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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ De plus en plus proposé par les entreprises, ce crédit mobilité permet de mieux répondre aux besoins des collaborateurs.
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« Cash or car », une alternative à la voiture de fonction

De plus en plus proposé par les entreprises, ce crédit mobilité permet de mieux répondre aux besoins des collaborateurs.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

« Cash or car », de l’argent plutôt qu’une voiture de fonction ? Cette solution se développe progressivement dans les flottes. La formule est proposée aux collaborateurs préférant opter pour une petite citadine pour tous les jours et un budget mobilité pour les déplacements plus longs en famille, le week-end ou durant les vacances.
Ainsi, SAP France, qui souhaite renouveler d’ici 2020 son parc automobile en se dotant de 500 véhicules hybrides et électriques, a prévu la mise en place d’une solution de crédit mobilité permettant de combiner plusieurs modes de transport en fonction des besoins des utilisateurs. Ces formules de crédit mobilité, le loueur ALD Automotive les exploite depuis plusieurs années auprès de ses clients aux Pays-Bas. « Les collaborateurs des entreprises peuvent disposer d’une carte de mobilité leur permettant d’utiliser tous les modes de transport pour leurs déplacements. Tous les coûts sont ainsi rassemblés et nous facturons le client pour l’ensemble de sa mobilité », explique-t-on ainsi chez ALD Benelux.
Le coût d’usage comme base de calcul
Des initiatives de ce type existent également en France. Ainsi, chez Schneider Electric, depuis 2014, tout collaborateur choisissant un véhicule de petite taille à faible émission de CO2 se voit attribuer un crédit mobilité servant à régler ses frais de transport personnels. Le loueur Athlon diffuse depuis peu cette prestation sous le nom Flex2Use. « Basée sur le même principe, cette solution permet à un collaborateur disposant d’une voiture dont le coût d’usage est, par exemple, de 600 euros par mois de choisir un modèle plus petit à 300 euros mensuels, en sachant que la différence va être provisionnée pour lui permettre de recourir à un véhicule familial en location courte durée pour ses besoins personnels », explique Gérard de Chalonge, directeur commercial d’Athlon France.

De la même manière, Ubeeqo (groupe Europcar), initiateur en France de cette...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le gouvernement de Colombie-Britannique est opposé au projet d’agrandissement de ce pipeline transportant les sables bitumineux de l’Alberta à côté de Vancouver.
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Canada : coup dur pour l’oléoduc Trans Mountain

Le gouvernement de Colombie-Britannique est opposé au projet d’agrandissement de ce pipeline transportant les sables bitumineux de l’Alberta à côté de Vancouver.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 17h14
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

Coup dur pour l’industrie pétrolière canadienne : dimanche 8 avril, la compagnie Kinder Morgan a annoncé la suspension de « toutes les activités non essentielles et toutes les dépenses » relatives au projet d’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain. La compagnie pétrolière américaine a expliqué avoir pris cette décision à cause de l’opposition du gouvernement de Colombie-Britannique à son projet.
En effet, le gouvernement néodémocrate de cette province de l’Ouest canadien demande à Kinder Morgan davantage d’assurances dans le cas de fuites durant l’acheminement de bitume dilué. Depuis son accession au pouvoir à l’été 2017, le gouvernement de John Horgan – qui s’est allié au Parti vert pour obtenir une majorité – fourbit ses armes contre ce projet. Il a, par exemple, engagé un ancien juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique comme conseiller dans ce dossier et a assuré de son soutien les communautés autochtones en procès contre la pétrolière sise au Texas. Le gouvernement britanno-colombien a aussi mis en avant la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon survenue au large des côtes de Louisiane en 2010, pour justifier sa position.
Pourtant, les travaux d’agrandissement qui prévoient le quasi-triplement de la capacité de l’oléoduc, à 890 000 barils par jour, ont reçu l’approbation de l’Office national de l’énergie, l’organisme canadien chargé de réglementer le commerce dans le domaine du pétrole, du gaz naturel et de l’électricité. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau le soutient également.
« Dans l’intérêt de tous les Canadiens »
Le premier ministre canadien, de passage à Montréal lundi 9 avril, a d’ailleurs expliqué sa position : « C’est dans l’intérêt de tous les Canadiens qu’on ait de nouveaux marchés pour nos produits pétroliers. On est prisonnier du marché américain et à cause de ça, on fait bien moins d’argent pour nos ressources que l’on devrait. C’est un moteur économique important pas seulement pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.
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SNCF : la grève est-elle en train de s’essouffler ?

Le taux de grévistes est en baisse continue depuis le début du conflit, mais reste à un haut niveau pour une cinquième journée de mobilisation.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h03
    |

                            Éric Béziat








                        



   


L’infléchissement est sensible. Pour la cinquième journée de la grève en pointillé, lancée depuis le 3 avril et destiné à lutter contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, le taux de grévistes – en baisse continue depuis le début du conflit –, connaît un nouveau recul.
Vendredi 13 avril, la direction de la SNCF a diffusé un taux (calculé en fin de matinée) de 22,5 % de grévistes, en baisse de 2,4 points par rapport au 9 avril et de 11,4 points par rapport à la première journée de grève dite « perlée ». Le taux de grévistes chez les personnels indispensables aux circulations (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs) et soumis à une déclaration individuelle d’intention obligatoire s’établit à 38 %. Il était de dix points supérieur au début de la grève.
Chez les conducteurs, pour la première fois, la baisse est sensible (66 % de gréviste vendredi, contre les trois-quarts à chaque journée d’action). Ce léger essoufflement s’est d’ailleurs vu dès dans les prévisions de trafic, lequel est un peu moins perturbé.
« Il est indéniable que le pays n’est pas bloqué »
« Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives de cet effritement, mais il est réel, constate un acteur des négociations qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne signifie pas pour autant que l’adhésion à la réforme progresse chez les cheminots, mais il est indéniable que le pays n’est pas bloqué. Le plan de transport de substitution mis en place par la SNCF fonctionne sans retard ni annulation. Et un sondage récent indique que 71 % des voyageurs s’estiment bien informés pendant la grève. »
Une analyse que ne partage pas Florent Monteilhet, représentant des conducteurs pour le syndicat UNSA ferroviaire. « Le retour que nous avons aujourd’hui des assemblées générales montre un mouvement qui ne faiblit pas. Il n’y a aucune démobilisation chez les conducteurs, ils sont même galvanisés. »
Si certains syndicalistes signalent qu’il existe peut-être un effet week-end, d’autres voient dans l’amélioration légère des circulations une capacité de la direction à optimiser les non-grévistes. « N’oubliez pas que dans sa communication, la direction donne un chiffre à la mi-journée qui ne tient pas compte des équipes de l’après-midi, ajoute M. Monteilhet. Elle oublie aussi les grèves de 59 minutes qui peuvent être nombreuses au sein du personnel non-roulant. »
« Des avancées parfaitement insuffisantes »
De fait, même en recul, le mouvement reste à un haut niveau pour une cinquième journée (et même une sixième en ajoutant la journée d’action initiale du 22 mars).
Au-delà des chiffres, le mouvement des cheminots entre probablement dans une phase nouvelle. La discussion à l’Assemblée nationale est terminée. Un premier jet de la loi créant un « Nouveau pacte ferroviaire » est désormais écrit avant son passage devant le Sénat. Cela constitue une étape importante qui peut contribuer à un étiolement de la mobilisation. La ministre des transports a d’ailleurs écrit à l’UNSA et à la CFDT pour souligner que plusieurs amendements ont tenu compte des revendications cheminotes.
« Cela montre que le rapport de force fonctionne, en conclut Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. Il y a du positif – comme par exemple la primauté reconnue du volontariat en cas de transfert des personnels. Mais les avancées sont minuscules et parfaitement insuffisantes. Ce sont des prémisses de négociation. L’action des cheminots doit continuer. »
« Nous appelons à une négociation tripartite »
« Nous avons pris acte avec satisfaction des courriers de la ministre qui a tenu compte de certaines de nos attentes, reconnaît de son côté M. Monteilhet. Les sujets sont néanmoins limités. » L’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF après la CGT, souhaite donner une inflexion nouvelle à la mobilisation. « Nous allons à notre tour écrire à la ministre, explique M. Monteihet. Nous lui demandons que ce nouveau pacte ferroviaire s’accompagne d’un nouveau pacte social du ferroviaire accordant des protections de haut niveau. »
« Nous appelons à une négociation tripartite entre les représentants des entreprises du secteur, le gouvernement et les organisations syndicales, afin de balayer tous les aspects sociaux, poursuit le syndicaliste. Cette négociation serait par nature supérieure à la négociation pour la convention collective de la branche qui est en cours. Elle aurait un agenda structuré et daté avec du contenu à négocier. » Une sorte de Grenelle du ferroviaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Entretien, révision, réparation… Des start-up se proposent de préserver le temps de travail des collaborateurs.
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Flottes d’entreprise : de nouveaux services pour libérer les salariés

Entretien, révision, réparation… Des start-up se proposent de préserver le temps de travail des collaborateurs.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            
Garanti 100 % sans gaffe, ce Gaston n’est ni un inventeur ni un forcené de la sieste. Sa mission : faire le plein de carburant des véhicules d’entreprises sur un site déporté. Le pompiste du XXIe siècle se déplace au bureau ou à domicile pour préserver le temps de travail des salariés. Gaston facture diesel ou essence au prix du marché et prend 5 à 8 euros de commission en fonction du degré d’urgence.
Pour mobiliser Gaston, un clic sur son application smartphone suffit. Du simple plein de carburant, Gaston a élargi son spectre d’intervention avec des services gratuits comme le nettoyage du pare-brise, la vérification du degré d’usure et de la pression des pneumatiques, ou de l’état des essuie-glaces. D’autres prestations comme le nettoyage sans eau donne lieu à facturation.

En France, le nombre de points de distribution de carburant est passé de 41 500 en 1980 à 11 147 en 2017. A Paris, la tendance est encore plus marquée avec 300 stations en 1980, 120 aujourd’hui et des projections à 40 en 2020 et 20 en 2025. Devant la raréfaction des stations-service, Tanneguy de Drouas, ancien garagiste, a décidé de lancer Gaston en 2006. Depuis décembre 2017, il enregistre une croissance de 25 % à 30 % de son activité. Plus de 1 000 entreprises et particuliers font appel à ses services dont peuvent désormais profiter les deux et trois-roues avec un minimum de 10 litres de carburant. Présent à Paris, il envisage de s’implanter dans deux autres métropoles françaises et de procéder à une ­levée de fonds d’ici à la fin de l’année.
Cette jeune pousse est la première à faire venir le carburant à la voiture et non l’inverse. Mais les services sur site existent depuis des années. Des centres automobiles réparent ou remplacent ­pare-brise et vitrage sur site, se déplacent vers le conducteur et son automobile pour changer les pneumatiques ou la nettoyer de fond en comble à l’extérieur comme à l’intérieur.
Un gain pour les entreprises
Parallèlement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le directeur général de la Sacem Jean-Noël Tronc soutient, dans une tribune au « Monde », la directive européenne de protection des droits des artistes sur les plates-formes numériques.
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Droit d’auteur : « Sur Internet, seule la loi peut garantir la liberté »

Le directeur général de la Sacem Jean-Noël Tronc soutient, dans une tribune au « Monde », la directive européenne de protection des droits des artistes sur les plates-formes numériques.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 17h19
    |

Jean-Noël Tronc (Directeur général de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem))







                        



                                


                            
Tribune. Chaque semaine ou presque, une nouvelle affaire vient nourrir la chronique d’un Internet menaçant pour la démocratie. « Fake news », manipulation des élections, suicide d’adolescents exposés sur les réseaux sociaux, propagande djihadiste, propagation de la haine, vol massif de données personnelles, etc.
Adapter Internet à la démocratie, et non l’inverse, par une régulation efficace, c’est le chantier que nous avions ouvert lorsque j’étais conseiller du premier ministre pour la société de l’information, entre 1997, quand la France comptait moins de 500 000 internautes, et 2002. Cela reste, plus que jamais, la grande question.
Certains acteurs du Web nient encore toute responsabilité, et renâclent à assurer aux créateurs une rémunération correcte, voire toute rémunération
Elle est au cœur de la proposition de directive de la Commission européenne sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique, qui prévoit notamment une plus grande protection des créateurs sur Internet. Une évolution de la régulation européenne, qui date de 2000 et se trouve donc largement dépassée aujourd’hui, apparaît d’autant plus nécessaire que les créateurs sont confrontés, chaque jour, aux pratiques de plates-formes numériques dont les chiffres d’affaires impressionnants reposent essentiellement sur l’utilisation de leurs œuvres. On ne parle plus des sites associatifs militants des débuts d’Internet, mais des premières capitalisations boursières mondiales.
Certains acteurs d’Internet nient pourtant encore toute responsabilité, et renâclent à assurer aux créateurs une rémunération correcte, voire toute rémunération. En outre, l’absence d’un cadre juridique clair et renforcé crée de fait une concurrence déloyale pour ceux qui jouent le jeu, comme Spotify ou Deezer, face à ceux qui renforcent d’autant leurs marges, voire leur position dominante.
Discours manichéen
Pourtant, les adversaires du projet de la Commission, qui est soutenu par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La France ne doit pas soutenir le « filtrage généralisé sur Internet » qu’autoriserait la directive européenne sur le droit d’auteur, affirment, dans une tribune au « Monde », cinq responsables d’entreprises de ce secteur.
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Contenus numériques : « Il faut préserver l’Internet ouvert tel que nous le connaissons »

La France ne doit pas soutenir le « filtrage généralisé sur Internet » qu’autoriserait la directive européenne sur le droit d’auteur, affirment, dans une tribune au « Monde », cinq responsables d’entreprises de ce secteur.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. En tant que représentants de la société civile, des internautes et des entreprises de services du numérique, nous demandons au gouvernement français de préserver l’Internet ouvert tel que nous le connaissons, en empêchant l’instauration d’un filtrage généralisé.
A Bruxelles, un projet de nouvelle directive tendant à réformer la protection du droit d’auteur est discuté. En son sein, une disposition, l’article 13, a pour but d’imposer à tout intermédiaire de l’Internet, dès lors que celui-ci héberge des contenus d’utilisateurs, de détecter et de bloquer systématiquement toute mise en ligne d’un contenu susceptible de faire l’objet d’une protection par le droit d’auteur.
Il existe un risque important de voir des contenus totalement légitimes censurés à titre préventif par des opérateurs privés utilisant des filtres automatisés par crainte de voir leur responsabilité juridique engagée
Au-delà des considérations techniques et de la contradiction évidente avec les principes énoncés par la directive sur le commerce électronique qui ont permis le développement d’un Internet libre et ouvert, une telle disposition ne pourrait avoir que des conséquences sociales et économiques désastreuses. Le développement d’Internet, la créativité, la diversité des contenus que l’on peut y trouver et qui font sa richesse s’en trouveraient gravement menacés.
Il existe un risque important de voir des contenus totalement légitimes censurés à titre préventif par des opérateurs privés utilisant des filtres automatisés par crainte de voir leur responsabilité juridique engagée. Or une technologie n’a aucune notion de ce qui est autorisé ou non, elle ne connaît ni la satire, ni la parodie, ni la création artistique. Aucun garde-fou n’est prévu pour prévenir le surblocage des contenus légitimes et nous pensons que ces mesures ne pourront aboutir qu’à la disparition sur Internet du contenu généré par les utilisateurs ou par des millions de militants.
Barrière
Impossible...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
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Les fournisseurs d’électricité alternatifs CDiscount, Total Spring et Engie assignés pour « pratiques commerciales trompeuses »

Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h47
   





                        


L’association de consommateurs CLCV (pour Consommation logement cadre de vie) a annoncé vendredi 13 avril avoir assigné en justice trois fournisseurs d’électricité, CDiscount, Total Spring (Total) et Engie pour « pratiques commerciales trompeuses », estimant que ces sociétés promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
« On se rend compte que les offres sont en deçà de ce qui est annoncé par ces trois fournisseurs », note Vincent Licheron, chargé de mission environnement pour CLCV auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
« Par exemple, CDiscount annonce une différence de 15 % par rapport au tarif réglementé, alors qu’en réalité on constate que c’est plutôt 10 % », poursuit-il.
Les rabais ne concernent que la part variable de la facture
Selon CLCV, ces publicités ne sont pas assez précises car elles ne mentionnent pas que le rabais concerne uniquement la part variable, c’est-à-dire la consommation d’électricité et non la part fixe (abonnement, taxes…).
« On conteste les reproches qui nous sont faits, dans la mesure où on affiche de manière très claire sur notre site Internet et dans les différentes communications qu’on peut faire sur les offres le fait que la réduction s’applique à la consommation et donc au kilowattheure », se défend une porte-parole d’Engie, interrogée par l’AFP.
Même son de cloche chez CDiscount, qui assure être « totalement transparent » dans ses communications.
« Concernant les – 15 %, il est précisé qu’il s’agit du pourcentage de réduction sur le prix hors taxe du kilowattheure », explique la société.
A la mi-journée, Total n’avait pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

        Lire aussi :
         

                Electricité : la concurrence s’accroît, mais les prix ne baissent pas



18 % des foyers ont choisi un autre fournisseur d’électricité qu’EDF
Le marché de l’électricité pour les particuliers a été libéralisé il y a plus de dix ans et si l’opérateur historique EDF conserve une position dominante, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers d’autres fournisseurs, moins chers.
Presque 5,9 millions de foyers (18 %) sont désormais en offre de marché où en moyenne le tarif est inférieur de 9 % à 10 % à celui du tarif réglementé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le réseau social ne s’en cache plus : il collecte des données même sur les internautes qui n’ont pas ouvert de compte Facebook.
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Comment Facebook piste les internautes qui ne sont pas sur le réseau social

Le réseau social ne s’en cache plus : il collecte des données même sur les internautes qui n’ont pas ouvert de compte Facebook.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h00
    |

            Morgane Tual








                        



   


« Peu importe que vous ayez un compte Facebook ou non : [le réseau social] est capable de collecter des informations sur chacun d’entre nous. » Cette phrase assassine a été lancée par la députée démocrate Debbie Dingell (Michigan), lors du deuxième jour d’audition de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, devant le Congrès américain.
Mardi 10 et mercredi 11 avril, plusieurs élus ont interrogé le fondateur du réseau social sur sa capacité – déjà connue – à pister les internautes, qu’ils soient utilisateurs de Facebook ou non. Face à cette question délicate, M. Zuckerberg s’est montré mal à l’aise, promettant que ses équipes « reviendraient » vers les élus.
Voici ce que l’on sait de la façon dont Facebook collecte des données des internautes non inscrits au réseau social.
Comment ces données sont-elles collectées ?
A partir de sites visités par l’internaute. Les boutons Facebook « J’aime » ou « Partager » qui apparaissent sur d’innombrables pages Web ont une fonction supplémentaire à celle qu’ils affichent. Même si l’internaute ne clique pas dessus, ils ordonnent à son navigateur de transmettre des données le concernant à Facebook, comme l’entreprise l’explique dans ses « pages d’aide ».
A travers les contacts de l’internaute. Les utilisateurs de Facebook se voient proposer d’importer leurs contacts (Gmail, Hotmail, Yahoo!, répertoire téléphonique…) afin de trouver des amis avec lesquels se connecter sur le réseau social, ou d’en inviter d’autres à se créer un compte. Or, lorsqu’ils effectuent cette action, Facebook aspire des données concernant ces internautes, qui ne sont pourtant pas forcément inscrits sur le réseau social.
Quelles sont les données collectées ?
La quantité de données et leur nature exacte n’est pas listée par Facebook. Concernant les données de navigation, Facebook dit recevoir « des informations sur la page Web que vous consultez, la date et l’heure, et d’autres données liées au navigateur », sans plus de précision. En 2015, le réseau social avait assuré que les données de navigation récupérées par le « cookie » Datr – un petit programme qui transmet les informations – étaient supprimées au bout de dix jours.
Par ailleurs, lorsqu’un utilisateur de Facebook synchronise ses contacts avec le réseau social, les adresses e-mail et les numéros de téléphone de ces personnes sont collectés, mais pas seulement. Les données peuvent inclure, précise Facebook, « leurs noms et surnoms, photos de contact (…) et autres informations que vous pourriez avoir ajoutées comme une relation ou leur profession, ainsi que les données sur ces contacts présentes sur votre téléphone ».
Comment Facebook justifie-t-il cette collecte ?
Interrogé à ce sujet au Congrès, Mark Zuckerberg a évoqué « des raisons de sécurité » : « Afin d’empêcher des gens d’aspirer des informations publiques, nous devons savoir quand quelqu’un tente d’accéder de façon répétée à nos services. » En gardant la trace d’internautes, même non inscrits, Facebook dit pouvoir repérer des activités suspectes.
« Nous enregistrons ces informations afin d’améliorer nos produits », écrit par ailleurs Facebook dans ses « pages d’aide », sans apporter plus de précision.
Quand le réseau social aspire les données du carnet d’adresses d’un de ses utilisateurs, « cela aide Facebook à proposer des recommandations pour vous et les autres et à fournir un meilleur service ». Cela permet aussi au réseau social, si un internaute décide de s’inscrire sur Facebook, de lui suggérer immédiatement des personnes à suivre.
La collecte massive de données par Facebook, qu’il s’agisse de ses utilisateurs ou non, a pour fondement la publicité ciblée, à la base de son modèle économique. En récupérant des données sur les internautes non inscrits, sa régie publicitaire, présente sur d’autres sites, peut leur exposer des publicités « pertinentes », comme aime à le répéter Facebook.
Les problèmes que cela pose
Les internautes non inscrits sont rarement au courant que leurs données sont collectées par Facebook. De plus, une partie de ceux qui ne sont pas sur le réseau social évoquent souvent comme raison leur aversion à l’idée de transmettre leurs données à cette entreprise multimilliardaire. Or, ces « résistants » voient eux aussi leurs données aspirées.
Surtout, les internautes n’ont pas donné leur accord. Ou du moins, pas explicitement… En Europe, par exemple, les sites Internet disposant de « cookies » doivent en informer leurs visiteurs et obtenir leur consentement. Mais ces derniers ne connaissent pas forcément la nature de ces cookies, et que leurs données seront probablement transférées, entre autres, à Facebook.
Si les questions des représentants américains à ce sujet ont tant dérangé Mark Zuckerberg, c’est aussi qu’elles mettent à mal sa principale ligne de défense. Le patron de Facebook a martelé que les propriétaires des données collectées avaient un contrôle total, pouvaient choisir de les partager ou non, et de les supprimer.
Le député Ben Lujan a même souligné, lors d’un échange musclé, que si un internaute non inscrit souhaite accéder aux données récupérées par Facebook, le réseau social lui demande… de créer un compte.
Ce pistage des internautes non inscrits a d’ailleurs valu à Facebook une condamnation en Belgique. La justice belge a ainsi ordonné à Facebook, au mois de février, de cesser cette pratique auprès des internautes du pays, sous peine d’une astreinte de 250 000 euros par jour pouvant atteindre 100 millions d’euros. Facebook a annoncé son intention de faire appel.
Comment limiter cette collecte ?
Il n’existe pas de solution miracle. Quelques précautions peuvent toutefois être prises. Certains navigateurs Internet, comme TOR, désactivent les cookies par défaut, ce qui empêche la collecte de données de navigation. Toutefois, si TOR est gratuit, simple à installer et à utiliser, il peut ralentir la navigation.
Les navigateurs classiques comme Firefox ou Chrome peuvent toutefois être améliorés à l’aide d’extensions gratuites à télécharger, qui bloquent aussi les collectes de données automatiques lors de la navigation, comme uBlock ou Ghostery.
Cela n’empêche toutefois pas la collecte de données permise par vos contacts, quand ils prennent consciemment la décision de synchroniser, avec Facebook, leurs carnets d’adresses.

        Lire l’édito du « Monde » :
         

          Le mea culpa de Facebook ne suffira pas






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Herbert Diess remplace Matthias Müller à la tête du géant allemand. A Wolfsburg, on se demande si les méthodes expéditives de l’ère Piëch ne sont pas de retour, observe le chroniqueur économique du « Monde », Jean-Michel Bezat.
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« Coup d’Etat à la tête de Volkswagen »

Herbert Diess remplace Matthias Müller à la tête du géant allemand. A Wolfsburg, on se demande si les méthodes expéditives de l’ère Piëch ne sont pas de retour, observe le chroniqueur économique du « Monde », Jean-Michel Bezat.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h14
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Matthias Müller n’aura fait qu’un intérim de deux ans et demi à la tête du groupe Volkswagen (VW), le temps de le sortir du « dieselgate », le scandale des moteurs diesel truqués, qui lui a déjà coûté 25 milliards d’euros, et de le propulser à nouveau en tête de la course à la première place des constructeurs automobiles, avec des résultats historiques en 2017. Le conseil de surveillance a annoncé, jeudi 12 avril, que l’empire aux douze marques et aux 231 milliards de chiffre d’affaires sera dirigé par Herbert Diess, patron de la marque VW.
M. Diess, un Munichois de 59 ans d’abord intéressé par BMW, n’a pas la réputation d’un tendre et il n’y est pas allé par quatre chemins pour convaincre les membres du conseil de se débarrasser de M. Müller. Notamment le ministre-président du land de Basse-Saxe, berceau du groupe, qui détient 20 % de VW. Je suis le mieux armé pour conduire la réorganisation du groupe et accélérer son virage vers les nouvelles mobilités (véhicules électriques et autonomes), leur a-t-il dit en substance, tout en assurant que « le diesel a un avenir ». Il a, de fait, doublé la rentabilité de la marque VW, qui a vendu 6,2 millions de véhicules en 2017.

Le groupe est engagé dans une transformation sans précédent depuis Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche, concepteur de la Coccinelle (1938), qui avait développé le conglomérat en accumulant les marques (Audi, Porsche, Skoda, Seat, Man, Scania, Bentley…). M. Diess devra poursuivre la réorganisation des activités, regrouper les marques en trois pôles, point fort du plan « Stratégie 2025 » de son prédécesseur : « Volume » (VW, Skoda, Seat), « Premium » et « Super Premium ». Elles seront respectivement pilotées par M. Diess et les patrons d’Audi, Rupert Stadler, et de Porsche, Oliver Blume.

Les surprises de la cogestion à l’allemande
A Wolfsburg, on se demande si les méthodes expéditives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Face à la recrudescence de comportements gênants, voire dangereux, de la part des utilisateurs de ces engins mis en libre-service, les élus de la ville s’apprêtent à réglementer leur usage.
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San Francisco se rebelle contre les trottinettes électriques en libre-service

Face à la recrudescence de comportements gênants, voire dangereux, de la part des utilisateurs de ces engins mis en libre-service, les élus de la ville s’apprêtent à réglementer leur usage.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h16
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        


Noires, orange et vert fluo. En moins d’un mois, les trottinettes électriques ont envahi les rues et les trottoirs de San Francisco (Californie), notamment dans le Financial District et dans le quartier de SoMa, où sont implantées de nombreuses sociétés technologiques. Depuis mi-mars, Bird, Spin et LimeBike, trois start-up américaines, ont déployé plusieurs centaines d’exemplaires en libre-service, suscitant la colère d’une partie de la population et des élus locaux. Les trottinettes, qui peuvent atteindre une vitesse de 25 kilomètres par heure, se louent par l’intermédiaire d’une application mobile. La location coûte 1 dollar (0,81 euro), puis 15 cents (0,12 euro) par minute. Cette grille tarifaire doit encourager les courtes distances : à partir de sept minutes, il est en effet meilleur marché d’opter pour un vélo électrique en libre-service. Une fois le trajet terminé, il suffit simplement de laisser la trottinette sur n’importe quel trottoir.
Un danger pour les piétons
C’est justement cela qui pose problème. Sur les réseaux sociaux, les messages se multiplient pour dénoncer des trottinettes mal garées devant les sorties d’immeuble ou de garage, au milieu du trottoir ou sur des places de parking… Plusieurs engins ont même été retrouvés dans un lac. Autre problème : de nombreux utilisateurs circulent sur les trottoirs, zigzaguant entre les piétons, ce qui est interdit. Pour lancer leur service à San Francisco, les trois start-up se sont par ailleurs engouffrées dans une brèche du code des transports. « C’est une vieille tactique de certaines entreprises high-tech arrogantes, déplore le conseiller municipal Aaron Peskin. Elles préfèrent demander pardon plutôt que de demander l’autorisation. » Cette stratégie avait notamment été employée à leurs débuts par Uber et par son grand rival Lyft. Avec succès.
Cette fois-ci, les autorités semblent déterminées à agir rapidement. « Nous ne tolérerons pas des modèles économiques qui entravent le droit de passage piéton ou qui présentent un risque pour la sécurité », a prévenu début avril la SFMTA, l’organisme chargé des transports, dans un courrier adressé à Bird, Spin et LimeBike. Mardi 17 avril, le conseil municipal doit par ailleurs adopter un cadre réglementaire, imposant notamment aux plates-formes d’obtenir une autorisation. Après des années d’une politique bienveillante envers les groupes high-tech, les élus de San Francisco, capitale autoproclamée de l’innovation, durcissent désormais le ton. A l’image aussi de l’interdiction, en décembre 2017, des robots livreurs de repas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.
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Sibyle Veil, le choix de la continuité à Radio France

Seule candidate en interne, la quadragénaire sera la troisième femme à présider le groupe audiovisuel public.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h28
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

A 40 ans, Sibyle Veil devient la troisième femme à diriger Radio France, après Jacqueline Baudrier (1922-2009) et Michèle Cotta dans les années 1970 et début des années 1980. Sa victoire était pressentie. Elle s’est imposée face à cinq hommes pour succéder à Mathieu Gallet, destitué en raison de sa condamnation pour favoritisme.
Cette énarque, de la même promotion que le président de la République, Emmanuel Macron, a été désignée, jeudi 12 avril, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a fait le choix de la continuité. Seule candidate en interne, la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, bénéficiait du soutien tacite de l’équipe en place, en particulier de Laurent Guimier, le directeur délégué aux antennes et aux contenus, dont le profil de journaliste compense les lacunes éditoriales de Mme Veil.
Mercredi 11 avril, devant le CSA, Mme Veil a dit vouloir poursuivre le travail mené par M. Gallet, qui l’avait fait venir il y a trois ans, alors qu’elle travaillait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Une expérience qui lui a appris à conduire « des changements au sein d’organisations de service public ». « Il faut préparer Radio France pour qu’elle soit le fer de lance de la mutation de l’audiovisuel public », a-t-elle déclaré lors de son audition, citant comme priorités la « révolution des usages » ou « le décloisonnement » de certains métiers.
Mme Veil a fait valoir une conception très ambitieuse, voire expansionniste de Radio France. Elle s’est placée en bonne élève des « synergies » que le gouvernement exige depuis des mois. Au risque de froisser France Télévisions. Elle a souhaité que l’offre commune Franceinfo, dont les audiences en télévision restent faibles, « concurrence le leadeur BFM-TV ». Elle a aussi proposé que « l’agence » interne à Franceinfo devienne la référence pour l’ensemble de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Cette prise de participation, qui pourrait être le prélude à un rachat de la compagnie à bas coûts, risque d’accélérer encore le mouvement de concentration dans l’aérien.
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IAG, la maison mère de British Airways, s’invite au capital de Norwegian

Cette prise de participation, qui pourrait être le prélude à un rachat de la compagnie à bas coûts, risque d’accélérer encore le mouvement de concentration dans l’aérien.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h05
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

La nouvelle a sonné comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu azur. IAG, la maison mère de British Airways et Iberia, a annoncé, jeudi 12 avril, une prise de participation de 4,61 % dans le capital de Norwegian. Un mouvement qui a tout d’une première étape. Le groupe britannique a laissé entendre qu’il pourrait prendre langue avec les propriétaires de cette compagnie long-courrier à bas coûts. Avec cette offre de dialogue, IAG n’écarte donc pas la possibilité d’une proposition de rachat de la low cost norvégienne.
Pour l’heure, la holding de tête de British Airways tente de calmer le jeu. « IAG confirme qu’aucune discussion en ce sens n’est en cours à cette date, qu’elle n’a pris aucune décision en vue de faire une offre à ce stade et qu’il n’est en rien certain qu’une telle décision soit prise », a tenu à préciser un de ses porte-parole.
« Une marge de croissance colossale »
A l’examen, l’opération éclair menée par IAG n’est pas une surprise. Les compagnies classiques comme British Airways, Lufthansa ou Air France n’ont pas envie de rééditer l’erreur commise, il y a plus de vingt-cinq ans, quand les compagnies moyen-courrier à bas coûts avaient pris leur envol. A l’époque, elles n’avaient eu que mépris pour Ryanair, easyJet et consorts. Un quart de siècle plus tard, ces dernières ont capté plus de 45 % du marché moyen-courrier en Europe.

Cette fois, pas question de se laisser déborder sur le secteur du long-courrier low cost, un segment en plein boom depuis deux ans. « Il représente déjà 7 % du trafic mondial », observe Marc Rochet, président du pôle aérien du groupe Dubreuil (Air Caraïbes, French Bee). Son potentiel est énorme, principalement sur la clientèle loisir, qui représente « 80 % du trafic mondial » et dont « les low cost long-courrier pourraient s’adjuger 40 % », précise M. Rochet. « La marge de croissance est donc colossale. »
C’est en 2012...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans cette chronique, la sociologue Dominique Méda constate que si la démocratie est la règle dans l’Etat, l’autoritarisme prévaut dans l’économie. Pourtant, dans les entreprises, les attentes de justice et de participation des salariés sont immenses.
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« Rendre audible dans le débat public l’idée que l’entreprise est une entité politique »

Dans cette chronique, la sociologue Dominique Méda constate que si la démocratie est la règle dans l’Etat, l’autoritarisme prévaut dans l’économie. Pourtant, dans les entreprises, les attentes de justice et de participation des salariés sont immenses.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h00
    |

Dominique Méda (Professeure de sociologie et directrice de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (Irisso) de l’université...







                        



                                


                            
Entreprises. Le rapport « Entreprise et intérêt général », remis le 9 mars par Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, propose notamment de renforcer la codétermination – la participation des salariés aux instances dirigeantes de l’entreprise. Au niveau proposé, elle ne permettra certes pas aux salariés français de donner de la voix autant que leurs homologues suédois ou allemands. Mais cette proposition rend audible dans le débat public l’idée que l’entreprise est une entité politique.
Dans le livre qu’elle vient de faire paraître (Firms as Political Entities. Saving Democracy through Economic Bicameralism, Cambridge University Press, 2017, non traduit), la sociologue et politiste belge Isabelle Ferreras fait de cette idée le cœur de sa réflexion et en déduit que le gouvernement d’entreprise devrait en toute logique résulter de l’élection par deux « chambres » – l’une représentant les apporteurs en capital, l’autre les apporteurs en travail –, ce gouvernement devant recueillir la majorité dans chacune d’elles.
« Au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage » Jean Jaurès, discours de 1893
Cette proposition s’inscrit dans un courant d’idées représenté par le politiste américain Robert Dahl, qui, en 1985, en pleine période de dérégulation et de théorie de la valeur pour l’actionnaire, justifiait de manière philosophique, dans A Preface to Economic Democracy (University of ­California Press, lien vers PDF en anglais), la démocratisation de l’entreprise et de l’économie.
Repartant des mêmes prémisses que Jean Jaurès dans son discours de 1893 – « Au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage » –, Dahl rappelait, un siècle plus tard, qu’alors même que la démocratie est la règle dans l’Etat, l’autoritarisme prévaut dans l’économie, la plupart des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Après une première carrière parfois intense, des sportifs et artistes optent pour une formation continue diplômante qui leur permet de rebondir, se stabiliser ou même changer de voie.
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Sportifs et artistes : le défi d’une deuxième carrière

Après une première carrière parfois intense, des sportifs et artistes optent pour une formation continue diplômante qui leur permet de rebondir, se stabiliser ou même changer de voie.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h45
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


Contrairement à ce que dit l’adage populaire, il est possible de courir plusieurs lièvres à la fois. De talonner le sprinteur américain Usain Bolt sur la piste de sprint et de rendre, à l’heure, des devoirs universitaires.
Tel est le défi que s’est lancé Christophe Lemaitre, double médaillé olympique et étudiant au sein du diplôme universitaire (DU) « gestion de carrière du sportif de haut niveau » à ­l’université Savoie-Mont-Blanc (USMB). Chaque matin, le jeune homme de 27 ans suit ce cursus en formation continue avant de rejoindre le stade d’Aix-les-Bains (Rhône-Alpes).
« En tant que sportif, je dois répondre à beaucoup d’autres obligations, de l’entraînement aux sollicitations médiatiques, explique-t-il. Le DU s’adapte parfaitement à ces impératifs. Tout est ensuite une question ­d’organisation. »
Si Christophe Lemaitre prépare activement les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020, il est aussi conscient que sa carrière d’athlète prendra fin dans quelques années, lorsque son corps sera allé au bout de son extrême endurance. « Le DU me donne des pistes pour l’après, assure-t-il. Je suis très intéressé par le “community management”, par exemple. Par la façon de montrer le quotidien d’un sportif de haut niveau sur les réseaux sociaux. »
Des reconversions qui ont du sens
La formation continue peut ainsi constituer un rebond salutaire pour des profils atypiques de ­passionnés qui se consacrent des années durant à des carrières intenses. Roberto Pani a dansé en France pendant près de trente ans. Tour à tour interprète, répétiteur et assistant chorégraphe, cet Italien de 57 ans a repris le chemin de l’école pour donner une nouvelle impulsion à sa vie professionnelle.
Après être passé par une procédure de validation des acquis professionnels (VAP), afin de faire ­valoir son parcours auprès de ­l’université, il est désormais inscrit en formation continue en deuxième année de master de « création artistique : danse thérapie » à l’université Paris-Descartes, où il apprend à utiliser la danse et l’expression artistique comme outils thérapeutiques.
« Cette reconversion a du sens pour moi, affirme-t-il. C’est une manière de trouver une continuité. J’ai beaucoup de connaissances en danse à transmettre et j’ai envie d’aider les gens et leur permettre de s’exprimer. »
« Mes études en art-thérapie m’ont permis d’assumer financièrement mon quotidien et de faire un métier qui me passionne. »
Sportifs et artistes se tournent aussi vers la formation continue diplômante pour trouver davantage de stabilité. C’est le cas de Catherine ­Stoessel, artiste-peintre, qui s’est formée en « art-thérapie » à Paris-Descartes. « C’est très compliqué d’être artiste et d’en vivre pleinement, explique cette ancienne diplômée des Beaux-Arts de Paris. Mes études en art-thérapie m’ont permis d’assumer financièrement mon quotidien et de faire un métier qui me passionne. »
Après avoir soutenu une thèse dans cette discipline en novembre 2017, ­Catherine Stoessel pratique aujourd’hui dans des structures hospitalières et pénitentiaires, tout en continuant à peindre et à créer. « Cette autre approche de la création nourrit aussi mon travail en tant qu’artiste », affirme-t-elle.
Virus de l’entrepreneuriat
Mais la reprise des études peut également être l’occasion d’un changement total d’orientation pour ces étudiants singuliers. En arrivant à Paris, Joseph Greiner, roi des nuits new-yorkaises, ne pensait pas se retrouver deux années plus tard à la tête de Woojo, une start-up développant une application mobile de rencontres. Ce DJ américain s’était inscrit en formation continue au sein du MBA ­ « digital marketing strategy » de l’Ecole de management Leonard-de-Vinci, à Paris, dans l’objectif de s’installer en Europe et d’élargir son réseau.
« J’ai été pris par le virus de l’entrepreneuriat, s’amuse ­Joseph Greiner. Le MBA m’a permis de développer cet aspect de ma personnalité et d’y aller à fond… mais je continue tout de même de mixer à Paris le week-end ! »

Découvrez notre dossier spécial formation continue diplômante
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 12 avril, un supplément dédié à la formation continue dipômante. Car le projet de loi « avenir professionnel », qui sera présenté le 27 avril en conseil des ministres, impose une nouvelle philosophie, celle de salariés en mouvement « tout au long de leur vie », pour qui les diplômes et certifications seront une garantie d’emploi.
Les différents articles du supplément seront progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Formation des cadres et Le Monde.fr Economie, rubrique Emploi/Formation.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Face à des carnets de commandes en hausse et à des effectifs vieillissants, les groupes prévoient de nombreux recrutements cette année.
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Les industriels de la défense embauchent à tour de bras

Face à des carnets de commandes en hausse et à des effectifs vieillissants, les groupes prévoient de nombreux recrutements cette année.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h24
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


La filière aéronautique s’étoffe, comme en témoignent les 190 000 emplois recensés à fin 2017 – 12 000 recrutements l’an dernier, autant de prévus en 2018 –, selon les chiffres publiés, jeudi 12 avril, par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Mais pas seulement.
Depuis trois ans, les industriels de l’armement ont ouvert les vannes des recrutements. Et la compétition est rude, dans un univers marqué par une pénurie croissante d’ingénieurs, de techniciens ou de compagnons. « La guerre des talents s’exacerbe cette année », reconnaît Corinne Michiels, responsable du recrutement chez le missilier MBDA en France.
En 2018, le groupe d’électronique Thales (65 000 salariés) vise plus de 5 000 recrutements, dont 2 000 en France. Le constructeur de bateaux Naval Group (13 400 employés) table sur 1 000 embauches. « En France, nous prévoyons 460 à 480 recrutements, sur un effectif de 4 700 à fin 2017. C’est considérable pour nous », témoigne Philippe Barillot, DRH France de MBDA. Quant au spécialiste de l’armement terrestre Nexter (3 450 collaborateurs), désireux, en début d’année, d’intégrer 400 CDI, il vise déjà plus haut. « Notre cible est désormais de 580 CDI cette année, contre 340 recrutements en 2017 et 182 en 2016. Nous renouvelons un tiers de nos effectifs », explique Jean-Christophe Benetti, DRH de Nexter.

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Plusieurs phénomènes expliquent cet appel d’air. Faute d’avoir embauché durant une décennie de crise, l’industrie de la défense doit remplacer des effectifs vieillissants. En parallèle, les Dassault, MBDA ou Naval Group doivent répondre à l’augmentation de leurs carnets de commandes, que ce soit pour le marché intérieur ou l’export. Comme toute l’industrie, enfin, ces groupes cherchent à attirer de nouvelles compétences.
L’éthique, une priorité
Analystes de données, experts en robotique, cybersécurité… ou femmes ingénieures en général, certains CV s’arrachent. « Un jeune ingénieur sortant d’école avec une expertise en cybersécurité demande facilement 40 000 à 45 000 euros par an », relate M. Benetti. Mais le salaire ne fait pas tout. La passion de la technologie, non plus. Hervé Guillou, le patron de Naval Group, a beau répéter que sa société est « un rêve d’ingénieurs », la défense reste une industrie pas comme les autres.

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« [Au-delà du fait qu’il est déconseillé aux employés du secteur de raconter leur vie sur Facebook], nous n’avons pas le droit de publier nos recherches pour des raisons de confidentialité. Certains de mes camarades ne le supportent pas », relate un jeune hacker éthique employé chez Thales.
Ensuite, tout le monde n’a pas envie de travailler pour des « marchands de canons ». « Nous pensons que Google ne devrait pas être dans le business de la guerre », plaide une pétition signée, début avril, par plus de 3 000 des 70 000 employés du géant californien, pour dénoncer des accords passés avec le Pentagone. Les études l’assurent : les fameux « millennials », nés entre 1980 et 2000, veulent « donner du sens » à leur travail et placent l’éthique comme une priorité pour leur carrière. Est-ce compatible avec un CDI chez un fabricant d’engins létaux ?
« Les difficultés de recrutement ponctuelles que nous pouvons rencontrer ici ou là n’ont rien à voir avec la nature de nos missions, rétorque David Tournadre, directeur général ressources humaines de Thales, nous recevons 400 000 CV par an. Beaucoup de salariés trouvent qu’il y a plus de sens et d’intérêt à sécuriser le trafic aérien, révolutionner la gestion des drones ou contribuer à défendre une nation, qu’à optimiser des données pour pousser de la publicité. »
« La défense n’est plus un sujet tabou pour les jeunes »
Alors que le groupe réalise environ la moitié de son chiffre d’affaires en dehors de la défense, « certains salariés [leur] ont fait savoir qu’ils souhaitaient évoluer uniquement dans les activités civiles. Mais cela reste rare. La sélection s’opère avant : le Rafale figure en évidence sur toutes [leurs] plaquettes de recrutement. »
Pour MBDA, dont l’activité est tournée à 100 % vers la défense, la question ne se pose plus. « Pendant longtemps, nous avons mis en avant le fait que nous évoluions dans une industrie de pointe. Mais, à partir de 2015, nous avons décidé de construire une marque employeur centrée sur l’idée que nous sommes le bras industriel de la défense nationale, explique M. Barillot. Antoine Bouvier, notre PDG, voulait que nous soyons clairs sur les valeurs que cela implique. Certains ne souhaitent pas nous rejoindre, et c’est un choix légitime. Et, pour ceux qui viennent chez nous, c’est une forme d’engagement. Nos armes sont utilisées sur des théâtres d’opérations et nos armées comptent sur nous. »
Son message passe plutôt bien. « Les attentats de 2015 ont modifié le rapport aux armées et à l’armement », souligne un responsable d’école d’ingénieurs. « La défense n’est plus un sujet tabou pour les jeunes. Au contraire, ils s’y intéressent beaucoup », abonde Eric Barrault, qui vient de quitter son poste de délégué pour l’éducation à la défense auprès du ministère de l’éducation nationale.
« Depuis 2015, il y a un net regain d’intérêt pour les questions de défense de la part des étudiants de l’“X” », assure un jeune polytechnicien. Pour preuve, le succès de la réserve nationale formée de volontaires, qui s’engagent à donner au moins trente-sept jours par an « au service de la protection des Français ». En 2017, 37 % des 71 492 réservistes de la garde nationale avaient moins de 30 ans. Un vivier potentiel pour les industriels, mais aussi pour la direction générale de l’armement, avec une réserve précieuse… dans la cybersécurité.

Des recrutements « make in India »
Conséquence de la commande de 36 Rafale passée par l’Inde en 2016, « nous comptons doubler au minimum nos effectifs en Inde d’ici deux à trois ans en bénéficiant de la qualité des ingénieurs indiens », relate Pascale Sourisse, directrice générale chargé de l’international chez Thales. Le groupe, dont les systèmes représentent 25 % de la valeur de l’avion de chasse, fait déjà travailler, directement ou à travers ses sous-traitants, 1 500 salariés dans un pays où les diplômés sont souvent moins chers qu’en France. « Nous serons encore plus compétitifs pour exporter à partir d’Inde. Mais il ne s’agit pas de délocalisation, nous captons de nouveaux marchés. En outre, les contrats que nous gagnerons auront des retombées positives sur l’emploi en France », insiste la dirigeante.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Sur RTL vendredi, le numéro 1 de la CFDT s’est félicité des dernières annonces du gouvernement notamment sur l’ouverture à la concurrence.
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SNCF : Laurent Berger salue des « avancées » dans les négociations avec le gouvernement

Sur RTL vendredi, le numéro 1 de la CFDT s’est félicité des dernières annonces du gouvernement notamment sur l’ouverture à la concurrence.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h10
   





                        



   


Des « ouvertures » et « quelques avancées ». Le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, invité de RTL vendredi 13 avril, a salué les dernières annonces du gouvernement concernant la réforme de la SNCF, notamment sur l’ouverture à la concurrence.
« Hier [jeudi] les cheminots CFDT ont reçu un courrier de la ministre qui montrait que sur la question de l’ouverture à la concurrence, il y avait eu quelques avancées avec la prise en compte d’amendements portés par les cheminots CFDT », a expliqué M. Berger.
« Il y a eu des ouvertures sur un certain nombre de sujets et je dis au gouvernement : “Continuez d’écouter les cheminots CFDT notamment.” Maintenant il faut aller plus loin sur les autres sujets. »

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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a confirmé vendredi matin que les discussions progressaient. « Nous avons pu avancer dans le cadre des concertations conduites par Elisabeth Borne [la ministre des transports] sur la question de l’ouverture à la concurrence, on va pouvoir avancer sur la question de la gouvernance et donc les choses se font par étapes dans la discussion », a-t-il expliqué Benjamin Griveaux.
Projet de loi examiné à l’Assemblée
Pourtant, la veille, la CFDT-Cheminots s’était dite « fortement déçue » par les propos tenus par Emmanuel Macron, sur TF1, au sujet de la réforme de la SNCF. Elle avait affirmé être « encore plus déterminée » à poursuivre la grève. Le chef de l’Etat a dit vouloir « aller au bout » de la réforme et réaffirmé que la SNCF « doit se réorganiser ».

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Alors que les négociations se poursuivent et que le projet de loi est examiné à l’Assemblée nationale, le trafic s’annonce un peu moins perturbé vendredi pour le début du troisième épisode de la grève discontinue. Vendredi sont ainsi prévus un TGV et un TER sur trois, deux Transilien sur cinq et un train Intercités sur cinq. Le trafic international est « normal » pour les Eurostar, « quasi normal » pour les Thalys, tandis qu’un train Lyria sur six circule.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le « statut » de la SNCF ne l’empêche pas de se séparer de ses salariés, ni plus ni moins que toute entreprise, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Vincent Bonnin.
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SNCF : « Le débat sur l’“emploi à vie” agite un fantasme destiné à justifier le démantèlement en cours »

Le « statut » de la SNCF ne l’empêche pas de se séparer de ses salariés, ni plus ni moins que toute entreprise, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Vincent Bonnin.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 09h43
    |

Vincent Bonnin (Maître de conférences en droit à l’université de Poitiers)







                        



                                


                            
Tribune. Dans le débat sur la réforme de la SNCF, une formule fait forte impression : l’« emploi à vie ». Elle laisse supposer qu’un cheminot est, dès son embauche, assuré d’atteindre la retraite sans incident de carrière, et qu’il conviendrait de revenir sur ce privilège désormais obsolète, en des temps de mobilité plus ou moins subie par les autres travailleurs.
Pourtant, un agent statutaire de la SNCF peut perdre son emploi, à des conditions qui ne sont pas si éloignées du droit commun. La différence réside moins dans le statut que dans les pratiques de l’entreprise. Selon le code du travail, un salarié, quel qu’il soit, peut perdre son emploi pour des motifs personnels ou pour un motif économique – non personnel. C’est aussi le cas des cheminots.

D’abord, ils peuvent être fautifs. Des règles disciplinaires sont fixées par le chapitre 9 du statut de la SNCF. La « révocation » – qui correspond au licenciement selon le droit commun – est prévue à l’article 3 du paragraphe 7 de ce chapitre en cas de « faits graves entachant la probité ou les bonnes mœurs ». Sa formulation écarte certes bien des cas d’éviction s’appliquant dans nombre d’entreprises. Mais celles-ci ont chacune leur ordre disciplinaire. Par exemple, un juron proféré sur un chantier du bâtiment ne produira pas les mêmes effets que lors de la réception d’un hôtel de luxe devant les clients…
Communautés de travail
Certaines branches d’activité, comme la banque, l’assurance, les établissements médico-sociaux, ajoutent des garanties conventionnelles à celles du code du travail afin d’éviter les licenciements arbitraires. Faudrait-il considérer que ces avantages sont également indus ? Ce serait oublier que les entreprises et les branches sont constituées de métiers créant des identités professionnelles, ainsi que des communautés de travail qui ont leur mot à dire sur l’éviction de l’un des leurs.

Un agent peut aussi être déclaré physiquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Selon Elwyn Sirieys et Pascal da Costa, de l’Ecole CentraleSupélec, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », l’actuel projet de réforme de la SNCF va à l’encontre des engagements environnementaux du gouvernement.
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SNCF : « Notre réseau ferroviaire est un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique »

Selon Elwyn Sirieys et Pascal da Costa, de l’Ecole CentraleSupélec, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », l’actuel projet de réforme de la SNCF va à l’encontre des engagements environnementaux du gouvernement.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h15
    |

Pascal da Costa (Enseignant-chercheur à CentraleSupélec) et Elwyn Sirieys (Elève-ingénieur à CentraleSupélec)







                        



                                


                            
Tribune. La CGT, l’UNSA et la CFDT ont annoncé deux jours de grève sur cinq pendant trois mois, avec la volonté de faire reculer le gouvernement sur le projet de suppression du statut de cheminot. S’il existe un point commun entre les revendications des opposants à la réforme de la SNCF et les recommandations du rapport Spinetta, remis le 15 février au premier ministre, c’est bien la part belle faite aux préoccupations d’ordre purement économique : ouverture à la concurrence, fin des régimes spéciaux, etc.
Hasard du calendrier ou non, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a émis, le 28 février, un avis alarmant sur l’application de la loi de transition énergétique votée en 2015. Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030 et de 75 % à l’horizon 2050 seront inatteignables en l’absence d’investissements majeurs, notamment dans les alternatives au transport routier individuel.

Or, de toutes les critiques adressées au projet de réforme, le respect de l’environnement est celle dont on parle le moins. Notre réseau ferroviaire est pourtant un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique et, plus localement, pour la qualité de l’air dans nos métropoles. En 2017, le secteur des transports représentait 39 % des émissions de gaz à effet de serre et 96 % pour le CO2 (d’origine routière essentiellement).
Trains hybrides
Aujourd’hui, alors que le réseau ferroviaire représente près de 10 % du volume de transports sur le territoire métropolitain, il n’est à l’origine que de 0,52 % du CO2 imputable aux transports et de 6 % des émissions de particules fines de type PM10.
Seule la moitié des voies ferrées françaises sont électrifiées
En zone urbaine et périurbaine, les tramways et RER émettent chacun moins de 5 grammes de CO2 par voyageur au kilomètre, contre 125 grammes pour les bus. En zone interrégionale, les TGV émettent environ 50 % de CO2 de moins que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La CGT appelle les employés à se mobiliser vendredi et samedi pour obtenir de « réelles augmentations de salaire », deux semaines après une grève historique dans près de 300 magasins.
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A Carrefour, « casserolades » et « tambourinades » pour le pouvoir d’achat des salariés

La CGT appelle les employés à se mobiliser vendredi et samedi pour obtenir de « réelles augmentations de salaire », deux semaines après une grève historique dans près de 300 magasins.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 08h31
   





                        



   


Deux semaines après la mobilisation dans près de 300 magasins pour l’emploi et le pouvoir d’achat, le dialogue a redémarré entre la direction de Carrefour et les syndicats. « La pression redescend doucement », note Michel Enguelz, représentant de Force ouvrière, premier syndicat du groupe, qui avait appelé au mouvement de grève du 31 mars, en plein week-end de Pâques, avec la CFDT (2e).

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Mais la « colère » est « toujours présente » parmi les salariés, prévient Sylvain Macé (CFDT). La CGT appelle d’ailleurs les employés à se mobiliser vendredi et 13 et samedi 14 avril avec des « casserolades » ou des « tambourinades » pour se « faire entendre ». Son appel vise aussi les week-ends prolongés englobant les 1er et 8 mai.
Objectif : obtenir de « réelles augmentations de salaires » et non une « aumône (..) sous forme de bons d’achat ». Le syndicat fait référence au bon d’achat de 150 euros promis par la direction aux salariés après le mouvement de protestation lancé fin mars.
« Partage des bénéfices »
« Ça rouscaille un peu » encore sur le terrain, admet M. Enguelz de FO, mais « la majorité [des salariés] ne repartiront pas en grève » et les éléments avancés par la direction « correspondent à nos attentes », dit-il.
Pour « répondre aux préoccupations de pouvoir d’achat », après l’annonce d’une participation de 57 euros en moyenne, contre 610 l’an dernier, Carrefour a mis sur la table, outre le bon d’achat maison de 150 euros, un complément d’intéressement de 350 euros.
La direction a aussi accepté de prendre en compte les demandes des syndicats relatives à la location-gérance, aux dispositifs de fin de carrière, au plan de départs volontaires des sièges (2 400 postes) et au plan social (PSE) des magasins de proximité (2 300 postes).
Pour les salariés, c’est un résultat « en demi-teinte », reconnaît M. Macé. La CFDT « prend acte » des « avancées » obtenues, qui permettent de « renouer le dialogue social », mais elle « reste mobilisée » car « on est en désaccord avec les orientations stratégiques et la gouvernance » du groupe, explique-t-il.
Le syndicat « prépare activement » l’assemblée générale des actionnaires prévue le 15 juin, où il voudrait soumettre au vote une résolution « sur le partage des bénéfices », après des années de « pillage des résultats » via le versement de dividendes en augmentation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Sur le marché de l’occasion, Aramisauto.com tient une place à part. Inventeur d’un système de vente en ligne couplé à un reconditionnement du véhicule, la grosse start-up (500 salariés) a été acquise en 2016 par PSA. Le fondateur, Guillaume Paoli, fait le point sur sa vision du secteur en ce début d’année.
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« Que vaudront les voitures des Français dans cinq ans ? »

Sur le marché de l’occasion, Aramisauto.com tient une place à part. Inventeur d’un système de vente en ligne couplé à un reconditionnement du véhicule, la grosse start-up (500 salariés) a été acquise en 2016 par PSA. Le fondateur, Guillaume Paoli, fait le point sur sa vision du secteur en ce début d’année.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 08h00
    |

                            Éric Béziat








                        


Etes-vous préoccupé par la baisse actuelle du marché de l’occasion ?
Oui et non. La baisse est réelle, mais il faut la remettre en perspective. Les ventes l’an dernier ont atteint un record : 5,7 millions de véhicules vendus, soit 300 000 voitures de plus que la moyenne des sept dernières années. Si on cumule occasion et neuf, on n’a jamais vendu autant de voitures en France depuis au moins quinze ans. Sous cet angle, une consolidation n’est pas inquiétante. Le problème c’est le flou dans lequel on laisse les Français. Que vaudra leurs voitures dans cinq ans ? Est-il encore rationnel d’acheter un moteur thermique ? Est-il déjà temps de passer à l’électrique ? Autant de questions sans réponse aujourd’hui.
Sur ce point, comment réagissent les acheteurs d’occasions ?
Nos clients sont nombreux à décaler leur achat. Pour de très nombreux ménages français, l’automobile est indispensable. Or, la voiture constitue le deuxième poste de dépenses d’un foyer. C’est un budget considérable pour beaucoup. Ils ne veulent pas se retrouver avec un véhicule inutilisable en ville ou dans certaines zones.

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Et cela pourrait durer. La prime de conversion d’un vieux diesel en véhicule moins polluant étendue aux véhicules d’occasion depuis janvier – qui est une très bonne mesure – a pour le moment aucun effet. C’est à cause précisément de cette incertitude. Nous attendons de l’ensemble des pouvoirs publics une feuille de route claire et lisible.
Est-ce qu’il n’y a pas un problème d’offre ?
C’est certain. Et puis, nous vendons aujourd’hui les voitures neuves d’il y a trois ou quatre ans. De fait, les voitures à essence partent plus vite que celles qui roulent au gazole. Ce décalage entre offre et demande va évoluer très lentement. D’autant plus que la part du diesel dans les flottes – qui roulent beaucoup – restera forte car c’est un carburant bien adapté à des kilomètrages élevés.



                            


                        

                        

