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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.
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Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France

Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h28
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

A 40 ans, Sibyle Veil devient la troisième femme à diriger Radio France, après Jacqueline Baudrier (1922-2009) et Michèle Cotta dans les années 1970 et début des années 1980. Sa victoire était pressentie. Elle s’est imposée face à cinq hommes pour succéder à Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme.
Cette énarque, de la même promotion que le président de la République, Emmanuel Macron, a été désignée, jeudi 12 avril, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a fait le choix de la continuité. Seule candidate en interne, la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, bénéficiait du soutien tacite de l’équipe en place, en particulier de Laurent Guimier, le directeur délégué aux antennes et aux contenus, dont le profil de journaliste compense les lacunes éditoriales de Mme Veil.
Mercredi 11 avril, devant le CSA, Mme Veil a dit vouloir poursuivre le travail mené par M. Gallet, qui l’avait fait venir il y a trois ans, alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Une expérience qui lui a appris à conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». « Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages » ou « le décloisonnement » de certains métiers.
Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois. Au risque de froisser France Télévisions. Elle a souhaité que l’offre commune Franceinfo, dont les audiences en télévision restent faibles, « concurrence le leadeur BFM-TV ». Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.
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Entretien sur TF1 : Macron au cours préparatoire

Editorial. Si le président a expliqué que le programme fixé lors de la présidentielle sera réalisé « jusqu’au bout », il va devoir délivrer son discours de la méthode, dimanche, sur BFM et Mediapart.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il existe trois sortes de professeurs. Les uns peinent à se faire entendre et désespèrent de leurs élèves, quand ils ne sont pas chahutés ; François Hollande avait connu ce genre de situation. Les autres, bienveillants jusqu’à l’indolence, sont prêts à adapter leur enseignement aux difficultés de leur classe ; en son temps, Jacques Chirac fut de ceux-là. Les troisièmes enfin, campés sur leur magistère, mettent un point d’honneur à « faire tout le programme », quoi qu’il en coûte d’efforts ou de découragement. Emmanuel Macron, à l’évidence, se range dans cette troisième catégorie.
Il en a fait la démonstration, jeudi 12 avril, dans la salle de classe de l’école pimpante de Berd’huis, au cœur de la Normandie, où l’accueillait l’œcuménique journal télévisé de la mi-journée de TF1 et son inusable présentateur, Jean-Pierre Pernaut. Le chef de l’Etat n’ignore aucun des griefs qui lui sont faits. Depuis son élection, l’étiquette de président des riches et des villes lui colle à la peau. Depuis des mois, ses certitudes, voire son contentement de soi, lui sont sans cesse renvoyées à la figure, à droite ou à gauche, comme la preuve de son ignorance des réalités ou de son indifférence aux petites gens. Depuis des semaines, les cheminots de la SNCF, les fonctionnaires ou les étudiants en colère lui reprochent des réformes qu’ils jugent précipitées et injustes.
Ni trop « techno » ni trop « intello »
Une heure durant, le professeur Macron s’est donc employé à répondre à tous ses détracteurs. Il y a mis le ton, ni trop « techno » ni trop « intello », contrairement à son penchant naturel. Il y a mis la forme, plus familière et souriante qu’à l’accoutumée. Il y a ajouté quelques mots destinés à convaincre qu’il n’est pas seulement là pour « protéger » et « libérer », mais également pour « unir ». Bref, qu’il est bien le « président de tous les Français », attentif et « à l’écoute ».

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                Syrie, SNCF, hôpitaux, CSG…, ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1



Mais, sur le fond, la leçon était sans ambiguïté. Le programme a été fixé lors de l’élection présidentielle et, même si l’« on n’y était plus habitué », il sera tenu et réalisé « jusqu’au bout ». Et, puisque ce programme est nécessaire pour rebâtir la « maison France », il ne saurait être question d’en modifier les objectifs, le rythme et la méthode d’application. Tant pis pour ceux qui imaginaient que le président concéderait tel aménagement ou renoncerait à telle disposition pour calmer les inquiétudes ou les exaspérations.
Tout juste a-t-il expliqué qu’il n’était pas là pour « opposer les Français les uns aux autres », mais pour « faire avancer le pays » et lui permettre de s’adapter aux changements du monde. Qu’il s’agisse de la réforme de la SNCF, de celle des universités et de l’école, ou de tous les autres chantiers engagés, y compris la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes, il convient donc de ne céder ni aux peurs « irrationnelles », ni aux craintes illégitimes,ni aux crispations excessives.

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                Sur TF1, « Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes »



Enfin le chef de l’Etat a rappelé que la pédagogie supposait l’autorité du maître, en l’occurrence celle de l’Etat, contre les « professionnels du désordre », à l’œuvre – à ses yeux – à Notre-Dame-des-Landes ou dans quelques universités. Nul doute qu’il a répondu, sur ce point, à une aspiration croissante des Français.
Après cet aimable cours préparatoire de Berd’huis, le professeur Macron va maintenant devoir délivrer son discours de la méthode à une classe de lycéens plus aguerris. Ce sera dimanche, sur BFM et Mediapart, un exercice plus exigeant.

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                ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le photojournaliste vénézuélien Ronaldo Schemidt a remporté le premier prix du 60e World Press Photo, dont les résultats ont été annoncés jeudi 12 avril.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Ronaldo Schemidt, de l’AFP, avait photographié un jeune homme brûlé lors de protestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro en mai 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/04/2018
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World Press : l’image d’un manifestant au Venezuela obtient le prix de la photo de l’année

Ronaldo Schemidt, de l’AFP, avait photographié un jeune homme brûlé lors de protestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro en mai 2017.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 00h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 07h20
    |

            Claire Guillot








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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        Photo de l'année"
            data-slide-description="Jose Victor Salazar Balza (28 ans) en feu, lors d’affrontements violents avec la police antiémeute lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, au Venezuela, le 3 mai 2017."
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        Sujets contemporains, premier prix"
            data-slide-description="Un bateau de touristes conduit à travers les canaux de la communauté Makoko, un ancien village de pêcheurs développé en une énorme colonie informelle, sur les rives du lagon de Lagos au Nigéria, le 24 février 2017."
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        Nature, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Un bébé éléphant sauvé au Reteti Elephant Sanctuary, au nord du Kenya, le 29 septembre 2016."
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        Environnement, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Un jeune rhinocéros blanc, drogué, sur le point d’être relâché dans la nature dans le delta de l’Okavango au Botswana."
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        Sujets contemporains, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="« Banned Beauty » montre Kamini Tontines, 12 ans, originaire de Bafang, dans l’ouest du Cameroun, cachant ses seins après que sa mère les ait repassés, une pratique traditionnelle au Cameroun."
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        Environnement, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Une péniche de plus de 300 tonnes de plastique en route du Bronx vers une usine de recyclage à Brooklyn à New-York, le 26 mai 2016."
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        Informations générales, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Les corps de réfugiés Rohingya, en septembre 2017. Le bateau dans lequel ils tentaient de fuir la Birmanie a chaviré à environ 8 km d’Inani Beach, au Bangladesh."
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        Nature, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Un aigle se régale de chutes de viande dans les poubelles d’un supermarché à Dutch Harbor, Alaska, le 14 février 2017."
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        Informations générales, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Après la reprise de l’ouest de Mossoul, en Irak, Nadhira Aziz, assise à quelques mètres de sa maison détruite dans un bombardement, attend qu’on extraie les restes des corps de sa soeur et de sa nièce des décombres."
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        Société, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Djeneta, à droite, et sa sœur Ibadeta, souffrent du « syndrome de démission », à Horndal, en Suède, le 2 mars 2017."
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        Société, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Falmata, 15 ans, a été kidnappée au Nigeria par Boko Haram, puis poussée à l’attentat-suicide. Après avoir été attachée à des explosifs, elle a réussi à trouver de l’aide."
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        Sports, premier prix"
            data-slide-description="« Enfants jockey » : un cheval amené dans l’eau pour le rafraîchir après une journée de course à Maen Jaran, Sumbawa Island, Indonésie, le 17 septembre 2017."
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        Sports, premier prix (catégorie Image unique)"
            data-slide-description="Les équipes de football adverses, les Up’ards et les Down’ards, se battent pour la balle à Ashbourne (Derbyshire) au Royaume-Uni, le 28 février 2017."
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        Actualités, premier prix (catégorie Série)"
            data-slide-description="Après qu’un tireur a ouvert le feu sur des spectateurs lors du festival de musique country Route 91 à Las Vegas, Etats-Unis, le 1er octobre 2017."
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Photo de l'année            
Jose Victor Salazar Balza (28 ans) en feu, lors d’affrontements violents avec la police antiémeute lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, au Venezuela, le 3 mai 2017.

RONALDO SCHEMIDT/AFP
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La récompense la plus courue du World Press Photo, attribuée le 12 avril à Amsterdam, a été attribuée à un photographe de l’Agence France-presse (AFP), Ronaldo Schemidt, pour son image d’un jeune homme brûlé par l’explosion du réservoir d’une moto lors de manifestations contre le président Nicolas Maduro à Caracas au Venezuela en mai 2017.
José Victor Salazar Balza, 28 ans, qui s’en est tiré avec de graves brûlures, participait le 3 mai 2017 aux manifestations contre le gouvernement vénézuélien. Un mouvement populaire qui avait pris de l’ampleur dans un contexte de grave crise économique, et qui avait été durement réprimé. Le président Maduro avait annoncé, quelques jours avant, son intention de faire modifier la Constitution du pays, preuve supplémentaire, selon l’opposition, de ses visées dictatoriales.
La présidente du jury du World Press Photo, la journaliste Magdalena Herrera, chef du service photo du magazine Geo France, a décrit le cliché du jeune homme en flammes et au visage masqué comme « une photo classique, mais qui a une énergie et une dynamique instantanée. Les couleurs, le mouvement… elle est très bien composée ». Ronaldo Schemidt avait pris pour l’AFP toute une série de photos du jeune homme en flammes, courant les bras en l’air, tentant d’échapper aux flammes.
Moins sujette à polémique qu’en 2017
Cette photo de l’année, certes spectaculaire, mais où le visage et la douleur du blessé sont invisibles, semble moins sujette à polémique que celle de 2017, où l’image récompensée, signée Burhan Özbilici, montrant un homme qui venait d’assassiner l’ambassadeur de Russie en Turquie, avait été accusée de faire le jeu du terroriste.
Pour cette édition 2018, et peut-être pour prévenir à l’avance les débats, le jury du World Press Photo avait d’ailleurs décidé de montrer les images des nominés plusieurs semaines avant les résultats. La photo de Ronaldo Schemidt, qui braque les projecteurs sur la situation toujours difficile au Venezuela, a été préférée à d’autres images montrant la bataille de Mossoul, la persécution des Rohingya ou une attaque terroriste à Londres en mars 2017.
Les autres gagnants des prix World Press sont à retrouver sur le site de l’organisation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Sibyle Veil, nommée jeudi présidente de Radio France, est la première femme à ce poste depuis Michèle Cotta.
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Une femme nommée à la présidence de Radio France pour la première fois depuis 1981

EN UN GRAPHIQUE – Sibyle Veil, nommée jeudi présidente de Radio France, est la première femme à ce poste depuis Michèle Cotta.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 19h37
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le Conseil national de l’audiovisuel (CSA) a nommé Sibyle Veil présidente de Radio France, jeudi 12 avril. Agée de 40 ans, cette énarque est la première femme à occuper ce poste depuis Michèle Cotta (1981-1982) et la première présidente du groupe, Jacqueline Baudrier (1975-1981).

   


Elle succède à Mathieu Gallet, révoqué par le CSA le 31 janvier après avoir été condamné pour favoritisme à l’époque où il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Entre 1982 et 2018, huit présidents se sont succédé, de Jean-Noël Jeanneney (1982-1985) à Matthieu Gallet (2014-2018) en passant par Jean-Luc Hees (2009-2014) ou Jean-Marie Cavada (1998-2004).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de son prédécesseur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Sibyle Veil nommée présidente de Radio France à la suite de Mathieu Gallet

Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de son prédécesseur.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 06h30
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Présentée comme favorite, Sibyle Veil a été nommée, jeudi 12 avril, présidente de Radio France. Elle a été choisie par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) parmi six candidats au remplacement de Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme. Elle devient la troisième femme à diriger la radio publique après Jacqueline Baudrier et Michèle Cotta en 1981. Une décision justifiée dans ces termes :
« Mme Veil propose un projet stratégique qui, dans l’ensemble de ses propositions, porte une vision ambitieuse et réformatrice pour l’entreprise Radio France. Elle manifeste un grand sens du service public et une attention marquée aux publics, notamment par ses initiatives innovantes pour renouveler et élargir l’accès aux offres éditoriales de radio France. »
Sibyle Veil s’est de son côté déclarée sur Twitter « profondément heureuse et fière de commencer une nouvelle aventure ».
Mercredi, devant le CSA en formation restreinte – cinq membres au lieu de sept, son président, Olivier Schrameck, et l’une des conseillères du collège, Carole Bienaimé-Besse, étant absents pour raison de santé –, Mme Veil, 40 ans, avait défendu son projet, en mettant en avant sa connaissance de la Maison de la radio, où elle travaille depuis trois ans.
Etant la seule candidate en interne, elle a pu faire valoir sa volonté de poursuivre le travail mené par son prédécesseur Mathieu Gallet, qui l’avait fait venir à Radio France alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Ce passage à l’AP-HP, a-t-elle argumenté, lui a donné l’expérience de conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». Un élément important, a estimé le CSA, alors qu’une réforme de l’audiovisuel public est attendue d’ici à la fin de l’année.

        En un graphique :
         

          Une femme nommée à la présidence de Radio France pour la première fois depuis 1981



De l’ombre à la lumière
Avec cette nomination, Sibyle Veil passe de l’ombre à la lumière : elle n’est guère connue des salariés, car elle était directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances. Seuls les représentants syndicaux l’ont fréquentée, car elle s’occupait du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Elle supervisait également la rénovation de la Maison de la radio, un chantier lancé il y a une douzaine d’années et qui n’est toujours pas achevé.
Elle représente la continuité : seule candidate en interne, elle bénéficiait du soutien tacite de l’équipe des directeurs en place, en particulier de Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus.
« Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages », le positionnement stratégique des antennes, l’« ouverture sur la jeunesse et la création », mais aussi l’ouverture d’un chantier « sur l’éditorial et la production » avec « le décloisonnement de certains des deux cent quarante métiers ».
Une conception très ambitieuse, voire expansionniste, de Radio France
Dans son projet et au cours de son audition, Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste, de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois entre Radio France et France Télévisions. Au risque de froisser l’autre grande structure de l’audiovisuel public.
Elle a d’abord souhaité que l’offre commune Franceinfo « concurrence le leader BFM-TV », alors que ses audiences en télévision restent faibles. Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de l’audiovisuel public dans la vérification de l’information nationale mais aussi locale et internationale, en collaboration avec France Médias Monde. De même, le service investigation de Radio France serait élargi à la coordination « des enquêtes à l’échelle de toutes les rédactions du service public ». Ces dernières comptent quatre mille journalistes, a-t-elle rappelé devant le CSA : « Il faut penser à cette échelle », a-t-elle ajouté.
En matière de culture, France Culture pourrait, selon Sibyle Veil, devenir la marque « ombrelle » de l’offre commune avec France Télévisions ou Arte. « Cette offre doit partir de France Culture », a-t-elle dit. Elle a aussi proposé que la station de radio Mouv’ devienne l’« offre jeunesse de référence de l’audiovisuel public » et que celle-ci s’incarne dans un « lieu », dans les locaux de Radio France.
Autant de façon d’avancer ses pions dans des domaines de coopération stratégiques pour lesquels les discussions sont engagées depuis plusieurs mois, notamment avec France Télévisions, qui a ses propres médias. L’attitude rappelle celle de Mathieu Gallet, qui avait parfois énervé la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, par ses déclarations dans la presse.
Future « superprésidente » ?
Devant le CSA, la nouvelle présidente a prévu de consacrer les premiers « douze mois » de sa présidence à faire des réformes internes pour « positionner au mieux Radio France » et « pousser son avantage » pour la suite, à savoir « la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel public ».
Cette dernière doit passer par une loi attendue au début de 2019. Qui pourrait créer une « superprésidence », placée au-dessus des actuels dirigeants de France Télévisions et de Radio France. La stratégie de Sibyle Veil peut donner l’impression qu’elle se place pour prendre ce poste. Va-t-elle être « en même temps la présidente de la future holding ? », s’est d’ailleurs demandé sur Twitter le syndicaliste (SNJ) de France Télévisions Serge Cimino, juste après sa nomination.

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          Radio France : le CSA choisit une procédure plus transparente



Sa volonté de construire un média global a également été critiquée jeudi lors de son audition par un de ses rivaux, Jérôme Batout, directeur général de l’agence de conseil Publicis Media : « L’erreur d’un ou d’une présidente serait de relativiser la portée du changement ou de l’embrouiller en parlant trop de média global, qui, en englobant tous les médias, n’en est souvent aucun. » 
« J’ai commencé ma carrière au Conseil d’Etat et j’ai ce souci d’indépendance chevillé au corps »
Mercredi, Sibyle Veil a aussi souligné qu’elle veillerait à l’indépendance de Radio France : « J’ai commencé ma carrière au Conseil d’Etat et j’ai ce souci d’indépendance chevillé au corps. » Certains membres de la majorité voyaient poindre un possible reproche concernant un manque d’indépendance. Et pour cause, elle est issue de la promotion Senghor de l’ENA (2002-2004), celle d’Emmanuel Macron. Tout comme son mari, Sébastien Veil – petit-fils de Simone Veil, une des grandes figures de la vie politique française, morte en 2017 –, qui a participé à la campagne du futur président.
Ses partisans rétorquent que cette maîtresse des requêtes au Conseil d’Etat fut conseillère du président Nicolas Sarkozy sur les questions de travail, de logement et des solidarités entre 2008 et 2010, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.
Dans un communiqué, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a salué sa nomination : « J’ai toute confiance dans la capacité de Sibyle Veil à mener, avec l’ensemble des équipes de Radio France, ce projet de transformation, dans le contexte actuel de réflexion globale sur les évolutions du service public de l’audiovisuel. »
Frédéric Schlesinger, qui a travaillé avec Sibyle Veil avant de rejoindre la tête d’Europe 1, salue une femme « adroite et habile, qui a le sens du dialogue ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Netflix retire un film d’Orson Welles de la sélection cannoise

La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h25
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


C’est un rituel lors de l’annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes. Thierry Frémaux, le délégué général, refuse d’énumérer les titres qui n’ont pas été retenus, et encore plus de donner les raisons de leur absence. Jeudi 12 avril, en égrenant les titres sélectionnés pour la 71e édition, il a pourtant regretté publiquement l’absence de The Other Side of The Wind, le long-métrage laissé inachevé par Orson Welles, terminé par le réalisateur Peter Bogdanovich et le producteur Frank Marshall. « Ce film avait sa place à Cannes, Orson Welles avait été président du jury », a remarqué Thierry Frémaux.

        Lire le compte-rendu :
         

          Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »



Mais ce projet a été financé par Netflix et, dans les heures qui ont précédé la conférence de presse cannoise, Ted Sarandos, le responsable des contenus de la plate-forme de streaming, avait annoncé à la publication professionnelle hollywoodienne Variety que son entreprise ne présenterait plus de films à Cannes, après l’exclusion de la compétition des longs-métrages qui ne sortiraient pas en salle.
Respecter la chronologie française des médias
Le délégué général du festival a par ailleurs évoqué un autre film, qui aurait pu prendre part à la compétition si Netflix avait bien voulu respecter la chronologie française. Il peut s’agir de Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron (le premier qu’il ait tourné dans son pays depuis Y tu mama tambien), de Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, ou de Norway, le film du Britannique Paul Greengrass, qui évoque le massacre commis en 2011 sur l’île d’Utoya et à Oslo par Anders Breivik.
Dans l’état des relations entre le Festival et Netflix, les premières mondiales de ces films auront lieu ailleurs que sur la Croisette. Pour Ted Sarandos, la règle qui veut qu’un film sélectionné en compétition soit exploité en salle « est tout à fait contraire à l’esprit de n’importe quel festival ». Cette disposition a été prise après la sélection en compétition, en 2017, d’Okja, du Coréen Bong Joon-ho, et de The Meyerowitz Stories, de l’Américain Noah Baumbach, qui, dans plusieurs pays, sont sortis simultanément en salle et en ligne. La réglementation nationale interdit cette possibilité, et les deux longs-métrages n’ont jamais été projetés sur un grand écran français.

        Lire la rencontre avec Ted Sarandos (en mai 2017) :
         

          Pour Netflix, « un film peut recevoir la Palme sans sortir en salles »



La direction du Festival de Cannes avait laissé ouverte la possibilité de présenter des films diffusés par Netflix hors compétition, mais M. Sarandos a décliné la proposition : « Il n’y a pas de raison de le faire. Cette règle visait implicitement Netflix, et, quand Thierry l’a annoncée, il nous a explicitement désignés », explique-t-il.
« Dialogue fructueux »
Si le délégué général du Festival de Cannes assure qu’un « dialogue fructueux » se poursuit avec Netflix, le directeur des contenus de la plate-forme rappelle qu’il a « appris la nouvelle réglementation par la presse ». Pierre Lescure, le président du Festival, espère que le débat « ne pourra pas se solder par un “on ne vient plus” ». Mais, pour l’instant, l’impasse est totale, alors que Netflix accroît sans cesse ses investissements dans les longs-métrages – comme The Irishman, de Martin Scorsese, que l’on devrait voir en 2019.
Thierry Frémaux a fait valoir que d’autres acteurs de l’industrie américaine étaient présents à Cannes : des studios comme Universal, qui distribue Black Klansman, de Spike Lee (en compétition), et Un homme de parole, le documentaire que Wim Wenders a consacré au pape François ; Disney, qui dévoilera, hors compétition, Solo, nouvelle déclinaison de l’univers Star Wars ; et, parmi les étoiles montantes du secteur qui feront le voyage de Cannes, le producteur et distributeur A24 (Moonlight), qui présente Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell.

        Lire le récit :
         

          Polémique à Cannes après la sélection de deux films financés par Netflix



Evoquant les films américains qui sortent à l’automne en vue de la campagne pour les Oscars, le délégué général a convenu que Cannes « n’est peut-être pas le lieu idéal » pour les montrer, « parce qu’il y a danger ». Il répondait à une question sur l’absence de The Brothers Sisters, le western auquel Jacques Audiard met la dernière main, qui a été cofinancé par un autre pilier du cinéma d’auteur américain, Annapurna Pictures, et n’a pas été soumis au comité de sélection du festival.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Fabrice Fries élu PDG de l’Agence France-Presse

Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h31
    |

            François Bougon








                        



   


Après vingt-quatre heures de confusion, Fabrice Fries, magistrat à la Cour des comptes et ancien président de Publicis Consultants, a finalement été élu, jeudi 12 avril, président-directeur général (PDG) de l’Agence France-Presse (AFP) par son conseil d’administration.
L’homme de 58 ans était seul en lice pour prendre la tête de l’agence de presse depuis le retrait surprise du PDG sortant, Emmanuel Hoog, 55 ans, en poste depuis 2010. M. Fries a obtenu, lors d’un troisième tour de scrutin, la majorité qualifiée, soit 13 des 18 membres du conseil d’administration (CA). Les deux premiers tours s’étaient déroulés la veille, le CA ayant décidé de suspendre ses travaux pour une journée.
Le personnel dénonce une absence de choix
Plus tôt dans la journée, le personnel de l’AFP avait voté, lors d’une assemblée générale, pour un débrayage à partir de 13 heures et jusqu’à la fin du conseil. Une motion avait également été adoptée : elle appelait le CA à déclarer « infructueux » le processus d’élection du PDG et à désigner deux candidats.
Lors de l’AG, les représentants du personnel ont déploré la séquence de la veille, qui a vu Emmanuel Hoog retirer au dernier moment sa candidature, faute, dit-il, du soutien de l’Etat à son projet. Un retrait soudain qui a plongé l’AFP « dans une situation baroque et étrange » et qui a privé son conseil d’administration d’un « vrai choix entre deux projets », ont-ils regretté.
Jeudi matin, M. Hoog, présent aux côtés de la directrice de l’information, Michèle Léridon, était intervenu en conférence de rédaction, expliquant s’être retiré « au nom de l’intérêt général » après s’être rendu compte qu’il n’aurait pas le soutien de l’Etat. Il a également jugé que ce dernier manquait d’une doctrine « affirmée » sur le rôle de l’AFP, alors qu’elle occupe, avec ses plus de 2 400 collaborateurs, le rang de troisième agence de presse dans le monde – produisant de l’information en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe) – derrière l’américaine Associated Press (AP) et la canado-britannique Thomson Reuters.
M. Hoog s’était notamment vu reprocher par certains administrateurs d’avoir annoncé tardivement une perte de 4,8 millions, ce que l’intéressé avait justifié en évoquant une provision due à une décision de justice intervenue en décembre au moment de boucler le budget. A la suite d’un contentieux avec les syndicats, l’AFP a été condamnée en première instance à s’aligner sur les augmentations salariales du Syndicat de la presse quotidienne nationale, ce qu’elle ne faisait plus depuis 2012.
Craintes quant au projet de M. Fries
Par ailleurs, lors de l’assemblée générale, des salariés ont exprimé leurs inquiétudes à l’égard du projet de Fabrice Fries, présenté mercredi au conseil d’administration, et notamment sa proposition d’« ouvrir le dossier de la capitalisation de l’agence » quand le plan de transformation qu’il propose aura commencé à porter ses fruits, ce qui réveille les craintes d’une privatisation à terme de l’Agence. Dans un message adressé aux représentants du personnel, M. Fries a toutefois assuré que cette proposition « n’est pas pour [lui] une priorité » et que toute réforme du statut « devra veiller à respecter l’indépendance éditoriale, qui est le principal actif de l’AFP ». La priorité, a-t-il affirmé, est « le développement ». Il s’est également engagé « à la transparence totale de la rémunération du président », un « sujet sensible » à l’AFP, selon lui.
Dans un communiqué, l’intersyndicale a dit « prendre acte » de son élection et déplorer « que l’appel légitime du personnel à suspendre le processus électoral pour éviter un scrutin hâtif n’ait pas été entendu par une majorité des administrateurs ».
« Après avoir pris connaissance du projet de M. Fries et des précisions qu’il a apportées ce jeudi, l’intersyndicale le met solennellement en garde contre toute tentative de modification du statut de l’AFP qui mettrait en péril son indépendance éditoriale, technique et financière, ainsi que sa mission d’intérêt général. »

Election de Fabrice Fries à la présidence de l'#AFP : communiqué de l'intersyndicale https://t.co/5RAPXVzLSx— snj_afp (@SNJ AFP)


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Fabrice Fries, diplômé notamment de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’Ecole nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986), avait été le numéro deux de la branche presse professionnelle de Vivendi Universal entre 1998 et 2002.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ « Le Monde » a vu sa diffusion payée progresser de 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % des abonnés numériques.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

2017, une année de croissance pour le groupe Le Monde

« Le Monde » a vu sa diffusion payée progresser de 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % des abonnés numériques.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h55
    |

            Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde") et 
                                Louis Dreyfus (Président du directoire du "Monde")








                        


En ce début 2018, notre distributeur Presstalis n’a pu éviter la liquidation qu’au prix d’un effort financier conjoint de l’ensemble des éditeurs, une partie de la presse magazine française est en passe de changer de main, et les mastodontes américains du numérique bouleversent le marché publicitaire sans pour autant garantir un environnement sûr aux lecteurs et aux annonceurs. Dans ce contexte, alors que le conseil de surveillance a approuvé, jeudi 5 avril, nos comptes pour l’année 2017, il nous a semblé utile de partager avec vous les principales informations chiffrées sur notre groupe, son modèle économique, sa diffusion et ses sources de financement.
Les résultats
Les comptes 2017 confirment tout d’abord le redressement du groupe, avec un cash-flow opérationnel de + 17 millions d’euros (M€), un résultat opérationnel de + 11,4 M€ (soit 4 % du chiffre d’affaires) et un résultat net de + 7 M€. C’est une bonne performance, en progression sur les dernières années et en avance sur les objectifs budgétaires. Pour l’année 2017, la marque « Le Monde » aura représenté 55 % du chiffre d’affaires total, avec, pour ce périmètre, un premier bénéfice opérationnel depuis longtemps, grâce aux performances conjointes de ses activités numériques, de sa diffusion et de son supplément magazine.

   


Les diffusions
Nos publications ont su tirer parti en 2017 d’une année particulièrement fertile en événements, à commencer par la campagne présidentielle. Elles y sont parvenues grâce à nos investissements dans un journalisme de haute qualité, et à une stratégie numérique désormais bien en place. Le Monde aura ainsi vu sa diffusion payée progresser de + 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % de nos abonnés numériques. Cet essor, qui se maintient à un rythme élevé en ce début d’année, est tel que ces abonnements numériques constituent désormais la première source de diffusion du Monde, suivis par les abonnements « papier » et, enfin, par les ventes au numéro.

   


Cette croissance transforme progressivement notre modèle économique, modifie nos organisations et récompense un investissement important dans nos moyens rédactionnels (le nombre de journalistes est passé de 310 à 430 entre 2010 et 2017) et un souci constant de toujours mieux tirer parti de nos contenus exclusifs sur nos publications numériques. Cet effort nous permet de tenir nos engagements de grand média généraliste, engagé sur tous les fronts, tous les formats et toutes les temporalités de l’actualité.
Nos magazines ont conservé une structure de diffusion plus classique, essentiellement portée par le papier et notamment par les abonnements, mais affichent une rentabilité qui fortifie l’ensemble du groupe, avec une large diffusion tant pour « M le magazine du Monde » (274 000 exemplaires), que pour Télérama (523 000), La Vie (88 000) ainsi que Courrier international (180 000), qui a vu sa diffusion croître en 2017 grâce à un important développement de ses abonnements numériques (+ 31 %), supérieurs désormais à la vente au numéro. Enfin, Le Monde diplomatique connaît une progression de 3 % de ses ventes, avec également une hausse remarquable de sa diffusion numérique (+ 24 %).
La publicité
Alors que les investissements publicitaires ont tendance à privilégier Google et Facebook, les équipes de M Publicité ont réussi à maintenir les parts de marché de nos titres. Soutenus par les performances du quotidien, dont les recettes étaient en légère hausse en 2017, nos revenus publicitaires représentent toujours un quart de notre chiffre d’affaires, tout en s’inscrivant strictement dans le cadre défini par notre comité d’éthique et de déontologie et prescrit par nos chartes publicitaires. La publicité apporte ainsi sa part au modèle économique équilibré, qui est celui de notre groupe, sans remettre en cause l’indépendance de la rédaction.
Plus encore, nous avons veillé à garantir aux annonceurs et aux lecteurs une stricte séparation des formats et un environnement de lecture de meilleure qualité que celui proposé par les GAFA. Cette stratégie de montée en gamme de nos formats publicitaires s’est notamment traduite par un partenariat avec Le Figaro au sein d’une alliance baptisée « Skyline », qui a déjà séduit plus de 85 annonceurs. C’est un premier succès qui en appelle d’autres.
La diversification
Depuis plusieurs années, le groupe a entamé une politique de diversification de ses activités et de ses revenus en tenant compte de trois critères. Cette stratégie doit être fidèle aux valeurs portées par les différents titres. L’indépendance des rédactions doit être strictement protégée. Ces développements sont justifiés s’ils nous permettent d’aller à la rencontre de nouveaux publics.
Parmi les projets les plus marquants, citons en exemple ceux qui se sont déployés sur le numérique : le Huffington Post (8e site d’actualité français et 6e sur mobile), lancé il y a cinq ans, ou, depuis dix-huit mois, l’édition du Monde sur Snapchat, que suivent chaque jour plus de 900 000 jeunes.
Parmi les axes de diversification : l’organisation de grandes conférences ou d’événements
Autre axe de diversification : l’organisation de grandes conférences ou d’événements. Le groupe a ainsi créé au fil des dernières années une série de rencontres, à Paris, en régions mais aussi à l’étranger, tels que Le Monde Festival, O21 (S’orienter au XXIe siècle), Télérama Dialogue, Festival cinéma Télérama enfants et adultes, Le Monde/Smart Cities ou le Club de l’économie du Monde, qui rassemblent un nombre croissant de participants et de partenaires. En plus de ces manifestations, le groupe Le Monde est devenu tout récemment opérateur du Festival international de journalisme, qui se déroulera du 13 au 15 juillet à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne).
Enfin, depuis trois ans, Le Monde développe une couverture très large de l’actualité du continent africain avec la chaîne du « Monde Afrique » sur notre site et, là encore, des rencontres organisées et animées par la rédaction. En 2017, « Le Monde Afrique » revendiquait plus de 7 millions de visiteurs uniques mensuels et continuait à être un de nos vecteurs de développement auprès des audiences francophones.
Les financements
Lors de cette dernière année, le groupe Le Monde a largement assaini son bilan, qui affiche désormais des capitaux propres positifs. Il a été renforcé par une augmentation de capital à laquelle ont souscrit nos actionnaires pour un montant de 30 M€, par le biais d’une conversion d’une grande partie des avances en compte courant, et doté d’un nouvel emprunt long terme auprès d’un pool bancaire désormais élargi à trois banques, qui succède à celui négocié sept ans plus tôt, au moment du rachat.
Certes marginales, d’autres sources de financement existent. Trois sont à distinguer. Les subventions publiques directes : pour l’année 2017, elles s’élevaient à 2,7 M€ pour l’ensemble du groupe ; les financements par des fondations sur des projets précis, notamment en direction de l’Afrique, pour environ 750 000 euros ; et, enfin, des financements avec des dispositifs de mécénat réservés aux médias par Facebook et Google sur des projets ponctuels, pour un montant total largement inférieur à 1 % de nos revenus. Au sein du directoire, nous restons vigilants à ce que ces financements alternatifs, utiles car contribuant à consolider notre redressement, ne puissent jamais infléchir notre stratégie ou éroder l’indépendance de nos contenus. Dans ce domaine, comme dans de nombreux autres, nous nous appuyons sur les discussions et les avis rendus au sein de notre comité d’éthique et de déontologie, qui vient d’être élargi à des représentants de tout le groupe.
La trésorerie
Le cash-flow opérationnel (ebitda) dégagé par le groupe en 2017 a atteint 17 M€ et a été consacré à nos investissements (4,5 M€), mais surtout à l’apurement de la dette sociale liée à la fermeture de notre imprimerie (10 M€/an) et, enfin, au remboursement de crédits liés au rachat de participations minoritaires dans certains actifs stratégiques (Lemonde.fr et M Publicité). Mais nous avons aussi réussi à réduire de manière notable notre encours fournisseurs, et cela restera encore pour nous une priorité pour 2018. L’apurement définitif de notre dette sociale relative à l’imprimerie à l’horizon 2020 et celui des crédits liés aux différents rachats nous donneront bientôt de nouvelles ressources pour réinvestir et éviter toute nouvelle tension de trésorerie.

   


L’équilibre hommes-femmes
Dans un groupe qui compte désormais près de 1 500 salariés, nous continuons d’œuvrer pour que la parité entre les hommes et les femmes se reflète dans les salaires comme dans les postes occupés. Fin 2017, après les dernières augmentations salariales, l’écart de salaire moyen entre hommes et femmes au Monde est passé d’un peu moins de 4 % à environ 2 %. Aujourd’hui, 46 femmes pour 49 hommes occupent des fonctions d’encadrement, dont 15 femmes et 15 hommes à la direction de la rédaction et dans les postes de rédacteur en chef.
La crise de la presse écrite n’est pas une fatalité. Et la défiance entre les citoyens et les journalistes n’est pas générale
Ces bons résultats du groupe Le Monde en 2017, tels qu’ils apparaissent dans ce bilan, contredisent deux des idées reçues qui circulent sur la situation de l’information en France. La crise de la presse écrite n’est pas une fatalité : la très nette hausse de la diffusion payée du Monde en France, tout au long de l’année dernière, démontre que l’essor du numérique, loin de nous affaiblir, offre des moyens variés de nous adresser à des nouveaux lecteurs et de convaincre un nombre croissant d’entre eux de s’abonner. La défiance entre les citoyens et les journalistes n’est pas générale. Les lecteurs des publications du groupe Le Monde sont de plus en plus nombreux à faire confiance à nos informations, produites de manière non partisane et indépendante par des rédactions protégées de toute pression des pouvoirs politiques et économiques à la fois par notre gouvernance, des dispositifs désormais statutaires, une exigence quotidienne et une histoire de plus de soixante-dix ans.
Nous vous remercions pour cette confiance qui nous porte et nous oblige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra à 13 heures aux questions de M. Pernaut, en direct depuis une école de l’Orne.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/04/2018
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Emmanuel Macron sur TF1 pour convaincre retraités, ruraux et classes populaires

Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra à 13 heures aux questions de M. Pernaut, en direct depuis une école de l’Orne.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h05
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron n’avait accordé que deux entretiens télévisés : aux journalistes Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et David Pujadas sur TF1 et LCI le 15 octobre 2017 ; à Laurent Delahousse le 17 décembre sur France 2. Une « parole rare » assumée par l’Elysée, destinée à rompre avec la « présidence bavarde » de François Hollande et à mettre en scène la vision de la « verticalité du pouvoir » du nouveau chef de l’Etat.
Mais alors que M. Macron s’apprête à fêter le premier anniversaire de son élection, le 7 mai, changement de pied : le président répondra, jeudi 12 avril, aux questions de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 et LCI, puis à celles de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart. Deux rendez-vous destinés à reprendre la main, alors que les oppositions se multiplient (retraités, cheminots, personnels soignants, étudiants, etc.) et que l’exécutif souffre dans les sondages.
Pour le premier round, le chef de l’Etat a choisi de s’adresser d’abord aux retraités, aux ruraux, aux classes populaires, publics fidèles du journal de 13 heures de TF1. Un choix a priori judicieux : chaque jour de la semaine, M. Pernaut réunit plus de 5 millions de téléspectateurs, soit parfois plus que le 20 heures de France 2 ou même de TF1.
Dans l’école du village de Berd’huis
L’entretien avec le présentateur, prévu pour durer une heure, sera réalisé en direct de la classe de CE2 de l’école maternelle et élémentaire de Berd’huis, dans l’Orne.
Ce petit village normand d’un peu plus de 1 100 habitants, situé dans le parc naturel régional du Perche, n’a pas été choisi par hasard : Marine Le Pen y est arrivée en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, avec 30,4 % des voix. M. Macron n’y avait, lui, obtenu que 20 % des suffrages, derrière François Fillon (21,9 %). « On n’est clairement pas en terre macroniste », explique-t-on à TF1, où l’on assure que c’est M. Pernaut qui a eu l’idée de réaliser l’entretien dans une école de campagne.
« Si nous avons choisi Berd’huis, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une commune très représentative de ce que vivent les territoires ruraux : elle fait de gros efforts pour maintenir ses services publics, même si elle a perdu son bureau de poste en 2017, elle se bat pour garder ses commerces de proximité… », détaille Philippe Morand, rédacteur en chef adjoint du service politique de TF1. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prévu de rencontrer les élus locaux après son entretien, ainsi que les enseignants et les élèves de l’école, qui restera ouverte pendant la durée de l’interview. « On entendra certainement les enfants dans la cour et peut-être même la sonnerie à 13 h 30 », détaille-t-on à TF1.
Un dispositif technique calibré
Pour réaliser le premier entretien d’un président de la République dans un journal de 13 heures – en tout cas depuis celui de Patrick Chêne avec Jacques Chirac sur France 2 en 1995 –, la chaîne du groupe Bouygues a investi les lieux dès mercredi après-midi, après la fin des cours. « Nous aurons soixante personnes sur place, c’est une grosse production », détaille M. Morand.
Lors de l’interview, MM. Macron et Pernaut seront assis sur deux fauteuils transparents et filmés par six caméras disposées dans la classe. Un drone survolera l’école et retransmettra des images de la cour occupée par les enfants ou de la campagne environnante.
L’entretien sera entrecoupé de reportages réalisés par la chaîne dans différents endroits de France. Y seront abordés les questions de la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes, de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, des fermetures de classes à la campagne, de la fracture rurale… « L’entretien sera lancé par un reportage sur l’image du président auprès des Français, qui a été tourné sur un marché dans [la région] des Hauts-de-France », explique M. Morand.
L’enjeu : reconquérir la campagne
Depuis le début de son quinquennat, M. Macron est attaqué par ses adversaires sur sa supposée méconnaissance de la ruralité. A les entendre, il serait « le président des villes ». « Il a la haine de la province », l’accuse même le patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Faux, rétorque-t-on à l’Elysée, où on rappelle que le chef de l’Etat est « un enfant de la province », né à Amiens et dont les racines familiales s’ancrent dans les Pyrénées.
Seule certitude, M. Macron a été élu par les villes davantage que par les campagnes. Selon l’Institut français d’opinion publique (IFOP), 58 % des habitants des zones rurales avaient voté pour lui au second tour, contre 65 % des habitants de zones urbaines de province et 79 % des habitants de l’agglomération parisienne. Les ruraux n’ont représenté que 22,3 % de ses électeurs au second tour.
Surtout, M. Macron a parfois donné le sentiment, depuis son élection, de ne pas considérer les habitants des zones rurales, de leur préférer « les premiers de cordée » et les « Français qui vont bien », ceux qui habitent dans les grandes villes. Dans un sondage Odoxa publié avant le Salon de l’agriculture de Paris, en février, 69 % des Français interrogés jugeaient le président de la République « plutôt éloigné » des préoccupations de la France des campagnes.
« La ruralité est une chance », avait pourtant lancé M. Macron durant la campagne présidentielle, lors d’une tournée qui l’avait emmené, en février 2017, de Souillac (Lot) à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) en passant par Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne). « Paysan, j’aime ce mot », avait-il même ajouté, non sans une once de démagogie. A lui d’en convaincre les téléspectateurs de TF1.



                            


                        

                        


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Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »

Les films sans distribution en salles en France sont exclus de la compétition. La plateforme refuse de projeter ses productions qui ne concourraient pas.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 02h47
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 09h13
   





                        



   


Le directeur des contenus de Netflix, Ted Sarandos, a annoncé, mercredi 11 avril, que la plateforme de vidéo à la demande serait absente cette année du Festival de Cannes, dont la sélection sera connue jeudi. La manifestation a mis en place une nouvelle règle interdisant à tout film sans distribution en salles en France d’être en compétition.
Netflix avait fait scandale en 2017. Deux de ses films figuraient en sélection officielle à Cannes, mais la plateforme avait refusé de diffuser en salles Okja, pour pouvoir le fournir sans délai à ses abonnés. L’autre long-métrage en compétition était The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach.
« Nous voulons être sur un plan d’égalité avec les autres cinéastes », a relevé M. Sarandos dans un entretien au magazine spécialisé Variety, mercredi. Il estime par ailleurs que projeter des films hors compétition ferait courir à ces derniers, ainsi qu’aux cinéastes produits par Netflix, le risque de subir un « manque de respect (…) Je ne pense pas que ce serait bien pour nous d’y aller ».

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Le nouveau poids lourd de l’audiovisuel mondial a dit être ouvert à une sortie de ses films dans les salles françaises mais sans garantir une fenêtre de trente-six mois après la sortie avant qu’ils fussent disponibles en streaming.
Chronologie obsolète
La réglementation française prévoit pour un film une sortie au cinéma, puis, quatre mois après, une distribution en DVD ou en vidéo à la demande à l’acte et, au bout de dix mois, une diffusion à la télévision. Il ne peut être diffusé sur une plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) que trente-six mois après sa sortie.
Cette chronologie est considérée en grande partie comme obsolète avec l’essor du piratage et des plateformes de SVOD comme les américains Netflix et Amazon.
Un rapport commandé par le gouvernement pour moderniser ce système proposait en mars de ramener de quatre à trois mois la période d’exclusivité dont disposent les cinémas pour diffuser la plupart des films.
La disponibilité sur les plateformes de vidéo par abonnement serait avancée à quinze mois après la sortie en salles, mais uniquement pour celles dites « vertueuses », c’est-à-dire qui respecteraient une série d’engagements assez stricts en termes de financement de la création française. Des conditions que Netflix et Amazon notamment sont loin de remplir. Les plateformes non vertueuses verraient leur période de diffusion commencer à vingt-sept mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.
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AFP : Emmanuel Hoog retire sa candidature pour un troisième mandat

Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 20h53
    |

            François Bougon








                        


Coup de théâtre place de la Bourse, siège de l’Agence France-Presse (AFP), la troisième agence de presse mondiale. Mercredi 11 avril, son président-directeur général, Emmanuel Hoog, en lice pour un nouveau mandat, a annoncé, à la surprise générale, le retrait de sa candidature, invoquant une absence de soutien de l’Etat. Selon nos informations, M. Hoog s’était entretenu le matin par téléphone avec la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
M. Hoog, 55 ans, qui dirigeait l’agence de presse depuis 2010, a fait part de cette décision inattendue dans une lettre adressée aux membres du conseil d’administration (CA) qui devaient l’auditionner : « Jusqu’à ces dernières heures, j’ai cherché à avoir un soutien clair, précis et engagé de la part de la majorité des administrateurs. Aujourd’hui je n’ai pu obtenir cette réponse du premier soutien de l’AFP », écrit-il, avant de mettre en avant son bilan – « C’est sous ma présidence que l’AFP a connu le meilleur chiffre d’affaires de son histoire. » Il juge également que, « pour transformer l’agence, il faut aller plus loin dans son effort de productivité, plus loin dans l’innovation, plus loin dans sa combativité commerciale ».
Un autre candidat
La position de M. Hoog, qui jugeait les besoins de financement de l’AFP à 60 millions d’euros et avait énormément développé l’activité vidéo de l’agence, avait été fragilisée par l’annonce d’une perte de 4,8 millions d’euros en 2017, après 5 millions en 2016. Mardi, lors d’un conseil d’administration qui devait valider les comptes de l’AFP, la présidente de la commission financière de l’agence avait dressé un bilan critique. L’Etat avait annoncé avoir versé en janvier la moitié de sa contribution annuelle.
Un autre candidat lui est opposé, Fabrice Fries, ancien dirigeant de Publicis Consultants. Cependant, ce dernier n’a pas pu obtenir les 13 voix nécessaires, sur les 18 membres, lors des deux premiers tours après avoir été auditionné par les membres du CA. « A la demande des membres du Conseil représentant les salariés, le Conseil a à l’unanimité accepté de suspendre ses travaux pour les reprendre jeudi 12 avril à 14 heures », a indiqué un communiqué du CA de l’AFP. Une assemblée générale pour informer les salariés est prévue jeudi à 11 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.
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Birmanie : la justice maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 07h14
   





                        



   


En dépit des pressions internationales, la justice birmane a maintenu mercredi 11 avril les poursuites contre deux journalistes de l’agence de presse britannique Reuters. Ils sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas.
« Le tribunal a décidé de rejeter la demande de la défense de relâcher les prévenus, a annoncé le juge Ye Lwin, devant une salle d’audience pleine de diplomates et journalistes. Après avoir entendu les témoins [à charge], le tribunal ne trouve pas leurs témoignages dépourvus de fondement. »

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Quatorze ans de prison encourus
Les autorités reprochent à Wa Lone, qui a eu 32 ans mercredi, et Kyaw Soe Oo, 27 ans, la détention de documents relatifs aux opérations des forces de sécurité dans l’ouest du pays. Dans l’Etat de Rakhine, l’armée birmane est accusée d’épuration ethnique contre les Rohingyas, une minorité musulmane du pays.

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Maintenus en détention, ils risquent quatorze ans de prison. L’avocate Amal Clooney, épouse de l’acteur américain George Clooney, a rejoint la défense des deux journalistes birmans. Mais elle n’était pas à l’audience mercredi. Les débats doivent reprendre le 20 avril, avec la suite des auditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.
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Fox dit « coopérer » avec l’UE après une inspection inopinée dans ses locaux londoniens

La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h27
   





                        



   


Fox va coopérer avec l’Union européenne (UE). C’est du moins ce que la chaîne de télévision américaine a déclaré, mardi 10 avril, après une inspection inopinée des instances de l’UE dans ses bureaux londoniens sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence. Les locaux de Fox Networks Group (FNG), situés dans le quartier de Hammersmith ont été fouillés par des inspecteurs de la Commission européenne (CE).
La CE a fait savoir qu’elle avait mené des mesures similaires dans plusieurs pays de l’Union auprès de sociétés traitant des droits relatifs aux événements sportifs et de leur diffusion : « La Commission redoute que les sociétés aient violé les règles antitrust de l’UE qui interdisent les cartels et les pratiques commerciales restrictives. »
« Les inspections inopinées sont une étape préliminaire dans les pratiques anticoncurrentielles présumées », a ajouté l’instance européenne, précisant que celles-ci ne signifiaient pas que les entreprises visées étaient coupables d’enfreindre les règles en vigueur. L’UE n’a pas mentionné quels pays et compagnies étaient concernés, ni précisé la nature exacte de l’enquête.
Droits de diffusion de la Premier League
Les inspecteurs auraient saisi des documents et des données informatiques dans les locaux de FNG et vont y revenir mercredi et probablement jeudi, a rapporté le journal The Daily Telegraph.
Le groupe Fox de la famille Murdoch est aux prises avec l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni quant au projet d’achat de 61 % d’actions supplémentaires du géant britannique de télévision Sky.

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L’offre de Fox n’est « pas dans l’intérêt du public », a estimé cette instance, qui s’inquiète pour la « pluralité des médias », alors que la famille Murdoch possède déjà The Times et The Sun, deux quotidiens britanniques à grand tirage. L’autorité doit rendre son avis définitif d’ici au 1er mai.
Outre la chaîne d’information en continu Sky News, Sky est très présent dans le sport et vient de garder la main sur la plus grande partie des droits de diffusion de la Premier League – le championnat d’Angleterre de football – au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
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Marx respire encore

Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 15h05
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il y a le mythe, l’espoir, le stalinisme, un siècle de puissance, l’effondrement de l’Est, la Chine qui se dit toujours communiste… Et il y a Karl Marx (1818-1883). Le jeune révolutionnaire, qu’a filmé le cinéaste Raoul Peck – interviewé dans ce numéro spécial –, le grand débatteur de la Ire Internationale, l’auteur d’un monument, Le Capital, l’homme : le personnage principal de ce hors-série du Monde, celui qui s’acharne à comprendre pourquoi la vie des ouvriers leur est volée par un capitalisme brutal, qui colonise la planète, l’industrialise sans répit.
A la fois sociologue, historien, reporter, économiste, mathématicien, Marx veut expliquer ce bouleversement sans précédent, comprendre les nouvelles lois de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Quand il meurt, épuisé, en 1883, Karl Marx, coauteur du Manifeste du parti communiste (1848), fondateur de la Ire Internationale, ne sait pas ce qu’il a déclenché. Dans les années 1900, la IIe Internationale fédère le mouvement ouvrier. Après la révolution russe de 1917, un immense espoir d’émancipation se lève. En trois décennies, la moitié du monde bascule dans le communisme. Puis dans le stalinisme. Que s’est-il passé ?
Nous présentons les textes essentiels de Marx, des réflexions d’auteurs célèbres et de chercheurs qui cherchent à comprendre. Michel Foucault, dans un entretien publié pour la première fois, explique comment Marx fut le premier à penser le pouvoir politique comme un rapport de force entre classes sociales et intérêts économiques divergents.
« Ecologiste conservationniste » avant l’heure
Le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval expliquent qu’il faut « relire Marx aujourd’hui pour faire apparaître cette tension qui le conduisait à des analyses et à des découvertes remarquables, mais lui imposait aussi des issues illusoires ». Louis Althusser, une des figures du structuralisme des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+

Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h12
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le changement est plus symbolique qu’opérationnel. Mais il a son importance, dans l’histoire écrite entre un patron aux méthodes musclées et une entreprise à l’image sensible : Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+, a annoncé le groupe, mardi 10 avril.
Après avoir pris, en juin 2014, la tête du conseil de surveillance de Vivendi – suite à la revente à Canal+, deux ans plus tôt, de ses chaînes de télévision D8 et D17 –, le principal actionnaire avait, en septembre 2015, tenu à prendre les rênes de sa prestigieuse filiale Canal+, où il avait bousculé tous les programmes en clair et évincé les dirigeants en place depuis des années, Rodolphe Belmer et Bertrand Méheut.
M. Bolloré est remplacé à la présidence du conseil de surveillance de Canal+ par Jean-Christophe Thiery, l’un de ses proches, qui a effectué l’ensemble de sa carrière dans les médias du groupe Bolloré. Maxime Saada, précédemment directeur général, devient président du directoire de Canal+, en remplacement de M. Thiery. Il sera chargé de la direction opérationnelle de l’ensemble des activités du groupe.
« Il voulait prendre un peu le large »
« Vincent Bolloré nous a dit qu’il pensait que nous étions, à Canal+, sur la bonne voie et qu’il pouvait prendre un peu le large », explique au Monde M. Saada. « Nous ne sommes pas au bout du redressement de Canal+ en France. La route est longue. Mais, depuis septembre 2017, nous voyons une tendance très positive sur le nombre d’abonnés, avec un mois de mars exceptionnel. Nous avons retrouvé de la croissance. Et notre activité internationale va, elle, toujours très bien », ajoute le nouveau président du directoire.
« Vincent Bolloré n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris.
Pour tenter d’enrayer l’hémorragie des abonnés en France et affronter la concurrence de nouveaux acteurs, tels que Netflix, pour le cinéma et les séries, ou BeIN Sports, pour le sport, Canal+ nouvelle formule a transformé ses offres en les assouplissant : il a mis fin à l’abonnement unique à 40 euros. Des accords de distribution ont également été noués avec les fournisseurs d’accès à Internet.

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Si le chiffre d’affaires s’est stabilisé en 2017, à 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année), le nombre d’abonnés directs dans l’Hexagone a continué à baisser : 300 000 en moins, pour un total de 4,95 millions. Certes, ce recul est compensé par ceux qui ont souscrit une offre auprès d’opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017), mais ces derniers sont moins rentables. C’est à l’étranger que le groupe enregistre ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique avec une croissance de 693 000 abonnés. Le redressement reste donc à confirmer, d’autant plus qu’à l’automne les abonnés ne verront plus les matchs de la Ligue des champions de football, dont les droits sont désormais détenus par SFR (Altice).
« Fin de l’acte 1 »
Le retrait de Vincent Bolloré « marque la fin de l’acte 1, le redressement du groupe Canal+ en France, qu’il estime désormais bien engagé », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris. « Canal+ était, dans l’esprit de Vincent Bolloré, l’enfant malade de Vivendi, il avait fait de son redressement un combat personnel. Mais il n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », souligne-t-il.

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Une source syndicale relativise la portée réelle de ce départ : « Il reste quand même le premier actionnaire de Vivendi. Ça ne change pas grand-chose. Jean-Christophe Thiery et Maxime Saada ont tous les deux appliqué à la lettre la politique de Bolloré. » A l’avenir, il n’y a pas de raison de prévoir d’inflexion stratégique, d’autant que M. Bolloré restera membre du conseil de surveillance de Canal+.
Vincent Bolloré ne s’éloigne-t-il pas, aussi, car il a désormais d’autres urgences à gérer, particulièrement en Italie, où sa position dans Telecom Italia (TIM) est vivement contestée ? « C’est sûr que cela doit jouer un rôle, reconnaît M. Saada. Depuis 2015, Canal+ a fait l’objet de beaucoup d’attention, celle-ci se focalise aujourd’hui un peu ailleurs. » Après la longue bataille judiciaire qui a fait échouer le projet d’alliance avec Mediaset, le groupe de médias de la famille Berlusconi, Vivendi voit son contrôle sur l’opérateur italien remis en cause par le fonds d’investissement activiste Elliott. Ce nouveau front sera un des sujets chauds de l’assemblée générale de Vivendi du 19 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.
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Telecom Italia : le fonds activiste Elliott accroît la pression sur Vivendi

Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 10h58
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Entre Vivendi et Elliott, le conflit se durcit. Le groupe de médias et le fonds activiste s’affrontent depuis le 6 mars, date où le hedge fund a révélé avoir pris 5 % du capital de Telecom Italia, qui compte comme premier actionnaire Vivendi, détenteur de 24 % des parts. Le fonds reproche au groupe de médias la chute du cours de 36 % depuis qu’il est entré au conseil, en décembre 2015.

Lundi 9 avril, Elliott a révélé détenir quasiment 9 % du capital de l’opérateur transalpin, avec une option lui permettant de monter à 13,73 %. Il espère faire entrer au conseil, le 24 avril, lors de l’assemblée générale des actionnaires, 6 administrateurs indépendants, afin de réduire le poids des représentants de Vivendi et d’écarter le président exécutif, Arnaud de Puyfontaine, allié de Vincent Bolloré.
En face, le conseil d’administration de Telecom Italia, qui s’est réuni lundi, a annoncé vouloir mener une action en justice afin de bloquer l’arrivée d’Elliott dans la gouvernance. Le 22 mars, tous les administrateurs de Vivendi avaient démissionné. Objectif de la manœuvre : repousser au 4 mai l’assemblée générale et renouveler entièrement la gouvernance de l’entreprise. Dans l’esprit de Vincent Bolloré, il s’agissait de pousser Elliott à présenter un « véritable projet industriel » et une équipe de gestion, et pas seulement des administrateurs indépendants.
Vivendi gomme la coloration française du conseil
Mais les auditeurs de Telecom Italia ont validé la demande du hedge fund et, répondant à des critiques formulées par l’opérateur italien, ont répété lundi qu’ils étaient prêts à aller devant n’importe quelle juridiction pour justifier la légitimité de leur décision. L’assemblée générale du 24 avril aura lieu, même si une inconnue demeure sur la suite juridique du conflit.
Pour séduire les actionnaires, Vivendi a publié la semaine dernière une liste de nouveaux administrateurs gommant la coloration très française de l’actuel conseil,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.
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« L’Express », « L’Obs », « Marianne », « Valeurs Actuelles »... Les « hebdos » à la peine pour se relancer

Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h00
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Express tente de rattraper son retard. Touché par la crise des news magazines à la française, l’hebdomadaire fondé en 1953 se lance dans une révolution interne destinée à recruter des abonnés numériques, qui ne sont que plus de 3 000, loin des 24 500 du Point et des 7 600 de L’Obs. Le journal fusionne ses rédactions papier et Web. Et abandonne, sur son site Internet, la logique d’une information en continu exhaustive, au profit de contenus originaux (reportages, enquêtes…), avec, depuis le 5 avril, une offre d’abonnement d’une dizaine d’euros par mois, comprenant deux éditions par jour, à 8 heures et à 18 heures.
Car l’hebdomadaire doit non seulement faire face à une baisse des ventes de son magazine papier – la diffusion « payée France » est passée de plus de 400 000 exemplaires à près de 290 000 entre 2014 et 2017 –, mais également à un modèle numérique qui s’essouffle. Les revenus de la publicité tirés de son site, une quinzaine de millions d’euros par an, stagnent, les annonceurs préférant Google ou Facebook.

D’où la décision de ne plus tenter de se mesurer en audience – avec une équipe de newsmagazine, soit une grosse centaine de personnes – à des concurrents comme Le Figaro ou Le Monde. « C’est une course qu’on ne peut plus mener, explique Guillaume Dubois, directeur général du groupe Express et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Nous devons revenir au modèle classique de l’abonnement, mais adapté au support d’aujourd’hui, qui est le téléphone. » Un système de « paywall à compteur » a été mis en place : les lecteurs peuvent consulter le site ou l’application gratuitement, mais pour un nombre limité de contenus.
Esprit de rénovation
L’Express, qui « perd un peu d’argent » ne joue certes pas « sa survie à court terme, car [ils ont] un actionnaire solide avec SFR », affirme M. Dubois, en référence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.
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Armando Pereira, le secret numéro deux d’Altice

Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 20h09
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Ce 20 mars, sur le site de Quadrans, nouveau siège de SFR à Paris, cinq hommes, costume gris, chemise blanche, font leur première sortie publique. Les nouveaux dirigeants de l’opérateur viennent s’expliquer devant la presse depuis la chute vertigineuse du cours de Bourse de la maison mère Altice en novembre 2017 et la décision prise par l’actionnaire majoritaire Patrick Drahi de remanier le management. En trois ans, la marque au carré rouge et blanc a perdu 2 millions de clients. L’heure est au mea culpa.
Chef d’orchestre de la bande, Alain Weill donne le ton. « Un chantier a trop tardé à être lancé, celui du client », martèle le nouveau PDG de l’opérateur télécoms. A ses côtés, Grégory Rabuel, patron du grand public, François Vauthier, le directeur financier, Damien Bernet, aux médias et Arthur Dreyfuss, le secrétaire général. Un personnage central manque à l’appel : Armando Pereira. Le nouveau directeur général délégué de SFR s’est une nouvelle fois fait porter pâle. « Il n’aime pas se montrer », l’excuse Alain Weill. Pour ce portrait, il n’a pas accepté de nous rencontrer.
Vieux compagnon de route de Patrick Drahi, Armando Pereira, qui n’apparaît pas dans les documents officiels de l’entreprise, détiendrait 5 % d’Altice, selon Challenges. Depuis qu’ils ont fait connaissance dans un café du Drugstore Publicis, sur les Champs Elysées, en 1991, les deux hommes ont scellé leurs destins. Armando Pereira est devenu le sous-traitant de Patrick Drahi, qui débutait son aventure dans le câble. En 2002, il le rejoint chez Altice. « Patrick Drahi m’a dit un jour qu’il voyait Armando comme un frère de sang », se souvient un ancien collaborateur.

L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms
Le duo s’est réparti les tâches. Patrick Drahi s’occupe de finances et de marketing ; Armando Pereira pilote la technique et les coûts. L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms. Très vite, il a dirigé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.
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Emmanuel Macron sera l’invité de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel dimanche

Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h19
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Emmanuel Macron descend dans l’arène. Non content de participer au journal télévisé (JT) de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel lors d’une émission exceptionnelle dimanche 15 avril, retransmise à 20 h 35 à la fois sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart, a-t-on appris de différentes sources.
« Ce sera deux heures de face-à-face du président avec deux journalistes d’expérience », s’enthousiasme Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de BFM-TV, qui était en concurrence avec la plupart des médias audiovisuels pour réaliser cette émission.
A la différence du 13 heures de TF1, retransmis depuis la petite ville normande de Berd’huis (Orne) et où le chef de l’Etat devrait essentiellement aborder les conflits sociaux (SNCF, Ehpad, etc.) et les questions liés à la ruralité, cette émission reviendra sur la première année du mandat d’Emmanuel Macron. « Toutes les questions seront abordées, sans exclusive », assure M. Béroud.
Selon nos informations, M. Macron avait prévu dès l’origine de faire un journal télévisé puis une émission anniversaire, afin de toucher le maximum de Français.

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