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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La NBA n’a jamais été aussi équilibrée et ouverte, ce qui rendra les playoffs, qui commencent le 14 avril, d’autant plus passionants à suivre.
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Tout ce qu’il faut savoir avant le début des playoffs de la NBA

La NBA n’a jamais été aussi équilibrée et ouverte, ce qui rendra les playoffs, qui commencent le 14 avril, d’autant plus passionants à suivre.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h00
    |

            Clément Martel et 
Luc Vinogradoff








                        



   


Il aura fallu attendre la dernière journée de la saison 2017-2018 de NBA pour connaître avec certitude la composition de ces playoffs : tous les affrontements et, dans le cas de Minnesota la qualification, dépendaient directement des scores des ultimes matchs dans la nuit de mercredi 11 au jeudi 12 avril. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la ligue et ça vient nous rappeler que, hormis quelques équipes souvent intouchables avec un meneur barbu, la NBA est de plus en plus ouverte et équilibrée.
Bref, les playoffs qui commencent le 14 avril, s’annoncent plus intéressants et indécis que jamais. Pendant deux mois, les huit meilleures équipes de chaque conférence s’affronteront dans des séries de 7 matchs. Le Monde.fr vous proposera des « lives » pour certains matchs cruciaux à déterminer. Les Golden States Warriors de Stephen Curry et les Cleveland Cavaliers de LeBron James, finalistes des trois dernières éditions, arrivent amoindris, blessés et – qui sait – presque prenables. Les Houston Rockets et Toronto Raptors se voient comme la relève, les Philadelphie 76ers et les Portland Trail Blazers pensent avoir la jeunesse et la force nécessaire pour eux. Et les autres? Disons qu’ils n’ont plus rien à perdre, donc tout à gagner.
Conférence Ouest
Houston Rockets (1) vs Minnesota Timberwolves (8) : la Barbe contre les Jeunes Loups

   


La meilleure équipe (65 victoires-17 défaites), emmenée par le MVP quasi-assuré, James « The Beard » Harden (30,4 points, 8,8 assists et une aisance folle à endormir ses défenseurs avant d’envoyer des 3 points) a-t-elle une chance d’être embêtée par Minnesota ? Peu probable, même si les Rockets calent en playoffs depuis 2015. La présence du meneur Chris Paul devrait être le remède à cette panne récurrente. Les jeunes Timberwolves ont arraché leur billet pour leurs premiers playoffs depuis 2004 en battant les Denver Nuggets sur le fil. Les jeunes - Towns, Wiggins - arrivent exténués, tout comme le vétéran Jimmy Butler qui revient de blessure. Les chances ne sont clairement pas de leur côté, d’autant qu’ils ont perdu leurs 4 matchs contre les Rockets cette saison.
Golden State Warriors (2) vs San Antonio Spurs (7) : les Champions contre les (très) Anciens

   


Les Warriors veulent cimenter leur dynastie avec un troisième titre en quatre ans. Ce sera bien plus compliqué que par le passé : leur domination s’est étiolée (ils finissent à 58-24, en ayant perdu 10 de leurs denriers 17 matchs), la tactique de small-ball qui a fait leur gloire irrigue désormais la NBA et, surtout, leurs stars, Stephen Curry en tête, terminent la saison cabossées. Le meneur et double MVP, blessé au genou, va rater ce premier round, obligeant Kevin Durant à monter en puissance un peu plus tôt que prévu. Les Spurs, qui ont flirté avec l’élimination, disputeront bien les playoffs pour la 21e année consécutive. Ca ne sera sûrement pas leurs plus longs. Toujours sans Kawhi Leonard et avec un effectif vieillissant, on ne sait pas trop comment ils pourraient s’en sortir à moins de se transcender en se rappelant que c’est contre ces mêmes Warriors, en finale de conférence 2017, que Leonard a subi sa première grave blessure, à cause d’un certain Zaza Pachulia. 
Portland Trailblazers (3) vs New Orleans Pelicans (6) : le collectif de l’Ouest contre l’individualité de l’Est

   


Portland a grimpé jusqu’à la 3e place de l’Ouest sur le dos de son tandem de meneurs, Damian Lillard et CJ McCollum, principaux scoreurs et, dans le cas de Lillard, joueur à qui on passe la balle quand il faut un panier crucial. Portland c’est aussi un collectif, personnifié par celui qui a aidé à en faire une des meilleures équipes défensives de la NBA, Yusuf Nurkic, tendrement surnommé « la Bête de Bosnie ». L’opposition face aux Pelicans d’Anthony Davis devrait faire des étincelles et pourrait basculer d’un côté comme de l’autre. « Le Sourcil » (pas vraiment un des surnoms les plus sexys) est capable de gagner une série presque à lui tout seul. Il l’a prouvé en tirant son équipe jusqu’à cette 6e place après la blessure de l’autre star des Pelicans, « Boogie » Cousins. Il est capable, comme face aux Suns de Phoenix (53 points-18 rebonds-5 blocks), d’annihiler une équipe comme un grand.
Oklahoma City Thunder (4) vs Utah Jazz (5) : le Trio contre la Tour Eiffel 

   


Le meneur des Thunder, Russell Westbrook, est devenu le seul joueur à avoir réussi, deux années de suite, un triple-double en moyenne en saison régulière. Il l’a fait de la manière la plus westbrookienne possible, prenant 20 rebonds dans son dernier match, quitte à en voler à ses coéquipiers. Westbrook ne sera pas, comme en 2017, MVP dans une équipe construite par et pour lui. Dans ces playoffs, il pourra compter sur deux coéquipiers de taille, Paul George et Carmelo Anthony. Ils devront enfin prouver qu’ils peuvent être plus que la simple somme de leurs parties. En face, les Jazz sont la définition même de l’équipe qui n’a plus rien à perdre : personne ne les voyait en playoffs après un mauvais début de saison. Ils y sont arrivés avec des probables Défenseur de l’année (Rudy Gobert, stratosphérique malgré 26 matchs ratés), Rookie de l’année (Donovan Mitchell), Coach de l’année (Quin Snyder) et un élan inarrêtable : depuis le 24 janvier, seuls les Rockets ont gagné plus que les Jazz.
Conférence Est
Toronto Raptors (1) - Washington Wizards (8) : les hordes du Nord face aux Magiciens irréguliers

   


Auteurs de leur meilleure saison régulière en 23 ans (59 victoires-23 défaites), les Toronto Raptors arrivent avec le plein de confiance. Réguliers mais affichant systématiquement leurs limites lors des phases finales, les joueurs de Dwayne Casey avancent leurs ambitions. Dans la foulée de leurs leaders, DeMar DeRozan et Kyle Lowry, eux qui ont goûté aux finales de conférences en 2016, ils veulent enfin franchir la montagne LeBron James, qui les a éliminé les deux dernières saisons. S’appuyant sur une défense inventive, l’un des meilleurs bancs de la ligue et un public enflammé, Toronto assume sa position de favori dans une conférence Est plus ouverte que jamais. Face à eux, les Washington Wizards, qu’on voyait batailler pour les premières places, se hissent en playoffs par la petite porte. Irrégulière mais talentueuse, ils espèrent réaliser un braquage face à des Canadiens connus pour leurs difficultés à transformer en fin de saison les promesses entrevues. Le retour de blessure de John Wall, en mars, accentue leur bonne forme. Suffisamment pour surprendre Toronto ?
Boston Celtics (2) - Milwaukee Bucks (7) : une « Green army » décimée face au Marsupilami grec

   


Dire de la saison des Boston Celtics qu’elle fut mouvementée est une sinécure. Favori des bookmakers après le recrutement en grande pompe des All-Stars Kyrie Irving et Gordon Hayward, les joueurs du Massachussetts ont revu leurs ambitions à la baisse après la grosse fracture de la cheville du second, dès le premier match. Mais les hommes du coach Brad Stevens, qui prouve une fois de plus qu’il fait partie des meilleurs tacticiens, ont réalisé une saison remarquable, sur les ailes d’un Kyrie Irving libéré de l’ombre de LeBron James. Si le meneur est forfait pour ces playoffs, ses jeunes coéquipiers comptent profiter de ces phases finales pour acquérir de l’expérience. Face à eux, les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo s’avancent au terme d’une saison régulière paradoxale. Si « The Greek Freak » a réalisé une saison de haute volée dans toutes les catégories statistiques, l’équipe du Wisconsin – qui s’est débarrassée de son entraîneur Jason Kidd en début de saison – suscite de nombreuses interrogations. A eux d’y répondre face aux Celtics décimés.
Philadelphia Sixers (3) - Miami Heat (6) : le « Process » contre le poil à gratter

   


Les Philadelphia Sixers sont de retour en playoffs ! Pour l’observateur non-aguerri, cette phrase n’a rien de choquant. Mais quand l’on a suivi les mésaventures de cette équipe, le point d’exclamation s’impose. Première équipe à avoir érigé le tanking – ce procédé quasi-biblique voulant que les derniers d’une saison deviendront les premiers du futur – en mode de vie, et à avoir enchaîné les saisons plus mauvaises les unes que les autres, les Sixers récoltent aujourd’hui le bon grain des décisions passées. Dans la foulée de leurs jeunes stars, Joel Embiid et Ben Simmons, les joueurs de Brett Brown ont achevé la saison sur seize victoires de rang. Quand « Trust the process » devient plus qu’un slogan. Du côté de Miami, on assume le côté outsider. Une fois encore, les hommes d’Erik Spoelstra ont signé une saison régulière sans rien lâcher – ils ont terminé dix-neuf matchs avec seulement moins de trois points d’écart – et arrivent en playoffs décidés à poursuivre leurs efforts. Renforcés par le retour du roi Dwayne Wade en cours de saison, les coéquipiers de Goran Dragic veulent enrayer « The Process ».
Cleveland Cavaliers (4) - Indiana Pacers (5) : un « King » seul en son royaume contre la surprise

   


On l’a vu abattu. On l’a vu exclu (pour la première fois de sa carrière). On l’a surtout vu se démener face à l’adversité. Et une fois de plus, LeBron James a hissé son équipe en playoffs. Pour la première fois de sa carrière, le meilleur joueur du monde – ce n’est pas nous qui le disons, ceci fait relativement consensus – a disputé les 82 matchs de la saison régulières. Hormis leur tête de proue, les Cleveland Cavaliers ont bataillé toute la saison pour aligner une équipe tenant la route. Fortement remaniée dans les ultimes instants du marché des transferts, l’équipe de Tyronn Lue espère profiter de son expérience des playoffs pour disputer une quatrième finale d’affilée (ce qui ferait la huitième pour James). Face à eux, l’une des plus grosses surprises de la saison. Après la perte de Paul George à l’intersaison, peu d’observateurs faisaient des Indiana Pacers des concurrents aux phases finales. Mais dans la foulée d’un Victor Oladipo devenu clutch et leader dans l’Indiana, l’équipe a réalisé une saison solide. Et compte sur son élément perturbateur, Lance Stephenson, pour poser des soucis au « King » James.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.
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Formule 1 : Shanghaï fait son festival

Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h43
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La F1 fait son show comme la couleuvre d’Asie fait sa mue : au printemps. Après une première année d’observation et de séduction passée à la tête de la formule 1 mondiale, Liberty Media passe à l’action lors du Grand Prix de Chine, 3e étape du championnat, en inaugurant le premier festival de la F1, du 15 au 18 avril à Shanghaï. Une entrée en matière en douceur et en musique, qui ne constitue que la partie émergée d’un projet global de restructuration et de reconquête, exposé la semaine dernière à Bahreïn aux patrons d’écurie, et dont la mise en œuvre s’étale jusqu’en 2020.
Faire à terme de chaque Grand Prix un show d’une semaine incluant des parades, des animations, sur le circuit mais aussi alentours. C’est une des idées maîtresses de Chase Carey, patron de la F1 mondiale, pour séduire de nouveaux spectateurs. Et cela tombe bien, l’événementiel, Liberty Media sait faire, comme le prouve le programme du week-end — jeudi 12 avril, les pilotes se sont déjà pliés aux séances de dédicaces et de selfies dans les paddocks.
Tout commence vraiment vendredi, par la cérémonie d’ouverture VIP, en présence de deux héros charismatiques et intergénérationnels de la F1, Nico Rosberg, champion Mercedes 2016, et Sir Jackie Stewart, triple champion (1969, 1971 et 1973) et ambassadeur Heineken — depuis 2016 et l’accord de naming signé entre le brasseur et le grand argentier de la F1 d’alors, Bernie Ecclestone, la course de dimanche se nomme légalement le Heineken Grand Prix de Chine.

   


Axel la mascotte
Alors que les essais et qualifications se courent samedi, manifestations, démonstrations et concerts s’enchaînent jusqu’à dimanche soir avec des artistes suffisamment éclectiques pour plaire à un public large, du DJ néerlandais Armin Van Buuren à la chanteuse taïwanaise Angela Chang. Le tout dans un temple du commerce de Shanghaï, le Centre Jing’An Kerry.
« Nous prenons en charge le lieu entier. La route sera bloquée, nous avons une grande scène avec beaucoup de concerts et d’événements », disait Alexandre Molina, responsable des événements autour de la F1, jeudi. Mais si l’objectif est bien d’attirer un nouveau public vers la F1, il ne faut pas lui faire peur, d’où la précision de M. Molina. « Nous voulons vraiment que les gens puissent vivre l’expérience de la formule 1, mais peut-être à un niveau plus faible que ce qu’ils vivraient en piste dans la Fan Zone. » 
Selon la même logique, un espace réservé à l’e-sport permet de s’amuser sur des simulateurs pendant que la course est retransmise sur des écrans géants à plusieurs endroits de la mégapole chinoise. Les communicants ont même pensé aux plus petits, puisque le Grand Prix de Chine « verra les débuts d’Axel, la mascotte de la F1 », dit le communiqué.
Shanghaï, tout sauf un hasard
Pionnière de cette stratégie, Shanghaï n’a pas été prise par hasard. « Donnez-nous un pilote chinois et l’audience de la formule 1 va exploser ! », disait un patron d’écurie lors des essais hivernaux de février à Barcelone. Avec 1,4 milliard d’habitants, des régions centrales où seuls 35 Chinois sur 100 possèdent une voiture, le potentiel automobile, et donc sportif, est immense. L’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) anticipe ainsi une croissance des ventes de 4 % en 2018. Même si les constructeurs locaux atteignent plus de 40 % des ventes nationales, et si le 5e constructeur national prédit la disparition des voitures à essence d’ici à 2030, la Chine reste prometteuse.
Comme une confirmation, les promoteurs de la formule 1 ont révélé vendredi 15 avril avoir conclu un partenariat avec le géant chinois de l’Internet Tencent — valorisé à plus de 500 milliards de dollars —, en attendant la plate-forme F1 TV, dont la mise en service prévue en mars a été reportée en mai. Tencent va donc renforcer la diffusion des courses sur l’ensemble des supports numériques en Chine, « un pays clé pour la croissance à long terme des fans de [F1] », dit le communiqué. « Ce partenariat permettra aux fans chinois de suivre les courses en direct sur PC, (...) plates-formes mobiles, plates-formes de médias sociaux comme WeChat, et les plates-formes OTT [de diffusion directe par Internet sans box d’opérateur]. »

La plus grande communauté en ligne
Si la conquête d’un public jeune passe à coup sûr par le Web, un chiffre traduit l’importance du marché chinois : WeChat, la messagerie multifonction de Tencent, compte plus de un milliard de comptes d’utilisateur, soit la plus grande communauté en ligne au niveau mondial, selon son président et fondateur, Pony Ma. « En plus des Grands Prix, les plates-formes de Tencent offriront une combinaison de flux vidéo et de données », détaille le communiqué.
Pour ne pas délaisser les fans chinois moins jeunes, deux accords ont également été signés par la formule 1 avec Guangdong TV et Shanghaï TV, après ceux mis en place en mars avec le réseau principal de la télévision publique chinoise, CCTV.

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                F1 : Ferrari entre rires et pleurs




   


Avant Marseille, Berlin, Miami
Après Shanghaï, trois « F1 Festival » sont prévus cette saison, à Marseille, la semaine du Grand Prix de France au Castellet du 24 juin, à Berlin, avant la course de juillet, et à Miami, en prélude du Grand Prix des USA d’octobre.
Les à-côtés ne doivent pas faire oublier l’essentiel du spectacle : la course, les pilotes, le circuit. Vendredi, le champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur de cinq Grand Prix à Shanghaï — un record —, s’est révélé le plus rapide devant Sebastian Vettel, le pilote Ferrari actuellement en tête du championnat. Tous deux rivalisent cette saison pour un 5e titre mondial. Côté français, tous les regards se tournent vers Pierre Gasly (Toro Rosso) arrivé 4e le 8 avril à Bahreïn, mais aussi vers Esteban Ocon, qui n’a pas lâché un millième de seconde pour arracher le point de la 10e place, et Romain Grosjean (Haas). En attendant un pilote chinois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le président de l’Olympique lyonnais défend le modèle de son club et dénonce la concurrence faussée du PSG et de Monaco.
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Jean-Michel Aulas : « Le modèle parisien ne pourra pas persister »

Le président de l’Olympique lyonnais défend le modèle de son club et dénonce la concurrence faussée du PSG et de Monaco.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 08h24
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Un autre football est possible. « Un foot business durable », promet Jean-Michel Aulas, le grand timonier de l’Olympique lyonnais (OL). Dans un entretien au Monde, le doyen des présidents de L1 (trente et un ans d’ancienneté) refait le foot, la saison et imagine l’avenir, de préférence sans le Paris-Saint-Germain version qatarie.
Comment abordez-vous ce sprint final ?
Avec beaucoup d’envie. Car, on le sait, Lyon termine très bien ses championnats en général. C’était le cas à la grande époque, avec quatre grandes remontées sur nos sept titres consécutifs. Nous venons de prendre la 3e place. Une première étape. Mais pourquoi pas plus haut ? Toutes les équipes ne sont pas à l’abri d’une mauvaise série. Monaco joue à Paris pendant que nous recevons Amiens. On peut revenir à quatre points. Tout est possible.
Une quatrième place serait un échec ?
Dans l’absolu, oui. Car notre objectif est de nous qualifier pour la Ligue des champions [C1]. On peut aussi pondérer : ce qui est un échec pour Lyon ou Paris est une réussite brillante pour Bordeaux, Saint-Etienne ou Marseille. Mais je n’imagine pas qu’on ne soit pas sur le podium.
Une qualification pour la C1 « vitale » pour l’OL, selon vos propres termes ?
Non, elle est juste nécessaire pour atteindre les sommets et combler le retard avec les grands clubs européens. Les revenus liés à la C1 sont très importants et vont encore augmenter l’année prochaine grâce aux droits télé, revus à la hausse (+ 38 %). Atteindre les quarts de finale devrait rapporter autour de 80 millions d’euros. Si on échoue, on trouvera une solution. Nous pouvons multiplier les activités dans notre stade, ou nous accorder le droit de vendre un joueur de plus. Notre équilibre n’est pas en péril. Loin de là.
Quel regard portez-vous sur cette saison contrastée ?
C’est une saison énervante, car nous avons battu les trois candidats au titre chez nous. Nous sommes allés gagner à Marseille [3-2, le 18 mars] dans un match d’anthologie ! Mais il y a aussi eu quelques trous d’air qui ont crispé tout le monde. Le foot est ainsi fait. Le bilan est globalement très positif. Les défaites contre Caen en quarts de finale de la Coupe de France et face au CSKA Moscou en huitièmes de Ligue Europa sont les plus dommageables.
Cette élimination face à Moscou est votre plus gros regret ?
Oui, car on avait beaucoup bataillé pour que l’UEFA choisisse Lyon pour la finale, avec l’idée en tête d’aller au bout. Gagner une Coupe d’Europe à Lyon, cela aurait été beau !
A quoi sont dus ces « trous d’air » ?
Avec le recul et trente années de pratique à mon poste de président animateur, je suis bien placé pour juger. Mon explication, qui est la bonne, est la jeunesse de notre effectif. Des joueurs très brillants qui se laissent déborder par leur enthousiasme. Ils ne font pas exprès. Cette jeune classe doit juste comprendre que, quand elle réussira tous ses matchs comme à Marseille, on ne sera pas loin d’être champion de France.
Cette saison a aussi été marquée par des problèmes récurrents avec les supporteurs…
Nous avons été confrontés à deux phénomènes. D’abord, l’impatience de certains supporteurs. Depuis vingt et un ans, nous sommes en Coupe d’Europe. Nos supporteurs, qui sont de plus en plus jeunes, sont dans l’ivresse de la performance. A cette impatience s’ajoutent les interdictions de déplacement souvent injustes. Parallèlement à cela, il y a un certain nombre de mouvements en France auxquels il faut faire attention. Des mouvements identitaires dont nous avons été victimes. Ils viennent manipuler, noyauter des groupes des supporteurs. Ils trouvent un terrain fertile à travers le foot et son exposition médiatique.
Aux débordements et incidents s’ajoutent les banderoles hostiles. Comment sortir de la crise ?
Le dialogue est ouvert. Je ne suis pas inquiet. C’est dans ma nature. Le début de ma carrière s’est fait sur les barricades de Mai 68, donc, les négociations, les discussions, ça me connaît. J’ai une relation suivie avec nos groupes de supporteurs. Nous avons un besoin absolu des fans pour soutenir l’équipe, mais nous avons aussi besoin des entités économiques. Il faut faire attention à l’image que l’on donne. On peut discuter, mais on ne doit pas mettre l’institution en danger.
L’institution justement. Votre modèle n’est-il pas dépassé, mis à mal par l’arrivée massive d’investisseurs étrangers ?
On peut l’analyser comme ça. Moi, je pense avoir toujours été en avance. Un visionnaire. Il y a trente ans, quand je suis arrivé, les clubs étaient des associations. Je suis allé à Bruxelles pour que nous obtenions le droit d’être des sociétés anonymes et cotées en Bourse. Aujourd’hui, nous sommes propriétaires de notre stade, notre académie est la meilleure de France et la 3e en Europe. Nous sommes cités en exemple partout dans le monde.
Alors, quel est le problème ?
Ces Etats tout-puissants, qu’ils soient qataris, émiratis ou autres, qui compromettent un équilibre fragile. Ils provoquent la dérégulation du marché, l’inflation des salaires et des transferts. A l’UEFA, il y a une vraie prise de conscience, et la mise en place de la nouvelle règle « d’équilibre compétitif » dans le cadre du fair-play financier est une vraie bonne réponse. Elle va mettre en lumière les clubs qui ont des bases de fonctionnement saines et d’autres qui ont mis en place des systèmes qui n’ont rien à voir avec le sport et le foot. C’est bien pour cela qu’à moyen terme, le modèle parisien ou celui de Manchester City ne pourront pas persister.
Le PSG pourrait être inquiété par ce « nouveau » fair-play financier ?
On verra. Il peut y avoir des surprises et des sanctions en fin de saison. L’UEFA prend la main. « L’équilibre compétitif » sera appliqué en juillet. Désormais, un club de foot doit dépenser ce qu’il génère et des limites sont fixées. La dérégulation doit être contrôlée. Et ceux qui ne respectent pas les règles, sanctionnés.
Le PSG de Neymar qui remplit les stades ne fait-il pas la promotion de la L1 partout dans le monde ?
Il ne faut pas se tromper de débat. On a un besoin d’un championnat équilibré avec trois-quatre équipes de haut niveau pour qu’il soit vendeur. Le monde professionnel est à un tournant. Car il a construit une sorte de monstre avec le PSG. Derrière, il y a le reste de la troupe qui est en train de s’autodétruire. Le budget moyen des clubs de L1 est de 65 millions quand celui de Paris est de 700 millions, même s’il le conteste. Comment est-ce possible ? Il faut passer par une forme de régulation. Sinon, le système va exploser.
Les droits télé pourraient-ils être revus à la hausse ?
Un PSG qui termine avec 25 points d’avance, ça ne fait pas la valeur des droits. Pour l’instant, ils sont de 500 millions d’euros par an. En Angleterre, c’est trois milliards ! En outre, les droits sont vendus jusqu’en 2020. A cette date, Neymar sera-t-il encore là ?
La diffusion en prime time en Chine de Nice-PSG a été un succès d’audience et la Ligue professionnelle de football vient de signer un accord avec la chaîne publique chinoise CCTV5 pour la diffusion de matchs de L1 jusqu’en 2021…
Tant mieux. Mais la Chine veut surtout acheter des Nice-Lyon, car nous avons des actionnaires minoritaires chinois. Il n’y a pas que le PSG ! Je vous assure qu’un Lyon-Marseille fera beaucoup plus d’audience en Chine qu’un PSG-Guingamp !
L’OL peut-il être champion de France l’année prochaine ?
Non, car nous ne pouvons pas encore concurrencer le PSG tant que nous ne jouons pas avec les mêmes armes. Je mets également à part Monaco, qui bénéficie d’avantages fiscaux. Par contre, nous pourrons lutter avec le Bordeaux new-look, financé par un fonds américain, et l’OM de [l’Américain Franck] McCourt. Des concurrents loyaux et forts qui jouent avec les mêmes règles que les nôtres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Un an après le rachat du Milan AC de Silvio Berlusconi par un groupe chinois, son patron dresse un premier bilan dans un entretien au « Monde ».
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Football : « Le Milan AC va revenir dans l’élite du football »

Un an après le rachat du Milan AC de Silvio Berlusconi par un groupe chinois, son patron dresse un premier bilan dans un entretien au « Monde ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h39
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le 13 avril 2017, Silvio Berlusconi se résolvait à vendre le Milan AC, dont il était le propriétaire depuis 1986, au groupe d’investisseurs chinois Rossoneri Sport Investment Lux. Contre 740 millions d’euros, obtenus en partie grâce à un prêt (de plus de 300 millions d’euros) du fonds vautour américain Elliott, l’homme d’affaires Li Yonghong prenait donc en main les destinées du club. En octobre, il devra rembourser son créancier afin de conserver les rênes.
Un an après ce rachat très médiatisé, alors que son équipe (6e de la Serie A italienne) est visée par une procédure de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier (FPF), l’administrateur délégué et patron « exécutif » du Milan AC, Marco Fassone, dresse un premier bilan dans un entretien au Monde.
Un an après le rachat du Milan AC par votre actionnaire, quel bilan dressez-vous ? 
Le club se porte bien, notre parcours se poursuit avec régularité. « L’empreinte » du propriétaire chinois est très significative. Le président Li Yonghong nous soutient avec ses conseils, recommandations et suggestions et, en même temps, il a toujours eu un grand respect pour la mentalité italienne, nous laissant la plus grande liberté de choix quant aux personnes en poste. Sur le plan financier, le prêt du fonds Elliott est partagé entre la holding et le club, donc le processus de refinancement implique les deux parties et nous avons plusieurs options.
L’actionnaire a plusieurs propositions sur la table (pour le remboursement du prêt), lesquelles ne le satisfont toujours pas pleinement, mais je suis confiant quant au succès de cette « voie » au moment opportun, et certainement dans les délais requis, c’est-à-dire en octobre.
Etes-vous satisfait sur le plan sportif ?
Les premiers mois de la saison ont eu un impact sur notre parcours, mais depuis janvier nos performances se sont nettement améliorées qualitativement et ont gagné en substance. Je pense que la Juventus Turin et Naples ont quelque chose en plus mais, en même temps, nous avons réussi à rivaliser avec d’autres grands clubs comme l’AS Roma, la Lazio et l’Inter Milan.
Nous avons « payé » au début, durant la période de mise en place, ce qui était sans doute prévisible, compte tenu de tous les changements qui ont eu lieu au niveau des joueurs, du staff et de la direction. L’entraîneur Gennaro Gattuso (ex-milieu du Milan AC de 1999 à 2012) a montré qu’il était capable de changer la situation en ce qui concerne la faiblesse du Milan AC en termes de motivation, de confiance et d’estime de soi. C’est un coach avec un grand potentiel, nous aimons l’idée de lancer un processus dont il est le protagoniste à cent pour cent. Ceci incarne, pour nous, l’esprit de ce que devrait être l’avenir du Milan AC et c’est pourquoi nous avons prolongé de trois ans le contrat de Gattuso.
En décembre 2017, la chambre d’instruction de l’Instance de contrôle financier des clubs a refusé, dans le cadre du FPF, de ratifier « un accord volontaire », vous exposant ainsi à des sanctions. Etait-ce une surprise pour vous ?
Malheureusement, nous nous attentions à une telle résolution. L’UEFA avait demandé aux actionnaires des garanties bancaires si élevées qu’il était impossible de les obtenir. Eh bien, nous nous sommes mis en mouvement et nous sommes pleinement concentrés sur le présent.
Les experts du FPF ont-ils des doutes sur les conditions du rachat du Milan AC, avec l’aide du fonds Elliott ? 
Je ne vois aucune raison justifiant un tel scepticisme. Autant que je sache, l’achat de notre société s’est fait dans la plus grande transparence, sous la supervision de conseillers juridiques et financiers internationaux.
Votre président, Li Yonghong est-il solvable ?
Jusqu’à présent, le président est sur la bonne voie pour honorer tous ses engagements et a toujours confirmé le maintien du montant total des augmentations de capital (de 35 millions d’euros) que le conseil d’administration lui a demandé d’effectuer. Parfois nous avons tendance à sous-estimer l’importance de ces augmentations, qui font grimper la valeur du club. Couverture des pertes de l’année dernière, prêts sans intérêts et augmentations de capital : le montant investi directement dans le club dépasse 170 millions en douze mois. Ce n’est pas une question triviale !
Qu’attendez-vous de la rencontre prévue les 19 et 20 avril avec les experts du FPF ?
Je suis assez confiant, car je connais bien les personnes qui vont faire l’évaluation. Cependant, il est aussi vrai que le Milan AC, au cours des trois années précédant notre gestion, n’a malheureusement pas respecté les règles du FPF. Par conséquent, la « commission » (l’ICFC) devra juger quelles sanctions nous imposer. Le « business plan » que nous allons présenter est très clair, conforme à la « continuité » financière, respectueux des orientations du FPF auxquelles nous ferons certainement preuve d’un grand respect dans les années à venir.
Quelle est votre stratégie pour la saison prochaine ?
Même si je pense, qu’à moyen terme la Ligue des champions est l’objectif le plus constant du Milan AC, dans tous les plans financiers que j’ai présentés à l’UEFA et au conseil d’administration du club, nous tablons sur la participation du Milan AC à la Ligue Europa (le club a été éliminé par Arsenal en huitièmes de finale de l’épreuve cette saison) et non à la Ligue des champions.
Bien sûr, en citant une métaphore, dont notre entraîneur est particulièrement friand de : « nous avons le devoir de placer la barre plus haut. Nous sommes une jeune équipe tournée vers l’avenir. Nous devons tous grandir ensemble. Milan est solide, nous avons une structure de base, sportive et non sportive, qui va s’étoffer. Nous allons grandir et revenir dans l’élite du football international. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La chaîne du groupe M6 a suspendu son commentateur pour des propos tenus hors antenne après le match entre l’OM et Leipzig.
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Le commentateur Denis Balbir suspendu de W9 après des propos homophobes tenus hors antenne

La chaîne du groupe M6 a suspendu son commentateur pour des propos tenus hors antenne après le match entre l’OM et Leipzig.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h31
   





                        



   


La chaîne W9 a décidé de suspendre son commentateur sportif Denis Balbir de la présentation de la compétition de Ligue Europa après des propos homophobes tenus hors antenne à la fin du match OM-Leipzig jeudi soir.
« Suite aux propos tenus hors antenne par Denis Balbir après le match OM-RB Leipzig et dont il a tenu à s’excuser publiquement, la chaîne W9 a décidé de [le] suspendre à titre conservatoire de la présentation de la compétition », a annoncé la chaîne du groupe M6 dans un communiqué.
Balbir s’excuse mais dénonce un acte « malveillant »
Après le match de jeudi, une vidéo est apparue sur Twitter montrant Denis Balbir discutant avec son consultant Jean-Marc Ferreri : « Je suis bien content pour ces pédés-là, arrogants au match aller, comme ils étaient sûrs de gagner, enfoirés », a-t-il commenté.
Le commentateur s’est excusé sur Twitter vendredi : « Je suis navré de ces propos déplacés échangés hors antenne et qui n’ont donc jamais été diffusés sur la chaîne. Je présente mes excuses à tous. La diffusion de cette séquence privée et en aparté sur les réseaux sociaux est, cependant, particulièrement malveillante. »

Je suis navré de ces propos déplacés échangés hors antenne et qui n'ont donc jamais été diffusés sur la… https://t.co/pWgvGlecRX— balbir_denis (@Denis Balbir)


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Corruption dans le biathlon : pour Fourcade, « si ces révélations sont confirmées, c’est une terrible nouvelle »

Le quintuple champion olympique a réagi aux révélations du « Monde » sur le système de corruption dans le biathlon pour préserver les intérêts russes.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h34
   





                        



   


« Si ces révélations sont confirmées, c’est une terrible nouvelle pour notre sport. » Il n’avait jusque-là pas réagi aux nouvelles révélations sur le système de corruption dans le biathlon mis au jour par l’Agence mondiale antidopage et dévoilé par Le Monde. Le quintuple champion olympique Martin Fourcade a répondu aux questions des lecteurs sur le sujet, vendredi 13 avril, lors d’un tchat organisé dans les locaux du Monde.
Expliquant ne pas pouvoir « prendre radicalement position tant que l’enquête n’est pas terminée », le porte-drapeau français des Jeux olympiques de Pyeongchang s’est dit « très surpris par l’ampleur des révélations du Monde ».

        Lire notre enquête :
         

          Comment la Russie a acheté le biathlon



Mercredi, Le Monde révélait qu’Anders Besseberg, président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) depuis sa création, en 1993, et la secrétaire générale de l’IBU, l’Allemande Nicole Resch, sont soupçonnés de corruption. Selon un rapport confidentiel de l’Agence mondiale antidopage (AMA), M. Besseberg – qui a démissionné jeudi – et Mme Resch (provisoirement suspendue de ses fonctions) auraient protégé des biathlètes russes dans des cas de dopage à la demande d’Alexandre Tikhonov, vice-président (russe) de l’IBU et Alexandre Kravtsov, chef de mission de la Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
« Interroge sur la gouvernance en matière de lutte contre le dopage »
Pour Martin Fourcade, qui s’est beaucoup engagé contre le dopage dans son sport – menaçant notamment en 2016 de boycotter plusieurs épreuves de la Coupe du monde en cas de clémence pour les athlètes russes épinglés par le rapport McLaren –, cette nouvelle affaire « pose aussi des questions plus larges sur la gouvernance en matière de lutte contre le dopage ».

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                Corruption dans le biathlon : un nouveau contretemps pour la Russie ?



Lui qui refusait, début 2017, d’être le « M. Propre du biathlon » – afin qu’on n’oublie pas ses résultats sportifs – pourrait être directement concerné par le contenu du rapport secret de l’AMA. Selon le lanceur d’alerte Grigori Rodchenkov, ancien directeur de l’Agence antidopage russe, désormais réfugié aux Etats-Unis, le profil le plus suspect parmi les athlètes russes épinglés est celui du biathlète Evgueni Oustiougov, qui avait remporté l’or olympique en mass start à Vancouver (Canada) devant Martin Fourcade.
Malgré des valeurs sanguines anormales depuis 2010, Oustiougov n’avait jamais été inquiété par l’IBU. Entre-temps, le Russe a remporté deux titres olympiques et une médaille de bronze. Il a pris sa retraite à seulement 28 ans, en 2014. Une procédure pour dopage vient d’être ouverte à son encontre à la demande de l’AMA et elle pourrait déboucher sur un retrait de ses résultats. Ce qui pourrait octroyer une sixième médaille d’or olympique à Martin Fourcade, qui paradoxalement serait la première de sa carrière.

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« Je suis vice-champion olympique à Vancouver, insiste le champion français. Cela fait partie de mon parcours et de mon histoire. Je suis médaille d’argent et j’en suis extrêmement fier. Je n’échangerais pour rien au monde la couleur de ma médaille et les émotions vécues ce jour-là. » Admettant ne pas savoir s’il « aurait réussi tous les défis relevés par la suite [s’il avait] décroché l’or à Vancouver », Martin Fourcade s’interroge s’il « serait toujours en activité aujourd’hui ».
« J’espère que Oustiougov perdra son titre si cette histoire est vraie, conclut le Pyrénéen. Avant de préciser : je ne serais, par contre, pas plus heureux avec l’or. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le quintuple champion olympique, président de la commission des athlètes pour Paris 2024, a répondu aux questions des internautes du « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Martin Fourcade : « L’avenir dira si l’effet biathlon pendant les JO était éphémère »

Le quintuple champion olympique, président de la commission des athlètes pour Paris 2024, a répondu aux questions des internautes du « Monde ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h43
    |

            Clément Martel








                        



   


Un peu plus d’un mois après sa moisson de médailles en terre coréenne, quelques semaines après avoir conclu sa saison sur un nouveau Gros Globe (sa septième victoire au classement général de la Coupe du monde), Martin Fourcade est venu dans les locaux du Monde répondre aux questions de nos lecteurs.

        Lire notre portrait :
         

          Martin Fourcade, maître du jeu



Quentin : Bonjour Martin. D’abord, félicitations pour vos incroyables résultats cette saison. Ensuite, après avoir remporté le classement général pour la septième fois de suite, qu’est-ce qui vous motive encore ? Quel but vous fixez-vous pour les deux prochaines saisons ?
Martin Fourcade : Merci ! Comme sur les quatre dernières saisons, je n’ai pas vraiment d’objectifs sportifs définis. Je suis plus sur une démarche de performance et de perfectionnement.
Kyr : Quelles questions essentielles t’es-tu posées pour atteindre ce niveau de concentration ?
Martin Fourcade : Le sport de haut niveau est une passion et avant tout un plaisir. Cependant il comporte aussi son lot de sacrifices, et je me sers souvent de cela comme moteur pour dépasser mes craintes et peurs.
Cécile : On vous a beaucoup vu prendre position sur des sujets « politiques » cette année, comme le dopage. Est-ce que vous investir dans des instances sportives comme le CIO ou autre fait partie de vos souhaits à moyen terme ?
Martin Fourcade : La politique, pour faire avancer les sujets de société liés au sport, qui me passionne, je ne suis pas contre. A l’inverse, je ne ferai jamais de politique plus partisane.
En m’investissant auprès de Paris 2024, je dépasse déjà uniquement le terrain de sport, pour permettre d’avancer au mieux sur ce sujet de société.

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                JO 2024 : 17 sportifs aux côtés de Martin Fourcade à la commission des athlètes



Coustong : Martin, comment envisagez-vous de travailler pour que les JO de Paris puissent être ceux de toute la France et pas seulement d’une seule ville sur le plan sportif ?
Martin Fourcade : Nous voulons que les Jeux de Paris 2024 aillent beaucoup plus loin que quinze jours de célébration pour les athlètes en août 2024. Paris 2024 doit être un accélérateur sur un ensemble de sujets sociétaux et à ce titre, Paris 2024 concerne beaucoup plus qu’uniquement la métropole parisienne. Sur un sujet plus léger, nous voulons que ces Jeux soient une vitrine de la France et une fête populaire partagée de Paris à Marseille, mais aussi et surtout sur l’ensemble du territoire.
Corruption : « C’est une terrible nouvelle pour notre sport »
DiMarion : Vous qui êtes un des éléments moteur de la lutte contre le dopage dans le biathlon mondial, que pensez-vous de l’histoire de corruption de l’IBU en lien avec le système de dopage organisé en Russie ?
Martin Fourcade : Je dois dire que je suis très surpris par l’ampleur des révélations du Monde. Il est compliqué pour moi de prendre radicalement position tant que l’enquête n’est pas terminée. Si ces révélations sont confirmées, c’est une terrible nouvelle pour notre sport, mais qui pose aussi des questions plus larges sur la gouvernance en matière de lutte contre le dopage.

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                Comment la Russie a acheté le biathlon



Martin Five (bientôt Six) cade : Ironie des dernières révélations, le dernier titre olympique que tu vas obtenir pourrait être… le premier (Vancouver). Si cela venait à être confirmé, penses-tu qu’avoir eu ce titre en tant normal aurait touché ta carrière d’une manière différente ? 
Martin Fourcade : Je suis vice-champion olympique à Vancouver. Cela fait partie de mon parcours et de mon histoire. Je ne sais pas si j’aurais réussi tous les défis relevés par la suite si j’avais décroché l’or à Vancouver. Je ne sais pas si je serais toujours en activité aujourd’hui. Je suis médaille d’argent et j’en suis extrêmement fier. Je n’échangerais pour rien au monde la couleur de ma médaille et les émotions vécues ce jour-là.
J’espère qu’Oustiougov perdra son titre si cette histoire est vraie. Je ne serais par contre pas plus heureux avec l’or.
Antoine D : Bonjour Martin, j’ai entendu que tes pulsations cardiaques étaient de 30-31 au repos, c’est inné ou acquis ? C’est ça le succès de ta réussite !! :+)
Martin Fourcade : il y a une grande partie d’inné. Mon cœur a toujours battu doucement. Cependant, la pratique d’un sport d’endurance fait baisser le rythme cardiaque (hors effort). Il va falloir que je pense à ralentir l’entraînement si je ne veux pas qu’il s’arrête :)
Ceretan : Bonjour Martin, tu as été un magnifique porte-drapeau français aux Jeux olympiques de PyeongChang. Mais un second drapeau est toujours présent sur le bord du parcours à chacune de tes courses : un drapeau catalan, de ta région d’origine. Pourrais-tu nous en dire plus sur ton attachement à la Catalogne ? Comment vis-tu les événements qui affectent cette région aujourd’hui ?
Martin Fourcade : j’ai grandi en Catalogne et ma famille y est toujours. Je suis très chauvin et extrêmement fier de ma région et de mes origines. Cependant expatrié dans les Alpes depuis plus de quinze ans, je ne me sens pas pertinent pour aborder les sujets d’identité tels qu’ils peuvent poser problème actuellement. La Catalogne a de nombreuses particularités. Et en ce sens je comprends les indépendantistes. Cependant, une de mes maximes est de rassembler et de vivre tous ensemble en acceptant nos différences. Et à ce titre l’indépendance ne me satisfait pas.
Elsa, 17 ans : Bonjour Martin, bravo pour ta saison, tu es rentré dans la légende du sport, j’ai lu ton livre et je suis admirative de ton parcours. J’aimerais savoir si tu penses que Johanes Boe peut encore évoluer ou s’il atteint ou est proche de ses capacités maximales ? Merci
Martin Fourcade : Merci. J’espère que le livre t’a plu. Concernant Johannes, il est déjà très bon, et a un niveau rarement atteint en biathlon. Je pense qu’il a bien sûr une marge de progression, comme je pense en avoir une. Cependant, Johannes n’a plus 20 ans, et n’est plus l’espoir qu’il était en 2014 après son éclosion sur la Coupe du monde du Grand Bornand. Il est depuis devenu un athlète accompli et sa marge de progression est donc réduite.

        Lire notre critique du livre :
         

          Martin Fourcade, le doute et l’ego



Yoann : Si vous arrivez à concilier votre vie de famille et votre carrière sportive, pensez-vous poursuivre votre carrière après les Jeux de Pékin ? M. Bjoernalen a remporté 95 victoires. Vous en êtes à 74. Pourriez-vous (pour nous) dépasser ce record avant de prendre votre retraite ? 
Martin Fourcade : Je m’engage pour l’instant sur un projet sportif de deux ans, et Pékin me paraît aujourd’hui trop loin. Cependant je ne ferme pas la porte, car si je prends toujours autant de plaisir dans deux ans et que toutes les conditions sont réunies, pourquoi ne pas tenter ce dernier défi ! La vie de famille est, en effet, une de ces très nombreuses conditions qui aujourd’hui ne sont pas réunies pour rallier Pékin.
Mathématiquement, sur mes performances des deux dernières saisons, cela paraît atteignable. Cependant, répéter ce niveau de performance sur les deux prochaines saisons serait immense. Le sport n’est pas les mathématiques. Bjoerndalen a remporté 92 victoires sur ses seize premières années de carrière, et n’en a remporté que deux depuis les JO de Vancouver (2010).
Benjcambridge : Mon fils de 9 ans vous admire beaucoup : il aimerait savoir à quel âge vous avez commencé ; ce qui vous a attiré dans le biathlon et comment vous vous entraînez en été pour préparer la saison ? (Nous habitons dans le sud de l’Angleterre ; ou la neige est très très rare…)
Martin Fourcade : Je crois qu’il n’y a pas d’âge pour commencer une activité, même si je dois vous accorder qu’il est un peu tard de commencer à 40 ans si on veut devenir champion olympique de biathlon ;)
L’été, nous faisons beaucoup de ski à roulettes, de course à pied, vélo et musculation, pour préparer notre saison d’hiver. Il y a une équipe britannique de biathlon, et actuellement un des meilleurs fondeurs au monde est britannique (Andrew Musgrave).
Thibaut : Ces dernières années avec l’exposition dont bénéficie le biathlon sur des chaînes en claires, on note que la renommée des biathlètes en France est de plus en plus importante. Les Français sont toujours plus nombreux à suivre les épreuves de coupe du monde. Avez-vous ressenti cette nouvelle popularité depuis trois ans ? Pensez-vous que le développement des sports passe forcement par un accès public aux compétitions vitrines ?
Martin Fourcade : Les Jeux de Sotchi ont donné une visibilité importante au biathlon et permis qu’il soit diffusé en clair (la chaîne L’Equipe) depuis. L’effet biathlon a été très fort pendant Pyeongchang et j’ai vraiment ressenti cet effet depuis la Corée du Sud comme depuis mon retour en France. L’avenir dira si cet élan était éphémère, mais il s’agit d’une superbe exposition pour notre discipline. Je suis persuadé que l’étape en France du Grand Bornand est aussi une vitrine nécessaire pour permettre à notre sport de prendre une place importante.
Compleja : Comment on fait pour rester aussi engagé et présent sur les réseaux sociaux avec la vie que tu mènes ?
Martin Fourcade : C’est un bon moyen d’être connecté au monde qui m’entoure. De partager aussi cette aventure. C’est surtout un plaisir. J’essaie de passer au-delà du « trash-talking ». Le plus dur aujourd’hui est de faire des photos d’aussi bonne qualité qu’avant alors que je n’ai plus que quelques minutes pour les prendre. ;)

On est en place au @lemonde_sport @lemondefr pour répondre à vos questions ! https://t.co/ZmpfsmgrvI— martinfkde (@Martin Fourcade)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Malgré la loi, les supporteurs les plus engagés ne veulent pas abandonner ce qu’ils considèrent comme un outil de leur ferveur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’autre demi-finale de la compétition verra s’opposer l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann et Arsenal entraîné par Arsène Wenger.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Tirage de la Ligue Europa : l’OM affrontera les Autrichiens de Salzbourg en demi-finales

L’autre demi-finale de la compétition verra s’opposer l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann et Arsenal entraîné par Arsène Wenger.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 13h33
   





                        



   


Tirage chanceux pour l’Olympique de Marseille (OM), vendredi 13 avril. Les joueurs de Rudi Garcia vont affronter les Autrichiens de Salzbourg en demi-finales de la Ligue Europa et évitent ainsi l’Atlético Madrid et Arsenal. L’OM jouera à domicile l’aller le 26 avril et se déplacera en Autriche le 3 mai au retour.

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Les Marseillais se sont qualifié pour les demi-finales après leur éclatante victoire jeudi au Stade-Vélodrome contre les Allemands de Leipzig (5-2). Et ils ont déjà affronté Salzbourg cette saison en phase de poule. Les Autrichiens avait battu l’OM en Autriche (1-0) et avait obtenu le nul (0-0) dans la cité phocéenne. « Mais cette fois c’est une demi-finale, ce sera différent », a commenté le directeur de l’OM Andoni Zubizarreta, au micro de beIN Sports.
Arsenal-Atlético Madrid dans l’autre demi-finale
Mais Salzbourg, c’est aussi le club le moins huppé du plateau, loin d’un « Atleti » de Diego Simeone finaliste de la Ligue des champions en 2014 et 2016, ou d’un Arsenal d’Arsène Wenger finaliste de la C1 en 2006. Clin d’oeil de l’histoire, Salzbourg est un autre club de la galaxie Red Bull, comme Leipzig, éliminé jeudi soir dans un quart de finale retour de folie par Marseille (5-2). Mais cette fois, l’OM ne pourra pas bénéficier du soutien de son Vélodrome au retour (match aller à Marseille le 26 avril, retour en Autriche le 3 mai).
La dernière fois que Marseille avait atteint les demi-finales européennes, c’était en C3 en 2004. Après le nul à l’aller (0-0), c’est Didier Drogba qui élimine Newcastle avec un doublé (2-0) au retour. Mais en finale, l’OM s’inclinera contre Valence (0-2). Marseille n’a connu que quatre finales européennes (hors Coupe intertoto, peu relevée) dans son histoire: celle de la seule Ligue des champions gagnée par un club français en 1993 (1-0 contre l’AC Milan), et celles perdues en C1 en 1991 (0-0, 5 t.a.b à 3 contre l’Etoile Rouge) et en C3 en 1999 (contre Parme 0-3) et en 2004 contre Valence, donc.
Dans l’autre affiche opposant les deux favoris de la compétition, le match aller se déroulera à Londres et le retour en Espagne. Les coéquipiers d’Antoine Griezmann sont les grands favoris pour succéder à Manchester United, le 16 mai à Lyon.
Bayern-Réal en Ligue des champions
En Ligue des champions, la compétition européenne reine, le choc des demi-finales sera assurément la rencontre entre le Bayern Munich et le double tenant du titre, le Real Madrid.
Dans l’autre rencontre, Liverpool affrontera l’AS Roma, tombeur de Barcelone en début de semaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le quintuple champion olympique a répondu vendredi, en direct dans les locaux du « Monde », à toutes vos interrogations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la demi-finale de la Ligue Europa en battant Leipzig 5 à 2.
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Ligue Europa : le résumé de OM-Leipzig en vidéo

L’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la demi-finale de la Ligue Europa en battant Leipzig 5 à 2.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 10h22
   





                        



   


L’Olympique de Marseille a réussi, jeudi 112 avril, sa « belle remontée » à lui dans cette folle semaine, renversant Leipzig 5-2 dans un Vélodrome grondant comme le tonnerre pour fêter ce retour en demi-finales d’Europa League.
Une « remontada » à plus petit budget, certes, dans la « petite » Coupe d’Europe et pas contre un titan du football, mais une remontada quand même, portée par ses grands joueurs à lui, Dimitri Payet, auteur d’un but magnifique, celui du 4-2 (60e), et Florian Thauvin, passeur et buteur (41e, 3-1) pour son retour.
La soirée s’est terminée en apothéose avec le premier but marseillais de Hiroki Sakai, à la dernière seconde, le jour de ses 28 ans, alors que le gardien adverse avait déserté sa cage.
Kostas Mitroglou aussi a apporté sa contribution en provoquant le but contre son camp de Stefan Ilsanker (6e), et Bouna Sarr en marquant son premier but européen (9e), mais Payet et Thauvin ont porté l’OM et envoyé des signaux à Didier Deschamps, qui juge aux grands matchs ceux qui méritent l’équipe de France.

[🎞️RESUME] 🏆 Europa League ⚽️
💪 L'OM se qualifie pour les 1/2 finales au terme d'un match fou ! 🤪
🤜 7 buts !
https://t.co/rR9RBTK3Ub
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Vainqueur du RB Leipzig après un superbe match (5-2), l’OM disputera les demi-finales de la Ligue Europa. Tirage au sort vendredi à 13 heures.
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Ligue Europa : la folle soirée européenne de l’OM

Vainqueur du RB Leipzig après un superbe match (5-2), l’OM disputera les demi-finales de la Ligue Europa. Tirage au sort vendredi à 13 heures.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 02h38
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 09h14
    |

            Anthony Hernandez (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


L’effet de douche froide n’a duré que quatre puis cinq minutes, de rares instants de léthargie au cours d’une folle soirée marseillaise, pendant lesquels l’OM était éliminé de la Ligue Europa n’auront pas plongé longtemps leurs supporteurs dans le doute. Ils n’avaient pas l’intention de laisser échapper la demi-finale qui leur tendait les bras, une première dans cette compétition (mais la sixième demie européenne de leur histoire).
Interrogé la veille de la rencontre, Franck, un membre de la Vieille Garde, collectif qui a fondé le premier groupe ultra de l’OM en 1984, avait justement prédit : « Je pense quand même pour parler marseillais que l’on va leur faire vivre un enfer. Si les joueurs répondent présent dans le premier quart d’heure, montrent une envie d’aller en demies, le stade va être survolté. » 
« Moments de communion collective »
Le spectacle a largement répondu à ses attentes et à celles de ses collègues. A l’image du coup d’éclat libérateur réussi à l’heure de jeu par le héros de la soirée, Dimitri Payet. « On avait besoin du 12e homme, ce résultat on l’a fait ensemble. Quand on a marqué le deuxième but et que ça a commencé à trembler, on s’est dit qu’il y avait la place », a raconté l’international français. Son jeune coéquipier Maxime Lopez (20 ans), cent pour cent minot, n’en revenait pas : « Les supporteurs m’ont fait rêver toute ma jeunesse et même ce soir ils m’ont fait rêver. »
Leur entraîneur Rudi Garcia a salué lui aussi l’apport du public : « On fait ce métier pour ces moments-là, de communion collective. C’est une grande soirée de Coupe d’Europe. La fierté, c’est aussi de voir un Vélodrome en feu toute la soirée. On se rend compte combien ce stade et ce public peuvent être spéciaux. »

   


Une fois la rencontre achevée par un cinquième but anecdotique mais ô combien jouissif inscrit par le Japonais Hiroki Sakai, le speaker du Stade-Vélodrome pouvait entonner à l’unisson avec l’ensemble des spectateurs le fameux chant de la victoire : « Nous sommes marseillais et nous avons gagné. » Un moment rare à rendre n’importe quel aigri un peu phocéen. Trente minutes après le coup de sifflet de l’arbitre, les centaines de membres des Fanatics continuaient de fêter leurs protégés dans leur virage nord. Et, dans les rues bondées de Marseille, même les camions de nettoyage klaxonnent les soirs de victoire.
Dépassé dimanche dernier par Lyon sur le podium de la Ligue 1, alors que seules les trois premières places permettent de se qualifier pour la lucrative Ligue des champions, l’OM devait bien cela à ses nombreux supporteurs. Ils étaient en effet venus en masse, plus de 61 000, synonyme d’une affluence record pour un match de Coupe d’Europe depuis un quart de finale disputé en 2004 face aux Anglais de Newcastle. A l’époque, Marseille avait atteint la finale de la défunte Coupe de l’UEFA, battu en finale par les Espagnols de Valence.
Cette année, pour renouveler l’exploit, le tirage au sort, programmé vendredi 13 avril à 13 heures, offrira, par la grâce du hasard, soit les prestigieux adversaires anglais d’Arsenal ou espagnols de l’Atletico Madrid, soit les moins redoutables autrichiens de Salzbourg. Parfois réticent à aligner son équipe type lors des premiers matchs, Rudi Garcia s’est pris au jeu d’une compétition qui n’est jamais aussi intéressante que lorsqu’on se rapproche du but : « On sait qu’on pourra compter sur le public et qu’il sera notre douzième homme en demi-finale, où il n’y a que de grosses équipes. Mais on a un seul objectif : aller en finale. »
A Lyon pour une revanche ?
Pied de nez à la forte rivalité croissante qui oppose l’Olympique de Marseille à l’Olympique lyonnais, la finale de la Ligue Europa aura lieu le 16 mai dans le stade qui appartient à l’OL. On imagine la tête du président Jean-Michel Aulas, dont le club a été piteusement éliminé en huitièmes de finale par le CSKA Moscou, si Marseille venait remporter au printemps sur ses terres une deuxième coupe d’Europe.
Le 18 mars dernier, la victoire lyonnaise à Marseille (3-2) s’était suivie d’une algarade générale mêlant joueurs, dirigeants et personnels de sécurité. La perspective d’un déplacement dans le Rhône réjouit déjà les fans provençaux, dont certains chambraient à la sortie du stade « Jean-Michel Aulas ! Jean-Michel Aulas ! On va venir la gagner chez toi ! ».
A l’inverse de ses supporteurs, Dimitri Payet se montre prudent : « On ne va pas être prétentieux, quand on voit le dernier carré, il y a des équipes bâties pour gagner même la Ligue des champions. » Le coach du RB Leipzig, Ralph Hasenhüttl, croit, lui, dans les chances marseillaises. « Maintenant, oui, Marseille peut remporter cette compétition. D’autres équipes sont de très bon niveau. Mais Marseille a démontré qu’il pouvait très bien faire chez lui », a pronostiqué l’Autrichien.
S’il est entendu, Marseille n’aurait pas même besoin de terminer parmi les trois premiers du championnat. Le vainqueur de la Ligue Europa gagne en effet son billet pour la Ligue des champions. Une victoire à plusieurs dizaines de millions d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Monde Sport a sélectionné pour vous les meilleures actions de la saison, tout en dunks, contres, cross-overs et tirs à la dernière seconde.
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Dunks ravageurs et shoots au buzzer…, les meilleures actions de la saison NBA

Le Monde Sport a sélectionné pour vous les meilleures actions de la saison, tout en dunks, contres, cross-overs et tirs à la dernière seconde.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 22h22
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Le Monde Sport a sélectionné pour vous les meilleures actions de la saison, tout en dunks, contres, cross-overs et tirs à la dernière seconde.
Les 5 meilleurs dunks
Le dunk est le point d’exclamation du basket. Quand il arrive à bon escient, c’est l’aboutissement sublime et parfois brutal d’une action, qu’elle soit individuelle (le « poster ») ou collective (l’« alley-oop »).
Russell Westbrook

Le MVP de 2017 a reçu de l’aide cette année, en la forme de Paul George et d’un Carmelo Anthony en fin de course. C’est quand même lui qui a porté le Thunder d’Oklahoma City, tout en triples-doubles, en irruptions individuelles, et en dunks si violents qu’on craignait à chaque fois qu’il se brise le bras.
Giannis Antetokounmpo

Le « Greek Freak » sera, un jour, MVP. Cette saison, il s’est contenté d’améliorer ses stats (26,9 points, 10 rebonds) et d’être un des joueurs les plus dominateurs en déployant, jour après jour, ses dons athlétiques : dribble, Euro-step et dunk sur le pauvre Rudy Gobert.
Blake Griffin

On dit « le pauvre Rudy Gobert » parce que le Français a manqué 26 matchs cette saison et quand il était sur les parquets, il se faisait souvent martyriser. Ici, Blake Griffin, avant qu’il soit expédié à Detroit, confondait Rudy avec la KIA d’un concours de dunk d’il y a bien, bien longtemps.
Kristaps Porzingis

« L’Unicorne » a commencé la saison comme une supernova avant que les blessures le ramènent sur Terre. Sur le terrain de son équipe des Knicks, il a montré qu’un homme de 2 m 21 peut revenir en défense en courant, bloquer un tir, repartir de l’autre côté, anéantir un cerceau et obtenir une faute en moins de 8 secondes.
James Johnson

James Johnson a écumé les équipes depuis 2009. A Miami, il a trouvé une place comme cinquième couteau d’une équipe ultraéquilibrée ayant gratté sa place en playoffs. Le bonus de James Johnson, c’est qu’il sait claquer deux ou trois dunks phénoménaux comme celui-ci, capables de provoquer ce genre de réactions chez fans et coéquipiers.

   


Les 5 meilleurs cross-overs
Le « cross-over » est un mélange de dribble et de feinte pour déstabiliser son défenseur, le faisant partir d’un côté quand vous partez de l’autre. « L’ankle breaker », ou « casseur de cheville », est le degré le plus élevé du cross-over, l’équivalent du niveau d’alerte écarlate d’un plan Vigipirate. 
James Harden

James Harden est un sadique. Le candidat très sérieux pour le MVP (30,4 points, 8,8 assists, 5,4 rebonds et la meilleure équipe de la NBA) ne se contente pas d’humilier Wesley Johnson en le faisant tomber. Il le regarde, comme on regarde un animal qu’on vient de blesser, attend qu’il se relève et tire le 3 points. Bien sûr, il le met.
Kyrie Irving

L’ancien meneur de LeBron James à Cleveland a fait de Boston son équipe : meilleur marqueur (24,4 points), passeur (5,1 assists), joueur ayant le plus joué (32,2 minutes), le plus tiré (18,1 tirs, dont 6,8 à 3 points), et leader dans la catégorie « je jette mon défenseur comme un vieux mouchoir au milieu du parquet ».
Steph Curry

Le petit prince de la NBA a eu une saison compliquée, une cheville fragile lui a fait rater 30 matchs. Les Grizzlies, une des pires équipes de la NBA, ont eu une saison encore plus compliquée. Et on ne veut même pas imaginer l’état des chevilles, ou de l’esprit, de l’Espagnol Marc Gasol après ce shoot.
Chris Paul

CP3 cassait des chevilles à la Nouvelle-Orléans, il a cassé des chevilles avec les Clippers de Los Angeles et, depuis cette année, il casse des chevilles avec les Rockets de Houston. La différence, cette fois, est qu’il a enfin une chance de jouer le titre.
Donovan Mitchell

Donovan Mitchell put Draymond on skates ⛸ https://t.co/zaCx7RfdjA— SportsCenter (@SportsCenter)


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Personne ne s’attendait à voir Mitchell, drafté avec le 13e choix de la draft par les Jazz d’Utah, être le meilleur joueur de son équipe (20,5 points, 44 % au tir et 34,3 % à 3 points) et un des principaux candidats au titre de Meilleur rookie de l’année (avec Ben Simmons).
Les 5 meilleurs « buzzer beaters »
La NBA dans ce qu’elle a de plus captivant : il reste 10, 5 ou 2 secondes, un temps mort ou même aucun. L’équipe qui a la balle doit marquer pour obtenir la prolongation ou, encore mieux, pour gagner. Il faut, littéralement, battre la sirène qui marque la fin du match. Pas un hasard si la NBA veut vendre ces moments exaltants plutôt que l’intégralité des matchs. 
Damian Lillard 

A Portland, quand il y a une balle de match, on la donne à « Dame » Lillard. Le meneur a enfin été sélectionné pour le All-Star Game cette saison, lui qui demandait avec un geste sans ambiguïté, après chaque panier décisif, quand arriverait son heure.
Lou Williams

Sans Chris Paul et Blake Griffin, les Clippers de Los Angeles aurait pu redevenir la risée de la NBA qu’ils ont été pendant de si longues années. Heureusement, ils ont Lou Williams (22,6 points, 5,3 assists) pour les maintenir à flots, juste au-dessus de la médiocrité.
Andrew Wiggins

La hype autour du Canadien s’est essoufflée au bout de sa 4e saison. Ce ne sera pas le « Michael Jordan du Nord », comme certains avaient rêvé. Ce n’est que le deuxième couteau des jeunes Timberwolves de Minnesota, mais quand même capable de répondre à un « buzzer beater » de Carmelo Anthony avec 4 secondes restantes.
Russell Westbrook

Qui d’autre que Russ pour mettre un 3 points, à l’extérieur, avec 1 seconde restante alors que le match est à égalité ? A ce stade, ce n’est même plus du basket, le touché de Westbrook se rapproche du volley-ball, et la balle décrit un l’arc limpide d’un missile sol-sol.
Tyson Chandler

Le pivot des Suns de Phoenix a offert un des rares éclaircies de la saison à sa triste équipe (21 v et 61 d, la pire de la NBA) avec cet improbable « buzzer beater » en dunk, via une remise en jeu.
Les 5 meilleurs contres
L’action défensive par excellence, plus impressionnante qu’un rebond arraché et plus humiliante qu’un vol de balle. Le contre n’empêche pas seulement l’adversaire de marquer, il peut l’anéantir mentalement, les Warriors se souviennent encore du légendaire bash de LeBron James dans le match 7 des finales en 2016.
Giannis Antetokounmpo

Versatilité de Giannis, suite… un vol de ballon et un dunk pour prendre l’avantage à 11 secondes de la fin. Et de l’autre côté, un contre si puissant que le Bosniaque Nurkic se retrouve par terre à se demander ce qui lui est arrivé.
LeBron James

A 33 ans, le « King » a fait sa saison la plus complète : 27,5 points, 9,1 assists et 8,6 rebonds en 36,9 minutes par match, et quelques actions défensives comme celle-ci.
Hassan Whiteside

Le pivot des Heat de Miami est toujours un des meilleurs « rim protectors » (« protecteur de cerceau ») non seulement par l’envergure de ses 2 m 13, mais par son placement, sa rapidité et sa capacité à envoyer valser les joueurs plus petits qui osent sauter dans sa zone.
Joel Embiid

Le Camerounais est l’incarnation du pivot 2.0, aussi à l’aise dos au panier qu’à 3 points. A Philadelphie, il a enfin pu déployer ses talents pendant une saison pleine. Ces talents incluent une défense féroce, des provocations et un talent comique inspiré par les meilleurs footballeurs italiens.
Kristaps Porzingis

Mieux qu’un contre, mieux que deux contres, trois contres dans la même action… c’est peut-être là que la saison des Hornets de la Nouvelle-Orléans a déraillé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Battu 1-0 à l’aller, l’OM atteint les demies dans une compétition européenne pour la première fois depuis 2004.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.
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NBA : une saison contrastée pour les Français

Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h38
    |

            Luc Vinogradoff








                        


La saison 2017-2018 de NBA s’est achevée, dans la nuit du 11 au 12 avril. Parmi la dizaine de Français qui y ont pleinement participé, jouant 82 matchs, certains en sortiront grandis et confiants, beaucoup auront l’opportunité de s’illustrer en playoffs, tandis que d’autres, en fin de parcours, commencent lentement à s’effacer.
Ils ont réussi leur saison : Frank Ntilikina et Rudy Gobert

   


Malgré le manque d’expérience pour l’un et les blessures pour l’autre, la saison 2017-2018 a été un succès pour le meneur rookie des New York Knicks et le pivot à l’envergure démesurée des Jazz de l’Utah.
Frank Ntilikina a découvert la NBA avec une certaine pression : choisi à la 8e position de la draft, la plus haute place de l’histoire pour un Français, l’ancien meneur de Strasbourg n’arrivait pas n’importe où. New York, un des épicentres de la NBA, cherchait à redevenir une équipe convenable après des années de déliquescence. Le départ de Carmelo Anthony et l’émergence de Kristaps Porzingis signalaient un certain renouveau, une possibilité de reconstruction. Mais les blessures du Letton ont fait dérailler la saison new-yorkaise. Comme à chaque fois depuis 2013, les Knicks ne seront pas en playoffs.
Dans cette ambiance compliquée, Frank Ntilikina a emmagasiné de l’expérience. Même s’il n’a pas toujours été titulaire, et si sa capacité à créer son propre shoot reste précaire, il a su contrôler les phases offensives avec une vista de vétéran et a impressionné par sa défense. Lors d’un de ses derniers matchs face aux Cavaliers, il a battu son record de point (17, alors qu’il tourne normalement à 5,9 par match). Comme un avant-goût de la prochaine saison, et assez pour lui valoir des compliments de LeBron James, qui voit en lui « un joueur très cérébral, qui sait comment jouer au basket ». « Pour être dominant dans cette ligue, il faut de l’instinct, et l’instinct vient avec le confort et l’agressivité, a reconnu le Français de 19 ans, se disant très satisfait de sa saison. J’ai beaucoup appris, c’était l’objectif principal. »
Malgré 26 matchs passés hors des parquets à cause d’une blessure au genou, Rudy Gobert reste un des plus sérieux prétendants au trophée du meilleur défenseur de l’année. Pour comprendre comment un joueur qui rate près d’un tiers de la saison peut encore être en lice pour un trophée, il suffit de regarder les résultats des Utah Jazz sans lui : pendant son absence, ils en étaient à 11 victoires pour 15 défaites. Avec sa production – 13,5 points, 10,7 rebonds, 2,3 blocks et une protection incomparable du panier – le ratio est devenu 37 victoires et 19 défaites, les Jazz se métamorphosant en meilleure équipe défensive de la NBA.
Les contributeurs pour équipes en playoffs : Luwawu-Cabarrot, Mahinmi, Lauvergne et Yabusele

   


Aucun d’entre eux n’est un rouage indispensable de son équipe, mais chacun contribue, à sa manière, à un collectif qui a su atteindre les playoffs. Pour sa deuxième saison avec les 76ers de Philadelphie, Timothé Luwawu-Cabarrot a stabilisé sa production (15,5 minutes par match, 5,8 points, 1,4 rebond), alternant temps de jeu longs et passages tout aussi longs sur le banc. A Washington, Ian Mahinmi reste un big convenable pour son coach, Scotty Brooks, qui l’utilise régulièrement (14,9 minutes sur 77 matchs). Même le nombre de points marqués par le Français de 31 ans continue de diminuer (4,8, contre 5,6 l’année précédente et 9,3 en 2016 avec Indiana, où il était titulaire). Joffrey Lauvergne s’est facilement intégré à la « méthode Spurs », avec des stats solides (4,1 points et 3,1 rebonds sur 55 matchs) après une année entre Chicago et Oklahoma. Guerschon Yabusele n’a presque pas joué à Boston (2,4 points en 7,1 minutes), mais aura peut-être l’occasion de ressortir son dab de célébration en playoffs, vu toutes les blessures des Celtics.

Ceux qui voudront rebondir : Nicolas Batum et Evan Fournier

   


Pas de playoffs pour ces deux cadres de l’équipe de France, malgré de solides saisons de titulaires. Pour Evan Fournier, c’est simplement sa meilleure performance offensive en six ans de NBA : 17,8 points par match en 45,9 % de tir et 3,2 rebonds. Malgré un début de saison improbablement performant, son équipe des Magic d’Orlando s’est effondrée « comme un château de cartes », a-t-il confié à Basket USA. Le Français reste confiant en cette équipe « jeune » qui va récupérer une carrure avec sa 14e place en Conférence Est (25-57).
Nicolas Batum rate les playoffs pour la deuxième année consécutive avec les Hornets de Charlotte. La production du Français de 29 ans a connu une légère baisse dans toutes les facettes de jeu si l’on compare avec la saison précédente, la meilleure de sa carrière : minutes (31 contre 34), points (11,6 contre 15,1), rebonds (4,8 contre 6,2). A mettre sur le compte de plusieurs blessures (coude, talon d’Achille) et à l’arrivée du pivot Dwight Howard, avec qui la complémentarité devrait s’améliorer.
Les joueurs en fin de course : Tony Parker et Joakim Noah

   


La 17e saison de Tony Parker avec les Spurs de San Antonio aura été, âge (33 ans) oblige, la pire de sa carrière : une place de titulaire à laquelle il a du renoncer et une moyenne de 7,7 points et 3,5 assists en 19,5 minutes. Le Français n’a pas été aidé par la mauvaise forme de son équipe. Sans sa star Kawhi Leonard, elle a longtemps risqué de ne pas jouer les playoffs. Parker sera libre de tout contrat cet été, mais a dit espérer que les Spurs lui offrent une prolongation de « trois ans, pour arriver à vingt saisons aux Spurs ». Pas sûr que les dirigeants de San Antonio, qui pensent avant tout reconstruction et avenir, soient d’accord. Pour Joakim Noah à New York, l’avenir est encore plus sombre. Le corps de Noah subit les effets du jeu physique qui a été le sien durant toute sa carrière. L’ancien meilleur défenseur de la NBA n’a joué que 7 matchs cette saison, ce qui équivaut à 2,4 millions de dollars par match. Même dynamique pour Alexis Ajinça, qui n’a joué que 2 matchs, ce qui équivaut à 2,45 millions de dollars par match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?
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Ligue Europa : le public marseillais en quête de l’étincelle

Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 20h47
    |

            Anthony Hernandez (Envoyé spécial à Marseille)








                        



   


L’ambiance réputée volcanique du Stade-Vélodrome pouvait-elle conduire au forfait du meilleur joueur du RB Leipzig ? Depuis son malaise en septembre, causé par le bruit assourdissant du public stambouliote lors d’un match de Ligue des champions face au Besiktas, Timo Werner, avant-centre de l’équipe d’Allemagne, traîne la réputation d’un joueur aux oreilles fragiles. Et ce, même si on lui avait officiellement diagnostiqué un blocage musculaire dans le cou et la mâchoire, et non un problème d’hyperacousie (hyperfragilité de l’ouïe).
Malgré quelques rumeurs, Werner, un temps incertain pour une gêne à la cuisse – et non à l’oreille – devrait bien tester la qualité de son audition jeudi en quart de finale retour de la Ligue Europa. Son entraîneur, Ralph Hasenhüttl, l’a confirmé en conférence de presse mercredi. On attend en effet plus de 61 000 spectateurs, un record pour un match de Coupe d’Europe depuis Newcastle en 2004, l’année où l’OM avait atteint la finale. Même la meilleure affluence de la saison, celle du choc contre le PSG en Ligue 1, serait dépassée (60 410 en octobre). Les places s’arrachent sur le marché noir, un phénomène inédit pour une compétition souvent déconsidéré par les clubs et les supporters français.

   


Et Rudi Garcia compte bien sur ce soutien populaire pour renverser la situation après la défaite 1-0 en Allemagne. « Au retour, si nous avons un Stade-Vélodrome plein, nous pouvons renverser des montagnes, annonçait l’entraîneur marseillais à la sortie du match. On a encore toutes nos chances et ce sera une tout autre ambiance pour l’adversaire. » Son souhait sera exaucé. Et il était temps : cette saison, le public olympien avait jusque-là boudé les siens en Ligue Europa. Lors des matchs précédents, 35 000 Marseillais étaient présents en huitièmes contre Bilbao, 22 000 en seizièmes face à Braga ou encore 24 000 contre Salzbourg. Lors du premier match de poule, seuls 8 600 courageux étaient venus encourager leur équipe face aux Turcs de Konyaspor.
Des (nouveaux) supporteurs de la dernière heure
Le phénomène a de quoi agacer les plus fidèles des supporteurs olympiens qui voient certains voler au secours d’une possible demi-finale. « Il y a une hystérie sur ce match. Tout le monde veut venir alors qu’on a tourné à 15 000 ou 20 000 lors des tours précédents. On traitait même de fous ceux qui y allaient. Je suis sûr que si on avait pris 3-0 à l’aller, on aurait été encore les 15 000 mêmes… », assène Franck, l’un des plus anciens membres de la Vieille Garde, collectif qui a créé le premier groupe d’ultras de l’OM en 1984.
Pour ce grognard des tribunes, qui a connu la remontée en Division 1 et les grandes années Bernard Tapie, le public du Vélodrome a profondément changé, usé en particulier par la gestion difficile des années Vincent Labrune-Margarita Louis-Dreyfus. Certains comportements m’as-tu-vu ne sont pas à son goût.
« On ne chante pas, on ne vient que pour les affiches, on se filme avec son portable pour dire “j’y suis”. Avant, il n’y avait pas tous ces calculs : est-ce qu’il ne fait pas trop froid ? Est-ce que demain je ne vais pas avoir mal à la tête au boulot ? » 
Dans les années 90, au temps de la splendeur de l’OM, il n’était pas rare de voir les supporteurs prendre place en haut du virage dès 14 heures pour un match prévu à 20 heures. Il fallait être certain de bénéficier d’une bonne place. Le bleu et blanc étaient de rigueur, impossible de voir des survêtements aux couleurs de grands clubs étrangers. « Pour le fameux quart contre Milan, en 91, il y avait la queue à la billetterie. Une fois dans le stade, les gens ne se levaient pas pour aller pisser, de peur de perdre leur place », se souvient Franck.
Lorsque les groupes d’ultras se coordonnaient pour lancer les chants, inspirés du mouvement italien, l’ambiance virait au grandiose. Même les rares personnes, qui n’aimaient pas le foot à Marseille, venaient pour profiter du spectacle des tribunes. Mise à mal par les travaux de rénovation pour le Mondial 1998, l’acoustique du Stade-Vélodrome a été relativement améliorée avec la pose du toit, même si elle n’est pas optimale. « Pour avoir un son parfait, il faudrait une coordination parfaite. Le problème est que, désormais, chaque groupe lance son chant de son côté », regrette le vieil ultra.

#OMTFC 1991, le virage sud compact chante à l'unisson, arbore ses couleurs et illumine le #Vélodrome... #OM https://t.co/MKTBuz3w4K— VGCU84 (@VieilleGardeCU84)


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« On va leur faire vivre un enfer »
Il faut dire que la répression dans les tribunes, illustrée par la chasse aux fumigènes menée par la Ligue professionnelle de football, n’aide pas la nouvelle génération à rivaliser avec les ambiances du passé. Ce sentiment dépasse le cadre des ultras. René Malleville, supporteur historique, et médiatique, du club, reproche un manque de soutien du nouveau président, Jacques-Henri Eyraud, face à la LFP. « Eyraud ne nous défend pas assez. On colle des huis clos au virage. La Ligue met des amendes à chaque fumi allumé. Faut faire des ronds et on tue l’ambiance. Au Vélodrome, ils n’y arriveront pas ! », s’insurge-t-il. Malgré ce contexte, cet ancien syndicaliste de la RTM (Régie des transports métropolitains) reste optimiste pour l’avenir. Il veut croire que ce quart de finale constitue un déclic.
« Ça va repartir comme il y a vingt-cinq ou trente ans. Il faut un peu de patience. Les jeunes, ils entendent les histoires des grands matchs européens, ils sont impatients de les vivre. Par exemple, mes petits-enfants, qui sont dans la vingtaine, sont assoiffés de ça. »
Un constat partagé par les ultras de la Vieille Garde. Franck fait appel à la récente et courte période sur le banc de Marcelo Bielsa où le public – et l’ambiance – étaient de retour : « Bielsa symbolisait le foot populaire et ambitieux que l’on aime ici. Des anciens, qui avaient déserté le stade, étaient prêts à revenir. A chaque match, c’était plein. Il ne manque pas grand-chose, cette petite étincelle… »
Les joueurs du RB Leipzig sont en tout cas prévenus. Eux qui ont affronté l’enfer du stade de Besiktas, inégalable en Europe, vont devoir composer avec une ambiance des grands soirs au Vélodrome. « Je pense quand même pour parler marseillais que l’on va leur faire vivre un enfer. Si l’OM répond présent dans le premier quart d’heure, montre une envie d’aller en “demi”, le stade va être survolté, prédit le membre de la Vieille Garde, Là oui, si le monsieur a peur d’avoir mal aux oreilles, il ferait mieux de ne pas jouer. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Norvégien est accusé d’avoir protégé des athlètes russes dopés, comme le révélait « Le Monde » mercredi, s’appuyant sur un rapport confidentiel de l’AMA.
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Corruption : le président de la Fédération internationale de biathlon, Anders Besseberg, démissionne

Le Norvégien est accusé d’avoir protégé des athlètes russes dopés, comme le révélait « Le Monde » mercredi, s’appuyant sur un rapport confidentiel de l’AMA.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h04
   





                        


Président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) depuis sa création, en 1993, le Norvégien Anders Besseberg, 72 ans, a démissionné jeudi 12 avril de ses fonctions. Une démission le temps de l’enquête en cours, indique le communiqué de l’IBU.
Le Monde révélait mercredi que M. Besseberg, ainsi que la secrétaire générale de l’IBU, l’Allemande Nicole Resch, sont soupçonnés de corruption. Selon un rapport confidentiel de l’Agence mondiale antidopage (AMA), M. Besseberg et Mme Resch (provisoirement suspendue de ses fonctions) auraient protégé des biathlètes russes dans des cas de dopage à la demande d’Alexandre Tikhonov, vice-président (russe) de l’IBU et Alexandre Kravtsov, chef de mission de la Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

        Notre enquête :
         

          Comment la Russie a acheté le biathlon



M. Besseberg aurait reçu en 2013 une valise diplomatique remplie de grosses coupures. C’est ce que montre le rapport confidentiel auquel Grigory Rodchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou devenu lanceur d’alerte depuis les Etats-Unis, a collaboré. Ce dernier estime que la dite valise contenait 400 000 dollars.
« Le but premier de la corruption est de protéger les athlètes russes dopés, écrit l’AMA cité dans Le Monde. La Russie a ciblé avec succès l’IBU, plus spécifiquement M. Besseberg et Mme Resch, afin qu’ils fassent avancer les intérêts russes. M. Besseberg et Mme Resch sont complices à parts égales et sont très probablement chacun au courant du rôle de l’autre dans la machination. »
Malgré des demandes répétées, M. Besseberg et Mme Resch n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. Le vice-président de l’IBU, le Russe Viktor Maygurov, a préféré renoncer à succéder provisoirement à Besseberg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’OM a porté plainte pour « escroquerie en bande organisée » contre l’un de ses propres groupes de supporteurs, les Yankee Nord Marseille. A sa tête, Michel Tonini, 52 ans, figure controversée du stade Vélodrome.
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Football : Michel Tonini, passion ternie

L’OM a porté plainte pour « escroquerie en bande organisée » contre l’un de ses propres groupes de supporteurs, les Yankee Nord Marseille. A sa tête, Michel Tonini, 52 ans, figure controversée du stade Vélodrome.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 13h24
    |

                            Franck Berteau








                        



   


Seul sur scène, en costume gris et chaussures noires pour l’occasion, Michel Tonini improvise un discours aux airs de bilan. En cette soirée du 9 décembre 2017, son groupe de supporteurs de l’OM, les Yankee Nord Marseille, fêtent ses trente années d’existence au Florida Palace, une salle de réception située dans le 10e arrondissement de la cité phocéenne. Le boss de l’association, 52 ans, égrène les réussites et les déboires des présidents successifs du club, les Tapie, Gaudin, Dreyfus ou encore Labrune, qu’il a tous vu défiler.
« L’Olympique de Marseille, c’est nous », rappelle-t-il de sa voix grave à ses membres, maugréant contre des dirigeants qui, selon lui, font la guerre aux supporteurs et ne les considèrent plus désormais que comme un « mal nécessaire ». « C’est bien qu’ils [les supporteurs] soient là mais ça serait bien qu’ils nous demandent l’autorisation pour aller pisser, ironise-t-il avec son phrasé pagnolesque, parodiant ce qu’il pense être l’avis des instances du football. Ça n’arrivera jamais ! » Quelques mois plus tard, cette certitude a été en partie ébranlée. Le 23 mars, l’OM s’est permis de porter plainte contre les Yankee Nord Marseille, l’une de ses principales associations de supporteurs, pour « escroquerie en bande organisée ». « Je le vis comme une trahison, raconte au Monde Michel Tonini. J’aurais au moins aimé qu’ils m’appellent plutôt que de l’apprendre par un communiqué. »
« Dépassé par les enjeux financiers »
Les faits remontent au match entre l’Olympique de Marseille et l’Olympique Lyonnais, le 18 mars. Comme à chaque rencontre, le club autorise tous ses groupes de supporteurs à faire entrer gratuitement dans le stade un quota de personnes, quelques heures avant le coup d’envoi, pour préparer les animations des tribunes. C’est ce que l’on appelle les « entrées tifo », au nombre de 110, pour les Yankee. Afin de matérialiser ces laissez-passer, l’association distribue à ses membres concernés des bracelets. « Sauf que des marioles, derrière notre dos, se sont amusés à les revendre entre 70 et 145 euros, en faisant croire aux acheteurs qu’il s’agissait de billets pour le match, détaille Michel Tonini. Nous, on ne demande qu’une participation de 20 ou 30 euros, pour financer les tifos. »
Au-delà de la revente de ces bracelets, faux billets, à des prix exorbitants, c’est cette « participation » qui a poussé l’Olympique de Marseille à porter plainte. « Ces entrées tifo n’ont pas à être commercialisées, d’aucune façon », fait savoir le club. Traité « d’escroc » sur les réseaux sociaux, le patron des Yankee peut compter sur Pape Diouf pour prendre sa défense : « Cela fait tant d’années qu’il est à la tête de ce groupe, réagit l’un des anciens présidents de l’OM. Une lassitude a pu s’installer qui le conduit à être moins vigilant. » D’autres, dans l’entourage du club, sont moins tendres : « C’est quelqu’un qui s’est peu à peu rendu compte que sa passion pouvait être rentable, et qui s’est laissé dépasser par les enjeux financiers. »
Les Yankee, c’est avant tout une histoire de famille. Elle commence en 1987, au Lycée Victor-Hugo, à deux pas de la gare Saint-Charles. Avec des camarades de classe, Lionel, le frère de Michel, décide de monter un groupe de supporteurs et d’investir le Virage nord du Vélodrome, pour encourager l’OM. A l’époque, la petite bande se balade en ville un cutter à la main pour arracher les bâches des camions et les transformer en banderoles aux couleurs ciel et blanc. Ils piquent aussi les chutes de jeans d’une usine marseillaise pour en faire des écharpes. Au bout d’une année, Danielle, la mère, reprend la trésorerie de l’association après que des membres ont vidé la caisse pour s’offrir une soirée en discothèque. Elle tiendra les comptes jusqu’à son décès, en 2002. Michel Tonini, surnommé « l’autre », vit encore son amour pour l’OM dans l’ombre de son frère. Avant de reprendre la main, en 2009.
« Quelque part, je me suis volé ma vie »
Il est désormais loin le temps des chutes de jean et des bâches de camion. Aujourd’hui, c’est parfois avec l’argent d’entreprises comme Netflix que Michel Tonini envisage de financer ses tifos. Lors du match OM-Bordeaux, le 18 février, le géant du streaming avait contacté le leader des Yankee pour organiser une animation géante afin d’accompagner la sortie de la saison 2 de la série Marseille. « Ils voulaient juste que le stade soit beau pour cette occasion, il n’y avait pas de pub, explique Michel Tonini. Elles ont un coût ces animations, j’assume, j’aimerais avoir plus souvent de gens qui me proposent de payer les tifos. » Un tifo, en l’occurrence, annulé en catastrophe. Quelques heures avant la rencontre, lorsque l’OM vend la mèche sur les réseaux sociaux, d’autres groupes de supporteurs du Virage nord, les Dodger’s et les MTP, à qui les Yankee avaient demandé un coup de main sans leur dévoiler l’identité du partenaire, se désolidarisent.
A la tête de 3 500 membres, l’affable leader des Yankee avoue être fatigué par tous ces différends qui s’accumulent. Assez pour qu’émergent les regrets. « Avant c’était 80 % de plaisir et 20 % d’emmerdes. Maintenant, c’est l’inverse, se plaint-il. Si j’avais le pouvoir de revenir trente ans en arrière, je ne m’embarque pas là-dedans. Quelque part, je me suis volé ma vie. » Sa vie, d’ailleurs, certains de ceux qui l’ont fréquenté affirment qu’il la gagne grâce à son groupe de supporteurs. Lui, conteste, se définit comme autoentrepreneur dans l’évènementiel, avec des hauts et des bas. En 2017, il tente ainsi d’organiser le Jumping International de Marseille, un concours d’équitation sur les plages du Prado. En vain. L’épreuve est annulée suite à l’opposition de certains élus. Encore une déconvenue.
Comme en décembre 2017, quelques jours avant l’anniversaire des Yankee. Ce soir-là, Michel Tonini fait la connaissance de trois jeunes femmes au bar de la Marine, sur le Vieux-Port. Les verres s’enchaînent. La soirée s’éternise. Au matin, il ne parvient plus à remettre la main sur la carte bleue reliée au compte en banque de son association. Au même moment, aux Galeries Lafayette, l’une des jeunes femmes rencontrées la veille est en train de l’utiliser pour dépenser 13 000 euros de sacs et de vêtements, selon les informations de La Provence. « Je ne suis qu’un célibataire de 52 ans qui se retrouve ivre dans un bar, qui tombe sur trois petites pu... et qui se fait arnaquer, reconnaît-il. Cela arrive. Mais comme c’est Michel Tonini, ça fait jaser. » Sur ce coup-là, c’est bien lui qui a porté plainte pour escroquerie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’opérateur de paris hippiques a vu son activité reculer de 1 % à 2,52 milliards d’euros au premier trimestre 2018. En cause notamment, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent qui ne se relâche pas.
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Un nouveau duo prend les rênes du PMU dans une période troublée

L’opérateur de paris hippiques a vu son activité reculer de 1 % à 2,52 milliards d’euros au premier trimestre 2018. En cause notamment, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent qui ne se relâche pas.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



   


Le parcours du PMU est semé d’obstacles. Au risque de ralentir son allure. Pour preuve, au premier trimestre 2018, son activité recule de 1 % à 2,52 milliards d’euros, selon les chiffres publiés jeudi 12 avril. Autre indicateur clé, le produit brut des jeux, déterminé par le total des paris auquel on soustrait le montant des gains des joueurs, c’est-à-dire ce qui reste dans les poches de l’opérateur, est en retrait de 3,6 % à 605 millions d’euros.
Un signe qui ne trompe pas. Même si le PMU explique ce ralentissement par des phénomènes conjoncturels, comme les intempéries qui ont conduit certains propriétaires à laisser leurs chevaux à l’écurie, réduisant d’autant le nombre de partants aux courses, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent ne se relâche pas. Les paris sportifs, en particulier sur le football, ne cessent de gagner du terrain.
Le groupement d’intérêt économique (GIE) détenu par les sociétés de courses France Galop et Le Trot est aussi à la merci des injonctions de l’Etat. Ainsi, la tutelle a souhaité réduire le volume des enjeux des grands parieurs internationaux. D’où la baisse de 4,4 % de l’activité export au premier trimestre 2018. Elle a aussi entériné une hausse de la rémunération des points de vente pour la Française des jeux (FDJ), au détriment du PMU. La commission des détaillants est passée de 5 à 5,5 % contre 2 % pour les paris hippiques. Une course à handicaps pour le PMU… Surtout, Bercy, met la dernière main à la privatisation de la FDJ, dont l’Etat détient 72 % du capital. De quoi accroître encore la pression concurrentielle.
Une nouvelle gouvernance
C’est dans ce contexte délicat, qu’a été nommé un nouveau duo à la tête du PMU. Lors de son assemblée générale, jeudi 12 avril, Bertrand Meheut et Cyril Linette ont été officiellement intronisés. Ils vont inaugurer une nouvelle gouvernance, actée par un décret dont on attend la publication imminente. Elle rompt avec le principe d’une nomination d’un numéro deux issu des rangs de Bercy. L’ex patron de Canal+, M. Meheut va prendre la présidence de l’opérateur historique de paris hippiques, quand Cyril Linette, deviendra directeur général, une fonction qu’il occupait jusqu’à présent à l’Equipe. Les deux hommes se connaissent bien, car M. Linette a fait une partie de sa carrière chez Canal+ où il a été directeur des sports. Ce choix entraîne le départ d’Alain Resplandy-Bernard, ex-numéro deux du PMU, qui a assuré l’interim de la direction après la démission de Xavier Hürstel en novembre 2017.
Le nouveau tandem va devoir cravacher pour atteindre les objectifs. L’opérateur historique, qui avait renoué avec la croissance en 2017, avec une progression des enjeux de 2 %, espère tout de même terminer 2018 en croissance. Et doit atteindre un résultat net de 802,7 millions d’euros au profit de la filière hippique comme il s’y est engagé. Elle lui a versé 793 millions d’euros en 2017. Un résultat obtenu grâce à un plan de 21 millions d’euros d’économie. Le serrage de boulons n’est pas terminé. M. Meheut et M. Linette vont aussi très vite devoir se pencher avec les sociétés de course sur le sujet du changement de statut. Le passage de GIE à société anonyme a souvent été évoqué. Mais la privatisation prochaine de la FDJ devrait accélérer la transition.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Pour son probable dernier match en Ligue des champions, le gardien de la « Juve » a été expulsé dans les ultimes minutes du quart de finale retour face au Real Madrid.
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Ligue des champions : la triste sortie de Gianluigi Buffon et de la Juventus

Pour son probable dernier match en Ligue des champions, le gardien de la « Juve » a été expulsé dans les ultimes minutes du quart de finale retour face au Real Madrid.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 12h16
    |

            Clément Martel








                        



   


« Je ne gagnerai jamais la Ligue des champions ». A la fin du quart de finale aller de la Ligue des champions et après avoir été aux premières loges du bijou de retourné acrobatique de Cristiano Ronaldo, mardi 3 avril, le légendaire gardien de la Juventus Turin, Gianluigi Buffon, répondait, fataliste, aux journalistes venus à sa rencontre. Battue 3-0 à domicile par le Real Madrid, double tenant de la compétition, la Juve n’avait quasi plus aucun espoir de renverser la tendance au match retour. Dans l’histoire de la Ligue des champions, jamais une équipe ne s’est qualifiée après avoir remonté à l’extérieur un tel retard. Une semaine plus tard, les joueurs de la Vecchia Signora (la « Vieille Dame ») ont tout fait pour faire mentir les chiffres. Et le scénario des ultimes minutes du match retour est d’autant plus cruel pour eux.

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Les joueurs de Massimiliano Allegri ont cru à l’exploit jusqu’aux ultimes instants, mercredi 11 avril, au stade Santiago Bernabeu. Deux buts de la tête de Mario Mandzukic en première période (2e et 37e) et un de raccroc de Blaise Matuidi, profitant d’un relâchement coupable du gardien, Keylor Navas, (61e) ont permis à la Juve de rattraper son retard sur le terrain du champion d’Europe. Dans les cages, le capitaine « Gigi » Buffon assume son rôle de gardien d’une défense intraitable. En extase après le troisième but des siens, à 40 ans, le champion du monde 2006 repousse les tirs adverses et ses adieux à la compétition reine en Europe, titre après lequel il court depuis ses débuts en pro, avec Parme voilà plus de vingt ans.

GIGI <3 https://t.co/Cp8tKcAo4Z— amadoit__ (@amadí)


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Face aux vagues d’attaques du Real, décidé à ne pas attendre les prolongations pour valider son ticket pour les demi-finales et à ne pas subir, un jour après son rival barcelonais, une « remontada » à son tour, le navire italien plie mais ne rompt pas. Jusqu’à cette action dans le temps additionnel. A la 93e minute, à la suite d’une remise de la tête de Ronaldo, Lucas Vasquez est mis au sol par le défenseur Mehdi Benatia alors qu’il n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Sans hésiter, l’arbitre Michael Oliver, désigne le point de penalty. Si le Real le transforme, il se hissera en demi-finales pour la huitième saison d’affilée.
Premier carton rouge en 117 rencontres de Ligue des champions
Une nuée de joueurs en jaune – couleur du maillot turinois à l’extérieur cette saison – entoure l’arbitre anglais, protestant contre sa décision qui annule – presque – la partition parfaite qu’ils viennent d’interpréter. Et en bon capitaine, Gianluigi Buffon est le premier, et parmi les plus véhéments, à reprocher son choix à M. Oliver. Dans la cohue, le gardien éructant bouscule légèrement l’homme en noir – en bleu lors de ce match –. Qui sans sourciller, met la main à la poche et brandit un carton rouge au gardien vétéran. Lequel se fige, hagard, lorsqu’il réalise qu’il vient d’être expulsé. Son premier carton rouge en 117 rencontres de Ligue des champions.

[🎞️VIDEO] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
🔴 Carton rouge pour Buffon 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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La suite ? Après de longues minutes d’attente, Cristiano Ronaldo tire le penalty sans se poser de questions, et trompe Wojciech Szczesny, le gardien remplaçant turinois rentré pour tenter de palier l’absence de Buffon dans ces derniers instants. L’historique gardien italien, ovationné par le Santiago Bernabeu alors qu’il quitte la pelouse – bel exemple de fair-play, à l’instar des clameurs du stade turinois après le but d’extraterrestre de Ronaldo à l’aller – a quitté ses partenaires et contient tant bien que mal sa colère devenue froide.

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« Il ne méritait pas ça », pour Zidane
« Cet arbitre n’a pas de cœur. Il a un sac poubelle à la place du cœur », a dénoncé Buffon après la rencontre, parlant d’« une faute [que l’arbitre] est le seul à avoir vue ». « Si tu n’as pas de personnalité et de courage, tu vas en tribunes regarder le match avec ta femme et un Sprite. » Si plusieurs joueurs de la « Vieille Dame », Benatia en tête, ont protesté contre la décision de M. Oliver, qu’ils jugent inique, Massimiliano Allegri a défendu son gardien, trouvant sa réaction véhémente « humaine et compréhensible ».
« Il ne méritait pas ça », a relaté après la rencontre un Zinédine Zidane soulagé par la qualification de ses ouailles. Et le technicien français, qui a achevé sa carrière de joueur sur un carton rouge lors de la finale du Mondial 2006 perdue contre l’Italie de… Buffon, de souligner que cette expulsion « n’enlèvera pas ce qu’il est, ce qu’il a fait, ce qu’il a été. C’est ce que je lui ai dit. Je l’ai vu à la fin du match pour lui dire que c’était un joueur énorme, qu’il faut qu’il pense surtout à tout ce qu’il a fait ».

   


Agé de 40 ans, le natif de Carare a probablement disputé mercredi son dernier match de Ligue des champions. « On verra, c’est probable », a commenté à chaud celui que Ronaldo est allé enlacer longuement après la rencontre. A plusieurs reprises au cours de la saison, Buffon avait expliqué qu’il mettrait fin à sa carrière « si la Juve ne remporte pas la Ligue des champions ».
Lui qui a accumulé tant de titres ne soulèvera jamais la Coupe aux grandes oreilles. Elle qui échappe à la Juve depuis 1996, quand, emmenée par Alessandro Del Piero, la « Vieille Dame » avait vaincu l’Ajax d’Amsterdam (1-1, 2-4 ap. t.-a.-b.). Buffon évoluait alors encore à Parme. Depuis, les Bianconeri ont échoué à cinq reprises en finale. Face au Borussia Dortmund en 1997 (1-3), au Real Madrid en 1998 (0-1), au Milan AC en 2003 (0-0, 2-3 ap. t.-a.-b.), face au FC Barcelone en 2015 (1-3) et au Real Madrid l’an passé (1-4). Les trois dernières fois, « Gigi » était dans les cages. « On est tristes pour notre capitaine », a conclu Mehdi Benatia. Beaucoup de fans de foot le sont aussi.

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