Organisation maritime internationale a adopté vendredi 13 avril un plan de réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, et a dit travailler à la décarbonation totale du secteur.
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Le transport maritime met le cap vers sa décarbonation

L’Organisation maritime internationale a adopté vendredi 13 avril un plan de réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, et a dit travailler à la décarbonation totale du secteur.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 13h27
    |

            Simon Roger








                        



                                


                            

L’Organisation maritime internationale (OMI) a évité le pire : rester passive alors que l’urgence climatique impose au contraire d’agir tous azimuts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement planétaire. Vendredi 13 avril, l’agence spécialisée des Nations unies sise à Londres s’est dotée d’une stratégie claire, à défaut d’être ambitieuse. Elle s’engage à baisser d’au moins 50 % ses émissions d’ici à 2050 et à « poursuivre les efforts » dans la voie d’une décarbonation totale.
Le transport maritime, dernier grand secteur à s’engager pour le climat
Le transport maritime, qui totalise près de 90 % du transport international de marchandises, est aujourd’hui responsable de moins de 3 % des émissions mondiales de CO2, un chiffre qui pourrait grimper à 17 % au milieu du siècle si rien n’est fait pour réduire cette pollution. Le transport maritime était jusqu’à présent le dernier secteur à ne pas disposer de politique de réduction de ses émissions, après l’accord trouvé en octobre 2016 par le transport aérien, l’autre segment économique non couvert par l’accord de Paris sur le climat du 12 décembre 2015.
Désormais, tous les acteurs de l’économie mondiale s’efforceront donc — officiellement en tout cas — d’aligner leurs pratiques avec l’objectif clé de la conférence sur le climat (COP21), une hausse des températures contenue sous 2 °C. « Cet accord va améliorer un peu la sécurité des pays, s’est félicitée Hilda Heine, la présidente des îles Marshall, l’un des pays déterminants durant cette session de négociations, mais même avec des objectifs clairs pour réduire massivement nos émissions, nous allons devoir parfaire nos engagements dans le temps en nous fondant sur les données scientifiques ».
Des ambitions revues à la baisse
L’archipel du Pacifique, à l’instar des autres petits Etats insulaires menacés de submersion en raison du réchauffement climatique, avait exigé que l’accord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Deux manifestations sont prévues à Nantes, samedi, et un rassemblement dans la « zone à défendre », dimanche.
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Notre-Dame-des-Landes : la ZAD se prépare à de nouvelles actions

Deux manifestations sont prévues à Nantes, samedi, et un rassemblement dans la « zone à défendre », dimanche.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h47
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Au sixième jour des opérations de déblaiement et malgré l’arrêt officiel des expulsions et la « main tendue » du premier ministre, Edouard Philippe, la tension était loin d’être retombée dans la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, samedi 14 avril, laissant présager un week-end agité. Deux manifestations « contre la politique antisociale d’Emmanuel Macron et contre les expulsions » sont prévues samedi à Nantes, et un appel a été lancé à un rassemblement, dimanche, le long du chemin de Suez, dans la ZAD.
Dans la matinée de samedi, le ton semblait donné avec de nouveaux tirs de grenades lacrymogènes dans deux endroits de la ZAD, à l’occasion d’une incursion de gendarmes. La veille, déjà, sur la D81, l’un des deux axes traversant la zone du nord vers le sud, un blindé de la gendarmerie s’était enlisé, lors d’une opération coup de poing. Il avait été dégagé après un tir de barrage de grenades lacrymogènes.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : la ZAD « évacuée », Philippe « tend » la main aux zadistes



Un drone pour surveiller la ZAD

   


Mais, dans l’après-midi, l’accès à la D281, la route des chicanes, était « libre ». Il était possible d’y marcher, à condition de montrer patte blanche et de justifier de sa qualité. Tous les 300 mètres était garé un fourgon de gendarmes mobiles, son équipage observant le « front » — le côté des zadistes — et les arrières, en cas d’une hypothétique attaque à revers ou pour couper le ravitaillement aux zadistes, selon les gendarmes.
Au loin, un hélicoptère survolait la zone, en altitude. A proximité des points chauds que sont les secteurs appelés les Vraies Rouges, Lama Sacré et Youpi Youpi, les gendarmes utilisaient un drone pour épier les moindres gestes des zadistes. « Vous entendez, ils creusent des tranchées », affirmaient-ils. Même si, ont-ils admis, la journée de vendredi a été « calme ».
Les gendarmes sont dispensés de manifestation à Nantes — « en zone urbaine, ce seront les CRS », dit un gradé de la gendarmerie. Mais ils savent qu’ils resteront dans la ZAD pour quelque temps encore, pour surveiller le déblaiement des parcelles, garantir la circulation sur les départementales 281 et 81 et prévenir toute réoccupation illégale, comme l’ont rappelé la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, et le premier ministre.

        Lire aussi la chronique :
         

          « L’Etat, monstre froid face aux zadistes »



Renforts chez les zadistes
De l’autre côté de la « ligne de front », parmi les zadistes, chaque moment de répit est consacré à la récupération de ce qui peut l’être : avec trois cabanes détruites, il est possible d’en reconstruire une nouvelle. Ces moments de calme sont aussi mis à profit pour réparer les barricades endommagées lors des interventions des gendarmes, et pour se livrer aux préparatifs : des projectiles divers sont entassés, des masques de protection rassemblés…
En ce début de week-end, où la zone commence à se remplir de nouveaux venus aux chaussures et vêtements propres, des panneaux détaillant les différents types de grenades utilisés par les gendarmes et leurs dangers sont affichés à leur intention. Les habitués de ce type de luttes ont le visage dissimulé derrière un passe-montagne ; seuls certains avancent à visage découvert, une carte à la main, à la recherche de leur chemin. La lutte s’internationalise aussi : on entend parler espagnol, allemand.

Edouard Philippe a dit 👉🏻 "l'ensemble des objectifs" d'évacuation "que nous nous étions assignés a été atteint". En… https://t.co/pi3I2GTSUP— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Même si la ZAD n’est pas l’abri d’une nouvelle incursion des gendarmes, à l’image de celle de samedi matin, c’est à Nantes, dans l’après-midi, que devrait se cristalliser une partie de la colère contre les expulsions. Dans la matinée de vendredi, plusieurs fourgons étaient déjà disposés aux abords du bâtiment de la préfecture, place Roger-Salengro.
La préfecture a confirmé la tenue des deux manifestations — dont aucune n’a été déclarée —, la première à 14 h 30, à l’appel de l’intersyndicale et d’étudiants, la seconde à 16 h 30, contre les expulsions de la ZAD. En marge de la conférence de presse de la préfète vendredi, son entourage relevait que les manifestations de soutien à Notre-Dame-des-Landes rassemblaient de moins en moins de participants, mais qu’il y avait un « risque », avec le cumul des étudiants et de l’intersyndicale.
Dominique Fesneau, l’un des trois présidents de l’Acipa, la principale association d’opposants à l’ex-projet d’aéroport, s’interrogeait, lui, sur l’opportunité de s’associer à la manifestation de Nantes. « Nous avons peur que la colère et un esprit vengeur — qui s’expliquent — l’emportent. Et des provocations, aussi. » L’Acipa a donc lancé un appel à « venir en masse » dans la ZAD dimanche, à partir de midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Parce que l’agriculture intensive empoisonne les insectes dont elle se nourrit, « Hirundo rustica » se raréfie en France. Le prélude à un « printemps silencieux », sans chants d’oiseaux ?
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Autoportrait de l’hirondelle rustique avant sa disparition

Parce que l’agriculture intensive empoisonne les insectes dont elle se nourrit, « Hirundo rustica » se raréfie en France. Le prélude à un « printemps silencieux », sans chants d’oiseaux ?



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h00
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Vous souvenez-vous de cette comptine ? « Qu’est-ce qu’elle a donc fait/La p’tite hirondelle ? /Elle nous a volé/Trois p’tits sacs de blé »… Si ça continue, elle va finir par me manquer. Non pas que j’y étais présentée à mon avantage ! Ce qu’elle disait de moi n’est même pas exact – j’y reviendrai. Mais enfin, c’est de moi qu’il s’agissait. Les enfants la chantent-ils encore aujourd’hui, cette comptine ? Et si oui, savent-ils seulement à quoi je ressemble ?
Les savants m’appellent Hirundo rustica : hirondelle rustique – manière de dire que j’affectionne les granges, comme l’exprime plus clairement mon nom anglo-saxon, barn ­swallow. Les autres disent tout simplement ­ « hirondelle » car, des 75 espèces cousines que j’ai dans le monde, je suis, et de très loin, celle dont la famille est la plus nombreuse. Quant à moi, je ne me nomme pas. J’essaie de me nourrir et de me reproduire du mieux possible – ce qui, par les temps qui courent, n’est pas une mince affaire. Et, l’hiver venant, je vole.
Théorie fumeuse
Destination : l’Afrique. Forte de mes ailes et de ma vingtaine de grammes, je trace plusieurs milliers de kilomètres en deux mois, traversant – quand je ne défaille pas en route – la Méditerranée d’une seule traite. Un voyage si incroyable que les hommes, pendant longtemps, n’y ont pas cru.
Des siècles durant, les plus cultivés d’entre eux ont pensé que nous passions la période hivernale sous l’eau, ou enfouies dans la vase ! Tout cela parce que nous nous réunissons en dortoir dans des roselières la veille du départ, pour décoller discrètement avant le lever du soleil… Il fallut attendre ­Buffon et son Histoire naturelle des oiseaux pour que cette théorie fumeuse soit remplacée, en 1770, par l’hypothèse migratoire.
Pourquoi aller si loin, me direz-vous ? Pour le soleil, bien sûr. Mais aussi parce que nous nous nourrissons exclusivement d’insectes volants (c’est pourquoi la comptine d’autrefois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », estime que l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes marque l’interruption d’une expérience sociale et politique d’autonomie qui aurait pu être une source d’inspiration.
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« L’Etat, monstre froid face aux zadistes »

Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », estime que l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes marque l’interruption d’une expérience sociale et politique d’autonomie qui aurait pu être une source d’inspiration.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 11h32
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. De passage à Paris, un universitaire israélien regarde à la télévision les images de l’intervention des forces de l’ordre, à Notre-Dame-des-Landes. « Tout ça pour quelques gars qui veulent monter un kibboutz… », dit-il goguenard. Plus votre adversaire est minuscule, plus son écrasement doit être spectaculaire. Dans le bocage nantais, 2 500 gendarmes mobiles, bottés et casqués, équipés de toutes sortes de grenades et d’armes de jet, appuyés de bulldozers et de pelleteuses, de véhicules blindés et d’hélicoptères, ont offert le spectacle d’une certaine forme de faiblesse – celle qui vous fait rouler des épaules devant les plus petits que vous. Nul ne songerait à nier qu’il y avait, cette semaine dans la « zone à défendre » (ZAD), agrégée aux agriculteurs et à la majorité paisible des zadistes qui vivent là, une population avide d’en découdre. Nul ne songerait non plus à nier que les affrontements furent violents et que, de part et d’autre, plusieurs dizaines de blessés sont à déplorer.
Mais, au final, de quoi s’est-il agi ? Il s’est agi, pour l’Etat, de déloger d’une petite zone humide quelque deux cents personnes désireuses de liberté et d’autonomie. La majorité n’est pas constituée de forcenés radicalisés et « ultraviolents », comme on l’a lu et entendu ici ou là, mais plutôt de femmes et des hommes engagés dans des projets, formels ou informels, d’agriculture, d’artisanat, etc. Comme l’ont montré les reportages de notre confrère Rémi Barroux, ce qui se joue là-bas est une expérience sociale et politique, la recherche et l’invention de nouvelles formes d’organisation et de vie collectives, d’une autre relation à l’environnement, d’une autre façon d’habiter et d’utiliser le monde.
Le bénéfice de la marge
Dans un livre somptueux (Zomia, ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 2013), l’anthropologue américain James Scott a raconté l’histoire des peuples nichés dans la Zomia – du nom de cette longue chaîne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’impasse à laquelle conduisent la violence de l’Etat et celle d’une minorité de zadistes est le signe que notre démocratie ne fonctionne plus, estime Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Cyril Dion : « Il n’existe pas d’espace apaisé dans lequel nous pouvons parler des enjeux que NDDL soulève »

L’impasse à laquelle conduisent la violence de l’Etat et celle d’une minorité de zadistes est le signe que notre démocratie ne fonctionne plus, estime Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h30
    |

                            Cyril Dion (Cofondateur du mouvement Colibris)








                        



                                


                            

Tribune. De tout temps, il y eut les faits et l’interprétation des faits. Les êtres humains agrègent des observations, des sensations, des émotions et les transforment en opinions, en interprétations, en points de vue. Les événements de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en sont un exemple frappant. Pour les uns, il est inconcevable que des individus occupent, parfois illégalement, des terres, alors que la raison première de cette occupation – empêcher la construction d’un aéroport – n’a plus lieu d’être. Pour d’autres, il est insupportable que l’Etat veuille déloger les zadistes par la force.

Pour ma part, il me paraît totalement inacceptable de faire usage d’une telle violence. Celle qui consiste à envoyer 2 500 gendarmes (un vrai bataillon militaire, deux fois plus qu’en Syrie et en Irak) avec des pelleteuses, des bulldozers pour détruire des habitations en bois, des yourtes, chasser des agriculteurs, des rêveurs, des utopistes, projeter des grenades, menacer, matraquer. Mais également celle d’une minorité des zadistes qui incendient, utilisent de l’acide ou toute sorte de projectiles avec l’intention de blesser. Je ne parle pas tant du comportement des personnes (gendarmes ou zadistes) qui sont emportées dans une histoire qui souvent les dépasse, mais plus encore de la mécanique qui conduit à cette situation. C’est elle que nous ne devrions pas accepter.
Echec du dialogue
En tant que société, notre rôle n’est pas d’observer ou de commenter cette violence, comme cela est fait à longueur de journée dans de nombreux médias, mais de comprendre ce qui en est la cause et de nous organiser pour qu’elle n’ait pas lieu. Pour moi, elle traduit une réalité : il n’existe pas d’espace apaisé dans lequel nous, en tant que société, pouvons parler des enjeux que NDDL soulève. En toutes circonstances, la violence éclate, là où le dialogue échoue.
« NDDL, qui cristallise une part de la résistance écologique française et européenne, est...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/04/2018
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Frappes en Syrie, bilan de Macron, expulsion de la ZAD : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 06h34
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


La ZAD de Notre-Dame-des-Landes évacuée par la force
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            data-slide-description="Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure."
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            data-slide-description="Tout au long de la journée, des face-à-face tendus ont éclaté entre gendarmes et zadistes."
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            data-slide-description="Un occupant jette de la boue sur des gendarmes."
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            data-slide-description="Les gendarmes tentent de progresser dans la ZAD."
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            data-slide-description="Les gendarmes mobiles ont repoussé les zadistes à l’aide de gaz lacrymogènes."
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            data-slide-description="Un tracteur détruit le chapiteau Lama fâché, l’un des lieux emblématiques de la ZAD."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour protéger la ferme des 100 Noms de la destruction."
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            data-slide-description="Parmi les projectiles de toute nature, certains zadistes avaient préparé des cocktails Molotov. Un des manifestants a été placé en garde à vue."
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            data-slide-description="L’avancée des forces de l’ordre sur l’un des accès à la ZAD."
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            data-slide-description="Une opposante à l’expulsion."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour construire une barricade pour protéger Les Vrais rouges, un des lieux de la ZAD."
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Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure.

Vincent Vinont / AP
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Près de 2 500 gendarmes mobiles sont intervenus dès lundi matin 9 avril et jusqu’à vendredi pour procéder à l’évacuation d’une partie de la zone d’aménagement différé (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Celle-ci, rebaptisée « zone à défendre » par les opposants au projet d’aéroport définitivement abandonné par le gouvernement en janvier, accueillait encore de nombreux occupants.
Vingt-neuf squats ont été évacués et certains ont été démolis par les forces de l’ordre, selon Nicole Klein, la préfète de la région Pays de la Loire, sur les 97 que les autorités ont recensés. Les zadistes qui restent ont désormais jusqu’au 23 avril pour déposer des projets agricoles légaux, qui doivent être individuels et non collectifs.
Des affrontements ont éclaté entre les gendarmes et les occupants, ces derniers répondant aux projectiles et cocktails Molotov des premiers par des tirs de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées des deux côtés.

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                Notre-Dame-des Landes : fin officielle des expulsions



La mobilisation n’est pas finie, et les forces de l’ordre restent en place, puisqu’une manifestation contre les expulsions est prévue samedi à Nantes, ainsi qu’un rassemblement dimanche dans le bocage. La préfète n’exclut pas de prononcer des interdictions en cas de violences samedi.

        Le chat :
         

          Notre-Dame-des-Landes : retrouvez les réponses à vos questions sur la situation dans la ZAD



Syrie : frappes occidentales
Après plusieurs jours de tergiversations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution très solennelle, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé vendredi 13 avril que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.
« Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

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                Syrie : ce que l’on sait des frappes américaines, françaises et britanniques



Il s’agit d’une réponse directe à l’attaque chimique présumée menée la semaine dernière à Douma en Syrie. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime syrien était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.
L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé que les tirs étaient déjà terminés lors d’une conférence de presse. A son côté, le secrétaire à la défense américain, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.
Après un an de pouvoir, Macron fait de la pédagogie
En direct d’une école primaire d’un village de l’Orne, le chef de l’Etat a répondu aux questions du présentateur Jean-Pierre Pernaut dans le « 13 heures » de TF1, jeudi, au moment où son prédécesseur, François Hollande, publie un livre critique sur son action, et où approche le premier anniversaire de son élection.
Emmanuel Macron s’est employé durant une heure à chasser l’image de « président des riches » que lui prêtent ses opposants, cherchant à rassurer sur son action à la tête du pays, ciblant notamment les retraités, les ruraux et les classes populaires. Au passage, il a égrené quelques approximations et contrevérités.

        Les vérifications :
         

          ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1



Deux jours plus tôt, le président avait adressé un message aux catholiques de France. Invité à un dîner au collège des Bernardins, à Paris, il a assuré que le lien « abîmé » entre l’Eglise catholique et la République devait être « réparé », et que la laïcité n’avait « pas pour fonction de nier le spirituel ». Son discours, applaudi par les évêques, a en revanche soulevé de vives critiques à gauche.
Comment Total a aidé le Congo à berner le FMI

Une enquête publiée par Le Monde mardi révèle les montages offshore de la société Total destinés à aider la République du Congo à berner le Fonds monétaire international (FMI). En 2003, l’entreprise française a cédé à Brazzaville ses parts dans une concession pétrolière, et a permis au pays, via des sociétés écrans, d’emprunter de l’argent en anticipant les profits de ce champ. Or le FMI, qui a aidé le pays, lourdement endetté, interdit ce type de pratique.

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                Total, le Congo, le FMI et le « fonds vautour » : l’histoire d’un montage offshore



Ces révélations font partie de l’enquête des Paradise Papers, une plongée dans les méandres de la finance offshore réalisée en partenariat avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Facebook : Zuckerberg devant les élus américains
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a été auditionné mardi au Sénat américain, puis le lendemain à la Chambre des représentants, sur la façon dont le réseau social a échoué à protéger des données personnelles de ses utilisateurs après le scandale Cambridge Analytica. Il s’est excusé platement, une stratégie souvent utilisée mais qui semble ne plus suffire à convaincre.

        L’analyse :
         

          Facebook : face au Congrès américain, la stratégie des excuses ne suffit plus



Et aussi
Tarnac. Dix ans après son déclenchement, l’affaire Tarnac s’est conclue jeudi par la relaxe, entre autres, de Julien Coupat et de Yildune Lévy.Universités. Une quinzaine de campus ont été bloqués ou très perturbés toute la semaine dans le cadre du mouvement contre la réforme de l’entrée dans le supérieur et contre la plateforme Parcoursup. Des évacuations par les CRS se sont produites notamment à La Sorbonne jeudi.Crash. Un avion militaire algérien s’est écrasé peu après son décollage, mercredi, près d’Alger, faisant 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leur famille.Magnanville. Six personnes ont été interpellées lundi puis relâchées, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre d’un couple de fonctionnaires en juin 2016.Arabie saoudite. En visite dans l’Hexagone, le prince héritier Mohammed Ben Salman a été visé par une plainte, à Paris, pour complicité d’actes de torture au Yémen.Economie. L’intersyndicale d’Air France a accepté une négociation avec la direction.Radio France. Sibyle Veil a été nommée jeudi présidente de Radio France en remplacement de Mathieu Gallet.Djihadisme. Quatre hommes ont été condamnés à des peines allant jusqu’à sept ans d’emprisonnement et un cinquième a été relaxé, à l’issue du procès de la « filière de Lunel » (Hérault).Johnny Hallyday. La justice a ordonné le gel des biens du chanteur mais elle a refusé le droit de regard à ses enfants, David et Laura, sur son album posthume.
Disparitions
Morris Halle. Proche de l’intellectuel américain Noam Chomsky, le linguiste est mort à l’âge de 94 ans à Cambridge (Massachusetts), le 2 avril.Nathan Davis. Le musicien, compositeur et professeur de jazz américain est décédé à l’âge de 81 ans, à Palm Beach (Floride) le 10 avril.F’murr. Le scénariste et dessinateur Richard Peyzaret, alias F’murr, s’est éteint le 10 avril à l’âge de 72 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La fin des expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, annoncée officiellement par la préfète Nicole Klein vendredi, ne signifie pas la fin de l’engagement des gendarmes mobiles sur la zone. Ni celle des violences.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement de Colombie-Britannique est opposé au projet d’agrandissement de ce pipeline transportant les sables bitumineux de l’Alberta à côté de Vancouver.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Canada : coup dur pour l’oléoduc Trans Mountain

Le gouvernement de Colombie-Britannique est opposé au projet d’agrandissement de ce pipeline transportant les sables bitumineux de l’Alberta à côté de Vancouver.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 17h14
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Coup dur pour l’industrie pétrolière canadienne : dimanche 8 avril, la compagnie Kinder Morgan a annoncé la suspension de « toutes les activités non essentielles et toutes les dépenses » relatives au projet d’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain. La compagnie pétrolière américaine a expliqué avoir pris cette décision à cause de l’opposition du gouvernement de Colombie-Britannique à son projet.
En effet, le gouvernement néodémocrate de cette province de l’Ouest canadien demande à Kinder Morgan davantage d’assurances dans le cas de fuites durant l’acheminement de bitume dilué. Depuis son accession au pouvoir à l’été 2017, le gouvernement de John Horgan – qui s’est allié au Parti vert pour obtenir une majorité – fourbit ses armes contre ce projet. Il a, par exemple, engagé un ancien juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique comme conseiller dans ce dossier et a assuré de son soutien les communautés autochtones en procès contre la pétrolière sise au Texas. Le gouvernement britanno-colombien a aussi mis en avant la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon survenue au large des côtes de Louisiane en 2010, pour justifier sa position.
Pourtant, les travaux d’agrandissement qui prévoient le quasi-triplement de la capacité de l’oléoduc, à 890 000 barils par jour, ont reçu l’approbation de l’Office national de l’énergie, l’organisme canadien chargé de réglementer le commerce dans le domaine du pétrole, du gaz naturel et de l’électricité. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau le soutient également.
« Dans l’intérêt de tous les Canadiens »
Le premier ministre canadien, de passage à Montréal lundi 9 avril, a d’ailleurs expliqué sa position : « C’est dans l’intérêt de tous les Canadiens qu’on ait de nouveaux marchés pour nos produits pétroliers. On est prisonnier du marché américain et à cause de ça, on fait bien moins d’argent pour nos ressources que l’on devrait. C’est un moteur économique important pas seulement pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Lors d’un tchat, l’envoyé spécial du « Monde » à Notre-Dame-des-Landes a répondu aux questions d’internautes sur l’évacuation de la ZAD et sur les perspectives d’avenir du lieu.
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NDDL : « Les zadistes ont développé une société échappant à de nombreuses règles »

Lors d’un tchat, l’envoyé spécial du « Monde » à Notre-Dame-des-Landes a répondu aux questions d’internautes sur l’évacuation de la ZAD et sur les perspectives d’avenir du lieu.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h20
   





                        



   


La fin des expulsions de la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, officialisée vendredi 13 avril, est loin de clore le débat sur l’avenir du secteur. De retour du bocage nantais après avoir couvert l’opération d’évacuation, l’envoyé spécial du Monde Rémi Barroux a répondu à des questions d’internautes.
Antoine : Combien de personnes habitent encore la ZAD ?
Rémi Barroux : Même la préfecture l’ignore. On pouvait parler de 150 habitants réguliers avant l’intervention de cette semaine. Il y a aussi beaucoup de passage, des personnes s’installant pendant deux ou trois mois. Avec les renforts venus pour la défense de la zone, le nombre de personnes dans la ZAD est passé probablement à plus de 500, voire 600 ou 700. La grande majorité repartira dès que la situation se sera calmée.
Lalla : Avez-vous pu observer tout ce que vous souhaitiez pendant l’évacuation, ou en avez-vous été en partie empêché par les forces de l’ordre ?
Sur une zone aussi importante — quelque dix kilomètres de large sur 5 à 6 de long —, il est difficile d’être partout. La circulation était relativement facile, pour quelqu’un qui connaît un peu l’endroit. Par contre, les routes — deux principalement, les RD 81 et RD 281 — étaient inaccessibles dès lors que les gendarmes étaient présents. Cela explique sans doute que des journalistes connaissant moins le terrain se soient retrouvés bloqués.

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          La gendarmerie a-t-elle empêché la presse d’accéder à la ZAD ?



Côté zadiste, ils avaient plutôt envie que des images soient faites, ce qui n’a pas toujours été le cas, et à condition qu’ils ne soient pas identifiables. Reste que les journalistes, pour la grande majorité, n’ont pas bonne presse historiquement dans la ZAD. Personnellement, je n’ai eu aucun problème durant mon reportage.
Patrice B. : Les expulsions sont-elles légales ou fragiles juridiquement ?
Des recours ont été ou vont être engagés, notamment sur l’expulsion de la ferme des 100 noms. De nombreux avocats, dont le Syndicat des avocats de France au niveau national, ont dénoncé le caractère illégal de ces expulsions, car elles n’avaient pas été jugées de manière contradictoire. Les autorités expliquent qu’elles n’ont pu procéder à l’identification des habitants de ces squats, et que leurs expulsions sont légales. L’intervention des gendarmes se faisait avec la présence d’huissiers. La plupart du temps, comme on peut l’imaginer, plus personne n’était là pour attendre la troupe.
Youri D. : Quels sont les arguments des zadistes pour justifier leur droit à rester sur ces terres ?
Ils ne peuvent plus se prévaloir de la lutte contre le projet d’aéroport et expliquent qu’ils ont développé une société, une communauté échappant à de nombreuses règles tant économiques que politiques. Cela ne veut pas dire que tous les habitants qui résidaient dans la zone vivaient en dehors de tout. Les enfants étaient inscrits à une halte-garderie ou à la crèche, étaient suivis par un pédiatre. Un éleveur (illégal, donc), qui ne fait pas partie des historiques installés avant la création de la ZAD, vend ainsi son lait à Biolait, qui passe le ramasser régulièrement.
Tous ces occupants espéraient pouvoir faire perdurer leur expérience de vie. Comme cela s’est fait au Larzac, et comme il existe aussi des collectivités du type de Longo Maï, dans les Alpes du Sud.

   


Chris : Quels sont les critères de pérennisation pour les installations des occupants de la ZAD ? A quel titre peuvent-ils prétendre conserver des installations sur des terrains dont ils ne sont pas propriétaires ?
Les critères, malgré ce qui est affirmé par les autorités, sont assez flous. Il faut déposer un projet (élevage, boulangerie, maraîchage, apiculture, conserverie…), donner une identité, quitte à en regrouper plusieurs dans un projet associatif, et localiser le projet sur telle ou telle parcelle. Mais l’important semble pour la préfète de voir les zadistes volontaires s’asseoir autour d’une table, quitte à ce que les dossiers ne soient pas finalisés.
En plus de ce questionnaire, les agriculteurs historiques ou récents font des demandes de convention d’occupation précaire.
Nat78730 : La tendance sur la ZAD est-elle de vouloir négocier et accepter des projets individuels ou de rester dans une démarche 100 % collective du tout ou rien ?
Les positions sont diverses, et encore plus dans un moment de grande fébrilité comme actuellement. Mais globalement, la ZAD communique sur ses projets et veut les valider. Une conférence de presse s’est tenue dans la ZAD avec une trentaine de porteurs de projet, pour certains installés depuis plusieurs années. Vont-ils faire le pas — la concession, pourrait-on dire — de la déclaration individuelle ? Difficile à dire.
La destruction de la ferme des 100 noms a eu plutôt l’effet inverse de celui recherché par le gouvernement, qui était de dire en substance « certes, il y avait des projets agricoles sur ce site, mais sans déclaration individuelle en bonne et due forme, alors on détruit ». Les zadistes ont alors dénoncé un chantage.
Ifig : Combien de projets d’installation ont-ils déjà été acceptés par l’Etat ?
Officiellement aucun, même si la préfète a exclu de la liste des sites expulsables les quatre fermes historiques, ainsi que tous les bâtiments en dur, dont certains abritent déjà des activités d’élevage, agricoles ou artisanales (ferme de Bellevue, Saint-Jean-du-Tertre, les Fosses noires, la Rolandière…).

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                Des architectes et des paysagistes défendent la ZAD de Notre-Dame-des-Landes



AlexSG : Que pense la population environnante de la ZAD ?
Quand on habite à Notre-Dame-des-Landes ou à Vigneux-de-Bretagne, soit au nord et au sud de la ZAD, on est assez loin de la zone d’affrontement — 5 à 6 kilomètres voire plus. Mais la fermeture des deux routes, qui oblige à faire des détours importants (15, 20 kilomètres parfois) complique la vie quotidienne.
Surtout, qu’ils aient été pour ou contre le projet d’aéroport, les habitants dans leur grande majorité veulent que cette zone retrouve sa vocation agricole, et surtout sa tranquillité. Beaucoup ne voyaient pas non plus d’un bon œil des zadistes ne pas payer de loyer, d’électricité ou pour l’enlèvement des nombreux déchets.
Antoine : Pourquoi était-il si urgent pour l’Etat d’intervenir à partir du moment où le projet d’aéroport a été abandonné ? Pourquoi ne pas construire quelque chose dans le dialogue ? Surtout que Nicolas Hulot est censé être réceptif à ce genre de projet…
Le ministre de la transition écologique a été très discret depuis le début de l’intervention. Satisfait sans doute par l’abandon du projet d’aéroport, il a toujours avancé, comme les autres membres du gouvernement, la nécessité du retour à l’Etat de droit. Comme Ségolène Royal avant lui, peu convaincue par le projet d’aéroport mais favorable à ce que le problème de la ZAD soit réglé.
Eric K. : Quelles sont les relations entre les agriculteurs historiques et les occupants de la ZAD ?
Elles ont évolué après la victoire contre le projet d’aéroport. Historiquement, quand la zone d’aménagement différé (ZAD) est devenue « zone à défendre », en 2009, la cohabitation entre les nouveaux arrivants et les agriculteurs déjà en lutte a été compliquée. Puis l’opération avortée d’évacuation de la ZAD, « César », en novembre 2012, a soudé les rangs, les zadistes s’appuyant sur la légitimité historique des paysans et sur leur image, ceux-ci profitant de la capacité de résistance des nouveaux venus.
Aujourd’hui, le projet d’aéroport n’est plus. Les agriculteurs sont tournés vers la discussion sur l’avenir des terres ainsi libérées. S’ils restent solidaires, ils estiment pour la plupart, ainsi que dans les associations historiques de la lutte, que le passage par un dossier individuel de même que la libération des routes doivent être concédés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La fin officielle des expulsions, vendredi, est loin de clore le débat sur l’avenir de la « zone à défendre ». Notre journaliste Rémi Barroux vous répond.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Emmanuel Macron et Justin Trudeau doivent reconnaître les risques que le traité commercial entre l’Europe et le Canada fait peser sur les droits des consommateurs et des citoyens, plaide Karine Jacquemart, directrice générale de l’ONG Foodwatch France, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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Libre-échange : « Le CETA va ébranler notre démocratie »

Emmanuel Macron et Justin Trudeau doivent reconnaître les risques que le traité commercial entre l’Europe et le Canada fait peser sur les droits des consommateurs et des citoyens, plaide Karine Jacquemart, directrice générale de l’ONG Foodwatch France, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h00
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Karine Jacquemart (Directrice générale de Foodwatch France)







                        



                                


                            
Tribune. Justin Trudeau arrive en France dimanche 15 avril pour une visite de trois jours. Il y a fort à parier que les photographes se régaleront en immortalisant la rencontre du premier ministre canadien et d’Emmanuel Macron, ces deux quadragénaires qui incarnent une nouvelle génération de leadeurs politiques. « Nouvelle génération », c’est aussi le terme accolé à l’accord de libre-échange CETA qui lie l’Europe et le Canada. Le CETA est en effet le premier d’une série d’accords qui ne se contentent plus de réduire les barrières tarifaires (les droits de douane), mais visent à supprimer tous les « obstacles au commerce », ce qui inclut les différences de réglementation qui nous protègent sur le plan sanitaire, social et environnemental.
en matière de commerce le Canada n’est pas le pays inoffensif de notre imaginaire collectif
Les sourires confiants et les poignées de main des deux hommes qui ne manqueront pas pendant cette visite ne doivent pas faire oublier les risques du CETA et le fait qu’en matière de commerce le Canada n’est pas le pays inoffensif de notre imaginaire collectif. Loin de là ! Justin Trudeau déclarait il y a un an au Parlement européen que « le CETA est un accord moderne », qui va « améliorer la vie des Canadiens et des Européens ».
Or, c’est faux. Aujourd’hui, nombre d’analyses – y compris celles produites par la commission d’évaluation de l’impact du CETA, présidée par l’économiste Katheline Schubert et dont les membres sont nommées par M. Macron – montrent que le CETA va ébranler notre démocratie et fait peser des risques considérables sur les droits des consommateurs et des citoyens, sur l’agriculture, l’alimentation et même sur la protection de notre environnement et de notre planète.

Nous ne sommes pas opposés aux accords de commerce. Mais la pilule du CETA est trop grosse à avaler. Les tactiques employées par cet accord d’un nouveau genre montrent bien que les intérêts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
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Les fournisseurs d’électricité alternatifs CDiscount, Total Spring et Engie assignés pour « pratiques commerciales trompeuses »

Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h47
   





                        


L’association de consommateurs CLCV (pour Consommation logement cadre de vie) a annoncé vendredi 13 avril avoir assigné en justice trois fournisseurs d’électricité, CDiscount, Total Spring (Total) et Engie pour « pratiques commerciales trompeuses », estimant que ces sociétés promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
« On se rend compte que les offres sont en deçà de ce qui est annoncé par ces trois fournisseurs », note Vincent Licheron, chargé de mission environnement pour CLCV auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
« Par exemple, CDiscount annonce une différence de 15 % par rapport au tarif réglementé, alors qu’en réalité on constate que c’est plutôt 10 % », poursuit-il.
Les rabais ne concernent que la part variable de la facture
Selon CLCV, ces publicités ne sont pas assez précises car elles ne mentionnent pas que le rabais concerne uniquement la part variable, c’est-à-dire la consommation d’électricité et non la part fixe (abonnement, taxes…).
« On conteste les reproches qui nous sont faits, dans la mesure où on affiche de manière très claire sur notre site Internet et dans les différentes communications qu’on peut faire sur les offres le fait que la réduction s’applique à la consommation et donc au kilowattheure », se défend une porte-parole d’Engie, interrogée par l’AFP.
Même son de cloche chez CDiscount, qui assure être « totalement transparent » dans ses communications.
« Concernant les – 15 %, il est précisé qu’il s’agit du pourcentage de réduction sur le prix hors taxe du kilowattheure », explique la société.
A la mi-journée, Total n’avait pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

        Lire aussi :
         

                Electricité : la concurrence s’accroît, mais les prix ne baissent pas



18 % des foyers ont choisi un autre fournisseur d’électricité qu’EDF
Le marché de l’électricité pour les particuliers a été libéralisé il y a plus de dix ans et si l’opérateur historique EDF conserve une position dominante, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers d’autres fournisseurs, moins chers.
Presque 5,9 millions de foyers (18 %) sont désormais en offre de marché où en moyenne le tarif est inférieur de 9 % à 10 % à celui du tarif réglementé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.
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Climat et pollution : « Paris se pense trop souvent comme une île isolée dans la région »

Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h17
    |

Albert Lévy (Arcitecte urbaniste, chercheur associé au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi 21 février l’arrêté municipal de fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite. Cette décision remet en question une des mesures majeures de la Mairie de Paris de lutte contre la place de l’automobile dans la capitale et la pollution de l’air qu’elle engendre. Le combat contre l’automobile est prioritaire pour Anne Hidalgo et sa politique en faveur de la santé publique et du climat.
Malgré des objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale
Le nouveau Plan climat parisien (2017-2022), très ambitieux, comprend, en effet, l’élimination des véhicules à essence pour 2030, à diesel dès 2020, la rénovation thermique d’un million de logements, 100 % d’énergie renouvelable (énergie solaire et géothermique) par création d’un fonds vert…, pour parvenir en 2050 à une ville zéro carbone. Hidalgo a réagi à cette décision du tribunal administratif par un nouvel arrêté, mais en recourant, cette fois, à des arguments esthétiques, patrimoniaux et touristiques, de sauvegarde du site classé par l’Unesco, menacé par la circulation. On y perd son latin.
Malgré ces objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale en construisant sur toutes les parcelles disponibles, toutes les friches industrielles et ferroviaires libérées, soulevant contestations et recours juridiques de la part d’habitants, d’associations, d’élus, écolos ou pas… qui réclament plus d’espaces verts et moins de béton dans Paris : multiplication des ZAC (une quinzaine actuellement en chantier), lancement de nouveaux projets (« Réinventer Paris » avec vingt-trois parcelles vendues), surélévation possible des immeubles bas (8,2 % des immeubles de la capitale), construction de tours surtout dans la zone entre Maréchaux et périphérique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Un collectif de spécialistes de la santé rappelle dans une tribune au « Monde » les méfaits d’une consommation excessive de viande. Ils demandent au gouvernement de lancer une campagne de prévention afin d’inciter à l’adoption d’un régime moins carné et plus végétal.
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édition abonné


« La consommation de viande a des conséquences directes sur notre santé »

Un collectif de spécialistes de la santé rappelle dans une tribune au « Monde » les méfaits d’une consommation excessive de viande. Ils demandent au gouvernement de lancer une campagne de prévention afin d’inciter à l’adoption d’un régime moins carné et plus végétal.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 12h44
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Au carrefour des problématiques de santé, d’agriculture et d’écologie, l’alimentation est un sujet politique d’importance, actuellement discuté dans la préparation d’une loi qui fait suite aux Etats généraux de l’alimentation.
Il est aujourd’hui bien établi que de nombreuses pathologies (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies respiratoires chroniques, diabète principalement) sont liées à nos modes de vie. Ces pathologies sont des causes fréquentes d’invalidité et de mort, et pèsent lourdement sur les dépenses de santé publique. Par exemple, le coût du diabète de type 2 est évalué à 9 milliards d’euros par an.

A juste titre, on évoque le tabagisme, la consommation d’alcool ou la sédentarité, pour expliquer l’accroissement considérable de leur prévalence. Mais un facteur central, bien identifié par l’Organisation mondiale de la santé, est souvent passé sous silence : la transformation radicale de notre modèle alimentaire, qui contient deux fois plus de viande que celui de nos grands-parents, trois fois plus que celui de nos arrière-grands-parents !
Des conséquences sur notre santé
Cette consommation de viande a des conséquences directes sur notre santé, à travers les modifications de métabolisme qu’elle engendre. Elle agit également indirectement sur notre santé, par le biais des pollutions locales et globales qu’elle provoque, mais aussi par l’antibiorésistance créée par l’élevage, à travers son utilisation massive des antibiotiques (Plus de 80 % des antibiotiques utilisés en France sont à destination de l’élevage), qui les rend inefficaces pour traiter les pathologies infectieuses humaines.
Nous soutenons le projet que les cantines scolaires proposent des options végétariennes quotidiennes, ainsi que des menus végétariens pour tous, une fois par semaine
Par ailleurs, la surconsommation de viande est aussi responsable des zoonoses, maladies animales transmises aux êtres humains (grippe aviaire,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.
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Notre-Dame-des-Landes : la ZAD « évacuée », Philippe « tend » la main aux zadistes

La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 03h40
    |

            Pierre Bouvier (Nantes, envoyé spécial)








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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        Lundi 9 avril"
            data-slide-description="Il est 3 heures du matin, lundi 9 janvier, quand les gendarmes mobiles commencent leur progression sur la route départementale 281, au sud du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ils commencent à débarrasser cette route, qui traverse la ZAD, des barricades, dont certaines enflammées. 2 500 gendarmes mobiles sont mobilisés pour cette opération de grande ampleur."
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        Lundi 9 avril"
            data-slide-description="Sur la ZAD, au petit matin, les premiers objectifs des forces de l’ordre sont atteints. Le campement du Lama fâché, reconstruit en bordure de la D281, est une priorité pour la préfecture et est détruit, avec la tour de guet, par un tractopelle. La réouverture de cette route départementale était une condition fixée, le 17 janvier, par le gouvernement dès l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport."
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        Lundi 9 avril"
            data-slide-description="Alors que des affrontements se déroulent dans les vastes prairies du bocage nantais, à quelques kilomètres de Notre-Dame-des-Landes, l’opération d’expulsion des squats et de leurs occupants a débuté dès 6 heures du matin. De nombreux sites sont visés, dont la ferme des 100 Noms, défendue par des dizaines de manifestants, de tous âges, anciens des luttes écologistes et paysannes, jeunes manifestants, dont de nombreux étudiants venus en renfort."
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        Le 9 avril"
            data-slide-description="Après plusieurs heures de résistance et de face-à-face tendu, les gendarmes mobiles achèvent l’assaut contre la ferme des 100 Noms, un lieu emblématique des projets agricoles développés par la ZAD. Les troupeaux d’ovins et les trois ânesses ont été évacués par les habitants du site. La destruction de cette ferme, dès le premier jour de l’opération d’expulsions, envenime la situation sur la zone, les occupants dénonçant un double discours de l’Etat, qui avait assuré que les projets agricoles ne seraient pas visés."
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        Mardi 10 avril"
            data-slide-description="Durant plusieurs jours, les affrontements vont se généraliser autour de la route départementale 281 qui traverse la ZAD, ainsi que sur une route transversale qui permet de rejoindre nombre de lieux de vie, dont l’un des plus centraux, les Fosses noires. Dans les prairies avoisinantes, des centaines de gendarmes mobiles se heurtent à la résistance acharnée des zadistes, renforcés par de nombreux soutiens arrivés sur les lieux. Ce mardi, la bataille semble se généraliser et l’avancée des gendarmes mobiles se fait très lentement."
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        Mardi 10 avril"
            data-slide-description="Mardi, au deuxième jour de l’intervention des gendarmes mobiles pour procéder aux expulsions dans la ZAD, l’air est devenu irrespirable. Des centaines de grenades lacrymogènes, ainsi que des grenades déflagrantes et des tirs de flashball répondent aux pierres, cocktails Molotov, engins artisanaux et agricoles, lancés sur les forces de l’ordre. Sur la petite route boueuse qui passe devant le site des Fosses noires, comme sur toute la zone, avancées et reculs des deux camps se succèdent."
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        Mercredi 11 avril"
            data-slide-description="Renforcés par l’arrivée de centaines de personnes, les zadistes opposent une résistance de plus en plus farouche aux gendarmes mobiles. Si la progression des forces de l’ordre est souvent ralentie, les lieux de vie visés par l’opération d’expulsion sur la ZAD tombent les uns après les autres. Mardi soir, seize squats avaient été expulsés, selon le bilan tiré par la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein. Le nombre total de sites à détruire pourrait être ramené à trente."
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        Jeudi 12 avril"
            data-slide-description="Alors que les centaines de gendarmes mobiles, engagés dans l’opération d’expulsion des sites illégaux de la ZAD, tentent de sécuriser des lieux difficilement conquis, les tractopelles détruisent les cabanes et les bâtiments jugés « précaires » par les autorités. Une trentaine d’entre eux sont visés."
            data-slide-item-lie=""

        
        Jeudi 12 avril"
            data-slide-description="Les annonces d’Emmanuel Macron, sur l’arrêt des opérations d’expulsion – « tout ce qui était évacuable a été évacué », a-t-il déclaré sur TF1 –, ne ramènent pas le calme sur la ZAD. Le face-à-face entre occupants et gendarmes mobiles reste tendu, voire à certaines occasions violent. Le bilan est lourd : une cinquantaine de blessés annoncés par la gendarmerie, jeudi 12 avril au soir,  quand l’équipe médicale de la ZAD annonçait, dès le matin, « plus de 80 blessés »."
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        Vendredi 13 avril"
            data-slide-description="2 500 gendarmes mobiles ont été engagés, sous le commandement du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale venu de Paris. Les moyens sont considérables avec des hélicoptères, des drones et quatre VBRG (véhicules blindés à roues de la gendarmerie). L’objectif d’expulsion de sites illégaux, fixé par le gouvernement, est déclaré atteint par le président de la République, jeudi."
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        Vendredi 13 avril"
            data-slide-description="La fin des expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, annoncée officiellement par la préfète Nicole Klein, vendredi, ne signifie pas la fin de l’engagement des gendarmes mobiles sur la zone. Ni celle des violences. Les forces de l’ordre vont rester sur le terrain pour sécuriser les travaux de déblaiement et les routes départementales 281 et 81 qui traversent la zone. Les zadistes, eux, vont tenter de réimplanter leurs habitats détruits."
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Lundi 9 avril            
Il est 3 heures du matin, lundi 9 janvier, quand les gendarmes mobiles commencent leur progression sur la route départementale 281, au sud du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ils commencent à débarrasser cette route, qui traverse la ZAD, des barricades, dont certaines enflammées. 2 500 gendarmes mobiles sont mobilisés pour cette opération de grande ampleur.

LOIC VENANCE / AFP
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Lors d’une visite surprise à Notre-Dame-des-Landes, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré vendredi 13 avril que « l’ensemble des objectifs » d’évacuation du site de l’ancien aéroport « a[vait] été atteint », et a prévenu que « l’Etat n’acceptera[it] pas la réoccupation des sites évacués ».
« Notre main reste tendue » aux zadistes qui acceptent d’entrer « dans le processus de régularisation », ils ont « une dizaine de jours » pour le faire, a-t-il déclaré, remerciant « les forces de gendarmerie » ayant participé aux opérations d’évacuation depuis lundi. « Vingt-neuf squats ont été déconstruits et leurs occupants expulsés. Comme l’a dit hier le président de la République, tout ce qui était évacuable a été évacué », a dit M. Philippe, qui s’est rendu au poste de commandement de la gendarmerie, accompagné du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
« Désormais, nous devons procéder aux opérations de déblaiement. Elles vont prendre du temps après les expulsions, mais elles vont être réalisées sérieusement et conformément au calendrier qui a été envisagé. »
« Dans les zones qui sont éloignées de la RD281, à l’ouest notamment, où certains occupants peuvent envisager une installation légale conforme aux lois et règlements de notre pays, nous avons indiqué dès le début que nous sommes ouverts à une discussion. »
MM. Philippe et Collomb avaient été accueillis sur place par le directeur général de la gendarmerie, le général Richard Lizurey, et par la préfète de la Loire-Atlantique, Nicole Klein, qui avait signifié plus tôt dans la journée la fin de l’opération d’expulsion des occupants « illégaux ».
Formulaire
Mme Klein a dit avoir « demandé d’établir un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leur projet dans les meilleurs délais ».
Celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire devront donner « leur nom, leur projet et la parcelle [qu’ils souhaitent exploiter] », a-t-elle ajouté. Le document est à remplir et à renvoyer d’ici au 23 avril.

Déclaration d’intention de projet individuel qui sera proposé aux occupants de la ZAD pour permettre aux occupants illégaux de régulariser leur situation et rester sur place, dispo auprès de la DTTM. A renvoyer pour le 23/04 #NDDL pic.twitter.com/c57lvgPxss— Pierre Bouvier (@pibzedog) 13 avril 2018


Consciente que les occupants de la « zone à défendre » (ZAD, nom donné par les opposants à la zone d’aménagement différé de Notre-Dame-des-Landes) demandaient que soit validé un projet collectif, la préfète a ajouté que « le projet collectif n’empêche pas le projet individuel ».
Elle a estimé que la ferme des 100 noms n’avait pas de projet agricole et qu’il ne pouvait pas y avoir de statut particulier. Elle se dit sûre que certains viendront aux concertations.
Discuter de ruralité, pas seulement d’agriculture
Dominique Fesneau, l’un des trois présidents de l’Acipa, la principale association d’opposants à l’ex-aéroport explique que l’association ne souhaite pas être le seul interlocuteur dans les discussions qui vont s’ouvrir avec les pouvoirs publics. « On participera, mais avec les autres opposants », disait-il vendredi après-midi. « La préfète souhaite une rencontre la semaine prochaine, nous allons en discuter demain soir, entre nous », ajoute-t-il.
D’autant que cette reprise du dialogue arrive un peu tard : après les expulsions, les destructions, dans un climat qui est loin d’être apaisé, avec la présence de 2 500 gendarmes mobiles aux différents points d’accès de la ZAD. « Tout le monde ne pouvait pas déposer de dossier individuel, tout le monde n’était pas au même niveau de préparation », reprend Dominique Fresneau. « On veut une solution pour les habitants de Notre-Dame-des-Landes, les anciens et les nouveaux. Surtout, on ne peut pas seulement parler d’agriculture, mais aussi de ruralité, parce que Notre-Dame-des-Landes, ce ne sont pas que des agriculteurs ».
Sentant que la tension est loin d’être retombée, l’Acipa a décidé de faire l’impasse sur la manifestation de samedi à Nantes, préférant miser sur celle de dimanche, dans le périmètre de la ZAD.
Dégagement des routes et perquisition
Nicole Klein a également salué « le professionnalisme et la maîtrise des forces de gendarmerie » qui sont intervenues, vendredi vers 6 heures du matin, dans la ZAD pour dégager les axes routiers, avec parallèlement une perquisition de la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur le tir d’une fusée sur un hélicoptère de la gendarmerie mardi.

Sur la D281 👉🏻 « liberté d’aller et venir ». Il n’y a personne sur la route, à part des gendarmes. Mais on peut y a… https://t.co/6mbFoVrOZl— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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L’opération s’est concentrée sur la D81, une des deux routes principales traversant la ZAD, où une embuscade a été tendue jeudi, selon des gendarmes, faisant dix blessés dans leurs rangs. Des affrontements étaient en cours dans la matinée, affrontements que la préfète a vivement condamnés :
« La violence n’est en aucun cas acceptable et ceux qui [commettent ces actes] devront en répondre devant les tribunaux. »
Depuis lundi, quarante-cinq autres gendarmes ont été blessés.
La préfète a également annoncé que les gendarmes mobiles resteraient pour le déblaiement des parcelles, pour garantir la circulation sur les départementales 281 et 81, et pour prévenir toute réoccupation illégale.
Elle a balayé la question du coût des opérations, déclarant que :
« Ce n’est pas un problème de coût, c’est une question de retour de l’Etat de droit, ce qui n’a pas de prix. »
Fin de semaine à haut risque
La fin de la semaine sera déterminante. Samedi, une manifestation contre les expulsions de la ZAD est prévue à Nantes. D’autres mouvements — cheminots, étudiants — devraient se joindre au cortège. Elle s’annonce potentiellement explosive dans une ville qui reste marquée par les heurts et les dégâts considérables causés le 22 février 2014, à l’issue d’une manifestation contre le projet d’aéroport.
Mme Klein avait confié, avant sa conférence de presse, que les autorités réfléchissaient à la possibilité d’interdire le grand rassemblement de protestation qui doit se tenir dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes dimanche. « On va regarder de près comment se passe la manifestation samedi à Nantes, et on avisera », a-t-elle dit. Pendant sa conférence de presse, Mme Klein s’est voulue plus rassurante, se disant certaine que le rassemblement serait pacifique.
La plupart des associations, locales et nationales, qui étaient engagées dans ce combat ont pour l’heure appelé à converger vers la zone. Mais certains pourraient être tentés de ne pas se joindre à ce qui s’apparente à « une manifestation de tous les dangers », selon les termes de l’un d’entre eux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Selon Elwyn Sirieys et Pascal da Costa, de l’Ecole CentraleSupélec, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », l’actuel projet de réforme de la SNCF va à l’encontre des engagements environnementaux du gouvernement.
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SNCF : « Notre réseau ferroviaire est un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique »

Selon Elwyn Sirieys et Pascal da Costa, de l’Ecole CentraleSupélec, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », l’actuel projet de réforme de la SNCF va à l’encontre des engagements environnementaux du gouvernement.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h15
    |

Pascal da Costa (Enseignant-chercheur à CentraleSupélec) et Elwyn Sirieys (Elève-ingénieur à CentraleSupélec)







                        



                                


                            
Tribune. La CGT, l’UNSA et la CFDT ont annoncé deux jours de grève sur cinq pendant trois mois, avec la volonté de faire reculer le gouvernement sur le projet de suppression du statut de cheminot. S’il existe un point commun entre les revendications des opposants à la réforme de la SNCF et les recommandations du rapport Spinetta, remis le 15 février au premier ministre, c’est bien la part belle faite aux préoccupations d’ordre purement économique : ouverture à la concurrence, fin des régimes spéciaux, etc.
Hasard du calendrier ou non, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a émis, le 28 février, un avis alarmant sur l’application de la loi de transition énergétique votée en 2015. Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030 et de 75 % à l’horizon 2050 seront inatteignables en l’absence d’investissements majeurs, notamment dans les alternatives au transport routier individuel.

Or, de toutes les critiques adressées au projet de réforme, le respect de l’environnement est celle dont on parle le moins. Notre réseau ferroviaire est pourtant un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique et, plus localement, pour la qualité de l’air dans nos métropoles. En 2017, le secteur des transports représentait 39 % des émissions de gaz à effet de serre et 96 % pour le CO2 (d’origine routière essentiellement).
Trains hybrides
Aujourd’hui, alors que le réseau ferroviaire représente près de 10 % du volume de transports sur le territoire métropolitain, il n’est à l’origine que de 0,52 % du CO2 imputable aux transports et de 6 % des émissions de particules fines de type PM10.
Seule la moitié des voies ferrées françaises sont électrifiées
En zone urbaine et périurbaine, les tramways et RER émettent chacun moins de 5 grammes de CO2 par voyageur au kilomètre, contre 125 grammes pour les bus. En zone interrégionale, les TGV émettent environ 50 % de CO2 de moins que...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 12/04/2018
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Notre-Dame-des Landes : fin officielle des expulsions

Dans la ZAD, la tension reste vive et les forces de l’ordre mobilisées. Les gendarmes ont procédé à des interpellations



Le Monde
 |    13.04.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 10h50
    |

            Rémi Barroux, 
Pierre Bouvier et 
                                Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

La fin des expulsions des occupants « illégaux » sur la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est officielle. La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, l’a confirmé lors d’une conférence de presse vendredi matin 13 avril. Jointe par téléphone dans l’après-midi, jeudi, elle avait annoncé au Monde l’arrêt des opérations commencées il y a quatre jours, le 9 avril, à 3 heures du matin.
Cette décision est la traduction concrète de ce que le chef de l’Etat a déclaré, lors de l’entretien qu’il a accordé à TF1, jeudi, à 13 heures. « L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant, dans les prochains jours, un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux, organisés, de se faire », a expliqué Emmanuel Macron.
La préfète a également tendu la main aux zadistes : elle a appelé les occupants de la ZAD, y compris les expulsés, à déclarer leurs projets agricoles d’ici le 23 avril pour amorcer un « processus de régularisation ». « J’ai demandé à la direction départementale des territoires d’élaborer un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leurs projets dans les meilleurs délais », a déclaré Nicole Klein. « Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu’ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l’Etat (...) puisse instruire ces demandes ».
Jeudi dans son entretien télévisé, M. Macron avait évoqué le cas des seuls agriculteurs : « Je souhaite que les agriculteurs qui sont sur place, qui ont un projet pour ce territoire puissent le développer, mais ce n’est pas le désordre et ce n’est pas l’occupation par des gens qui ne cherchent qu’à créer le trouble », avait-il déclaré.
Sur le terrain, après les violents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ « L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué », a déclaré Emmanuel Macron. La préfète de la Loire-Atlantique devrait annoncer, vendredi, la reprise des négociations.
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Notre-Dame-des-Landes : opération en cours pour dégager les axes routiers

« L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué », a déclaré Emmanuel Macron. La préfète de la Loire-Atlantique devrait annoncer, vendredi, la reprise des négociations.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 01h13
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 10h30
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Tôt, vendredi 13 avril, une intervention des forces de l’ordre a été lancée à 6 heures dans la ZAD (« zone à défendre ») de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) pour dégager les axes routiers. Dans le même temps une perquisition était menée par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur le tir d’une fusée sur un hélicoptère de gendarmerie mardi.
L’opération se concentre sur la D81, une des deux routes principales traversant la ZAD, où une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant dix blessés dans leurs rangs. Des affrontements étaient en cours dans la matinée.
Au même moment, la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a annoncé au cours d’une d’une conférence de presse : « Tout ce qui était évacuable a été évacué » et évoqué l’évacuation de « 29 squats ». Après quatre jours d’expulsions, d’affrontements et la destruction de vingt-neuf installations, Nicole Klein, la préfète des Pays de la Loire, avait annoncé à Ouest-France jeudi la fin des opérations sur le site du projet abandonné d’aéroport et la reprise des négociations.

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La préfète n’a fait que reprendre peu ou prou les mots du président de la République, lors de son entretien au journal de 13 heures sur TF1 : « L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant dans les prochains jours un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux organisés de se faire », a déclaré Emmanuel Macron.
Les propos d’Emmanuel Macron lancés aux gendarmes
Des propos qui ont été renvoyés aux gendarmes mobiles disposés le long de la D281, face aux manifestants rassemblés sur le lieu appelé les Vraies rouges, survolé par un drone et un hélicoptère de la gendarmerie. Pour beaucoup, la journée de jeudi a été plus calme que celle de la veille : « Mercredi, ils ont cassé ; jeudi, ils ont déblayé », relève un manifestant cagoulé. Quand un convoi de pelleteuse passe sur la D281, il est copieusement hué, ses chauffeurs traités de « collabos ».
Pourtant, le face-à-face a duré toute la journée, ponctué par des tirs de grenades lacrymogènes, mais pas seulement. Pendant les périodes de calme, les manifestants haranguent les gendarmes disposés en ligne dans le champ et surtout, ramassent les étuis de grenade, reprochant aux forces de l’ordre de polluer le site et de gaspiller l’argent du contribuable.

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Les étuis sont entassés quelques dizaines de mètres en arrière, près des Fosses noires, par « Maquis », 70 ans, qui évalue à 322 000 euros le coût des grenades lancées depuis le début de la semaine. Mais pas question d’approcher des gendarmes pour ramasser celles qui traînent à leurs pieds : ils se braquent lorsque les manifestants approchent à moins de 10 mètres.

Ambiance sur les Vraies Rouges à #NDDL. En fin d’AM, c’est officiel👉🏻 « l'opération est arrivée à un point où tout… https://t.co/Z3x4LG5Fnv— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Soutiens venus hors de la ZAD
Dans la matinée, les zadistes ont été rejoints par d’autres manifestants, comme Jean-Claude K., 56 ans, officier de port à Saint-Nazaire. Il arpente la zone, tête nue, à visage découvert, porteur d’un Gwen ha du, le drapeau de la Bretagne.
« Je suis là parce que je suis choqué par la façon dont ça se passe depuis le début de la semaine. Cela pouvait se régler en quelques semaines, quelques mois. Le président Macron, il a dit qu’il allait faire autrement, mais là, on voit bien que rien n’a changé. Le discours sur les droits de l’homme, le “vivre ensemble”, c’est du baratin. »
Un groupe d’agriculteurs membres de Copains 44, un collectif de paysans contre l’aéroport, est arrivé avec 50 tracteurs pour protéger les zones de vie et de production. Mais vers 15 h 30, ils s’en retournent chez eux, à pied : « On doit aller chercher nos enfants à l’école. »
Le calme n’est qu’apparent : les têtes brûlées se réjouissaient en début d’après-midi de l’affontement avec des gendarmes survenu en milieu de journée. Selon la colonelle Karine Lejeune, porte-parole de la Gendarmerie nationale, lors d’un affrontement, dix militaires ont été blessés, dont cinq touchés par de l’acide aux jambes et un blessé par de multiples éclats d’un engin explosif. Cinq d’entre eux ont été évacués vers l’hôpital de Nantes.
Au bilan de la gendarmerie, les zadistes opposent le leur, partiel, établi par l’équipe médicale, faisant état de sept blessés, la plupart par les éclats des grenades.




                            


                        

                        

