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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Dix autres suspects sont déjà mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le braquage de la star américaine en octobre 2016 à Paris.
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Braquage de Kim Kardashian : un nouveau suspect mis en examen et écroué

Dix autres suspects sont déjà mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le braquage de la star américaine en octobre 2016 à Paris.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h21
   





                        


Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire, vendredi 13 avril, dans le cadre l’enquête sur le braquage de la star américaine Kim Kardashian en octobre 2016 à Paris, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire.
L’homme, âgé de 28 ans et interpellé mardi sur la Côte d’Azur, a été mis en examen notamment pour « vol avec arme en bande organisée », « séquestration » et « association de malfaiteurs ».

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9,3 millions d’euros
Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la célébrité s’était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week. Deux des voleurs l’avaient menacée avec une arme sur la tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l’enfermer dans la salle de bain.
Les braqueurs, des truands à l’ancienne, avaient emporté une bague évaluée à près de quatre millions d’euros, plusieurs bijoux en diamant et en or. Pour les enquêteurs, une partie importante du butin (estimé à 9,3 millions d’euros) a été écoulée en Belgique.
L’enquête, qui a permis de retrouver de fortes sommes d’argent, avait conduit à un vaste coup de filet en janvier 2017 et à la mise en examen de dix suspects, dont neuf placés en détention provisoire. Après un an de bras de fer judiciaire, sept d’entre eux ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.
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Universités : « Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par le mouvement »

Mobilisation des lycéens, passages des partiels, blocus des universités…, Le Monde Campus a dressé, dans un tchat, un état des lieux du mouvement étudiant.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h35
    |

            Séverin Graveleau, 
Soazig Le Nevé, 
Eric Nunès et 
                                Caroline Pain








                        



   


A l’heure où la réforme de l’accès à l’université suscite toujours plusieurs « blocages », Le Monde Campus a fait le point sur le mouvement étudiant dans un tchat avec ses lecteurs.

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On a l’impression que les universités sont à feu et à sang. Qu’en est-il réellement ? Le mouvement est-il général ou localisé ?
Non, les universités sont loin d’être « à feu et à sang », comme vous dites. Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par ce mouvement. Ils étaient une dizaine la semaine dernière, et une quinzaine en cette fin de semaine. Quatre universités sont entièrement bloquées : Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-II et Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis). Ailleurs, seuls des sites ou des bâtiments sont bloqués, à l’instar du campus de Tolbiac à Paris-I, de certains bâtiments de l’université de Nanterre ou encore de Grenoble. La situation est très fluctuante, des bâtiments pouvant être bloqués un jour et débloqués le lendemain (Strasbourg, par exemple)…
A noter que dans de nombreux sites, des assemblées générales se réunissent, sans que cela perturbe en tant que tel le fonctionnement des campus.
Contre quel(s) point(s) du projet de loi Vidal les étudiants manifestent-ils ?
Au centre de la loi Orientation et réussite des étudiants figure la question des « prérequis » d’accès aux filières de l’enseignement supérieur, autrement dit les compétences nécessaires pour y entrer. Ces compétences seront examinées au regard des dossiers des candidats (notes, lettre de motivation, CV, etc.). Cet examen des candidatures, nouveau à l’université, est assimilé par ses opposants à de la sélection.
Par ailleurs, la réforme de l’accès à l’université doit s’accompagner d’une remise à plat du cycle de licence (les discussions à ce sujet doivent démarrer prochainement). Il s’agit, entre autres, de permettre aux étudiants de poursuivre à leur rythme ce cursus. Certains craignent que cette remise en question de la licence en trois ans ne permette plus des compensations de leurs notes entre les semestres.
Dans les assemblées générales et les cortèges s’ajoutent à ces deux points d’autres revendications qui n’ont rien à voir avec la réforme Vidal : « casse sociale » menée par le gouvernement, « destruction du service public », réforme de la SNCF, Notre-Dame-des Landes… Bref tous les autres sujets de mécontentement du mouvement social actuel.
La réforme de l’université qui entre en vigueur concerne au premier chef les lycéens en terminale. On n’a pas l’impression que les mouvements actuels les concernent vraiment. Comment expliquez-vous ça ?
Effectivement, depuis les premières manifestations contre la loi Orientation et réussite des étudiants, les lycéens sont peu visibles dans les cortèges. Et ce alors qu’ils sont directement concernés par la réforme, et par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup. Mais il faut se rappeler qu’ils étaient aussi les premiers concernés, l’année dernière, par les déboires de la plate-forme précédente, Admission post-bac (APB), qui se sont traduits entre autres par un recours au tirage au sort et par de nombreux candidats sans affectation au mois de juillet.
La nouvelle plate-forme Parcoursup est censée éviter l’utilisation du tirage au sort, par un examen des dossiers des candidats. Les lycéens semblent donc pour l’instant « jouer le jeu » de Parcoursup, plate-forme sur laquelle ils ont inscrit leurs vœux en janvier.

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Sait-on comment les examens vont s’organiser dans les facs bloquées ? Y a-t-il un risque qu’ils soient repoussés ?
C’est en effet une question qui se pose dans les universités les plus touchées par ce mouvement. Pour le moment seule l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours se sont arrêtés il y a plus d’un mois, a fait le choix de repousser les examens des étudiants en juin. Ce choix implique que la deuxième session (les rattrapages) ne se fera qu’en septembre. A Montpellier, l’université Paul-Valéry a fait le choix d’organiser des partiels « en ligne ». Mais un acte de vandalisme sur les serveurs de l’université les empêche pour l’instant. Dans les universités, c’est au président et à son équipe de décider des modalités d’évaluation.
Dans les assemblées générales étudiantes, une des revendications qui reviennent souvent est de demander aux examinateurs de donner à tous les étudiants un 10 voire un 12 ou un 15 « améliorable », soit une note minimale qu’un étudiant peut augmenter s’il se présente aux examens. Sur ce point, le gouvernement a, à plusieurs reprises, exprimé son refus catégorique. Hier encore, lors de son interview au journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, le président de la République a eu cette phrase : « Les étudiants, s’ils veulent avoir leurs examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République. »

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Comment se fait-il qu’on entende si peu les étudiants contre les blocus et pour la reprise des cours ? Sont-ils moins mobilisés ?
Ces derniers sont en tout cas beaucoup moins visibles dans les assemblées générales que les étudiants favorables au blocus. Il n’est pas toujours facile de prendre la parole dans un amphithéâtre plein à craquer, d’autant plus si celui-ci est majoritairement acquis à la cause du mouvement, ce qui est souvent le cas. Cependant, ces derniers sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux, où ils multiplient les hashtags (#jeveuxétudier, #maFacMonAvenir), pétitions ou groupes pour s’organiser.
Rappelons que pour beaucoup d’étudiants, les examens approchent ; certains préfèrent sans doute réviser.
Quantitativement, peut-on dire que moins de 1 % des étudiants sont en grève ? On ne voit notamment aucune fac de médecine, prépa, etc.
Le mouvement prend davantage, et traditionnellement, dans les départements de sciences humaines et sociales. Pour ce qui est de votre estimation de « 1 % », aucun chiffre n’existe, il est donc impossible de répondre précisément à votre question.
Pour vous donner une idée de la fréquentation des assemblées générales (où tous les étudiants en grève ne sont peut-être pas présents et auxquelles des non-grévistes peuvent aussi participer), 800 personnes ont assisté à celle du 12 avril à Nanterre, dans une université qui compte 33 000 étudiants. Une autre assemblée générale qui rassemblait des enseignants de cette même université a compté une centaine de personnes, sur 2 000 enseignants.
Les occupations des universités par les étudiants sont-elles illégales ? Comment se fait-il que leur évacuation prenne tant de temps, voire soit refusée ?
D’un point de vue juridique, le blocage d’une université est illégal, puisqu’il représente une « entrave à la liberté d’aller et venir dans un lieu public ». L’article L811-1 du code de l’éducation précise que les étudiants « disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public ». Aussi, les étudiants n’ont-ils pas le droit d’empêcher d’autres étudiants de venir assister aux cours et d’empêcher les professeurs de les donner.
Cependant, le recours aux forces de l’ordre peut seulement être demandé par le président d’université à la préfecture de rattachement. Ce recours est utilisé avec une extrême prudence, car les présidents d’université craignent un drame et savent que cela peut aussi provoquer une « réaction » du corps étudiant, voire enseignant, et renforcer la mobilisation.
Les forces de l’ordre ont par ailleurs le droit de ne pas donner suite aux demandes du président, comme ce fut le cas à l’université Paris-I, où le président, Georges Haddad, n’a pas obtenu l’intervention qu’il demandait sur le site de Tolbiac.

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Le chien twittos Guevara de « la Commune libre de Tolbiac » est-il toujours retenu contre son gré par les étudiants bloqueurs de Tolbiac ?
Lors de la conférence de presse des étudiants mobilisés à Tolbiac, le désormais célèbre Guevara n’avait pas l’air trop malheureux…

   


Son compte Twitter parodique a en tout cas aujourd’hui atteint 27 500 abonnés.

JE VOUS PRÉVIENS JE TIENDRAI PAS 5 ANS. https://t.co/OieHS5VAkl— guevara_tolbiac (@Guevara)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Lors d’un tchat, l’envoyé spécial du « Monde » à Notre-Dame-des-Landes a répondu aux questions d’internautes sur l’évacuation de la ZAD et sur les perspectives d’avenir du lieu.
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NDDL : « Les zadistes ont développé une société échappant à de nombreuses règles »

Lors d’un tchat, l’envoyé spécial du « Monde » à Notre-Dame-des-Landes a répondu aux questions d’internautes sur l’évacuation de la ZAD et sur les perspectives d’avenir du lieu.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h20
   





                        



   


La fin des expulsions de la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, officialisée vendredi 13 avril, est loin de clore le débat sur l’avenir du secteur. De retour du bocage nantais après avoir couvert l’opération d’évacuation, l’envoyé spécial du Monde Rémi Barroux a répondu à des questions d’internautes.
Antoine : Combien de personnes habitent encore la ZAD ?
Rémi Barroux : Même la préfecture l’ignore. On pouvait parler de 150 habitants réguliers avant l’intervention de cette semaine. Il y a aussi beaucoup de passage, des personnes s’installant pendant deux ou trois mois. Avec les renforts venus pour la défense de la zone, le nombre de personnes dans la ZAD est passé probablement à plus de 500, voire 600 ou 700. La grande majorité repartira dès que la situation se sera calmée.
Lalla : Avez-vous pu observer tout ce que vous souhaitiez pendant l’évacuation, ou en avez-vous été en partie empêché par les forces de l’ordre ?
Sur une zone aussi importante — quelque dix kilomètres de large sur 5 à 6 de long —, il est difficile d’être partout. La circulation était relativement facile, pour quelqu’un qui connaît un peu l’endroit. Par contre, les routes — deux principalement, les RD 81 et RD 281 — étaient inaccessibles dès lors que les gendarmes étaient présents. Cela explique sans doute que des journalistes connaissant moins le terrain se soient retrouvés bloqués.

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Côté zadiste, ils avaient plutôt envie que des images soient faites, ce qui n’a pas toujours été le cas, et à condition qu’ils ne soient pas identifiables. Reste que les journalistes, pour la grande majorité, n’ont pas bonne presse historiquement dans la ZAD. Personnellement, je n’ai eu aucun problème durant mon reportage.
Patrice B. : Les expulsions sont-elles légales ou fragiles juridiquement ?
Des recours ont été ou vont être engagés, notamment sur l’expulsion de la ferme des 100 noms. De nombreux avocats, dont le Syndicat des avocats de France au niveau national, ont dénoncé le caractère illégal de ces expulsions, car elles n’avaient pas été jugées de manière contradictoire. Les autorités expliquent qu’elles n’ont pu procéder à l’identification des habitants de ces squats, et que leurs expulsions sont légales. L’intervention des gendarmes se faisait avec la présence d’huissiers. La plupart du temps, comme on peut l’imaginer, plus personne n’était là pour attendre la troupe.
Youri D. : Quels sont les arguments des zadistes pour justifier leur droit à rester sur ces terres ?
Ils ne peuvent plus se prévaloir de la lutte contre le projet d’aéroport et expliquent qu’ils ont développé une société, une communauté échappant à de nombreuses règles tant économiques que politiques. Cela ne veut pas dire que tous les habitants qui résidaient dans la zone vivaient en dehors de tout. Les enfants étaient inscrits à une halte-garderie ou à la crèche, étaient suivis par un pédiatre. Un éleveur (illégal, donc), qui ne fait pas partie des historiques installés avant la création de la ZAD, vend ainsi son lait à Biolait, qui passe le ramasser régulièrement.
Tous ces occupants espéraient pouvoir faire perdurer leur expérience de vie. Comme cela s’est fait au Larzac, et comme il existe aussi des collectivités du type de Longo Maï, dans les Alpes du Sud.

   


Chris : Quels sont les critères de pérennisation pour les installations des occupants de la ZAD ? A quel titre peuvent-ils prétendre conserver des installations sur des terrains dont ils ne sont pas propriétaires ?
Les critères, malgré ce qui est affirmé par les autorités, sont assez flous. Il faut déposer un projet (élevage, boulangerie, maraîchage, apiculture, conserverie…), donner une identité, quitte à en regrouper plusieurs dans un projet associatif, et localiser le projet sur telle ou telle parcelle. Mais l’important semble pour la préfète de voir les zadistes volontaires s’asseoir autour d’une table, quitte à ce que les dossiers ne soient pas finalisés.
En plus de ce questionnaire, les agriculteurs historiques ou récents font des demandes de convention d’occupation précaire.
Nat78730 : La tendance sur la ZAD est-elle de vouloir négocier et accepter des projets individuels ou de rester dans une démarche 100 % collective du tout ou rien ?
Les positions sont diverses, et encore plus dans un moment de grande fébrilité comme actuellement. Mais globalement, la ZAD communique sur ses projets et veut les valider. Une conférence de presse s’est tenue dans la ZAD avec une trentaine de porteurs de projet, pour certains installés depuis plusieurs années. Vont-ils faire le pas — la concession, pourrait-on dire — de la déclaration individuelle ? Difficile à dire.
La destruction de la ferme des 100 noms a eu plutôt l’effet inverse de celui recherché par le gouvernement, qui était de dire en substance « certes, il y avait des projets agricoles sur ce site, mais sans déclaration individuelle en bonne et due forme, alors on détruit ». Les zadistes ont alors dénoncé un chantage.
Ifig : Combien de projets d’installation ont-ils déjà été acceptés par l’Etat ?
Officiellement aucun, même si la préfète a exclu de la liste des sites expulsables les quatre fermes historiques, ainsi que tous les bâtiments en dur, dont certains abritent déjà des activités d’élevage, agricoles ou artisanales (ferme de Bellevue, Saint-Jean-du-Tertre, les Fosses noires, la Rolandière…).

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AlexSG : Que pense la population environnante de la ZAD ?
Quand on habite à Notre-Dame-des-Landes ou à Vigneux-de-Bretagne, soit au nord et au sud de la ZAD, on est assez loin de la zone d’affrontement — 5 à 6 kilomètres voire plus. Mais la fermeture des deux routes, qui oblige à faire des détours importants (15, 20 kilomètres parfois) complique la vie quotidienne.
Surtout, qu’ils aient été pour ou contre le projet d’aéroport, les habitants dans leur grande majorité veulent que cette zone retrouve sa vocation agricole, et surtout sa tranquillité. Beaucoup ne voyaient pas non plus d’un bon œil des zadistes ne pas payer de loyer, d’électricité ou pour l’enlèvement des nombreux déchets.
Antoine : Pourquoi était-il si urgent pour l’Etat d’intervenir à partir du moment où le projet d’aéroport a été abandonné ? Pourquoi ne pas construire quelque chose dans le dialogue ? Surtout que Nicolas Hulot est censé être réceptif à ce genre de projet…
Le ministre de la transition écologique a été très discret depuis le début de l’intervention. Satisfait sans doute par l’abandon du projet d’aéroport, il a toujours avancé, comme les autres membres du gouvernement, la nécessité du retour à l’Etat de droit. Comme Ségolène Royal avant lui, peu convaincue par le projet d’aéroport mais favorable à ce que le problème de la ZAD soit réglé.
Eric K. : Quelles sont les relations entre les agriculteurs historiques et les occupants de la ZAD ?
Elles ont évolué après la victoire contre le projet d’aéroport. Historiquement, quand la zone d’aménagement différé (ZAD) est devenue « zone à défendre », en 2009, la cohabitation entre les nouveaux arrivants et les agriculteurs déjà en lutte a été compliquée. Puis l’opération avortée d’évacuation de la ZAD, « César », en novembre 2012, a soudé les rangs, les zadistes s’appuyant sur la légitimité historique des paysans et sur leur image, ceux-ci profitant de la capacité de résistance des nouveaux venus.
Aujourd’hui, le projet d’aéroport n’est plus. Les agriculteurs sont tournés vers la discussion sur l’avenir des terres ainsi libérées. S’ils restent solidaires, ils estiment pour la plupart, ainsi que dans les associations historiques de la lutte, que le passage par un dossier individuel de même que la libération des routes doivent être concédés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Au cours des trois années qui précèdent son décès, Marcel verse 30 000 euros à Corinne, son auxiliaire de vie. Ses héritiers demandent que Corinne rapporte la somme à la succession, du fait qu’une « clause de probité » lui interdisait de la recevoir.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ 
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<filnamedate="20180413"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180413"><AAMMJJHH="2018041319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le 5 mai, nous serons dans la rue »

Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Ariane Ascaride, François Bégaudeau, Laurent Binet, Olivier Cadiot, Patrick Chamoiseau, François Cusset, Christine Delphy, Laetitia Dosch, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, François Gèze, Robert Guédiguian, Geoffroy Lagasnerie, Bernard Lahire, Edouard Louis, Maguy Marin, Gérard Mauger, Gérard Mordillat, Gérard Noiriel, Jérôme Prieur, Denis Robert, Gisèle Sapiro et Bernard Stiegler.

Tribune. Il aura fallu peu de choses pour que tout vole en éclats. Personne n’était assez naïf pour croire aux pantomimes de la « concertation » avec les syndicats à propos des ordonnances de la SNCF. Mais au moins les formes de la civilité politique, fussent-elles d’une hypocrisie sans nom, étaient-elles préservées.
A Notre-Dame-des-Landes, dans les universités, dans la rue face aux manifestants, il n’y a maintenant plus, pour toute réponse, que la démonstration d’autorité. Les mouvements contre la loi El Khomri, qui avaient vu une élévation sans précédent du niveau de la violence policière, l’avaient déjà prouvé : un pouvoir brutal est un pouvoir faible. Paradoxe de la répression : une démonstration de force est une démonstration de faiblesse.
Cette inquiétante évolution nous convainc davantage de voir ce que nous avons vu dès le départ dans les ordonnances SNCF : un projet, non pas de « réforme », comme le répètent ad nauseam la plupart des médias, mais de démolition. En s’en prenant au point éminent du service public ferroviaire, le projet gouvernemental s’en prend – il n’en fait d’ailleurs pas mystère – à un modèle social dans son ensemble. C’est-à-dire à une manière de vivre collectivement.

Depuis trois décennies, cette manière n’a cessé d’être méthodiquement attaquée. Nous avons suffisamment de recul désormais pour savoir à quoi nous en tenir : à quelques croyants et quelques privilégiés près, tout le corps social s’en est trouvé maltraité. Le travail devient une souffrance,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le tribunal a en revanche refusé d’accorder à David Hallyday et Laura Smet le droit de regard qu’ils demandaient sur l’album posthume de leur père.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Héritage de Johnny Hallyday : la justice ordonne le gel des biens français du chanteur

Le tribunal a en revanche refusé d’accorder à David Hallyday et Laura Smet le droit de regard qu’ils demandaient sur l’album posthume de leur père.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h04
    |

            Pascale Robert-Diard








                        


Le tribunal de grande instance de Nanterre a prononcé, vendredi 13 avril, le gel des avoirs immobiliers français de Johnny Hallyday (Jean-Philippe Smet à l’état civil) — ses deux résidences de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et de Saint-Barthélemy — et a placé sous séquestre les droits d’artiste du chanteur. Il a en revanche refusé d’accorder à ses deux enfants aînés, David Hallyday et Laura Smet, le droit de regard qu’ils demandaient sur l’album posthume de leur père.
Cette décision de justice est prononcée à titre conservatoire avant la procédure au fond, qui devra trancher la question de la validité du testament du chanteur, par lequel il a exclu ses deux enfants aînés de son héritage en application du droit californien.
« La volonté de Johnny Hallyday a donc été respectée », s’est réjoui Me Ardavan Amir-Aslani, avocat de Laeticia Hallyday. Il a salué le fait que le gel ne concerne pas les actifs américains de Johnny et réaffirmé que « le droit moral sur le dernier album a été exercé du vivant de l’artiste ».
A l’audience, le 30 mars, l’avocat de Warner Music avait opposé une fin de non-recevoir à la demande de droit de regard sur l’album posthume du chanteur, affirmant que Johnny avait lui-même « validé l’ensemble des compositions musicales » qui y figurent. Les avocats de David Hallyday et de Laura Smet avaient d’ailleurs laissé entendre qu’ils n’exigeaient plus explicitement un « droit de regard » mais une simple possibilité de l’écouter avant que celui-ci soit rendu public.
« Il est établi par les nombreuses pièces produites par la société Warner que Jean-Philippe Smet a fixé les conditions dans lesquelles l’album devait être enregistré, choisi les auteurs des œuvres musicales qu’il a interprétées ainsi que le réalisateur artistique de cet album (…), approuvé le choix des musiciens (…), manifestement validé le 22 novembre 2017 les enregistrements déjà réalisés à cette date », dit le jugement de vendredi.
Première victoire
La décision représente néanmoins une première victoire pour David Hallyday et Laura Smet, qui se sont engagés dans une longue bataille juridique pour faire valoir leurs droits dans la succession de leur père. La question de fond est de savoir si Johnny Hallyday est soumis au droit français, selon lequel il est interdit de déshériter ses enfants, ou s’il peut se prévaloir du droit californien, qui permet de disposer librement de ses biens.
Les avocats de Laura Smet ont d’ailleurs salué, vendredi, une « première étape du processus judiciaire » qui « s’enclenche d’une manière favorable ». « Cette ordonnance reprend [notre] argumentation sur la loi française applicable au règlement de la succession », disent Pierre-Olivier Sur, Hervé Témime et Emmanuel Ravanas.
En obtenant un premier jugement d’un tribunal français, dont la compétence n’a pas été contestée par les avocats de Laeticia Hallyday, les conseils de David Hallyday et de Laura Smet marquent un point important. Ils avaient à dessein adressé à Laeticia Hallyday une assignation à sa résidence de Marnes-la-Coquette, et non aux Etats-Unis, afin d’obtenir la compétence d’un tribunal français.

        Comprendre :
         

          Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday



Ils entendent en effet s’appuyer, pour la suite, sur un règlement européen de 2012, applicable aux successions ouvertes à partir du 17 août 1985, qui, pour déterminer la loi applicable en la matière, ajoute au critère de « résidence habituelle » celui des « liens » qu’entretenait le défunt avec tel ou tel pays.
« Johnny est une part de la France »
L’appréciation de ce lien est laissée aux juges à partir d’un faisceau d’indices. Lors de l’audience du 30 mars, les avocats de David Hallyday et de Laura Smet avaient ouvert ce débat. « Où Johnny malade a-t-il décidé de se faire soigner ? En France ou aux Etats-Unis ? Où Johnny vend-il ses disques ? En France ou aux Etats-Unis ? Johnny est une part de la France, Johnny est un destin français », avait observé Me Emmanuel Ravanas. « Tout a été fait pour que la France n’ait plus accès à quoi que ce soit alors que le patrimoine de Johnny est français », avait renchéri Me Pierre-Jean Douvier.
« Il apparaît de la procédure que les demandeurs font valoir des moyens sérieux quant à l’applicabilité de la loi française à la succession de Jean-Philippe Smet [au regard des articles du règlement européen] en relevant les éléments qui peuvent être pris en considération pour retenir que l’intéressé avait sa résidence habituelle en France au moment du décès ou encore qu’au moment de son décès, il présentait des liens manifestement plus étroits avec la France » qu’avec la Californie, rappelle ainsi le jugement.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les cinq prévenus étaient accusés d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes » ou de « financement d’une entreprise terroriste ». Quatre d’entre eux ont été condamnés à des peines allant jusqu’à sept ans de prison.
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Procès de la filière djihadiste de Lunel : une relaxe et quatre condamnations

Les cinq prévenus étaient accusés d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes » ou de « financement d’une entreprise terroriste ». Quatre d’entre eux ont été condamnés à des peines allant jusqu’à sept ans de prison.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h42
   





                        


Quatre hommes ont été condamnés, vendredi 13 avril, à des peines allant jusqu’à sept ans d’emprisonnement et le cinquième a été relaxé, à l’issue du premier procès de la filière de Lunel (Hérault).
Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que deux d’entre eux, par leurs discours et leur diffusion de la propagande de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), avaient encouragé les départs en Syrie. Ces deux hommes, Hamza Mosli et Jawad Salih, ont été condamnés respectivement à sept et cinq ans.
Cinq interpellations en janvier 2015
Agés de 30 ans à 48 ans, les cinq prévenus, Hamza Mosli, Adil Barki, Jawad Salih, Ali Abdoumi et Saad Belfilalia, vivaient à Lunel (Hérault), une petite ville de 26 000 habitants, qui a fourni une vingtaine de recrues à l’organisation Etat islamique (EI). Ils avaient tous été interpellés fin janvier 2015.
Deux d’entre eux avaient été accusés d’être partis en Syrie : Adil Barki et Ali Abdoumi. Barki, 39 ans, n’a passé que quelques semaines au Jaysh Mohamed, où il aurait été cantonné aux tâches ménagères en raison de violentes crises de panique. Abdoumi, qui à 47 ans fait figure d’ancien et se dit non musulman, a nié pendant l’enquête être parti pour la Syrie.
Les trois autres, Hamza Mosli, Jawad Salih et Saad Belfilalia n’ont pas quitté Lunel. Mosli, dont deux frères ont été tués en Syrie, est considéré par l’accusation comme « un personnage central » dans le groupe, soupçonné d’avoir joué un rôle de relais avec la Syrie. Devant les enquêteurs, il a contesté toute activité de recruteur. Jawad Salih était accusé d’avoir incité au djihad en animant des « assises religieuses » en ville.
Quant à Saad Belfilalia, dont le frère Abdelkarim a lui aussi été tué, il est soupçonné d’avoir convoyé sa belle-sœur à l’aéroport et de lui avoir transmis 190 euros ; il a donc lui aussi été jugé pour financement du terrorisme, comme Mosli.
Le groupe de Lunel « a créé les conditions d’une émulation djihadiste collective », selon les juges qui ont instruit l’affaire. L’enquête est centrée sur l’un des principaux recruteurs français, Mourad Fares, dont le lien avec Lunel est toutefois ténu – par le biais de contacts d’un de ses proches avec Hamza Mosli. Il a également été mis en examen et écroué dans cette procédure.
 

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                Plongée dans « l’ambiance djihad » de Lunel au tribunal de Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La fin officielle des expulsions, vendredi, est loin de clore le débat sur l’avenir de la « zone à défendre ». Notre journaliste Rémi Barroux vous répond.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La victime, employée d’Air France depuis une trentaine d’années, avait déjà fait une tentative de suicide il y a trois ans et demi.
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L’inspection du travail saisie après le suicide d’une salariée d’Air France

La victime, employée d’Air France depuis une trentaine d’années, avait déjà fait une tentative de suicide il y a trois ans et demi.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h14
   





                        


Une enquête de l’inspection du travail a été ouverte après le suicide en mars d’une salariée d’Air France employée à l’escale de Nice depuis près d’une trentaine d’années, a appris l’AFP, vendredi 13 avril, auprès de la famille.
Dans un message de condoléances adressé à la famille, aux proches et collègues, et transmis à l’AFP, la compagnie aérienne a fait savoir qu’elle avait « immédiatement mis en place un dispositif d’accompagnement psychologique afin de soutenir les équipes de l’escale de Nice ».
« La compagnie apportera son plein concours au déroulement de l’enquête menée par les autorités », a ajouté Air France.
Une note faisant référence à ce que la victime a « subi au travail »
Selon la famille, elle s’est suicidée dans la nuit du dimanche au lundi 19 mars, chez elle avec des médicaments, trois ans et demi après une première tentative de suicide.
La victime, 53 ans, a laissé « des notes dans lesquelles elle parle de ce qu’elle a subi au travail », toujours selon la famille.
Cet événement intervient dans un contexte tendu : depuis deux mois, les personnels sont mobilisés pour demander une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail. Un mouvement de grève qui devrait être reconduit les 17, 18, 23 et 24 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La France ne doit pas soutenir le « filtrage généralisé sur Internet » qu’autoriserait la directive européenne sur le droit d’auteur, affirment, dans une tribune au « Monde », cinq responsables d’entreprises de ce secteur.
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Contenus numériques : « Il faut préserver l’Internet ouvert tel que nous le connaissons »

La France ne doit pas soutenir le « filtrage généralisé sur Internet » qu’autoriserait la directive européenne sur le droit d’auteur, affirment, dans une tribune au « Monde », cinq responsables d’entreprises de ce secteur.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. En tant que représentants de la société civile, des internautes et des entreprises de services du numérique, nous demandons au gouvernement français de préserver l’Internet ouvert tel que nous le connaissons, en empêchant l’instauration d’un filtrage généralisé.
A Bruxelles, un projet de nouvelle directive tendant à réformer la protection du droit d’auteur est discuté. En son sein, une disposition, l’article 13, a pour but d’imposer à tout intermédiaire de l’Internet, dès lors que celui-ci héberge des contenus d’utilisateurs, de détecter et de bloquer systématiquement toute mise en ligne d’un contenu susceptible de faire l’objet d’une protection par le droit d’auteur.
Il existe un risque important de voir des contenus totalement légitimes censurés à titre préventif par des opérateurs privés utilisant des filtres automatisés par crainte de voir leur responsabilité juridique engagée
Au-delà des considérations techniques et de la contradiction évidente avec les principes énoncés par la directive sur le commerce électronique qui ont permis le développement d’un Internet libre et ouvert, une telle disposition ne pourrait avoir que des conséquences sociales et économiques désastreuses. Le développement d’Internet, la créativité, la diversité des contenus que l’on peut y trouver et qui font sa richesse s’en trouveraient gravement menacés.
Il existe un risque important de voir des contenus totalement légitimes censurés à titre préventif par des opérateurs privés utilisant des filtres automatisés par crainte de voir leur responsabilité juridique engagée. Or une technologie n’a aucune notion de ce qui est autorisé ou non, elle ne connaît ni la satire, ni la parodie, ni la création artistique. Aucun garde-fou n’est prévu pour prévenir le surblocage des contenus légitimes et nous pensons que ces mesures ne pourront aboutir qu’à la disparition sur Internet du contenu généré par les utilisateurs ou par des millions de militants.
Barrière
Impossible...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
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Les fournisseurs d’électricité alternatifs CDiscount, Total Spring et Engie assignés pour « pratiques commerciales trompeuses »

Selon l’association de consommateurs à l’origine de cette assignation, ces entreprises promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 13h47
   





                        


L’association de consommateurs CLCV (pour Consommation logement cadre de vie) a annoncé vendredi 13 avril avoir assigné en justice trois fournisseurs d’électricité, CDiscount, Total Spring (Total) et Engie pour « pratiques commerciales trompeuses », estimant que ces sociétés promettent des rabais plus avantageux que le montant réel des économies.
« On se rend compte que les offres sont en deçà de ce qui est annoncé par ces trois fournisseurs », note Vincent Licheron, chargé de mission environnement pour CLCV auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
« Par exemple, CDiscount annonce une différence de 15 % par rapport au tarif réglementé, alors qu’en réalité on constate que c’est plutôt 10 % », poursuit-il.
Les rabais ne concernent que la part variable de la facture
Selon CLCV, ces publicités ne sont pas assez précises car elles ne mentionnent pas que le rabais concerne uniquement la part variable, c’est-à-dire la consommation d’électricité et non la part fixe (abonnement, taxes…).
« On conteste les reproches qui nous sont faits, dans la mesure où on affiche de manière très claire sur notre site Internet et dans les différentes communications qu’on peut faire sur les offres le fait que la réduction s’applique à la consommation et donc au kilowattheure », se défend une porte-parole d’Engie, interrogée par l’AFP.
Même son de cloche chez CDiscount, qui assure être « totalement transparent » dans ses communications.
« Concernant les – 15 %, il est précisé qu’il s’agit du pourcentage de réduction sur le prix hors taxe du kilowattheure », explique la société.
A la mi-journée, Total n’avait pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

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                Electricité : la concurrence s’accroît, mais les prix ne baissent pas



18 % des foyers ont choisi un autre fournisseur d’électricité qu’EDF
Le marché de l’électricité pour les particuliers a été libéralisé il y a plus de dix ans et si l’opérateur historique EDF conserve une position dominante, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers d’autres fournisseurs, moins chers.
Presque 5,9 millions de foyers (18 %) sont désormais en offre de marché où en moyenne le tarif est inférieur de 9 % à 10 % à celui du tarif réglementé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Un collectif de spécialistes de la santé rappelle dans une tribune au « Monde » les méfaits d’une consommation excessive de viande. Ils demandent au gouvernement de lancer une campagne de prévention afin d’inciter à l’adoption d’un régime moins carné et plus végétal.
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« La consommation de viande a des conséquences directes sur notre santé »

Un collectif de spécialistes de la santé rappelle dans une tribune au « Monde » les méfaits d’une consommation excessive de viande. Ils demandent au gouvernement de lancer une campagne de prévention afin d’inciter à l’adoption d’un régime moins carné et plus végétal.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 12h44
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Au carrefour des problématiques de santé, d’agriculture et d’écologie, l’alimentation est un sujet politique d’importance, actuellement discuté dans la préparation d’une loi qui fait suite aux Etats généraux de l’alimentation.
Il est aujourd’hui bien établi que de nombreuses pathologies (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies respiratoires chroniques, diabète principalement) sont liées à nos modes de vie. Ces pathologies sont des causes fréquentes d’invalidité et de mort, et pèsent lourdement sur les dépenses de santé publique. Par exemple, le coût du diabète de type 2 est évalué à 9 milliards d’euros par an.

A juste titre, on évoque le tabagisme, la consommation d’alcool ou la sédentarité, pour expliquer l’accroissement considérable de leur prévalence. Mais un facteur central, bien identifié par l’Organisation mondiale de la santé, est souvent passé sous silence : la transformation radicale de notre modèle alimentaire, qui contient deux fois plus de viande que celui de nos grands-parents, trois fois plus que celui de nos arrière-grands-parents !
Des conséquences sur notre santé
Cette consommation de viande a des conséquences directes sur notre santé, à travers les modifications de métabolisme qu’elle engendre. Elle agit également indirectement sur notre santé, par le biais des pollutions locales et globales qu’elle provoque, mais aussi par l’antibiorésistance créée par l’élevage, à travers son utilisation massive des antibiotiques (Plus de 80 % des antibiotiques utilisés en France sont à destination de l’élevage), qui les rend inefficaces pour traiter les pathologies infectieuses humaines.
Nous soutenons le projet que les cantines scolaires proposent des options végétariennes quotidiennes, ainsi que des menus végétariens pour tous, une fois par semaine
Par ailleurs, la surconsommation de viande est aussi responsable des zoonoses, maladies animales transmises aux êtres humains (grippe aviaire,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Après une vague de démissions, suite aux révélations d’agressions sexuelles et de favoritisme au sein de l’institution, la secrétaire perpétuelle a été forcée au départ, jeudi.
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Comprendre la crise qui secoue l’Académie suédoise

Après une vague de démissions, suite aux révélations d’agressions sexuelles et de favoritisme au sein de l’institution, la secrétaire perpétuelle a été forcée au départ, jeudi.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 14h13
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


La crise historique qui secoue l’Académie suédoise, fondée en 1786 pour promouvoir la grandeur culturelle du royaume par Gustave III, et chargée d’attribuer le prix Nobel de littérature depuis 1901, a atteint un nouveau paroxysme, jeudi 12 avril, dans la soirée. A la sortie de la réunion hebdomadaire des immortels, dans les locaux de Börshuset, l’ancienne Bourse au cœur de la vieille ville de Stockholm, sa secrétaire perpétuelle, Sara Danius, a fait savoir qu’elle avait été remerciée par une majorité de ses collègues et qu’elle quittait l’Académie.
Dans la foulée, la poétesse et dramaturge Katarina Frostenson, dont le mari est à l’origine du scandale, a, elle aussi, annoncé son départ.
Des élus à vie, remplacés qu’après leur mort
Les dix-huit immortels ne sont donc plus que onze. Trois avaient démissionné le 6 avril, pour protester contre la gestion de la crise par leurs collègues. La romancière Kerstin Ekman a, elle, claqué la porte en 1989, en réaction au refus de l’Académie de condamner la fatwa contre l’écrivain britannique Salman Rushdie. Son fauteuil est, depuis, resté vide, car les académiciens, élus à vie, ne peuvent être remplacés qu’après leur mort. L’écrivaine Lotta Lotass, quant à elle, élue en 2009, n’a plus participé aux délibérations depuis 2015, ne supportant pas l’élitisme de ce petit cercle d’intellectuels.
De la prestigieuse Académie, créée en 1786 sur le modèle français, il ne reste donc plus qu’une institution en ruine. Dans le royaume scandinave, l’affaire obnubile les médias et préoccupe au plus haut point les politiques, inquiets de voir la réputation du pays et des Nobel ainsi entachée. Le premier ministre, Stefan Löfven, s’est dit choqué par le ton du débat et a rappelé qu’il était « important que l’Académie fonctionne et ait le respect et la confiance du reste du monde ».
Entorses au devoir de réserve
L’impression de chaos s’est encore renforcée ces derniers jours, alors que les immortels, tenus à un devoir de réserve, s’épanchaient dans les médias, révélant l’opposition frontale entre deux camps. L’un d’entre eux, sorti vainqueur, soutient la poétesse et dramaturge Katarina Frostenson, épouse du français Jean-Claude Arnault, 71 ans, figure culturelle de premier plan en Suède, qui fait l’objet de plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles. Il est également soupçonné d’avoir ébruité les noms de plusieurs lauréats du Nobel, avant qu’ils aient été officialisés. Dans la foulée, Mme Frostenson, dont le mari est à l’origine du scandale, a annoncé son départ.
Jusqu’à l’automne 2017, M. Arnault, dirigeait le Forum, un lieu d’exposition et de performances, couru des élites culturelles stockholmoises, et en partie financé par l’Académie.
Début décembre 2017, la secrétaire perpétuelle Sara Danius a lancé une enquête interne et recruté un cabinet d’avocats, chargé de faire la lumière sur les relations entre les académiciens et le français. Si les conclusions de l’enquête n’ont pas encore été rendues publiques, Mme Danius a révélé le contenu du rapport soumis aux académiciens, dans une interview au quotidien Svenska Dagbladet, le 7 avril. Notamment le fait que Mme Frostenson détenait la moitié des titres de propriété du Forum. « C’était une surprise pour tout le monde, assure Sara Danius. L’Académie n’est pas autorisée à donner de l’argent à un de ses membres. Nous avons donc violé notre propre règlement. La responsabilité nous incombe, mais il est étrange que nous n’ayons pas été informés. »

        Lire aussi :
         

                L’Académie suédoise entachée par un scandale d’agressions sexuelles



La confusion totale
Dans ces recommandations, le cabinet d’avocats suggérait à l’Académie de porter plainte contre le Forum. Un vote a été organisé. Non seulement une majorité des académiciens se sont opposés au dépôt d’une plainte, mais ils ont également renouvelé leur confiance à Katarina Frostenson, se répandant en critiques acerbes contre Sara Danius dans la presse du royaume. L’éviction de la secrétaire perpétuelle était alors devenue inévitable.
Vendredi matin, le professeur de littérature Anders Olsson, qui assure l’intérim, a ajouté encore à la confusion, en laissant entendre que c’était en accord avec le roi Carl XVI Gustaf, protecteur de l’Académie, qu’un compromis avait été présenté : le départ de Mme Danius contre la démission de Mme Frostenson. Or, deux heures plus tard, la cour démentait, exigeant des explications.
Car le départ de Sara Danius, première femme à occuper les fonctions de secrétaire perpétuelle de l’Académie, instigatrice d’une modernisation jugée indispensable, passe très mal en Suède. Derrière le hashtag #Knytblusförsara (chemisier à nœud lavallière pour Sara), des dizaines de femmes, dont la ministre de la culture Alice Bah Kuhnke, publient sur les réseaux sociaux, depuis jeudi soir, des autoportraits, dans la tenue favorite de l’académicienne. « Deux femmes ont été sacrifiées, l’une contre l’autre », résume l’académicien Per Wästerberg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ « Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.
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Asile-immigration : le député LRM Matthieu Orphelin ne votera pas le texte

« Un vote pour était pour moi (…) trop loin de mes convictions », explique dans un communiqué ce proche de Nicolas Hulot.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h17
    |

            Manon Rescan








                        


Il faisait partie de ceux qui, en coulisses, tentaient d’adoucir le projet de loi asile-immigration. Le député La République en marche (LRM) Matthieu Orphelin a annoncé, vendredi 13 avril, dans un communiqué, qu’il ne votera « pas pour » le texte en cours de discussion à l’Assemblée nationale, laissant entendre qu’ils s’abstiendrait.
« Un vote pour était pour moi, compte tenu de l’état d’arrivée de ce texte, trop loin de mon parcours, de mes convictions, mais, aussi je pense, trop loin de certains compromis que nous aurions dû et pu trouver avec le gouvernement », assène sévèrement le député de Maine-et-Loire.
Ce proche de Nicolas Hulot avait participé à faire amender le projet de loi lors de l’examen en commission la semaine dernière, mais, selon lui « sur d’autres points, pourtant centraux, (il n’a) pas convaincu la majorité qu’il fallait faire évoluer le texte » en vue des discussions qui se dérouleront dans l’hémicycle à partir de lundi 16 avril.
Le risque d’amoindrir les droits
Le député évoque notamment la réduction – excessive selon lui – du délai de recours pour les aspirants à l’asile après un rejet de leur demande. Le gouvernement souhaite le faire passer d’un mois à quinze jours. M. Orphelin défendait un compromis, proposant de le réduire à trois semaines. Ses collègues de la majorité ont souhaité s’aligner sur la proposition du ministre de l’intérieur.

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                La réduction des délais au cœur de la loi asile et immigration



Cette désolidarisation d’un député intervient alors que la tension est montée d’un cran au sein de la majorité ces derniers jours. Un groupe d’élus macronistes avait défendu une série d’amendements hostiles au projet de loi de Gérard Collomb lors de l’examen en commission. Les députés dénoncent un texte dont ils jugent la portée trop répressive et risquant d’amoindrir les droits des aspirants à l’asile.
Leur opposition au ministre avait provoqué un sévère rappel à l’ordre de la part de Richard Ferrand, mardi. Le président du groupe LRM de l’Assemblée avait à mot à peine couvert menacé d’exclusion ceux qui ne respecteraient pas la discipline de groupe. « S’abstenir est un pêché véniel, voter contre est un pêché mortel », précise-t-on vendredi dans l’entourage du patron du groupe majoritaire.

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                Loi Asile-immigration : le ton se durcit au sein de LRM



« Cette décision de ne pas voter positivement pour ce projet de loi est tout sauf un début de fronde. Mon engagement pour la réussite de la majorité présidentielle reste entier », précise M. Orphelin, une phrase écrite en caractères gras. « Afin de ne pas être instrumentalisé par les postures politiciennes et de ne pas mettre en difficulté la majorité, je m’exprimerai peu pendant les débats en hémicycle », indique-t-il encore à quelques jours de débats qui s’annoncent tendus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.
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Après la loi immigration, la question des régularisations

Après deux mois de grève, 160 travailleurs sans papiers ont obtenu gain de cause, jeudi. Un exemple parmi d’autres.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 12h08
    |

            Maryline Baumard et 
Manon Rescan








                        



                                


                            
Bakari, 39 ans, défroisse la manche de son costume. Un vêtement qu’il réserve aux grandes occasions. Pour ce rendez-vous matinal, jeudi matin 12 avril, au service des étrangers de la préfecture de police de Paris, il fallait ça. « Ce jour s’ajoutera aux dates qui marquent ma vie : le départ du pays, l’arrivée en France… et là, mes premiers papiers », insiste le Malien, en attente de ce moment depuis 2006. Douze ans.
Bakari fait partie d’un groupe de trente-trois Africains venus retirer leur « récépissé de demande de carte de séjour ». Ce sésame va enfin les extraire du groupe des « sans-papiers » et leur offrir la promesse « d’une vie enfin normale », comme l’observe Omar, presque à court de mots en contemplant son morceau de papier cartonné gris, échangeable dans quatre mois contre une carte de séjour d’une année.

Chaque fois qu’un membre du groupe reçoit son récépissé, il l’exhibe aux copains de galère puis à Marilyne Poulain, la responsable du collectif Migrants de la CGT, qui les a accompagnés dans l’organisation de leur grève. Après plus de dix ans en France pour certains, et autant d’années de travail sous d’autres identités, il leur a fallu cette mobilisation pour que leur patron demande leur régularisation.
« Le 12 février, 160 travailleurs sans papiers de six entreprises d’Ile-de-France ont entamé ce mouvement pour obtenir une régularisation que leur patron refusait, rappelle la syndicaliste. Tous ont obtenu un titre de séjour que les ouvriers de Défi Technology sont les 33 derniers à retirer. »
Si ces trente-trois-là travaillent dans le bâtiment, les autres grévistes sont dans la collecte de déchets chez Sepur et STLG, la logistique pour GLS à Roissy, la restauration chez le traiteur Event-Thaï, ou le courrier dans une agence Chronopost de l’Essonne. Des secteurs gourmands en main-d’œuvre étrangère.
« Hypocrisie »
Ce mouvement, qui aura duré un mois et demi, a bénéficié...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’édile Jean-Marc Nicolle est mis en examen pour de supposés pots-de-vin. Des habitants de la commune du Val-de-Marne ont manifesté jeudi pour demander sa démission.
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Le maire du Kremlin-Bicêtre qui aimait trop le PMU

L’édile Jean-Marc Nicolle est mis en examen pour de supposés pots-de-vin. Des habitants de la commune du Val-de-Marne ont manifesté jeudi pour demander sa démission.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 11h46
    |

                            Francis Gouge (Créteil, correspondant)








                        



                                


                            

C’est peu dire que l’addiction au PMU du maire passe mal. Les appels à la démission de Jean-Marc Nicolle, ex-membre du Mouvement républicain et citoyen (MRC), édile du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) se multiplient ces derniers jours. L’opposition LR et MoDem, qui demandait son départ, a été rejointe ces derniers jours par les élus PS, PCF-FdG, MRC et UDE de la ville. Une trentaine d’habitants du Kremlin-Bicêtre ont également manifesté jeudi 12 avril à 18 h 30 devant l’hôtel de ville. Une réunion du conseil municipal qui devait se tenir à la même heure a été annulée pour cause de malaise du principal intéressé. C’est la deuxième fois qu’elle est reportée.
Il faut dire que Jean-Marc Nicolle, maire désormais sans étiquette, est soumis à une forte pression, surtout depuis sa mise en examen, le 30 mars. Il est soupçonné d’avoir dépensé près d’un million d’euros entre 2010 et 2017, au cours de quelque 45 000 paris, notamment des tiercés, jouant jusqu’à 3 000 euros certains jours. Pour financer son addiction, il aurait empoché des milliers d’euros en attribuant frauduleusement des marchés publics dans sa ville. Une demi-douzaine d’entreprises franciliennes et provinciales œuvrant dans les travaux publics, la collecte des déchets et l’entretien seraient impliquées.
Les éventuels pots-de-vin auraient transité par l’intermédiaire d’une association œnologique, baptisée Au Sergent du Kremlin, qu’il a créée en 2001, alors qu’il était premier adjoint, et qu’il préside. N’y adhère pas qui veut. Arnaud Weber-Guillouet, alors chef de file du LR, un parti qu’il a quitté depuis, qui avait demandé à en faire partie s’était vu répondre « ça ne va pas être possible ».
« Plusieurs anomalies »
L’affaire a démarré à la suite d’un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France, portant sur les exercices 2009-2015 de la ville, qui a noté que « les règles de la commande publique ne sont pas toujours respectées ». Dans son rapport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans un livre à paraître le 18 avril, l’ancien homme d’Eglise, qui a exercé dix-sept ans à Lyon jusqu’à fin 2016, plaide pour la fin du célibat obligatoire des prêtres.
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Désormais marié et père, l’ancien prêtre David Gréa veut prêcher à nouveau

Dans un livre à paraître le 18 avril, l’ancien homme d’Eglise, qui a exercé dix-sept ans à Lyon jusqu’à fin 2016, plaide pour la fin du célibat obligatoire des prêtres.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 15h15
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Une alliance d’or jaune brille à sa main gauche. David Gréa, prêtre lyonnais pendant dix-sept ans, curé non conformiste de la paroisse Sainte-Blandine-Lyon-Centre jusqu’à ce qu’il choisisse, en 2017, la vie de couple, fêtera dimanche 15 avril sa première année de mariage avec Magalie. Depuis un an, témoigne-t-il, il vit « une grande joie » dont fait partie leur bébé de six mois, Léon, sa varicelle et ses dents qui poussent. A 48 ans, ce fils d’une famille ancrée dans le catholicisme social lyonnais est aussi en pleine reconversion – professionnelle s’entend. Pour un prêtre en rupture de ban, cela n’a rien d’aisé : « On perd tout : son statut, sa sécurité, son réseau. » Il a opté pour une formation de coach : « D’une certaine manière, je continue ce que j’ai appris à faire. »
Bien d’autres prêtres avant lui se sont mariés et ont quitté les ordres. Ce qui distingue son histoire, c’est qu’il aurait ardemment voulu rester prêtre, bien que marié. Le 18 avril, il publiera un livre (Une vie nouvelle : prêtre, marié, heureux, Les Arènes, 300 p., 18 euros) qui plaide pour la fin du célibat obligatoire des prêtres. Il refuse cependant d’être vu comme un militant. « La militance, explique-t-il, ce serait me mettre frontalement face à l’Eglise, alors que moi, je me sens de l’Eglise. Je pense que les choses doivent évoluer, je le sens dans mes tripes, dans mon histoire, mais j’aime et j’honore cette Eglise. Je prends tout ! Ce qui me plaît et ce qui me plaît moins. »

Pour plaider sa cause, et par l’entremise du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, David Gréa a rencontré deux fois le pape François, en janvier 2017, après sa décision de se marier. La seconde fois, sa femme, protestante, l’accompagnait. Le pontife argentin, qui réfléchit de son côté à la possibilité d’ordonner des hommes mariés, les a écoutés. Il a écarté d’éventuelles solutions bricolées, comme de les placer sous la tutelle d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.
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Notre-Dame-des-Landes : « Tout ce qui était évacuable a été évacué »

La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a appelé, vendredi, celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire à régulariser leur situation d’ici au 23 avril.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 18h19
    |

            Pierre Bouvier (Nantes, envoyé spécial)








                        


La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a déclaré, vendredi 13 avril, que « tout ce qui était évacuable a été évacué » sur la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, signifiant ainsi la fin de l’opération d’expulsion des occupants « illégaux » engagée lundi. Mme Klein a évoqué « 29 squats » évacués.
Jeudi, lors de l’entretien qu’il a accordé à TF1, Emmanuel Macron avait déclaré :
« L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant, dans les prochains jours, un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux, organisés, de se faire. »
A ce propos, Mme Klein a expliqué avoir « demandé d’établir un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leur projet dans les meilleurs délais ».
« Le projet collectif n’empêche pas le projet individuel »
Celles et ceux qui souhaitent s’installer légalement sur le territoire devront renseigner « leur nom, leur projet et la parcelle [qu’ils souhaitent exploiter] », a-t-elle ajouté. Le document est à remplir et le renvoyer d’ici au 23 avril.

Déclaration d’intention de projet individuel qui sera proposé aux occupants de la ZAD pour permettre aux occupants illégaux de régulariser leur situation et rester sur place, dispo auprès de la DTTM. A renvoyer pour le 23/04 #NDDL pic.twitter.com/c57lvgPxss— Pierre Bouvier (@pibzedog) 13 avril 2018


Consciente que les occupants de la ZAD demandaient à ce que soit validé un projet collectif, la préfète a ajouté que « le projet collectif n’empêche pas le projet individuel ».
Elle a, par ailleurs, estimé que la ferme des 100 Noms n’avait pas de projet agricole et qu’il ne pouvait pas y avoir de statut particulier. Elle se dit sûre que certains viendront aux concertations.
Dégagement des routes et perquisition
Nicole Klein a également salué « le professionnalisme et la maîtrise des forces de gendarmerie », qui sont intervenus, vendredi vers 6 heures du matin, dans la ZAD pour dégager les axes routiers, avec en parallèle une perquisition menée par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur le tir d’une fusée sur un hélicoptère de gendarmerie mardi.

Sur la D281 👉🏻 « liberté d’aller et venir ». Il n’y a personne sur la route, à part des gendarmes. Mais on peut y a… https://t.co/6mbFoVrOZl— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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L’opération s’est concentrée sur la D81, une des deux routes principales traversant la ZAD, où une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant dix blessés dans leurs rangs. Des affrontements étaient en cours dans la matinée, affrontements que la préfète a vivement condamnés :
« La violence n’est en aucun cas acceptable et ceux qui [commettent ces actes] devront en répondre devant les tribunaux. »
Depuis lundi, 45 autres gendarmes ont été blessés.
La préfète a également annoncé que les gendarmes mobiles resteraient pour le déblaiement des parcelles, garantir la circulation sur les départementales 281 et 81, prévenir toute réoccupation illégale.
Elle a également balayé la question du coût des opérations, estimant que :
« Ce n’est pas un problème de coût, c’est une question de retour de l’état de droit, ce qui n’a pas de prix. »
Les gendarmes blessés ont reçu la visite du premier ministre, Edouard Philippe, et du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Ces derniers sont allés au poste de commandement de la gendarmerie à Saint-Etienne-de-Montluc, au sud de la ZAD, pour « faire un point sur les opérations d’évacuation qui ont lieu depuis lundi et saluer les personnels qui ont été engagés » dans cette action, a précisé Matignon.
Fin de semaine à haut risque
La fin de la semaine va être déterminante. Samedi, une manifestation contre les expulsions de la ZAD est prévue à Nantes. D’autres mouvements – cheminots, étudiants – devraient se joindre au cortège. Elle s’annonce potentiellement explosive dans une ville qui reste marquée par les heurts et les dégâts considérables causés le 22 février 2014, à l’issue d’une manifestation contre le projet d’aéroport.
Mme Klein avait confié, avant sa conférence de presse, que les autorités réfléchissent à la possibilité d’interdire le grand rassemblement de protestation qui doit se tenir dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes dimanche. « On va regarder de près comment se passe la manifestation samedi à Nantes et on avisera », avait-elle précisé. Pendant sa conférence de presse, Mme Klein s’est voulue plus rassurante, se disant certaine que le rassemblement sera pacifique.
La plupart des associations, locales et nationales, qui étaient engagées dans ce combat, ont pour l’heure appelé à converger vers la zone. Mais certains pourraient être tentés de ne pas se joindre à ce qui s’apparente à « une manifestation de tous les dangers », selon les termes de l’un d’entre eux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Paris a ratifié un protocole permettant au Conseil constitutionnel, à la Cour de cassation et au Conseil d’Etat de solliciter l’avis de la CEDH avant de trancher une question.
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La France donne une plus grande place à la Cour européenne des droits de l’homme

Paris a ratifié un protocole permettant au Conseil constitutionnel, à la Cour de cassation et au Conseil d’Etat de solliciter l’avis de la CEDH avant de trancher une question.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
13.04.2018 à 10h37
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

La France a apporté son aide, jeudi 12 avril, à l’édifice juridique européen de protection des libertés et droits fondamentaux. Paris a officiellement ratifié le protocole additionnel no 16 à la Convention européenne des droits de l’homme. Ce texte permet aux hautes juridictions que sont en France le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et le Conseil d’Etat, de demander des avis à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
La France est le dixième Etat du Conseil de l’Europe à ratifier ce protocole signé à Strasbourg en octobre 2013, cela permet de déclencher son entrée en vigueur le 1er août. Au moment où la légitimité normative de l’Europe en matière d’application des principes fondamentaux est contestée dans de nombreux pays, cette étape vient renforcer ce que l’on appelle le « dialogue des juges ». De quoi consolider l’édifice juridique bâti autour de la Convention européenne des droits de l’homme.
L’avis consultatif rendu par la Cour de Strasbourg sera motivé et non contraignant, contrairement aux jugements qu’elle rend dans les affaires dont elle est saisie.
Défendre « une justice européenne »
Emmanuel Macron, lors de sa visite à la CEDH le 31 octobre 2017, avait annoncé sa volonté de ratifier ce texte. Le président de la République avait justifié cette décision par sa volonté de défendre « une justice européenne, conçue comme un espace de dialogue et de complémentarité ». La loi autorisant cette ratification a été publiée au Journal officiel le 4 avril et Nicole Belloubet, la garde des sceaux, a déposé « l’instrument de ratification » le 12 avril.
L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, n’ont pas encore signé ce protocole
A Strasbourg, on se réjouit de cette signature. « C’est une étape fondamentale dans l’histoire de la Convention européenne des droits de l’homme et un développement majeur de la protection des droits de l’homme en Europe », a déclaré Guido...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Des victimes de placements constituent de plus en plus des associations pour protéger leurs intérêts.
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Epargnants lésés, unissez-vous !

Des victimes de placements constituent de plus en plus des associations pour protéger leurs intérêts.



Le Monde
 |    13.04.2018 à 07h15
    |

                            Laurence Boccara








                        



                                


                            

Trop rémunérateurs pour être vrais ! Beaucoup de placements affichent des rendements séduisants sur le papier, mais qui ne tiennent pas leurs promesses par la suite. Conséquence : les épargnants font les frais de ces dérapages et perdent parfois beaucoup d’argent.
Dernière affaire en date : la débâcle du groupe hôtelier Maranatha, placé en redressement judiciaire depuis septembre 2017. Cette affaire laisse près de 6 000 investisseurs sur le carreau, dont une majorité de particuliers détenteurs de produits financiers désormais « illiquides », qui ne rapportent plus rien. « A l’automne 2017, nous avons décidé de constituer une association afin de défendre ensemble nos intérêts. Car quand on est plusieurs, on est plus forts. Un avocat nous représente et nous tenons régulièrement informés nos adhérents de l’évolution du dossier », explique Francis Barrero, retraité et président de l’Association de défense des investisseurs Maranatha (Adefima), qui rassemble 2 180 adhérents.

Le 7 mars, l’association de consommateurs UFC-Que choisir a engagé une action de groupe contre les frais cachés des fonds à formule de Natixis Asset Management. Montant estimé du préjudice : 35 millions d’euros. Cette « class action » à la française, rendue possible grâce à la loi Hamon sur la consommation, votée en 2014, permet une action collective en justice pour le compte de plusieurs plaignants. Pourtant, cette procédure est encore assez rare. Seuls quelques dossiers sont portés en justice et uniquement possible par le biais d’associations agréées.
Continuer le combat
Si les victimes de placements ratés ont souvent le réflexe de créer spontanément leur propre structure pour défendre leur cause, certaines d’entre elles continuent par la suite le combat pour d’autres. Avec le temps, une association acquiert une expertise utile pour faire avancer d’autres dossiers du même genre. C’est le cas de Fédération nationale des propriétaires de résidences de tourisme...




                        

                        

