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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La circulation des trains sera ensuite quasi normale, a annoncé la SNCF.
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SNCF : retour à la normale prévu dimanche, après deux jours de grève

Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La circulation des trains sera ensuite quasi normale, a annoncé la SNCF.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 16h19
   





                        



   


Selon la direction de la SNCF, les usagers pourront compter dimanche 15 avril sur neuf TER sur dix, deux Intercités sur trois et, en région parisienne, neuf Transilien sur dix. Le trafic sera normal à l’international.
Les cheminots cesseront à 7 h 55 dimanche la troisième phase de grève depuis le début du mois d’avril. La prochaine est prévue mercredi et jeudi. Ils protestent notamment contre l’ouverture à la concurrence et contre la suppression du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés. Les syndicats CGT, UNSA et CFDT appellent à faire grève deux jours sur cinq. SUD-Rail a lui déposé un préavis pour une grève illimitée.

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Le taux de grévistes en baisse
Vendredi, le taux de grévistes s’établissait dans la matinée à 22,5 %, selon la SNCF. Ce taux atteignait 38 % pour les personnels indispensables à la circulation des trains, avec 66 % des conducteurs, 60 % des contrôleurs et 29 % des aiguilleurs grévistes. Des chiffres inférieurs à ceux des précédentes grèves.
Alors que le projet de loi réformant la SNCF doit être adopté mardi en première lecture à l’Assemblée nationale, l’intersyndicale CGT-UNSA-SUD-CFDT a demandé vendredi dans un communiqué « l’arrêt du processus législatif en cours » pour réformer la SNCF et « l’ouverture de négociations approfondies », appelant les cheminots à « amplifier » leur mobilisation.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Fondée par deux anciens consultants français de McKinsey, l’entreprise de commerce en ligne opère dans 14 pays du continent. Ses résultats témoignent d’une stratégie de conquête rapide de parts de marché au détriment de la rentabilité.
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Jumia se rêve en Amazon africain

Fondée par deux anciens consultants français de McKinsey, l’entreprise de commerce en ligne opère dans 14 pays du continent. Ses résultats témoignent d’une stratégie de conquête rapide de parts de marché au détriment de la rentabilité.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h30
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Des kilomètres de voitures pare-chocs contre pare-chocs… Au printemps, les violentes averses qui s’abattent presque chaque jour sur Nairobi gèlent aussitôt un trafic déjà chaotique. Un défi – un de plus ! – pour Vishal Haria, responsable au Kenya de la logistique chez Jumia, leadeur de l’e-commerce en Afrique. « La gestion des délais de livraison est un challenge quotidien », confirme le jeune Indien. Pas de quoi lui faire perdre son flegme, pourtant. Dans une ville dont les rues n’ont quasiment jamais de nom, sa mission ressemble à un parcours du combattant. Chaque jour, tous les clients sont appelés pour vérifier les adresses. « On a besoin de repères comme la couleur de la maison d’à côté, explique-t-il. Il faut aussi leur rappeler d’avoir de quoi payer sur eux, car la plupart ne le font pas en ligne. » Parce qu’ils n’ont pas de carte de crédit, redoutent les fraudes ou veulent pouvoir examiner les produits, plus des deux-tiers des acheteurs règlent à la livraison, en cash ou grâce au paiement mobile.

Infrastructures déficientes, problèmes de sécurité, sous-bancarisation de la population, faible pénétration d’Internet… La complexité est au cœur même de l’ADN de Jumia. Un constat qui vaut au Kenya comme dans les treize autres pays où l’entreprise opère sur le continent : de l’Egypte à l’Afrique du Sud, en passant par la Côte d’Ivoire et, surtout, le gigantesque Nigeria (190 millions d’habitants), son vaisseau amiral et principal marché. « Toutes ces difficultés, ce sont les briques de construction. On n’a pas découvert en arrivant qu’il y avait des nids-de-poule en Afrique », plaisante Jérémy Hodara, 36 ans, qui a démarré l’aventure Jumia en 2012, en tandem avec Sacha Poignonnec, un autre « Frenchie » de sa génération. Ces deux anciens consultants de McKinsey ont été mis sur orbite par Rocket Internet, l’incubateur allemand des frères Samwer, connu pour lancer des start-up copiant des succès américains.
De...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.
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Les loueurs longue durée adaptent leur offre aux collectivités

Les acteurs de la location longue durée (LLD) s’attaquent au marché de renouvellement des flottes publiques en véhicules hybrides ou électriques.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 14h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Qu’il s’agisse des établissements publics, des collectivités territoriales, du logement social, de l’aménagement ou de l’économie sociale et solidaire, dans les flottes des différents acteurs de l’Etat, l’heure est à l’introduction de véhicules plus propres. Pour l’ensemble de ces services dont la mission est d’ordre public, plus question en effet de rester à l’écart de la transition énergétique. En clair, les flottes des services de l’Etat doivent montrer l’exemple.
La « circulaire Cazeneuve », qui définit la politique de mutualisation et d’optimisation de la gestion du parc automobile des collectivités, en fixe les règles depuis un an. Désormais, dans les flottes publiques, seules les motorisations essence sont autorisées (le diesel est proscrit sauf pour les utilitaires) et 50 % des nouvelles acquisitions doivent se porter sur des modèles à faibles émissions (moins de 60 g/km de CO2), c’est-à-dire hybrides ou électriques. La gestion des véhicules doit être mutualisée avec un objectif de réduction du parc de 15 % d’ici à 2020.
Par ailleurs, l’acquisition des véhicules doit se faire par l’achat et le parc géré en « fleet management » : en effet, selon cette circulaire, les achats mutualisés doivent passer par l’UGAP (Union des groupements d’achats publics), et le recours à la location longue durée est interdit sauf pour les véhicules hybrides et électriques.
Un parc d’environ 65 000 véhicules
Exclus sans ménagement de cet important marché de renouvellement du parc public, les loueurs longue durée ont cependant bien noté l’opportunité qui leur est laissée de proposer aux collectivités une solution de financement et de gestion adaptée à leur obligation de se doter de véhicules hybrides ou électriques.
« Il existe encore dans le parc de l’Etat beaucoup de voitures diesel, souvent obsolètes, de dix ans d’âge en moyenne et totalement inadaptées aux nouveaux besoins des collectivités », indique Stéphane Spitz, directeur général adjoint...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Devant la dégringolade, le gouvernement a instauré cette semaine un taux de change fixe. Depuis, les Iraniens n’arrivent plus à échanger leurs rials contre des billets verts.
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L’Iran tente d’enrayer la chute de sa monnaie face au dollar

Devant la dégringolade, le gouvernement a instauré cette semaine un taux de change fixe. Depuis, les Iraniens n’arrivent plus à échanger leurs rials contre des billets verts.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 13h14
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



                                


                            

Mercredi 11 avril, pour le deuxième jour consécutif, des files d’attente se sont formées devant les bureaux de change à Téhéran sans que pratiquement aucun échange n’ait lieu. Depuis que le gouvernement a instauré, le 10 avril, un taux de change fixe entre le dollar et le rial, la monnaie nationale, il est devenu impossible pour les Iraniens d’échanger leurs devises contre des billets verts.
Le gouvernement a pris cette décision pour enrayer la chute de sa monnaie, qui a perdu plus de 30 % de sa valeur face au dollar en six mois. La raison de cette dégringolade ? Les Iraniens craignent un effondrement encore plus marqué si le président Donald Trump met à exécution sa menace de retirer en mai les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien.
Marché noir
Depuis mardi, l’Iran n’autorise plus que les échanges au taux de 1 dollar pour 42 000 rials iraniens, contre 60 000 la veille. Espérant acheter des billets verts au nouveau taux plus avantageux, et ainsi sécuriser leurs avoirs, les Iraniens se sont donc rués dans les bureaux de change. En vain… Car malgré les déclarations rassurantes du vice-président iranien, Eshagh Jahangiri, qui assurait, le 9 avril, que « tous les besoins du pays seront satisfaits à ce taux de change [unifié] par la banque centrale » iranienne, les dollars promis n’ont pas été fournis, obligeant certains bureaux de change à baisser le rideau.
Sur le marché noir, le dollar s’arrache à 50 000 rials, et ce, même si le vice-président a menacé tous ceux qui pratiquent d’autres taux de « poursuites judiciaires », comparables à celles réservées aux « trafiquants de drogues ». Une dizaine de marchands de devises ont déjà été arrêtés. Autre mesure : il est désormais interdit à tout citoyen de posséder l’équivalent de plus de 10 000 euros en devises étrangères.
La baisse soudaine de la monnaie nationale iranienne face au dollar n’est « pas naturelle », estime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.
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Formule 1 : Shanghaï fait son festival

Liberty Media inaugure à Shanghaï le premier des quatre « F1 Festival » prévus cette saison. Dans l’objectif de capter un nouveau public, la Chine n’est pas un hasard.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h43
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La F1 fait son show comme la couleuvre d’Asie fait sa mue : au printemps. Après une première année d’observation et de séduction passée à la tête de la formule 1 mondiale, Liberty Media passe à l’action lors du Grand Prix de Chine, 3e étape du championnat, en inaugurant le premier festival de la F1, du 15 au 18 avril à Shanghaï. Une entrée en matière en douceur et en musique, qui ne constitue que la partie émergée d’un projet global de restructuration et de reconquête, exposé la semaine dernière à Bahreïn aux patrons d’écurie, et dont la mise en œuvre s’étale jusqu’en 2020.
Faire à terme de chaque Grand Prix un show d’une semaine incluant des parades, des animations, sur le circuit mais aussi alentours. C’est une des idées maîtresses de Chase Carey, patron de la F1 mondiale, pour séduire de nouveaux spectateurs. Et cela tombe bien, l’événementiel, Liberty Media sait faire, comme le prouve le programme du week-end — jeudi 12 avril, les pilotes se sont déjà pliés aux séances de dédicaces et de selfies dans les paddocks.
Tout commence vraiment vendredi, par la cérémonie d’ouverture VIP, en présence de deux héros charismatiques et intergénérationnels de la F1, Nico Rosberg, champion Mercedes 2016, et Sir Jackie Stewart, triple champion (1969, 1971 et 1973) et ambassadeur Heineken — depuis 2016 et l’accord de naming signé entre le brasseur et le grand argentier de la F1 d’alors, Bernie Ecclestone, la course de dimanche se nomme légalement le Heineken Grand Prix de Chine.

   


Axel la mascotte
Alors que les essais et qualifications se courent samedi, manifestations, démonstrations et concerts s’enchaînent jusqu’à dimanche soir avec des artistes suffisamment éclectiques pour plaire à un public large, du DJ néerlandais Armin Van Buuren à la chanteuse taïwanaise Angela Chang. Le tout dans un temple du commerce de Shanghaï, le Centre Jing’An Kerry.
« Nous prenons en charge le lieu entier. La route sera bloquée, nous avons une grande scène avec beaucoup de concerts et d’événements », disait Alexandre Molina, responsable des événements autour de la F1, jeudi. Mais si l’objectif est bien d’attirer un nouveau public vers la F1, il ne faut pas lui faire peur, d’où la précision de M. Molina. « Nous voulons vraiment que les gens puissent vivre l’expérience de la formule 1, mais peut-être à un niveau plus faible que ce qu’ils vivraient en piste dans la Fan Zone. » 
Selon la même logique, un espace réservé à l’e-sport permet de s’amuser sur des simulateurs pendant que la course est retransmise sur des écrans géants à plusieurs endroits de la mégapole chinoise. Les communicants ont même pensé aux plus petits, puisque le Grand Prix de Chine « verra les débuts d’Axel, la mascotte de la F1 », dit le communiqué.
Shanghaï, tout sauf un hasard
Pionnière de cette stratégie, Shanghaï n’a pas été prise par hasard. « Donnez-nous un pilote chinois et l’audience de la formule 1 va exploser ! », disait un patron d’écurie lors des essais hivernaux de février à Barcelone. Avec 1,4 milliard d’habitants, des régions centrales où seuls 35 Chinois sur 100 possèdent une voiture, le potentiel automobile, et donc sportif, est immense. L’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) anticipe ainsi une croissance des ventes de 4 % en 2018. Même si les constructeurs locaux atteignent plus de 40 % des ventes nationales, et si le 5e constructeur national prédit la disparition des voitures à essence d’ici à 2030, la Chine reste prometteuse.
Comme une confirmation, les promoteurs de la formule 1 ont révélé vendredi 15 avril avoir conclu un partenariat avec le géant chinois de l’Internet Tencent — valorisé à plus de 500 milliards de dollars —, en attendant la plate-forme F1 TV, dont la mise en service prévue en mars a été reportée en mai. Tencent va donc renforcer la diffusion des courses sur l’ensemble des supports numériques en Chine, « un pays clé pour la croissance à long terme des fans de [F1] », dit le communiqué. « Ce partenariat permettra aux fans chinois de suivre les courses en direct sur PC, (...) plates-formes mobiles, plates-formes de médias sociaux comme WeChat, et les plates-formes OTT [de diffusion directe par Internet sans box d’opérateur]. »

La plus grande communauté en ligne
Si la conquête d’un public jeune passe à coup sûr par le Web, un chiffre traduit l’importance du marché chinois : WeChat, la messagerie multifonction de Tencent, compte plus de un milliard de comptes d’utilisateur, soit la plus grande communauté en ligne au niveau mondial, selon son président et fondateur, Pony Ma. « En plus des Grands Prix, les plates-formes de Tencent offriront une combinaison de flux vidéo et de données », détaille le communiqué.
Pour ne pas délaisser les fans chinois moins jeunes, deux accords ont également été signés par la formule 1 avec Guangdong TV et Shanghaï TV, après ceux mis en place en mars avec le réseau principal de la télévision publique chinoise, CCTV.

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                F1 : Ferrari entre rires et pleurs




   


Avant Marseille, Berlin, Miami
Après Shanghaï, trois « F1 Festival » sont prévus cette saison, à Marseille, la semaine du Grand Prix de France au Castellet du 24 juin, à Berlin, avant la course de juillet, et à Miami, en prélude du Grand Prix des USA d’octobre.
Les à-côtés ne doivent pas faire oublier l’essentiel du spectacle : la course, les pilotes, le circuit. Vendredi, le champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur de cinq Grand Prix à Shanghaï — un record —, s’est révélé le plus rapide devant Sebastian Vettel, le pilote Ferrari actuellement en tête du championnat. Tous deux rivalisent cette saison pour un 5e titre mondial. Côté français, tous les regards se tournent vers Pierre Gasly (Toro Rosso) arrivé 4e le 8 avril à Bahreïn, mais aussi vers Esteban Ocon, qui n’a pas lâché un millième de seconde pour arracher le point de la 10e place, et Romain Grosjean (Haas). En attendant un pilote chinois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’absence d’inflation et la modération salariale témoignent de la fragilité de la reprise économique. Mais les gains de productivité offerts par la révolution numérique sont encore à venir, juge l’économiste Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE.
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« La politique monétaire devra rester très accommodante pour ramener l’inflation à des niveaux proches de 2 % »

L’absence d’inflation et la modération salariale témoignent de la fragilité de la reprise économique. Mais les gains de productivité offerts par la révolution numérique sont encore à venir, juge l’économiste Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h34
    |

Benoît Cœuré (membre du directoire de la BCE)







                        



                                


                            

[Pour les 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation. Cet article reprend les conclusions d’un discours de l’économiste Benoît Cœuré, prononcé le 12 avril 2018, à l’occasion de cet anniversaire du CEPII.
Tribune. La grande crise financière et la crise de la zone euro sont derrière nous. Leurs conséquences les plus graves sont effacées. Les outils macroéconomiques traditionnels suggèrent même que, en moyenne, dans la zone euro, les personnes ayant la possibilité et le souhait de travailler auraient dans l’ensemble retrouvé un emploi, et que les capacités de production des entreprises seraient quasiment ou pleinement utilisées. Ce diagnostic apparaît sans doute contre-intuitif, voire choquant, compte tenu du niveau actuel du chômage.
En effet, s’il était exact, des tensions sur les prix se manifesteraient. Lorsque la main-d’œuvre vient à manquer, les travailleurs sont en position de force pour négocier des hausses de salaire. De même, les contraintes sur l’offre incitent les entreprises à relever leurs prix. Pourtant, ni l’inflation ni les salaires n’ont montré de signes clairs d’accélération.

Il y a deux interprétations possibles. Soit la relation entre le taux de chômage et l’inflation (la « courbe de Phillips » dans le jargon des économistes) est rompue, c’est-à-dire que les entreprises sont réticentes à augmenter les salaires, alors qu’elles peinent à trouver de nouveaux salariés. Soit nous ne mesurons pas de la bonne manière la capacité de production de nos économies.
Deux hypothèses
La première interprétation ne résiste pas à l’analyse des données, qui confirme que la courbe de Phillips reste valide, à une nuance près : la réaction des prix dépend fortement de la manière dont l’emploi est rémunéré. Or, les salaires augmentent moins si les nouveaux emplois sont à temps partiel contraint...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Kalypso Nicolaïdis, professeure à Oxford, esquisse dans une tribune au « Monde » les voies et les moyens d’une relation différente mais compatible entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Mondialisation : « Le Royaume-Uni ne devrait pas être traité comme n’importe quel pays tiers »

Kalypso Nicolaïdis, professeure à Oxford, esquisse dans une tribune au « Monde » les voies et les moyens d’une relation différente mais compatible entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h40
    |

Kalypso Nicolaïdis (professeur à l'université d'Oxford)







                        



                                


                            

[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation]
Tribune. Si l’on en croit ses apôtres, l’Union européenne (UE) aurait pour mission de sauver le libre-échange contre ses détracteurs trumpiens tout en maîtrisant ses effets pervers dévastateurs qui alimentent l’euroscepticisme. Mais pour nous en tenir au plus urgent, ne doit-on pas considérer le Brexit comme un test-clé ? Après tout, il s’agit là d’inventer une relation commerciale nouvelle avec le pays tiers qui sera le plus UE-compatible au monde pour encore bien longtemps malgré le cri du cœur de son électorat.
Si nous n’y arrivons pas là, quelle sera notre crédibilité ailleurs ? La façon dont l’UE négocie aujourd’hui avec le Royaume-Uni sera le gage de notre méthode.
Les débats n’appellent pas à l’optimisme
Pourtant, les débats sur les modalités de la sortie britannique de l’Union européenne (UE) n’appellent pas à l’optimisme. Certes, l’accord de retrait proprement dit est presque prêt. Mais alors que les parties sont censées s’accorder sur une déclaration commune sur leur relation future d’ici octobre 2018, de toute évidence on est bien loin d’une convergence de vue sur la dimension commerciale. Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, nous offre un diagnostic sans équivoque. Le Brexit doit tomber dans l’une des deux cases classiques : accord de libre-échange ou membre à plein du marché unique, Canada ou Norvège.
Or l’histoire du marché unique offre deux leçons pour Theresa May et M. Barnier. La première est que ce marché a été construit de façon pragmatique autour du principe de reconnaissance mutuelle, étayé par de rigoureux règlements des différends. Mais parce que la confiance n’est jamais aveugle entre Etats, il n’existe pas dans l’UE de reconnaissance mutuelle pure. En réalité, nous perfectionnons en continu un système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Claudia Buch, vice-présidente de la Banque centrale allemande, plaide pour un système financier qui dispose de réserves suffisantes afin de faire face à l’imprévu.
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Mondialisation : « Pour être robuste, un système financier doit pouvoir résister aux mauvaises surprises »

Dans une tribune au « Monde », Claudia Buch, vice-présidente de la Banque centrale allemande, plaide pour un système financier qui dispose de réserves suffisantes afin de faire face à l’imprévu.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h31
    |

Claudia Buch (vice-présidente de la Deutsche Bundesbank)







                        



                                


                            

[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation]
Tribune. L’économie mondiale est actuellement en bonne santé, avec des perspectives positives. Des conditions économiques favorables, une inflation et des taux d’intérêt bas contribuent à la valorisation élevée des marchés financiers. Mais ils peuvent aussi rendre les acteurs de marché excessivement optimistes, alimentant la montée des risques pour la stabilité financière. Pour assurer la robustesse du système financier, il faut donc disposer de réserves suffisantes contre les événements imprévus et veiller à ce que les réformes ne soient pas diluées.
Les marchés anticipent une remontée graduelle des taux d’intérêt. Cela renforcerait la stabilité du système financier : les banques conforteraient leur marge d’intermédiation, en particulier si les taux d’intérêt sortent durablement du territoire négatif. Les assureurs et les organismes de retraite dégageraient plus facilement le revenu nécessaire pour atteindre les rendements promis.
Mais comment les marchés réagiraient-ils à un ralentissement inattendu ? Que se passerait-il si les taux restaient bas pour beaucoup plus longtemps ? Si des risques politiques importants se matérialisaient, faisant bondir les primes de risques ? De tels événements inattendus pourraient affecter un grand nombre d’acteurs de marché simultanément, ce qui pourrait menacer le bon fonctionnement de l’ensemble du système financier.
A l’origine de dégâts considérables
L’histoire nous enseigne que les crises financières surgissent le plus souvent de façon inattendue. Elles peuvent être à l’origine de dégâts considérables pour l’économie et la société – la production baisse, le chômage augmente et la dette publique grimpe.
Pour être robuste, un système financier doit pouvoir résister aux mauvaises surprises. Des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ A la recherche de nouveaux relais de croissance, le groupe américain diversifie son offre de services de transport.
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Vélos, location, VTC… Uber veut vous faire abandonner votre voiture

A la recherche de nouveaux relais de croissance, le groupe américain diversifie son offre de services de transport.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 11h00
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Des vélos électriques en libre-service, des voitures de location et même des tickets de bus et de métro. Mercredi 12 avril, Uber a donné un coup d’accélérateur dans sa stratégie de diversification en annonçant l’arrivée de nouveaux services de transport au sein de son application mobile. Objectif : « Devenir une alternative à la voiture personnelle », explique Dara Khosrowshahi, le directeur général de la plate-forme américaine de voitures avec chauffeur (VTC).
Si cette mission avait été fixée dès le départ par Travis Kalanick, le fondateur d’Uber poussé à la démission, en juin 2017, après une accumulation de scandales et de polémiques, l’approche est nouvelle. L’ancien patron misait, en effet, uniquement sur une baisse drastique du prix des courses, en particulier grâce au développement des voitures autonomes.
Mais « tous les trajets ne peuvent pas être effectués avec Uber », reconnaît désormais Jahan Khanna, responsable de la division mobilité de la société. « Sans ces nouvelles offres, notre plate-forme ne peut pas véritablement rivaliser avec la proposition de valeur d’une voiture personnelle », poursuit-il dans un entretien accordé au site The Verge.
« Vélos flottants »
Pour atteindre son but, Uber estime ne plus pouvoir se contenter de ses célèbres voitures à la demande, même déclinées en plusieurs offres (véhicules de luxe, trajets partagés…) et positionnements tarifaires. La plate-forme doit permettre de « choisir l’option la plus rapide ou la moins chère, que ce soit une voiture, un vélo, le métro ou autre », souligne M. Khosrowshahi.

Jusqu’à présent, Uber avait mené sa diversification d’activités sur des marchés annexes, mettant à profit les outils technologiques développés pour le transport de passagers. La société a lancé des services de coursiers, récemment fermés, ou de livraison de repas. Elle expérimente aussi depuis 2017 une plate-forme destinée au transport routier.
Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Si l’Amérique veut détruire le commerce multilatéral, Européens et Chinois devront faire cause commune, pour éviter cette menace, explique l’ex-directeur général de l’OMC, dans une tribune au « Monde ».
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Pascal Lamy : « Trump croit, en économie (comme ailleurs), à la loi du plus fort »

Si l’Amérique veut détruire le commerce multilatéral, Européens et Chinois devront faire cause commune, pour éviter cette menace, explique l’ex-directeur général de l’OMC, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 15h07
    |

Pascal Lamy (ancien directeur de l'OMC)







                        



                                


                            
[A l’occasion des 40 ans du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), des experts ont exploré différents scénarios pour la mondialisation].
Tribune. Donald Trump vient de lancer la grande offensive protectionniste antichinoise (mais pas que…) qu’il avait annoncée au cours de sa campagne électorale en 2016. Jusqu’alors, ses initiatives avaient pu paraître mesurées par rapport à ses rodomontades : sortie de l’accord transpacifique, que les Etats-Unis d’Obama n’avaient pas ratifié ; renégociation de l’accord commercial nord-américain avec le Canada et le Mexique et de l’accord bilatéral avec la Corée du Sud… Jusque-là, plus de peur que de mal.
Mais les annonces récentes sont d’une autre ampleur : une première vague sur l’acier et l’aluminium, pour quelques milliards de dollars, une seconde rafale d’annonces ciblées sur la Chine, qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards d’échanges. Les marchés financiers ont réagi plus nerveusement.
Pourtant, si l’escalade est claire, même s’il ne s’agit, à ce stade, que d’annonces, les signaux qui les accompagnent paraissent confus, voire contradictoires, d’où une grande perplexité sur les intentions réelles du président américain et de son gouvernement.
Deux scénarios sont envisageables
On dénonce l’Organisation mondiale du commerce (OMC), « une catastrophe », tweete Donald Trump, mais on y lance un procès contre la Chine, tout en bloquant le fonctionnement de la machine contentieuse à Genève. Cherchez l’erreur ! On exhume du musée des armes de protection commerciale une législation de défense nationale pour sanctionner les Européens ou les Japonais, alliés fidèles. On voudrait qu’il y ait autant de Chevrolet à Berlin que de Mercedes à New York, comme si cette réciprocité faisait le moindre sens au XXIe siècle. On souhaite rééquilibrer la balance commerciale américaine, dont chacun sait qu’elle est en déficit structurel de long...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Les sanctions américaines contre les oligarques russes ont, notamment, visé le patron de Rusal, le « tsar de l’aluminium ». Et fait flamber le cours de ce métal de 12 % en une semaine. « Du jamais vu en une quarantaine d’années », explique Laurence Girard, chroniqueuse au « Monde ».
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Matières premières : « L’aluminium russe sent le roussi »

Les sanctions américaines contre les oligarques russes ont, notamment, visé le patron de Rusal, le « tsar de l’aluminium ». Et fait flamber le cours de ce métal de 12 % en une semaine. « Du jamais vu en une quarantaine d’années », explique Laurence Girard, chroniqueuse au « Monde ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 10h58
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Fin janvier, à Davos, la station huppée des Alpes suisses, banquiers, investisseurs et patrons se pressaient à l’invitation d’Oleg Deripaska. Prêts à partager avec l’oligarque russe champagne et caviar, sur fond de musique d’ambiance, Enrique Iglesias poussant la chansonnette. Nul ne sait combien d’entre eux iraient à la prochaine sauterie du milliardaire. La fête est finie. Du moins pour le moment.
Donald Trump, qui, à Davos, juste avant la folle soirée, prônait l’« America First », a sorti l’artillerie lourde. Après la Chine de Xi Jinping, la Russie de Vladimir Poutine est dans son viseur.
Vendredi 6 avril, des sanctions américaines ont été prononcées contre 24 oligarques et responsables politiques russes et 14 entreprises. Tous accusés « d’activités malveillantes ». En tête de liste, Rusal, l’empire du « tsar de l’aluminium », M. Deripaska. Dès l’ouverture de la Bourse de Moscou, lundi 9 avril, près de 13 milliards d’euros partaient en fumée. L’aluminium russe sent le roussi. M. Trump a plombé l’ambiance.
Oligarque diabolisé
La balle, par ricochet, pouvait toucher Glencore. Le puissant groupe suisse de négoce de matières premières ne peut manquer d’être en affaires avec Rusal. Il en est même actionnaire.
Immédiatement, son patron, Ivan Glasenberg, a annoncé qu’il ne souhaitait plus se retrouver à la table de M. Deripaska. En tout cas à la table du conseil d’administration de Rusal. Se disant prêt à respecter toutes les sanctions. De quoi amortir le choc pour Glencore.
Et chacun désormais d’éviter de partager la soupe avec l’oligarque diabolisé. Les agences de notation se pressent d’effacer toute référence à son entreprise. Les deux grands opérateurs de marché, le London Metal Exchange (LME) et le Comex, ont, quant à eux, décidé de fermer les portes de leurs entrepôts au métal estampillé Rusal. Deripaska, persona non grata.
A la Bourse, les spéculateurs se frottent les mains....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le journaliste Antoine Reverchon revient, dans cette chronique, sur la démarche d’historien de l’universitaire américain Stefan Link, utilisée pour analyser, au moyen du fordisme, l’avènement des Etats-Unis comme économie mondiale dominante.
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« Faire une lecture vraiment politique des “lois générales” de l’économie »

Le journaliste Antoine Reverchon revient, dans cette chronique, sur la démarche d’historien de l’universitaire américain Stefan Link, utilisée pour analyser, au moyen du fordisme, l’avènement des Etats-Unis comme économie mondiale dominante.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h30
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Recherches. La Chine serait donc en train de changer de place dans la chaîne de la mondialisation : elle monte en gamme à coups d’avancées technologiques et scientifiques, délaissant l’exportation de produits low tech. D’où l’intérêt de se pencher sur le cas des Etats-Unis qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, sont passés d’un rapport économique de périphérie coloniale avec l’Europe – exportations de matière première, importations de produits manufacturés – à un rapport d’égal à égal, puis d’économie dominante. En 1913, juste avant la première guerre mondiale, les exportations américaines comptaient 50 % de produits manufacturés, contre 20 % en 1890…
La « destinée manifeste » des états-Unis tiendrait à des facteurs socioculturels ont plaidé les économistes libéraux
Les explications ne manquent pas : un marché interne immense, l’afflux de capitaux européens, une inventivité technique et financière apte à transformer les abondantes ressources locales (pétrole, charbon, minerai, blé, viande) plutôt que de les exporter… Mais d’autres pays présentaient alors les mêmes caractéristiques : le Brésil, l’Argentine, la Russie. La « destinée manifeste » des Etats-Unis tiendrait donc à des facteurs socioculturels, ont plaidé les économistes libéraux : l’esprit d’entreprise, la libre concurrence sur le marché, le rationalisme scientifique, la sécurité juridique de la propriété, la non-intervention de l’Etat – érigés en recettes du développement pour le monde entier.
Le revers de ce beau récit est la critique marxiste du même phénomène : le prix à payer est l’écrasement du mouvement ouvrier, le génocide des indigènes, le pillage des ressources naturelles, la corruption du politique, le règne de l’avidité – érigés en tares de l’impérialisme…
Un lieu et un moment
Stefan Link, chercheur au Dartmouth College (New Hampshire) et spécialiste du fordisme, a choisi une démarche d’historien pour comprendre un lieu et un moment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les grèves d’avertissement se sont multipliées cette semaine dans tout le pays, avant la négociation salariale de dimanche et lundi.
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En Allemagne, les salariés des services publics font monter la pression

Les grèves d’avertissement se sont multipliées cette semaine dans tout le pays, avant la négociation salariale de dimanche et lundi.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 10h13
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En Allemagne, les syndicats ont intensifié leur pression pour l’augmentation des salaires dans les services publics. Vendredi 13 avril, plusieurs régions allemandes ont subi d’importantes perturbations dans divers secteurs à la suite de grèves d’avertissement à l’appel du syndicat Verdi avant la négociation de dimanche 15 et lundi 16 avril, qui sera sans doute décisive.
Vendredi, des milliers de salariés dans le pays ont cessé le travail durant quelques heures. L’Allemagne avait rarement connu une telle mobilisation des employés des services publics ces dernières années. Les transports en commun dans plusieurs grandes villes ont été très perturbés dans la semaine, ainsi que les crèches, les agences nationales pour l’emploi et les services d’enlèvement des ordures ménagères.
A Düsseldorf, la capitale du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui compte plus de 600 000 habitants, aucun métro ou tram ne circulait mercredi. Même scénario en Rhénanie-Palatinat, où aucun train régional ne roulait dans la région du confluent du Rhin et du Neckar, une des zones les plus industrialisées du pays. Dans cette même région, l’activité de certains hôpitaux était fortement touchée. A Hambourg, jeudi, les ordures n’ont pas été enlevées. Et, mardi, une grande partie du trafic aérien a été bloquée en raison de la grève de certains membres du personnel de sécurité couverts par une convention collective du secteur public régional.

Une hausse de salaires de 5,2 %chez Deutsche Telekom
Bien qu’ils affectent de façon importante le quotidien des Allemands, ces mouvements ne suscitent pas de protestation dans la population. Selon un sondage de la chaîne ZDF, les trois quarts des personnes interrogées accordent leur soutien aux grévistes. Le syndicat Verdi et la fédération des fonctionnaires ont profité de ce soutien pour montrer tout leur potentiel de perturbation dans cette semaine décisive. Depuis le 26 février, ils tentent d’obtenir pour les 2,3 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Reportage à Sévérac-le-Château, où des employés du rail en grève disent en avoir assez d’être traités de « nantis ».
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Chez les grévistes SNCF de l’Aveyron : « Bonjour, c’est nous les fainéants de cheminots »

Reportage à Sévérac-le-Château, où des employés du rail en grève disent en avoir assez d’être traités de « nantis ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 09h46
    |

            Sylvia Zappi (Séverac-le-château (Aveyron), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Les portes de la gare de Sévérac-le-Château (Aveyron) étaient fermées, les rideaux des guichets baissés et pas un voyageur n’errait sur les quais. Aucun des huit trains quotidiens de la petite ligne Béziers-Neussargues ne circulait lundi 9 avril, au quatrième jour de grève nationale. Une quarantaine de cheminots, massés sur le parvis, se mettaient en scène avec un train factice et une immense banderole, proclamant « privatisation = train en carton », allusion au remplacement des petites lignes ferroviaires par des bus. Le décor est planté et les troupes remontées.
L’assemblée générale (AG), tenue quelques minutes plus tôt, avait voté à l’unanimité la reconduction pour la journée de vendredi 13 avril et préparé ses actions futures. Pour ces hommes et femmes du rail, l’enjeu est de changer leur image. Au fil des discussions, l’incompréhension le disputait à la colère contre cette étiquette de « nantis » qui leur colle à la peau depuis le début du conflit. L’AG s’est ainsi transformée, quelques instants, en thérapie collective où beaucoup racontent avoir eu des repas de famille « compliqués » et des discussions entre amis houleuses. « Faut que cela cesse, c’est pas normal qu’on laisse dire tout ça ! », s’écrie un roulant, en parlant des « contre-vérités de BFM » ou des « mensonges » du gouvernement sur leurs conditions de travail. Un murmure de colère se fait entendre. On sent le collectif à fleur de peau.
« Manque de respect »
« Il y a un manque de considération par rapport à notre métier qui me choque. Aujourd’hui, on doit se justifier en racontant qu’on se lève à 4 heures du matin, qu’on rate Noël et qu’on ne voit pas nos enfants », s’agace Paul, aiguilleur de Lozère, 36 ans, dont onze à la SNCF. Frédéric, lui, agent de circulation, ne comprend pas ce « manque de respect » : « Quand on bosse quarante dimanches par an, payés seulement 4 euros de plus par heure alors que c’est le double...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Après les entreprises, Citiz développe son offre d’autopartage à destination des villes et des communautés rurales.
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Le « carsharing » suscite l’intérêt des collectivités locales

Après les entreprises, Citiz développe son offre d’autopartage à destination des villes et des communautés rurales.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 08h00
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Ne pas posséder de voiture, en louer une quand nécessaire : les professionnels aussi se mettent à l’autopartage. Chez Citiz, « il y a trois ans, 30 % de nos clients étaient des professionnels, ils sont aujourd’hui 40 % », assure Jean-Baptiste Schmider, fondateur et directeur du réseau présent dans 90 villes françaises avec 1 100 voitures et 30 000 membres.
L’autopartage, aussi appelé « carsharing », permet aux abonnés de réserver un véhicule pour quelques heures ou quelques jours, de l’emprunter à toute heure à une station située sur la voie publique ou dans un garage, en ne payant que le temps d’utilisation. Citiz, qui a levé 1,27 million d’euros en novembre 2017 auprès de quatre partenaires financiers parmi lesquels la Caisse des dépôts, cherche à grignoter une petite part du marché des flottes d’entreprise.
Le réseau vise une clientèle engagée : les entreprises soucieuses d’une « mobilité plus durable et plus sûre », qui « optimisent les dépenses et l’empreinte écologique ». La stratégie de Cytise ne consiste pas à substituer des véhicules en autopartage à l’ensemble de leur flotte, mais plutôt à leur proposer diverses formules alternatives.
Des solutions adaptées
« Certaines entreprises sont prêtes à se débarrasser d’une partie de leur flotte, qui leur coûte cher. Pour remplacer ces véhicules, elles souscrivent un abonnement, et nous installons une station à proximité de leur siège social », indique M. Schmider. Les salariés en déplacement peuvent également emprunter des véhicules à d’autres stations, et donc, par exemple, partir directement de leur domicile sans repasser par le siège. D’autres clients conservent la totalité de leur flotte, mais l’intègrent au réseau pour des utilisateurs extérieurs.
Ces formules ont convaincu des entreprises comme Arte à Strasbourg ou un groupe spécialisé dans le médicament à ­Grenoble, mais aussi des collectivités locales. « Les élus souhaitent mettre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Certains artistes du continent ont vu le prix de leurs œuvres s’envoler, mais ce phénomène ne touche que ceux qui ont une reconnaissance internationale.
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L’Afrique, nouveau terrain de chasse des collectionneurs

Certains artistes du continent ont vu le prix de leurs œuvres s’envoler, mais ce phénomène ne touche que ceux qui ont une reconnaissance internationale.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h15
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Marché de l’art. En 2017, les artistes venus d’Afrique étaient partout en France : à la Fondation Louis Vuitton, sur la foire Art Paris Art Fair, aux Galeries Lafayette et à la Villette. Si l’actualité est moins intense cette année dans l’Hexagone, une brèche s’est résolument ouverte sur le marché de l’art. Piasa organise le 18 avril à Paris sa cinquième vente consacrée aux artistes africains.
Longtemps, le marché de l’art africain s’est circonscrit à une poignée d’acheteurs comme les collectionneurs Jean Pigozzi ou Hans Bogatzke et à un ou deux marchands comme André Magnin. Mais depuis quelques années, les lignes bougent. Des foires ont vu le jour comme 1:54 à Londres en 2013, et AKAA à Paris en 2016. De nouvelles galeries naissent en Afrique telles que Addis Fine Art, en Ethiopie, et 1957 au Ghana.
Triplement du nombre d’acheteurs
Les maisons de ventes aux enchères se sont aussi mises au parfum. Bonham’s a donné le ton en 2009 en organisant sa première vente autour du continent africain. « Ce n’était pas un marché facile, reconnaît son initiateur Giles Peppiatt. On peinait à avoir des acheteurs internationaux, car ces œuvres n’étaient pas beaucoup exposées. » Autres temps, autres mœurs.
En deux ans, Piasa a doublé son chiffre d’affaires annuel dans cette spécialité pour atteindre 1,6 million d’euros en 2017. « On avait commencé avec une vingtaine d’acheteurs en 2016, on en a près de 60 aujourd’hui », se félicite Christophe Person, spécialiste chez Piasa. Sotheby’s a aussi pris le train en marche en organisant en 2017 sa première vente réservée à l’art contemporain du continent. Et dès cette première opération elle a enregistré seize records, dont celui de 224 750 livres sterling (257 906 euros) pour le Nigérian Yinka Shonibare.

Le rapport Global Africa Art Market Report publié en décembre 2017 précisait que la maison de vente Arthouse Contemporary, au Nigeria, a vu les prix des...




                        

                        


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Mal-être, manque d’intérêt, impression d’être inutile... La tentation d’un nouveau départ professionnel

Plus de la moitié  des salariés réfléchissent à changer de métier. Certains sautent le pas malgré les nombreux obstacles.



Le Monde
 |    14.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 16h12
    |

                            Isabelle Dautresme








                        


Après dix années à arpenter les couloirs des plus grandes entreprises françaises, Thomas Zaruba envoie tout balader en novembre 2015 pour se consacrer à sa passion : la musique. « Les attentats de Paris ont agi comme un électrochoc, dit-il. J’ai pris conscience que tout pouvait s’arrêter très vite. Que je n’avais plus de temps à perdre pour réaliser ce qui me ­tenait vraiment à cœur : enregistrer un disque. » 
Pour Caroline Utzschneider, c’est « une ambiance de travail qui se ­dégrade et le sentiment que, sans [lui] ­déplaire, [son] métier ne [la] nourrit pas » qui la décident à faire une pause après douze ans passés à la communication d’un grand constructeur automobile.
« Toute bifurcation est ambivalente »
Les Français sont nombreux à vouloir changer de voie. D’après une enquête ­réalisée par OpinionWay pour BPI group – société de conseil en ressources humaines (RH) –, en 2015, « plus d’un salarié sur deux réfléchit à un nouveau projet professionnel ». Une proportion qui monte à 74 % en cas de menace sur leur emploi, selon une étude Ipsos pour l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes réalisée en 2017.
Manque d’intérêt, sentiment de mal-être, l’impression d’exercer un métier qui n’a pas de sens, d’être inutile… « Les motifs à un nouveau départ sont nombreux et s’entremêlent », note Astrid du Roure, consultante en évolution professionnelle et coach chez M & A Consultant. Au point qu’il est parfois difficile de dégager une explication précise.

   


« Toute bifurcation est ambivalente. Le candidat au changement fuit quelque chose en même temps qu’il est attiré par autre chose, analyse Jean Pralong, professeur de RH et directeur de la chaire intelligence RH & RSE de l’Institut de gestion sociale IGS-RH. C’est le principe du push and pull [pousser-tirer]. Le pull est positif. L’individu se sent attiré par un métier et met tout en œuvre pour l’atteindre. »
Les secteurs qui attirent
C’est souvent une personne qui, à l’instar du musicien Thomas Zaruba, a une passion, une vocation, ou qui pratique une activité bénévole et veut en faire sa profession. Les métiers du social, de la santé ou de l’enseignement font partie des secteurs qui attirent le plus les re­conversions. C’est cette dynamique qui a conduit Caroline Utzschneider à choisir l’orthophonie.
« Je cherchais une profession qui ait du sens et dans laquelle je me sente utile, raconte celle qui fut étudiante à Paris-I - Panthéon-Sorbonne. C’est en assistant à une séance d’orthophonie pour mon fils que j’ai réalisé que c’était exactement le métier que je voulais exercer, qu’il me correspondait parfaitement ! »
A l’inverse, la bifurcation peut être guidée par un rejet, une frustration, c’est le push. « Plus que changer de métier, la personne veut quitter le poste qu’elle occupe. Elle sait ce qu’elle ne veut plus, mais pas ce qu’elle veut », décode Jean Pralong.
Cette crise de motivation, qui surgit souvent à la mi-temps de la vie professionnelle, n’étonne pas Fabienne Autier, professeure et chercheuse en gestion des ressources humaines à l’EM Lyon : « L’individu est allé au bout d’une certaine forme de réussite, il s’est prouvé qu’il était capable d’être un bon professionnel. Il ressent brutalement une perte d’intérêt pour ce qu’il fait. C’est à ce moment-là qu’il peut décider une reconversion. »
De nombreux freins
Quelle qu’en soit la raison, changer de voie n’a rien d’évident, tant les freins sont nombreux. « S’arracher à la sécurité d’un emploi dans lequel on est reconnu, devoir renoncer à un certain niveau de vie a de quoi décourager plus d’un candidat à la reconversion », souligne Astrid du Roure. Pendant dix ans, Adrien Ancel a revêtu son costume de banquier sans « envie » ni « motivation ». Jusqu’au jour où il décide de faire un bilan de compétences. « Il en est ressorti que j’étais plutôt manuel et créatif », constate-t-il.
« C’est le salaire de ma femme qui nous fait vivre. »
Il remise alors son costume au placard – et le salaire qui va avec – et passe un CAP, d’abord de me­nuiserie, puis d’ébéniste. « A l’époque, je n’avais pas de famille à charge ni d’emprunt à rembourser. Les risques étaient limités », reconnaît-il. Sept ans après avoir lancé son activité, il parvient tout juste à se rémunérer 1 000 euros par mois : « C’est le salaire de ma femme qui nous fait vivre. »
Changer de trajectoire, c’est aussi ­souvent devoir reprendre des études. Or retourner sur les bancs de l’école à 40 ans, apprendre de nouvelles choses s’avère stimulant mais exige aussi un investis­sement très important, pas toujours compatible avec la vie de famille. Surtout quand les études sont longues, comme c’est le cas en orthophonie pour Caroline Utz­schneider. « Avant de commencer, je n’imaginais pas l’ampleur de la tâche et à quel point ce serait difficile », soupire la jeune femme, qui termine sa troisième année d’études à La Pitié-Salpêtrière, à Paris.

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Le regard des autres peut aussi inhiber bien des initiatives. « Lorsque j’ai annoncé à mon entourage que j’allais faire de la musique mon métier, on a tenté de m’en dissuader en mettant en avant la difficulté à percer dans un milieu où l’on n’a pas de réseau. On me répétait que j’étais inconscient et que je n’y arriverais jamais », se souvient Thomas Zaruba. Autant dire que pour faire face à toutes ces résistances, mieux vaut avoir une grande assurance personnelle.
Attention au mirage
Parmi ceux qui ont pris un nouveau départ, la plupart disent ne pas le regretter malgré les difficultés rencontrées, et en conclure que changer de métier est la réponse à toutes les questions, à commencer par celle du bonheur au travail, est tentant.
« Derrière le désir de reconversion, il y a l’idée très française qu’il existe un métier vocationnel pour lequel chacun­ ­serait fait et où il s’épanouirait. Or, dans toute activité professionnelle, il existe des aspects positifs et d’autres qui le sont moins », rappelle Jean Pralong.

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Avant de renverser la table, mieux vaut prendre le temps de bien réfléchir et de mûrir son projet. Surtout si on décide de tout chambouler parce qu’on ne supporte plus la routine du bureau. « Attention au mirage, met en garde Fabienne Autier. Dans un premier temps – celui de la découverte et de l’apprentissage d’un nouveau métier –, le sentiment d’ennui va disparaître. Mais il réapparaîtra, après quelques années, car il est lié non pas à la nature du travail mais à ce que l’on y met. »
Selon la chercheuse, pour retrouver de l’intérêt à ce que l’on fait et se sentir utile, il suffit parfois de développer un projet, dans le cadre de l’entreprise ou parallèlement à celle-ci. Cela peut être donner des cours pendant une ou deux journées par mois, s’engager dans une activité associative…En somme, nul besoin de décrocher de son emploi pour suivre une formation continue.
Le même métier, exercé autrement
Certains retrouvent de la motivation en exerçant le même métier, mais autrement, dans un environnement différent. C’est le cas de Soumaya Combe. Après quinze ans à occuper différentes fonctions chez SFR, elle ressent une envie de changement. « J’avais besoin de sortir de ma zone de confort et d’un secteur dans lequel j’étais à l’aise », se souvient-elle.
Elle reprend ses études et s’inscrit en mastère spécialisé marketing, management et digital dans le but de rejoindre une agence de communication. « Habituellement, on commence sa carrière dans un cabinet de conseil avant d’aller chez l’annonceur. Moi, j’ai fait l’inverse et j’en suis ravie. Je ne m’ennuie pas », conclut la jeune femme.
D’ennui, il n’en est plus non plus question pour Adrien Ancel : « Tous les matins, je suis content d’aller travailler. Aucune journée ne ressemble à une autre. Il y a zéro routine. » Thomas Zaruba ne regrette pas davantage la sécurité qu’offrent les entreprises du CAC 40. « Aujourd’hui, je fais ce que j’aime vraiment et ça marche », s’enthousiasme-t-il à la veille de la sortie de son deuxième album.

Découvrez notre dossier spécial formation continue diplômante
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 12 avril, un supplément dédié à la formation continue dipômante. Car le projet de loi « avenir professionnel », qui sera présenté le 27 avril en conseil des ministres, impose une nouvelle philosophie, celle de salariés en mouvement « tout au long de leur vie », pour qui les diplômes et certifications seront une garantie d’emploi.
Les différents articles du supplément seront progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Formation des cadres et Le Monde.fr Economie, rubrique Emploi/Formation.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Au septième jour de mobilisation, environ 38 % des quelque 150 000 salariés étaient en grève. Les non-grévistes, eux, se font discrets, pour éviter « de jeter de l’huile sur le feu ».
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SNCF : « Les gens pensent qu’on est tous grévistes, mais c’est loin d’être vrai »

Au septième jour de mobilisation, environ 38 % des quelque 150 000 salariés étaient en grève. Les non-grévistes, eux, se font discrets, pour éviter « de jeter de l’huile sur le feu ».



Le Monde
 |    14.04.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 16h15
    |

            Charlotte Chabas








                        



                                


                            

Un petit groupe de touristes japonais s’avance dans le hall quasiment vide de la gare Montparnasse à Paris. Dans un anglais balbutiant, l’un d’eux ose : « Are you on strike ? » (« Etes-vous en grève ? »). Le « gilet rouge » répond que non, qu’il est « là pour aider les voyageurs » ; il se retrouve aussitôt immortalisé par plusieurs flashes de téléphone.
« Les gens pensent qu’on est tous grévistes, mais c’est loin d’être vrai », soupire ce quinquagénaire, qui s’éloigne rapidement pour « ne pas en dire plus », tout simplement « parce qu’[il n’a] pas le droit ».
A la SNCF, les consignes en interne sont claires : « Il faut se taire, faire profil bas pour éviter de jeter de l’huile sur le feu », dit Romain*, 41 ans, conducteur de train. « On a l’habitude de laver notre linge sale en famille », reconnaît celui qui est entré à l’âge de 22 ans dans l’entreprise. Lui, comme tous les non-grévistes qui ont répondu à un appel à témoignages lancé sur Lemonde.fr, a requis l’anonymat, par crainte « des répercussions », dit-il. Vendredi 13 avril, au septième jour de grève des cheminots, ils étaient pourtant majoritaires – il y a environ 38 % de grévistes sur les quelque 150 000 salariés du groupe.

« Je passe pour un jaune »
Si Romain continue à rouler, il ne soutient pas pour autant la réforme ferroviaire, qu’il juge « nocive pour les salariés comme pour les usagers ». Mais avec son divorce en cours, ce conducteur « ne peut juste pas [se] permettre » d’être gréviste. « Je passe pour un jaune », regrette, amer, celui qui a fait jusqu’à trois semaines de grève par le passé. Mais la lutte sociale a un coût : « 90 euros par jour. »
« On est obligés d’être égoïstes, surtout que, là, la réforme ne va rien m’enlever à moi, concrètement », avance Romain, conducteur de 41 ans.
Parmi les conducteurs,...




                        

                        


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Grève à la SNCF : un tiers des TGV et des TER circuleront samedi

Pour le septième jour du mouvement des cheminots, le trafic sera encore « très perturbé », alors que débutent les vacances scolaires de la zone C.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
14.04.2018 à 12h03
   





                        


Après une journée de trafic un peu moins perturbé, vendredi 13 avril, pour le troisième épisode de la grève en pointillé à la SNCF, les syndicats maintiendront la pression samedi.
A l’heure où les vacances scolaires de la zone C (Ile-de-France, Toulouse et Montpellier) débutent, la direction de la SNCF a annoncé que le trafic resterait « très perturbé » samedi. Selon le communiqué diffusé vendredi 13 avril après-midi par la direction de l’entreprise ferroviaire, les répercussions à attendre dans les transports sont les suivantes :
Transilien : deux trains sur cinq ;TER : un train sur trois ;TGV : un train sur trois ;Intercités : un train sur cinq ;Eurostar : quatre trains sur cinq ;Thalys : trafic quasi normal.
Concernant le trafic en Ile-de-France, la SNCF annonce :
RER A : un train sur deux ;RER B : un train sur trois ;RER C : deux trains sur cinq ;RER D : un train sur deux ;RER E : un train sur trois ;Ligne H : un train sur deux ;Ligne K : neuf trains sur dix ;Ligne J, L : un train sur trois ;Ligne N, P, U : deux trains sur cinq ;Ligne R : un train sur dix.
Concernant les différentes lignes TGV, la circulation restera « très perturbée », selon la SNCF :
axe Est : un train sur trois ;axe Atlantique : un train sur trois ;axe Nord : un train sur quatre ;axe Sud-Est : un train sur deux.
Le taux de grévistes en baisse vendredi
Vendredi, au lendemain d’une intervention télévisée d’Emmanuel Macron, qui n’a en rien rassuré les cheminots, le taux de grévistes s’établissait dans la matinée à 22,5 %, selon la SNCF, mais à 38 % des personnels indispensables à la circulation. Dans le détail, 66 % des conducteurs, 60 % des contrôleurs et 29 % des aiguilleurs étaient en grève, des chiffres tous en baisse.

        Analyse :
         

          La grève est-elle en train de s’essouffler ?



Le président de la République a paru jeudi inflexible, disant vouloir « aller au bout » de la réforme « indispensable » de la SNCF, qui « doit se réorganiser ». Affirmant avoir entendu les syndicats, il les a appelés « au calme ».
La CGT-Cheminots y a vu un président « hésitant », « qui ne maîtrise vraisemblablement pas le dossier de la réforme ». Quant à la CFDT-Cheminots, elle est « encore plus déterminée » à poursuivre la grève.
L’intersyndicale CGT-UNSA-SUD-CFDT a également demandé vendredi « l’arrêt du processus législatif en cours » pour réformer la SNCF et « l’ouverture de négociations approfondies », appelant les cheminots à « amplifier » la mobilisation.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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« Cash or car », une alternative à la voiture de fonction

De plus en plus proposé par les entreprises, ce crédit mobilité permet de mieux répondre aux besoins des collaborateurs.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h00
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                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

« Cash or car », de l’argent plutôt qu’une voiture de fonction ? Cette solution se développe progressivement dans les flottes. La formule est proposée aux collaborateurs préférant opter pour une petite citadine pour tous les jours et un budget mobilité pour les déplacements plus longs en famille, le week-end ou durant les vacances.
Ainsi, SAP France, qui souhaite renouveler d’ici 2020 son parc automobile en se dotant de 500 véhicules hybrides et électriques, a prévu la mise en place d’une solution de crédit mobilité permettant de combiner plusieurs modes de transport en fonction des besoins des utilisateurs. Ces formules de crédit mobilité, le loueur ALD Automotive les exploite depuis plusieurs années auprès de ses clients aux Pays-Bas. « Les collaborateurs des entreprises peuvent disposer d’une carte de mobilité leur permettant d’utiliser tous les modes de transport pour leurs déplacements. Tous les coûts sont ainsi rassemblés et nous facturons le client pour l’ensemble de sa mobilité », explique-t-on ainsi chez ALD Benelux.
Le coût d’usage comme base de calcul
Des initiatives de ce type existent également en France. Ainsi, chez Schneider Electric, depuis 2014, tout collaborateur choisissant un véhicule de petite taille à faible émission de CO2 se voit attribuer un crédit mobilité servant à régler ses frais de transport personnels. Le loueur Athlon diffuse depuis peu cette prestation sous le nom Flex2Use. « Basée sur le même principe, cette solution permet à un collaborateur disposant d’une voiture dont le coût d’usage est, par exemple, de 600 euros par mois de choisir un modèle plus petit à 300 euros mensuels, en sachant que la différence va être provisionnée pour lui permettre de recourir à un véhicule familial en location courte durée pour ses besoins personnels », explique Gérard de Chalonge, directeur commercial d’Athlon France.

De la même manière, Ubeeqo (groupe Europcar), initiateur en France de cette...




                        

                        

