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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.
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NBA : une saison contrastée pour les Français

Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h38
    |

            Luc Vinogradoff








                        


La saison 2017-2018 de NBA s’est achevée, dans la nuit du 11 au 12 avril. Parmi la dizaine de Français qui y ont pleinement participé, jouant 82 matchs, certains en sortiront grandis et confiants, beaucoup auront l’opportunité de s’illustrer en playoffs, tandis que d’autres, en fin de parcours, commencent lentement à s’effacer.
Ils ont réussi leur saison : Frank Ntilikina et Rudy Gobert

   


Malgré le manque d’expérience pour l’un et les blessures pour l’autre, la saison 2017-2018 a été un succès pour le meneur rookie des New York Knicks et le pivot à l’envergure démesurée des Jazz de l’Utah.
Frank Ntilikina a découvert la NBA avec une certaine pression : choisi à la 8e position de la draft, la plus haute place de l’histoire pour un Français, l’ancien meneur de Strasbourg n’arrivait pas n’importe où. New York, un des épicentres de la NBA, cherchait à redevenir une équipe convenable après des années de déliquescence. Le départ de Carmelo Anthony et l’émergence de Kristaps Porzingis signalaient un certain renouveau, une possibilité de reconstruction. Mais les blessures du Letton ont fait dérailler la saison new-yorkaise. Comme à chaque fois depuis 2013, les Knicks ne seront pas en playoffs.
Dans cette ambiance compliquée, Frank Ntilikina a emmagasiné de l’expérience. Même s’il n’a pas toujours été titulaire, et si sa capacité à créer son propre shoot reste précaire, il a su contrôler les phases offensives avec une vista de vétéran et a impressionné par sa défense. Lors d’un de ses derniers matchs face aux Cavaliers, il a battu son record de point (17, alors qu’il tourne normalement à 5,9 par match). Comme un avant-goût de la prochaine saison, et assez pour lui valoir des compliments de LeBron James, qui voit en lui « un joueur très cérébral, qui sait comment jouer au basket ». « Pour être dominant dans cette ligue, il faut de l’instinct, et l’instinct vient avec le confort et l’agressivité, a reconnu le Français de 19 ans, se disant très satisfait de sa saison. J’ai beaucoup appris, c’était l’objectif principal. »
Malgré 26 matchs passés hors des parquets à cause d’une blessure au genou, Rudy Gobert reste un des plus sérieux prétendants au trophée du meilleur défenseur de l’année. Pour comprendre comment un joueur qui rate près d’un tiers de la saison peut encore être en lice pour un trophée, il suffit de regarder les résultats des Utah Jazz sans lui : pendant son absence, ils en étaient à 11 victoires pour 15 défaites. Avec sa production – 13,5 points, 10,7 rebonds, 2,3 blocks et une protection incomparable du panier – le ratio est devenu 37 victoires et 19 défaites, les Jazz se métamorphosant en meilleure équipe défensive de la NBA.
Les contributeurs pour équipes en playoffs : Luwawu-Cabarrot, Mahinmi, Lauvergne et Yabusele

   


Aucun d’entre eux n’est un rouage indispensable de son équipe, mais chacun contribue, à sa manière, à un collectif qui a su atteindre les playoffs. Pour sa deuxième saison avec les 76ers de Philadelphie, Timothé Luwawu-Cabarrot a stabilisé sa production (15,5 minutes par match, 5,8 points, 1,4 rebond), alternant temps de jeu longs et passages tout aussi longs sur le banc. A Washington, Ian Mahinmi reste un big convenable pour son coach, Scotty Brooks, qui l’utilise régulièrement (14,9 minutes sur 77 matchs). Même le nombre de points marqués par le Français de 31 ans continue de diminuer (4,8, contre 5,6 l’année précédente et 9,3 en 2016 avec Indiana, où il était titulaire). Joffrey Lauvergne s’est facilement intégré à la « méthode Spurs », avec des stats solides (4,1 points et 3,1 rebonds sur 55 matchs) après une année entre Chicago et Oklahoma. Guerschon Yabusele n’a presque pas joué à Boston (2,4 points en 7,1 minutes), mais aura peut-être l’occasion de ressortir son dab de célébration en playoffs, vu toutes les blessures des Celtics.

Ceux qui voudront rebondir : Nicolas Batum et Evan Fournier

   


Pas de playoffs pour ces deux cadres de l’équipe de France, malgré de solides saisons de titulaires. Pour Evan Fournier, c’est simplement sa meilleure performance offensive en six ans de NBA : 17,8 points par match en 45,9 % de tir et 3,2 rebonds. Malgré un début de saison improbablement performant, son équipe des Magic d’Orlando s’est effondrée « comme un château de cartes », a-t-il confié à Basket USA. Le Français reste confiant en cette équipe « jeune » qui va récupérer une carrure avec sa 14e place en Conférence Est (25-57).
Nicolas Batum rate les playoffs pour la deuxième année consécutive avec les Hornets de Charlotte. La production du Français de 29 ans a connu une légère baisse dans toutes les facettes de jeu si l’on compare avec la saison précédente, la meilleure de sa carrière : minutes (31 contre 34), points (11,6 contre 15,1), rebonds (4,8 contre 6,2). A mettre sur le compte de plusieurs blessures (coude, talon d’Achille) et à l’arrivée du pivot Dwight Howard, avec qui la complémentarité devrait s’améliorer.
Les joueurs en fin de course : Tony Parker et Joakim Noah

   


La 17e saison de Tony Parker avec les Spurs de San Antonio aura été, âge (33 ans) oblige, la pire de sa carrière : une place de titulaire à laquelle il a du renoncer et une moyenne de 7,7 points et 3,5 assists en 19,5 minutes. Le Français n’a pas été aidé par la mauvaise forme de son équipe. Sans sa star Kawhi Leonard, elle a longtemps risqué de ne pas jouer les playoffs. Parker sera libre de tout contrat cet été, mais a dit espérer que les Spurs lui offrent une prolongation de « trois ans, pour arriver à vingt saisons aux Spurs ». Pas sûr que les dirigeants de San Antonio, qui pensent avant tout reconstruction et avenir, soient d’accord. Pour Joakim Noah à New York, l’avenir est encore plus sombre. Le corps de Noah subit les effets du jeu physique qui a été le sien durant toute sa carrière. L’ancien meilleur défenseur de la NBA n’a joué que 7 matchs cette saison, ce qui équivaut à 2,4 millions de dollars par match. Même dynamique pour Alexis Ajinça, qui n’a joué que 2 matchs, ce qui équivaut à 2,45 millions de dollars par match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : le public marseillais en quête de l’étincelle

Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h10
    |

            Anthony Hernandez (Envoyé spécial à Marseille)








                        



   


L’ambiance réputée volcanique du Stade-Vélodrome pouvait-elle conduire au forfait du meilleur joueur du RB Leipzig ? Depuis son malaise en septembre, causé par le bruit assourdissant du public stambouliote lors d’un match de Ligue des champions face au Besiktas, Timo Werner, avant-centre de l’équipe d’Allemagne, traîne la réputation d’un joueur aux oreilles fragiles. Et ce, même si on lui avait officiellement diagnostiqué un blocage musculaire dans le cou et la mâchoire, et non un problème d’hyperacousie (hyperfragilité de l’ouïe).
Malgré quelques rumeurs, Werner, un temps incertain pour une gêne à la cuisse – et non à l’oreille – devrait bien tester la qualité de son audition jeudi en quart de finale retour de la Ligue Europa. Son entraîneur, Ralph Hasenhüttl, l’a confirmé en conférence de presse mercredi. On attend en effet plus de 61 000 spectateurs, un record pour un match de Coupe d’Europe depuis Newcastle en 2004, l’année où l’OM avait atteint la finale. Même la meilleure affluence de la saison, celle du choc contre le PSG en Ligue 1, serait dépassée (60 410 en octobre). Les places s’arrachent sur le marché noir, un phénomène inédit pour une compétition souvent déconsidéré par les clubs et les supporters français.

   


Et Rudi Garcia compte bien sur ce soutien populaire pour renverser la situation après la défaite 1-0 en Allemagne. « Au retour, si nous avons un Stade-Vélodrome plein, nous pouvons renverser des montagnes, annonçait l’entraîneur marseillais à la sortie du match. On a encore toutes nos chances et ce sera une tout autre ambiance pour l’adversaire. » Son souhait sera exaucé. Et il était temps : cette saison, le public olympien avait jusque-là boudé les siens en Ligue Europa. Lors des matchs précédents, 35 000 Marseillais étaient présents en huitièmes contre Bilbao, 22 000 en seizièmes face à Braga ou encore 24 000 contre Salzbourg. Lors du premier match de poule, seuls 8 600 courageux étaient venus encourager leur équipe face aux Turcs de Konyaspor.
Des (nouveaux) supporteurs de la dernière heure
Le phénomène a de quoi agacer les plus fidèles des supporteurs olympiens qui voient certains voler au secours d’une possible demi-finale. « Il y a une hystérie sur ce match. Tout le monde veut venir alors qu’on a tourné à 15 000 ou 20 000 lors des tours précédents. On traitait même de fous ceux qui y allaient. Je suis sûr que si on avait pris 3-0 à l’aller, on aurait été encore les 15 000 mêmes… », assène Franck, l’un des plus anciens membres de la Vieille Garde, collectif qui a créé le premier groupe d’ultras de l’OM en 1984.
Pour ce grognard des tribunes, qui a connu la remontée en Division 1 et les grandes années Bernard Tapie, le public du Vélodrome a profondément changé, usé en particulier par la gestion difficile des années Vincent Labrune-Margarita Louis-Dreyfus. Certains comportements m’as-tu-vu ne sont pas à son goût.
« On ne chante pas, on ne vient que pour les affiches, on se filme avec son portable pour dire “j’y suis”. Avant, il n’y avait pas tous ces calculs : est-ce qu’il ne fait pas trop froid ? Est-ce que demain je ne vais pas avoir mal à la tête au boulot ? » 
Dans les années 90, au temps de la splendeur de l’OM, il n’était pas rare de voir les supporteurs prendre place en haut du virage dès 14 heures pour un match prévu à 20 heures. Il fallait être certain de bénéficier d’une bonne place. Le bleu et blanc étaient de rigueur, impossible de voir des survêtements aux couleurs de grands clubs étrangers. « Pour le fameux quart contre Milan, en 91, il y avait la queue à la billetterie. Une fois dans le stade, les gens ne se levaient pas pour aller pisser, de peur de perdre leur place », se souvient Franck.
Lorsque les groupes d’ultras se coordonnaient pour lancer les chants, inspirés du mouvement italien, l’ambiance virait au grandiose. Même les rares personnes, qui n’aimaient pas le foot à Marseille, venaient pour profiter du spectacle des tribunes. Mise à mal par les travaux de rénovation pour le Mondial 1998, l’acoustique du Stade-Vélodrome a été relativement améliorée avec la pose du toit, même si elle n’est pas optimale. « Pour avoir un son parfait, il faudrait une coordination parfaite. Le problème est que, désormais, chaque groupe lance son chant de son côté », regrette le vieil ultra.

#OMTFC 1991, le virage sud compact chante à l'unisson, arbore ses couleurs et illumine le #Vélodrome... #OM https://t.co/MKTBuz3w4K— VGCU84 (@VieilleGardeCU84)


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« On va leur faire vivre un enfer »
Il faut dire que la répression dans les tribunes, illustrée par la chasse aux fumigènes menée par la Ligue professionnelle de football, n’aide pas la nouvelle génération à rivaliser avec les ambiances du passé. Ce sentiment dépasse le cadre des ultras. René Malleville, supporteur historique, et médiatique, du club, reproche un manque de soutien du nouveau président, Jean-Jacques Eyraud, face à la LFP. « Eyraud ne nous défend pas assez. On colle des huis clos au virage. La Ligue met des amendes à chaque fumi allumé. Faut faire des ronds et on tue l’ambiance. Au Vélodrome, ils n’y arriveront pas ! », s’insurge-t-il. Malgré ce contexte, cet ancien syndicaliste de la RTM (Régie des transports métropolitains) reste optimiste pour l’avenir. Il veut croire que ce quart de finale constitue un déclic.
« Ça va repartir comme il y a vingt-cinq ou trente ans. Il faut un peu de patience. Les jeunes, ils entendent les histoires des grands matchs européens, ils sont impatients de les vivre. Par exemple, mes petits-enfants, qui sont dans la vingtaine, sont assoiffés de ça. »
Un constat partagé par les ultras de la Vieille Garde. Franck fait appel à la récente et courte période sur le banc de Marcelo Bielsa où le public – et l’ambiance – étaient de retour : « Bielsa symbolisait le foot populaire et ambitieux que l’on aime ici. Des anciens, qui avaient déserté le stade, étaient prêts à revenir. A chaque match, c’était plein. Il ne manque pas grand-chose, cette petite étincelle… »
Les joueurs du RB Leipzig sont en tout cas prévenus. Eux qui ont affronté l’enfer du stade de Besiktas, inégalable en Europe, vont devoir composer avec une ambiance des grands soirs au Vélodrome. « Je pense quand même pour parler marseillais que l’on va leur faire vivre un enfer. Si l’OM répond présent dans le premier quart d’heure, montre une envie d’aller en “demi”, le stade va être survolté, prédit le membre de la Vieille Garde, Là oui, si le monsieur a peur d’avoir mal aux oreilles, il ferait mieux de ne pas jouer. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Norvégien est accusé d’avoir protégé des athlètes russes dopés, comme le révélait « Le Monde » mercredi, s’appuyant sur un rapport confidentiel de l’AMA.
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Corruption : le président de la Fédération internationale de biathlon, Anders Besseberg, démissionne

Le Norvégien est accusé d’avoir protégé des athlètes russes dopés, comme le révélait « Le Monde » mercredi, s’appuyant sur un rapport confidentiel de l’AMA.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h04
   





                        


Président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) depuis sa création, en 1993, le Norvégien Anders Besseberg, 72 ans, a démissionné jeudi 12 avril de ses fonctions. Une démission le temps de l’enquête en cours, indique le communiqué de l’IBU.
Le Monde révélait mercredi que M. Besseberg, ainsi que la secrétaire générale de l’IBU, l’Allemande Nicole Resch, sont soupçonnés de corruption. Selon un rapport confidentiel de l’Agence mondiale antidopage (AMA), M. Besseberg et Mme Resch (provisoirement suspendue de ses fonctions) auraient protégé des biathlètes russes dans des cas de dopage à la demande d’Alexandre Tikhonov, vice-président (russe) de l’IBU et Alexandre Kravtsov, chef de mission de la Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

        Notre enquête :
         

          Comment la Russie a acheté le biathlon



M. Besseberg aurait reçu en 2013 une valise diplomatique remplie de grosses coupures. C’est ce que montre le rapport confidentiel auquel Grigory Rodchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou devenu lanceur d’alerte depuis les Etats-Unis, a collaboré. Ce dernier estime que la dite valise contenait 400 000 dollars.
« Le but premier de la corruption est de protéger les athlètes russes dopés, écrit l’AMA cité dans Le Monde. La Russie a ciblé avec succès l’IBU, plus spécifiquement M. Besseberg et Mme Resch, afin qu’ils fassent avancer les intérêts russes. M. Besseberg et Mme Resch sont complices à parts égales et sont très probablement chacun au courant du rôle de l’autre dans la machination. »
Malgré des demandes répétées, M. Besseberg et Mme Resch n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. Le vice-président de l’IBU, le Russe Viktor Maygurov, a préféré renoncer à succéder provisoirement à Besseberg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’OM a porté plainte pour « escroquerie en bande organisée » contre l’un de ses propres groupes de supporteurs, les Yankee Nord Marseille. A sa tête, Michel Tonini, 52 ans, figure controversée du stade Vélodrome.
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Football : Michel Tonini, passion ternie

L’OM a porté plainte pour « escroquerie en bande organisée » contre l’un de ses propres groupes de supporteurs, les Yankee Nord Marseille. A sa tête, Michel Tonini, 52 ans, figure controversée du stade Vélodrome.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 13h24
    |

                            Franck Berteau








                        



   


Seul sur scène, en costume gris et chaussures noires pour l’occasion, Michel Tonini improvise un discours aux airs de bilan. En cette soirée du 9 décembre 2017, son groupe de supporteurs de l’OM, les Yankee Nord Marseille, fêtent ses trente années d’existence au Florida Palace, une salle de réception située dans le 10e arrondissement de la cité phocéenne. Le boss de l’association, 52 ans, égrène les réussites et les déboires des présidents successifs du club, les Tapie, Gaudin, Dreyfus ou encore Labrune, qu’il a tous vu défiler.
« L’Olympique de Marseille, c’est nous », rappelle-t-il de sa voix grave à ses membres, maugréant contre des dirigeants qui, selon lui, font la guerre aux supporteurs et ne les considèrent plus désormais que comme un « mal nécessaire ». « C’est bien qu’ils [les supporteurs] soient là mais ça serait bien qu’ils nous demandent l’autorisation pour aller pisser, ironise-t-il avec son phrasé pagnolesque, parodiant ce qu’il pense être l’avis des instances du football. Ça n’arrivera jamais ! » Quelques mois plus tard, cette certitude a été en partie ébranlée. Le 23 mars, l’OM s’est permis de porter plainte contre les Yankee Nord Marseille, l’une de ses principales associations de supporteurs, pour « escroquerie en bande organisée ». « Je le vis comme une trahison, raconte au Monde Michel Tonini. J’aurais au moins aimé qu’ils m’appellent plutôt que de l’apprendre par un communiqué. »
« Dépassé par les enjeux financiers »
Les faits remontent au match entre l’Olympique de Marseille et l’Olympique Lyonnais, le 18 mars. Comme à chaque rencontre, le club autorise tous ses groupes de supporteurs à faire entrer gratuitement dans le stade un quota de personnes, quelques heures avant le coup d’envoi, pour préparer les animations des tribunes. C’est ce que l’on appelle les « entrées tifo », au nombre de 110, pour les Yankee. Afin de matérialiser ces laissez-passer, l’association distribue à ses membres concernés des bracelets. « Sauf que des marioles, derrière notre dos, se sont amusés à les revendre entre 70 et 145 euros, en faisant croire aux acheteurs qu’il s’agissait de billets pour le match, détaille Michel Tonini. Nous, on ne demande qu’une participation de 20 ou 30 euros, pour financer les tifos. »
Au-delà de la revente de ces bracelets, faux billets, à des prix exorbitants, c’est cette « participation » qui a poussé l’Olympique de Marseille à porter plainte. « Ces entrées tifo n’ont pas à être commercialisées, d’aucune façon », fait savoir le club. Traité « d’escroc » sur les réseaux sociaux, le patron des Yankee peut compter sur Pape Diouf pour prendre sa défense : « Cela fait tant d’années qu’il est à la tête de ce groupe, réagit l’un des anciens présidents de l’OM. Une lassitude a pu s’installer qui le conduit à être moins vigilant. » D’autres, dans l’entourage du club, sont moins tendres : « C’est quelqu’un qui s’est peu à peu rendu compte que sa passion pouvait être rentable, et qui s’est laissé dépasser par les enjeux financiers. »
Les Yankee, c’est avant tout une histoire de famille. Elle commence en 1987, au Lycée Victor-Hugo, à deux pas de la gare Saint-Charles. Avec des camarades de classe, Lionel, le frère de Michel, décide de monter un groupe de supporteurs et d’investir le Virage nord du Vélodrome, pour encourager l’OM. A l’époque, la petite bande se balade en ville un cutter à la main pour arracher les bâches des camions et les transformer en banderoles aux couleurs ciel et blanc. Ils piquent aussi les chutes de jeans d’une usine marseillaise pour en faire des écharpes. Au bout d’une année, Danielle, la mère, reprend la trésorerie de l’association après que des membres ont vidé la caisse pour s’offrir une soirée en discothèque. Elle tiendra les comptes jusqu’à son décès, en 2002. Michel Tonini, surnommé « l’autre », vit encore son amour pour l’OM dans l’ombre de son frère. Avant de reprendre la main, en 2009.
« Quelque part, je me suis volé ma vie »
Il est désormais loin le temps des chutes de jean et des bâches de camion. Aujourd’hui, c’est parfois avec l’argent d’entreprises comme Netflix que Michel Tonini envisage de financer ses tifos. Lors du match OM-Bordeaux, le 18 février, le géant du streaming avait contacté le leader des Yankee pour organiser une animation géante afin d’accompagner la sortie de la saison 2 de la série Marseille. « Ils voulaient juste que le stade soit beau pour cette occasion, il n’y avait pas de pub, explique Michel Tonini. Elles ont un coût ces animations, j’assume, j’aimerais avoir plus souvent de gens qui me proposent de payer les tifos. » Un tifo, en l’occurrence, annulé en catastrophe. Quelques heures avant la rencontre, lorsque l’OM vend la mèche sur les réseaux sociaux, d’autres groupes de supporteurs du Virage nord, les Dodger’s et les MTP, à qui les Yankee avaient demandé un coup de main sans leur dévoiler l’identité du partenaire, se désolidarisent.
A la tête de 3 500 membres, l’affable leader des Yankee avoue être fatigué par tous ces différends qui s’accumulent. Assez pour qu’émergent les regrets. « Avant c’était 80 % de plaisir et 20 % d’emmerdes. Maintenant, c’est l’inverse, se plaint-il. Si j’avais le pouvoir de revenir trente ans en arrière, je ne m’embarque pas là-dedans. Quelque part, je me suis volé ma vie. » Sa vie, d’ailleurs, certains de ceux qui l’ont fréquenté affirment qu’il la gagne grâce à son groupe de supporteurs. Lui, conteste, se définit comme autoentrepreneur dans l’évènementiel, avec des hauts et des bas. En 2017, il tente ainsi d’organiser le Jumping International de Marseille, un concours d’équitation sur les plages du Prado. En vain. L’épreuve est annulée suite à l’opposition de certains élus. Encore une déconvenue.
Comme en décembre 2017, quelques jours avant l’anniversaire des Yankee. Ce soir-là, Michel Tonini fait la connaissance de trois jeunes femmes au bar de la Marine, sur le Vieux-Port. Les verres s’enchaînent. La soirée s’éternise. Au matin, il ne parvient plus à remettre la main sur la carte bleue reliée au compte en banque de son association. Au même moment, aux Galeries Lafayette, l’une des jeunes femmes rencontrées la veille est en train de l’utiliser pour dépenser 13 000 euros de sacs et de vêtements, selon les informations de La Provence. « Je ne suis qu’un célibataire de 52 ans qui se retrouve ivre dans un bar, qui tombe sur trois petites pu... et qui se fait arnaquer, reconnaît-il. Cela arrive. Mais comme c’est Michel Tonini, ça fait jaser. » Sur ce coup-là, c’est bien lui qui a porté plainte pour escroquerie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’opérateur de paris hippiques a vu son activité reculer de 1 % à 2,52 milliards d’euros au premier trimestre 2018. En cause notamment, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent qui ne se relâche pas.
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Un nouveau duo prend les rênes du PMU dans une période troublée

L’opérateur de paris hippiques a vu son activité reculer de 1 % à 2,52 milliards d’euros au premier trimestre 2018. En cause notamment, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent qui ne se relâche pas.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



   


Le parcours du PMU est semé d’obstacles. Au risque de ralentir son allure. Pour preuve, au premier trimestre 2018, son activité recule de 1 % à 2,52 milliards d’euros, selon les chiffres publiés jeudi 12 avril. Autre indicateur clé, le produit brut des jeux, déterminé par le total des paris auquel on soustrait le montant des gains des joueurs, c’est-à-dire ce qui reste dans les poches de l’opérateur, est en retrait de 3,6 % à 605 millions d’euros.
Un signe qui ne trompe pas. Même si le PMU explique ce ralentissement par des phénomènes conjoncturels, comme les intempéries qui ont conduit certains propriétaires à laisser leurs chevaux à l’écurie, réduisant d’autant le nombre de partants aux courses, la concurrence exacerbée sur le marché des jeux d’argent ne se relâche pas. Les paris sportifs, en particulier sur le football, ne cessent de gagner du terrain.
Le groupement d’intérêt économique (GIE) détenu par les sociétés de courses France Galop et Le Trot est aussi à la merci des injonctions de l’Etat. Ainsi, la tutelle a souhaité réduire le volume des enjeux des grands parieurs internationaux. D’où la baisse de 4,4 % de l’activité export au premier trimestre 2018. Elle a aussi entériné une hausse de la rémunération des points de vente pour la Française des jeux (FDJ), au détriment du PMU. La commission des détaillants est passée de 5 à 5,5 % contre 2 % pour les paris hippiques. Une course à handicaps pour le PMU… Surtout, Bercy, met la dernière main à la privatisation de la FDJ, dont l’Etat détient 72 % du capital. De quoi accroître encore la pression concurrentielle.
Une nouvelle gouvernance
C’est dans ce contexte délicat, qu’a été nommé un nouveau duo à la tête du PMU. Lors de son assemblée générale, jeudi 12 avril, Bertrand Meheut et Cyril Linette ont été officiellement intronisés. Ils vont inaugurer une nouvelle gouvernance, actée par un décret dont on attend la publication imminente. Elle rompt avec le principe d’une nomination d’un numéro deux issu des rangs de Bercy. L’ex patron de Canal+, M. Meheut va prendre la présidence de l’opérateur historique de paris hippiques, quand Cyril Linette, deviendra directeur général, une fonction qu’il occupait jusqu’à présent à l’Equipe. Les deux hommes se connaissent bien, car M. Linette a fait une partie de sa carrière chez Canal+ où il a été directeur des sports. Ce choix entraîne le départ d’Alain Resplandy-Bernard, ex-numéro deux du PMU, qui a assuré l’interim de la direction après la démission de Xavier Hürstel en novembre 2017.
Le nouveau tandem va devoir cravacher pour atteindre les objectifs. L’opérateur historique, qui avait renoué avec la croissance en 2017, avec une progression des enjeux de 2 %, espère tout de même terminer 2018 en croissance. Et doit atteindre un résultat net de 802,7 millions d’euros au profit de la filière hippique comme il s’y est engagé. Elle lui a versé 793 millions d’euros en 2017. Un résultat obtenu grâce à un plan de 21 millions d’euros d’économie. Le serrage de boulons n’est pas terminé. M. Meheut et M. Linette vont aussi très vite devoir se pencher avec les sociétés de course sur le sujet du changement de statut. Le passage de GIE à société anonyme a souvent été évoqué. Mais la privatisation prochaine de la FDJ devrait accélérer la transition.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour son probable dernier match en Ligue des champions, le gardien de la « Juve » a été expulsé dans les ultimes minutes du quart de finale retour face au Real Madrid.
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Ligue des champions : la triste sortie de Gianluigi Buffon et de la Juventus

Pour son probable dernier match en Ligue des champions, le gardien de la « Juve » a été expulsé dans les ultimes minutes du quart de finale retour face au Real Madrid.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 12h16
    |

            Clément Martel








                        



   


« Je ne gagnerai jamais la Ligue des champions ». A la fin du quart de finale aller de la Ligue des champions et après avoir été aux premières loges du bijou de retourné acrobatique de Cristiano Ronaldo, mardi 3 avril, le légendaire gardien de la Juventus Turin, Gianluigi Buffon, répondait, fataliste, aux journalistes venus à sa rencontre. Battue 3-0 à domicile par le Real Madrid, double tenant de la compétition, la Juve n’avait quasi plus aucun espoir de renverser la tendance au match retour. Dans l’histoire de la Ligue des champions, jamais une équipe ne s’est qualifiée après avoir remonté à l’extérieur un tel retard. Une semaine plus tard, les joueurs de la Vecchia Signora (la « Vieille Dame ») ont tout fait pour faire mentir les chiffres. Et le scénario des ultimes minutes du match retour est d’autant plus cruel pour eux.

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Les joueurs de Massimiliano Allegri ont cru à l’exploit jusqu’aux ultimes instants, mercredi 11 avril, au stade Santiago Bernabeu. Deux buts de la tête de Mario Mandzukic en première période (2e et 37e) et un de raccroc de Blaise Matuidi, profitant d’un relâchement coupable du gardien, Keylor Navas, (61e) ont permis à la Juve de rattraper son retard sur le terrain du champion d’Europe. Dans les cages, le capitaine « Gigi » Buffon assume son rôle de gardien d’une défense intraitable. En extase après le troisième but des siens, à 40 ans, le champion du monde 2006 repousse les tirs adverses et ses adieux à la compétition reine en Europe, titre après lequel il court depuis ses débuts en pro, avec Parme voilà plus de vingt ans.

GIGI <3 https://t.co/Cp8tKcAo4Z— amadoit__ (@amadí)


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Face aux vagues d’attaques du Real, décidé à ne pas attendre les prolongations pour valider son ticket pour les demi-finales et à ne pas subir, un jour après son rival barcelonais, une « remontada » à son tour, le navire italien plie mais ne rompt pas. Jusqu’à cette action dans le temps additionnel. A la 93e minute, à la suite d’une remise de la tête de Ronaldo, Lucas Vasquez est mis au sol par le défenseur Mehdi Benatia alors qu’il n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Sans hésiter, l’arbitre Michael Oliver, désigne le point de penalty. Si le Real le transforme, il se hissera en demi-finales pour la huitième saison d’affilée.
Premier carton rouge en 117 rencontres de Ligue des champions
Une nuée de joueurs en jaune – couleur du maillot turinois à l’extérieur cette saison – entoure l’arbitre anglais, protestant contre sa décision qui annule – presque – la partition parfaite qu’ils viennent d’interpréter. Et en bon capitaine, Gianluigi Buffon est le premier, et parmi les plus véhéments, à reprocher son choix à M. Oliver. Dans la cohue, le gardien éructant bouscule légèrement l’homme en noir – en bleu lors de ce match –. Qui sans sourciller, met la main à la poche et brandit un carton rouge au gardien vétéran. Lequel se fige, hagard, lorsqu’il réalise qu’il vient d’être expulsé. Son premier carton rouge en 117 rencontres de Ligue des champions.

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🔴 Carton rouge pour Buffon 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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La suite ? Après de longues minutes d’attente, Cristiano Ronaldo tire le penalty sans se poser de questions, et trompe Wojciech Szczesny, le gardien remplaçant turinois rentré pour tenter de palier l’absence de Buffon dans ces derniers instants. L’historique gardien italien, ovationné par le Santiago Bernabeu alors qu’il quitte la pelouse – bel exemple de fair-play, à l’instar des clameurs du stade turinois après le but d’extraterrestre de Ronaldo à l’aller – a quitté ses partenaires et contient tant bien que mal sa colère devenue froide.

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« Il ne méritait pas ça », pour Zidane
« Cet arbitre n’a pas de cœur. Il a un sac poubelle à la place du cœur », a dénoncé Buffon après la rencontre, parlant d’« une faute [que l’arbitre] est le seul à avoir vue ». « Si tu n’as pas de personnalité et de courage, tu vas en tribunes regarder le match avec ta femme et un Sprite. » Si plusieurs joueurs de la « Vieille Dame », Benatia en tête, ont protesté contre la décision de M. Oliver, qu’ils jugent inique, Massimiliano Allegri a défendu son gardien, trouvant sa réaction véhémente « humaine et compréhensible ».
« Il ne méritait pas ça », a relaté après la rencontre un Zinédine Zidane soulagé par la qualification de ses ouailles. Et le technicien français, qui a achevé sa carrière de joueur sur un carton rouge lors de la finale du Mondial 2006 perdue contre l’Italie de… Buffon, de souligner que cette expulsion « n’enlèvera pas ce qu’il est, ce qu’il a fait, ce qu’il a été. C’est ce que je lui ai dit. Je l’ai vu à la fin du match pour lui dire que c’était un joueur énorme, qu’il faut qu’il pense surtout à tout ce qu’il a fait ».

   


Agé de 40 ans, le natif de Carare a probablement disputé mercredi son dernier match de Ligue des champions. « On verra, c’est probable », a commenté à chaud celui que Ronaldo est allé enlacer longuement après la rencontre. A plusieurs reprises au cours de la saison, Buffon avait expliqué qu’il mettrait fin à sa carrière « si la Juve ne remporte pas la Ligue des champions ».
Lui qui a accumulé tant de titres ne soulèvera jamais la Coupe aux grandes oreilles. Elle qui échappe à la Juve depuis 1996, quand, emmenée par Alessandro Del Piero, la « Vieille Dame » avait vaincu l’Ajax d’Amsterdam (1-1, 2-4 ap. t.-a.-b.). Buffon évoluait alors encore à Parme. Depuis, les Bianconeri ont échoué à cinq reprises en finale. Face au Borussia Dortmund en 1997 (1-3), au Real Madrid en 1998 (0-1), au Milan AC en 2003 (0-0, 2-3 ap. t.-a.-b.), face au FC Barcelone en 2015 (1-3) et au Real Madrid l’an passé (1-4). Les trois dernières fois, « Gigi » était dans les cages. « On est tristes pour notre capitaine », a conclu Mehdi Benatia. Beaucoup de fans de foot le sont aussi.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Après les révélations du rapport de l’Agence mondiale antidopage, Moscou voit de nouveau sa position fragilisée alors qu’il revenait progressivement en odeur de sainteté.
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Corruption dans le biathlon : un nouveau contretemps pour la Russie ?

Après les révélations du rapport de l’Agence mondiale antidopage, Moscou voit de nouveau sa position fragilisée alors qu’il revenait progressivement en odeur de sainteté.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 09h21
    |

            Clément Guillou








                        



   


Après l’enquête judiciaire française sur la Fédération internationale d’athlétisme et les rapports McLaren et Schmid sur le programme de dopage des Jeux olympiques de Sotchi, on pensait tout savoir de la machination russe pour corrompre le sport mondial. Le rapport confidentiel de l’Agence mondiale antidopage (AMA) révélé dans nos colonnes montre que le docteur Grigori Rodchenkov avait un autre atout dans sa manche, et pas des moindres.

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C’est dorénavant aux autorités allemandes, autrichiennes et norvégiennes, travaillant de concert avec l’AMA, d’établir la véracité des faits allégués par l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou et par un informateur tenu secret par l’Agence. Et de cerner l’ampleur des complicités dont ont bénéficié, au sein de la Fédération internationale de biathlon (IBU), les dirigeants du biathlon russe.
Dans l’attente des progrès de l’enquête, la Russie voit de nouveau sa position fragilisée alors qu’elle revenait progressivement en odeur de sainteté. A l’issue des Jeux olympiques de Pyeongchang, elle avait rapidement été réintégrée par le Comité international olympique après avoir été contrainte de disputer les Jeux sous une bannière – relativement – neutre.
Réintégration politiquement délicate
L’AMA avait aussi exprimé son satisfecit sur les opérations d’une Rusada (agence russe antidopage) renouvelée dans sa direction et, paraît-il, dans son mode de fonctionnement. Manquaient deux éléments cruciaux avant de déclarer à nouveau conforme Rusada : la reconnaissance officielle des faits décrits dans le rapport d’enquête de Richard McLaren et l’accès aux échantillons mis sous séquestre au laboratoire de Moscou.
Quand bien même ces conditions seraient remplies dans les semaines à venir, il serait politiquement délicat de réintégrer Rusada dans l’Agence mondiale antidopage dans le contexte des révélations sur la corruption du biathlon mondial. Il est peu probable, en revanche, que la réintégration du Comité olympique russe soit remise en cause.
Au moins ces nouvelles révélations ne touchent-elles pas le football : dans deux mois commence en Russie la Coupe du monde. C’est le temps qu’il reste à la FIFA pour clarifier la situation des footballeurs russes dont le nom apparaît dans le rapport McLaren.
L’IBU, de son côté, s’apprête à vivre des moments compliqués. Soutenir coûte que coûte son président Anders Besseberg reviendrait à se décrédibiliser un peu plus aux yeux de l’AMA, au moment où celle-ci vient d’élargir ses pouvoirs de sanction vis-à-vis des organisations ne respectant pas ses règles. Des décisions fortes devront être prises sans attendre le congrès de l’IBU, traditionnellement organisé en fin d’année.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’octuple championne paralympique de ski alpin Marie Bochet fait partie des membres de cette instance qui se réunit pour la première fois jeudi.
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JO 2024 : 17 sportifs aux côtés de Martin Fourcade à la commission des athlètes

L’octuple championne paralympique de ski alpin Marie Bochet fait partie des membres de cette instance qui se réunit pour la première fois jeudi.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 05h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 09h26
   





                        



   


L’octuple championne paralympique en ski alpin Marie Bochet fait partie des 18 membres de la commission des athlètes des Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris, qui se réunit pour la première fois jeudi 12 avril à la Cité du cinéma à Saint-Denis. Présidée par le biathlète Martin Fourcade, sportif français le plus titré aux JO – cinq sacres –, l’instance est composée de neuf hommes et de neuf femmes.

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Les dix-huit sportifs, pour certains toujours en activité, auront pour rôle de faire partager leur expérience des Jeux, pour « garantir une expérience exceptionnelle à tous les athlètes du monde entier qui viendront participer » à Paris 2024. Ils seront également « impliqués au-delà de leur propre expérience sur tous les sujets – développement de la pratique sportive, éducation par le sport, sport-santé, insertion par le sport – pour engager toute la population française ».
La Cité du cinéma fait partie du futur village des athlètes pour les JO 2024. Les membres de la commission doivent échanger, jeudi, avec le Britannique Jonathan Edwards, détenteur du record du monde du triple saut et président de la commission des athlètes pour les JO 2012 de Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le club madrilène, double tenant du titre, a souffert face à la Juventus Turin (1-3). Un penalty contestable dans les arrêts de jeu a scellé sa qualification.
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Ligue des champions : le Real Madrid qualifié sur le fil pour les demi-finales

Le club madrilène, double tenant du titre, a souffert face à la Juventus Turin (1-3). Un penalty contestable dans les arrêts de jeu a scellé sa qualification.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 23h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 05h27
   





                        



   


La Juventus a frôlé l’exploit en battant le Real Madrid (1-3), mercredi 11 avril, sur la pelouse de Santiago Bernabeu mais c’est bien le double tenant du titre qui s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions.
Après sa défaite 0-3 à l’aller, la Vieille Dame était sur le point d’accrocher la prolongation grâce aux buts de Mario Mandzukic (2e, 37e) et Blaise Matuidi (61e). Mais dans le temps additionnel, Mehdi Benatia a bousculé Lucas Vazquez après une remise de la tête de Ronaldo.

[🎞️VIDEO] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
🔴 Carton rouge pour Buffon 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Penalty polémique sifflé par l’arbitre, qui a exclu dans la foulée le gardien et capitaine turinois Gianluigi Buffon pour contestation. « CR7 » a lui inscrit son 15e but de la saison (90e+7), son 120e en 150 matchs de Ligue des champions.

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Les buts de la Juve en vidéos :

[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
🔥 Ce Real Madrid - Juventus débute en trombe !
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[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
Mandžukić double la mise ! 🔥🔥
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[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
👊💥 Juventus : Matuidi pour le 3-0 !!! 🔥🔥🔥
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Bayern Munich-FC Séville : 0-0
Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich a lui aussi validé son ticket pour le dernier carré, après un match retour nul (0-0) à domicile contre le FC Séville. Le club avait remporté le match aller 1-2.
Les matchs aller des demi-finales auront lieu les 24 et 25 avril, les matchs retour les 1er et 2 mai. La finale, quant à elle, est programmée pour le 26 mai. Les équipes qualifiées pour le dernier carré sont : l’AS Rome, le Bayern Munich, Liverpool et le Real Madrid.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Français de l’équipe Delko-Marseille a été contrôlé le 8 mars lors de la 5e étape de Paris-Nice.
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Cyclisme : Rémy Di Grégorio positif à l’EPO

Le Français de l’équipe Delko-Marseille a été contrôlé le 8 mars lors de la 5e étape de Paris-Nice.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h40
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Dans un communiqué publié sur son site, l’Union cycliste internationale (l’UCI) a annoncé ce mercredi que Rémy Di Grégorio avait été contrôlé positif à l’EPO, le 8 mars, lors de la 5e étape de Paris-Nice. Comme le veut la procédure, le coureur français de l’équipe Delko-Marseille est suspendu à titre provisoire et a le droit de demander l’examen de l’échantillon B, qui confirmera – ou non – son contrôle positif.
Aujourd’hui âgé de 32 ans, Di Grégorio était considéré comme un grand espoir du cyclisme à ses débuts dans l’équipe de La Française des jeux au milieu des années 2000. Le Marseillais était alors présenté comme le « nouveau Virenque » pour ses qualités de grimpeur, mais il n’a pas du tout connu la même carrière que le Varois. Son maigre palmarès présente une victoire d’étape sur Paris-Nice en 2011 et le Tour de Taïwan trois ans plus tard.
Déjà une affaire en 2012
En 2012, le cycliste avait été exclu du Tour de France et licencié de son équipe Cofidis pour des soupçons de dopage et détention de matériel prohibé. Il a toujours nié s’être dopé et avait été autorisé à recourir en 2013.
Di Grégorio avait annoncé sa retraite en fin de saison dernière avant de revenir sur sa décision quelques jours plus tard. En 2018, il avait remporté une étape du Tour de Provence et terminé 3e de la 3e étape de Paris-Nice. C’était deux jours avant ce contrôle qui pourrait, cette fois, sonner la fin de sa carrière.

https://t.co/KCHrmkUwQF— Delko_MP_KTM (@Delko-Mars.Prov.-KTM)


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Son équipe a pris acte du contrôle et mis à pied son coureur à titre conservatoire. « J’ai honte, je suis atterré et je me sens trahi au plus de profond de moi si les résultats d’analyse devaient être confirmés », s’est ému le manageur de l’équipe, Frédéric Rostaing.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ The World Anti-Doping Agency suspects that Russia has corrupted officials from the International Biathlon Union in order to protect its athletes and its interests, « Le Monde » reveals.
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How Russia bought the International Biathlon Union

The World Anti-Doping Agency suspects that Russia has corrupted officials from the International Biathlon Union in order to protect its athletes and its interests, « Le Monde » reveals.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h09
    |

            Clément Guillou








                        



   


How many banknotes can you fit in a diplomatic suitcase ? The debate is still open when Grigori Rodchenkov, director of Moscow’s anti-doping centre, enters the room. Alexander Tikhonov, vice-president of the International biathlon union (IBU), argues that it can hold between 200 000 and 300 000 dollars (between 160 000 and 240 000 euros). Alexander Kravtsov, head of the russian mission for the Sotchi Olympic Winter Games, thinks that as much as 400 000 dollars can fit inside.

        Read the full version :
         

          Comment la Russie a acheté le biathlon



The question is important : they have to know with certainty the amount of money that was given to the Norwegian Anders Besseberg, president of the IBU, to ensure his support for russian interests in biathlon.
Russia has been infiltrating the IBU for many years
The scene is thought to have taken place in the summer of 2013. It was recounted to the investigators of the World Anti-Doping Agency (WADA) by Grigori Rodchenkov himself, now a whistleblower living in the United States. According to a classified investigation by WADA, that Le Monde has read, Russia has been infiltrating the IBU for many years, a similar pattern with what happened in athletics.
Investigators collected the testimonies from an anonymous informant and from Grigori Rodchenkov on the relationships between russian sport officials and those of the IBU : its president, Anders Besseberg, and his secretary-general, Nicole Resch. On April 11th, WADA announced that Austrian and Norwegian police had carried out, on the 10th, simultaneous searches at the headquarters of the IBU in Salzburg and at the home of Mr. Besseberg. The IBU said in a press release that Nicole Resch had asked to take leave from her position during this investigation that could call into question Russia’s return to grace on the international sports scene.
« Protection of doping russian athletes »
« The primary purpose of the corrupt practices is to ensure the protection of doping russian athletes, writes the AMA in its report, finished at the end of 2017. Russia succesfully targeted the IBU, more specifically Mr. Besseberg et Ms. Resch, so assist in the progression of russian interests. Mr. Besseberg and Ms. Resch are equally complicit and most likely aware of each other’s role in the wrong doing(...) The effectiveness of the Russian methodology is evidenced in part by :
- M. Besseberg’s unwavering support of russian interests ;
- Ms. Resch’s suspicious handling of IBU’s Biological Passport obligations ;
- The initial award of the 2021 Championships to Russia »
The 16 page report, signed by Günter Younger, head of the investigation department of WADA, are devastating for Mr. Besseberg, the first and only president of the IBU since 1993. They are another confirmation that an important part of the Russian biathlon team was, for the last years, benefiting from PEDs and being protected from prosecution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ « Le Monde » révèle comment la Russie a, selon l’Agence mondiale antidopage, corrompu les dirigeants de la Fédération internationale afin de protéger ses intérêts et ses sportifs.
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Comment la Russie a acheté le biathlon

« Le Monde » révèle comment la Russie a, selon l’Agence mondiale antidopage, corrompu les dirigeants de la Fédération internationale afin de protéger ses intérêts et ses sportifs.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 09h23
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Combien de grosses coupures peut-on faire rentrer dans une petite valise diplomatique ? Le débat n’est pas tranché quand Grigori Rodchenkov, le directeur du laboratoire antidopage de Moscou, entre dans la pièce.
Alexander Tikhonov, vice-président de la Fédération internationale de biathlon (IBU), soutient qu’une telle mallette peut renfermer entre 200 000 et 300 000 dollars (entre 160 000 et 240 000 euros). Alexander Kravtsov, chef de mission de la Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, estime qu’on peut y faire tenir jusqu’à 400 000 dollars.

La question est importante : il s’agit d’estimer le montant qui a été remis au Norvégien Anders Besseberg, président de l’IBU, pour s’assurer de son soutien aux intérêts russes dans le biathlon.
La scène est présumée avoir eu lieu à l’été 2013. Elle a été relatée aux enquêteurs de l’Agence mondiale antidopage (AMA) par Grigori Rodchenkov lui-même, désormais lanceur d’alerte réfugié aux Etats-Unis. Selon un rapport confidentiel de l’AMA, que Le Monde a pu consulter, la Russie a noyauté depuis plusieurs années l’IBU selon un schéma similaire à celui éprouvé dans l’athlétisme.
Les enquêteurs ont recueilli les témoignages d’un informateur anonyme puis de Grigori Rodchenkov sur les relations entre les dirigeants du sport russe et ceux de l’IBU : le président Anders Besseberg et sa secrétaire générale, l’Allemande Nicole Resch.
Mardi 10 avril, les polices autrichienne et norvégienne ont procédé à des perquisitions, a annoncé l’AMA dans un communiqué, respectivement au siège de l’IBU à Salzbourg et au domicile d’Anders Besseberg. L’IBU a precisé dans un communiqué que Nicole Resch avait demandé à se mettre en retrait de ses fonctions pour la durée de l’enquête, qui pourrait remettre en cause le retour en grâce de la Russie dans le sport international.
« Complices dans la machination »
Anders Besseberg et Nicole Resch n’ont pas répondu aux sollicitations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le club de football parisien aurait bénéficié de contrats avantageux grâce à des sponsors proches de ses propriétaires qataris. Selon nos informations, il s’agirait de l’office du tourisme du Qatar.
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Le PSG menacé de sanctions pour des contrats surévalués

Le club de football parisien aurait bénéficié de contrats avantageux grâce à des sponsors proches de ses propriétaires qataris. Selon nos informations, il s’agirait de l’office du tourisme du Qatar.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 20h25
   





                        



   


Le Paris-Saint-Germain (PSG) a-t-il surévalué des contrats de 200 millions d’euros de sponsoring grâce à des entreprises proches des propriétaires du club ? C’est du moins ce qu’affirment plusieurs sources au quotidien britannique Financial Times, dans un article publié mercredi 11 avril. Si les faits sont avérés, le club pourrait subir des sanctions pour n’avoir pas respecté le fair-play financier de l’UEFA.
Sollicité par l’Agence France-Presse, l’UEFA a opposé un « no comment » à ces informations. « L’UEFA ne commente pas sur des enquêtes en cours », a seulement réagi un porte-parole de l’instance continentale. Le PSG n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir mercredi après-midi.
Le Financial Times cite plusieurs sources pour affirmer que l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC), chargée de faire respecter le fair-play financier mis en place par l’UEFA au début des années 2010, a nommé le cabinet indépendant Octagon (spécialisé dans le marketing sportif) pour estimer les contrats passés par le club parisien. Ces contrats auraient été établis avec des parties liées, c’est-à-dire des entreprises ou des organismes proches de son actionnaire, l’état qatari, et« significativement surévalués » par rapport au prix du marché.
Selon les informations du Monde, il s’agirait de l’office du tourisme du Qatar (QTA). « C’est une récidive », estime une source proche de l’enquête. Le PSG avait déjà été sanctionné en 2014 à la suite d’un contrat passé avec l’office du tourisme du Qatar, que l’UEFA avait jugé surévalué. Les sanctions (lourde amende, restriction de joueurs inscrits en Ligue des champions, etc.) ont été levées depuis.

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                Comment le Qatar a fait du PSG l’arme de sa revanche



Qu’est-ce que le fair-play financier de l’UEFA ?
Le fair-play financier stipule qu’un club participant aux compétitions organisées par l’UEFA (Ligue des champions, Europa League) ne peut dépenser plus qu’il ne gagne ni afficher un déficit supérieur à 30 millions d’euros cumulé sur trois exercices.
L’UEFA avait ouvert au début de septembre une enquête à l’encontre du PSG, à la suite de son mercato record de l’été dernier : le recrutement du Brésilien Neymar contre 222 millions d’euros et du Français Kylian Mbappé pour 180 millions d’euros. Le club est censé trouver une cinquantaine de millions d’euros d’ici au 30 juin, pour échapper à une sanction.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ A 33 ans, l’attaquant du Real Madrid fait enfin l’unanimité. Méritée pour un homme qui vaut mieux que sa caricature, estime notre journaliste Alexandre Pedro.
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Cristiano Ronaldo, génie enfin compris

A 33 ans, l’attaquant du Real Madrid fait enfin l’unanimité. Méritée pour un homme qui vaut mieux que sa caricature, estime notre journaliste Alexandre Pedro.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h07
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Chronique. Depuis qu’il est s’envolé dans le ciel de Turin pour inscrire le plus beau but de sa carrière, Cristiano Ronaldo éprouve, à 33 ans, une sensation nouvelle pour lui avant de retrouver, mercredi 11 avril au soir, la Juventus en quarts de finale retour de la Ligue des champions (victoire 3-0 du Real à l’aller). L’homme aux cinq Ballons d’or fait enfin l’unanimité, lui qui a passé sa carrière à diviser par son caractère branché sur le total ego et par ses crises existentielles pour obtenir une nouvelle revalorisation salariale.

[📺 VIDEO] 🏆 #JUVRMA
😳 Quand l'Allianz Stadium se lève comme un seul homme pour ovationner Cristiano Ronaldo 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Calimero sur les bords, le Portugais se vivait comme un incompris par une foule, pensait-il, aveugle face à son talent et à ses performances. « C’est parce que je suis riche, beau et que je suis un grand joueur qu’on me siffle. Les gens sont jaloux de moi. Je ne vois aucune autre explication », lâchait-il après un match du Real Madrid à Zagreb en 2011, blessé par les sifflets du public croate et les « Messi, Messi » descendant des tribunes.
Passé le temps de la stupéfaction engendrée par son second but, le public turinois a lui applaudi celui qui venait sans doute de ruiner les chances de qualification de son équipe pour les demi-finales. Il y a bien sûr la magie de l’instant et l’intelligence émotionnelle d’une foule, mais on peut y voir aussi une parabole sur la nouvelle perception générale du joueur et du personnage. Ronaldo a forcé cette admiration par ses statistiques affolantes, bien sûr, mais aussi par sa volonté de fer de refuser son déclin physique ou en se réinventant sur le terrain. Mais cela ne dit pas tout.

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          L’incroyable but de Cristiano Ronaldo



Parce qu’il travaillait plus que les autres — ce que tous ses entraîneurs et coéquipiers reconnaissent — Ronaldo pensait que l’amour et le respect du public allaient automatiquement de pair. Il ne comprenait pas pourquoi le mauvais rôle lui revenait dans cette rivalité qui l’obsède avec Lionel Messi, quand l’Argentin donne le sentiment de flotter au-dessus avec l’indifférence et le mutisme qui le caractérisent.
Un garçon qui pleure
Alors que Messi est une page blanche sur laquelle on ne sait jamais trop quoi écrire, en dehors de son génie sportif, Ronaldo a toujours été un livre ouvert. Les joies, les peines, les caprices : tout est raconté et surligné. Le natif de Madère est à la fois ce coéquipier apprécié de tous, un philanthrope discret mais généreux, un cadet prévenant ouvrant un musée à sa gloire à Funchal, pour mieux le confier à son frère aîné, qui se bat contre la toxicomanie, mais il est aussi un contribuable fâché avec le fisc espagnol et capable dans le même temps de se plaindre auprès du magazine Forbes d’avoir… sous-estimé sa fortune.
Dans le fond, le personnage est touchant par ses contradictions et par sa maladresse, qui contrastent avec cette armure de muscles forgée avec les années. Reviennent alors en mémoire ses larmes qui jalonnent sa carrière depuis la finale perdue par son Portugal (à domicile) contre la Grèce, en 2004, jusqu’à celles après sa sortie prématurée face aux Bleus douze ans plus tard. « J’ai le visage qui brille ? C’est normal, j’ai beaucoup pleuré aujourd’hui », s’excusera-t-il après la victoire. Il avait passé les dernières minutes de cette finale sur le banc de touche, un genou bandé, à haranguer tel un possédé ses coéquipiers, laissant le rôle de héros de la nation à Eder, qui passait par là.

Ce soir-là, à Saint-Denis, au milieu d’une nuée de papillons, le monde découvrait une star touchante, altruiste, un « millionnaire en short » peut-être, mais heureux comme un gamin d’avoir donné à son petit pays de 10 millions d’habitants ce moment de bonheur.
Le lendemain, Cristiano Ronaldo partait pour Lisbonne avec sur le siège voisin le trophée du vainqueur et postait sur son compte Instagram une photographie avec ce commentaire : « Te amo. » Difficile de complètement détester cet homme-là.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ A 35 ans, le Français retrouve son meilleur niveau au moment de retrouver Séville en quarts de finale de la Ligue des champions.
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Ligue des champions : le nouvel envol de Franck Ribéry

A 35 ans, le Français retrouve son meilleur niveau au moment de retrouver Séville en quarts de finale de la Ligue des champions.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 14h00
    |

            Clément Martel








                        



   


On joue depuis un peu plus de trente minutes, ce 3 avril au stade Sanchez-Pizjuan, à Séville, quand Franck Ribéry assomme les supporteurs andalous. L’ailier gauche du Bayern Munich entre dans la surface de réparation espagnole et force un défenseur adverse à détourner dans ses cages son centre sans contrôle à destination de Robert Lewandowski. A vingt minutes de la fin de la rencontre, le Nordiste envoie l’estocade finale en signant une passe décisive sur le second but bavarois dans ce quart de finale aller de la Ligue des champions. Une victoire (2-1) qui place les Allemands dans des conditions favorables à l’heure de recevoir, mercredi 11 avril, le club sévillan pour le match retour. Et un succès dont Franck Ribéry aura été l’artisan principal.
A 35 ans – il a fêté son anniversaire samedi en offrant un sixième titre de champion d’Allemagne d’affilée au Rekordmeister –, le Nordiste tutoie de nouveau les sommets du football. S’appuyant sur un jeu fondé sur l’explosivité et ponctué de doubles accélérations, des qualités qui ont tendance à s’étioler avec les années, le troisième du Ballon d’or 2013 « fait taire ses détracteurs », observe Patrick Guillou. Né et ayant grandi outre-Rhin, l’ancien défenseur de Saint-Etienne est devenu un observateur averti de la Bundesliga, qu’il commente aujourd’hui pour BeIN Sports. « Ces dernières semaines, il est décisif comme passeur et comme buteur, tant en Bundesliga qu’en Ligue des champions. Qu’il retrouve ce niveau de performance à 35 ans, ça témoigne de la force de son caractère. » Pour autant, l’ancien entraîneur adjoint de Willy Sagnol à Bordeaux refuse de parler de « renaissance » du roi français de Bavière, car ses performances sont « dans la continuité de ce qu’il a fait lors des dix dernières années au Bayern ». 
Influence cruciale de Jupp Heynckes
Rétabli d’une blessure au genou l’ayant privé des terrains pendant une partie de la saison, Ribéry bénéficie également du changement d’entraîneur opéré par le Bayern Munich à l’automne. En rappelant Jupp Heynckes en remplacement de Carlo Ancelotti, les dirigeants bavarois ont confié le club à « un entraîneur qui a une influence très importante sur Franck », souligne l’ancien défenseur du Bayern Valérien Ismaël. Et celui qui vit non loin de la capitale bavaroise de relever le « lien profond et le très grand respect mutuel » affiché par le joueur et le coach âgé 72 ans. Samedi, à Augsbourg, l’entraîneur a ainsi demandé au kop bavarois célébrant le titre de champion d’Allemagne d’acclamer son joueur. Celui qui, avec un huitième titre de champion en onze ans (vingt et un trophées au total), venait de devenir l’égal des mythes munichois Oliver Kahn, Philipp Lahm, Mehmet Scholl et Bastian Schweinsteiger.

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                Carlo Ancelotti, nouvelle victime du Paris Saint-Germain, limogé par le Bayern Munich



Depuis le retour aux manettes de l’homme qui a mené les Mia San Mia (« Nous sommes nous » en bavarois, la devise du club) au triplé Coupe-championnat-Ligue des champions de 2013, l’ancien gamin de la cité populaire du Chemin-Vert à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) retrouve son influence sur le jeu du Bayern. « Heynckes était responsable de mon excellent niveau en 2013, et je suis très content qu’il soit de retour, se félicitait-il en octobre. Il donne confiance aux joueurs, il a insufflé une nouvelle vie et a soudé l’équipe. »
« Niveau de classe mondiale »
Fonctionnant à l’affect, Franck Ribéry n’a pas toujours pu établir avec ses entraîneurs au Bayern – il en a vu passer huit depuis son arrivée en 2007 – un rapport privilégié. Mais « la relation de confiance qu’il a avec Jupp Heynckes lui a permis de complètement se relâcher. Et l’on retrouve le Franck Ribéry de ses débuts », abonde Patrick Guillou. Qui met également à l’actif du technicien allemand d’avoir replacé David Alaba, avec qui Ribéry formait « le meilleur binôme sur le côté gauche en Europe en 2013 », derrière le Nordiste. L’international autrichien a retrouvé son poste et sa relation préférentielle avec le Français, dont il n’a de cesse de souligner l’importance, sur le terrain comme en dehors.
S’il ne se blesse pas, Valérien Ismaël voit bien Franck Ribéry poursuivre sa carrière « un deux ans encore ». Et comme Arjen Robben, son virevoltant compère de l’autre aile du Bayern, le Français, en fin de contrat, aspire à poursuivre l’aventure sous les couleurs bavaroises. Une fin de carrière loin des Bleus mais dans « un club dont il a marqué l’histoire », où l’ex-entraîneur de Wolfsburg l’imagine transmettre le flambeau à son compatriote Kingsley Coman. Le week-end passé, le président du club bavarois, Karl-Heinz Rummenigge, a ouvert la voie à une prolongation de ses deux papys flingueurs. Deux joueurs « à un niveau de classe mondiale » sur lesquels il compte pour poursuivre l’aventure en Ligue des champions cette saison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le royaume, en balance avec le trio Etats-Unis-Mexique-Canada, juge le processus d’attribution non équitable.
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Coupe du monde 2026 : le Maroc charge la FIFA

Le royaume, en balance avec le trio Etats-Unis-Mexique-Canada, juge le processus d’attribution non équitable.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 09h12
    |

            Charlotte Bozonnet, 
Rémi Dupré et 
                                Ghalia Kadiri








                        



                                


                            

Qui du Maroc ou du trio constitué par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada sera choisi pour accueillir la Coupe du monde 2026 ? A quelques semaines de la désignation, le 13 juin à Moscou, de l’hôte du premier Mondial élargi à 48 équipes, la tension monte entre la Fédération internationale de football (FIFA) et Rabat, déjà battu quatre fois dans les urnes dans le cadre de l’attribution des éditions 1994, 1998, 2006 et 2010 du tournoi. Soutenu par la plupart des pays africains et musulmans ainsi que par plusieurs nations européennes (dont la France), le Maroc est considéré comme un adversaire sérieux par le trio nord-américain.

Après plusieurs semaines de polémiques – le royaume marocain estimant que le processus n’est pas équitable – Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), a interpellé sans détour Gianni Infantino, président de la FIFA, lui faisant part de ses « inquiétudes » et de « sa surprise » après la découverte de changements de dernière minute relatifs aux critères d’évaluation des candidatures. Le système de notation a en effet été transmis par la FIFA au Maroc le 14 mars, soit moins de vingt-quatre heures avant le dépôt de sa candidature et quarante-huit heures avant la date butoir de la remise des dossiers.
Rumeurs d’alliance
Selon Rabat, neuf nouveaux critères ayant un impact négatif sur son « bid book » ont été adoptés. Ceux-ci concernent l’hébergement (un minimum de chambres d’hôtel par ville en fonction de la taille du stade), les stades (la durabilité des infrastructures), le transport (une capacité aéroportuaire minimale de 60 millions de passagers par an), les villes hôtes (une taille minimale de 250 000 habitants), et les déplacements (une durée maximale d’une heure trente entre un aéroport et une ville hôte).
Ces inquiétudes viennent s’ajouter aux rumeurs d’alliance entre le président de la FIFA et la candidature nord-américaine. Elu en 2016,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’AS Rome a infligé à Barcelone ce que les Catalans avaient fait subir au PSG la saison dernière en s’imposant 3-0 en quarts de finale retour, après sa défaite 4-1 de l’aller.
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Ligue des champions : le résumé vidéo de l’exploit de la Roma face au Barça

L’AS Rome a infligé à Barcelone ce que les Catalans avaient fait subir au PSG la saison dernière en s’imposant 3-0 en quarts de finale retour, après sa défaite 4-1 de l’aller.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 08h21
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 09h47
   





                        



   


Extraordinaire de la première à la dernière minute, l’AS Rome a infligé mardi 10 avril à Barcelone ce que les Catalans avaient fait subir au PSG la saison dernière en s’imposant 3-0 en quarts de finale retour, après sa défaite 4-1 de l’aller.
Le Barça n’avait perdu qu’un match cette saison, toutes compétitions confondues. En voilà un deuxième, et dans un Stadio Olimpico brûlant, c’est une véritable gifle qu’a reçue le probable futur champion d’Espagne, à nouveau chassé du top 4 de la Ligue des champions, qu’il n’atteint plus depuis 2015.
Pour la Roma, fragile 4e du championnat d’Italie, l’exploit est immense. Les Giallorossi retrouvent le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 1984 et leur finale perdue à domicile contre Liverpool, autre demi-finaliste surprise de cette année.

[🎞️RESUME] 🏆 UEFA Champions League ⚽️
🔥🔥 La "Romatada" de l'AS Roma contre Barcelone 🔥🔥
▶️ https://t.co/DUmcXBR7Q8
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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De la passion à l’addiction au sport

L’activité physique pratiquée de façon intense peut devenir une drogue. Et les accros au sport seraient plus vulnérables à d’autres addictions, comme ­l’alcool.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h48
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            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Voilà des mois que cette chronique vante les 1 001 bienfaits de l’activité physique pour la santé, s’efforce de convaincre qu’il s’agit d’une pilule universelle pour malades et bien-portants, de la petite enfance au grand âge.
Pour autant, comme tout médicament puissant, il ne faut pas ­minimiser ses risques d’effets indésirables et de dépendance. Besoin d’une pratique de plus en plus intensive pour se sentir bien, poursuite des séances malgré une blessure, entraînements quotidiens aux dépens de la vie familiale ou sociale… peuvent être des signes d’alerte d’une bigorexie, dénomination de l’addiction au sport.
Contraction de big (« gros », en anglais) et orexis (« appétit » ou « désir », en grec), ce néologisme a d’abord été utilisé pour les culturistes accros à leur pratique et cherchant sans cesse à augmenter leur masse musculaire. « Depuis peu, cette dernière composante a disparu, et ce terme a été étendu à tous les contextes sportifs, notamment aux sports d’endurance », explique le médecin du sport Stéphane Cascua dans la revue SantéSportMagazine. Le culte de l’image corporelle peut alors s’inverser. « Les athlètes ne s’orientent plus vers la prise de masse musculaire, mais plutôt vers une extrême minceur », poursuit-il.
Contrairement à une rumeur persistante, la bigorexie n’a pas été reconnue officiellement par l’Organisation mondiale de la santé en 2011. Le diagnostic, clinique, peut être orienté par des échelles d’évaluation. L’EDS-R (Exercise Dependance Scale-Revised) permet un dépistage par autoquestionnaire en vingt et une questions, quelle que soit la discipline.
Troubles du comportement alimentaire
Pour explorer l’addiction au sport et son contexte, la psychiatre et addictologue Julie Bajard et une équipe de psychiatres du CHU de Saint-Etienne ont mené récemment une enquête nationale par questionnaires validés auprès de 1 283 personnes :...




                        

                        


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Ligue des champions : Rome crée l’exploit contre Barcelone et accompagne Liverpool en demi-finales

Après un retournement de situation incroyable, battus 4-1 il y a une semaine, les Romains ont écarté (3-0) les Catalans ce mardi soir au match retour.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 23h12
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 10h35
   





                        



   


L’AS Rome tient sa folle remontée, et elle a fait vivre ce scénario cruel au grand FC Barcelone, battu 3-0 au Stade olympique, mardi 10 avril, alors que les Catalans étaient jusque-là invaincus cette saison en Ligue des champions. Malgré sa lourde défaite à l’aller il y a une semaine (4-1), le club romain vient donc de créer l’exploit en quart de finale retour : sa victoire du soir le qualifie pour les demi-finales.
Le Barça avait infligé une incroyable « remontada » au Paris SG l’an dernier dans la même compétition. Le voilà victime à son tour d’un effondrement caractérisé au match retour, alors qu’on pensait l’affaire pliée après son succès au match aller au Camp Nou.

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Mais Dzeko, déjà buteur à l’aller, marquait rapidement pour mettre son équipe sur de bons rails (6e). Le Barça, qui avant cette rencontre se prenait déjà à rêver d’un éventuel triplé C1-championnat-Coupe du Roi, était inexistant et un penalty de De Rossi à l’heure de jeu mettait vraiment le doute dans les têtes espagnoles (2-0, 58e).
Ter Stegen sauvait Barcelone plusieurs fois, mais Manolas d’une tête croisée sur corner, faisait entrer le Stade olympique en fusion (3-0, 82e).
Une première depuis 2008 pour Liverpool
Au bout de ce scénario inattendu, l’AS Rome se qualifie pour sa première demi-finale depuis 1984. Le Barça, lui, n’a plus vu le dernier carré de la C1 depuis 2015.
Dans l’autre match du soir, un quart de finale 100% anglais, Liverpool, vainqueur 3-0 à l’aller, n’a en revanche pas laissé Manchester City lui infliger pareil camouflet.
City avait pourtant commencé de manière idéale en marquant très tôt par Gabriel Jesus (2e). Les joueurs de Pep Guardiola dominaient ensuite largement les débats mais sans parvenir à marquer un deuxième but qui aurait enflammé la rencontre.
Liverpool faisait le dos rond, soufflait quand Bernardo Silva tirait sur le poteau, et réussissait à tuer l’affaire quand l’inévitable Salah égalisait (1-1, 56e). Il fallait dorénavant à City marquer quatre buts pour se qualifier. Impossible! D’autant que Firmino profitait d’un cadeau de la défense des Sky Blue pour offrir la victoire aux Reds (2-1, 77e). Ceux-ci peuvent savourer leur première qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions depuis 2008.

Quarts de finale
Mardi 10 avril :
Rome-Barcelone : 3-0 (1-4 à l’aller). Manchester City-Liverpool : 1-2 (0-3 à l’aller).  Mercredi 11 : 
Bayern Munich-Séville : à partir de 20 h 45 (2-1 à l’aller) Real Madrid-Juventus Turin : à partir de 20 h 45 (3-0 à l’aller)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après un retournement de situation incroyable, battus 4-1 il y a une semaine, les Romains ont écarté (3-0) les Catalans ce mardi soir au match retour et se qualifient pour les demies.
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