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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.
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Universités : « Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par le mouvement »

Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h35
    |

            Séverin Graveleau, 
Soazig Le Nevé, 
Eric Nunès et 
                                Caroline Pain








                        



   


A l’heure où la réforme de l’accès à l’université suscite toujours plusieurs « blocages », Le Monde Campus a fait le point sur le mouvement étudiant dans un tchat avec ses lecteurs.

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On a l’impression que les universités sont à feu et à sang. Qu’en est-il réellement ? Le mouvement est-il général ou localisé ?
Non, les universités sont loin d’être « à feu et à sang », comme vous dites. Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par ce mouvement. Ils étaient une dizaine la semaine dernière, et une quinzaine en cette fin de semaine. Quatre universités sont entièrement bloquées : Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-II et Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis). Ailleurs, seuls des sites ou des bâtiments sont bloqués, à l’instar du campus de Tolbiac à Paris-I, de certains bâtiments de l’université de Nanterre ou encore de Grenoble. La situation est très fluctuante, des bâtiments pouvant être bloqués un jour et débloqués le lendemain (Strasbourg, par exemple)…
A noter que dans de nombreux sites, des assemblées générales se réunissent, sans que cela perturbe en tant que tel le fonctionnement des campus.
Contre quel(s) point(s) du projet de loi Vidal les étudiants manifestent-ils ?
Au centre de la loi Orientation et réussite des étudiants figure la question des « prérequis » d’accès aux filières de l’enseignement supérieur, autrement dit les compétences nécessaires pour y entrer. Ces compétences seront examinées au regard des dossiers des candidats (notes, lettre de motivation, CV, etc.). Cet examen des candidatures, nouveau à l’université, est assimilé par ses opposants à de la sélection.
Par ailleurs, la réforme de l’accès à l’université doit s’accompagner d’une remise à plat du cycle de licence (les discussions à ce sujet doivent démarrer prochainement). Il s’agit, entre autres, de permettre aux étudiants de poursuivre à leur rythme ce cursus. Certains craignent que cette remise en question de la licence en trois ans ne permette plus des compensations de leurs notes entre les semestres.
Dans les assemblées générales et les cortèges s’ajoutent à ces deux points d’autres revendications qui n’ont rien à voir avec la réforme Vidal : « casse sociale » menée par le gouvernement, « destruction du service public », réforme de la SNCF, Notre-Dame-des Landes… Bref tous les autres sujets de mécontentement du mouvement social actuel.
La réforme de l’université qui entre en vigueur concerne au premier chef les lycéens en terminale. On n’a pas l’impression que les mouvements actuels les concernent vraiment. Comment expliquez-vous ça ?
Effectivement, depuis les premières manifestations contre la loi Orientation et réussite des étudiants, les lycéens sont peu visibles dans les cortèges. Et ce alors qu’ils sont directement concernés par la réforme, et par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup. Mais il faut se rappeler qu’ils étaient aussi les premiers concernés, l’année dernière, par les déboires de la plate-forme précédente, Admission post-bac (APB), qui se sont traduits entre autres par un recours au tirage au sort et par de nombreux candidats sans affectation au mois de juillet.
La nouvelle plate-forme Parcoursup est censée éviter l’utilisation du tirage au sort, par un examen des dossiers des candidats. Les lycéens semblent donc pour l’instant « jouer le jeu » de Parcoursup, plate-forme sur laquelle ils ont inscrit leurs vœux en janvier.

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Sait-on comment les examens vont s’organiser dans les facs bloquées ? Y a-t-il un risque qu’ils soient repoussés ?
C’est en effet une question qui se pose dans les universités les plus touchées par ce mouvement. Pour le moment seule l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours se sont arrêtés il y a plus d’un mois, a fait le choix de repousser les examens des étudiants en juin. Ce choix implique que la deuxième session (les rattrapages) ne se fera qu’en septembre. A Montpellier, l’université Paul-Valéry a fait le choix d’organiser des partiels « en ligne ». Mais un acte de vandalisme sur les serveurs de l’université les empêche pour l’instant. Dans les universités, c’est au président et à son équipe de décider des modalités d’évaluation.
Dans les assemblées générales étudiantes, une des revendications qui reviennent souvent est de demander aux examinateurs de donner à tous les étudiants un 10 voire un 12 ou un 15 « améliorable », soit une note minimale qu’un étudiant peut augmenter s’il se présente aux examens. Sur ce point, le gouvernement a, à plusieurs reprises, exprimé son refus catégorique. Hier encore, lors de son interview au journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, le président de la République a eu cette phrase : « Les étudiants, s’ils veulent avoir leurs examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République. »

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Comment se fait-il qu’on entende si peu les étudiants contre les blocus et pour la reprise des cours ? Sont-ils moins mobilisés ?
Ces derniers sont en tout cas beaucoup moins visibles dans les assemblées générales que les étudiants favorables au blocus. Il n’est pas toujours facile de prendre la parole dans un amphithéâtre plein à craquer, d’autant plus si celui-ci est majoritairement acquis à la cause du mouvement, ce qui est souvent le cas. Cependant, ces derniers sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux, où ils multiplient les hashtags (#jeveuxétudier, #maFacMonAvenir), pétitions ou groupes pour s’organiser.
Rappelons que pour beaucoup d’étudiants, les examens approchent ; certains préfèrent sans doute réviser.
Quantitativement, peut-on dire que moins de 1 % des étudiants sont en grève ? On ne voit notamment aucune fac de médecine, prépa, etc.
Le mouvement prend davantage, et traditionnellement, dans les départements de sciences humaines et sociales. Pour ce qui est de votre estimation de « 1 % », aucun chiffre n’existe, il est donc impossible de répondre précisément à votre question.
Pour vous donner une idée de la fréquentation des assemblées générales (où tous les étudiants en grève ne sont peut-être pas présents et auxquelles des non-grévistes peuvent aussi participer), 800 personnes ont assisté à celle du 12 avril à Nanterre, dans une université qui compte 33 000 étudiants. Une autre assemblée générale qui rassemblait des enseignants de cette même université a compté une centaine de personnes, sur 2 000 enseignants.
Les occupations des universités par les étudiants sont-elles illégales ? Comment se fait-il que leur évacuation prenne tant de temps, voire soit refusée ?
D’un point de vue juridique, le blocage d’une université est illégal, puisqu’il représente une « entrave à la liberté d’aller et venir dans un lieu public ». L’article L811-1 du code de l’éducation précise que les étudiants « disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public ». Aussi, les étudiants n’ont-ils pas le droit d’empêcher d’autres étudiants de venir assister aux cours et d’empêcher les professeurs de les donner.
Cependant, le recours aux forces de l’ordre peut seulement être demandé par le président d’université à la préfecture de rattachement. Ce recours est utilisé avec une extrême prudence, car les présidents d’université craignent un drame et savent que cela peut aussi provoquer une « réaction » du corps étudiant, voire enseignant, et renforcer la mobilisation.
Les forces de l’ordre ont par ailleurs le droit de ne pas donner suite aux demandes du président, comme ce fut le cas à l’université Paris-I, où le président, Georges Haddad, n’a pas obtenu l’intervention qu’il demandait sur le site de Tolbiac.

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                Universités bloquées : quels droits et devoirs pour les étudiants ?



Le chien twittos Guevara de « la Commune libre de Tolbiac » est-il toujours retenu contre son gré par les étudiants bloqueurs de Tolbiac ?
Lors de la conférence de presse des étudiants mobilisés à Tolbiac, le désormais célèbre Guevara n’avait pas l’air trop malheureux…

   


Son compte Twitter parodique a en tout cas aujourd’hui atteint 27 500 abonnés.

JE VOUS PRÉVIENS JE TIENDRAI PAS 5 ANS. https://t.co/OieHS5VAkl— guevara_tolbiac (@Guevara)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Thierry Mariani signe une tribune « pour l’unité de la droite » avec le couple Ménard et des élus du parti frontiste.
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Thierry Mariani signe une tribune avec des élus FN en faveur d’une union des droites

Thierry Mariani signe une tribune « pour l’unité de la droite » avec le couple Ménard et des élus du parti frontiste.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 17h53
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            
« La droite classique et le Front national sont faits pour s’entendre. » Pascal Gannat, figure célèbre du parti lepéniste dans les Pays de la Loire, résume l’esprit de la tribune publiée dans Valeurs Actuelles, jeudi 12 avril, qu’il signe aux côtés de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani. Par leurs noms accolés en bas de page, voilà les FN et Les Républicains réunis dans un même appel politique, alors que Laurent Wauquiez répète la ligne officielle du « jamais » d’alliance avec Marine Le Pen.
Dans ce texte intitulé « L’appel d’Angers pour l’unité de la droite », les deux hommes s’associent à d’autres personnalités politiques de différents partis, de droite donc, pour appeler à « fonder une grande alliance » avec un message clair : « Ni les Républicains, délestés de leurs alliés centristes, ni le Front national toujours cornerisé, ni non plus les partis euro-critiques ne pourront l’emporter seuls. »
Et la curiosité du lecteur glisse rapidement vers la fin du document, et sa liste de signataires. Parmi eux, évidemment, le couple Ménard – Robert à la mairie de Béziers, Emmanuelle à l’Assemblée nationale – mais également l’ancien ministre du gouvernement Juppé, Charles Millon – connu pour avoir été réélu président du conseil régional Rhône-Alpes, en 1998, grâce aux voix du Front national –, le président du Parti chrétien démocrate, Jean-Frédéric Poisson, ou encore l’homme d’affaires Charles Beigbeder, longtemps membre de la direction de l’UMP et désormais promoteur de la droite hors les murs.
Des élus frontistes complètent le tableau, comme Pascal Gannat, conseiller régional dans les Pays de la Loire, et Hervé de Lépinau, conseiller départemental de Vaucluse et ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale.
« Au commencement d’un acte politique »
Au milieu de la photo de classe, entre souverainistes et nationalistes, s’inscrit donc le nom de Thierry Mariani,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La députée européenne dispute ce poste à Yannick Jadot, mais elle n’exclut pas de rejoindre La République en marche.
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Karima Delli : « Je suis candidate pour être tête de liste EELV aux européennes »

La députée européenne dispute ce poste à Yannick Jadot, mais elle n’exclut pas de rejoindre La République en marche.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h00
    |

                            Astrid de Villaines








                        


Une candidature de plus. Alors que tous les partis sont à la recherche de leur chef de file pour les élections européennes de mai 2019, Karima Delli s’est dite prête, vendredi 13 avril, à conduire la liste de son parti Europe Ecologie-Les Verts.
« J’ai envie d’être tête de liste. Je n’ai pas à rougir des combats que j’ai menés en Europe », exprime la députée européenne qui souhaite une liste « indépendante », sans alliance avec d’autres mouvements politiques. « Il faut une liste écologique parce qu’on a besoin de nous au Parlement européen et que notre travail est reconnu », ajoute la présidente de la commission transports et tourisme du Parlement européen.
Le furtif candidat à l’élection présidentielle 2017, Yannick Jadot, est lui aussi disponible. Le député européen consulte même régulièrement des acteurs de la société civile pour constituer une liste ouverte. « Moi, je rencontre des gens de la société civile tous les jours. Pas seulement pour les élections européennes », répond Mme Delli qui n’a pas prévenu le député européen de sa candidature.
« Je parle avec tout le monde »
Beaucoup prédisent un départ de la députée vers La République en marche. « Je parle avec tout le monde  », confirme Mme Delli, sans jamais fermer la porte à un ralliement au chef de l’Etat dans cette campagne. « Emmanuel Macron a remis la France sur la scène européenne, il a trouvé un bel accord sur les travailleurs détachés », loue l’ancienne candidate à la primaire écologiste de 2016.
Elle fait d’ailleurs partie des convives pour le déjeuner au Parlement européen, mardi, en présence d’Emmanuel Macron qui prononcera son premier discours devant l’Assemblée de Strasbourg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Une proposition de loi des Républicains, enregistrée, mercredi, à l’Assemblée nationale, est relayée sur les réseaux sociaux comme émanant du gouvernement.
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Non, le gouvernement n’a pas annoncé vouloir limiter le droit de grève

Une proposition de loi des Républicains, enregistrée, mercredi, à l’Assemblée nationale, est relayée sur les réseaux sociaux comme émanant du gouvernement.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 16h16
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


« Alerte : une proposition de loi vise à encadrer le droit de grève. C’est incroyable et personne n’en parle ! » De nombreuses personnes ont pris au sérieux l’information diffusée sur Twitter et ont relayé ses propos en s’indignant.

   


Le gouvernement n’a, pourtant, pas annoncé vouloir limiter le droit de grève pour empêcher la critique de sa politique. Le document mis en avant par les comptes proches de La France insoumise est une proposition de loi émanant de quinze députés Les Républicains.
Une proposition de loi qui devrait rester lettre morte
Le texte, enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale, mercredi 11 avril, propose le principe du vote à bulletin secret avec la participation d’au moins 50 % des salariés de l’entreprise pour pouvoir déclencher légalement une grève et un préavis de dix jours francs à l’employeur, mentionnant le champ géographique de la grève envisagée. Mais il n’a quasiment aucune chance d’être voté un jour.
Contrairement à un projet de loi, qui est déposé par le gouvernement, une proposition de loi provient des députés et se doit d’être examinée par l’une des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Celle-ci examine le texte et établit un rapport si elle en souhaite l’adoption.
Sur la seule session parlementaire 2017-2018 (du 1er octobre 2017 au 31 mars), 281 propositions de loi ont été déposées à l’Assemblée nationale (dont 60 % par le groupe Les Républicains), et seules quatre ont été finalement adoptées. Tant qu’une proposition de loi n’est pas inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée, elle reste lettre morte.
Or, la proposition de loi visant à encadrer le droit de grève n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour. De plus, elle est émise par quelques députés – et non par l’ensemble du groupe parlementaire Les Républicains. Enfin, le droit de grève étant un droit constitutionnel, la mesure, même si elle était votée par l’Assemblée nationale, serait retoquée par le Conseil constitutionnel.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».
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« Le 5 mai, nous serons dans la rue »

Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Ariane Ascaride, François Bégaudeau, Laurent Binet, Olivier Cadiot, Patrick Chamoiseau, François Cusset, Christine Delphy, Laetitia Dosch, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, François Gèze, Robert Guédiguian, Geoffroy Lagasnerie, Bernard Lahire, Edouard Louis, Maguy Marin, Gérard Mauger, Gérard Mordillat, Gérard Noiriel, Jérôme Prieur, Denis Robert, Gisèle Sapiro et Bernard Stiegler.

Tribune. Il aura fallu peu de choses pour que tout vole en éclats. Personne n’était assez naïf pour croire aux pantomimes de la « concertation » avec les syndicats à propos des ordonnances de la SNCF. Mais au moins les formes de la civilité politique, fussent-elles d’une hypocrisie sans nom, étaient-elles préservées.
A Notre-Dame-des-Landes, dans les universités, dans la rue face aux manifestants, il n’y a maintenant plus, pour toute réponse, que la démonstration d’autorité. Les mouvements contre la loi El Khomri, qui avaient vu une élévation sans précédent du niveau de la violence policière, l’avaient déjà prouvé : un pouvoir brutal est un pouvoir faible. Paradoxe de la répression : une démonstration de force est une démonstration de faiblesse.
Cette inquiétante évolution nous convainc davantage de voir ce que nous avons vu dès le départ dans les ordonnances SNCF : un projet, non pas de « réforme », comme le répètent ad nauseam la plupart des médias, mais de démolition. En s’en prenant au point éminent du service public ferroviaire, le projet gouvernemental s’en prend – il n’en fait d’ailleurs pas mystère – à un modèle social dans son ensemble. C’est-à-dire à une manière de vivre collectivement.

Depuis trois décennies, cette manière n’a cessé d’être méthodiquement attaquée. Nous avons suffisamment de recul désormais pour savoir à quoi nous en tenir : à quelques croyants et quelques privilégiés près, tout le corps social s’en est trouvé maltraité. Le travail devient une souffrance,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/13/19-6">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.
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SNCF : la grève est-elle en train de s’essouffler ?

Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h03
    |

                            Éric Béziat








                        



   


L’infléchissement est sensible. Pour la cinquième journée de la grève en pointillé, lancée depuis le 3 avril et destiné à lutter contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, le taux de grévistes – en baisse continue depuis le début du conflit –, connaît un nouveau recul.
Vendredi 13 avril, la direction de la SNCF a diffusé un taux (calculé en fin de matinée) de 22,5 % de grévistes, en baisse de 2,4 points par rapport au 9 avril et de 11,4 points par rapport à la première journée de grève dite « perlée ». Le taux de grévistes chez les personnels indispensables aux circulations (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs) et soumis à une déclaration individuelle d’intention obligatoire s’établit à 38 %. Il était de dix points supérieur au début de la grève.
Chez les conducteurs, pour la première fois, la baisse est sensible (66 % de gréviste vendredi, contre les trois-quarts à chaque journée d’action). Ce léger essoufflement s’est d’ailleurs vu dès dans les prévisions de trafic, lequel est un peu moins perturbé.
« Il est indéniable que le pays n’est pas bloqué »
« Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives de cet effritement, mais il est réel, constate un acteur des négociations qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne signifie pas pour autant que l’adhésion à la réforme progresse chez les cheminots, mais il est indéniable que le pays n’est pas bloqué. Le plan de transport de substitution mis en place par la SNCF fonctionne sans retard ni annulation. Et un sondage récent indique que 71 % des voyageurs s’estiment bien informés pendant la grève. »
Une analyse que ne partage pas Florent Monteilhet, représentant des conducteurs pour le syndicat UNSA ferroviaire. « Le retour que nous avons aujourd’hui des assemblées générales montre un mouvement qui ne faiblit pas. Il n’y a aucune démobilisation chez les conducteurs, ils sont même galvanisés. »
Si certains syndicalistes signalent qu’il existe peut-être un effet week-end, d’autres voient dans l’amélioration légère des circulations une capacité de la direction à optimiser les non-grévistes. « N’oubliez pas que dans sa communication, la direction donne un chiffre à la mi-journée qui ne tient pas compte des équipes de l’après-midi, ajoute M. Monteilhet. Elle oublie aussi les grèves de 59 minutes qui peuvent être nombreuses au sein du personnel non-roulant. »
« Des avancées parfaitement insuffisantes »
De fait, même en recul, le mouvement reste à un haut niveau pour une cinquième journée (et même une sixième en ajoutant la journée d’action initiale du 22 mars).
Au-delà des chiffres, le mouvement des cheminots entre probablement dans une phase nouvelle. La discussion à l’Assemblée nationale est terminée. Un premier jet de la loi créant un « Nouveau pacte ferroviaire » est désormais écrit avant son passage devant le Sénat. Cela constitue une étape importante qui peut contribuer à un étiolement de la mobilisation. La ministre des transports a d’ailleurs écrit à l’UNSA et à la CFDT pour souligner que plusieurs amendements ont tenu compte des revendications cheminotes.
« Cela montre que le rapport de force fonctionne, en conclut Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. Il y a du positif – comme par exemple la primauté reconnue du volontariat en cas de transfert des personnels. Mais les avancées sont minuscules et parfaitement insuffisantes. Ce sont des prémisses de négociation. L’action des cheminots doit continuer. »
« Nous appelons à une négociation tripartite »
« Nous avons pris acte avec satisfaction des courriers de la ministre qui a tenu compte de certaines de nos attentes, reconnaît de son côté M. Monteilhet. Les sujets sont néanmoins limités. » L’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF après la CGT, souhaite donner une inflexion nouvelle à la mobilisation. « Nous allons à notre tour écrire à la ministre, explique M. Monteihet. Nous lui demandons que ce nouveau pacte ferroviaire s’accompagne d’un nouveau pacte social du ferroviaire accordant des protections de haut niveau. »
« Nous appelons à une négociation tripartite entre les représentants des entreprises du secteur, le gouvernement et les organisations syndicales, afin de balayer tous les aspects sociaux, poursuit le syndicaliste. Cette négociation serait par nature supérieure à la négociation pour la convention collective de la branche qui est en cours. Elle aurait un agenda structuré et daté avec du contenu à négocier. » Une sorte de Grenelle du ferroviaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole de La République en marche et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social, il a fait le buzz en parlant de « gréviculture » française.
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Du Parti socialiste à La République en marche, la mue fulgurante de Gabriel Attal


                      Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole de La République en marche et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social, il a fait le buzz en parlant de « gréviculture » française.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h59
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Il faut sortir ce pays de la gréviculture. » Une punchline radiophonique qui venait méchamment rompre la quiétude matinale de ce lundi de Pâques déjà menacée par la double grève des cheminots et des étudiants. Mais c’est bien en écoutant Gabriel Attal, invité vedette de France Inter, que l’on s’est persuadé que l’invention du parti La République en marche constituait un événement considérable pour la compréhension de la fulgurance dans la métamorphose des coléoptères appliquée à la condition humaine. Car, avant de devenir un flamboyant papillon occupant la fonction jalousée de porte-parole du parti macronien, butinant sans complexe les plateaux médiatiques et pouvant provoquer un buzz monumental en une seule phrase, Attal a expérimenté le stade protozoaire et larvé d’apparatchik passe-muraille d’un Parti socialiste aussi en forme qu’une forêt calcinée.
Jeune homme bien né
« Si vous m’aviez dit, il y a deux ans, que je deviendrais député de la République, je ne l’aurais pas cru. » Les autres non plus ! S’il est prestement passé, à l’âge très précoce de 28 ans, de l’un à l’autre à la vitesse d’un TGV un jour sans grève, Attal a conservé quelques constantes : un physique de jeune premier, une ambition assumée et une jeunesse très triangle d’or rive gauche, délimité par trois quais de métro quasi mitoyens : scolarité à l’Ecole alsacienne (station Vavin), études à Sciences Po (station Saint-Germain-des-Prés), premier stage à l’Assemblée nationale (station du même nom). Avec un détour par Rome et sa Villa Médicis pour une mission de quelques mois auprès de son directeur et un autre par la banlieue, Vanves (Hauts-de-Seine), où il habite et dont il est devenu conseiller municipal puis député. Oups, on a failli oublier : « J’ai travaillé au resto Ralph Lauren de Saint-Germain-des-Prés pour payer mes études, c’était à deux minutes de Sciences Po. »
Bien né, issu « d’un milieu aisé, mon père était avocat et producteur »,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les députés LR demandent « un débat sans vote » et appellent à la prudence. M. Mélenchon et Mme Le Pen sont opposés à des frappes. M. Hamon et M. Hollande y sont favorables.
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Syrie : l’opposition divisée sur l’opportunité d’une riposte française

Les députés LR demandent « un débat sans vote » et appellent à la prudence. M. Mélenchon et Mme Le Pen sont opposés à des frappes. M. Hamon et M. Hollande y sont favorables.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h03
   





                        


Comme en 2013, la classe politique française apparaît divisée face à une possible riposte militaire de la France, au côté des Etats-Unis, à l’utilisation présumée par le régime de Bachar Al-Assad d’armes chimiques.
Alors qu’une partie de la gauche soutient des frappes occidentales en Syrie, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se disent opposés à un tel scénario, à la suite des déclarations d’Emmanuel Macron, jeudi, sur TF1.
Le président de la République a affirmé que la France avait « la preuve » de l’utilisation d’armes chimiques, le 7 avril près de Damas, par le régime de Bachar Al-Assad. Il a précisé que Paris prendrait ses décisions en « temps voulu », en coordination avec les Etats-Unis, sur d’éventuelles frappes.
En réaction, le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a demandé vendredi « un débat sans vote » à l’Assemblée nationale sur le sujet. « On peut éclairer la représentation nationale sur ce sujet avant de prendre une décision », a-t-il déclaré sur Europe 1.

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                Syrie : de nombreuses inconnues entourent encore l’attaque chimique de la Ghouta orientale



Décision qui « n’a pas vocation à être publique »
Cette option est exclue par le gouvernement. La décision éventuelle de mener des frappes en Syrie « n’a pas vocation à être publique », pour des raisons de sécurité, a réagi, vendredi, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, sur BFM-TV et RMC.
Selon l’article 35 de la Constitution, le gouvernement est tenu d’informer le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger « au plus tard trois jours après le début de l’intervention » en précisant les objectifs poursuivis.
Cette information « peut donner lieu » à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement.
M. Jacob a par ailleurs exhorté l’exécutif à agir sur ce sujet « avec beaucoup de sang-froid », jugeant qu’il y a « un vrai risque d’embrasement mondial ». Disant comprendre la nécessité d’une « sanction », le patron des députés LR a toutefois appelé le gouvernement à « regarder quelles sont aussi les autres possibilités de pression et de répression ».
L’opposition de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
Même appel à la prudence du côté du vice-président de LR, Guillaume Peltier, qui a demandé au chef de l’Etat « de ne pas placer la France dans la roue des Etats-Unis ».
Plus radical, Jean-Luc Mélenchon s’est dit totalement opposé à une éventuelle participation de la France à une opération menée par les Etats-Unis. « Nous n’avons aucune raison de participer à des actions de représailles qui, en définitive, n’ont aucun sens dans le contexte actuel », a déclaré le célèbre député de La France insoumise, jeudi, dans une vidéo postée sur son compte Twitter.
Lui aussi a lancé une mise en garde au chef de l’Etat « contre les engrenages » que pourraient déclencher d’éventuelles frappes.
De même Marine Le Pen s’est dite opposée à une intervention de la France, disant craindre que M. Macron veuille « sa petite guerre ». La présidente du Front national a adressé un message vidéo au chef de l’Etat dans lequel elle l’appelle à ne pas « recommencer » en Syrie les interventions occidentales en Irak et en Libye.
Le soutien de Benoît Hamon et François Hollande
La tonalité n’est pas la même du côté de Benoît Hamon et de l’ancien président socialiste, François Hollande. Tous deux se sont dits favorables cette semaine à une riposte militaire – même sans l’aval d’une ONU bloquée par les veto russe – afin de mettre un terme « au massacre » du peuple syrien.
« Le crime de frapper sa propre population par des armes chimiques ne doit pas rester impuni (…) Je suis lassé de voir comment ce dictateur soutenu par beaucoup de pays autour, dont la Russie, continue à massacrer sa propre population, notamment en utilisant des armes chimiques », a déclaré le fondateur de Génération.s, mercredi sur France Inter.
De son côté, François Hollande a de nouveau appelé à « une réaction forte », soulignant qu’« il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes ». « Je soutiendrai toutes les réactions, y compris militaires, car ce qui a été commis en Syrie est inadmissible et ne doit pas être sans réponse », a-t-il déclaré jeudi également sur France Inter.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.
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Climat et pollution : « Paris se pense trop souvent comme une île isolée dans la région »

Alors qu’Anne Hidalgo veut faire de la lutte contre la pollution sa priorité, la municipalité multiplie les projets qui accroissent la densité de la population et donc les émissions de CO2 note, dans une tribune au « Monde », l’urbaniste Albert Lévy.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h17
    |

Albert Lévy (Arcitecte urbaniste, chercheur associé au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi 21 février l’arrêté municipal de fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite. Cette décision remet en question une des mesures majeures de la Mairie de Paris de lutte contre la place de l’automobile dans la capitale et la pollution de l’air qu’elle engendre. Le combat contre l’automobile est prioritaire pour Anne Hidalgo et sa politique en faveur de la santé publique et du climat.
Malgré des objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale
Le nouveau Plan climat parisien (2017-2022), très ambitieux, comprend, en effet, l’élimination des véhicules à essence pour 2030, à diesel dès 2020, la rénovation thermique d’un million de logements, 100 % d’énergie renouvelable (énergie solaire et géothermique) par création d’un fonds vert…, pour parvenir en 2050 à une ville zéro carbone. Hidalgo a réagi à cette décision du tribunal administratif par un nouvel arrêté, mais en recourant, cette fois, à des arguments esthétiques, patrimoniaux et touristiques, de sauvegarde du site classé par l’Unesco, menacé par la circulation. On y perd son latin.
Malgré ces objectifs climatiques fort louables et vertueux, la Ville de Paris poursuit cependant une politique contradictoire de densification de la capitale en construisant sur toutes les parcelles disponibles, toutes les friches industrielles et ferroviaires libérées, soulevant contestations et recours juridiques de la part d’habitants, d’associations, d’élus, écolos ou pas… qui réclament plus d’espaces verts et moins de béton dans Paris : multiplication des ZAC (une quinzaine actuellement en chantier), lancement de nouveaux projets (« Réinventer Paris » avec vingt-trois parcelles vendues), surélévation possible des immeubles bas (8,2 % des immeubles de la capitale), construction de tours surtout dans la zone entre Maréchaux et périphérique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.
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Asile-immigration : le député LRM Matthieu Orphelin ne votera pas le texte

« Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h17
    |

            Manon Rescan








                        


Il faisait partie de ceux qui, en coulisses, tentaient d’adoucir le projet de loi asile-immigration. Le député La République en marche (LRM) Matthieu Orphelin a annoncé, vendredi 13 avril, dans un communiqué, qu’il ne votera « pas pour » le texte en cours de discussion à l’Assemblée nationale, laissant entendre qu’ils s’abstiendrait.
« Un vote pour était pour moi, compte tenu de l’état d’arrivée de ce texte, trop loin de mon parcours, de mes convictions, mais, aussi je pense, trop loin de certains compromis que nous aurions dû et pu trouver avec le gouvernement », assène sévèrement le député de Maine-et-Loire.
Ce proche de Nicolas Hulot avait participé à faire amender le projet de loi lors de l’examen en commission la semaine dernière, mais, selon lui « sur d’autres points, pourtant centraux, (il n’a) pas convaincu la majorité qu’il fallait faire évoluer le texte » en vue des discussions qui se dérouleront dans l’hémicycle à partir de lundi 16 avril.
Le risque d’amoindrir les droits
Le député évoque notamment la réduction – excessive selon lui – du délai de recours pour les aspirants à l’asile après un rejet de leur demande. Le gouvernement souhaite le faire passer d’un mois à quinze jours. M. Orphelin défendait un compromis, proposant de le réduire à trois semaines. Ses collègues de la majorité ont souhaité s’aligner sur la proposition du ministre de l’intérieur.

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                La réduction des délais au cœur de la loi asile et immigration



Cette désolidarisation d’un député intervient alors que la tension est montée d’un cran au sein de la majorité ces derniers jours. Un groupe d’élus macronistes avait défendu une série d’amendements hostiles au projet de loi de Gérard Collomb lors de l’examen en commission. Les députés dénoncent un texte dont ils jugent la portée trop répressive et risquant d’amoindrir les droits des aspirants à l’asile.
Leur opposition au ministre avait provoqué un sévère rappel à l’ordre de la part de Richard Ferrand, mardi. Le président du groupe LRM de l’Assemblée avait à mot à peine couvert menacé d’exclusion ceux qui ne respecteraient pas la discipline de groupe. « S’abstenir est un pêché véniel, voter contre est un pêché mortel », précise-t-on vendredi dans l’entourage du patron du groupe majoritaire.

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                Loi Asile-immigration : le ton se durcit au sein de LRM



« Cette décision de ne pas voter positivement pour ce projet de loi est tout sauf un début de fronde. Mon engagement pour la réussite de la majorité présidentielle reste entier », précise M. Orphelin, une phrase écrite en caractères gras. « Afin de ne pas être instrumentalisé par les postures politiciennes et de ne pas mettre en difficulté la majorité, je m’exprimerai peu pendant les débats en hémicycle », indique-t-il encore à quelques jours de débats qui s’annoncent tendus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.
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Après la loi immigration, la question des régularisations

Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 12h08
    |

            Maryline Baumard et 
Manon Rescan








                        



                                


                            
Bakari, 39 ans, défroisse la manche de son costume. Un vêtement qu’il réserve aux grandes occasions. Pour ce rendez-vous matinal, jeudi matin 12 avril, au service des étrangers de la préfecture de police de Paris, il fallait ça. « Ce jour s’ajoutera aux dates qui marquent ma vie : le départ du pays, l’arrivée en France… et là, mes premiers papiers », insiste le Malien, en attente de ce moment depuis 2006. Douze ans.
Bakari fait partie d’un groupe de trente-trois Africains venus retirer leur « récépissé de demande de carte de séjour ». Ce sésame va enfin les extraire du groupe des « sans-papiers » et leur offrir la promesse « d’une vie enfin normale », comme l’observe Omar, presque à court de mots en contemplant son morceau de papier cartonné gris, échangeable dans quatre mois contre une carte de séjour d’une année.

Chaque fois qu’un membre du groupe reçoit son récépissé, il l’exhibe aux copains de galère puis à Marilyne Poulain, la responsable du collectif Migrants de la CGT, qui les a accompagnés dans l’organisation de leur grève. Après plus de dix ans en France pour certains, et autant d’années de travail sous d’autres identités, il leur a fallu cette mobilisation pour que leur patron demande leur régularisation.
« Le 12 février, 160 travailleurs sans papiers de six entreprises d’Ile-de-France ont entamé ce mouvement pour obtenir une régularisation que leur patron refusait, rappelle la syndicaliste. Tous ont obtenu un titre de séjour que les ouvriers de Défi Technology sont les 33 derniers à retirer. »
Si ces trente-trois-là travaillent dans le bâtiment, les autres grévistes sont dans la collecte de déchets chez Sepur et STLG, la logistique pour GLS à Roissy, la restauration chez le traiteur Event-Thaï, ou le courrier dans une agence Chronopost de l’Essonne. Des secteurs gourmands en main-d’œuvre étrangère.
« Hypocrisie »
Ce mouvement, qui aura duré un mois et demi, a bénéficié...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le calcul des finances locales s’avère un exercice compliqué pour les communes.
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Collectivités territoriales : la baisse des dotations en question

Le calcul des finances locales s’avère un exercice compliqué pour les communes.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h22
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
D’un côté, un président de la République, Emmanuel Macron, qui a affirmé, jeudi 12 avril, sur TF1, que les dotations des communes rurales, en 2018, « ne baissent pas d’un centime ». De l’autre, un président de l’Association des maires de France, François Baroin, qui assure que « vingt-deux mille communes » ont vu leur dotation baisser cette année. Ni l’un ni l’autre n’ont tout à fait tort. Ni tout à fait raison. Car, en matière de finances locales, les choses sont beaucoup plus compliquées que sembleraient le laisser croire ces propos.
De quoi parle-t-on ? En 2018, les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales ont augmenté de 315 millions d’euros, après six années de baisse continue. La part de dotation globale de fonctionnement (DGF) attribuée aux communes a, quant à elle, enregistré une hausse de 80 millions d’euros, sur un total de 11,8 milliards d’euros. Cette DGF, cependant, se décompose en plusieurs fractions : la dotation forfaitaire et les dotations dites « de péréquation », dotation de solidarité urbaine (DSU) et dotation de solidarité rurale (DSR).

La dotation forfaitaire, globalement, a baissé de 120 millions d’euros, sur un montant de 7,2 milliards d’euros. Cet écrêtement a porté sur les communes les plus riches, en fonction de leur potentiel financier. Ce sont effectivement de l’ordre de 22 000 communes qui ont ainsi vu leur dotation forfaitaire baisser, afin de financer la hausse des dotations de péréquation. Celles-ci ont respectivement augmenté de 110 millions pour la DSU (+ 5,15 %) et de 90 millions pour la DSR (+ 6,2 %), soit une hausse totale de 200 millions d’euros. Entre la baisse de la dotation forfaitaire (– 120 millions) et la hausse des dotations de péréquation (+ 200 millions), l’augmentation est bien de 80 millions d’euros.
Plusieurs facteurs pris en compte
Au total, 53 % des communes (près de 19 000) ont vu leur dotation globale augmenter et 47 % (moins de 17 000) ont subi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’ex-chef de l’Etat consacre à Emmanuel Macron, dont il juge déloyale l’attitude, une large part de son ouvrage paru le 11 avril.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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François Hollande, le récit d’une trahison

L’ex-chef de l’Etat consacre à Emmanuel Macron, dont il juge déloyale l’attitude, une large part de son ouvrage paru le 11 avril.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h19
    |

            Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Les mots ont un sens et Les Leçons du pouvoir (Stock, 22 euros, 400 pages), le livre de François Hollande, paru mercredi 11 avril, ne sont pas les mémoires d’un ancien président de la République décidé à laisser une trace dans l’Histoire en revenant après coup et en détail sur un parcours politique définitivement clos. Comme son titre l’indique, le but de cet ouvrage est avant tout de « tirer les leçons du pouvoir », après cinq années passées à l’Elysée, cette « maison du silence », par un homme qui a « voulu être un président normal pour mieux assumer une tâche anormale ».
Un retour en arrière et à chaud sur un quinquennat hors norme, durant lequel la gauche est revenue au plus haut du pouvoir pour la seconde fois sous la Ve République, et qui s’est terminé pour elle au plus bas, avec un président qui décide de ne pas se représenter et qui voit élu pour lui succéder un de ses anciens jeunes conseillers. A la lecture du livre, on mesure souvent le vertige et le baroque de ces cinq années écoulées, en passant au fil des 400 pages des attentats de 2015 ou de la guerre française au Mali en 2013, à l’affaire du « Closergate » et aux révélations sur la vie privée de François Hollande. De la tragédie la plus grave à la farce la plus grotesque.

Pas la moindre autocritique
Si l’ancien chef de l’Etat y fait l’analyse de son mandat, nulle trace en revanche de la moindre autocritique. Au contraire, François Hollande vante son bilan « qui avec le temps se défendra tout seul », défend ses choix économiques de « la politique de l’offre » et du « sérieux budgétaire », et juge, au final, rempli son contrat passé avec les Français en 2012. « La courbe du chômage finalement s’est inversée. La reprise est venue. Mais tard pour le pays et, subsidiairement, pour moi », écrit-il. Seules concessions de sa part aux critiques qui l’ont frappé durant cinq ans, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’édile Jean-Marc Nicolle est mis en examen pour de supposés pots-de-vin. Des habitants de la commune du Val-de-Marne ont manifesté jeudi pour demander sa démission.
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Le maire du Kremlin-Bicêtre qui aimait trop le PMU

L’édile Jean-Marc Nicolle est mis en examen pour de supposés pots-de-vin. Des habitants de la commune du Val-de-Marne ont manifesté jeudi pour demander sa démission.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h46
    |

                            Francis Gouge (Créteil, correspondant)








                        



                                


                            

C’est peu dire que l’addiction au PMU du maire passe mal. Les appels à la démission de Jean-Marc Nicolle, ex-membre du Mouvement républicain et citoyen (MRC), édile du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) se multiplient ces derniers jours. L’opposition LR et MoDem, qui demandait son départ, a été rejointe ces derniers jours par les élus PS, PCF-FdG, MRC et UDE de la ville. Une trentaine d’habitants du Kremlin-Bicêtre ont également manifesté jeudi 12 avril à 18 h 30 devant l’hôtel de ville. Une réunion du conseil municipal qui devait se tenir à la même heure a été annulée pour cause de malaise du principal intéressé. C’est la deuxième fois qu’elle est reportée.
Il faut dire que Jean-Marc Nicolle, maire désormais sans étiquette, est soumis à une forte pression, surtout depuis sa mise en examen, le 30 mars. Il est soupçonné d’avoir dépensé près d’un million d’euros entre 2010 et 2017, au cours de quelque 45 000 paris, notamment des tiercés, jouant jusqu’à 3 000 euros certains jours. Pour financer son addiction, il aurait empoché des milliers d’euros en attribuant frauduleusement des marchés publics dans sa ville. Une demi-douzaine d’entreprises franciliennes et provinciales œuvrant dans les travaux publics, la collecte des déchets et l’entretien seraient impliquées.
Les éventuels pots-de-vin auraient transité par l’intermédiaire d’une association œnologique, baptisée Au Sergent du Kremlin, qu’il a créée en 2001, alors qu’il était premier adjoint, et qu’il préside. N’y adhère pas qui veut. Arnaud Weber-Guillouet, alors chef de file du LR, un parti qu’il a quitté depuis, qui avait demandé à en faire partie s’était vu répondre « ça ne va pas être possible ».
« Plusieurs anomalies »
L’affaire a démarré à la suite d’un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France, portant sur les exercices 2009-2015 de la ville, qui a noté que « les règles de la commande publique ne sont pas toujours respectées ». Dans son rapport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.
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Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France

Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h28
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

A 40 ans, Sibyle Veil devient la troisième femme à diriger Radio France, après Jacqueline Baudrier (1922-2009) et Michèle Cotta dans les années 1970 et début des années 1980. Sa victoire était pressentie. Elle s’est imposée face à cinq hommes pour succéder à Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme.
Cette énarque, de la même promotion que le président de la République, Emmanuel Macron, a été désignée, jeudi 12 avril, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a fait le choix de la continuité. Seule candidate en interne, la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, bénéficiait du soutien tacite de l’équipe en place, en particulier de Laurent Guimier, le directeur délégué aux antennes et aux contenus, dont le profil de journaliste compense les lacunes éditoriales de Mme Veil.
Mercredi 11 avril, devant le CSA, Mme Veil a dit vouloir poursuivre le travail mené par M. Gallet, qui l’avait fait venir il y a trois ans, alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Une expérience qui lui a appris à conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». « Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages » ou « le décloisonnement » de certains métiers.
Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois. Au risque de froisser France Télévisions. Elle a souhaité que l’offre commune Franceinfo, dont les audiences en télévision restent faibles, « concurrence le leadeur BFM-TV ». Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Etats-Unis, France et Royaume-Uni tentent de s’organiser pour mener des frappes punitives après l’attaque du 7 avril. Mais Moscou brandit la menace de représailles.
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En Syrie, la riposte promise après le recours à l’arme chimique sur Douma piétine

Etats-Unis, France et Royaume-Uni tentent de s’organiser pour mener des frappes punitives après l’attaque du 7 avril. Mais Moscou brandit la menace de représailles.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h16
    |

            Marc Semo et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Le 7 avril 2017, Donald Trump était sans doute allé au plus facile. Avec le tir de 59 missiles de croisière contre une base militaire syrienne, au lendemain du bombardement au gaz sarin de la petite ville de Khan Cheikhoun contrôlée par la rébellion, qui avait fait 87 morts, le président des Etats-Unis avait restauré à moindre compte une « ligne rouge » à ne pas franchir à propos de ces armes non conventionnelles.
Le nouveau recours à des gaz imputé au régime, le 7 avril 2018, à Douma, dans la banlieue rebelle de la Ghouta occidentale, près de Damas, a forcé Washington à envisager une réponse plus dissuasive. Le 9 avril, le dernier ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, avait jugé « impossible de dissuader [le président syrien Bachar Al-] Assad d’utiliser ces armes à moins qu’il ne paye un prix militaire. Et donc la seule façon d’établir la dissuasion est de le faire souffrir militairement », avait-il expliqué à la radio publique NPR.

« Une frappe unique ne suffira pas, car il cessera d’utiliser des armes chimiques pendant une semaine ou deux, ou un mois ou deux, puis il recommencera. Le président doit être prêt pour une campagne soutenue. Et il doit l’expliquer au public américain, et il doit l’expliquer à nos alliés et aux autres pays de la région là-bas », avait poursuivi l’ambassadeur.
« Aucune décision finale n’a été prise »
Après avoir entretenu l’impression d’une riposte imminente, Donald Trump a semblé se raviser, jeudi 12 avril : « Cela pourrait être bientôt ou pas », a-t-il lancé dans un Tweet matinal. « Nous aurons des décisions à prendre quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace », a pour sa part déclaré sur TF1 son homologue français, Emmanuel Macron, également en première ligne sur le sujet. Le président français a rassuré « avoir la preuve que des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime ».
Décider...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.
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Entretien sur TF1 : Macron au cours préparatoire

Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il existe trois sortes de professeurs. Les uns peinent à se faire entendre et désespèrent de leurs élèves, quand ils ne sont pas chahutés ; François Hollande avait connu ce genre de situation. Les autres, bienveillants jusqu’à l’indolence, sont prêts à adapter leur enseignement aux difficultés de leur classe ; en son temps, Jacques Chirac fut de ceux-là. Les troisièmes enfin, campés sur leur magistère, mettent un point d’honneur à « faire tout le programme », quoi qu’il en coûte d’efforts ou de découragement. Emmanuel Macron, à l’évidence, se range dans cette troisième catégorie.
Il en a fait la démonstration, jeudi 12 avril, dans la salle de classe de l’école pimpante de Berd’huis, au cœur de la Normandie, où l’accueillait l’œcuménique journal télévisé de la mi-journée de TF1 et son inusable présentateur, Jean-Pierre Pernaut. Le chef de l’Etat n’ignore aucun des griefs qui lui sont faits. Depuis son élection, l’étiquette de président des riches et des villes lui colle à la peau. Depuis des mois, ses certitudes, voire son contentement de soi, lui sont sans cesse renvoyées à la figure, à droite ou à gauche, comme la preuve de son ignorance des réalités ou de son indifférence aux petites gens. Depuis des semaines, les cheminots de la SNCF, les fonctionnaires ou les étudiants en colère lui reprochent des réformes qu’ils jugent précipitées et injustes.
Ni trop « techno » ni trop « intello »
Une heure durant, le professeur Macron s’est donc employé à répondre à tous ses détracteurs. Il y a mis le ton, ni trop « techno » ni trop « intello », contrairement à son penchant naturel. Il y a mis la forme, plus familière et souriante qu’à l’accoutumée. Il y a ajouté quelques mots destinés à convaincre qu’il n’est pas seulement là pour « protéger » et « libérer », mais également pour « unir ». Bref, qu’il est bien le « président de tous les Français », attentif et « à l’écoute ».

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                Syrie, SNCF, hôpitaux, CSG…, ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1



Mais, sur le fond, la leçon était sans ambiguïté. Le programme a été fixé lors de l’élection présidentielle et, même si l’« on n’y était plus habitué », il sera tenu et réalisé « jusqu’au bout ». Et, puisque ce programme est nécessaire pour rebâtir la « maison France », il ne saurait être question d’en modifier les objectifs, le rythme et la méthode d’application. Tant pis pour ceux qui imaginaient que le président concéderait tel aménagement ou renoncerait à telle disposition pour calmer les inquiétudes ou les exaspérations.
Tout juste a-t-il expliqué qu’il n’était pas là pour « opposer les Français les uns aux autres », mais pour « faire avancer le pays » et lui permettre de s’adapter aux changements du monde. Qu’il s’agisse de la réforme de la SNCF, de celle des universités et de l’école, ou de tous les autres chantiers engagés, y compris la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes, il convient donc de ne céder ni aux peurs « irrationnelles », ni aux craintes illégitimes,ni aux crispations excessives.

        Lire aussi :
         

                Sur TF1, « Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes »



Enfin le chef de l’Etat a rappelé que la pédagogie supposait l’autorité du maître, en l’occurrence celle de l’Etat, contre les « professionnels du désordre », à l’œuvre – à ses yeux – à Notre-Dame-des-Landes ou dans quelques universités. Nul doute qu’il a répondu, sur ce point, à une aspiration croissante des Français.
Après cet aimable cours préparatoire de Berd’huis, le professeur Macron va maintenant devoir délivrer son discours de la méthode à une classe de lycéens plus aguerris. Ce sera dimanche, sur BFM et Mediapart, un exercice plus exigeant.

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                ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.
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Notre-Dame-des-Landes : « Tout ce qui était évacuable a été évacué »

La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h19
    |

            Pierre Bouvier (Nantes, envoyé spécial)








                        


La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a déclaré, vendredi 13 avril, que « tout ce qui était évacuable a été évacué » sur la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, signifiant ainsi la fin de l’opération d’expulsion des occupants « illégaux » engagée lundi. Mme Klein a évoqué « 29 squats » évacués.
Jeudi, lors de l’entretien qu’il a accordé à TF1, Emmanuel Macron avait déclaré :
« L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant, dans les prochains jours, un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux, organisés, de se faire. »
A ce propos, Mme Klein a expliqué avoir « demandé d’établir un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leur projet dans les meilleurs délais ».
« Le projet collectif n’empêche pas le projet individuel »
Celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire devront renseigner « leur nom, leur projet et la parcelle [qu’ils souhaitent exploiter] », a-t-elle ajouté. Le document est à remplir et le renvoyer d’ici au 23 avril.

Déclaration d’intention de projet individuel qui sera proposé aux occupants de la ZAD pour permettre aux occupants illégaux de régulariser leur situation et rester sur place, dispo auprès de la DTTM. A renvoyer pour le 23/04 #NDDL pic.twitter.com/c57lvgPxss— Pierre Bouvier (@pibzedog) 13 avril 2018


Consciente que les occupants de la ZAD demandaient à ce que soit validé un projet collectif, la préfète a ajouté que « le projet collectif n’empêche pas le projet individuel ».
Elle a, par ailleurs, estimé que la ferme des 100 Noms n’avait pas de projet agricole et qu’il ne pouvait pas y avoir de statut particulier. Elle se dit sûre que certains viendront aux concertations.
Dégagement des routes et perquisition
Nicole Klein a également salué « le professionnalisme et la maîtrise des forces de gendarmerie », qui sont intervenus, vendredi vers 6 heures du matin, dans la ZAD pour dégager les axes routiers, avec en parallèle une perquisition menée par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur le tir d’une fusée sur un hélicoptère de gendarmerie mardi.

Sur la D281 👉🏻 « liberté d’aller et venir ». Il n’y a personne sur la route, à part des gendarmes. Mais on peut y a… https://t.co/6mbFoVrOZl— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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L’opération s’est concentrée sur la D81, une des deux routes principales traversant la ZAD, où une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant dix blessés dans leurs rangs. Des affrontements étaient en cours dans la matinée, affrontements que la préfète a vivement condamnés :
« La violence n’est en aucun cas acceptable et ceux qui [commettent ces actes] devront en répondre devant les tribunaux. »
Depuis lundi, 45 autres gendarmes ont été blessés.
La préfète a également annoncé que les gendarmes mobiles resteraient pour le déblaiement des parcelles, garantir la circulation sur les départementales 281 et 81, prévenir toute réoccupation illégale.
Elle a également balayé la question du coût des opérations, estimant que :
« Ce n’est pas un problème de coût, c’est une question de retour de l’état de droit, ce qui n’a pas de prix. »
Les gendarmes blessés ont reçu la visite du premier ministre, Edouard Philippe, et du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Ces derniers sont allés au poste de commandement de la gendarmerie à Saint-Etienne-de-Montluc, au sud de la ZAD, pour « faire un point sur les opérations d’évacuation qui ont lieu depuis lundi et saluer les personnels qui ont été engagés » dans cette action, a précisé Matignon.
Fin de semaine à haut risque
La fin de la semaine va être déterminante. Samedi, une manifestation contre les expulsions de la ZAD est prévue à Nantes. D’autres mouvements – cheminots, étudiants – devraient se joindre au cortège. Elle s’annonce potentiellement explosive dans une ville qui reste marquée par les heurts et les dégâts considérables causés le 22 février 2014, à l’issue d’une manifestation contre le projet d’aéroport.
Mme Klein avait confié, avant sa conférence de presse, que les autorités réfléchissent à la possibilité d’interdire le grand rassemblement de protestation qui doit se tenir dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes dimanche. « On va regarder de près comment se passe la manifestation samedi à Nantes et on avisera », avait-elle précisé. Pendant sa conférence de presse, Mme Klein s’est voulue plus rassurante, se disant certaine que le rassemblement sera pacifique.
La plupart des associations, locales et nationales, qui étaient engagées dans ce combat, ont pour l’heure appelé à converger vers la zone. Mais certains pourraient être tentés de ne pas se joindre à ce qui s’apparente à « une manifestation de tous les dangers », selon les termes de l’un d’entre eux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le « statut » de la SNCF ne l’empêche pas de se séparer de ses salariés, ni plus ni moins que toute entreprise, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Vincent Bonnin.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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SNCF : « Le débat sur l’“emploi à vie” agite un fantasme destiné à justifier le démantèlement en cours »

Le « statut » de la SNCF ne l’empêche pas de se séparer de ses salariés, ni plus ni moins que toute entreprise, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Vincent Bonnin.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 09h43
    |

Vincent Bonnin (Maître de conférences en droit à l’université de Poitiers)







                        



                                


                            
Tribune. Dans le débat sur la réforme de la SNCF, une formule fait forte impression : l’« emploi à vie ». Elle laisse supposer qu’un cheminot est, dès son embauche, assuré d’atteindre la retraite sans incident de carrière, et qu’il conviendrait de revenir sur ce privilège désormais obsolète, en des temps de mobilité plus ou moins subie par les autres travailleurs.
Pourtant, un agent statutaire de la SNCF peut perdre son emploi, à des conditions qui ne sont pas si éloignées du droit commun. La différence réside moins dans le statut que dans les pratiques de l’entreprise. Selon le code du travail, un salarié, quel qu’il soit, peut perdre son emploi pour des motifs personnels ou pour un motif économique – non personnel. C’est aussi le cas des cheminots.

D’abord, ils peuvent être fautifs. Des règles disciplinaires sont fixées par le chapitre 9 du statut de la SNCF. La « révocation » – qui correspond au licenciement selon le droit commun – est prévue à l’article 3 du paragraphe 7 de ce chapitre en cas de « faits graves entachant la probité ou les bonnes mœurs ». Sa formulation écarte certes bien des cas d’éviction s’appliquant dans nombre d’entreprises. Mais celles-ci ont chacune leur ordre disciplinaire. Par exemple, un juron proféré sur un chantier du bâtiment ne produira pas les mêmes effets que lors de la réception d’un hôtel de luxe devant les clients…
Communautés de travail
Certaines branches d’activité, comme la banque, l’assurance, les établissements médico-sociaux, ajoutent des garanties conventionnelles à celles du code du travail afin d’éviter les licenciements arbitraires. Faudrait-il considérer que ces avantages sont également indus ? Ce serait oublier que les entreprises et les branches sont constituées de métiers créant des identités professionnelles, ainsi que des communautés de travail qui ont leur mot à dire sur l’éviction de l’un des leurs.

Un agent peut aussi être déclaré physiquement...




                        

                        


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Notre-Dame-des Landes : fin officielle des expulsions

Dans la ZAD, la tension reste vive et les forces de l’ordre mobilisées. Les gendarmes ont procédé à des interpellations



Le Monde
 |    13.04.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 10h50
    |

            Rémi Barroux, 
Pierre Bouvier et 
                                Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

La fin des expulsions des occupants « illégaux » sur la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est officielle. La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, l’a confirmé lors d’une conférence de presse vendredi matin 13 avril. Jointe par téléphone dans l’après-midi, jeudi, elle avait annoncé au Monde l’arrêt des opérations commencées il y a quatre jours, le 9 avril, à 3 heures du matin.
Cette décision est la traduction concrète de ce que le chef de l’Etat a déclaré, lors de l’entretien qu’il a accordé à TF1, jeudi, à 13 heures. « L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant, dans les prochains jours, un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux, organisés, de se faire », a expliqué Emmanuel Macron.
La préfète a également tendu la main aux zadistes : elle a appelé les occupants de la ZAD, y compris les expulsés, à déclarer leurs projets agricoles d’ici le 23 avril pour amorcer un « processus de régularisation ». « J’ai demandé à la direction départementale des territoires d’élaborer un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leurs projets dans les meilleurs délais », a déclaré Nicole Klein. « Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu’ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l’Etat (...) puisse instruire ces demandes ».
Jeudi dans son entretien télévisé, M. Macron avait évoqué le cas des seuls agriculteurs : « Je souhaite que les agriculteurs qui sont sur place, qui ont un projet pour ce territoire puissent le développer, mais ce n’est pas le désordre et ce n’est pas l’occupation par des gens qui ne cherchent qu’à créer le trouble », avait-il déclaré.
Sur le terrain, après les violents...




                        

                        

